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( 13 novembre, 2021 )

La médiasphère, instrument du pays légal républicain ? La médiasphère, instrument du pays légal républicain ?

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

Cette campagne présidentielle qui a commencé depuis quelques semaines (quelques mois ?) déjà suscite à la fois de l’agacement et des craintes et de l’enthousiasme et des espoirs : en fait, en ces temps d’incertitude globalisée, chacun cherche des certitudes dans les discours et les promesses des uns et des autres, et le « dégagisme » de la précédente campagne de 2017 n’est jamais très loin, même s’il est fortement contrebalancé par le désir de continuité, désir aujourd’hui incarné par M. Macron, mieux encore que par ses prédécesseurs en leurs temps respectifs : le vieil inconscient monarchique français joue, pour l’heure, au bénéfice du président sortant, dans une sorte de double réflexe, à la fois légitimiste et dynastique, mais, pour le royaliste que je suis, la légitimité et la dynastie en moins, évidemment !

Dans la « classe discutante », selon le mot de Max Weber, certains essaient de prendre un peu de hauteur pour saisir le sens de l’élection qui vient, et c’est le cas de Jean-Pierre Le Goff, à qui l’on doit la meilleure synthèse sur Mai 68 publiée à ce jour (1), et qui s’inquiète de l’actuelle campagne préélectorale et de ses aspects majeurs (2), peu compatibles avec la « disputatio » politique et avec l’exercice civique : « L’agitation dans tous les sens, la recherche de la visibilité médiatique maximum, l’accumulation d’annonces et de recettes (avec ou non des chèques approvisionnés à l’appui), les réponses à tout avant même que les questions ne soient posées », voici ce qui tue la politique en France quand, dans le même temps, les aspirants au trône élyséen avancent « des offres et des discours adaptés aux différentes catégories de la population et aux victimes de toutes sortes comme autant de clientèles qu’il s’agit de fidéliser ou de conquérir dans un marché instable et fortement concurrentiel ». Autant dire que tout cela peut faire hausser les épaules des royalistes conséquents qui, loin (trop loin ? L’éloignement n’est-il pas aussi une forme d’absence ?) de toute cette « politique-spectacle » (jadis évoquée par Roger-Gérard Schwartzenberg dans son livre publié en 1977, « L’État spectacle »), travaillent à crédibiliser l’idée d’une Monarchie royale qui ne doive rien aux joutes présidentielles et aux emballements médiatiques ; mais, dans une République dominée par le « pays légal », peut-on vraiment ignorer cette situation contemporaine de la démocratie représentative et émotionnelle ? Cela semble difficile, et c’est en cela aussi que le propos de M. Le Goff nous intéresse, non pour nous précipiter dans la grande mêlée mais pour la dépasser et préparer « le jour d’après », ce lendemain d’élection qui est souvent celui de la désillusion pour les perdants mais aussi, un peu plus tard sans doute, pour les partisans du gagnant.

Le Goff, à la suite de Régis Debray, évoque cette « médiasphère » qui forme « une « bulle » qui intègre d’emblée les faits et les événements dans une masse d’images, de mots, de commentaires, de débats et de polémiques à n’en plus finir (…) qui constitue un univers flottant qui crée un sentiment d’irréalité par rapport à la vie quotidienne et aux préoccupations des citoyens ordinaires. Dans cette « bulle », beaucoup peuvent vivre, commenter, débattre et polémiquer dans l’entre-soi en continuant de se croire le centre du monde sans que cela change quoi que ce soit à la réalité. » La médiasphère constitue, en somme, « l’avant-garde consciente (ou qui se prétend telle) du pays légal », pourrait-on dire en paraphrasant Lénine, et, en intégrant les réflexions de Jérôme Sainte-Marie sur les « blocs » (3), considérer qu’elle est, d’abord, au service du « bloc élitaire » contre le « bloc populaire » que certains pourraient voir comme la forme contemporaine du « pays réel » cher à Maurras (n’est-ce pas, néanmoins, un peu exagéré ou trop réducteur ?). Ce qui, à suivre Le Goff, n’empêche pas des polémistes comme M. Zemmour de trouver place « au centre de la machinerie médiatique (dont) il connaît de l’intérieur les mécanismes ». Sans prendre parti sur une éventuelle candidature zemmourienne, peut-on considérer que ce que d’aucuns nomment « le Système » (terme dont la définition mériterait d’être précisée, au-delà d’un sens minimal de « technostructure de domination idéologique et pratique ») peut être subverti de l’intérieur, dans ses propres raisons d’être et de devenir, par un homme issu (ou sorti) de celui-ci ? Cela me semble fort possible, mais jusqu’où ? Car, après tout, le Système n’est pas totalement « irréel » et il suscite autant de désirs que de ressentiments, voire de haines, et il a une immense capacité de résilience et de transformation, d’étouffement et de retournement, aussi, des révoltes qui le visent : a‑t-on oublié les récents exemples de Siriza en Grèce et du Mouvement 5 étoiles en Italie, devenus des rouages du Système avant de disparaître (ou presque), dévorés par celui-ci et laissant orphelins des militants désorientés, à l’image de ces ouvriers et « gueules noires » électeurs de François Mitterrand au soir du « tournant de la rigueur » de 1983 et au petit matin triste des fermetures de mines et d’usines en Lorraine en 1984 ?

Il est facile de critiquer, mais l’art de construire durablement est plus délicat et difficile, et la médiasphère, si elle peut un temps être contournée par quelques dissidents experts du numérique et capables de créer un événement et de lui donner un écho considérable (mais souvent éphémère, le temps d’un écho, justement…), n’est pas facile à remplacer. Mais, faute de la supprimer (n’est-elle pas consubstantielle aux nouvelles technologies de l’information ?), il importe de la ramener à de plus modestes dimensions, ce qui n’est pas forcément impossible, si la volonté politique et des institutions « indifférentes et indépendantes » se rencontrent pour ouvrir un champ d’expression des idées et des débats qui puisse vivre et prospérer sans avoir besoin de prêter allégeance à cette médiasphère trop souvent « monopolistique ».

La médiasphère vit, en fait, trop souvent de l’intérêt qu’on lui prête : en lui préférant la réflexion posée et la discussion argumentée (ce qui n’empêche pas la passion), et en lisant Le Goff plutôt que de regarder Hanouna, le citoyen peut retrouver une part de sa liberté de pensée et d’expression aujourd’hui ; mais l’État électif, par son principe même reposant sur le choix de sa magistrature suprême par ceux qui sont les plus sensibles aux messages et aux émotions de la médiasphère, reste « serf consentant » d’un Système dont il ne peut être, en définitive, que le vassal tout en étant son bras « légal et armé ». N’ayant pas à tous les moments de notre histoire nationale un général de Gaulle capable de s’imposer « au-delà des partis » et tirant sa légitimité de l’histoire plutôt que du système médiatique, il apparaît nécessaire, du coup, de réfléchir aux institutions qui peuvent s’enraciner dans le temps long et dans un « pays réel » attaché à sa « continuité d’existence » (ce que Fernand Braudel nomme « l’identité »), malgré et « par-dessus » la médiasphère…

Jean Philippe Chauvin

(Article paru sur le blog de Jean Philippe Chauvin le 10 novembre 2020 https : « //jpchauvin.typepad.fr »


Notes : (1) : « Mai 68, l’héritage impossible », publié en 1998 à La Découverte.

(2) : Entretien paru dans Le Figaro, mercredi 3 novembre 2021.

(3) : Jérôme Sainte-Marie a publié plusieurs livres sur le thème du « bloc populaire contre bloc élitaire », le dernier cet automne (« Bloc populaire », éditions du Cerf), et a débattu sur ce thème avec Marcel Gauchet dans les colonnes du Figaro-Magazine, daté du 5 novembre 2021.

( 27 septembre, 2021 )

Editorial de LA LORRAINE ROYALISTE N°373

 

Sans l’indépendance de l’État, il n’y a pas de libertés

 

Nous vivons depuis maintenant près de 2 ans sous le signe du « Covid », de ses dérivés et des conséquences imposées par notre gouvernement.

Dans le temps, ces mesures paraissent contradictoires, improvisées. Cela est dû en grande partie à des contraintes matérielles : manque de masques, de lits dans les hôpitaux, surtout en réanimation, mauvaise organisation de notre système de santé, beaucoup trop centralisé, à l’administration tentaculaire et onéreuse, etc.

Des leçons sont à tirer de cet état de fait. Nous pouvons reprocher à notre gouvernement de ne rien faire pour améliorer la situation pour pouvoir avoir les moyens de faire face lors d’une nouvelle épidémie, ce qui arrivera fatalement. L’histoire nous montre que cela arrive régulièrement et sans « prévenir ». Il faut donc être prêt. Au contraire, sans doute pour faire des économies, il semble que le pouvoir aggrave les choses pour l’avenir : il y aurait eu encore des suppressions de places dans les hôpitaux alors qu’il faudrait en créer !

Dans le monde, nous constatons des réactions très différentes d’un pays à l’autre. Certains n’ont pris aucune mesure particulières, se contentant de préconiser de la prudence dans les relations entre les personnes (Suède, certains États des USA,…) et d’autres ont pris des mesures très strictes (confinements, fermetures des écoles,…) un peu comme la France avec tous les intermédiaires possibles. Or, il semble, pour l’instant, que le pourcentage de morts par rapport aux habitants soit à peu près le même quelque soit la politique suivie. Pourcentage d’ailleurs très faible comparé à d’autres pandémies ! Ajoutons que dans certains pays, il y avait des politiques de traitements dès les premiers symptômes alors que d’autres ne soignaient que plus tardivement. Tous, par contre, ont comptés sur les différents vaccins pour juguler l’épidémie. Raison pour laquelle ils furent distribués très vite avant même que les essais ne soient terminés (ils ne le sont toujours pas, raison pour laquelle il est difficile et sans doute illégal de les rendre obligatoires).  Ces vaccins – ceux autorisés en France comme les autres – semblent diminuer les risques du moins pour les formes graves de la maladie. C’est déjà quelque chose mais cela justifie-t-il un tel acharnement ? Et puis il y a quand même des incertitudes sur les conséquences  à moyen et long terme surtout pour les vaccins à base d’ARN messagers, selon de nombreux scientifiques. Risques faibles sans doute mais risques. Cela justifie l’objection de conscience d’ailleurs reconnue par les Évêques de France, du moins tant que les périodes d’essai ne seront pas terminées.

Le gouvernement, conscient de ce problème, tourne le problème en imposant un « passe sanitaire » pour de nombreuses activités, ce qui revient à rendre le vaccin pratiquement obligatoire ! Remarquons qu’il doit douter de son efficacité car, autrement,  il rendrait d’abord ce « passe » obligatoire là où il y a le plus de promiscuité, en particulier les transports en commun (bus, métros, trams, RER,…) et non pas dans les cafés et restaurants, surtout les terrasses, où cela ne sert à rien !

Nous pouvons nous demander à quoi rime réellement ce « passe sanitaire » pour nos gouvernants ? Et là nous nous rappelons que certains comme Jacques Attali, le « mentor » de Macron, mais aussi le créateur du forum de Davos, Klaus Schwab, ou le sulfureux George Soros et leurs amis souhaitaient l’apparition d’une épidémie afin de tester des systèmes de contrôle de la population comme le « passe sanitaire » ! Ensuite, cela pourrait être généralisé s’il n’y avait pas trop de réactions. Ainsi, avec ce « contrôle » et la mondialisation, la finance internationale pourrait multiplier ses profits… Complotisme ? Non car un complot est par définition secret et mis en place par un ou des groupes occultes. Là, ce n’est pas le cas, car les personnages cités et d’autres ont clairement annoncé cet objectif par écrit ou lors de conférences publiques et largement diffusées. Philippe de Villiers en donnent toutes les preuves dans son dernier livre « Le Jour d’après ». Et c’est cela qui justifie pleinement les manifestations du samedi qui rassemblent des centaines de milliers de personnes. Nous remarquerons que plus il y a de monde, moins il est dénombré de manifestants par la propagande officielle !

Que l’on comprenne bien, il se pourrait très bien qu’un « passe sanitaire » put être utile à un moment ou un autre dans la vie d’un pays et qu’un pouvoir indépendant l’impose à ce moment là. Il serait en place pour un moment donné et sans arrière pensée. Mais, justement, il faut pour cela un pouvoir indépendant, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, en république. Comment ne pas penser que nos « dirigeants » suivent les directives de leurs « commettants » ? Surtout que cela peut permettre aussi de contrôler les électeurs ! Remarquons que dans le même temps, dans ce même but de « contrôle », d’autres libertés sont supprimées visant en particulier les familles comme l’enseignement à la maison, les écoles hors contrat, les autorisations données aux mineurs sans l’autorisation des parents…

Ici comme dans tous les autres domaines, sans l’indépendance de l’État, il n’y a pas de libertés et, en France, il n’y a qu’un seul pouvoir indépendant possible, celui de notre Roi. Et nous ne pouvons faire confiance à aucun des candidats à la présidentielle de 2022 car, même s’il y en avait un qui souhaiterait aller vers plus d’indépendance il serait pris dans le système et ferait comme les autres !

Philippe SCHNEIDER

( 14 juillet, 2021 )

SOLIDARITÉ KOSOVO !… : NOUVELLE VAGUE D’ATTAQUES ANTISERBES AU KOSOVO : « QUE DOIT-IL ENCORE ARRIVER !? ».

 

 

 

Site officiel : Solidarité Kosovo

lafautearousseau  et la Lorraine Royaliste « aiment » et vous invitent à « aimer » la page facebook Solidarité Kosovo :

https://www.facebook.com/solidarite.kosovo/

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NOUVELLE VAGUE D’ATTAQUES ANTISERBES AU KOSOVO : « QUE DOIT-IL ENCORE ARRIVER !? »

L’attaque le 1er juillet au soir d’un jeune garçon serbe par plusieurs individus qui lui ont arraché sa croix met en lumière l’augmentation des violences antiserbes depuis quelques semaines, et particulièrement au cours du mois de juin. Solidarité Kosovo dénonce ces violences et demande à la communauté internationale de s’engager enfin avec fermeté dans la protection de la minorité serbe du Kosovo-Métochie.

 

Le 1er juillet au soir, Nikola Perić, jeune garçon de 13 ans, a été battu par un groupe d’Albanais dans le village de Gojbulja, près de Mitrovica. Alors qu’il revenait du football, plusieurs jeunes hommes l’ont jeté au sol, l’ont battu et ont arraché la croix qu’il portait autour du cou. Il a été soigné à l’hôpital de Mitrovica.

Ces dernières semaines, les attaques, menaces et provocations antiserbes se sont multipliées partout au Kosovo-Métochie. Parmi les plus marquantes, l’arrestation le 28 juin de Risto Jovanović.

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Risto Jovanović lors de son arrestation le 28 juin, juste devant Gazimestan

 

Ce jeune homme est venu du Monténégro pour fêter Vidovdan à Gazimestan : ce monument élevé à la mémoire des soldats chrétiens de l’armée du Prince Lazar qui, le 28 juin 1389, se sont sacrifiés pour porter un coup d’arrêt à l’avancée de l’armée ottomane vers l’Europe. La veille, les autorités autoproclamées de Pristina avaient publié un communiqué annonçant qu’elles ne tolèreraient aucune « provocation » en cette fête de Vidovdan et qu’elles arrêteraient tous les fauteurs de trouble. Devant l’absence de troubles, et malgré les tentatives d’humiliations de nombreux jeunes hommes contraints de retirer leurs T-shirts portant un drapeau serbe ou n’importe quel signe religieux (croix, monastère, etc), la police présente sur place a entrepris de fouiller une religieuse orthodoxe.

Risto Jovanović, passant devant cette scène choquante, a interpelé les policiers, signalant l’ignominie de ce qu’ils étaient en train de faire. À peine avait-il fini sa phrase que des agents en civil l’embarquaient sans ménagement dans un véhicule de police ; Pristina tenait son « fauteur de trouble »… Le 30 juin, après plus d’une journée de garde à vue, Risto Jovanović a été jugé en première instance et condamné à un mois de détention pour « provocation à la haine raciale ». Une décision injustifiable qui prouve une fois de plus qu’un Serbe n’est jamais en sécurité nulle part au Kosovo, et surtout pas dans un palais de « Justice ».

Autre affaire marquante, et tout aussi scandaleuse : Dragica Gašić est revenue vivre depuis début juin dans la ville de Djakovica, qu’elle a dû quitter pendant la guerre.

 dans actualités
Dragica Gašić avec Petar Petković, directeur du Bureau pour le Kosovo-Métochie, au monastère de Gracanica

La ville de Djakovica se trouve en Métochie, non loin du monastère de Decani. Avant le retour de Dragica Gašić, les seules Serbes qui y vivaient encore étaient trois religieuses qui vivent dans le monastère de la ville. Chaque année ou presque, des pèlerins qui veulent venir fêter Noël ou Pâques dans ce monastère sont refoulés par les Albanais.

Depuis son retour, Dragica Gašić vit un calvaire : menaces de mort, caillassages de son appartement, insultes dans la rue, etc. Il y a quelques jours, 11 associations de la ville de Djakovica ont publié une pétition exigeant des autorités qu’ils l’excluent purement et simplement…

Elle dit qu’elle savait que ça serait difficile de revenir vivre chez elle, seule Serbe dans une ville entièrement albanaise, mais qu’elle n’imaginait pas que ça serait aussi violent. « Je n’ai pourtant jamais fait de mal à personne, ni avant la guerre, ni pendant. Je veux juste vivre chez moi, en paix avec tout le monde », déclare-t-elle.

Les autorités ont laissé faire pendant un mois, avant de passer à leur tour à l’action : alors que le Bureau serbe pour le Kosovo-Métochie avait financé l’achat et l’installation d’une porte blindée pour le logement de Dragica Gašić, pour qu’elle soit au moins en sécurité chez elle, la municipalité de Djakovica a tout simplement interdit que cette porte soit installée…

En plus de ces trois affaires particulièrement choquantes, de nombreuses autres provocations ont été enregistrées récemment. Il y a quelques jours, un grand drapeau de l’Église orthodoxe serbe installé sur le monastère de Gracanica pour les célébrations entourant les 700 ans de sa fondation a été volé une nuit, puis une vidéo a circulé montrant ce drapeau piétiné et brûlé par des individus arborant le drapeau albanais ; une large affiche représentant ce même monastère de Gracanica a été taguée des mots « UCK » et « Albanie » ; des bus de pèlerins ont été stoppés à la limite administrative entre la Serbie centrale et le Kosovo, et refoulés ; un autre bus de pèlerins a dû faire demi-tour quelques kilomètres après ce même passage, refoulé par la police ; des graffitis ont été peints sur la porte de la basilique Saint-Sauveur à Pristina après qu’un office y a été célébré pour la première fois depuis la fin de la guerre ; un panneau indiquant le monastère de Draganac a été une nouvelle fois détruit ; etc.


Le panneau du monastère de Draganac a été une nouvelle fois détruit

Suite à l’attaque contre Nikola Perić, le Bureau pour le Kosovo-Métochie demande dans un communiqué : « Que doit-il encore arriver avant que la communauté internationale prenne au sérieux les risques que courent quotidiennement les Serbes au Kosovo-Métochie ? Faut-il que d’autres enfants soient encore pris pour cible pour qu’on obtienne enfin une réaction, ou tout le monde va-t-il continuer à prétendre que rien de tout ça n’arrive ? »

Le communiqué précise également que cette attaque est survenue le jour où le Secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg était justement au Kosovo pour faire de la préservation de la paix et de la sécurité la mission principale de la Kfor…

( 9 juillet, 2021 )

Editorial du n° 372 de LA LORRAINE ROYALISTE

Rendre les libertés réelles aux populations

 

1934, Hitler, depuis un an chancelier du Reich après avoir gagné les élections, veut annexer l’Autriche, son pays natal. C’est la première tentative « d’Anschluss ». Un pays réagit immédiatement en massant une armée à la frontière autrichienne et menaçant d’intervenir si l’Allemagne poursuit son projet. Ce pays, c’est l’Italie dont le dirigeant principal est Mussolini. Il est objectivement le principal adversaire de l’Allemagne nazie.

Fin 1935, l’Italie attaque l’Ethiopie pour agrandir son empire colonial. C’est mal vu des Anglais qui, par le truchement de la Société des Nations fait condamner l’Italie. Des sanctions politiques et économiques sont prises. Les Français, comme des « moutons », suivent bêtement, ce qui est condamné fort justement par l’Action Française. La conséquence est catastrophique pour la suite car, du coût, l’Italie se rapproche de l’Allemagne et ils deviennent alliés. Que se serait-il passé en 1940 si l’Italie avait été de notre côté ?

Pourquoi parler de cela ? Car la même erreur semble se reproduire aujourd’hui : Les Etats Unis d’Amérique dirigés par le stupide Joe Biden – comme presque tous les présidents américains en politique étrangère ! – veut  prendre des sanctions contre la Russie qui est accusé d’oser avoir des actions dans le monde « non correctes ». En fait, agir un peu comme les USA en plus modéré (interventions dans la politique intérieure d’autres pays par exemple). Et il veut entraîner tous les pays de l’OTAN dans cette politique. Elle est désastreuse et ne peut qu’entrainer un rapprochement de plus en plus étroit entre la Russie et la Chine. Il est cependant probable que la Russie ne le souhaite pas, comme Mussolini ne souhaitait sans doute pas l’alliance allemande. Les conséquences peuvent être terribles.

Biden est venu faire une tournée en Europe pour donner ses ordres et à envoyer son secrétaire d’Etat les préciser. Angela Merkel semble rechigner. En fait, elle veut que le gazoduc qui doit relier la Russie à l’Allemagne qui est presque terminé entre en activité. Il semble que les Américains, sans doute à contre cœur, l’aient accepté car les sanctions prises contre les entreprises participants à sa réalisation ont été discrètement levées. Pour le reste les Allemands sont d’accord. Que va faire l’homme qui nous sert de Président ? Il dit qu’il a le droit de parler avec le Président Poutine. C’est bien. Mais encore ? La France doit parler avec la Russie comme avec un pays ami avec qui nous devons avoir des relations amicales. La première chose serait de reconnaître la Crimée comme faisant parti de la Russie, ce qui est vrai historiquement. Ce serait un fait marquant qui permettrait de discuter plus sereinement des autres problèmes qui peuvent exister et passer des accords économiques et commerciaux avec ce grand pays. Ce pourrait être l’amorce d’une grande politique étrangère indépendante tout en gardant nos alliances, seule l’intégration de notre armée dans l’organisation militaire de l’OTAN doit être supprimée. Le problème est justement qu’il faut être indépendant pour le faire, ce qui n’est plus le cas. La France doit rendre des comptes aussi bien à Bruxelles/Berlin qu’à Washington. C’est vrai dans ce domaine comme dans tous les autres : économie, finances, agricultures, justice,… et même en grande partie notre défense. Notre Président ne fait rien car il ne peut rien faire sinon d’être un pâle « porte parole ». Alors, il parle pour faire semblant de faire quelque chose. Et un autre président (ou présidente) ne ferait rien de plus car prisonnier du système.

Dès lors, pourquoi voter ? Aucun candidat potentiel (pour l’instant) à la présidence ne propose de « casser » ce système et d’abord de reprendre notre indépendance nationale. Il y a longtemps que le Rassemblement National a abandonné ce qui avait fait la force du Front National !

Pour les Français, tout dépend de l’élection présidentielle. Ils ont ainsi largement boudé les élections locales que nous venons de vivre. Ils considèrent que les candidats à ces scrutins ne sont que des représentants « d’écuries » présidentielles. C’est souvent vrai dans notre pays trop centralisé. Il faut dire aussi que le stupide découpage en « grandes régions » est un véritable « repoussoir ». Que peut signifier « Grand Est » pour un Lorrain sinon une preuve de plus du stupide centralisme technocratique parisien ? Cependant, c’est aussi faux car c’est au plan local que des personnalités intéressantes peuvent faire preuve d’efficacité pour le bien commun, même dans notre régime républicain. Et il y a bon nombre de personnes qui s’engagent au niveau local, et nous en trouvons aussi bien  dans des partis – quelque soit le parti – ou indépendants. Et c’est dommage qu’ils ne soient pas reconnus la plupart du temps. En fait, c’est à ces élections, dans un pays « normal » qu’il devrait y avoir le plus de participation car ces élus vont s’occuper de la vie des personnes dans leur quotidien. Mais il faudrait aussi qu’ils aient plus de pouvoirs réels. Donc que l’on en finisse avec la centralisation républicaine.

Rendre les libertés réelles aux populations, aux collectivités locales, voilà un « programme » à suivre. Et en même temps, mais c’est indispensable pour  y arriver, rendre sa liberté à notre Nation. Il nous faut un pouvoir indépendant, fort dans les domaines régaliens et permettant aux Français de reprendre leurs libertés. Ce seraient  « les républiques françaises sous le Roi ».  C’est impossible dans notre république apatride qui n’a plus rien de « Française ».

Philippe SCHNEIDER

( 12 juin, 2021 )

Editorial du n° 371 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

C’est bien le régime qu’il faut changer !

 

Sui­vant l’actualité, il m’est reve­nu un vieux sou­ve­nir. C’était il y a une ving­taine d’année. Je ren­con­trai pro­fes­sion­nel­le­ment mon nou­veau chef. Il me dit – entre autres – une chose : quand vous m’apportez un dos­sier, évi­tez qu’il soit dans une che­mise verte si vous vou­lez que je le regarde posi­ti­ve­ment. Vous savez, je suis du sud et le vert était la cou­leur des pirates bar­ba­resques venant nous piller.

Aujourd’hui, il ne s’agit plus de pirates venant sur leurs galères. Ils ont plu­sieurs figures : ter­ro­ristes venant de l’étranger ou vivant en France mais au ser­vice de groupes isla­mistes pour les plus vio­lents. D’autres veulent s’installer en « colo­ni­sant » notre pays et y impo­sant petit à petit une loi étran­gère à nos mœurs et nos tra­di­tions appe­lée la « cha­ria ». Elle s’applique déjà dans cer­tains quar­tiers de nos villes, voire com­plè­te­ment dans cer­taines com­munes. Et ils ont sou­vent la com­pli­ci­té d’autres « verts », des éco­lo­gistes qui les aident pour mieux détruire notre socié­té comme on le voit dans cer­taines villes. Ces pseu­dos éco­lo­gistes sont de vrais révo­lu­tion­naires ce qui les fait fort jus­te­ment com­pa­rer à des pas­tèques (verts à l’extérieur, rouge à l’intérieur). C’est, je crois, Jean-Marie Le Pen qui le pre­mier employa cette juste com­pa­rai­son. Il s’agit bien évi­dem­ment du rouge révo­lu­tion­naire et non du rouge royal, cou­leur du l’étendard de Saint Denis ! D’ailleurs, nous retrou­vons à leurs côtés tous les révo­lu­tion­naires habi­tuels : com­mu­nistes, gau­chistes de diverses obé­diences… Quant à nos gou­ver­nants et les par­tis dits « de gou­ver­ne­ment », ils sont com­plices ou laissent faire, se taisent « pour ne pas faire de vagues » selon la for­mule consa­crée. Et puis, ce qu’ils veulent n’est-il pas « l’Europe », le « mon­dia­lisme » et l’existence même de la France est un obs­tacle pour eux. Ils sont objec­ti­ve­ment des « alliés ».  Ain­si « déco­lo­niaux », « racia­listes », « isla­mistes » ont la voie libre. Même si tous n’ont pas le même but à long terme mais le même aujourd’hui : la dis­pa­ri­tion de notre pays. C’est la rai­son pour laquelle ils favo­risent aus­si  tous l’immigration de masse pour notre mal­heur et celui des immi­grés.  Je parle de notre pays mais ce phé­no­mène existe dans beau­coup d’autres sus­ci­tant plus ou moins de réactions.

Ain­si nous com­pre­nons par­fai­te­ment la réac­tion pour­tant très modé­rée de cer­tains mili­taires disant, entre autres : « Presque tous nous avons connu l’opération Sen­ti­nelle. Nous y avons vu de nos yeux les ban­lieues aban­don­nées, les accom­mo­de­ments avec la délin­quance. Nous avons subi les ten­ta­tives d’instrumentalisation de plu­sieurs com­mu­nau­tés reli­gieuses, pour qui la France ne signi­fie rien, rien qu’un objet de sar­casmes, de mépris voire de haine. » Constat juste qui a pro­vo­qué la fureur de la gauche et du pou­voir. Ces mili­taires ne font pas de poli­tique poli­ti­cienne, ils constatent sim­ple­ment l’état de déli­te­ment de notre pays et le signalent, espé­rant une réac­tion salu­taire du pou­voir légal. Cette réac­tion ne vient pas, au contraire. Quand ils ne sou­haitent pas tout sim­ple­ment cette « déca­dence », ils espèrent seule­ment que tout ne s’écroulera pas quand ils seront au gou­ver­ne­ment, que ce sont leurs suc­ces­seurs qui en subi­ront les consé­quences. Eux, ils auront « pro­fi­té » du pou­voir sans rien faire pour évi­ter la faillite mais ils pour­ront conti­nuer à vivre de leurs rentes, éven­tuel­le­ment auprès des finan­ciers à qui ils auront don­né des gages ( !), du moins le pensent-ils ! Et ils n’aiment pas, mais pas du tout, que des per­sonnes viennent dire ce qu’il en est. D’où les insultes (extrême droite, fas­ciste, com­plo­tiste, etc) parce qu’ils savent que ce qu’ils disent est vrai mais veulent le cacher. Et quand l’un d’entre eux, plus cou­ra­geux que d’autres comme Gérard Col­lomb, l’ancien ministre de l’intérieur, lève un coin du voile, il est tout de suite mar­gi­na­li­sé, on ne l’entend plus, il est « cen­su­ré »  ! Ce qui compte pour eux, c’est uni­que­ment les pro­chaines échéances élec­to­rales, peu importe l’avenir de la France et des Fran­çais. C’est le régime qui favo­rise ce phénomène.

C’est donc bien le régime qu’il faut chan­ger. L’objectif d’un pou­voir poli­tique ne doit pas être la pro­chaine élec­tion mais l’avenir de la France et des Fran­çais, notre « bien com­mun ». Le Chef de l’État doit béné­fi­cier du temps long et être indé­pen­dant des par­tis et groupes de pres­sion. C’est bien enten­du impos­sible dans la répu­blique. Le Roi légi­time, seul, dis­pose du temps et est libre de ses déci­sions. Il peut agir pour le bien du pays car son inté­rêt, celui de sa famille, est lié à celui du pays et de ses habi­tants. Si nous vou­lons avoir une chance de sau­ver notre pays, il faut convaincre les Fran­çais de réta­blir notre Monar­chie Royale et, en atten­dant, ten­ter au maxi­mum de « limi­ter les dégâts » occa­sion­nés par la désas­treuse république.

Philippe SCHNEIDER

( 19 mai, 2021 )

Quand Jean-Philippe Chauvin tresse des couronnes au gouvernement !

 

 

 

« Le gouvernement est vraiment super sympa de rouvrir les terrasses le jour de l’anniversaire de Monseigneur le Comte de Paris !

Faire ça juste pour que les royalistes puissent boire un verre à la santé du Roi…. C’est très fair-play 

Merci pour ce bon moment à venir, et vive le Roi  ! 

 

La lorraine Royaliste se  joint ses remerciements.

On a envie de dire ainsi qu’on le chante dans le Vive Henri IV : « Comme nos pères, buvons en vrais amis, vive la France, vive le roi Henri ! ». Vive le roi Jean ! 

( 14 mai, 2021 )

Editorial du n° 370 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

La France – et non la république qui n’est que le nom d’un régime politique – est de nouveau endeuillée. A Rambouillet, un crime abominable a eu lieu : une employée de la police a été égorgée à l’entrée du commissariat. Nous présentons toutes nos condoléances à sa famille, à la police nationale. Qu’elle repose en paix. Il s’agit de nouveau d’un crime commis par un « islamiste ». Evidemment, cela ne peut être évité totalement mais nous pouvons que nous poser des questions lorsque l’on sait qu’il s’agit d’un immigré venu clandestinement en France. Il était connu et pourtant il est resté dans notre pays, trouvant même un travail. Il n’aurait pas du être là mais expulsé depuis longtemps ! De manière générale, tous ceux qui viennent en France clandestinement devraient systématiquement être expulsés sans possibilité de recours et sans avoir droit à aucune aide financière ni à               aucun travail. Ils se mettent d’eux-mêmes hors la loi. Et le gouvernement devrait faire en sorte que cela se sache partout dans le monde. Une telle mesure découragerait automatiquement, à condition qu’elle soit appliquée sans faiblesse, le désir de venir et donc, du même fait, il n’y aurait plus – ou moins – de victimes des trafics. L’Union Européenne ne serait pas d’accord, dit-on ? Et alors ? Il n’en ait évidemment pas de même de ceux qui viennent légalement en France ou de ceux qui y sont déjà légalement. C’est un autre sujet, mais c’est sans doute toute la politique « migratoire » qu’il faudrait revoir.

Comme pour tous les problèmes, nous devrions les étudier en fonction des intérêts et du futur de la France et des Français. Le problème est que nos gouvernants et le président en premier ne veulent pas que la France ait un « futur ». Ils semblent de plus en plus menés – outre leurs ambitions personnelles – par une haine farouche de notre pays. C’est particulièrement vrai pour Emmanuel Macron. Nous ne pouvons que le constater à travers ses propres déclarations : il avait déjà dit que la France avait commis des « crimes contre l’humanité » en Afrique ou ailleurs, ce qui est faux (le seul crime contre l’humanité que la France ait commis – son gouvernement républicain pour être plus précis – s’est passé sur le territoire national, spécialement – mais pas uniquement – en Vendée).  Sont venus ensuite les rapports sur l’Algérie et le Rwanda, tous deux mensongers et partiaux comme Bernard Lugan l’a fort bien démontré (voir notre numéro 369). Sous couvert « d’objectivité », ils étaient faits pour discréditer l’action de la France. Enfin, le pire peut-être, et en anglais, voilà Macron déclarant sur une chaîne américaine « CBS » qu’il fallait « déconstruire » l’Histoire de France. Il se range ainsi parmi ceux qui se nomment « décoloniaux » et qui veulent que les Français « s’excusent » pour leurs « erreurs » passées. Et bien non, nous sommes fiers de notre passé, de notre histoire. Bien sur, il y a eu des moments plus difficiles, moins glorieux que d’autres, surtout depuis 1789, mais la France, dans l’ensemble, ne peut qu’être fière de son passé et les Français fiers de leurs ancêtres. Et ceci contrairement à beaucoup d’autres pays !

En fait, Emmanuel Macron, en dénigrant la France, se fait le représentant du mondialisme et de son idéologie qui ne veut plus de pays indépendants et différents. Il fait le « job » qui lui a été assigné jusqu’à ce qu’il ne fasse plus « l’affaire » et soit remplacé ! Tous les pays doivent suivre l’américanisme décadent tel qu’il se développe aux USA depuis des décennies et s’aggravant depuis l’élection de Biden. Il est vrai que chez eux, contrairement à nous, il y eut – il y a peut-être encore – du racisme, mais c’est très anglo-saxon, germanique !

En voulant copier les américains, nous finirons pas introduire chez nous le racisme sous couvert « d’antiracisme ». C’est déjà le cas quand nous voyons les actions des « racialistes ».

Et puis, si nous voulons vraiment que ces populations venues de l’étranger proche ou lointain, puissent vivre chez nous, il faut qu’elles s’assimilent. Il faut donc qu’ils apprennent à aimer la France, son passé, son histoire, qu’ils finissent par se sentir, comme nous, les héritiers de son  passé prestigieux. C’est ce que certains appellent le « roman national » bien que je n’aime pas beaucoup cette expression.  Avec ce que Macron dit et fait, ils n’auront que de la haine pour nous et nous mépriseront avec raison, comme d’ailleurs les autres pays ! Mais peut-être est-ce ce qu’il veut pour détruire définitivement notre pays.

Mais il ne réussira pas et ces compères républicains, pseudo adversaires mais vrais complices, non plus. La France doit se redresser et nous devons y travailler en faisant connaître notre histoire mais aussi politiquement en faisant connaître aux Français la voie du salut public. Sachons sauver l’héritage en attendant que l’hériter, notre Roi, reprenne sa place à la tête de notre France.

Philippe SCHNEIDER

 

( 22 avril, 2021 )

Editorial du n° 369 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Les « administrateurs » qui nous gouvernent

 

Plus d’un an de privation, de « dictature sanitaire » disent certains. Ce qui est sûr, c’est que notre pays, comme pratiquement le monde entier avec plus ou moins d’intensité, est touché par un « coronavirus » apparu en Chine en 2019. Cette épidémie n’est certes pas aussi importante que d’autres ayant touché le monde et notre pays dans le passé, mais ce n’est pas non plus une « simple grippe » un peu plus importante que généralement. Le nombre de morts – même si nous pouvons avoir des doutes sur les chiffres émis – est suffisamment important pour provoquer une réaction.

Le pouvoir français, comme d’autres, a réagi de manière plutôt désordonnée, ordonnant tout et son contraire, se contredisant souvent et encore aujourd’hui. A‑t-il bien agi ? Je ne suis pas de ceux qui condamneraient systématiquement les actions du gouvernement. Je lui fait crédit d’avoir fait ce qu’il croyait utile en fonction des informations qu’il lui était données par des personnes dites « scientifiques » qui n’étaient peut-être pas aussi « indépendantes » que l’on croyait mais souvent – pas tous – liés à des « groupes pharmaceutiques ». Il semble même que le président Macron s’en soit aperçu, raison pour laquelle il semble de moins en moins suivre les demandes de ces « scientifiques », quelques fois médecins mais de ce genre de médecins plus proches des industries pharmaceutiques, des médias ou de groupes politiques que des malades qu’ils ne voient guère ou pas du tout !

Bien sur, nous pouvons considérer que notre gouvernement a fait preuve d’erreurs, mais quel pouvoir issu d’élections donc n’ayant ni expérience ni science de l’Histoire aurait fait autrement ? Par contre, nous pouvons juger sévèrement le fait qu’il profite de la situation pour faire passer des lois liberticides et anti humaines qui n’ont rien à voir avec la pandémie mais beaucoup avec leurs idées visant à détruire notre pays, notre civilisation. Que l’on songe qu’il est mis en avant la peur (bien cultivée) de la mort pour nous faire accepter de nombreuses suppressions de libertés et des contraintes économiques et « en même temps » il a la volonté de favoriser l’assassinat des enfants et l’euthanasie ! Là, c’est la mort en direct !

En ce qui concerne la crise que nous vivons, nous attendons des responsables politiques qu’ils en tirent les leçons pour qu’à l’avenir, nous n’en subissions pas des conséquences aussi néfastes.

Plusieurs points sont à étudier :

  • Très mauvais état de notre système médical, en particulier hospitalier. Nous le soupçonnions depuis longtemps – déjà en 2002, nous manquions de lits (voir les titres de la presse à l’époque, les mêmes qu’aujourd’hui ! ) – et cela n’a fait qu’empirer d’années en année sous prétexte « d’économie  budgétaire ».
  • Bureaucratisation trop importante de notre système médical – mais c’est aussi vrai dans de nombreux domaines -. Il faut savoir supprimer les « procédures », « protocoles », « normes », surveillances centralisées dont nous souffrons et qui coûtent très chers.
  • Pourquoi n’avons-nous pas cherché à soigner les personnes atteintes du COVID ? Des médicaments existent, des médecins ont proposé des procédures de soins. Certes, elles ne sont pas parfaites ni « homologuées » mais elles ont montré un certain succès dans une majorité de pays, guérissant des malades. En France, ce fut pratiquement interdit. Il est vrai que ces médicaments étaient très peu chers donc ne rapportaient rien aux laboratoires pharmaceutiques. Doit-on y voir une relation de cause à effet ? Ce serait gravissime et il faut le savoir.
  • Notre désindustrialisation devient dramatique et notre dépendance vis-à-vis de l’étranger catastrophique.
  • Fiasco total de l’Union Européenne dans tous les domaines, de dernier étant celui des vaccins. Heureusement pour eux, beaucoup de pays européens se débrouillent par eux-mêmes. Pas la France !
  • Notre réponse à l’épidémie par des confinements plus ou moins importants. Était-ce bien nécessaire ?

Répondre à ces questions devrait être le devoir d’un gouvernement digne de ce nom. Mais, hélas, il est bien trop occupé à préparer les prochaines élections et ceci est vrai aussi pour les oppositions républicaines.

Et puis, Macron et ses soutiens n’ont –ils pas d’autres buts ? C’est Jacques Attali, il y a déjà fort longtemps, qu’il faudrait profiter d’une « pandémie » ou d’un autre problème du même genre pour établir un pouvoir mondialiste dominé par de grands groupes financiers et favoriser l’élimination des petites entreprises et des travailleurs indépendants, pas assez « dociles ».  Le « forum de Davos » allait dans le même sens. Or, notre Président est un élève de Jacques Attali et un membre de ce « forum ».

La grave crise économique due à ces confinements qui menace comme les mesures liberticides vont accentuer le phénomène.  Cela risque de n’aboutir à rien de moins que la disparition de notre pays. Sauf si cela fait enfin réagir les Français. Ajoutons – ce qui va dans le même sens – que les dirigeants Français et européens favorisent toujours l’immigration sauvage, ce qui ne fait qu’aggraver encore la situation.

Les « administrateurs » qui nous gouvernent ne sont pas des politiques, à peine de mauvais politiciens ! Pour sortir notre pays de cette crise sanitaire, économique, sociale, humaine – les conséquences psychologiques sur les personnes sont graves, elles aussi –. La baisse catastrophique de notre démographie en est sans doute une conséquence.  Il faut de véritables hommes politiques. Ils devront redresser le pays, notre civilisation. Ces hommes et femmes existent mais il faut à leur tête un personnage indépendant qui fixe à direction à suivre et pas un politicien de passage arrivé au pouvoir au hasard d’une élection. Cet homme, ce ne peut être que notre Roi, indépendant par définition et donc pouvant mener ce redressement que nous appelons de notre vœu.

Philippe SCHNEIDER

( 4 avril, 2021 )

Joyeuses Pâques !

 

 

Toute d’équipe de

LA LORRAINE ROYALISTE

Vous souhaite de

Joyeuses et saintes fêtes de Pâques

( 19 février, 2021 )

Editorial du N° 368 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

 

Face à l’islamisme, le « séparatisme » comme dit le gouvernement, que faire ? A cette question, Xavier Lemoine, le maire de Montfermeil, ville de la banlieue parisienne dont la population est en grande partie composé d’immigrés ou descendants d’immigrés, répond dans l’hebdomadaire « France Catholique » du 8 janvier 2021 : « On ne peut en vouloir aux personnes de ne pas nous respecter si on ne leur dit pas ce que la France a de plus beau. Il faut faire connaître, respecter et aimer la France. C’est ce que j’essaye de faire dans ma ville, en emmenant par exemple des jeunes, dont certains ont un casier judiciaire chargé, au Puy-du-Fou. Au début, c’était un car, maintenant il y en a deux ! Malgré leur profil, il n’y a eu aucun problème, car ils étaient en face de la grandeur de la France. » C’est le bon sens même mais le pouvoir ne veut pas que les Français aiment la France.

Dans le même sens, Mgr le comte de Paris a effectué des visites commentées de la basilique cathédrale de Saint Denis et du château de Dreux avec des enfants défavorisés en particulier venant des banlieues parisiennes en particulier. 

Nous avons aujourd’hui en France, qu’on le veuille ou non, une part importante de jeunes issus de l’immigration ou immigrées devenues Français. Que soit arrêtée aujourd’hui l’immigration – ce qui est souhaitable – ne résoudra pas le problème. Or, soit ils sont laissés dans leurs « ghettos », à la merci de groupes ethniques organisés voulant en faire des agents de leurs pays d’origine, ou d’organisations islamistes, soit nous faisons en sorte de les intégrer dans notre Patrie. Dans le premier cas, ils deviendront, pour ceux qui ne le sont pas déjà, nos ennemis avec tous les risques de conflits, de guerres futures à l’intérieur de nos frontières. C’est le scénario hélas le plus prévisible aujourd’hui si la politique actuelle est poursuivie. Et ce ne sont pas les politiques de l’urbanisme – gouffre financier – qui y changeront quelque chose ! Ces politiques ne peuvent être utiles qu’à la condition d’être accompagnées par une véritable politique d’assimilation de ces populations.

Encore faut-il savoir à quoi les « assimiler » ? Le Prince Jean, comme Xavier Lemoine et, heureusement, beaucoup d’autres en France, le disent bien : si nous leur montrons la grandeur de la France, de son histoire, nous pouvons en faire de vrais Français et, alors, tout espoir est permis. Mais comment le pouvoir actuel pourrait-il faire aimer la France et son histoire alors qu’il dénigre tous les jours le passé de notre pays et qu’il veut qu’elle disparaisse dans un ensemble supra national dirigé par des financiers apatrides ? Je n’en prends pour preuve que les déclarations du président Macron sur notre histoire en Afrique, Asie ou même en Europe où il montre, d’ailleurs, qu’il ne la connaît pas. Et il y a sa politique – la même que celle de ses prédécesseurs – de soumission à l’Union Européenne, donc à l’Allemagne,  et aux Etats Unis d’Amérique qui nous enlève toute possibilité d’action. Il faut bien se rendre compte que nous avons abandonné pratiquement tous les pouvoirs régaliens : justice inféodée aux lois « européennes », affaires étrangères guidées par Washington ou Berlin (notre autonomie est de plus en plus limitée), monnaie à Francfort et même maintenant défense que l’on voudrait « européenne ». Heureusement, ce n’est pas encore fait mais, déjà, une bonne partie de notre industrie d’armement n’est plus nationale. Est-ce voulu ? L’exemple de Latécoère – entre autres – semble le démontrer.

Eh oui, pour faire aimer la France, il faut d’abord un pouvoir qui montre qu’elle l’aime, qui donne l’exemple, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Sans cela, il n’y aura pas d’intégration possible des jeunes issus de l’immigration. C’est aussi le problème des jeunes français dit « de souche » plus ou moins lointaine qui n’y sont plus attachés « grâce », souvent, à la propagande anti française que nos enfants subissent dans la plupart des écoles. Ces établissements scolaires dépendant du gouvernement !

Nous le voyons, si toutes les initiatives individuelles sont utiles et nécessaires, il est indispensable d’avoir une volonté gouvernementale de faire aimer la France. Et la première chose est d’avoir des personnes à la tête de l’Etat qui aiment la France, la défendent, veulent lui rendre son indépendance et sa grandeur. Or, nous le constatons, hélas, tous les jours, ce n’est pas le cas des individus qui nous gouvernent actuellement, bien au contraire.

Nous constatons que c’est dans la nature de notre régime républicain d’avoir des gouvernants de plus en plus apatrides et anti français, à de rares exceptions prêts. Et cela s’aggrave au fur et à mesure que le temps passe et qu’ils ont de moins en moins de culture française et historique. Au moins, les « hussards noirs » du siècle dernier, s’ils étaient anticléricaux, faisaient au moins aimer notre nation ! Nous sommes tombés bien bas depuis !

Il en serait tout autrement si nous avions à la tête de l’Etat un homme, une famille, qui ne soit pas tributaire des lobbies électoraux et financiers. Un homme représentant historiquement la Nation Française. Cet homme, c’est notre Roi. Il saurait, lui, faire aimer la France non seulement aux Français dit « de souche » mais aussi à tous les autres et en faire de bons Français, attachés à leur pays. Et l’action du Prince Jean montre bien qu’il ne s’agit pas de « paroles en l’air ». Bien sûr, il y aurait des récalcitrants qui continueraient à préférer un autre pays. Eh bien, il faudrait les satisfaire et les prier d’y aller… C’est ce que Léon Blum a su  bien faire avant la deuxième guerre mondiale avec ceux qui ne voulaient pas s’assimiler à la France.

Avec notre Roi et tous les Français, nous reconstruirons alors notre pays. Il faut travailler à son instauration.

Philippe SCHNEIDER

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