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( 10 septembre, 2021 )

Adieu Bebel, l’hommage national…N’est-ce pas un peu trop ?

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

Nombreux sont les Français qui ont pu apprécier le sémillant acteur durant des décennies, son panache, sa verve, son style inimitable, son côté très français. Il représente le beau mâle blanc, un peu macho, mais avec élégance, surtout quand il est servi par de bons dialoguistes.

Alors oui, adieu Bebel a dit le président de la République dans la cour des invalides, devant la garde républicaine et une foule sincèrement émue.

Mais je me demande si je ne suis pas un peu paranoïaque et si cette belle et grave manifestation n’arrive pas à point nommé, pour d’une part nous distraire de nos avanies sanitaires et sécuritaires dans une période pré-électorale plutôt tendue et d’autre part recoller avec la masse de nos compatriotes qui ne se reconnaissent plus dans une France gagnée par la « cancel culture » et les délires LGBT…

Quelle aubaine, la disparition d’un grand comédien si populaire (et boudé par Télérama, c’est dire…).

Je n’irai pas jusque à m’imaginer qu’on ait aidé l’acteur à décéder plus tôt, mais il faut avouer que ça tombe plutôt bien.

Belmondo n’incarne-t-il pas une France sûre d’elle, forte de son histoire et de sa civilisation ?

Macron lui-même n’a‑il pas célébré une personnalité très française, (il n’a pas dit européenne,) qui inspire nos compatriotes ?

On est loin de l’image des junkies en bas résille à l’Élysée, autre image vendue par le président dans probablement le cadre du « en même temps ».

Pour ma part, je fais partie de ces Français qui portent à Belmondo une grande affection, c’est notre Bebel national évidemment.

Pourtant je m’interroge sur l’utilisation à temps et à contre temps du cérémonial des Invalides réservé naguère aux héros de la Nation, même si l’acteur a incarné des rôles de militaire, de légionnaire, de résistant et autre démineur, et aujourd’hui ouvert au monde du show-biz, ce qui conforte l’idée prophétique de Guy Debord de l’avènement d’une société du spectacle, laquelle sans nul doute est la résultante d’une démocratie en pleine dégénérescence.

L’hommage National aux Invalides constitue l’un des éléments de la panoplie républicaine permettant de donner l’illusion d’une continuité régalienne à la présidence de la République. C’est ainsi que le régime survit bon an mal an depuis deux siècles, mais le grand écart pourrait devenir un beau jour casse-gueule.

Adieu Bebel, on va revoir tous tes films avec nostalgie, mais je ne suis pas sûr que l’acteur qui savait si bien exprimer le bon sens français, ait vraiment apprécié de là où il nous regarde, cet hommage aux Invalides un peu décalé.

Olivier Perceval
( 3 septembre, 2021 )

Immigration, insécurité, le revirement de la droite « républicaine »

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

l semble qu’un vent singulier souffle sur les médias, comme sur le personnel politique, en cette période pré-électorale. Ce qui était le constat réservé à ceux qui sont toujours qualifiés d’extrême droite devient une litote très partagée dans la droite dite républicaine, c’est-à-dire entrant dans les canons de la pensée dominante.

La sortie du film « BAC nord » avec Gilles Lellouche et le reportage de France télévision sur les « cheik points » à Marseille, viennent certes enfoncer un clou qui était déjà posé à la verticale par les candidats de droite aux présidentielles. Il est même amusant d’entendre de mâles paroles sur l’immigration qui se déverse dans notre pays enfin reliées à l’insécurité, avec des déclarations viriles et sans concessions sur les zones de « non-droit » et des demandes d’expulsions systématiques des étrangers clandestins, de l’ouverture de places de prison supplémentaire et de durcissement des lois migratoires. Certains parlent même d’envoyer l’armée dans les banlieues les plus explosives.

Il n’y a pas de mots assez durs pour qualifier le laxisme politique à l’origine de cette situation, comme si leurs maitres vénérés Chirac et Sarkozy , dont ils ont été peu ou prou les ministres ‚n’étaient pas un peu responsables …

Le « Rassemblement National » qui proclame ce diagnostic depuis des décennies, et subit pour cela l’opprobre de toute la classe politique, se trouve aujourd’hui dépassé sur sa droite, par les nouveaux convertis soudainement éclairés. Mais, comme dit Valérie Pécresse, surtout pas question d’alliance avec cette extrême droite là. Pourquoi ? Réponse, heu, parce que, les valeurs républicaines…

Ce qui est stupéfiant est de voir, comment les mêmes qui fustigeaient avec mépris le racisme supposé des lanceurs d’alerte, il y a encore quelques mois, poussent aujourd’hui des cris d’orfraies devant le scandale d’une immigration incontrôlée et d’un laxisme judiciaire ahurissant. Ils empruntent même à Zemmour ses analyses (tout en le décriant) comme si tout cela était nouveau.

Bien sûr, il faut gagner les élections et comme le « sentiment d’insécurité », formule exhumée par le garde des sceaux fort malencontreusement au moment où tout le monde, même à gauche, avait cessé d’y avoir recours, est devenu un cauchemar pour une majorité de Français, le candidat toujours bien conseillé, devait se positionner sur cette question sans ambiguïté.

Question de communication ou réelle prise de conscience ? Dans un plan de carrière politique on est obligé de tenir compte des sondages et, pour prendre « conscience » d’un fléau touchant notre pays, il faudrait déjà en avoir une de « conscience ». Disons qu’un certain réalisme électoral et non pas nécessairement politique, fait pencher aujourd’hui la balance vers des mesures plus fermes sur la question de l’immigration, que l’on s’accorde à relier aujourd’hui au terrorisme comme à la délinquance.

Ce qui n’est hélas pas le cas du gouvernement. La récente visite de monsieur Macron à Marseille constitue l’énième épisode de la ronde électorale présidentielle où l’on donne des coups de menton et où la « prise de conscience », saluée par les naïfs, que ce soit la promesse du karcher de Sarkozy hier, ou celle de la fermeté et du soutien indéfectible à la police aujourd’hui, sans jamais mentionner la question de l’immigration, n’a  plus aucune crédibilité .

Mais bien sûr, toutes les avanies de notre pays, que ce soit en politique étrangère comme intérieure, en matières sociale autant qu’économique, dans tous les domaines où en particulier le régalien doit s’imposer, il faut y voir un demi-siècle d’abandon, de perte d’ambition pour la France au profit d’une union européenne impossible, « en marche » vers une structure fédérale promue aujourd’hui par Macron « himself  » et ses affidés de la grosse commission.

Pour être bien vu par les oligarchies financières siégeant à Davos, chaque année, il convient de ne pas trop se préoccuper des questions « populistes » relatives à l’insécurité, mais se concentrer, en bon « young leader », sur l’entreprise d’effacement progressif des Nations au profit du nouvel ordre mondial. Pour cela il conviendra de détourner l’attention des peuples en provoquant des peurs irrationnelles par la mise en scène des menaces sanitaires et écologiques, « quoi qu’il en coûte ».

Ça pourrait marcher…

Olivier Perceval
( 2 septembre, 2021 )

CMRDS 2021 : une édition remarquable !

 

 

Lu que « actionfrancaise.net »

Par Guillaume de Salvandy

Une fois de plus, le Camp Maxime Real del Sarte, université d’été de l’Action française, bat tous les records préalablement établis ! Si l’an dernier nous avions accueilli 270 participants – un nombre jamais vu depuis le fameux camp de 1968, cette année ce sont 342 personnes qui sont passées au Château d’Ailly entre le 22 et le 29 août pour bénéficier d’une formation intensive, et ce malgré l’incertitude qui planait quant à un possible reconfinement et l’application des mesures du pass sanitaire pour voyager en train.

La montée en puissance de notre mouvement, qui est démontrée à chaque ouverture de section et évènement public, s’est traduite encore une fois dans le réel, ce réel qui prouve qu’une jeunesse souhaite s’engager pour son pays et pour sa renaissance. Cette jeunesse est aussi désireuse de se former pour répondre aux enjeux de demain, et notamment l’élection du Chef de l’Etat. C’est précisément sur ce sujet que nous avons travaillé durant cette semaine, au travers des « dix axes de salut national » proposés par l’AF.

La formation est dispensée tout au long de la journée : après le lever des couleurs et le petit déjeuner sont données les deux conférences magistrales de la matinée ; puis à lieu le déjeuner, suivi des ateliers pratiques dans lesquels chacun peut se lancer ou approfondir ses connaissances (communication, relations presse, graphisme, montage vidéo, secourisme, rhétorique…), puis des cercles d’étude organisés par niveaux en fonction des connaissances de chacun : le niveau 1 pour la doctrine élémentaire et le niveau 2 pour des sujets plus approfondis ou d’actualité. En fin d’après-midi a lieu la séance de sport, autour de pratiques variées. Le dîner quant à lui est précédé d’un « point culture » et du bilan annuel des sections et fédérations.

Le dimanche après-midi, les premiers campeurs arrivaient sur le lieu du camp et montaient leurs tentes non loin du mât auquel sera hissé le drapeau tricolore fleur-de-lysé. Enfin le premier repas avait lieu, déjà rythmé de nombreux chants comme le seraient tous ceux de la semaine.

Le lendemain matin se déroulait le premier rassemblement, les équipes étaient formées afin de mêler nouveaux et habitués, la maîtrise du camp se présentait et le programme de la journée était donné. Puis la Royale résonnait pour la première fois de la semaine. Après un petit-déjeuner qui permettait de découvrir ses coéquipiers venait l’heure du redouté questionnaire déterminant le niveau de chacun pour la répartition lors des cercles d’étude.

Ce lundi matin avaient donc lieu les conférences sur l’économie, l’inflation et ses conséquences par Henri Letigre, et sur la souveraineté française et le souverainisme par Pierre-Yves Rougeyron ; quant aux cercles d’étude de l’après-midi, ils portaient sur le libéralisme, la monarchie, la cartographie des votes, et la démocratie représentative.

Le mardi matin, un sujet crucial de la prochaine présidentielle, l’immigration, fut traitée par François Bel-Ker au regard de l’intérêt national, puis eut lieu une conférence à deux voix avec Francis Venciton et Enzo Sandré sur l’écologie intégrale (lire à ce sujet Quelle écologie pour demain ? préfacé par Jacques de Guillebon). Après le déjeuner les campeurs se sont intéressés à l’empirisme organisateur, aux notions de pays réel et de pays légal, aux différentes formes de votes, et aux raisons de la décadence intellectuelle de notre pays.

Le mercredi était une journée dont les thèmes sont chers à l’AF : les relations internationales et la grande difficulté de les aborder dans le cadre républicain de nos institutions, puis la réalité de la liberté de la presse incapable de dénoncer les scandales politiques et financiers, mais aussi la censure progressiste qui se met progressivement en place, sujets présentés respectivement par Bernard Lugan et Philippe Mesnard. L’après-midi était consacrée à la décentralisation, à la politique naturelle, à la place des royalistes dans la résistance et la disparition des programmes politiques au gré d’une gouvernance généralisée. La soirée était consacrée à la traditionnelle veillée du camp, celle où chacun écoute avec respect les exploits de nos aînés, ceux qui luttèrent après mai 68 contre le gauchisme triomphant, ceux qui se dressèrent contre l’interdiction d’honorer Jeanne d’Arc, ceux qui firent la campagne du « non » au référendum européen de 2005. Ces récits étaient émaillés des chants de nos fédérations.

Le jeudi la journée recommençait avec les réformes indispensables de la justice par Henri Bec, président du mouvement et ancien magistrat, puis Olivier Perceval, rédacteur en chef du site de l’AF, présentait la fracture sociale engendrée par plus de quarante années de gestion calamiteuse des quartiers. L’après-midi était consacrée à la démocratie, au quadrilatère maurrassien, à l’identité nationale et à la révolte des viticulteurs de 1907.

Vendredi, dernier jour du CMRDS, avaient lieu deux conférences qui firent réagir chacune à leur manière : les fondements de la géopolitique par Charles Saint-Prot puis la famille par Sylvain Durain. Les cercles d’étude de cette dernière après-midi de camp avaient pour sujet le politique d’abord, le nationalisme intégral, la monarchie marocaine et les racines du mal. La soirée de ce vendredi était toute particulière : en effet, nous avions le plaisir de recevoir Jacques de Sansonetti, Camelot du Roi exemplaire, pour célébrer avec lui ses 70 ans d’engagement au sein de l’Action française, mais aussi pour fêter le dixième CMRDS à se tenir au Château d’Ailly.

Les différents « points culture » de la semaine portaient sur des sujets très divers : le peintre Georges Mathieu par Marc Van de Sande, Maxime Real del Sarte par Gérard Leclerc, Jacques Renouvin par François-Marin Fleutot, la diplomatie royale par Jean-Noël Benoît, et le pari de Pascal par l’abbé de Tanoüarn.

L’Université d’Été du samedi était comme chaque année une journée de tables rondes et d’accueil de visiteurs extérieurs. La matinée était divisée entre deux conférences sur l’instruction publique et l’aménagement du territoire. Après le déjeuner, la Librairie de Flore – présente pendant toute la durée du camp – se déplaçait dans la grande cour pour rejoindre les nombreux stands de producteurs et fabricants amis, qui permettaient aux visiteurs comme aux campeurs de faire des emplettes variées : du vin rosé – avec une cuvée spéciale « Maurras » –, des affiches et des t‑shirts, des collections de livres et magazines, mais aussi de découvrir le Réseau Colbert, association des professionnels d’Action française. Certains militants quittaient alors le camp pour participer à la manifestation anti pass sanitaire qui avait lieu à Roanne, pendant qu’Antoine Scherrer s’interrogeait avec nous sur la pertinence de souhaiter changer le monde actuel. Une table ronde rassemblait ensuite Gérard Leclerc, François Marcilhac, Stéphane Blanchonnet et Luc Compain autour des enjeux et perspectives des prochaines élections présidentielles. Puis Hilaire de Crémiers, président d’honneur de l’AF-RN, livrait pour clore la semaine une conclusion vibrante à ce CMRDS. La journée et le camp se terminaient par le traditionnel banquet d’AF en plein air.

Cette année nous étions près de 350, nous nous préparons d’ores et déjà à mobiliser encore plus la jeunesse de France pour participer à un nouveau Camp Maxime Real del Sarte qui s’annonce déjà mémorable : c’en sera en effet la 70e édition !

( 1 juillet, 2021 )

La confusion des valeurs

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

D’après la nouvelle loi hongroise« la pornographie et les contenus qui représentent la sexualité ou promeuvent la déviation de l’identité de genre, le changement de sexe et l’homosexualité ne doivent pas être accessibles aux moins de 18 ans ». Ce texte, qualifié mercredi de « honte » par la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, était au cœur du débat à Bruxelles.

« La loi ne porte pas sur les homosexuels. Elle concerne la façon dont les parents veulent faire l’éducation sexuelle de leurs enfants », s’est défendu le premier ministre hongrois, Viktor Orban,

Mais notre président, qui revendique la place le champion de la cause LGBT, n’hésite pas, avec le courage qui le caractérise, à rétorquer :

« Nous avons des valeurs qui sont notre socle, avant même la construction de l’UE, et qui en constituent le socle fondamental. (…) Elles reposent sur le respect de la dignité de chacun, et donc la lutte contre les discriminations. La loi, telle qu’elle est mise sur la table, ne me paraît pas conforme à nos valeurs et à ce qu’est l’Europe. »

C’est sans appel, mais on se demande dans quel texte de Robert Schuman catholique convaincu, ou de n’importe quel « père » de l’Europe, le président Macron a vu évoquer les valeurs LGBT comme fondement de l’Europe.

D’ailleurs, chacun sait que l’Union Européenne au moment de sa construction était fondée essentiellement sur des « valeurs » économiques en héritage de la CECA (Communauté Européenne du charbon et de l’acier).

« Quand on se penche sur le modèle alternatif proposé, on devrait penser qu’est inclusif le fait de vouloir séparer un enfant de son père dès sa conception. Qu’est également inclusif le fait de vouloir louer un utérus féminin pour ensuite arracher l’enfant à sa mère. Et on est pris d’un doute : est-ce donc cela, les valeurs fondamentales de l’UE » ? Nous explique fort justement Sabine Faivre sur Boulevard Voltaire.

La nouvelle formule qui fait florès dans les milieux « macroniens » pour désigner le mal absolu est le terme : « illibéralisme ». Si vous êtes affublé de cette tunique infâmante, vous êtes exclus définitivement, non pas de la civilisation, car ces gens-là ne se réclament en rien d’une quelconque civilisation étant donné qu’ils sont disciple de la déconstruction.  C’est Orban lui-même qui revendique fort habilement ce néologisme inventé par Pierre Rosanvallon. L’illibéralisme est, selon Rosanvallon, « une culture politique qui disqualifie en son principe la vision libérale » et le professeur au collège de France tient cette option comme une alternative au libéralisme capitaliste qui exclut implicitement le peuple des décisions qui pourtant le concernent.

Il reste que l’offensive étonnante de l’UE qui consiste à vouloir contraindre la Hongrie, pays souverain à adopter des lois à contenu anthropologique, conformes aux vues d’autres pays ayant choisi la normalisation, voire la célébration universelle de l’homosexualité, ne semble pas choquer les démocrates indignés, si prompts à mettre le genou à terre devant l’attachement des « minorités » à leurs cultures. C’est non-seulement de l’ingérence, mais encore une véritable agression contre un peuple précisément attaché à sa culture multiséculaire.

Cette obsession des États supervisés par l’oligarchie, d’imposer dans les médias, dans les écoles et partout dans l’espace public les pratiques bourgeoises « gay », risque à contrario d’exacerber une homophobie de plus en plus rugueuse dans le peuple et d’ouvrir une nouvelle fracture sociale et anthropologique. Est-ce le but recherché ?

Olivier Perceval
( 28 juin, 2021 )

On prend les mêmes…

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

Il faut voir les sourires béats des élus de la vieille droite corrompue ainsi que ceux de la vieille gauche vendue, parés de toutes les vertus des chevaliers blancs, après la publication des résultats des derniers scrutins, fiers les uns comme les autres de leurs victoires à la Pyrrhus. De fait, ils ont sauvé leurs peaux et éloignés les hydres « des extrêmes comme ils disent ». Comme quoi, une élection sans le peuple, c’est quand même bien pratique.

LREM a perdu, mais Macron a gagné, nous voulons dire les partisans de l’extrême centre hyper libéral, c’est-à-dire ceux qui voteront Macron aux présidentielles.

Les commentateurs affirment déjà que les Français ne veulent plus du scénario de 2017 : Macron face à Le Pen, ce sera donc le Macron compatible Xavier Bertrand qui devrait devenir l’opposant au deuxième tour du président insortable ?

Si ce scénario devait nous échoir, il ne faudrait pas miser sur autre chose qu’un nouveau record de l’abstention.

Oui, on peut admettre que le RN a raté son virage de « dédiabolisation », la dédiabolisation consistant à rallier une à une les positions convenues des adversaires, lesquelles adversaires ne se gênent pas pour reprendre à leurs comptes les thèmes de l’insécurité et de la relocalisation, ce qui ne coûte rien, tant que ça reste des promesses et que ça rassure le bourgeois.

Bref, nous sommes face à une tension sociale, politique, anthropologique devant laquelle nous voyons s’agiter des marionnettes courant après les mandats, chacune gardant sa place assignée, sans espace pour l’analyse de fond ni sur les causes historiques de la chute de la France et de la civilisation occidentale.

Une absence tragique d’ambition, car ce n’est un secret pour personne que les vrais enjeux de notre monde se décident dans d’autres cénacles.

Olivier Perceval

( 18 juin, 2021 )

Le libéralisme contre les libertés (partie II)

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

Ah, la peur généralisée, depuis la merveilleuse expérience de la terreur en 1793, on n’a jamais cessé d’affiner le concept avec, il faut le reconnaître, moins d’effusion de sang aujourd’hui et plus de fantasmes

Mais la peur, reste un excellent outil de conditionnement que savent utiliser intelligemment les libéraux qui ont mis en place, là aussi comme une liberté nouvelle, le concept d’individualisme.

Belle trouvaille que cette notion d’individualisme qui affranchit l’Homme de toute tutelle et lui permet de décider seul de ses choix. Mais malheur à l’homme seul, car sa solitude le rend fragile devant les prédateurs.  Il ne s’agit pas de nier ici l’existence de la personne individuelle, mais seulement de rappeler que l’Homme est un animal social, ce qui lui donne l’avantage de pouvoir construire une société, laquelle est naturellement fondée sur la solidarité, et qu’elle suppose une organisation structurée. Du reste il est significatif de constater que cette revendication individualiste induit paradoxalement des comportements formatés, grégaires, uniformes, délateurs et accusateurs envers ceux qui s’exposent en nageant à contre-courant. Cet individualisme se transforme alors en une marée conformiste, et la peur aidant, agressivement intolérante à toute sorte de manquement aux règles édictées par les « sachants » élus sans doute par « la main invisible »

Ce ne sont plus, aujourd’hui, « les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics », qui provoquent « le regard oblique des passants honnêtes », mais ceux qui se promènent dans la rue sans masque.

La peur vous dis-je !

Cela me rappelle un roman de Bradbury où la population est contaminée par une plante extraterrestre qui annihile la pensée et contrôle l’humanité : pour passer inaperçu dans la foule, et ne pas être lynché, il faut afficher un visage inexpressif, un masque en somme. La peur est un excellent stimulant pour l’obéissance aveugle à une autorité non incarnée, ce qui donne le sentiment trompeur d’être autonome.

Le meilleur des mondes du visionnaire Aldous Huxley ne nous dit pas autre chose : Dans ce monde, nous sommes sur le chemin du rêve transhumaniste et le Soma, une drogue bienfaisante, accompagnée par une libération sexuelle médicalement et digitalement assistée, permet d’être éternellement heureux. Ce roman décrit aussi une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, les évasions et les rêves proscrits. Bref, une dictature parfaite, comme aimeraient nous l’offrir ceux qui dirigent et pensent le monde pour nous. Les peuples encombrants et remuants, les gaulois réfractaires, doivent être anesthésiés et obéissants.

Ainsi pourra-t-on contrôler la démographie, brasser les populations arrachées à leurs cultures (cancel culture et décolonialisme) et gérer la production et la consommation pour une société parfaite et harmonieuse.

C’est du reste ici que se rencontrent le courant libéral et le courant libertaire. La galaxie bobo, urbano-écologiste, anti-spéciste, LGBTXY, pacifiste en principe, mais prête à cautionner les pires violences quand c’est un Français mâle, blanc, hétérosexuel qui est la cible. Cette galaxie voit tout l’intérêt de participer à une société post-moderne contrôlée par le capitalisme mondial anonyme.

Philippe de Villiers, dans son dernier ouvrage nous révèle, ce que certes nous savions déjà, mais ici avec des arguments étayés que : « Big pharma, Big data, Big finance, la fondation Bill Gates, le Forum de Davos, composent une sorte de directoire d’influence mondiale supérieur aux puissances publiques. » Il nous apprend aussi que, si aucune preuve n’indique que le virus du COVID 19 a été volontairement diffusé à partir du labo de Huan, il apparait pour l’élite globalisée comme une aubaine. C’est ce que dit notamment Klaus Schwab, le fondateur et président du forum économique mondial de Davos ; C’est écrit dans son manifeste : Covid 19, la grande réinitialisation, ou « Great Reset »

Évidemment, (peut-être même ici), va-t-on crier au complotisme, pourtant, lorsque Philippe de Villiers annonce cela sur les plateaux télé, personne ne moufte ; Il n’y a pas de scandale et bien sûr il n’y a pas eu d’assignation au tribunal, pour la bonne raison que le projet est affiché au grand jour par cette élite et porté plus particulièrement par le très sérieux et très influent Klaus Schwab.

Ainsi donc, il y a bien un complot, mais un complot si j’ose dire à ciel ouvert, brandi sans complexes par les comploteurs eux-mêmes, avec le soutien des chefs d’état occidentaux pour lesquels la doctrine libérale est incontournable.

Quoi faire ?

La Révolution, résume Maurras, « nous a fait passer de l’autorité des Princes de notre sang » sous celle « des marchands d’or »

Alors, on peut se demander où cela va finir ? Et quelles parades on peut opposer à cet abandon une à une de toutes les protections du peuple, ce peuple que chez nous on appelle le pays réel.

On voit bien que Macron avec ses « pieds nickelés et poings liés », lui-même issu de la banque est complètement acquis à l’idéologie libéro mondialiste. Quant à Marine Le Pen, dont on ne peut contester le patriotisme, elle semble aussi fragile qu’un roseau face au vent moderniste, jusqu’à s’accommoder avec plus ou moins bonne grâce de l’autorité de Bruxelles qui devient fréquentable. Elle rêve d’être de son temps et porte comme un fardeau tout ce qui peut rappeler la vieille France. Et si elle accepte une certaine forme de nationalisme, c’est bien sûr le nationalisme jacobin auquel elle pense. On ne lui signera certainement pas un chèque en blanc.

Nous devons donc œuvrer pour la restauration de l’État, et pas n’importe quel état, mais l’État royal qui dispose de l’indépendance face aux lobbies et autres groupes de pression y compris les plus puissants sur le plan international, à la manière des capétiens. A ce sujet, pour ceux qui pensent que l’État ne pèse guère face aux superpuissances oligarchiques, qu’ils sachent, qu’un état fort dispose du droit à l’exercice de la violence légitime. Un de mes fils me racontait l’autre jour, un passage d’une saga, qui semble être assez prisé par la jeunesse d’aujourd’hui, en français « jeu de trônes », où un riche marchand, chargé en outre de la gestion des finances du royaume, expliquait à la jeune reine de ce pays, que sans lui elle n’était rien, et que c’était lui qui possédait tout pouvoir de décision. Après qu’il eut fini sa démonstration, la reine appela ses gardes et leur ordonna : « mettez cet homme à mort » et le riche bourgeois d’implorer aussitôt à genoux la clémence de la reine » On retrouve dans ce récit l’esprit capétien qui s’est toujours exercé avec ceux qui prétendaient dominer l’État.  Le roi dispose   de l’indépendance garantie par la violence légitime, mais aussi de la durée et de la légitimité historique.

Le roi capétien est empereur en son royaume.

La dimension sociale reste au cœur du rôle protecteur du chef de l’État, il faut donc, comme le fit Colbert en son temps, redonner du sens au monde du travail en révélant son potentiel dynamique et créatif en le préservant et le protégeant. Et l’État, dans ce domaine ne doit pas développer une bureaucratie couteuse et pléthorique, mais faciliter la réorganisation du travail par les travailleurs eux-mêmes, par métiers et filières.

Un mouvement comme le nôtre, composé sociologiquement d’un nombre important de corps de métiers devrait pouvoir intégrer les organisations syndicales et mutualistes sans se laisser embarquer, voire même corrompre par des considérations idéologiques. De même, le monde des PME doit être investi, et beaucoup d’entre nous sont déjà parties prenantes.

Chers amis, il nous appartient d’observer attentivement aujourd’hui les bouleversement politiques, économiques et sociaux qui rendent la République de plus en plus fragile, et ça ne sera pas de notre fait, la rendant incapable de protéger la France qui la subit du reste depuis deux cents ans comme la tunique de Nessus.  La tentative imminente qui s’annonce de dissoudre la France et les autres nations, dans un amalgame, sans caractère, sans histoire, sans originalité, sans culte ni culture, sous surveillance d’un ordre capitaliste mondial échouera, tant qu’il restera dans ce pays quelques vrais Français. Il nous appartient à nous, l’Action française de les fédérer, pour renverser cette société idéale rêvée par les grands libéraux qui œuvrent depuis les lumières, et qui n’est en réalité que la société du veau d’or.

Le combat sera dur et épuisant, mais nous arrivons à l’âge des héros, et je laisse la conclusion à Pierre Boutang :« L’âge des héros rebâtira un pouvoir ; il n’est pas de grand siècle du passé qui ne se soit donné cette tâche : même aux âges simplement humains, où les familles, lassées de grandeur, confiaient à quelque César leur destin, à charge de maintenir le droit commun, le pouvoir reconstruit gardait quelque saveur du monde précédent. Notre société n’a que des banques pour cathédrales ; elle n’a rien à transmettre qui justifie un nouvel « appel aux conservateurs » ; il n’y a, d’elle proprement dite, rien à conserver. Aussi sommes-nous libres de rêver que le premier rebelle, et serviteur de la légitimité révolutionnaire, sera le Prince chrétien. »

Olivier Perceval (colloque du 8 mai)
( 16 juin, 2021 )

Le libéralisme contre les libertés (partie I) Le libéralisme contre les libertés (partie I)

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

Avant-propos : Il existe des « conservateurs » qui se disent libéraux, ils prônent une gestion de l’État en bons pères de famille. Ils se disent libéraux, parce qu’ils défendent la libre entreprise et considèrent que l’État doit se concentrer sur ses missions régaliennes. Nous approuvons, même s’il y a sujet à discussion, ne serais que pour leur conservatisme qui tend à vouloir conserver tout le chaos institutionnel qui s’accumule de républiques en républiques et dont nous n’avons que faire, mais cette sorte de « libéraux » patriotes n’est pas précisément visée dans le propos qui va suivre ou si peu. Du reste on sait que certains d’entre eux lisent notre presse et soutiennent notre mouvement, il ne saurait y avoir confusion entre eux et le système libéral dont, sans le savoir, ils sont peut-être eux-mêmes victimes, lequel système libéral est en expansion et emporte l’Occident depuis plus de deux siècles dans la démesure et l’abrutissement culturel et social des peuples.

Le roi Louis XV, raconte Perugia*, lassé de se voir reprocher par les penseurs des lumières de ne pas laisser libre cours à la poussée de la bourgeoisie dont l’activité restait encadrée par les règles strictes du compagnonnage et des corporations, renforcées par les dispositions de Colbert au règne précédent, avait envoyé en Angleterre des « observateurs » pour juger sur place des conséquences sociales et humaines du système libéral qui s’y développait et qui était présenté , notamment par les lumières, comme un modèle à suivre.

Les rapports des dits observateurs furent unanimes, Le royaume de France n’était pas prêt à laisser réduire en quasi esclavage les deux tiers de la population, par un troisième tiers d’hommes « visionnaires et audacieux ».

Ils rapportèrent notamment cette anecdote :

Marie Wotton, était servante chez un riche industriel, les servantes étaient souvent achetées dans des orphelinats et logées ou plutôt entassées dans de sordides baraquements.

Cette servante affamée avait volé quelques schillings à ses maîtres, elle fut prise, jugée et pendue. Elle avait neuf ans.

Même si souvent l’État graciait les enfants condamnés à mort par la justice, on laissa, ici ou là, quelques exécutions passer pour bien marquer les imaginations. Sans compter que ceux qui étaient graciés, passaient quelques années dans des cellules infectées, attrapant toutes sortes de maladies, où ils pourrissaient sans recevoir de visites, (si ce n’est dans le meilleur cas des sœurs de congrégations religieuses charitables).

Ainsi l’aventure Cromwellienne avait accouché d’une révolution dite industrielle en Angleterre un siècle avant notre révolution française, laquelle avec la loi Le Chapelier et d’Allarde, laisserait la possibilité à la bourgeoisie entreprenante d’utiliser sans aucune entrave légale, la force de travail de tout un peuple.

Les adorateurs d’Adam Smith enfin au pouvoir croyaient peut-être à cette théorie du « ruissellement », et des équilibres financiers dû à la seule mécanique des marchés guidés par la fameuse main invisible.

Richesse en haut et par conséquent, bien être en bas.

Dickens, Zola, Andersen, parmi de nombreux écrivains, n’ont pas manqué de nous rendre compte que le bien être escompté, n’était en réalité que misère du peuple en cette période du 19eme siècle du libéralisme triomphant.

Les banquiers et boursicoteurs arrivés enfin au pouvoir, ils s’y attachèrent et ne le quittèrent plus.

Ils réglèrent leur compte aux supplétifs qui les avaient amenés au sommet de l’Etat, comme le firent les girondins avec les montagnards pendant la réaction thermidorienne, et les versaillais en 71, le mur des fédérés à Paris est encore rouge du sang des communards.

Les libéraux sont des spécialistes du discours enflammé au nom de la liberté avec des trémolos dans la voix, ils mettent le peuple dans la rue pour faire sauter toutes les entraves à leurs ambitions, puis ils rétablissent l’ordre, sans ménagement ni scrupules avec une main de fer, bien visible celle-là, c’est ainsi que la troisième république a été installée par la poigne d’Adolphe Thiers.

Cela ne veut pas dire qu’autour de la dépouille de notre pays, comme des charognards, ils ne s’entrent déchirèrent pas tout au long de la troisième République émaillée de banqueroutes, de scandales financiers et d’abus de biens sociaux.

Mais ils ont toujours eu leurs supplétifs, (voire leur chair à canon) pour encadrer, et réorienter la colère du peuple quand ça les arrangeait, les sans culottes sous la révolution, Les étudiants idéalistes et les tirs laines en 1830 et 1848 (cette dernière qualifiée de révolution sans idées par Proudhon), les bandes de voyous parisiens pour provoquer des exactions sanglantes et mieux réprimer la communes par la suite, des FTP sortis d’on ne sait où, résistants de la dernière heure qui terrorisèrent les français au moment de l’épuration et firent disparaître les témoins de la vraie collaboration, jusqu’aux antifas d’aujourd’hui, qui se sont montrés forts utiles au moment de la révolte des gilets jaunes.

Je crois qu’il appartient à l’Action française et aux camelots du roi, de montrer du doigt et au besoin corriger, ces énergumènes, ennemis du peuple français et serviteurs zélés de l’internationale financière, chaque fois qu’ils les croisent, par pure charité, car ces malheureux ont besoin d’aide pour recouvrer la lumière.

Bien sûr, aujourd’hui, le libéralisme combattu fort intelligemment par Joseph Proudhon, Georges Sorel,  mais aussi par nos glorieux anciens, comme Firmin Baconnier, Georges Valois, Henri Lagrange, et tant d’autres a changé de visage, il a pris des proportions gigantesque, on appelle ça l’hyper-libéralisme avec le désir prométhéen du contrôle capitaliste de tout le genre humain, pour le libérer bien sûr, car c’est toujours au nom de la libération de l’humanité que l’on donne un tour de vis supplémentaire à son asservissement.

Ainsi, nous présentera t’on les entraves insupportables à l’exercice de la liberté. Ce fut d’abord l’organisation ouvrière et artisanal avec le compagnonnage et les corporations, ce fut ensuite le pouvoir royal trop contraignant, et c’est aujourd’hui le cadre national qu’i faut abattre.

Or, on constate aujourd’hui que ces institutions construites tout au long des siècles, étaient en réalité des protections puissantes pour le peuple contre des prédateurs ambitieux, qu’ils fussent bourgeois ou féodaux, tentés d’asservir le peuple en se libérant eux-mêmes de toutes contraintes.

C’est la formule usée jusqu’à la corde, mais toujours pertinente, du « renard libre dans le poulailler libre ».

L’égalitarisme revendiqué par la société libéral vise à nier les différences réelles distribuées par la nature à chaque individu, ce qui permet, au nom du principe de la méritocratie, d’estimer normal que tel homme jugé en échec dans la compétition de l’élévation sociale se fasse marcher dessus par les copains avec la bénédiction des agents du système égalitaire. La politique du tous contre tous.

Cela mettait en rage Joseph Proudhon :

« C’est, sous prétexte d’utilité publique, et au nom de l’intérêt général, être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé ; puis, à la moindre résistance, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garrotté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré. Voilà le gouvernement, voilà sa justice, voilà sa morale ! Et dire qu’il y a parmi nous des démocrates qui prétendent que le gouvernement a du bon ; des socialistes qui soutiennent, au nom de la Liberté, de l’Égalité et de la Fraternité, cette ignominie ; des prolétaires, qui posent leur candidature à la présidence de la république ! Hypocrisie » (Pierre-Joseph ProudhonIdée générale de la Révolution au dix-neuvième siècle,)

L’inégalité protectrice défendue par Maurras (la politique naturelle) invite au contraire à la solidarité entre français : les plus puissants, les mieux nantis, protégeant les plus déshérités. C’est à a fois un programme politique et une éthique sociale, qui constitue l’architecture du pouvoir royal.

Mais que parlons-nous de français à l’heure de la mondialisation « heureuse » ?

Aujourd’hui, nous assistons à une vaste offensive des oligarchies supranationales, qui vise à changer la nature humaine pour l’adapter à un futur fantasmé par les plus grandes fortunes du monde se situant à des années lumières des préoccupations des peuples de la terre.

Au siècle précédent, on représentait la haute finance internationale par l’image des patrons de banque notamment sous la forme d’un gros bonhomme  en haut de forme, bien nourri, « adipeux et pelliculaire » comme disait un de nos grands anciens, Patrice Bertin, avec un gros cigare dans le bec, et maintenant ils ont l’apparence  d’ adolescents attardés en  jean et chandail négligé, comme Steeve Job, Bill Gates, par exemple, (excepté toutefois Georges Sorros lequel est doté d’une  tête de vieillard libidineux et  pervers monomaniaque).

Ces gens-là pensent pour nous et par conséquent connaissent nos besoins.

Pour cela ils disposent de plusieurs outils qu’ils maîtrisent parfaitement bien.

D’abord les médias, dont la plus grande part sert docilement la soupe qu’on lui commande et désigne ce qu’il faut aimer et ce qu’il convient de détester.

Ils maîtrisent aussi les universités chargées de déconstruire toute l’éthique sociale en coupant nos racines et en culpabilisant toute velléité de se sentir héritier d’une longue histoire.

Ils maîtrisent enfin la capacité, parce qu’ils financent les centres de recherche et les laboratoires, de créer une peur lancinante à travers la planète, avec l’écologisme catastrophiste, et aujourd’hui le virus qui couronne des années de travail sur la trouille sanitaire.

Et les états, comme aux jeux olympiques, de courir uniformément avec tous le même sponsor, big-pharma, (en réalité, c’est une nouvelle forme de sponsoring, car ce sont les états qui paient) pour gagner le prix du premier vaccin mis sur le marché, (ou, plutôt, thérapie génique).

Olivier Perceval (colloque du 8 mai)

(A suivre)

( 12 juin, 2021 )

La gifle La gifle

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

Un père qui donne une gifle à sa fille, ça fait un film de Claude Pinoteau, plutôt réussi, avec Lino Ventura et Isabelle Adjani.

Un jeune Français qui donne une gifle au président, ça fait des images en boucle à la télé et sur les réseaux sociaux.  Plut au ciel que le dit-président ne fut pas giflé par Lino, car là on aurait certainement parlé d’attentat et non d’un incident isolé !

Mais si on avait voulu réaliser une intrigue cinématographique, il eut fallu parler dans le scénario, de l’arrivée de « Jupiter » au pouvoir, de son discours au Louvre, d’une certaine affirmation de la souveraineté française, puis  des Gilets jaunes tabassés , des promesses non tenues,  de la soumission zélée à Bruxelles, de l’immigration sans frein, de l’insécurité  grandissante (qui n’est pas qu’un sentiment), de l’accueil des gens du show-biz en bas résille  à l’Élysée, comme celui des youtubeurs Carlito et l’autre clown Mac Fly, bref , de la désacralisation  de la fonction présidentielle.  Ainsi Emmanuel Macron donne t’il finalement l’impression de mépriser, croyant les séduire, les Français qui ne sont pas dupes, et présente cet itinéraire pitoyable se terminant logiquement par une gifle, symbolisant l’aboutissement chaotique du malentendu tragique entre la présidence et le peuple tout au long du quinquennat.

Bien sûr, tout le monde est choqué ! C’est bien compréhensible. Mais qu’arrive-t-il quand une caste de « sachants » se répand dans les médias avec un discours moralisateur et explique aux gaulois réfractaires qu’ils ont tort de se plaindre. Cette gifle est la réponse énervée, d’un homme qui n’est pas tombé sous le charme d’une stratégie de communication basée sur le contact flagorneur avec un peuple subissant la crise économique, le dictat sanitaire et la violence qui se répand dans le pays, accentuée par la gestion de la pandémie. Mais campagne électorale oblige.

A l’unanimité, tous les partis, condamnent le geste : on ne touche pas au président !

Certains, un peu grandiloquents, parlent même du corps du roi !

Alors Parlons du corps du roi !

Rappelons-nous que toutes ces personnalités politiques toutes idéologies confondues, scandalisées par cette violence sacrilège, revendiquent unanimement l’héritage de la Révolution qui exerça une violence sans précédent contre le peuple de France, jusqu’au sommet de l’Etat à commencer par le Roi, la Reine et le Dauphin. La France n’est pas guérie de ce traumatisme, et il sera toujours difficile d’être un président respecté, quand on a tué le roi.

La Ve République a réussi, après trois révolutions, quatre républiques, un empire, deux restaurations, une guerre civile (la Commune), trois guerres, à redonner une forme régalienne à la fonction présidentielle, mais la médiocrité l’a vite emporté, aggravée par le cadre réducteur du quinquennat. Les présidents, comme Giscard, ont pensé sous l’influence de leurs équipes de communicants, ( le nouveau clergé de la république,) que l’on pouvait séduire le peuple, non par des mesures sociales et protectrices, mais en invitant les éboueurs au petit déjeuner ou en faisant des selfies avec des badauds pendant un tour de France électoral.

On cherche un chef d’État et on nous donne des amuseurs publics. On souhaite une politique indépendante et on nous propose une startup nation sous contrôle d’une holding européenne…

Et l’on s’étonne que cela se termine par une gifle ? Il fut un temps où l’on souffletait avec un gant avant de se retrouver sans portable mais avec des témoins au Pré-aux-clercs. Époque à jamais révolue et perdue dans la supposée inexistence d’une « culture française »

Mais ce soufflet-là qui n’est pas près de retomber, est-peut être un signe symbolique annonciateur d’évènements plus graves, sincèrement, nous ne le souhaitons pas, mais si rien ne change nous craignons des journées fatigantes à l’avenir.

Aux dernières nouvelles, le gifleur du président est condamné à quatre mois de prison fermes, dormez bourgeois, la République vous protège.

Olivier Perceval
( 20 mai, 2021 )

Jeanne d’Arc 2021 : un hommage suivi et réussi !

 

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

L’Action française est de retour, une réalité que de nombreuses personnes vont devoir intégrer. Le record de participation au CMRDS de 2020 indiquait le succès croissant de nos analyses et le maillage du territoire national que notre mouvement opère.

2021, malgré les restrictions sanitaires, s’annonce comme une grande année pour l’AF, et la réussite de ce week-end de Jeanne d’Arc en est un bon indice.

Le samedi, où se déroule normalement un colloque, a vu cette année se tenir un meeting, retransmis sur YouTube, qui a réuni plus de mille-cinq-cents téléspectateurs ; au programme : la liberté, ou pour être plus exact les libertés, que l’État s’ingénie à suspendre voire même à supprimer depuis plus d’un an.

Après une brillante introduction du professeur Rouvillois, il revient à Jean-Philippe Chauvin de nous exhorter à reprendre nos libertés localement, et de décrire comment la liberté abstraite inscrite sur les frontons de nos édifices publics s’est opposée à nos libertés réelles. L’État s’impose partout au mépris des réalités locales, le salut face à la République totalitaire ne peut venir que d’une monarchie royale, restauratrice des libertés communales, provinciales et corporatives : les libertés charnelles.

Me Thierry Bouclier lui succède sur la nécessité de défendre ses droits, ses libertés ; il constate avec quelle facilité l’État les a supprimés, mais aussi avec quelle placidité les français l’ont accepté. L’État manie le droit à la santé, ce droit doit être soumis à un autre que la classe politique nie, le droit à rester français. La puissance exécutive se met à plat ventre devant les « droits humains » de la CEDH, mais une volonté forte pourrait les abolir.

Olivier Perceval s’attaque à la matrice idéologique de ces prétendus droits de l’Homme : le libéralisme qui est l’ennemi des libertés. La main invisible chère à Adam Smith sait se transformer en main de fer quand les ouvriers se révoltent face aux grandes entreprises et aux trusts. Seul l’État fort, stable, capétien : royal a le pouvoir de s’opposer à ces forces internationales.

C’est au tour de Philippe Mesnard d’intervenir sur ce que le libéralisme a voulu détruire : nos chères libertés anciennes. Il revient tour à tour sur les privilèges que l’Ancien Régime garantissait pour chacun (chartes locales, coutumes des métiers et corporations, coutumes provinciales…), et montre que l’État jacobin fait fi de ces réalités, les détruit. Aujourd’hui l’État poursuit cette politique en nous imposant des restrictions qui n’ont de sanitaire que le nom, et aucune justification scientifique.

Thomas Clavel, qui a récemment publié un roman dystopique aux éditions de la Nouvelle Librairie traite quant à lui de la liberté sous le Covid-19 : pour les grandes entreprises mondialisées, se libérer de la tutelle du consumérisme et du marché c’est se mettre en danger et mettre en danger ses voisins. Il convient de se réarmer idéologiquement pour préférer nos libertés à la sécurité que nous pro(im)pose l’État. La crise sanitaire ne doit pas empêcher de bâtir notre idéal face au nihilisme général.

Autre mal de notre siècle, la fin de la liberté d’importuner et donc la fin de la liberté d’expression. Me Gilbert Collard donne de nombreux exemples, de la censure d’un documentaire sur les fêtes johanniques d’Orléans au prétexte qu’une journaliste de droite, Charlotte d’Ornellas, en fait le commentaire, à l’amende du CSA contre CNews pour les propos d’Éric Zemmour, en passant par la censure en ligne des GAFAM. « On met des menottes aux mots, vous royalistes qui honorez Louis XVI qui fut un roi-serrurier, vous avez un rôle dans la fabrication des clés qui nous libéreront de la pensée unique. ».

Puis c’est Me Benoît Dakin qui conclue ce meeting : la France, mère des libertés, ne saurait tolérer l’esclavage produit par le libéralisme qui a succédé au communisme. Il nous faut retrouver notre génie particulier en chevauchant face à l’adversité comme jadis nos héros, nos rois et nos saints.

Cortège d’hommage à Jeanne d’Arc

Le lendemain, le dimanche 9 mai, avait lieu l’hommage traditionnel à Jeanne d’Arc. Alors que nous avions été privés, l’an dernier, de la célébration en grande pompe du centenaire de l’instauration officielle de cette fête, mais aussi parce que 2021 marque les 30 ans de la « Jeanne interdite » de 1991, cette année notre hommage avait une saveur toute particulière. La Sainte de la Patrie n’allait pas nous être retirée une deuxième fois, c’est ce sentiment qui était partagé par un grand nombre de personnes venues participer à cette marche.

10h. Peu à peu, les marches de l’Opéra se couvrent de militants et de sympathisants plus ou moins jeunes mais tous enthousiastes, et il y a de quoi : cette marche attire cette année beaucoup de monde. Les banderoles sont nombreuses puisque certaines sections ont apporté les leurs, mais il y a aussi de nombreux drapeaux : tricolores, fleurdelisés, de nos provinces, de nos villes, des guerres de Vendée et du mouvement. En plus du drapeau de l’association Marius Plateau (qui regroupe les anciens combattants de l’Action Française) il était à noter le retour de drapeaux « de tradition », qui reprennent les codes des pavillons des sections d’AF de l’entre-deux-guerres : un drapeau de la Restauration Nationale, ainsi que deux drapeaux de section.

10h20. Le cortège s’élance, en ordre de marche par rangs. Ce sont près de 650 personnes qui réveillent les parisiens et les quelques touristes en reprenant les slogans, qui sont entrecoupés de harangues sur la nocivité du régime républicain et du projet de l’Union Européenne. Le grand nombre de participants fait forte impression aux nombreux journalistes, l’Action française est présente en grand nombre dans la rue pour honorer celle qui a remis en place le régime légitime : la monarchie royale.

11h. La foule arrive en silence autour de la statue de Jeanne. Les drapeaux se baissent au moment de déposer les gerbes de fleurs. Temps de recueillement devant le souvenir de cette fille du peuple qui a suivi la mission divine jusqu’au bout. Puis Henri Bec, président de la Restauration Nationale – Action Française, prend la parole. Il égrène la longue liste des événements qui montrent la décrépitude dans laquelle notre pays est tombé, mais aussi tout ce qui dans le marasme ambiant ne cesse de nous donner raison.

Lors d’un hommage à Jeanne d’Arc on honore la sainte, mais on récompense aussi l’engagement des militants, ainsi vingt personnes ont reçu une plaque bleue de vendeur volontaire, deux militants sont devenus commissaires d’AF en recevant une plaque rouge, et un militant de longue date a été fait Camelot du Roi.

Puis la Royale, l’hymne de notre mouvement, est entonnée avec enthousiasme, et résonne un fort « Vive le Roi ! » au cœur de Paris.

Enfin cette matinée se termine dans les jardins des Tuileries autour d’un pique-nique entre militants et sympathisants.

Aujourd’hui comme hier, que cela soit dit et répété : l’AF est partout chez elle !

Guillaume de Salvandy
( 4 mai, 2021 )

8 Mai, Meeting : LES LIBERTES NE S’OCTROIENT PAS, ELLES SE PRENNENT

 

 

 

Dans cette crise du coronavirus, jamais la question de la liberté de nos concitoyens n’avait été posée. Liberté de déplacement, liberté de culte ou liberté d’expression ne sont que quelques-unes des libertés qui ont souffert de la pandémie. Alors même que la liberté est proclamée sur tous les frontons des mairies, la République continue de rogner les libertés concrètes, nous obligeant à nous rendre compte que les libertés ne s’octroient pas, elles se prennent.

 

L’objectif de ce colloque est de repenser les conditions de la défense des libertés françaises contre la pétaudière métaphysique et les abus de l’urgence sanitaire.

 

 

Participez

  en direct sur internet

Samedi 8 mai à partir de 15h00

 

https://www.youtube.com/channel/UCgYqaZrPyWNEIEKOESjc8IA

 

 

 

15h00 – Introduction par François Marcilhac, philosophe et directeur politique de l’Action française.

 

Reprendre ses libertés localement par Jean-Philippe Chauvin, professeur d’histoire et animateur de blogs royalistes.

 

Défendre ses droits, défendre ses libertés par Thierry Bouclier, avocat, écrivain et journaliste à Présent.

 

Nos chères libertés anciennes par Philippe Mesnard, journaliste et membre du bureau politique de l’Action française.

 

 ►Le libéralisme contre les libertés par Olivier Perceval, rédacteur en  chef du site internet de l’Action française et membre du bureau politique de l’Action française.

 

Rester libre à l’ère du Coronavirus par François Bousquet, essayiste et rédacteur en chef d’Éléments.

 

Vive la liberté d’importuner et la liberté d’expression ! par Gilbert Collard, avocat et député européen.

 

17h30 – Conclusion par Benoît Dakin, avocat honoraire au barreau de Dieppe et président de la fédération royaliste de Normandie.

 

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