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( 17 novembre, 2016 )

UNE LECON MAROCAINE DE ROYALISME AUX FRANCAIS

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Par Péroncel-Hugoz

TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l’aire arabe, a publié plusieurs essais sur l’Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l’un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d’un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

 

RABAT, 12 DECEMBRE 2012 

Habituellement les hommes politiques ne traitent pas des affaires nationales devant des hôtes officiels étrangers. Le chef du gouvernement marocain, Si Abdelillah, l’a fait, jeudi 12 décembre à Rabat, en présence de son collègue français, Jean-Marc Ayrault, car il s’agissait du retrait d’accréditation à un journaliste de l’Agence France-Presse en poste au Maroc. Ce confrère aurait parlé du parti Authenticité et Modernité comme « proche du Palais » et donc du roi.

Devant le républicain laïcard bête et même pas méchant Ayrault, Abdelillah Benkirane a martelé : « Il faut que les Français sachent ceci : au Maroc, nous avons des choses sacrées. Dans notre Constitution, Sa Majesté le roi, de son plein gré, a éliminé l’article parlant de sa « sacralité » mais les Marocains aiment beaucoup le roi, le respectent beaucoup et n’aiment pas que son nom soit mêlé à n’importe quoi ! »

Et il a poursuivi devant la délégation française qui prenait là une bonne leçon pour notre pays où, à part le « politiquement correct » importé des Etats-Unis d’Amérique, plus rien n’est ni sacré ni respecté : « Nous n’aimons pas entendre parler d’un « parti du roi » parce qu’il n’y a pas de « parti du roi ». Le « parti du roi » c’est le Maroc et les Marocains ! »*

Bien envoyée, cette jolie leçon de royauté arbitrale, au-dessus des partis par définition, leçon administrée à un régime, en France, où le chef de l’Etat républicain est, par définition, juge et parti (ou partie)… 

* Note de 2016 : le parti d’Abdelillah Benkirane ayant derechef remporté les élections législatives, le roi l’a reconduit dans ses fonctions de président du gouvernement marocain.

( 5 juillet, 2016 )

Le nouveau Politique magazine : la monarchie s’incarne dans la famille

 

Aujourd’hui, le royalisme  – par Jean-Baptiste d’Albaret

 

Le 21 janvier dernier, ils étaient plusieurs centaines rassemblés en l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, à Paris, pour la traditionnelle messe en mémoire du roi Louis XVI.  Survivance désuète, folklore, nostalgie ? La question intrigue les médias qui ne manquent jamais d’envoyer quelques caméras pour couvrir l’événement. Qui a dit que la France était la plus monarchique – et peut-être la plus royaliste – des républiques ? En 1987, feu le comte de Paris réunit à Amboise ses fidèles pour titrer ses petits-fils Jean et Eudes duc de Vendôme et duc d’Angoulême. En pleins préparatifs du bicentenaire de la Révolution, la cérémonie fait l’ouverture des journaux télévisés ! Le 21 janvier 1993, à la surprise générale, plusieurs milliers de personnes affluent vers la place de la Concorde pour commémorer le deux centième anniversaire du martyre du roi dont Emmanuel Macron a déclaré que le peuple français n’avait « pas voulu la mort »… Macron royaliste ? Il y aurait de quoi sourire. Et pourtant, la réflexion du ministre de l’économie, que l’on sait proche de personnalités connues pour leurs sympathies monarchistes, a plus d’épaisseur qu’il n’y paraît. Dans un sondage publié récemment par Atlantico, une majorité de Français ne se disaient-ils pas prêts à porter au pouvoir un candidat non issu d’un parti ? De fait, c’est dans cette absence de plus en plus durement ressentie au sommet de l’état d’un principe fédérateur, facteur d’équilibre politique et de paix sociale, qu’il faut replacer la « petite phrase » de Macron. Elle traduit une « sensibilité monarchiste » d’autant plus répandue au sein de la population que les institutions de la Ve République perdent toute substance. C’est sans doute aussi dans cette perspective qu’il faut comprendre le succès des émissions, des livres et des spectacles historiques dont témoigne, par exemple, l’engouement populaire autour du Puy du Fou, le parc de loisirs créé en Vendée par Philippe de Villiers.

Dominé pendant cinquante ans par l’Action française et son journal, puis connaissant bien des avatars au cours des dernières décennies, le royalisme français semble ainsi retrouver une certaine vigueur au moment où il a quasiment disparu politiquement en tant que force organisée. On aurait tort cependant de l’enterrer trop vite. L’Action française, non sans un certain panache, court après son passé glorieux et connaît actuellement une renaissance militante qu’il lui faudra pérenniser. La Restauration nationale regroupe l’ensemble des fédérations royalistes de province et organise des conférences avec des personnalités prestigieuses sur tout le territoire. La Nouvelle action royaliste (la NAR) publie Royaliste, mais fonctionne essentiellement comme une société de pensée au moyen de ses fameuses conférences-débats des « mercredis de la NAR », fréquentées par des intellectuels de tous horizons. L’Alliance Royale continue courageusement à labourer le terrain électoral. Le Groupe d’action royaliste (GAR) approfondit les questions sociales. Sur Internet, le royalisme est présent tous les jours grâce à l’excellent site « lafautearousseau », premier « quotidien royaliste sur le net ». Ailleurs, des journalistes, des penseurs, renouvellent son héritage. Gérard Leclerc à France Catholique. Frédéric Rouvillois et Jacques Trémolet de Villers dans leurs articles et dans leurs livres. Hilaire de Crémiers qui, dans Politique magazine et La Nouvelle Revue Universelle, poursuit une réflexion originale sur les institutions.

Sans exclusive ni esprit de chapelle, ces plaies du royalisme, voici donc le vaste dossier de ce numéro d’été de Politique magazine : où en est, 146 ans après l’établissement de la République, l’idée royale en France ? Quelle est aujourd’hui sa signification et sa portée ? L’enquête nous a menés jusqu’au domaine royal de Dreux où réside l’héritier des rois de France. Il faudrait, explique en substance le duc de Vendôme, que notre pays retrouve les vertus capétiennes qui ont fait son génie. De Macron au prince Jean, souhaitons que chacun puisse trouver dans cet « état des lieux » du monarchisme français des bonnes raisons de l’espérer !

 

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( 4 mars, 2016 )

Le 31 Janvier à Nancy

La journée commença par la messe pour le repos de l’âme du Roi martyr, Louis XVI dans l’église Marie-Immaculée à Nancy. Elle fut dite par le Chapelain, l’abbé Husson, selon le rite extraordinaire devant une assemblée nombreuse.

 

Ensuite, une petite quarantaine de personnes se sont retrouvés à l’Auberge de « Maître Marcel » pour un repas amical et animé en l’absence de notre ami le Professeur Jean-François Gicquel, empêché.

Philippe Schneider fit le point de l’année militante, rappela qu’il faut aider en la lisant la presse royaliste : La Lorraine Royaliste, bien sûr, mais aussi Politique Magazine, La Nouvelle Revue Universelle sans oublier l’Action Française 2000. Il ne faut pas oublier d’autres revues en particulier Monde et Vie dont l’éditorialiste, Eric Letty, était dernièrement à Nancy. Il invita aussi les participants à suivre les « blogs », là aussi celui de La Lorraine Royaliste, régulièrement mis à jour, mais surtout La faute à Rousseau qui est très bien réalisé, le Réveil Français et ceux amis comme Le Salon Beige. Il invita aussi à suivre et aider TV LIBERTES, son remarquable journal télévisé (à 19 h), ses émissions politiques et littéraires…. Accessible uniquement par internet pour l’instant. Enfin, il rappela l’existence de l’AGRIF ((Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne), des publications et des bulletins d’adhésion étant à disposition.

La France bouge même si, comme les années précédentes, nous ne pouvons que constater la dégradation de sa situation.

 

Après le repas, nous avons écouté avec attention l’intervention « tonique » de Paul Luporsi qui fit un tour d’horizon avec humour – noir – de nos dirigeants politiques. Puis celle de notre ami Jean-Marie Cuny qui, revenant d’une réunion à Verdun en vue de l’anniversaire de la bataille, a surtout retenu un mot d’ordre : ne pas parler du général qui commandait les troupes françaises ! Il nous compta aussi les anniversaires de cette année…

Vous trouverez ci-dessous la reproduction de ces deux discours.

 

Cette belle journée se termina par le chant de « la Royale », comme il se doit.

( 16 décembre, 2015 )

La Nouvelle Revue Universelle publie les Actes du colloque « Pour un nouveau régime »

 

La Nouvelle Revue Universelle publie les Actes du colloque « Pour un nouveau régime »   dans presse 1054739706
 

PAR CHRISTIAN FRANCHET D’ESPEREY

 

066.jpgIl y a un an – c’était le 6 décembre 2014 – se tenait, salle Rossini à Paris, le premier colloque du Cercle Vauban. « Vauban I » en quelque sorte… comme on dirait d’un concile ! À ses trois cents participants, il a laissé un souvenir marquant. Son programme s’était donné un air de slogan : « Pour un nouveau régime ». Mais, précédant cet appel au changement de système, et au fil d’une suite serrée d’interventions, on put y assister à une rigoureuse démonstration : non seulement la France était en voie de décomposition, « en lambeaux », mais elle était politiquement dans une impasse, le régime se révélant incapable de remettre en cause ses propres bases. Pas d’autre issue, donc, qu’un bouleversement politique radical.

Un an plus tard, diagnostic et remède – s’en étonnera-t-on ? – n’ont pas pris une ride. Et leur évidence ne fait pas un pli… C’est pourquoi le Cercle Vauban a décidé de pérenniser sur le papier ce moment privilégié de vérité politique qu’a été son premier colloque en demandant à la Nouvelle Revue universelle de lui consacrer un numéro entier.

Les Actes de « Vauban I » : un instrument de travail et un message particulier à transmettre.  

En publiant les Actes de « Vauban I », le Cercle Vauban n’entend évidemment pas s’accorder un brevet d’autosatisfaction. Son intention est de proposer un instrument de travail qui explicite où se situe l’axe central de sa réflexion. Dans l’ensemble de notre paysage politique et culturel, les objectifs qu’il s’est fixé présentent en effet, un caractère tout à fait spécifique. Sans du tout contredire les diverses et souvent superbes initiatives prises ailleurs – mouvements, associations et lieux de réflexion ou de formation animés par le même esprit de révolte, surtout depuis le succès de la Manif pour tous –, le Cercle Vauban est convaincu d’avoir un message particulier à transmettre.

Il vise tous ceux pour qui l’amour de la France est d’abord un sentiment inné, spontané, sorti du cœur, mais aussi une perception raisonnée, fondée sur l’héritage reçu, l’éducation, l’expérience et la culture. De son histoire millénaire, la France a, Dieu soit loué, hérité des reins solides. Il en fallait pour résister à des gouvernements qui, depuis des décennies, suscitent un esprit de guerre civile permanente allant jusqu’aux guerres de religion déclenchées par un laïcisme fanatique ; qui, de 1870 à 1940, ont en moins de 70 ans  provoqué trois invasions de la France ; qui, en Algérie, ont engagé une guerre gagnée militairement et perdue politiquement ; qui ont sacrifié l’indépendance et la prospérité nationales à des chimères pseudo-européennes et mondialiseuses ; qui ont laissé s’installer sur le territoire des populations entières dans des conditions suicidaires avec les conséquences dramatiques que l’on connaît aujourd’hui ; qui, enfin, à bout d’idées nocives, en viennent à vouloir liquider, en toute inconscience, les fondements même de notre culture et de notre civilisation.

Avec l’offensive contre l’institution conjugale, par cette trop fameuse loi Taubira issue d’un lobby au pouvoir d’influence inversement proportionnel à son importance numérique, la spirale du déclin paraissait en effet sans appel. Pour beaucoup, la France semblait en voie de dissolution inéluctable. Penser la disparition de la France, disait Bainville, serait impie, mais pas absurde. Nous y étions…

C’est alors qu’a surgi le Printemps 2013 ! Divine surprise, printemps de grâce, jaillissement inespéré d’un renouveau, la France de toujours descendait dans la rue pour crier son refus de mourir. Ces foules joyeuses, familiales, détendues, ces jeunes de tous âges, sans haine mais déterminés, ont révélé à la face du monde que la France pouvait encore se tenir debout, crier sa révolte et son indignation. Révolte vraie, authentique indignation qui ne devaient rien aux boursouflures d’un système médiatique aligné, aseptisé, robotisé.

La déception qui suivit fut cruelle. La loi scélérate, dénoncée et rejetée par le déferlement populaire, aurait dû être révisée, ou retirée, comme Mitterrand l’avait fait pour l’école en 1984. On sait qu’il n’en a rien été. S’arc-boutant sur deux piliers qu’il contrôlait l’un et l’autre, la force policière et l’institution parlementaire, le pouvoir est passé en force. Assumant cyniquement l’image d’un nouveau totalitarisme.

Réforme des institutions et réforme intellectuelle et morale vont de pair

Tout ceci, direz-vous, est bien connu. Oui. Mais ce rappel est l’occasion de discerner ce que le caractère extrême de la situation de 2013 a ouvertement révélé. Est apparue d’une manière éclatante cette réalité demeurée, en général, latente : sous couvert d’une alternance droite/gauche d’apparence, un pouvoir qui sacrifie délibérément le bien commun aux intérêts particuliers qu’il sert peut parvenir à rester indéfiniment aux commandes. Et donc à assurer indéfiniment le blocage de toute réforme profonde, qu’elle concerne la famille, l’enseignement, la monnaie, la politique européenne, la défense ou les problèmes sociétaux. Pour assurer la continuité de ce monopole et de cette capacité de blocage, le pouvoir doit systématiquement empêcher toute remise en cause des institutions qui en garantissent le maintien. Tous ses efforts et toute son habileté consistent à préserver le système institutionnel de tout risque de transformation en profondeur qui ouvrirait la porte à l’indispensable réforme intellectuelle et morale.

C’est ce goulot d’étranglement sur la voie de notre salut, pas toujours clairement perçu, que le Cercle Vauban entend mettre en pleine lumière.

Que l’on ne s’y trompe pas. Il ne s’agit pas du tout de renoncer à rappeler la nécessité d’une réforme intellectuelle et morale. Les racines de la société française, aujourd’hui négligées, oubliées ou bafouées, la fonction des corps intermédiaires et le respect du principe de subsidiarité, le rôle du spirituel et de la religion dans notre équilibre politique, économique et social ou encore la place centrale du bien commun dans notre vie collective, ne quittent pas un instant le champ de nos préoccupations. 

En réalité, réforme des institutions et réforme intellectuelle et morale sont indissolublement liées. Mais l’une doit-elle passer avant l’autre ? Éternelle question de l’œuf et de la poule. Dans l’univers marxiste, Gramsci l’avait tranchée en privilégiant la conquête des esprits, la prise de pouvoir culturelle, sans d’ailleurs parvenir à prouver une plus grande efficacité de sa méthode pour faire la révolution.

Certains de nos amis se demandent s’il n’y a pas du bon grain à y prendre pour servir notre propre cause. Ils ont sûrement raison d’y réfléchir, la question est importante. Le Cercle Vauban, pour sa part, est convaincu que de reconnaître la priorité pratique conférée au combat institutionnel n’obère en rien l’indispensable retournement de l’esprit public dans le sens du droit naturel et du souci primordial du bien commun : le « politique d’abord » n’a jamais rien signifié d’autre et, par la diversité de ses travaux, le Cercle Vauban prouve qu’il est le dernier à l’oublier.

Mais en France, dans les conditions présentes, l’expérience montre que c’est par la voie politico-institutionnelle que le mal – le mal français dénoncé dans la conclusion du colloque – s’est imposé. Et c’est par la même voie qu’il perpétue son emprise. Notre tâche est de le faire comprendre, et de le dénoncer, avec tous les moyens que nous sommes en mesure de mobiliser.

« Être (ou ne pas être) républicains »

En pleine Révolution, découvrant la « république », les Français ont pu croire à un avenir limpide, le principe de base du « nouveau régime » semblant transparent : tout le pouvoir au peuple. C’est-à-dire à nous tous. À nous tous ? Est-ce à dire à chacun de nous ? Difficile question, inauguratrice d’une réflexion sans fin ni fond sur la nature de la démocratie. On y tombe sur des apories comme celle-ci : si le peuple choisit la dictature, la situation est-elle démocratique ? Aporie, certes, mais devenue une effrayante réalité : elle a mis le feu au XXe siècle, celui des camps de la mort et du goulag.

D’ailleurs, on l’a souvent noté, quand on parle de l’Ancien Régime, on sait ce que c’est, mais on serait bien en peine de dire ce qu’est le « nouveau régime ». Depuis plus de deux cents ans, la France est à sa recherche. Dans une vieille chanson de notre folklore, la « femme du roulier » – les plus jeunes la découvriront sans peine sur Internet –, l’héroïne « cherche son mari de taverne en taverne, avec une lanterne »… Ainsi la République va-t-elle, les droits de l’homme à la main, à la recherche de la formule la mieux adaptée à ses « valeurs » du moment. Ses changements de numéro, IIIe, IVe, Ve, liés aux vicissitudes de l’histoire, ne traduisent aucune réalité de fond. On a vu, sous le même numéro, les situations les plus opposées : par temps d’orages (Clemenceau en 1917, de Gaulle en 1961), le rêve démocratique suspend son vol, le temps de sauver la République… Aujourd’hui, avec le quinquennat, nous sommes dans une VIe République de fait qui n’a jamais osé dire son nom. Et ceux qui réclament ouvertement une VIe République ne veulent rien d’autre qu’un retour à la IVe… D’ailleurs, à toutes les époques de turbulences et de violences latentes, les constitutions ont été soumises à des sollicitations plus ou moins brutales, voire à des viols répétitifs. Et même… en réunion. C’est Jacques Perret qui qualifiait la constitution de la Ve de marie couche-toi là !

Aujourd’hui, rien n’est plus banal que de modifier la Constitution. À la manière des poupées Barbie, on peut l’habiller au gré des utilités ou des toquades du moment. Des deux procédures prévues, la plus « démocratique » – la voie référendaire – est tombée en désuétude car suspectée de servir la cause « populiste ». On disait naguère de Giscard d’Estaing : son problème, c’est le peuple. Cela concerne maintenant tous les politiciens de l’oligarchie dominante. Leur problème, c’est le peuple… donc, exit le référendum.

Heureusement, il reste une autre procédure, celle qui permet de rester entre soi : la réunion de l’Assemblée nationale et du Sénat en Congrès. Il suffit de parvenir à y réunir une majorité. Les sujets les moins propres à figurer dans une charte institutionnelle, pour peu qu’ils correspondent aux dernières lubies des lobbys, peuvent dès lors devenir prétexte à révision.

La constitution se voit donc désacralisée au moment où s’impose une nouvelle sacralisation, celle des « valeurs de la République » et des nouveaux fétiches sociaux ou sociétaux comme la non-discrimination ou le droit à disposer de son corps. Une nouvelle sacralisation, soit dit en passant, parfaitement discriminatrice à l’égard de certains droits comme le droit à la vie, mais ceci est une autre histoire. Il demeure que la sacralisation du pouvoir, en France, a toujours eu pour objet de préserver l’intégrité de l’autorité mise au service du bien commun. C’est précisément cela que l’on désacralise aujourd’hui.

On ne doit cependant pas se dissimuler cette réalité de fait : aussi discréditées qu’elles soient, ces institutions demeurent un efficace instrument entre les mains de ceux dont l’intérêt est de bloquer tout espoir de les réformer en profondeur. Par une obscure conscience de se voir condamné par ses propres contradictions, le système a de lui-même organisé son caractère inamendable.

L’objectif de fond, essentiel, unique, est de conserver aux partis leur mainmise sur la vie politique. Mainmise sur les élections à tous les niveaux : les Français sont contraints à choisir leurs représentants locaux, régionaux ou nationaux selon des critères essentiellement partisans – et l’élection présidentielle elle-même n’a pas échappé longtemps à cette calamité. C’est là le point essentiel sur lequel nous devons porter le fer.

Le colloque Pour un nouveau régime : un essai de démonstration

Le colloque Pour un nouveau régime n’a pas été, on l’a compris, de ces colloques universitaires où chaque intervenant est essentiellement attaché à développer ses idées personnelles sur le sujet de sa spécialité, ou à faire la promotion – sûrement justifiée ! – de son dernier livre.

Ici, au contraire, les interventions successives se sont enchaînées selon une logique rigoureuse et bien perçue par tous, dans le but d’en dégager une irrécusable démonstration.Le fil en est clair : la France est « en lambeaux », l’évocation de quelques grands sujets suffit à en apporter la preuve ; on ne sortira pas de cette situation en se bornant à vouloir régler chaque problème isolément : il faut une politique d’ensemble, et donc un gouvernement qui se mette au service exclusif du bien commun, ce qui implique un changement radical de régime politique. La première partie a déroulé d’une manière rigoureusement démonstrative l’ardente nécessité d’un changement de régime. Et la seconde a exposé les quelques principes de base nécessaires au développement durable d’un nouveau régime.

Telle a été la démarche collective de nos intervenants. Ce qui ne signifie pas qu’ils aient fait abstraction de leur personnalité, il eût été difficile d’attendre cela d’eux. Chacun a donné sa propre vision du sujet qui lui était proposé – mais, on le constatera, loin de nuire à la force de la démonstration, cette diversité a contribué à l’enrichir.

Les huit intervenants du colloque Pour un nouveau régime

Il est temps, maintenant de laisser la place aux Actes du Colloque Vauban I. C’est-à-dire de laisser s’exprimer nos huit intervenants : par ordre d’entrée en scène, Frédéric Rouvillois, Jacques Trémolet de Villers, François Reloujac, Fabrice Hadjadj, Jean-Baptiste Donnier, Marie-Pauline Deswarte, Pierre Chalvidan et Axel Tisserand.

Grâce à eux, de simple petit groupe de réflexion qu’il était au départ, voilà le Cercle Vauban devenu force de proposition, et appelé à toucher un large public. Ainsi ce colloque a-t-il été, pour le Cercle, un évènement fondateur. Il reviendra à Hilaire de Crémiers d’en tirer les conclusions en évoquant le « mal français » et son remède. 

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( 6 juillet, 2015 )

Dernière livraison de La nouvelle REVUE UNIVERSELLE : Printemps 2015 …

 

Prenez connaissance du sommaire  détaillé de cette nouvelle et excellente livraison de la Revue universelle. A lire absolument, à ne pas manquer.

Commentaire relevé dans le blog :

« Dans ce rayonnement d’intelligence qu’est le Revue Universelle, où l’on peut picorer au hasard, une mention spéciale à la contribution d’Antoine de Crémiers qui rend limpide une matière aussi hermétique et aride, que le finance internationale, et surtout la composition du tonneau de poudre sur lequel le monde est assis. Avec la même inconscience des dirigeants de la planète, que lorsqu’une banque comme UBS dut rayer 34 milliards USD de ses actifs en une semaine, en 2008. La mère de famille ne peut pas se permettre une telle erreur dans son budget. Ici les administrateurs de la banque avaient inscrit au fil des ans des actifs qui n’existaient pas … Un détail quoi … »

Jean Louis FAURE, mercredi, 15 octobre 2014

 

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( 15 décembre, 2014 )

Colloque du Cercle VAUBAN : succès total !

Haut du formulaire

Pris sur le Site de la Restauration Nationale

 

Chers lecteurs, votre site a attiré votre attention depuis plusieurs semaines sur le colloque organisé par le cercle Vauban, Politique Magazine et la Nouvelle Revue Universelle, intitulé « Pour un nouveau régime ».

Cette manifestation était pour les organisateurs une première, et elle résultait d’une volonté d’harmoniser les énergies, les savoir-faire et aussi les convictions des uns et des autres, le tout avec des moyens modestes ! Nous voulions en faire l’expression de nos préoccupations de patriotes devant l’état déplorable de la France, et de l’ardente nécessité de proposer un ensemble d’orientations, et de mesures politiques.

Disons, sans fausse modestie, que cette journée fut une réussite ! Réunir plus de 300 personnes en une fin de semaine très chargée en manifestations susceptibles d’attirer sensiblement le même public représente pour nous plus que nous n’osions espérer !

De plus, et au-delà de l’aspect quantitatif, ne craignons pas de nous réjouir de l’ambiance amicale et même chaleureuse qui régnait dans cette salle Rossini à l’architecture pourtant un peu froide : avec l’aide de nombreux jeunes bénévoles, nous l’avions aménagée pour proposer une restauration, une vente de livres, de revues, de plaquettes, et aussi des entretiens personnalisés avec nos partenaires de la Restauration Nationale ainsi que des sites « le Rouge et le Noir » et « la Faute à Rousseau ».

L’essentiel cependant est venu de la présence de huit intervenants remarquables, qui se sont succédé à la tribune tout au long de la journée, représentant un ensemble de talents et de compétences de premier ordre, qui n’a pas manqué de passionner les auditeurs. Comme l’annonçait l’intitulé du colloque, il s’agissait, en s’appuyant sur un constat sans concession de l’état de notre pays au regard d’exigences fondamentales comme la souveraineté, l’autorité de l’État, les libertés publiques, la justice, de formuler des propositions les plus concrètes possibles pour instaurer un salutaire « nouveau régime ». Ce difficile exercice a été mené à bien, grâce aux points de vue convergents et complémentaires du juriste, de l’économiste, du constitutionnaliste, de l’historien, du philosophe.

Il est évident que ce travail doit impérativement fructifier ; c’est pourquoi, chers lecteurs, nous n’en resterons pas là : nous vous proposerons prochainement les actes de ce colloque, et nous vous tiendrons informés de nos projets. • 

La Restauration nationale

 

( 14 novembre, 2014 )

GRANDE REUNION DU CERCLE VAUBAN

LE CERCLE VAUBAN

avec

POLITIQUEmagazine

&

La nouvelle REVUE UNIVERSELLE

 

Grand colloque politique

Samedi 6 décembre 2014

de 9 heures à 18 heures

avec buffet-déjeuner de 12h30 à 14h15

POUR UN NOUVEAU RÉGIME

avec Pierre Chalvidan, Marie-Pauline Deswarte, Jean-Baptiste Donnier,

Fabrice Hadjadj, François Reloujac, Frédéric Rouvillois, Axel Tisserand,

Jacques Trémolet de Villers… et la participation de Jean Sévillia

Présidé par Hilaire de Crémiers et Claude Wallaert

Salle Rossini

10 rue de l’Annonciation, 75016 Paris

Métro Passy ou RER C Boulainvilliers

Aujourd’hui, la France en lambeaux

 

1. La justice à la dérive

2. L’État décapité, l’indépendance en question

3. La crise financière : crise morale, crise politique

4. Les causes ultimes de la crise

Demain, un nouveau régime

1. Redonner un chef à l’État

2. Refonder la représentation des Français

3. Retrouver l’usage de nos libertés

4. Reconstituer le lien social

La Restauration nationale

Conclusion :

 Ce que nous voulons faire, ce que nous allons faire

En partenariat avec :

Participation, déjeuner-buffet inclus : 20 euros

Pour un couple : 30 euros

Tarifs réduits (étudiants, chômeurs) : 10 euros

Inscription obligatoire

(accompagnée d’un chèque à l’ordre du « Cercle Vauban – Regalia »)

à adresser avant le 30 novembre à :

Cercle Vauban, 1 rue de Courcelles, 75008 Paris.

( 30 octobre, 2014 )

Hilaire de CREMIERS à NANCY

 

En ce 25 septembre, à la brasserie « les deux palmiers » de Nancy, c’est quelques 70 personnes, dont une bonne moitié d’étudiants, que se pressaient pour venir écouter notre ami Hilaire de CREMIERS, Directeur de Politique Magazine et de la Nouvelle Revue Universelle et délégué général de la Restauration Nationale.

Après une rapide présentation par Philippe SCHNEIDER, il développa pendant une bonne heure les raisons de la crise que notre pays traverse, crise aussi bien morale que politique et institutionnelle. Ce fut du « Zémour » en mieux car Hilaire, lui, va au bout de la démonstration en montrant les causes premières de notre crise qui ne date pas d’il y a 40 ou 50 ans mais bien plutôt de plus de 200 ans. Nos institutions, plus que les hommes, sont mauvaises et doivent être changées. Forte démonstration accompagnée, comme il sait le faire, d’anecdotes sur la vie des politiciens d’aujourd’hui…

Quelques questions puis une discussion libre autour d’un buffet fort bien garni s’en est suivie fort tard dans la soirée…

Vivement la prochaine conférence !

La Lorraine Royaliste

( 12 septembre, 2014 )

Retenez la date du 25 septembre 2014

L’Association HISTOIRE ET CULTURE

Vous invite

à  une

Conférence-débat

Avec

Hilaire de CREMIERS

Directeur de POLITIQUE MAGAZINE, de LA NOUVELLE REVUE UNIVERSELLE

Délégué Général de LA RESTAURATION NATIONALE

« Crise de régime, crise des Institutions

Et demain ? »

JEUDI 25 SEPTEMBRE 2014

Brasserie « LES DEUX PALMIERS »

64 rue Stanislas à Nancy

19 h : accueil

19 h 45 : conférence

21 h 00 : débat avec le conférencier autour d’un buffet froid.

Participation aux frais : 12 € par personne hors boissons. 5 € pour étudiants.

( 21 août, 2014 )

A noter dès maintenant sur vos agendas !…

PARIS : 6 DECEMBRE 2014

COLLOQUE DU CERCLE VAUBAN

avec la particpation de Politique magazine, La Nouvelle Revue universelle, La Restauration nationale :

« La crise institutionnelle : propositions pour un nouveau régime »

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