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( 17 novembre, 2021 )

Bataclan : Le bal des hypocrites

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

Ce n’est pas la première fois qu’Éric Zemmour dénonce l’hypocrisie criminelle au plus haut niveau de l’État sur l’intrusion des terroristes en Europe à la faveur du flux migratoire continu sous l’œil attendri de Bruxelles et des chefs d’État des pays membres.

Comment dès lors, ne pouvait-il pas réagir aux propos étonnants de l’ex-président Hollande quand il explique benoitement au procès des assassins du Bataclan qu’il savait avec les services de renseignements que dans la foule des réfugiés syriens se glisseraient des djihadistes. En effet il savait et de deux choses l’une, ou il prenait des mesures extraordinaires, au risque d’être impopulaire, ou il consentait à la mort probable de Français.

Le presque candidat à la présidence faisait allusion évidemment à des mesures politiques énergiques sur l’accueil des étrangers et non à un hypothétique resserrement des consignes de sécurité. On attend en effet d’un chef d’État le courage politique, même s’il faut être seul contre tous, d’agir pour le bien commun, surtout quand il s’agit de la sécurité des Français.

Les attentats ont semé la mort et la désolation dans les familles françaises. Mais les indignés veillent et le bûcher de Zemmour, celui qui dénonce inlassablement le changement de société imposé par des pouvoirs supranationaux, est dressé.

Il y a deux ans un texte titré « Suicide collectif », d’Ambroise de Rancourt, avait attiré notre attention et nous l’avions évoqué sur ce site.  L’auteur a étudié depuis plusieurs années le phénomène de la montée de l’Islam en particulier auprès des jeunes générations que l’on croyait intégrées et qui ne le sont que dans les modes de consommation et de comportements individualistes voire asociaux.  Car dans quoi s’intégrer quand on n’a au menu que l’anomie engendrée par les valeurs de la « République » comme le rapportait, il y a déjà un bail, le sociologue Gilles Kepel dans un riche document produit pour l’institut Montaigne (Banlieue de la République).

Beaucoup ricanent ou s’indignent dès que quelqu’un aborde ce sujet de face, comme Zemmour le fit à plusieurs reprises. Et pourtant, les faits sont là, l’immigration massive porte dans ses valises toutes les formes d’Islam, dont une est particulièrement virulente : L’Islamisme. Que nous dit Ambroise de Rancourt ?

« Il y a deux ans, je découvrais le rapport de l’ISESCO, document tout ce qu’il y a de plus officiel, qui décrivait la façon dont devaient être « ré islamisées » les jeunes générations de culture musulmane en Occident. Document de plus de trois cents pages, émis en 2009 par l’Organisation de la coopération islamique, disponible en PDF sur internet. Accès libre. Tout y est, avec un niveau de détail qui m’a plongé dans une sidération dont je me souviens encore aujourd’hui : dénonciation des valeurs occidentales perverses, affirmation de la nécessité de préserver les descendants de l’immigration arabo-musulmane de la mauvaise influence des valeurs démocratiques, etc. Devoir de multiplier la création de centres mêlant cultuel et culturel – on y revient – pour brouiller les pistes, aussi bien vis-à-vis des fidèles que des autorités. J’ai fiché ce rapport, et l’ai envoyé à plusieurs journalistes, qui ont tous sauté au plafond en s’exclamant qu’il fallait en parler. Aucun ne l’a fait : c’est un peu polémique, comme sujet, quand même »

Les pouvoirs publics, comme la presse, sont informés. Comment comprendre l’impression de cécité, lorsqu’ils fustigent les lanceurs d’alerte en les réduisant à des comploteurs racistes fascisants.

Et Ambroise de Rancourt de continuer :

« Les rapports pleuvent sur la « radicalisation », pêle-mêle : à la RATP, dans la police, dans la pénitentiaire. Davet et Lhomme signent un bouquin alarmiste, il y a un an, sur la Seine-Saint-Denis. Mais attention : la priorité, ce n’est pas de protéger, de nous protéger. C’est de ne pas faire « le jeu du », et de ne pas nuire au vivre-ensemble. C’est bien connu : une société où potentiellement, des pans entiers de la population pourraient se détester et estimer n’avoir plus rien en commun d’ici dix ou vingt ans, c’est très « vivre-ensemble ». C’est très bienveillant. Où finissent ces rapports ? Je n’en sais rien. De quels effets sont-ils suivis ? Je ne le sais pas plus. Je sais qu’en tout cas, le parfum de suspicion qui pesait sur tous ceux qui s’intéressaient au phénomène islamiste, ce procès en racisme, en xénophobie, est en train de tomber peu à peu en désuétude, face au mur de la réalité. Et c’est une nouvelle aussi excellente que triste et presque accablante.

Accablante, parce qu’il aura fallu des centaines de morts, des dizaines de livres, des dizaines de rapports et des pelletées de documentaires pour qu’un début de prise de conscience intervienne. Il reste quand même dans l’air un douloureux et entêtant parfum de lâcheté et de culpabilité rentrée. »

En effet, à chaque fois que se profile dans l’actualité, un attentat, la machine du « padamalgame » est lancée préventivement pour finir souvent par la même sentence : « C’est le fait d’un déséquilibré ». Il se trouve en effet que cette affirmation est souvent vraie.

Il faut se rappeler que le Djihad lancé par les organisations extrémistes et belliqueuses, comme l’État Islamique, s’adresse aux petits immigrés, dont la vie de rapines, d’incivilités et de trafics de toutes sortes trouvera sa rédemption dans la mise à morts des infidèles.

C’est ceux-là, que visait Baghdadi avant d’être abattu par les forces spéciales US, quand il appelait ses fidèles à tuer par tous les moyens les incroyants occidentaux : « L’islam n’a jamais été la religion de la paix, l’islam est la religion de la guerre », a déclaré le chef de l’EI. « N’est-il pas venu pour vous le temps de savoir qu’il n’y a ni puissance, ni honneur, ni sécurité ni droit si ce n’est à l’ombre du califat ? Faire le djihad dans son pays est une « obligation » ».

Les profils de l’assassin de Nice, ou celui du meurtrier de Saint-Étienne-du-Rouvray notamment, correspondent bien aux types d’individus visés pour entrer dans la guerre sainte. Sans doute découvrira‑t‑on que Michael Harpon, le tueur de la préfecture de police de Paris, non pas converti à l’Islam depuis un ou deux ans, mais depuis plus de dix ans, proche de salafistes, bien que n’étant pas une racaille, ni maghrébin, mais honnête fonctionnaire « habilité défense » à la préfecture de police, était aussi un faible et un déséquilibré. Il faudrait être aveugle pour ne pas voir que notre société schizophrène compte un nombre curieusement élevé de « déséquilibrés » et par conséquent, d’assassins potentiels susceptibles de tomber dans le Djihad le plus sanglant. C’est auprès d’eux que l’islamisme excelle.

Alors oui, un nombre conséquent de nos terroristes sont Français de papier comme beaucoup de jeunes aiment le rappeler en spécifiant que leur vraie patrie est ailleurs, à chaque occasion et vont volontiers seconder les pros envoyés de l’étranger, qui savent manier un fusil d’assaut. Le raisonnement de l’inquisition médiatique assistée par des « experts », consiste à dire que ça ne sert à rien de désigner les terroristes fraichement sortis des camps d’entrainement de Daech, étant donné qu’on a les mêmes fabriqués (artisanalement) à la maison. Ainsi donc, c’est le colonel Moutarde avec le chandelier dans le grand Salon le coupable, et non ce pauvre innocent d’Hollande qui n’occupait que le modeste poste de chef de l’État et des armées.

On voit bien que la meute médiatique et parfois la justice sont toujours prêtes à réagir, en désignant Éric Zemmour à la vindicte chaque fois qu’il dévoile sans vergogne les complicités passives du pouvoir dans ce bal des « faux culs » en empêchant la « réconciliation avec les terroristes » comme l’exprime naïvement Raquel Garrido en faisant tomber incidemment les masques de la gauche.

Il est sûr, en outre, que le chroniqueur et probable futur candidat à la présidentielle ainsi immolé est somme toute moins puissant que les états du Qatar ou d’Arabie Saoudite, et moins dérangeant comme victime expiatoire pour les biens pensants. Tout le monde, de l’extrême gauche à la droite la plus radicale, tous les médias (y compris Pascal Praud sur CNews) s’offusquent devant les propos du butor qui osa reprocher à l’ancien président son attentisme criminel . Ah les braves gens !

Ne voit-on pas que les hommes qui se succèdent depuis au moins ces cinq derniers mandats à l’Élysée, on fait de l’accès acharné au pouvoir suprême le couronnement de leur carrière ? Mais une fois aux affaires, aucun d’entre eux n’est sensible, malgré leurs airs affectés et compatissants, a la sauvegarde de la France et des Français. Voilà leur imposture.

« La vocation de la France est de démasquer l’imposture. Vous trouvez peut-être une telle formule un peu simpliste ? Tant pis pour vous ! Elle résume merveilleusement au contraire toute une philosophie pratique de la vie* » Nous avertit Georges Bernanos.

Alors il ne nous reste qu’une chose à faire : Être français et renverser la table !

Olivier Perceval

La vocation spirituelle de la France

( 15 novembre, 2021 )

L’aveuglement (volontaire ?) des occidentaux sur la question de l’Ukraine

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

L’AFP nous informe que : la France et Jean-Yves Le Drian (formule curieuse, car qui représente la France à l’étranger ?) ont mis en garde la Russie lors d’un entretien bilatéral alors que Moscou masse ses troupes à la frontière ukrainienne. 

L’Est européen est-il à deux doigts de s’embraser ? Alors que les tensions entre la Pologne et la Biélorussie se multiplient, la situation sur la frontière ukraino-russe inquiète également grandement les observateurs. Depuis le début de la semaine, Moscou y déploie de nombreuses troupes, provoquant l’ire de l’Union européenne et de la France. Vendredi 12 novembre, Paris a donc adressé de fermes avertissements au pouvoir central russe.

Mais n’est-il pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir, ni pire sourd que celui qui ne veut point entendre ? Car bizarrement, aucun journaliste, pas plus que les observateurs géopolitiques de l’Ouest vertueux n’ont remarqué les mouvements de troupes sur les abords de la république russophone du Donbass. Personne n’a entendu les bombardements de Kiev sur les villages ruraux, faisant des victimes parmi les civils.

Moscou, tout en continuant à soutenir prioritairement un règlement diplomatique au conflit, se prépare au pire et surtout tente de dissuader Kiev de franchir la ligne rouge, car une nouvelle offensive contre la population du Donbass où l’on compte plus d’un million de citoyens russes serait considérée comme un casus belli par le Kremlin.

Tandis que les ministres russes et français des Affaires étrangères et de la Défense se rencontrent à Paris, les forces armées russes organisent des déploiements préventifs dans la région pour répondre à la menace militaire de plus en plus importante qui agite les zones frontalières occidentales de la Russie (Ukraine, Donbass, mais aussi Belarus qui sur fond de crise migratoire connait une vive tension avec son voisin polonais qui a massé plus de 15000 hommes sur ses frontières).

D’une part, un certain nombre d’unités sont présentes sur leurs camps militaires occidentaux de Russie où elles ont été déployées depuis la crise ukrainienne. D’autre part ces unités ainsi que de nouveaux renforts terrestres, aériens ou navals sont régulièrement mis en mouvement dès qu’une escalade majeure menace de rompre le front du Donbass. Ainsi depuis une semaine environ, en réponse aux activités offensives de l’Ukraine, des unités russes ont mené – comme en mars de cette année – des mouvements très démonstratifs vers ses frontières.

Donc, au lieu de brandir des avertissements qui ressemblent à des menaces voilées, la France, en premier lieu, serait avisée de reconsidérer la situation avec un autre œil que celui de Washington, et de prendre en compte plutôt les vrais intérêts de l’Europe occidentale laquelle, en voisine, est à portée de fusils de la Russie. Plutôt que de se comporter en marionnette servile de l’Oncle Sam lequel parle de loin, car il est connu que les états-uniens en bons impérialistes répugnent à faire la guerre sur leur propre territoire.

Il ne s’agit pas ici de désigner les bons et les méchants, entre les combattants du Donbass, dont bon nombre sont des anciens des forces spéciales russes, et en face, du côté de Kiev, le régiment composé de néo-nazis assassins de Maïdan, le fameux « régiment Azov », mais d’agir aux mieux des intérêts de la France, ce qui passe obligatoirement par une normalisation des relations avec la Russie en dehors de toutes préoccupations hypocritement moralisatrices et idéologiques.

Olivier Perceval
( 30 septembre, 2021 )

Hommage au sergent Maxime Blasco

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

Les Français ont pu assister, le cœur lourd, ce mercredi 29 septembre à une cérémonie digne et sobre. Le caporal-chef devenu sergent à titre posthume   Maxime Blasco, tué la semaine dernière au cours d’une opération militaire au Mali a été honoré aux Invalides. Le cortège funéraire a d’abord franchi le pont Alexandre III à Paris, comme le veut la tradition.

Le président de la République a présidé l’hommage de la Nation au soldat. Après avoir passé en revue les troupes, le chef de l’État s’est brièvement entretenu avec les proches du soldat français. Il n’y a pas eu de discours à la demande de la famille. Le cercueil du sergentfrançais porté par ses camarades a ensuite fait son entrée dans la cour des Invalides.

On se rappelle que le chasseur alpin membre d’un groupe de commandos est tombé vendredi, mortellement touché par un tir ennemi, lors d’une opération de ratissage dans le cadre de la stratégie « harcèlement » par un tireur isolé terroriste, lequel a été neutralisé aussitôt.

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Emmanuel Macron a ensuite remis les insignes d’Officier de la Légion d’Honneur à Maxime Blasco  à titre posthume. Le valeureux combattant avait déjà été décoré par le chef de l’État pour ses actes de bravoure au cours d’une opération au Mali en 2019.

Une minute de silence a ensuite été observée puis les clairons de la Garde Républicaine ont sonné « aux morts », joué l’air de Marengo, (sur lequel a été écrite la prière parachutiste) puis la Marseillaise avant la sortie du cercueil de la Cour de l’Hôtel des Invalides.

Un autre hommage lui sera rendu à Varces, en Isère, par ses frères d’armes du 7e bataillon de chasseurs alpins.

Il est à noter que les polémiques se sont tues,en cette période préélectorale, et c’est tant mieux. Même si beaucoup se demandent, y compris parmi les patriotes ce que l’armée française fait au Mali.

On doit simplement rappeler que la France est l’un des rares pays à prendre largement sa part dans la lutte contre le djihadisme, et que par ailleurs il vaut mieux que ce soient les Français qui interviennent en Afrique francophone plutôt que d’autres acteurs internationaux. Mais l’enlisement consiste à soutenir des gouvernements africains faibles, corrompus et ingrats au point d’être prêts, à l’issue d’un coup d’État militaire, à s’offrir des mercenaires (groupe Wagner) avec les financements européens, pour pouvoir éliminer leurs ennemis, c’est-à-dire, non pas les terroristes de Boko Haram, mais les tribus Touareg du nord. Autrement dit, l’armée française fait un travail remarquable, mais la gestion géopolitique ne tient pas compte, comme le suggère le professeur Bernard Lugan, de la nécessité de prendre en compte une forme de partition entre le nord et le sud et fait preuve d’une cécité étonnante sur les réalités de l’Afrique.

Il conviendra de façon urgente pour les décideurs de notre pays de reprendre en profondeur le dossier Barkhane et de muscler notre armée en autonomisant ses moyens logistiques. Affaire à suivre de très près.

Olivier Perceval
( 17 septembre, 2021 )

Contrat France Australie : Le holdup de Washington

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

« Les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts. » (Charles De Gaulle)

Ainsi une fois de plus une coalition Anglo-Saxonne menée par les USA inflige à la France un nouveau coup de Trafalgar, un véritable hold’up.

Cinquante milliards d’Euros passent sous le nez de Naval Group, un industriel qui avait pourtant pris le soin d’angliciser son nom pour mieux s’inscrire dans la compétition internationale. Certes, La France devait confier la réalisation de la coque et de la motorisation à des chantiers australiens et toute l’électronique de bord et les armements (torpilles et missiles) devaient être livrés par l’américain Lockheed Martin. Il n’en reste pas moins que ce sont près de 10 milliards d’euros qui n’entreront pas dans les caisses françaises, de quoi, en ces temps difficiles du « quoi qu’il en coûte », donner une migraine au gouvernement.

On peut se perdre en conjecture pour expliquer les raisons qui ont motivé l’État Australien dans son revirement inattendu , malgré les pauvres arguments apportés par le premier ministre Australien Scott Morrison : « la décision que nous avons prise de ne pas continuer avec les sous-marins de classe Attack et de prendre un autre chemin n’est pas un changement d’avis, c’est un changement de besoin ».

Personne n’est dupe et le formidable « Lobbying » déployé par Joe Biden aura eu raison, avec la constitution d’AUKUS » (Australia, United Kingdom, United States), de la solidité des engagements australiens avec la France.

Bien sûr, messieurs les Anglais sont de la partie, ce qui démontre au passage que l’isolement qui leur était promis au moment du Brexit, n’aura pas duré bien longtemps.

Mais au-delà, il y a l’aspect stratégique, la France possède des intérêts dans cette région, comme le rappellent dans un communiqué commun, Jean Yves Le Drian ministre des affaires étrangères et Florence Parly, ministre des armées sur l’ambition de la France dans cette région » et il précisent que la France est la seule nation européenne « présente en Indopacifique avec près de deux millions de ses ressortissants et plus de 7.000 militaires ».

La géopolitique est cruelle et au-delà du contrat du siècle, les Américains obsédés à juste titre par la gourmandise territoriale chinoise pourraient être inquiets de voir la Nouvelle Calédonie obtenir son indépendance et se tourner vers Pékin. D’où, peut-être une légitime défiance.

Il y a là de vrais enjeux que nos diplomates du quai d’Orsay semblent subir sans pouvoir interférer dans les tergiversations idéologiques de L’Élysée et Matignon.

La solidarité Anglo-Saxonne semble plus réaliste et concrète que celle de l’Union européenne, au sein de laquelle notre pays a toutes les peines du monde à vendre un Rafale, l’un des meilleurs aéronefs de combat existant aujourd’hui, au rabais.

Olivier Perceval
( 10 septembre, 2021 )

Adieu Bebel, l’hommage national…N’est-ce pas un peu trop ?

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

Nombreux sont les Français qui ont pu apprécier le sémillant acteur durant des décennies, son panache, sa verve, son style inimitable, son côté très français. Il représente le beau mâle blanc, un peu macho, mais avec élégance, surtout quand il est servi par de bons dialoguistes.

Alors oui, adieu Bebel a dit le président de la République dans la cour des invalides, devant la garde républicaine et une foule sincèrement émue.

Mais je me demande si je ne suis pas un peu paranoïaque et si cette belle et grave manifestation n’arrive pas à point nommé, pour d’une part nous distraire de nos avanies sanitaires et sécuritaires dans une période pré-électorale plutôt tendue et d’autre part recoller avec la masse de nos compatriotes qui ne se reconnaissent plus dans une France gagnée par la « cancel culture » et les délires LGBT…

Quelle aubaine, la disparition d’un grand comédien si populaire (et boudé par Télérama, c’est dire…).

Je n’irai pas jusque à m’imaginer qu’on ait aidé l’acteur à décéder plus tôt, mais il faut avouer que ça tombe plutôt bien.

Belmondo n’incarne-t-il pas une France sûre d’elle, forte de son histoire et de sa civilisation ?

Macron lui-même n’a‑il pas célébré une personnalité très française, (il n’a pas dit européenne,) qui inspire nos compatriotes ?

On est loin de l’image des junkies en bas résille à l’Élysée, autre image vendue par le président dans probablement le cadre du « en même temps ».

Pour ma part, je fais partie de ces Français qui portent à Belmondo une grande affection, c’est notre Bebel national évidemment.

Pourtant je m’interroge sur l’utilisation à temps et à contre temps du cérémonial des Invalides réservé naguère aux héros de la Nation, même si l’acteur a incarné des rôles de militaire, de légionnaire, de résistant et autre démineur, et aujourd’hui ouvert au monde du show-biz, ce qui conforte l’idée prophétique de Guy Debord de l’avènement d’une société du spectacle, laquelle sans nul doute est la résultante d’une démocratie en pleine dégénérescence.

L’hommage National aux Invalides constitue l’un des éléments de la panoplie républicaine permettant de donner l’illusion d’une continuité régalienne à la présidence de la République. C’est ainsi que le régime survit bon an mal an depuis deux siècles, mais le grand écart pourrait devenir un beau jour casse-gueule.

Adieu Bebel, on va revoir tous tes films avec nostalgie, mais je ne suis pas sûr que l’acteur qui savait si bien exprimer le bon sens français, ait vraiment apprécié de là où il nous regarde, cet hommage aux Invalides un peu décalé.

Olivier Perceval
( 3 septembre, 2021 )

Immigration, insécurité, le revirement de la droite « républicaine »

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

l semble qu’un vent singulier souffle sur les médias, comme sur le personnel politique, en cette période pré-électorale. Ce qui était le constat réservé à ceux qui sont toujours qualifiés d’extrême droite devient une litote très partagée dans la droite dite républicaine, c’est-à-dire entrant dans les canons de la pensée dominante.

La sortie du film « BAC nord » avec Gilles Lellouche et le reportage de France télévision sur les « cheik points » à Marseille, viennent certes enfoncer un clou qui était déjà posé à la verticale par les candidats de droite aux présidentielles. Il est même amusant d’entendre de mâles paroles sur l’immigration qui se déverse dans notre pays enfin reliées à l’insécurité, avec des déclarations viriles et sans concessions sur les zones de « non-droit » et des demandes d’expulsions systématiques des étrangers clandestins, de l’ouverture de places de prison supplémentaire et de durcissement des lois migratoires. Certains parlent même d’envoyer l’armée dans les banlieues les plus explosives.

Il n’y a pas de mots assez durs pour qualifier le laxisme politique à l’origine de cette situation, comme si leurs maitres vénérés Chirac et Sarkozy , dont ils ont été peu ou prou les ministres ‚n’étaient pas un peu responsables …

Le « Rassemblement National » qui proclame ce diagnostic depuis des décennies, et subit pour cela l’opprobre de toute la classe politique, se trouve aujourd’hui dépassé sur sa droite, par les nouveaux convertis soudainement éclairés. Mais, comme dit Valérie Pécresse, surtout pas question d’alliance avec cette extrême droite là. Pourquoi ? Réponse, heu, parce que, les valeurs républicaines…

Ce qui est stupéfiant est de voir, comment les mêmes qui fustigeaient avec mépris le racisme supposé des lanceurs d’alerte, il y a encore quelques mois, poussent aujourd’hui des cris d’orfraies devant le scandale d’une immigration incontrôlée et d’un laxisme judiciaire ahurissant. Ils empruntent même à Zemmour ses analyses (tout en le décriant) comme si tout cela était nouveau.

Bien sûr, il faut gagner les élections et comme le « sentiment d’insécurité », formule exhumée par le garde des sceaux fort malencontreusement au moment où tout le monde, même à gauche, avait cessé d’y avoir recours, est devenu un cauchemar pour une majorité de Français, le candidat toujours bien conseillé, devait se positionner sur cette question sans ambiguïté.

Question de communication ou réelle prise de conscience ? Dans un plan de carrière politique on est obligé de tenir compte des sondages et, pour prendre « conscience » d’un fléau touchant notre pays, il faudrait déjà en avoir une de « conscience ». Disons qu’un certain réalisme électoral et non pas nécessairement politique, fait pencher aujourd’hui la balance vers des mesures plus fermes sur la question de l’immigration, que l’on s’accorde à relier aujourd’hui au terrorisme comme à la délinquance.

Ce qui n’est hélas pas le cas du gouvernement. La récente visite de monsieur Macron à Marseille constitue l’énième épisode de la ronde électorale présidentielle où l’on donne des coups de menton et où la « prise de conscience », saluée par les naïfs, que ce soit la promesse du karcher de Sarkozy hier, ou celle de la fermeté et du soutien indéfectible à la police aujourd’hui, sans jamais mentionner la question de l’immigration, n’a  plus aucune crédibilité .

Mais bien sûr, toutes les avanies de notre pays, que ce soit en politique étrangère comme intérieure, en matières sociale autant qu’économique, dans tous les domaines où en particulier le régalien doit s’imposer, il faut y voir un demi-siècle d’abandon, de perte d’ambition pour la France au profit d’une union européenne impossible, « en marche » vers une structure fédérale promue aujourd’hui par Macron « himself  » et ses affidés de la grosse commission.

Pour être bien vu par les oligarchies financières siégeant à Davos, chaque année, il convient de ne pas trop se préoccuper des questions « populistes » relatives à l’insécurité, mais se concentrer, en bon « young leader », sur l’entreprise d’effacement progressif des Nations au profit du nouvel ordre mondial. Pour cela il conviendra de détourner l’attention des peuples en provoquant des peurs irrationnelles par la mise en scène des menaces sanitaires et écologiques, « quoi qu’il en coûte ».

Ça pourrait marcher…

Olivier Perceval
( 2 septembre, 2021 )

CMRDS 2021 : une édition remarquable !

 

 

Lu que « actionfrancaise.net »

Par Guillaume de Salvandy

Une fois de plus, le Camp Maxime Real del Sarte, université d’été de l’Action française, bat tous les records préalablement établis ! Si l’an dernier nous avions accueilli 270 participants – un nombre jamais vu depuis le fameux camp de 1968, cette année ce sont 342 personnes qui sont passées au Château d’Ailly entre le 22 et le 29 août pour bénéficier d’une formation intensive, et ce malgré l’incertitude qui planait quant à un possible reconfinement et l’application des mesures du pass sanitaire pour voyager en train.

La montée en puissance de notre mouvement, qui est démontrée à chaque ouverture de section et évènement public, s’est traduite encore une fois dans le réel, ce réel qui prouve qu’une jeunesse souhaite s’engager pour son pays et pour sa renaissance. Cette jeunesse est aussi désireuse de se former pour répondre aux enjeux de demain, et notamment l’élection du Chef de l’Etat. C’est précisément sur ce sujet que nous avons travaillé durant cette semaine, au travers des « dix axes de salut national » proposés par l’AF.

La formation est dispensée tout au long de la journée : après le lever des couleurs et le petit déjeuner sont données les deux conférences magistrales de la matinée ; puis à lieu le déjeuner, suivi des ateliers pratiques dans lesquels chacun peut se lancer ou approfondir ses connaissances (communication, relations presse, graphisme, montage vidéo, secourisme, rhétorique…), puis des cercles d’étude organisés par niveaux en fonction des connaissances de chacun : le niveau 1 pour la doctrine élémentaire et le niveau 2 pour des sujets plus approfondis ou d’actualité. En fin d’après-midi a lieu la séance de sport, autour de pratiques variées. Le dîner quant à lui est précédé d’un « point culture » et du bilan annuel des sections et fédérations.

Le dimanche après-midi, les premiers campeurs arrivaient sur le lieu du camp et montaient leurs tentes non loin du mât auquel sera hissé le drapeau tricolore fleur-de-lysé. Enfin le premier repas avait lieu, déjà rythmé de nombreux chants comme le seraient tous ceux de la semaine.

Le lendemain matin se déroulait le premier rassemblement, les équipes étaient formées afin de mêler nouveaux et habitués, la maîtrise du camp se présentait et le programme de la journée était donné. Puis la Royale résonnait pour la première fois de la semaine. Après un petit-déjeuner qui permettait de découvrir ses coéquipiers venait l’heure du redouté questionnaire déterminant le niveau de chacun pour la répartition lors des cercles d’étude.

Ce lundi matin avaient donc lieu les conférences sur l’économie, l’inflation et ses conséquences par Henri Letigre, et sur la souveraineté française et le souverainisme par Pierre-Yves Rougeyron ; quant aux cercles d’étude de l’après-midi, ils portaient sur le libéralisme, la monarchie, la cartographie des votes, et la démocratie représentative.

Le mardi matin, un sujet crucial de la prochaine présidentielle, l’immigration, fut traitée par François Bel-Ker au regard de l’intérêt national, puis eut lieu une conférence à deux voix avec Francis Venciton et Enzo Sandré sur l’écologie intégrale (lire à ce sujet Quelle écologie pour demain ? préfacé par Jacques de Guillebon). Après le déjeuner les campeurs se sont intéressés à l’empirisme organisateur, aux notions de pays réel et de pays légal, aux différentes formes de votes, et aux raisons de la décadence intellectuelle de notre pays.

Le mercredi était une journée dont les thèmes sont chers à l’AF : les relations internationales et la grande difficulté de les aborder dans le cadre républicain de nos institutions, puis la réalité de la liberté de la presse incapable de dénoncer les scandales politiques et financiers, mais aussi la censure progressiste qui se met progressivement en place, sujets présentés respectivement par Bernard Lugan et Philippe Mesnard. L’après-midi était consacrée à la décentralisation, à la politique naturelle, à la place des royalistes dans la résistance et la disparition des programmes politiques au gré d’une gouvernance généralisée. La soirée était consacrée à la traditionnelle veillée du camp, celle où chacun écoute avec respect les exploits de nos aînés, ceux qui luttèrent après mai 68 contre le gauchisme triomphant, ceux qui se dressèrent contre l’interdiction d’honorer Jeanne d’Arc, ceux qui firent la campagne du « non » au référendum européen de 2005. Ces récits étaient émaillés des chants de nos fédérations.

Le jeudi la journée recommençait avec les réformes indispensables de la justice par Henri Bec, président du mouvement et ancien magistrat, puis Olivier Perceval, rédacteur en chef du site de l’AF, présentait la fracture sociale engendrée par plus de quarante années de gestion calamiteuse des quartiers. L’après-midi était consacrée à la démocratie, au quadrilatère maurrassien, à l’identité nationale et à la révolte des viticulteurs de 1907.

Vendredi, dernier jour du CMRDS, avaient lieu deux conférences qui firent réagir chacune à leur manière : les fondements de la géopolitique par Charles Saint-Prot puis la famille par Sylvain Durain. Les cercles d’étude de cette dernière après-midi de camp avaient pour sujet le politique d’abord, le nationalisme intégral, la monarchie marocaine et les racines du mal. La soirée de ce vendredi était toute particulière : en effet, nous avions le plaisir de recevoir Jacques de Sansonetti, Camelot du Roi exemplaire, pour célébrer avec lui ses 70 ans d’engagement au sein de l’Action française, mais aussi pour fêter le dixième CMRDS à se tenir au Château d’Ailly.

Les différents « points culture » de la semaine portaient sur des sujets très divers : le peintre Georges Mathieu par Marc Van de Sande, Maxime Real del Sarte par Gérard Leclerc, Jacques Renouvin par François-Marin Fleutot, la diplomatie royale par Jean-Noël Benoît, et le pari de Pascal par l’abbé de Tanoüarn.

L’Université d’Été du samedi était comme chaque année une journée de tables rondes et d’accueil de visiteurs extérieurs. La matinée était divisée entre deux conférences sur l’instruction publique et l’aménagement du territoire. Après le déjeuner, la Librairie de Flore – présente pendant toute la durée du camp – se déplaçait dans la grande cour pour rejoindre les nombreux stands de producteurs et fabricants amis, qui permettaient aux visiteurs comme aux campeurs de faire des emplettes variées : du vin rosé – avec une cuvée spéciale « Maurras » –, des affiches et des t‑shirts, des collections de livres et magazines, mais aussi de découvrir le Réseau Colbert, association des professionnels d’Action française. Certains militants quittaient alors le camp pour participer à la manifestation anti pass sanitaire qui avait lieu à Roanne, pendant qu’Antoine Scherrer s’interrogeait avec nous sur la pertinence de souhaiter changer le monde actuel. Une table ronde rassemblait ensuite Gérard Leclerc, François Marcilhac, Stéphane Blanchonnet et Luc Compain autour des enjeux et perspectives des prochaines élections présidentielles. Puis Hilaire de Crémiers, président d’honneur de l’AF-RN, livrait pour clore la semaine une conclusion vibrante à ce CMRDS. La journée et le camp se terminaient par le traditionnel banquet d’AF en plein air.

Cette année nous étions près de 350, nous nous préparons d’ores et déjà à mobiliser encore plus la jeunesse de France pour participer à un nouveau Camp Maxime Real del Sarte qui s’annonce déjà mémorable : c’en sera en effet la 70e édition !

( 1 juillet, 2021 )

La confusion des valeurs

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

D’après la nouvelle loi hongroise« la pornographie et les contenus qui représentent la sexualité ou promeuvent la déviation de l’identité de genre, le changement de sexe et l’homosexualité ne doivent pas être accessibles aux moins de 18 ans ». Ce texte, qualifié mercredi de « honte » par la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, était au cœur du débat à Bruxelles.

« La loi ne porte pas sur les homosexuels. Elle concerne la façon dont les parents veulent faire l’éducation sexuelle de leurs enfants », s’est défendu le premier ministre hongrois, Viktor Orban,

Mais notre président, qui revendique la place le champion de la cause LGBT, n’hésite pas, avec le courage qui le caractérise, à rétorquer :

« Nous avons des valeurs qui sont notre socle, avant même la construction de l’UE, et qui en constituent le socle fondamental. (…) Elles reposent sur le respect de la dignité de chacun, et donc la lutte contre les discriminations. La loi, telle qu’elle est mise sur la table, ne me paraît pas conforme à nos valeurs et à ce qu’est l’Europe. »

C’est sans appel, mais on se demande dans quel texte de Robert Schuman catholique convaincu, ou de n’importe quel « père » de l’Europe, le président Macron a vu évoquer les valeurs LGBT comme fondement de l’Europe.

D’ailleurs, chacun sait que l’Union Européenne au moment de sa construction était fondée essentiellement sur des « valeurs » économiques en héritage de la CECA (Communauté Européenne du charbon et de l’acier).

« Quand on se penche sur le modèle alternatif proposé, on devrait penser qu’est inclusif le fait de vouloir séparer un enfant de son père dès sa conception. Qu’est également inclusif le fait de vouloir louer un utérus féminin pour ensuite arracher l’enfant à sa mère. Et on est pris d’un doute : est-ce donc cela, les valeurs fondamentales de l’UE » ? Nous explique fort justement Sabine Faivre sur Boulevard Voltaire.

La nouvelle formule qui fait florès dans les milieux « macroniens » pour désigner le mal absolu est le terme : « illibéralisme ». Si vous êtes affublé de cette tunique infâmante, vous êtes exclus définitivement, non pas de la civilisation, car ces gens-là ne se réclament en rien d’une quelconque civilisation étant donné qu’ils sont disciple de la déconstruction.  C’est Orban lui-même qui revendique fort habilement ce néologisme inventé par Pierre Rosanvallon. L’illibéralisme est, selon Rosanvallon, « une culture politique qui disqualifie en son principe la vision libérale » et le professeur au collège de France tient cette option comme une alternative au libéralisme capitaliste qui exclut implicitement le peuple des décisions qui pourtant le concernent.

Il reste que l’offensive étonnante de l’UE qui consiste à vouloir contraindre la Hongrie, pays souverain à adopter des lois à contenu anthropologique, conformes aux vues d’autres pays ayant choisi la normalisation, voire la célébration universelle de l’homosexualité, ne semble pas choquer les démocrates indignés, si prompts à mettre le genou à terre devant l’attachement des « minorités » à leurs cultures. C’est non-seulement de l’ingérence, mais encore une véritable agression contre un peuple précisément attaché à sa culture multiséculaire.

Cette obsession des États supervisés par l’oligarchie, d’imposer dans les médias, dans les écoles et partout dans l’espace public les pratiques bourgeoises « gay », risque à contrario d’exacerber une homophobie de plus en plus rugueuse dans le peuple et d’ouvrir une nouvelle fracture sociale et anthropologique. Est-ce le but recherché ?

Olivier Perceval
( 28 juin, 2021 )

On prend les mêmes…

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

Il faut voir les sourires béats des élus de la vieille droite corrompue ainsi que ceux de la vieille gauche vendue, parés de toutes les vertus des chevaliers blancs, après la publication des résultats des derniers scrutins, fiers les uns comme les autres de leurs victoires à la Pyrrhus. De fait, ils ont sauvé leurs peaux et éloignés les hydres « des extrêmes comme ils disent ». Comme quoi, une élection sans le peuple, c’est quand même bien pratique.

LREM a perdu, mais Macron a gagné, nous voulons dire les partisans de l’extrême centre hyper libéral, c’est-à-dire ceux qui voteront Macron aux présidentielles.

Les commentateurs affirment déjà que les Français ne veulent plus du scénario de 2017 : Macron face à Le Pen, ce sera donc le Macron compatible Xavier Bertrand qui devrait devenir l’opposant au deuxième tour du président insortable ?

Si ce scénario devait nous échoir, il ne faudrait pas miser sur autre chose qu’un nouveau record de l’abstention.

Oui, on peut admettre que le RN a raté son virage de « dédiabolisation », la dédiabolisation consistant à rallier une à une les positions convenues des adversaires, lesquelles adversaires ne se gênent pas pour reprendre à leurs comptes les thèmes de l’insécurité et de la relocalisation, ce qui ne coûte rien, tant que ça reste des promesses et que ça rassure le bourgeois.

Bref, nous sommes face à une tension sociale, politique, anthropologique devant laquelle nous voyons s’agiter des marionnettes courant après les mandats, chacune gardant sa place assignée, sans espace pour l’analyse de fond ni sur les causes historiques de la chute de la France et de la civilisation occidentale.

Une absence tragique d’ambition, car ce n’est un secret pour personne que les vrais enjeux de notre monde se décident dans d’autres cénacles.

Olivier Perceval

( 18 juin, 2021 )

Le libéralisme contre les libertés (partie II)

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

Ah, la peur généralisée, depuis la merveilleuse expérience de la terreur en 1793, on n’a jamais cessé d’affiner le concept avec, il faut le reconnaître, moins d’effusion de sang aujourd’hui et plus de fantasmes

Mais la peur, reste un excellent outil de conditionnement que savent utiliser intelligemment les libéraux qui ont mis en place, là aussi comme une liberté nouvelle, le concept d’individualisme.

Belle trouvaille que cette notion d’individualisme qui affranchit l’Homme de toute tutelle et lui permet de décider seul de ses choix. Mais malheur à l’homme seul, car sa solitude le rend fragile devant les prédateurs.  Il ne s’agit pas de nier ici l’existence de la personne individuelle, mais seulement de rappeler que l’Homme est un animal social, ce qui lui donne l’avantage de pouvoir construire une société, laquelle est naturellement fondée sur la solidarité, et qu’elle suppose une organisation structurée. Du reste il est significatif de constater que cette revendication individualiste induit paradoxalement des comportements formatés, grégaires, uniformes, délateurs et accusateurs envers ceux qui s’exposent en nageant à contre-courant. Cet individualisme se transforme alors en une marée conformiste, et la peur aidant, agressivement intolérante à toute sorte de manquement aux règles édictées par les « sachants » élus sans doute par « la main invisible »

Ce ne sont plus, aujourd’hui, « les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics », qui provoquent « le regard oblique des passants honnêtes », mais ceux qui se promènent dans la rue sans masque.

La peur vous dis-je !

Cela me rappelle un roman de Bradbury où la population est contaminée par une plante extraterrestre qui annihile la pensée et contrôle l’humanité : pour passer inaperçu dans la foule, et ne pas être lynché, il faut afficher un visage inexpressif, un masque en somme. La peur est un excellent stimulant pour l’obéissance aveugle à une autorité non incarnée, ce qui donne le sentiment trompeur d’être autonome.

Le meilleur des mondes du visionnaire Aldous Huxley ne nous dit pas autre chose : Dans ce monde, nous sommes sur le chemin du rêve transhumaniste et le Soma, une drogue bienfaisante, accompagnée par une libération sexuelle médicalement et digitalement assistée, permet d’être éternellement heureux. Ce roman décrit aussi une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, les évasions et les rêves proscrits. Bref, une dictature parfaite, comme aimeraient nous l’offrir ceux qui dirigent et pensent le monde pour nous. Les peuples encombrants et remuants, les gaulois réfractaires, doivent être anesthésiés et obéissants.

Ainsi pourra-t-on contrôler la démographie, brasser les populations arrachées à leurs cultures (cancel culture et décolonialisme) et gérer la production et la consommation pour une société parfaite et harmonieuse.

C’est du reste ici que se rencontrent le courant libéral et le courant libertaire. La galaxie bobo, urbano-écologiste, anti-spéciste, LGBTXY, pacifiste en principe, mais prête à cautionner les pires violences quand c’est un Français mâle, blanc, hétérosexuel qui est la cible. Cette galaxie voit tout l’intérêt de participer à une société post-moderne contrôlée par le capitalisme mondial anonyme.

Philippe de Villiers, dans son dernier ouvrage nous révèle, ce que certes nous savions déjà, mais ici avec des arguments étayés que : « Big pharma, Big data, Big finance, la fondation Bill Gates, le Forum de Davos, composent une sorte de directoire d’influence mondiale supérieur aux puissances publiques. » Il nous apprend aussi que, si aucune preuve n’indique que le virus du COVID 19 a été volontairement diffusé à partir du labo de Huan, il apparait pour l’élite globalisée comme une aubaine. C’est ce que dit notamment Klaus Schwab, le fondateur et président du forum économique mondial de Davos ; C’est écrit dans son manifeste : Covid 19, la grande réinitialisation, ou « Great Reset »

Évidemment, (peut-être même ici), va-t-on crier au complotisme, pourtant, lorsque Philippe de Villiers annonce cela sur les plateaux télé, personne ne moufte ; Il n’y a pas de scandale et bien sûr il n’y a pas eu d’assignation au tribunal, pour la bonne raison que le projet est affiché au grand jour par cette élite et porté plus particulièrement par le très sérieux et très influent Klaus Schwab.

Ainsi donc, il y a bien un complot, mais un complot si j’ose dire à ciel ouvert, brandi sans complexes par les comploteurs eux-mêmes, avec le soutien des chefs d’état occidentaux pour lesquels la doctrine libérale est incontournable.

Quoi faire ?

La Révolution, résume Maurras, « nous a fait passer de l’autorité des Princes de notre sang » sous celle « des marchands d’or »

Alors, on peut se demander où cela va finir ? Et quelles parades on peut opposer à cet abandon une à une de toutes les protections du peuple, ce peuple que chez nous on appelle le pays réel.

On voit bien que Macron avec ses « pieds nickelés et poings liés », lui-même issu de la banque est complètement acquis à l’idéologie libéro mondialiste. Quant à Marine Le Pen, dont on ne peut contester le patriotisme, elle semble aussi fragile qu’un roseau face au vent moderniste, jusqu’à s’accommoder avec plus ou moins bonne grâce de l’autorité de Bruxelles qui devient fréquentable. Elle rêve d’être de son temps et porte comme un fardeau tout ce qui peut rappeler la vieille France. Et si elle accepte une certaine forme de nationalisme, c’est bien sûr le nationalisme jacobin auquel elle pense. On ne lui signera certainement pas un chèque en blanc.

Nous devons donc œuvrer pour la restauration de l’État, et pas n’importe quel état, mais l’État royal qui dispose de l’indépendance face aux lobbies et autres groupes de pression y compris les plus puissants sur le plan international, à la manière des capétiens. A ce sujet, pour ceux qui pensent que l’État ne pèse guère face aux superpuissances oligarchiques, qu’ils sachent, qu’un état fort dispose du droit à l’exercice de la violence légitime. Un de mes fils me racontait l’autre jour, un passage d’une saga, qui semble être assez prisé par la jeunesse d’aujourd’hui, en français « jeu de trônes », où un riche marchand, chargé en outre de la gestion des finances du royaume, expliquait à la jeune reine de ce pays, que sans lui elle n’était rien, et que c’était lui qui possédait tout pouvoir de décision. Après qu’il eut fini sa démonstration, la reine appela ses gardes et leur ordonna : « mettez cet homme à mort » et le riche bourgeois d’implorer aussitôt à genoux la clémence de la reine » On retrouve dans ce récit l’esprit capétien qui s’est toujours exercé avec ceux qui prétendaient dominer l’État.  Le roi dispose   de l’indépendance garantie par la violence légitime, mais aussi de la durée et de la légitimité historique.

Le roi capétien est empereur en son royaume.

La dimension sociale reste au cœur du rôle protecteur du chef de l’État, il faut donc, comme le fit Colbert en son temps, redonner du sens au monde du travail en révélant son potentiel dynamique et créatif en le préservant et le protégeant. Et l’État, dans ce domaine ne doit pas développer une bureaucratie couteuse et pléthorique, mais faciliter la réorganisation du travail par les travailleurs eux-mêmes, par métiers et filières.

Un mouvement comme le nôtre, composé sociologiquement d’un nombre important de corps de métiers devrait pouvoir intégrer les organisations syndicales et mutualistes sans se laisser embarquer, voire même corrompre par des considérations idéologiques. De même, le monde des PME doit être investi, et beaucoup d’entre nous sont déjà parties prenantes.

Chers amis, il nous appartient d’observer attentivement aujourd’hui les bouleversement politiques, économiques et sociaux qui rendent la République de plus en plus fragile, et ça ne sera pas de notre fait, la rendant incapable de protéger la France qui la subit du reste depuis deux cents ans comme la tunique de Nessus.  La tentative imminente qui s’annonce de dissoudre la France et les autres nations, dans un amalgame, sans caractère, sans histoire, sans originalité, sans culte ni culture, sous surveillance d’un ordre capitaliste mondial échouera, tant qu’il restera dans ce pays quelques vrais Français. Il nous appartient à nous, l’Action française de les fédérer, pour renverser cette société idéale rêvée par les grands libéraux qui œuvrent depuis les lumières, et qui n’est en réalité que la société du veau d’or.

Le combat sera dur et épuisant, mais nous arrivons à l’âge des héros, et je laisse la conclusion à Pierre Boutang :« L’âge des héros rebâtira un pouvoir ; il n’est pas de grand siècle du passé qui ne se soit donné cette tâche : même aux âges simplement humains, où les familles, lassées de grandeur, confiaient à quelque César leur destin, à charge de maintenir le droit commun, le pouvoir reconstruit gardait quelque saveur du monde précédent. Notre société n’a que des banques pour cathédrales ; elle n’a rien à transmettre qui justifie un nouvel « appel aux conservateurs » ; il n’y a, d’elle proprement dite, rien à conserver. Aussi sommes-nous libres de rêver que le premier rebelle, et serviteur de la légitimité révolutionnaire, sera le Prince chrétien. »

Olivier Perceval (colloque du 8 mai)
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