( 5 mars, 2020 )

LES MUNICIPALES en LORRAINE

 

Communiqué de l’Union des Sections Royalistes Lorraines

 

En règle général, nous engageons nos amis à voter pour des listes qui ont un bon programme de gestion de la ville, et ceci quelque soit l’étiquette de la liste ou de la tête de liste. Ceci amène évidemment à combattre des mauvais candidats comme, par exemple, François Grosdidier à Metz ! C’est ce qui compte avant tout.

Pour certaines communes, nous soutenons officiellement certaines listes, pour lesquelles nous vous demandons de voter au premier comme au second tour, s’il y en a un :

A NANCY : La liste UNIS POUR NANCY dirigée par Patricia MELET. C’est la seule liste ayant un programme solide pour l’avenir de la ville et de la métropole. C’est particulièrement vrai dans le domaine des transports en commun pour lesquels elle a un projet de Trolleybus bi-articulés qui permettront au Grand Nancy d’avoir un système efficace, complet et à un prix raisonnable. Ceci contrairement au projet de Tram qui minera les finances de la Métropole, entrainera la fin de nombreux commerces pour un résultat médiocre (une seule ligne qui ne sera complète que dans 5 voir 6 ans !). (1)

 

A TOUL : la liste FIERS D’ETRE TOULOIS dirigée par Etienne MANGEOT. Un programme solide, une équipe sérieuse, qui mettra fin à la mauvaise gestion socialiste de la ville qui se dégrade rapidement dans tous les domaines.

 

A SAINT MAX, la liste SAINT MAX ENSEMBLE dirigée par Eric PANSALFINI qui, à la suite du regretté Gérard LEONARD a fait preuve d’une gestion saine, équilibrée, permettant un progrès important de cette commune. Une suggestion, cependant : il serait souhaitable qu’il prenne position contre le scandaleux projet de Tram en niveau de la Métropole.

Philippe SCHNEIDER

(1)    : Ajoutons pour Nancy que nous assistons à une « macronisation » complète de la liste du maire sortant, Laurent Hénart. Ainsi, nous avons pu voir qu’un sénateur colistier, pourtant membre du parti républicain avait voté la scélérate loi autorisant la PMA, donc la « marchandisation » des êtres humains. Ceci contrairement aux députés de ce même parti, en particulier Thibaut Bazin qui s’est montré particulièrement mordant contre cette loi scandaleuse. J’en profite pour saluer aussi le vote contre cette loi du député socialiste Dominique Potier, catholique de conviction.

( 4 mars, 2020 )

BUSTES POUR MAIRIES

 

Lu sur le site de l’Action Française

L’éditorial de François Marcilhac

 

«  La Confédération générale du Travail est, elle-même, cause seconde et non cause première  ; elle emploie toutes les armes qu’elle possède pour se défendre, mais l’agression ne vient pas d’elle.

L’agresseur, le coupable, le responsable, c’est le gouvernement de M. Clemenceau  ; avec lui et derrière lui, le régime démocratique, le régime républicain. Vérité que l’ouvrier parisien comprend désormais. La pendaison de Marianne devant la Bourse du travail est l’acte le plus significatif de notre histoire depuis le 14 juillet 1789. Bourgeois conservateurs, le comprendrez-vous ?  »

Voilà ce qu’écrivait Maurras dans L’Action Française du 4 août 1908, en réaction aux émeutes ouvrières de Draveil et de Vigneux et à la répression sanglante de Clemenceau, qui fit arrêter, dès le 1er août, des responsables de la CGT. Puis, commentant le fait que le président du Conseil, toutefois, ne prononce pas la dissolution du syndicat incriminé, il poursuit dans L’AF du 11 août suivant : «  M. Clemenceau ne dissout pas la Confédération parce que cet organisme prolétarien qui lui cause aujourd’hui une gêne cruelle, il compte bien l’utiliser dès qu’il sera sûr de l’avoir en main. […] Convenons-en. C’est la solution éternelle. Transformer les braconniers en gardes-chasses, métamorphoser les chemineaux en soldats, les bandits en soutiens de l’ordre est un des a b c de la politique. Seulement, ici, l’ordre à soutenir est un ordre démocratique et républicain.  »

Il faudrait être un sot ou un fou pour ne pas comprendre toute l’actualité de ces propos de Maurras en pleine crise politique et sociale, déclenchée à la fois par le projet de loi sur les retraites, des grèves et manifestations impuissantes, avec  le « retenez-moi ou je fais un malheur  » de la CGT et la domestication de la CFDT, jusqu’au recours, par la préfecture de police, à ces auxiliaires du régime que sont devenus les antifâ — «  transformer les bandits en soutien de l’ordre  », comme l’écrivait Maurras  —, un débat pour la forme au Parlement — ainsi le veulent les institutions de la Ve République instaurant le parlementarisme rationalisé, c’est-à-dire impuissant —, enfin,  le recours pitoyable au 49-3 pour débloquer une prétendue obstruction parlementaire — plus de 137 000 amendements avaient été déposés en 2006 sur le projet de loi relatif à l’énergie sans que le gouvernement de l’époque recourût alors à cette arme institutionnelle prévue, aux origines de la Ve République, pour pallier les incertitudes d’une majorité chancelante.

Cette actualité, nos militants de la Ville Rose l’ont comprise, qui ont pendu l’effigie de Marianne, samedi, peu avant qu’Edouard Philippe n’annonce le recours au 49.3. Heureuse rencontre des événements ! Qui montre combien l’essentiel est désormais non pas tant dans la déliquescence, réelle, d’institutions arrivées à bout de souffle, que dans les causes de cette déliquescence : un pays légal dont l’illégitimité s’est étendue à l’ensemble des partis et des corps intermédiaires, incapables de sortir du schéma libéral et européiste dont le macronisme est la partie émergée. Les réactions outrées, à l’action symbolique de nos militants, du pays légal, de gauche comme de droite, voire du Rassemblement national, comme des associations subventionnées en dit long sur leur autisme : totalement déconnectés de la réalité sociale et politique actuelle, en dépit du soulèvement des gilets jaunes, dont les braises couvent toujours, ces apôtres de la Liberté demandent des sanctions judiciaires, pour la pendaison d’un poupée de chiffons, eux dont l’héritage est celui, toujours revendiqué, des guillotineurs de la Terreur et des premiers génocidaires de l’histoire contemporaine. Un autisme que nos militants de Nantes dénonçaient, pour leur part, deux jours auparavant, en matière de sécurité — réduite à un «  sentiment  » par nos élites protégées des beaux quartiers.

«  Contre un régime instable, irresponsable, à court terme et qui divise, contre une république centralisatrice soumise aux lobbies qui sacrifie le bien commun aux intérêts particuliers et à la démagogie, vite la Monarchie  ! Pour que vive la France, vive le roi  !  » Ainsi se sont exprimés nos militants, sur le pont franchissant la Garonne, tandis que, Marianne se balançait au-dessus de l’eau : «  Qu’on la pende pour voir un peu dinguer en croix / Sa vie horizontale et sa mort verticale !  », chantait Verlaine, dans son poème Bustes pour mairies… Du reste, les réactions politiques et la couverture de cette action n’ont pas manqué de faire réagir nos camarades  : «  Il est honteux et inquiétant que notre action potache d’hier ait davantage retenu l’attention des médias et élus républicains que notre action du 30 novembre dernier, qui visait à alerter sur le rachat américain de Latécoère, entreprise française, fleuron stratégique  », peut-on lire sur le compte d’Action française – Toulouse. Cela prouve «  que la République est trop faible pour défendre les intérêts de la France et préfère défendre aveuglément ses symboles et ses valeurs abstraites, au détriment des Français et du bien commun  ».

Qu’ajouter, sinon que nos militants, partout en France, sont la  voix du pays réel. Un semblant d’opposition s’organise contre le passage constitutionnel en force du texte sur les retraites, que Macron veut voir adopté en première lecture avant les municipales…  Ce projet de loi impopulaire sera-t-il la goutte d’eau qui fait déborder le vase — sans compter l’incidence éventuelle de l’épidémie de coronavirus, pour le cas où le gouvernement ne se montrerait pas à la hauteur, ou en profiterait pour repousser des élections qui seront catastrophiques pour lui, en  dépit de l’alliance objective de LR — l’opposition Canada Dry —, comme au Havre où se présente Philippe ?

Les fondements de la société n’ont jamais été aussi attaqués, notre peuple n’a jamais été aussi menacé dans son unité même — politique, culturelle —, son identité et son honneur sont battus en brèche par des élites à l’écoute des forces de dissolution instaurant une préférence étrangère s’accompagnant de discours de haine à l’encontre de la France. Le socle économique s’effondre, tandis qu’on promet aux Français toujours davantage de sacrifices sous prétexte qu’ils ne travailleraient pas suffisamment ou vivraient au-dessus de leurs moyens — à moins que ce ne soit plutôt nos élites qui vivent au-dessus des moyens du pays réel. Chacun sent que cela ne peut plus durer ainsi encore longtemps.

L’Histoire est évidemment à la porte, mais nul ne sait encore quand elle frappera, ou plutôt, à quelle occasion elle frappera. C’est la raison pour laquelle il faut se tenir prêt. C’est la raison pour laquelle le comte de Paris, lui aussi, se tient prêt. Lui seul est disponible à relever le drapeau national car lui seul est légitime pour le faire. Il n’y a pas de «  en même temps  » en royauté. La légitimité ne se divise ni ne se multiplie. Elle est une. En ce centième anniversaire de la canonisation de Jeanne d’Arc et de la création de sa fête nationale — Jeanne qui sut ne se confier qu’au seul et unique Prince légitime pour redresser la France —, la confiance dans les ressorts du pays doit être notre seule boussole.

( 4 mars, 2020 )

La Turquie lance l’offensive contre la Syrie

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

Ses 33 tués ont donné le prétexte qu’Erdoğan attendait pour attaquer de nombreuses positions de l’armée syrienne : artillerie lourde, drones et même aviation depuis le territoire turc, le sultan n’a pas lésiné sur les moyens pour se venger.

Les pertes syriennes sont sûrement inférieures à ce qu’il annonce (2.000 soldats hors de combat) mais elles sont certainement non négligeables. De plus, deux avions syriens ont été abattus par des missiles sol-air ; les pilotes ont eu la chance de pouvoir s’éjecter et de tomber du bon côté du front !

Ankara a pris le soin de préciser que la « n’a ni l’intention ni l’envie d’entrer dans une confrontation avec la Russie ».

La Russie, de son côté, a choisi de laisser faire. Choix bien cruel, mais prudent : Poutine peut-il se permettre un conflit ouvert, et donc sanglant, avec un membre de l’OTAN ? Les États-Unis n’auraient-ils pas alors saisi l’occasion d’intervenir pour soutenir un allié et en profiter pour se réconcilier avec lui après des années de tension ? C’est peu probable, bien sûr, mais les dirigeants russes ont dû estimer que le risque était trop important et qu’il risquait d’anéantir des années d’efforts.

Pourtant, on ne sait toujours pas si ce sont les Syriens qui ont tué ces 33 soldats (devenus 34 après le décès d’un blessé). Le Monde affirme même que « c’est bien une bombe russe à guidage laser capable de pénétrer jusqu’à des profondeurs de 20 mètres qui a pulvérisé le bâtiment où des soldats turcs avaient trouvé refuge ». Le journal ne cite pas sa source et aucune confirmation n’est venue mais, au fond, cela ne change pas grand-chose : Erdoğan ne pouvait se venger contre l’armée russe et il devait faire quelque chose pour sauver la face alors que sa stratégie hasardeuse en et surtout en Libye est très contestée dans son pays.

Les islamistes ont, bien sûr, profité de l’aubaine en reprenant, appuyés bien sûr par les Turcs, plusieurs positions perdues ces dernières semaines, mais pas toutes, loin s’en faut.

Les combats continuent de plus belle dans la province d’Idleb, mais il est sûr que cet épisode malheureux a redonné un coup de fouet aux islamistes dans toute la Syrie. Des révoltes ont, à nouveau, éclaté dans le sud, non loin de Deraa. C’est une zone assez instable où des assassinats ciblés sont périodiquement commis par des cellules islamistes dormantes. Cela n’ira sans doute pas très loin, mais l’armée syrienne a dû y envoyer des renforts, alors que son manque d’effectifs est de plus en plus criant.

Cette offensive a malheureusement démontré que, sans la couverture aérienne russe, l’armée syrienne ne peut résister à une offensive turque. Bien sûr, Poutine ne laisserait jamais Erdoğan aller trop loin au point de conquérir des territoires syriens au-delà la province d’Idleb. Mais la fragilité de l’armée syrienne est inquiétante. Neuf ans de guerre ont laminé ses effectifs alors que les réserves islamistes (qui ont pourtant perdu plus d’hommes que les Syriens) sont encore importantes.

Erdoğan et Poutine ont prévu de se rencontrer le 5 mars. D’ici là, espérons pour les Syriens que l’aviation russe reprendra son soutien.

Antoine de Lacoste

( 3 mars, 2020 )

« Twitt » du Prince Jean, comte de Paris

 

 

La crise sanitaire que nous vivons révèle la profonde fragilité de notre pays dans une économie mondialisée. Nos secteurs stratégiques ne peuvent être laissés aux mains de stricts intérêts économiques. Il faut s’interroger sur la délocalisation de pans entiers de notre économie.

( 2 mars, 2020 )

Coronavirus : simple correction boursière ou de nouveau 1929 ?

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

Le Pire n’est jamais sûr mais il y a des signes inquiétants dans l’économie mondiale et nous n’avons plus aucune protection ! LR

 

La vitesse de la dégringolade du CAC 40 et de Wall Street n’a été aussi rapide que pendant de graves crises. La baisse de 12-13 % des actions européennes en cinq jours et de plus de 10 % à Wall Street en quatre jours du S&P 500 se rapproche des records historiques.

L’OMS a décrété le niveau de menace maximum. De nouveaux pays-sources apparaissent un peu partout dans le monde. Le ministre Véran recommande d’éviter désormais la poignée de main ; les rassemblements, en France, de plus de 5.000 personnes sont désormais interdits. Cette pandémie présente un effet de levier extrêmement élevé entre le nombre faible de morts, le nombre des personnes infectées et les conséquences économiques.

Le coronavirus pourrait être l’étincelle, le cygne noir de la prochaine crise économique. C’est moins la gravité sanitaire de l’épidémie qui inquiète que ses conséquences pour l’économie. La « high-tech » et le secteur de l’automobile sont déréglés ; les compagnies aériennes et le tourisme s’effondrent ; l’agriculture française perd des débouchés et le textile est mal parti pour les collections automne-hiver. La Chine reprend plus lentement que prévu : l’activité manufacturière s’est écroulée en Chine, en février, avec un indice catastrophique des directeurs d’achats (PMI) de 35,7. La majorité des entreprises occidentales constatent que certains marchés, en Asie, se ferment et qu’ils sont aussi dépendants de leurs fournisseurs.

Tout comme après la faillite de Lehman Brothers et la crise des subprimes, plus personne ne fait confiance à personne, avec le cas de force majeure ; le système économique mondial se nécrose. La crise de 2008 était financière avec un effet sur l’économie réelle. Cette fois-ci, c’est l’inverse ! Il y a crise de l’offre des entreprises, des approvisionnements, de la demande des consommateurs avec des conséquences pour les banques, les Bourses et les marchés financiers.

Le VIX, l’indice de la volatilité et de la peur, est passé, à Wall Street, de 15 à 40, soit les niveaux de 2011 avec la crise de dette de la zone euro, mais il est encore loin, à ce jour, malgré la panique, du sommet de 80 atteint pour la crise de 2008. Quant à la courbe d’inversion des taux, annonciatrice de récession, attachons nos ceintures : le taux à dix ans sur la dette américaine, suite à l’achat en catastrophe d’obligations, a atteint, vendredi, son plus bas historique, à 1,1143 %, et le taux à 30 ans est tombé à 1,6366 % !

Oxford Economics affirme qu’une pandémie mondiale conduirait les États-Unis et l’Europe à la récession. Et l’Europe ne dispose plus des armes monétaires des banques centrales, les ayant déjà presque toutes utilisées pour maintenir une croissance molle. Jerome Powell, président de la Fed, pratique le « lip service » à la Trump ! L’abaissement de 0,25 % de la fourchette de taux 1,50-1,75 % par la Fed, en mars, et de 0,10 %, en juillet, des taux déjà négatifs de la BCE, ce serait, en fait, pour l’économie, encore moins qu’un cachet d’aspirine afin de soigner le coronavirus, le patient étant déjà décédé dans le cas de la BCE. Et à quoi servirait une politique de création de liquidités monétaires dans un pays où les habitants seraient cloîtrés chez eux, avec des rues vides et des magasins fermés, comme à Wuhan, depuis plus d’un mois, et où les usines seraient à l’arrêt ?

Le risque mortel, c’est la récession qui se transformerait rapidement en dépression, avec de nouveaux cygnes noirs comme l’Italie, avec sa dette publique, ses banques en faillite et sa croissance proche de zéro, touchée au cœur en Lombardie et Vénétie (31 % du PIB italien)… ou comme la France de Macron avec sa dette publique, son déficit public et ses dépenses publiques incontrôlées. Moody’s vient d’abaisser la note de la France de Aa2 positive à stable.

Le seul point positif de cette crise, c’est de voir l’Europe commencer à réaliser sa dépendance stratégique vis-à-vis de la Chine (par exemple, 80 % des principes actifs pour nos médicaments).

Les deux semaines à venir vont être cruciales : ce sera soit une simple correction technique, dans l’attente de la crise véritable, fin 2020 ou en 2021, au plus tard, suite à l’hyper-endettement mondial, soit le krach et le grand plongeon qui continuera par glissades successives, comme en 1929. Warren Buffet « [n’exclut] pas une chute des marchés de 50 %, voire plus » tout en restant optimiste pour le long terme. Nous ne partageons pas son optimisme, mais le premier facteur causal fondamental, dans l’immédiat, sera l’évolution sanitaire, impossible à prévoir, dans un sens ou dans un autre, de l’intensité et de l’expansion pandémique du coronavirus.

Marc Rousset

Économiste

( 1 mars, 2020 )

CRASH TESTS

 

Editorial du numéro de Mars 2020 de ¨POLITIQUE MAGAZINE »

 

Vladimir Poutine a décidé de mettre à mal la démocratie, comme chacun sait. Après avoir fait élire Trump président des États-Unis, le voilà qui empêche Griveaux d’être élu maire de Paris ; ce qui est presque la même chose ; enfin, c’est un poste important ; en tout cas, en France, ça en jette ; disons que LaREM aimerait régner sur quelques villes en plus du reste du pays. Bref, c’est Poutine qui a grillé Griveaux, comme il a promu Trump, car la mairie de Paris est le symbole du monde libre. D’ailleurs, si Buzyn est élue, Poutine n’y sera pour rien mais si elle perd, c’est bien parce qu’il aura préalablement ruiné la démocratie. Car la démocratie, c’est LaREM. Quand la république en marche ne marche plus, la démocratie s’arrête. Telle est désormais le paysage mental dans lequel nous sommes priés de circuler sous peine d’être suspects de mille péchés. La vie politique du pays légal est devenue un immense concours d’infox officielles et d’indignations commandées, comme si le pouvoir en place éprouvait la servilité passive des citoyens. Pour le moment, ça fonctionne très bien et le peuple français a passé haut la main tous les tests de soumission ahurie.

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Poutine est pratique, on peut le sortir dès que ça ne va pas. Hilary Clinton le brandissait régulièrement, et on crédite cet ancien tchékiste de toutes les subtilités dont on ne voulait pas créditer ses prédécesseurs. Une chose étonne, c’est que Macron n’ait pas plus fermement accusé la Russie de tous ses déboires européens ? Il vient de proposer une hausse des taxes écologiques : les “pays du Nord” l’ont envoyé paître, l’Allemagne en tête. À croire que Poutine joue le rôle de l’infâme suborneur de l’Allemagne, dans ce couple franco-allemand mythique. Merkel sourit à Macron comme on sourit à un ami exalté qui proteste de son amour et continue à administrer sa pension de famille en laissant M. Popov venir installer le gaz. Macron a vomi l’Italie, la Pologne, la Grèce, le Royaume-Uni et l’Espagne, qui, forcément sous influence de Poutine, n’appuient aucun de ses projets et n’applaudissent aucune de ses visions. Notre président a réussi l’exploit, en jouant les mouches du coche, en prétendant réveiller les consciences, en les fustigeant, en proposant des plans grandioses qui ne révélaient que son ambition, à faire en sorte qu’aucune de ses propositions, jamais, ne soit adoptée, à aucun moment, quelle que soit l’échéance considérée et sa nature, nomination d’un commissaire ou taxation des GAFA. Les discussions sur la PAC en sont le dernier exemple en date. Pour le coup, on peut dire que la France a raté tous les tests possibles, qu’elle se vautre régulièrement – ce qui n’empêche pas Macron, tel un ludion, de se redresser en souriant sous les applaudissements de la presse française pour proposer une énième mesure géniale.

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Encore en propose-t-il. Son ministre de la Santé vient d’expliquer (23 février) que fermer les frontières était inutile pour contenir le coronavirus, qui se moque, paraît-il, des espaces administratifs : « Un virus ne s’arrête pas aux frontières », a-t-il déclaré avec cette subtile ironie caractéristique de LaREM quand il s’agit d’enseigner le peuple. Car la France n’est qu’un espace administratif, pour M. Véran. Partout on annule les vols, l’Italie boucle des villes entières (qui sont des espaces administratifs), en France même on recommande administrativement aux gens qui reviennent d’Italie, étudiants et écoliers, de rester chez eux – ce qui s’apparente à une assignation à résidence sans contrainte, ce dont le virus devrait se moquer s’il n’a pas de conscience spatiale citoyenne –, mais nos frontières resteront ouvertes. Le dogme de l’ouverture des frontières est testé grandeur nature : on a décidé que nos frontières seraient des passoires, on va voir si les Français considèrent qu’un virus issu de la diversité (et porteur d’un vrai message d’universalisme mortel) a le droit de passer et qu’il serait vraiment trop… russe de reprocher au gouvernement une inaction si ironiquement vertueuse. En attendant, c’est toute la mondialisation qui passe un test : quand l’OMS parle de pandémie, quand les achats s’effondrent, quand les Bourses, enfin et à regret, marquent le pas, quand on apprend que les médicaments fabriqués en Chine risquent de ne pouvoir être exportés, pas plus que les iPhones, quand on comprend que la ville de Wuhan devient le centre névralgique de toutes les économies du monde, on mesure la folie de cette mystique des échanges sans frontières. Mais quels politiques sauront tirer les leçons de cette potentielle catastrophe ? 

Philippe Mesnard

 

CRASH TESTS dans actualités

( 29 février, 2020 )

Conférence tram vs. trolleybus mardi 3 mars salle Raugraff

 

 

Madame, Monsieur,

comme vous le savez sans doute, le tram sur pneu Bombardier arrive bientôt en fin de vie. Le Grand Nancy a décidé de lancer un énorme chantier afin de réaliser un tram sur fer. Ce projet représente un gouffre financier pour la ville de Nancy et la métropole du Grand Nancy. L’axe du tram sera sujet pendant des années à des travaux qui vont éventrer le centre ville et auront un impact fatal sur les commerces, déjà mal en point.
Un projet alternatif prévoit de remplacer le tram sur pneu par des super trolleybus bi-articulés qui ne demandent pas de travaux conséquents, avec ainsi des économies importantes à la clé.

Le projet du super trolleybus a été préparé avec tous les détails financiers et techniques par Monsieur Pierre Debano, ingénieur Arts et Métier, adjoint au Maire de Nancy de 1977 à 1983, chargé des problèmes de circulation et de voirie, conseiller au District Urbain de Nancy, membre de la commission Transports et des groupes de travail relatifs
aux transports.

Le thème des transports en commun est l’un des axes principales de la campagne pour les élections municipales à Nancy. La liste « Unis pour Nancy », soutenue entre autres par Debout la France, est la seule liste déposée en préfecture qui défend le projet alternatif de super trolleybus bi-articulés. Vous pouvez trouver en ligne tous les détails de ce projet, à l’adresse http://unispournancy.fr/transports.php

Monsieur Debano sera présent à Nancy

le mardi 3 mars 2020

pour une réunion publique qui se tiendra à 18h30 à la

salle Raugraff, 13 bis rue des Ponts.

 Il répondra à toutes les questions sur le projet du tram sur fer et l’alternative super trolleybus.Entrée libre. Confirmation de présence souhaitée pour raisons d’organisation (formulaire en ligne à l’adresse https://framaforms.org/conference-pierre-debano-1580388763)

N’hésitez pas transmettre l’information à tous vos contacts. Une participation significative représente pour nous un enjeu primordiale dans cette campagne.

( 29 février, 2020 )

Cette fois, la Turquie est en guerre contre la Syrie

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

Trente-trois militaires turcs ont été tués, jeudi 27 février, par un bombardement que la Turquie attribue à l’aviation syrienne, comme le rapporte Le Monde. C’est le gouverneur de la province turque d’Hatay qui en a fait l’annonce, ajoutant que plusieurs dizaines d’autres soldats avaient été blessés.

Les combats ont, ces derniers jours, pris une ampleur inédite dans la province d’Idleb occupée par l’armée turque et plusieurs milices islamistes, certaines alliées à Ankara, d’autres non, comme le Front al-Nosra. L’armée syrienne a poursuivi sa progression dans le sud de la province, reprenant des dizaines de villages. Elle a, en revanche, subi un revers important en perdant la ville de Saraqueb. L’autoroute M5 reliant Damas à Alep est donc à nouveau coupée alors que sa reprise, après de durs combats, semblait solide.

L’intervention turque a évidemment changé la donne et ce n’est plus seulement son artillerie qui est à la manœuvre contre l’armée syrienne, mais des fantassins qui appuient les assauts islamistes de reconquête des territoires perdus.

Le problème, c’est qu’Ankara, tout en acheminant des renforts massifs vers Idleb, n’a jamais prévenu que ses soldats montaient à l’assaut parmi les milices islamistes. Le ministère de la Défense russe a indiqué, dans un communiqué, que si les Turcs avaient perdu 33 hommes, c’est parce qu’ils se trouvaient « parmi des unités combattantes de groupes terroristes ».
La Turquie, dominée militairement car ne bénéficiant d’aucune couverture aérienne, a demandé à la communauté internationale que la province d’Idleb soit déclarée zone d’exclusion aérienne… Il faudra en convaincre Poutine !

Plus sérieusement, Ankara menace l’Europe d’une nouvelle invasion migratoire. Certes, des centaines de milliers de civils fuient les combats et remontent vers la frontière turque, qui est d’ailleurs fermée. Mais faut-il rappeler que plusieurs milliards d’euros sont versés, chaque année, à la Turquie pour la gestion des immigrés syriens et éviter ainsi leur envoi vers l’Europe ? L’Europe avait cédé au chantage cynique du sultan qui prévient, maintenant, qu’il va peut-être de nouveau ouvrir les vannes.

Les Américains se sont, bien sûr, empressés de soutenir leur allié de l’OTAN, ravis qu’il soit en train de se fâcher avec la Russie et l’invitant à voir « la Russie telle qu’elle est vraiment ». Un porte-parole du département d’État américain a déclaré, en outre : « Nous appelons à un arrêt immédiat de cette offensive odieuse du régime d’el-Assad, de la Russie et des forces soutenues par l’Iran. » Il est, en effet, odieux de vouloir reconquérir son territoire occupé par des terroristes islamistes et une puissance étrangère…

Quoi qu’il en soit, ces 33 morts risquent de marquer un tournant périlleux. Erdoğan ne peut pas accepter des pertes aussi importantes sans réagir. Déjà, des journaux proches du pouvoir turc appellent à la vengeance.

La tension est donc à son comble. La Turquie et la sont en guerre ouverte et l’escalade pourrait se poursuivre, surtout si l’OTAN s’en mêle.

( 25 février, 2020 )

UN ROI, SINON RIEN !

 

Lu sur le site de l’Action Française

 

A l’heure où nous écrivons, nous ignorons toujours si l’exécutif aura dégainé le fameux «  49.3  » sur la réforme des retraites. Rappelons que la Constitution permet au Premier ministre d’engager la responsabilité du Gouvernement devant l’Assemblée nationale sur le vote d’un texte. Telle est, résumée, la teneur de l’article 49, alinéa 3. Si une motion de censure n’est pas déposée dans les vingt-quatre heures, ou n’est pas adoptée, alors le texte est déclaré adopté par l’Assemblée. On comprend pourquoi le député insoumis Adrien Quatennens a parlé de «  LBD parlementaire  » sur France Inter  : la formule est bien trouvée.

Indépendamment d’un projet de réforme à ce point mal ficelé et dangereux pour les pensions des futurs retraités, que le pays réel dans son ensemble a compris qu’il s’agissait, pour le pouvoir en place, de satisfaire les exigences bruxelloises en favorisant, à terme, les fonds de pension au détriment d’une retraite par répartition qui ne représentera bientôt plus qu’un minimum vieillesse, ce épisode politicien est pour nous l’occasion de nous interroger sur la pratique parlementaire de la Ve  République et son évolution.

N’oublions pas, en effet, que ses fondateurs ont cherché à mettre un termedéfinitif à l’instabilité gouvernementale consubstantielle à la IIIe et à la IVeRépubliques, c’est-à-dire, tout en conservant la façade du parlementarisme, à en finir avec un régime d’assemblée qui avait pour conséquence d’affaiblir à ce point l’exécutif que celui-ci devenait le jouet de majorités de rencontre.

Le recours au «  49.3  » est utile lorsqu’un Gouvernement sent sa majorité flottersur un projet de loi. Ainsi, face aux frondeurs, en 2015 et 2016, Valls, qui s’y disait pourtant opposé, y recourut sur deux textes  : la loi Macron sur la croissance et la loi El Khomri sur le travail. Dans le cas de la réforme des retraites, ce serait plutôt pour débloquer un phénomène d’obstruction parlementaire. Arme redoutable, en tout cas, puisque en s’associant à une motion de censure de l’opposition, c’est-à-dire en censurant le gouvernement, lamajorité se ferait hara-kiri… Du reste, en plus de soixante années, une seule motion de censure fut adoptée à l’Assemblée  : le 5 octobre 1962. Résultat  : Pompidou reste premier ministre et De Gaulle dissout l’Assemblée. Le phénomène majoritaire se met en place… au profit de l’UNR – Les Républicains de l’époque.

Mais ne nous y trompons pas : si la Constitution de la VRépublique a à ce point encadré les compétences du Parlement que celui-ci ne saurait plus jouer sérieusement les trouble-fêtes – le phénomène majoritaire mettant fin aux renversements d’alliances coutumières sous les républiques précédentes –, en revanche elle n’a pas, contrairement à ce qu’avait cru le général de Gaulle, mis fin à l’emprise des partis et de l’oligarchie sur la vie politique française. En témoigna la première élection présidentielle, celle de 1965, que de Gaulle concevait comme la rencontre d’un peuple et d’un homme, par-delà les partis. Son ballotage, voulu par ceux-ci, mit fin à ses illusions. Loin de mettre un termeau régime des partis, eux-mêmes courroies de transmission d’intérêts oligarchiques, la Constitution de la Ve République ne fait qu’encadrer ses effets délétères pour l’action gouvernementale. En rien elle ne garantit l’indépendancede l’exécutif par rapport aux forces partisanes ou aux forces d’argent, tout simplement parce que le chef de l’État est toujours l’élu d’un camp – c’est même devenu caricatural avec Macron. Si la stabilité de l’exécutif est un bien en soi, elle ne dit rien, en revanche, de la nature de cet exécutif.
Alors que c’est par position et par destination qu’un Roi incarne les conditions du Bien commun. Il faut méditer toute la force de ces récents propos du comte de Paris : « La logique d’un monarque est complètement différente de celle d’un président de la République. Il se soucie seulement du bien du pays.  »

François Marcilhac

( 24 février, 2020 )

Islam doux

 

Lu sur « Je Suis Français »

 

Il en a donc parlé et compte d’ailleurs en reparler. Au-delà des mots, M. Macron a annoncé quelques mesures, notamment la suppression pure et simple du système dit Elco (Enseignements de langue et de culture d’origine) et de l’accueil annuel de trois-cents « psalmodieurs » venus animer le ramadan.

Pour spectaculaires et bien naturelles qu’elles soient, ces deux mesures prouvent surtout que l’islam hexagonal est bien une religion d’importation, non une religion de France (le montrent à l’évidence l’architecture de ses mosquées ou la langue de son culte), soumise à des puissances étrangères pas forcément amies, comme l’Algérie et surtout la Turquie.

Cependant, M. Macron commet une erreur d’appréciation du fait religieux en général et islamique en particulier (« On ne doit jamais accepter que les lois de la religion puissent être supérieures à celles de la République »). Il faut être bien naïf pour croire que l’islam puisse renoncer à ne plus être lui-même, c’est-à-dire une religion éminemment politique et à vocation totalitaire, pour laquelle seul compte le rapport des forces et que seules des mesures drastiques pourraient peut-être contenir.

De plus, il passe à côté de l’essentiel. En ne faisant pas le lien en amont entre islam et immigration, celle-ci étant la cause et la source jamais tarie de celui-là. En croyant que de simples mesures de bon sens ou même d’ordre public suffiront en aval pour permettre l’éclosion d’un islam doux et intégré à une hyper-communauté nationale. La communauté islamique est soudée, pour une grande partie de ses membres, par un rejet de l’être profond de la France (et de sa culture), telle que les hommes et l’Histoire l’ont faite, plus encore que des « valeurs de la République », régime politique conjoncturel fondé sur une idéologie qui lui reste très favorable.

Ce disant et ce faisant, M. Macron ouvre la voie à un prétendu islam de France, communauté de plusieurs millions d’individus, français (de nationalité) ou pas, pour laquelle toute conquête sociétale sera vécue comme un pas de plus vers une société islamique : nous finirons ainsi peut-être par manger halal, par accorder au mois de ramadan un statut particulier ou encore par reconnaître le droit à des horaires de travail scandés par la prière et – pourquoi pas ? – par entendre le muezzin appeler à ladite prière dans les villages du Luberon : après tout, il faudra bien se pousser pour que les musulmans se sentent chez eux et ces petits « accommodements raisonnables » permettraient le fameux « vivre ensemble » (c’est-à-dire le « vivre chez nous » d’une population ethno-culturelle étrangère).

Le multiculturalisme de M. Macron ou Mme Schiappa n’est en fait que le nouveau cheval de Troie de l’éternel « parti de l’étranger ». D’ailleurs, le nouveau recteur de la Grande mosquée de Paris, officine au service du pouvoir algérien, M. Chems-Eddine Hafiz l’a bien compris, qui tient le même langage que M. Macron en soulignant qu’il ne voit aucune opposition et aucun antagonisme entre une croyance [l’islam] et une appartenance à une société [française]. Forcément…

Si l’islam doux  façon Macron prend véritablement forme, gageons que ce sera à notre détriment, puisque nous avons presque tout à perdre. Ce ne sera plus par la violence des actes de l’islamo-terrorisme mais par la pression constante d’une forte « communauté » dûment structurée et la complicité active d’élites multiculturalistes que tout prédispose à un scénario du type Soumission.

Louis-Joseph Delanglade

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