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( 31 janvier, 2020 )

Editorial du n° 359 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Le 31 décembre, nous avons eu droit aux « vœux » du président que je résume en quelques mots : tout va mieux, vous le verrez bientôt et ceux qui contestent n’y connaissent rien.  Il était visible qu’il était content de lui et qu’il méprisait ses adversaires, ce peuple ignare qui voudrait continuer à vivre de son travail chez lui. A l’heure de la mondialisation, lui, qui a fait des études d’administration publique, doublé d’expériences dans la haute finance, sait ce qu’il faut faire pour… Mais oui, pour quoi, au fait ? Pour faire progresser sa « caste », ces privilégiés qui dominent la finance et la ont la volonté de gouverner le monde. Ils disent être sûrs que cela fera progresser la vie de chacun d’entre nous car tous sont appelés à les suivre dans leur système.

Ils agissent là avec une méconnaissance complète des hommes qui aspirent généralement à pouvoir vivre en famille de leur travail chez eux, dans leur métier, dans leur ville, leur province, leur pays. Ils veulent pouvoir décider eux-mêmes de leur manière de vivre dans leurs communautés. Ils en ont assez des règlements, des lois tatillonnes, des directives nationales, voire internationales, qui ne tiennent pas compte des spécificités locales. Comme le disait fort justement Georges Pompidou en 1966 : « Arrêtez donc d’emmerder les Français ! Il y a trop de lois, trop de textes, trop de règlements dans ce pays ! On en crève ! Laissez-les vivre un peu et vous verrez que tout ira mieux ! Foutez-leur la paix ! Il faut libérer ce pays ! ». C’était en 1966, que dirait-il aujourd’hui, les choses n’ayant fait qu’empirer ?

Et nous ne faisons tout le temps que légiférer pour tout, ajoutant des lois aux lois, des règlements aux règlements, sans savoir souvent qu’ils se contredisent ou qu’ils existent déjà ! Nos élus doivent faire semblant de faire quelque chose alors qu’ils n’ont pratiquement plus de pouvoirs sur l’avenir du pays, tout se décidant des d’obscurs salons dans lesquels nous retrouvons des financiers et des administrateurs voulant faire appliquer leurs décisions. Or ces gens là ne veulent que des individus sans attaches, sans racines, pour qu’ils ne soient que des agents économiques, des producteurs et consommateurs interchangeables.

Or, cela va à l’encontre de la nature humaine. C’est la raison profonde du malaise que ressentent les Français plus que des lois souvent injustes qui leurs enlèvent de leurs libertés. Ils veulent aussi la sécurité, sécurité matérielle dans leurs métiers, leurs familles, mais aussi physique. Or cette dernière est de moins en moins assurée en France même dans les zones dites « surs ». Il y a en plus ces quartiers où la police n’ose même plus aller, souvent tenu en main par des gangs et où les islamistes – souvent « alliés » aux  gangs – font régner un certain ordre, leur ordre… Territoires qu’il faudra un jour reconquérir à moins que ce soit eux qui « gagnent » en s’étendant à tout le pays.

Mais peu importe pour certains, si cela permet de faire circuler l’argent et de commercer, quelque soit le « type » de « commerce » !

Rendre les libertés aux personnes, leurs permettre de s’organiser librement. Peu importe que la Lorraine s’organise un peu différemment de la Bretagne, que les commerçants n’aient pas la même organisation professionnelle que d’autres métiers, pas les mêmes retraites… Rendre les libertés aux Français, ces libertés qui leurs ont été confisquées au nom de La Liberté révolutionnaire et de l’égalitarisme tout aussi révolutionnaire et liberticide.

Rendre aux Français leurs libertés mais aussi à la France sa liberté. La France de plus en plus asservie à une Union Européenne qui décide de tout en accord avec les « lobbies » financiers. Notre gouvernement, comme je l’ai déjà montré, est complice et agit comme s’il voulait que notre pays disparaisse définitivement.

Pourtant, si nous savons que toute civilisation peut disparaître, nous savons – car nous avons cet espoir profondément ancré au plus profond de nous-mêmes – que notre France survivra et même redeviendra ce grand pays qu’il mérite d’être. Mais, comme disait sainte Jeanne d’Arc : « les hommes d’armes batailleront et Dieu donnera la victoire ». Si nous ne « bataillons » pas, nous n’aurons pas de victoire, nous ne mériterons pas de victoire. Aussi, rejoignez nos rangs, venez avec nous pour faire connaître et progresser l’idée royale. Car nous savons que seul un Roi, indépendant des groupes de pression car non élu, pourra rendre sa grandeur à notre pays, saura agir pour le bien commun  et permettre à nos libertés de s’épanouir.

En attendant, je vous souhaite à tous un bonne et heureuse année 2020.

Philippe SCHNEIDER

( 29 janvier, 2020 )

C’est le 30 JANVIER 2020 – Venez nombreux

 

 

L’Association HISTOIRE ET CULTURE

LA LORRAINE ROYALISTE

L’Union des Sections Royalistes Lorraines

 

Vous invitent à  une

Conférence-débat

Avec

François BEL-KER

Secrétaire Général de LA RESTAURATION NATIONALE

Centre Royaliste d’Action Française

La RESTAURATION NATIONALE

Le Mouvement Royaliste d’Action Française

Aujourd’hui

Jeudi 30 Janvier 2020

Brasserie « LES DEUX PALMIERS »

64 rue Stanislas à Nancy

19 h 30 : accueil

20 h : conférence

21 h 30 : débat avec le conférencier autour d’un buffet froid.

Une libre participation aux frais sera demandée

( 6 janvier, 2020 )

19 Janvier à Nancy

 

 

Messe pour le repos des âmes du Roi Louis XVI

et de la Reine Marie-Antoinette

Dimanche 19 Janvier 2020

10 h 30

Eglise Marie-Immaculée

33 avenue du général Leclerc à Nancy

 

Fête des Rois de l’U.S.R.L.

Et de La LORRAINE ROYALISTE

Dimanche 19 Janvier

A partir de 12 h 45

Repas suivi de la galette traditionnelle

 

Auberge de « Maître Marcel »

Angle Routes de Martinvaux et Maron – Chaligny

(Attention à l’adresse)

Allocutions

Jean-Marie CUNY

Jean-François GICQUEL

Philippe SCHNEIDER

 

Prix comprenant un apéritif, le plat principal, la galette et une boisson :

25 € par personne avec Choucroute comme plat principal (option 1)

25 € par personne blanquette de veau à l’ancienne (option 2)

12 € pour les enfants (cuisse de poulet, une boisson)

Inscrivez-vous dès maintenant en renvoyant le coupon ci-dessous à La Lorraine Royaliste, 284 avenue de la Libération, 54000, Nancy ou par courriel à lalorraineroyaliste@yahoo.fr ou téléphonez au 06 65 64 72 17.

Inscription impérativement pour le 10 Janvier au plus tard.

________________________________________________________________________________________________

M. Mme Mlle ……………………………………………………………….

Adresse : ……………………………………………………………………

Téléphone : ………………………………….. Courriel : ……………………………..

S’inscrit au repas du 19 Janvier (………. Personnes dont ….. option 1 et …… option 2 et …. enfants et verse la somme de …….. € (chèque au nom de la L.R.)

(Si aucun choix n’est indiqué, il vous sera servi une choucroute)

Ne peut venir mais verse …….. € en don à La Lorraine Royaliste

( 1 janvier, 2020 )

Les Voeux de La Lorraine Royaliste

 

 

LA LORRAINE ROYALISTE

Présente à tous les lecteurs et amis

ses meilleurs vœux

de bonne et heureuse année 2020

Qu’elle soit bonne pour vous, vos familles et la France

Qu’elle retrouve sa tradition Royale autour du

Prince Jean, comte de Paris

et de sa famille

( 30 décembre, 2019 )

Editorial du n° 358 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

La France est à l’arrêt et il est probable qu’il en sera toujours de même lorsque vous recevrez ce journal. La cause immédiate est la réforme des retraites voulue par le Président Macron. La première question qui se pose est de savoir pourquoi donc l’Etat s’occupe des retraites ? Si un Roi de France avait voulu s’en occuper, il se serait rapidement fait « remettre en place » par les organisations professionnelles et elles auraient eu raison car le Roi aurait empiété sur leurs libertés. Il devrait en être de même aujourd’hui si le régime républicain n’avait pas supprimé toutes les libertés réelles au nom de… la Liberté ! L’Etat ouvant intervenir que lorsqu’il y a conflit ou problème et sur un appel à arbitrage des organisations professionnelles, selon le principe de subsidiarité.

Hélas, nous sommes en république et l’Etat s’occupe de tout et, comme toujours, mal car ce n’est pas dans sa fonction.

Dans ce cas précis, il veut imposer une loi de réforme mais sans dire exactement ce qu’il y aurait dedans. Dans son discours de présentation, Edouard Philippe a insisté sur le seul point (âge « pivot » de retraite à 64 ans), qui faisait l’unanimité contre lui, comme si il voulait faire descendre dans la rue même les syndicats qui étaient plutôt favorables au projet ! Ceci dit, il y avait sans doute une meilleure solution pour marquer son opposition qu’une grève dure qui empêche beaucoup de Français de se déplacer en cette période marquée par les fêtes de fin d’année. Un service minimum devrait pouvoir être imposé et ce serait là un rôle de l’Etat.

Certains « régime spéciaux » peuvent paraître « hors normes » et c’est la dessus que la propagande du gouvernement joue. Cependant, des contrats ont été signés et lorsque l’on signe un contrat, il doit être respecté, même si l’on considère après coup qu’il n’était pas « bon ». Il serait donc juste que tous ceux qui ont été embauchés à la SNCF, la RATP ou ailleurs gardent les mêmes contrats avec les retraites prévues. Par contre, les nouveaux entrants peuvent avoir des contrats différents, c’est d’ailleurs ce qui est prévu à terme au moins à la SNCF avec le changement de statut qui arrive.

En fait, le problème, avec le système de retraite par répartition généralisé est essentiellement démographique : depuis près de 50 ans, le nombre des enfants par femme diminue, certes moins que dans d’autres pays, mais tout aussi réellement. Pour régler le problème des retraites, c’est sur cette question qu’il faut se pencher. Il y a bien sur déjà les quelques 220.000 enfants légalement assassinés tous les ans dans le ventre de leurs mères. Ils manquent cruellement ! Il y a aussi la politique anti familiale de tous les gouvernements : baisse des allocations familiales depuis les années 60, baisse des avantages fiscaux et aujourd’hui – si l’on en croit les « orientations » du plan Delevoye – baisse des avantages pour les retraites des parents de familles nombreuses… Seule une véritable politique familiale en faveur des familles françaises pourrait redresser la courbe fatale de la dénatalité. Mais notre gouvernement n’en veut pas et « envisage » plutôt de favoriser encore l’immigration, dixit le calamiteux Delevoye ! C’est le « grand remplacement » (qui n’existe pas, évidemment !) contre une politique vraiment Française !

Tout se passe comme si ceux qui gouvernent la France voulait sa disparition, et il n’y a pas que dans le domaine démographique que nous le constatons, il y a aussi, entre autres, le domaine économique : nous ne pouvons que constater que la France est vendue à la « découpe », particulièrement concernant ses entreprises les plus performantes. Quelques exemples : il y a eu le cas d’Alstom, scandaleusement bradé à General Electric – ce qui est sans doute une des plus grands scandales de la V° république – ce qui met en danger notre indépendance, cette entreprise étant un important fournisseur de nos centrales et de nos sous-marins nucléaire. Et dire qu’il y a des « imbéciles » se réjouissant que G.E. Belfort va sans doute participer à la réalisation de notre futur porte avions ! Autant dire qu’il sera en partie américain, et dans un domaine primordial, la propulsion !

Il y a aussi ces jours-ci la scandale Latécoère. Cette vieille entreprise française qui fut une pionnière  dans le domaine aéronautique ne fabrique plus d’avions mais des pièces de précisions aussi bien pour Airbus que pour Dassault (Rafales en particulier). De plus, elle vient de mettre au point la « Li-Fi » qui permettra de communiquer avec des ondes lumineuses au lieu des ondes radio (la WIFI que tout le monde utilise aujourd’hui). Un progrès extrêmement important – le nouveau système serait 100 fois plus rapide – et s’est, s’était devons-nous dire maintenant Français car Létécoère a été vendu à un fond de pension américain. Pourtant, cette société était parfaitement rentable et bénéficiaire. Le gouvernement n’a rien fait alors que notre indépendance était en jeux, la aussi, dans un domaine crucial. Ce sera l’honneur des militants royalistes d’Action Française d’avoir fait une opération d’occupation du siège de Latécoère pour tenter d’alerter l’opinion.

Ajoutons, autre exemple, que la seule papèterie française fabriquant du papier pour réaliser des billets de banque a été liquidée.

Tout se passe comme si le gouvernement non seulement ne cherchait plus à protéger l’indépendance nationale, mais en plus faisait tout pour que si un gouvernement à tendance nationale arrivait au pouvoir il n’ait plus les moyens de redresser la France, ses entreprises étant toutes soit disparues soit aux mains de puissances étrangères. C’est de la haute trahison telle que nous n’en avons jamais vu depuis le funeste traité de Troyes qui prétendait donner la France aux Anglais !

Il est vraiment primordial pour notre avenir d’en finir avec le régime de trahison. Le système est pourri et nous n’en sortirons pas en restant dedans, même si nous pouvons utiliser les dernières libertés qui nous restent pour le faire comprendre à nos concitoyens. Pour avoir une véritable politique familiale, il faut à la tête de familles française une famille, la famille Royale. Pour retrouver notre indépendance nationale et nos libertés en France un pouvoir indépendant des groupes de pression, des financiers : Le Roi.

Philippe SCHNEIDER

( 18 décembre, 2019 )

Communiqué de Boulevard Voltaire : notre journaliste prise à partie et violentée par des antifas !

 

 

Ce mardi 17 décembre, place de la Nation à Paris, notre journaliste envoyée sur place pour réaliser un reportage sur la mobilisation contre la réforme des retraites a été prise à partie, violentée et expulsée. Aux cris de « Dehors les fachos », elle a essuyé invectives, insultes et coups avant de parvenir à s’extraire. Ce n’est pas la première fois. Le 10 novembre dernier, notre reporter avait subi le même traitement à l’occasion de la Marche contre l’islamophobie.

La rédaction de Boulevard Voltaire apporte tout son soutien et sa solidarité à sa consœur et ne peut que s’alarmer devant la violence systématique de ces autoproclamés « antifas » qui semblent jouir d’un total sentiment d’impunité.

Boulevard Voltaire est aujourd’hui ciblé sur les réseaux sociaux par des activistes qui harcèlent ses annonceurs. Et maintenant dans la rue par d’autres qui n’hésitent plus à s’en prendre physiquement à nos équipes ! Ces attaques, loin de nous affaiblir ou de nous intimider, ne font, au contraire, que renforcer notre détermination et notre volonté de vous proposer une information fiable, engagée et lucide. Encore une fois, à travers les attaques répétées contre Boulevard Voltaire, c’est bel et bien la liberté d’informer et la liberté d’expression qui sont visées.

« Notre liberté dépend de la liberté de la presse et elle ne saurait être limitée sans être perdue. »

La Lorraine Royaliste s’associe totalement à cette protestation face à ces « milices » qui agissent pratiquement en toute impunité. Serait-elle « protégées » ?

( 13 décembre, 2019 )

« Je suis royaliste mais je me soigne » [2/4]

 

 

Le site de l’Action française publie sur quatre semaines  une série d’articles de Michel Yves Michel, militant de toujours. Il nous paraît important et utile que les lecteurs de La Lorraine Royaliste en aient connaissance.  L.R.

C’est au gâteau qu’on juge le pâtissier

L’homme est toujours écartelé entre deux logiques, celle du sens et celle de l’efficacité qui jamais ne coïncident. Elles ne s’excluent pas non plus  : quand, pour plus d’efficacité, on exclut totalement la logique du sens, l’action devient folle et perd finalement toute efficacité. Mais une logique du sens qui ne se traduit pas dans une action efficace est bien vaine, sauf peut-être dans le domaine spirituel où la contemplation est la forme supérieure de l’action.

Sans doute comme toute activité humaine, le royalisme comporte-t-il une face intérieure, mais pas plus que pour le tir à l’arc ou la cuisine, elle n’est une réalité spécifique au royalisme. L’erreur serait de laisser entendre que le royalisme pourrait être (devrait être  ?) centré uniquement sur cette dimension intérieure. C’est un sophisme que d’opposer l’être à l’action  ; l’action ne s’oppose pas à l’être, elle en est le déploiement

C’est entendu, le petit djihad (le combat du musulman contre les infidèles) n’est que le reflet du grand djihad (le combat spirituel intérieur)… mais parfois la modestie du petit djihad fait douter de la consistance du grand djihad.

Il est certainement possible de faire de toute activité humaine un exercice spirituel.

Mais la droite intention et toutes les qualités spirituelles ne suffisent pas à faire un bon chevalier ou un bon médecin. Quant à laisser entendre que cela dispenserait de tout exercice militaire ou de toute connaissance physiologique… Même l’iconographe doit doubler sa préparation spirituelle par un apprentissage technique.

J’ai lu la Bagavad Gîta et je comprends que l’action ne devient un juste sacrifice (c’est-à-dire un faire sacré) qu’au prix de la renonciation à convoiter les fruits de l’action. D’ailleurs, des royalistes qui combattent pour la conquête du pouvoir afin de le remettre à un Prince (dont une des qualités sera de se libérer de ceux qui l’auront fait Roi) devraient être prédisposés à une telle attitude de service. Mais encore faut-il combattre avec constance, et dans le combat ne pas faire n’importe quoi…

TU NE TENTERAS PAS LE SEIGNEUR TON DIEU (Matthieu IV-7)

Que dirait-on de parents qui s’abstiendraient de tous recours aux remèdes communs pour soigner leur enfant malade, en prétendant ainsi manifester leur confiance dans la Providence  ?

Les gens d’arme batailleront et Dieu donnera la victoire proclamait Jeanne d’Arc. Ce n’est pas réduire le caractère miraculeux de son action de penser qu’elle sut s’appuyer sur les meilleurs chefs de guerre du Royaume  : Dunois, La Hyre et Gilles de Rais (Tiens, Jeanne acceptait le concours de quelqu’un qui était loin d’incarner le «  chevalier blanc  »…). Quant au détour par le sacre de Reims, il relève exactement du «  politique d’abord  » tenu en suspicion par les pseudo-providentialistes.

Vouloir que Dieu donne la victoire sans que les gens d’arme bataillent, c’est «  tenter Dieu  ». Comme fit le démon dans la deuxième tentation du Christ en lui proposant de se jeter du haut du temple pour que les anges l’empêchent de heurter le sol.

Je suis providentialiste  : c’est-à-dire que je crois que Dieu est maître de l’histoire, que la liberté des anges, et encore moins celle des hommes ne sauraient limiter sa Sainte Volonté et que la ruse divine se sert même de ceux qui prétendent faire obstacle à ses desseins, pour les réaliser. Mais je me refuse à justifier mes carences par la Providence.

EIH BENNEK, EIH BLAVEK (devise syldave)*

Je connais l‘idéal du Roi qui règne sans avoir besoin de recourir aux rapports de force. J’ai admiré Kagemusha, le film d’Akira Kurosawha, où les armées sont victorieuses quand le chef du clan se tient immobile au sommet de la colline et sont en déroute lorsqu’il s’agite et prétend agir dans la bataille. Je saisis le sens de l’axe vertical, situé sur le moyeu immobile au centre de la roue du monde.

Cet archétype rend compte du fonctionnement concret de l’autorité, cette forme légitime de pouvoir dont la réalité se manifeste d’autant plus qu’il n’est pas nécessaire de recourir aux carottes et au bâton et à tous les chantages qui accompagnent l’exercice ordinaire du pouvoir. L’autorité vraie est le reflet en ce monde de la souveraine transcendance. (Omnia potestas a Dei).

Mais le roi de France n’est pas le Roi du monde dans son Aghartha. Sur le plan de la réalité où nous évoluons l’autorité ne se présente jamais à l’état pur. Même l’Abbé d’un monastère doit savoir parfois employer la manière forte pour chasser le moine rebelle. Les parents doivent pouvoir guider leurs enfants sans recourir en permanence aux promesses de récompense ou à la crainte du châtiment, mais je ne connais pas de famille qui n’y aurait jamais eu recours.

Et les Rois les plus légitimes sont bien obligés de défendre leur position en imposant parfois leur volonté par un rapport de forces favorable. Ce n’est pas sans raison que tout Etat vise au monopole de la violence selon l’expression de Max Weber. Le Roi est chef des armées, de la Justice et de la Police  : c’est là le noyau du domaine régalien. Et parfois cette raison dont la vertu est d’économiser la violence, cette raison d’Etat, impose de l’exercer  : le Duc de Guise en a fait les frais et Louis XVI a laissé sombrer son Royaume pour ne pas en avoir saisi la dure leçon. Par «  angélisme  »  ? Dire cela serait offenser les anges combattants des milices célestes…

D’autre part, si un Roi dont l’autorité est largement reconnue par ses sujets, (d’autant plus qu’en cas de rébellion elle peut s’imposer), peut se permettre d’être magnanime, un prétendant au contraire, parce que précisément sont autorité n’est pas unanimement reconnue ou ne s’impose pas, un prétendant est bien forcé de ruser ou de faire des concessions. Tels Hugues Capet, Louis XI en mauvaise posture face au Téméraire, François I prisonnier en Espagne, Henri IV (dont l’heureuse concession permit à la Couronne de France de rester catholique) ou Louis XVIII (qui eut, pour le plus grand bien de notre pays, à traiter avec cette canaille de Talleyrand).

«  Je ne prétends pas, je suis  ». A cette formule, je préfèrerais  : «  Je suis le Prince, ce qui m’oblige à prétendre et à prétendre activement  ». 

* Le sceptre d’Ottokar est le symbole de la légitimité en Syldavie, encore faut-il avoir la force de le prendre et de le conserver. Telle est la leçon d’Hergé.

Michel MICHEL

Michel MICHEL, sociologue, militant, évoque bien entendu la légitimité en tant qu’elle est incarnée par Mgr. le Comte de Paris, chef de cette Maison de France que l’Histoire  a depuis Hugues Capet, maintenue vivante, donnant ainsi un objet à notre Espérance et à notre combat.

( 28 novembre, 2019 )

Le 17 Décembre à Nancy. Retenez dès maintenant votre soirée

 

 

L’Association HISTOIRE ET CULTURE

LA LORRAINE ROYALISTE

L’Union des Sections Royalistes Lorraines

Vous invitent à  une

Conférence-débat

Avec

Hilaire de CREMIERS

Conseiller éditorial de POLITIQUE MAGAZINE,

Directeur de la publication de LA NOUVELLE REVUE UNIVERSELLE

Président d’honneur de la RESTAURATION NATIONALE

De la lutte intestine à la guerre civile…

Vous avez dit la République ?

Mardi 17 Décembre 2019

Brasserie « LES DEUX PALMIERS »

64 rue Stanislas à Nancy

19 h 30 : accueil

20 h : conférence

21 h 30 : débat avec le conférencier autour d’un buffet froid.

Une libre participation aux frais sera demandée

( 25 novembre, 2019 )

Editorial du n° 357 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Philippe Mesnard conclut son éditorial dans Politique Magazine d’Octobre 2019 de la manière suivante : « À Paris, Emmanuel Macron (LREM) a expliqué que « on ne naît pas parent, personne ». Ce genre d’affirmations d’une brutale absurdité rappelle Jean-Louis Touraine (LREM) expliquant « Il n’y a pas de droit de l’enfant à avoir un père » ou Nicole Belloubet (LREM) assénant que « ce n’est pas l’accouchement qui fait la filiation. » Comme Celui-qui-parle-bien-de-tout a ajouté que l’État allait s’occuper des mille premiers jours de l’enfant, c’est à dire de son troisième mois utérin à ses deux ans révolus, force est de constater que la France est en train de se transformer en pays fasciste où l’État décide que plus rien n’est intime et qu’il possède, littéralement, le droit de décider de nos vies. Il n’y a pas plus grande nuée que celle-ci, ni gaz plus insidieux, ni nuage plus étouffant. Et on peut bien craindre que la vanité de Macron ne le pousse à nous étouffer pour asseoir sa domination. Pour notre bien, et en toute transparence décarbonée, bien sûr. »

L’Etat républicain a toujours voulu « tenir » et endoctriné la jeunesse. Remarquons que c’est également la volonté de tout état totalitaire (nazis, communiste en particulier). Cela commence par l’école, des organisations de jeunesse « encadrées ». En France, il existe heureusement encore (pour combien de temps ?) des organisations de jeunesse libres bien qu’étroitement « surveillées ». Et puis, il y a la télévision qui déverse sa propagande à longueur de journée. Il y a enfin, et c’est plus subtile les « smartphones » ou autres « tablettes ». Les jeunes – et moins jeunes – qui les utilisent ont l’impression d’être « libres », de pouvoir choisir ce qu’ils regardent. En fait, ils deviennent « accros », avalant toute la propagande athée, « LGBT…. » antinationale qui est déversée sur ces instruments avec l’appui de l’Etat et plus encore des grandes multinationales qui dirigent les réseaux. Cela fait du mal à nos jeunes – mais aussi à la majorité des adultes – qui sont tout le temps sur leurs « machines infernales ». Combien sont les parents qui savent résister à la demande des leurs enfants de posséder ce type d’écran ? La pression sociale, médiatique est tellement importante !

Pour l’Etat, comme pour ces multinationales, il s’agit de faire de nos enfants, dès le plus jeune âge des « robots » qui deviendront de parfaits consommateurs pour l’économie libérale. Leurs rêves : les fabriquer et c’est ce qui est envisagé avec, comme début, les PMA et GPA ! Bien sûr, beaucoup de Français s’en rendent compte, à preuve les centaines de milliers de personnes qui ont manifesté le 6 octobre dernier à Paris. Vous noterez que cette manifestation fut minimisée par tous les médias « officiels » et beaucoup de « réseaux sociaux » ! Nous avons même entendu une importante radio faire ce jour là un grand reportage sur une manifestation écologiste rassemblant quelques dizaines de personnes et pratiquement passer sous silence celle contre la PMA pour tous !

Beaucoup sont continuellement sur leurs écrans et malgré tout soumis aux difficultés de la vie. Ils n’y sont de moins en moins préparés dans leurs familles, dans leur environnement social. Ils considèrent que tout leur viendra particulièrement de l’Etat. Un Etat qui veut s’occuper de tout mais qui le fait mal. Ainsi, la France va de plus en plus mal : insécurité, pauvreté – même ceux qui travaillent ne peuvent souvent pas « survivre », cause, en grande partie, des manifestations des « gilets jaunes » – crise de la médecine, des hôpitaux (et pas que les services d’urgence !), sapeurs pompiers qui manquent de moyens et sont souvent attaqués dans les quartiers « difficiles », police surmenée, armée insuffisants, enseignements déficients… Enfin, nous sommes sous la menace d’une grande crise économique et financière à laquelle notre pays surendetté ne pourra faire face.

Macron est en cause mais pas seulement, c’est la politique républicaine depuis que ce régime existe mais plus encore depuis Valéry Giscard.

L’Etat doit se contenter de s’occuper des affaires régaliennes, il n’a pas à intervenir partout. Il doit laisser agir les familles d’abord, les communes, les provinces, les métiers, les différents corps sociaux (Eglise, organisations professionnelles, syndicats, écoles, universités, médecine….). Il ne doit intervenir que lorsque ces institutions sont défaillantes ou qu’il y a conflits entre elles. C’est sont rôle d’arbitre. Or, le pouvoir républicain fait l’inverse : il veut organiser toute notre vie, montrer qu’il agit aux électeurs mais ne s’occupe plus de ses devoirs : monnaie maintenant européenne, armée sous équipée sous les ordres de l’OTAN et que vous voulons européenne, affaires étrangères aux ordres de l’étranger….

Redonner aux Français leurs libertés, à l’Etat ses prérogatives. Voilà les conditions du redressement du pays. Pour cela, il faut un pouvoir indépendant des factions, des groupes financiers, donc de l’élection. Une famille à la tête des familles de France, d’un Père de la Nation. C’est le Roi, notre Roi !

Philippe SCHNEIDER

( 30 septembre, 2019 )

Editorial du n° 356 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Dans le numéro 974 (Août 2019) du bimensuel « Monde et Vie » (1), l’abbé Guillaume de Tarnoüarn relève un propos significatif de la ministre Agnès Buzyn : « La GPA est aujourd’hui contraire à nos principes fondamentaux. ». Il remarque fort justement que le mot important dans cette phrase est « aujourd’hui » bien dans la logique révolutionnaire qui, en fait, ne reconnaît aucun principe fondamental car, qu’est-ce qu’un « principe fondamental » qui n’existait pas hier et qui, sans doute, n’existera pas demain ?

C’est ce qui nous différencie fondamentalement (sans jeu de mot) des « révolutionnaires », qu’ils soient libéraux, marxistes ou autres est que nous savons qu’il y a des principes fondamentaux immuables comme, par exemple, le respect de la vie, les lois de la nature, la famille traditionnelle, cellule de base de la société, etc. Ce qui est la base d’une véritable écologie.

Ce sont ces lois naturelles que les révolutionnaires ne respectent pas, ne veulent pas respecter, par principe car, pour eux, tout est évolutif. C’est la raison pour laquelle ils nous parlent toujours, entre autres, des « valeurs républicaines » sans jamais les définir et, pour cause, car elles peuvent changer en fonction des circonstances, de l’opinion du public ou plutôt de ce qu’on lui dit de penser en fonction des intérêts des grands groupes économico-financiers ou autres qui « pilotent » nos dirigeants politiques.

Or, que veulent-ils ? Des humains individualisés au maximum, sans attaches familiales, territoriales, historiques, religieuses (surtout catholiques). Ces encrages aident les hommes à réfléchir, à être responsables de leur vie, à s’organiser pour assurer leur avenir et celui de leurs familles. Or, ils veulent des hommes interchangeables, qu’ils puissent déplacer en fonction de leurs intérêts économiques et financiers. Ils doivent être de parfaits rouages de la machine économique comme le dénonce si bien Natacha Polony.  Si certains résistent, ils seront matés par une police et une justice qui obéira aux mêmes principes aux applaudissements de médias « aux ordres » car ils appartiennent à ces mêmes intérêts.

Tout va dans le même sens. Ainsi, sont supprimés des communes, des provinces au profit de regroupements totalement artificiels et même les nations qui doivent disparaître dans un conglomérat plus grand comme l’Union Européenne qui n’a aucune réalité historique ou politique, seulement économique car cela seul compte à leurs yeux. De même, à la base, les liens familiaux sont dénaturés, réduits à un simple contrat éphémère entre deux personnes (pourquoi 2, d’ailleurs, cela changera sans doute bientôt !) sans but précis car la filiation naturelle ou artificielle n’est bien évidemment plus le but de l’institution familiale, le dire sera sans doute bientôt interdit car considéré comme « homophobe » ! Quant au Catholicisme, il n’est plus considéré comme une vague « croyance » comme une autre, encore tolérée mais qui ne doit en aucun cas servir de base à une politique. D’ailleurs, les catholiques faisant de la politique sont priés de mettre leur « croyance » entre parenthèse, ce qu’ils font pour la plupart lâchement de peur de perdre leurs prébendes.  Et nous en voyons de nombreux qui disent – sérieusement ! – qu’il ne faut pas confondre sa foi avec la politique ! Tout le monde en connaît, de haut en bas, du simple militant au président de parti (comme Bayrou ) en passant par tous les élus… Nous pourrons observer ceux qui auront le courage de manifester le 6 octobre prochain.

Or, l’histoire nous le montre, de l’antiquité au monde moderne, tout pays ayant un système politique ne respectant pas les lois naturelles s’effondre tôt ou tard, entraînant la ruine des habitants et même souvent de ceux qui croyaient gagner beaucoup en les bafouant. Ce fut la raison de la chute de l’empire romain comme du communisme soviétique, prédit, pour cette raison dès le année 20 par l’A.F.

Nous  vivons de plus en plus dans un monde artificiel, sans attache, ne s’occupant que du court terme pour se faire plaisir et/ou en gagnant de l’argent. Que veut dire, par exemple, cette bourse sur évaluée dont les taux ne montent que grâce à la spéculation de plus en plus coupée de l’économie réelle ? Les investisseurs s’en rendent peut-être compte et il est probable que certains prévoient un grand « krak » boursier dans les années prochaines, raison pour laquelle ils acceptent de prêter aux Etats à des taux très bas et même souvent négatifs. Ainsi, ils perdront beaucoup moins lors du « krak » et regagneront en rachetant des entreprises en faillites du fait de la baisse des courts boursiers.

Va-t-on longtemps suivre cette voie suicidaire ?  Les politiques vont-ils se rendre compte de la catastrophe prochaine ? En fait, certains en sont conscients mais ne savent pas comment en sortir, pris dans un système républicain qui les dépasse.

Souvent, ce ne sont pas les hommes qui sont mauvais mais le système les tient. Il est mauvais par nature en France. Il faut absolument que nous sachions convaincre les Français mais aussi nos politiques que ce n’est qu’en retrouvant le système politique qui a créé notre pays que nous pourrons le sauver et tous les habitants avec, notre monarchie royale. Il pourra permettre que ce retissent les liens naturels entre les Français, liens familiaux, communaux, provinciaux, professionnels, économiques, religieux.

Philippe SCHNEIDER

 

(1)   15 rue d’Estrée, 75007, Paris. www.monde-vie.com

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