( 24 février, 2020 )

Erdoğan annonce un sommet sur la Syrie avec la Russie, la France et l’Allemagne

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

Erdoğan tente de sortir de l’impasse dans laquelle il se trouve à Idleb, en Syrie, dernière province tenue par les islamistes et qu’il occupe conjointement. Sa reconquête progressive par l’armée syrienne a entraîné des affrontements à l’artillerie entre Turcs et Syriens, faisant plusieurs morts de chaque côté : 17 chez les Turcs, reconnus par Ankara, un nombre indéterminé chez les Syriens, qui ne communiquent jamais sur leurs pertes.

Samedi 21, après un nouveau mort turc, Erdoğan a annoncé la tenue d’un sommet qui se tiendrait le 5 mars et qui réunirait , Emmanuel Macron et Angela Merkel, en plus du sultan lui-même. Cette configuration inhabituelle est le résultat d’efforts incessants d’Erdoğan pour obliger l’armée syrienne à interrompre son offensive. Le succès de celle-ci place, en effet, les Turcs dans une situation très délicate.

À la suite des accords de Sotchi, en 2018, l’armé turque a installé de nombreux postes militaires qui se situaient à la lisère du territoire occupé par les islamistes, alliés ou non d’Erdoğan. Cette occupation dépassait même les frontières de la province et comprenait aussi le nord de la province d’Hama et l’ouest de la province d’Alep, jusque dans la banlieue d’Alep, régulièrement bombardé de ce fait.

En contrepartie, Erdoğan s’était engagé à réduire l’influence et l’activité du Front al-Nosra, l’antenne syrienne d’Al-Qaïda. Rebaptisé Hayat Tahrir al-Cham, ce groupe, composé de 10.000 à 20.000 combattants aguerris par neuf années de guerre, malgré leurs pertes considérables, domine la région. Comme on pouvait s’y attendre, ils n’ont fait qu’une bouchée des milices syriennes et turcophones payées par la Turquie.

Ce statu quo ne pouvait évidemment durer car n’a jamais fait mystère de sa volonté de reconquérir la totalité du territoire syrien, en particulier Idleb. Sa visite sur le front, l’année dernière, fut le prélude à l’offensive de l’armée syrienne, massivement appuyée par l’aviation russe. Les territoires d’Hama et d’Alep ainsi que l’autoroute M5, axe stratégique reliant Damas à Alep, ont été reconquis. La moitié des postes militaires turcs se trouvent, maintenant, dans la Syrie reconquise, mais Erdoğan refuse de les évacuer.

Erdoğan a vertement reproché à Poutine (les deux hommes s’appellent souvent) de ne pas respecter les accords de Sotchi en appuyant l’offensive syrienne, mais ce dernier a évidemment répondu qu’il fallait mettre un terme aux actes terroristes d’Al-Nosra.

N’ayant pas la maîtrise des airs – exclusivité russe -, il est difficile, pour l’armée turque, d’endiguer les attaques syriennes, et puis un affrontement entre soldats des deux armées n’est pas souhaité par Erdoğan, qui sait bien que sa position d’occupant est fragile. De plus, il ne veut pas apparaître comme un soutien d’Al-Nosra.

C’est, bien sûr, la corde humanitaire qu’il a fait jouer auprès de Macron et de Merkel, en raison de l’afflux de réfugiés vers le nord et la frontière turque.

Ce petit monde va donc, sans doute, se réunir. Poutine écoutera, impassible, et prendra sa décision. Plus que jamais, c’est lui le maître du jeu en Syrie.

( 21 février, 2020 )

Vie privée et morale publique, un nouveau contrôle social ?

 

Lu sur le site de l’Action Française

 

Il est intéressant de voir à quel point l’« affaire Griveaux  »  provoque un séisme, non seulement dans le monde politique, mais aussi dans le monde médiatique  :

​ «  Mais puisqu’on vous dit que, dans le domaine privé, n’importe qui peut faire n’importe quoi, n’importe comment  !  » Telle  pourrait être la teneur générale des propos sur les plateaux télé, fusse-t-on président du sénat, ministre ou candidat aux municipales…

Il est vrai que les pantalonnades élyséennes ou ministérielles ne datent pas d’hier, et que les vieux et moins vieux caciques ont émaillé de leurs prouesses extraconjugales,les républiques qui se sont succédées. Élisabeth Lévy y voit une dimension romanesque de la vie publique avec ses alcôves. L’honnêteté oblige à dire que les rois ne se sont pas privés de quelques maitresses. Nous pouvons toutefois noter qu’ils les assumaient sans complexes.

En l’espèce, tout de même, envoyer une vidéo de ses parties intimes par téléphone, alors qu’on est porte-parole du gouvernement, comme attitude romanesque, il y a mieux. Cela fait plutôt songer à un comportement adolescent…

Quoi qu’il en soit, il fut un temps ou les comportements privés étaient soumis, plus particulièrement en province, à ce que les sociologues appellent «  le contrôle social,  ». Pour y échapper, les notables d’alors effectuaient des séjours à Paris pour s’encanailler dans l’anonymat de la capitale. «  Pas vu, pas pris  », résumé de la morale «  bourgeoise  » mais chacun savait les risques encourus…

Plus le village (ou le quartier) était petit et plus les habitants cohabitant dans une grande proximité connaissaient les faits et gestes de chacun, ce qui donnait lieu parfois à des affaires de cloche merle qui ont fait le pain (béni  ?) de nombreux auteursde Balzac à Chabrol. Si le contrôle social pouvait être difficileà supporter pour quelqu’un souhaitant un peu plus d’anonymat, il avait l’avantage aussi de faciliter une plus grande solidarité, car connaissant les malheurs des autres, on se sentait concerné et obligé de les prendre en compte.

Aujourd’hui, nous assistons à la renaissance d’une forme de contrôle social à travers les réseaux sociaux, à la différence notable quand même que les informations personnelles que l’on livre en pâture à nos amis «  FB  » sont le plus souvent de notre seule responsabilité.

«  Vu et pris  !  »  : Benjamin Griveaux s’inscrit dans la lignée glorieuse des Felix Faure ou Joseph Caillaux  ! Rien de nouveau sous le soleil… L’affaire sort fort opportunément mettant fin à une campagne municipale aux débuts déjà chaotiques. Bien sûr, comme l’auteur du forfait de publication est un réfugié (anti-régime) russe, déjà se profile l’ombre maléfique de Poutine qui ne fait rien que nous embêter (et c’est nous que l’on traite de complotistes  !)

Ce qui laisse perplexe, c’est le cœur des vierges mediatico-politiques scandalisées à l’idée qu’il puisse y avoir un jugement moral après la publication de cette imprudente correspondance. La démocratie serait en danger sous prétexte que quelqu’un aurait soulevé le coin du tapis  ? Autrement dit,le tabou absolu c’est la morale.

Pour résumer, on peut absolument tout faire dans le privé du moment que c’est légal.

Puisque tout est permis, en quoi est-il gênant de le rendre public  ?

Sans doute parce qu’il existe un sens commun, et que les débordements les plus sordides dans lesquelles quelques élitesse complaisent, ne donnent pas nécessairement une image «  romanesque  » de cette petite société arrogante. L’électeur (car il faut bien en passer par lui) est encore capable d’être choqué, quoique sécularisé. Il faut donc lui expliquer qu’il a tord et que la morale est hors de propos. Mais qu’est-ce que la morale  ? Le Larousse nous dit que c’est «  l’ensemble des règles de conduite, considérées comme bonnes de façon absolue ou découlant d’une certaine conception de la vie  » A qui veut-on faire croire que l’électeur dans le secret de l’isoloir va voter en faisant abstraction de ce qu’il est, de son histoire, de sa culture  ? Certes, la morale peut changer selon le temps ou le lieu  ! Hippocrate peut écrire au IVe siècle avant JC dans son fameux serment « Je ne remettrai à aucune femme un pessaire abortif  »  ; Matzneff peut écrire à la fin du XXe siècle ce qu’il ne peut plus écrire au XXIe et aujourd’hui Desproges ou  Coluche n’écriraient plus les mêmes sketches … Pour autant, toute société s’interroge sur la morale et trouve un consensus qui lu permet de vivre ensemble… Et si ce consensus n’est pas trouvé, c’est bien la nation (et pas forcément la démocratie) qui est en difficulté.

​Tous les éditorialistes, à la presque unanimité, disent que Griveaux n’aurait pas dû démissionner de son rôle de candidat mal engagé, mais assumer cette information devant la face du monde. A l’heure des «  coming out  » de toutes sortes, il s’agit pour tous ces gens-là de plaider leur propre cause privée qui pourrait un jour devenir publique. N’y aurait-il pas un vent de panique sous couvert d’indignation  ?

Peut-être, qu’au-delà de la seule légalité, il y a encore en vigueur dans notre société, simplement des codes, hérités de notre culture judéo-chrétienne  : Ceux-ci ont la vie dure et relèvent tout simplement de la «  morale  », mot devenu imprononçable, tant il évoque autre chose que la seule contrainte de l’état de droit. Il fait appel à un vieux concept ancré au fond de chacun de nous et qui s’appelle la conscience.

Olivier Perceval

( 20 février, 2020 )

La méconnaissance et erreurs de Mr Macron sur l’islam

 

Communiqué de l’AGRIF

 

En déplacement à Mulhouse, ville où est en construction une mosquée géante appelée « An-Nour» (la lumière) Emmanuel Macron a voulu accréditer qu’il s’intéresserait enfin au défi que constitue chaque année un peu plus la progression en France de ce qu’il a désigné comme le « séparatisme islamiste ».

Sans doute s’est-il fait conseiller sur la question mais alors à l’évidence, bien mal. Car ses prises de paroles n’ont pas en effet révélé qu’il aurait beaucoup progressé dans sa connaissance de l’islam depuis son accession à l’Elysée.

Ses déclarations appellent les réflexions suivantes :

  • Sur « L’islam politique»

Mr Macron use comme tant d’autres commentateurs et politiciens de cette expression pour bien distinguer de l’islam « religion » un islam qui ne serait pas acceptable ; l’islam « politique », encore appelé « islamisme ». Or il n’existe pas d’islam non politique. Comment  l’islam ne serait-il pas politique alors que Mahomet son fondateur et son modèle a été simultanément et jusqu’à sa mort un chef de guerre, un chef politique et un chef religieux ? Mr Macron n’aurait-il pas lu un tant soit peu les Hadîths, ces textes rapportant les faits et gestes et les paroles du prophète lus et commentés, à l’égal des versets coraniques, dans toutes les mosquées ?

Comment l’islam ne serait-il pas une réalité politique alors que sa plus grande instance de représentation est l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) à laquelle adhèrent les 57 états islamiques et qui dispose d’une délégation permanente à l’ONU ? Les états et l’ONU ne seraient-ils pas des organisations politiques ?

Comme l’enseignent tous les docteurs de l’islam et tous les islamologues, l’islam est simultanément une religion et un ordre politique, une foi et une loi, une doctrine et un ensemble de mœurs.

  • Sur « L’oumma »

Mr Macron n’en a semble t-il pas parlé. « L’oumma », c’est la communauté de tous les croyants de l’islam, « la plus belle communauté donnée aux hommes » proclame le Coran. Après Allah et après Mahomet, c’est la valeur supérieure de l’islam, distincte de tout le reste de l’humanité. « Obéissez à Dieu, obéissez à son prophète» cela revient sans cesse dans le Coran et les Hadîths. Comment imaginer que cette communauté ne soit pas distincte, donc séparée de ceux qui n’obéissent pas aux prophètes, et à sa loi (la charia) ?

  • Islam et islamisme

Mr Macron ne veut pas, avec raison, de ce qu’il appelle le « séparatisme islamiste ». Rappelons que le mot « islamisme » pendant longtemps signifia simplement la doctrine de l’islam.

Aujourd’hui il est utilisé pour désigner les courants de l’islam dit radical ou fondamentaliste ou encore jihadiste.

Mais « islamiste »ou pas, l’oumma islamique structurée autour de mosquées de plus en plus nombreuses ne fusionnera que superficiellement avec la société « des mécréants ».

Dans toutes les mosquées, fût-ce animées par de gentils imams s’affirmant «  républicains » on distinguera toujours suivant l’enseignement du prophète le « dar-el-islam » (le «  territoire de l’islam ») du dar-el-Kofr  (le «  territoire de la mécréance et du dar el Harb (« le territoire de la guerre »).

Mr Macron peut bien vouloir d’un islam républicain c’est plus facilement la république qui devient islamique depuis des années, avec la progression sans cesse des territoires de l’oumma.

Déni de réalité

L’erreur fondamentale de Mr Macron comme de la plupart des politiciens est de ne pas considérer (ou de faire semblant ?) l’islam que comme une religion et de surcroît selon le modèle du christianisme,

[L’imam en est le curé

[La mosquée en est l’église

[Le coran en est l’Evangile

[Le ramadan en est le carème…

Et le Allah de Mahomet serait le même Dieu que celui des Chrétiens !

Faux en tous points ! Et particulièrement le dernier.

Bien sûr, il n’y a qu’un seul Dieu Créateur de l’Univers. Mais le Dieu auquel croit les musulmans est si différent de la Révélation qu’en ont les chrétiens par le Christ, le Dieu de la Sainte Trinité, le Dieu de l’incarné, crucifié, ressuscité.

Là est la racine de l’aversion islamique pour le christianisme. Car il est écrit et sans cesse répété dans le Coran que « le seul péché qu’Allah ne pardonne pas est d’associer d’autres Dieux à Dieu ».

Et pire encore que les « associationnistes », il y a les athées.

Voilà Mr Macron, le fond du problème. Oh bien sûr, nombre de musulmans n’adhèrent plus à l’islam, ou seulement en apparence, voire le quittent, voire se convertissent au Dieu de l’Evangile, à la charité du Christ.  Mais cela, souvent, à leurs risques et périls, et même au péril de leur vie, même chez nous tant le carcan de l’oumma est sévère. Et cela n’est pas affaire d’Imams bien formés, discourant en bon français. Et le problème n’est pas que tout le monde accepte qu’il n’y ait pas de lois religieuses au dessus des lois de la république.

Le problème est d’abord que les lois de la république, si variables, ne soient pas contraires à la loi morale naturelle, la loi universelle de respect de la vie innocente, la loi de respect de la nature humaine.

Sinon, l’islam, avec son exécrable charia, continuera de progresser, sous le couvert des bons discours dans l’art de la taqiya, l’islam «  patte blanche » bien sûr, mais derrière lequel n’a que trop progressé aussi, et tué, l’islam « mains rouges ».

Pour le freiner, le faire reculer, encore faudrait-il ne pas alimenter la haine antifrançaise et antichrétienne parmi les populations originaires de l’empire français, souvent musulmanes, par de mensongers et criminels discours sur « la colonisation crime contre l’humanité ».

Après cela Mr Macron, allez donc faire respecter votre république.

L’AGRIF

70 boulevard Saint-Germain
75005 PARIS
01 40 46 96 31

( 20 février, 2020 )

Mark Zuckerberg : Monnaie universelle ? Cour Suprême à sa botte pour réguler les réseaux sociaux ? Non, cul-de-basse-fosse !

 

Lu sur « Je Suis Français »

 

À la fin de l’été 2019, le projet dévoilé de Mark Zuckerger de créer via Facebook, une monnaie universelle surplombant celle des États – nommée  Libra – avait défrayé la chronique et, toute inconscience bue – avait soulevé tout de même quelques critiques et même des inquiétudes ! Mais Zuckerberg a de la suite dans les idées et dans les ambitions qu’il nourrit : universelles. Aujourd’hui, face au dévoilement brutal des immenses dégâts civilisationnels produits par les réseaux sociaux, en comparaison desquels ceux causés au nigaud archétypal qu’est Benjamin Griveaux comptent à peu près pour zéro, Zuckerberg veut répondre à l’impérieux besoin de régulation du monde digital – besoin qui monte du monde entier – et il entend prendre la main sur le dispositif à mettre en place à cet effet. Comment ? Il vient de l’annoncer. Comme pour son projet de monnaie universelle, en créant une Cour Suprême mondiale supranationale à sa discrétion, chargée de contrôler les trafics. Au désastre civilisationnel s’ajoutera un univers en liberté surveillée. Et espionné comme c’est le cas jusque dans nos alcôves. On peut être assuré que la dite liberté ne sera à peu près octroyée qu’à ceux qui seront rigoureusement conformes à la doxa la plus clairement mondialiste et progressiste. Les avisés, pour éviter les grandes oreilles et les yeux fouineurs, reprendront du papier et des crayons – inespionnables – lorsqu’ils voudront communiquer, s’écrire. Et ils liront dans les livres plutôt que sur les écrans transparents. Les autres seront le lumpen prolétariat de l’ère postmoderne. Des personnes atteintes. De la peste comme les animaux de La Fontaine.

À cette même fin de l’été 2019, où s’affirmait le projet monétaire mondial de Mark Zuckerbeg, nous avions publié à son propos l’article qui suit. Pour l’actualiser, il suffit d’ajouter au dossier Zuckerberg le dernier en date de ses objectifs : la Cour Suprême mondiale à sa main qui veillera à notre libre expression le plus efficacement et, bien-sûr, le plus moralement du monde. Benjamin Griveaux pourra dormir sur ses deux oreilles. Les courants de pensée dissidents beaucoup, beaucoup, moins, on s’en doute !


Mark Zuckerberg : Monnaie universelle ? Cour Suprême à sa botte pour réguler les réseaux sociaux ? Non, cul-de-basse-fosse ! dans actualités Logo-Je-Suis-Français-CopieMark Zuckerberg, 35 ans, né à White Plains dans l’État de New York d’un père dentiste et d’une mère psychiatre, a édifié en peu d’années une fortune personnelle de plus de 75 milliards de dollars, la huitième du monde.

Cette richesse inouïe, il l’a tirée de Facebook. Réseau mondialisé, dit social, qui revendique 2,4 milliards d’utilisateurs et réalise 55 milliards de chiffre d’affaires. Les utilisateurs de Facebook auront été les idiots utiles de cette création de richesses en même temps qu’ils devenaient captifs du système Zuckerberg, que leurs données personnelles les plus générales et les plus intimes étaient pillées pour être revendues aux entreprises, publicitaires, organismes divers qui allaient en faire un usage intensif. Jamais création de richesse n’a été aussi dérisoirement payée de retour. Richesse créée pour prix des gigantesques profits réalisés ? Du vent.

le-pdg-de-facebook-mark-zuckerberg-rencontrera-emmanuel-macron-vendredi__985089_-300x169 dans actualités

Évidemment ni l’intelligence ni la culture de Mark Zuckerberg ne se sont formés sur Facebook. Les sources d’inspiration, les idées-mères, de ce jeune-homme surdoué, ont des origines lointaines et elles sont profondes. Messianiques. Universalistes.

Facebook ne distille ni intelligence, ni culture. Au contraire, il les contredit, les annihile, les empêche s’il y a addiction. L’on sait aujourd’hui comment il vampirise et réduit les capacités cérébrales (Attention, concentration, etc.). Il crée un lumpenprolétariat universel des cerveaux. De nombreuses et sérieuses études du phénomène Facebook prolifèrent en ce moment*. Mettons nos pendules à l’heure : Facebook n’est déjà plus revendiqué comme un fleuron de la modernité. Simplement une machine à sous et à captation de données.

Mark Zuckerberg, lui, rêve de gouvernance mondiale, d’humanité postnationale, d’intelligence artificielle, de transhumanisme, le tout configuré, manipulé, engendré par les Élus en petit nombre destinés à enfanter la planète nouvelle, l’homme nouveau, selon leurs vœux. Ce dernier ne sera pas libre. Les équipes de Mark Zuckerberg sont saisies de ces dossiers.

facebook-libra-300x188

Mais Mark Zuckerberg a une plus vaste et haute ambition, corrélative, qui n’est rien moins que de créer une monnaie universelle, déjà nommée Libra, laquelle, par-delà et par-dessus États et monnaies nationales, contribuera à l’unité du monde, sous la houlette des Élus, formant cénacle autour de Zuckerberg. Montagne de sucre. Son Royaume est de ce monde. Il n’est pas Jésus. Il est Barabbas, l’agitateur messianique.

Zuckerberg rapporte gros â l’Amérique mais son idéologie est frontalement à l’opposé du nationalisme renaissant des États-Unis. Ce nationalisme profond et décomplexé qu’exprime Donald Trump pour qui « l’avenir appartient aux patriotes, pas aux mondialistes ». Avec son Libra, cette monnaie universelle qu’il a mise en chantier, Zuckerberg, cette fois-ci passe les bornes. Le voici dans l’hubris. Elle sonne souvent la fin du kairos, ce temps de chance, de réussite et de vie opportune dont Zuckerberg a tant bénéficié jusqu’ici.

Mark Zuckerberg ignore ou oublie qu’une monnaie doit être adossée à une puissance publique, à un État, petit ou grand, qui dispose des moyens de défendre ses intérêts, son territoire, ses frontières, ses ressortissants, ses valeurs. Il oublie tout simplement que la puissance publique, les États,  disposent de la force publique, d’une armée, de gens d’armes, d’une police et de prisons. Sur sa montagne de dollars, Mark Zuckerberg, comme tout financier, comme jadis les banquiers juifs ou autres de Milan ou de Florence, d’Amsterdam ou Anvers, ne dispose pas de ces attributs ordinaires qui sont en revanche à la discrétion de n’importe quel roitelet.

af6c7c7b3a5907feadd8a4eec21ae-300x169

C’est la faiblesse des banquiers, des milliardaires, des oligarques, et des financiers, que de risquer d’être jetés en prison par le moindre des pouvoirs politiques, de voir leurs biens confisqués ou spoliés. Si vous trouvez les exemples donnés trop anciens, vous vous trompez. Poutine l’a fait dans son pays. Dominique Strauss-Kahn dirigeait le Vatican ou la Mecque de la finance mondiale, il était, à la tête du FMI, comme un pape du capitalisme universel, lorsqu’il fut emmené, hirsute, hagard et menotté, dans une geôle new-yorkaise. Il était un puissant parmi les puissants. En un instant, il avait cessé de l’être. Il n’était qu’un serviteur de l’Or du monde. Il lui manquait la force publique. Le destin de Carlos Ghosn n’est pas très différent : pétri de puissance et d’orgueil, bouffi de toutes les vapeurs de l’hubris, de toutes les audaces des parvenus de mauvais goût, il a croupi des mois durant, otage de l’Empire du Soleil Levant, non loin du trône du Chrysanthème, prisonnier d’un petit juge nippon, fort d’incarner l’âme et l’histoire de sa patrie. Rideau sur la puissance de l’Argent !

6b8bba90bff0a822c573bf68686d04b2

Comme le jeune Louis XIV (23 ans) avait fait arrêter Fouquet, qui étant devenu plus riche et, par l’argent, plus puissant que le roi, avait été envoyé finir ses jours en forteresse en province, nous serions le président des États-Unis, nous ferions arrêter illico Mark Zuckerberg pour avoir eu l’audace de songer à créer une monnaie concurrente du dollar – du dollar notamment, car toutes les monnaies nationales sont concernées – nous l’enfermerions en quelque lieu retiré, et néanmoins décent, de la vaste Amérique et nous l’y maintiendrions pour les quelques décennies qui lui restent à vivre. La confiscation de ses biens indûment acquis pourrait servir au sauvetage de la planète. Ce serait une bonne action à laquelle pour l’instant peu de gens ont pensé. Cela pourrait venir car Trump est imprévisible et Zuckerberg, n’est pas son prophète.

Gérard POL

* La civilisation du poisson rouge : Petit traité sur le marché de l’attention de Bruno Patino – Grasset 2019.

La fin de l’individu (Voyage d’un philosophe au pays de l’intelligence artificielle), de Gaspard Koenig, Éditions de l’observatoire, 2019.

( 19 février, 2020 )

Les obsèques de Guy Bertran de Balanda ont été célébrées hier à Marseille – Message du prince Jean, Comte de Paris

 

Lu sur « Je Suis Français »

 

Qui fut Guy Bertran de Balanda – notamment pour nous – nous avons tenté de le dire en termes simples, illustrés de  photographies significatives de quelques étapes marquantes de nos engagements communs. L’on pourra s’y reporter : Le monde royaliste en deuil : Guy Bertran de Balanda nous a quittés.

Ses obsèques – sans-doute telles qu’il les avait voulues – ont été célébrées hier mardi en la basilique du Sacré-Coeur remplie de sa famille autour de ses fils Renaud et Axel, et de ses nombreux amis venus de la région provençale et de plus loin. 

Ses convictions royalistes, son appartenance de toute une vie à l’Union Royaliste Provençale, les actions qu’il y a menées depuis sa jeunesse jusqu’à ses derniers jours, ont été amplement évoquées par sa famille comme par ses amis présents. Il a participé à différents combats d’esprit patriote. Essentiellement, il était royaliste, d’Action Française et camelot du roi. 

Jean Gugliotta, président de l’Union Royaliste Provençale, a donné lecture d’un message du prince Jean, Comte de Paris et Chef de la Maison Royale de France, dont voici le texte :

Les obsèques de Guy Bertran de Balanda ont été célébrées hier à Marseille – Message du prince Jean, Comte de Paris dans informations royalistes 47150946_330701971096711_1149909014545432576_n-300x163-1

 

 

« Chers Amis, 

Vous êtes aujourd’hui dans la tristesse parce que vous avez perdu un être cher, que vous soyez de sa famille ou de ses amis. Je sais qu’il en avait de nombreux.

Je n’ai pas connu Guy Bertran de Balanda autant que vous tous mais je partage votre peine. Et je joins mes prières aux vôtres.

Je l’ai connu suffisamment pour savoir qu’il était un fidèle de la Maison Royale de France et des traditions qu’il m’a été donné d’incarner, à la suite plus que millénaire de mes ancêtres. Et aujourd’hui en tant que Comte de Paris, chef de la Maison de France.

Je sais aussi que nombreux sont dans sa famille et parmi ses amis ceux qui partagent cette fidélité.

J’ai rencontré Guy de Balanda au moins deux fois qui ont été marquantes : l’une aux Baux de Provence où je m’étais rendu en compagnie de mon frère, en juin 2002. Il était l’un de ceux qui m’ont accueilli.

La seconde fois, ce fut à Tautavel, en terre catalane, qui était la sienne, pour un weekend d’études auquel le professeur Henri de Lumley m’avait convié.

Guy de Balanda m’est apparu comme un homme de fidélité et de courage, ces deux qualités devenues si rares aujourd’hui.

Je ne veux pas rallonger ces quelques réflexions et ces souvenirs. 

Simplement, je partage votre peine et je salue la mémoire de celui qui vient de nous quitter. 

Jean

Comte de Paris  »

Après la messe, la famille avait organisé dans la crypte de la basilique un moment de rencontre bienvenu où les conversations et les retrouvailles ont été animées, dans cette sorte d’unité à laquelle l’exemple de Guy de Balanda donnait une intensité particulière.

Un repas d’une cinquantaine de couverts remarquablement organisé par les plus jeunes des participants a clôturé ces obsèques, repas ponctué des chants qui de tous temps ont été les nôtres.    Logo-Je-Suis-Français-Copie-Copie dans informations royalistes

 

Les Royalistes Lorrains s’associent à la peine de leurs amis provençaux et présentent à toute la famille de Guy de Balanda leurs plus sincères condoléances.

( 19 février, 2020 )

L’armée syrienne poursuit son offensive et libère la banlieue d’Alep

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

Que peut-il se passer maintenant ? L’armée syrienne peut reprendre le sud de la province, relativement isolé maintenant, mais également poursuivre vers l’ouest en direction de la frontière turque, ce qui est diplomatiquement assez périlleux.

 

Après les multiples menaces turques et la libération de l’autoroute Damas-Alep, principal objectif à court terme, on pouvait penser que l’offensive de l’armée syrienne allait connaître une pause. Il n’en a rien été et les combats continuent à faire rage entre islamistes et soldats syriens.

Le front s’est toutefois déplacé et c’est l’ouest d’Alep qui a été reconquis par l’armée syrienne. On se rappelle qu’Alep, qui fut longtemps le poumon économique du pays, avait fait l’objet de combats acharnés, de 2012 à 2016. Une attaque massive des islamistes leur avait permis de prendre l’est de la ville mais ils n’avaient jamais pu aller plus loin dans une ville qui leur était hostile. C’est à ce moment que les souks d’Alep, les plus beaux d’Orient, furent détruits.

La reconquête fut difficile et ce n’est que fin 2016 que les derniers islamistes se rendirent et, conformément aux accords passés avec la Russie, furent transportés plus à l’ouest, dans la province d’Idlib. Cette dernière était aux mains du Front al-Nosra depuis presque 2012 et ses combattants avaient même investi une partie de la banlieue ouest d’Alep et tous les villages environnants.

Depuis, presque tous les jours, des roquettes tombaient sur les quartiers libérés, faisant régulièrement des victimes. On en parlait peu dans les médias occidentaux car seules les victimes du « régime » intéressent nos honnêtes journalistes.

L’armée syrienne reprend maintenant tout ce territoire et, après de durs combats de rue dans la banlieue ouest, elle libère les villages occupés les uns après les autres. Comme toujours, d’importants réseaux de tunnels sont ensuite découverts, dont la sophistication est d’ailleurs assez remarquable.

L’armée turque est, finalement, assez passive alors que l’on pouvait craindre qu’elle ne contrecarre plus sérieusement l’avancée syrienne. Nul doute que les discussions entre responsables russes et turcs y sont pour quelque chose.

Que peut-il se passer, maintenant ? L’armée syrienne peut reprendre le sud de la province, relativement isolé maintenant, mais également poursuivre vers l’ouest en direction de la frontière turque, ce qui est diplomatiquement assez périlleux.

Il est certain que la maîtrise des airs donne à Poutine un avantage décisif. Toute cette reconquête n’est, d’ailleurs, possible que grâce à l’appui massif de l’aviation russe. Aucun avion turc ne peut voler sans autorisation russe, et cela change tout. D’ailleurs, lorsque les Syriens et les Turcs se sont échangé des tirs d’artillerie, il y a quelques jours, les Turcs ont sollicité l’autorisation d’envoyer un avion récupérer leurs blessés. Elle fut refusée par les Russes et c’est par camion que furent rapatriés les blessés turcs.

Cette anecdote, rapportée par L’Orient-Le Jour, en dit long. Poutine était agacé du ton menaçant d’Erdoğan et il lui a rappelé qui avait les cartes en mains.

En tout état de cause, les affaires du Front al-Nosra sont mal engagées et on ne peut que s’en réjouir.

Antoine de Lacoste

( 17 février, 2020 )

Europe : la leçon Capétienne

 

 

«  L’Europe, comme civilisation, comme Histoire, est bien vivante, a tweeté le Prince le 12 février. Mais au lendemain du Brexit, l’Union Européenne doit s’interroger sur sa capacité à fédérer autour de seuls principes économiques ou supranationaux.  »

La parole princière se fait de moins en moins rare, et nous ne pouvons que nous en féliciter ! Non que le comte de Paris soit amené à s’exprimer sur l’actualité pour s’exprimer : il n’est pas un commentateur politique, mais sa fonction est bien d’éclairer les Français sur les grands enjeux et les grands principes de la politique française. Comme il le soulignait en conclusion d’un texte remarqué, publié à la fin de janvier, sur son blog et intitulé  : «  Il nous faut retrouver le temps du politique  » : «  Il est urgent de ne plus attendre. La France a de nombreux atouts. Son existence millénaire lui donne une intelligence exceptionnelle des relations internationales et le fait qu’elle soit une grande nation sans volonté de puissance impériale devrait lui permettre de jouer un rôle décisif dans l’équilibre et la composition des États en vue des actions communes imposées par les impératifs sociaux et écologiques », alors que, «  tenue par une Union européenne frappée d’inertie, [elle] ne sait pas comment jouer son rôle spécifique dans le concert des nations  » [1].

Malheureusement, l’actualité nous donne un nouvel exemple de cette inertie liée à l’aveuglement de dirigeants français, obéissant aux «  seuls principes économiques et supranationaux  ». Le samedi 15 février, Macron, à la cinquante-sixième Conférence de Munich sur la sécurité, y est encore allé de son couplet sur «  l’aventure européenne  » et ses regrets sur le fait que le prétendu «  couple franco-allemand  » — on sait que l’expression est franco-française, les Allemands préférant parler du «  moteur franco-allemand  » (der deutsch-französische Motor) — ne produise pas davantage de fruits, en matière militaire comme en matière économique et financière. «  Je n’ai pas de frustrations, j’ai des impatiences  », a-t-il déclaré, appelant Berlin à «  des réponses claires  » afin de «  donner une nouvelle dynamique à l’aventure européenne  ». On comprend que les Allemands, gens raisonnables, n’aient pas envie de se voir entraîner par Macron dans une quelconque aventure, surtout en matière financière et militaire — nous passerons sur ce que peut avoir de symptomatique l’expression «  avoir des impatiences  » utilisée par le fondateur des Marcheurs, puisqu’elle vise au sens propre un trouble neurologique causant un besoin irrépressible de bouger les jambes.

Dans notre précédent éditorial, nous citions ces propos du Prince tenus dans L’Incorrect  : «  La difficulté de la France, souvent   » — il parle de ses dirigeants — «  c’est de chercher l’intérêt de l’Europe avant ses propres intérêts   ». Or «   il faut que le gouvernement regarde l’intérêt de notre nation avant tout. C’est sa première responsabilité pour moi.  » Macron nous livre tous les jours un exemple catastrophique pour notre pays de cette «  difficulté  » de nos dirigeants à concevoir l’intérêt français avant un hypothétique intérêt européen : lui seul croit en l’existence d’un projet européen partagé par nos vingt-six partenaires, alors que ces derniers voient, avant tout, dans l’ «  Europe  » une organisation dont ils cherchent à retirer pour eux le maximum de profit, en matière économique et …militaire, justement, puisque qui dit Europe, dit OTAN, à savoir les États-Unis.

Macron, qui est si fier d’avoir fait succéder le traité d’Aix-la-Chapelle à celui de l’Élysée, s’étonnerait moins du refus des Allemands de s’embarquer dans une quelconque «  aventure  » européenne si ses connaissances historiques remontaient, justement, jusqu’à 1963 : le Parlement allemand, en ratifiant le traité de l’Élysée, le fait alors précéder d’un préambule, qui rendit furieux De Gaulle, visant à affirmer que le partenariat franco-allemand s’inscrivait dans «  le renforcement de l’Alliance des peuples libres et, en particulier, une étroite association entre l’Europe et les États-Unis d’Amérique  », et concevant «  la défense commune dans le cadre de l’Alliance de l’Atlantique nord et l’intégration des forces armées des États membres du pacte  ».

Europe : la leçon Capétienne dans actualités

De même, le président français s’est félicité des propos tenus la veille par son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier, acceptant sa proposition de «  dialogue stratégique sur le rôle de la dissuasion nucléaire française dans [la] sécurité collective  » de l’Europe — un dialogue qui, à lui seul, s’il était effectif, remettrait en cause notre souveraineté atomique par l’extension à l’Union européenne de la défense du pré carré. Or son homologue allemand a aussitôt ajouté :  « Il ne suffit pas de renforcer l’Union européenne dans le domaine militaire, nous devons aussi continuer à investir dans le lien transatlantique », ajoutant : « La sécurité de l’Europe est basée sur une alliance forte avec les États-Unis.  » On comprend pourquoi certains parlementaires conservateurs allemands proposent déjà de placer l’arsenal nucléaire français sous commandement commun de l’OTAN ou de l’Union européenne… Macron a ouvert la boîte de Pandore. Et, parce qu’il est européen avant tout — «  Je ne suis pas prorusse, je ne suis pas antirusse, je suis pro-européen !  », a-t-il martelé. —, on peut se demander, en effet, s’il n’est pas prêt à livrer notre arsenal nucléaire au commandement de l’OTAN. Le fait qu’il invite nos «  alliés de l’OTAN  » dans le saint des saints nucléaire, la base de l’île Longue, à Brest, est-il la première étape de ce renoncement à notre souveraineté atomique ? En tout cas, à la différence de 1963, où le Bundestag réclamait déjà cette intégration, la question se pose pour l’actuel locataire de l’Élysée. Bientôt suivrait évidemment notre siège permanent au Conseil de sécurité. Macron est prêt à tout pour donner des gages «  européens  ».

La situation actuelle a une histoire. Elle commence non pas tant avec Giscard, qu’avec Mitterrand et le traité de Maastricht, qui, faut-il l’oublier, en transformant la Communauté européenne en Union européenne, fut le premier acte de notre perte de souveraineté politique et monétaire — c’est le traité de Maastricht qui fonda aussi l’euro. Le Prince, dans sa tribune publiée sur Marianne le 13 mai dernier, à l’occasion des élections européennes, rappelait que son grand-père déplorait « le “déficit démocratique” […] après le traité de Maastricht ». Or, de fait, le comte de Paris n’avait pas attendu les effets de Maastricht pour dénoncer le traité : il les avait prévus. Il avait publié, le 2 septembre 1992, dix-huit jours avant le référendum, une déclaration appelant les Français à « sauver la France » en votant massivement contre le traité. « Le “oui“ proposé par l’élite politique en faveur de Maëstricht, notait-il, est la “fuite en avant” que nos hommes politiques ont presque toujours préférée au courage de mettre en place les urgentes et indispensables réformes pour assurer la rénovation du destin de la France. Votre “non” massif sauvera la France. Libérée, elle sera en mesure de négocier, à nouveau, comme l’avait fait préalablement la Grande-Bretagne, les clauses du traité de Maëstricht qui entravent notre souveraineté nationale. »

 dans actualités

Aujourd’hui, le Royaume-Uni a recouvré son indépendance. La France, si elle avait refusé Maastricht, serait peut-être encore au sein de la CCE, mais celle-ci serait différente de ce qu’elle est devenue, avec l’euro, puis le carcan supplémentaire du traité de Lisbonne. Ceux qui, à l’époque, préférèrent suivre, plutôt que le capétien, le politicien, plutôt que le comte de Paris, Mitterrand, portent une lourde responsabilité morale. Mitterrand, dans un de ses sophismes qu’il chérissait, déclarait alors : « La France est notre patrie  ; l’Europe est notre avenir.  » Le disciple dépasse le maître  : pour Macron, qui n’obéit qu’à des «  principes supranationaux  », pour reprendre les mots du Prince, non seulement l’Europe est toujours «  notre  » avenir, mais elle est aussi devenue «  notre  » patrie. La lutte est plus rude qu’en 1992 et qu’en 2005. Cette fois, que les Français écoutent le Prince : qu’ils se ressaisissent en ne se laissant plus duper par les sirènes du renoncement.

[1] https://comtedeparis.com/le-temps-du-politique/

( 12 février, 2020 )

Non, le salut scout n’est pas le salut nazi. Un spécialiste de l’Église peut-il l’ignorer ?

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

On le sait, il suffit souvent d’un bouquin pour faire de vous un spécialiste. Vous voilà ensuite invité, à chaque fois que l’actualité s’y prête, pour donner votre point de vue éclairé dans les grands médias. Ainsi le journaliste Frédéric Martel a-t-il, durant quatre ans, mené une enquête au Vatican et dans une trentaine de pays pour écrire Sodoma, enquête au cœur du Vatican. Le titre dit à peu près tout des 630 pages.

Bref, philistins et béotiens, inclinez-vous bien bas devant cet expert ès Église catholique… qui confond les scouts et les nazis.

ÉGLISE | Obsèques du militaire et lepéniste #RogerHoleindre, à l’Église Saint Roch, ce 6 février : en présence de Jean-Marie #LePen, de militaires faisant le signe #nazi, de prêtres extrêmes et une paroisse (bien repérée) qui évolue vers la droite dure…https://t.co/tluIwo0Aex

— Frederic Martel (@martelf) February 9, 2020

Dans un tweet du 10 février relayant une vidéo des « Obsèques du militaire et lepéniste , à l’Église Saint-Roch », il signale la « présence de Jean-Marie Le Pen, de militaires faisant le signe nazi, de prêtres extrêmes, et une paroisse (bien repérée) qui évolue vers la droite dure… » Les points de suspension font froid dans le dos. On ne sait trop ce qu’il entend par « prêtre extrême » : prêtre de l’extrême, qui pratique le saut en élastique du haut du clocher, tel un abbé Hulot dans « Ushuaïa » ? Ou extrêmement prêtre, récitant par cœur son bréviaire en français, en russe et en chinois et bénissant tout ce qui passe ? – mais pour le reste, on a bien compris. Peste. On se précipite, horrifié, pour regarder… et on découvre un salut scout pendant le chant de la promesse, pratique d’une grande banalité pour un cantique qui ne l’est pas moins en ces circonstances. Un louveteau de 8 ans aurait pu le renseigner. Un prêtre du diocèse de Vannes lui répond obligeamment : « Dans cette vidéo, je vois des applaudissements, des signes de croix et des saluts scouts, mais nulle trace de salut nazi ! Je pense que probablement vous confondez le salut scout à l’ancienne (bras tendu, mais à 3 doigts) [le pouce est en effet replié sur le petit doigt symbolisant le plus fort qui protège le plus faible… pas franchement, convenons-en, la philosophie nazie, NDLA]. Il y a eu à l’extrême droite des résistants. »

Car évidemment, Frédéric Martel semble avoir oublié que le défunt, quand il était adolescent, a volé deux mitraillettes à l’armée allemande, ce qui fait de lui un nazi assez médiocre.

Quant à l’église Saint-Roch, elle a accueilli les obsèques d’Yves Saint Laurent, dont on peine à retracer les accointances avec la droite dure. Pas sûr que quatre ans d’enquête et 630 pages y suffisent.

Bien sûr, Frédéric Martel n’est pas le seul à tenter de faire rentrer ses fantasmes au chausse-pied de l’idéologie : tout ceci n’est pas sans rappeler la boulette de Boulouque, Sylvain de son prénom, historien de son état qui, interrogé par BFM TV lors des manifestations de gilets jaunes, avait vu « un drapeau avec des fleurs de lys, qui illustre la monarchie et la volonté de retour du roi » dans un drapeau de la Picardie. Mais un spécialiste de l’Église qui découvre le salut scout, c’est comme un François Lenglet qui n’aurait jamais entendu parler du CAC 40, un Périco Légasse qui confondrait la panna cotta avec la mort-aux-rats. S’il a observé le Vatican avec les mêmes lunettes que cet enterrement, Sodoma rime donc avec n’importe quoi, c’est bien ça ?

Gabrielle Cluzel

 Ecrivain, journaliste
( 11 février, 2020 )

DE DREUX À LA FRANCE

 

Editorial du site de l’Action Française

 

L’important entretien que le comte de Paris a accordé à Frédéric de Natal pour le mensuel L’Incorrect [1] du mois de février est, par la teneur de ses propos, un acte politique fort, qui s’inscrit dans la suite d’un premier acte, majeur celui-là, à la fois religieux et politique, qui fut la demande de pardon du Prince, le matin du 21 janvier dernier, au début de la messe pour Louis XVI, des fautes commises par ses ancêtres, notamment par Philippe-Égalité. Toutes choses étant égales par ailleurs, c’est immédiatement à la décision de Jeanne d’Arc d’aller sacrer le «  gentil Dauphin  », pourtant déjà Charles VII de jure, que fait penser cette décision de Jean IV de demander pardon : la politique de Jeanne d’Arc eut pour fondement le sacre, sans lequel Charles VII n’était pas totalement établi dans ses droits, et le premier de celui-ci : servir le pays. De même, la politique de Jean IV aura désormais pour fondement cette demande de pardon  : «  Le décès de mon père l’année dernière, le jour même, quasiment à l’heure même, de celui du roi Louis XVI, a signifié pour moi que la boucle devait être bouclée.  » « Je souhaitais clore tout cela  » — «  une trace et un reproche  », même infondé — «  pour me tourner vers l’avenir.  »

Hier, le chemin, de Chinon à Reims  ; demain, celui, déjà commencé, de Dreux aux Français  ? La nécropole de la maison de France, sur cette vieille terre royale qui, dans sa réalité quotidienne, incarne la France d’aujourd’hui au milieu de laquelle vit la famille royale, est bien, pour le prince, le point de départ de la reconquête du cœur et de l’esprit des Français. «  La terre de France, souligne le prince, détermine la façon de vivre, c’est le cœur et l’esprit de notre nation. Elle vous fait prendre conscience que vous dépendez de quelque chose d’autre que vos propres désirs. C’est pour cela que Paris n’a pas compris le mouvement des Gilets jaunes  », lesquels « se sont rendu compte que la Révolution devait lutter contre les inégalités mais que plus de 200 après la situation est pire.  »

Oui, la situation est bien pire, mais notre chance est ce prince décidé à peser sur l’avenir du pays, pour ne pas laisser les élites en place continuer de le laisser partir à vau-l’eau, voire de trahir ses intérêts, comme Macron, encore récemment, qui veut livrer notre force de frappe à l’aventure européenne, à laquelle seul il croit. Comme le prince le souligne avec une grande sévérité, « la difficulté de la France, souvent  » — il parle de ses dirigeants — «  c’est de chercher l’intérêt de l’Europe avant ses propres intérêts  ». Or, «  il faut que le gouvernement regarde l’intérêt de notre nation avant tout. C’est sa première responsabilité pour moi  », regrettant au passage, s’agissant de Macron, son «  décalage par rapport à la réalité du pays  », un décalage entretenu par son entourage.

C’est que le Prince est non pas un homme de parti mais «  un homme de conviction par nature  », appelé de ce fait à expliquer ses convictions sur des sujets «  comme la bioéthique, les Gilets jaunes, les grèves  ». «  C’est mon rôle de donner ma vision de la France  ». Ainsi, son devoir est de rappeler aux Français, par exemple sur les lois de bioéthique, que le désir ne saurait devenir la source de la norme et du droit, au risque de détruire les fondements de la société. Aussi, est-ce «  sans aucune hésitation  » qu’il envisage d’aller de nouveau manifester. Non pas homme de parti, en effet, alors que, souligne-t-il, le quinquennat soumet encore davantage le chef de l’Etat à leur loi. Au contraire : « La logique d’un monarque est complètement différente de celle d’un président de la République. Il se soucie seulement du bien du pays.  »

Il est dès lors très intéressant qu’il prenne pour modèle de monarchie contemporaine une monarchie non pas symbolique mais active, à savoir le Liechtenstein, qui connaît «  un équilibre entre les trois pouvoirs — celui du prince, celui du parlement et celui du peuple avec les votations. J’insiste sur le fait qu’on ne parle pas de partage du pouvoir mais d’équilibre.  » Et il est revigorant de l’entendre souhaiter exprimer «  des prises de position un peu plus politiques  » et organiser «  des déplacements qui vont aussi dans ce sens-là  ».

Fédérer les Français autour de sa personne ? « Je le fais tous les jours  », rappelle-t-il, même s’il regrette le manque de moyens. Qu’il sache que l’Action française n’existe que pour le servir : elle n’a d’autre justification. Les royalistes n’aspirent qu’à lui apporter leur aide, dans la mesure où il le souhaite, et sans autre dessein que de ramener l’héritier. De Dreux, aux Français, oui, la route est déjà commencée.

François Marcilhac

[1] https://lincorrect.org/jean-dorleans-comte-de-paris-la-revolution-devait-lutter-contre-les-inegalites-200-ans-apres-cest-pire-lincorrect/

( 10 février, 2020 )

Intolérable affirmation suprémaciste pan-islamique sur une église d’Albi

 

Communiqué de l’AGRIF

L’exhibition de drapeaux de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie sur le toit de l’église Saint-Jean du quartier de Reyssac à Albi, révélée par l’Observatoire de l’islamisation, constitue évidemment une emblématique provocation d’affirmation suprémaciste islamique. Cela est intolérable et tombe à l’évidence sous le coup de la loi. Songeons que pour avoir seulement déployé une banderole sur le chantier de la mosquée en construction de Poitiers, des militants identitaires ont été lourdement condamnés.
L’AGRIF va tout de suite confier à ses avocats le soin d’entamer la procédure de dépôt de plainte qui s’impose.

1...56789...237
« Page Précédente  Page Suivante »
|