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( 8 octobre, 2017 )

Mardis de Politique magazine, une conférence à ne pas rater …

 

 

 

Les mardis de Politique magazine

Conférence mardi 10 octobre 2017

Actualité

Tour d’horizon

par Hilaire de Crémiers
Directeur de Politique magazine et de La Nouvelle Revue Universelle

Rendez-vous à partir de 19 h 00 - Conférence à 19 h 30 précises
Participation aux frais : 10 euros -  Etudiants et chômeurs : 5 euros

Salle Messiaen, 3 rue de la Trinité  Paris 9° - Métro La Trinité, Saint-Lazare

Renseignements : Politique magazine, 1, rue de Courcelles, Paris 8° – T. 01 42 57 43 22

( 20 juillet, 2017 )

DEUX REVUES A LIRE, FAIRE LIRE et DIFFUSER

 

-          LA NOUVELLE REVUE UNIVERSELLE, n° 48, 18 €, 206 pages, 1 rue de Courcelles, 75008, Paris, courriel : associationregalia@gmail.com

 

Un numéro de grande qualité avec les participations de Christian Franchet d’Espérey, Gilles Varange, François Reloujac, Jacques Bichot, Antoine de Crémiers, Olivier Pichon, Gabriel Privat, Philippe Lallement, Séphane Bern, Patrick de Beaucaron, Marc Couturie, Péroncel-Hugoz, Lars Klawonn, Louis de Montalte, Michel Mourlet.

 

-          L’ACTION FRANCAISE hors série : L’ACTION FRANCAISE, UNE ECOLE DE PENSEE – MAURRAS PAS MORT ! 5 €, 10 rue Croix des Petits Champs, 75001, Paris. www.librairie-de-flore.fr

 

Ce hors série est remarquable avec les participations de François Marcilhac, Charles Horace, Pierre Chaumeil, Fernand Dartois, Reynald Secher, Jean-Philippe Chauvin, Christophe Boutin, Stéphanne Blanchonnet, Charles Saint-Prot, Pierre Lafarge, Eric Letty Grégoire Dubost, Xavier Cheneseau et un entretien avec Le Prince Jean de France.

( 19 mars, 2017 )

29 JANVIER A NANCY

 

La journée commença par la messe pour le repos de l’âme du Roi Louis XVI en l’église – comble – de l’Immaculée Conception. Ce jour-là, c’était la messe de la Saint Sigisbert, roi d’Austrasie et patron de la ville de Nancy.

Ensuite, quelques dizaines de royalistes Lorrains se retrouvèrent à l’auberge de Maître Marcel pour la traditionnelle fête des Rois. Cette année, plusieurs élus nous firent l’amitié de nous rejoindre afin de nous rencontrer : Dominique Bilde, députée française au parlement européen, conseillère régionale. Thierry Gourlot, conseiller régional, conseiller municipal de Metz, président de l’Observatoire des patriotes lorrains, Jean-Michel Rossion, conseiller municipal de Metz.

Notre Directeur, Philippe SCHNEIDER, pris la parole en faisant remarquer que la nouvelle année se termine par « 17 », ce qui n’est pas très bon car il convient de se souvenir de 1517, la réforme luthérienne, 1717, naissance de la Franc maçonnerie, 1917, révolution bolchevique en Russie. Trois grandes catastrophes marquant les progrès de la révolution ! 2017 sera-t-elle dans cette funeste lignée ou au contraire marquera-t-elle le début d’une saine réaction, du renouveau de la France ? Nous devons y travailler. Un des moyens est de diffuser la presse royaliste : La Lorraine Royaliste, bien sûr, mais aussi Politique Magazine, La Nouvelle Revue Universelle, l’Action Française 2000.

Le professeur Jean-François Gicquel pris ensuite la parole pour évoquer l’état lamentable de notre patrimoine essentiellement royal et catholique. Il proposa plusieurs solutions pour y remédier. Vous trouverez le texte de son intervention dans notre prochain numéro. Puis ce fut notre ami Jean-Marie Cuny qui  nous parla du calendrier avec son humour habituel.

Vous trouverez le texte de son allocution ci-dessous.

Réforme du calendrier officiel

 

Tous les ans, notre estimé président-directeur-général de la Lorraine Royaliste me demande de tenir un discours lors de notre traditionnel repas de janvier. Cela me gêne un peu car je trouve que la formule s’apparente aux banquets républicains du style IIIe République… D’accord, on ne va quand même pas jusqu’à bouffer du curé et manger du boudin le vendredi-saint … La tradition du banquet perdure depuis un certain nombre d’années pour « choucrouter » en communion d’idéal pas très républicain. Il faut le dire !

Pardonnez-moi, mais cette année, je n’ai pas trouvé de sujets passionnants à vous présenter.

Vous êtes tous bien informés de la politique et des désordres du monde actuel. Vous connaissez l’histoire de notre pays, c’est-à-dire celle qui n’est pas enseignée à l’école laïcarde et républicaine, il est donc bien difficile d’évoquer ici un sujet original. J’ai alors décidé de vous parler simplement de la pluie et du beau temps ou plutôt, du temps qui passe au rythme des jours ponctués par le traditionnel calendrier desPTT (qui signifie : Poste-Télégraphe-Téléphone) …

A une époque pas très ancienne, au café proche de la grande poste de Nancy, on chahutait volontiers les facteurs, accoudés nombreux au comptoir de la brasserie « La Gauloise », entre la rue Saint Julien et la rue des Dominicains. Le lieu était nommé « l’annexe » de la grande poste par les postiers eux même. Bref, il y avait toujours un petit malin pour narguer nos préposés au courrier : PTT, disait l’intervenant au comptoir, ça veut dire : Petit Travail Tranquille !.. Pas du tout répondaient les postiers, ça veut dire : « Paye Ta Tournée »…

Bref, je vous dis ces gaudrioles manière d’entrer en matières, car mon sujet du jour, c’est le sérieux calendrier des PTT… Il parait que ce n’est plus les PTT, (on a supprimé le télégraphe depuis un certain temps). Aujourd’hui, c’est des PéTé qu’il s’agit, c’est moins élégant et peut prêter à des interprétations grotesques que je tiens à éviter ici, en notre bonne société réunie.

J’arrive à mon sujet du jour…

Je tiens donc à vous faire savoir que je suis fâché avec le calendrier, non pas parce qu’il m’a couté un billet de 10 euros donné à mon facteur, mais parce qu’il ne correspond pas à mes connaissances, mes idées et mes souhaits…

D’abord, je conteste le changement de millésime à la date du 1er janvier qui commence l’année en plein hiver, sans aucune base historique ou même zodiacale. Au temps des Romains, l’année nouvelle commençait en mars.

Sous le grand empereur Charlemagne, la nouvelle année débutait à Noël. On célébrait en même temps la naissance du p’tiotJésus et l’an nouveau.

Sous nos ducs de Lorraine, l’année démarrait de façon toute naturelle avec l’arrivée du printemps, précisément le 25 mars, jour de la fête de l’Annonciation, donc dans l’ordre ordinaire des saisons : printemps, été, automne, hiver…

Si je fais signer une pétition ici, parmi vous, ou même surinternénet comme c’est de mode, je pense qu’il me sera très difficile de faire changer la date actuelle choisie il y a déjà un certain nombre d’années. Quand même, je m’agace, je proteste, je râmine d’une saint Sylvestre à l’autre. Les dates des fêtes et des anniversaires républicains de mon calendrier des postes n’ont pas ma faveur et les fêtes proposées ne sont pas les miennes. De votre côté, bons citoyens que vous êtes, vous l’acceptez peut-être, puisque c’est officiel. Moi, rebelle par nature, j’ai rayé rageusement les dates commémoratives qui n’avaient pas ma faveur.

Sachez ici que j’ai établi un calendrier autrement plus sérieux, avec les dates anniversaires qui nous concernent. Déjà, nous avons récemment célébré l’anniversaire du 5 janvier, officiellement occulté qui changea pourtant la carte de l’Europe en 1477.

Aujourd’hui, nous évoquons la mort ignominieuse du bon roi Louis XVI, conduit à l’échafaud par la canaille révolutionnaire. Je voudrais que l’on commémore également tous les ans, le martyre et la mort honteuse de la reine Marie-Antoinette épouse du roi à la date du 16 octobre…

Bref, j’ai osé réformer l’éphéméride actuelle en établissant un calendrier des dates évocatrices pour nous au cours de l’année. Par exemple, après-demain, nous fêtons Saint Sigisbert, roi mérovingien d’Austrasie, patron de la ville de Nancy. Il n’est pourtant pas indiqué sur le calendrier des P & T. C’est un manque fâcheux.

Bref, tout cela pour vous dire que mon calendrier perpétuel réformé est en vente ici à notre table de presse. Il coûte dix euros qui seront entièrement versés à une œuvre identitaire utile (Mémoire des Lorrains et Pèlerins de Lorraine).

Merci de votre écoute patiente et attentive.

 

Jean-Marie Cuny

( 23 février, 2017 )

INVITATION [Provence] – ON S’INSCRIT SANS TARDER !

 

 

COLLOQUE D’ACTION FRANÇAISE

ELECTION PRESIDENTIELLE : LA DEFAITE DU PEUPLE ?

PROGRAMME / SAMEDI 4 MARS – 15 h 

Première table-ronde : Un contexte politique défavorable
animée par Charles de Meyer, assistant parlementaire de J. Bompard

LA DÉMOCRATIE AU DÉFI DES NOUVELLES INITIATIVES CITOYENNES
par Elie Davy, étudiant en journalisme et communication

LA GAUCHE CONTRE LE PEUPLE
par David L’Épée, rédacteur à Éléments

LA DROITE CONTRE LE PEUPLE
par Antoine de Crémiers, conférencier,

conseiller éditorial de La Nouvelle Revue Universelle

Deuxième table-ronde : Des fondements institutionnels viciés
animée par Philippe Mesnard,

rédacteur en chef de L’Action Française 2000

LES LIMITES DE LA Vème RÉPUBLIQUE
par Jean-Baptiste Collomb

Doctorant en droit constitutionnel et Chargé d’enseignement

LA SOUVERAINETÉ EN QUESTION
par Hilaire de Crémiers, directeur de Politique magazine

et de de La Nouvelle Revue Universelle

RESTAURER LE POLITIQUE

FACE AUX IDEOLOGIES DE LA DECONSTRUCTION

par Rémi Soulié, essayiste et critique littéraire

Suivi d’un buffet dînatoire

SAMEDI 4 MARS, 15 H

NOTRE-DAME DU LIBAN,

5 avenue du Parc Borely, 13008 Marseille [Parking]

PAF • COLLOQUE & BUFFET DÎNATOIRE 20 €

10 € POUR LES ETUDIANTS

Inscriptions & renseignements : colloqueafprovence@gmail.com

Téléphone [renseignements] : 06 08 31 54 97

( 31 décembre, 2016 )

Le numéro spécial Boutang de La Nouvelle Revue Universelle vient d’être réédité – A commander ici !

 

 

 

Rapidement épuisé peu après sa parution, le numéro exceptionnel de La Nouvelle Revue universelle entièrement consacré à Pierre Boutang, vient d’être réédité.

Le 20 septembre 2016, Pierre Boutang aurait eu cent ans. L’exceptionnelle personnalité du jeune prodige que l’on comparaît à Rimbaud lui a fait suivre des chemins tourmentés, mais d’une impressionnante fécondité. La fidélité à Maurras, loin de le brider, a contribué à faire de lui l’un des penseurs les plus incisifs du XXe siècle, aux accents prophétiques pour défier l’horreur nihiliste.

Autour d’Axel Tisserand et de Gérard Leclerc, une douzaine de voix, libres et diverses, honorent ce centenaire. Plusieurs textes de Boutang, dont des extraits de ses Cahiers inédits, ponctuent cet hommage qui demeurera un ouvrage de référence. 216 pages 

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Prix, port inclus : 22 euros.

Ou abonnez-vous à la revue (trimestrielle) : 1 an pour 70 euros (tarif réduit 40 euros), par chèque adressé à la revue, 1 rue de Courcelles, 75008 Paris – tél. 01 42 57 43 22

( 26 novembre, 2016 )

PRESSE ET LIBRAIRIE – LR n° 329

LA NOUVELLE REVUE UNIVERSELLE Numéro spécial « BOUTANG – 100 ANS212 pages, ce numéro : 18 €. Abonnement (4 numéros par an) : 70 € – 1 rue de Courcelles, 75008, Paris

 

Le grand Pierre BOUTANG aurait eu 100 ans cette année. Ce grand philosophe, catholique et royaliste, méritait bien qu’il lui soit rendu un hommage mérité. Beaucoup de livres sont parus mais ce numéro de la Nouvelle Revue Universelle est vraiment exceptionnel. Nous y notons – entre autres – des articles de Gérard Leclerc, Chantal Delsol, Frédéric Rouvillois, Axel Tisserand…

Un numéro à se procurer, à lire et à diffuser.

 

POEMES 1946 – 2016  – de Louis POZZO DI BORGO  – Editions Altaïr – 303 pages – 24 € + port à Editions Altaïr, BP 19 – 1420 – Braine l’Alleud, Belgique.

 

Notre ami Louis Pozzo di Borgo nous fait profiter d’un nouveau très beau livre. Nous le connaissons romancier, essayiste, mémorialiste mais aussi poète. Né en 1928 à Oran, alors grande ville française, il nous livre ici un condensé des poèmes qu’il a écrit tout au long de sa vie. « Classiques de forme, leur modernité éclate dans les sources événementielles de leur naissance et l’adoption des règles de l’école romane » Ils sont intimes ou prennent leur source dans l’actualité, dans la vie religieuse ou politique car ils sont aussi engagés somme sait l’être un grand poète. Comment ne pas souscrire à ce qui est écrit en quatrième de couverture : « De merveilleux petits poèmes de tournure classique, d’une profondeur de pensée étonnante, d’une sensibilité rare. L’auteur a aimé et aime toujours son pays la France, sa province perdue, l’Algérie de son enfance, son Eglise et ses vieux rites, hélas bouleversés, la vie et tout ce qu’elle offre à aimer, la mort aussi qui définit la vie. C’est fort, violent, vengeur, et aussi infiniment doux et chaleureux ».

Un livre qu’il faut acquérir, lire, méditer.

 

LE CRIME CONTRE DIEU– du Docteur Xavier DOR  – Editions de Chiré – 284 pages – 22 € + port à Editions de Chiré, BP 70001, Chiré-en-Montreuil ou www.chire.fr.

 

Ce livre est un témoignage. Celui d’un homme, médecin, qui a consacré sa vie à la défense des tout-petits, de ces enfants assassinés tous les jours dans le ventre de leur mère. Pour cela, il faut souvent arrêté, poursuivi et même emprisonné pour avoir prié près d’un hôpital où se pratique des avortements. Jamais il ne renonça.

Dans ce livre, il explique la raison de son combat dans une première partie avant de développer ses actions sur le terrain avec son association, SOS TOUT-PETITS. « A travers l’avortement devenu institution, la guerre est faite à Dieu plus qu’à sa création. Il s’agit en fait d’une guerre de religion, celle de l’homme qui se fait Dieu contre celle de Dieu qui s’est fait homme. »

Diffuser ce livre est un devoir, comme celui de poursuivre le combat du Docteur Dor.

 

 

COMMENT UN SAINT PUNISSAIT LES ENFANTS  – du Père Augustin AUFFRAY – Editions de Chiré – 53 pages – 7 € + port à Editions de Chiré, BP 70001, Chiré-en-Montreuil ou www.chire.fr.

 

« Punir un enfant ! Grave problème ! Responsabilité délicate entre toutes ! Comment s’y prendre pour infliger un châtiment ? Quel moment choisir ? Quel ton adopter ? Quelle espèce de punitions préférer ? Quel dosage apporter à l’application ? Telles sont les principales questions soulevées par ce droit, qui souvent, s’impose comme un devoir. Quel maître, quel chef, quels père ou mère de famille, quel éducateur ne se les sont pas posées, et n’ont pas essayé de les résoudre, les uns au petit bonheur, en n’écoutant que les tendances de leur individu, molles et relâchées ici, dictatoriales et violentes là, les autres en réfléchissant sur le problème et en prenant conseil de la foi de la raison et de l’expérience ? Un saint, un jour, eut le courage de méditer ce chapitre essentiel de toute pédagogie et, comme réponse, il nous apporta ses quarante-cinq années de pratique ».

Ce saint, c’était Don Bosco que l’auteur, le père Augustin Auffray (décédé en 1955), qui l’a fréquenté, a particulièrement étudié. Il nous livre ici le résultat de son étude.

 

 

Jean NEDISCHER

 

( 17 novembre, 2016 )

UNE LECON MAROCAINE DE ROYALISME AUX FRANCAIS

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Par Péroncel-Hugoz

TRAVAUX DIVERS - Largeur + 2.jpgNotre confrère Péroncel-Hugoz, longtemps correspondant du Monde dans l’aire arabe, a publié plusieurs essais sur l’Islam, et il travaille maintenant à Casablanca pour le 360,  l’un des principaux titres de la presse francophone en ligne au Royaume chérifien. Il tient aussi son Journal d’un royaliste français au Maroc, dont la Nouvelle Revue Universelle a déjà donné des extraits. Nous en faisons autant, depuis janvier 2016, en publiant chaque semaine, généralement le jeudi, des passages inédits de ce Journal.  LFAR  •

 

RABAT, 12 DECEMBRE 2012 

Habituellement les hommes politiques ne traitent pas des affaires nationales devant des hôtes officiels étrangers. Le chef du gouvernement marocain, Si Abdelillah, l’a fait, jeudi 12 décembre à Rabat, en présence de son collègue français, Jean-Marc Ayrault, car il s’agissait du retrait d’accréditation à un journaliste de l’Agence France-Presse en poste au Maroc. Ce confrère aurait parlé du parti Authenticité et Modernité comme « proche du Palais » et donc du roi.

Devant le républicain laïcard bête et même pas méchant Ayrault, Abdelillah Benkirane a martelé : « Il faut que les Français sachent ceci : au Maroc, nous avons des choses sacrées. Dans notre Constitution, Sa Majesté le roi, de son plein gré, a éliminé l’article parlant de sa « sacralité » mais les Marocains aiment beaucoup le roi, le respectent beaucoup et n’aiment pas que son nom soit mêlé à n’importe quoi ! »

Et il a poursuivi devant la délégation française qui prenait là une bonne leçon pour notre pays où, à part le « politiquement correct » importé des Etats-Unis d’Amérique, plus rien n’est ni sacré ni respecté : « Nous n’aimons pas entendre parler d’un « parti du roi » parce qu’il n’y a pas de « parti du roi ». Le « parti du roi » c’est le Maroc et les Marocains ! »*

Bien envoyée, cette jolie leçon de royauté arbitrale, au-dessus des partis par définition, leçon administrée à un régime, en France, où le chef de l’Etat républicain est, par définition, juge et parti (ou partie)… 

* Note de 2016 : le parti d’Abdelillah Benkirane ayant derechef remporté les élections législatives, le roi l’a reconduit dans ses fonctions de président du gouvernement marocain.

( 5 juillet, 2016 )

Le nouveau Politique magazine : la monarchie s’incarne dans la famille

 

Aujourd’hui, le royalisme  – par Jean-Baptiste d’Albaret

 

Le 21 janvier dernier, ils étaient plusieurs centaines rassemblés en l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, à Paris, pour la traditionnelle messe en mémoire du roi Louis XVI.  Survivance désuète, folklore, nostalgie ? La question intrigue les médias qui ne manquent jamais d’envoyer quelques caméras pour couvrir l’événement. Qui a dit que la France était la plus monarchique – et peut-être la plus royaliste – des républiques ? En 1987, feu le comte de Paris réunit à Amboise ses fidèles pour titrer ses petits-fils Jean et Eudes duc de Vendôme et duc d’Angoulême. En pleins préparatifs du bicentenaire de la Révolution, la cérémonie fait l’ouverture des journaux télévisés ! Le 21 janvier 1993, à la surprise générale, plusieurs milliers de personnes affluent vers la place de la Concorde pour commémorer le deux centième anniversaire du martyre du roi dont Emmanuel Macron a déclaré que le peuple français n’avait « pas voulu la mort »… Macron royaliste ? Il y aurait de quoi sourire. Et pourtant, la réflexion du ministre de l’économie, que l’on sait proche de personnalités connues pour leurs sympathies monarchistes, a plus d’épaisseur qu’il n’y paraît. Dans un sondage publié récemment par Atlantico, une majorité de Français ne se disaient-ils pas prêts à porter au pouvoir un candidat non issu d’un parti ? De fait, c’est dans cette absence de plus en plus durement ressentie au sommet de l’état d’un principe fédérateur, facteur d’équilibre politique et de paix sociale, qu’il faut replacer la « petite phrase » de Macron. Elle traduit une « sensibilité monarchiste » d’autant plus répandue au sein de la population que les institutions de la Ve République perdent toute substance. C’est sans doute aussi dans cette perspective qu’il faut comprendre le succès des émissions, des livres et des spectacles historiques dont témoigne, par exemple, l’engouement populaire autour du Puy du Fou, le parc de loisirs créé en Vendée par Philippe de Villiers.

Dominé pendant cinquante ans par l’Action française et son journal, puis connaissant bien des avatars au cours des dernières décennies, le royalisme français semble ainsi retrouver une certaine vigueur au moment où il a quasiment disparu politiquement en tant que force organisée. On aurait tort cependant de l’enterrer trop vite. L’Action française, non sans un certain panache, court après son passé glorieux et connaît actuellement une renaissance militante qu’il lui faudra pérenniser. La Restauration nationale regroupe l’ensemble des fédérations royalistes de province et organise des conférences avec des personnalités prestigieuses sur tout le territoire. La Nouvelle action royaliste (la NAR) publie Royaliste, mais fonctionne essentiellement comme une société de pensée au moyen de ses fameuses conférences-débats des « mercredis de la NAR », fréquentées par des intellectuels de tous horizons. L’Alliance Royale continue courageusement à labourer le terrain électoral. Le Groupe d’action royaliste (GAR) approfondit les questions sociales. Sur Internet, le royalisme est présent tous les jours grâce à l’excellent site « lafautearousseau », premier « quotidien royaliste sur le net ». Ailleurs, des journalistes, des penseurs, renouvellent son héritage. Gérard Leclerc à France Catholique. Frédéric Rouvillois et Jacques Trémolet de Villers dans leurs articles et dans leurs livres. Hilaire de Crémiers qui, dans Politique magazine et La Nouvelle Revue Universelle, poursuit une réflexion originale sur les institutions.

Sans exclusive ni esprit de chapelle, ces plaies du royalisme, voici donc le vaste dossier de ce numéro d’été de Politique magazine : où en est, 146 ans après l’établissement de la République, l’idée royale en France ? Quelle est aujourd’hui sa signification et sa portée ? L’enquête nous a menés jusqu’au domaine royal de Dreux où réside l’héritier des rois de France. Il faudrait, explique en substance le duc de Vendôme, que notre pays retrouve les vertus capétiennes qui ont fait son génie. De Macron au prince Jean, souhaitons que chacun puisse trouver dans cet « état des lieux » du monarchisme français des bonnes raisons de l’espérer !

 

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( 4 mars, 2016 )

Le 31 Janvier à Nancy

La journée commença par la messe pour le repos de l’âme du Roi martyr, Louis XVI dans l’église Marie-Immaculée à Nancy. Elle fut dite par le Chapelain, l’abbé Husson, selon le rite extraordinaire devant une assemblée nombreuse.

 

Ensuite, une petite quarantaine de personnes se sont retrouvés à l’Auberge de « Maître Marcel » pour un repas amical et animé en l’absence de notre ami le Professeur Jean-François Gicquel, empêché.

Philippe Schneider fit le point de l’année militante, rappela qu’il faut aider en la lisant la presse royaliste : La Lorraine Royaliste, bien sûr, mais aussi Politique Magazine, La Nouvelle Revue Universelle sans oublier l’Action Française 2000. Il ne faut pas oublier d’autres revues en particulier Monde et Vie dont l’éditorialiste, Eric Letty, était dernièrement à Nancy. Il invita aussi les participants à suivre les « blogs », là aussi celui de La Lorraine Royaliste, régulièrement mis à jour, mais surtout La faute à Rousseau qui est très bien réalisé, le Réveil Français et ceux amis comme Le Salon Beige. Il invita aussi à suivre et aider TV LIBERTES, son remarquable journal télévisé (à 19 h), ses émissions politiques et littéraires…. Accessible uniquement par internet pour l’instant. Enfin, il rappela l’existence de l’AGRIF ((Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne), des publications et des bulletins d’adhésion étant à disposition.

La France bouge même si, comme les années précédentes, nous ne pouvons que constater la dégradation de sa situation.

 

Après le repas, nous avons écouté avec attention l’intervention « tonique » de Paul Luporsi qui fit un tour d’horizon avec humour – noir – de nos dirigeants politiques. Puis celle de notre ami Jean-Marie Cuny qui, revenant d’une réunion à Verdun en vue de l’anniversaire de la bataille, a surtout retenu un mot d’ordre : ne pas parler du général qui commandait les troupes françaises ! Il nous compta aussi les anniversaires de cette année…

Vous trouverez ci-dessous la reproduction de ces deux discours.

 

Cette belle journée se termina par le chant de « la Royale », comme il se doit.

( 16 décembre, 2015 )

La Nouvelle Revue Universelle publie les Actes du colloque « Pour un nouveau régime »

 

La Nouvelle Revue Universelle publie les Actes du colloque « Pour un nouveau régime »   dans presse 1054739706
 

PAR CHRISTIAN FRANCHET D’ESPEREY

 

066.jpgIl y a un an – c’était le 6 décembre 2014 – se tenait, salle Rossini à Paris, le premier colloque du Cercle Vauban. « Vauban I » en quelque sorte… comme on dirait d’un concile ! À ses trois cents participants, il a laissé un souvenir marquant. Son programme s’était donné un air de slogan : « Pour un nouveau régime ». Mais, précédant cet appel au changement de système, et au fil d’une suite serrée d’interventions, on put y assister à une rigoureuse démonstration : non seulement la France était en voie de décomposition, « en lambeaux », mais elle était politiquement dans une impasse, le régime se révélant incapable de remettre en cause ses propres bases. Pas d’autre issue, donc, qu’un bouleversement politique radical.

Un an plus tard, diagnostic et remède – s’en étonnera-t-on ? – n’ont pas pris une ride. Et leur évidence ne fait pas un pli… C’est pourquoi le Cercle Vauban a décidé de pérenniser sur le papier ce moment privilégié de vérité politique qu’a été son premier colloque en demandant à la Nouvelle Revue universelle de lui consacrer un numéro entier.

Les Actes de « Vauban I » : un instrument de travail et un message particulier à transmettre.  

En publiant les Actes de « Vauban I », le Cercle Vauban n’entend évidemment pas s’accorder un brevet d’autosatisfaction. Son intention est de proposer un instrument de travail qui explicite où se situe l’axe central de sa réflexion. Dans l’ensemble de notre paysage politique et culturel, les objectifs qu’il s’est fixé présentent en effet, un caractère tout à fait spécifique. Sans du tout contredire les diverses et souvent superbes initiatives prises ailleurs – mouvements, associations et lieux de réflexion ou de formation animés par le même esprit de révolte, surtout depuis le succès de la Manif pour tous –, le Cercle Vauban est convaincu d’avoir un message particulier à transmettre.

Il vise tous ceux pour qui l’amour de la France est d’abord un sentiment inné, spontané, sorti du cœur, mais aussi une perception raisonnée, fondée sur l’héritage reçu, l’éducation, l’expérience et la culture. De son histoire millénaire, la France a, Dieu soit loué, hérité des reins solides. Il en fallait pour résister à des gouvernements qui, depuis des décennies, suscitent un esprit de guerre civile permanente allant jusqu’aux guerres de religion déclenchées par un laïcisme fanatique ; qui, de 1870 à 1940, ont en moins de 70 ans  provoqué trois invasions de la France ; qui, en Algérie, ont engagé une guerre gagnée militairement et perdue politiquement ; qui ont sacrifié l’indépendance et la prospérité nationales à des chimères pseudo-européennes et mondialiseuses ; qui ont laissé s’installer sur le territoire des populations entières dans des conditions suicidaires avec les conséquences dramatiques que l’on connaît aujourd’hui ; qui, enfin, à bout d’idées nocives, en viennent à vouloir liquider, en toute inconscience, les fondements même de notre culture et de notre civilisation.

Avec l’offensive contre l’institution conjugale, par cette trop fameuse loi Taubira issue d’un lobby au pouvoir d’influence inversement proportionnel à son importance numérique, la spirale du déclin paraissait en effet sans appel. Pour beaucoup, la France semblait en voie de dissolution inéluctable. Penser la disparition de la France, disait Bainville, serait impie, mais pas absurde. Nous y étions…

C’est alors qu’a surgi le Printemps 2013 ! Divine surprise, printemps de grâce, jaillissement inespéré d’un renouveau, la France de toujours descendait dans la rue pour crier son refus de mourir. Ces foules joyeuses, familiales, détendues, ces jeunes de tous âges, sans haine mais déterminés, ont révélé à la face du monde que la France pouvait encore se tenir debout, crier sa révolte et son indignation. Révolte vraie, authentique indignation qui ne devaient rien aux boursouflures d’un système médiatique aligné, aseptisé, robotisé.

La déception qui suivit fut cruelle. La loi scélérate, dénoncée et rejetée par le déferlement populaire, aurait dû être révisée, ou retirée, comme Mitterrand l’avait fait pour l’école en 1984. On sait qu’il n’en a rien été. S’arc-boutant sur deux piliers qu’il contrôlait l’un et l’autre, la force policière et l’institution parlementaire, le pouvoir est passé en force. Assumant cyniquement l’image d’un nouveau totalitarisme.

Réforme des institutions et réforme intellectuelle et morale vont de pair

Tout ceci, direz-vous, est bien connu. Oui. Mais ce rappel est l’occasion de discerner ce que le caractère extrême de la situation de 2013 a ouvertement révélé. Est apparue d’une manière éclatante cette réalité demeurée, en général, latente : sous couvert d’une alternance droite/gauche d’apparence, un pouvoir qui sacrifie délibérément le bien commun aux intérêts particuliers qu’il sert peut parvenir à rester indéfiniment aux commandes. Et donc à assurer indéfiniment le blocage de toute réforme profonde, qu’elle concerne la famille, l’enseignement, la monnaie, la politique européenne, la défense ou les problèmes sociétaux. Pour assurer la continuité de ce monopole et de cette capacité de blocage, le pouvoir doit systématiquement empêcher toute remise en cause des institutions qui en garantissent le maintien. Tous ses efforts et toute son habileté consistent à préserver le système institutionnel de tout risque de transformation en profondeur qui ouvrirait la porte à l’indispensable réforme intellectuelle et morale.

C’est ce goulot d’étranglement sur la voie de notre salut, pas toujours clairement perçu, que le Cercle Vauban entend mettre en pleine lumière.

Que l’on ne s’y trompe pas. Il ne s’agit pas du tout de renoncer à rappeler la nécessité d’une réforme intellectuelle et morale. Les racines de la société française, aujourd’hui négligées, oubliées ou bafouées, la fonction des corps intermédiaires et le respect du principe de subsidiarité, le rôle du spirituel et de la religion dans notre équilibre politique, économique et social ou encore la place centrale du bien commun dans notre vie collective, ne quittent pas un instant le champ de nos préoccupations. 

En réalité, réforme des institutions et réforme intellectuelle et morale sont indissolublement liées. Mais l’une doit-elle passer avant l’autre ? Éternelle question de l’œuf et de la poule. Dans l’univers marxiste, Gramsci l’avait tranchée en privilégiant la conquête des esprits, la prise de pouvoir culturelle, sans d’ailleurs parvenir à prouver une plus grande efficacité de sa méthode pour faire la révolution.

Certains de nos amis se demandent s’il n’y a pas du bon grain à y prendre pour servir notre propre cause. Ils ont sûrement raison d’y réfléchir, la question est importante. Le Cercle Vauban, pour sa part, est convaincu que de reconnaître la priorité pratique conférée au combat institutionnel n’obère en rien l’indispensable retournement de l’esprit public dans le sens du droit naturel et du souci primordial du bien commun : le « politique d’abord » n’a jamais rien signifié d’autre et, par la diversité de ses travaux, le Cercle Vauban prouve qu’il est le dernier à l’oublier.

Mais en France, dans les conditions présentes, l’expérience montre que c’est par la voie politico-institutionnelle que le mal – le mal français dénoncé dans la conclusion du colloque – s’est imposé. Et c’est par la même voie qu’il perpétue son emprise. Notre tâche est de le faire comprendre, et de le dénoncer, avec tous les moyens que nous sommes en mesure de mobiliser.

« Être (ou ne pas être) républicains »

En pleine Révolution, découvrant la « république », les Français ont pu croire à un avenir limpide, le principe de base du « nouveau régime » semblant transparent : tout le pouvoir au peuple. C’est-à-dire à nous tous. À nous tous ? Est-ce à dire à chacun de nous ? Difficile question, inauguratrice d’une réflexion sans fin ni fond sur la nature de la démocratie. On y tombe sur des apories comme celle-ci : si le peuple choisit la dictature, la situation est-elle démocratique ? Aporie, certes, mais devenue une effrayante réalité : elle a mis le feu au XXe siècle, celui des camps de la mort et du goulag.

D’ailleurs, on l’a souvent noté, quand on parle de l’Ancien Régime, on sait ce que c’est, mais on serait bien en peine de dire ce qu’est le « nouveau régime ». Depuis plus de deux cents ans, la France est à sa recherche. Dans une vieille chanson de notre folklore, la « femme du roulier » – les plus jeunes la découvriront sans peine sur Internet –, l’héroïne « cherche son mari de taverne en taverne, avec une lanterne »… Ainsi la République va-t-elle, les droits de l’homme à la main, à la recherche de la formule la mieux adaptée à ses « valeurs » du moment. Ses changements de numéro, IIIe, IVe, Ve, liés aux vicissitudes de l’histoire, ne traduisent aucune réalité de fond. On a vu, sous le même numéro, les situations les plus opposées : par temps d’orages (Clemenceau en 1917, de Gaulle en 1961), le rêve démocratique suspend son vol, le temps de sauver la République… Aujourd’hui, avec le quinquennat, nous sommes dans une VIe République de fait qui n’a jamais osé dire son nom. Et ceux qui réclament ouvertement une VIe République ne veulent rien d’autre qu’un retour à la IVe… D’ailleurs, à toutes les époques de turbulences et de violences latentes, les constitutions ont été soumises à des sollicitations plus ou moins brutales, voire à des viols répétitifs. Et même… en réunion. C’est Jacques Perret qui qualifiait la constitution de la Ve de marie couche-toi là !

Aujourd’hui, rien n’est plus banal que de modifier la Constitution. À la manière des poupées Barbie, on peut l’habiller au gré des utilités ou des toquades du moment. Des deux procédures prévues, la plus « démocratique » – la voie référendaire – est tombée en désuétude car suspectée de servir la cause « populiste ». On disait naguère de Giscard d’Estaing : son problème, c’est le peuple. Cela concerne maintenant tous les politiciens de l’oligarchie dominante. Leur problème, c’est le peuple… donc, exit le référendum.

Heureusement, il reste une autre procédure, celle qui permet de rester entre soi : la réunion de l’Assemblée nationale et du Sénat en Congrès. Il suffit de parvenir à y réunir une majorité. Les sujets les moins propres à figurer dans une charte institutionnelle, pour peu qu’ils correspondent aux dernières lubies des lobbys, peuvent dès lors devenir prétexte à révision.

La constitution se voit donc désacralisée au moment où s’impose une nouvelle sacralisation, celle des « valeurs de la République » et des nouveaux fétiches sociaux ou sociétaux comme la non-discrimination ou le droit à disposer de son corps. Une nouvelle sacralisation, soit dit en passant, parfaitement discriminatrice à l’égard de certains droits comme le droit à la vie, mais ceci est une autre histoire. Il demeure que la sacralisation du pouvoir, en France, a toujours eu pour objet de préserver l’intégrité de l’autorité mise au service du bien commun. C’est précisément cela que l’on désacralise aujourd’hui.

On ne doit cependant pas se dissimuler cette réalité de fait : aussi discréditées qu’elles soient, ces institutions demeurent un efficace instrument entre les mains de ceux dont l’intérêt est de bloquer tout espoir de les réformer en profondeur. Par une obscure conscience de se voir condamné par ses propres contradictions, le système a de lui-même organisé son caractère inamendable.

L’objectif de fond, essentiel, unique, est de conserver aux partis leur mainmise sur la vie politique. Mainmise sur les élections à tous les niveaux : les Français sont contraints à choisir leurs représentants locaux, régionaux ou nationaux selon des critères essentiellement partisans – et l’élection présidentielle elle-même n’a pas échappé longtemps à cette calamité. C’est là le point essentiel sur lequel nous devons porter le fer.

Le colloque Pour un nouveau régime : un essai de démonstration

Le colloque Pour un nouveau régime n’a pas été, on l’a compris, de ces colloques universitaires où chaque intervenant est essentiellement attaché à développer ses idées personnelles sur le sujet de sa spécialité, ou à faire la promotion – sûrement justifiée ! – de son dernier livre.

Ici, au contraire, les interventions successives se sont enchaînées selon une logique rigoureuse et bien perçue par tous, dans le but d’en dégager une irrécusable démonstration.Le fil en est clair : la France est « en lambeaux », l’évocation de quelques grands sujets suffit à en apporter la preuve ; on ne sortira pas de cette situation en se bornant à vouloir régler chaque problème isolément : il faut une politique d’ensemble, et donc un gouvernement qui se mette au service exclusif du bien commun, ce qui implique un changement radical de régime politique. La première partie a déroulé d’une manière rigoureusement démonstrative l’ardente nécessité d’un changement de régime. Et la seconde a exposé les quelques principes de base nécessaires au développement durable d’un nouveau régime.

Telle a été la démarche collective de nos intervenants. Ce qui ne signifie pas qu’ils aient fait abstraction de leur personnalité, il eût été difficile d’attendre cela d’eux. Chacun a donné sa propre vision du sujet qui lui était proposé – mais, on le constatera, loin de nuire à la force de la démonstration, cette diversité a contribué à l’enrichir.

Les huit intervenants du colloque Pour un nouveau régime

Il est temps, maintenant de laisser la place aux Actes du Colloque Vauban I. C’est-à-dire de laisser s’exprimer nos huit intervenants : par ordre d’entrée en scène, Frédéric Rouvillois, Jacques Trémolet de Villers, François Reloujac, Fabrice Hadjadj, Jean-Baptiste Donnier, Marie-Pauline Deswarte, Pierre Chalvidan et Axel Tisserand.

Grâce à eux, de simple petit groupe de réflexion qu’il était au départ, voilà le Cercle Vauban devenu force de proposition, et appelé à toucher un large public. Ainsi ce colloque a-t-il été, pour le Cercle, un évènement fondateur. Il reviendra à Hilaire de Crémiers d’en tirer les conclusions en évoquant le « mal français » et son remède. 

Abonnements : La nouvelle revue universelle, 1 rue de Courcelles, 75008 PARIS – 4 numéros par an – Tarif :  m Normal, 1 an, 70 €  m Soutien, 1 an 100 €  m Normal, 2 ans, 130 € m Réduit, 1 an (étudiants, chômeurs) 40 €. Étranger et DOM-TOM : 77 €

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