( 19 mai, 2017 )

Des dirigeants européens sans enfant pour préparer notre avenir ?

 

Lu sur le site « boulevard Voltaire » cet article de Gabrielle Cluzel d’un grand intérêt sur nos dirigeants en Europe tous sans enfants…

 

Tout devrait être mené avec le pragmatisme aimant et prévoyant d’un bon père de famille et d’une bonne mère de famille. Y compris un État.

 

L’étrange constat se répand sur les réseaux sociaux comme une traînée de poudre, relayé par de nombreux internautes, troublés : les principaux dirigeants européens actuels n’ont pas d’enfants. Emmanuel Macron, bien sûr, mais encore Angela Merkel et Theresa May, et aussi l’Écossaise Nicola Sturgeon, l’Italien Paolo Gentiloni, le Néerlandais Mark Rutte, le Luxembourgeois Xavier Bettel, le Suédois Stefan Löfven et enfin Jean-Claude Juncker lui-même.

Quelle importance, direz-vous ? Il n’est pas besoin d’être parent pour être compétent. D’aucuns diraient même que cela leur permet de se donner tout entiers à leur pays. Non, bien sûr, il ne s’agit pas d’un vaste complot d’égoïstes « No Kids » ayant décidé tous ensemble de se rendre les maîîîîtres du monde ! Chacun a, bien sûr, des raisons qui lui sont propres – pas d’enfants parce que trop d’investissement politique ou, à l’inverse, un investissement politique parce que pas d’enfants ? -, un parcours personnel et parfois des souffrances : Nicola Sturgeon n’a pas caché avoir fait une fausse couche il y a 6 ans.

Individuellement, cette infécondité ne veut rien dire. Mais collectivement, elle est autrement chargée de sens.

Tout d’abord pour le symbole : nos pays européens vieillissants à la natalité en berne ont des dirigeants à leur image, révélateurs d’un état d’esprit – quelle que soit, encore une fois, l’histoire de chacun – où la vie de famille, la procréation, l’envie de transmettre ne sont pas les priorités. Comme ceux qui les gouvernent, nos nations acceptent de disparaître sans postérité.

Ensuite pour le malaise qui en résulte : alors que l’horizon semble si chaotique, que les peuples ont l’impression qu’une élite décide de leur avenir – et donc de celui de leur progéniture – sans les consulter, comment ne pas soupçonner ces dirigeants qui n’auront pas l’un des leurs embarqué dans l’esquif France – ou Allemagne, ou Italie, etc. – de s’en moquer finalement comme d’une guigne : pourvu que le rafiot tienne encore quelques années, hein… après moi, le déluge !

Enfin, pour les implications concrètes : un enfant vous préserve d’être complètement hors-sol. Vous fait faire l’expérience du don de soi, d’un intérêt supérieur qui prime sur le vôtre, du sentiment de n’être que le maillon d’une chaîne, de l’attachement charnel qui prime sur le sentimentalisme utopique.

« Je n’ai pas d’enfant moi-même, mais tous les enfants du monde sont mes enfants ! », m’avait lancé sur un plateau de télévision la féministe Isabelle Alonso. C’est joli et touchant, mais ce n’est pas vrai, bien sûr. Nous sommes capables d’empathie pour tous les enfants du monde, mais l’amour qu’une mère porte à ses enfants est un sentiment différent. Car, sinon – pardon de le dire brutalement -, toute mère viendrait hurler de douleur quotidiennement dans la morgue de Necker, devant chaque petit cercueil blanc inconnu.

On le sait – fondamentalisme féministe oblige -, l’expression « bon père de famille » a disparu du droit. Pour satisfaire ces dames dans un esprit de parité, il aurait mieux valu la conserver et lui adjoindre celle de « mère de famille ».

Car tout devrait être mené avec le pragmatisme aimant et prévoyant d’un bon père de famille et d’une bonne mère de famille. Y compris un État. Veillant au grain et au bien-être de chacun, à son épanouissement, à sa sécurité et à celle de son foyer en fermant à double tour sa porte, ce qui ne l’empêche nullement d’accueillir les pauvres gens dans le besoin, pour autant qu’il ne donne pas à ses propres enfants le sentiment de les spolier ou les brimer.

Quand nos dirigeants, qui n’ont jamais fait cette expérience intime-là, semblent n’être que des consultants en management. Et cela, forcément, fait froid dans le dos.

Ecrivain, journaliste
( 18 mai, 2017 )

Journée mondiale contre « l’homophobie » : l’inversion dialectique au service de la tyrannie des minorités

 

Communiqué de l’AGRIF

 

C’est aujourd’hui la « journée mondiale contre l’homophobie », et, à l’écoute du traitement que nos médias en donnent, l’on ne peut que constater à quel point cette occasion sert de pretexte à une entreprise de subversion des valeurs et des normes. Sur les chaînes de télévision et les stations radio, le matraquage est permanent, avec la complicité d’associations LGBT dûment subventionnées avec l’argent public.

 

Ainsi, par un retournement dialectique dont la pensée marxiste a le secret, ce sont les minorités qui doivent imposer leur autorité tyrannique à la majorité et les normes qui sont jugées anormales. Les défenseurs des structures naturelles de la parenté, de la famille, de la filiation et de la société, modèles anthropologiques essentiels et immémoriaux, sont donc frappés du sceau infamant de « l’homophobie » et la doxa nihiliste n’hésite pas à pratiquer sur eux les pires amalgames : les marcheurs des Manifs pour tous deviennent aussi rétrogrades et intolérants que des hordes fascistes, quand ils ne sont pas rendus responsables des suicides chez les homosexuels !

 

Préserver les normes et les équilibres, c’est devenir anormal et déséquilibré dans un système politico-médiatique où le minoritaire et le marginal font la loi et définissent ce qu’il est licite de penser ou non. Ce totalitarisme, loué par des générations d’intellectuels gauchistes comme Michel Foucault, continue son travail de sape contre les fondements de notre civilisation et de nos mœurs. Il dicte sa morale et jette ses anathèmes avec le fanatisme de ceux qui sont persuadés d’appartenir au Camp du Bien.

 

Plus que jamais, le courage moral est nécessaire pour résister à toutes les formes de mensonge, de décadence et de perversion qui dessinent un avenir bien sombre pour nos sociétés.

( 17 mai, 2017 )

DEUX JOURS EN CONTRASTE : 13 – 14 MAI 2017

 

Lu sur « lafautearousseau » ce très beau texte de Jacques Trémolet de Villers

 

Dans ces deux jours, des 13 et 14 mai 2017, se sont déroulés deux événements étonnamment et absolument contraires. Comme un contraste destiné à éclairer. Y-a-t-il une leçon ?

 

Le premier évènement est la prise de fonction du nouveau président de la République.

Forte majorité électorale. Fort consensus, malgré les débuts de fronde. Grand espoir suscité par une allure délibérément sérieuse, presque majestueuse, pleine de respect envers la fonction. Une fonction républicaine qui s’inscrit dans l’histoire de la Ve République.

Chef des Armées. Command-car. Visite aux soldats blessés.

Mais aussi, invitation du « compagnon » du policier tué sur les Champs-Elysées. Le « compagnon » est comme le veuf et la veuve.

Emmanuel Macron avait placé sa campagne sous le signe de Jeanne d’Arc « Comme une flèche, sa trajectoire est nette, Jeanne fend le système et porte un rêve fou qui finit par s’imposer comme une évidence ».

Il saluait en elle son « intuition de l’unité », alors que la France déchirée était « coupée en deux ».

Dans son premier discours de Chef de l’Etat – le 14 mai, jour officiel de la Fête de Jeanne d’Arc – il dit « sa volonté constante de réconcilier et de rassembler l’ensemble des Français… ».

On ne peut qu’adhérer à l’intention… mais la question vient « les réconcilier et les rassembler sur quoi ? »

Sur Emmanuel Macron ?

En Marche (Emmanuel Macron) … la République En Marche (Emmanuel Macron).

C’est dans la droite ligne du fondateur de la Ve République, qui se considérait comme « l’incarnation de la légitimité » française… et s’était toujours fait « une certaine idée de la France ».

Emmanuel Macron, est-il ce « centre de pureté, de vérité, autour duquel les énergies latentes viennent se grouper ? » ; est-il ce « peu, mais ce peu sera tout, un souffle, une lumière, une doctrine, une direction, une voix venue du fond de la conscience de la France et qui aille au-delà du présent ? »…

Et sera l’analogue de ce que Jeanne fut ?

Emmanuel Macron est-il, comme il l’a laissé entendre à Orléans, une Jeanne d’Arc pour notre temps ?

Second événement, tout en contraste.

Dans un local de la rue de Cléry « l’espace Cléry » … deux à trois cents personnes, de tous âges, mais avec beaucoup de jeunes gens, débattent « du bien commun ».

Le colloque est organisé par l’Action Française.

Un invité de marque : le Prince Jean d’Orléans, héritier des quarante rois. L’intervention du Prince, comme celle des autres d’ailleurs, est sous la forme moderne d’un entretien « questions / réponses ».

Le Prince évoque sa famille, sa femme, ses enfants, le prince Gaston, sept ans, à qui il apprend à bien planter ses radis… car la ligne n’est pas toujours droite… mais il est obligé de composer entre la nécessité de « planter bien droit les radis et aussi le désir de voir son fils y parvenir par lui-même, et donc, accepter que la ligne ne soit pas toujours impeccable… », car l’attention et la volonté propre, comme la satisfaction – et aussi le résultat – sont plus éducatifs pour l’enfant. C’est, bien sûr, une petite parabole sur la méthode capétienne.

Après les radis, il parlera des poules et des poussins, puis du Domaine de Dreux, puis de la ville de Dreux, avec leurs expériences quotidiennes et modestes… dans le seul désir « d’améliorer l’entente entre les habitants, et de désamorcer les possibles explosions de haine. ».

Après deux autres interventions, je dois conclure.

Je dis en substance que notre « bien commun », aujourd’hui, dans cet espace Cléry, c’est le Prince, et sa famille, sa descendance … que le bien commun, nous ne l’avons ni choisi, ni élu, qu’il nous est donné par la nature et par l’histoire, c’est-à-dire par Dieu, et que notre honneur est de le servir.

Je souligne le contraste entre « la campagne Macron », tirée au cordeau du marketing le plus moderne, et le Prince qui apprend à son fils à planter des radis…

Le royaume de France, bien sûr, est du côté des radis… Mon neveu à qui je raconte l’anecdote me fait observer que radis, c’est la racine, celle dont se nourrissaient les serfs selon l’histoire officielle, au Moyen-âge « les paysans mangeaient les racines ».

C’est aussi la racine d’un royaume dont « labourage et pâturage sont les deux mamelles ». Le contraste est absolu entre l’élu triomphant d’un monde hors-sol et l’héritier des quarante rois qui enseigne à son fils le plant de radis.

Je ne peux pas rester au Banquet du soir où le Prince restera, mangeant, buvant et chantant avec les militants, après avoir téléphoné à la Princesse et dit en souriant « je reste, j’ai la permission ».

Quelque soixante nervis « anti-fa » se présentent, armés de coups de poing américain et de barres de fer pour « casser la réunion ». Ils sont vigoureusement repoussés, avec les mêmes armes. Un blessé grave chez eux.

L’organisateur, inquiet, s’excuse auprès du Prince, de ce trouble, mais le Prince, souriant, répond… « C’est normal, je m’y attendais. ».

18447013_1186577194785704_644037050458448161_n.jpgLe lendemain à 10h, défilé, de la place de l’Opéra à la statue de Jeanne. Un gros millier de personnes… les organisateurs pourraient le multiplier, mais je ne pense pas qu’on puisse dépasser ce chiffre.

Des drapeaux de l’Action française, des portraits de Maurras, Bainville, Daudet … Des slogans, brutaux, comme tous les slogans, « A bas la ruine publique… ».

Arrivée à Jeanne – Silence – Rassemblement – Discours.

Je dis qu’à ce moment où, dans la cour de l’Elysée, la République triomphante installe son nouveau président, nous sommes au pied de Jeanne pour lui dire notre espérance.

Notre espérance, c’est le petit prince de Dreux, qui apprend à planter ses radis et à élever ses poules. C’est notre histoire aussi simple et aussi pure qu’elle est humble et féconde. Elle est sainte aussi. Car Jeanne, c’est la sainteté là où on ne la trouve pas, dans la politique, dans la guerre et dans les tribunaux.

Orléans, pour la guerre, Reims pour la politique, Rouen pour la justice et le martyre.

La sainteté de Jeanne, dans la vie politique est dans un seul geste, à genoux devant le Dauphin, à Chinon, puis à genoux devant le Roi à Reims. « L’envoyée du Ciel met un genou à terre devant le Roi désigné », sans regarder à sa qualité personnelle – à sa prestance, à sa puissance matérielle, à ses chances de l’emporter.

La sainteté en politique, c’est de servir … non seulement le royaume, la France… l’Etat… de entités abstraites, mais de servir celui qui incarne le bien commun de ces entités, le Roi.

A qui ne sert pas quelqu’un, on ne peut pas faire confiance, car il ne sert que lui-même.

Je regarde mes auditeurs. Ce n’est pas l’ENA, ni Polytechnique… c’est plutôt artisans, ouvriers, employés, smicards ou étudiants…Ce n’est pas « le peuple » des discours. C’est le peuple, en vrai.

En puissance, c’est dérisoire.

Dans l’instant, Macron est tout. Le Prince n’est rien.

Mais, aujourd’hui, Macron est sans descendance. Sa postérité n’est que politicienne, par l’énarchie et les autres grandes écoles.

Le Prince a deux fils et deux filles.

Si ce n’est pas lui, comme il me l’a dit, il y a quinze ans, ce sera mon fils, ou mon petit-fils… mais cela sera, car « nous autres les rois, nous avons le temps avec nous… ».

Entre les deux images, l’hésitation n’est pas permise. L’honneur, la joie, la beauté et la fécondité sont du coté du Prince et de son fils, de la poule au pot et des racines.

Si c’était, comme dans la vie mystique, la méditation sur les Deux Etendards, celui de Jésus-Christ et celui du Prince de ce Monde, on ferait un choix absolu.

Mais c’est dans la vie temporelle, tout est mélangé. On peut voir que l’espérance temporelle est du côté du Prince de l’enfance et des jardins, mais il n’est pas interdit d’y joindre une nécessaire compromission pratique avec le monde électoraliste et technologique, tel qu’il est.

Encore que … ça se discute.

Macron peut compter sur la République pour le paralyser, ou, au moins le canaliser… sauf à ce qu’il devienne dictateur… Auguste. ? ou Caligula. ?

Ou autre chose … un bon intendant en attendant le maitre de maison ?

Ou, malheureusement, un jeune homme trop doué, trop avenant, trop chanceux … que les médiocres s’acharneront à détruire.

De toutes les façons, la seule issue, c’est le rien ou le royaume.

Continuons le royaume. L’avenir est dans le jardin, comme le bonheur est dans le pré.

Jacques Trémolet de Villers

( 16 mai, 2017 )

Un week-end d’Action française

 

Ce week-end des 13 et 14 mai l’Action française organisait à Paris un grand colloque sur le thème du Bien Commun, ainsi que son traditionnel cortège d’hommage à Jeanne d’Arc.

Une semaine après le second tour des élections présidentielles, ce sont 350 personnes qui se sont pressées dans la magnifique salle de l’Espace Cléry pour assister à une séance de questions/réponses avec le Prince Jean d’Orléans, invité d’honneur de la journée, ainsi qu’aux trois tables rondes introduites par François Marcilhac, directeur politique de L’Action Française 2000, et menées de main de maître par Stéphane Blanchonnet, président du Comité Directeur de l’Action française, et Philippe Mesnard, rédacteur en chef de L’Action Française 2000.

Bien commun et gouvernement idéal, subsidiarité et solidarité, biens communs immédiats, tels sont les trois grands thèmes autour desquels se sont retrouvés nos invités, dans une ambiance studieuse mais néanmoins très amicale. Guillaume Bernard, maître de conférences à l’ICES, Pierre-Yves Rougeyron, directeur de la revue Perspectives Libres et Président du Cercle Aristote, Guillaume de Prémare, directeur-général d’Ichtus, Gauthier Bes, co-fondateur des Veilleurs, Gabrielle Cluzel, écrivain et journaliste, Charles de Meyer, président de SOS Chrétiens d’Orient, tous ont eu à cœur de proposer des débats de grande qualité, tels que le veut la tradition de l’Action française. C’est Maitre Jacques Tremolet de Villers, avocat et écrivain, qui nous fit le plaisir de conclure, avec une grande éloquence comme à son habitude.

La journée s’acheva par l’habituel grand banquet. Nos 200 convives – militants de nos sections de la France entière, adhérents, sympathisants – furent tous conquis et galvanisé par la présence du Prince Jean d’Orléans.

Un franc succès pour ce colloque, que ne put entacher une tentative d’attaque par une cinquantaine de gauchistes casqués et armés de diverses matraques : ils furent rapidement mis en déroute par notre service d’ordre.

Le lendemain, le défilé d’hommage à Jeanne d’Arc se tint de l’Opéra jusqu’à la place des Pyramides, où François Bel-Ker, secrétaire général de l’Action française, et Maitre Jacques Tremolet de Villers, nous rappelèrent que Jeanne d’Arc reste à tout jamais un modèle et une source d’inspiration. Le combat pour le Bien Commun et pour la France est loin d’être terminé, mais il est nécessaire de toujours conserver vivante la flamme de l’espoir.

( 16 mai, 2017 )

Fatima le 13 mai 1943

 

Lu sur le blog de Monseigneur le Comte de Paris, duc de France

 

En ce temps la Famille de France et moi-même étions en exil au Portugal.
Ce 13 Mai, jour anniversaire de la première manifestation de la Vierge Marie, jour de terreur pour tous les nombreux spectateurs qui virent le soleil danser puis tomber sur terre, donc vingt six ans plus tard j’avais dix ans. Ma mère avait loué un minibus qu’elle conduisait et où s’entassaient sa famille déjà nombreuse, à laquelle s’ajoutait une famille de nos amis aussi nombreuse que nous.

La veille au matin, le 12 Mai, ma mère conduisait par des routes défoncées et tortueuses,trop souvent étroites, comme si ce fut un rallye automobile. Bref nous sommes arrivés à la « Cova Da Iria » à Fatima, sans avoir écrasé de pèlerins, ni versé dans le fossé. Nous, les enfants, savions avoir été protégés par nos Anges Gardiens et peut-être par la Vierge.

A cette époque, il n’existait sur cette cuvette que des cailloux, une source et l’olivier sur lequel apparu la Sainte Vierge aux trois bergers… et un seul Hôpital et une maison pour le clergé. Les pèlerins comme nous dormaient à la belle étoile avec leur couverture. A l’aube, un morceau de pain et un bol de café chaud, puis chacun reçu ses consignes ainsi qu’un broc et une tasse en aluminium pour étancher la soif des malades et infirmes dont il avait la charge. Chacun était responsable d’une rangée de malades. Et ce jour là la chaleur était étouffante sous les toiles tendues au dessus de cette cuvette débordante de malades.

Je fis la connaissance de mes malades, de vieilles personnes perdues de souffrances,quasiment tous accompagnés d’un proche se tenant près de leur tête. Le soleil dardait ses rayons sans un souffle d’air, j’étais donc très sollicité, « agua, faïch favor » de l’eau s’il vous plaît. Durant le Saint Office, le calme régnait, mais lorsque la Sainte Hostie dans l’Ostensoir porté par l’Evêque du lieu et suivi par toute sa cohorte arriverait, ce serait autre chose, car l’officiant inclinerait l’Ostensoir vers le malade pour qu’il l’embrassa ou le touche.

Or dans ma rangée, étendue sur un brancard une jeune fille d’environ 13 ans. Je l’ai gravée dans l’oeil de mon coeur. Elle était vêtue d’une courte jupe grise qui dissimulait ses jambes rabougries et tout son corps était recroquevillé telle une petite araignée terrorisée, avec ses cheveux noirs, coupés à la Jeanne d’Arc et sa blouse blanche, elle me touchait par la peur que je devinais dans ses yeux noirs. J’étais donc en train de porter à ses lèvres la tasse en aluminium lorsque je vois l’Ostensoir arriver. je me retire auprès de sa mère. L’Ostensoir s’abaisse et elle ferme les yeux puis l’embrasse. Son visage est devenu une prière muette…

L’Ostensoir poursuit sa course. Je quitte la ruelle, la mère pousse un cri, je me retourne. La jeune fille est debout. J’en suis heureux pour elle. Mais ce qui m’impressionne et me laisse pantois c’est qu’en prenant la forme d’une enfant de treize ans, son corps est plus grand que sa jupe. Mais la Sainte Vierge semblait savoir qu’à cette époque, la minijupe aurait fait scandale, Elle a donc rallongé la jupe à la bonne hauteur.

Pour moi je compris que le vrai miracle d’Amour c’est aussi cela. He! Oui! La Haut Ils pensent à tout… Je n’ai jamais oublié le sourire lumineux de cette jeune fille adressé à La Vierge Marie. En ce 13 Mai 2017 J’en suis encore bouleversé.

Henri Comte de Paris

 

( 16 mai, 2017 )

À la une • L’Action Française : Repenser le Bien Commun

 

Lu sur « lafautearousseau ».

 

Compte-rendu Paris Vox

Week-end chargé pour le mouvement patriote et monarchiste Action Française qui, outre son traditionnel cortège d’hommage à Jeanne d’Arc, organisait hier, samedi 13 mai, un colloque sur le thème « Refonder le Bien Commun ». Paris Vox était présent.


Une salle lumineuse et élégamment décorée accueille un public nombreux où se mêlent toutes les générations. La forte proportion de jeunes gens surprendra d’ailleurs même l’observateur pouvant avoir une image un peu « poussiéreuse » du plus vieux mouvement politique français.

L’assistance est en tout cas dense et attentive pour suivre les diverses interventions de très bon niveau. Au micro se succèdent des personnalités d’horizons divers, monarchistes ou non, mais tous précoccupés de l’avenir de la France et de la nécessaire reconstruction d’un « Bien Commun » tragiquement fragilisé aujourd’hui.

La hauteur de vue et de perspective de la plupart des interventions tranchent radicalement avec la médiocrité racoleuse de la campagne électorale qui a mené à l’élection d’Emmanuel Macron.

On s’interroge sur la définition du Ben commun, sur son évolution à travers le temps et les moyens de le refonder aujourd’hui.

Ainsi Guillaume Bernard, maître de conférences à l’ICES, rappelle que « ce qui fait la légitimité d’un pouvoir c’est sa finalité et non son mode de désignation  ». Pierre-Yves Rougeyron, président du Cercle Aristote, s’inquiète lui de « l’état du peuple  » et de la « constitution interne d’individus chancelants  » et conclut, avec Bernanos, que l’urgence consiste à « refaire des hommes libres » avant même de s’interroger sur la forme ou la nature de l’Etat.

sans-titre 2.pngC’est ensuite au tour de Gauthier Bes, co-fondateur des Veilleurs, de rappeler l’importance de la famille, de l’enracinement et du travail local, ainsi que le rôle crucial des « limites » et l’importance de l’écologie, la biosphère étant le « bien commun » par excellence.

Après un entretien très applaudi avec le Prince Jean d’Orléans, duc de Vendôme et prétendant au trône, la discussion se porte sur les « bien communs immédiats ». Charles de Meyer, président de SOS Chrétiens d’Orient, et Gabrielle Cluzel, écrivain et journaliste à Boulevard Voltaire, présentent alors leur engagement dans le cadre de l’urgence social que nous connaissons actuellement.

C’est enfin à Maître Trémolet de Villers de conclure la journée avant que la salle n’entonne « La Royale », hymne de mouvement monarchiste fondé par Charles Maurras. Une journée riche en enseignements et jalons intellectuels, et un indiscutable succès pour les organisateurs qu’une tentative d’agression par quelques dizaines « d’antifascistes » casqués et armés ne parviendra pas à troubler, ceux-ci se voyant rapidement dispersés et mis en fuite par les jeunes militants royalistes présents sur place.

( 15 mai, 2017 )

Le peshmerga entarté

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Qu’il est difficile d’être un philosophe militant ! M. Lévy ne le sait que trop, lui qui vient de se faire « entarter ». Cet affront, surtout répété (une dizaine de fois depuis 1985), couvre M. Lévy de chantilly et de ridicule. Aucun panache donc dans cette mésaventure : ni inquisiteur pour vouer aux flammes ni dictateur pour « engeôler » ce docteur de la bien-pensance; non, tout juste un peu de crème pâtissière sur la veste et le visage. Personne ne le plaindra : après tout, il vit confortablement de ses idées, de ses convictions, de ses certitudes ; cela vaut bien d’être payé d’une petite tarte de temps à autre.

Sa dernière mésaventure, ce 10 mai à Belgrade, ne se ramène pourtant pas à une simple « potacherie ». Imputé à un groupuscule communiste, l’entartage avait pour but de le punir pour son engagement bosno-islamique virulent durant la guerre civile de Yougoslavie. On n’a oublié à Belgrade ni les victimes des bombardements de l’Otan ni l’amputation du Kosovo, en passe de devenir une enclave islamiste au coeur de l’Europe. A ceux qui l’assaillaient aux cris de « Assassin  ! Va-t’en de Belgrade  ! », M. Lévy, se croyant peut-être dans une assemblée révolutionnaire, a répondu par « Vive la démocratie à Belgrade ! » – de l’idéologie, encore et toujours.

Il était pourtant venu, rempli de bonnes intentions à l’égard de lui-même, pour la présentation de son film Peshmerga, sorte de « long reportage sans nuances » (Télérama) sur la ligne de front entre soldats kurdes irakiens et combattants de l’Etat islamique. Le seul mérite de ce film de 2015 est de valoir à peine mieux que l’insupportable Serment de Tobrouk (2012), film d’autopromotion où celui qui a contribué à inspirer la calamiteuse intervention de Libye a l’outrecuidance et le ridicule de prendre la pose du héros.

Et de s’ériger en héraut (autoproclamé) de la démocratie. On pourrait le juger pitoyable si son immixtion médiatique récurrente et son pouvoir de nuisance dans les « affaires étrangères » de la France n’étaient avérés (voir ses rapports avec MM. Hollande et Sarkozy). Satisfait du soutien de la coalition occidentale aux peshmergas du Kurdistan irakien, il doit se féliciter que M. Trump se propose aujourd’hui d’élargir ce soutien en y incluant les Kurdes de Syrie, au motif que ce sont eux qui reprendront Raqqa à l’Etat islamique. Sans doute y voit-il une opportunité, lui qui prône un Kurdistan indépendant en affirmant de façon péremptoire que les Kurdes « deviendraient, s’ils l’emportaient, un modèle pour la région ». Or, si une aide purement tactique contre l’Etat islamique est parfaitement fondée, il ne faut pas en minimiser les effets pervers qui favoriseraient l’irrédentisme kurde : la majorité des Kurdes (vingt à trente millions) se trouvent en Iran et en Turquie, deux pays nécessaires à l’équilibre régional « post-Daesh ».

Le nationalitarisme pro-kurde de M. Lévy d’ores et déjà décrédité eu égard aux maux et problèmes engendrés par ses précédentes menées idéologiques, on attend la onzième tarte

Louis-Joseph Delanglade

( 11 mai, 2017 )

Servir son pays

 

Paroles du Prince Jean de France, duc de Vendôme

 

« Nous venons de passer quelques jours avec les enfants dans le Morbihan, haut lieu de la Chouannerie. Nous en avons profité pour voir Carnac, Kergonan, Penthièvre et Quiberon.
C’était encore la basse saison, le Musée de la Chouannerie étant donc fermé, nous nous sommes arrêtés au Fort de Penthièvre, ouvrage construit en 1748 par le duc de Penthièvre, amiral de France et gouverneur de Bretagne. Il était le petit-fils de Louis XIV et le grand-père de mon aïeul le roi Louis-Philippe.

 

C’est un lieu que je connais bien pour y avoir effectué mon stage commando au moment de mes classes à Saumur, quelques semaines avant de rejoindre mon régiment. Comme mon oncle François, mort au champ d’honneur, mon père, mon frère et d’autres membres de ma famille avant moi, j’ai donné de mon temps pour servir mon pays.

Servir son pays dans Princes Morbihan-5-Le-Prince-Jean-recevant-la-M%C3%A9daille-de-la-D%C3%A9fense-Nationale-au-7%C3%A8-Chasseurs-%C3%A0-Arras-191x300

Servir son pays. Voilà une expression qui a quasiment disparu du débat public. D’ailleurs, qui parmi nos hommes politiques ou chefs d’entreprises d’aujourd’hui a fait son service militaire ? On y apprenait pourtant beaucoup : l’honneur, le courage, la responsabilité, le souci des hommes. On y acquérait aussi de nombreuses compétences.

Morbihan-3-Le-prince-Jean-lors-de-son-stage-commando-au-Fort-de-Penthi%C3%A8vre-la-descente-en-rappel-198x300 dans Princes

 Pour revenir à notre visite du Fort de Penthièvre, ce fut émouvant… Ces principes y étaient évoqués dans une lettre affichée à l’entrée de la Crypte des Fusillés non loin du Fort. Avant son exécution le 13 juillet 1944, un père écrivait à son fils toute la vertu qu’il y a à aimer son pays et à le défendre contre la barbarie.
Morbihan-4-Le-prince-Jean-lors-de-son-stage-commando-au-Fort-de-Penthi%C3%A8vre-la-tyrolienne-300x202

 

Cette émotion, je l’avais déjà ressentie lors des commémorations internationales du Débarquement qui avaient lieu à Arromanches en 2004 et auxquelles j’avais été invité par le Général de Boissieu. Un hommage particulier avait été rendu aux vétérans de cette bataille historique. Ils étaient là devant nous et je me disais alors que grâce à ces hommes et à ceux qui les avaient aidés à l’intérieur nous sommes restés un peuple libre.

Morbihan-6-60%C3%A8-anniversaire-du-D%C3%A9barquement-c-jacqueschirac-asso.frarchives-elysee.fr_-300x181

Quand je regarde la vie de notre pays aujourd’hui, face à des personnes souvent sans foi ni loi, je me dis que c’est une bataille de tout les instants qu’il est important de mener. »

Morbihan-1-Visite-du-ca%C3%AFrn-de-Kerkado-utilis%C3%A9s-comme-cachette-par-les-chouans-pendant-la-r%C3%A9volution-1-225x300

Domaine Royal le 11/05/17

Jean de France, duc de Vendôme

( 11 mai, 2017 )

Natacha Polony: «Monsieur Hollande, merci pour ce quinquennat»

 

Lu sur « le Réveil Français »

 

Puique François Hollande est finalement satisfait de son quinquénat, puisque BHL, ce philosophe génial (et géniar) a déclaré du haut de sa superbe et de ses petites certitudes a tressé des lauriers sur la tête ridicule de ce président « normal »,on est assez content d’entendre la petite musique de Natacha Polony glissant quelques bémols dan les portées de cette mélodie un peu trop céleste.
Le Réveil Français

 

Natacha Polony: «Monsieur Hollande, merci pour ce quinquennat» dans actualités Polony

Le Figaro Par Publié le 05/05/2017 à 19h04
CHRONIQUE – Pendant ces cinq ans, tous les maux qui rongeaient la France ont progressé. Mais le monopole de l’alternative a été sciemment laissé au Front national.
Monsieur le Président de la République, vous vous apprêtez à quitter l’Élysée dans une indifférence polie. Car les Français sont polis. Ils pourraient même aller jusqu’à vous accorder leur compassion pour cette pitoyable sortie. Mais ils sont trop occupés à montrer à chaque patrouille de la brigade des mœurs idéologiques leur visa de conformité, ce vote Macron qu’il faut porter en bandoulière dans la démocratie transparente qui est désormais en marche.
«À aucun moment vous n’avez semblé comprendre ce que signifie porter les destinées d’un peuple millénaire qui a choisi l’universel comme particularisme»
Vous avez pris soin de réciter vous-même votre panégyrique, ce qui dénote une certaine lucidité de votre part, conscient que personne d’autre ne s’y risquerait. Mais vous devriez finalement vous en sortir sans trop de honte: les livres d’histoire ne pouvant se contenter du récit de l’insignifiance, les épisodes les plus emblématiques de votre quinquennat n’empliront que les archives des gazettes people. Les petites vengeances de votre compagne, par tweet ou par livre, le scooter, les croissants… cet épanchement permanent d’un petit moi, cet écoulement de l’ego trahissant votre incapacité radicale à assumer le pouvoir dans sa dimension sacrificielle. À aucun moment vous n’avez semblé comprendre ce que signifie porter les destinées d’un peuple millénaire qui a choisi l’universel comme particularisme.
Ni face à la jeune Leonarda, galvanisée par sa médiatisation soudaine au point d’instrumentaliser crânement la tradition d’asile politique de la France, ni face à ces journalistes que vous avez cru manipuler pour édifier votre statuette. Ni quand vous avez laissé un premier ministre velléitaire torpiller le volontarisme politique d’Arnaud Montebourg, qui tentait de vous faire tenir votre promesse de Florange, ni quand vous avez abîmé la parole présidentielle, sur le fond et sur la forme, en trahissant autant la grammaire que vos promesses de campagne.
Mais il y eut mieux. Pendant ces cinq ans, tous les maux qui rongeaient la France ont progressé. Désindustrialisation, désertification des territoires, effondrement de pans entiers de notre économie. À votre décharge, il fallait être commentateur médiatique pour ne pas connaître votre parcours idéologique et pour s’imaginer que vous alliez remettre en cause la mécanique ravageuse qui nous impose de choisir entre endettement et destruction de notre modèle social, entre dépendance aux marchés et tiers-mondisation des modes de vie. Vous êtes de ceux qui, avec vos ennemis de la finance, feignent d’ignorer que la globalisation et le libre-échange ont, certes, atténué la pauvreté de millions d’Indiens et de Chinois, mais en ruinant les classes moyennes et populaires des pays occidentaux. Pendant qu’elles s’enrichissent, les élites progressistes font la leçon aux pauvres en leur disant que refuser la mondialisation, c’est refuser que des malheureux sortent de la misère. Et votre réponse, comme il a été dit à Whirlpool, est de leur expliquer qu’ils coûtent trop cher. Ils ne sont pas compétitifs et vous, comme votre prédécesseur, aviez promis à Angela Merkel et aux caciques de la BCE qu’ils le deviendraient à marche forcée. Parce l’ENA ne vous a pas appris autre chose.
«Vous avez obstinément refusé de nommer la cause de plus de 230 morts en France sous votre quinquennat»
Pendant ces cinq ans, la déstructuration de la communauté nationale s’est poursuivie dans votre silence assourdissant. Vous avez obstinément refusé de nommer la cause de plus de 230 morts en France sous votre quinquennat, laissant entendre que le combat contre l’islamisme pouvait être assimilé à une mise en accusation de l’islam. Et vous n’avez proposé qu’un débat politicien sur cette déchéance de nationalité qui vous indignait tant naguère. Vous avez été élu en 2012 sur une promesse fondamentale, celle d’apaiser la France. Un objectif ô combien nécessaire alors que les fractures se creusent et que les haines s’attisent. Mais qu’avez-vous fait d’autre que d’utiliser à votre profit politicien la dénonciation d’une part de la population supposée raciste ou réactionnaire? Qu’avez-vous fait sinon abandonner sciemment au FN le monopole de l’alternative? Les frustrations, le ressentiment, la colère, toutes les passions tristes habitent désormais une communauté nationale qui ne croit plus en sa capacité à se rassembler autrement que contre un ennemi désigné. Les Français, pourtant, aspirent à la grandeur, à l’espérance, mais également à la reconquête de l’économie par le politique, c’est-à-dire au retour de la démocratie comme expression de la souveraineté du peuple.
Mais au sortir de cette quinzaine de l’antifascisme, au sortir d’une campagne atterrante qui n’a fait émerger aucun enjeu, ni la remise en cause du pouvoir des multinationales, ni la définition d’un modèle alternatif et durable au consumérisme béat, ni la définition d’une identité commune, qui rassemble les Français de toutes origines et de toutes confessions, acceptez malgré tout, Monsieur le Président, nos félicitations pour votre réélection.

 

( 11 mai, 2017 )

Avant de partir Hollande signe un décret contre les enfants trisomiques

 

Communiqué de la Fondation Lejeune :

 

« L’AP-HP vient d’annoncer (le 5 mai) la mise en place d’une plate-forme de dépistage automatisé des aneuploïdies fœtales (au premier rang desquelles la trisomie 21). Par ailleurs, un décret vient d’être publié (le 7 mai) pour insérer dans le système de santé un nouveau test de détection prénatale (non invasif, contrairement à l’amniocentèse).

Pour la fondation Jérôme Lejeune ces deux informations illustrent l’enfermement de nombreux responsables de la santé et politiques dans le système installé en France depuis 20 ans, et qui conduit aujourd’hui à l’élimination en masse des enfants trisomiques avant leur naissance.

1. L’argument trompeur de la baisse des amniocentèses

Jean-Marie Le Méné, président de la fondation Jérôme Lejeune dénonce depuis des mois cette approche, plus particulièrement dans son dernier livre « Les premières victimes du transhumanisme » (Edition PGdR 2016).

« Les médecins qui s’appuient sur l’argument selon lequel le nouveau test va diminuer le nombre d’amniocentèses servent un argument marketing, de nature à faire vendre, mais stigmatisant pour les personnes atteintes de trisomie 21. Ils justifient leur demande en invoquant une baisse des amniocentèses qui provoquent l’élimination d’enfants sains. Ils utilisent un argument eugéniste, qui tend à discriminer les « fœtus trisomiques » des « fœtus sains ». En valorisant la vie des enfants non atteints, à épargner grâce au test non invasif, ces médecins nient la valeur de la vie des enfants atteints de trisomie 21. Ce faisant ils activent une discrimination, ils délivrent un message de rejet violent aux personnes trisomiques et à leurs proches.»

Par ailleurs, la fondation Jérôme Lejeune s’interroge sur la réalité de l’argument selon lequel ce test diminuerait, via la baisse du nombre d’amniocentèses, le nombre de fœtus sains éliminés.

2. Un décret pris dans la précipitation

Depuis des mois la fondation Jérôme Lejeune alerte les responsables politiques sur l’urgence d’un réveil des consciences et la nécessité de prendre du recul face à l’arrivée de la nouvelle technique de dépistage prénatal non invasif. Loin de cette attitude, le gouvernement sur le départ a précipité la décision. Et ce alors même que l’enjeu fait débat dans plusieurs pays, et que le rapport de la HAS qui devait exposer une réflexion générale n’a pas été publié. Pour Jean-Marie Le Méné :

« Un pays qui élimine déjà en masse les enfants trisomiques avant leur naissance (96% des enfants détectés in utero), doit d’abord repenser collectivement le bien-fondé d’une offre de soins qui conduit à rendre mortelle une pathologie, la trisomie 21, qui ne l’est pas. L’heure n’est pas à éradiquer mieux mais à accueillir et soigner plus. »

1...34567...126
« Page Précédente  Page Suivante »
|