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( 19 juillet, 2019 )

Editorial du n° 355 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

« EN MARCHE » VERS LA BARBARIE

 

Les élections au pseudo parlement européen ont eu lieu. La gauche, des « macronistes » à Lutte Ouvrière, en est sortie largement majoritaire. Les « bourgeois » dits de droite ont voté pour LaREM de peur de perdre de l’argent ! Ils ont perdu leur honneur et perdront leur argent car la politique de Macron, dictée par l’Union Européenne et les financiers, nous conduit au désastre. Pour résumer, Marine Le Pen et le Rassemblement National ont gagné mas Macron et ses partisans n’ont pas perdu. La « percée » écologiste est un épiphénomène sans importance, ce n’est pas la première fois qu’ils font un bon « score » aux élections européennes, ils ont même fait beaucoup mieux ! Les Républicains ne se remettent pas de leurs défaites précédentes et il est probable que sans Bellamy ils auraient été en dessous de 5 % ! Le passé nous montre cependant qu’il ne faut pas trop tirer de leçons d’une élection européenne, les Français s’y « défoulant » sachant que cette élection n’a que peu d’importance.

Nous avons aussi remarqué que beaucoup de « bourgeois catholiques » ont voté assez massivement pour la liste gouvernementale – c’est spécialement vrai dans l’Ouest de la région parisienne mais pas seulement -, alors même que ce gouvernement multiplie les signes contre les principes catholiques : aggravation des lois en faveur de l’avortement, adoption de la PMA avant, prochainement, de la GPA et dans un avenir proche l’euthanasie qu’il nous prépare avec l’assassinat de Vincent Lambert. Car, ce n’est pas un hasard si le gouvernement à ordonné à la cour de Cassation de casser le jugement de la cour d’appel de Paris qui ordonnait de nourrir à nouveau Vincent.

Le Cardinal Robert Sarah nous prévient : « Je suis persuadé que cette civilisation vit une crise mortelle. Comme à l’époque de la chute de Rome, les élites d’aujourd’hui ne se soucient que d’augmenter le luxe de leur vie quotidienne et les peuples sont anesthésiés par des divertissements de plus en plus vulgaires. Comme évêque, je me dois de prévenir l’Occident ! L’incendie de la barbarie vous menace ! Et qui sont les barbares ? Les barbares sont ceux qui haïssent la nature humaine, Les barbares sont ceux qui bafouent le sens du sacré, Les barbares sont ceux qui méprisent et manipulent la vie et veulent « augmenter l’homme » ! Quand un pays est prêt à laisser mourir de faim et de soif un homme en état de grande faiblesse et de dépendance, il marche sur les voies de la barbarie ! Le monde entier a regardé la France hésiter à nourrir Vincent Lambert, un de ses enfants les plus faibles. Mes chers amis, comment votre pays pourrait-il après cela donner au monde des leçons de civilisation ? Quand un pays s’arroge le droit de vie et de mort sur les plus petits et les plus faibles, quand un pays assassine les enfants à naître dans le sein de leurs mères, il marche vers la barbarie ! L’occident est aveuglé par sa soif de richesses ! L’appât de l’argent que le libéralisme répand dans les cœurs endort les peuples ! Pendant ce temps, la tragédie silencieuse de l’avortement et de l’euthanasie continue »

C’est lumineux. C’est hélas la vérité. Et merci à ce grand Prélat africain de nous donner des leçons. Pour les « élites » qui nous gouvernent, seul compte la rentabilité. Or, un Vincent Lambert n’est pas « rentable ». Au contraire, il coûte à la société comme tous les handicapés qu’il vaut mieux « éliminer » avant la naissance sinon les « aider à mourir dans la dignité », comme disaient les nazis. Il est symptomatique de constater que nos « libéraux » emploient exactement les mêmes termes. Espérons qu’ils disparaîtront aussi dans les poubelles de l’Histoire !

Il faut bien se rendre compte que l’un des devoirs d’un Chef de l’Etat, avec ses responsabilités régaliennes, est la protection des plus faibles d’entre nous : les veuves et les orphelins disaient-on mais cela comprend aussi les pauvres, les indigents, les handicapés… Nos Rois ont toujours su le faire car ils ont toujours considéré que, même diminués, ces hommes restaient des êtres humains, des Français, ses enfants. Il était le père du peuple. Aujourd’hui, mais cela se voyait déjà chez les pseudos philosophes dits « des lumières », chez nos révolutionnaires et leurs héritiers libéraux, communistes, nationaux-socialistes, etc. seuls comptent les hommes, les individus (il n’est plus question de familles) qui « peuvent suivre », qui ont les mêmes objectifs que les dirigeants, qui sont « rentables ». C’est le propre des sociétés « matriarcales » comme dirait Sylvain Durain telles qu’elles existaient dans les populations barbares avant que le christianisme d’abord en Europe et spécialement en France puis dans le monde ne construise une civilisation humaine. Elle n’était pas parfaite –rien n’est parfait dans notre monde – mais ce fut en grand progrès. Aujourd’hui, nous assistons au retour à la barbarie, comme le dit très bien le cardinal Sarah. Il faut se souvenir qu’il y a des « lois » immuables qui régissent la nature humaine, lois qu’il ne faut pas transgresser. Celui à la vie en est un.

Il faut en sortir ! Ce n’est certainement pas en faisant confiance à notre système politique qui conduit nos gouvernants à organiser cette décadence infernale. Pourtant, tout n’est pas perdu. Inconsciemment les Français veulent retrouver las réalités, renouer des liens humains entre eux, des liens naturels et c’est ce qui a poussé en grande partie le mouvement des « gilets jaunes ». Il nous faut montrer aux Français que cela est possible et quoi de mieux que, pour le rendre possible, mettre à la tête de la Nation une famille qui fédérerait les familles françaises ? Cette famille, nous l’avons : c’est notre famille royale dont le chef a pour devise : « Je pense en prince chrétien, j’agis en prince Français ». C’est ainsi que nous éviterons la barbarie qui vient et qui délégitime le pouvoir en place qui promeut cette barbarie.

Philippe SCHNEIDER

( 11 juillet, 2019 )

Vincent est mort, tué par raison d’État

 

Communiqué de l’AGRIF que la lorraine royaliste approuve totalement

 

Vincent est mort, tué par raison d’État et par un médecin qui a renoncé à son serment d’Hippocrate.

Cette cathédrale d’humanité qui brûlait depuis une semaine sous nos yeux impuissants s’est effondrée. Il n’aura été tenu aucun compte de la dignité de cet homme handicapé, condamné parce que handicapé.

Car la première dignité, c’est le respect de la vie d’une personne.

C’est un peu de notre humanité à tous qui s’en est allée aujourd’hui, tant cette faute ignoble qui ébranle les fondements de notre droit et de notre civilisation rejaillit sur nous tous.

L’heure est au deuil et au recueillement.

Il est aussi à la méditation de ce crime d’État.

Nous ne ferons aucune autre déclaration.

Jean PAILLOT, avocat                    Jérôme TRIOMPHE, avocat

 

Jérôme Triomphe : Ma dernière plaidoirie pour Vincent

 

1- Depuis le 10 mai, date de l’annonce de ta mise à mort, Vincent, nous nous sommes battus sans relâche, jour et nuit, avec mon frère d’armes Jean PAILLOT. Depuis deux mois jour pour jour.

Le 20 mai, l’œuvre de mort avait commencé. Le soir même, trois hauts magistrats ont sauvé l’honneur de la justice et ont exigé que soit respecté le recours suspensif dont tu bénéficies devant le Comité des droits des personnes handicapées. Notre joie ce soir-là n’était pas nous mais pour toi. Elle était pure.

C’en était trop. Les assassins nous ont conspué. Cet arrêt de vie a été cassé en urgence le 28 juin. L’essentiel était sauf : 4 jours plus tard, ton médecin mettait en œuvre son plan de mort.

Toute la semaine dernière encore, nous avons multiplié d’ultimes recours pour faire respecter ton bon droit. Tous rejetés.
Vendredi dernier à Reims, nous avons jeté nos dernières forces dans une ultime bataille. En vain.

Mais jusqu’au bout, nous aurons été tes avocats.

2- Maintenant, tu le sais, nous ne pouvons plus rien faire. Nous n’avons plus de recours. Et les atteintes qu’ils t’ont causées par la déshydratation sont désormais irréversibles. Tu es en train de mourir. Privé de l’alimentation et de l’hydratation due à tout être humain.

Et comme la souffrance provoquée est abominable, le législateur assassin impose une sédation profonde assimilable à une anesthésie générale.

Mais ton médecin ne respecte même pas cette loi. Ton supplice dure. Tu ne bénéficies pas d’une sédation profonde.
Selon les moments, tu es paisible ou tu gémis, tu râles et tu suffoques. Tu ouvres régulièrement les yeux.

 

3- Cette mise à mort léonéthique est insupportable et abominable, y compris, ils l’ont avoué, pour ceux qui se sont battus pour qu’elle intervienne.
Maintenant c’est la fin. Ce soir, tu sembles paisible. Viviane, Pierre, David et Anne sont auprès de toi en ce moment même, fidèles jusqu’au bout. Nous sommes tous auprès de toi ce soir.

4- Vincent, tu dois mourir au nom de la loi !

Tout cela avec la complicité de la majorité des médias dominants dont certains se sont laissé aller à titrer « Vincent Lambert : enfin la fin » !

Le procureur général Mollins avait réclamé de casser le magnifique arrêt de vie de la Cour d’appel de Paris avec un aveu terrifiant : « si vous érigez la vie en valeur suprême, c’en est fini de la loi Leonetti et de la loi Veil ». Il y aura de fortes leçons à en tirer. La vie n’est donc pas une valeur suprême. Et ton handicap lourd autorise toutes les transgressions.

Aujourd’hui, ils sautent tous comme des cabris : rédigez vos directives anticipées pour éviter une nouvelle affaire Lambert. Ils continuent à nous mentir. Car cela fait 5 ans que le Conseil d’Etat a décidé quelle était ta prétendue volonté sans que tu aies rédigé de directives anticipées. Ils n’en ont pas besoin.

Ceux qui les réclament veulent en réalité vos directives demandant la mort.

5- Une abominable boîte de Pandore vient de s’ouvrir. Après toi Vincent, à qui le tour des 1.700 autres Vincent qui semblent tant les encombrer ? Et après ? Ce sera le diminué, l’infirme, l’alzheimer, le dément, finalement l’improductif.

Et une loi sur l’euthanasie par injection létale sera votée. On commencera par ceux qui le demandent pour un jour finir par ceux qui ne demandent rien.

Elle concernera, je cite, « des patients considérés comme incurables, sur la base du jugement humain, après évaluation soigneuse de leur situation, pour leur accorder une mort miséricordieuse ». Fin de citation. Il ne s’agit pas là d’une proposition de loi française mais de l’ordre secret signé le 1er septembre 1939 par Adolf Hitler confiant à Philipp Boulher et au Docteur Carl Brandt l’exécution du programme Aktion T4 d’élimination des handicapés mentaux. Il y a tout juste 80 ans.

Les leçons de l’histoire n’ont donc pas été assez fortes. La propension nietzschéenne de l’homme à vouloir se débarrasser des plus faibles depuis l’origine de Sparte n’a jamais disparu.

Et puisqu’on conspue certains d’entre nous pour notre foi, comment ne pas rappeler que c’est un catholique, certainement un intégriste, Mgr VON GALEN, qui l’a chèrement payé, qui s’est élevé seul contre ce programme d’élimination lorsqu’il apparaîtra aux yeux de tous à l’été 1941. Voici le sermon qu’il prononçât le 3 août 1941 et qui mit fin à ce programme d’euthanasie des personnes handicapées mentales :

« Nous devons nous attendre à ce que les pauvres patients sans défense soient, tôt ou tard, tués. Pourquoi? (…) ces malheureux patients doivent mourir, (…) parce que par le jugement d’un certain organisme officiel, sur la décision d’un certain comité, ils sont devenus « indignes de vivre, » parce qu’ils sont classés en tant que « membres improductifs de la communauté nationale ».

 

Ici il s’agit d’hommes et des femmes, nos prochains, nos frères et sœurs ! De pauvres êtres humains, des êtres humains malades. Ils sont improductifs, si vous voulez… Mais cela signifie-t-il qu’ils ont perdu le droit de vivre?

 

Malheur à nous tous, car nous deviendrons vieux et séniles !

 

Aucun homme ne sera en sûreté : n’importe quelle commission pourra le mettre sur la liste des personnes « improductives », qui dans leur jugement sont devenues « indignes de vivre ». Et il n’y aura aucune police pour le protéger lui, aucun tribunal pour venger son meurtre et pour amener ses meurtriers à la justice. Qui pourra alors avoir une quelconque confiance dans un médecin ?

 

On ne peut s’imaginer, la dépravation morale, la méfiance universelle qui s’étendra au coeur même de la famille, si cette doctrine terrible est tolérée, admise et mise en pratique.

 

Malheur aux hommes, quand le saint commandement de Dieu : « Tu ne tueras pas ! » que le seigneur a donné au Sinaï dans le tonnerre et les éclairs, que Dieu notre créateur a écrit dans la conscience de l’homme au commencement, si ce commandement n’est pas simplement violé mais sa violation est tolérée et exercée impunément !

Ce texte semble avoir été écrit pour toi Vincent. Ce cri résonne à travers le temps et personne ne veut l’entendre. Mais il fera reculer même Hitler.

6- Ils sont aujourd’hui tous en embuscade. Le narcissique maître d’œuvre judiciaire et médiatique qui prétendait uniquement mettre fin à un acharnement thérapeutique n’aura pas attendu ta mort pour réclamer le droit à l’injection létale.

Le maître d’œuvre politique de l’euthanasie n’a pas eu la décence d’attendre la mort de Vincent pour inviter hier ses honorables collègues à écouter une causerie sur « l’affaire Vincent Lambert » le 19 juillet prochain.

Tu n’es pour eux qu’un symbole et un moyen pour faire avancer leur combat euthanasique : regardez comme la mort lente provoquée est abominable, c’est un fait. Ils vont désormais pouvoir pousser sur la seringue.

7- Ils ont essayé de te tuer mon pauvre Vincent. Pendant 6 longues années.

9 fois nous avons réclamé de la justice que tu sois transféré dans une unité spécialisée où on prendrait soin de toi.

9 fois des juges nous l’ont refusé.

Des juges ont désigné et confirmé quatre fois comme tutrice celle qui se bat pour ta mort.

Tu as été placé pendant six années sous main de justice. Pour être bien certain que tu resterais à portée de décision.

Enfermé à clé dans une chambre dans un service de soins palliatifs dirigé par un gériatre. Surveillé par un babyphone. Allongé sur son lit à regarder le plafond de ta chambre. Toi dont la kinésithérapie quotidienne a été supprimée en octobre 2012 quand il a été décidé de commencer pour toi un chemin de mise en fin de vie.

Toi qui a été privé de tout fauteuil adapté permettant de sortir te promener, pour te permettre de respirer le grand air, d’entendre le chant des oiseaux, de sentir le vent sur ta peau et de respirer l’odeur de l’herbe fraîche coupée au printemps.

Pour ne pas donner raison à ceux qui te défendaient, plusieurs des juridictions saisies ont fait régresser le droit qui aurait du te bénéficier en inventant de nouvelles règles.

On est allé jusqu’à chercher des experts judiciaires à qui il a été demandé de t’évaluer en violation des règles de l’art, en 1h30 d’examen quand toute la littérature médicale et scientifique exige qu’une telle évaluation ait lieu sur une durée d’un mois pour tenir compte de ton état fluctuant.

Mais ces mêmes experts se sont révoltés. Ils ont écrit que tu n’étais pas en situation obstination déraisonnable. Si ! Ont décidé des juges en gravant leur décision dans le marbre dont on fait les caveaux : il est en obstination déraisonnable ont-ils décrété du haut de leur imperium depuis des sépulcres dorés à l’or fin.

Ta situation n’appelle aucune mesure d’urgence ont écrit les experts. Si ! Il est urgent de le tuer ont ils tous dit ! L’Etat et son gouvernement. Il nous est impossible d’attendre l’examen du recours devant le CDPH ! Nous y répondrons plus tard mais quand Vincent sera mort ! Et des juges ont décidé qu’il fallait de toute urgence casser l’arrêt qui avait fait respecter un recours suspensif de droit international.

Mes amis, comment ne pas être saisis d’effroi d’être ainsi à la merci d’un Etat dénaturé dont la fonction est de protéger les plus faibles et les plus vulnérables d’entre les siens ?

Qui préfère tenter désespérément de sauver la vie en Irak de djihadistes qui ont répandu le sang et le malheur et qui s’acharne à la mort d’un enfant de France dans un de ses hôpitaux ?

Comment ne pas être saisis d’effroi d’être ainsi à la merci de médecins dénaturés et de juges qui disent l’inverse des expertises qu’ils ont eux-mêmes sollicitées ?

Que ceux qui ont des yeux voient.

Que ceux qui ont des oreilles entendent.

8- Contre l’antique jugement de Salomon, c’est par un crime d’Etat qu’un homme léonéthiquement mort sera remis à sa femme et à sa mère pour la satisfaction de l’une et le désespoir de l’autre.

Au temps maudit de la peine de mort, la loi obligeait les magistrats à venir assister à l’exécution de ceux dont ils avaient réclamé la mort et scellé le sort.

Assumez maintenant charnellement vos décisions de papier. Venez assister à l’agonie que vous avez permise et décidée. La place sera certes comptée dans sa chambre où l’on ne sait pas encore qui, des membres de la famille qui ont défendu sa vie, ou de ceux qui se sont acharné judiciairement, médiatiquement et médicalement contre lui, auront la possibilité de tenir ta main au moment ultime.

Hier, les vôtres faisaient couler le sang des condamnés au petit matin dans les cours froides des prisons et aux fossés des villes.

Aujourd’hui, vous faites couler à terre l’eau que vous refusez à un être humain.

Tu n’auras pas droit au dernier verre du condamné. C’est même cette eau que l’on ne refuse à personne que l’on t’aura enlevé contre toutes les lois de l’humanité.

En attendant, que vous le vouliez ou non, vous serez tous présents pour assister à cette agonie, avec vos costumes bien mis, vos robes noires ou couleur de sang, vos hermines immaculées, vos maroquins, vos blouses blanches et vos serments parjurés.

Vous avez tous pleuré sur Notre-Dame mais vous êtes les mêmes qui avez permis de tuer un de ses fils.

9- Vincent, je ne peux pas te laisser mourir, sans rappeler la cohorte de ceux qui t’ont précédé, martyrs de l’utilitarisme et de la productivité d’une société robotisée et déshumanisée.

Terry SCHIAVO, ta grande sœur américaine.

Eluana ENGLARO, ta grande sœur italienne.

Mortes toutes deux au terme d’une abominable agonie provoquée.

Hervé PIERRA, mort parcouru d’atroces convulsions en six jours d’une abominable agonie privé d’eau et de nourriture, premier cobaye de la loi LEONETTI en 2005.

Et tes petits frères et sœur mineurs, Alfie EVANS, Charlie GARD en Grande Bretagne et Inès AFIRI en France, morts en violation de la volonté de leurs parents, malgré leurs objurgations, malgré des propositions d’accueil dans d’autres hôpitaux, morts sur ordonnance avec la validation de la Cour européenne dite des droits de l’homme.

C’est le médecin seul qui décide si et quand, y compris pour les enfants mineurs. C’est LEONETTI qui l’a dit.

Comme une épée de Damoclès posée sur le cœur de chaque parent de France.

10- Vincent, comme tous ceux qui t’ont défendu, je me suis donné corps et âme pour toi, comme un grand frère tente de protéger son petit frère contre ceux qui le persécutent.

Je vois encore ton regard étonné le 11 mai 2013 quand nous sommes entrés dans ta chambre alors que tu venais de recevoir une solution de glucose après 31 jours de dénutrition pour te faire mourir.

Je vois encore ton regard étonné quand ta maman t’a fait goûter de la nourriture que tu as avalée sans difficulté pour la première fois depuis des années.

Je te vois tourner la tête vers ta maman qui t’appelle.

Je vois encore ton regard suppliant et tes pleurs du 19 mai quand tu avais appris que tu allais mourir.

Des pleurs réflexes disent tes assassins. Mais réflexe à quoi ?

Les mêmes pleurs que ta maman essuyait en mai 2013 quand tu sentais ta fin proche.

Comme le dit ta maman, Vincent, tu n’avais pourtant besoin que de trois choses : de la nourriture, de l’eau, et beaucoup d’amour.

Des maisons d’accueil spécialisées voulaient t’en donner et on te l’a refusé.

Tu ne peux plus recevoir ce soir de nous que notre trop plein d’amour.

On nous a conspués parce que nous étions pour beaucoup croyants.

Faut-il que nous nous en justifions ?

Car nous l’avons tous lu : « j’avais faim et vous m’avez donné à manger. J’avais soif et vous m’avez donné à boire. Et tout ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait ».

Quelles que soient les croyances ou les non-croyances de tous ceux qui t’ont défendu, voilà la loi qui renferme toute notre humanité.

11- Car nous nous sommes battus au nom des lois de l’humanité, pour toi, petit frère persécuté.

Antigone a affronté Créon pour la sépulture d’un frère mort.

Mais nous, nous nous serons battus pour ton droit d’être traité en frère vivant.

Vincent, nous aurions tant voulu te sauver de la barbarie.

Pardon de n’avoir pas réussi à te défendre jusqu’au bout contre la méchanceté des bien portant et des tous puissants.

Pardon de n’avoir pas réussi à sécher tes larmes.

Le combat était trop inégal. Goliath l’a emporté.

Mais nous avons la conscience en paix.

Vincent tu ne mourras pas en vain.

La petite graine de sénevé est minuscule ; mais la moisson sera grande.

Toute l’amitié, tout l’amour, le dévouement, les prières, le combat que tu auras suscités, pour toi, pour les autres, pour  nous, pour notre civilisation. Rien de cela n’est perdu.

Je sais que tu prieras pour nous tous mais aussi pour tous ceux qui se sont acharnés sur toi.

Ce soir, nous sommes malheureux mais nous avons le cœur en paix. Qu’en sera-t-il d’eux ?

Ce soir, nous sommes malheureux. Mais nous avons au cœur la petite fille Espérance.

Tout est bientôt consommé.

Petit frère persécuté, le supplice qu’ils t’imposent ainsi qu’à ta chère famille va bientôt prendre fin.

Tous les martyrs qui t’ont précédé, Terry, Eluana, Hervé, Inès, Charlie, Alfie, t’attendent pour te faire cortège et t’emmener vers la Lumière.

Nous ne t’oublierons pas.

Adieu mon petit frère persécuté.

Adieu Vincent.

L’AGRIF

70 boulevard Saint-Germain
75005 PARIS
01 40 46 96 31

( 13 juin, 2019 )

‘‘PRESSE ET LIBRAIRIE

 

 

LES GUERRES DU SAHEL, Des origines à nos jours – de Bernard LUGAN –  Editions Bernard Lugan – 259 pages – 29 €. BP 45, 42360, Panissières – www.bernard-lugan.com

 

Nos soldats sont en guerre au Sahel. Que s’y passe-t-il ? Les journalistes parlent et écrivent, la plupart sans avoir étudié tant soit peu le sujet. Pire, nos politiques, y compris ceux qui sont au pouvoir, semblent ignorer tout de ce qui s’y passe, sauf les opérations proprement dite. Pourtant, il faudrait mieux qu’ils sachent le pourquoi profond de cette guerre qui n’est pas, loin de là, qu’une opposition entre « islamistes » et « non islamistes ». Dans ce livre, Bernard Lugan – certainement l’un des plus grands spécialistes français de l’Afrique, sinon le plus grand – remet ce conflit dans sa perspective historique sans laquelle il n’est pas possible de comprendre les ressorts profonds de cette guerre aux multiples visages.

C’est un millénaire d’histoire qui est analysé, avec les conflits innombrables entre tributs nomades et sédentaires, lesquelles ne forment pas deux « blocs », mais sont eux-mêmes divisées. Ces profondes divisions, nous les retrouvons aujourd’hui, en particulier au Mali.

Pour comprendre ce qui se passe au Sahel, lisez ce livre et vous en saurez plus que beaucoup de nos commentateurs et hommes politiques.

LES QUATRE SAISONS – tome 3, LE PRINTEMPS – de Sophie CADIC, illustré par Apolline DUSSART - – 46 pages – Editions des Petits Chouans – DPF – BP 70001 – 86190 Chiré en Montreuil – www.petits-chouans.fr –  15 €

 

Nous vous avons présenté dans les numéros 351 et 352 de la Lorraine Royaliste les deux premiers tomes de cette très belle collection pour enfants. Le tome 3 est maintenant paru, il concerne le Printemps, après l’automne et l’hiver. Le jeune lecteur suivra ses héros – Roseline et Maximin – avec leurs parents et grands parents « dans leur vie quotidienne et l’apprentissage des coutumes locales de Provence. »  Le temps s’est refroidi, la nature change, paysages comme animaux. Ce livre fait découvrir la nature, l’amitié dans une belle écriture et de remarquables illustrations.

Très pédagogique, cet album, comme les précédents, aidera à apprendre à lire nos petits enfants.

 

COTIGNAC et la mission divine de la Francede Elise HUMBERT– 155 pages – Editions de CHIRE, BP 70001, 86190, Chiré-en-Montreuil. www.chire.fr –  18 €

 

A l’occasion du 500ème anniversaire des apparitions de Notre-Dame de Grâce, les Editions de Chiré ont eu la bonne idée de rééditer ce très beau livre d’Elise Humbert avec une préface de Michel du Tremblay et illustré de 16 pages de belles photos en couleur. Cotignac, en Provence, est un lieu inspiré avec les apparitions de la sainte Vierge Marie et de saint Joseph, ce qui est très rare. Nous voyons le rôle du Frère Fiacre qui vint y prier particulièrement pour que Louis XIII et Anne d’Autriche aient un héritier, le futur Louis XIV surnommé Louis « dieudonné ». Il est à noter que Louis XIV mais aussi beaucoup de nos rois vinrent se recueillir en ce lieu.

Un livre très bien écrit qu’il convient de lire.

 

Jean NEDISCHER

 

( 10 juin, 2019 )

Editorial du n° 354 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Dans le numéro du 10 mai de l’hebdomadaire « La France Catholique », nous trouvons un très bel entretien avec le cardinal Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou. Il termine cet entretien en disant : « En outre, en tant que chrétien et pasteur, Notre-Dame de Paris est un symbole extraordinaire de foi et du culte catholique du peuple français d’hier et même d’aujourd’hui. Dans les sociétés matérialistes et athées, les croyant ont le droit de cité. Le drame de Notre-Dame de Paris souligne justement que la Vierge Marie est bel et bien la protectrice de tout le peuple chrétien. N’en déplaise à ceux qui prônent la « mort de Dieu », cet incendie invite la France et l’Europe à retrouver leurs racines chrétiennes. » Il rappelle également, comme l’a fait dernièrement le cardinal Sarah l’appel du Pape Jean-Paul II au Bourget en Juin 1980 : « France, Fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? ».

Ces prélats africains semblent bien aujourd’hui à la « pointe » de notre Eglise, nous montrant à tous – même non catholiques – le chemin à suivre !

Notre Dame de Paris a brûlé. Elle est gravement endommagée. Nous espérons bien un jour connaître la cause exacte de ce sinistre. Laissons faire les experts. Nous verrons ! Nous remarquerons simplement que le pouvoir essaye d’en tirer profit. Dans quel but ? Monseigneur Aupetit a eu raison de faire remarquer à Emmanuel Macron que le terme « catholique » n’était pas une insulte ! Ce drame aurait pu être rapproché des dizaines de sinistres provoqués ou non qui touchent nos églises, nos chapelles, nos cimetières tous les mois et de plus en plus. Et nous devons d’être inquiets sur le devenir de cette belle cathédrale quand nous voyons la précipitation du président qui veut la reconstruire en 5 ans ! Il fait même voter une loi spécialement sur Notre Dame pour s’affranchir de certaines règles d’urbanisme. Espérons qu’elle ne sera pas dénaturée par quelques architectes « fous » comme la cour du Louvre à Paris ou le futur aménagement du musée lorrain à Nancy !

Et puis, il faut bien faire remarquer, ce qui n’apparaît nulle part – du moins je n’ai rien lu sur le sujet - : lorsque l’Etat républicain a frauduleusement volé les biens de l’Eglise en 1905, il s’était engagé, pour les églises (les autre bâtiments étant utilisés à son profit ou vendus) de les entretenir en les mettant à la disposition de l’Eglise. La charge étant partagée selon le type d’églises  ou chapelles entre l’Etat et les collectivités territoriales. Or, ceci est très mal fait, quelques fois pas du tout. C’est peut-être une des causes de l’incendie et, en l’occurrence – Notre Dame étant une cathédrale – c’est l’Etat qui est responsable. En cas de sinistre, c’est donc à lui – comme l’Etat n’assure pas ses bâtiments – de payer la note et non pas par le moyen d’une souscription. Mais, nous la savons bien, la république ne respecte jamais ses engagements ; Et le président Macron le montre tous les jours, que ce soit lors de ce drame ou dans sa politique quotidienne.

En fait, comme tous les présidents, il ne pense qu’à sa future réélection. Le reste lui importe peu. Il n’est occupé que par cela tous les jours et pour ça, il faut qu’il se montre, qu’il parle, qu’il fasse semblant d’agir et c’est en réalité plus de l’agitation que de l’action et s’il y en a un peu, elle n’est pas « française », bien au contraire ! Nous l’avons vu avec le pseudo « grand débat » au public soigneusement sélectionné comme les sujets. Mise à part les augmentations d’essence, les grands sujets soulevés par les « gilets jaunes » sont les pouvoirs d’action locale, l’Europe et l’immigration. Si le premier fut effleuré, les deux autres furent éliminés. Pourtant, ce sont bien des drapeaux européens qui sont brûlés dans les manifestations et des drapeaux français fièrement brandis sauf par les quelques militants d’extrême gauche qui ont cherchés à manipuler les gilets jaunes en cherchant à les entraîner dans les violences révolutionnaires. En tout cas, nous avons vu qu’Emmanuel Macron avait beaucoup de temps libre ! Il en a usé aussi pour faire la campagne des élections européennes ! Son rôle de chef de l’Etat ne le prend pas trop ! Surtout dans les domaines régaliens qu’il a, dans la continuité de ses prédécesseurs, abandonnés au profit de l’Union européenne. Il aurait encore, s’il le voulait, un rôle à jouer, comme savez le faire nos Rois : celui de la protection des plus faibles lorsqu’il était fait appel à lui. Là, Macron se défile, il s’en « lave les mains » comme un certain Ponce Pilate quand il lui est demandé d’agir dans l’affaire Vincent Lambert. Il est vrai qu’il est plutôt pour l’euthanasie comme pour l’avortement, le mariage « gay », la PMA ou la GPA. En fait contre la famille traditionnelle qu’il veut détruire comme il veut détruire cette « famille de familles » qu’était la France, qu’elle est encore un peu mais qu’il faudrait restaurer.

A l’heure où j’écris, les élections européennes n’ont pas eu lieu. Quelle importance d’ailleurs. Rien n’empêchera plus notre gouvernement de brader – entre autres –  ce qui reste d’industrie nationale : nous l’avons vu avec Alstom – pourtant très important stratégiquement – les chantiers de l’Atlantique, ce qui reste de notre sidérurgie et bientôt Saint Gobain/Pont à Mousson, et j’en passe beaucoup ! Tout cela pour détruire notre France car, pour eux, il ne faut pas qu’elle ait les moyens un jour de se relever, ce serait trop grave pour nos dirigeants européens et surtout pour les groupes financiers qui les mènent. La politique d’immigration va dans le même sens

Pourtant, nous en sommes persuadés, lorsqu’elle retrouvera ses origines de « fille aînée de l’Eglise » avec une famille à la tête de familles françaises, notre famille royale, elle pourra reprendre sa marche en avant en toute indépendance. C’est ainsi qu’elle pourra alors vraiment avoir des accords basés sur de justes rapports avec les autres pays. Autrement, nous risquons, avec l’U.E. des conflits.

 Philippe SCHNEIDER

( 9 mai, 2019 )

NANCY défiguré – suite

 

 

Chers Amis,
A la suite de l’article sur « Nancy défiguré » paru dans le numéro d’Avril de LA LORRAINE ROYALISTE, je vous invite à signer la pétition de l’association Mémoire de la Ville de Charles III
Amicalement
Philippe SCHNEIDER
Il ne se passe guère de temps à Nancy, sans que le patrimoine ne soit l’objet de nouvelles et graves menaces.
Ainsi après l’immeuble Emblème sur la place Veil, l’extension du Musée lorrain, Grand Nancy Thermal, voici que les édiles ont autorisé la construction de deux immeubles de 19 logements dans l’emprise de l’ancienne église du Noviciat des Jésuites.
Cet édifice de 1602, qui offre sa belle façade au passant près de la Porte Saint-Nicolas, est un haut lieu de l’histoire de Nancy et de la Lorraine. A l’arrière, les vestiges subsistants permettraient d’en faire un lieu public significatif accueillant une Maison du secteur sauvegardé et un Centre d’interprétation de l’architecture et du Patrimoine.
L’inculture a préféré le lotir et lui ôter toute figure d’église.
Découvrez ci-dessous la genèse récente de cette nouvelle affaire. Élevez-vous contre la spoliation de Nancy, de son histoire et de sa beauté.
Signez et partagez la pétition.
TROP, C’EST TROP.

Association Mémoire de la Ville de Charles III

https://www.mesopinions.com/petition/autres/derriere-belle-facade-rue-saint-dizier/64199=

( 2 mai, 2019 )

Editorial du n° 353 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

LE NATIONALISME, C’EST LA PAIX

 

 

Auteur d’un livre intitulé The Virtue of Nationalism, Yoram Hazony  est docteur en philosophie politique. Il est aussi théologien et il enseigne à l’Université de Jérusalem.

Qu’appelle-t-il un nationaliste ? : « J’appelle « nationaliste » quelqu’un qui souhaite vivre dans un monde constitué de nations indépendantes. » répond-il à un journaliste du Figaro-Magazine (Paul Sugy) qui l’interroge. Pour lui, le modèle nationaliste « permet à chaque nation de décider ses propres lois en vertu de ses traditions particulières. Un tel modèle assure à tous les pays de déployer leur génie à montrer que leurs institutions et leurs valeurs sont les meilleures. Un tel équilibre international ressemblerait à celui qui s’est établi en Europe après les traités de Westphalie signés en 1648 ».

Les nationalistes veulent à tout prix éviter la guerre qui tue et détruit car ils veulent le bien du pays et de ses habitants. Yoram Hazony dit très bien : « Le nationaliste, lui, dessine une frontière par terre et dit au reste du monde : « au-delà de cette limite, je renonce à faire imposer ma volonté. Je laisse mes voisins libres d’être différents ».

Le nationaliste est à opposer à l’impérialiste (1). Pour lui cet impérialisme nous vient de l’Empire romain qui voulait dominer le monde connu. Ce fut ensuite le Saint Empire Romain Germanique et la France a subit les tentatives de cet empire de l’envahir. C’est la raison pour laquelle les Rois de France ont toujours essayé d’empêcher l’unification de l’empire allemand. Cette politique fut menée avec succès ce qui valut à la France de ne pas être envahi, même en parti, durant près de deux siècles. L’autre grand danger, lui aussi impérialiste, fut le « califat musulman », qui revient ! Ajoutons qu’il fait remarquer que la France, rompant avec son passé, fut elle aussi « impérialiste » sous Napoléon, héritier de la révolution française : « Napoléon, dit-il, (…) n’avait pour but que d’imposer son modèle de gouvernement « éclairé » à tous les pays qu’il avait conquis : les Pays-Bas, l’Allemagne (2), l’Italie, l’Espagne, … Son projet, en somme, était le même que celui de l’Union européenne aujourd’hui : réunir tous les peuples sous une seule et même législation. » C’est exactement ce qu’un nationaliste ne veut pas : il est pour la liberté des peuples.

Yoram Hazony ajoute que cet « impérialisme » peut être idéologique et financier : c’est ce à quoi nous assistons en voyant qu’une certaine idéologie dite « démocratique » et libérale veut imposer à tous les pays du monde son mode d’existence, ce qui amène guerres, oppressions, massacres. Nous l’avons vu récemment au Moyen-Orient, en Lybie, en Afrique, en Asie… et en Europe.

Le monde est divers, les nations sont toutes différentes et c’est en le constatant et en les respectant toutes que nous pouvons arriver à un monde où les guerres, les oppressions pourraient être non point éradiquer (le monde n’est pas parfait !) mais au moins limitées. Le cas de l’Union Européenne est caricatural, notre écrivain dit très justement : « un gouvernement impérialiste comme celui de l’Union européenne tue toute forme de diversité dans l’œuf. Les élites bruxelloises sont persuadées de savoir déjà avec exactitude la façon dont le monde entier doit vivre. Il est pourtant manifeste que ce n’est pas le cas… »

Il ne s’agit pas de vivre chacun de son côté car « Des nations indépendantes sont tout à fait capables de se coordonner entre elles ». C’est exactement ce que nous pensons. Je dirai même que des nations indépendantes ont intérêts à avoir de bonnes relations entre elles pour éviter au maximum tout conflit. A l’opposé, si l’on tente de forcer les pays à vivre tous pareils, y compris en favorisant le mélange de populations, cela ne peut que conduire à terme à des explosions qui seront d’autant plus terrible qu’elles se dérouleront sur des mêmes territoires ; l’histoire nous le montre, une des dernières étant la disparition dans le sang de la fédération yougoslave.

C’est la voix de la raison mais la raison n’est plus partagée par nos gouvernants complètement coupés des réalités, isolés dans leur « bulle » technocratique. Nous le voyons encore avec le feuilleton du « Brexit » où tout semble fait, aussi bien du côté de Thérésa May que des dirigeants européens, pour empêcher le Royaume Uni de quitter la galère européenne. Que ceci nous serve de leçons : quand nous quitterons cette « galère », il nous faudra dénoncer unilatéralement les traités européens sans nous soumettre à la procédure prévue (article 50 du traité de Lisbonne – reprise du projet de constitution européenne  refusée par les Français par référendum en 2005 – . Il faut quitter le plus rapidement possible l’Union européenne qui n’est pas réformable, contrairement  ce que pensent certains qui disent défendre les intérêts de la France

Pour cela, il faudra évidemment à la France un Etat qui soit réellement Français, nationaliste Français. Ce ne peut pas être le cas dans notre république apatride soumise aux pouvoirs de groupes de pression économique, financier, politiques… étrangers, internationalistes pour la plupart. Retrouver un pouvoir français au service de la France et des Français, c’est notre but. Nous devons y travailler !

Philippe SCHNEIDER

 

(1)   L’auteur emploi le mot « impérialiste ». Charles Maurras, lui, avait forgé le mot « nationalitariste » pour désigner ce même faux nationalisme qui ne correspond pas à la tradition royale française mais est proche du militarisme agressif révolutionnaire.

(2)   Les Allemagnes devrait-on plutôt dire à l’époque.

( 16 avril, 2019 )

« Tweet » de LA LORRAINE ROYALISTE du 16 Avril 2019

 

 

Quelle tristesse de voir la cathédrale Notre Dame de Paris gravement endommagée. Quel symbole aussi dans notre France dont les gouvernants félons font que la vie et la famille ne sont plus respectées et qui vendent le pays par morceaux à des groupes étrangers !

( 4 avril, 2019 )

La LORRAINE ROYALISTE vous prie d’assister à cette soirée

 

 

L’Association de soutien à l’Armée Française des Vosges

vous invite à assister à la projection du film :

« Hélie de Saint Marc, témoin du siècle »

Le vendredi 5 avril à 19 heures à GOLBEY – Salle Barbelouze

Place jean Alemani (face à la mairie)

( 18 mars, 2019 )

Le prince Eudes de France fête aujourd’hui son 51ème anniversaire

 

 

Texte de présentation tiré du blog « La Couronne »

 

Le prince Eudes de France fête aujourd’hui son 51ème anniversaire dans Princes eudes-de-france

Ce lundi 18 mars, le duc d’Angoulême, Son Altesse Royale, le prince Eudes de France, célèbre son 51ème anniversaire. Monseigneur le duc d’Angoulême est le frère du chef de la Maison royale de France, Monseigneur le comte de Paris.

 

Le prince Eudes est né le 18 mars 1968 à Paris, il est le troisième fils et le cinquième enfant de feu le comte de Paris, « Henri VII de France », et de sa première épouse la princesse Marie-Thérèse de Wurtemberg, « duchesse de Montpensier ». Le prince a été prénommé Eudes à sa naissance, en l’honneur de Eudes, comte de Paris, fils de Robert Le Fort, qui vivait au IXème siècle.

 

En 1987, à l’occasion du Millénaire Capétien le prince Eudes a reçu de son grand-père le comte de Paris ( Henri VI de France ) le titre de duc d’Angoulême au château d’Amboise. Après son baccalauréat, le prince Eudes est étudiant à la Sorbonne et il obtient une maîtrise de philosophie. En 1990, le prince Eudes effectue son service militaire à Saumur où il reçoit ses galons d’Officier en présence de la duchesse de Montpensier. Libéré de ses obligations militaires, le duc d’Angoulême a suivi un troisième cycle d’étude à l’institut de Gestion Sociale à Paris où il étudie le management et les ressources humaines.

 

En 1998, le prince Eudes se fiance à une aristocrate bretonne, descendante de Louis XIV, Marie-Liesse de Rohan Chabot fille du comte Mériadec de Rohan Chabot et d’Isabelle de Bauffremont, princesse de Marnay et du Saint Empire. Le mariage civil est célébré à Dreux le 19 juin 1999, jour du décès du son grand-père le comte de Paris. Trois semaines plus tard, Eudes et Marie-Liesse s’unissent devant Dieu dans la petite église d’Antrain en présence de la comtesse de Paris qui avait demandé à son petit-fils de « célébrer joyeusement le mariage » parce que la vie continuait. Symboliquement la princesse a tenu à ne pas revêtir le deuil ce jour là. Le prince Eudes et son épouse ont eu deux enfants, la princesse Thérèse en 2001 et le prince Pierre en 2003.

 

En 2009, le prince Eudes reprend ses études et obtient le diplôme de l’Exécutive Master RH à HEC Paris dans la spécialisation ” Ressources Humaines ” et réalise sa thèse pour laquelle il obtient la mention ” très bien ” sur le thème du handicap. Depuis 2011, le duc d’Angoulême et son épouse la princesse Marie-Liesse (qui est professeur de philosophie à Bordeaux) et leurs enfants le prince Pierre et la princesse Thérèse, vivent dans une maison au cœur de la capitale bordelaise. D’avril 2011 à décembre 2017, SAR le Prince Eudes, Duc d’Angoulême y a exercé l’activité de directeur général du Château de Fargues, un grand domaine viticole appartenant à la Famille de Lur Saluces en Gironde, (Le Comte Alexandre de Lur Saluces en est le propriétaire actuel). Il gère également une activité sylvicole et agricole ainsi qu’un pôle touristique dans les Landes. Malgré le changement d’activité du Prince Eudes qui le mène plus souvent à Paris, le Duc et la Duchesse d’Angoulême résident toujours à Bordeaux.

 

Très proche de son frère le prince Jean de France, nouveau Comte de Paris, le prince Eudes s’implique dans le travail de son frère et estime que son rôle est de soutenir et d’épauler le prince Jean dans les actions qu’il entreprend. Le Prince Eudes est également membre du Conseil d’Administration de l’association de son frère, l’Association “Gens de France”. Le prince Eudes est un père de famille comblé, il est très proche de ses enfants et met un point d’honneur à suivre leurs activités telles que le sport et le scoutisme ainsi que leurs études.

 

En ce 18 mars 2019, La Lorraine Royaliste présente donc un très Joyeux Anniversaire

à S. A. R. le prince Eudes de France, duc d’Angoulême.

( 13 mars, 2019 )

Editorial du n° 352 (Mars 2019) de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Dans le mensuel « Le Bien Commun »  de Février, nous lisons un article très intéressant de Charles Saint-Prost intitulé « La France face à l’Europe allemande ». Il rapporte en particulier cet échange entre Charles de Gaulle et Konrad Adenauer lors de la signature du traité franco-allemand de 1963 :

« Alors mon Général, vous avez encore peur de l’Allemagne ?

« Bien sûr que non, répondit celui-ci.

« Vous avez tort, mon général, moi, j’en ai peur ».

Charles Saint-Prost explique ensuite : « Ce catholique rhénan, partisan de l’autonomie de sa province après la Première guerre mondiale, voulait dire par là qu’il craignait le retour au pouvoir des Allemands du Nord, Prussiens et autres. Or, n’est-ce pas ce qui s’est passé avec Angela Merkel, fille d’un pasteur ayant choisi l’Allemagne de l’Est ? Au XXI° siècle, l’Allemagne, redevenue prussienne depuis la funeste unification de 1990, est bien « l’homme dangereux de l’Europe » dont se méfiait tant le chancelier Adenauer… »

Ajoutons que l’histoire nous montre que l’Allemagne unie (le Reich) a toujours été un danger pour la France et l’Europe toute entière. Ceci parce que ce pays n’est pas une Nation, ne l’a jamais été, mais un empire qui devait réunir tous ceux qui ont une langue germanique ou… assimilée.  C’est la raison pour laquelle nos rois ont toujours voulu qu’il y ait beaucoup de nations allemandes, ce qui correspondait aussi au souhait de la plupart de ces pays. D’ailleurs, nos rois ont toujours eu beaucoup d’alliés en Allemagne. Ce fut une grande réussite et c’est malheureusement pour tous que nos républicains, Napoléon compris, ont favorisé la constitution de l’empire allemand, d’où les guerres désastreuses qui suivirent. Aujourd’hui, certes et pour l’instant, nous ne parlons pas de guerre, du moins sur le plan militaire. L’Allemagne veut nous asservir sur le plan économique et toute l’Europe avec nous. Elle a déjà en parti réussi en Europe de l’Est et du Sud (Balkans – sauf Serbie – Grèce…) et en grande partie la France avec la complicité de nos gouvernants. Nous notons cependant que des réactions se font jour un peu partout. La France, si elle le voulait, aurait un grand rôle à jouer en s’alliant avec tous ces pays pour faire pièce à l’empire allemand.

Au contraire, nous venons de le voir avec le funeste traité d’Aix la Chapelle, la France se couche. Pourtant, l’Allemagne est fragile en particulier avec sa démographie désastreuse et ce n’est pas en accueillant des immigrés en grand nombre que cela s’arrangera. Bien sûr, à très court terme, cela fait des employés pour les usines mais très vite cela fera – fait déjà – des groupes ethniques et sociaux unis obéissant non à l’Etat allemand mais à leurs pays d’origine, ce qui est normal de leur part mais catastrophique pour le pays accueillant. A noter que nous risquons – avons déjà – des problèmes identiques. En attendant, les dirigeants allemands, qui connaissent tous ces problèmes, veulent établir définitivement la domination de leur pays avant qu’ils ne deviennent insolubles. Ils veulent aller vite. Notre intérêt, à nous Français, serait de les bloquer mais nous ne pouvons le faire en restant dans l’Union Européenne, organisation faite pour favoriser leur domination (1). Il est illusoire de croire que le système peut être changé de l’intérieur en ayant, par exemple, beaucoup d’élus au parlement européen. Il est dommage de voir que certains partis républicains comme le Rassemblement National ou Debout la France, s’engouffrent dans cette impasse ! Aussi, pourquoi voter le 26 mai prochain ?

Retrouver notre indépendance doit être notre seul but pour redonner à la France un avenir. Notre pays pourrait être celui qui aide les autres nations, en Europe et ailleurs dans le monde, à retrouver leurs libertés. Il faut bien entendu, retrouver d’abord la nôtre en nous libérant du carcan de l’Union Européenne. Il n’y a qu’une seule possibilité : reprendre notre liberté en dénonçant unilatéralement les traités européens (ne pas s’engager surtout dans des négociations comme le Royaume Uni). A partir de là, notre liberté retrouvée – et nous serions très certainement suivi par d’autres – il serait possible de reconstruire autre chose : des alliances économiques, militaires et politiques avec les autres nations européennes mais aussi d’autres pays ailleurs dans le monde.

Pour réaliser cela, il faut que la France retrouve un pouvoir fort, indépendant, tout en permettant aux libertés locales, professionnelles… de s’épanouir. Et ce pouvoir pourrait s’appuyer sur une jeunesse française qui ne demande que cela, nous l’avons vu en particulier avec ces dizaines de milliers de jeunes – mais aussi quelques « moins jeunes » – qui ont manifesté pour la Vie à Paris le 20 janvier dernier. Et il y a d’autres exemples.

L’avenir est à nous si nous savons convaincre les Français que nous avons un avenir avec notre Prince, notre Roi Jean IV à la tête de notre France.

Au travail !

Philippe SCHNEIDER

(1)     Illustration de ce fait : nous apprenons du Centre de Politique Européen (organisme allemand) que, selon une projection du PIB par habitant si l’euro n’avait pas été adopté, que chaque Français a perdu avec l’Euro 56.000 € et chaque Allemand gagné 23.116 € !

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