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( 21 février, 2020 )

Vie privée et morale publique, un nouveau contrôle social ?

 

Lu sur le site de l’Action Française

 

Il est intéressant de voir à quel point l’« affaire Griveaux  »  provoque un séisme, non seulement dans le monde politique, mais aussi dans le monde médiatique  :

​ «  Mais puisqu’on vous dit que, dans le domaine privé, n’importe qui peut faire n’importe quoi, n’importe comment  !  » Telle  pourrait être la teneur générale des propos sur les plateaux télé, fusse-t-on président du sénat, ministre ou candidat aux municipales…

Il est vrai que les pantalonnades élyséennes ou ministérielles ne datent pas d’hier, et que les vieux et moins vieux caciques ont émaillé de leurs prouesses extraconjugales,les républiques qui se sont succédées. Élisabeth Lévy y voit une dimension romanesque de la vie publique avec ses alcôves. L’honnêteté oblige à dire que les rois ne se sont pas privés de quelques maitresses. Nous pouvons toutefois noter qu’ils les assumaient sans complexes.

En l’espèce, tout de même, envoyer une vidéo de ses parties intimes par téléphone, alors qu’on est porte-parole du gouvernement, comme attitude romanesque, il y a mieux. Cela fait plutôt songer à un comportement adolescent…

Quoi qu’il en soit, il fut un temps ou les comportements privés étaient soumis, plus particulièrement en province, à ce que les sociologues appellent «  le contrôle social,  ». Pour y échapper, les notables d’alors effectuaient des séjours à Paris pour s’encanailler dans l’anonymat de la capitale. «  Pas vu, pas pris  », résumé de la morale «  bourgeoise  » mais chacun savait les risques encourus…

Plus le village (ou le quartier) était petit et plus les habitants cohabitant dans une grande proximité connaissaient les faits et gestes de chacun, ce qui donnait lieu parfois à des affaires de cloche merle qui ont fait le pain (béni  ?) de nombreux auteursde Balzac à Chabrol. Si le contrôle social pouvait être difficileà supporter pour quelqu’un souhaitant un peu plus d’anonymat, il avait l’avantage aussi de faciliter une plus grande solidarité, car connaissant les malheurs des autres, on se sentait concerné et obligé de les prendre en compte.

Aujourd’hui, nous assistons à la renaissance d’une forme de contrôle social à travers les réseaux sociaux, à la différence notable quand même que les informations personnelles que l’on livre en pâture à nos amis «  FB  » sont le plus souvent de notre seule responsabilité.

«  Vu et pris  !  »  : Benjamin Griveaux s’inscrit dans la lignée glorieuse des Felix Faure ou Joseph Caillaux  ! Rien de nouveau sous le soleil… L’affaire sort fort opportunément mettant fin à une campagne municipale aux débuts déjà chaotiques. Bien sûr, comme l’auteur du forfait de publication est un réfugié (anti-régime) russe, déjà se profile l’ombre maléfique de Poutine qui ne fait rien que nous embêter (et c’est nous que l’on traite de complotistes  !)

Ce qui laisse perplexe, c’est le cœur des vierges mediatico-politiques scandalisées à l’idée qu’il puisse y avoir un jugement moral après la publication de cette imprudente correspondance. La démocratie serait en danger sous prétexte que quelqu’un aurait soulevé le coin du tapis  ? Autrement dit,le tabou absolu c’est la morale.

Pour résumer, on peut absolument tout faire dans le privé du moment que c’est légal.

Puisque tout est permis, en quoi est-il gênant de le rendre public  ?

Sans doute parce qu’il existe un sens commun, et que les débordements les plus sordides dans lesquelles quelques élitesse complaisent, ne donnent pas nécessairement une image «  romanesque  » de cette petite société arrogante. L’électeur (car il faut bien en passer par lui) est encore capable d’être choqué, quoique sécularisé. Il faut donc lui expliquer qu’il a tord et que la morale est hors de propos. Mais qu’est-ce que la morale  ? Le Larousse nous dit que c’est «  l’ensemble des règles de conduite, considérées comme bonnes de façon absolue ou découlant d’une certaine conception de la vie  » A qui veut-on faire croire que l’électeur dans le secret de l’isoloir va voter en faisant abstraction de ce qu’il est, de son histoire, de sa culture  ? Certes, la morale peut changer selon le temps ou le lieu  ! Hippocrate peut écrire au IVe siècle avant JC dans son fameux serment « Je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif  »  ; Matzneff peut écrire à la fin du XXe siècle ce qu’il ne peut plus écrire au XXIe et aujourd’hui Desproges ou  Coluche n’écriraient plus les mêmes sketches … Pour autant, toute société s’interroge sur la morale et trouve un consensus qui lu permet de vivre ensemble… Et si ce consensus n’est pas trouvé, c’est bien la nation (et pas forcément la démocratie) qui est en difficulté.

​Tous les éditorialistes, à la presque unanimité, disent que Griveaux n’aurait pas dû démissionner de son rôle de candidat mal engagé, mais assumer cette information devant la face du monde. A l’heure des «  coming out  » de toutes sortes, il s’agit pour tous ces gens-là de plaider leur propre cause privée qui pourrait un jour devenir publique. N’y aurait-il pas un vent de panique sous couvert d’indignation  ?

Peut-être, qu’au-delà de la seule légalité, il y a encore en vigueur dans notre société, simplement des codes, hérités de notre culture judéo-chrétienne  : Ceux-ci ont la vie dure et relèvent tout simplement de la «  morale  », mot devenu imprononçable, tant il évoque autre chose que la seule contrainte de l’état de droit. Il fait appel à un vieux concept ancré au fond de chacun de nous et qui s’appelle la conscience.

Olivier Perceval

( 29 décembre, 2019 )

Et si on parlait (un peu) des antifas ?

 

Lu sur le site de l’Action Française

 

Les antifas, surfant sur l’agitation institutionnelle, prennent le contrôle des assemblées générales à l’université et répriment violemment toute expression contradictoire.

A la Sorbonne, à Science-po Rennes , Strabourg notamment, les étudiants de l’AF comme ceux du mouvement étudiant «  La cocarde  » subissent les violences de ces groupes d’incultes manipulés.

Ce sont plus souvent des enfants de «  bobos  » que d’authentiques fils d’ouvriers. La question sociale a toujours été, et depuis longtemps, un sujet de préoccupation des étudiants comme des travailleurs et des penseurs royalistes (si l’on considère Albert de Mun avec les cercles ouvriers, catholique et royaliste, Firmin Baconnier, Henri Lagrange…) comme à gauche (les étudiants ont eu un rôle assez déterminant pendant la révolution de 48 et en 68).

Pourtant, que ce soit pour la grande majorité des médias, mais aussi pour des fonctionnaires de justice, les antifas, par leur seule posture d’opposition frontale à un fascisme fantasmé, recueillent une bienveillance, voire une sympathie encore trop largement partagée.

On retrouve derrière eux les présidents d’université et des Intellectuels officiels «  du discours«  antisystème  » (mais à l’abri du système quand même)  ; ceux qui n’ont pas peur de contester le capitalisme défendu par les états et les grandes administrations nationales, européennes et aussi multinationales à l’heure du mondialisme galopant. Ils s’en font les complices car propagandistes de la destruction des nations au profit d’un internationalisme à construire sur les ruines du lien social et de la solidarité nationale.

Depuis l’ère du marxiste triomphant, rien de nouveau sous le soleil.

Les antifas n’hésitent pas à user de violence dans les manifestations de gilets jaunes, comme celles des grévistes contre la réforme des retraites, et laissent dans leur sillage des voitures brûlées et des vitrines brisées comme le feraient de vulgaires racailles de banlieues.

Que la police soit violente, c’est un fait. Le système démocratique libéral, enferme la population dans une législation de plus en plus répressive, ce qui a pour effet de pousser un nombre croissant de citoyens à franchir les lignes interdites plus fréquemment et de se voir condamner pour le moindre dérapage. Il ne fait pas bon être artisan ou agriculteur aujourd’hui, non seulement cela ne rapporte rien, mais cela expose à des sanctions administratives et parfois judiciaires. Le taux de suicide dans ces métiers est très élevé. Mais il n’est pas bon d’être non plus infirmière, automobiliste ou travailleur précaire… Que sais-je…

Ainsi les antifas disposent-t’ils d’un terrain fertile à la révolte et peuvent en user avec une certaine compréhension des commentateurs.

La même violence exercée par des jeunes militants de mouvements dits «  d’extrême droite  », provoquerait ire et condamnation de la classe politique au grand complet, largement relayée par les médias serviles bien sûr.

Après tout, la violence au service de la raison n’est pas pour nous déplaire, dès lors qu’elle se justifie par l’urgence de la réponse à une trahison publique manifeste contre le bien commun.

Mais ces mêmes antifas, dénonçant le capitalisme international (avec les black blocs) n’en dénoncent pas moins toutes formes de solidarité nationale, tout volonté de ré enracinement, tout désir de s’identifier à sa terre, toute tentative de défense de son identité, sa personnalité, sa culture, ses traditions, comme autant d’aliénations fascisantes.

Aussi, tout Français qui aime son pays est leur ennemi. Dont acte.

Il appartient à tous les patriotes de ranger les antifas parmi les ennemis de la Nation. Ce sont même des traitres avérés, des Français reniés comme disait Jeanne d’Arc, des renégats qui ne méritent que la peine du ban.

Compte tenu de la situation de notre pays, on ne peut faire l’économie de désigner les vrais ennemis de la France. Cependant, les antifas ne sont qu’un leurre agité par les forces apatrides et cosmopolites. Organiser une guerre contre eux nous ferait perdre la priorité de nos objectifs qui est de libérer notre pays des tutelles multinationales qui l’entraînent vers sa dilution dans un grand tout européen d’abord, puis mondial ensuite.

Les mouvements patriotiques en pointe, comme l’Action française, qui font l’objet d’attaques incessantes de ces groupes de gauchistes, ne doivent pas hésiter à rendre coups pour coups à ces provocateurs, marionnettes dociles de plus puissants qu’eux, mais toujours garder les yeux tournés en direction des véritables ennemis de la Nation, les grands partis, les hommes de pouvoir à Paris ainsi que ceux de Bruxelles, ceux de Washington, de Dubaï et d’ailleurs…

Ainsi, en arrive-t-on au paradoxe suivant que le plus agressif et obsessionnel de nos ennemis, dénonce, comme nous, la finance supranationale, le capitalisme sauvage et prédateur et tous les effets désastreux de ces politiques de rapaces sur les classes sociales les plus pauvres, mais rejette la patrie, c’est à dire l’espace de solidarité le mieux adapté pour permettre la protection des plus faibles.

Il ressort que les antifas, militent contre les protections politiques, culturelles, sociales et historiques de ces populations. En cela, ils rejoignent ceux qu’ils dénoncent par ailleurs, dans une logique d’atomisation sociale de notre société, réduisant l’homme à un individu consommateur sans liens et sans Histoire.

Olivier Perceval

( 2 décembre, 2019 )

Pourquoi nos soldats sont-ils exposés au Mali ?

 

Editorial paru ce jour sur le site de l’Action Française

 

L’opération Barkhane est un dispositif militaire français, auquel, sur initiative de notre état major, s’est ajouté le G5 Sahel destiné à terme à éliminer les groupes djihadistes qui déstabilisent toute la région.

Barkhane est actuellement la plus importante opération extérieure de l’armée française, avec environ 4500 militaires déployés. Depuis le 26 juillet 2019, ils sont placés sous le commandement du général de division Pascal Facon, qui opère depuis un poste de commandement interarmées stationné à N’Djamena au Tchad. Ce dispositif s’articule autour des trois points d’appui permanents : Gao au Mali, Niamey au Niger et N’Djamena au Tchad. Pour pouvoir agir dans les zones les plus reculées, aux côtés des armées partenaires, des détachements sont également déployés sur des plateformes désert-relais ou sur des bases avancées temporaires. Il s’agit bien d’une guerre asymétrique d’assez haute intensité.

41 soldats français sont tombés depuis le début des hostilités.

La guerre au Mali remonte au début des années 2010, alors que le nord du pays est hautement instable. Les indépendantistes touaregs ainsi que des groupes terroristes comme Al-Qaida au Mahgreb islamique s’attaquent en 2012 à l’armée malienne dans cette région difficile à contrôler, car loin de la capitale Bamako. Les deux groupes, alliés pour l’occasion, reçoivent également le soutien de nombreux combattants libyens dont le pays, en 2011, a vu la chute du régime de Kadhafi.

L’opération Serval, avec 1500 hommes a rapidement mis en déroute les troupes djihadistes qui fonçaient sur Bamako.

Aujourd’hui, certains s’interrogent sur la pertinence de cette guerre. Ne parlons pas des pacifistes, dont le credo est de se soumettre sans cesse aux armées belliqueuses plutôt que d’offrir la moindre résistance, avec l’argument décisif selon lequel tout occidental en Afrique (ou ailleurs) est un néocolonialiste. D’autres allégueront que, du fait de la présence de gisements d’uranium, cette action est au service du capitalisme international. Il est vrai que la France a besoin de cet uranium pour sa filière nucléaire et je ne vois pas pourquoi elle l’abandonnerait à des nations étrangères qui le convoitent également. La mollesse du soutien européen est directement liée à ce constat  :

«  Après tout, que les Français défendent leurs propres intérêts, pourquoi pas  ? On ne va pas mettre nos armes à leur service  ».

Cependant, ce combat vise aussi et surtout à défendre l’Europe contre une menace mortelle. Ne pas voir le danger que représente pour elle l’établissement d’un califat islamique au Sahel est la manifestation d’une cécité coupable. Du reste, Merkel aurait certainement préféré que l’OTAN à la dérive et qu’elle soutient bec et ongle, fasse le «  job  ». Ce que l’on peut contester en revanche est l’absence de politique africaine menée par les trois derniers présidents (à minima). La chute de Kadhafi dont la France fut le principal artisan, étant sans doute la dernière faute la plus dramatique par l’ampleur, dont les conséquences directes furent le regain de tension au Sahel avec un déferlement d’armes et de guerriers décidés à en découdre.

Non seulement notre pays ne mène plus de politique africaine, mais l’ensemble de sa diplomatie, naguère la plus avisée et la plus admirée au monde, a été détruite , d’une part à cause de la teinture idéologique culpabilisante instillée par les socialistes depuis 1981 (et suivie par la droite toujours), et d’autre part du fait de la soumission de nos élites dirigeantes aux théories mondialistes longtemps téléguidées par les USA à leur seul profit.

Pour autant nous devons soutenir nos soldats déployés au Sahel car nous avons la certitude qu’ils constituent une défense efficace contre le danger islamiste. Ils protègent les intérêts français et ils obligent nos politiques à rechercher une diplomatie plus cohérente . Une bonne diplomatie, suppose de peser sur le pouvoir de Bamako, dont les troupes ne sont pas en mesure de rompre avec les inimitiés ethniques historiques que les administrations coloniales et post coloniales n’on jamais prises en compte comme le dénonce l’africaniste Bernard Lugan. Mais aujourd’hui notre gouvernement est-il en mesure de peser sur une réforme de l’organisation d’un pays tiers émergeant, pour reprendre une expression prudente à la mode ? Une diplomatie un peu musclée menée par un pays occidental en direction d’un état africain (où règne la corruption) est d’autant plus difficile à mener que la notion de néocolonialisme est suggérée aussitôt.

Les soldats se battent et se battent bien, ils versent leur sang pour obéir à des hommes politiques qui définissent leur mission, encore faudrait-il que les mêmes responsables politiques se dotent d’une diplomatie capable de mesurer les enjeux géopolitiques.

Olivier Perceval

( 22 septembre, 2019 )

Sommes nous racistes ?

 

Lu sur « Je Suis Français »

 

En marge des déclarations de Lilian Thuram lequel a déclaré à la presse  :

« Quand on parle du racisme, il faut avoir conscience que ce n’est pas le monde du football qui est raciste, mais qu’il y a du racisme dans la culture italienne, française, européenne et plus généralement dans la culture blanche », affirma d’abord l’ex-footballeur, avant d’ajouter : « Les blancs ont décidé qu’ils étaient supérieurs aux noirs et qu’avec eux ils peuvent tout faire, tout se permettre. C’est une chose qui existe depuis des siècles …»

Pourtant en 1955, lors de sa première tournée hors des États-Unis, le Golden Gate quartet, célèbre groupe de «  negro-spirituals  », se produisit dans la salle de l’Olympia à Paris, ville ou le groupe finit par s’installer . Car ils découvrirent alors, qu’en France on pouvait chanter partout, on pouvait prendre n’importe quel bus ou taxis, rien n’était réservé aux blancs ou aux noirs. C’était une nouvelle vie pour eux.

Alors la France s’inscrit-t-elle dans une tradition culturelle de racisme  ?

Si on se réfère aux «  indigènes de la République  » et autres organisations qui font profession de lutter contre le racisme, comme la LICRA ou SOS racisme, dans notre pays, il n’y a aucun doute.

Outre le fait que la notion de race ait disparue depuis quelques décennies du lexique scientifique, suite probablement à des recherches poussées et totalement dépourvues de motivations idéologiques, le petit blanc franchouillard est montré du doigt par nos élites pour la seule raison qu’il est blanc et franchouillard, voire catholique, ce qui constitue bien sûr une circonstance aggravante.

Une analyse sociologique montrerait vraisemblablement que le phénomène est une conséquence du démantèlement du vaste empire colonial constitué essentiellement durant le 19ème et au début du 20ème.

«  Vae victis  » avait dit Brennus qui rançonnait Rome, les vaincus ont en effet toujours tord.

La société, selon une bonne partie de nos élites, celle qui est le plus en vue, se diviserait donc entre racistes et antiracistes.

Pourtant Pierre-André Taguieff, homme de gauche qui a voué sa vie à l’étude de ce phénomène, notamment dans son ouvrage «  la  force des préjugés  » a bien montré que «  l’antiracisme  » fonctionnait sur le même mode et parfois avec les mêmes arguments que le racisme et par là même, pouvait faire naître du racisme là ou il n’existait pas.

Si j’affirme que je suis Français, blanc et catholique et que de surcroît je n’en éprouve aucune honte, est ce que je me déclare en haine de ceux qui ne le sont pas  ?

C’est bien là que se trouve le problème et c’est là que le discours antiraciste devient souvent ambigu et exclusif d’une forme d’être, d’un mode de vie, d’un attachement à des racines et des valeurs.

Le principe d’une société poussée par ses élites vers un vaste programme de cosmopolitisme généralisé se heurtera immanquablement à des résistances ici ou là. Et l’on désignera comme racistes ceux qui refusent de se voir imposer l’abandon de leurs traditions, du mode de vie de leurs pères, l’attachement à leur terre, dans cette formidable «   Macdonaldisation  », un peu comme les amérindiens furent traités de sauvages par les anglo-saxons qui les exterminèrent.

Parlons en des anglo-saxons, car le phénomène dépasse la seule France, eux qui furent aussi des colonisateurs, se sont généralement tenus à l’écart des populations qu’ils dominaient, à la différence des Français qui avaient tendance à faire souche aux colonies.

Il est en effet constant que les discours racistes les plus extrêmes nous viennent d’Angleterre avec de belles gloires comme le célèbre inventeur «  d’Alain Quatermain  », Henry Rider Haggard, et des USA qui ont gardé jusqu’à aujourd’hui de belles séquelles y compris dans la plus haute société.

Il est intéressant de noter que ces mêmes anglo-saxons nous déversent aujourd’hui leur antiracisme moralisateur jusqu’à satiété.

Peut-être que les grands trusts économiques internationaux, que leur société libérale a suscités, avaient intérêt à cultiver au siècle précédent les défenseurs de la supériorité de la race blanche, pour exploiter de la main d’œuvre gratuite, en bons émules de Darwin, et qu’aujourd’hui, dans la perspective du village mondial, ils montrent un réel engouement pour le métissage universel des consommateurs déracinés de la planète, avec un alignement sur les salaires les plus bas …  ?

Bien sûr, il se cache d’autres motifs encore plus graves qui visent le contrôle et la régulation de la planète par un petit nombre d’ «  élus  » mais cela nous emmènerait trop loin.

En attendant, en ce qui me concerne, de culture chrétienne, je me sens évidemment frère de tous les humains, et je rejette fermement les propos racistes quand ils s’expriment ici ou là, mais j’admets la différence, ce qu’on appelle aujourd’hui la diversité et je crois que de forcer au métissage comme on le fait aujourd’hui, ne peut que mettre en danger cette diversité.

Je crois en outre que chaque homme, chaque femme dans ce monde, d’où qu’il (ou elle) vienne, est un héritier et qu’on n’a pas le droit de le dépouiller de son héritage.

Pour autant, il serait absurde de rejeter le métissage, quand il survient naturellement, sans stimulants médiatiques et pseudo-culturels. Cela a pu et pourra produire de beaux fruits évidemment.

C’est le caractère massif, démesuré, l’Hubris, comme disaient les grecs anciens, qui en la matière est destructeur.

La dérégulation des marchés, la suppression des frontières, le déplacement massif des populations par l’organisation planétaire des flux migratoires, ne peuvent que provoquer des réactions de survie de plus en plus fortes.

La France n’est certes pas raciste, ne serait-ce que par son histoire, creuset des peuples comme l’avait démontré Jacques Bainville, mais elle est riche de sa longue construction et beaucoup de Français encore y sont attachés, non par nostalgie, mais par nécessité, car ils ont la certitude que cet attachement les sauvera de l’anomie institutionnalisée. Il faudra bien qu’un jour, du haut de leurs chairs, nos juges et procureurs appointés du système, comprennent la différence entre patriotisme qui est l’amour de la patrie et racisme qui est la haine des autres «   races  » même si celles-ci ne sont plus censées exister par ordre de l’Académie

Olivier Perceval

( 18 septembre, 2019 )

Déployons nos bannières

 

 

Le renouveau du site de l’Action française

Déployons nos bannières…

Nous ne pouvons affronter le XXIe siècle sans œuvrer pour une prise de conscience  nationale des valeurs fondatrices de notre pays, lesquelles  sont en permanence  combattues, érodées, stigmatisées par les cliques qui se succèdent au pouvoir depuis l’assassinat  de celui qui fut l’incarnation permanente et historique de l’État : le roi de France.

Des aventuriers cousus d’or au XVIIIe  siècle, des affairistes « vertueux » se présentant comme « idéalistes », des salonards prétentieux parce qu’ils avaient lu les philosophes des lumières, ont  cru pouvoir mettre en lieu et place  du roi, de la famille royale, une simple représentation allégorique.

Ce fut avec une violence effroyable et sanguinaire, dont le peuple français fut la victime. Ce faisant, ces émules de Pandore  ouvraient les portes à la grande finance qui organisa la révolution suivante, fille naturelle de la première : « la révolution industrielle »  livrant le peuple sans défense aux prédateurs  dont la seule  morale est  dictée par le cours des marchés.

Ainsi naissait ce que Marx  définissait comme : « l’exploitation de l’Homme par l’Homme », tandis que  d’autres l’ont appelé la modernité.

La quête  qui nous habite ne peut se contenter d’une posture de derniers survivants d’un monde perdu, d’un ordre ancien, qui assisteraient impuissants au naufrage de l’humanité.

La violence, en effet, et la perversion de nos ennemis, c’est-à-dire des ennemis de la France, ne doit pas nous laver  de  toute culpabilité. Si la monarchie est tombée, c’est bien parce qu’elle ne tenait plus debout. On pourrait analyser sans fin les causes de la chute de la maison Capet après 800 années de continuité, jusqu’aux idées du bon roi Louis XVI, influencé par la morale de Fénelon.

Le roi et ses partisans sont morts martyrs et nous devons les honorer, mais ils ont immanquablement failli. Ils accompagnaient la révolution et ils se sont ressaisis tardivement au moment où ils ont compris qu’ils faisaient aussi parti du programme de destruction.

C’est pourquoi nous devons retenir les leçons du passé et nous préparer à une œuvre de reconstruction du pays.

Existe-t-il une  royauté aujourd’hui, pouvant  servir de modèle à notre idéal monarchiste ? C’est que l’âpreté de notre combat nous a rendus exigeants. On ne nous refilera pas n’importe quelle démocratie couronnée, soyons en sûrs.

Si Maurras, et sa « force était d’avoir raison », pensait qu’il fallait en premier lieu changer les institutions, on est obligé de constater qu’une grande anomie, une  déficience de la conscience collective ne permettrait pas aisément un changement  institutionnel radical.

Comme Bernanos l’affirmait : « Le modernisme est une conspiration universelle contre toute forme de vie intérieure. » Voilà donc un obstacle qu’il faudra surmonter et un combat qu’il faudra mener : retrouver  « l’art de vivre français », face  aux injonctions des lobbies  bien pensants, bouleversant nos repères éthiques et moraux au nom du droit  des minorités ethniques ou  sexuelles entre autres.

Il reste  toutefois  que  la condition incontournable pour le salut de la France est la chute à plus ou moins long terme de la république, laquelle, occupée par les prébendes  et les plans de carrière se contente d’exécuter les ordres des oligarchies mondialistes. Elle constitue un verrou, pour atteindre le pouvoir et une verrue, que dis-je, toute une maladie de peau sur la surface de notre pays.

Ainsi, notre combat militant consistera en un traitement qui aurait pour effet minimum de limiter, voire stopper momentanément  cette nuisance dermatologique  par des remises en cause structurelles ciblées, en attendant que les conditions d’un changement plus profond soient réunies.  La valeur, la personnalité et la capacité de rassembleur de celui qui devra incarner le renouveau institutionnel, notre Prince, seront déterminantes pour la phase finale.

Mais tout cela devra s’appuyer sur un réveil général de la nation.

Il existe de nombreuses nouvelles formes de combat qu’on ne doit pas négliger et  qui passent par la conversion des élites de demain. Je pense en 2013, en  2014, au spectacle que nous ont offert dans le sillage de la Manif pour tous, une merveilleuse jeunesse créative et courageuse,  les veilleurs, les  mères veilleuses et autres initiatives  du même genre. Nous ne  connaissons pas à coup sûr l’avenir de ce nouveau type de résistance, mais  la répression policière et judiciaire, la violence des propos délivrés par les médias contre cette forme de lutte  pacifique, attestent  de son caractère éminemment subversif.

De même,  l’extraordinaire cri du peuple français incarné par les « gilets jaunes », avec cette technique de harcèlement du système, montre un renouvellement fécond des formes de lutte alternatives. Là aussi, comme une attestation, un label de qualité, la répression policière et judiciaire ont validé cette forme de contestation.

Il y a là sûrement de nouvelles voies qui s’ouvrent devant nous

Les « démocrates libéraux libertaires » de la Macronie, veulent gouverner sans le peuple, sans les peuples qui composent notre pays jusqu’à  souhaiter leur remplacement. Nous sommes là pour aider ceux qui s’opposent  de toutes leurs forces  à la dictature mondialiste qui se profile et dont rêvent des intellectuels  évanescents, pour proposer une réponse rationnellement  patriotique et naturellement monarchique.

Le site de l’Action française sera à l’avenir une « bannière  flottante » médiatique  de cette lutte acharnée.  ■

( 9 novembre, 2018 )

L’avenir de la France ?

 

Le renouveau du site d’Action française

 

Ce n’est un scoop pour personne : l’avenir de la France reste à l’Action française notre préoccupation première et le moins que l’on puisse dire, à cette question angoissante les réponses sont loin d’être rassurantes.

Nos élites ont en effet résolument pris la décision de dissoudre notre nation dans un globalisme funeste, tant elles considèrent cet espace géographique, historique et culturel comme une survivance d’un passé révolu, dont la population anomique et interchangeable compte pour du beurre.

La finance internationale qui nous gouverne en effet, ne souhaite pas s’encombrer de cette plèbe réactionnaire et populiste, tout juste bonne à payer des taxes et des hausses de CSG, pour apurer un déficit public et des intérêts colossaux contractés auprès des banques privées.

Mais ce pouvoir apatride pourrait bien voir sa morgue lui revenir comme un boomerang en pleine figure.

Une « bien pensance » savamment organisée par les médias officiels et relayée par des intellectuels acquis au système  moralisateur et répressif  qui s’est  mis en place progressivement , découvre avec stupeur que cette population méprisable refuse de plus en plus les règles du jeu imposées.

Mieux, d’autres intellectuels issus de tous les horizons politiques et culturels, se dressent par grappes et dénoncent avec force le cercle oligarchique  dominant, remettant en cause sa légitimité. Cela au risque de perdre  le droit de s’exprimer, voire même d’exercer leur métier.

Il appartient à l’Action française de faciliter la convergence des contestations et  de projeter le plus lisiblement possible la restauration de la primauté du bien commun et du bon sens.

C’est ainsi qu’un ministre (de l’intérieur) du système multiculturel du « vivre ensemble », découvre que l’on s’achemine vers le vivre « face à face ». C’est ainsi également, car tous les sujets se tiennent finalement, que l’on découvre que le pape est catholique, que l’on redécouvre le circuit court des producteurs qui se passent de la grande distribution, que la politique d’état a besoin du « temps long » et que ce même état doit contrôler ses finances (sans le recours à la banque). Certains retrouvent même la vertu des frontières…

« Le désespoir en politique est une sottise absolue », d’autant plus que les multiples entreprises de démolition du pays génèrent des « anticorps » au sein même de la nation, malgré les efforts déployés par nos ennemis pour provoquer l’abrutissement  du peuple réduit à une masse de consommateurs dociles.

Il nous appartient  d’apporter notre pierre et de soutenir de nouvelles élites naissantes en leur offrant encore et toujours l’occasion de prendre des  « cures d’altitude mentale » avec nos analyses acérées et sans complaisance. En montrant du doigt les histrions, en récusant les idéologies  rebattues et par principe destructrices du réel, nous ferons reculer la trahison programmée et assumée par les théoriciens du libéralisme individualiste.

Pour mieux nous combattre, les bateleurs de foire du système  nous accusent naturellement de nous réfugier dans la victimisation et la théorie du complot. Stratégie bien commode pour bâillonner toute forme d’opposition,  Il faut y voir en réalité le signe de faiblesse de ceux qui doutent eux même du bien fondé de leur action : « Circulez, y’a rien à voir ». Ils sont en effet tellement englués dans leur échec patent, dans le désastre annoncé qu’ils ne pourront éviter, qu’ils n’ont d’autre possibilité que de se réfugier dans le déni, d’adopter une attitude autistique, en espérant survivre jusqu’aux prochains scrutins.

C’est donc par le jeu de l’intelligence active que nous les saisirons au collet  et que nous leur ferons rendre gorge.

Ce site, secondant notre presse écrite, devra traquer l’actualité et faire tomber les masques de la pitoyable commedia Dell’Arte de cette société du spectacle, décrite par le très lucide Guy Debord, tristement animée par l’homo festivus cher à Philippe Murray.

C’est la mission de l’Action française : nous battre pour la vérité et les libertés, contre les fossoyeurs appointés par Bruxelles et les grands réseaux internationaux, afin de préparer la France  à accueillir le retour de nos princes capétiens.  ■

Olivier Perceval
Rédacteur en chef

( 20 octobre, 2018 )

Les grimaces de Mélenchon…

 

Lu sur « boulevard Voltaire »

 

L’affaire ne pourrait être qu’une sorte de tragi-comédie un peu cocasse si elle ne cachait une machine efficace de répression par une sournoise judiciarisation de la politique de notre pays à l’instigation du pouvoir en place. On sait comment Mélenchon avait, sans scrupule aucun et avec un zèle gourmand, rejoint la meute des faiseurs d’opinion au moment de l’exécution politique de Fillon et de la même tentative contre Marine Le Pen. Il faut croire, pour le premier, que, le poulain étant Juppé à l’époque (ou Macron par défaut), Fillon était déjà trop à droite, surtout après le soutien de Sens commun, et qu’il constituait, du coup, un obstacle majeur à la prise du pouvoir.

Aujourd’hui, c’est Mélenchon qui fait les frais de ce traitement réservé à tous ceux qui portent une voix discordante, rebaptisée populiste, alimentant la colère des Français contre le libéralisme sauvage de l’Élysée. Les sondages mettent en effet aujourd’hui au plus bas la popularité de Macron, en dépit de la multiplication des « selfies » et autres tentatives de communication « pipole ». Les bénéficiaires de ce désenchantement du peuple de Jupiter en sont surtout ce que les journalistes appellent, en se pinçant le nez, les extrêmes. C’est-à-dire le Rassemblement national et La France insoumise.

Les circonstances nécessitent, juste avant la campagne des européennes, de dégainer un article de loi, assez flou pour en permettre l’application brutale et sans contrôle, car il y a toujours des juges et des procureurs zélés désireux soit de régler des comptes idéologiques, soit de faire carrière, ou les deux. Les médias indignés accompagneront la procédure pour la rendre légitime aux yeux du grand public et, connaissant le caractère ombrageux du personnage ciblé, c’était chose gagnée d’avance.

Il n’empêche que, quoi qu’on pense du bonhomme, dont on connaît par ailleurs l’intransigeance sectaire, la vraie violence la plus implacable vient sans aucun doute de l’Élysée et d’une partie non négligeable de la haute administration. C’est la même violence qui s’est exercée contre la Manif pour tous en 2013, laquelle, sans la moindre vitrine brisée ni le moindre véhicule brûlé, fit peur au pouvoir de l’époque (pas si différent de celui d’aujourd’hui) comme un raz-de-marée, un tsunami : ordre fut donné de taper dans le tas et d’arrêter et mettre en examen un grand nombre de ces contestataires pacifiques, au point que la commission de suivi de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe s’en était ému (dans le plus grand silence de la presse hexagonale).

Les médias, imbéciles ou serviles, ressassent, scandalisés, le respect de l’État de droit et que personne, même un parlementaire, n’est au-dessus des lois.

Mais quelle loi autorise d’interdire l’accès des locaux d’un parti représenté au Parlement à son président ?

Ils veulent la peau de Mélenchon avant le scrutin européen, car la montée de l’euroscepticisme est annoncée. La « lèpre » populiste et nationaliste justifie, aux yeux des indignés à géométrie variable, tous les coups, et ils ne se priveront pas d’en donner.

Ne tombons pas dans le piège, on n’est pas obligé d’aimer Mélenchon et ses séides, mais la machine mise en œuvre par le pouvoir et l’oligarchie financière qui le dirige réellement visent toute opposition sérieuse, c’est-à-dire qui ne se situe pas dans les différentes variantes du libéralisme apatride.

Après que chacun s’est livré à la « minute de la haine » face au visage grimaçant du parlementaire, il convient quand même de revenir à une appréciation plus critique sur le contexte politique environnant.

Le vrai scandale est là et pas dans la réaction tonitruante du patron de La France insoumise dont se repaissent les médias drapés dans leur dignité virginale et, une fois n’est pas coutume, relayée par les réseaux sociaux, y compris patriotes.

L’esprit partisan, souvent, l’emporte sur l’analyse politique et la lucidité aveuglée par le concert assourdissant du poulailler médiatique.

La judiciarisation progressive, depuis plusieurs années, dans le paysage politique français devient une arme de destruction massive annonçant le totalitarisme rampant de l’oligarchie au pouvoir.

Ne nous laissons pas enfumer.

Olivier Perceval

 Membre du comité directeur de l’Action Française
( 24 juin, 2018 )

Emmanuel Macron : haro sur le nationalisme

 

Lu sur « boulevard Voltaire » cette excellente mise au point de notre ami Olivier Perceval à la suite des élucubration d’Emmanuel Macron.

On est en admiration devant ce culot arrogant qui consiste à installer le chaos et à stigmatiser, avec cette violence idéologique rappelant les belles années de 1917 en Union soviétique, ceux qui réagissent à bon droit.

La presse nous informe : en déplacement dans le Finistère, Emmanuel Macron a comparé la progression du nationalisme à « la lèpre qui monte ». Dans un salmigondis approximatif, le brillant énarque a déclaré : « Je vous le dis avec beaucoup de gravité. Beaucoup la détestent, mais ils la détestent depuis longtemps et vous les voyez monter, comme une lèpre, un peu partout en Europe, dans des pays où nous pensions que c’était impossible de la voir réapparaître. Et des amis voisins, ils disent le pire et nous nous y habituons », a déclaré le président de la République, ce jeudi 21 juin .

Voilà, tout est dit : quand l’immigration devient un problème social, sanitaire, économique, géopolitique, quand elle pose la question de la souveraineté nationale, aussi bien des pays dont sont issues les vagues de migrants que ceux qui les accueillent, ce sont bien sûr les « nationalistes » les fauteurs de troubles…

Pourtant, pour reprendre l’élégante métaphore, le sentiment partagé de la lèpre montante de toute part, ce ne serait pas la montée du nationalisme qui viendrait en tête de la liste.

D’ailleurs, le nationalisme, en France, n’est-il pas une invention de la république ? Laquelle a hérité du « pré carré » capétien constitué en huit siècles. La France était encore dans la logique du « nous », celui de la solidarité nationale inaliénable face aux impérialismes qui se dressaient à nos frontières.

Un déjà ancien rapport de Gilles Kepel, publié à l’automne 2011 par l’Institut Montaigne – Banlieue de la République -, révélait que la République, qui s’est toujours historiquement adossée au patriotisme pour protéger sa légitimité, a commencé à scier la branche sur laquelle elle était assise dès lors qu’elle a choisi de rejoindre le camp du libéralisme supranational en abandonnant notre souveraineté à Bruxelles et à Washington.

Le discours sur la laïcité et les valeurs républicaines a, dès lors, perdu de sa crédibilité.

Depuis les traités de Rome, de Maastricht et de Lisbonne, l’accord de Schengen ou l’abandon du franc, ou encore le retour de la France dans le commandement intégré de l’OYAN, il est clair que la République se dépouille de ses oripeaux nationaux, et du premier d’entre eux, à savoir une « souveraineté nationale » à laquelle elle s’identifiait.

Pourtant, le cri de « Vive la nation » et même la notion ambiguë de « sang impur » sont bien des inventions de la Révolution.

Mais d’après Macron, ce nationalisme, hier encensé, aujourd’hui détestable – à cause, je suppose, des guerres mondiales notamment, lesquelles ne furent pas des entreprises nationalistes mais en réalité impérialistes (encore un héritage de notre Révolution qui a « métastasé » le peuple allemand grâce aux talents de Fichte en particulier, le père du pangermanisme) -, serait la cause des malheurs que nous vivons.

Admettons qu’il soit de bon ton de fustiger le nationalisme, ce mot-valise qui permet facilement de désigner le mal absolu, la bête immonde, savamment tenue en éveil par nos élites orwelliennes, pour nous donner les chocottes et nous faire accepter servilement l’enfer qu’elles organisent par ailleurs… Mais quand même, on est en admiration devant ce culot arrogant qui consiste à installer le chaos et à stigmatiser, avec cette violence idéologique rappelant les belles années de 1917 en Union soviétique, ceux qui réagissent à bon droit.

Pourtant, il peut y avoir une forme de nationalisme intelligent, le « nationalisme intégral » (année Maurras oblige) qui promeut (en France) l’indépendance et la continuité de l’État et la souveraineté pacifique de la nation, la solidarité historique des peuples de France, et, à l’extérieur, un interlocuteur libre et stable, capable de nouer des alliances multilatérales dans l’intérêt de son peuple, sans subir les pressions de la finance internationale. Nous appelons cela « la monarchie ».

Membre du comité directeur de l’Action Française
( 4 juin, 2016 )

L’âme française n’inclurait pas l’Action française ?

 Très bon article d’Olivier Perceval parue sur « boulevard Voltaire »
Nous sommes des maurrassiens revendiqués, certes, mais des maurrassiens critiques, comme Maurras lui-même désirait qu’on le fût.

J’étais à Béziers le week-end dernier et je dois dire que j’ai beaucoup apprécié l’ambiance et l’état d’esprit qui se dégageaient de cette joyeuse et non moins sérieuse assemblée du peuple de droite, non pas la droite politicienne, qui par ailleurs a peut-être sa raison d’être, mais cette droite du cœur, cette droite des valeurs puisées dans les racines et l’histoire de notre pays.

Ce n’est pas dans les habitudes de la droite de donner la parole, comme ça, à tout un chacun : les tables rondes étaient davantage des groupes de travail où les experts, parfois, se faisaient bousculer par la salle, où même les modérateurs se sentaient, de courts instants, un peu débordés.

Pour ceux qui sont habitués aux sages colloques bien ordonnancés, ce vent de liberté, d’expression spontanée, avait le parfum un peu exotique d’une sympathique communion, un peu brouillonne, qui s’inscrit généralement plus dans la culture d’une gauche d’autrefois, désormais défunte, et dont l’organisateur de ces trois jours a peut-être gardé l’empreinte pour nous en faire profiter avec bonheur.

Denis Tillinac introduisait ces journées avec le talent qu’on lui connaît, rappelant culturellement ce qu’était être de droite, au plan non seulement intellectuel, mais aussi littéraire et esthétique.

Me sentant en harmonie avec l’auteur de L’Âme française, j’ai été surpris d’apprendre qu’il réservait à l’Action française un jugement très injuste qui faisait de notre courant d’idée une survivance de la collaboration.

Rappelons tout de même que l’on vient d’inaugurer, à Paris, la place Mireille-et-Jacques-Renouvin, camelots du roi résistants morts pour la France et salués ès qualité par madame Hidalgo. Et ce n’est pas un cas isolé. Honoré d’Estienne d’Orves, fidèle lecteur du quotidien royaliste, n’est-il pas lui-même le premier résistant exécuté par l’occupant en 1941 ?

Nous sommes des maurrassiens revendiqués, certes, mais des maurrassiens critiques, comme Maurras lui-même désirait qu’on le fût, notamment sous l’influence de Pierre Boutang, dont nous nous réclamons par ailleurs.

Bref, est-il nécessaire de réveiller de vieilles blessures qui ont affecté non seulement notre mouvement, mais la France entière ? Et finalement, si l’on observe cette période avec un minimum d’honnêteté, que ce soit à Londres ou à Vichy, il y avait des patriotes dans les deux camps. Les vrais collabos, qui ont fait certes beaucoup de mal et de victimes, étaient très visibles, ayant pignon sur rue, mais peu représentatifs de la grande majorité du peuple français.

Il est heureux que le temps des déchirures soit passé et que l’on ne soit pas non plus obligés de revenir sur la sombre et sordide période d’épuration de 44 à 47.

Si au moins le patriotisme, c’est-à-dire la cause française, devenait la priorité des droites, ce qui me semblait être l’une des aspirations de ces journées de Béziers, nous n’aurions plus à stigmatiser tel ou tel mouvement qui, dans un parcours lointain, n’aurait pas pris, dans une époque confuse, les options qui paraissent si simples et si consensuelles aujourd’hui.

L’une des priorités, si j’ai bien compris l’esprit de ces journées, était aussi non pas l’unanimité mais l’apaisement et l’acceptation d’une diversité culturelle et politique pour un bien commun supérieur. Si même Anne Hidalgo l’a fait, le temps d’une inauguration, nous pouvions le faire aussi et, à plus forte raison, le temps de notre rassemblement.

Membre du comité directeur de l’Action Française

( 26 septembre, 2015 )

Islam en Russie, la politique souveraine de Poutine

Tribune de notre ami Olivier Perceval dans « boulevard Voltaire » à lire et diffuser.
Au risque de laisser se dresser presque une moitié du peuple contre l’autre, la Russie ne peut qu’envisager la cohabitation de l’orthodoxie avec l’islam.
Islam en Russie, la politique souveraine de Poutine dans Tribunes
Membre du comité directeur de l’Action Française

J’ai pu lire, sur Boulevard Voltaire, une contribution s’en prenant avec une rare acrimonie au président Poutine, au prétexte qu’il a permis la construction de la plus grande mosquée d’Europe à Moscou.

Ce texte montre, à l’évidence, que l’auteur de l’article ignore l’histoire de la Russie et le principe de réalité en matière de stratégie de gouvernement, tel qu’ont pu le pratiquer les Capétiens en France et les tsars en Russie.

Au risque de laisser se dresser presque une moitié du peuple contre l’autre, la Russie ne peut qu’envisager la cohabitation de l’orthodoxie avec l’islam. Car à la différence de la France qui est envahie par des Nord-Africains et des Subsahariens, c’est-à-dire des étrangers, les musulmans sont en Russie chez eux, et depuis très longtemps, dans une grande partie du pays. Ce ne sont pas des immigrés mais des Russes.

Cela implique que, très habilement, le président Poutine se fasse non seulement le leader de la chrétienté, mais aussi le chef des musulmans qui respectent la force. Ainsi a-t-il soumis la Tchétchénie en envoyant 80.000 hommes régler le problème à la « cosaque ». Il a ensuite, après le nettoyage, permis qu’un musulman fidèle et loyal envers lui prenne la tête de ce pays rattaché à la Fédération de Russie.

Ainsi, la mosquée au cœur de Moscou vient-elle sceller que l’islam a toute sa place dans la Fédération de Russie, pourvu qu’il reste fidèle à la patrie. Il me semble que, pour l’instant, ça marche plutôt bien.

Ramzan Kadyrov, l’actuel président de Tchétchénie, qui tient sans trembler, dans une main de fer, son pays (c’est le prix de la paix), a, du reste, répondu sans ambiguïté aux menaces de l’État islamique : « Je déclare en toute responsabilité que celui auquel est passé par la tête d’exprimer une menace contre la Russie et de prononcer le nom du président de notre pays, Vladimir Poutine, sera détruit là où il l’a fait. Nous n’allons pas attendre qu’il aille au-delà de la roue de l’avion. Il ira là où pourrissent ses frères, les terroristes Khattab, Abou Walid et d’autres messagers de l’Occident. »

Déterminé à se débarrasser de la menace du terrorisme et du wahhabisme, il ajoute : « C’est nous qui sommes sur le chemin d’Allah et de Son Prophète (la paix soit sur lui), c’est le chemin gazwa au nom d’Allah, le chemin de la destruction de ceux que le Messager (paix soit sur lui) a maudits. Nous les avons entièrement détruits en Tchétchénie, où leurs forces se comptaient en dizaines de milliers de personnes, et maintenant nous allons détruire ceux à qui viendra dans la tête de seulement loucher sur la Tchétchénie, qui est en Russie. »

En outre, le joueur d’échec Vladimir Poutine tire de cette position une légitimité plus grande pour intervenir en Méditerranée. Cela s’appelle faire de la politique et sortir du comportement épidermique et écervelé qui mène un certain nombre de nos compatriotes, dont le désir louable est certainement de bien faire.

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