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( 9 novembre, 2018 )

L’avenir de la France ?

 

Le renouveau du site d’Action française

 

Ce n’est un scoop pour personne : l’avenir de la France reste à l’Action française notre préoccupation première et le moins que l’on puisse dire, à cette question angoissante les réponses sont loin d’être rassurantes.

Nos élites ont en effet résolument pris la décision de dissoudre notre nation dans un globalisme funeste, tant elles considèrent cet espace géographique, historique et culturel comme une survivance d’un passé révolu, dont la population anomique et interchangeable compte pour du beurre.

La finance internationale qui nous gouverne en effet, ne souhaite pas s’encombrer de cette plèbe réactionnaire et populiste, tout juste bonne à payer des taxes et des hausses de CSG, pour apurer un déficit public et des intérêts colossaux contractés auprès des banques privées.

Mais ce pouvoir apatride pourrait bien voir sa morgue lui revenir comme un boomerang en pleine figure.

Une « bien pensance » savamment organisée par les médias officiels et relayée par des intellectuels acquis au système  moralisateur et répressif  qui s’est  mis en place progressivement , découvre avec stupeur que cette population méprisable refuse de plus en plus les règles du jeu imposées.

Mieux, d’autres intellectuels issus de tous les horizons politiques et culturels, se dressent par grappes et dénoncent avec force le cercle oligarchique  dominant, remettant en cause sa légitimité. Cela au risque de perdre  le droit de s’exprimer, voire même d’exercer leur métier.

Il appartient à l’Action française de faciliter la convergence des contestations et  de projeter le plus lisiblement possible la restauration de la primauté du bien commun et du bon sens.

C’est ainsi qu’un ministre (de l’intérieur) du système multiculturel du « vivre ensemble », découvre que l’on s’achemine vers le vivre « face à face ». C’est ainsi également, car tous les sujets se tiennent finalement, que l’on découvre que le pape est catholique, que l’on redécouvre le circuit court des producteurs qui se passent de la grande distribution, que la politique d’état a besoin du « temps long » et que ce même état doit contrôler ses finances (sans le recours à la banque). Certains retrouvent même la vertu des frontières…

« Le désespoir en politique est une sottise absolue », d’autant plus que les multiples entreprises de démolition du pays génèrent des « anticorps » au sein même de la nation, malgré les efforts déployés par nos ennemis pour provoquer l’abrutissement  du peuple réduit à une masse de consommateurs dociles.

Il nous appartient  d’apporter notre pierre et de soutenir de nouvelles élites naissantes en leur offrant encore et toujours l’occasion de prendre des  « cures d’altitude mentale » avec nos analyses acérées et sans complaisance. En montrant du doigt les histrions, en récusant les idéologies  rebattues et par principe destructrices du réel, nous ferons reculer la trahison programmée et assumée par les théoriciens du libéralisme individualiste.

Pour mieux nous combattre, les bateleurs de foire du système  nous accusent naturellement de nous réfugier dans la victimisation et la théorie du complot. Stratégie bien commode pour bâillonner toute forme d’opposition,  Il faut y voir en réalité le signe de faiblesse de ceux qui doutent eux même du bien fondé de leur action : « Circulez, y’a rien à voir ». Ils sont en effet tellement englués dans leur échec patent, dans le désastre annoncé qu’ils ne pourront éviter, qu’ils n’ont d’autre possibilité que de se réfugier dans le déni, d’adopter une attitude autistique, en espérant survivre jusqu’aux prochains scrutins.

C’est donc par le jeu de l’intelligence active que nous les saisirons au collet  et que nous leur ferons rendre gorge.

Ce site, secondant notre presse écrite, devra traquer l’actualité et faire tomber les masques de la pitoyable commedia Dell’Arte de cette société du spectacle, décrite par le très lucide Guy Debord, tristement animée par l’homo festivus cher à Philippe Murray.

C’est la mission de l’Action française : nous battre pour la vérité et les libertés, contre les fossoyeurs appointés par Bruxelles et les grands réseaux internationaux, afin de préparer la France  à accueillir le retour de nos princes capétiens.  ■

Olivier Perceval
Rédacteur en chef

( 20 octobre, 2018 )

Les grimaces de Mélenchon…

 

Lu sur « boulevard Voltaire »

 

L’affaire ne pourrait être qu’une sorte de tragi-comédie un peu cocasse si elle ne cachait une machine efficace de répression par une sournoise judiciarisation de la politique de notre pays à l’instigation du pouvoir en place. On sait comment Mélenchon avait, sans scrupule aucun et avec un zèle gourmand, rejoint la meute des faiseurs d’opinion au moment de l’exécution politique de Fillon et de la même tentative contre Marine Le Pen. Il faut croire, pour le premier, que, le poulain étant Juppé à l’époque (ou Macron par défaut), Fillon était déjà trop à droite, surtout après le soutien de Sens commun, et qu’il constituait, du coup, un obstacle majeur à la prise du pouvoir.

Aujourd’hui, c’est Mélenchon qui fait les frais de ce traitement réservé à tous ceux qui portent une voix discordante, rebaptisée populiste, alimentant la colère des Français contre le libéralisme sauvage de l’Élysée. Les sondages mettent en effet aujourd’hui au plus bas la popularité de Macron, en dépit de la multiplication des « selfies » et autres tentatives de communication « pipole ». Les bénéficiaires de ce désenchantement du peuple de Jupiter en sont surtout ce que les journalistes appellent, en se pinçant le nez, les extrêmes. C’est-à-dire le Rassemblement national et La France insoumise.

Les circonstances nécessitent, juste avant la campagne des européennes, de dégainer un article de loi, assez flou pour en permettre l’application brutale et sans contrôle, car il y a toujours des juges et des procureurs zélés désireux soit de régler des comptes idéologiques, soit de faire carrière, ou les deux. Les médias indignés accompagneront la procédure pour la rendre légitime aux yeux du grand public et, connaissant le caractère ombrageux du personnage ciblé, c’était chose gagnée d’avance.

Il n’empêche que, quoi qu’on pense du bonhomme, dont on connaît par ailleurs l’intransigeance sectaire, la vraie violence la plus implacable vient sans aucun doute de l’Élysée et d’une partie non négligeable de la haute administration. C’est la même violence qui s’est exercée contre la Manif pour tous en 2013, laquelle, sans la moindre vitrine brisée ni le moindre véhicule brûlé, fit peur au pouvoir de l’époque (pas si différent de celui d’aujourd’hui) comme un raz-de-marée, un tsunami : ordre fut donné de taper dans le tas et d’arrêter et mettre en examen un grand nombre de ces contestataires pacifiques, au point que la commission de suivi de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe s’en était ému (dans le plus grand silence de la presse hexagonale).

Les médias, imbéciles ou serviles, ressassent, scandalisés, le respect de l’État de droit et que personne, même un parlementaire, n’est au-dessus des lois.

Mais quelle loi autorise d’interdire l’accès des locaux d’un parti représenté au Parlement à son président ?

Ils veulent la peau de Mélenchon avant le scrutin européen, car la montée de l’euroscepticisme est annoncée. La « lèpre » populiste et nationaliste justifie, aux yeux des indignés à géométrie variable, tous les coups, et ils ne se priveront pas d’en donner.

Ne tombons pas dans le piège, on n’est pas obligé d’aimer Mélenchon et ses séides, mais la machine mise en œuvre par le pouvoir et l’oligarchie financière qui le dirige réellement visent toute opposition sérieuse, c’est-à-dire qui ne se situe pas dans les différentes variantes du libéralisme apatride.

Après que chacun s’est livré à la « minute de la haine » face au visage grimaçant du parlementaire, il convient quand même de revenir à une appréciation plus critique sur le contexte politique environnant.

Le vrai scandale est là et pas dans la réaction tonitruante du patron de La France insoumise dont se repaissent les médias drapés dans leur dignité virginale et, une fois n’est pas coutume, relayée par les réseaux sociaux, y compris patriotes.

L’esprit partisan, souvent, l’emporte sur l’analyse politique et la lucidité aveuglée par le concert assourdissant du poulailler médiatique.

La judiciarisation progressive, depuis plusieurs années, dans le paysage politique français devient une arme de destruction massive annonçant le totalitarisme rampant de l’oligarchie au pouvoir.

Ne nous laissons pas enfumer.

Olivier Perceval

 Membre du comité directeur de l’Action Française
( 24 juin, 2018 )

Emmanuel Macron : haro sur le nationalisme

 

Lu sur « boulevard Voltaire » cette excellente mise au point de notre ami Olivier Perceval à la suite des élucubration d’Emmanuel Macron.

On est en admiration devant ce culot arrogant qui consiste à installer le chaos et à stigmatiser, avec cette violence idéologique rappelant les belles années de 1917 en Union soviétique, ceux qui réagissent à bon droit.

La presse nous informe : en déplacement dans le Finistère, Emmanuel Macron a comparé la progression du nationalisme à « la lèpre qui monte ». Dans un salmigondis approximatif, le brillant énarque a déclaré : « Je vous le dis avec beaucoup de gravité. Beaucoup la détestent, mais ils la détestent depuis longtemps et vous les voyez monter, comme une lèpre, un peu partout en Europe, dans des pays où nous pensions que c’était impossible de la voir réapparaître. Et des amis voisins, ils disent le pire et nous nous y habituons », a déclaré le président de la République, ce jeudi 21 juin .

Voilà, tout est dit : quand l’immigration devient un problème social, sanitaire, économique, géopolitique, quand elle pose la question de la souveraineté nationale, aussi bien des pays dont sont issues les vagues de migrants que ceux qui les accueillent, ce sont bien sûr les « nationalistes » les fauteurs de troubles…

Pourtant, pour reprendre l’élégante métaphore, le sentiment partagé de la lèpre montante de toute part, ce ne serait pas la montée du nationalisme qui viendrait en tête de la liste.

D’ailleurs, le nationalisme, en France, n’est-il pas une invention de la république ? Laquelle a hérité du « pré carré » capétien constitué en huit siècles. La France était encore dans la logique du « nous », celui de la solidarité nationale inaliénable face aux impérialismes qui se dressaient à nos frontières.

Un déjà ancien rapport de Gilles Kepel, publié à l’automne 2011 par l’Institut Montaigne – Banlieue de la République -, révélait que la République, qui s’est toujours historiquement adossée au patriotisme pour protéger sa légitimité, a commencé à scier la branche sur laquelle elle était assise dès lors qu’elle a choisi de rejoindre le camp du libéralisme supranational en abandonnant notre souveraineté à Bruxelles et à Washington.

Le discours sur la laïcité et les valeurs républicaines a, dès lors, perdu de sa crédibilité.

Depuis les traités de Rome, de Maastricht et de Lisbonne, l’accord de Schengen ou l’abandon du franc, ou encore le retour de la France dans le commandement intégré de l’OYAN, il est clair que la République se dépouille de ses oripeaux nationaux, et du premier d’entre eux, à savoir une « souveraineté nationale » à laquelle elle s’identifiait.

Pourtant, le cri de « Vive la nation » et même la notion ambiguë de « sang impur » sont bien des inventions de la Révolution.

Mais d’après Macron, ce nationalisme, hier encensé, aujourd’hui détestable – à cause, je suppose, des guerres mondiales notamment, lesquelles ne furent pas des entreprises nationalistes mais en réalité impérialistes (encore un héritage de notre Révolution qui a « métastasé » le peuple allemand grâce aux talents de Fichte en particulier, le père du pangermanisme) -, serait la cause des malheurs que nous vivons.

Admettons qu’il soit de bon ton de fustiger le nationalisme, ce mot-valise qui permet facilement de désigner le mal absolu, la bête immonde, savamment tenue en éveil par nos élites orwelliennes, pour nous donner les chocottes et nous faire accepter servilement l’enfer qu’elles organisent par ailleurs… Mais quand même, on est en admiration devant ce culot arrogant qui consiste à installer le chaos et à stigmatiser, avec cette violence idéologique rappelant les belles années de 1917 en Union soviétique, ceux qui réagissent à bon droit.

Pourtant, il peut y avoir une forme de nationalisme intelligent, le « nationalisme intégral » (année Maurras oblige) qui promeut (en France) l’indépendance et la continuité de l’État et la souveraineté pacifique de la nation, la solidarité historique des peuples de France, et, à l’extérieur, un interlocuteur libre et stable, capable de nouer des alliances multilatérales dans l’intérêt de son peuple, sans subir les pressions de la finance internationale. Nous appelons cela « la monarchie ».

Membre du comité directeur de l’Action Française
( 4 juin, 2016 )

L’âme française n’inclurait pas l’Action française ?

 Très bon article d’Olivier Perceval parue sur « boulevard Voltaire »
Nous sommes des maurrassiens revendiqués, certes, mais des maurrassiens critiques, comme Maurras lui-même désirait qu’on le fût.

J’étais à Béziers le week-end dernier et je dois dire que j’ai beaucoup apprécié l’ambiance et l’état d’esprit qui se dégageaient de cette joyeuse et non moins sérieuse assemblée du peuple de droite, non pas la droite politicienne, qui par ailleurs a peut-être sa raison d’être, mais cette droite du cœur, cette droite des valeurs puisées dans les racines et l’histoire de notre pays.

Ce n’est pas dans les habitudes de la droite de donner la parole, comme ça, à tout un chacun : les tables rondes étaient davantage des groupes de travail où les experts, parfois, se faisaient bousculer par la salle, où même les modérateurs se sentaient, de courts instants, un peu débordés.

Pour ceux qui sont habitués aux sages colloques bien ordonnancés, ce vent de liberté, d’expression spontanée, avait le parfum un peu exotique d’une sympathique communion, un peu brouillonne, qui s’inscrit généralement plus dans la culture d’une gauche d’autrefois, désormais défunte, et dont l’organisateur de ces trois jours a peut-être gardé l’empreinte pour nous en faire profiter avec bonheur.

Denis Tillinac introduisait ces journées avec le talent qu’on lui connaît, rappelant culturellement ce qu’était être de droite, au plan non seulement intellectuel, mais aussi littéraire et esthétique.

Me sentant en harmonie avec l’auteur de L’Âme française, j’ai été surpris d’apprendre qu’il réservait à l’Action française un jugement très injuste qui faisait de notre courant d’idée une survivance de la collaboration.

Rappelons tout de même que l’on vient d’inaugurer, à Paris, la place Mireille-et-Jacques-Renouvin, camelots du roi résistants morts pour la France et salués ès qualité par madame Hidalgo. Et ce n’est pas un cas isolé. Honoré d’Estienne d’Orves, fidèle lecteur du quotidien royaliste, n’est-il pas lui-même le premier résistant exécuté par l’occupant en 1941 ?

Nous sommes des maurrassiens revendiqués, certes, mais des maurrassiens critiques, comme Maurras lui-même désirait qu’on le fût, notamment sous l’influence de Pierre Boutang, dont nous nous réclamons par ailleurs.

Bref, est-il nécessaire de réveiller de vieilles blessures qui ont affecté non seulement notre mouvement, mais la France entière ? Et finalement, si l’on observe cette période avec un minimum d’honnêteté, que ce soit à Londres ou à Vichy, il y avait des patriotes dans les deux camps. Les vrais collabos, qui ont fait certes beaucoup de mal et de victimes, étaient très visibles, ayant pignon sur rue, mais peu représentatifs de la grande majorité du peuple français.

Il est heureux que le temps des déchirures soit passé et que l’on ne soit pas non plus obligés de revenir sur la sombre et sordide période d’épuration de 44 à 47.

Si au moins le patriotisme, c’est-à-dire la cause française, devenait la priorité des droites, ce qui me semblait être l’une des aspirations de ces journées de Béziers, nous n’aurions plus à stigmatiser tel ou tel mouvement qui, dans un parcours lointain, n’aurait pas pris, dans une époque confuse, les options qui paraissent si simples et si consensuelles aujourd’hui.

L’une des priorités, si j’ai bien compris l’esprit de ces journées, était aussi non pas l’unanimité mais l’apaisement et l’acceptation d’une diversité culturelle et politique pour un bien commun supérieur. Si même Anne Hidalgo l’a fait, le temps d’une inauguration, nous pouvions le faire aussi et, à plus forte raison, le temps de notre rassemblement.

Membre du comité directeur de l’Action Française

( 26 septembre, 2015 )

Islam en Russie, la politique souveraine de Poutine

Tribune de notre ami Olivier Perceval dans « boulevard Voltaire » à lire et diffuser.
Au risque de laisser se dresser presque une moitié du peuple contre l’autre, la Russie ne peut qu’envisager la cohabitation de l’orthodoxie avec l’islam.
Islam en Russie, la politique souveraine de Poutine dans Tribunes
Membre du comité directeur de l’Action Française

J’ai pu lire, sur Boulevard Voltaire, une contribution s’en prenant avec une rare acrimonie au président Poutine, au prétexte qu’il a permis la construction de la plus grande mosquée d’Europe à Moscou.

Ce texte montre, à l’évidence, que l’auteur de l’article ignore l’histoire de la Russie et le principe de réalité en matière de stratégie de gouvernement, tel qu’ont pu le pratiquer les Capétiens en France et les tsars en Russie.

Au risque de laisser se dresser presque une moitié du peuple contre l’autre, la Russie ne peut qu’envisager la cohabitation de l’orthodoxie avec l’islam. Car à la différence de la France qui est envahie par des Nord-Africains et des Subsahariens, c’est-à-dire des étrangers, les musulmans sont en Russie chez eux, et depuis très longtemps, dans une grande partie du pays. Ce ne sont pas des immigrés mais des Russes.

Cela implique que, très habilement, le président Poutine se fasse non seulement le leader de la chrétienté, mais aussi le chef des musulmans qui respectent la force. Ainsi a-t-il soumis la Tchétchénie en envoyant 80.000 hommes régler le problème à la « cosaque ». Il a ensuite, après le nettoyage, permis qu’un musulman fidèle et loyal envers lui prenne la tête de ce pays rattaché à la Fédération de Russie.

Ainsi, la mosquée au cœur de Moscou vient-elle sceller que l’islam a toute sa place dans la Fédération de Russie, pourvu qu’il reste fidèle à la patrie. Il me semble que, pour l’instant, ça marche plutôt bien.

Ramzan Kadyrov, l’actuel président de Tchétchénie, qui tient sans trembler, dans une main de fer, son pays (c’est le prix de la paix), a, du reste, répondu sans ambiguïté aux menaces de l’État islamique : « Je déclare en toute responsabilité que celui auquel est passé par la tête d’exprimer une menace contre la Russie et de prononcer le nom du président de notre pays, Vladimir Poutine, sera détruit là où il l’a fait. Nous n’allons pas attendre qu’il aille au-delà de la roue de l’avion. Il ira là où pourrissent ses frères, les terroristes Khattab, Abou Walid et d’autres messagers de l’Occident. »

Déterminé à se débarrasser de la menace du terrorisme et du wahhabisme, il ajoute : « C’est nous qui sommes sur le chemin d’Allah et de Son Prophète (la paix soit sur lui), c’est le chemin gazwa au nom d’Allah, le chemin de la destruction de ceux que le Messager (paix soit sur lui) a maudits. Nous les avons entièrement détruits en Tchétchénie, où leurs forces se comptaient en dizaines de milliers de personnes, et maintenant nous allons détruire ceux à qui viendra dans la tête de seulement loucher sur la Tchétchénie, qui est en Russie. »

En outre, le joueur d’échec Vladimir Poutine tire de cette position une légitimité plus grande pour intervenir en Méditerranée. Cela s’appelle faire de la politique et sortir du comportement épidermique et écervelé qui mène un certain nombre de nos compatriotes, dont le désir louable est certainement de bien faire.

( 20 juillet, 2014 )

France, réveille toi…

Cela devient douloureux à chaque occasion de relever les contradictions et autres approximations politiques du président normal, lequel loin d’être capable de piloter la France, ferait bien de se rabattre définitivement sur son scooter somme toute normal lui aussi.

Mais après-tout , la sacro-sainte république encore chère au cœur de bon nombre de Français n’a que ce qu’elle mérite, elle qui fonde sa légitimité sur les lobbys, les groupes de pression, les modes, les audimats et autres campagnes de désinformation, allant jusqu’à réécrire l’Histoire, déconstruire les enseignements, contredire et mettre en cause les principes naturels, elle qui n’a de cesse que de promouvoir toutes sortes de « communautés » exception faite de la communauté nationale qui s’est construite en quinze siècles. La République délite et corrompt la France depuis que s’inspirant des « Lumières » elle s’est installée sur le trône, les babines encore dégoulinantes du sang du peuple et de la famille royale mêlés et unis dans le même holocauste.

Il était écrit et il ne pouvait en être autrement que ce système calamiteux qui tenta de sauver la face avec sa cinquième tentative de restauration vite retaillée, le costume gaullien était trop ample, pour retrouver des dimensions « normales » plus adaptées aux nains qui se succèdent à chaque scrutin présidentiel.

France, réveille toi… dans actualités une_2890-46393Aujourd’hui, on pourrait être tenté de se réjouir de voir enfin les Français ouvrir les yeux sur la réalité du système aberrant qui leur est imposé. Le taux d’abstention à toutes les élections et le rejet des politiciens de partis perçus de plus en plus comme des profiteurs et des menteurs, un peu comme ces marchands d’élixirs et potions miracles d’autrefois, la popularité toujours en baisse du président personnage de vaudeville partagé entre ses affaires d’alcôves, et ses antichambres d’affairistes, tout cela semble provoquer une nausée générale.

Et pourtant, que nous annoncent les sondages ? L’homme politique le plus populaire dans notre pays n’est autre que l’ancien premier ministre de Chirac, Alain Juppé.

Ce triste individu , ancien patron de l’UMP, outre qu’il a été lui aussi mêlé à des affaires retentissantes (emplois fictifs à la mairie de Paris ente autres) — mais cela n’a rien d’exceptionnel dans ce système dont la corruption est inscrite dans les gènes —, ce personnage hautain et puant de suffisance qui n’a toujours eu que mépris pour la France des clochers ( comme pour le Pape Benoît XVI d’ailleurs qu’il brocarda méchamment après le discours de Ratisbonne, dont il ignorait le contenu) s’était inscrit en son temps avec délectation dans les manœuvres de ralliement de nos armées à l’OTAN, partisan convaincu de l’abandon de notre souveraineté à l’Union Européenne : il y voit une étape obligée vers la mondialisation laïque et obligatoire.

Si les Français veulent de cet homme, c’est que décidément ils ne comprendront jamais rien et qu’ils ne sont pas prêts de changer ce régime construit par et pour les arrivistes A moins, que, comme me le souffle un jeune militant d’Action française formé au CMRDS, ce soient les oligarchies supranationales qui aient désigné Juppé comme futur manager de la succursale France et que tout simplement les instituts de sondages toujours à leur service préparent le terrain. Ah, nos jeunes, qu’est-ce qu’ils sont suspicieux tout de même !

Olivier Perceval, secrétaire général de l’Action française - L’AF 2890

( 9 mai, 2014 )

DEUX JOURNEES PATRIOTIQUES

Pour ceux qui ne seraient pas en Lorraine

2 Journées patriotiques : Samedi 10 et Dimanche 11 mai 2014

SAMEDI 10 MAI 2014 : RÉUNION PUBLIQUE

THÈME : LE PEUPLE, AVEC :

BÉATRICE BOURGES, porte-parole du Printemps français, FARIDA BELGHOUL, Présidente de la Journée de retrait de l’école, PAUL-MARIE-COÛTEAUX, président du SIEL (sous réserve), JEAN-CLAUDE MARTINEZ, tête de liste de Force Vie aux Européennes (Sud-Ouest), GUILLAUME DE PRÉMARE, ancien président de La Manif Pour Tous, ARNAUD GUYOT-JEANNIN, écrivain et journaliste, JEAN-PHILIPPE CHAUVIN, royaliste indépendant, ET HILAIRE DE CRÉMIERS, directeur de Politique magazine

19H00 – BANQUET D’ACTION FRANÇAISE

Venez partager un grand moment d’amitié d’Action française. La réputation des banquets n’est plus à faire ! Les chants de combat, les chants royalistes, les chants de traditions,… Au cours de ce banquet Olivier Perceval, secrétaire-général du CRAF et Antoine Desonay, secrétaire-général des étudiants d’AF prendront la parole.

 

LIEU : Foyer de Grenelle – 5, rue de la Croix-Nivert – 75015 Paris

 Colloque seul : Etudiants et chômeurs : 6 €, tarif normal : 10 €
Banquet seul : Etudiants et chômeurs : 16 €, tarif normal : 22 €
Colloque + banquet : Etudiants et chômeurs : 20 €, tarif normal : 30 €

Bulletin d’inscription

Madame, Mademoiselle, Monsieur : …………………………….……………………………………………

Adresse : ……………………………..…………………………………………………………………………

Téléphone : ……….………………… Courriel : ………………………………………………………………

Réservation obligatoire. Renseignements : contact@actionfrancaise.net - Chèque à l’ordre du CRAF – 10, rue Croix-des-Petits-Champs -75001 ParisWWW.ACTIONFRANCAISE.NET

 

DIMANCHE 11 MAI À 10 HEURES PLACE L’OPÉRA : DÉFILÉ DE JEANNE D’ARC

Paris, 11 mai 2014 : CORTÈGE DE JEANNE D’ARC

TOUS AVEC JEANNE POUR LA FRANCE !

11 MAI 2014, RENDEZ-VOUS À 10 HEURES PLACE DE L’OPÉRA

( 13 mars, 2014 )

On a enfin trouvé de gentils nazis !

communiqué du CRAF

Svoboda, nous dit Médiapart, parti national-socialiste (nazi), qui encadre l’insurrection ukrainienne d’Euro-Maidan, a été soutenu par l’UE et par plusieurs politiciens américains. Ce parti vient d’entrer dans le gouvernement d’Arseni Iatseniouk, chef de l’opposition.

Svoboda est pro Européen par nostalgie du grand Reich. Le signe de reconnaissance de cette formation est le même que celui de la division Das Reich qui s’illustra dans nos contrées à Oradour et dans le Vercors.

Mais selon Kouchner ou BHL, ces gens sont marginaux, certes nationalistes, mais rien à voir avec les nationalistes français qui eux, sont de la pire espèce. Pour qu’ils trouvent grâce à leurs yeux et à ceux des média (que je trouve très modérés soudainement à leur propos) il faut bien qu’ils y aient quelque chose que les autres n’ont pas. Certes, ils n’ont pas soutenu la « manif pour tous » qui a fait des émules dans toute l’Europe, c’est un bon point pour eux, mais est-ce suffisant ?

En France, être simplement nationaliste, voire même simplement patriote et attaché à quelque tradition, c’est aussitôt être d’extrême droite et donc nazi et donc infâmant. Mais, en Ukraine, il semble que ce soit assez bien porté et toléré par les instances internationales, pourtant bien souvent moralisatrices en matière d’humanisme éthéré.

Quand le commissaire européen, madame Ashton trouve naturel de poser en photo avec le parti Svoboda, elle rend hommage aux nazis ukrainiens qui ont donné l’assaut au parlement de Kiev et sans qui le dictateur serait encore au pouvoir. Ceux là sont donc de bons nazis : Ils sont, non pas pour l’Europe de Bruxelles dont ils n’ont que faire, et qui n’est en l’occurrence qu’un vecteur politique, mais pour l’OTAN. Et ça, aux yeux de l’état profond de l’ « Empire », c’est de l’or !

Ce parti d’allumés qui saluent, non pas en faisant une quenelle, ce qui a le don d’énerver BHL, mais carrément avec le bras levé hitlérien, que notre « philosophe » en chemise trouve quand même plus sain, est donc engagé dans un combat géostratégique qui vise à déstabiliser, l’influence russe dans cette région. On est loin du combat pour la démocratie.

Mais du coup tout s’éclaire : A chaque fois qu’il y a des troubles dans un pays (rappelons la litanie des « printemps arabes ») il y a toujours un groupe armé, mieux entrainé que les autres, plus radical qui prend rapidement la tête des émeutiers. Toutes ces révolutions ont abouti au chaos, à la ruine, aux deuils innombrables et à la misère des peuples maltraités. Mais d’insupportables dictatures, dont la particularité la plus énervante était leur attachement à l’indépendance, tombaient livrant le pays aux clans guerriers et à l’anarchie meurtrière.

Quand on prononce le mot OTAN, je ne puis m’empêcher d’entendre en écho : CIA.

Vous voyez où je veux en venir ?

Allons, je suis certainement paranoïaque !…Imaginer que la CIA ait pu entrainer, former en son sein et téléguider des commandos Islamistes au Moyen Orient et des Nazis en Ukraine, là, c’est vraiment aller trop loin. Et puis chacun sait que les vrais méchants sont du côté de Poutine.

Olivier Perceval – Secrétaire général de l’Action française

( 9 février, 2014 )

COMMUNIQUE DU CRAF

LA GRANDE OFFENSIVE

 

Nous ne reviendrons pas une fois de plus sur la nullité du gouvernement qui n’est que la représentation ultime d’un régime dont la légitimité laisse les Français de plus en plus nombreux dans la perplexité.

Alors, le système aux abois lance une offensive tous azimuts contre ce qu’il voudrait faire passer pour une progression aussi dangereuse qu’inexorable de la « peste brune » Il s’agit d’abord de désigner les ennemis de la République avant de mettre en place une terreur visant tous les opposants qualifiés de contre-révolutionnaires en 1794, et de fascistes antisémites aujourd’hui. Le genre d’accusation qui constitue une quasi exécution sommaire, justifiant dans la conscience des élites « Alpha » qui nous gouvernent de s’affranchir de l’Etat de droit. On l’a vu avec la condamnation de nos militants qui sifflèrent Hollande le 11 novembre, qui ont pris « plus cher » que des agresseurs de vieilles dames. Il est plus grave en République idéologique de penser à rebours du Marais, que de commettre des délits de droit commun.

La manifestation « Jour de colère » a permis de cristalliser cet élan répressif. Toute la presse s’en est donné à cœur joie et certes, on a pu voir, malheureusement, ça et là quelques excès et débordements, plus dans les cris et les paroles du reste que dans les actes.

Et puis, ce qui inquiète ceux qui nous « gouvernent », c’est le côté black-blanc-beur d’une manif bleu-blanc-rouge. Pourtant ils ont tout fait pour ça, depuis la fameuse coupe du monde de foot où, les larmes aux yeux, ils contemplaient la liesse de la nouvelle France cosmopolite. Alors oui, il y a eu des slogans en marge, condamnables. Contrairement à ce que veulent faire croire certains média, à l’AF nous rejetons toutes formes de racisme y compris l’antisémitisme que nous jugeons purement épidermique, malsain et dénué d’intelligence. En revanche, nous dénoncerons toujours avec fermeté, toutes menées et tentatives d’influence qui détourneraient l’Etat du bien commun au profit d’intérêts sectoriels de communautés, lobbies et autres groupes d’intérêts.

Les Français sont à bout ! Il faudrait, si le pouvoir en plus de son inefficacité abyssale n’était pas sectaire, essayer de renouer les fils du dialogue, essayer de comprendre ce qui choque et désespère de nombreux Français, plutôt qu’en plus du chômage et de la pression fiscale, asséner des réformes « sociétales » qui visent à accélérer l’atomisation de la société. Ainsi le peuple cédant la place à une multitude d’individualistes jouisseurs et dépressifs, il n’y aura plus de risques d’insurrection puisqu’il n’y aura plus de peuple.

Gageons que nous n’en sommes pas déjà là.

La colère, qui s’empare de ceux qui ont encore un niveau de conscience, étant mauvaise conseillère, il fuse en effet des cris de haine, d’intifada qui pourraient se changer en plus graves violences. Nous savons que cela est dangereux et le pouvoir imbécile de se pourlécher les babines en trouvant là que le dossier est assez lourd pour saisir une occasion prochaine de broyer cette foule détestée. Car, ne nous faisons pas d’illusion, depuis la Commune, les révoltes populaires ont toujours été écrasées par la République, laquelle sait se donner les moyens avec sa police, ses magistrats voire même son armée, relayés par les média, d’en finir.

On sait que derrière tout ça, Bruxelles est à la manœuvre, les yeux fixés sur l’horizon du mondialisme. Toute l’Europe est en souffrance. Quand on pense qu’en Allemagne on condamne à la prison les parents qui refusent de laisser leurs enfants assister aux cours d’indifférenciation des sexes et qu’en Suisse on impose des « Sexbox » en maternelle. Du reste la nouvelle et surprenante offensive de l’ONU contre le Vatican ne serait-elle pas une réplique à la dénonciation par le Pape de l’actuel ordre économique mondial ?

Si nous voulons combattre cette caste internationale et apatride qui cherche à asservir les peuples, nous devons nous organiser, car nous disposons de forces dans le pays et dans le monde capables de renverser la tendance mortifère qui cherche à s’imposer.

La France aura un rôle primordial à jouer dans cette révolution universelle. Refusons de tomber dans les pièges qui nous sont tendus et organisons la riposte de l’intelligence face à la barbarie institutionnalisée.

L’Action française sera toujours de ce combat là.

Olivier Perceval,

Secrétaire Général de l’Action française

( 10 janvier, 2014 )

À propos de l’affaire Dieudonné

À propos de l’affaire Dieudonné dans actualités arton6929-8845c

vendredi 10 janvier 2014
 
Tiré du blog du CRAF, vous trouverez ci-dessous l’avis d’ Olivier PERCEVAL, secrétaire général du CRAF,  qui nous semble bien résumer « l’affaire ».
 
 
Non que nous souhaitions ajouter à la confusion, organisée par le ministre de l’intérieur et servilement entretenue par la presse, laquelle en cette période de crise et de bruits de bottes semble décidément n’avoir rien d’autre à dire…
 

..Mais cette affaire Dieudonné, car c’est désormais : « l’affaire », (le XIXe siècle finissant aura eu l’affaire Dreyfus, le XXIe siècle commençant, l’affaire Dieudonné) est très significative de la période que nous vivons.

Cela fait des années, voire des décennies, que les comiques les plus appréciés du public et des médias sont en même temps les plus méchants et les plus haineux. Notre pays, premier consommateur d’antidépresseurs, a besoin tous les matins de son bol de fiel pour tenir la journée morose qui l’attend.

Dieudonné, avec son complice Elie Semoun, excellait dans ce genre en s’en prenant à toutes les communautés africaines, juives, asiatiques, petits Blancs ainsi qu’à des personnalités bien choisies, Le Pen ou le Pape, par exemple. Tout cela faisait rire.

Un jour, sur un plateau de télé en 2003, il fit un pas supplémentaire, le pas de trop, celui qu’on ne pardonne pas. Déguisé en rabin, il caricatura la politique israélienne en Palestine en concluant par le salut nazi devant un public hilare, un Fogiel ravi et un Djamel Debouze s’esclaffant. Il fut aussitôt ovationné et même embrassé par les starlettes du plateau avant que d’être voué aux gémonies par les mêmes, quand ils reçurent les consignes de leurs agents. La condamnation fut sans appel et ceux qui au départ comme Semoun, Fogiel ou Debouze tentèrent de minimiser, comprirent qu’il était temps de se démarquer du nouveau monstre avant de sombrer avec lui dans la géhenne médiatique. Le show biz aussi a ses codes. Ce milieu friqué, luxurieux, amoral, matérialiste et trop souvent hypocrite craint par-dessus tout la mise à mort médiatique. Tout ce petit monde se déteste mais feint de s’aimer et, comme Florent Pagny , ne pense pas mais revendique sa « liberté de penser », car ça fait vendre.

Ce milieu se produit aussi dans des shows de « charité » en susurrant ou beuglant des idées d’autant moins risquées qu’elles sont consensuelles, des idées courantes qu’il faut laisser courir comme disait Barbey d’Aurevilly.

Dieudonné, a pourtant le profil des « comiques » de ce type qui depuis Bedos, mettent en cause les fondements traditionnels de notre société multiséculaire, fondements trop souvent, il est vrai, déformés par l’esprit petit-bourgeois qui triompha ces deux derniers siècles, ce qui donne du grain à moudre.

Comme Bedos, son ancêtre dans la corporation, il fait rire méchamment et déclenche des cascades d’hilarité, comme des bastonnades collective administrées par la foule à des victimes stigmatisées par l’artiste.

Sauf qu’aujourd’hui Dieudonné est passé du côté obscur de la force, à l’image du rôle qu’il incarna auprès d’Alain Chabat , dans Astérix et Cléopâtre et qui fut prémonitoire. Ses victimes d’aujourd’hui, sont ses juges d’hier, c’est eux qu’il brocarde, les politiques, les médias, les lobbies.

S’est il radicalisé ? Peut-être, mais il ressert les recettes éculées aux maîtres qui les lui ont apprises.

Il est le pur produit de la société télévisuelle, radiophonique consensuelle d’aujourd’hui qui stimule l’humour méchant, l’humour vache, devenu le paradigme de notre triste société du comique sans joie.

Placé au banc de la société, il a dû organiser sa résistance et on ne peut être qu’admiratif devant la façon dont il a su se rendre indépendant du système et continuer d’exister malgré les pressions incroyables qu’il a pu subir.

Avec sa quenelle, qui n’est qu’un pied de nez, devenu un symbole nazi par décision du CRIF, il envoie une énorme tarte à la crème à la face des oligarchies qui croyaient avoir verrouillé toutes les formes d’expression dans ce pays.

Le ministre de l’intérieur a déclaré que Dieudonné ne le faisait plus rire, ce qui suppose qu’il l’a trouvé drôle en d’autres temps, mais surtout que la quenelle est devenue une affaire d’Etat, ce qui finalement est une aubaine.

En effet, l’importance qu’a prise cette affaire, au-delà du ridicule dans lequel se vautrent nos instances officielles, permet, après l’affaire Taubira, d’agiter le chiffon « rouge brun » de la bête immonde au ventre encore fécond et de détourner les regards de l’arrière-cuisine ou l’on s’occupe à dépecer la France au nom de la loi des marchés et à fouiller les poches des Français en traquant ceux qui pourraient avoir planqué quelque chose au fond d’un tiroir.

La « fatwa » hexagonale lancée par les ministères de l’intérieur, de la justice et des finances, la mobilisation des moyens pour mettre fin aux agissements de « l’ennemi public n°1 » montrent à l’évidence que notre gouvernement a aussi des gages à donner à de puissants commanditaires.

Mais, ce déploiement de force rencontre l’opposition de la « ligue des droits de l’homme » qui estime, qu’il ne faut pas qu’en matière de justice, une jurisprudence vienne restreindre le principe de la liberté d’expression, et d’autre part poser Dieudonné en victime d’un système qu’il dénonce.

C’est en effet le risque, compte tenu des millions de personnes qui aujourd’hui se solidarisent avec l’artiste.

La mèche allumée pourrait faire péter une sacrée bombe à la figure de nos apprentis dictateurs en ces temps de colère et de répression gouvernementale de plus en plus dure. Cela ne peut nous déplaire complètement, même si les thèmes du saltimbanque sont loin d’emporter toute notre adhésion.

Ce qui est intéressant, c’est de voir cette république aux abois être sur le point de s’abîmer sous les coups de boutoirs d’un clown grimaçant, dans la chute d’une comédie grinçante, alors qu’elle s’est installée il y a deux cents ans dans la douloureuse fureur d’une tragédie sanglante.

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