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( 19 juin, 2019 )

Vers une Contre-Révolution catholique ?

 

Communiqué de Renaissance Catholique


À
une semaine d’intervalle deux signaux, en apparence contradictoires, ont été émis par les catholiques de France.
D’une part, le score électoral très modeste de François-Xavier Bellamy aux élections européennes, même dans les isolats catholiques votant traditionnellement à droite de l’ouest parisien, atteste qu’une part notable de la bourgeoisie catholique accorde plus d’importance à la défense de ses intérêts matériels qu’aux principes moraux défendus par l’Église.
D’autre part, la nouvelle progression très sensible du nombre de participants  au pèlerinage de Pentecôte Paris-Chartres (14 000 participants, moyenne d’âge : 21 ans), atteste qu’une part siginificative, et la plus jeune, du catholicisme contemporain est capable de sacrifier trois journées de vacances pour prier, souffrir, être enseignée, vivre en autarcie une micro-chrétienté itinérante, participer à une liturgie sublime et immémoriale et écouter les paroles de feu et de combat d’un évêque, Mgr Léonard, archevêque émérite de Malines-Bruxelles, : qu’il n’aurait été possible d’entendre, il y a quelques décennies, que dans la bouche de… Mgr Lefebvre. Les fidèles de ce dernier rassemblant de leur côté 4 000 marcheurs dont 1 600 pour la colonne enfants-adolescents, aux mêmes dates, mais en sens inverse.

Deux catholicismes se font face

Deux catholicismes se font face. Un catholicisme vieillissant, sociologiquement installé, bourgeois, résiduel qui a d’autant plus pris son parti du monde tel qu’il est qu’il y a, confortablement, trouvé sa place. C’est le catholicisme institutionnel, dominant, de la conférence des évêques de France, de l’enseignement catholique, de la direction de l’ICES.
Là-contre, émerge, chaque jour plus puissant, un catholicisme que dans un passionnant essai, intitulé
Une contre-révolution catholique. Aux origines de la Manif Pour Tous, le sociologue Yann Raison du Cleuziou a qualifié de « catholicisme observant ». Ce catholicisme observant, autrefois on aurait dit « intransigeant », se fixe comme objectif prioritaire la transmission intégrale de la foi catholique et n’a pas renoncé à féconder la société civile des valeurs de l’Evangile. Il est un fait que depuis une cinquantaine d’années les deux structures privilégiées de transmission de la foi qu’étaient l’Eglise et l’école catholique ont largement renoncé à leur mission. Le catéchisme n’est plus enseigné, une liturgie désacralisée fait l’impasse sur la transcendance de Dieu et ses mystères, etc. N’ont réussi à transmettre le dépôt sacré de la foi, sauf exceptions, que les familles qui ont trouvé en elles-mêmes les ressorts moraux, intellectuels et spirituels de la transmission. À l’aune de ce constat, le catholicisme s’est réduit à une partie de la bourgeoisie catholique, accompagnée par quelques prêtres, qui avait les moyens intellectuels de résister à l’apostasie immanente des « nouveaux prêtres » selon l’expression de Michel de Saint-Pierre. Yann Raison du Cleuziou, comme avant lui Guillaume Cuchet dans Comment notre monde a cessé d’être chrétien, confirme que seules ces familles observantes ont transmis et transmettent encore la foi. Le catholicisme de gauche est mort, même si son cadavre bouge encore dans les officines épiscopales.

Des lieux de rencontre

La Manif pour Tous, comme le Pèlerinage de Chrétienté à la Pentecôte, a été le lieu de rencontre de ces différentes familles « observantes » soit : la mouvance charismatique (Emmanuel, Béatitudes), les néo-classiques (communautés Saint-Jean, Saint-Martin), les traditionalistes (communautés Ecclesia Dei et Fraternité Saint Pie X). Les uns et les autres acceptent de vivre en opposition avec les valeurs dominantes de la société post moderne, par fidélité à la loi de Dieu. Le point de clivage le plus apparent entre ces différentes mouvances est, bien sûr, la question liturgique. Les jeunes générations sont, d’un côté comme de l’autre, moins sensibles à cette ligne de fracture sans doute amenée à s’estomper au fil du temps au bénéfice d’une liturgie réformée resacralisée voire de la liturgie traditionnelle. Aujourd’hui 25% des ordinations sacerdotales en France sont effectuées selon la forme extraordinaire du rite romain alors que les traditionalistes ne représentent que 3 ou 4 % des catholiques. De nombreux évêques, que leur histoire ne prédisposait guère à célébrer cette forme du rite romain, s’y mettent peu à peu. Citons Mgr Cattenoz à Avignon, Mgr Rey (de la communauté de l’Emmanuel) à Toulon, Mgr Aillet (de la communauté Saint-Martin) à Bayonne. La fécondité « vocationnelle » de la messe traditionnelle est un fait qui n’est plus à démontrer, uniquement contredit par l’essor de la communauté Saint-Martin. Ce tableau des catholiques observants serait incomplet si n’était notée leur relation « décomplexée » avec l’épiscopat français, fruit d’une histoire tumultueuse. La communauté Saint-Martin trouve son origine à Gênes car son fondateur, l’abbé Guérin, était persona non grata en France malgré son acceptation de la réforme liturgique. Pendant plusieurs années, de 1983 à 1989, les pèlerins de la Pentecôte à Chartres n’ont pas eu le droit de faire célébrer la messe dans la cathédrale. Tout est « oublié, pardonné » mais… Inexorablement, pour des raisons simplement biologiques, le poids des catholiques observants est amené à croître dans l’Eglise de France. Qui sauvera le diocèse de Montauban dont l’évêque, Mgr Ginoux, vient de confier à l’Homme Nouveau que la moyenne d’âge de son clergé est de 78 ans et que sur les 30 prêtres actifs de son diocèse la moitié sont étrangers, essentiellement africains ?

Quelle manifestation politique ?

L’émergence politique des catholiques observants s’est faite à l’occasion des manifestations pour la défense du mariage naturel. Traditionnellement ces catholiques étaient la chasse gardée du Front national. Les catholiques traditionalistes étaient nombreux au bureau politique du FN, la fête annuelle des BBR commençait par la célébration de la messe traditionnelle, le programme était très inspiré de la doctrine sociale de l’Eglise rappelant le caractère sacré de la vie humaine innocente, refusant la banalisation de l’avortement, promouvant le chèque scolaire, favorisant la liberté d’enseignement, etc. Sous la conduite de Marine Le Pen ce programme a été sensiblement édulcoré, le Rassemblement national ayant, désormais, sur l’avortement, l’euthanasie, la loi Léonetti des positions très politiquement correctes. Comme l’ont montré ses entretiens avôec Samuel Pruvost, dans son livre 2017 Les candidats à confesse, la présidente du Rassemblement national semble entretenir un lourd contentieux non avec la foi, dit-elle, mais avec les chrétiens, ce qui ne simplifie pas les choses.
François-Xavier Bellamy, figure nouvelle de la vie politique, vrai ou faux ingénu, l’avenir le dira, intellectuellement très supérieur à l’ensemble de ses rivaux a accepté une mission impossible : assumer des valeurs conservatrices et, disons sommairement, de droite à la tête d’une organisation politique qui depuis des décennies trompe ses électeurs. Signe patent de la confusion des esprits : le successeur, provisoire, de Laurent Wauquiez à la tête des Républicains est Jean Léonetti, promoteur de la loi portant son nom rendant possible l’arrêt de l’hydratation et de l’alimentation de Vincent Lambert contre laquelle s’est élevé… François-Xavier Bellamy. Le fait est que le résultat des élections européennes n’a en aucune façon constitué un frein aux «
avancées sociétales » puisque l’extension de la PMA est au menu de la rentrée parlementaire et que la GPA suivra inéluctablement.
Politiquement, ou plutôt électoralement, les catholiques observants se sentent un peu orphelins. Les sujets de société qui leur tiennent à cœur, car ce sont eux qui assurent la pérennité et la stabilité d’une société et d’une civilisation, ne leur semblent réellement portés par personne.

Vers un catholicisme religieux ?

Ces catholiques ont également conscience d’être une toute petite minorité (2% de pratique religieuse). Cependant l’émoi suscité par l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris a révélé qu’il existait encore, enfoui au fond de l’âme de bien des Français, un catholicisme latent, historique, identitaire et patrimonial. Est-ce que le défi de la contre-Révolution catholique pour les années à venir ne serait pas de faire évoluer cette religiosité d’inspiration catholique, somme toute essentiellement sociologique et affective, vers un catholicisme personnel et religieux. Voilà, peut-être, un bon sujet pour la prochaine réunion des évêques de France ?

Jean-Pierre Maugendre


Une contre-révolution catholique. Aux origines de La manif Pour Tous, Yann Raison du Cleuziou, éditions Seuil, 384 pages, 23 €

 

 

( 1 mars, 2019 )

Abus sexuels : une réunion pour (presque) rien

 

 

Communiqué de RENAISSANCE CATHOLIQUE

 

Du 21 au 24 février dernier, s’est déroulée à Rome, à la demande du pape François, une réunion de 190 cardinaux, évêques, supérieurs religieux, experts, etc. du monde entier afin de lutter contre les abus sexuels dans l’Église. À son issue, le pape François a prononcé un discours qui a déçu de nombreux observateurs et victimes.

 

Les faits

Depuis plusieurs années se multiplient les révélations à propos d’abus sexuels perpétrés par des clercs contre des adolescents. Faits longtemps couverts par la hiérarchie ecclésiastique, sous le prétexte de ne pas nuire à la réputation de l’institution. L’Irlande et les États-Unis ont été particulièrement frappés par ce phénomène qui a, de manière considérable, in fine, nuit à l’image de l’Église. Ainsi, la pratique religieuse s’est effondrée en Irlande et les vocations sacerdotales y ont quasiment disparu.

Les juridictions civiles, saisies de ces crimes, enquêtent sur les clercs coupables mais aussi sur leurs supérieurs qui les auraient couverts. Des condamnations ont été prononcées et, en particulier aux États-Unis, des sommes considérables ont dû être versées aux victimes. Chaque révélation est l’objet d’un lynchage médiatique en règle de la part des médias dominants.

 

Les causes

Les spécialistes n’établissent pas, paraît-il, de lien entre homosexualité et pédophilie. Peut-être. Néanmoins la réalité est brutale : aux États-Unis, 80 % des actes pédophiles sont de nature homosexuelle. Or depuis plusieurs décennies, la culture homosexuelle s’est étendue dans l’Église atteignant des proportions inimaginables. Le livre de Frédéric Martel, Sodoma, s’il n’est certainement ni désintéressé ni au dessus de tout soupçon, livre cependant un ensemble de faits qui ne font que confirmer les graves accusations portées contre certains évêques et prêtres par Mgr Vigano en août 2018. Ainsi, en août 2016, Mgr Martin, archevêque de Dublin, avait dû retirer ses séminaristes du séminaire national de Maynooth, reconnu comme foyer actif d’homosexualité militante. Le regard sur l’homosexualité a changé, le discours moral s’est amoindri, les règles d’ascèse et de prudence se sont estompées. L’Église a renoncé à s’opposer au monde et à une de ses revendications emblématiques : la légitimité puis l’exaltation de la culture gay. Tout le monde a en mémoire la fameuse formule du pape François : « Qui suis-je pour juger une personne gay… qui cherche le Seigneur avec bonne volonté ? » La seconde partie de la phrase est souvent oubliée mais change-t-elle quelque chose, quant au fond ? Enfin il est incontestable que le pape François est entouré ou a facilité la carrière de nombreux ecclésiastiques gay-friendly ou ayant protégé des prêtres soupçonnés d’abus sexuels : les cardinaux Mac Carrick et Cupich, NNSS Zanchetta, Ricca ou Barros.

 

La réunion des évêques : un cataplasme sur une jambe de bois

À l’issue de cette réunion, le Saint-Père a prononcé un discours largement dominé par des considérations sociologiques. Les enfants sont victimes d’abus de la part de personnes…qui les fréquentent : famille, éducateurs, entraîneurs sportifs, prêtres, etc. Ce constat ne constitue pas une avancée conceptuelle majeure. Dans le même registre : ceux qui se noient sont généralement en contact avec un élément liquide ! Le pape dénonce ces « crimes abominables, l’abus de pouvoir, le mystère du mal », il en appelle à « transformer ce mal en opportunité de purification », etc. Bene ! Recte ! Optime ! Malheureusement ces bonnes intentions ne s’incarnent dans aucune mesure concrète. Il y a dans ces vœux pieux quelque chose de profondément pathétique. Ainsi, la limite d’âge des mineurs (14 ans, selon le droit canon) sera haussée mais on ne sait pas à quel niveau. Si « aucun abus ne doit jamais être couvert », on ignore les sanctions encourues par les éventuels coupables. Or ces sanctions existent et les mesures pour remédier à des situations de crise morale dans l’Église sont connues. En effet, ce n’est pas la première crise que vit l’Église. Les réformes grégorienne au XIe siècle et tridentine au XVIe siècle donnent les clés d’une vraie réforme de l’Église : rappels précis de la doctrine, mises au pas des évêques récalcitrants, formation sérieuse des candidats au sacerdoce, exigences ascétiques et mystiques, etc. En conclusion de l’encyclique Pascendi (8 septembre 1907) dénonçant et condamnant le modernisme, saint Pie X établit un vrai plan de bataille contre l’hérésie : revalorisation de la philosophie thomiste, exclusion des modernistes du sacerdoce et des chaires d’enseignement, interdiction de publier des ouvrages modernistes, mise en place de conseils de vigilance diocésains, obligation de prestation du serment antimoderniste pour les candidats au sacerdoce, etc. Aucune mesure de ce type n’est annoncée dans le document pontifical.

Mais, sur le fond, il y a bien pire. Un silence, complice, est fait sur l’homosexualité ou, plus bénignement, sur le non respect par de nombreux prêtres de la loi du célibat ecclésiastique. L’impression est donnée que l’Église ne s’intéresse en fait qu’aux perversions morales qui obtiennent le consensus de l’opinion publique et des médias dominants. À cet égard, le recours systématique aux juridictions civiles laisse pantois. C’est d’abord, pratiquement, nier l’existence d’un droit spécifique à l’Église, le droit canon, étroitement associé à son statut de société parfaite. L’Église semble avoir renoncé à juger, selon son droit propre, ses membres qui contreviendraient à ses lois sans se mettre en infraction avec la loi civile. Existe-t-il des tribunaux ecclésiastiques qui jugent, encore, des cas d’homosexualité ou de concubinage notoire à l’égard de prêtres ou d’évêques ? La question mérite d’être posée. Il faut ensuite être d’une désarmante candeur, d’une naïveté touchante, n’était l’importance des enjeux, pour faire une absolue confiance à la justice civile. En France, 30 % des magistrats sont syndiqués au Syndicat de la Magistrature, officine gauchiste dont la haine de l’Église est une ligne d’action constante. N’oublions pas, également, la présence massive de la franc-maçonnerie dans la magistrature. « J’ai confiance en la justice de mon pays », c’est beau comme l’antique, mais pas avant d’avoir bu trois verres de Muscadet.

 

Conclusion

Il est certain que cette réunion des évêques et le discours de François n’ont guère convaincu. « Le poisson pourrit par la tête » dit l’adage populaire, « L’escalier se balaie par le haut », enseignent les spécialistes en management. Tant que perdurera l’impunité canonique dont bénéficient évêques, cardinaux et prélats de Curie, aucune réforme de l’Église ne sera possible. Tant que l’homosexualité ne sera pas dénoncée et combattue comme un acte « intrinsèquement désordonné » (CEC § 2357), les abus sexuels se multiplieront. Enfin, parce que c’est la loi de la vie, il faudra des exemples. Ainsi, en 1627, François de Montmorency-Bouteville fut décapité pour avoir négligé le fait que le duel jusque-là interdit et toléré, devenait désormais, le cardinal de Richelieu gouvernant, interdit et…interdit.

Jean-Pierre Maugendre

( 5 décembre, 2018 )

27e Fête du livre, à Villepreux (78) – 9 Décembre 2018

 

 

À l’approche de Noël, comme chaque année, Renaissance Catholique réunit plus de 100 auteurs pour vous dédicacer leurs livres à Grand’Maisons (Villepreux, Yvelines – au nord de Versailles)

 Grand Messe chantée sur place à 10h30

Librairie générale, Librairie jeunesse, Livres d’occasion

Nouveautés de Renaissance Catholique et de l’Oeuvre Scolaire Saint Nicolas

 Stands de produits du terroir

Restauration, buvette

Garderie pour les petits enfants (à partir de 13 h)

NOUVEAUTÉ 2018 : Gagnez du temps ! Achetez vos livres en ligne (ici)  

Réservez également votre entrée en ligne (ici)

 

CONFÉRENCES

  • 14h30 : Eric ZEMMOUR, Destin Français. Quand l’Histoire se venge
  • 16h15 : François-Xavier BELLAMY, Demeure. Pour échapper à l’ère du mouvement perpétuel
  • 17h45 : Philippe DE VILLIERS, Le Mystère Clovis. Et c’est ainsi qu’est née la France

 

Se sont déjà annoncés :
Serge ABAD-GALLARDO, Joëlle d’ABBADIE, R.P. ARGOUARC’H, Eugénie BASTIE, Francine BAY, Gérard BEDEL, François-Xavier BELLAMY, abbé Hervé BENOIT, Armand BERART, François BERGER, François BERT, Stéphanie BIGNON, François BILLOT DE LOCHNER, Anne-Laure BLANC, Père L-M. de BLIGNIERES, Philippe BORNET, Isabelle BRANCOURT, Anne BRASSIÉ, Jean-Christophe BUISSON, Arnaud de CACQUERAY VALMENIER, Christophe CARICHON, Jean des CARS, Capitaine CAVAL, Inès de CHANTÉRAC, Hélène CHARRIER, Jean-François CHEMAIN, Jean-Luc CHERRIER, Gabrielle CLUZEL, Père Paul COCARD, Christian COMBAZ, Guillaume CUCHET, CUSTOS, David DA SILVA, Laurent DANDRIEU, Michel DE JAEGHERE, Jean-François DEBIOL, abbé Cyrille DÉBRIS, Jacques DEBS, Patrick DELON, Michael DOR, Dr Xavier DOR, Bertrand DUNOUAU, Apolline DUSSART, Michel FAUQUIER, Rémi FONTAINE, Jean-Dominique FORMET, François FOUCART, Bernard GANTOIS, Hélène GAUTHIER BASTIEN-THIRY, Françoise GONDRÉE, Jean-Paul GOUREVITCH, Camille GUELLEC d’ABOVILLE, Régis GUILLEM, Daniel HABREKORN, Jean-Louis HAROUEL, Pierre HILLARD, Armand ISNARD, Abbé Benoît KNITTEL, Pierre de LAUZUN, Jean-Yves LE GALLOU, Frédéric LE MOAL, Emmanuel LECLERCQ, Dominique LORMIER, Agnès LOZIER, Xavier MARTIN, Danielle MASSON, Roberto de MATTEI, Jean-Pierre MAUGENDRE, Paul-André MAUR, Jean-Pax MÉFRET, Agnès MILLET-TAUNAY, François de MONTMARIN, abbé Guy PAGÈS, Alain PASCAL, Martin PELTIER, Héléna PERROUD, Jean-Christian PETITFILS, Marie PHILIPPE, Olivier PIACENTINI, Philippe PICHOT-BRAVARD, Pierre-Antoine PLAQUEVENT, Philippe PRÉVOST, Grégor PUPPINCK, Michèle REBOUL, Thomas RENAUD, Pierre-Joseph RUBINO, Dominique SABOURDIN-PERRIN, Reynald SECHER, Jean SÉVILLIA, Jeanne SMITS, abbé Guillaume de TANOÜARN, Frère THIERRY, Jean-Michel THOUVENIN, Jacques TREMOLET DE VILLERS, Abbé Patrick TROADEC, Ingrid d’USSEL, Christian VANNESTE, Joachim VÉLIOCAS, Marie-Hélène VERDIER, Mauricette VIAL-ANDRU, Gabrielle VIALLA, Philippe de VILLIERS, Éric ZEMMOUR…

( 4 janvier, 2017 )

PRESSE ET LIBRAIRIE – décembre 2016

 

 

LA NOUVELLE REVUE LORRAINE  - Bimestriel Lorrain – le numéro : 7 € – abonnement : 38 €. SEP Helenus, 23 allée des Grands Pâquis, 54183, Heillecourt.

 

Tous les Lorrains attendent impatiemment tous les deux mois l’arrivée dans leur boîte aux lettres de cette revue de très haute qualité aussi bien par ses articles que sa présentation. Enfin, il paraît qu’il y a encore de nos compatriotes qui ne sont pas abonnés, peut-être simplement par ignorance de l’existence de cette revue. Faites là connaître…

Dans ce dernier numéro, en dehors d’autres articles tous plus intéressants les uns que les autres, j’en retiendrai particulièrement deux (un d’Olivier Petit, l’autre de Pierre Gérard) consacrés à la bataille de Nancy du 5 janvier 1477, laquelle fut importante non seulement pour la Lorraine et la Bourgogne mais aussi pour la France et toute l’Europe.

A se procurer et à lire.

A noter que son fondateur et animateur, Jean-Marie Cuny, sera présent parmi nous le 29 janvier à la fête des Rois.

 

MARIE-IMMACULEE – bimestriel édité par l’Association Marie-Immaculée – M Olivier Jarry – 72bis rue de l’église, 57880, Guerting.

 

Jeune bimestriel (il en est à son numéro 9) paraissant en Lorraine. Il s’agit d’une revue catholique. Elle se veut un « lien entre tous les enfants de Marie, pour nous former et partager ce que nous vivons, nous encourager à rester fidèles : toujours nous tourner vers la Reine Immaculée ! »

Dans ce numéro, nous notons un article sur Saint Maximilien-Marie Kolbe, un sur le message de Notre-Dame à Fatima, un exemple de méditation des mystères lumineux du chapelet…

Pour se’ procurer un numéro, il suffit de le demander à l’association éditrice.

 

A PROPOS DE L’ISLAM, Quelques éléments de discernement – de Claude BEAULEON  – Editions de Chiré – 28 pages – 5 € + port à Editions de Chiré, BP 70001, Chiré-en-Montreuil ou www.chire.fr.

 

Voici une petite brochure très bien faite qui résume de manière claire ce qu’est l’Islam. L’auteur nous narre son histoire, de sa création par Mahomet –  qui a eu une vie pas très « recommandable -  à aujourd’hui, ses principes tirés du Coran et des hadiths. Il nous montre que pour cette religion, il n’y a pas de différences entre le politique et le religieux.

Un petit livre qui montre bien ce qu’est l’Islam qui prend une importance de plus en plus grande dans le monde et en particulier en France. A lire et faire lire car c’est une bonne introduction à la connaissance du monde musulman. Pour approfondir, il faut bien entendu lire des livres plus importants comme ceux de Bernard Antony sur le sujet.

 

 

LE PATRIOTISME EST-IL UN PECHE ? – de RENAISSANCE CATHOLIQUE – 434 pages – 23 € à Renaissance Catholique, 13 avenue de la Paix 92130 Issy-Les-Moulineaux – ou sur le site Renaissance Catholique

 

Ouvrage collectif. Acte de la XVI° université d’été de Renaissance Catholique. Vous trouverez ci-dessous la présentation de l’ouvrage :

L’État nation est aujourd’hui menacé par le démantèlement de sa souveraineté au profit d’institutions internationales, en même temps que par les déplacements de peuples suscités par les inégalités de développement. Peut-il et doit-il être défendu par les chrétiens ?

Une partie de la hiérarchie catholique a développé, dès avant la Deuxième Guerre mondiale, un discours hostile au nationalisme qui a contribué au désarmement des nations face au mondialisme et à l’immigration. Il aliène aujourd’hui à l’Église un grand nombre de patriotes qui voient dans le choix de considérer tous les hommes comme des enfants de Dieu, des « frères », la racine d’un universalisme négateur des appartenances nationales et destructeur des légitimes identités.

Le conflit n’est pas nouveau. Depuis que le christianisme est apparu sur terre, les chrétiens se sont interrogés sur les contradictions auxquelles les vouait leur double nature d’animal social, dépositaire d’un héritage et membre d’une communauté, et de fils de Dieu appelé à servir un Royaume qui n’est pas de ce monde. Une double allégeance les lie par la foi, à l’Évangile et à l’Église ; par leur nature, à la société à laquelle ils appartiennent et à laquelle la piété filiale, aussi bien que le souci de leurs descendants, leur commandent de prendre soin.

Les intervenants sont : Claude Rousseau, Philippe Conrad, Philippe Maxence, Jacques Trémolet de Villers, Jean Madiran, Philippe Prévost, Michel de Jaeghere, Abbé Bruno Schaeffer, Christophe Réveillard, Bruno Gollnisch, Jean-Pierre Maugendre.

 

 

CHANTS TRADITIONNELS DES PARAS tome 2 – Chœur MONTJOIE SAINT DENIS – 24 chants – 63 minutes – 20 € + 3 € de port à Chœur Montjoie Saint Denis, « Chez Valérie » 21 rue Campagne première, 75014 Paris ou sur le site du Chœur.

 

Encore un très beau CD du Célèbre Chœur Montjoie Saint Denis. CD de 63 minutes comprenant 24 chants accompagné d’un livret de 32 pages avec les textes des chants.

Le livret est préfacé du général d’armée Bruno Dary qui écrit « Nul doute que ce disque sera apprécié, tant par les anciens que par les jeunes, qui y retrouveront ou apprendront des chants parachutistes des différentes époques. Ils sont un peu de notre mémoire parachutiste et de notre amour pour la France. » Ajoutons que le livret en couleurs est magnifiquement illustré d’aquarelles originales du général Jean- Claude Lesquer, peintre de l’armée de Terre. Ces tableaux évoquent les combats et autres missions des troupes d’élite dont il fut. Le livret comporte toutes les paroles des chants afin de faciliter leur apprentissage.

Une splendide idée de cadeau pour tous ceux qui aiment nos bérets rouges, noirs (Air) et verts (Marine et Légion). La Lorraine Royaliste vous le conseille fortement.

 

Jean NEDISCHER

 

( 14 novembre, 2016 )

Nous ne sommes pas des extrémistes

Communiqué de « RENAISSANCE CATHOLIQUE »

 

Le noyau dirigeant des évêques de France vient de mener, par trois publications quasiment simultanées, une offensive en règle contre ce qu’il appelle l’extrême droite. Le quotidien officieux de l’épiscopat, La Croix, a ainsi adressé à tous ses abonnés un dossier de 98 pages intitulé : Extrême-Droite : écouter, comprendre, agir. La conférence des évêques de France a de son côté publié un document de 4 pages : 2017, année électorale : quelques éléments de réflexion et une brochure de 94 pages : Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique.

Dieu soit loué : Ce n’est pas aux gens d’Église qu’a été confié l’honneur français. Bernanos (Nous autres Français). Il s’agit clairement, pour l’épiscopat français, de générer des « antidotes au Front national ». Au-delà de ce parti politique sont ainsi stigmatisés tous les patriotes qui s’inquiètent de l’enjeu de civilisation que représente, pour une société de culture chrétienne, l’arrivée de millions de musulmans désireux de conserver, sur notre territoire, leurs croyances et leurs modes de vie. On ne peut également qu’être atterré par la conception contractualiste de la vie sociale manifestée dans ces documents. Notre propos n’est pas de mener ici une analyse de ces textes mais simplement de rappeler les faits suivants.

Une étiquette assassine

Nous récusons cette étiquette d’extrémiste qui nous vise. Nous ne l’acceptons pas fût-ce par indifférence ou par bravade. Il importe de la rejeter : non point pour nos personnes, qui s’en moquent, mais pour les réalités que nous défendons, pour les solutions que nous proposons, pour le combat spirituel et politique que nous menons. Extrémiste cela veut dire : excessif, immodéré, démesuré, outrancier, brutal, violent, dangereux. Les réalités nationales et religieuses que nous défendons ne sont ni outrées ni excessives.

Nous sommes d’abord des amoureux de la France charnelle, de ses terroirs et de ses clochers. Pour nous la France n’est ni une idée ni une idéologie, a fortiori universaliste. Nous nous reconnaissons héritiers et nous voulons transmetteurs.

Nous observons avec une infinie reconnaissance le rôle majeur de l’Église catholique dans la constitution et la naissance de la France. Elle a porté notre pays sur les fonts baptismaux de Reims et en a façonné les paysages et les mœurs, marquant son âme et son apparence d’un sceau indélébile qu’aucune force depuis plus de 1 500 ans, et tout particulièrement depuis 200 ans, n’est parvenue à effacer.

Nous récusons l’étiquette assassine d’extrême droite dont le seul objectif est d’assimiler les héritiers, indignes, de Clovis et de saint Louis, de Corneille et de Péguy, de Rivarol et de Barrés, de sainte Jeanne d’Arc et de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus au régime sanglant de l’Allemagne nationale- socialiste et à la bouffonnerie grandiloquente du fascisme italien mise en œuvre par le militant socialiste Benito Mussolini.

Nous sommes des héritiers

Nous sommes des manants attachés à leurs terres et à leurs traditions, aux tombeaux de leurs pères et à la langue de leurs anciens.

Notre catholicisme n’est point un catholicisme libéral ou de capitulation. Il est le catholicisme de la tradition et de l’espérance, celui qui est chez lui en France parce que c’est lui qui a fait la France.

Nous sommes forts de cet héritage passé. Nous le confions à nos enfants, charge à eux de lui rester fidèle, de l’enrichir et de le transmettre.

Nous croyons à l’existence d’un ordre naturel des choses contre les utopies contractualistes comme fondements de la vie en société. « La doctrine sociale catholique considère que tant la famille que la nation sont des sociétés naturelles et ne sont pas le fruit d’une simple convention » écrivait Jean-Paul II dans Mémoire et Identité.

Nous ne croyons pas que la loi civile doive obligatoirement s’adapter à l’évolution des mœurs. Face à l’augmentation exponentielle du nombre des viols faut-il dépénaliser cette pratique avant de la légaliser, voire en faire un droit du mâle à « jouir sans entraves » ?

Nous savons que l’homme, blessé dans sa nature depuis la chute originelle, a besoin de structures sociales fermes et justes qui l’aideront à faire le bien et éviter le mal : « Entre le faible et le fort, le riche et le pauvre, le maître et le serviteur, c’est la loi qui protège et la liberté qui opprime ». Henri Lacordaire (o.p.)

Nous croyons à la force de la vérité et de l’intelligence contre les mensonges et les utopies.

Nous œuvrons dans l’amitié française et l’espérance chrétienne.

Nous savons bien, au fond, que cette étiquette assassine d’extrémisme nous est attribuée, avec une évidente volonté de nuire, par la ténébreuse alliance des libéraux et des libertaires unis dans la même vision matérialiste et hédoniste de l’homme. Leur objectif est d’essayer de faire oublier que nous sommes, en fait, au centre- non pas au centre dérisoire de l’hémicycle parlementaire- mais au centre, car au cœur, de la tradition française sans laquelle il n’est pas d’avenir français.

Jean-Pierre Maugendre

( 15 octobre, 2016 )

Politique et Christianisme

Communiqué de « RENAISSANCE CATHOLIQUE »

 

 

Session de formation à Riaumont (62) pour les 16 – 25 ans, du vendredi 28 octobre au mardi 1er novembre

 

Conférences

  • Qu’est-ce que la politique ? Victoire De Jaeghere
  • Démocratie moderne et démocratie athénienne Gabrielle Benoit
  • La démocratie peut-elle devenir totalitaire ? Jean-Pierre Maugendre
  • L’Église et l’immigration Chanoine François-Xavier de Dainville
  • Étude des programmes des principaux partis politiques : Parti socialiste/Les Républicains Front National François Billot de Lochner
  • Les principes fondateurs d’une politique chrétienne Philippe Pichot-Bravard
  • Politique et religion. Qu’est-ce que la laïcité ?
  • Le rôle de l’État : gouverner ou adm inistrer ? Joseph Méot
  • Saint Louis roi très chrétien Père de Riaumont
  • Le nationalisme est-il un péché ? Madeleine Maugendre

Témoignages, Argumenter : 2 mn pour convaincre, Activités, Ateliers

Renseignements et inscription en ligne

( 9 février, 2016 )

L’histoire se renouvelle : l’entrée en scène des militaires

Cette Tribune est parue sur « Boulevard Voltaire »

 

L’histoire se renouvelle : l’entrée en scène des militaires dans actualités
Président de Renaissance Catholique

Il y a longtemps que les gendarmes mobiles français n’avaient plus arrêté de général français. Le 6 février 2016, le général Christian Piquemal, ancien commandant de la Légion étrangère et ancien président de l’Union nationale des parachutistes, était arrêté à Calais lors d’une manifestation organisée et interdite pour protester contre l’islamisation et l’invasion de la France. Devant, à l’origine, être jugé dès le 8 février en comparution immédiate, il comparaîtra finalement le 12 mai prochain, son état de santé s’étant dégradé. Qui dira que la justice française est lente ?

Le 20 avril 1962, le général Raoul Salan, responsable de l’OAS et officier le plus décoré de l’armée française, était arrêté, à Alger, par les gendarmes du capitaine Laborde.

L’un défendait l’engagement de la France à ne pas abandonner les populations musulmanes, chrétiennes et juives qui lui étaient fidèles, le peuple français d’Algérie, l’autre défend le droit de la France à rester fidèle à son identité et ses valeurs.

Ils ont contre eux les puissants du jour. L’un la collusion gaullo-socialo-communiste, soutenue par le grand patronat, qui estimait que l’Algérie coûtait trop cher à la France. L’autre l’UMPS, voyant, main dans main, le préfet socialiste et le maire Les Républicains de Calais, Natacha Bouchart, dénoncer une manifestation dont la raison était explicitement donnée par Pierre Lambert, préfet des Côtes-d’Armor, interdisant de son côté une manifestation analogue à Saint-Brieuc : « L’Europe n’est pas menacée par une islamisation rampante. Je ne suis pas en phase avec ces thèses racistes, provocatrices et xénophobes. »

Bonjour la neutralité du service public et avis aux tenants de la liberté d’expression ! Rappelons, pour mémoire, qu’une manifestation de soutien aux migrants organisée 15 jours avant à Calais et ayant donné lieu à des affrontements avec des riverains n’avait, elle, pas été interdite.

L’entrée sur la scène publique d’acteurs issus de nos forces armées est un signe des temps. Le discrédit de la fonction politique a atteint une telle acuité et la situation est à ce point grave que certains parmi les hommes qui ont fait leur vocation de servir la France ne peuvent plus se taire. Nous allons inéluctablement vers des temps difficiles car, au-delà de l’agitation politicienne qu’illustre parfaitement le faux débat sur la déchéance de nationalité, la guerre que nous livre une partie de l’islam sunnite est parfaitement asymétrique. Alors que les terroristes salafistes assassinent nos compatriotes, nous les menaçons, en retour, de les déchoir de la nationalité française – ce dont ils se préoccupent comme de leur première babouche…

Pendant ce temps-là, le petit peuple français souffre. L’honneur du général Piquemal est d’avoir risqué sa réputation, sa santé – il a 75 ans – et sa liberté pour voler au secours des « sans-dents » méprisés à la fois par la gauche caviar et la droite saumon. Le peuple français ne se laissera pas mourir. Ses réactions seront sans doute aussi brutales qu’incontrôlées, cela d’autant plus que sa résistance légitime ne trouve pas d’expression politique à la hauteur des défis actuels qui sont des enjeux de survie et de civilisation.

( 14 octobre, 2014 )

7 DECEMBRE : FETE DU LIVRE de RENAISSANCE CATHOLIQUE

 

7 DECEMBRE : FETE DU LIVRE de RENAISSANCE CATHOLIQUE dans communiqués

http://www.renaissancecatholique.org/23e-Fete-du-Livre-dimanche-7.html

 dans communiqués  23e Fête du Livre, dimanche 7 décembre

La 23e Fête du Livre organisée par Renaissance Catholique se tiendra à Grand’Maisons (Villepreux, Yvelines), situé à 20 km à l’ouest de Paris (à 30 mn de Paris ; 20 minutes de Versailles) dimanche 7 décembre prochain de 10 à 19 heures. Venez en famille y passer la journée.
  • 10 h : messe célébrée par son Excellence Monseigneur Athanasius Schneider
  • 12 h : ouverture des librairies, de la restauration rapide et de la buvette. 
             Produits du terroir de producteurs amis : champagne, foie gras et produits du sud-ouest, huile d’olive, etc. Librairie de livres d’occasion.
    14 h : plus de 110 auteurs attendus pour dédicacer leurs ouvrages. Garderie d’enfants.
        Conférences à :
    11 h 45 : Mgr Athanasius Schneider, Corpus Christi. La communion dans la main
   
        14 h 00 : Michel De Jaeghere, Les Derniers Jours – La fin de l’Empire romain d’Occident

    15 h 00 : Éric Zemmour, Le suicide français
     16 h 00 : François-Xavier Bellamy, Les déshérités ou l’urgence de transmettre
17 h 00 : Philippe de Villiers, Le roman de sainte Jeanne d’Arc
Nous espérons vous accueillir nombreux car, contre le règne du politiquement correct, votre présence en compagnie de votre famille, de vos amis, n’est ni utile, ni nécessaire : elle est indispensable !
Pour Noël, offrez des livres dédicacés.

Sont déjà annoncés au 10 octobre (liste actualisée sur www.renaissancecatholique.org) :

Joëlle d’ABBADIE, Yves-Marie ADELINE, Jean-Marie ALBERT, Jérôme ANRES, Père Jean-Paul ARGOUARC’H, Antoine ASSAF, Abbé Claude BARTHE, Florence de BAUDUS, Francine BAY, Gérard BEDEL, François-Xavier BELLAMY, Francis BERGERON, Guillaume BERTELOOT, Yvan BLOT, Grégoire BOUCHER, Alain BOURNAZEL, Isabelle BRANCOURT, Anne BRASSIÉ, François-Emmanuel BREZET, François BRUNATTO, Judith CABAUD, Arnaud de CACQUERAY, Yann CARRIERE, Capitaine CAVAL, Inès de CHANTÉRAC, Jean-Luc CHERRIER, Denis CHEVIGNARD, Georges CLÉMENT, Gabrielle CLUZEL, Philippe CONRAD,  CUSTOS, Laurent DANDRIEU, Michel DE JAEGHERE, abbé Cyrille DEBRIS, Patrick DELON, Marie-Pauline DESWARTE, Alain DIDIER, Xavier DOR, Véronique DUCHATEAU, Louis FONTAINE, Rémi FONTAINE, François FOUCART, Amable de FOURNOUX, Marc FROIDEFONT, Pascal GAUCHON, Éric GAUTIER, André GIOVANNI, Henri-Christian GIRAUD, Laurent GLAUZY, Thierry GOBET, Jean-Louis HAROUEL, Marie-France HELAERS, Lydwine HELLY, Pierre HILLARD, Roger HOLEINDRE, IGNACE, Arnaud de LASSUS, Jean-Yves LE GALLOU, Anne LE PAPE, Benoît LE ROUX, Henry de LESQUEN , Brigitte LUNDI, Xavier MARTIN, Jean-Claude MARTINEZ, Jean-Pierre MAUGENDRE, Laurence MAUGEST, Paul-André MAUR, Claude MEUNIER-BERTHELOT, Aude MIRKOVIC, Nikola  MIRKOVIC, Alain MIUS, Jean MONNERET, Abbé Guy PAGÈS, Paul-François PAOLI, Alain PASCAL, Alain PAUCARD, Martin PELTIER, Jean-Christian PETITFILS, Frédéric PICHON, Philippe PICHOT-BRAVARD, Hervé PINOTEAU, Frédéric PONS, Philippe PRÉVOST, Arnaud RAFFARD DE BRIENNE, Christophe REVEILLARD, Axel ROKVAM, Jean-Claude ROLINAT, Bruno RONDET, Alain SANDERS, Mgr Athanasius SCHNEIDER, Reynald SECHER, Jean-Marie SETBON, Nicolas TANDLER, Dominique TASSOT, Yves TISSIER, Laurent TOUCHAGUES, Alain TOULZA , Abbé Patrick TROADEC, Jean-Pierre TURBERGUE, François de VALMENIER , Philippe de VILLIERS, Thierry de VINGT-HANAPS, Henri de WAILLY, Bernard ZELLER, Eric ZEMMOUR


Participation aux frais : 7 € –  15 € Famille – 4 € adhérents de RC – étudiants – chômeurs

Accès par la route : carte ici : http://goo.gl/maps/ZJV0j
Et plan sur www.grandmaisons.com <http://www.location-salle-mariage-grandecapacite.fr/fr_FR/contact.php>. Parking privé de 500 places gratuit.

Accès par le train + service gratuit de cars :
Emprunter le RER C jusqu’à la gare Versailles-Rive Gauche (éventuellement gare Versailles-Chantiers à partir de Montparnasse + 1 km à pied) puis se rendre avenue de Sceaux pour prendre le car.

- Un service de car gratuit est mis en place par RC à proximité de la gare Versailles-Rive Gauche vers Grand’Maisons et retour : départ du car à 100 mètres à gauche en sortant de la gare Versailles-Rive Gauche, à l’angle de l’avenue De Gaulle et de l’avenue de Sceaux : Départs de Versailles à 9 h 20, 13 h 30  (horaires à confirmer). Départs de Grand’Maisons (pour le retour à Versailles) : 17 h 30 et 18 h 30 (horaires à confirmer).

( 22 janvier, 2014 )

Les ennemis de nos ennemis sont-ils nos amis ?

A propos de l’affaire Dieudonné – voici un article juste que nous approuvons totalement.

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Attaqué par le sectaire ministre de l’Intérieur, Dieudonné deviendrait ainsi un allié objectif de la France française. Cela n’a aucun sens.

Parmi les retombées inattendues de l’affaire Dieudonné, on ne peut nier le regain de complaisance, voire de sympathie dont le bouffon a bénéficié dans les milieux nationaux voire même catholiques. Objectivement attaqué par la dictature socialiste représentée par le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, Dieudonné M’Bala M’Bala est devenu pour beaucoup le symbole de la résistance au système. Il mériterait pour cette raison notre considération, voire notre soutien.
C’est oublier un peu vite que l’humoriste, adepte de l’humour Canal+, a largement contribué, par la dérision systématique, à la remise en cause de toutes les institutions et valeurs sur lesquelles repose notre société. La seule différence avec ses comparses habituels est qu’il est allé, lui, jusqu’au bout de sa logique nihiliste. Si rien n’est sacré et si rien ne doit échapper à la dérision pourquoi la shoah serait-elle l’unique sujet dont il serait interdit de se moquer et de faire rire ?
Contre l’inconscient, les ombrageux gardiens du Temple de la Pensée Unique ont fulminé, comme aux plus beaux temps de l’inquisition tant honnie, une excommunication vitandus, c’est-à-dire que tout contact avec le coupable est interdit sous peine d’être soi-même exclu de la communion socialo-droit-de-l’hommiste. Tout cela au grand dam des soutiens, fort divers, de l’histrion camerounais : jeunes des banlieues ravis de choquer le bourgeois blanc, représentants de la « France bien élevée » pour qui toute victime de Manuel Gaz bénéficie d’emblée d’un capital de sympathie, jeunes nationaux déracinés en quête de repères identitaires pour marquer leur refus du pouvoir en place, etc.
Après avoir assisté, médusés, au dynamitage en règle de tout ce en quoi ils croyaient, certains se sont complus dans la joie amère de voir, enfin, mis à mal le dernier tabou : la sacralisation de la shoah comme l’ultime refuge du sacré et de l’intouchable, le dernier interdit justifiant qu’on réprime l’irrespect et l’indélicatesse comme un blasphème Attaqué par le sectaire ministre de l’Intérieur, Dieudonné deviendrait ainsi un allié objectif de la France française. Cela n’a aucun sens. Comme si la vérité était le contraire de l’erreur alors que ce contraire est tout au plus une erreur d’un autre ordre.
Staline attaqué par notre ennemi Hitler en serait-il devenu plus fréquentable ? Ce n’est pas ce que pensait le grand pape Pie XII, à l’inverse des Roosevelt, Churchill, De Gaulle… Trotsky, assassiné par Staline, reste une crapule. Dieudonné se serait, nous dit-on « converti ». Après nous être réjouis de la conversion du pécheur, qu’il nous soit cependant permis de juger de son ferme propos sur des actes.

Ne perdons pas de vue trois réalités :
- La fameuse quenelle est une variante du bras d’honneur, voire du doigt d’honneur, ce qui en fait, par nature, un geste obscène. Il est désolant de le voir se répandre chez des jeunes élevés par leurs parents dans le rejet de la vulgarité et de la bassesse et qui s’y croient autorisés parce qu’il est sottement poursuivi par nos adversaires.
- Faire rire de ce qui ne nous touche pas directement, mais qui paraît précieux à d’autres, est une bien pitoyable revanche quand on a soi-même souffert des rires d’une foule de sots excitée par des gueux.
- La liberté d’expression n’est pas un absolu. « Les doctrines mensongères, peste la plus fatale de toutes pour l’esprit ; (…) les vices qui corrompent le cœur et les mœurs, il est juste que l’autorité publique emploie à les supprimer sa sollicitude, afin d’empêcher le mal de s’étendre pour la ruine de la société », enseigne Léon XIII dans Libertas Praestantissimum (20 juin 1888).

Faut-il, plus fondamentalement, voler au secours de l’ennemi du système, sous prétexte qu’il a été désigné à notre sympathie par ce même système ? N’est-ce pas consentir à ce que, après avoir prétendu désigner nos leaders naturels (ceux qui « passent bien à la télé », quand même ils n’ont plus tout à fait nos idées), l’appareil de l’État nous choisisse désormais nos amis et nous dicte nos mots d’ordre, quand même ceux-ci seraient complètements étrangers à nos convictions profondes ?
Les démêlés de Dieudonné avec Manuel Valls ne nous concernent pas. La résistance au système qui s’acharne à détruire la France ne passe pas plus aujourd’hui par la pratique de la quenelle qu’elle ne passait hier par la collaboration avec le nazisme, sous prétexte qu’il était l’ennemi de nos adversaires.
La résistance au système passe par la fidélité à notre tradition nationale et religieuse. Elle est sans doute moins ludique et moins ostentatoire, moins romantique qu’une adhésion compulsive à des provocations brouillonnes. Elle est cependant autrement féconde et méritoire.

Jean-Pierre Maugendre

( 13 septembre, 2013 )

Bilan des Journées Chouannes 2013 Les 31 AOUT et 1 Septembre

30/09/2013
Bilan des Journées Chouannes 2013 Les 31 AOUT et 1 Septembre  

 

Bilan des 43èmes Journées chouannes
Chiré-en-Montreuil, 31 août et 1er septembre 2013  

« Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais » : c’est sous la « présidence » de François-Athanase de Charette (1763-1796), que s’est déroulée la 43e édition des Journées chouannes de Chiré-en-Montreuil, qui fut un grand succès, en cette année qui voit le 220e anniversaire de l’insurrection vendéenne. 

Le samedi, trois conférenciers ont entretenu l’assistance du thème de la contre-révolution sous différents aspects :
- La « Contre-révolution dans l’Eglise entre 1950 et 1970 » fut évoquée par le père Jean-Dominique qui a dressé le portrait et retracé le combat du père Roger-Thomas Calmel (1914-1975), grande figure de la résistance traditionaliste aux réformes issues de Vatican II ;
- Jean-Baptiste Geffroy, professeur de droit, a présenté le personnage de l’abbé Barruel (1741-1820) et ses Mémoires pour servir à l’histoire du jacobinisme, à l’occasion de la parution récente aux Editions de Chiré de la troisième édition de cette somme qui montre la responsabilité de la franc-maçonnerie dans les complots anticatholiques et antimonarchiques dans l´Europe du XVIIIe siècle et qui montrent par quels mécanismes, ces complots ont abouti à la révolution de 1789 ;
- Enfin, Arnaud de Lassus, président de l’Action Familiale et Scolaire, exposa la pensée contre-révolutionnaire du philosophe Louis Jugnet (1913-1973), à travers différentes études, et notamment son cours de Doctrines philosophiques et Systèmes politiques (de Platon à Maurras), réédité cette année à Chiré pour le centenaire de sa naissance et le 40e anniversaire de son décès.
Le renouvellement annuel de la consécration de la Diffusion de la Pensée Française, précédée de l’allocution du père Jean-Marie, nouveau supérieur de la Fraternité de la Transfiguration (Mérigny), a clôturé cet après-midi. 

Après le dîner, organisé et servi cette année par l’équipe de Chiré, et qui rassembla plus de 300 personnes, les participants assistèrent à la projection sur grand écran en avant-première du nouveau film documentaire de l’historien Reynald Secher, La Virée de Galerne (18 octobre-23 décembre 1793), qui évoque une période douloureuse et méconnue des guerres de Vendée.  

Le lendemain, la messe traditionnelle dominicale, chantée selon la coutume par M. l’abbé Cottard (Fraternité Saint-Pie X) ouvrit cette journée placée sous le thème des media et de l’actualité, et du 220e anniversaire des guerres de Vendée. 

L’après-midi débuta par la conférence de Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polemia, qui lutte contre la désinformation entretenue par les media « politiquement corrects », sur le thème de la tyrannie médiatique qui impose un « prêt à penser » et une information arbitraire. 

L’actualité politique de l’année passée et des derniers mois due aux « changements de société » depuis l’élection de François Hollande donna ensuite lieu à une table ronde dirigée par Olivier Destouches, rédacteur de Lectures Françaises, sur quelques thèmes importants : euthanasie, « mariage » des homosexuels, totalitarisme du pouvoir en place, … avec les interventions de Jean-Claude Martinez (auteur de Euthanasie, stade suprême du capitalisme), Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance Catholique (l’ordre immoral, la démocratie totalitaire), et Jeanne Smits, rédactrice en chef du quotidien Présent (bioéthique). 

En fin d’après-midi, Philippe de Villiers a évoqué devant un public nombreux et captivé la grande figure de Charette, généralissime de l’Armée catholique et royale.
La journée fut conclue par François-Xavier d’Hautefeuille, directeur de Chiré-DPF, suivie du mot spirituel du père Lecareux, fondateur de la Fraternité de la Transfiguration. 

F.-X. d’Hautefeuille a fait le bilan de l’année écoulée et présenté les projets éditoriaux à venir de la maison de « Chiré » :
- plusieurs nouveaux livres ont été publiés ou réédités depuis les précédentes Journées chouannes : L’ultime transgression du docteur Dickès (2 éditions en un an !), Madame de Ventadour et Louis XV de Marie-Magdeleine Del Perugia, Mon journal de sage-femme de Lisbeth Burger (un des grands classiques de « Chiré »), Doctrines philosophiques et Systèmes politiques de Louis Jugnet, « Bonne Maman » (Marie Tribou et la Miche de Pain) et enfin la réimpression des Mémoires de l’abbé Barruel ;
- deux titres en préparation : d’une part, les Problèmes et grands courants de la philosophie de L. Jugnet, qui complète le précédent livre du même auteur déjà publié. D’autre part, un inédit, L’Epuration et les poètes de Léon Arnoux, à l’honneur des chantres emprisonnés et/ou exécutés pour leurs idées après la Seconde Guerre mondiale.
- la crise du livre est toujours là, aussi Chiré a toujours autant besoin de votre soutien. 

Il faut noter une affluence exceptionnelle pour cette manifestation, qui est pour nous un signe de continuer le bon combat du livre contrerévolutionnaire. Il nous reste encore à remercier tous ceux qui ont contribué à la réussite de ces journées : les conférenciers et auteurs qui se sont, comme chaque année, déplacés bénévolement (nous espérons revoir les nouveaux venus l’année prochaine), l’équipe de jeunes gens et jeunes filles qui œuvrent pour la préparation et le bon déroulement des Journées, les prêtres et religieux (présents en force cette année) qui contribuent à l’atmosphère chrétienne de ce rassemblement, les amis éditeurs, associations et producteurs qui sont venus présenter leurs publications et/ou leurs activités. 

A tous nos fidèles abonnés, lecteurs, clients fidèles, un grand merci, et à l’année prochaine !   

CHIRE-DPF – BP 1 – 86190 Chiré-en-Montreuil
Tél : 05 49 51 83 04 – Fax : 05 49 51 63 50
Courriel : contact@chire.fr
www.chire.fr

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