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( 8 décembre, 2017 )

Le libéralisme est-il un totalitarisme ?

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Par Elie Collin

Cette intéressante réflexion est parue sur le site de l’excellente revue Limite -  revue de combat culturel et politique, d’inspiration chrétienne – que nous ne voudrions pas manquer de signaler aux lecteurs de Lafautearousseau. Cette revue nous paraît contribuer utilement au combat politique et culturel en cours parmi les intellectuels français, dans une direction qui est, au sens noble, celle de la Tradition. En outre la revue indique qu’« en sa qualité de lycéen, Elie est le cadet de [ses] contributeurs… mais n’en est pas moins talentueux. » On le lira avec d’autant plus d’empathie.  LFAR

Le libéralisme qui avait promis de libérer l’individu semble, en fait, ne rien faire d’autre que de le soumettre toujours davantage à la logique du marché. Cette promesse mensongère tout comme son ambition de créer un homme nouveau, adapté à ses exigences, soulignent sa proximité avec la logique totalitaire.

Probablement y a-t-il plusieurs types de libéralisme. Par exemple, Jean-Claude Michéa, philosophe et historien des idées, établit un développement de la pensée libérale en trois étapes, trois « vagues », correspondant à trois expériences historiques douloureuses sur lesquelles se sont interrogés les philosophes libéraux : les guerres de religion pour les premiers libéraux, la Révolution française pour Constant et Tocqueville, les totalitarismes nazi et communiste pour Hayek et Friedman. Il est alors intéressant de constater que ce développement historique est surtout un déploiement idéologique : les penseurs successifs tirent progressivement les conclusions des axiomes des précédents et approfondissent la logique de départ. Étudier le libéralisme tel qu’il est aujourd’hui, c’est donc essentiellement se reporter aux derniers développements de cette logique, en l’occurrence ceux du philosophe autrichien Friedrich Hayek (1899-1992). Le libéralisme tel que l’a conçu Hayek, non ex nihilo mais en héritant d’une longue tradition, n’est sans doute pas le seul possible, mais il est celui qui a le plus influencé notre époque.

L’exemple le plus significatif de cette influence est l’étude de sa pensée qu’a menée Michel Foucault à partir de la fin des années 1970, alors que le libéralisme économique connaissait un regain d’intérêt intellectuel. Foucault pense une rupture entre le libéralisme classique et le néolibéralisme, rupture qui semble en réalité plus un déploiement logique et une radicalisation du libéralisme classique qu’une refondation théorique complète. Le plus petit dénominateur commun des deux libéralismes est la volonté de réduire l’État. Mais, alors que le libéralisme d’un Locke combattait l’État, institué, au nom d’un ordre antépolitique et naturel et d’une loi divine, le libéralisme de Hayek oppose à l’État l’ordre du marché et la loi économique. Le néolibéralisme pose que le marché est la seule instance régulatrice de la société ou que, dit avec les termes de Hayek dans Droit, législation et liberté, « c’est l’ordre du marché qui rend possible la conciliation pacifique des projets divergents ». Ainsi le néolibéralisme prétend-t-il résoudre le problème politique… par sa dilution.

Foucault remarque que l’ennemi principal du néolibéralisme est la philosophie politique traditionnelle en tant qu’elle cherche le commun. Mais les néolibéraux refusent justement la recherche de commun et se refusent à ce qui leur paraît « limiter la multiplicité des modes d’existence pour produire de l’ordre, de l’unité, du collectif », ainsi que l’écrit le philosophe foulcadien, Geoffroy de Lagasnerie dans La dernière leçon de Michel Foucault. Ce dernier met en évidence une opposition centrale dans la pensée hayekienne, celle entre conservatisme et néolibéralisme : le premier se caractérise par une « prédilection pour l’autorité » et une « hantise du spontané », quand le second prône le désordre, l’immanence, le pluralisme et l’hétérogénéité. « Le néolibéralisme impose l’image d’un monde par essence désorganisé, d’un monde sans centre, sans unité, sans cohérence, sans sens », affirme Lagasnerie dans son explicitation de la pensée de Foucault. Radicalisant le slogan plaintif des libéraux « On gouverne toujours trop », Foucault demande malicieusement : « Pourquoi gouverner ? ». Il n’est dès lors pas étonnant qu’il voit dans le néolibéralisme de Hayek l’instrument d’une critique, en tant qu’il est « l’art de n’être pas tellement gouverné ». L’intérêt de Foucault pour ce système de pensée nouveau doit se comprendre dans la rupture qu’il induit avec la philosophie politique, en ce sens qu’il crée « des instruments critiques extrêmement puissants, permettant de disqualifier le modèle du droit, de la Loi, du Contrat, de la Volonté générale ». Foucault étudie ensuite les théories de l’homo oeconomicus, « être ingouvernable », en remplacement du sujet de droit, de l’homo juridicus, lequel est « un homme qui accepte la négativité, la transcendance, la limitation, l’obéissance ». En somme, Foucault trouve dans le néolibéralisme, qu’il comprend comme une théorie de la pluralité, un outil redoutable contre le politique.

Il apparaît que le néolibéralisme peut en fin de compte être assimilé à un anarchisme, si on entend par ce terme un refus – et un combat – de tout pouvoir politique. Mais il n’est pas un refus de toute norme, une littérale an-archie, en ce qu’il est soumission au marché. On peut même aller jusqu’à affirmer, avec le philosophe contemporain Jean Vioulac, que le libéralisme est un totalitarisme.

Il est vrai qu’historiquement, comme nous le soulignons en début d’article, le libéralisme hayekien est apparu comme alternative aux totalitarisme nazi, fasciste et communiste. Le fascisme italien revendiqua même ce terme de totalitarisme et le théoricien fasciste Giovani Gentile pouvait souligner l’écart entre libéralisme et totalitarisme : « Le libéralisme met l’État au service de l’individu ; le fascisme réaffirme l’État comme la véritable réalité de l’individu. […] Dans ce sens, le fascisme est totalitaire. » Mais une telle acception de la notion de totalitarisme semble trop étriquée et ne permet pas de rendre compte de la diversité de ses formes. Tâchons avec Jean Vioulac, auteur de La Logique totalitaire, de penser l’essence du totalitarisme.

Philosophiquement, le concept de totalitarisme désigne « le pouvoir de la Totalité ». « Il y a totalitarisme quand une Idée à prétention universelle dispose d’une puissance totale lui permettant de se produire elle-même par l’intégration en elle de toute particularité », écrit le philosophe. Le libéralisme est-il une idéologie totalisante capable de s’auto-réaliser ? Pour Hayek, le marché est un ordre certes non-naturel, mais auto-généré, autonome, dit « spontané », « résultat de l’action d’hommes nombreux mais pas le résultat d’un dessein humain ». Même s’il n’est pas élaboré par la raison, le marché est rationnel, mais d’une rationalité immanente, résultat d’une évolution, d’une sélection des pratiques efficientes et rationnelles, c’est-à-dire de la concurrence. Vioulac peut écrire : « la doctrine du marché procède d’une conception de l’évolution humaine comme avènement du marché universel, par le biais d’un processus inconscient et involontaire de la part des individus ». Alors que la philosophie de l’Histoire hégélienne se basait sur une théorie de la ruse de la raison historique, celle de Hayek pense l’Histoire comme avènement du marché, fondé sur une « ruse de la raison économique ». Mais alors, il n’y a plus de liberté individuelle, mais seulement une apparence de liberté. L’individu se croit libre mais n’est qu’indépendant des autres, parce déterminé et soumis aux mécanismes du marché. Le libéralisme est une idéologie de la soumission, non de la liberté. D’ailleurs, Hayek note effectivement dans La Route de la servitude : « C’est la soumission de l’homme aux forces impersonnelles du marché qui, dans le passé, a rendu possible le développement d’une civilisation qui sans cela n’aurait pu se développer ; c’est par cette soumission quotidienne que nous contribuons à construire quelque chose qui est plus grand que nous pouvons le comprendre. » Ce système est « un totalitarisme volontaire, un totalitarisme autogéré, où chacun se soumet à la Totalité avec d’autant plus d’enthousiasme qu’il est persuadé de ne servir que ses propres intérêts ».

Il est logique que le néolibéralisme s’attaque au pouvoir politique, lequel ne peut qu’entraver les mécanismes marchands. Mais il n’est pas un laissez-faire passif pour autant : il est d’abord un transfert de souveraineté de l’État au marché, en cours de réalisation sous la forme des politiques de privatisation et de libéralisation. Plus profondément et dès 1938, Walter Lippmann écrit que le libéralisme est « une logique de réajustement social rendue nécessaire par la révolution industrielle ». Le but ultime de l’action néolibérale est ici explicite : créer un homme nouveau, un homo œconomicus, parfaitement adapté au marché. Pour ce faire, et Vioulac l’expose méthodiquement, les instruments sont nombreux, de la publicité au « pouvoir de la Norme » (Michel Foucault) en passant par la libération des pulsions sexuelles, savamment étudiée par Dany-Robert Dufour dans La Cité perverse. Le néolibéralisme « soumet chaque individu à la discipline managériale qui lui impose l’entreprise comme modèle de réalisation d’un soi préalablement défini comme producteur-consommateur », continue Vioulac. « Il contribue ainsi à l’institution du marché comme Totalité et s’emploie à détruire tout ce qui viendrait entraver sa puissance de totalisation ».

On finira sur un fragment posthume de 1880 de Nietzsche que Vioulac met en exergue au début de son chapitre sur le totalitarisme capitaliste qui résume ce nouveau type d’aliénation, dénoncé sans relâche, dans des styles différents, par des Pasolini ou des Michéa : « La grande tâche de l’esprit mercantile est d’enraciner chez les gens incapables d’élévation une passion qui leur offre de vastes buts et un emploi rationnel de leur journée, mais qui les épuise en même temps, si bien qu’elle nivelle toutes les différences individuelles et protège de l’esprit comme d’un dérèglement. Il façonne une nouvelle espèce d’hommes qui ont la même signification que les esclaves de l’Antiquité. »

( 8 octobre, 2017 )

Mardis de Politique magazine, une conférence à ne pas rater …

 

 

 

Les mardis de Politique magazine

Conférence mardi 10 octobre 2017

Actualité

Tour d’horizon

par Hilaire de Crémiers
Directeur de Politique magazine et de La Nouvelle Revue Universelle

Rendez-vous à partir de 19 h 00 - Conférence à 19 h 30 précises
Participation aux frais : 10 euros -  Etudiants et chômeurs : 5 euros

Salle Messiaen, 3 rue de la Trinité  Paris 9° - Métro La Trinité, Saint-Lazare

Renseignements : Politique magazine, 1, rue de Courcelles, Paris 8° – T. 01 42 57 43 22

( 20 juillet, 2017 )

DEUX REVUES A LIRE, FAIRE LIRE et DIFFUSER

 

-          LA NOUVELLE REVUE UNIVERSELLE, n° 48, 18 €, 206 pages, 1 rue de Courcelles, 75008, Paris, courriel : associationregalia@gmail.com

 

Un numéro de grande qualité avec les participations de Christian Franchet d’Espérey, Gilles Varange, François Reloujac, Jacques Bichot, Antoine de Crémiers, Olivier Pichon, Gabriel Privat, Philippe Lallement, Séphane Bern, Patrick de Beaucaron, Marc Couturie, Péroncel-Hugoz, Lars Klawonn, Louis de Montalte, Michel Mourlet.

 

-          L’ACTION FRANCAISE hors série : L’ACTION FRANCAISE, UNE ECOLE DE PENSEE – MAURRAS PAS MORT ! 5 €, 10 rue Croix des Petits Champs, 75001, Paris. www.librairie-de-flore.fr

 

Ce hors série est remarquable avec les participations de François Marcilhac, Charles Horace, Pierre Chaumeil, Fernand Dartois, Reynald Secher, Jean-Philippe Chauvin, Christophe Boutin, Stéphanne Blanchonnet, Charles Saint-Prot, Pierre Lafarge, Eric Letty Grégoire Dubost, Xavier Cheneseau et un entretien avec Le Prince Jean de France.

( 19 mars, 2017 )

29 JANVIER A NANCY

 

La journée commença par la messe pour le repos de l’âme du Roi Louis XVI en l’église – comble – de l’Immaculée Conception. Ce jour-là, c’était la messe de la Saint Sigisbert, roi d’Austrasie et patron de la ville de Nancy.

Ensuite, quelques dizaines de royalistes Lorrains se retrouvèrent à l’auberge de Maître Marcel pour la traditionnelle fête des Rois. Cette année, plusieurs élus nous firent l’amitié de nous rejoindre afin de nous rencontrer : Dominique Bilde, députée française au parlement européen, conseillère régionale. Thierry Gourlot, conseiller régional, conseiller municipal de Metz, président de l’Observatoire des patriotes lorrains, Jean-Michel Rossion, conseiller municipal de Metz.

Notre Directeur, Philippe SCHNEIDER, pris la parole en faisant remarquer que la nouvelle année se termine par « 17 », ce qui n’est pas très bon car il convient de se souvenir de 1517, la réforme luthérienne, 1717, naissance de la Franc maçonnerie, 1917, révolution bolchevique en Russie. Trois grandes catastrophes marquant les progrès de la révolution ! 2017 sera-t-elle dans cette funeste lignée ou au contraire marquera-t-elle le début d’une saine réaction, du renouveau de la France ? Nous devons y travailler. Un des moyens est de diffuser la presse royaliste : La Lorraine Royaliste, bien sûr, mais aussi Politique Magazine, La Nouvelle Revue Universelle, l’Action Française 2000.

Le professeur Jean-François Gicquel pris ensuite la parole pour évoquer l’état lamentable de notre patrimoine essentiellement royal et catholique. Il proposa plusieurs solutions pour y remédier. Vous trouverez le texte de son intervention dans notre prochain numéro. Puis ce fut notre ami Jean-Marie Cuny qui  nous parla du calendrier avec son humour habituel.

Vous trouverez le texte de son allocution ci-dessous.

Réforme du calendrier officiel

 

Tous les ans, notre estimé président-directeur-général de la Lorraine Royaliste me demande de tenir un discours lors de notre traditionnel repas de janvier. Cela me gêne un peu car je trouve que la formule s’apparente aux banquets républicains du style IIIe République… D’accord, on ne va quand même pas jusqu’à bouffer du curé et manger du boudin le vendredi-saint … La tradition du banquet perdure depuis un certain nombre d’années pour « choucrouter » en communion d’idéal pas très républicain. Il faut le dire !

Pardonnez-moi, mais cette année, je n’ai pas trouvé de sujets passionnants à vous présenter.

Vous êtes tous bien informés de la politique et des désordres du monde actuel. Vous connaissez l’histoire de notre pays, c’est-à-dire celle qui n’est pas enseignée à l’école laïcarde et républicaine, il est donc bien difficile d’évoquer ici un sujet original. J’ai alors décidé de vous parler simplement de la pluie et du beau temps ou plutôt, du temps qui passe au rythme des jours ponctués par le traditionnel calendrier desPTT (qui signifie : Poste-Télégraphe-Téléphone) …

A une époque pas très ancienne, au café proche de la grande poste de Nancy, on chahutait volontiers les facteurs, accoudés nombreux au comptoir de la brasserie « La Gauloise », entre la rue Saint Julien et la rue des Dominicains. Le lieu était nommé « l’annexe » de la grande poste par les postiers eux même. Bref, il y avait toujours un petit malin pour narguer nos préposés au courrier : PTT, disait l’intervenant au comptoir, ça veut dire : Petit Travail Tranquille !.. Pas du tout répondaient les postiers, ça veut dire : « Paye Ta Tournée »…

Bref, je vous dis ces gaudrioles manière d’entrer en matières, car mon sujet du jour, c’est le sérieux calendrier des PTT… Il parait que ce n’est plus les PTT, (on a supprimé le télégraphe depuis un certain temps). Aujourd’hui, c’est des PéTé qu’il s’agit, c’est moins élégant et peut prêter à des interprétations grotesques que je tiens à éviter ici, en notre bonne société réunie.

J’arrive à mon sujet du jour…

Je tiens donc à vous faire savoir que je suis fâché avec le calendrier, non pas parce qu’il m’a couté un billet de 10 euros donné à mon facteur, mais parce qu’il ne correspond pas à mes connaissances, mes idées et mes souhaits…

D’abord, je conteste le changement de millésime à la date du 1er janvier qui commence l’année en plein hiver, sans aucune base historique ou même zodiacale. Au temps des Romains, l’année nouvelle commençait en mars.

Sous le grand empereur Charlemagne, la nouvelle année débutait à Noël. On célébrait en même temps la naissance du p’tiotJésus et l’an nouveau.

Sous nos ducs de Lorraine, l’année démarrait de façon toute naturelle avec l’arrivée du printemps, précisément le 25 mars, jour de la fête de l’Annonciation, donc dans l’ordre ordinaire des saisons : printemps, été, automne, hiver…

Si je fais signer une pétition ici, parmi vous, ou même surinternénet comme c’est de mode, je pense qu’il me sera très difficile de faire changer la date actuelle choisie il y a déjà un certain nombre d’années. Quand même, je m’agace, je proteste, je râmine d’une saint Sylvestre à l’autre. Les dates des fêtes et des anniversaires républicains de mon calendrier des postes n’ont pas ma faveur et les fêtes proposées ne sont pas les miennes. De votre côté, bons citoyens que vous êtes, vous l’acceptez peut-être, puisque c’est officiel. Moi, rebelle par nature, j’ai rayé rageusement les dates commémoratives qui n’avaient pas ma faveur.

Sachez ici que j’ai établi un calendrier autrement plus sérieux, avec les dates anniversaires qui nous concernent. Déjà, nous avons récemment célébré l’anniversaire du 5 janvier, officiellement occulté qui changea pourtant la carte de l’Europe en 1477.

Aujourd’hui, nous évoquons la mort ignominieuse du bon roi Louis XVI, conduit à l’échafaud par la canaille révolutionnaire. Je voudrais que l’on commémore également tous les ans, le martyre et la mort honteuse de la reine Marie-Antoinette épouse du roi à la date du 16 octobre…

Bref, j’ai osé réformer l’éphéméride actuelle en établissant un calendrier des dates évocatrices pour nous au cours de l’année. Par exemple, après-demain, nous fêtons Saint Sigisbert, roi mérovingien d’Austrasie, patron de la ville de Nancy. Il n’est pourtant pas indiqué sur le calendrier des P & T. C’est un manque fâcheux.

Bref, tout cela pour vous dire que mon calendrier perpétuel réformé est en vente ici à notre table de presse. Il coûte dix euros qui seront entièrement versés à une œuvre identitaire utile (Mémoire des Lorrains et Pèlerins de Lorraine).

Merci de votre écoute patiente et attentive.

 

Jean-Marie Cuny

( 23 février, 2017 )

INVITATION [Provence] – ON S’INSCRIT SANS TARDER !

 

 

COLLOQUE D’ACTION FRANÇAISE

ELECTION PRESIDENTIELLE : LA DEFAITE DU PEUPLE ?

PROGRAMME / SAMEDI 4 MARS – 15 h 

Première table-ronde : Un contexte politique défavorable
animée par Charles de Meyer, assistant parlementaire de J. Bompard

LA DÉMOCRATIE AU DÉFI DES NOUVELLES INITIATIVES CITOYENNES
par Elie Davy, étudiant en journalisme et communication

LA GAUCHE CONTRE LE PEUPLE
par David L’Épée, rédacteur à Éléments

LA DROITE CONTRE LE PEUPLE
par Antoine de Crémiers, conférencier,

conseiller éditorial de La Nouvelle Revue Universelle

Deuxième table-ronde : Des fondements institutionnels viciés
animée par Philippe Mesnard,

rédacteur en chef de L’Action Française 2000

LES LIMITES DE LA Vème RÉPUBLIQUE
par Jean-Baptiste Collomb

Doctorant en droit constitutionnel et Chargé d’enseignement

LA SOUVERAINETÉ EN QUESTION
par Hilaire de Crémiers, directeur de Politique magazine

et de de La Nouvelle Revue Universelle

RESTAURER LE POLITIQUE

FACE AUX IDEOLOGIES DE LA DECONSTRUCTION

par Rémi Soulié, essayiste et critique littéraire

Suivi d’un buffet dînatoire

SAMEDI 4 MARS, 15 H

NOTRE-DAME DU LIBAN,

5 avenue du Parc Borely, 13008 Marseille [Parking]

PAF • COLLOQUE & BUFFET DÎNATOIRE 20 €

10 € POUR LES ETUDIANTS

Inscriptions & renseignements : colloqueafprovence@gmail.com

Téléphone [renseignements] : 06 08 31 54 97

( 31 décembre, 2016 )

Le numéro spécial Boutang de La Nouvelle Revue Universelle vient d’être réédité – A commander ici !

 

 

 

Rapidement épuisé peu après sa parution, le numéro exceptionnel de La Nouvelle Revue universelle entièrement consacré à Pierre Boutang, vient d’être réédité.

Le 20 septembre 2016, Pierre Boutang aurait eu cent ans. L’exceptionnelle personnalité du jeune prodige que l’on comparaît à Rimbaud lui a fait suivre des chemins tourmentés, mais d’une impressionnante fécondité. La fidélité à Maurras, loin de le brider, a contribué à faire de lui l’un des penseurs les plus incisifs du XXe siècle, aux accents prophétiques pour défier l’horreur nihiliste.

Autour d’Axel Tisserand et de Gérard Leclerc, une douzaine de voix, libres et diverses, honorent ce centenaire. Plusieurs textes de Boutang, dont des extraits de ses Cahiers inédits, ponctuent cet hommage qui demeurera un ouvrage de référence. 216 pages 

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Prix, port inclus : 22 euros.

Ou abonnez-vous à la revue (trimestrielle) : 1 an pour 70 euros (tarif réduit 40 euros), par chèque adressé à la revue, 1 rue de Courcelles, 75008 Paris – tél. 01 42 57 43 22

( 26 novembre, 2016 )

PRESSE ET LIBRAIRIE – LR n° 329

LA NOUVELLE REVUE UNIVERSELLE Numéro spécial « BOUTANG – 100 ANS212 pages, ce numéro : 18 €. Abonnement (4 numéros par an) : 70 € – 1 rue de Courcelles, 75008, Paris

 

Le grand Pierre BOUTANG aurait eu 100 ans cette année. Ce grand philosophe, catholique et royaliste, méritait bien qu’il lui soit rendu un hommage mérité. Beaucoup de livres sont parus mais ce numéro de la Nouvelle Revue Universelle est vraiment exceptionnel. Nous y notons – entre autres – des articles de Gérard Leclerc, Chantal Delsol, Frédéric Rouvillois, Axel Tisserand…

Un numéro à se procurer, à lire et à diffuser.

 

POEMES 1946 – 2016  – de Louis POZZO DI BORGO  – Editions Altaïr – 303 pages – 24 € + port à Editions Altaïr, BP 19 – 1420 – Braine l’Alleud, Belgique.

 

Notre ami Louis Pozzo di Borgo nous fait profiter d’un nouveau très beau livre. Nous le connaissons romancier, essayiste, mémorialiste mais aussi poète. Né en 1928 à Oran, alors grande ville française, il nous livre ici un condensé des poèmes qu’il a écrit tout au long de sa vie. « Classiques de forme, leur modernité éclate dans les sources événementielles de leur naissance et l’adoption des règles de l’école romane » Ils sont intimes ou prennent leur source dans l’actualité, dans la vie religieuse ou politique car ils sont aussi engagés somme sait l’être un grand poète. Comment ne pas souscrire à ce qui est écrit en quatrième de couverture : « De merveilleux petits poèmes de tournure classique, d’une profondeur de pensée étonnante, d’une sensibilité rare. L’auteur a aimé et aime toujours son pays la France, sa province perdue, l’Algérie de son enfance, son Eglise et ses vieux rites, hélas bouleversés, la vie et tout ce qu’elle offre à aimer, la mort aussi qui définit la vie. C’est fort, violent, vengeur, et aussi infiniment doux et chaleureux ».

Un livre qu’il faut acquérir, lire, méditer.

 

LE CRIME CONTRE DIEU– du Docteur Xavier DOR  – Editions de Chiré – 284 pages – 22 € + port à Editions de Chiré, BP 70001, Chiré-en-Montreuil ou www.chire.fr.

 

Ce livre est un témoignage. Celui d’un homme, médecin, qui a consacré sa vie à la défense des tout-petits, de ces enfants assassinés tous les jours dans le ventre de leur mère. Pour cela, il faut souvent arrêté, poursuivi et même emprisonné pour avoir prié près d’un hôpital où se pratique des avortements. Jamais il ne renonça.

Dans ce livre, il explique la raison de son combat dans une première partie avant de développer ses actions sur le terrain avec son association, SOS TOUT-PETITS. « A travers l’avortement devenu institution, la guerre est faite à Dieu plus qu’à sa création. Il s’agit en fait d’une guerre de religion, celle de l’homme qui se fait Dieu contre celle de Dieu qui s’est fait homme. »

Diffuser ce livre est un devoir, comme celui de poursuivre le combat du Docteur Dor.

 

 

COMMENT UN SAINT PUNISSAIT LES ENFANTS  – du Père Augustin AUFFRAY – Editions de Chiré – 53 pages – 7 € + port à Editions de Chiré, BP 70001, Chiré-en-Montreuil ou www.chire.fr.

 

« Punir un enfant ! Grave problème ! Responsabilité délicate entre toutes ! Comment s’y prendre pour infliger un châtiment ? Quel moment choisir ? Quel ton adopter ? Quelle espèce de punitions préférer ? Quel dosage apporter à l’application ? Telles sont les principales questions soulevées par ce droit, qui souvent, s’impose comme un devoir. Quel maître, quel chef, quels père ou mère de famille, quel éducateur ne se les sont pas posées, et n’ont pas essayé de les résoudre, les uns au petit bonheur, en n’écoutant que les tendances de leur individu, molles et relâchées ici, dictatoriales et violentes là, les autres en réfléchissant sur le problème et en prenant conseil de la foi de la raison et de l’expérience ? Un saint, un jour, eut le courage de méditer ce chapitre essentiel de toute pédagogie et, comme réponse, il nous apporta ses quarante-cinq années de pratique ».

Ce saint, c’était Don Bosco que l’auteur, le père Augustin Auffray (décédé en 1955), qui l’a fréquenté, a particulièrement étudié. Il nous livre ici le résultat de son étude.

 

 

Jean NEDISCHER

 

( 17 novembre, 2016 )

UNE LECON MAROCAINE DE ROYALISME AUX FRANCAIS

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Par Péroncel-Hugoz

TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l’aire arabe, a publié plusieurs essais sur l’Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l’un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d’un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

 

RABAT, 12 DECEMBRE 2012 

Habituellement les hommes politiques ne traitent pas des affaires nationales devant des hôtes officiels étrangers. Le chef du gouvernement marocain, Si Abdelillah, l’a fait, jeudi 12 décembre à Rabat, en présence de son collègue français, Jean-Marc Ayrault, car il s’agissait du retrait d’accréditation à un journaliste de l’Agence France-Presse en poste au Maroc. Ce confrère aurait parlé du parti Authenticité et Modernité comme « proche du Palais » et donc du roi.

Devant le républicain laïcard bête et même pas méchant Ayrault, Abdelillah Benkirane a martelé : « Il faut que les Français sachent ceci : au Maroc, nous avons des choses sacrées. Dans notre Constitution, Sa Majesté le roi, de son plein gré, a éliminé l’article parlant de sa « sacralité » mais les Marocains aiment beaucoup le roi, le respectent beaucoup et n’aiment pas que son nom soit mêlé à n’importe quoi ! »

Et il a poursuivi devant la délégation française qui prenait là une bonne leçon pour notre pays où, à part le « politiquement correct » importé des Etats-Unis d’Amérique, plus rien n’est ni sacré ni respecté : « Nous n’aimons pas entendre parler d’un « parti du roi » parce qu’il n’y a pas de « parti du roi ». Le « parti du roi » c’est le Maroc et les Marocains ! »*

Bien envoyée, cette jolie leçon de royauté arbitrale, au-dessus des partis par définition, leçon administrée à un régime, en France, où le chef de l’Etat républicain est, par définition, juge et parti (ou partie)… 

* Note de 2016 : le parti d’Abdelillah Benkirane ayant derechef remporté les élections législatives, le roi l’a reconduit dans ses fonctions de président du gouvernement marocain.

( 5 juillet, 2016 )

Le nouveau Politique magazine : la monarchie s’incarne dans la famille

 

Aujourd’hui, le royalisme  – par Jean-Baptiste d’Albaret

 

Le 21 janvier dernier, ils étaient plusieurs centaines rassemblés en l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, à Paris, pour la traditionnelle messe en mémoire du roi Louis XVI.  Survivance désuète, folklore, nostalgie ? La question intrigue les médias qui ne manquent jamais d’envoyer quelques caméras pour couvrir l’événement. Qui a dit que la France était la plus monarchique – et peut-être la plus royaliste – des républiques ? En 1987, feu le comte de Paris réunit à Amboise ses fidèles pour titrer ses petits-fils Jean et Eudes duc de Vendôme et duc d’Angoulême. En pleins préparatifs du bicentenaire de la Révolution, la cérémonie fait l’ouverture des journaux télévisés ! Le 21 janvier 1993, à la surprise générale, plusieurs milliers de personnes affluent vers la place de la Concorde pour commémorer le deux centième anniversaire du martyre du roi dont Emmanuel Macron a déclaré que le peuple français n’avait « pas voulu la mort »… Macron royaliste ? Il y aurait de quoi sourire. Et pourtant, la réflexion du ministre de l’économie, que l’on sait proche de personnalités connues pour leurs sympathies monarchistes, a plus d’épaisseur qu’il n’y paraît. Dans un sondage publié récemment par Atlantico, une majorité de Français ne se disaient-ils pas prêts à porter au pouvoir un candidat non issu d’un parti ? De fait, c’est dans cette absence de plus en plus durement ressentie au sommet de l’état d’un principe fédérateur, facteur d’équilibre politique et de paix sociale, qu’il faut replacer la « petite phrase » de Macron. Elle traduit une « sensibilité monarchiste » d’autant plus répandue au sein de la population que les institutions de la Ve République perdent toute substance. C’est sans doute aussi dans cette perspective qu’il faut comprendre le succès des émissions, des livres et des spectacles historiques dont témoigne, par exemple, l’engouement populaire autour du Puy du Fou, le parc de loisirs créé en Vendée par Philippe de Villiers.

Dominé pendant cinquante ans par l’Action française et son journal, puis connaissant bien des avatars au cours des dernières décennies, le royalisme français semble ainsi retrouver une certaine vigueur au moment où il a quasiment disparu politiquement en tant que force organisée. On aurait tort cependant de l’enterrer trop vite. L’Action française, non sans un certain panache, court après son passé glorieux et connaît actuellement une renaissance militante qu’il lui faudra pérenniser. La Restauration nationale regroupe l’ensemble des fédérations royalistes de province et organise des conférences avec des personnalités prestigieuses sur tout le territoire. La Nouvelle action royaliste (la NAR) publie Royaliste, mais fonctionne essentiellement comme une société de pensée au moyen de ses fameuses conférences-débats des « mercredis de la NAR », fréquentées par des intellectuels de tous horizons. L’Alliance Royale continue courageusement à labourer le terrain électoral. Le Groupe d’action royaliste (GAR) approfondit les questions sociales. Sur Internet, le royalisme est présent tous les jours grâce à l’excellent site « lafautearousseau », premier « quotidien royaliste sur le net ». Ailleurs, des journalistes, des penseurs, renouvellent son héritage. Gérard Leclerc à France Catholique. Frédéric Rouvillois et Jacques Trémolet de Villers dans leurs articles et dans leurs livres. Hilaire de Crémiers qui, dans Politique magazine et La Nouvelle Revue Universelle, poursuit une réflexion originale sur les institutions.

Sans exclusive ni esprit de chapelle, ces plaies du royalisme, voici donc le vaste dossier de ce numéro d’été de Politique magazine : où en est, 146 ans après l’établissement de la République, l’idée royale en France ? Quelle est aujourd’hui sa signification et sa portée ? L’enquête nous a menés jusqu’au domaine royal de Dreux où réside l’héritier des rois de France. Il faudrait, explique en substance le duc de Vendôme, que notre pays retrouve les vertus capétiennes qui ont fait son génie. De Macron au prince Jean, souhaitons que chacun puisse trouver dans cet « état des lieux » du monarchisme français des bonnes raisons de l’espérer !

 

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( 4 mars, 2016 )

Le 31 Janvier à Nancy

La journée commença par la messe pour le repos de l’âme du Roi martyr, Louis XVI dans l’église Marie-Immaculée à Nancy. Elle fut dite par le Chapelain, l’abbé Husson, selon le rite extraordinaire devant une assemblée nombreuse.

 

Ensuite, une petite quarantaine de personnes se sont retrouvés à l’Auberge de « Maître Marcel » pour un repas amical et animé en l’absence de notre ami le Professeur Jean-François Gicquel, empêché.

Philippe Schneider fit le point de l’année militante, rappela qu’il faut aider en la lisant la presse royaliste : La Lorraine Royaliste, bien sûr, mais aussi Politique Magazine, La Nouvelle Revue Universelle sans oublier l’Action Française 2000. Il ne faut pas oublier d’autres revues en particulier Monde et Vie dont l’éditorialiste, Eric Letty, était dernièrement à Nancy. Il invita aussi les participants à suivre les « blogs », là aussi celui de La Lorraine Royaliste, régulièrement mis à jour, mais surtout La faute à Rousseau qui est très bien réalisé, le Réveil Français et ceux amis comme Le Salon Beige. Il invita aussi à suivre et aider TV LIBERTES, son remarquable journal télévisé (à 19 h), ses émissions politiques et littéraires…. Accessible uniquement par internet pour l’instant. Enfin, il rappela l’existence de l’AGRIF ((Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne), des publications et des bulletins d’adhésion étant à disposition.

La France bouge même si, comme les années précédentes, nous ne pouvons que constater la dégradation de sa situation.

 

Après le repas, nous avons écouté avec attention l’intervention « tonique » de Paul Luporsi qui fit un tour d’horizon avec humour – noir – de nos dirigeants politiques. Puis celle de notre ami Jean-Marie Cuny qui, revenant d’une réunion à Verdun en vue de l’anniversaire de la bataille, a surtout retenu un mot d’ordre : ne pas parler du général qui commandait les troupes françaises ! Il nous compta aussi les anniversaires de cette année…

Vous trouverez ci-dessous la reproduction de ces deux discours.

 

Cette belle journée se termina par le chant de « la Royale », comme il se doit.

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