• Accueil
  • > Recherche : lorraine royaliste
( 9 mai, 2019 )

NANCY défiguré – suite

 

 

Chers Amis,
A la suite de l’article sur « Nancy défiguré » paru dans le numéro d’Avril de LA LORRAINE ROYALISTE, je vous invite à signer la pétition de l’association Mémoire de la Ville de Charles III
Amicalement
Philippe SCHNEIDER
Il ne se passe guère de temps à Nancy, sans que le patrimoine ne soit l’objet de nouvelles et graves menaces.
Ainsi après l’immeuble Emblème sur la place Veil, l’extension du Musée lorrain, Grand Nancy Thermal, voici que les édiles ont autorisé la construction de deux immeubles de 19 logements dans l’emprise de l’ancienne église du Noviciat des Jésuites.
Cet édifice de 1602, qui offre sa belle façade au passant près de la Porte Saint-Nicolas, est un haut lieu de l’histoire de Nancy et de la Lorraine. A l’arrière, les vestiges subsistants permettraient d’en faire un lieu public significatif accueillant une Maison du secteur sauvegardé et un Centre d’interprétation de l’architecture et du Patrimoine.
L’inculture a préféré le lotir et lui ôter toute figure d’église.
Découvrez ci-dessous la genèse récente de cette nouvelle affaire. Élevez-vous contre la spoliation de Nancy, de son histoire et de sa beauté.
Signez et partagez la pétition.
TROP, C’EST TROP.

Association Mémoire de la Ville de Charles III

https://www.mesopinions.com/petition/autres/derriere-belle-facade-rue-saint-dizier/64199=

( 2 mai, 2019 )

Editorial du n° 353 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

LE NATIONALISME, C’EST LA PAIX

 

 

Auteur d’un livre intitulé The Virtue of Nationalism, Yoram Hazony  est docteur en philosophie politique. Il est aussi théologien et il enseigne à l’Université de Jérusalem.

Qu’appelle-t-il un nationaliste ? : « J’appelle « nationaliste » quelqu’un qui souhaite vivre dans un monde constitué de nations indépendantes. » répond-il à un journaliste du Figaro-Magazine (Paul Sugy) qui l’interroge. Pour lui, le modèle nationaliste « permet à chaque nation de décider ses propres lois en vertu de ses traditions particulières. Un tel modèle assure à tous les pays de déployer leur génie à montrer que leurs institutions et leurs valeurs sont les meilleures. Un tel équilibre international ressemblerait à celui qui s’est établi en Europe après les traités de Westphalie signés en 1648 ».

Les nationalistes veulent à tout prix éviter la guerre qui tue et détruit car ils veulent le bien du pays et de ses habitants. Yoram Hazony dit très bien : « Le nationaliste, lui, dessine une frontière par terre et dit au reste du monde : « au-delà de cette limite, je renonce à faire imposer ma volonté. Je laisse mes voisins libres d’être différents ».

Le nationaliste est à opposer à l’impérialiste (1). Pour lui cet impérialisme nous vient de l’Empire romain qui voulait dominer le monde connu. Ce fut ensuite le Saint Empire Romain Germanique et la France a subit les tentatives de cet empire de l’envahir. C’est la raison pour laquelle les Rois de France ont toujours essayé d’empêcher l’unification de l’empire allemand. Cette politique fut menée avec succès ce qui valut à la France de ne pas être envahi, même en parti, durant près de deux siècles. L’autre grand danger, lui aussi impérialiste, fut le « califat musulman », qui revient ! Ajoutons qu’il fait remarquer que la France, rompant avec son passé, fut elle aussi « impérialiste » sous Napoléon, héritier de la révolution française : « Napoléon, dit-il, (…) n’avait pour but que d’imposer son modèle de gouvernement « éclairé » à tous les pays qu’il avait conquis : les Pays-Bas, l’Allemagne (2), l’Italie, l’Espagne, … Son projet, en somme, était le même que celui de l’Union européenne aujourd’hui : réunir tous les peuples sous une seule et même législation. » C’est exactement ce qu’un nationaliste ne veut pas : il est pour la liberté des peuples.

Yoram Hazony ajoute que cet « impérialisme » peut être idéologique et financier : c’est ce à quoi nous assistons en voyant qu’une certaine idéologie dite « démocratique » et libérale veut imposer à tous les pays du monde son mode d’existence, ce qui amène guerres, oppressions, massacres. Nous l’avons vu récemment au Moyen-Orient, en Lybie, en Afrique, en Asie… et en Europe.

Le monde est divers, les nations sont toutes différentes et c’est en le constatant et en les respectant toutes que nous pouvons arriver à un monde où les guerres, les oppressions pourraient être non point éradiquer (le monde n’est pas parfait !) mais au moins limitées. Le cas de l’Union Européenne est caricatural, notre écrivain dit très justement : « un gouvernement impérialiste comme celui de l’Union européenne tue toute forme de diversité dans l’œuf. Les élites bruxelloises sont persuadées de savoir déjà avec exactitude la façon dont le monde entier doit vivre. Il est pourtant manifeste que ce n’est pas le cas… »

Il ne s’agit pas de vivre chacun de son côté car « Des nations indépendantes sont tout à fait capables de se coordonner entre elles ». C’est exactement ce que nous pensons. Je dirai même que des nations indépendantes ont intérêts à avoir de bonnes relations entre elles pour éviter au maximum tout conflit. A l’opposé, si l’on tente de forcer les pays à vivre tous pareils, y compris en favorisant le mélange de populations, cela ne peut que conduire à terme à des explosions qui seront d’autant plus terrible qu’elles se dérouleront sur des mêmes territoires ; l’histoire nous le montre, une des dernières étant la disparition dans le sang de la fédération yougoslave.

C’est la voix de la raison mais la raison n’est plus partagée par nos gouvernants complètement coupés des réalités, isolés dans leur « bulle » technocratique. Nous le voyons encore avec le feuilleton du « Brexit » où tout semble fait, aussi bien du côté de Thérésa May que des dirigeants européens, pour empêcher le Royaume Uni de quitter la galère européenne. Que ceci nous serve de leçons : quand nous quitterons cette « galère », il nous faudra dénoncer unilatéralement les traités européens sans nous soumettre à la procédure prévue (article 50 du traité de Lisbonne – reprise du projet de constitution européenne  refusée par les Français par référendum en 2005 – . Il faut quitter le plus rapidement possible l’Union européenne qui n’est pas réformable, contrairement  ce que pensent certains qui disent défendre les intérêts de la France

Pour cela, il faudra évidemment à la France un Etat qui soit réellement Français, nationaliste Français. Ce ne peut pas être le cas dans notre république apatride soumise aux pouvoirs de groupes de pression économique, financier, politiques… étrangers, internationalistes pour la plupart. Retrouver un pouvoir français au service de la France et des Français, c’est notre but. Nous devons y travailler !

Philippe SCHNEIDER

 

(1)   L’auteur emploi le mot « impérialiste ». Charles Maurras, lui, avait forgé le mot « nationalitariste » pour désigner ce même faux nationalisme qui ne correspond pas à la tradition royale française mais est proche du militarisme agressif révolutionnaire.

(2)   Les Allemagnes devrait-on plutôt dire à l’époque.

( 16 avril, 2019 )

« Tweet » de LA LORRAINE ROYALISTE du 16 Avril 2019

 

 

Quelle tristesse de voir la cathédrale Notre Dame de Paris gravement endommagée. Quel symbole aussi dans notre France dont les gouvernants félons font que la vie et la famille ne sont plus respectées et qui vendent le pays par morceaux à des groupes étrangers !

( 4 avril, 2019 )

La LORRAINE ROYALISTE vous prie d’assister à cette soirée

 

 

L’Association de soutien à l’Armée Française des Vosges

vous invite à assister à la projection du film :

« Hélie de Saint Marc, témoin du siècle »

Le vendredi 5 avril à 19 heures à GOLBEY – Salle Barbelouze

Place jean Alemani (face à la mairie)

( 18 mars, 2019 )

Le prince Eudes de France fête aujourd’hui son 51ème anniversaire

 

 

Texte de présentation tiré du blog « La Couronne »

 

Le prince Eudes de France fête aujourd’hui son 51ème anniversaire dans Princes eudes-de-france

Ce lundi 18 mars, le duc d’Angoulême, Son Altesse Royale, le prince Eudes de France, célèbre son 51ème anniversaire. Monseigneur le duc d’Angoulême est le frère du chef de la Maison royale de France, Monseigneur le comte de Paris.

 

Le prince Eudes est né le 18 mars 1968 à Paris, il est le troisième fils et le cinquième enfant de feu le comte de Paris, « Henri VII de France », et de sa première épouse la princesse Marie-Thérèse de Wurtemberg, « duchesse de Montpensier ». Le prince a été prénommé Eudes à sa naissance, en l’honneur de Eudes, comte de Paris, fils de Robert Le Fort, qui vivait au IXème siècle.

 

En 1987, à l’occasion du Millénaire Capétien le prince Eudes a reçu de son grand-père le comte de Paris ( Henri VI de France ) le titre de duc d’Angoulême au château d’Amboise. Après son baccalauréat, le prince Eudes est étudiant à la Sorbonne et il obtient une maîtrise de philosophie. En 1990, le prince Eudes effectue son service militaire à Saumur où il reçoit ses galons d’Officier en présence de la duchesse de Montpensier. Libéré de ses obligations militaires, le duc d’Angoulême a suivi un troisième cycle d’étude à l’institut de Gestion Sociale à Paris où il étudie le management et les ressources humaines.

 

En 1998, le prince Eudes se fiance à une aristocrate bretonne, descendante de Louis XIV, Marie-Liesse de Rohan Chabot fille du comte Mériadec de Rohan Chabot et d’Isabelle de Bauffremont, princesse de Marnay et du Saint Empire. Le mariage civil est célébré à Dreux le 19 juin 1999, jour du décès du son grand-père le comte de Paris. Trois semaines plus tard, Eudes et Marie-Liesse s’unissent devant Dieu dans la petite église d’Antrain en présence de la comtesse de Paris qui avait demandé à son petit-fils de « célébrer joyeusement le mariage » parce que la vie continuait. Symboliquement la princesse a tenu à ne pas revêtir le deuil ce jour là. Le prince Eudes et son épouse ont eu deux enfants, la princesse Thérèse en 2001 et le prince Pierre en 2003.

 

En 2009, le prince Eudes reprend ses études et obtient le diplôme de l’Exécutive Master RH à HEC Paris dans la spécialisation ” Ressources Humaines ” et réalise sa thèse pour laquelle il obtient la mention ” très bien ” sur le thème du handicap. Depuis 2011, le duc d’Angoulême et son épouse la princesse Marie-Liesse (qui est professeur de philosophie à Bordeaux) et leurs enfants le prince Pierre et la princesse Thérèse, vivent dans une maison au cœur de la capitale bordelaise. D’avril 2011 à décembre 2017, SAR le Prince Eudes, Duc d’Angoulême y a exercé l’activité de directeur général du Château de Fargues, un grand domaine viticole appartenant à la Famille de Lur Saluces en Gironde, (Le Comte Alexandre de Lur Saluces en est le propriétaire actuel). Il gère également une activité sylvicole et agricole ainsi qu’un pôle touristique dans les Landes. Malgré le changement d’activité du Prince Eudes qui le mène plus souvent à Paris, le Duc et la Duchesse d’Angoulême résident toujours à Bordeaux.

 

Très proche de son frère le prince Jean de France, nouveau Comte de Paris, le prince Eudes s’implique dans le travail de son frère et estime que son rôle est de soutenir et d’épauler le prince Jean dans les actions qu’il entreprend. Le Prince Eudes est également membre du Conseil d’Administration de l’association de son frère, l’Association “Gens de France”. Le prince Eudes est un père de famille comblé, il est très proche de ses enfants et met un point d’honneur à suivre leurs activités telles que le sport et le scoutisme ainsi que leurs études.

 

En ce 18 mars 2019, La Lorraine Royaliste présente donc un très Joyeux Anniversaire

à S. A. R. le prince Eudes de France, duc d’Angoulême.

( 13 mars, 2019 )

Editorial du n° 352 (Mars 2019) de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Dans le mensuel « Le Bien Commun »  de Février, nous lisons un article très intéressant de Charles Saint-Prost intitulé « La France face à l’Europe allemande ». Il rapporte en particulier cet échange entre Charles de Gaulle et Konrad Adenauer lors de la signature du traité franco-allemand de 1963 :

« Alors mon Général, vous avez encore peur de l’Allemagne ?

« Bien sûr que non, répondit celui-ci.

« Vous avez tort, mon général, moi, j’en ai peur ».

Charles Saint-Prost explique ensuite : « Ce catholique rhénan, partisan de l’autonomie de sa province après la Première guerre mondiale, voulait dire par là qu’il craignait le retour au pouvoir des Allemands du Nord, Prussiens et autres. Or, n’est-ce pas ce qui s’est passé avec Angela Merkel, fille d’un pasteur ayant choisi l’Allemagne de l’Est ? Au XXI° siècle, l’Allemagne, redevenue prussienne depuis la funeste unification de 1990, est bien « l’homme dangereux de l’Europe » dont se méfiait tant le chancelier Adenauer… »

Ajoutons que l’histoire nous montre que l’Allemagne unie (le Reich) a toujours été un danger pour la France et l’Europe toute entière. Ceci parce que ce pays n’est pas une Nation, ne l’a jamais été, mais un empire qui devait réunir tous ceux qui ont une langue germanique ou… assimilée.  C’est la raison pour laquelle nos rois ont toujours voulu qu’il y ait beaucoup de nations allemandes, ce qui correspondait aussi au souhait de la plupart de ces pays. D’ailleurs, nos rois ont toujours eu beaucoup d’alliés en Allemagne. Ce fut une grande réussite et c’est malheureusement pour tous que nos républicains, Napoléon compris, ont favorisé la constitution de l’empire allemand, d’où les guerres désastreuses qui suivirent. Aujourd’hui, certes et pour l’instant, nous ne parlons pas de guerre, du moins sur le plan militaire. L’Allemagne veut nous asservir sur le plan économique et toute l’Europe avec nous. Elle a déjà en parti réussi en Europe de l’Est et du Sud (Balkans – sauf Serbie – Grèce…) et en grande partie la France avec la complicité de nos gouvernants. Nous notons cependant que des réactions se font jour un peu partout. La France, si elle le voulait, aurait un grand rôle à jouer en s’alliant avec tous ces pays pour faire pièce à l’empire allemand.

Au contraire, nous venons de le voir avec le funeste traité d’Aix la Chapelle, la France se couche. Pourtant, l’Allemagne est fragile en particulier avec sa démographie désastreuse et ce n’est pas en accueillant des immigrés en grand nombre que cela s’arrangera. Bien sûr, à très court terme, cela fait des employés pour les usines mais très vite cela fera – fait déjà – des groupes ethniques et sociaux unis obéissant non à l’Etat allemand mais à leurs pays d’origine, ce qui est normal de leur part mais catastrophique pour le pays accueillant. A noter que nous risquons – avons déjà – des problèmes identiques. En attendant, les dirigeants allemands, qui connaissent tous ces problèmes, veulent établir définitivement la domination de leur pays avant qu’ils ne deviennent insolubles. Ils veulent aller vite. Notre intérêt, à nous Français, serait de les bloquer mais nous ne pouvons le faire en restant dans l’Union Européenne, organisation faite pour favoriser leur domination (1). Il est illusoire de croire que le système peut être changé de l’intérieur en ayant, par exemple, beaucoup d’élus au parlement européen. Il est dommage de voir que certains partis républicains comme le Rassemblement National ou Debout la France, s’engouffrent dans cette impasse ! Aussi, pourquoi voter le 26 mai prochain ?

Retrouver notre indépendance doit être notre seul but pour redonner à la France un avenir. Notre pays pourrait être celui qui aide les autres nations, en Europe et ailleurs dans le monde, à retrouver leurs libertés. Il faut bien entendu, retrouver d’abord la nôtre en nous libérant du carcan de l’Union Européenne. Il n’y a qu’une seule possibilité : reprendre notre liberté en dénonçant unilatéralement les traités européens (ne pas s’engager surtout dans des négociations comme le Royaume Uni). A partir de là, notre liberté retrouvée – et nous serions très certainement suivi par d’autres – il serait possible de reconstruire autre chose : des alliances économiques, militaires et politiques avec les autres nations européennes mais aussi d’autres pays ailleurs dans le monde.

Pour réaliser cela, il faut que la France retrouve un pouvoir fort, indépendant, tout en permettant aux libertés locales, professionnelles… de s’épanouir. Et ce pouvoir pourrait s’appuyer sur une jeunesse française qui ne demande que cela, nous l’avons vu en particulier avec ces dizaines de milliers de jeunes – mais aussi quelques « moins jeunes » – qui ont manifesté pour la Vie à Paris le 20 janvier dernier. Et il y a d’autres exemples.

L’avenir est à nous si nous savons convaincre les Français que nous avons un avenir avec notre Prince, notre Roi Jean IV à la tête de notre France.

Au travail !

Philippe SCHNEIDER

(1)     Illustration de ce fait : nous apprenons du Centre de Politique Européen (organisme allemand) que, selon une projection du PIB par habitant si l’euro n’avait pas été adopté, que chaque Français a perdu avec l’Euro 56.000 € et chaque Allemand gagné 23.116 € !

( 21 février, 2019 )

Editorial du n° 351 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

La France semble s’enfoncer dans une crise dont les gouvernants ne comprennent ni les origines, ni les espoirs. Cette crise vient de loin, elle est l’expression du désarroi de la France profonde, celle qui travaille mais qui ne peut plus en vivre car assommée par les charges qu’elle doit payer. Il n’y a pas seulement les impôts et taxes diverses, il y a aussi le fait que, trop souvent, les Français ne peuvent vivre près de l’endroit où ils travaillent : dans les grandes villes, le prix des logements est trop élevés et dans les banlieues, il y a une priorité de fait pour les populations issues de l’immigration qui ne veulent – ou ne peuvent – s’intégrer. Et puis, plus profondément, il y a un mal être imposé par le matérialisme ambiant : qu’espérer si l’on a pour seul espoir d’arriver à la fin du mois sans trop de dettes… ? Enfin, une grande partie de la population a été déracinée, obligée de quitter sa ville, sa province pour satisfaire  « l’économie ». En fait, il y a la volonté de supprimer tout ce qui fait d’un homme un homme et non une machine. Il est voulu un « homo aeconomicus » comme disent les économistes : plus d’enracinement, de religion, de  nation… la meilleure preuve en est la suppression de fait de l’enseignement de notre histoire. Il faut couper les Français de leur passé.

Et nous le voyons avec la révolte dite des « gilets jaunes ». Ce ne sont pas les habitants des « banlieues » qui manifestent (certains – une petite minorité mais très organisée et violente – viennent seulement à la fin pour casser et « faire leurs courses »  en pillant des magasins !). Ce sont des Français qui travaillent, d’où les manifestations les samedis. Certes, et c’est là que nos voyons les dégâts commis par la propagande de l’enseignement, ils veulent comparer leur « révolte » à celle de 1789, croyant qu’à l’époque il y eut une révolte du peuple, ce qui ne fut pas la réalité. Nous devons leurs montrer que les héritiers de 1789, ce ne sont pas les « gilets jaunes » mais nos gouvernants actuels qui finissent pas réaliser le rêve des révolutionnaires de l’époque : la destruction de notre pays, nos libertés, nos familles,  nos traditions…

Bien entendu, dans un premier temps, il y a le plus pressé : pouvoir finir le mois avec ses revenus. Le chef de l’Etat, après avoir ordonné, sans succès, une répression impitoyable – du jamais vu depuis des dizaines d’année même durant les émeutes des banlieues en 2005 – va essayer de répondre un petit peu à ce problème en faisant quelques gestes financiers. Cela soulagera certainement quelques familles provisoirement car l’Etat finira bien par reprendre ce qu’il a concédé. Pour ce faire, Macron est reparti en campagne sous couvert d’un grand débat dans lequel les sujets importants (Europe, immigration, famille, culture…) sont exclus ! Il fait de grandes réunions avec des maires (soigneusement sélectionnés), des représentants de la population bien choisis… Son but, gagner les élections européennes de mai prochain, peut-être en y ajoutant un référendum. Peut-on rêver de questions telles que : Faut-il dénoncer le traité de Lisbonne ? Faut-il arrêter toute immigration ?… Certainement pas car ce serait « politiquement incorrect » ! Pourtant, lorsque nous allons discuter avec les manifestants, l’immigration et l’Europe sont des sujets récurrents, contrairement à ce que nous dit la « presse officielle » ! En fait, le chef de l’Etat et ses amis sont repartis en campagne électorale, dans laquelle tous les « coups » sont permis, y compris le lancement de pseudos listes « gilets jaunes » aux européennes !

Pour le pouvoir, il faut gagner du temps afin de rendre irréversible l’évolution vers la mondialisation. Une mondialisation où les financiers domineront un monde devenu « harmonieux » où tous les hommes seraient interchangeables, pouvant vire n’importe où selon ce que l’économie a besoin, sans attaches familiales ou autres. C’est de l’utopie complète mais qui fait gagner beaucoup d’argents à quelques uns avant que tout ne s’écroule car ce n’est pas conformer à l’ordre naturel des choses, cet ordre naturel qui est nié. Plus le temps passe, plus le réveil risque d’être douloureux et violent.

Il me revient à l’esprit le dernier « tweet » que Monseigneur le prince Henri, comte de Paris, écrivit le 9 janvier dernier : La politique est un service. Elle ne doit pas être un métier. Il faut savoir hiérarchiser les pouvoirs au sein d’une société en fonction des compétences propres à chaque pouvoir. Et chaque Français (e) y a sa partition. Tout y est sous entendu : laisser libre les Français de s’organiser à tous les échelons de la société et, bien entendu, d’abord la famille. Chaque pouvoir, du plus petit au plus grand, doit pouvoir décider à son niveau. Le pouvoir suprême, celui du Roi, étant d’abord un service, celui de l’arbitrage, celui de la justice, celui qui doit permettre au pays de  garder sa liberté. Et dans ce cadre, il est fort possible de concevoir des « référendums d’initiatives citoyennes » surtout au plan local, mais pas uniquement dans un cadre à étudier.

A l’heure où nous le pleurons, quelle regret de ne pas l’avoir vu régner. Mais tout espoir n’est pas vain car sa personne, aussi attachante qu’elle fut, n’est rien, son principe est tout, comme le disait le comte de Chambord. Aussi, tous nos espoirs reposent maintenant sur son fils, le nouveau comte de Paris, qui régnera sous le nom de Jean IV. A nous de travailler à son avènement.

Philippe SCHNEIDER

( 20 février, 2019 )

Manifestation du 19 Février à Nancy

 

 

Comme prévu, une délégation de l’Union des Sections Royalistes Lorraines conduite par Philippe Schneider s’est rendue à la manifestation contre l’antisémitisme à Nancy. Ce fut l’occasion d’expliquer que nous voulions combattre l’antisémitisme6  mais aussi les attentats contre les édifices catholiques en forte hausse – comme tout ce qui pouvait diviser les Français. Nous voulons promouvoir l’amitié entre les Français. Nous avons pu dialoguer avec des élus de différents bords et des personnalités présentes.

( 20 février, 2019 )

intervention de Philippe SCHNEIDER le 27 janvier 2019

 

J’avais prévu un discours sur l’actualité politique (gilets jaunes, élections européennes – avec une liste Macron bis dite Gilets Jaunes – soumission de la France à l’Allemagne, pacte de Marakech…) Mais l’actualité fait que nous allons parler d’autre chose, d’un évènement qui nous a tous frappé : ce 21 janvier, jour du 226ème anniversaire de l’assassinat de Louis XVI, notre prince a été rappelé à Dieu.

Il est mort subitement, tranquillement, laissons parler sa belle fille, la princesse Philomèna :

Henri de France, rappelé à Dieu au matin du 21 janvier 2019 : « Il a eu une très belle mort, une mort très digne. Il était habillé pour aller à la messe en mémoire du roi Louis XVI. Il s’est senti faible, a envoyé un SMS d’excuses aux organisateurs de la cérémonie. Il s’est allongé, il est parti. » Princesse Philomena d’Orléans.

Beaucoup d’entre vous le connaissaient, il est venu souvent nous rendre visite en Meurthe et Moselle (au moins 5 fois), en Moselle, dans les Vosges (plusieurs fois). Il y a rencontré de nombreuses personnalités politiques ou économiques, la population, toujours très proche des personnes, attentif à leurs problèmes…. Il a toujours voulu travailler pour la France et les Français, en tant que Prince puis Chef de la Maison de France. Encore tout dernièrement, il était intervenu dans la crise que subit la France aujourd’hui bien qu’il ait confié à son fils le soin de faire un communiqué officiel. N’oublions pas non plus qu’il était un grand artiste.

Ajoutons qu’il faut noter que la dernière décision qu’il prit en tant que Chef de la Maison de France fut d’ajouter sur les armes de Frances le Sacré Cœur de Jésus.

Un souvenir : vous savez qu’il avait écrit une prière qu’il avait dite la première fois le 21 janvier 1988 à la Chapelle Expiatoire à Paris.

Il l’avait ensuite dite à Nancy, lors de la messe pour Louis XVI qui se tenait alors à la chapelle des Cordeliers, là même où vint la future reine Marie-Antoinette quand, venant de Vienne, elle allait à Versailles pour épouser le futur Louis XVI.

La voici :

Prions

 Pour Louis XVI, par la grâce de Dieu Roi de France et de Navarre, qui accomplit jusqu’à la mort son devoir d’oint du Seigneur, qui, victime innocente, offrit le sacrifice de sa vie au Roi du Ciel afin que le peuple français trouve la paix.

Pour la reine Marie-Antoinette, fidèle à sa foi, qui accompagna jusqu’au martyre le Roi Très Chrétien, son époux.

Pour la Maison royale de France élue par Dieu en la personne de Clovis, de ses successeurs et des Saints du sang de France pour conduire les destinées de la Fille aînée de l’Eglise, afin qu’assistée de la force du Saint Esprit Paraclet, elle demeure fidèle à la foi de sainte Clotilde, féconde en œuvres de justice et établie dans la paix du Cœur de Jésus.

Pour Louis-Philippe-Joseph, duc d’Orléans, qui fut l’un des instruments par lesquels le martyre s’accomplit, nous vous demandons grâce, Seigneur, et moi Henri, Fils de France, je vous supplie, Dieu de Miséricorde, de me donner d’être l’instrument de votre volonté.

Et pour la France, notre pays, qui, plus que jamais, a besoin de toutes ses forces vives pour retrouver et conserver sa grandeur dans la justice et l’unité.

Par l’intercession de Notre-Dame, Reine de France, de saint Michel Archange et de saint Louis Roi de France. Amen

Qu’il repose lui-même en paix !

Nous reportons immédiatement nos espoirs sur le Prince Jean, maintenant Jean IV, nouveau Chef de la Maison de France qui est venu, lui aussi, déjà visiter notre province et dont la très belle devise est : « Je pense en prince chrétien, j’agis en prince français ».

Nous avons pu voir à cette occasion que la famille de France est populaire en France. Un sondage ( !) dit même que 33 % des Français ne serait pas contre une monarchie.

A nous de les convaincre et, une bonne nouvelle : enfin les deux mouvements royalistes d’Action Française se sont réunifiés. Le nom du nouveau mouvement (on a rien inventé !) est La Restauration Nationale, Centre Royaliste d’Action Française. Le Président d’honneur en est Hilaire de Cremiers, le président Henri Bec  et le secrétaire général François Bel Ker. C’est acté depuis le 17 novembre lors d’une réunion mémorable à Paris et actif depuis le 1er janvier.

D’ors et déjà, je peux vous assurer que la structure du mouvement se met très rapidement en place. Il y a du travail

Je vous invite à remplir le bulletin d’adhésion à ce mouvement. J’en ai à votre disposition.

En Lorraine, nous avons, outre Nancy, des correspondants officiels en Moselle (Julien), en Meuse (Yves Perrin) et dans les Vosges (Didier Bruno).

La presse royaliste (outre La Lorraine Royaliste….) est maintenant constituée du Bien Commun, de la Nouvelle Revue Universelle et le Politique Magazine dirigé maintenant par Jean Viansson Ponté.

Abonnez-vous !

Par ailleurs, La Librairie Le Flore assure la diffusion le livres, brochures, objets à fleurs de lys, etc. et commence à éditer des livres.

( 4 février, 2019 )

Funérailles capétiennes

 

Lu sur L’Incorrect, un mensuel à lire, en vente dans tous les kiosques

 

À Dreux, la famille d’Orléans, accompagnée de nombreuses personnalités et du gotha européen, a rendu un dernier hommage au comte de Paris. Récit d’une journée particulière pour des centaines de militants royalistes venus saluer le descendant des rois de France.

 

Chapelle royale, le 2 février. Un vent glacial balaye les allées du château de Dreux qui surplombe la ville. Depuis midi, les journalistes se pressent devant la grille alors que sympathisants et nostalgiques de la monarchie arrivent pour assister aux funérailles royales. Le 21 janvier dernier, alors que les royalistes commémoraient la mort du roi Louis XVI, le comte de Paris Henri d’Orléans est décédé à l’âge de 85 ans.

Le prince Charles-Philippe d’Orléans, duc d’Anjou, est à la manœuvre. Le neveu du comte de Paris plaisante avec les journalistes accrédités pour l’événement, se laisse prendre en photo, entre et sort de la chapelle au pas de charge, gère tout le protocole. Diverses maisons royales d’Europe ont été invitées afin de rendre un ultime hommage à un prince qui aura incarné l’héritage capétien reçu, il y a 20 ans de cela, des mains de son père. Le matin même, le prince Jean d’Orléans a fait publier un communiqué annonçant qu’il relevait le titre de comte de Paris, objet de spéculations depuis quelques jours sur les réseaux sociaux et d’une guerre d’édition sur Wikipédia.

L’Action française a déployé son service d’ordre afin d’accueillir au mieux le public et le diriger vers la grande tente aménagée pour l’occasion devant la porte d’entrée de la chapelle, ornée d’un voile violet et des armes de la maison de France. Les flashs crépitent, les journalistes alpaguent les princes et princesses, membres de l’aristocratie, qui pressent le pas pour rejoindre les sièges qui leur ont été attribués au sein de la chapelle.

Le cercueil du prince Henri repose au centre de la nef, avec ses décorations militaires dont la légion d’honneur. La présence du prince héritier Moulay Hassan du Maroc provoque une certaine frénésie de la part des personnes installées sous la tente. Chacun tente de le prendre en photo. Le jeune homme est droit dans son costume blanc, le regard solennel, entouré de l’ambassadeur et des officiers chargés de sa sécurité. Le prince Jean d’Orléans est à ses côtés. Ces deux familles royales ont maintenu des liens constants depuis que la maison de France avait été contrainte à l’exil, en 1886.

Stéphane Bern et Action Française

« C’est une page de l’histoire de France qui se tourne » dit l’animateur Stéphane Bern à un journaliste de l’AFP présent avant de s’engouffrer dans la chapelle, entourée de gerbes de fleurs venues des quatre coins de France et d’Europe, rejoignant ainsi l’historien Philippe Delorme, ami personnel du comte de Paris. Corentin, 24 ans, fleur de lys sur le manteau, nous explique ce qu’il garde comme souvenir du comte de Paris : « un prince modeste et discret, fin et cultivé ».

Ce Mayennais de naissance, royaliste convaincu, renchérit avec émotion : « Il était très humain et d’une gentillesse inépuisable. Il était chaque fois agréable et enrichissant d’échanger avec lui. Toujours soucieux aux attentes des Français qui lui parvenaient, il n’hésitait pas à y réfléchir et à trouver des paroles porteuses d’espérance. Même s’il révélait une analyse pessimiste, il lui arrivait parfois de l’exprimer avec une note d’humour. Son constant souci du bien de la France, sa foi profonde mais aussi son âme d’artiste semblaient le guider. Sa présence était pour moi rassurante et m’inspirait un profond respect ». Avant de conclure : « en un mot, il était un digne successeur de nos rois ».

 

Guillaume, 24 ans, militant de la Nouvelle action royaliste, dont la délégation dirigée par Bertrand Renouvin  était importante, nous donne un autre point de vue. « Je garde de lui un souvenir ambigu. Un homme à la fois simple, gentil et soucieux de ses concitoyens, mais aussi peut-être trop éloigné des réalités sur les dernières années de sa vie, sans doute à cause de son côté mystique et l’ombre de son père qui l’aura considérablement bloqué. Je reconnais quand même qu’il m’a surpris en donnant son soutien indéfectible aux Gilets jaunes ». La personnalité du comte de Paris divisait ses partisans et « l’avènement » de son fils a été accueilli avec beaucoup d’attente et d’espoirs de la part des royalistes qui soutiennent la maison d’Orléans.

De tous royaumes

L’impératrice Farah Diba sous une mantille noire précède le prince Emmanuel–Philibert de Savoie, le Grand-duc Georges Romanov,  les princes Sixte-Henri et Charles-Xavier de Bourbon-Parme, le prince Charles de Bourbon-Sicile et sa famille, le prince Leka d’Albanie, le prince Albert II de Monaco, les archiducs Karl et Georg de Habsbourg-Lorraine, et la reine Sofia d’Espagne. D’autres maisons souveraines se sont aussi faites représenter comme le royaume  de Belgique, la principauté du Liechtenstein ou encore le Grand-duché du Luxembourg.

La république n’est pas en reste. Le sénateur d’Eure-et-Loir Albéric de Montgolfier, Olivier Marleix, député de Dreux ou encore le maire de la ville, Gérard Hamel sont présents. Le secrétaire perpétuel de l’Académie française, Hélène Carrère d’Encausse, est aussi venue. La messe peut alors débuter, présidée par Monseigneur Dominique Rey, évêque de Fréjus et Toulon.

 

L’hommage d’un peuple

Dans son homélie, le prélat rappelle l’importance de la maison de Bourbon en Europe. « Les princes de sang capétien régnaient quand tous les rois de l’Europe actuelle n’étaient pas encore souverains » aimait à dire Henri d’Orléans.  Tour à tour, les sœurs et frère du défunt prétendant au trône prennent la parole, étreints par l’émotion. Car avant d’être le « roi de France, septième du nom », Henri d’Orléans était aussi l’enfant d’une fratrie importante et le père de 5 enfants.

Devant son cercueil, la duchesse de Montpensier, Marie-Thérèse de Wurtemberg et sa fille, la princesse Blanche. Les mains jointes vers le ciel, la mère des princes Jean, Eudes et Marie d’Orléans prie pour le repos d’un homme dont elle aura partagé la vie. Un mariage alors chaleureusement félicité par le Général de Gaulle mais qui connut des blessures. Le temps semble figé. À l’extérieur, le public participe à la messe, communiant avec la maison de France, résistant tant bien que mal au froid qui a pénétré sous la tente, avant que retentissent les derniers chants qui clôturent une cérémonie sobre et empreinte d’un caractère royal.

Dans la crypte, plus de 900 personnes sont venues dire dernier adieu au prince Henri. Chacun patiente en observant les différents gisants qui s’offrent à eux, témoins de la monarchie de Juillet dont les Orléans sont aujourd’hui les héritiers. On refait l’histoire, on s’émerveille devant la beauté des tombeaux en attendant de signer le livre hommage. Toutes les générations sont représentées, de 7 à 77 ans. Un jeune homme d’une dizaine d’années porte fièrement un brassard bleu orné d’une fleur de Lys jaune. La relève est assurée, le royalisme français a encore de beaux jours devant lui.

Le prince Jean d’Orléans, la duchesse de Montpensier, Eudes d’Angoulême et la princesse Marie du Liechtenstein sont alignés afin de recevoir les nombreuses condoléances du public, chaque personne s’attardant pour assurer de sa fidélité au nouveau chef de la maison royale de France. Pour Julien et Quentin, deux jeunes militants du Groupe d’action royaliste, il est assurément « Jean IV, le prince de l’avenir », convaincus qu’il est l’alternative à la crise sociale et politique que traverse le pays.

Dehors, la trentaine de militants de l’Action française s’affairent à réchauffer les invités alors que la nuit commence à tomber. Petits pains, vin chaud, café, thé ou boissons froides en main, chacun y va de son anecdote sur le comte de Paris avant de reprendre la route. Loin des tumultes parisiens de la journée, l’Europe des monarchies et la république, royalistes et anonymes sont venus s’incliner une dernière fois devant le cercueil d’un capétien, héritier du royaume de France.

 .

Frederic de Natal

frederic.natal@lincorrect.fr

12345...16
Page Suivante »
|