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( 13 mai, 2022 )

Le système Macron

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

Où est-il le système transparent avec les commissions citoyennes, le changement de paradigme avec une nouvelle majorité censée incarner depuis 2017 une approche plus partagée et plus sincère de la politique ? A l’embouchure du nouveau quinquennat, le système craque de partout, les masques commencent à tomber et si ce n’est pas une surprise pour nous qui avions depuis longtemps éventé la prostrationservile du parti de godillots LREM, les médias subventionnés sont obligés aujourd’hui de faire écho aux frustrations accumulées depuis cinq ans.

Le président banquier technocrate, ne croit à la représentation nationale que dans la mesure ou celle-ci valide sans discuter les décisions et projets venus d’en haut. Et on a vu le rôle des cabinets conseils et des lobbies comme véritables décideurs en amont du parlement transformé en chambre d’enregistrement.

Dans une interview vérité qui remet en lumière le rôle (ou l’absence) de l’Assemblée nationale dans la Ve République, la députée Annie Chapelier, membre de la majorité présidentielle, a dénoncé le mardi 3 mai sur France-Inter l’impossibilité pour les parlementaires de jouer un rôle dans l’écriture et la portée des textes votés par l’institution.« Je choisis de quitter La République en Marche, parti dans lequel ne se retrouve plus aucune des valeurs qui ont été à l’origine de mon engagement », a indiqué l’élue dans un communiqué, et elle ajoute dans l’interview de Jérôme Cadet :

« On sent bien que ce qui émane de ces groupes de lobbies, ainsi que des think tanks, qui sont extrêmement écoutés, amène à choisir la teneur des textes. Nous, les parlementaires, ne pouvons pas travailler sur les textes, ne pouvons pas modifier les textes, ne pouvons pas apporter quelque chose dans les textes. La machine ne fonctionne plus. Nous ne sommes là plus que pour un décorum, pour un jeu de rôle. » Jérôme Cadet : « Et vous avez le sentiment que ces textes ne sont pas écrits par des parlementaires ou par leurs équipes ? Les textes qui sont votés à l’Assemblée nationale ? » Annie Chapelier : « Mais ils ne sont jamais écrits par des parlementaires. » Jérôme Cadet : « Par qui alors ? » Annie Chapelier : « Ils sont écrits par les ministères, qui eux-mêmes les délèguent à leurs cabinets ministériels, qui eux-mêmes les font travailler par des cabinets de conseil, parfois, pas toujours. Et dans une succession ainsi de personnes, on se retrouve avec des textes qui ont pour objectif, un mot d’ordre qui est :  Surtout, ne changeons rien ou très peu pour donner l’illusion que nous changeons ».

Anne-Marie Le Pourhiet* résume parfaitement le fonctionnement de la macronie : «

Méfions-nous de tous les « machins » citoyens que nous proposent de prétendus experts beaucoup plus soucieux de défendre leur caste, leurs privilèges et leur business que l’intérêt général. Les « conventions citoyennes » tirées au sort n’ont rien à voir avec la démocratie mais tout à voir avec l’oligarchie déguisée en lotocratie. Comment être assez naïf pour croire qu’un panel d’inconnus volontaires sortis d’un chapeau, qui n’ont été élus ni mandatés par personne, en revanche soigneusement cornaqués par des militants autoproclamés experts, vont pouvoir prétendre « représenterle peuple » et imposer l’adoption « sans filtres » de leurs lubies catégorielles ? Appeler cela démocratie est une imposture. […] Les conventions et consultations dites citoyennes sont des instruments de confiscation du pouvoir démocratique par des groupes militants et des cabinets de conseil totalement dépourvus de légitimité. Elles ne peuvent conduire qu’à créer des illusions en aggravant encore la fragmentation sociale et l’exaspération populaire »

LREM est devenu « Renaissance », mais il est à craindre que le mot « Obsolescence » soit plus significatif de la chute vertigineuse que nous prépare le vainqueur par défaut des présidentielles. Ainsi, le président nouvellement réélu avait besoin d’un deuxième mandat pour réaliser ce qu’il n’avait pas osé engager trop radicalement durant son premier quinquennat. Il lui reste cinq ans pour achever son projetfuneste de « réforme de l’État », qui commence naturellement par le détricotage des institutions de la Ve République au profit d’une délégation au secteur privé des pouvoirs publics, notamment en supprimant les grands corps d’Etat, comme le corps diplomatique et le corps préfectoral et en recourant le plus souvent aux cabinets de conseils privés.

Avec la ferme volonté de transférer à l’Union Européenne l’essentiel des pouvoirs régaliens, allant même jusqu’à envisager de sacrifier notre siège au conseil de sécurité à l’ONU, au profit de l’UE, Macron s’apprête à faire disparaître la nation française dans une organisation néo-libérale, apatride et soumise à Washington, qui n’hésitera pas,par une grossière manipulation médiatique à nous conduire dans une guerre antirusse que le bon sens européen le plus élémentaire nous hurle d’éviter.

Peuvent éclater ici ou là, des scandales à répétition, dont les acteurs sont de riches affairistes de Benalla à Coralie Dubosc, ces gens-là aiment l’argent, qualité recherchée par le pouvoir macronien qui fonde sa doctrine de « start up nation », sur l’ambition et le goût de la réussite enseignés dans les écoles de commerce ou de communication, et les groupes financiers. Ces « savoir-faire » sont, aux yeux du président et de ceux qui l’ont propulsé au pouvoir, des moteurs de succès beaucoup plus performants que ce que pourraient proposer les acteurs du service public, usés et honteux. C’est pourquoi il ne faudra pas attendre le relèvement de l’hôpital public, pas plus que celui de la justice, la police, l’éducation, tous les grands services de l’État en déshérence. Mais il y aura des places à prendre et des tas de petits « génies » font la queue au guichet de l’Elysée, munis de leurs diplômes et de leurs recettes de management privé applicables au public sans aucun doute, pour remplacer les vieilles structures flageolantes. Et pour plaire à la gauche ainsi qu’à la droite « d’extrême centre » les réformes dites sociétales, autour de la procréation assistée et artificielle et de l’homme augmenté vont déferler à l’envi…

Une forte opposition nationale sortira-t-elle des législatives ? Rien n’est moins sûr même si la consigne reste : « pas une voix pour macron ». Mais pourtant il faudra se battre par tous les moyens même légaux. Peut-être existe-t-il d’autres voies que le sempiternel scrutin à deux tours ?

*Anne-Marie Le Pourhiet, née le 7 août 1954 à Brest, est une juriste française spécialiste de droit constitutionnel, professeur des universités en droit public à l’université Rennes-I. Elle est vice-présidente de l’Association française de droit constitutionnel.

Olivier Perceval

( 11 mai, 2022 )

Affaire McKinsey ? Un scandale d’État sous l’étouffoir .

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

C’est fait, nous avons vécu le grand frisson final de la présidentielle, avec la déception devenue rituelle, d’une défaite, avec un écart de voix en faveur de Macron, suffisamment confortable pour ne laisser aucun doute. Une bonne partie du peuple s’est, soit trop abstenue, soit précipitée dans l’isoloir pour faire barrage à « l’extrême droite », suivant en cela les consignes du pouvoir en place, lequel sans bilan, n’avait de recours qu’à la technique éculée du front républicain, ressorti de l’antique malle du grenier de l’ère Mitterrand, dépoussiéré à chaque présidentielle, et bien qu’un peu émoussé, toujours efficace. On est donc reparti pour cinq ans de réduction et même de dissolution de la France dans un magma européen, prémisse d’un mondialisme tourné béatement vers le sempiternel souverain de Washington, qui contemple son bébé avec attendrissement.

Mais on est en droit de s’interroger sur l’impact de l’affaire McKinsey révélée par une commission d’enquête du Sénat. Au regard de l’affaire de contrat de travail douteux et de costume gratuit qui provoquèrent la chute vertigineuse de François Fillon en tête des sondages à la présidentielle précédente, l’affaire McKinsey aurait dû valoir au président sortant une claque électorale. Bizarrement, il n’en n’est rien.

On nous dit que ce type de recours aux cabinets de conseil est chose courante, peut-être, mais le quinquennat de Macron s’est illustré par une augmentation pour le moins exponentielle du nombre de missions confiées aux conseilleurs qui ne sont pas payeurs, mais plutôt encaisseurs…

La société McKinsey & Company est une entreprise fondée en 1926 aux Etats-Unis , selon le site « Internaute », et dont les missions consistent à fournir des conseils en stratégie à des sociétés privées tout comme à des entités publiques. Présente dans 65 pays à travers le monde, elle est notamment installée en France. Deux bureaux sont ouverts : l’un à Paris, l’autre à Lyon. Dans l’Hexagone, la firme compte environ 600 salariés.

Selon le rapport du Sénat, si l’on prend uniquement les dépenses des ministres en conseil, le montant est passé de 379,1 millions d’euros en 2018 à 893,9 millions d’euros en 2021. Au total, l’État a dépensé plus d’un milliard d’euros en conseil cette même année. Alors certes, on nous objecte que l’Allemagne et le Royaume Uni dépassent ce montant de dépenses, mais ces deux pays disposent d’un budget pour la fonction publique, bien inférieur à la France. Les cabinets privés conseillent les ministères qui font appel à eux sur une multitude de thématiques : gestion du service et de l’action publique, créations de lois, réformes, stratégies de communication, organisation de concertations et de débats publics. Le rapport du Sénat pointe du doigt les rapports incestueux entre les ministères et les cabinets de conseil, notamment via les contrats « pro bono ». Ce sont des missions réalisées « bénévolement » par des consultants issus de cabinets privés auprès des ministères. Une sorte de mécénat de compétence, ou du lobbying.

Les médias ont surtout réagi à deux choses, résumée sous “l’affaire McKinsey », qui sont à distinguer : d’abord, la colossale augmentation en 2021, par l’État, des dépenses pour faire appel à des cabinets de conseil, puis, la conclusion du rapport sénatorial affirmant que McKinsey ne paie pas d’impôts en France depuis dix ans.

McKinsey c’est un peu la famille

La société était déjà très proche d’Emmanuel Macron lorsque celui-ci s’est présenté à l’élection présidentielle de 2017. « Officiellement », la firme n’a joué aucun rôle dans la victoire de l’ancien ministre de l’Economie. Pour autant, le chef de l’État a pu compter sur l’aide de plusieurs membres du cabinet, tels que Karim Tadjeddine (voir ci-après), Eric Hazan ou encore Guillaume de Ranieri, comme l’indiquait Le Monde. Par ailleurs, deux autres salariés de McKinsey s’étaient même engagés à La République en Marche, dont Paul Midy, désormais directeur général de LREM,  et Ariane Komorn, chargée du pôle engagement jusqu’en 2021. Emmanuel Macron y fait la rencontre de Eric Labaye, ancien dirigeant de McKinsey France, qui le trouve brillant. Également présent dans la commission Attali, Karim Tadjeddine :ce dernier et Emmanuel Macron deviennent amis. Tous deux partagent « la même passion pour la réforme de l’État et la même sensibilité libérale de gauche » selon Le Monde. Ils entrent tous deux dans le Think Tank « En Temps réel » en 2010, recrutés par Thomas Cazenave. En 2016, Emmanuel Macron signe la préface du livre de ce même Thomas Cazenave au nom évocateur : « L’État en mode start-up ». Karim Tadjeddine signe un chapitre entier. L’auteur se retrouvera d’ailleurs à la tête de la DITP (Direction Interministérielle à la Transformation Publique), organe créé par Macron en 2017 pour réformer l’Etat.

Pour l’Insoumis Adrien Quatennens, interrogé par Léa Salamé et Laurent Ruquier, les cabinets privés « vous empruntent votre montre pour vous donner l’heure […]. » En d’autres termes, on dépense de l’argent public pour des missions que le service public est capable de réaliser.

Il apparait clairement que le vent mondialiste souffle toujours dans le même sens, et les médias, ainsi que le parquet national financier sont dans le vent. Du reste nous savons, grâce aux déclarations de revenus et de patrimoine, que notre président est quasiment insolvable, compte tenu de sa misérable carrière. Cela lui vaudra d’être épargné par la presse et la justice contrairement à Fillion. On peut s’interroger aussi sur cette « gauche » française qui, élection après élection, favorise toujours le candidat des puissances d’argent face aux classes populaires qui s’obstinent à vouloir survivre. Décidément le bon peuple de France lui, est totalement passé de mode…

Olivier Perceval

( 3 mai, 2022 )

La junte militaire au Mali, verrouille l’information

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

La situation est de plus en plus tendue au Mali, depuis le début de l’évacuation des unités françaises. RFI et France 24 ont été suspendus sur ordre du gouvernement de transition, gouvernement fantoche créé par les putschistes des FAMA (Forces armée Maliennes).  Faute d’obtenir des résultats concrets dans la lutte contre le djihadisme, malgré des communiqués triomphalistes peu convaincants, les Forces Armées Maliennes imposent une surveillance rigide accompagnée de menaces et d’actions violentes contre la population civile qui se terre dans les villages.

A peine les militaires français ont-ils abandonnés la base de Gossi au centre du pays, en remettant les installations impeccables aux mains des FAMA, que des mercenaires russes du groupe Wagner en complicité avec l’armée malienne ont organisé une mise en scène visant à faire croire à l’existence d’un charnier non loin de la base. Manque de chance, les illusionnistes  ont été pris la main dans le sac par un drone qui a filmé le grossier montage : les mercenaires enterrent à la hâte des cadavres le lendemain du départ des Français.

Les FAMA qui sont incapables de faire face aux organisations islamistes au Sahel, notamment dans la zone des trois frontières, se sont cependant entendus avec leurs prétendus ennemis sur une seule chose : le départ des Français, ces empêcheurs de massacrer en rond. En effet, quand l’armée française avec les forces spéciales ont reconquis le nord du Mali, ils ont empêché fermement que les civils Touareg, des ennemis ethniques, soient exécutés par les « courageux » soldats maliens, très à l’aise avec un fusil d’assaut contre des civils désarmés et incapables de se défendre.

Aujourd’hui, pour mener la guerre de l’information le pouvoir malien essaie de faire croire que, non seulement l’armée putschiste multiplie les victoires, mais encore que la France s’est conduite comme le pire des barbares colonialistes durant sa présence. Pour ce faire, seule la communication d’État à le droit de cité, et comme une partie de la population écoute RFI et France 24 plus volontiers que les médias frelatés contrôlés par les militaires, cela créée des difficultés pour asseoir une véritable autorité. En effet, si elle devait recevoir une information comme celle-ci :

« C’est « le pire épisode d’atrocités » commises depuis le déchaînement des violences au Mali en 2012, affirme Human Rights Watch : des soldats maliens associés à des combattants étrangers présumés être russes ont exécuté sommairement 300 civils, dénonce l’organisation ». (Genève vision)

Ou bien découvrir que Bamako   est en cours d’encerclement par les islamistes, la population malienne réviserait son excès soudain de francophobie.

Le groupe Wagner est un caillou placé dans la chaussure de Macron par Poutine qui fait payer au beau parleur sa vassalité à Washington. Par ailleurs, malgré les succès militaires de Barkhane et de Serval, nous payons une analyse géopolitique défaillante, d’abord en Libye puis dans le Sahel. Il n’empêche que nous devons soutenir plus que jamais l’honneur de l’armée française qui a bien fait son travail dans la région et dénoncer les ennemis de la France et leurs alliés russes en Afrique.

Olivier Perceval

( 29 mars, 2022 )

Ukraine : La guerre du gaz et du pétrole a commencé à la mort du PDG de TOTAL

 

Lu sur « Je Suis Français »

 

On sait que l’achèvement du gazoduc Nordstream II a rendu très nerveux l’Etat profond américain, au point que le très diplomate Joe Biden s’est mis à brandir des menaces de sanction contre les Allemands et tous les bénéficiaires potentiels du gaz russe. Concomitamment les bombardements du Donbass se sont multipliés et l’armée de Poutine a franchi le Rubicon. Première conséquence, Nordstream II a été suspendu.

Un article de France 24 paru en juillet 2021 et qui mérite d’être exhumé, revient sur un livre écrit par une journaliste à propos de la mort « opportune » de Christophe de Margerie qui gênait aussi bien la grande épicerie mondiale des Etats Unis que la République française « Hollandienne » soucieuse de donner des gages de vassalisation.

On peut penser que Poutine ne voulait pas accréditer devant son peuple, l’idée que la CIA opérait en toute liberté sur le sol Russe :

« Le 20 octobre 2014, peu avant minuit heure locale, le Falcon 50 qui transporte Christophe de Margerie et trois autres personnes heurte violemment une déneigeuse sur la piste de décollage de l’aéroport Vnokouvo, à Moscou. L’unique passager et les trois membres d’équipage décèdent sur le coup. Deux enquêtes sont conjointement ouvertes à Moscou et Paris. Quelques heures seulement après le drame, la Russie accrédite une seule version officielle : celle de l’accident. Mais déjà les thèses de l’assassinat circulent, alimentées au fil du temps par les nombreuses incohérences de l’enquête.

Loin des théories complotistes qui fleurissent sur des sites sulfureux, une journaliste enquête. Durant 18 mois, Muriel Boselli, freelance spécialisée dans le secteur de l’énergie, met le doigt sur des faits troublants survenus dans la nuit du 20 au 21 octobre qu’elle décrit par le menu dans son ouvrage « L’Énigme Margerie » (Robert Laffont). « Mon intention n’a jamais été de prouver qu’il s’agissait d’un attentat, soutient-elle à France 24. Je pointe juste les zones d’ombre, car je trouve injuste vis-à-vis des proches des victimes de ne pas connaître les causes de leur mort ».

Et les incohérences sont nombreuses. Au sujet de cette fameuse déneigeuse, d’abord. D’après l’enquête de Muriel Boselli, quelques heures avant l’accident, le chef des déneigeurs insiste lourdement auprès de son propre chef pour passer la déneigeuse sur la voie d’approche alors que ce soir-là, il ne neige pas, il pleut. Devant son insistance, le responsable cède, surpris d’une telle demande. Sur la piste, le conducteur raconte ensuite avoir perdu ses repères. Une explication pour le moins surprenante : le chauffeur connaît le site de l’aéroport sur le bout des doigts, il y travaille alors depuis 10 ans, et la visibilité au moment de l’accident n’y était pas mauvaise.

L’enquête de la journaliste révèle également que durant plus de deux heures avant le drame, le conducteur a perdu le contact avec son équipe. Aucun message d’alerte n’est alors émis par la tour de contrôle, comme le prévoit normalement la procédure. Plus grave, le chef des déneigeurs, qui ne communique pas avec sa radio avec ses collègues mais son portable, ce qui est strictement interdit par le règlement, appelle les services de remorquage pour évacuer la déneigeuse. Le véhicule est alors immédiatement embarqué au garage, compliquant le travail d’enquête.

Le Comité d’enquête russe explique en partie l’accident par le fait que Vladimir Martynenko était ivre la nuit du drame. Des examens ont révélé que l’homme avait 0,6 grammes d’alcool par litre de sang, l’équivalent d’une consommation de deux verres de vin. Pour la journaliste, cette alcoolisation, quoique répréhensible en pareilles circonstances, ne permet pas à un homme de perdre totalement ses moyens au point de laisser sa déneigeuse, pile dans l’axe de la piste de décollage

Autre circonstance troublante : ni Total, ni la famille de Christophe de Margerie ne se sont constitués partie civile. Certaines sources affirment que les proches du patron du CAC 40 ont subi des pressions de l’Élysée et de Total pour ne pas porter plainte. « Ce cas de figure rarissime [le fait de ne pas porter plainte] dans ce genre d’affaire enlève un poids considérable à l’enquête », constate la journaliste Muriel Boselli (…)

(…)Par ailleurs, les quatre tomes de rédaction de l’enquête envoyés par la justice russe à la France n’ont, aux dernières nouvelles, toujours pas été traduits. Le juge d’instruction, Aline Batoz, a, pour sa part, tout simplement refusé à Patrick Vervelle, le mari de l’hôtesse de l’air tuée dans le crash, qui s’est constitué partie civile, d’accéder au dossier de l’enquête. « Pourquoi l’enquête française n’enquête pas vraiment ? s’interroge Muriel Boselli. C’est l’omerta qui domine autour de ce dossier sulfureux. »

Reste une question centrale. Dans l’hypothèse d’un attentat, quel intérêt y avait-il à faire disparaître Christophe de Margerie ? Sans porter d’accusation, Muriel Boselli soulève un point intéressant : l’homme à la moustache, patron la quatrième plus grosse entreprise pétrolière du monde, entretenait des rapports compliqués avec les États-Unis.

Lors de l’embargo imposé par Washington contre l’Iran en 1996 lors de « l’Iran sanction Act », Christophe de Margerie, imperturbable, contourne l’interdiction et poursuit son business avec la République islamique. Un coup de maître commercial qui n’a du tout été du goût des Américains. Plus récemment, Christophe de Margerie est le seul patron occidental du monde à se positionner publiquement contre les sanctions occidentales prises contre la Russie lors de la crise ukrainienne et de l’annexion de la Crimée.

Quelques semaines avant son décès, le patron du géant pétrolier critique enfin ouvertement l’hégémonie du dollar dans le secteur pétrolier. Il évoque ouvertement l’idée d’acheter le pétrole dans une autre devise. Une fois de plus, Washington grince des dents.

Toutes ces raisons ne suffisent pas à accréditer la thèse d’un assassinat. « Mais il n’est pas non plus insensé de se poser des questions dans un domaine, celui du pétrole, où tous les coups sont permis », conclut Muriel Boselli. Et pour cause : l’histoire connaît un précédent. En 1962, Enrico Mattei, le patron de la firme pétrolière italienne ENI, trouve la mort dans l’explosion de son avion, au moment d’atterrir à Milan. Officiellement, le crash est attribué au mauvais temps. Mais trente-cinq ans après l’accident, des repentis de la mafia sicilienne ont avoué avoir placé une bombe dans l’avion. À ce jour, les commanditaires de l’attentat ne sont toujours pas connus. »

Et la journaliste de conclure : « Christophe de Margerie, qui a eu droit à des funérailles fastueuses, a aussi le droit à une enquête digne de ce qu’il fut ».

Jean Christophe Buisson rédacteur au Figaro, quelques temps après le crash, avait enquêté sur les conditions de la mort brutale de Christophe Margerie et des trois membres d’équipage et déjà posait quelques questions sur France télévision qui n’ont, semble-t-il, pas attiré l’attention de l’autorité judiciaire…

Olivier Perceval

( 25 mars, 2022 )

Un nouveau Secrétaire Général à l’AF : Francis Venciton

 

 

 

Le 12 mars dernier se tenait dans les locaux parisiens de La Restauration nationale le congrès des cadres de l’AF. Environ quatre-vingts chefs de section, présidents de fédération et cadres nationaux étaient réunis à la suite de la nomination par le Comité Directeur de l’Action française de Francis Venciton en remplacement de François Bel-Ker à la fonction de Secrétaire général du mouvement. En effet après trois mandats de trois ans, celui qui a opéré un redressement spectaculaire de notre mouvement n’a pas souhaité poursuivre. Ce chef rigoureux, méthodique et proche des militants fut ovationné au cours de la petite fête donnée en son honneur qui fut organisée à la suite d’une longue journée de travail, dont un compte rendu substantiel sera publié prochainement.

Depuis 1955, l’Action française a toujours eu à sa tête un Secrétaire général pour diriger son mouvement. De 1955 à 1980, Pierre Juhel fut l’homme de la continuité. Cet ancien chef d’équipe des Camelots du Roi, solide militant et entraîneur d’hommes hors pair, a permis à La Restauration nationale de reprendre sa place durant trois décennies au service de l’intérêt national. À son décès, Guy Steinbach, ancien résistant, président de l’Association Marius Plateau (Association des anciens combattants d’Action Française) le remplaça durant une décennie. De 1991 à 1994, Bernard Bonnaves, connu pour son travail remarquable réalisé dans le Doubs à la tête de sa section, fut le Secrétaire général de la Génération Maurras. Stéphane Tilloy lui succéda, il occupera le poste jusqu’en 1997. Suite à la séparation fratricide de 1998 entre l’AF de Pierre Pujo et celle d’Hilaire de Crémiers, Nicolas Kayanakis, ancien responsable du réseau OAS Métropole Jeunes, devint secrétaire général jusqu’en 2001, date à laquelle Pierre Pujo, président du Comité Directeur d’Action française, décida de nommer des responsables nationaux à l’organisation plutôt qu’un Secrétaire général. Au décès de Pierre Pujo en 2007, Olivier Perceval, qui dirigeait le Groupe de Liaison Royaliste, fut appelé pour remettre en place une équipe et rassembler la famille d’AF (La Restauration nationale et le Centre Royaliste d’Action française fusionnèrent finalement en 2018). En 2013, François Bel-Ker, ancien chef de section de Clermont-Ferrand et fondateur du Printemps français, lui succéda.

L’Action française connaît une ascension fulgurante depuis une dizaine d’années. Lycéens, étudiants et jeunes professionnels adhérent en nombre et l’Action française retrouve la Une des médias. Cette jeunesse vient pour la formation, par patriotisme, pour embrasser une cause qui la dépasse. Francis Venciton est de cette jeunesse-là. Né dans une famille de chrétiens de gauche, Venciton a pour unique certitude que la vérité politique passe par les livres. Après quelques années à échanger, lire et assister aux conférences, c’est au milieu des années 2010 qu’il adhère à l’AF. Militant au sein de la section de Marseille, il connaîtra les affres de la vie de notre local de la « rue Navarin », entre les attaques de nos adversaires et les manifestations pour défendre les intérêts français.

Ayant une soif insatiable de connaissances, Francis Venciton a pleinement intégré l’axiome maurrassien, « A la main une bonne canne, dans la poche un livre » : les auteurs maurrassiens n’ont pas plus de secret pour lui que les auteurs classiques, que ceux d’en face, que ceux d’à côté…

Intervenant à Sciences-Po et à Harvard, écrivant régulièrement dans la presse – Le Bien commun, La Nouvelle Revue Universelle, Présent – il fonde L’Insurgé, le journal insolent de la jeunesse d’AF. Après avoir coécrit un ouvrage sur l’écologie aux Éditions de Flore, il relance la revue de poésie Points et contrepoints qu’il dirige toujours à ce jour. Ses études de philosophie éthique et politique appliquée ne sont jamais vraiment bien loin…

Après avoir pris la direction des cercles d’études lycéens et étudiants, il est nommé responsable du Cercle de Flore et de l’Institut d’Action française, et c’est en 2020 qu’il devient Secrétaire général adjoint avec déjà pour mission de remplacer François Bel-Ker à la fin de son mandat.

Plaqué Camelot du Roi en 2021, c’est comme héritier de cette élite de militants politiques que bien des mouvement nous envient que Francis Venciton accepte cette fonction et celle de membre du Bureau Politique du mouvement.

Toujours en première ligne, que ce soit dans la rue ou dans le domaine des idées, on peut compter sur le nouveau Secrétaire général pour que la dynamique stimulante de ces dernières années non seulement perdure mais se démultiplie.

( 19 mars, 2022 )

Le cas Ménard

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

Robert Ménard met les pieds dans le plat, mieux que ça : il saute à pieds joints dans la soupière et s’agite dans les médias, lesquels ne le trouvent finalement pas si antipathique que ça, pour mieux éclabousser ses anciens amis.

« La semaine dernière, Robert Ménard faisait son mea culpa sur les migrants (il a déclaré avoir « honte » de ce qu’il avait pu dire au sujet des Syriens ou des Irakiens fuyant la guerre). Une séquence vivement critiquée par Marion Maréchal, qui a estimé que Robert Ménard devrait « dire ça aux morts et aux mutilés à vie, victimes du Bataclan » visés par des migrants islamistes. « C’est minable, juste minable. J’allais ajouter un mot plus dur, c’est dégueulasse », a jugé Robert Ménard, visiblement remonté, qui a poursuivi : « que Marion Maréchal ne se prenne pas pour une espèce de géopoliticienne de plateau de télévision et qu’elle aille voir un petit peu ce que c’est que le malheur des gens » nous rapporte CNews. Nous pouvons nous étonner que celui qui suppliait les uns et les autres de ne pas tenir de propos outranciers en vue d’une réconciliation future use de tels propos ! Nous pouvons également nous interroger sur le rôle possible « d’idiot utile » que lui feraient jouer les tenants d’un deuxième tour Macron/Le Pen …

Il se trouve qu’à l’Action Française nous connaissons bien Marion Maréchal et Robert Ménard, ce dernier ayant même été reçu dans nos locaux pour présenter son livre. Il a fait un tabac.

On peut supposer que le maire de Béziers qui se situe aujourd’hui à la curieuse confluence de Marine Le Pen et d’Emmanuel Macron, est victime d’une espèce de juvénile et naïve crise de conscience qu’il prend sincèrement pour de l’honnêteté mais qui n’est rien d’autre qu’une succession de réactions épidermiques, commandées par un sentimentalisme dominant dans la pensée du siècle, ce qui en fait un jouet idéal pour les tristes sires qui l’environnent avec leur morgue et leur cynisme. Mais je m’en voudrais de jouer « les petits mufles réalistes », si justement dénoncés par Bernanos, pour m’en tenir uniquement à cette explication.

Il y a chez ce personnage qui aime authentiquement « les gens », un réel agacement justifié pour cet autre camp du bien, qu’on appelle les « natios » et dont le comportement est en effet parfois aussi horripilant que celui de la gauche bien-pensante et moralisatrice. Une pensée souvent binaire et exclusive, mais qui ne s’applique pas à Marion Maréchal. Nous avons accueilli à Paris Marion Maréchal il y a quelques années dans le cadre d’un congrès royaliste. Nous avons pu mesurer à quel point son raisonnement est cohérent et sérieux et avons nourri l’espoir qu’un jour elle inclinerait, comme le firent d’autres grands cadres historiques de l’AF à l’époque de Maurras, pour le nationalisme intégral, c’est-à-dire en réalité, le seul nationalisme qui pousse la logique jusqu’à son terme et qui aboutit au retour de l’Etat royal.

Bref, nous apprécions beaucoup Marion Maréchal qui est restée en lien avec quelques-uns de nos amis, mais nous ne nous interdisons pas de nous en démarquer si nécessaire : l’AF n’est pas un parti de godillots mais un mouvement composé de militants et de militantes qui ont appris à penser par eux-mêmes. Ils sont donc capables à tout moment de laisser s’exprimer leur esprit critique.

S’agissant de Robert Ménard, Gabrielle Cluzel, rédactrice en chef de Boulevard Voltaire, qui prend bien soin de proclamer son indépendance (« S’il fait partie de l’histoire de Boulevard Voltaire, Robert Ménard n’a plus aucun lien opérationnel avec la rédaction, ni formel, ni informel ») et le connait fort bien pour avoir travaillé avec lui, est celle qui peut en parler le mieux :

« Je dirais simplement qu’il n’est pas homme de calcul. Je crois donc Robert Ménard pleinement sincère, il fait simplement partie de ces hommes affectifs à sincérités successives qui expriment sans fard ce qu’ils pensent au moment où ils le pensent, au gré de ce qu’ils ressentent. Je rajouterais, par ailleurs, qu’il est un pragmatique. Qui aime agir et se retrousser les manches, et ne peut supporter de rester trop longtemps dans le camp de ceux qui, faute d’être aux affaires, doivent se contenter de brasser des idées et de critiquer ; bref, le camp de l’opposition. »

Quant à nous, sur la question de l’Ukraine, comme sur la question de la sécurité des frontières que ce soit pour les migrants et les réfugiés, nous déplorons comme Marion le manque de rigueur de nos administrations et le tropisme atlantiste de la plupart de nos édiles.

Robert Ménard est assurément un bon maire, mais est-il un visionnaire politique au sens régalien ?

Olivier Perceval
( 5 mars, 2022 )

Le parti de la trouille derrière Macron

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

Le président Macron n’est certainement pas le responsable   de toutes les calamités qui tombent sur la France ou l’Europe, même si un certain nombre d’entre elles prennent leur source dans une politique imprévoyante et démagogique depuis des décennies et dont il est aussi le fidèle héritier. Ce n’est pas lui qui a inventé la COVID, pas plus que l’invasion de l’Ukraine par les Russes. Il n’en demeure pas moins que le Président de la République sait habilement « surfer » sur la couardise d’une bonne partie de Français plutôt âgés qui constituent l’essentiel de son électorat. Les militants de canapé qui s’expriment souvent courageusement derrière un clavier pour, sans vergogne, et avec la plus grande véhémence, condamner les non-vaccinés hier, et ceux qui prennent un peu de distance face à la médiatisation du conflit aujourd’hui.

Sa démarche diplomatique, reste cependant difficile à mener pour la raison simple, qu’il ne dispose pas des moyens de faire évoluer la position du camp dit « occidental », n’ayant de mandat ni de Bruxelles, la vraie instance de décision européenne, ni de Biden, le seul chef de l’OTAN. Les mains vides, il se présente donc pour parler des heures avec Poutine sans apporter de propositions concrètes n’étant pas mandaté. Que se disent ils en dehors des échanges moralisateurs d’usage. On peut se le demander.  Entre chaque tentative, il fait des déclarations publiques résolument hostiles au Kremlin, communication oblige, et annonce sur les médias aux Français que cela va de plus en plus mal.

Tout le monde loue ses efforts malheureusement inutiles, et beaucoup, au vu des sondages en hausse, montrent qu’ils sont prêts à reconduire ce « chef de guerre » qui mouille la chemise pour la paix, même si son impuissance apparaît trop évidente pour les observateurs éclairés.

On est donc, semble-t-il, reparti pour un tour au nom de l’unité nationale derrière le chef, un nouveau quinquennat plein de « celles et ceux » et de « en même temps » pour satisfaire l’union   de la gauche bourgeoise et libérale et la droite molle et craintive. Déjà habitués au confinement, les va‑t’en guerre du LREM, en admiration légitime devant le patriotisme ukrainien, sont déjà tout disposés à se terrer dans d’improbables abris, et attendre que le chef de l’Etat, qui est aussi le chef des armées, avec des munitions pour trois jours, arrête l’ogre Russe sur le point de se ruer sur la France.

Après tout, on a le « Clémenceau » qu’on mérite et peut être que pour la postérité il sera appelé un jour le « père La Victoire ». Son entrée en campagne plutôt sobre, qui n’est en fait qu’une formalité, le place tout de suite au-dessus de la mêlée avec l’avantage certain d’être aux affaires du pays (et même du monde) en ces temps du retour du tragique. Du haut de cette estrade, il ne jette même pas un œil sur les candidats concurrents, lesquels n’auront d’autres recours que de chercher à séduire les abstentionnistes, énorme réservoir, et les distraire de leurs parties de pêche déjà programmées pour le premier tour des présidentielles.

Olivier Perceval
( 22 février, 2022 )

Ukraine : la guerre du gaz aura-t-elle lieu ?

 

Lu sur actionfrancaise.net

 

Joe Biden réussit l’exploit d’unifier derrière lui, sur la cause ukrainienne, républicains et démocrates : c’est la grâce du billet vert aux USA, « in dollar we trust ». Dans cette perspective, tout sera fait pour empêcher l’Europe et la Russie de commercer ensemble. Le centre névralgique de l’économie mondiale se situant à New York, c’est New York qui décide ce qui est bon et ce qui est mauvais pour les affaires en Europe.

Le projet de gazoduc South Stream nous dit « Valeurs actuelles » a fait les frais de ce que nous avons baptisé la “néo-guerre froide” États-Unis-Russie. Ce pipeline, long de 3 600 kilomètres, destiné à exporter le gaz sibérien, en contournant l’Ukraine, devait fournir jusqu’à 63 milliards de mètres cubes par an aux pays européens grâce à deux branches, l’une vers l’Autriche, l’autre vers les Balkans et l’Italie. Lancé en 2007, ce projet, appuyé notamment par l’Italie et d’autres pays d’Europe du sud et balkaniques, a été abandonné, en décembre 2014, essentiellement sous la pression des Etats Unis.

Le gazoduc Nord Stream, qui passe sous la Baltique et débouche dans le nord de l’Allemagne, a été mis en service en 2012. Le projet Nord Stream 2, vise à doubler la capacité de livraisons directes de gaz russe du réseau Nord Stream 1 pour parvenir à 110 milliards de m³ par an. Avec des investissements estimés à 11 milliards d’euros, financés pour moitié par la compagnie russe Gazprom et le solde par les sociétés pétrolières européennes (OMV, Wintershall Dea, Engie, Uniper et Shell), le projet s’est attiré les foudres du Congrès bipartisan des États-Unis, qui accusait publiquement l’Allemagne d’être « prisonnière » de la Russie et exigeait son abandon… avant de faire adopter des sanctions « extraterritoriales » contre les entreprises collaborant au projet en décembre 2019.

Par ailleurs un rapport réalisé par la firme TOTAL nous informe qu’actuellement, « l’UE importe la moitié des produits énergétiques dont elle a besoin (73 % du pétrole et 44 % du gaz). En 2030, la part des importations d’hydrocarbures sera de 70 % (92 % du pétrole et 81% du gaz). Le rôle du gaz naturel augmentera sensiblement, tandis que sa production locale diminuera. Par conséquent, les pays de l’UE vont devoir faire passer leurs importations de gaz de 180 milliards de mètres cubes en 2005 à 650 milliards en 2030. Les pays de l’UE sont donc les premiers intéressés à régler le problème de l’approvisionnement en produits énergétiques sur le long terme, sur une base transparente. A l’heure qu’il est, environ 20 % du pétrole et plus de 25 % du gaz naturel consommés par l’Union européenne sont d’origine russe. La Russie entend rester un important partenaire énergétique des pays de l’UE durant le premier tiers du XXIe siècle. Elle possède, pour cela, des réserves de produits énergétiques considérables. (1)

Nul doute que ce contexte géoéconomique et stratégique constitue une menace pour les producteurs et exploitants d’outre Atlantique qui cherchent à toutes fins à placer leur gaz de schiste, plus cher et plus polluant, mais frappé du sceau de la démocratie libérale.  Pour Biden, ce serait un devoir moral pour les européens de renoncer au gaz russe. Mais comme l’argument commercial mâtiné d’un moralisme douteux ne fonctionne pas, il est impératif de faire monter la mayonnaise conflictuelle entre l’Europe et la Russie en appuyant sur le bouton Ukrainien.

Ceux qui suivent depuis un certain temps la situation du Donbass savent que les combats n’ont jamais totalement cessés depuis la création des Républiques de Louhansk et de Donetsk en 2014, avec parfois certes des temps d’accalmies. Aujourd’hui, aucun média ne rapporte que l’armée ukrainienne est à nouveau massée à l’Est avec du matériel dernier cris « made in América » et bombarde sporadiquement les villages tuant ou blessant des civils, en violation des accords de Minsk II signés en 2015 avec Petro Porochenko et Vladimir Poutine, en présence de François Hollande et Angela Merckel.

Le nouveau Tsar de toutes les Russies, avait prévenu qu’il y avait une ligne rouge à ne pas franchir en s’appuyant sur les accords de Minsk. Il ne laissera pas massacrer la population russophone du Donbass. Tout le monde le savait, mais tout le monde s’est étonné de voir, en réponse à la gesticulation belliciste de Kiev, à son tour l’armée Russe massée aux frontières de l’Ukraine. On n’est plus au temps d’Eltsine et Poutine ne parle pas pour ne rien dire, il annonce et il agit. Dire que Washington avec la CIA notamment, serait complètement étranger à cet échange de coups de mentons entre Kiev et Moscou, témoignerait d’une naïveté confondante. La présence des troupes de l’OTAN autour des frontières russes constitue une menace permanente qui a le don, allez savoir pourquoi, d’agacer le Kremlin.

Biden a beau jeu de se présenter en justicier et en défenseur inconditionnel de l’Ukraine. Cependant les assurances données par Washington et Bruxelles sur les nouvelles sanctions économiques contre la Russie en cas d’invasion de l’Ukraine, ne sont pas de nature à rassurer Volodymyr Zelensky, l’actuel président Ukrainien qui espèrerait un réel engagement militaire de ses alliés à ses côtés. Pauvre homme ! Il ne fallait pas choisir le camp des bavards, davantage motivés par la spéculation énergétique que par le droit des peuples. Il n’y a aucune chance en effet que les « boys » à peine sortis du piège Afghan, aillent s’embourber dans une longue et difficile guerre en Europe, sous les yeux attentifs et ravis de la Chine, laquelle reste pour l’heure la préoccupation principale des États Unis.

Pour le coup, Zemmour a raison de rappeler que l’activité diplomatique déployée par la France n’a que peu de chance de peser au Kremlin, car notre pays étant à la fois membre actif de l’OTAN, sans en être le chef, et Macron président provisoire et symbolique de l’Union Européenne, sans la moindre autorité, n’est pas un interlocuteur aussi crédible qu’ont pu l’être Chirac et Sarkosy quand la France était encore un pays indépendant et non aligné. Seuls Washington et dans une moindre mesure Bruxelles restent des interlocuteurs crédibles.

La France capétienne n’a pas vocation à demeurer plus longtemps soumise dans une vassalité humiliante à un empire, qu’il soit états-unien ou européen.  Souvenons-nous de cette évidence historique et prospective en avril prochain.

Olivier Perceval

(1) Article de Ria Novosti concernant un rapport réalisé par « Total » et « l’Institut de prévisions économiques » (Académie des sciences de Russie) sur le thème : « La Russie et l’Europe : alliance économique ou conflit énergétique ».

( 5 février, 2022 )

Retour sur Gims : Que signifie son message ?

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

On se rappelle, en janvier, le fameux message de Gims , de son vrai nom  Gandhi Djuna, ,  qui a ému , une  partie des médias avec la diffusion d’une vidéo pour le moins ambigüe sur son désir de vivre un Islam en dehors des coutumes pratiquées chez nous. Depuis il s’est excusé, fort bien, mais revenons un peu sur la signification de ce morceau de bravoure qui n’est pas qu’un dérapage.

D’après Valérie Pécresse, Gims n’a voulu blesser personne et la candidate LR, présidente de la première région de France, qui le soutient, de confirmer son hostilité à toute forme de communautarisme.

Mais le parcours de Gims, lequel touché par la grâce, ne veut plus être appelé Maître, prouvant par cette marque d’humilité que la foi l’a changé, mérite une attention qui pourrait s’avérer riche d’enseignement.

Que personne n’aille imaginer que l’option coranique, quand on est rappeur, ne constitue pas une plus-value commerciale vers un public vivant dans des banlieues largement islamisées. Car le Congolais est lui-même issu d’une famille catholique, c’est-à-dire pratiquant une religion, laquelle au Congo se vit avec une certaine intensité dans un environnement parfois difficile. Ce n’est pas le cas en France, « fille aînée de l’Église » où le vieux clergé « boomer » en civil se dissimule et rase les murs tout en refusant de baptiser les musulmans qui le souhaiteraient, en leur suggérant de « vivre pleinement leur religion » (sic). Comment avoir du succès dans un pays dont la seule fierté de la classe dominante consiste à en flétrir l’Histoire et les traditions, au nom d’une République matérialiste (terme souvent confondu avec celui de laïque), où brûlent églises et cathédrales sans raison, où les statues religieuses, comme celle en Bretagne du pape Jean Paul II ou en Vendée de Saint Michel, sont déboulonnées sous la pression des « Libres penseurs », où les fêtes traditionnelles deviennent des foires commerciales et où la seule ambition de la majorité des habitants est la  santé et la réussite sociale ? Piètres perspectives pour un jeune qui voudrait donner du sens à sa vie en cherchant à adopter une culture et un cadre religieux exigeant pour le service du Très Haut.

A ce faisceau de conditions créatrices s’ajoute, pour l’aggraver, un flot continu d’entrée sur notre sol d’étrangers à majorité musulmane amenant et imposant dans l’espace public leurs rituels et mode de vie avec le soutien enjoué et servile des travailleurs sociaux fonctionnaires ou associatifs. Le cadre historique et culturel de quartiers, voire de villes entières ou départements, change en profondeur…

Tout cela est malheureusement banal et nous pouvons nous étonner de l’étonnement de nos contemporains devenus chatouilleux tout d’un coup devant les propos tenus par un  « chanteur » immigré, venu faire fortune en France en donnant à ses admirateurs exactement  ce qu’ils attendent de lui, et qui peut se résumer ainsi : « Muslims (le dire en Anglais , c’est-à-dire la langue internationale et impersonnelle n’est pas neutre non ‑plus)  ne vous mélangez pas à ceux qui n’ont pas votre foi, pas de bonne année ni de joyeux anniversaire, sans parler de Pâques et Noël… C’est trop couleur locale »

Certains vont vous dire que ces recommandations ne sont pas dans le Coran et donc qu’elles ne sont pas « Haram ». Mais qui parle d’un Islam authentique, puisque le but du jeu est juste de s’opposer aux mœurs du pays d’accueil, lequel a ramené la religion fondatrice à la portion congrue avec la complicité active et efficace de son clergé ? Du reste nous pouvons voir ici la collusion de la montée de l’Islam avec le décolonialisme woke, tout ce qui peut déconstruire le socle culturel et les racines de la France est bon à prendre.

Nous pouvons aisément imaginer que cette affaire est assez croustillante pour ceux qui ont observé la soudaine radicalisation de la droite centriste depuis l’entrée en lisse électorale d’un certain Zemmour. C’est une première pierre dans le jardin de Valérie et il y en aura d’autres.

Quoi qu’il en soit, cela n’est qu’un non-évènement pour ceux qui comme nous dénoncent un affaissement généralisé de notre civilisation.  Et comme la nature a horreur du vide, à l’ancienne foi fondatrice de nos aïeux,  ignorée par la République laïque et obligatoire qui impose les masques et le vaccin comme les rituels d’une nouvelle religion fondée non pas sur le soi-disant « vivre ensemble » mais sur le « mourir tout seul », viennent se substituer des agitations religieuses simplistes mais efficaces. Venues d’ailleurs elles sont susceptibles d’ouvrir un horizon d’espoir si ce n’est d’espérance à une jeunesse errante dans l’univers ténébreux de zombies qui leur est proposé.

Dès lors, on sait ce qu’il nous reste à faire. Il ne suffit pas de dénoncer le grand remplacement, mais de faire chuter lourdement tout un système qui le facilite, parce qu’ayant perdu sa qualité, sa spécificité et son originalité françaises, bref tout ce qui constitue notre lien spirituel et incarné : notre civilisation.

Olivier Perceval
( 6 janvier, 2022 )

« Les vaccinés, j’ai très envie de les emmerder »

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

Plus ils paniquent plus les macroniens s’en prennent aux non-vaccinés, comme c’est commode

Depuis le début du mois de décembre, nous explique Pierre Lecot dans le site  « Réinfo-covid », on accuse les non-vaccinés de saturer les hôpitaux et en particulier les réanimations. La mode est de donner le ratio de « 9 personnes hospitalisées sur 10 ne sont pas vaccinées ». Nous avons déjà montré dans des articles réalisés à partir des rapports de l’ATIH que, ni les soins conventionnels des hôpitaux, ni les services de réanimations, n’ont jamais été saturés en 2020. C’est encore le cas en 2021. Malgré le fait que nous sommes en période hivernale et donc que les infections respiratoires, dont les coronavirus engendrent des hospitalisations, seuls 15 % des services de soins critiques sont utilisés par des patients catalogués Covid-19, et parmi eux, la moitié sont non vaccinés. Non il n’y a toujours rien d’alarmant sur la situation hospitalière et non, les non vaccinés ne sont en rien responsables de la situation des hôpitaux.

Les hôpitaux ne sont pas saturés à cause de la Covid-19

Jamais l’hôpital français n’a été saturé à cause de la Covid-19. Les patients identifiés Covid-19 n’ont représenté que 2 % de l’activité, et l’hôpital a été en sous-charge toute l’année. Un très faible 2 %, alors que les déclarations Covid-19 l’ont été avec beaucoup de largesses pour des questions de facturation, il est en effet bien plus rentable pour l’hôpital de déclarer un patient comme infectieux, plutôt que pour la pathologie pour laquelle il est venu. Même les services de soins critiques ont été sous-utilisés et l’augmentation du recours aux services de réanimations est un trompe‑l’œil uniquement dû à la requalification de lits de soins continus en lits de réanimations.

Aujourd’hui, poursuit Pierre Lecot, chacun peut voir sur le site Géodes que 3 000 patients sont déclarés Covid-19 et admis en services de soins critiques. D’après les statistiques de ScanSanté, il y a 20 000 lits de soins critiques en France. Donc aujourd’hui, 15 % sont utilisés par des patients déclarés Covid-19 . On note d’ailleurs que le chiffre de 3 000 mis en avant pour les patients Covid-19 est le nombre de patients en soins critiques (soit l’addition du nombre de patients en services de soins continus, soins intensifs et réanimations), alors que le nombre mis en avant pour le nombre de lits disponibles est le nombre de lits en réanimations uniquement (donc 6 000 au lieu de 20 000) laissant ainsi croire à une saturation inexistante.

En bref, et l’on vous fait grâce des détails médico-statistiques, que l’on peut trouver sur le lien : https://reinfocovid.fr/science/non-les-non-vaccines-ne-saturent-pas-les-reanimations/?fbclid=IwAR3Yf4NpoaIH0iFgYriDsQfX2zEpF6nEvmpz5-Ab8hmrP56kwej1J4Msqlc

Ii faut retenir que :

  • Seuls 15 % des services de soins critiques sont utilisés par des patients catalogués Covid-19, et parmi eux, la moitié sont non vaccinés (données octobre, novembre, décembre)
  • Pour 100 lits de soins critiques, 15 patients sont identifiés « Covid-19 », 3 ne sont pas venus à l’hôpital pour cette raison, 6 sont venus pour cela et sont vaccinés, 6 sont venus pour cela et sont non-vaccinés
  • Le ratio de la DREES de « 9 sur 10 » est un pur calcul théorique découlant de la part estimée du nombre de personnes vaccinées en France. Ce ratio ne reflète donc en rien la réalité observée en services de soins critiques.
  • Les hôpitaux et services d’urgences étaient en grève quasi-continue depuis plusieurs années et jusqu’en 2020 pour dénoncer le manque de moyen humain et la gestion inhumaine et uniquement financière de l’hôpital depuis la mise en place de la tarification à l’acte par Jean Castex en 2007.

La conclusion est donc simple : non, les non-vaccinés ne sont en aucun cas responsable d’une quelconque saturation hospitalière. Leur nombre est bien trop faible à l’hôpital pour embouteiller quoi que ce soit.

Alors, pourquoi tant de haine ?

Rappelons que les hôpitaux et services d’urgences étaient en grève quasi-continue depuis plusieurs années et jusqu’en 2020 pour dénoncer le manque de moyen humain et la gestion inhumaine et uniquement financière de l’hôpital depuis la mise en place de la tarification à l’acte par Jean Castex en 2007. En 2021 rien n’a changé́ mis à part la suppression de quelques dizaines de milliers de lits d’hôpitaux et la mise à pied sans solde de soignants récalcitrants aux injections expérimentales, dont on sait pertinemment aujourd’hui qu’ils ne garantissent pas du tout d’avoir des tests négatifs, ni même de ne pas être malade, ou de finir en service de réanimation. Mais, le gouvernement aujourd’hui se trouve un bouc-émissaire : les non-vaccinés, et fait croire à la population que pour gérer les problèmes de l’hôpital, il faut donner des milliards d’euros à des laboratoires pour qu’ils nous fassent des piqures régulièrement. Ces mêmes labos qui ont des liens financiers très étroits avec nos politiques.

Alors bien sûr, il est tellement facile de désigner à la vindicte les « irresponsables dangereux » lesquels, dans leur égoïsme aveugle menacent la France et peut-être même la planète entière.

Tandis que la directrice générale de l’ANSM Christelle Ratignier-Carbonneil annonce une explosion (31 décembre à Public Sénat) des effets indésirables du vaccin,110000 en période de vaccination COVID, contre 40000 en période hors COVID.

On peut comprendre légitimement que certains hésitent.

Mais nous vivons une immense chasse aux sorcières instruite par les portes paroles du gouvernement, eux-mêmes conseillés par une caste médicale liée aux lobbys pharmaceutiques et relayée par les médias complaisants.

Le drame pour eux, c’est que les mesures les plus absurdes et les plus contraignantes viennent juste au moment où avec le variant Omicron se dessine une perspective d’immunité collective qui rendra caduque avec une rare évidence cette nouvelle « bunkérisation » sanitaire.

Le nouveau président du conseil de l’Union Européenne  (pendant six mois) a voulu en cela être au plus près des consignes de bruxelles, se montrant exemplaire pour gagner la bienveillance de Madame Van der Layen, qui a largement plus d’un milliard de doses sur les bras à écouler, commandées en majeur partie au groupe Pfizer, auprès duquel son mari occupe une place enviable.

Alors on panique, on traite les opposants de complotistes et les non-vaccinés d’irresponsables qu’il faut « emmerder » jusqu’au bout. C’est tellement facile et ça permet de tourner les projecteurs ailleurs que sur les fautes graves et répétées commises par le gouvernement et ses affidés médicaux.

Comme Néron accusa les chrétiens d’avoir incendié Rome, Macron accuse les non vaccinés de détruire l’Hôpital.

Olivier Perceval
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