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( 4 mai, 2022 )

Editorial du n° 378 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

 

J’écris cet éditorial entre les deux tours de l’élection présidentielle et vous recevrez sans doute ce numéro après le deuxième tour. Vous connaîtrez donc le nom de celui qui aura la charge de la direction de la France pendant 5 ans  s’il – ou elle – a une majorité à l’assemblée nationale. Cette campagne aura au moins le mérite de montrer où est le clivage le plus important dans notre France d’aujourd’hui. Il est entre les mondialiste d’un côté – et Mélanchon est à mettre de ce côté et son soutien aux islamistes va dans le sens d’une destruction du pays (1) – et ceux qui veulent sauvegarder la France de l’autre. Les mondialistes veulent fondre notre pays dans un ensemble supra national, l’Europe d’abord, le monde ensuite. Ils ne veulent plus d’indépendance, de possibilité d’action politique. La politique, au sens noble du mot, doit disparaître au profit des marchés et plus précisément des marchés financiers. Oh, bien sûr, ce n’est pas dit comme cela car ils n’auraient presque personne pour voter pour eux, mais c’est bien le but. But en parti atteint d’ailleurs aujourd’hui. Et tant pis pour les millions d’électeurs, je pense en particulier aux personnes âgés, qui auront voté pour Macron et ses amis et qui seront victimes de ces prédateurs. Le pire est sans doute que Macron, s’il est réélu, va « se lâcher » comme le dit Michel Onfray, c’est-à-dire que n’ayant plus à se faire réélire, il va accentuer la destruction de notre pays.

Un vote plus « national » pourrait au mieux ralentir cette dérive fatale. Il est probable, en effet, que le système républicain et les pressions internationales empêcheraient toute mesure forte visant à  recouvrer notre indépendance nationale. Toute notre histoire l’a montré, nous ne pouvons croire en de « bonnes élections » et même au cas improbable où elles auraient lieu, les élus seraient empêchés de faire une « bonne politique ».  C’est que notre système politique républicain est malfaisant par nature. C’est pourquoi nous sommes les seuls, nous les royalistes, à mettre en cause ce régime en rappelant qu’en France, il n’y a qu’une seule possibilité de remettre en ordre notre pays, c’est de rappeler notre Roi légitime.

En attendant, il nous faut vivre et sauver d’héritage en attendant l’héritier. Or, notre pays est en grand danger aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. A l’intérieur, nous assistons à la désagrégation de notre pays, De plus Macron est prêt à tout pour essayer de grappiller quelques voix. En Corse, il va proposer l’autonomie face à quelques émeutiers. Or, on sait qu’en république, l’autonomie conduit souvent à l’indépendance. Bien entendu, il faudrait que la Corse puisse s’administrer elle-même dans de cadre d’une vraie décentralisation, comme d’ailleurs toutes les autres provinces, notre Lorraine en particulier. Le principe de subsidiarité devrait s’appliquer partout en France : ne doit être délégué à un niveau supérieur que ce qui ne peut pas être réalisé à un niveau inférieur. Ainsi l’Etat, dans l’idéal, ne devrait s’occuper que des fonctions régaliennes : justice, armée, politique étrangère, maintien de l’ordre, monnaie. Or, aujourd’hui, l’Etat s’occupe de tout mais pas de ce qu’il devrait faire : la monnaie est confiée à des technocrates étrangers, les affaires étrangères sont dirigées essentiellement de Washington… Par ailleurs, la désindustrialisation de notre pays se poursuit et pratiquement seuls les militants royalistes d’A.F. manifestent contre ces abandons partout en France et en Lorraine aussi comme à Creutzwald le 27 mars.

A l’extérieur, il y a la situation internationale très préoccupante à la suite de l’attaque de la Russie contre l’Ukraine. Les Etats Unis d’Amérique, en partie responsable par leur politique, semblent de pas vouloir l’apaisement, la paix. Au contraire, le président Biden semble toujours vouloir « jeter de l’huile sur le feu ». Et l’Europe suit. La France aussi bien que – saluons le pour une fois – notre président signale que l’Américain va trop loin en parlant de « génocide ». Il a raison. Il y  a eu des massacres, c’est vrai. Des enquêtes sérieuses sont souhaitables. Pour qu’elles soient objectives, il faudrait que les enquêteurs proviennent de pays n’ayant pas pris parti dans le conflit. Par exemple, ces pays s’étant abstenus à l’ONU. En aucun cas des USA ou de pays de l’Union Européenne, participants, de fait, au conflit. La France se trouve hors jeux car elle n’a pas su garder une certaine objectivité, prisonnière qu’elle est de l’U.E. et de Washington. Tout en restant proche de nos alliés, il faut que la France retrouve son indépendance en ayant sa propre politique étrangère. Il faudra bien un jour prochain, discuter avec la Russie et avoir des accords avec elle.

Aujourd’hui, comme je l’ai dit le mois dernier, le grand gagnant de ce conflit est l’Amérique qui va nous vendre son gaz de schiste et nous imposer sa direction. A terme, ce n’est pas certain. La Russie, la Chine mais aussi l’Inde, le Moyen Orient, certains pays d’Amérique Latine ou d’Afrique montrent qu’ils de veulent plus de la suprématie américaine et de son dollar. D’autres  systèmes de paiement se mettent en place.  Nous pourrions même assister à un retour de l’étalon Or. Si cela se passe, les USA se trouveraient dans une situation difficile, ne pouvant plus faire supporter par le reste du monde, son immense déficit. Et l’Union Européenne serait entraînée dans cette chute. Biden ne voit qu’à court terme et donc pas le danger mais d’autres américains le voient bien. Il est à craindre qu’ils réagissent violemment, quitte à provoquer une guerre généralisée. La France ne doit pas suivre. Or, engluée dans l’Union Européenne, elle se laissera entraîner.

Comprenons bien que la politique étrangère comme la politique intérieure ne se mène pas sur 1 ou 2 ans, même 5 ans mais sur 20, 30 ans ou plus sur certains points. Or, en république, le chef de l’Etat ne voit qu’à court terme, l’œil fixé sur les prochaines élections. Les élections sont utiles, même indispensables mais pas au niveau suprême. Le Chef de l’Etat doit être indépendant pour poursuivre des politiques à long terme. Cette indépendance lui permet en plus de laisser aux Français libres dans leurs familles, leurs communes, leurs provinces, leurs associations…

Philippe SCHNEIDER

 

(1)   Mais ce n’est peut-être pas le cas d’une bonne partie de ses électeurs.

 

( 9 avril, 2022 )

Editorial du n° 378 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

 

Ukraine : Le grand gagnant de la crise, Washington

 

L’actualité est largement occupée par la guerre en Ukraine. C’est vrai que les Etats Unis et donc l’OTAN n’ont jamais respecté leur parole et tenté depuis la chute du mur de Berlin suivie de celle de l’URSS de réduire la Russie à une nation sous développée soumise aux entreprises américaines. La Russie n’a pas voulu se laisser faire et s’est en grande partie redressée. Après le coup d’Etat organisé par les Etats Unis en Ukraine en 2014, le nouveau pouvoir a voulu en finir avec les « russophones » qui peuplaient une bonne partie du pays. Certains se sont révoltés. La répression fut terrible mais non médiatisée car les tortionnaires étaient « pro-occidentaux » ! Ceux qui étaient proches géographiquement de la Russie purent résister et ainsi naquirent deux « républiques autoproclamées » qui s’armèrent avec l’appui de la Fédération de Russie. En même temps, la Russie en profite pour récupérer la Crimée, historiquement russe. Depuis, c’est la guerre. Il y eut certes les « accords de Minsk » signés sous les auspices de la France et de l’Allemagne. Ils prévoyaient un retour à la paix, le respect des frontières de l’Ukraine mais qui adopteraient une constitution fédérale respectant une certaine liberté pour les régions « russophones ». Il faut bien constater que l’Ukraine n’a jamais respecté ces accords et a continuellement bombardé les populations civiles du Dombass. La France et l’Allemagne, sans doute sous les pressions des USA, n’ont rien fait pour qu’ils soient respectés. La Russie, après plusieurs avertissements, a fini par agir. Il est certain qu’elle a fait là une sans doute grosse erreur en envahissant une partie de l’Ukraine et se plaçant de fait en position d’agresseur. N’aurait-elle simplement pu reconnaître les deux républiques autoproclamées en leur proposant officiellement une aide militaire défensive ? Cela aurait pu peut-être avoir le mérite de « figer » la situation, d’arrêter les bombardements ukrainiens et, du coup, relancer les accords de Minsk ? Une autre raison pour laquelle le Président Poutine devait agir, c’est que les élections présidentielles ne sont plus si lointaines et que le peuple russe n’aurait pas compris qu’il n’agisse pas alors que des « russes » se font bombarder. Il aurait sans doute alors perdu les prochaines élections…

La France était donc un des signataires des accords de Minsk. Mais les Etats Unis n’étaient pas parti prenante. De plus, il est probable que cela ne les intéressaient pas car, eux, ce qu’ils veulent, c’est l’abaissement de la Russie. Ils ont donc poussé d’Ukraine a ne pas les respecter et ils ont continuellement livré des armes à ce pays, entrainé ses soldats.

Les Français ont suivi. C’est la leçon que nous devons en tirer : la France n’a plus de politique indépendante, ne se fait que le porte parole des intérêts américains. Cela est du à deux choses qui n’en font qu’une : nous sommes prisonniers à l’intérieur d’une Union Européenne dominée par l’Allemagne et nous sommes dans le commandement intégrés de l’OTAN. Or l’Allemagne veut bien d’une défense européenne mais uniquement dans le cadre de l’alliance dominée par les Etats Unis.

Il faut bien voir que les grands gagnants de cette crise vont être les Américains : les prix du pétrole et surtout du gaz augmentent, ce qui rend les productions américaines rentables. Il faut savoir, en effet, que les prix d’extraction du pétrole américain et surtout du gaz (gaz de schiste qui semble ne plus être condamné par les « écolos » !) sont beaucoup plus élevés que ceux venant de Russie. Et les européens, ayant reçu l’ordre de ne plus – ou moins – acheté aux Russe, achèterons américain ! Or, l’intérêt de la France serait de diversifier ses sources d’approvisionnement.

Dans cette affaire, la France ne fait qu’obéir aux injonctions des USA. Le Président Biden vient à Bruxelles pour donner ses ordres et l’Union Européenne obéit. La France la première et notre pauvre Macron se fait le porte parole de l’américain pour faire semblant d’agir, campagne électorale oblige ! Espérons cependant que son action permettra quelques opérations humanitaires. L’opinion – bien dirigée par des informations à sens unique – semble vouloir des sanctions contre la Russie. Nous les prenons même si cela doit conduire à des catastrophes pour notre pays sans vraiment toucher les intérêts russes. Nous n’avons pas à sacrifier nos intérêts économiques, politiques et culturels en Russie. Un gouvernement qui serait véritablement français penserait d’abord aux intérêts de la France à long terme. Or, à long terme, nous devons avoir de bonnes relations avec ce grand pays, nous devons commercer avec lui et nos entreprises doivent y rester. La guerre se terminera sans doute très vite, il faut l’espérer. Ensuite il faudra reconstruire un partenariat fructueux. Avec nos sanctions, nous sommes mal partis ! Il ne faut pas oublier qu’il n’y a qu’une minorité de pays qui prennent des sanctions. Nous pouvons donc facilement être remplacés !

Pour mener une politique équilibrée, il faudrait un Etat Français qui ne réagisse pas à court terme mais ayant une vue à long terme de ses intérêts. pas ceux de puissances étrangères. La France doit avoir à sa tête un homme qui voit à long terme, donc non soumis à des élections et indépendant. Aujourd’hui cela n’est pas possible car un président n’a pour objectif que les prochaines élections et non l’intérêt de la France. De plus, notre pays n’a plus aucune indépendance, soumis qu’il est à l’Union Européenne, elle-même dépendante de Washington. Il est certain qu’un véritable chef de l’Etat en France devrait d’abord résoudre ces problèmes en renégociant des traités européens en vue  d’une alliance de Nations indépendantes et quitter le commandement militaire intégré de l’OTAN sans forcément quitter l’alliance. Il est aussi nécessaire d’avoir une véritable armée puissante, donc doubler à minimum son budget. Aucun président ne pourra le faire ni aucun candidat ne le propose. Le 10 avril, il faudra pourtant voter pour celui ou celle qui se rapproche le plus de cet objectif et surtout contre celui qui s’en montre le plus éloigné car il veut la disparition de notre pays : Emmanuel Macron.

Philippe SCHNEIDER

( 12 mars, 2022 )

Editorial du n° 377 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

Monsieur Déficit

 

Dans cet éditorial, je ne vous parlerai pas de l’Ukraine – vous trouverez le communiqué de l’Action Française à ce sujet – ni du Mali – voir l’intervention de Bernard Lugan qui connaît très bien le sujet – mais de la France que le Président Macron détruit petit à petit. La situation de notre pays est en effet catastrophique et inquiétant pour l’avenir surtout si, par malheur, il était réélu !

Il y a déjà notre dette immense, environ 120 % de notre Produit intérieur brut. Or, une dette doit être remboursée tôt ou tard et, en attendant, il faut payer les intérêts. Certes, aujourd’hui, ils sont très bas mais cela ne va pas durer. Et comme nous devons depuis 1973 emprunter à des banques, cela prendra une part de plus en plus importante de notre budget, empêchant des investissements  productifs. Et notre déficit budgétaire ne fait qu’augmenter. Il y eut bien sûr la politique de soutien aux entreprises durant la crise que nous venons de traverser. Elle était nécessaire du fait de la politique gouvernementale de restriction (confinement, couvre feu…). Mais, elle ne représente qu’une partie de nos déficits et pas la plus importante. Depuis 2017, le gouvernement ne fait que creuser les déficits, continuant les politiques de tous les présidents depuis Giscard. Cette dette abyssale tenue en plus en grande partie par des intérêts étrangers est un danger pour notre avenir.

Ce déficit permanent est doublé d’un autre déficit pour aussi inquiétant, celui de notre commerce extérieur qui vient encore de battre des records : 84,7 milliards d’euros ! L’accélération de ce déficit est du essentiellement à la reprise économique constatée en 2021 après la baisse record de 2020. Nous devrions peut-être rattraper le niveau de 2019 en fin 2022 si tout va bien. Croissance, certes, mais due essentiellement à la consommation des ménages. Or, sont achetés surtout des produits fabriqués à l’étranger, d’où une accélération de notre déficit. L’augmentation du prix des importations de gaz et de pétrole ne jouant que pour une partie relativement faible, pour l’instant.

Notre économie est structurellement déficitaire et cela ne fait que s’accentuer :

Notre industrie ne représente plus qu’environ 10 % de notre économie. Ce qui fait que lorsque nous consommons plus, cela ne fait  qu’aggraver notre déficit extérieur. Ce sont des produits importés que nous achetons. De plus, une grande parie de ce qui reste d’entreprises françaises passent de plus en plus sous contrôle de capitaux étrangers. C’est même le cas des entreprises stratégiques comme celles nécessaires à la défense nationale. Il y eut la scandaleuse vente des activités énergies d’Alstom  à Général Electric qui réalisait, entre autres, des produits nécessaires aux réacteurs de nos navires à propulsion nucléaire. Certes, EDF vient de racheter cette entreprise pour 1,2 milliards d’Euros alors qu’elle avait été vendue 585 millions ! Belles affaires ! Sans compter qu’une bonne partie de l’entreprise a été démantelée et tous les cadres dirigeants licenciés sauf… M. Pécresse ! Et que deviennent les brevets qui étaient détenus par cette société ? N’oublions pas non plus Latécoère, bradée à des capitaux américains alors que c’était une société particulièrement à la pointe du progrès dans de nombreux domaines dont plusieurs concernant la défense. Et elle était parfaitement saine financièrement. Il est vrai que notre gouvernement fait tout pour détruire notre industrie de défense. Nous pourrions citer de nombreux autres exemples. Et Macron continue  à encourager les capitaux étrangers à venir en France et les entreprises étrangères à s’installer chez nous. Il encourage même Pfister à venir sans doute moyennant des subventions. Va-t-elle ainsi pouvoir concurrencer avantageusement les entreprises pharmaceutiques françaises ? Voir les acculer à la faillite ? C’est cela la « volonté » de réindustrialisassions de Macron ?

Oh, j’oubliai… il va relancer la construction de centrales nucléaires pour produire de l’électricité. Voilà une bonne chose mais pourquoi donc a‑t-il tout fait pour dégrader notre outil  de production dans ce domaine ? François Gerlotto dans Royaliste nous signale qu’il a abandonné le projet de centrale de nouvelle génération Astrid en 2019 ! Ce projet, dit-il : « devait permettre de mettre au point les centrales du futur, d’améliorer la sûreté nucléaire de façon significatives et surtout de « fermer le cycle », c’est-à-dire de traiter les déchets radioactifs et d’en transformer la plus grande partie en combustible réutilisable ». Il ajoute que la France a par sa faute « a pris du retard dans la course au SMR (petit réacteur nucléaire modulaire », ceux-là même qu’il veut maintenant réaliser ! Ajoutons dans le même domaine qu’il veut multiplier les éoliennes (importées) qui coûtent chers, polluent  et ne produisent que très peu !

Pour relever notre industrie dans tous les domaines et ainsi limiter nos importations, il faut aider nos producteurs quitte à la protéger en limitant le libre échange mondial. Une idée qui m’est chère : mettre une taxe sur les transports (plus un produit vient de loin, plus il est taxé). En plus, ce serait une mesure très écologiste car l’une des plus importante cause de pollution, sinon la plus importante, est constituée par les transports de marchandises par bateaux.

Sur le plan agricole, nous avons le même problème : il faut savoir que « grâce » à l’Europe, la France est devenue déficitaire dans ce domaine aussi. Le libre échange mondial ayant détruit une partie importante de notre agriculture. Par ailleurs, là aussi et dans les secteurs les plus rentables, nous assistons à des investissements de capitaux étrangers.

Il nous faudrait un gouvernement contrôlant dans tous les domaines les investissements étrangers, protégeant notre économie et relançant notre production dans l’intérêt du pays. Cela ne se fait pas en 5 ans – dont un minimum la moitié de campagne électorale – mais sur beaucoup plus. Il faut donc à la tête de notre Nation un homme qui ait une  vision à long terme, le gouvernement s’occupant de la mettre en pratique. Cet homme, qui ne doit pas être un dictateur, ne peut être que notre Roi. A court terme, il faut limiter les dégâts et donc combattre ceux qui pourraient profiter de la crise ukrainienne comme ils ont profité du Covid pour accentuer l’intégration de notre pays dans l’Union Européenne. Donc faire en sorte que Macron et son « clone » féminin soient battus.

Philippe SCHNEIDER

( 3 mars, 2022 )

CONSTERNANT !

 

 

Consternant, cette intervention de Macron hier soir. Nous aurions attendu qu’il prenne de la hauteur en ces heures dramatiques, nous eûmes que mauvaise propagande et basse manœuvre électorale !

La Lorraine Royaliste

( 23 janvier, 2022 )

Editorial du n° 376 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Macron : Un anti Français à tendance dictatoriale

 

Comme toujours en ces périodes électorales mais peut-être encore plus cette fois, nous ressentons une désagréable impression de guerre civile. Il est vrai que c’est le propre de la république de diviser les Français. Constatons aussi que les enjeux sont importants car la France ne cesse de s’enfoncer, de se diluer jusqu’à disparaître, ce que veulent nombre de nos politiques, celui qui occupe actuellement la place de président en premier.  Mais pour l’heure, il songe qu’à sa réélection (en fait depuis 2017), et fait de la « tactique électorale » bien qu’officiellement « non candidat ». Ainsi, il parle, parle, parle… sur tous les sujets, même ceux qu’il ne connaît visiblement pas comme la science et la ou les religions, il ne sait pas trop…  Remarquons cependant que de moins en moins de Français ne l’écoute…

Il parle essentiellement pour essayer de se justifier, se « glorifier » en particulier de sa politique économique. D’après lui, nous serons en pleine progression. Pourtant, à cause de sa politique, nous avons perdu 7,9 % de notre Produit Intérieur Brut (P.I.B.) en 2020 et regagné 6 % environ en 2021, ce qui fait que nous sommes encore largement inférieurs au niveau de 2019 et il n’est pas sur que 2022 permette de le rattraper ! A noter que, dans le monde, la perte moyenne en 2020 est de 3,3 % !  Et beaucoup de pays ont déjà rattrapés voire dépassés le niveau de 2019 ! Or tous ont été touchés par la crise dite du « Covid », mais n’ont pas tous – loin de là – réagit de la même manière. Il n’y a donc pas de quoi se vanter. Par ailleurs, toute cette politique s’est faite par le recours au crédit, crédit que nous aurons beaucoup de mal à rembourser surtout si les taux d’intérêts se mettent à augmenter, ce qui est probable. A noter que Macron se félicite de l’emprunt européen alors qu’il est catastrophique pour la France qui devra rendre plus que ce qu’elle a emprunté au nom de la « solidarité européenne », ce qui est rarement signalé.

Dans ses discours, quand il parle de « réindustrialisassions », « d’indépendance », de « frontières », mais  il ne les voit que dans le cadre « européen », la France a disparu pour lui ! Pour preuve, notons ce scandaleux remplacement sur l’Arc de Triomphe à Paris le drapeau Français par le pseudo drapeau européen.

En fait, pour Macron, la France est trop petite pour lui. Elle n’est qu’une petite province d’une Europe supra nationale dont il espère sans doute devenir un jour le vrai président, pas comme la « présidence tournante » qu’il a inauguré le 1er janvier et qui ne représente rien même s’il veut en jouer sur le plan électoral français. Et ce n’est qu’une étape, sans doute se voit-il, dans son orgueil démesuré, un destin « mondial » ! C’est sans doute la raison pour laquelle il a transformé les cartes d’identité en les faisant bilingue français/anglais. C’est là une marque de la soumission qu’il veut imposer à la France à l’impérialisme américain que refuse par ailleurs la majorité des pays du monde !

Mais, pour cela, il faut au minimum qu’il soit réélu président cette année en France. En dehors de l’économie, il joue sur la crise sanitaire qu’il exagère beaucoup – surtout aujourd’hui – pour instiller la peur chez les Français. Cette peur qui fait tout accepter – du moins apparemment et superficiellement (1) -, y compris les mesures les plus stupides comme le « passe vaccinal » qui n’empêchera nullement la propagation du nouveau variant. Faut-il d’ailleurs l’empêcher ? Beaucoup de spécialistes – souvent favorables aux mesures précédentes – considèrent que l’on doit laisser se propager ce nouveau variant, beaucoup moins dangereux pour arriver plus facilement à une immunité. La peur qui, pense-t-il, poussera beaucoup de personnes à voter pour lui ! L’expérience montre que la peur pousse à soutenir généralement le pouvoir en place, quel qu’il soit. Mais il va encore plus loin dans son désir de faire croire qu’il protège la majorité de la population : outre les insultes ordurières, coutumières chez lui, il va jusqu’à dénier le titre de « citoyen » à ceux qui ne sont pas vacciner pour une raison ou une autre (il n’y a pas que ceux qui le refusent !). Ceci rappelle étrangement les « heures les plus sombres de notre Histoire », je veux dire l’époque de la terreur révolutionnaire lorsque Robespierre et ses amis considéraient leurs adversaires comme des « non citoyens », donc des personnes à abattre au sens stricte du terme jusqu’au génocide vendéen, entre autres. Nous n’en sommes pas encore là mais la tendance est la même !

Anti français à tendance dictatorial, tel pourrait être la définition du président Macron. Il faut l’empêcher de nuire et la meilleure façon est qu’il ne soit pas réélu. Un autre chef d’Etat ferait-il mieux ? Rien n’est moins sur. Depuis le début de la cinquième république – pour ne pas remonter plus loin – nous allons de mal en pis. Cette campagne montre cependant un espoir : une jeunesse nombreuse et déterminée se lève pour dénoncer la destruction programmée de notre pays et veut relever la France. Majoritairement, elle semble se diriger vers un soutien à Eric Zemmour (mais pas uniquement). Ces jeunes – mais aussi de « moins jeunes » – ont le défaut de croire encore possible « une bonne république ». L’histoire nous montre que cet espoir est vain même si, ponctuellement, nous pouvons ralentir le déclin. Aussi, il convient de leur montrer, avec en particulier cette jeunesse royaliste elle aussi en pleine expansion, le chemin du redressement national qui ne pourra de faire à terme qu’avec notre Roi Jean comme chef de l’Etat.

En attendant, je vous souhaite à tous une très bonne année militante.

Philippe SCHNEIDER

(1) Beaucoup de Français, la plupart du temps vaccinés, n’acceptent pas toutes ces obligations.

( 1 janvier, 2022 )

Voeux

 

 

LA LORRAINE ROYALISTE

Souhaite

A tous ses amis

Une bonne et heureuse année 2020

Qu’elle voit le début de la restauration de notre pays qui ne peut se faire, à terme, qu’avec le retour de notre Roi

VIVE LE ROI pour que VIVE LA FRANCE !

( 11 décembre, 2021 )

Editorial du n° 375 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

Ridicule

 

Cet homme qui est, hélas, à la tête de notre pays nous fait honte. S’il ne faisait que se ridiculiser, ce ne serait pas grave mais il ridiculise en même temps la France, et cela est important pour nous.  Prenons quelques exemples :

Il y eut le 8 octobre dernier un pseudo sommet « France-Afrique » à Montpellier. Près de 3.000 participants dont une majorité de « jeunes » demeurant en France et quelques « intellectuels » – anglophones ! – « décoloniaux » haineux envers notre pays. Macron a montré ainsi son profond mépris pour les dirigeants africains, dont aucun n’était invité. Ce sommet n’avait pour but que de faire parler de notre Président au dépend de nos amis africains. Personne n’aurait osé faire ainsi du temps des colonies : nous avions, en France, plus de respect pour eux. Ce sommet a ridiculisé la France en Afrique.

A Rome, plus précisément à l’ambassade de France au Vatican, les Présidents Macron et Biden se rencontrent. L’Américain avait une heure et demie de retard montrant ainsi le peu d’estime qu’il a pour notre pays et son chef. Notre Président aurait du partir au bout d’un quart d’heure, montrant ainsi que l’on ne se moquait pas de la France. Au lieu de cela, il a attendu et Biden s’est même moqué de lui concernant le contrat de sous-marins avec l’Australie. Macron, la aussi, s’est ridiculiser et notre pays avec.

A Rome encore, lors de sa rencontre avec Sa Sainteté le Pape François le 26 novembre, notre président s’est permis une familiarité indécente allant même jusqu’à le tutoyer. Quel manque de respect ! Même les anticléricaux de la IIIème république n’auraient pas osé une telle stupide « familiarité » !

Les attitudes du locataire de l’Elysée sont affligeantes et je pourrai faire une liste beaucoup plus grande simplement en rappelant certains faits à Paris, en Guadeloupe ou ailleurs…

Ce Président nous fait vraiment honte et devient la risée du monde entier.  Quel désastre !

Toute sa politique va dans le sens de la disparition de la France d’abord dans une Union Européenne toujours plus fédérale – c’est le sens de « l’accord » avec l’Italie du 26 novembre dernier – puis dans un « mondialisme » de plus en plus affirmé. En cela, Macron montre bien qu’il est un homme d’une gauche anti française, bon héritier de François Hollande, en pire ! Ajoutons la vente à l’étranger de nos entreprises y compris (surtout ?) quand elles sont vitales pour notre défense nationale comme Latécoère.  De gauche – je pourrai même dire d’extrême gauche – aussi sur le plan dit « sociétal » avec la loi faussement dite « bioéthique », l’allongement du délai d’avortement, toute sa politique anti familiale. Ajoutons le soutien discret mais efficace à la propagande dite « anti coloniale », le « workisme » (quel affreux mot), cette volonté de destruction venue d’Amérique mais qui ressemble étrangement à celle de la révolution dite française !

Rappelons aussi qu’il ne fait rien pour que la Nouvelle Calédonie reste française et si, comme nous devons l’espérer pour la France et les Néo calédoniens, elle reste française, il n’y sera pour rien ! Voudrait-il aussi abandonner les Antilles Françaises ? Nous pouvons le craindre après les dernières déclarations de son sous ministre. Bien entendu, dans un cadre normal d’une France royale, il serait souhaitable que ces iles bénéficient d’une grande décentralisation. Ce serait souhaitable d’ailleurs aussi pour les provinces de métropoles : pourquoi la Lorraine serait gouvernée de la même manière que la Bretagne ou la Provence ? Voila les libertés réelles. Mais est-ce possible dans notre république jacobine ? Je ne crois pas au risque d’éclatement.

En attendant, le gouvernement et les médias nous abreuvent en boucle d’informations sur le « covid ». Cela occupe l’esprit de la population tout en cachant la situation désastreuse de notre pays et en limitant de plus en plus les libertés des Français, instituant petit à petit un véritable « totalitarisme ». Pourtant, tous les Français ne se couchent pas. Ils sont nombreux à souhaiter une réaction puissante pour relever la France. Certains croient voir en un ancien chroniqueur devenu homme politique – Eric Zemmour pour ne pas le nommer – une planche de salut. Est-ce sérieux ? Même s’il exprime quelques bonnes idées – mais il n’est pas le seul – il reste ambigüe. Ce qui est sur, c’est qu’il fait peur à la « classe dirigeante » (les valets de la haute finance) et cela peut faire plaisir. Ils feront tout pour l’éliminer quitte à revoir quelque peu les pratiques électorales : permettre de nouveau le vote par correspondance qui facilite beaucoup les fraudes, raison pour laquelle il a été supprimé en 1975. Introduire le vote électronique… Que ne serait-il pas prêt à inventer pour « défendre la république » ?

Il faut le dire et le répéter : il ne peut y avoir une « bonne » république en France. Elle a été faite et imposée à notre pays pour le détruire et elle y arrive fort bien quelque soit l’équipe au pouvoir. C’est le système qui est mauvais en lui-même.

Alors, faut-il s’intéresser à la consultation qui arrive ? Sans doute car selon la personne élue, elle peut, avec son équipe, plus ou moins accélérer ou ralentir la décadence du pays et protéger nos concitoyens. Le pire serait qu’Emmanuel Macron soit réélu. Il faut donc tout faire que cela ne se fasse pas.

Pour le reste, le plus important, il est vital pour la France et tous les Français de poursuivre notre combat pour le rétablissement de la monarchie royale française et permettre à notre Roi Jean de régner. Au travail !

Philippe SCHNEIDER

( 3 décembre, 2021 )

Editorial du n° 374 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

La France ensablée sous le règne des potiches

 

« A quoi sert-il de mettre la barre à gauche ou à droite si le navire est ensablé ? » dit très bien Paul-Marie Coûteaux dans le numéro d’octobre 2021 du très bon mensuel « Le Bien Commun ».

Ce « navire », c’est bien entendu notre pays, la France. Elle est complètement « ensablée », ne pouvant – pour les grandes décisions – que suivre les instructions de ce qui « l’ensable », c’est-à-dire l’Union Européenne. Alors, pourquoi se « battre » entre gens qui se disent « de droite », « de gauche », « du centre » ou que sais-je encore ? Depuis Giscard, c’est ce qui se fait et, la « bagarre » finie, tous font la même politique. Seul Mitterrand avait au début tenté autre chose, il faut le lui reconnaître même si on ne l’approuve pas. Il fut vite « rappelé à l’ordre » et finit par poursuivre ce qu’avait commencé son prédécesseur. Que veulent ces gens qui nous gouvernent de Bruxelles ou de Berlin ?

En économie, toujours plus de libéralisme : frontières ouvertes aux hommes, aux marchandises et – surtout – aux capitaux pour permettre de plus grands profits aux financiers. Ceci suppose la suppression des frontières et des politiques économiques nationales. Dans l’idéal, aucune nation ne doit défendre ses intérêts propres qui n’ont pas à exister.

Sur le plan de la société, les hommes – uniquement considérés comme des individus isolés – doivent pouvoir agir librement : ce ne sont que  des « agents économiques » consommateurs et producteurs pouvant être déplacés selon les besoins de l’économie. Donc, pas d’enracinement, d’attachement local, familial, religieux, culturels… car cela gêne le « libre jeu » de l’économie. Les humains sont considérés comme du bétail. C’est pourquoi, il est important pour eux de favoriser les migrations, toutes les migrations, afin d’arriver à un monde coupé de toutes racines. C’est mauvais pour nous mais aussi pour tous ceux qui migrent. Et il faut que ces immigrants soient nombreux pour qu’ils soient inassimilables et concourent – bien malgré eux le plus souvent – à la destruction de nos civilisations.

Quand nous regardons l’évolution de nos sociétés, de notre pays depuis 50 ans, nous ne pouvons que constater cette évolution mortifère pour notre Nation mais aussi pour nous Français. Nos dirigeants ne sont que des « fondés de pouvoir » appliquant cette politique car « c’est la seule possible » dans notre monde mondialisé ! Ils le disent et s’en cachent de moins en moins. Certains, avant Macron, faisaient au moins semblant d’être « décisionnaires » !

Alors, nous comprenons facilement que ces « potiches » n’ont que peu à faire des intérêts de la France. Nous pouvons le voir avec la Nouvelle Calédonie soumis à un troisième référendum sur son indépendance comme si le pouvoir voulait vraiment abandonner ce territoire. Or, il pourrait être l’encrage de notre puissance dans le Pacifique (avec les autres territoires plus petits). Il faudrait pour cela une présence militaire forte sur place avec troupes, avions et navires. Cela nécessite des moyens que nous n’avons pas. Notre armée est en effet exsangue, peu nombreuses et sans équipement. Pourtant nous savons les fabriquer. C’est cependant de moins en moins vrai : notre industrie de défense passe de plus en plus sous contrôle étranger et nous bradons à l’Allemagne notre savoir faire en particulier dans le domaine de l’aviation !

Alors, pourquoi s’intéresser aux prochaines élections présidentielles ? Si c’est pour avoir un nouveau – ou ancien – « potiche » qui suivra la même politique, aucun intérêt. Or, il est certain que si nous restons « ensablés » dans l’Union Européenne, l’OTAN, … il ne pourra rien être fait pour redonner à notre pays son indépendance, sa puissance et donc nos libertés, à nous Français.

Certains disent que l’Europe peut être réformable de l’intérieur. Certains pays – de l’Est en particulier – le voudraient et se battent pour garder des libertés. Or, ils sont condamnés par la direction de l’Europe même quand il s’agit de problèmes « sociétaux » ou d’immigration. Il faut suivre les « directives » et obéir. Nous avons vu comment la Grèce fut « matée », en sera-t-il de même pour la Pologne et la Hongrie ? Il est probable qu’ils devront céder même s’ils essayent de « sauver la face » !

Alors, quand des candidats parlent de ré industrialisation par exemple et tout le monde en parle aujourd’hui, même Sarkozy, Hollande et Macron qui n’ont fait que disloquer, vendre notre industrie, surtout Macron ! Certains parlent même de changer les règles des marchés publiques pour favoriser les entreprises françaises. C’est bien, cela existait avant, mais c’est interdit par les règlements européens ! Il faut être sérieux, ils ne feront rien une fois élus car ce serait contraire aux principes libéraux de l’U.E. Et ce n’est qu’un exemple parmi de multiples autres.

Certains candidats se montrent plus critiques que d’autres envers cette Union Européenne qui nous asphyxie. C’est vrai mais aucun ne propose d’en sortir à part Asselineau et Philippot et auraient-ils assez de pouvoir pour en sortir s’ils étaient élus, englués qu’ils seraient dans notre système républicain ?

Pour moi, le nouveau quinquennat ne servira à rien, quoiqu’il arrive même s’il nous faudra voter pour celui qui paraîtra un peu moins mauvais que les autres. Il faut savoir que seul un pouvoir fort, indépendant des partis, des groupes de pression économiques et financiers pourra un jour sauver notre pays. Il ne peut pas exister en république. Il nous faut notre Roi et toute notre action politique doit n’avoir pour but que d’en convaincre les Français. Tout le reste importe peu ou très peu !

Philippe SCHNEIDER

( 13 novembre, 2021 )

La médiasphère, instrument du pays légal républicain ? La médiasphère, instrument du pays légal républicain ?

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

Cette campagne présidentielle qui a commencé depuis quelques semaines (quelques mois ?) déjà suscite à la fois de l’agacement et des craintes et de l’enthousiasme et des espoirs : en fait, en ces temps d’incertitude globalisée, chacun cherche des certitudes dans les discours et les promesses des uns et des autres, et le « dégagisme » de la précédente campagne de 2017 n’est jamais très loin, même s’il est fortement contrebalancé par le désir de continuité, désir aujourd’hui incarné par M. Macron, mieux encore que par ses prédécesseurs en leurs temps respectifs : le vieil inconscient monarchique français joue, pour l’heure, au bénéfice du président sortant, dans une sorte de double réflexe, à la fois légitimiste et dynastique, mais, pour le royaliste que je suis, la légitimité et la dynastie en moins, évidemment !

Dans la « classe discutante », selon le mot de Max Weber, certains essaient de prendre un peu de hauteur pour saisir le sens de l’élection qui vient, et c’est le cas de Jean-Pierre Le Goff, à qui l’on doit la meilleure synthèse sur Mai 68 publiée à ce jour (1), et qui s’inquiète de l’actuelle campagne préélectorale et de ses aspects majeurs (2), peu compatibles avec la « disputatio » politique et avec l’exercice civique : « L’agitation dans tous les sens, la recherche de la visibilité médiatique maximum, l’accumulation d’annonces et de recettes (avec ou non des chèques approvisionnés à l’appui), les réponses à tout avant même que les questions ne soient posées », voici ce qui tue la politique en France quand, dans le même temps, les aspirants au trône élyséen avancent « des offres et des discours adaptés aux différentes catégories de la population et aux victimes de toutes sortes comme autant de clientèles qu’il s’agit de fidéliser ou de conquérir dans un marché instable et fortement concurrentiel ». Autant dire que tout cela peut faire hausser les épaules des royalistes conséquents qui, loin (trop loin ? L’éloignement n’est-il pas aussi une forme d’absence ?) de toute cette « politique-spectacle » (jadis évoquée par Roger-Gérard Schwartzenberg dans son livre publié en 1977, « L’État spectacle »), travaillent à crédibiliser l’idée d’une Monarchie royale qui ne doive rien aux joutes présidentielles et aux emballements médiatiques ; mais, dans une République dominée par le « pays légal », peut-on vraiment ignorer cette situation contemporaine de la démocratie représentative et émotionnelle ? Cela semble difficile, et c’est en cela aussi que le propos de M. Le Goff nous intéresse, non pour nous précipiter dans la grande mêlée mais pour la dépasser et préparer « le jour d’après », ce lendemain d’élection qui est souvent celui de la désillusion pour les perdants mais aussi, un peu plus tard sans doute, pour les partisans du gagnant.

Le Goff, à la suite de Régis Debray, évoque cette « médiasphère » qui forme « une « bulle » qui intègre d’emblée les faits et les événements dans une masse d’images, de mots, de commentaires, de débats et de polémiques à n’en plus finir (…) qui constitue un univers flottant qui crée un sentiment d’irréalité par rapport à la vie quotidienne et aux préoccupations des citoyens ordinaires. Dans cette « bulle », beaucoup peuvent vivre, commenter, débattre et polémiquer dans l’entre-soi en continuant de se croire le centre du monde sans que cela change quoi que ce soit à la réalité. » La médiasphère constitue, en somme, « l’avant-garde consciente (ou qui se prétend telle) du pays légal », pourrait-on dire en paraphrasant Lénine, et, en intégrant les réflexions de Jérôme Sainte-Marie sur les « blocs » (3), considérer qu’elle est, d’abord, au service du « bloc élitaire » contre le « bloc populaire » que certains pourraient voir comme la forme contemporaine du « pays réel » cher à Maurras (n’est-ce pas, néanmoins, un peu exagéré ou trop réducteur ?). Ce qui, à suivre Le Goff, n’empêche pas des polémistes comme M. Zemmour de trouver place « au centre de la machinerie médiatique (dont) il connaît de l’intérieur les mécanismes ». Sans prendre parti sur une éventuelle candidature zemmourienne, peut-on considérer que ce que d’aucuns nomment « le Système » (terme dont la définition mériterait d’être précisée, au-delà d’un sens minimal de « technostructure de domination idéologique et pratique ») peut être subverti de l’intérieur, dans ses propres raisons d’être et de devenir, par un homme issu (ou sorti) de celui-ci ? Cela me semble fort possible, mais jusqu’où ? Car, après tout, le Système n’est pas totalement « irréel » et il suscite autant de désirs que de ressentiments, voire de haines, et il a une immense capacité de résilience et de transformation, d’étouffement et de retournement, aussi, des révoltes qui le visent : a‑t-on oublié les récents exemples de Siriza en Grèce et du Mouvement 5 étoiles en Italie, devenus des rouages du Système avant de disparaître (ou presque), dévorés par celui-ci et laissant orphelins des militants désorientés, à l’image de ces ouvriers et « gueules noires » électeurs de François Mitterrand au soir du « tournant de la rigueur » de 1983 et au petit matin triste des fermetures de mines et d’usines en Lorraine en 1984 ?

Il est facile de critiquer, mais l’art de construire durablement est plus délicat et difficile, et la médiasphère, si elle peut un temps être contournée par quelques dissidents experts du numérique et capables de créer un événement et de lui donner un écho considérable (mais souvent éphémère, le temps d’un écho, justement…), n’est pas facile à remplacer. Mais, faute de la supprimer (n’est-elle pas consubstantielle aux nouvelles technologies de l’information ?), il importe de la ramener à de plus modestes dimensions, ce qui n’est pas forcément impossible, si la volonté politique et des institutions « indifférentes et indépendantes » se rencontrent pour ouvrir un champ d’expression des idées et des débats qui puisse vivre et prospérer sans avoir besoin de prêter allégeance à cette médiasphère trop souvent « monopolistique ».

La médiasphère vit, en fait, trop souvent de l’intérêt qu’on lui prête : en lui préférant la réflexion posée et la discussion argumentée (ce qui n’empêche pas la passion), et en lisant Le Goff plutôt que de regarder Hanouna, le citoyen peut retrouver une part de sa liberté de pensée et d’expression aujourd’hui ; mais l’État électif, par son principe même reposant sur le choix de sa magistrature suprême par ceux qui sont les plus sensibles aux messages et aux émotions de la médiasphère, reste « serf consentant » d’un Système dont il ne peut être, en définitive, que le vassal tout en étant son bras « légal et armé ». N’ayant pas à tous les moments de notre histoire nationale un général de Gaulle capable de s’imposer « au-delà des partis » et tirant sa légitimité de l’histoire plutôt que du système médiatique, il apparaît nécessaire, du coup, de réfléchir aux institutions qui peuvent s’enraciner dans le temps long et dans un « pays réel » attaché à sa « continuité d’existence » (ce que Fernand Braudel nomme « l’identité »), malgré et « par-dessus » la médiasphère…

Jean Philippe Chauvin

(Article paru sur le blog de Jean Philippe Chauvin le 10 novembre 2020 https : « //jpchauvin.typepad.fr »


Notes : (1) : « Mai 68, l’héritage impossible », publié en 1998 à La Découverte.

(2) : Entretien paru dans Le Figaro, mercredi 3 novembre 2021.

(3) : Jérôme Sainte-Marie a publié plusieurs livres sur le thème du « bloc populaire contre bloc élitaire », le dernier cet automne (« Bloc populaire », éditions du Cerf), et a débattu sur ce thème avec Marcel Gauchet dans les colonnes du Figaro-Magazine, daté du 5 novembre 2021.

( 27 septembre, 2021 )

Editorial de LA LORRAINE ROYALISTE N°373

 

Sans l’indépendance de l’État, il n’y a pas de libertés

 

Nous vivons depuis maintenant près de 2 ans sous le signe du « Covid », de ses dérivés et des conséquences imposées par notre gouvernement.

Dans le temps, ces mesures paraissent contradictoires, improvisées. Cela est dû en grande partie à des contraintes matérielles : manque de masques, de lits dans les hôpitaux, surtout en réanimation, mauvaise organisation de notre système de santé, beaucoup trop centralisé, à l’administration tentaculaire et onéreuse, etc.

Des leçons sont à tirer de cet état de fait. Nous pouvons reprocher à notre gouvernement de ne rien faire pour améliorer la situation pour pouvoir avoir les moyens de faire face lors d’une nouvelle épidémie, ce qui arrivera fatalement. L’histoire nous montre que cela arrive régulièrement et sans « prévenir ». Il faut donc être prêt. Au contraire, sans doute pour faire des économies, il semble que le pouvoir aggrave les choses pour l’avenir : il y aurait eu encore des suppressions de places dans les hôpitaux alors qu’il faudrait en créer !

Dans le monde, nous constatons des réactions très différentes d’un pays à l’autre. Certains n’ont pris aucune mesure particulières, se contentant de préconiser de la prudence dans les relations entre les personnes (Suède, certains États des USA,…) et d’autres ont pris des mesures très strictes (confinements, fermetures des écoles,…) un peu comme la France avec tous les intermédiaires possibles. Or, il semble, pour l’instant, que le pourcentage de morts par rapport aux habitants soit à peu près le même quelque soit la politique suivie. Pourcentage d’ailleurs très faible comparé à d’autres pandémies ! Ajoutons que dans certains pays, il y avait des politiques de traitements dès les premiers symptômes alors que d’autres ne soignaient que plus tardivement. Tous, par contre, ont comptés sur les différents vaccins pour juguler l’épidémie. Raison pour laquelle ils furent distribués très vite avant même que les essais ne soient terminés (ils ne le sont toujours pas, raison pour laquelle il est difficile et sans doute illégal de les rendre obligatoires).  Ces vaccins – ceux autorisés en France comme les autres – semblent diminuer les risques du moins pour les formes graves de la maladie. C’est déjà quelque chose mais cela justifie-t-il un tel acharnement ? Et puis il y a quand même des incertitudes sur les conséquences  à moyen et long terme surtout pour les vaccins à base d’ARN messagers, selon de nombreux scientifiques. Risques faibles sans doute mais risques. Cela justifie l’objection de conscience d’ailleurs reconnue par les Évêques de France, du moins tant que les périodes d’essai ne seront pas terminées.

Le gouvernement, conscient de ce problème, tourne le problème en imposant un « passe sanitaire » pour de nombreuses activités, ce qui revient à rendre le vaccin pratiquement obligatoire ! Remarquons qu’il doit douter de son efficacité car, autrement,  il rendrait d’abord ce « passe » obligatoire là où il y a le plus de promiscuité, en particulier les transports en commun (bus, métros, trams, RER,…) et non pas dans les cafés et restaurants, surtout les terrasses, où cela ne sert à rien !

Nous pouvons nous demander à quoi rime réellement ce « passe sanitaire » pour nos gouvernants ? Et là nous nous rappelons que certains comme Jacques Attali, le « mentor » de Macron, mais aussi le créateur du forum de Davos, Klaus Schwab, ou le sulfureux George Soros et leurs amis souhaitaient l’apparition d’une épidémie afin de tester des systèmes de contrôle de la population comme le « passe sanitaire » ! Ensuite, cela pourrait être généralisé s’il n’y avait pas trop de réactions. Ainsi, avec ce « contrôle » et la mondialisation, la finance internationale pourrait multiplier ses profits… Complotisme ? Non car un complot est par définition secret et mis en place par un ou des groupes occultes. Là, ce n’est pas le cas, car les personnages cités et d’autres ont clairement annoncé cet objectif par écrit ou lors de conférences publiques et largement diffusées. Philippe de Villiers en donnent toutes les preuves dans son dernier livre « Le Jour d’après ». Et c’est cela qui justifie pleinement les manifestations du samedi qui rassemblent des centaines de milliers de personnes. Nous remarquerons que plus il y a de monde, moins il est dénombré de manifestants par la propagande officielle !

Que l’on comprenne bien, il se pourrait très bien qu’un « passe sanitaire » put être utile à un moment ou un autre dans la vie d’un pays et qu’un pouvoir indépendant l’impose à ce moment là. Il serait en place pour un moment donné et sans arrière pensée. Mais, justement, il faut pour cela un pouvoir indépendant, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, en république. Comment ne pas penser que nos « dirigeants » suivent les directives de leurs « commettants » ? Surtout que cela peut permettre aussi de contrôler les électeurs ! Remarquons que dans le même temps, dans ce même but de « contrôle », d’autres libertés sont supprimées visant en particulier les familles comme l’enseignement à la maison, les écoles hors contrat, les autorisations données aux mineurs sans l’autorisation des parents…

Ici comme dans tous les autres domaines, sans l’indépendance de l’État, il n’y a pas de libertés et, en France, il n’y a qu’un seul pouvoir indépendant possible, celui de notre Roi. Et nous ne pouvons faire confiance à aucun des candidats à la présidentielle de 2022 car, même s’il y en avait un qui souhaiterait aller vers plus d’indépendance il serait pris dans le système et ferait comme les autres !

Philippe SCHNEIDER

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