( 18 juin, 2020 )

Sur la page FB du Prince Jean, Comte de Paris : invité de l’ambassadeur de Russie en France afin de renforcer les liens historiques et de célébrer l’amitié franco-russe.

 

 

J’ai été chaleureusement invité à déjeuner aujourd’hui par SE Alexeï Mechkov, ambassadeur de Russie en France.

Ce sympathique moment a été l’occasion de renforcer nos liens historiques et célébrer l’amitié franco-russe !

@AmbRusFrance

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Sur la page FB du Prince Jean, Comte de Paris : invité de l’ambassadeur de Russie en France afin de renforcer les liens historiques et de célébrer l'amitié franco-russe. dans Princes 47150946_330701971096711_1149909014545432576_n

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Info de dernière minute :

Le comte de Paris invité à l’ambassade de Russie.C’est sur sa page Facebook que le prince Jean d’Orléans, prétendant au trône de France, a annoncé avoir été invité à déjeuner par Alexeï Mechkov, ambassadeur de Russie en poste dans l’Hexagone.

C’est peu de temps après avoir rendu hommage à l’écrivain Jean Raspail et avoir eu une conversation en marge de la cérémonie avec Philippe de Villiers, ancien député de Vendée, que le prince Jean d’Orléans s’est rendu à la résidence du diplomate. Au cours du repas, le prétendant et l’ambassadeur ont évoqué les liens historiques entre la Russie et la France.

Présent régulièrement dans les médias et pressenti pour une entrée en politique, le descendant du dernier roi des Français, Louis-Philippe Ier, semble désormais aussi gagner en stature internationale.

Copyright@Frederic de Natal

( 18 juin, 2020 )

Haut Conseil francophone international de la Langue française et de la Francophonie

 

 

Communiqué de Presse

18juin2020HautConseilLFF

Les puissances privées et les pouvoirs publics qui portent, en France et partout, un mondialisme hégémonique, destructeur des cultures des peuples, œuvrent à l’emploi universel d’un anglo-américain basique, et à un grand remplacement de nos langues régionales et nationales d’Europe et d’Amérique du Nord.

L’enjeu est civilisationnel. «  France contre les robots  ».Nos associations l’ont longtemps clamé. 18 d’entre elles ont donc décidé de nous rassembler afin de donner corps et âme à la résistance au tout-anglais en cette année d’anniversaires  : le 80ème de l’Appel de juin 1940, le 75ème du Conseil National de la Résistance (CNR), le 50ème de la création – le 20 mars 1970 à Niamey – de l’ancêtre de l’Organisation internationale de la Francophonie (O.I.F.), et le 2ème de la présentation, par notre Président sous la Coupole, de sa politique pour le français, et de la création de l’Institut de la Francophonie à Villers-Cotterêts.

Nous, citoyens de tous horizons et familles spirituelles et politiques de la France, refusant la soumission, nous sommes, à l’appel des associations, constitués en réseau de société civile, en un Haut Conseil à installer le 14 juillet 2020.

Fort des capacités d’influence de tous, le Haut Conseil devra :

  • Exiger lerespect de la Constitution (art. 2, et titre XIV sur la Communauté francophone) et le renforcement sensible de la loi Toubon-Tascaavec des sanctions dissuasives à l’encontre des «  collabos de la pub et du fric  » (M. Serres) qui veulent une langueimpériale porteuse de pensée, de politique et d’économie uniques (Claude Hagège) ;
  • Convaincre les politiciens, media, firmes, de cesser d’y contribuer ;
  • Animer un débat national constant sur la politique linguistique de l’Etat  ;
  • Permettre aupeuple de France, et aux communautés francophones, de reprendre langue pour pouvoir à nouveau parler humanisme au monde.

Nous, citoyens inscrits dans la liste jointe des membres du Haut Conseil français, invitons tous ceux dont la «  patrie est la langue française  » à nous rejoindre en résistance, et invitons les Conseils des pays et communautés partiellement de langue maternelle française à constituer avec nous le Haut Conseil francophone international de la Langue française et de la Francophonie  !

Signé en leur nom par Albert Salon, docteur d’État ès lettres, ancien ambassadeur, président d’honneur d’Avenir de la Langue française (ALF).

( 18 juin, 2020 )

Le comte de Paris aux obsèques de Jean Raspail

 

 

Source : http://www.monarchiesetdynastiesdumonde.com/

 

 

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Le prince Jean d’Orléans, comte de Paris s’est rendu aujourd’hui aux obsèques de l’écrivain Jean Raspail. Organisées à l’église Saint- Roch, le prétendant au trône de France a tenu à participer lui-même à la cérémonie afin de «rendre hommage à un ami».

« A la suite de ses sept cavaliers, Jean Raspail « a quitté la Ville au crépuscule, face au soleil couchant, par la porte de l’Ouest qui n’était plus gardée ». Puissent ses livres continuer de nourrir notre imaginaire». Dès les premières de l’annonce de son décès, le prince Jean avait rendu un hommage à l’écrivain sur les réseaux sociaux.

Un écrivain amoureux de la France que le prétendant au trône appréciait particulièrement. En 2009, dans son livre-entretien, le prince Jean d’Orléans avait fait part de son émotion à la lecture du roman éponyme consacré à Antoine-Orélie de Tounens, éphémère roi de Patagonie et qui se situait dans la ligne de «cet esprit d’aventures qu’il fallait continuer à cultiver pour les jeunes (….)» avait précisé le comte de Paris.

«(…) Je suis royaliste hors sol. (…) Je crois que le roi n’émergera un jour, avec des personnes autour de lui, que s’il fait, sans violence – parce que l’histoire des putschs, c’est fini – une France parallèle. Pas secrète, mais avec des actions nettes. Il y a des formes de protestation et d’action à trouver. Comme celles des veilleurs. Je verrais très bien le prince Jean venir se planter avec quarante personnes devant l’Élysée, le plus dignement possible… Le président de la République tient une conférence de presse régulière. Imaginez que le roi de droit – ce n’est pas mal comme expression ! – en tienne une lui aussi, un mois après, à peu près sur les mêmes sujets…. il faut grimper sur son cheval !» avait déclaré Jean Raspail.

Ces dernière années, l’auteur de «Sire» s‘était singulièrement rapproché du descendant du roi Louis-Philippe Ier, ce «Roi au-delà de la mer» qu’il recherchait, regrettant la dérive ultra-catholique de la mouvance Légitimiste à laquelle il avait appartenu un temps. Il entretenait depuis peu avec le comte de Paris une correspondance téléphonique et entrevoyait dans «cet héritier des 40 rois de France», une alternative possible à cette république qui «n’a jamais daigné s’excuser pour les forfaits qu’elle a commis sous la révolution française ».

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Environ un millier de personnes ont assisté aux obsèques de Jean Raspail (et 2000 autres sur le Live du Figaro), toutes générations confondues, Parmi lesquels on peut citer  des officiers de la marine (dont le vice-amiral Finaz), les écrivains Bernard Lugan Jean Sevillia et Sylvain Tesson, l’ancienne députée du Vaucluse Marion Maréchal,  l’ancien député de Vendée Philippe de Villiers, Hilaire de Crémiers (ancien dirigeant de la Restauration nationale), les scouts de France, le prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme (assis à côté du prince Jean) ou encore le colonel Jacques Hogard, représentant du duc d’Anjou, Louis de Bourbon. Bien qu’absent , ce dernier a d’ailleurs adressé une lettre de condoléances à la famille de l’écrivain. Le tout sous l’office religieux de la Fraternité Saint-Pierre.

Monarchiste décomplexé comme l’a résumé dans son discours, Etienne de Montéty, directeur du Figaro Littéraire, Jean Raspail ( dont le cercueil a été recouvert d’un drapeau patagon)  laisse derrière lui une œuvre considérable qui aura marqué des générations de français tout au long du XXème siècle.

A la sortie de la messe, de nombreux badaux sont venus saluer les princes Jean d’Orléans et Charles-Emanmanuel de Bourbon-Parme.

Copyright@Frederic de Natal

( 17 juin, 2020 )

RENCONTRER DES ROYALISTES

 

 

Tous les mercredis de 18 h à 19 h, vous pouvez vous entretenir avec  des Royalistes

à la brasserie l’Académie, 9 place Carnot à Nancy.

Dès que les bars seront rouverts

A bientôt

( 17 juin, 2020 )

MARTIGUES/MAISON MAURRAS : NON ASSISTANCE A MONUMENT EN DANGER !

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

AUJOURD’HUI, APRES PLUSIEURS ANNEES DE FERMETURE,  1.393ème JOUR « D’ABANDON DE FAIT » DE LA BASTIDE MALGRE LE VOTE « POUDRE AUX YEUX » DU CONSEIL MUNICIPAL PROMETTANT DES TRAVAUX…

 

Jamais ouverte, aérée, ventilée; jamais chauffée depuis plusieurs hivers; exposée sans aucun entretien aux intempéries et à l’humidité, ici plus qu’ailleurs, dans cette ville « bâtie non pas au bord de l’eau mais dans l’eau » (Alexandre Dumas) : tel est l’état pitoyable dans lequel la très riche Mairie de Martigues laisse la très belle bastide de Maurras, au Chemin de Paradis, l’un des deux seuls édifices civils du XVIIème siècle que possède la Ville, et que celle-ci, par sectarisme haineux, laisse littéralement, pourrir sur pied…

La Maison est interdite à la visite depuis plusieurs années déjà (automne 2017), puis ce fut au tour du jardin lui-même d’être « interdit d’accès » de fait (automne 2018). Ce qui nous fait un total de trois longues années et demi d’abandon : environ 1275 jours  !

Le 27 novembre 2019 le quotidien La Provence annonçait que la Mairie venait de débloquer 850.000 euros pour la restauration de l’ensemble.

Depuis ? Rien…

En 1997, le maire communiste, Paul Lombard (maire de 1968 à 2008), a accepté la donation à la Ville de la Bastide de Maurras avec, comme seule règles, de pérenniser l’ensemble immobilier, jardin et bâtisse, et d’entretenir la bibliothèque.

Après une courte période où la maison fut entretenue, elle fut fermée au public; le jardin, lui, est entretenu depuis « a minima » par la très riche Mairie de Martigues : tous les rosiers ont été arrachés (« trop difficiles à entretenir » nous fut-il dit !) et les inscriptions sur les stèles continuent de s’effacer…

 

Nous demandons :

1. Que la très riche Mairie de Martigues « communique » sur les travaux prévus, qu’elle donne une date de début de ces travaux, qu’elle indique précisément en quoi ils consisteront et quelle en sera la durée, au moins approximative…

2. Qu’elle donne une date, au moins approximative, de fin de ces travaux, à partir de laquelle on pourra, de nouveau, avoir accès à la Bastide…

3. Qu’elle redonne, en attendant, le libre accès au jardin, comme cela se passait avant l’incompréhensible et inexplicable fermeture de la totalité du site au public…

4. Que ce jardin soit « restitué » dans son état originel (replantation des rosiers et restauration de « l’ensemble architecturé », notamment avec la restauration des inscriptions gravées sur les pierres…) 

5. Que l’on entame la procédure d’inscription de la maison du Chemin de Paradis au Réseau des Maisons des Illustres.

lafautearousseau

( 17 juin, 2020 )

Guerre ethnique inter-islamique à Dijon. Trait commun entre Houria Bouteldja et Assa Traoré

 

Communiqué de l‘AGRIF

 

Depuis plusieurs jours, des bandes de barbares immigrés islamiques, s’affrontent sauvagement à Dijon (France) pour des raisons de haines ethniques et de contrôles de territoires pour la vente de la drogue.

D’un côté des maghrébins, de l’autre des tchétchènes.

Voilà que pour les séparer il faut maintenant faire appel à la gendarmerie mobile et même au Raid !

Avec bien sûr l’interdiction de toute brutalité et surtout…des clés d’étranglement.

Cependant, des manifestants s’apprêtent encore à défiler dans les rues à l’appel d’ Assa Traoré et de Houria Bouteldja les égéries de « l’antiracisme ».

L’islamo-gauchiste Houria Bouteldja, grande idéologue du racisme « antiblanc », et de la pensée « décoloniale » est une admiratrice fanatique du passé antécolonial de l’Afrique du Nord, passé caractérisé par la domination de la piraterie barbaresque et de l’esclavagisme arabo-musulman.

Quant à Assa Traoré, nouvelle coqueluche de l’antiracisme et de l’antiesclavagisme médiatique, on oublie généralement de rappeler que comme toute sa fratrie de délinquants elle est fière d’être de la grande tribu sahélienne des Soninkés spécialisée jusqu’au début du XXème dans l’exploitation des esclaves ou leur commerce.

Ainsi, les « gogos utiles » de « l’antiracisme » obéissent-ils comme des dhimmis consentants à deux orgueilleuses descendantes de proches ancêtres esclavagistes. Elles n’en manifestent aucune repentance.

Ainsi, chaque jour un peu plus éclate la vérité de l’expression que nous n’avons cessé de rappeler avec l’Agrif  « l’antiracisme est un racisme à sens contraire !»

Et tant mieux si d’autres désormais, telle que l’inénarrable militante LGBT, Caroline Fourest, la reprennent à leur compte.

L’AGRIF

70 boulevard Saint-Germain
75005 PARIS
01 40 46 96 31

( 16 juin, 2020 )

Jean Raspail, Louis XVI et François Mitterrand

 

Lu sur le blog de « Politique Magazine »

 

Fervent royaliste, Jean Raspail est, en 1993, à la tête du Comité national pour la commémoration de la mort de Louis XVI. Il organise une grande manifestation place de la Concorde, à l’endroit où, deux siècles plus tôt, le Roi a été décapité. L’écrivain apprend que le Préfet de Police interdit ce rassemblement. Invité le matin même sur RTL, Jean Raspail, choqué par ce sectarisme, annonce qu’il maintient cet hommage et appelle la population à y participer. François Mitterrand, alors à l’ Elysée, téléphone au Préfet et lui ordonne de laisser se dérouler le rassemblement, au nom du « sens de l’histoire de France ». Le Président de la République, très cultivé, a aussi écrit à un historien, dans une correspondance privée, que le drame de la France « est la mort de Louis XVI ».

Parallèlement aux protestations de Jean Raspail et au soutien de François Mitterrand, la baronne Elie de Rothschild était intervenue auprès de l’ambassadeur des Etats-Unis pour sauver la manifestation en lui demandant d’y participer. Le diplomate, S.E. Walter Curley, passionné d’histoire, accepta. Devant plus de 60.000 personnes, il déposa lui-même une gerbe à l’emplacement de la guillotine le 21 janvier 1793, avec cette mention : «  Au Roi Louis XVI, les Etats-Unis reconnaissants ». Jean Raspail me confia peu après : « Je me suis demandé si le Président n’allait pas venir…Il en avait sûrement envie… ».

Source de l’illustration : http://www.noblesseetroyautes.com

Auteur du « Dictionnaire Amoureux des Monarchies » ( Plon-Perrin, 2019).

( 16 juin, 2020 )

‘‘PRESSE ET LIBRAIRIE

 

 

 

RECONQUETE 70 boulevard Saint Germain, 75005, Paris – Bimestriel. Abonnement : 50 €, 5,5 € le numéro.

 

C’est une revue de très bonne qualité éditée par le Centre Henri et André Charlier et Chétienté-Solidarité. Elle est dirigée par Bernard Antony. Dans ce numéro 366 (Mars-Avril 2020), nous trouvons entre autres un dossier sur Erdogan, le président actuel de la Turquie, un autre sur l’idéologie dite « Chrislam » et sur le marxisme toujours vivant, toujours malfaisant. Bien entendu, vous trouverez les chroniques habituelles concernant la culture de mort et la liste des récentes persécutions contre les Chrétiens…

Je vous engage à vous procurer ce numéro.

 

PRESENT Hors Série –– Si MINUTE m’était conté – 5 rue d’Amboise, 75002, Paris. www.present.fr, 5 €

 

Minute fut un grand hebdomadaire qui participa à tous les combats pour la France depuis sa création, le 6 avril 1962. 2.959 numéros sont parus. Il a cessé de paraître. Nous n’étions pas toujours d’accord avec lui, mais c’est toujours un malheur de voir disparaître un hebdomadaire de cette qualité. Le quotidien « Présent » a eu la bonne idée de lui consacrer un « hors série » rappelant l’histoire de ce journal, de sa création par Jean-François Devay à sa disparition. Il y est rappelé un grand nombre de journalistes qui ont participé à sa rédaction comme ADG, Roland Gaucher, Jean-Pierre Cohen, Pierre-Jean Vaillard, Patrick Buisson, Jean Boizeau, Jean Bourdier, Serge de Beketch, François Brigneau bien sur (on trouveras un grand texte de lui)… et les dessinateurs Konk, Pinatel, Miège, Aramis…. Toute une époque ! Il faut savoir que Minute se vendait, à sa plus belle époque, à 250.000 exemplaires.

Ce « Présent hors série » en un numéro « collector »,  à se procurer au plus vite.

 

BANDERILLES, POUR OUVRIR LES YEUX – Aphorismes et arrêts sur image – de Louis POZZO DI BORGO – Editions Godefroy de Bouillon,  242 pages – 25 €. En vente aux Editions (119 rue Lecourbe, 75015, Paris – godefroydebouillon.fr)

119 rue Lecourbe 75015 Paris

Voici encore un très beau livre de notre ami Louis Pozzo di Borgo. C’est un militant royaliste qui a toujours combattu pour « Dieu et le Roi » aussi bien dans cette province française d’Algérie, d’Oran plus précisément,  où il est né et vécu  jusqu’au jour où un pouvoir républicain séditieux la livra à des tortionnaires révolutionnaires islamistes. Il a gardé une grande nostalgie de sa terre natale. Il fut aussi le proche collaborateur du prince Henri, comte de Clermont puis comte de Paris, duc de France. Il fut, et reste toujours, un fidèle combattant de la cause française et donc royale. Dans ce livre, il nous livre un grand nombre d’aphorismes « qui sont plus que des formules de sagesse universelle, l’expression condensée de ses nombreuses expériences et de ses réflexions profondes » comme l’écrit très bien Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine. Elles sont regroupées en 5 chapitres : La Famille, l’Histoire, la Politique, la Religion et la Société.

D’une lecture facile et agréable, pleine d’enseignements, voici un livre que vous devez lire et garder dans votre bibliothèque.

 

QUELLE ECOLOGIE POUR DEMAIN ?  – de Enzo SANDRE et Francis Venciton -  Editions de Flore, 162 pages – 210 €.  En vente aux éditions : 10 rue Croix des Petits Champs, 75001, Paris. editions@cercledeflore.fr

 

Livre de réflexions sur l’écologie des deux auteurs avec la participation d’autres personnalités. Il est préfacé par Jacques de Guillebon. L’écologie est un thème à la mode utilisée par de nombreux politiciens pour « gagner des suffrages » mais sans grand sérieux. Aussi, ce livre est utile pour faire le point. Utilisant la méthode de l’empirisme organisateur cher à Charles Maurras, les auteurs analysent l’histoire, les faits, les situations et proposent des solutions pour notre pays qui sont souvent peu compatibles avec la démagogie républicaine. Ce livre est à lire, à étudier et les auteurs attendent vos critiques, vos propositions, pour continuer à perfectionner nos analyses sur ce thème important qu’est l’écologie qui conditionne en grande partie notre avenir à tous.

 

PHILIPPE D’ORLEANS, comte de Paris – de Thibault GANDOULY -  Editions Via Romana -  386 pages – 24 €

 

Voici un très beau livre préfacé par le prince Jean de France, l’actuel comte de Paris. Thibault Gandouly nous retrace toute la vie de ce prince, de sa naissance en 1838 à son décès en 1894. Il est le petit fils du roi Louis-Philippe et s’il vécut une partie de sa vie en France, il connut l’exil sous la deuxième république, l’empire et la troisième lorsque celle-ci décida d’interdire le territoire français aux princes pouvant régner (lui et le Bonaparte). Après le décès du comte de Chambord, Henri V, et l’extinction de la branche ainée française des Bourbons, il eut la lourde tâche, avec l’accord du comte de Chambord, de prendre sa suite comme Chef de la Maison de France. Il aurait du régner sous nom de Philippe VII. Il s’acquitta fort bien de son rôle même si l’on peut contester sa stratégie électorale après coup mais il est toujours facile de « refaire l’histoire » ! Ce livre nous fait connaître un prince souvent méconnu qui aima passionnément la France et les Français, et qui aurait fait un très bon Roi et éviter à notre pays les tragédies que la république nous amena.

Lisez ce livre passionnant.

 

QUAND LA FRANCE ETAIT LA PREMIERE PUISSANCE DU MONDE  – de Raphaël CHAUVANCY -  VA Editions -  164 pages – 20 €

 

Voici un livre très intéressant qui démontre, contrairement à ce qui nous est enseigné par l’histoire « officielle », que la France, à la veille de la révolution dite française est la première puissance du monde. Elle l’est sur le plan militaire sur terre avec une armée puissante, bien équipée et bien commandée, et sur mer où elle vient de vaincre la puissante « Royal Navy ». Sa diplomatie est active, fort bien menée, neutralise l’Europe grâce à un savant jeu de bascule et d’influence. Le commerce est prospère, la flotte marchande française est présente partout. L’agriculture est florissante, la première d’Europe et son industrie rivalise avec celle de l’Angleterre dans tous les domaines et se développe rapidement (A titre d’exemple, la France produit en 1788 « de 130 à 140.000 tonnes de fonte et 90 à 100.000 tonnes de fer alors que la Grande Bretagne ne produit que 63.000 tonnes de fonte »). Par ailleurs, la France domine le monde intellectuel : le monde « parle français ». Il n’est pas étonnant que les anglais vont tout faire pour « aider voir provoquer » la révolution comme le démontre très bien Pierre Gaxotte : il fallait éliminer une puissance dangereuse pour elle. Elle y réussira car la France va s’écrouler avec la révolution suivie de Napoléon.

C’est pour cela qu’il faut acquérir et diffuser ce livre bien que certains jugements de l’auteur portant en particulier sur des personnes puissent parfois être un peu contestés.

 

PROJET DE SOCIETE – de Frédéric WINKLER -  Edité par le Groupe d’Action Royaliste – 400 pages – 22 € – actionroyaliste.fr

 

Ce livre a été écrit par Frédéric Winkler avec les participations de P.P. Blancher, François-Philippe P. et Jean-Philippe Chauvin qui a rédigé la préface. Il s’agit d’un projet complet d’une « nouvelle société ». Il est d’abord fait le constat de la faillite d’un régime républicain dans tous les domaines. Il établit par la force un faux « ordre », supprimant toutes les libertés réelles, locales, sociales professionnelles… faisant « sortir de l’histoire » notre France, produisant un art débile, un urbanisme massifiant, inhumain… Bilan accablant pour nos républiques et ses politiciens. L’auteur s’attache ensuite à montrer comment nous pouvons restaurer notre pays, lui rendre sa puissance et ses libertés au peuple français. Des propositions concrètes sont faites, des projets envisagés mais cela n’est possible qu’avec un Roi, raison pour laquelle il faut se prendre en main et militer pour que la France royale voie le jour. Un livre passionnant qui ne peut que redonner espoir à tous les Français. Bien sur, nous pouvons contester certaines propositions, comme celles sur le nucléaire, mais il s’agit d’envisager notre avenir dans une France libre pour des Français libres.

A lire et à diffuser.

 

CHARLES MAURRAS  – de Jean-Baptiste GEFFROY -  Editions de Chiré – 64 pages – 7,50 €. Editons de Chiré, BP 70001, 86190, Chiré en Montreuil – www.chire.fr

 

Ce livre est sous-titré : De la République au Roi. Un apologiste de la Monarchie. L’auteur est un professeur émérite de la Faculté de droit de l’Université de Poitiers. Il est un collaborateur régulier des revues Lecture et Tradition et Lectures Françaises. Il démontre dans ce livre l’influence importante et la force de conviction de Charles Maurras. Il utilise pour cela les relations et les échanges qu’il eut avec l’écrivain académicien de grand talent que fut Jules Lemaître. Ce républicain convaincu, de 15 ans l’aîné de Maurras et qui devient un de ses amis, se laissa finalement convaincre et conclut à la nécessité de la monarchie. C’est avec cette force de conviction que Maurras sut convaincre énormément de personnes, qu’elles soient catholiques, protestantes, juives, incroyantes, républicaines, …

Un livre intéressant par son approche.

 

BLANQUER n’est pas celui que vous croyez  – de Claude MEUNIER-BERTHELOT -  Editions du Verbe Haut, BP 57, 54210, Saint Nicolas de Port – 15 €

 

Madame Claude Meunier-Berthelot est juriste de formation, diplômée de l’Université de Panthéon-Assas. Elle a fait toute sa carrière dans l’Education Nationale. Elle nous livre là son avis sur l’action du ministre Jean-Michel Blanquer que beaucoup considèrent comme un personnage de qualité, rompant avec le laxisme de ses prédécesseurs. Elle montre qu’il n’en est rien : ce ministre poursuit la politique désastreuse de ses prédécesseurs qui est de mettre en action petit à petit – depuis la fin des années 40 – le fameux plan communiste dit « Langevin-Wallon ». Ainsi, il poursuit la « primarisation » du collège, ne fait pas les réformes pouvant remettre à niveau l’enseignement de base des enfants en primaire, au contraire. Elle s’appuie sur les documents du ministère pour sa démonstration qui est probante.  Elle montre aussi qu’il veut imposer – comme les autres – la propagande républicaine, l’histoire anti française,  mais aussi le laïcisme le plus sectaire, très anti catholique en facilitant  la propagande LGBT, sur l’avortement… Toute cette partie est bien démontrée. Là où elle est moins convaincante, c’est lorsqu’elle critique l’accent mis sur l’enseignement dans les banlieues difficiles : elle dit que Blanquer veut y réaliser un « enseignement d’excellence », ce qui n’est pas le cas car il ne sera pas meilleur qu’ailleurs même s’il y a des classes avec moins d’effectif, ce qui n’est pas critiquable en soi. Là où elle est mauvaise, c’est lorsqu’elle critique les écoles « Espérance banlieues » qui vont, dit-elle, dans le sens de Blanquer. Or, ces écoles font un excellent travail et font ce que devraient faire l’éducation nationale : non seulement donner un enseignement de qualité mais aussi faire aimer la France à tous ces petits et cela contrairement à l’enseignement public. C’est comme cela que l’on peut espérer intégrer ces enfants dans notre nation.

 

LE FILS D’UN ROI  – film de Cheyenne-Marie CARON -  Edité par Hésiode – à commander à www.cheyennecarron.com 28 €  port compris

 

Cheyenne-Marie Caron est une cinéaste de grand talent qui est une des rares – sinon la seule -  à écrire l’intégralité de ses films, sans l’aide d’un scénariste. Nous lui devons déjà de très beaux films comme L’Apôtre (2014), Patrie (2015), Jeunesse aux cœurs ardents (2017)… Voici qu’elle nous en livre un nouveau qu’il faut voir : Le Fils d’un Roi. Il s’agit de l’histoire d’un fils d’ouvriers, Kevin. Il a 17 ans et il suit des cours dans un lycée de banlieue. Son meilleur ami, un marocain, lui parle des bienfaits de la monarchie dans son pays. Il en parle aussi en classe devant un professeur d’histoire très républicain. Peut-être par provocation, comme la révolution est au programme, ils proposent ensemble de faire un exposé. Dans leurs recherches, ils s’aperçoivent que les Français bénéficiaient sous la monarchie de beaucoup de libertés que la révolution a supprimées : possibilités de s’associer, de défendre leurs intérêts, qu’ils avaient beaucoup de jours de congé en plus des dimanches etc. Toutes choses que la révolution supprima ce qui entraîna la création du « prolétariat » exploité par les tenants du libéralisme. Il faut voir comment leur exposé fut très mal reçu et même écourté par un enseignant « catastrophé » au point d’en parler avec ses collègues… Il y a là une très bonne description de notre monde enseignant qui en arrive à croire la « propagande » qu’il diffuse mais… pas tous !

Mais de divulguons pas tous ce film qu’il faut vous procurer pour le visionner et le faire visionner à vos amis.

 

Jean NEDISCHER

 

Lectures actuelles

 

La plupart des lecteurs de la Lorraine Royaliste connaissent, bien sûr, la Diffusion de la Pensée Française, leur excellent catalogue de bons livres par eux diffusés et la revue Lectures Françaises (demandez leur catalogue : DPF 86190 Chiré en Montreuil).

Moins connu est l’AFC (Action Familiale et Scolaire) qui présente dans sa revue trimestrielle les thèmes particulièrement marquants d’une actualité qui restera marquée dans le temps. Le récent numéro est particulièrement intéressant (n°268). Les thèmes retenus sont essentiels : L’enterrement de Jacques Chirac : un scandale canonique ; l’Etat contre l’école à la maison ; 70 ans de combats pour la famille et l’école ; considérations sur le Service national… Et même une excellente étude sur les caractères humains et les tempéraments par l’excellent abbé John Brucciani … (commandez cet intéressant numéro à A.F.C. -BP 80833-75828 Paris cedex17. Envoi contre la somme de 15 euros).

La Nouvelle Revue Lorraine (n°57) (1) évoque, parmi la variété de ses articles, la lecture pour les temps de confinement… 

Jean-Marie Cuny

(1) 10,50 € le numéro. Abonnement (4 n°) : 38 €. S

( 16 juin, 2020 )

DIRE QU’IL VA FALLOIR ATTENDRE JUILLET POUR CONNAÎTRE LA SUITE !

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

L’Editorial de François Marcilhac

 

L’allocution d’Emmanuel Macron, ce dimanche soir, n’avait-elle d’autre objectif que de nous annoncer sa prochaine, en juillet ? Que d’entretenir le suspens sur ce « nouveau chemin  » qu’il ambitionne d’ouvrir aux Français, à coup sûr pour les conduire au «  nouveau monde  » qui, tel l’horizon, semble reculer à mesure que le quinquennat avance ? Cette allocation devait être «  solennelle » : du moins, le premier cercle élyséen l’avait-il répété à satiété à des médias qui avaient complaisamment relayé l’information. Selon Robert, «  public  » est le sens le plus faible de l’adjectif  ; «  qui a une gravité propre aux grandes occasions  », est le sens le plus fort  ; Il y aussi un sens péjoratif  : «  affecté, emphatique, pompeux, pontifiant, sentencieux  ». Macron a inventé un nouveau sens : «  vide de contenu  ».

Ou presque  : car après l’imprécision des annonces sur l’accélération du processus de déconfinement, s’agissant notamment de la présence obligatoire en classe des élèves du primaire et du collège à compter du 22 juin, après le silence sur les spectacles, notamment vivants, alors qu’on l’avait cru particulièrement soucieux du secteur le 6 mai dernier, après avoir proclamé, un peu sottement   : «  Nous allons pouvoir retrouver le plaisir d’être ensemble, de reprendre pleinement le travail mais aussi de nous divertir, de nous cultiver  », et : «  L’été 2020 ne sera pas un été comme les autres  », que retenir de son allocution, sinon une totale autosatisfaction sur la façon dont il avait géré la crise sanitaire : «  Des dizaines de milliers de vies ont été sauvées par nos choix, par nos actions  », s’arrogeant la réussite de la première étape du déconfinement ? « Nos choix, nos actions  » : nul doute qu’il s’agisse d’un «  nous  » jupitérien, d’un «  nous  » de majesté…

Ne soyons pas injuste : il y a aussi les mensonges. Ainsi, lorsqu’il déclare que «  cette épreuve a aussi révélé des failles, des fragilités  » dans le pays et qu’il fallait «  tirer toutes les leçons de ce que nous avons vécu  », «  notre dépendance à d’autres continents  » pour les masques, les blouses ou le gel. Le président de la République a alors promis de «  corriger ces faiblesses vite et fort  ». Il a notamment exhorté à «  travailler et produire davantage pour ne pas dépendre des autres  ». En favorisant de nouveau le libre échange et en laissant, la crise pas encore terminée, nos industries de production de masques, par exemple, en grande difficulté, face à l’afflux de masques chinois ? En refusant d’aider les secteurs stratégiques en difficulté ? En subventionnant l’emploi étranger aux dépens des travailleurs français ? En préférant en France l’assistance au travail, au nom du mantra européen de la libre circulation des personnes et des biens ? Autre mensonge  : qu’il n’augmenterait pas les impôts, alors que le Parlement a voté, ce mois-ci, la prolongation de dix ans de la CRDS, qui prélève 0,5 % des salaires, quel que soit leur niveau, et qui aurait dû s’éteindre en 2023. Seuls les anciens assujettis à l’ISF n’ont pas à s’inquiéter. Il serait également possible que l’IFI augmente, compte tenu de la haine que Macron voue à tout ce qui ressemble au foncier, c’est-à-dire à la stabilité et à l’enracinement, dans un monde de flux qui est le sien.

Et puis, il a su également être pompeux, répétant ce qu’il avait déjà déclaré dans sa précédente intervention, le 13 avril : il faut «  se réinventer  ». Il a ainsi promis, nous l’avons dit, «  un nouveau chemin  » pour les deux dernières années du quinquennat  : «  Chacun d’entre nous doit se réinventer  », dans le cadre de trois axes de relance qu’il précisera en juillet. Le chef de l’Etat s’attellera à «  la reconstruction d’une économie forte, écologique, souveraine et solidaire  », pensant peut-être ainsi, à quinze jours du second tour des municipales, attirer en même temps les voix souverainistes et écologistes, avec la rénovation thermique des bâtiments, le «  soutien à l’industrie verte  »… On attend ainsi avec impatience les conclusions de la Convention citoyenne pour le climat, composées de 150 citoyens «  tirés au sort  », transformés en idiots utiles de la macronie. Macron n’avait-il pas envisagé, avant le confinement, de procéder à un référendum sur ses conclusions, faisant ainsi un clin d’œil aux partisans sinon du RIC, du moins de l’expression directe du peuple ? Le fait que Macron, par ailleurs, n’ait nommé aucun membre de son gouvernement, indique-t-il un prochain remaniement ? On sait que Philippe, que les Français considèrent comme ayant été en première ligne, le précède de loin dans les sondages et que Castaner est discrédité… On aura du mal, néanmoins, à croire que ce dernier ait pu débiter ses âneries sans l’aval du président, notamment sur la présomption de culpabilité raciste des forces de l’ordre, ou sur l’émotion des manifestants «  antiracistes  » dispensée de s’inscrire dans un cadre juridique — il est beau le nouveau monde, qui nous fait accomplir plus de 2 500 ans de régression, depuis que Thémis a succédé aux Erynies, divinités de la vengeance transformées en Euménides à la demande d’Athéna, c’est-à-dire en figures bienveillantes…

Justement, sur les violences policières, que le pouvoir a encouragées durant des mois contre les gilets jaunes, et sur les manifestations des antiracistes racialistes, qui vivent à l’heure américaine et veulent importer, dans tout l’Occident, des problématiques qui risquent de nous devenir de plus en plus familières, du fait d’une immigration forcenée voulue par le mondialisme, on peut noter des propos dont nous sommes tout prêts à reconnaître la fermeté. «  Les policiers et les gendarmes méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la Nation  », a-t-il déclaré, tout en affirmant, non sans raison : « Nous sommes une nation où chacun, quelles que soient ses origines et sa religion doit trouver sa place. […] Nous serons intraitables face au racisme et à l’antisémitisme  ». On ne peut également qu’approuver le fait qu’il ait dénoncé les «  communautarismes et les séparatismes  », et que « la République n’effacera aucune trace ni aucun nom de son histoire  », qu’aucune statue ne sera déboulonnée… On note toutefois, ou plutôt en même temps, que Sibeth Ndiaye a laissé la porte ouverte, ce lundi matin sur France inter, à une discussion sur le fait de savoir s’il ne faut pas débaptiser l’avenue Bugeaud à Paris… De fait, Macron, qui a pourtant fait du communautarisme son fonds de commerce, avant même son élection — dénonciation à l’étranger de la colonisation française comme crime contre l’humanité, négation de l’existence d’une culture française —, pouvait-il tenir un autre discours, alors même qu’il n’a pas encore fini d’absorber la partie macron-compatible de l’électorat des Républicains  ? Et qu’il observe que les manifestations racialistes contre le racisme, pourtant surmédiatisées, ne rencontrent aucun écho dans le pays réel ?

On est en revanche en droit de s’inquiéter, surtout après la loi Avia sur la «  haine  » sur internet, des «  nouvelles mesures fortes pour l’égalité des chances [qui] seront prises  ». Nous ne sommes pas à l’abri d’une aggravation de la discrimination positive et de la censure…. Du reste, le meilleur marqueur d’un changement de cap ne serait-il pas un coup d’arrêt donné à l’immigration de masse ?

Dire qu’il va falloir attendre juillet pour connaître la suite  !

François Marcilhac

( 15 juin, 2020 )

Roumanie : peut-on persécuter les minorités mal-pensantes ?

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

Persécutons les minorités tant que les persécuteurs sont europhiles et tant que les persécutés sont europhobes  ! Telle pourrait être la nouvelle devise de l’Union européenne quand on observe comment celle-ci se comporte dans l’affaire de la minorité hongroise de Roumanie. En effet, n’existe-t-il pas une contradiction fondamentale entre la résolution du Parlement européen du 13 novembre 2018 sur les normes minimales pour les minorités dans l’Union européenne qui indique au point A que «  considérant que les droits des personnes appartenant à des minorités font partie intégrante des droits de l’homme, qui sont universels, indivisibles et indépendants ; que la protection et la promotion des droits des minorités sont essentielles pour la paix, la sécurité et la stabilité et pour favoriser la tolérance, le respect mutuel, la compréhension et la coopération entre toutes les personnes vivant sur un territoire donné ;  » et le soutien inconditionnel de cette même institution à Klaus Iohannis qui se fait le héraut d’un nouveau nationalisme roumain qui tente d’opprimer sa minorité hongroise  ?

La Roumanie, si elle est très majoritairement composée de roumains, possède de nombreuses minorités ethniques historiques dont la plus importante est la minorité hongroise – le sous-groupe le plus connu étant celui des Sicules, (székely) qui représentent la moitié des hongrois de Roumanie – avec près d’un million deux cent mille individus. Cette situation résulte de la perte de la Transylvanie par la Hongrie après le “diktat” signé à Versailles en 1920 qui rattache la région à la Roumanie. Cette minorité n’a pas oublié qu’elle fut un jour pleinement hongroise et manifeste régulièrement des revendications séparatistes, autonomistes ou de rattachement à la Hongrie. C’est ainsi que les Sicules célèbrent tous les ans, le 10 mars, le jour de la liberté du Széklerland, le Széklerland étant un Etat imaginaire, mais qui possèdent ses propres traditions induites de l’histoire, un drapeau, et un hymne national.

Face à cette minorité hongroise remuante, la Roumanie ne cesse de multiplier les provocations ou les vexations vis-à-vis de la Hongrie et de sa minorité hongroise. C’est ainsi qu’en mai 2020 les députés roumains ont voté une loi faisant du 4 juin le “Jour du traité de Trianon”, c’est-à-dire le jour où la Hongrie fut amputée des deux tiers de son territoire avec trois millions de Hongrois qui se retrouvèrent à l’extérieur du pays, la plus grande partie se trouvant alors en Roumanie. Or, un homme politique incarne ce nouveau nationalisme roumain, il s’agit de Klaus Iohannis. Ce dernier fut visé récemment par une résolution adoptée par le Parlement hongrois condamnant ses propos magyarophobes. Qui est-il  ? Ancien président du parti national libéral et actuel président de la Roumanie, il fut notamment élu pour sa lutte contre la corruption, est connu pour sa relative fermeté contre l’invasion migratoire, et travaille à la réunification de la Roumanie et de la Moldavie. Néanmoins, il s’agit aussi d’un europhile déclaré, d’un eurofédéraliste fervent ainsi que d’un progressiste – progressiste par rapport à la société roumaine. Il répond si bien aux critères de l’Union européenne qu’il reçut le prix Charlemagne 2020, prix qui récompense les personnalités qui œuvrent à l’unification européenne.

Ce prix lui fut décerné pour deux raisons simples  ; quand tous les peuples de l’Est se tournent vers des partis populistes conservateurs, lui engage son pays dans une politique pro-européenne et une politique engagée pour… «  la protection des minorités et la diversité culturelle  »  ! Or, comme le rappelle le quotidien Présent du vendredi 5 juin 2020, ce «  grand protecteur des minorités vient justement de recevoir une amende de la part du conseil national anti-discrimination (CNDC) roumain.  ». En effet, Klaus Iohannis ne cesse d’attaquer avec hargne la minorité hongroise qui comploterait avec la Hongrie pour la chute de l’État roumain. Autrement dit, les propos portés à l’endroit de certaines minorités n’ont que peu d’importance pour les instances européennes, du moins, dans ce cas précis  ! Après tout, il ne s’agit que de ces Hongrois réfractaires à tout changement  ; et puis, il s’agit d’un défenseur de l’Europe, qu’il fasse donc  ! Le président roumain est allé jusqu’à accuser ses ennemis de gauche, le parti PSD, de comploter avec la Hongrie pour que celle-ci récupère la Transylvanie. Pour le président roumain l’ennemi est désigné  : la Hongrie et les Hongrois, ces derniers subissant, en Roumanie, les attaques de ce héraut de l’Union européenne et du respect des minorités  ! Tout comme le racisme est autorisé – ou même encouragé – contre les personnes blanches, de même, il est autorisé au sein de l’Union européenne de s’attaquer à des minorités du moment que celles-ci ne s’accordent pas au projet cosmopolite européen ou sont issues de nations qui résistent aux menaces bruxelloises.

Guillaume Staub

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