( 8 janvier, 2020 )

Institutions, remparts et prisons

 

Editorial du numéro de Janvier 2020 de POLITIQUE MAGAZINE

Quand vous lirez cet éditorial, nous serons en 2020, et il aura été écrit deux semaines auparavant. Le gouvernement aura négocié on ne sait quels aménagements tarabiscotés pour parachever le monument paranoïaque des retraites à la française, et le sort des Français n’en sera pas meilleur. Donald Trump aura été mis en accusation, et ça lui sera bien égal, on aura révélé la prévarication de deux ou trois autres macronistes de haut vol, et ça ne changera rien, nos libertés auront été un peu plus rognées et Emmanuel Macron aura prononcé, à la faveur des vœux, l’un de ces discours dont il a le secret, qui réussissent à prétendre galvaniser les Français en leur faisant honte de leur pays et à protester de l’amabilité du président en les écrasant de sa morgue ; et les militants LaREM seront toujours pâmés.

Rien ne change, donc ? Si. La tension entre peuple et élite. Elle change de nature parce qu’elle s’affranchit de toute décence, de toute règle et de toute mesure. Le sentiment – l’assurance d’être supérieur se double du mépris et se triple de la haine. Le peuple est totalement disqualifié dans le discours des élites, et les institutions qu’on présentait à la plèbe comme sa richesse et son rempart servent désormais de munitions pour l’atteindre et de murs pour la contraindre. La France avait connu en 2005 cet ahurissant épisode du référendum sur « le traité établissant une constitution pour l’Europe » : ayant démocratiquement refusé le traité, elle s’en retrouva pourtant tout aussi démocratiquement nantie trois ans plus tard, par la grâce de ses “représentants” réunis en Congrès. Le Royaume-presque-Uni vient de connaître une même tragi-comédie, à l’issue peut-être plus heureuse, où pendant trois ans la majeure partie de ses “représentants” s’est acharnée à empêcher que le Brexit se fasse. Quant aux États-Unis, c’est dès le lendemain de l’élection de Trump que les Démocrates voulaient le destituer. Les institutions sont supposées servir l’élite, pas conférer un quelconque pouvoir au peuple.

La loi est forcément bien faite

Les commentateurs serviles de cet ordre mondial coercitif n’hésitent plus à donner dans le ridicule pour souligner à quel point le peuple est idiot ou les lois mal faites qui permettent que leur camp ne triomphe pas : à peine Trump élu, on entendait dire en France que le suffrage universel, français ! n’aurait pas permis sa victoire, à peine Boris Johnson triomphait-il que Le Monde expliquait qu’avec la proportionnelle, à la française ! il aurait perdu. C’est bien la peine de vomir le nationalisme et d’embrasser le multiculturalisme… Quand Orban, qui n’essaye pas de ruiner les partis d’opposition, est réélu, on explique que ses manières sont illibérales, et on en donne pour preuve qu’il démissionne les vieux juges communistes qui furent du côté de la dictature – alors qu’en France, on nomme un parquet aux ordres pour mieux l’établir, ce qui est subtilement libéral et démocratique. Les mêmes commentateurs se satisfaisant d’ailleurs que notre merveilleux système, français ! prive de représentation des millions d’électeurs qui votent obstinément pour le même parti à tous les premiers tours – mais il apparaît que, dans ce cas, la loi est bien faite.

Oui, la loi est bien faite, et la justice, et la police, et les hautes autorités transparentes, et les parquets financiers, et les préfets, tous ces gardiens vertueux qui nous demandent un décompte scrupuleux de nos actions, à nous, vile tourbe, et nous admonestent, nous morigènent, nous gourmandent, nous condamnent, nous punissent, nous frappent, nous mutilent et nous déshonorent, au nom de la fraternité, pendant que le Premier ministre s’asseyait sur la Constitution pour garder auprès de lui un Delevoye dont la première vertu servile était d’avoir montré qu’il savait s’assoir sur la loi ; pendant que le ministre de l’Intérieur assure à ses gardes prétoriens que leur retraite, à eux, ne sera pas touchée, au nom de l’égalité ; pendant qu’à l’Assemblée nationale et au Sénat, pour notre bien, et au nom de la liberté, les “représentants” rivalisent d’imagination pour nous priver des libertés de s’associer, d’épargner, de s’exprimer, de penser. Le pouvoir macronien, qui entend régénérer la nation en la dissolvant, considère que nos libertés ne sont pas un droit mais une concession de sa part, momentanée et soumise à son bon vouloir. Nos institutions nous emprisonnent. Changeons-en ?

Par Philippe Mesnard

Post-Scriptum. Ce numéro de Politique Magazine a été “bouclé” et envoyé à l’imprimerie le 20 décembre pour permettre à toute la rédaction, rédacteurs et graphistes, de fêter Noël sans penser anxieusement à la photo qui manque et au texte pas encore arrivé. À vous tous, chers lecteurs, Politique Magazine est heureux de vous souhaiter une très bonne année 2020, que nous passerons ensemble.

 

Institutions, remparts et prisons dans actualités logo_pm_01

( 8 janvier, 2020 )

Les sœurs d’Alençon : Islamique et vieilles dentelles

 

Lu sur « Boulevard Voltaire ».

 

Europe 1 les appelle « les sœurs d’Alençon ». Joli, n’est-ce pas ? Cela ressemble aux Quatre Filles du docteur March, qui vient de (re)sortir à l’écran. On s’attend à une série troussée comme le Bazar de la Charité, avec Sophie et Sissi, ou bien encore à une pieuse hagiographie de Thérèse de Lisieux, entre Marie et Léonie. Cela sonne comme Les Demoiselles de Rochefort et La Dame de Montsoreau. On tombe de haut. Pour l’eau bénite et la dentelle, on repassera, et si ces donzelles portent le voile, ce n’est pas une mantille ni celui du Carmel.

Les « sœurs d’Alençon » désignent « Hannane, Hanna, Alexane, Sarah, Maïmouna et Khadija », « les compagnes des cinq hommes mis en examen dans le dossier de l’attaque visant deux surveillants de la prison de , commise en mars 2019 ».

Rappelons que ces cinq hommes étaient emprisonnés pour divers motifs entre délinquance et terrorisme, mais tous étaient suivis pour radicalisation… donc, imagine-t-on candidement, avec un peu plus d’attention.

Europe 1 a pu consulter les déclarations de ces dames en exclusivité. On y apprend que la plupart des couples se sont formés sur Internet : « Les hommes […] se connectent via des téléphones clandestins, le soir, sur des sites de rencontre communautaire. » La Wi-Fi, apparemment, fonctionnant mieux au fin fond de la prison que de l’Aveyron, et personne n’ayant eu l’idée d’installer un brouillage de sécurité. Quoi qu’il en soit, plusieurs filles, qui deviendront les sœurs d’Alençon, mordent à l’hameçon.

« Une poignée de semaines plus tard, un codétenu procède à leur union, en l’absence de la jeune femme, pendant la promenade » ou encore « par téléphone ». Ainsi, Abdelaziz séduit et épouse Alexane 24 ans, « née de parents chrétiens non pratiquants » et convertie après être tombée, « dans un rayon de Carrefour », sur « Le Coran pour les nuls », cela ne s’invente pas, mais aussi Sarah, quadragénaire dépressive, monitrice d’auto-école de son état.

Alexane est indulgente : « Je pense qu’un homme peut avoir une autre femme pour ne pas être tenté d’avoir une relation extra-conjugale. » On se gratte la tête, rêveur… comprenne qui pourra. Apparemment, l’administration pénitentiaire a compris, qui s’est accommodée de cette gentille petite troupe polygame se bousculant dans les parloirs familiaux ou unités de vie familiale (UVF) et, le reste du temps, vivant en communauté dans l’appartement de l’une d’entre elles. Un délégué FO pénitentiaire de la prison de Condé-sur-Sarthe affirme que « c’est très facile » (sic) : « Il suffit qu’il dise que la première, c’est la concubine, la deuxième, une amie d’enfance. » Et c’est ainsi que « le détenu avait parloir le matin et l’après-midi avec deux femmes différentes ». Un emploi du temps de ministre. De ministre d’avant #MeToo, s’entend. Dire que l’on voulait forcer les radicalisés à taquiner le hamster, alors qu’ils ont tant à faire avec leur jeu de glamour et du bazar pénitentiaire.

Jusqu’au jour ou l’une de ces sœurs d’Alençon au-dessus de tout soupçon rapporte un couteau en céramique, avec la suite que l’on sait.

Le plus étonnant n’est pas tant ces révélations exclusives explosives que le fait qu’elles aient eu, en dépit du titre accrocheur – « Attentat de Condé-sur-Sarthe, quand des détenus vivaient leur polygamie en prison » -, l’effet d’un pétard mouillé. Europe 1 doit être bien marrie, aucun média, ou presque, n’a repris l’info. Qui tape, aujourd’hui, « Alençon » sur Google, dans la rubrique actualités, ne trouve guère qu’« un abri pour chats errants incendié » et « de la gym chinoise pour chasser les douleurs »… (Ouest-France).

Il faut que croire que l’on s’habitue à tout, même à ceci. On appelle cela la mithridatisation, non ?

Gabrielle Cluzel

 Ecrivain, journaliste
( 6 janvier, 2020 )

19 Janvier à Nancy

 

 

Messe pour le repos des âmes du Roi Louis XVI

et de la Reine Marie-Antoinette

Dimanche 19 Janvier 2020

10 h 30

Eglise Marie-Immaculée

33 avenue du général Leclerc à Nancy

 

Fête des Rois de l’U.S.R.L.

Et de La LORRAINE ROYALISTE

Dimanche 19 Janvier

A partir de 12 h 45

Repas suivi de la galette traditionnelle

 

Auberge de « Maître Marcel »

Angle Routes de Martinvaux et Maron – Chaligny

(Attention à l’adresse)

Allocutions

Jean-Marie CUNY

Jean-François GICQUEL

Philippe SCHNEIDER

 

Prix comprenant un apéritif, le plat principal, la galette et une boisson :

25 € par personne avec Choucroute comme plat principal (option 1)

25 € par personne blanquette de veau à l’ancienne (option 2)

12 € pour les enfants (cuisse de poulet, une boisson)

Inscrivez-vous dès maintenant en renvoyant le coupon ci-dessous à La Lorraine Royaliste, 284 avenue de la Libération, 54000, Nancy ou par courriel à lalorraineroyaliste@yahoo.fr ou téléphonez au 06 65 64 72 17.

Inscription impérativement pour le 10 Janvier au plus tard.

________________________________________________________________________________________________

M. Mme Mlle ……………………………………………………………….

Adresse : ……………………………………………………………………

Téléphone : ………………………………….. Courriel : ……………………………..

S’inscrit au repas du 19 Janvier (………. Personnes dont ….. option 1 et …… option 2 et …. enfants et verse la somme de …….. € (chèque au nom de la L.R.)

(Si aucun choix n’est indiqué, il vous sera servi une choucroute)

Ne peut venir mais verse …….. € en don à La Lorraine Royaliste

( 6 janvier, 2020 )

Et si son intervention militaire en Libye était d’abord pour la Turquie un moyen de pression pour obtenir la révision du Traité de Lausanne qui fixa ses frontières maritimes en 1923 ?

 

 

Communiqué de Bernard Lugan 

 

Trois événements de grande importance rebattent le jeu géopolitique méditerranéen :
1) Le 7 novembre 2019, afin de contrôler le tracé du gazoduc EastMed par lequel se feront les futures exportations de gaz du gigantesque gisement de la Méditerranée orientale vers l’Italie et l’UE, la Turquie a signé avec le GUN (Gouvernement d’Union nationale libyen), l’un des deux gouvernements libyens, un accord redéfinissant  les zones économiques exclusives (ZEE) des deux pays. Conclu en violation du droit maritime international et aux dépens de la Grèce et de Chypre, cet accord trace aussi artificiellement qu’illégalement, une frontière maritime turco-libyenne au milieu de la Méditerranée.
2) La sauvegarde de cet accord passant par la survie militaire du GUN, le 2 janvier 2020, le Parlement turc a voté l’envoi de forces combattantes en Libye afin d’empêcher le général Haftar, chef de l’autre gouvernement libyen, de prendre Tripoli.
3) En réaction, toujours le 2 janvier, la Grèce, Chypre et Israël  ont signé un accord concernant le tracé du futur gazoduc EastMed dont une partie du tracé a été placée unilatéralement en zone maritime turque par l’accord Turquie-GUN du 7 novembre 2019.
Ces évènements  méritent des explications:
Pourquoi la Turquie a-t-elle décidé d’intervenir en Libye ?
La Libye fut une possession ottomane de 1551 à 1912, date à laquelle, acculée militairement, la Turquie signa le Traité de Lausanne-Ouchy par lequel elle cédait la Tripolitaine, la Cyrénaïque et le Dodécanèse à l’Italie (voir à ce sujet mes deux livres Histoire de la Libye  et Histoire de l’Afrique du Nord des origines à nos jours).
Depuis la fin du régime Kadhafi, la Turquie  mène un très active politique dans son ancienne possession en s’appuyant sur la ville de Misrata. A partir de cette dernière, elle alimente les groupes armés terroristes sahéliens afin d’exercer un chantage sur la France : « Vous aidez les Kurdes, alors nous soutenons les jihadistes que vous combattez   »…
A Tripoli, acculé militairement par les forces du général Haftar, le GUN  a demandé à la Turquie d’intervenir pour le sauver. Le président Erdogan a accepté en échange de la signature de l’accord maritime du 7 novembre 2019 qui lui permet, en augmentant la superficie de sa zone de souveraineté, de couper la zone maritime économique exclusive (ZEE) de la Grèce entre la Crête et Chypre, là où doit passer le futur gazoduc EastMed.
En quoi la question du gaz de la Méditerranée orientale et celle de l’intervention militaire turque en Libye sont-elles liées ?
En Méditerranée orientale, dans les eaux territoriales de l’Egypte, de Gaza, d’Israël, du Liban, de la Syrie et de Chypre, dort un colossal gisement gazier de 50 billions de m3 pour des réserves mondiales de 200 billions de m3 estimées. Plus des réserves pétrolières estimées à 1,7 milliards de barils de pétrole.
En dehors du fait qu’elle occupe illégalement une partie de l’île de Chypre, la Turquie n’a aucun droit territorial sur ce gaz, mais l’accord qu’elle a signé avec le GUN lui permet de couper l’axe du gazoduc EastMed venu de Chypre à destination de l’Italie puisqu’il passera par des eaux devenues unilatéralement turques… Le président Erdogan a été clair à ce sujet en déclarant que tout futur pipeline ou gazoduc nécessitera un accord turc !!! Se comportant en « Etat pirate », la Turquie est désormais condamnée à s’engager militairement aux côtés du GUN car, si les forces du maréchal Haftar prenaient Tripoli, cet accord serait de fait caduc.
Comment réagissent les Etats spoliés par la décision turque ?
Face à cette agression, laquelle, en d’autres temps, aurait immanquablement débouché sur un conflit armé, le 2 janvier, la Grèce, Chypre et Israël  ont signé à Athènes un accord sur le futur gazoduc EastMed, maillon important de l’approvisionnement énergétique de l’Europe. L’Italie, point d’aboutissement du gazoduc devrait se joindre à cet accord.
De son côté, le maréchal Sissi a déclaré le 17 décembre 2019 que la crise libyenne relevait de « la sécurité nationale de l’Egypte » et, le 2 janvier, il a réuni le Conseil de sécurité nationale. Pour l’Egypte, une intervention militaire turque qui donnerait la victoire au GUN sur le général Haftar représenterait en effet un danger politique mortel car les « Frères musulmans », ses implacables ennemis, seraient alors sur ses frontières. De plus, étant économiquement dans une situation désastreuse, l’Egypte, qui compte sur la mise en chantier du gazoduc à destination de l’Europe ne peut tolérer que ce projet, vital pour elle, soit remis en question par l’annexion maritime turque.
Quelle est l’attitude de la Russie ?
La Russie soutient certes le général Haftar, mais jusqu’à quel point ? Quatre grandes questions se posent en effet quant aux priorités géopolitiques russes :
1) La Russie a-t-elle intérêt à se brouiller avec la Turquie en s’opposant à son intervention en Libye au moment où Ankara s’éloigne encore un peu plus  de l’OTAN ?
2) A-t-elle intérêt à voir la mise en service du gazoduc EastMed qui va fortement concurrencer ses propres ventes de gaz à  l’Europe ?
3) Son intérêt n’est-il pas que la revendication turque gèle la réalisation de ce gazoduc, et cela, pour des années, voire des décennies, compte tenu des délais impartis aux cours internationales de justice ?
4) A-t-elle intérêt à affaiblir le partenariat qu’elle a établi avec la Turquie à travers le gazoduc Turkstream qui, via la mer Noire, contourne l’Ukraine et qui va prochainement être mis en service. ? D’autant plus que 60% des besoins en gaz de la Turquie étant fournis par le gaz russe, si Ankara pouvait, d’une manière ou d’une autre profiter de celui de la Méditerranée orientale, cela lui permettrait d’être moins dépendante de la Russie…ce qui ne ferait guère les affaires de cette dernière…
Et si, finalement, tout n’était que gesticulation  de la part du président Erdogan afin d’imposer une renégociation du Traité de Lausanne de 1923 ?
La Turquie sait très bien que l’accord maritime passé avec le GUN est illégal au point de vue du droit maritime international car il viole la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer (CNUDM) que la Turquie n’a pas signée. Cet accord est également illégal au regard des Accords de Skrirat du mois de décembre 2015 signés sous les auspices des Nations Unies et qui constituèrent le GUN car ils ne donnent pas mandat à son chef, Fayez el-Sarraj, de conclure un tel arrangement frontalier. De plus, n’ayant que le Qatar pour allié, la Turquie se trouve totalement isolée diplomatiquement.
Conscient de ces réalités, et misant à la fois sur l’habituelle lâcheté des Européens et sur l’inconsistance de l’OTAN effectivement en état de « mort cérébrale », le président Erdogan est soit un inconscient  jouant avec des bâtons de dynamite soit, tout au contraire, un calculateur habile avançant ses pions sur le fil du rasoir.
Si la seconde hypothèse était la bonne, le but de la Turquie serait donc de faire monter la pression afin de faire comprendre aux pays qui attendent avec impatience les retombées économiques de la mise en service du futur gazoduc EastMed, qu’elle peut bloquer le projet. A moins que l’espace maritime turc soit étendu afin de lui permettre d’être partie prenante à l’exploitation des richesses du sous-sol maritime de la Méditerranée orientale. Or, pour cela, il conviendrait de réviser certains articles du Traité de Lausanne de 1923, politique qui a déjà connu un début de réalisation en 1974 avec l’occupation militaire, elle aussi illégale, mais effective, de la partie nord de l’île de Chypre.
Le pari est risqué car la Grèce, membre de l’OTAN et de l’UE et Chypre, membre de l’UE, ne semblent pas disposées à céder au chantage turc. Quant à l’UE, en dépit de sa congénitale indécision, il est douteux qu’elle acceptera de laisser à la Turquie le contrôle de deux des principaux robinets de son approvisionnement en gaz, à savoir l’EastMed et le Turkstream.

Plus d’informations sur le blog de Bernard Lugan

( 6 janvier, 2020 )

21 Janvier à Paris

 

 

Le Mardi  21 janvier 2020, plus que jamais,

devant l’état de notre pays, 

Paris, 10 heures, Place de la Concorde.

devant la statue de  ROUEN et l’Hôtel de CRILLON.

Le jour, à l’heure et sur le lieu du sacrifice, nous vous convions,  royalistes ou non, à rendre hommage au 

Roi martyr Louis XVI,

mort pour Dieu, la France

et son peuple.

Après avoir entendu le testament de Louis XVI et déposé une gerbe, en union de prière sous la conduite de Monsieur l’abbé Guillaume de Tanoüarn (de l’Institut du Bon Pasteur), nous demanderons à Louis XVI d’intercéder auprès de Notre-Seigneur afin que la France se souvienne des promesses de son baptême et mérite ainsi le roi que nous espérons.


org.  France Royaliste 
 jeanthon14@gmail.com

Soyons nombreux, afin que notre présence témoigne que les fils spirituels de Louis XVI n’ont pas été tous massacrés à Savenay.

( 6 janvier, 2020 )

Des immigrants pour payer les retraites ?

 

Lu sur « Je Suis Français »

 

Telle est la proposition ébouriffante de l’ex-haut-commissaire à la réforme des retraites. Mais l’Europe a-t-elle besoin de cinquante millions d’immigrés ? Les spécialistes pensent que la France n’en tirerait aucun profit.

Il existe une loi dans cette république un tantinet bananière : plus l’homme politique a des choses à se reprocher, plus il fait dans la surenchère idéologique. Point n’est besoin de s’étendre sur les turpitudes financières de l’ineffable Delevoye, capable néanmoins de rembourser cash 140 000 euros pour ses activités de « conseil » en assurance (activités inconstitutionnelles, c’était sans doute un détail), cumulées avec ses quatre retraites et ses émoluments de ministre, le tout étant, certes, plafonné. Mais la vraie question est : l’équation qu’il a posée – retraite des Français = 50 millions d’immigrés – est-elle politiquement et économiquement valide ?

Dimension du problème : démographie, coûts

D’abord, comme le souligne Michèle Tribalat, Delevoye s’appuie pour donner ce chiffre sur une projection de l’Onu de 1995, qui date sérieusement. La proposition a en outre des relents d’esclavagisme qui fut aussi, quoique plus contraint, un grand déplacement.

Mais puisqu’il est entendu qu’avec la réforme on a voulu sauver un système par répartition, bâti sur la solidarité des générations, il en découle plusieurs conséquences. Il faut d’abord rappeler que la France, même si elle est tombée en dessous du seuil de remplacement depuis peu (1,84), a le taux de fécondité parmi les plus élevés des pays de l’OCDE et que les générations de « remplacement » indigènes existent, même si le ratio 3/1 des années 60, idéal en matière de retraite, ne sera pas atteint. Dans le même registre démographique, on remarque que depuis cinq ans l’immigration est majoritairement masculine et ses facultés de « remplacement » sont plutôt limitées si la culture des migrants est endogame. Mais surtout, pour l’heure, cette immigration qu’appelle de ses vœux ce Iago, représente en réalité un coût et non un bénéfice. Il faudrait donc assumer des coûts croissants dans l’hypothèse d’un profit incertain. À ce jour, en effet, malgré les désirs secrets d’embauche d’un certain patronat, le migrant est une charge, il ne cotise pas aux régimes sociaux. Qu’on en juge ! Le coût de la prise en charge d’un mineur étranger au titre de l’aide sociale à l’enfance (ASE) atteint 50 000 euros par jeune et par an. Comme le rappelle toutefois Le Figaro, la contribution de l’État ne dépasse pas 1250 euros par mineur. Les départements assument ainsi chaque année deux milliards d’euros. À titre de comparaison, l’aide budgétaire aux hôpitaux pour donner suite à la grève des urgences a été d’un milliard et demi sur trois ans.

Des immigrants pour payer les retraites ? dans actualités des-migrants-ayant-survecu-au-naufrage-de-leur-bateau-pneumatique-au-large-des-cotes-libyennes-le-29-juin-2018-a-al-hmidiya-a-l-est-de-t-300x169

Plus globalement les immigrés sont une population surreprésentée dans les aides sociales, et on ne saurait tout à fait le leur reprocher, les coupables étant plutôt ceux qui les font venir. À ces coûts il faut ajouter l’AME qui représente un autre milliard. En 2006, les économistes Yves-Marie Laulan et Jacques Bichot chiffrent le coût de l’immigration à 24 milliards, auxquels s’ajoutent 12 milliards au titre de « l’intégration ». Cela faisait 36 milliards. Depuis, ce montant est estimé à 70 ou 80 milliards. Selon d’autres sources, le montant actuel serait en fait de 160 milliards, et augmenterait de 10 % par an, coût global du financement des illégaux et « légaux » que nos gouvernements font entrer au nombre de 300 ou 400 000, chaque année, à la charge du contribuable français. Mais les politiques sont obstinément muets sur les chiffres réels. Et si en plus on prend en compte les coûts induits, par exemple, la délinquance, sachant que 70 % des effectifs des prisons sont issus de l’immigration, la facture ne fait qu’augmenter.

Une fausse bonne idée

L’auteur de ces lignes s’était penché sur la question à l’occasion de la remise d’un rapport du Commissariat au plan peu avant que cette institution gaullo-communiste a été supprimée en 2006. Elle s’était illustrée par sa vision très planiste (au sens d’Henri de Man et des plans soviétiques) mais, surprise ! elle démontrait alors que faire financer les retraites par répartition en comptant sur ce qu’on appelle maintenant le « grand remplacement » était une hypothèse peu solide. Quel en serait l’effet sur le ratio de dépendance (le pourcentage de personnes actives rapporté aux inactifs), compte tenu de la croissance du nombre de retraités ? Les hypothèses de soldes migratoires de + 100 000 ou + 150 000 personnes par an n’auraient eu qu’un effet marginal. Mieux, avec 100 000 entrées nettes, le ratio 1,73 actifs pour 1 retraité serait passé à 0,71 en 2040 : à long terme, l’arrivée à l’âge de la retraite des immigrés eux-mêmes aurait limité, voire annulé, les possibles bénéfices de l’opération.

En réalité le maintien du rapport entre population active et personnes âgées exigerait des flux annuels beaucoup plus importants (200 000, 300 000 voire beaucoup plus). Mais le démographe Hervé le Bras¹, peu soupçonnable d’être critique à l’égard de l’immigration, affirme que ces objectifs seraient « irréalisables » voire « illusoires ». Enfin, sur le plan économique, si on raisonne en croissance du PIB, il n’y a strictement aucun problème de rapport actif/retraité, grâce notamment aux gains de productivité. C’est là d’ailleurs que le bât blesse, « faites-nous de la bonne économie nous vous ferons une bonne retraite ! »

Dimension politico-culturelle

7799714601_emmanuel-macron-et-jean-paul-delevoye-le-28-mars-2017-300x200 dans actualités

L’esprit de la réflexion de Delevoye repose sur une facilité mathématique, mais les hommes ne sont pas interchangeables, voilà bien un défaut de l’oligarchie globaliste. Culturellement, historiquement, les humains sont différents, il est tout à fait singulier de constater que ceux qui hurlent à la diversité sont, en l’occurrence, prêts à la nier dans ce cas de figure en réduisant les humains à une machine à produire et à cotiser. Par ailleurs la naissance de notre système social, hérité de la Libération (en réalité il y avait déjà une vie sociale avant) pour contestable qu’il soit dans certains de ses aspects, était basé sur la solidarité nationale. Celle-ci ne peut s’exercer dans un pays et un système en voie de communautarisation, le lien social a été déchiré et le spectre culturel s’est élargi de façon radicale et l’on ne voit pas pourquoi tel immigrant de fraîche date, même avec la nationalité française, accepterait (pour l’instant c’est obligatoire mais…) de cotiser pour des vieux « de souche » : en bref, Mohamed 30 ans voudra-t-il cotiser pour Gérard 70 ans, ce d’autant que Mohamed à des anciens à charge au pays et qu’il procède à des envois massifs de fonds ? La comptabilité nationale les désigne comme « transferts unilatéraux » qui s’affichent en négatif dans la balance des paiements. Et on ne compte pas les centenaires qui continuent de toucher une pension.

Non, décidément, Jean-Paul Delevoye avait certainement plus de talents pour organiser sa comptabilité personnelle que pour raisonner sur les données macroéconomiques et démographiques. Mais les hommes passent et les fausses bonnes idées demeurent.  ■

1. Hervé Le Bras, démographe de l’INED, qui s’appuie notamment sur le rapport de l’ONU. « Les migrations de remplacement : s’agit-il d’une solution au déclin et au vieillissement des populations ? »

logo-politique-magazine.jpg
( 6 janvier, 2020 )

L’ESPOIR

 

Macron termine l’année aussi mal qu’il l’a commencée et ce n’est pas le seizième départ de son gouvernement – un record sous la Ve –, en un peu plus de deux ans, avec l’éviction de son M. Retraite, qui a dû le consoler.

Sourd aux attentes des Français, qu’il méprise, entouréd’une caste de politiciens sans conviction pour lesquels la République est synonyme de prébendes, il ne peut même plus espérer trouver dans ses gesticulations diplomatiques l’aura qu’il n’a plus en France. Car Macron a également perdu tout crédit à l’étranger, singulièrement en Europe, où il a réussi à se mettre à dos tant les pays du noyau historique que ceux de l’ancien bloc de l’est.

L’année 2019, qui a commencé et s’est poursuivie avec les manifestations des Gilets jaunes et se finit avec les grèves contre la réforme des retraites, aura donc été marquée, en France, par l’aggravation de la coupure entre le pays réel et le pays légal, une aggravation que l’année 2020 devrait encore confirmer. Car l’essentiel est là : dans la prise de conscience progressive par nos concitoyens de la sécession du pays légal et de la faillite, subséquente, de nos institutions à assurer le bien commun.

Tout peut arriver parce que, la magie ayant fini d’opérer, le macronisme apparaît désormais aux yeux des Français pour ce qu’il est : non pas la promesse d’un nouveau monde mais le dernier avatar de l’ancien, sa dernière manifestation, la plus arrogante, la plus cynique, celle qui a permis à une élite totalement décomplexée de jeter bas les masques en fondant un syndicat commun, La République en marche, à partir de ce qu’il restait des forces politiques historiques. L’édifice est vermoulu : une telle prise de conscience par les Français ne pourra évidemment que provoquer une crise systémique, comme notre histoire en a le secret.

C’est ce que l’oligarchie a compris et craint. Il y a bien, d’un côté, le pays légal, qui se sait méprisé, voire haï des Français, et ces derniers qui, quelles que soient leurs divisions politiques, par exemple aujourd’hui sur la réforme des retraites, savent que, de toute façon, la solution n’est plus du côté d’une oligarchie discréditée.

Cet édifice vermoulu ne tient plus, d’un côté, que par la volonté farouche de défendre leurs petits intérêts financiers, qui agite les soutiens naturels du pays légal, et, de l’autre, par la peur de l’inconnu qui inhibe encore cette partie du pays réel – les classes moyennes surtout et les petits indépendants – soumise à une incertitude structurelle et qui sait pouvoir basculer du jour au lendemain dans la précarité –, ces actifs qui triment dur mais qui sont ignorés des syndicats, ce qui fait l’affaire d’un pouvoir qui joue ainsi sur la division du pays réel.

Rien ne dit toutefois que la peur du lendemain et les ressentiments envers les privilégiés de la fonction publique, quand l’oligarchie se goinfre au grand jour, continueront encore longtemps de protéger une élite dénationalisée coupée des réalités des Français. La convergence des luttes ne peut être que le fruit de la convergence des inquiétudes : économiques, sociales, identitaires. Plus exactement même, c’est la convergence de ces inquiétudes qui permet aux citoyens de comprendre que la défense de leurs intérêts catégoriels passe d’abord par celle du bien commun directement menacé.

Il faut être prêt, alors, pour l’événement qui n’exprime lui-même, dans l’ampleur de ses conséquences, que la crise qui couvait depuis longtemps et qui décidera de tout. Aussi serait-il imprudent de croire que nous travaillons, nous, les royalistes, pour dans quelques générations. Nous devons être prêts pour l’instant à venir, parce que personne ne connaît ni la date ni l’heure, et que le retour du Roi peut arriver plus tôt qu’on ne croit. Qui pensait à la république en 1789 ? Ce serait un crime contre les Français de ne pas être prêts.

Au début de cette nouvelle année, c’est avec une détermination redoublée que nous adressons à Mgr le comte de Paris, au dauphin Gaston et à Madame tous nos voeux les plus sincères : la famille de France est, pour tous les Français, synonyme d’espérance. 

François Marcilhac

Source : Le Bien Commun, janvier 2020.

( 6 janvier, 2020 )

Message de Nouvel An de Monseigneur le Comte de Paris

 

 

Chers amis,

En ce début d’année 2020, permettez-moi de vous présenter tous mes vœux pour la Nouvelle Année.

L’année passée a été une année de bouleversements.

En premier lieu, à l’heure où je vous écris, la France subit une grève générale d’une ampleur et d’une durée rares. Cette année à aussi été marquée par le décès de mon père, qui m’a amené le 21 janvier dernier, à devenir le nouveau comte de Paris, chef de la Maison de France. J’assume cette responsabilité avec volonté et sérieux. Il y a également eu l’incendie de Notre Dame : notre pays, touché au cœur, a vu se développer un élan de soutien tout à fait extraordinaire. Enfin, plus récemment, j’ai été très affecté par la mort des 13 militaires français tués au Mali, dont plusieurs étaient du 4è Régiment de chasseurs que je connais bien. Pour faire face à toutes ces vicissitudes, nous aurions bien besoin d’un petit coup de pouce du ciel, mais comme dit le dicton « aide toi et le ciel t’aidera »!

Mais il faut aussi jeter un regard positif sur 2019, qui n’a pas été exempte de belles dynamiques pour la Maison de France. Je noterais, entre autres choses : une présence renforcée dans les médias et aux cérémonies officielles ; les 500 ans de Léonard de Vinci et la visite d’Etat du Président Italien à Amboise invité par le Président Emmanuel Macron ; les 500 ans de Cotignac ; l’anniversaire de 10 ans de mon fils Gaston qui grandit avec sagesse et force.

En 2020, je souhaiterais renforcer encore plus ma présence médiatique, mais aussi sur le terrain, national comme local, ainsi que je l’avais fait il y a quelques années, et ce pendant près de 12 ans. Comme le disait mon grand-père « plus on voulait me faire apprendre les choses par coeur plus j’avais envie d’aller sur le terrain voir les choses par moi-même ».

A Dreux, cette action se manifestera en poursuivant ce que nous menons déjà, avec notre association « Gens de France ». Quelques 200 personnes ont pu visiter le domaine royal dans le cadre du programme de la ville « la Nation en partage ». Nous souhaiterions désormais renforcer cette action par l’aide au plus démunis, en particulier les familles en difficultés.

D’autre part, deux événements auxquels je voudrais attacher une attention particulière vont fortement marquer l’année qui vient : les 50 ans de la francophonie et les 100 ans de la canonisation de Jeanne d’Arc.

Enfin, je souhaiterais, dans la logique de mon rôle de chef de la Maison Royale de France, développer des axes d’intervention plus politiques, via les réseaux sociaux ou par des tribunes régulières dans la presse écrite.

Voici chers amis ce que je souhaitais vous dire en ces fêtes de fin d’année.

Avec ma famille, permettez moi de renouveler à chacune et à chacun d’entre vous ainsi qu’aux vôtres un Joyeux Noël et une belle Nouvelle Année 2020.

Domaine Royal, le 1er janvier 2020
Jean, Comte de Paris

Comte de Paris, Page Facebook 

( 5 janvier, 2020 )

Donald Trump se transforme en chef de guerre

 

Lu sur Boulevard Voltaire

 

Décidément, Trump ne va jamais où on l’attend. Lorsque les milices irakiennes pro-Téhéran ont détruit des installations pétrolières saoudiennes, il n’a pas bronché. Lorsque les Iraniens ont abattu un drone américain à 100 millions de dollars, il a rappelé ses avions partis pour punir l’Iran.

Ces derniers jours, les milices chiites irakiennes avaient franchi un nouveau palier en frappant une base américaine, tuant un contractant. La riposte n’avait pas traîné et 25 miliciens pro-iraniens ont été tués par plusieurs frappes à la frontière syro-irakienne. Des manifestations d’ampleur ont alors eu lieu à Bagdad, menaçant dangereusement l’ambassade américaine, mais sans faire de victimes.

Depuis que l’Amérique est sortie de l’accord nucléaire avec l’Iran et que Trump a choisi une politique de « pression maximum » sur son ennemi numéro un, il a toujours pris soin de ne jamais franchir le Rubicon. Récemment, à l’initiative du Président Macron, il s’était même montré disposé à avoir un entretien téléphonique avec le président Rohani. La conversation n’eut finalement pas lieu, mais par la faute des Iraniens.

En donnant son feu vert à l’exécution du général Soleimani, Trump a, d’une certaine façon, brûlé ses vaisseaux. Soleimani était, officieusement, le numéro trois du régime iranien. Surtout, il était le stratège de la mise en place et de la préservation de l’axe chiite est-ouest : Irak, Syrie, Liban. Il avait deux ennemis : l’Amérique et les fondamentalistes sunnites. Ce dernier point l’avait d’ailleurs parfois rapproché des Américains, avec qui il avait travaillé pour renverser le régime des talibans en Afghanistan ou lutter contre Al-Qaïda en Irak, après l’invasion américaine.

Mais en sortant de l’accord nucléaire, auquel l’Iran tenait beaucoup, Trump a choisi de remettre l’Iran au cœur de « l’axe du mal ». Les deux pays s’étaient, certes, affrontés en Syrie, mais indirectement, car si les Iraniens avaient des milliers d’hommes aux côtés de l’armée syrienne, les Américains soutenaient l’insurrection islamiste sans présence officielle sur le terrain.

C’est d’ailleurs Soleimani qui avait rencontré Poutine à Moscou, cartes en main, pour le convaincre que sans intervention russe, al-Nosra et Daech finiraient par l’emporter.

Pour l’Iran, le coup est rude. Son stratège en chef a disparu, et il ne sera pas facile à remplacer. Une vengeance semble inéluctable. L’acte de guerre voulu par Trump (car c’en est un) en appellera d’autres en retour. L’Iran ne voudra pas perdre la face en ne réagissant pas, même si cela doit prendre du temps.

Trump a-t-il bien mesuré les conséquences de sa décision ? On ose l’espérer, mais alors, pourquoi avoir claironné à de très nombreuses reprises que les interventions lointaines et coûteuses devaient prendre fin ?

Depuis des décennies, la stratégie américaine au Proche-Orient est celle du chaos : en Irak, en renversant Saddam Hussein (le pire ennemi de l’Iran, d’ailleurs, allez comprendre…), en Syrie, en travaillant pour le renversement de Bachar el-Assad.

L’élimination de Soleimani relève de la même logique.

Antoine de Lacoste

( 1 janvier, 2020 )

Les Voeux de La Lorraine Royaliste

 

 

LA LORRAINE ROYALISTE

Présente à tous les lecteurs et amis

ses meilleurs vœux

de bonne et heureuse année 2020

Qu’elle soit bonne pour vous, vos familles et la France

Qu’elle retrouve sa tradition Royale autour du

Prince Jean, comte de Paris

et de sa famille

1...34567...231
« Page Précédente  Page Suivante »
|