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( 28 mai, 2020 )

Journal de bord du dé-confinement, Semaine 1

 

Sur la page « facebook » du Prince Jean

 

La réouverture de la chapelle royale à Dreux est un évènement important pour les royalistes, qu’il nous plait de rapporter ici. Nous profitons de cette occasion pour rappeler les propos du comte de Paris sur sa perception du dé-confinement et plus largement sur ses préoccupations concernant le maintien les libertés et les droits fondamentaux. Le texte du journal de bord semaine 1 du dé-confinement est donc reproduit ici.
Olivier Perceval

« C’est en tant que Président d’honneur de la Fondation Saint-Louis que j’ai accueilli au Domaine royal François Bonneau, Président de la Région Centre-Val de Loire, Harold Huwart, vice-président, Gérard Hamel et Stéphane Bern, pour la réouverture de la Chapelle Royale.
Nous avons pu faire le point sur les perspectives de développement du tourisme à Dreux. »
Jean Comte de Paris
Mairie De Dreux 28

Le dé-confinement est là, enfin. Bien sûr, il faut raison garder et le réaliser de façon progressive tout en restant vigilants et en respectant les bons gestes. Son succès dépendra de la responsabilité de chacun de nous. Cette reprise progressive est indispensable pour les personnes, les familles et leurs enfants, les entreprises, la société. En fait pour l’homme dans toutes ses dimensions.

Au même moment, nos assemblées votent le prolongement de l’état d’urgence sanitaire. Une sorte de reconduite pour un gouvernement qui semble avoir été dépassé par la crise, qui l’a géré de façon attentiste et dont le seul souci semble maintenant de se prémunir contre une vague probable de poursuites. Ainsi en va-t-il de la vie de notre société dont on a déstructuré tout ce qui tenait encore debout (l’exemple de l’hôpital est à ce titre caractéristique, je le soulignais dans ma dernière tribune).

Ce qui m’inquiète dans cette affaire de confinement, c’est l’atteinte forte qui a été faite à nos libertés et droits fondamentaux. Je comprends qu’il faille, dans des situations extrêmes, faire l’effort de renoncer à certains comportements individuels pour le bien commun de la collectivité, mais cet effort doit pouvoir se faire de façon voulue et concertée. Cela nécessite un système politique qui repose sur la confiance (ce qui implique non seulement d’écouter mais aussi d’entendre) ou encore sur le vrai dialogue (comme en Allemagne entre l’État Fédéral et les Länder)

Au contraire, notre système s’est appuyé sur la coercition (sommes-nous tous des criminels en puissance ?) plutôt que sur la responsabilité des personnes ou des corps intermédiaires, avec un contrôle quasi inexistant du Parlement et des ministres adeptes du « faites ce que je dis et non ce que je fais » ! Nos institutions, par l’absence de tout principe supérieur, poussent chacun à se défausser de sa responsabilité sur d’autres, ou sur des sciences qui sont par définition inexactes.

Ce qui m’inquiète encore plus, c’est que je n’ai vu ni entendu quasiment aucun homme politique évoquer cette question des libertés et droits fondamentaux. Si personne ne les défend, pourquoi ceux qui les restreignent se gêneraient-ils ? Pourquoi n’envisageraient-ils pas demain un état d’urgence environnemental, social, etc. ? Cette crise a de toute façon déjà changé le sens des mots, puisque jusqu’à maintenant l’état d’urgence n’était employé qu’en temps de guerre alors que nous ne sommes pas en guerre !

Il faudra, dans les mois qui viennent, rester attentifs à ce que ces dispositifs restrictifs ne soient pas prolongés ou que d’autres ne les remplacent, dans la perspective de prévenir une future crise (comme le non respect du secret médical par exemple). Il faudra que nous nous demandions s’il ne faut pas remplacer le « sacro-saint » principe de précaution par une culture du risque afin d’être préparés lorsque cette crise arrivera (un peu comme au Japon avec les tremblements de terre).

Mais pour cela il faut une vraie concertation, et il n’y a pas de vraie concertation sans ceux, et en particulier les maires, qui représentent les citoyens dont ils ont la charge. A Dreux, par exemple, le maire a pu voir avec le préfet que le marché couvert de centre ville reste ouvert afin de permettre à la population âgée de faire ses courses.

Il faut aussi de bons chefs, et il n’y a pas de bons chefs sans bons conseillers. Comme on disait autrefois : « le roi en ses conseils, le peuple en ses états ».

Avant de fêter samedi prochain le centenaire de la canonisation de Jeanne d’Arc, nous commémorons aujourd’hui le centenaire de sa fête nationale. De la fête laïque à la fête religieuse, nous honorons cette semaine une sainte qui symbolise fortement l’unité de notre Nation dans les périodes difficiles, de la guerre de Cent ans à aujourd’hui, en passant par les épreuves de la Première Guerre mondiale.

J’avais d’ailleurs prévu de me rendre dans plusieurs villes de France pour célébrer avec vous cette unité. Les circonstances m’ont empêché de le faire, mais je vous assure, avec la Princesse et toute la famille royale, de mes pensées particulières dans ce tournant que prend le destin de notre pays.

Jean, comte de Paris
Domaine royal de Dreux, 10 mai 2020

“Tenant tout un royaume en sa ténacité / Vivant en plein mystère avec sagacité, / Mourant en plein martyre avec vivacité, / La fille de Lorraine à nulle autre pareille.” (Charles Péguy, La tapisserie de sainte Geneviève et de Jeanne d’Arc)

( 23 mai, 2020 )

Quand un médecin ébranle la technostructure

 

 

Lu sur « Action Française.net »

 

 

Le Figaro à l’instar de toute la presse et autres médias annonce aujourd’hui, avec un titre sans appel :

Covid-19 : mortalité accrue à l’hôpital avec la chloroquine et l’hydroxychloroquine

L’analyse de près de 15.000 malades du Covid-19 traités par ces médicaments dans les 24 heures suivant le diagnostic montre une augmentation importante de la mortalité, pour finalement relativiser un peu ce propos péremptoire dans le corps de l’article.Cette information tombe pile au moment ou le président Trump préconise la chloroquine pour tous, dans un contexte préélectoral très tendu. C’est pourquoi j’invite nos abonnés à  recevoir avec réserve cette information ,en attendant d’en savoir  plus.

Pascal Praud répète à l’envi et régulièrement sur son plateau télé, que Didier Raoult, étant issue du système ne peut pas être contre le même système. Il s’est arrimé à cet argument incertain, comme à une bouée de sauvetage. C’est pourtant un raisonnement irrationnel, et cela suppose d’abord que l’on ne puisse en aucun cas se retourner contre le système une fois qu’on y a mis les pieds. On parle d’un grand scientifique qui n’a plus rien à prouver, et qui se trouve en contradiction avec le discours officiel servi par un petit groupe d’experts médicaux et d’administratifs ayant fait carrière et se situant au sommet de la pyramide.

Le professeur marseillais, a, par conviction et conscience professionnelle, pris ses distances avec cette « élite » qu’il estime coupée du réel. Il n’est pas difficile de comprendre, qu’il s’est dès lors placé en contradiction avec le fameux système, tout simplement par l’exercice de sa liberté de penser différemment. On nous dit qu’il bénéficie de subventions de l’État pour son établissement médical et pour son travail de recherche, est ce suffisant pour décréter qu’il doit perdre sa liberté de parole ? Après tout, s’il bénéficie d’aides publiques, c’est bien qu’il est considéré comme un chercheur et un médecin qui obtient des résultats. Un tel raisonnement est donc bancal, en induisant que pour se mettre en opposition au système, il n’y aurait pas d’autre issues que de se retrouver seul, pauvre et nu, face à la technostructure médicale et à la pensée normative d’une grande partie de la presse.
Est-il suggéré qu’il soit mis au banc de la société et privé de toute aide, jugée auparavant légitime sur la base du travail réalisé et qui deviendrait illégitime à cause de ses propos, fussent-ils contestables ?

Une autre accusation porte sur le populisme supposé du docteur Raoult, crime impardonnable entre tous.
C’est devenu l’argument qui tue, dès lors que l’on trouve un écho favorable auprès d’un public populaire.
Ce supposé populisme est tellement mal ressenti qu’une véritable hystérie anti-Raoult s’est déclenchée sur les ondes et dans le monde des experts certifiés de la médecine officielle dûment estampillée.
Le pic de la démesure vulgaire ayant été atteint par la déclaration colérique de Daniel Chon Bendit, la bave aux lèvres, enjoignant au médecin de « fermer sa gueule ». Mais pourquoi cet excès de langage Dany ? Une idéologie serait-elle menacée ?

Il en résulte un sursaut de popularité pour celui qui préconise simplement qu’en bon praticien l’on fasse des tests, qu’on traite les patients, et que l’on confine uniquement les personnes contaminées.

Mais cette campagne, ponctuée de propos délirants semble, de façon troublante, suggérer quelque chose de caché, comme un plan conçu avec des enjeux d’une autre portée qui seraient contrariés par les prises de position du docteur impertinent. Reconnaissons que cette perte collective de sang-froid peut paraître suspecte à la longue. Mais n’ayons pas l’air de sombrer du côté obscur, à savoir dans la théorie du complot, comme il pourrait nous l’être reproché à chaque fois que l’on s’avise de questionner les intentions si pures des pouvoirs en place.

Il n’a jamais employé le mot « gripette » comme l’affirment ses détracteurs, même les mieux intentionnés. Il est seulement coupable d’avoir rappelé que cette pandémie n’était pas pire que d’autres l’ayant précédées, et que l’on avait exagéré le danger en créant un climat anxiogène dans la population cloitrée à domicile et privée de soins. Le décompte final des décès par COVID 19 semblerait être en voie de lui donner raison.

Didier Raoult a en outre le culot de constater que sa méthode a plutôt bien fonctionné. « Mais qu’il ferme sa gueule ! »

Tous ces « chefs d’accusation » justifient-ils vraiment tant de haine, d’injures et de condamnations sans appel ?

La question se pose et on se demande bien ce que les experts officiels ont à perdre dans cette affaire si ce n’est, au mieux, la révélation de leurs incompétences de notables installés. Il est cependant un peu commode en cette période de fin de pandémie, où les yeux commencent à se déciller, de renvoyer tout le monde, ceux qui disent le vrai et les autres, dos à dos en parlant de querelle d’égos.

Ce n’est pas d’avoir eu raison qui est si violement contesté, c’est de l’avoir dit, tout simplement.

Olivier Perceval

( 16 mai, 2020 )

Les Français ont peur !

 

Lu sur « Action Française.net »

 

Bon, tous les spécialistes qui s’expriment sur les plateaux télé, qu’ils soient médecins ou chroniqueurs sportifs, sont d’accord sur un point  : Grâce au confinement le virus recule  ! Je ne tiens pas compte bien sûr des irresponsables iconoclastes prétendant qu’il n’y a pas de grandes différences,en terme de résultats, entre les pays confinés et ceux qui n’ont pas appliqué le confinement drastique que nous connaissons. Mais attention, à la moindre petite négligence faisant suite aux premiers instants prudents de dé-confinement, on nous fait bien comprendre que cela repartira de plus belle. Alors gare  !…

Du reste, avec les nouvelles effrayantes déversées par le discours étatique et médiatique depuis plus de deux mois, les Français ont les chocottes (Sondage IFOP du 27 mars  : 77 % confient avoir peur d’être contaminé par le Covid-19 en sortant simplement de leur domicile).

Mais que faisaient les froussards durant le confinement  ?  : Ils restaient sagement enfermés entremblant (et accessoirement se rendaient utile à la collectivité en dénonçant à la police les mauvais citoyens observés de leur fenêtre) et ne sortaient que par extrême nécessité en essayant de se protégerun maximum. Pourtant, l’on sait que le taux de létalité (nombre de décès/ nombre de personnes atteintes) par COVID 19 est situé entre 1 et 2 % selon les meilleures sources et concerne surtout les personnes fragiles et / ou atteintes par une autre pathologie. Quant au taux de mortalité (nombre de décès/population), il est très faible mais difficile à déterminer, les tests étant peu nombreux…

On peut donc se demander si on n’en n’a pas fait un peu trop, car ce n’est pas la première épidémie que nous subissons, et d’autres, comme la terrible grippe de Hong Kong fut à la fois bien plus mortelle et à contrario fort sous-estimée par les pouvoirs publics comme par les médias. Mais au moins, la peur ayant été épargnée aux Français, il semble que leur réaction commune, finalement fut plus dynamique et plus saine… Nous infliger Jérôme Salomon tous les soirs avec sa tête de mandarin satisfait, porteur de mauvaises nouvelles et fier de l’être, égrenant les morts et les personnes hospitalisées, sur un ton monocorde et dans un rituel immuable, c’est à coup sûr peser lourd sur le moral de certains Français fort préoccupés par leur santé physique. Ne parlons pas des ordres et contre ordres du gouvernement et la cacophonie du corps médical, vecteurs d’inquiétudes et de stress… C’est pourquoi, nous ne sommes pas étonnés en ce premier jour de dé-confinement de découvrir dans le Parisien que « 54 % de français ont davantage peur de mettre leur santé en danger en retournant travailler, que de voir leurs finances en péril en restant à la maison.  »

Pourtant tous redoutent par ailleurs la crise économique provoquant l’effondrement de nombreuses entreprises. La peur est une excellente auxiliaire pour les pouvoirs autoritaires résolus à museler toute opposition, sans trop en avoir l’air. Un pouvoir de ce genre pourra s’appuyer en toute fiabilité sur les donneurs de leçon médiatiques qui font l’opinion. En effet, au nom de «  l’union sacrée  », il était enjoint au peuple de la fermer car «  ce n’était pas le moment  ». Mais il n’en sortira pas pour autant une «  chambre bleu horizon  », car ce n’est pas la patrie, bien collectif et historique, qui est menacée aujourd’hui, mais l’intégrité physique de citoyens matérialistes, préoccupés uniquement par leur bien être individuel et terrorisés par le spectre de la mort. Comment s’en étonner en l’absence de toute spiritualité. Pour ne pas perdre la face cependant, on fera vibrer la corde sentimentale, solidaire et humanitaire, en organisant le rituel de l’applaudissement de 20h (manifestation spontanée au départ, mais vite prise en main par les médias et les pouvoirs publics) ce qui agit un peu commeune catharsis sur la peur et donne le sentiment à peu de frais d’avoir participé à la lutte collective contre le méchant virus qui «  ne fait rien que de nous embêter  », nous les gentils obéissants à toutes les injonctions de l’État, avec un zèle dont nous sommes fiers. Gageons que ces manifestations répétitives laisseront des souvenirs pour ceux qui y ont participé, lesquels raconteront en famille, si les familles existent encore, ces moments de gloire, il y aura même peut-être des associations d’anciens applaudisseurs…

Notre société est bien malade, et cette pandémie est un révélateur de la profonde crise morale qui la traverse. Quand Jean de La Fontaine décrit un trait de caractères significatif, à son époque, de la montée de la bourgeoisie et de l’affaiblissement de la noblesse, il montre très bien un état d’esprit devenu norme aujourd’hui.

Un Lièvre en son gîte songeait
(Car que faire en un gîte, à moins que l’on ne songe ?) ;
Dans un profond ennui ce Lièvre se plongeait :
Cet animal est triste, et la crainte le ronge.
“Les gens de naturel peureux
Sont, disait-il, bien malheureux.
Ils ne sauraient manger morceau qui leur profite ;
Jamais un plaisir pur ; toujours assauts divers.
Voilà comme je vis : cette crainte maudite
M’empêche de dormir, sinon les yeux ouverts.
Corrigez-vous, dira quelque sage cervelle.
Et la peur se corrige-t-elle ?
Je crois même qu’en bonne foi
Les hommes ont peur comme moi. “
Ainsi raisonnait notre Lièvre,
Et cependant faisait le guet.
Il était douteux, inquiet :
Un souffle, une ombre, un rien, tout lui donnait la fièvre…

Le lièvre et les grenouilles, de Jean de Lafontaine (extrait)

Qui mieux que le fabuliste pouvait dépeindre ce sentiment, encore plus partagé aujourd’hui que naguère, du fait de l’anomie, du désordre moral et de l’inversion des valeurs.

La peur est vraiment un virus terrible car il engendre immanquablement la haine, la lâcheté, la perfidieet finalement la trahison. C’est cela qu’il va falloir combattre demain en redonnant une âme aux Français, en mettant en évidence notre histoire commune pour construire notre avenir commun, basé sur nos valeurs fondatrices, et qui a pour nom  : France.

Olivier Perceval

( 5 mai, 2020 )

Bien heureux Coronavirus ! ! ! (partie II)

 

Lu sur « Action Française.net »

 

A l’approche d’un déconfinement hésitant et étrangement sélectif, sur fond de crise économique justifiant l’opportunité d’unautoritarisme sournois et ciblé, l’Action Française doit prendre la mesure des enjeux en lançant toutes ses forces dans la bataille pour conjurer les dangers graves qui menacent notre pays. On ne saura se contenter de constater l’incurie de l’État «  en marche,  »mais aussi de proposer des alternatives radicales pour le salut de la France. C’est le sens de l’appel de nos camarades.

Olivier Perceval

Ce texte s’inscrit dans le prolongement de l’intervention réalisée lors de la conférence des cadres du mouvement qui s’est tenue le 7 mars. C’est à la suite de nombreuses discussions que les trois signataires pensent à l’urgente nécessité de réaliser ces travaux.

UN PROGRAMME DE TRAVAIL…

Le temps presse… La vitesse de dégradation est impressionnante et nous sommes proche du chaos, le système se fracture et semble de plus en plus fragile Mais, nous savons bien que son effondrement sera aussi celui du pays. Que faire alors ? Sachant que le rejet de la politique du pire finit souvent par nourrir le pire… Bien conscient de l’ampleur de la tâche et de l’incroyable complexité à laquelle nous devons faire face, nous voulons lancer un appel à la réflexion de tous les royalistes qui ont en commun d’être dans la même galère. Le temps présent se caractérise par une rupture historique radicale. En conséquence, imaginer un seul instant une transition douce, c’est-à-dire le passage sans douleur de l’état actuel de la France (institutions et société) à une instauration de la monarchie semble absurde. Pour quelques-uns d’entre nous, les analyses du réel sont trop souvent déterminées par une vision de l’histoire rétrécie à la simplicité du toujours le même. Les nouveautés apparentes ne seraient en réalité que des métamorphoses d’une substance historique invariable. En privilégiant les continuités et en négligeant ou en niant les ruptures nous pouvons ainsi réciter le même catéchisme et avancer nos solutions sans nous préoccuper davantage de leur adéquation avec le réel. Trop souvent nous avons continué à faire comme si… Et à marteler indéfiniment : le politique d’abord, trop souvent cantonné, limité à l’institutionnel, ignorant que l’écart croissant entre le souhaitable c’est-à-dire le retour de la monarchie et l’état réel de la société accentue l’aspect utopique de nos propositions. La priorité accordée de manière trop exclusive au changement institutionnel laissant penser que le retour éventuel de la monarchie constituerait en quelque sorte une solution magique, susceptible à elle seule de réparer les dégâts n’est plus tenable. Autrement dit, l’ordre des priorités doit sans doute s’inverser. Dans la royale, nous chantons mais à la France il faut en roi. Oui, mais au roi il faut une France, autrement dit encore il faut d’abord reconstituer la société France sans se cacher qu’elle est, hélas en voie de disparition. Lorsque l’effondrement se produira et si nous voulons apparaître comme un véritable mouvement politique, nous devons préparer le terrain en exerçant un véritable magistère destiné à faire valoir nos idées.

Lorsque nous voulons parler politique au sens du bien commun à nos interlocuteurs, nous nous heurtons presque systématiquement à une forme d’indifférence et dans certains cas d’hostilité, car, la désaffection générale à l’égard de la politique et de ses pratiques, sans parler de son personnel, est venue polluer toute réflexion politique en la matière, venant voiler l’opposition frontale entre la politique anti-politique et le politique défini comme souci du bien commun. Cette désaffection vient contaminer toute réflexion en la matière et entraîne de facto un éloignement croissant à l’égard de la question politique. Ce qui domine aujourd’hui c’est en fait la résignation causée par un constat d’impuissance qui détermine un retour de la fatalité en l’absence de toute autre hypothèse acceptable. C’est tellement vrai que le système n’est plus contesté fondamentalement, même si personne n’y croit, et nous voilà contraints de résoudre le problème suivant : comment agir politiquement dans un univers où le politique n’est plus pensé et pour beaucoup n’est plus pensable ?

LES GILETS JAUNES : DIVINE SURPRISE ? ? ?

L’insurrection des gilets jaunes, c’est une révolte dont les causes multiples provoquent colères et souffrances et tiennent pour l’essentiel à des conditions de vie devenues insupportables. C’est celle des oubliés de l’histoire, « du peuple des périphéries » dont chaque membre vient crier « j’existe ! » Ce sont les victimes de la « grande société » mondiale et globale à laquelle ils doivent impérativement s’adapter, dont les composants destructeurs et corrosifs ont transformé toutes les sociétés en champs de ruines : Mondialisation, islamisation, fin des paysans, désindustrialisation, disparition des services publics et privés dans une très large partie du territoire, métropolisation, marchés immobiliers qui fonctionnent comme des centrifugeuses, déserts médicaux, dictature de l’oligarchie financière, chômage massif, précarisation du travail et de la vie… La liste est sans fin et le fossé ne cesse de s’élargir entre les gens « de partout », c’est-à-dire de nulle part et les gens qui se sentent de « quelque part ».

ALORS ?

Nous sommes attendus par le peuple français sans plus nous préoccuper de satisfaire la bourgeoisie détachée du destin national, même et souvent quand elle est chrétienne, c’est à lui que nous devons répondre. Ce qu’il veut ce peuple, c’est vivre décemment de son travail, se soigner, se loger, mettre ses enfants dans des écoles de proximité, disposer de libertés locales… Nous devons réapprendre à raisonner à partir du réel et nous en sommes capables.

Nous devons pour être « crédibles » nous emparer de toutes ces questions afin d’y répondre de manière pratique.

L’idée serait la suivante, encadrée par quelques principes simples :

➢ Dans la mesure du possible, c’est tout le mouvement qui doit se mettre au travail.

➢ Les groupes de réflexions devront réunir toutes les générations.

➢ Chaque groupe devra, bien entendu, être composé d’un noyau dur de quelques personnes disposant de compétences sur les sujets traités.

N’étant pas omniscients, il faudra, dans la mesure du possible, faire travailler avec nous, ou à défaut consulter des personnes extérieures à l’AF ayant des compétences reconnues dans telle ou telle matière, ce qui permettra et de nous faire connaître et de faire valoir nos capacités de réflexion sur des thèmes précis.

Dans un certain nombre de cas, il est possible que des oppositions apparaissent sans possibilité de synthèse. Il n’est pas question de rechercher un accord bancal qui laisserait les participants insatisfaits. Dans cette hypothèse, il y aura lieu d’exposer clairement les positions respectives dans le cadre d’une« disputatio » exposant clairement les  arguments avancés.

Les résultats sont destinés à être publiés le plus largement possible, bref nous devons devenir un Think tank (groupe de réflexion) réservoir d’idées… et prendre les moyens de les faire connaître.

QUELS SUJETS ?

Ils sont nombreux, et tous les adhérents du mouvement peuvent contribuer à les définir.

Une idée émise par les grenoblois permettrait d’en grouper un certain nombre sous le « chapeau » de la démographie dont :• L’immigration.• La politique familiale.• Métropolisation et désertification des zones rurales.• La question du grand âge et des maisons de retraite.• Les marchés immobiliers.• L’aménagement du territoire et la nécessaire revitalisation des zones rurales.• Les déserts médicaux.• L’hôpital.• La revitalisation commerciale des petites villes.

Il serait intéressant, à cette occasion, de recenser les élus locaux susceptibles de nous apporter leur concours.

Et puis, les grandes questions comme :• La fiscalité.• La financiarisation de l’économie et ses conséquences.• Le budget de la France, (identifier les dépenses inutiles.)• La justice.• La disparition des fonctions régaliennes sous traitées à des instances transnationales.• Comment sortir du libéralisme philosophie et anthropologie de la « sortie du politique »

Cette liste ne peut être exhaustive, il nous appartient de la compléter.

AU TRAVAIL !

Antoine de Crémiers, Pierre de Meuse et Henri Augier

( 30 avril, 2020 )

Bienheureux Coronavirus ! ! ! ( partie I)

 

Lu sur « Action Française.net »

 

Avant propos

Nous ouvrons aujourd’hui un débat   interne à notre mouvement proposé par des militants de longue date, inscrits dans l’histoire de l’Action française et connus pour leurs actes et leurs écrits. Ils font un constat lucide de la faillite du politique dans notre pays appuyé par une partie de l’«  élite  » intellectuelle  engagée pour la dissolution de la nation dans un mondialisme impersonnel, technocratique et aveugle aux besoins des peuples. Mais en dehors de ce constat que nous partageons tous, ils nous proposent de réfléchir, à l’occasion  éclairante de la pandémie brandie comme «  l’Armageddon  », ensemble à des alternatives possibles, pour le jour d’après, dans tous les domaines  :  Sociaux, économiques, culturels… pour rapprocher les français et trouver des outils susceptibles de contrer les agissements d’un système autiste, et méprisant toute tentative de prendre en compte l’expression populaire en la taxant de populiste, c’est-à-dire aux yeux des libéraux libertaire  :  Extrémiste et intolérante, ce qui est un comble quand on connait l’arsenal répressif déployé par le pouvoir contre toutes formes d’opposition dans notre pays. Étant donné la longueur de ce texte, il paraitra en deux parties. Nous commençons par le constat et nous continuerons sur la mise en «  ordre de bataille  ».

Olivier Perceval

Il est effectivement grand temps de nous mettre en ordre de bataille pour « le jour d’après » qui sera sans doute sanglant.

Nous sommes en 1929 et bientôt en 1933 ? Mais avec une nuance toutefois. A l’époque, la crise marque pour beaucoup la fin du libéralisme et son échec pour des causes endogènes, impossibles à dissimuler. Les libéraux dépriment et en 1938 dans la revue de Paris, Louis Rougier déplore que les partisans du libéralisme apparaissent comme « de donquichottesques paladins attardés à défendre une cause perdue ». Le libéralisme semble alors représenter une catégorie définitivement réfutée par l’histoire. Il faudra des années pour que ses adeptes le ressuscitent après l’épisode de l’État providence.

Aujourd’hui :

Depuis assez longtemps déjà, le système marchait vers l’abîme, condamné à patiner de plus en plus vite sur une glace de plus en plus mince, appuyé sur un endettement délirant suscité par la crise des années 2007/2008 époque où les Etats avaient répondu au problème de la dette par plus de dettes en transformant par un tour de passe-passe les dettes privées en dettes publiques. Dans un mouvement sans fin alimenté par des taux maintenus au plus bas, parfois même négatifs, et une création monétaire apparemment inépuisable dont la part essentielle, sans s’investir dans l’économie tournait en rond dans la sphère financière, le système ressemblait fort au catoblépas cet animal fabuleux tellement bête qu’il se dévorait lui-même. Nos hommes politiques ne savaient plus que faire pour dissimuler leur folie sachant que l’implosion était proche, mais qu’il   paraissait possible de la retarder indéfiniment ou du moins jusqu’au passage du relais à leurs successeurs.

Mais l’heure des règlements de compte approchait dangereusement, lorsque survint comme par enchantement le coronavirus. Bienheureux coronavirus dont il faut à tout prix noircir et dramatiser les effets pour permettre de se déguiser en chef de guerre sans craindre le ridicule, lui attribuer tous les maux du temps présent, exonérer ceux qui en sont responsables et tuer l’économie qui ne pourra être sauvée à nouveau que par une création monétaire délirante et en «  en même temps  » tenter de rassurer les peuples par des promesses intenables, L’État devant jouer le rôle d’un assureur tous risques. Leur seule arme, c’est la planche à billets. Cette cause réputée purement exogène vient donner un répit au système. Répit qui sera de courte durée toutefois, les comparaisons rassurantes qui sont faites avec la période 2007/2008 étant nulles et non avenues  ; on voit même des prévisionnistes et analystes économiques, ceux qui se trompent toujours, expliquer doctement que oui, il y aura un moment difficile, mais dès le troisième trimestre et surtout au quatrième, la croissance repartira… Nous constaterons très vite le décalage entre promesses et réalisations. Nos économies sont à l’arrêt et beaucoup d’entreprises et de professions indépendantes cesseront leurs activités ce qui mécaniquement entraînera des baisses de rentrées fiscales et une augmentation du chômage…Or, nous ne savons pas quand la production pourra repartir, quelle sera l’importance du chômage et celle des personnes sans ressources et pas davantage combien de banques et d’assureurs vont faire faillite, nous ne savons pas… Et le jour d‘après risque fort d’être celui de la colère contre les «  habiles » qui ne peuvent cacher leurs méfaits, incapables de fournir du gel hydro alcoolique, des masques, des respirateurs, des lits, des tests, qui tiennent des propos contradictoires, prennent des décisions qui ne le sont pas moins, révélant leur dramatique incurie. Ce sera la colère des maires, celle des forces de l’ordre, du personnel médical et hospitalier et de ceux, nombreux, trompés et abusés par des menteurs professionnels qui ne feront plus illusion.

Et pendant ce temps là… les « habiles » non seulement plaident non coupables, mais répètent qu’ils avaient raison et préparent dans les coulisses leur retour sur le devant de la scène.

MATHIEU LAINE : Dans un livre récent intitulé « Il faut sauver le monde libre » L’auteur défile les propos convenus d’un libéralisme tranquille pourtant menacé par des ennemis qui deviennent chaque jour plus dangereux :

« Alors qu’objectivement le monde va mieux ! Les ouvrages se multiplient relayant l’idée du crépuscule de notre civilisation, condamnant pêle-mêle l’économie de marché, la faillite de la démocratie représentative, une mondialisation à mille lieues du « doux commerce » de Montesquieu, les frictions identitaires, le désengagement citoyen ou l’individualisation d’un monde obsédé par le matérialisme  ; et il poursuit : « Du lointain boulangisme qui rassemblait les bonapartistes, les monarchistes et les républicains, tous opposés à la IIIème république, aux cinquante nuances de jaunes des années Macron, d’Orbanen Hongrie, au parti vérité et justice en Pologne, jusqu’au régime autoritaire de Maduro au Venezuela et celui d’Erdogan en Turquie en passant par l’alliance italienne entre le mouvement cinq étoiles et la ligue derrière Salviniou l’administration Trump, et désormais Boris Johnson, le populisme ramasse, mixe, et fait son miel de la multitude des frustrations, des colères et des insatisfactions, comme on drague sans nuance le fond des océans. Il prend autant de visages que d’incarnations et communie, contre la rationalité historique, contre les preuves statistiques, au rejet enflammé de tout ou partie des valeurs fondatrices du monde libre. »

Mathieu laine accuse les contestataires de sombrer dans le racisme, l’antisémitisme, l’obscurantisme, foulant aux pieds le fondement vital de nos démocraties que sont les droits essentiels, les institutions, les votes, les élus et leurs mandats. La très grande puissance du monde libre réside dans sa capacité à changer de dirigeants par le vote et non par la force. Certains l’ont manifestement oublié. (Interdit de rigoler ! ! !) Cette radicalisation est une insulte à la raison, une mise en marge de la république et une menace profonde pour l’avenir de notre communauté humaine. Et dans un paragraphe intitulé la convergence des brutes, il ajoute « l’époque n’a pas seulement redonner vie dans un concert mêlant comme jamais auparavant le vrai et le faux aux promesses les plus démagogiques elle a aussi fait resurgir les fantômes du passé. En France le mouvement des gilets jaunes, parti d’une jacquerie fiscale a réveillé le serpent de mer de la lutte des classes, des places, et des crasses. Comme à la grande époque de la convergence des brutes, le jaune a fini par s’assombrir et ressusciter une sinistre pandore délirant inexorablement au jaune rouge et au jaune brun.

Dans un article paru dans le Figaro du mercredi 1er avril ( !) Mathieu Laine, psychorigide et monomaniaque poursuit l’analyse que lui dicte son idéologie et lui fait tenir des propos absurdes : « En ces temps tragiques où nous luttons contre un mal invisible et pleurant nos morts, mesurant dans nos chairs l’importance parfois oubliée du primat de la liberté ( !) l’heure a sonné de penser nos lendemains… A ce moment-là, un premier piège nous tendra les bras : le repli durable sur nous-mêmes. Parce que nombreux sont ceux qui associent l’épidémie à la mondialisation, la tentation sera grande de maintenir nos frontières fermées et nos volets baissés sur le pas-de-porte de l’altérité. Notre monde y allait tout droit, cédant aux injonctions de la peur, de la colère et de l’envie tout en niant les apports objectifs de la circulation des biens, des hommes et de la connaissance. Ce serait là une erreur majeure…

ALAIN MINC  ou les raisons d’être optimistes  ! ! !

A son tour, manifestant la même incompréhension du temps présent, et tout aussi psychorigide, Alain Minc dans un article du figaro du mardi 31 mars nous donne « des raisons sérieuses d’espérer » car dit-il,  les pouvoirs publics ont tort de proclamer que nous vivons une crise pire qu’en 1929, c’est paradoxalement grâce à eux que nous éviterons la grande dépression qui prennent les bonnes mesures : « Politique budgétaire unanime et incroyablement expansionniste, création monétaire sans limite, monétisation aussi large que nécessaire des dettes publiques, volonté de garder les effectifs professionnels et et d’éviter le chômage de masse. »

Nous ne sommes pas non plus poursuit-il, en 2008, époque où le système bancaire aurait pu exploser et l’économie de marché sombrer. « Aujourd’hui, l’univers bancaire est efficace, alimente les circuits économiques qui fonctionnent à 65 % et demain sans doute davantage, compte tenu des redémarrages en vue. L’économie réelle marche fut-ce à vitesse réduite et sera en situation de redémarrer, une fois la crise finie, au prix d’un plan de relance ». Ayez confiance donc et résistons aux « passions tristes car, dans un monde qui ne cessait de disqualifier chaque jour l’action politique, jamais celle-ci n’a pris depuis des décennies une telle légitimité. » A voir ce libéral saluer l’action des pouvoirs publics, certains pourraient penser, à tort, que ce renforcement du rôle de l’État signe le faire-part de décès du libéralisme, il n’en est rien, bien au contraire, le renforcement de l’action des pouvoirs publics visant, c’est une constante, à sauver le marché et les règles de la concurrence, Alain Minc est un vrai libéral, il en assume complètement les contraintes. Comme le disait si bien Durkheim « L’Etat a été le libérateur de l’individu. C’est l’Etat qui, à mesure qu’il a pris de la force a affranchi l’individu des groupes particuliers et locaux qui tendaient à l’absorber, famille, cité, corporation… L’individualisme a marché dans l’histoire du même pas que l’étatisme »

LUC FERRY : Il ne manquait plus à ce florilège de propos imbéciles que ceux du vieux barbon républicain et kantien. Dans un article du figaro, daté du jeudi 26 mars il s’attaque violemment aux « vautours » aux oiseaux de malheur qui « sonnent le réveil ». « L’avenir nous dit-il, montrera vite que cette crise ne changera au final que peu de choses. Certes, elle touchera durement des personnes et des entreprises, mais pas le système de la mondialisation libérale (Ouf !) que consacre au contraire la logique des GAFA : jamais smartphones et tablettes n’ont autant servi ! Oui, il y aura des faillites, une récession colossale et un endettement inévitable, néanmoins dramatique… Un Etatendetté, voire en faillite, n’en restera pas moins un Etatfaible. La croissance libérale mondialisée repartira donc en flèche dès que la situation sera sous contrôle. Les revenus de nos concitoyens auront diminué, certes, mais ils auront aussi fait des économies et elles inonderont le marché dès la fin du confinement. Donc, «  Ce sera reparti non pas comme en 14, mais comme dans les périodes d’après-guerre. Business as usual est l’hypothèse la plus probable, et du reste aussi la plus raisonnable, n’en déplaise aux collapsologues. »

Les trois positions évoquées ci-dessus ne peuvent que nous laisser sidérés, elles sont assises sur une absence totale de logique, de cohérence et de cette incapacité des idéologues à comprendre le réel qui les transforment, comme le dit si bien Charles Gave à propos de Macron en parfait crétins, mais dangereux comme le montrera très certainement la suite des évènements.

Antoine de Crémiers, Pierre de Meuse, Henri Augier

( 9 avril, 2020 )

Le « césarisme » républicain à l’œuvre…

 

Lu sur le blog de l’Action Française

 

L’expérience du confinement permet, au bout de la troisième semaine, d’observer l’évolution de nos rapports sociaux en situation de crise.

Il est d’abord piquant de constater à quel point  nous sommes passés d’un mode individualiste, stimulé par la loi du marché libre, la publicité et toute une idéologie ambiante émancipatrice de toute forme de morale et d’appartenance à une histoire collective à, par la grâce du confinement, un autoritarisme des pouvoirs publics relayé avec zèle par les forces de l’ordre et accueilli très majoritairement par un  large public. Se considérant les plus vertueux, certains sont même prêts à dénoncer les manquements de leurs contemporains jugés irresponsables.

Il faut considérer que le confinement en soi est une atteinte à la liberté de circuler, plutôt violente et finalement largement acceptée par le plus grand nombre au nom du combat contre le virus mortel.

Mais il n’y a finalement qu’un pas entre le libéralisme matérialiste et le soviétisme collectiviste.

Sans vouloir généraliser, il convient d’attirer l’attention de nos compatriotes sur des excès d’autorité tout en se drapant dans la vertu de la lutte sans merci que nous devons tous mener contre la pandémie.

Parlons de ceux qu’Elisabeth Lévy appelle les «  maires fouettards  », ceux qui démontent par exemple les bancs dans les lieux publics non encore fermés pour interdire au citoyen de stationner. Il est tout de même étrange de préférer sanctionner l’ensemble de la communauté plutôt que les contrevenants…

Les chaines d’informations applaudissent frénétiquement à cesmesures et couvrent d’opprobre ceux qui oseraient s’inquiéter de la montée de l’autoritarisme public.

Non loin de chez moi, existe un petit circuit de deux kilomètres en pleine nature, appelé le chemin du tramway, très apprécié des amateurs de «  Jogging  ». Ce circuit a été fermé, à la demande certainement des riverains de la voie d’accès à ce lieu. Résultat, les amateurs d’exercice sont obligés de courir le long de la route départementale et de croiser tous ceux qui se rendent dans les centres d’achat, pharmacie et autres services nécessaires. J’ai assisté à un contrôle de police surréaliste inventoriant le sac de course d’une dame  : Le pandorereprochait à cette sexagénaire d’avoir acheté des articles qu’il ne jugeait pas de première nécessité lui faisant la morale par-dessus le marché. Enfin, un boulanger en colère dénonce sur les réseaux sociaux la verbalisation d’une cliente à la sortie de son commerce pour s’être déplacée pour l’achat d’une baguette. D’un peu partout nous viennent des témoignages d’autoritarisme, comme cette vidéo virale (cinq millions de vues) où des gendarmes s’en prennent à des travailleurs saisonniers vivant leur confinement dans leurs camions, pour les obliger à rentrer chez eux, alors qu’ils n’ont pas de domiciles autres que leurs véhicules  :

Alors, quand on commence à nous parler de traceurs pour suivre nos déplacements, on est en droit de s’inquiéter. Il ne faudrait pas que la juste mobilisation collective contre la pandémie, devienne l’occasion, pour le pouvoir, d’écraser un petit peu plus le petit peuple et les classes moyennes pourtant, au départ, assez bien disposés à subir les contraintes nécessaires. Une forme de bien-pensance voudrait faire porter tout le poids de la faute originelle de la diffusion du COVID 19 à ce peuple décidément par trop indiscipliné. D’autant que chacun sait que la rigueur n’est pas la même partout. D’abord toutes les forces de l’ordre et tous les représentants des pouvoirs publics ne réagissent pas de la même manière. Dieu merci  ! Il y a encore de l’intelligence ici ou là. Ensuite, parce que des consignes très claires ont été données aux forces de l’ordre pour éviter les incidents en zones sensibles. Ainsi les dealers dans quelques quartiers ne connaissent ni confinement ni couvre-feu. La fermeté a ses limites  et l’on juge le pouvoir sur sa capacité d’exercer la justice, mais en l’occurrence  : Forts avec les faibles et faibles avec les forts.

Au lendemain du «  déconfinement  », nous aurons à faire face à une période de redressement économique qui pourrait aussi être l’occasion de suppressions de libertés à titre provisoire. Il est à craindre que le provisoire s’éternise et que certains y trouvent tous les avantages d’une administration autoritaire du pays.

Le grignotage, ici et là de nos libertés, au nom d’une juste cause certes, doit être surveillé de près, d’autant que nos gouvernants ne sont pas irréprochables dans la gestion de cette crise  !

Olivier Perceval

( 30 mars, 2020 )

Pandémie : A quand le retour du politique ?

 

Lu sur « Action Française.net »

 

En cette période funeste de confinement, les chaînes d’information continues nous abreuvent de messages statistiques concoctés par Jérôme Salomon, désormais célèbre porte-parole médical du gouvernement, lequel augmente chaque jour, graduellement, sur un ton compassé, le nombre des mauvaises nouvelles.

La grande peur des bien-pensants, aujourd‘hui, est constituée par ce qui pourrait pourtant être une heureuse nouvelle  : Une embellie dans la morosité, un peu d’espoir qui nous vient de Marseille. La fameuse « hydroxychloroquine » dont on nous expliquait qu’elle ne pouvait être prescrite que dans les cas graves dans les conditions inverses de celles qui sont préconisées par son principal promoteur. Cette restriction fut levée le lendemain (  !) mais encore sous contrôle à l’hôpital  ; la médecine de ville est hors jeu  !

Nous assistons là, me semble-t-il, à un nouvel épisode des vieilles lourdeurs de l’académie de médecine, toujours en retard d’un combat et plus soucieuse de préserver sa respectabilité protégée par le dogme du protocole de la recherche que de jeter toutes ses forces dans la guerre pourtant déclarée par le président Macron.

Souvenons-nous d’un certain Pasteur, qui lui aussi, en son temps eut à souffrir de violentes attaques des mandarins. Il n’était pas du sérail. Pire, il n’était pas médecin, même s’il obtint son diplôme de docteur en médecine à l’université de Bonn, en 1868, à l’âge de 46 ans. Certains pontes médicaux le lui rappelaient en le traitant de “chimiatre”  ! Membre de l’Académie des sciences depuis 1862, il n’a été élu à l’Académie de médecine, en 1873, qu’à une voix de majorité. Mais son cas n’est pas isolé  : Rappelons par exemple que, malgré son prix Nobel de médecine en 1965, le biologiste André Lwoff ne fut jamais élu à l’Académie…

Sur les plateaux, les journalistes sont partagés, pour finalement conclure invariablement qu’ils «  ne sont pas médecins  », invitant leurs contradicteurs à convenir de la même chose dans un réflexe stérilisant d’humilité suspecte.

C’est au nom de cette même humilité qu’ils invitent l’un des plus grands virologues de la planète à raser les murs, cause perdue d’avance compte-tenu de ce que l’on sait de son caractère  !

Pourtant, de plus en plus nombreux sont les médecins, grands pontes ou simples praticiens, à revendiquer un accès plus souple au Plaquenil.

Pour revenir à Pasteur, c’est d’abord l’enthousiasme populaire pour ses découvertes, et une politique volontariste de Napoléon III, qui lui permit de faire valoir sa vision novatrice face à la médecine officielle et reconnue, embourbée dans les toges trop longues de ses mandarins. Certes, il prit un «  risque  » 

Protestant, au cours d’une émission, l’excellente Elisabeth Lévy s’exclama  : «  Non à la médecinocratie…  » 

En s’exprimant ainsi elle demandait au chef de l’État de sortir enfin de ses conseils pour prendre une décision politique, qui ne relève, à ce stade ultime, que de sa seule compétence.

On attend toujours l’acte «  jupitérien  » et désintéressé.

Olivier Perceval

( 21 mars, 2020 )

Etre citoyen et responsable ?

 

Lu sur le site de l’Action Française

 

On nous dit, qu’il faut jouer «  l’Union Sacrée  » face au fléau national et international qui s’abat sur nous, et toutes notes discordantes seraient indignes en plein milieu du combat, et même de «  la guerre  » pour reprendre l’expression dramatique du président Macron.

Mais pour mener une guerre, il faut que le peuple entier fasse confiance en ses chefs, ceux là même qui ont ruiné le système de santé le plus performant du monde et fait tabasser les personnels médicaux en grève pour manque de moyens. Je ne parle pas de la répression sauvage des gilets jaunes, lesquels étaient coupables de ne pas croire aux bienfaits de la «  mondialisation heureuse  ».

Les mêmes qui nous parlent encore, à l’instar du président, de ne pas sombrer dans le repli nationaliste et refusent de fermer les frontières au prétexte que les frontières n’arrêtent pas les virus, argument imbécile et de mauvaise foi puisque l’on nous serine par ailleurs que le virus est transporté par les hommes, lesquels, eux, peuvent être arrêtés par les frontières, dont c’est la fonction.

C’est d’ailleurs ce que comprennent, notamment, les allemands, les italiens et les espagnols.

Sait-on que le laboratoire de Wuhan, en Chine,   a été inauguré en 2017 par Yves Lévy, PDG de l’Inserm et accessoirement mari d’Agnès Buzyn, pour procéder à des tests sur cellules souches de Coronavirus avec des chauves-souris  ? Cette proximité eut dû permettre à nos responsables, peut-être d’en savoir plus et expliquer les dernières déclarations de l’ex-ministre de la santé à propos de la mascarade des municipales.

Aussi,  les mesures annoncées avec gravité sollicitant avec emphase le sens des responsabilités de chacun, sont contestées par des scientifiques tout de suite voués aux gémonies par l’académie, laquelle est immédiatement soutenue par les grands médias et bien sûr, le gouvernement, dont le sens même des responsabilités depuis quelques temps n’est pourtant pas démontré.

Il semble quand même que les professionnels qui font référence, optent comme de vulgaires technocrates pour les solutions radicales, faute d’avoir anticipé, se trouvant débordés par le tsunami viral. Les politiques très mal à l’aise, en dehors de faire la morale au peuple indiscipliné s’en remettent aux «  spécialistes  » qui deviennent l’alpha et l’oméga, argument d’autorité repris en boucle sur les plateaux télé. Nos politiques semblent avoir oublié ce pourquoi ils sont faits  : Décider après avoir pris conseil (sachant que les conseilleurs, comme dit le proverbe, ne sont pas les payeurs)

Le confinement général et brutal supplée aussi aux manques de moyens, notamment en matière de tests.

Notre voisine l’Allemagne semble avoir mis en place des mesures  plus efficaces  :

“Depuis le début [de l’épidémie], nous avons systématiquement demandé à nos médecins de tester les gens”, indiquait le docteur Lothar H. Wieler, président de l’Institut Robert Koch, lors de la conférence de presse quotidienne de l’organisation le 11 mars, cité par Euronews. Le pays dispose en effet d’une capacité de dépistage massive évaluée “par les autorités allemandes à 12 000 tests par jour” grâce à un “maillage territorial important de laboratoires”, souligne Laurent Desbonnets. Des “drive” ont même été mis en place dans le pays, comme en Corée du Sud ou aux Etats-Unis, afin de tester rapidement de très nombreuses personnes, relève le New York Post.

Contrairement à la France, qui face à la hausse du nombre de cas suspects, a dû progressivement réserver les tests aux patients présentant des symptômes avancés.

Résultat  : Lundi 16 mars, l’Allemagne recensait ainsi 6 012 cas confirmés, dont 13 morts (soit un taux de mortalité 0,2 %), selon l’Institut Robert Koch, l’établissement allemand responsable du contrôle et de la lutte contre les maladies au niveau fédéral. La France comptabilisait dans le même temps 6 633 cas confirmés, dont 148 morts (soit un taux de mortalité de 2,2 %), selon Santé publique France.

“Comme l’Allemagne teste davantage de personnes, y compris certaines qui ne sont pas tant malades, cela nous donne une meilleure compréhension du taux de mortalité”, avance Thomas Schulz médecin à l’institut de virologie de Hanovre (Allemagne), interrogé par France info.

Au contraire, la France ne dispose que d’une capacité de 2 500 tests par jour, a indiqué à France Info la Direction générale de la santé, mardi 17 mars. Et seuls 70 laboratoires sont en capacité de traiter ces tests, a-t-elle précisé à 20 Minutes. Les autorités sanitaires ont donc progressivement réservé les tests aux patients présentant des symptômes avancés,

Ainsi donc l’appel à la responsabilité des citoyens vient palier l’irresponsabilité chronique  et l’incapacité d’anticiper de nos dirigeants, devant lesquels nous avons reçu l’injonction de nous taire, de nous soumettre, au nom même de cette responsabilité.

 Les EPHAD désormais inaccessibles 

Pendant deux jours trop courts, la consigne concernant les visites aux parents âgés était de se rendre un par un, à des horaires limités, de se laver les mains avant et après la visite et de se tenir à une distance d’un mètre de la personne visitée.

Et puis, très rapidement la sentence est tombée  : Plus de visite du tout. Or nous savons tous que les personnes déjà confinées dans les établissements et qui se rapprochent inexorablement de leur fin, n’attendent que la prochaine visite de leur famille, la principale note d’espoir qui leur permet de vivre ou de survivre.

Le mental étant le dernier ressort qui maintienne nos parents en vie. Si on le met à mal, malgré le dévouement du personnel de santé et

d’accompagnement, on les condamne à mourir d’ennui et de tristesse, un virus pourtant que l’on sait combattre avec un peu d’amour.

Ainsi, sous le prétexte de les sauver du virus, les vieux sont assignés dans ce qui ne devient pour eux qu’un mouroir…

Une solution à double tranchant pour Pascal Champvert, président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA). “Limiter encore plus n’est absolument pas souhaitable pour les gens parce que ne pas voir les gens qu’on aime pendant trois mois, c’est insupportable  »

“Le bénéfice, évidemment, c’est que si on suspend les visites il y a peu de probabilité que le virus entre dans un établissement”, estime Pascal Champvert. Mais il ajoute : “Le risque, c’est qu’on peut avoir des gens qui, pendant deux trois mois n’ont aucune visite”. “Est-ce que vous vous accepteriez de ne pas voir les gens que vous aimez, vos parents, votre famille, vos amis pendant trois mois ? Je ne suis pas sûr”, conclut-il enfin.

Il faut ajouter que nos anciens sont en fin de vie, et qu’il est du ressort des vivants de les accompagner jusqu’à leur terme.

Il y aura des morts non comptabilisés, parce que «  d’apparence naturelle  », que l’on ne pourra certes pas imputés au COVID 19, mais au désespoir de nos anciens morts d’isolement et de tristesse, parce que les politiques s’en remettant à des spécialistes de la statistique virale auront jugé que c’était plus commode. Etait-ce si difficile de laisser au moins un référent par personne et de l’équiper de surblouse et de masque  ? Ceux qui ont eu dans leur entourage, des malades immunodéprimés notamment dans le traitement des cancers ont pu  leur rendre visite avec cet équipement. Mais, ah oui, nous manquons aussi de surblouses et de masques…

Ainsi en va-t-il du père de l’auteur de cet article, héros de la 2eme DB, blessé, croix de guerre, médaille militaire, légion d’honneur, patriarche d’une centaine de descendants, qui se trouve mourant seul, loin de tous, alors qu’avant l’ordre de confinement il recevait au moins une visite par jour.

Olivier Perceval

( 21 février, 2020 )

Vie privée et morale publique, un nouveau contrôle social ?

 

Lu sur le site de l’Action Française

 

Il est intéressant de voir à quel point l’« affaire Griveaux  »  provoque un séisme, non seulement dans le monde politique, mais aussi dans le monde médiatique  :

​ «  Mais puisqu’on vous dit que, dans le domaine privé, n’importe qui peut faire n’importe quoi, n’importe comment  !  » Telle  pourrait être la teneur générale des propos sur les plateaux télé, fusse-t-on président du sénat, ministre ou candidat aux municipales…

Il est vrai que les pantalonnades élyséennes ou ministérielles ne datent pas d’hier, et que les vieux et moins vieux caciques ont émaillé de leurs prouesses extraconjugales,les républiques qui se sont succédées. Élisabeth Lévy y voit une dimension romanesque de la vie publique avec ses alcôves. L’honnêteté oblige à dire que les rois ne se sont pas privés de quelques maitresses. Nous pouvons toutefois noter qu’ils les assumaient sans complexes.

En l’espèce, tout de même, envoyer une vidéo de ses parties intimes par téléphone, alors qu’on est porte-parole du gouvernement, comme attitude romanesque, il y a mieux. Cela fait plutôt songer à un comportement adolescent…

Quoi qu’il en soit, il fut un temps ou les comportements privés étaient soumis, plus particulièrement en province, à ce que les sociologues appellent «  le contrôle social,  ». Pour y échapper, les notables d’alors effectuaient des séjours à Paris pour s’encanailler dans l’anonymat de la capitale. «  Pas vu, pas pris  », résumé de la morale «  bourgeoise  » mais chacun savait les risques encourus…

Plus le village (ou le quartier) était petit et plus les habitants cohabitant dans une grande proximité connaissaient les faits et gestes de chacun, ce qui donnait lieu parfois à des affaires de cloche merle qui ont fait le pain (béni  ?) de nombreux auteursde Balzac à Chabrol. Si le contrôle social pouvait être difficileà supporter pour quelqu’un souhaitant un peu plus d’anonymat, il avait l’avantage aussi de faciliter une plus grande solidarité, car connaissant les malheurs des autres, on se sentait concerné et obligé de les prendre en compte.

Aujourd’hui, nous assistons à la renaissance d’une forme de contrôle social à travers les réseaux sociaux, à la différence notable quand même que les informations personnelles que l’on livre en pâture à nos amis «  FB  » sont le plus souvent de notre seule responsabilité.

«  Vu et pris  !  »  : Benjamin Griveaux s’inscrit dans la lignée glorieuse des Felix Faure ou Joseph Caillaux  ! Rien de nouveau sous le soleil… L’affaire sort fort opportunément mettant fin à une campagne municipale aux débuts déjà chaotiques. Bien sûr, comme l’auteur du forfait de publication est un réfugié (anti-régime) russe, déjà se profile l’ombre maléfique de Poutine qui ne fait rien que nous embêter (et c’est nous que l’on traite de complotistes  !)

Ce qui laisse perplexe, c’est le cœur des vierges mediatico-politiques scandalisées à l’idée qu’il puisse y avoir un jugement moral après la publication de cette imprudente correspondance. La démocratie serait en danger sous prétexte que quelqu’un aurait soulevé le coin du tapis  ? Autrement dit,le tabou absolu c’est la morale.

Pour résumer, on peut absolument tout faire dans le privé du moment que c’est légal.

Puisque tout est permis, en quoi est-il gênant de le rendre public  ?

Sans doute parce qu’il existe un sens commun, et que les débordements les plus sordides dans lesquelles quelques élitesse complaisent, ne donnent pas nécessairement une image «  romanesque  » de cette petite société arrogante. L’électeur (car il faut bien en passer par lui) est encore capable d’être choqué, quoique sécularisé. Il faut donc lui expliquer qu’il a tord et que la morale est hors de propos. Mais qu’est-ce que la morale  ? Le Larousse nous dit que c’est «  l’ensemble des règles de conduite, considérées comme bonnes de façon absolue ou découlant d’une certaine conception de la vie  » A qui veut-on faire croire que l’électeur dans le secret de l’isoloir va voter en faisant abstraction de ce qu’il est, de son histoire, de sa culture  ? Certes, la morale peut changer selon le temps ou le lieu  ! Hippocrate peut écrire au IVe siècle avant JC dans son fameux serment « Je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif  »  ; Matzneff peut écrire à la fin du XXe siècle ce qu’il ne peut plus écrire au XXIe et aujourd’hui Desproges ou  Coluche n’écriraient plus les mêmes sketches … Pour autant, toute société s’interroge sur la morale et trouve un consensus qui lu permet de vivre ensemble… Et si ce consensus n’est pas trouvé, c’est bien la nation (et pas forcément la démocratie) qui est en difficulté.

​Tous les éditorialistes, à la presque unanimité, disent que Griveaux n’aurait pas dû démissionner de son rôle de candidat mal engagé, mais assumer cette information devant la face du monde. A l’heure des «  coming out  » de toutes sortes, il s’agit pour tous ces gens-là de plaider leur propre cause privée qui pourrait un jour devenir publique. N’y aurait-il pas un vent de panique sous couvert d’indignation  ?

Peut-être, qu’au-delà de la seule légalité, il y a encore en vigueur dans notre société, simplement des codes, hérités de notre culture judéo-chrétienne  : Ceux-ci ont la vie dure et relèvent tout simplement de la «  morale  », mot devenu imprononçable, tant il évoque autre chose que la seule contrainte de l’état de droit. Il fait appel à un vieux concept ancré au fond de chacun de nous et qui s’appelle la conscience.

Olivier Perceval

( 29 décembre, 2019 )

Et si on parlait (un peu) des antifas ?

 

Lu sur le site de l’Action Française

 

Les antifas, surfant sur l’agitation institutionnelle, prennent le contrôle des assemblées générales à l’université et répriment violemment toute expression contradictoire.

A la Sorbonne, à Science-po Rennes , Strabourg notamment, les étudiants de l’AF comme ceux du mouvement étudiant «  La cocarde  » subissent les violences de ces groupes d’incultes manipulés.

Ce sont plus souvent des enfants de «  bobos  » que d’authentiques fils d’ouvriers. La question sociale a toujours été, et depuis longtemps, un sujet de préoccupation des étudiants comme des travailleurs et des penseurs royalistes (si l’on considère Albert de Mun avec les cercles ouvriers, catholique et royaliste, Firmin Baconnier, Henri Lagrange…) comme à gauche (les étudiants ont eu un rôle assez déterminant pendant la révolution de 48 et en 68).

Pourtant, que ce soit pour la grande majorité des médias, mais aussi pour des fonctionnaires de justice, les antifas, par leur seule posture d’opposition frontale à un fascisme fantasmé, recueillent une bienveillance, voire une sympathie encore trop largement partagée.

On retrouve derrière eux les présidents d’université et des Intellectuels officiels «  du discours«  antisystème  » (mais à l’abri du système quand même)  ; ceux qui n’ont pas peur de contester le capitalisme défendu par les états et les grandes administrations nationales, européennes et aussi multinationales à l’heure du mondialisme galopant. Ils s’en font les complices car propagandistes de la destruction des nations au profit d’un internationalisme à construire sur les ruines du lien social et de la solidarité nationale.

Depuis l’ère du marxiste triomphant, rien de nouveau sous le soleil.

Les antifas n’hésitent pas à user de violence dans les manifestations de gilets jaunes, comme celles des grévistes contre la réforme des retraites, et laissent dans leur sillage des voitures brûlées et des vitrines brisées comme le feraient de vulgaires racailles de banlieues.

Que la police soit violente, c’est un fait. Le système démocratique libéral, enferme la population dans une législation de plus en plus répressive, ce qui a pour effet de pousser un nombre croissant de citoyens à franchir les lignes interdites plus fréquemment et de se voir condamner pour le moindre dérapage. Il ne fait pas bon être artisan ou agriculteur aujourd’hui, non seulement cela ne rapporte rien, mais cela expose à des sanctions administratives et parfois judiciaires. Le taux de suicide dans ces métiers est très élevé. Mais il n’est pas bon d’être non plus infirmière, automobiliste ou travailleur précaire… Que sais-je…

Ainsi les antifas disposent-t’ils d’un terrain fertile à la révolte et peuvent en user avec une certaine compréhension des commentateurs.

La même violence exercée par des jeunes militants de mouvements dits «  d’extrême droite  », provoquerait ire et condamnation de la classe politique au grand complet, largement relayée par les médias serviles bien sûr.

Après tout, la violence au service de la raison n’est pas pour nous déplaire, dès lors qu’elle se justifie par l’urgence de la réponse à une trahison publique manifeste contre le bien commun.

Mais ces mêmes antifas, dénonçant le capitalisme international (avec les black blocs) n’en dénoncent pas moins toutes formes de solidarité nationale, tout volonté de ré enracinement, tout désir de s’identifier à sa terre, toute tentative de défense de son identité, sa personnalité, sa culture, ses traditions, comme autant d’aliénations fascisantes.

Aussi, tout Français qui aime son pays est leur ennemi. Dont acte.

Il appartient à tous les patriotes de ranger les antifas parmi les ennemis de la Nation. Ce sont même des traitres avérés, des Français reniés comme disait Jeanne d’Arc, des renégats qui ne méritent que la peine du ban.

Compte tenu de la situation de notre pays, on ne peut faire l’économie de désigner les vrais ennemis de la France. Cependant, les antifas ne sont qu’un leurre agité par les forces apatrides et cosmopolites. Organiser une guerre contre eux nous ferait perdre la priorité de nos objectifs qui est de libérer notre pays des tutelles multinationales qui l’entraînent vers sa dilution dans un grand tout européen d’abord, puis mondial ensuite.

Les mouvements patriotiques en pointe, comme l’Action française, qui font l’objet d’attaques incessantes de ces groupes de gauchistes, ne doivent pas hésiter à rendre coups pour coups à ces provocateurs, marionnettes dociles de plus puissants qu’eux, mais toujours garder les yeux tournés en direction des véritables ennemis de la Nation, les grands partis, les hommes de pouvoir à Paris ainsi que ceux de Bruxelles, ceux de Washington, de Dubaï et d’ailleurs…

Ainsi, en arrive-t-on au paradoxe suivant que le plus agressif et obsessionnel de nos ennemis, dénonce, comme nous, la finance supranationale, le capitalisme sauvage et prédateur et tous les effets désastreux de ces politiques de rapaces sur les classes sociales les plus pauvres, mais rejette la patrie, c’est à dire l’espace de solidarité le mieux adapté pour permettre la protection des plus faibles.

Il ressort que les antifas, militent contre les protections politiques, culturelles, sociales et historiques de ces populations. En cela, ils rejoignent ceux qu’ils dénoncent par ailleurs, dans une logique d’atomisation sociale de notre société, réduisant l’homme à un individu consommateur sans liens et sans Histoire.

Olivier Perceval

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