( 10 mars, 2017 )

Stiglitz : les premiers qui quitteront l’euro s’en sortiront le mieux

 

 

lu sur « le Réveil Français »

 

Le prix Nobel d’Economie, connu pour ses positions keynésiennes, compare les politiques d’austérité actuelles à la pratique de la « saignée dans la médecine médiévale ». Seul l’investissement public peut casser cette spirale infernale, juge-t-il.

 

Que Joseph Stiglitz, prix Nobel d’Economie réputé pour ses positions anticonformistes, se distingue dans son analyse de la crise européenne, est certes logique. Mais hier, lors du Forum financier asiatique de Hong Kong, le célèbre économiste a eu des mots d’un rare pessimisme au sujet du Vieux Continent. Pour lui, les responsables européens, sous la pression d’un consensus financier douteux, sont en train de mener leurs pays au chaos, et la monnaie unique à une disparition presque inévitable.
L’Europe, a jugé l’économiste, est en train de « rendre la faveur aux Etats-Unis », en exportant à son tour une crise de plus en plus inextricable et globale. En cause : des politiques d’austérité « clairement insoutenables ». Au lieu de finaliser, dès 2010, l’édifice politique qui aurait rendu la zone euro cohérente et tenable, les pays d’Europe ont imposé à la Grèce un serrage de ceinture qui n’a fait qu’augmenter le poids de sa dette publique -car l’effondrement de la conjoncture a fait fondre les recettes fiscales. « Bien que l’austérité soit néfaste, la réponse politique est d’en exiger toujours plus », a critiqué le professeur de l’université américaine Columbia. Avant de comparer cet acharnement à « la pratique de la saignée dans la médecine médiévale ». Au final, la crise voit vaciller des pays comme l’Espagne et l’Irlande « qui avaient pourtant des budgets excédentaires avant la crise ».
Que faire ? Relever les taxes pour, au contraire, pouvoir dépenser plus, et jouer ainsi sur l’effet de multiplicateur budgétaire, « base de la théorie économique», censé démultiplier sur le PIB l’augmentation de la dépense publique « avec un facteur allant de un à trois ».
La véritable urgence est de repenser l’architecture financière mondiale, assure Stiglitz. Avec deux mots clés : régulation et transparence. Régulation car la seule période longue de stabilité financière qu’ait connue le monde est celle qui a suivi la crise de 1929, qui se caractérisait par la présence de garde-fous solides. Depuis les dérégulations des années 1980, « la fréquence des crises financières ne cesse de s’accélérer ». Et le coût collectif de ces crises, ajoute Stiglitz, est « très nettement supérieur à ce qu’aurait coûté la mise en place de régulations adéquates ».
Quant à la transparence, elle est plus que jamais nécessaire pour ramener de la sérénité sur la planète financière. Il suffit pour s’en convaincre de se pencher aujourd’hui sur le marché des CDS (Credit default swaps, qui permettent d’assurer un acquéreur de titres financiers) rattachés aux dettes souveraines européennes. Aujourd’hui, nul n’est en mesure de savoir comment ces produits sont répartis dans le monde, prévient-il. D’où le caractère potentiellement explosif d’un défaut de paiement d’un pays européen qui « pourrait geler le marché mondial du crédit d’une manière comparable à ce que nous avons connu en 2008 ».
Au final, celui qui, à la fin des années 1990, avait vu juste en critiquant les politiques exigées par le FMI pour venir en aide aux pays asiatiques, estime que la question qui s’impose peu à peu est « comment l’euro va finir ?». Jusqu’où les peuples d’Europe accepteront-ils cette potion amère ? s’interroge-t-il en précisant que le chômage des jeunes dépasse 40% en Espagne depuis 2008. Et de rappeler le destin de l’étalon-or après la crise de 1929 : « ce sont les premiers pays à l’avoir quitté qui s’en sont sorti le mieux ».
http://sortirdeleuro2012.over-blog.com
( 10 mars, 2017 )

Affaire de la profanation de Labry : l’AGRIF fait appel.

 

Bernard Antony, président de l’AGRIF, communique :

 

En 2015, une quarantaine de tombes chrétiennes avaient été profanées dans le cimetière de Labry, en Meurthe-et-Moselle. Des dizaines de croix avaient été retournées, plusieurs brisées et le chiffre démoniaque 666 avait été tagué sur quelques tombes. Deux garçons de 14 et 15 ans avaient reconnu en être les auteurs.

L’AGRIF s’est consitituée partie civile devant le juge des enfants et a été convoquée en tant que telle devant le Tribunal pour enfants de Briey qui a jugé l’affaire ce 8 mars. Notre association a demandé que les infractions de dégradation et destruction soient requalifiées avec la circonstance aggravante d’avoir été commises en raison de la religion chrétienne.

Cette requalification allait de soi compte-tenu tant des faits d’atteinte délibérée aux seuls symboles de la religion chrétienne que des déclarations des auteurs. L’un d’entre eux a expliqué que mettre des croix à l’envers et inscrire 666 était « un truc du diable » et qu’il s’agissait de « l’antichrist ». Il a déclaré : « cela correspond à ce que je pense. Le diable, c’est bien. On veut exprimer nos idées. » L’autre a expliqué que retourner des croix, « c’est s’opposer à Dieu et à Jésus ». Aux enquêteurs qui lui demandaient s’il y croyait vraiment, il a répondu par l’affirmative.

Pourtant, à l’audience, le procureur a contesté le caractère antichrétien de la profanation, de même que la défense qui a prétendu que les prévenus ne s’étaient pas attaqués à un symbole de la religion chrétienne et qu’il n’y avait aucune connotation religieuse à leur geste. Le tribunal a rendu sa décision le jour même en rejetant la requalification pourtant évidente et en déclarant l’AGRIF irrecevable. L’expérience encore récente de l’AGRIF démontre qu’il ne faut jamais renoncer à faire rendre la justice et dire le bon droit. Elle a donc immédiatement interjeté appel de cette décision inacceptable.

ADHÉRER A L’AGRIF

Adhésion : 15 euros

de soutien : 30 euros

Bienfaiteur : 100 euros
Abonnement à La Griffe : 10 euros

70, boulevard Saint Germain – 75005 – Paris


( 9 mars, 2017 )

Conférence le mardi 14 mars d’Olivier Pichon sur la crise de régime

 

Racoon logo

CONFERENCE

Mardi 14 mars 19h30

« Populisme » et crise de régime
par

Olivier Pichon,

agrégé de l’Université, journaliste, écrivain

Conférence le mardi 14 mars d'Olivier Pichon sur la crise de régime dans informations royalistes

Olivier Pichon

Rendez-vous à partir de 19h00

Conférence à 19h30 précises

Participation aux frais : 10 euros. Étudiants et chômeurs : 5 euros

Salle Messiaen

3, rue de la Trinité 75009 Paris

Métro: La Trinité, Saint-Lazare

Pour tout renseignement :

Politique magazine, 1, rue de Courcelles, 75008 Paris.

Tel. : 01 42 57 43 22

contact@politiquemagazine.fr

 dans informations royalistes

Olivier Pichon « Aujourd’hui tout opposant au système est, virtuellement, un iconoclaste qui brise les images sacrées de l’Etat distributeur de richesses, du multiculturalisme, de l’antiracisme et de l’amour universel de l’humanité. »

( 5 mars, 2017 )

Conférence : L’Histoire des Bourbons de France et des Bourbons d’Espagne [Paris, 31 mars]

 

 

Vendredi 31 mars 2017, l’Institut de la Maison Royale de France et la Hermandad Nacional Monárquica de España, délégation France, ont le plaisir de vous inviter à la conférence sur l’histoire des Bourbons de France et des Bourbons d’Espagne présentée par l’historien Philippe Delorme.

Cette conférence exceptionnelle sera donnée à 19H30 dans la grande salle paroissiale de l’église Saint Germain l’Auxerrois, paroisse des rois de France. Pour pouvoir participer à cette conférence, merci de remplir et de retourner le bulletin d’Inscription ci-dessous.  

 

Bulletin d’Inscription à la conférence

( 4 mars, 2017 )

Géostratégie et intérêt national:

 

Lu sur « le Réveil Français »

 

Bruxelles empêche la France de s’adapter au monde qui change

 

Géostratégie et intérêt national: dans actualités francais-ouvrez-les-yeux-w-239x300

Nous l’avons déjà exprimé ici, plusieurs fois : même si les Français en sont peu conscients c’est la politique étrangère qui exerce le plus d’influence sur l’existence de nos familles et qui conditionne le rayonnement, la survie ou la disparition de notre nation.
Or voici que depuis 15 ans des bouleversements planétaires se produisent qui supposaient que notre géostratégie soit complètement repensée. Citons sans ordre autre que chronologique :
– la chute de l’URSS, la crise ukrainienne,
– le traité de Marrakech (OMC), le triomphe du mondialisme
– le Traité de Lisbonne,
– la crise financière des subprimes et celle de l’euro (Grèce, Espagne, Italie…),
– l’islamisme assassin, ses vagues d’attentats dans le monde entier, et ses rébellions et sécessions sanglantes (Afghanistan, Algérie, Philippines, Somalie, Nigeria, Libye, Syrie, Tunisie, Irak…),
– l’agressivité totalitaire et hégémonique, économique, militaire, de la Chine,
– les révoltes des peuples, le Brexit et la prise de fonctions de D. Trump…
Il faut d’ailleurs noter que ces événements importants sont souvent liés ou interdépendants. Le lien le plus évident aux conséquences les plus spectaculaires est à chercher dans la mondialisation spéculative et financière, l’euro et la paupérisation des peuples et donc leurs puissants spasmes de rejet.
Mais non : notre géostratégie n’a pas été repensée. Pire : de l’Afghanistan à la Libye en passant par la Syrie, le Liban, le Centrafrique elle a été pusillanime ou franchement invertie et dangereuse. Quant aux options bruxelloises elles nous ont paralysé et engagé dans des impasses. Le sort de la planète se décide sans l’Europe en général, sans la France en particulier.
– Que deviendra le Moyen Orient de l’après Daesh ? Les Russes ont commencé à en discuter, sans l’Europe, ni la France, ni même les USA, à Astana (Kazakhstan), le 23 janvier, avec les Iraniens, les Turcs, le gouvernement syrien, et les groupes séditieux. Que pèse la France, dépositaire d’un legs historique (l’Orient français), mais dont les options militaires furent tout et son contraire ?
– Quid de l’avenir de l’Ukraine ? Les USA reprennent avec la Russie le fil rompu des accords de Minsk. A Munich du 17 au 20 février. Peut on penser (ou redouter) une sorte de nouveau Yalta, où les USA échangeraient leur désengagement relatif d’Europe (qui leur coûte si cher en termes d’ OTAN), contre une relative neutralité diplomatique de la Russie en Mer de Chine et Pacifique où les alliés traditionnels de Washington étaient prêts à passer des pactes de soumission avec le géant chinois ? L’excellente lettre de conjoncture internationale (La lettre de Léosthène -LDL) qui nous dévoile le contenu de la conférence de Munich (en marge du G20), nous confirme nos analyses selon lesquelles un monde nouveau va se mette très vite en place alors que les médias français (mais aussi américains) en sont encore à caricaturer le nouveau président et à monter en épingle quelques manifs paumées à Washington ou LA. Alors que le 23 février, à Genève, on en sera déjà à discuter de la nouvelle constitution syrienne entre Russes, Syriens (du gouvernement et d’opposition, sauf l’EI), Turcs et Iraniens…Quelle est la parole de la France ? De l’Europe ? Scandaleuse incurie.
Mais il y a bien plus important encore, comme la LDL nous en informe : le vrai Yalta du 21e siècle pourrait être militaire et se dérouler (pas si loin du Yalta historique ), en cette fin février à Bakou, sur la Mer Caspienne (en Azerbaïdjan, un pays tiers, proche de l’Iran, de la Turquie, de la Russie). Les Chefs d’État Major yankee (Joseph Dunford) et russe ( Valéry Guérassimov) s’y retrouvent pour établir (enfin) des procédures de communication inter armées. Ce qu’ Obama, si russophobe, avait freiné. Par delà les questions conjoncturelles (Ukraine, Syrie, Irak) nul doute que, dans l’appétit de  »dealing » qui est celui du nouveau président, des questions comme la pacification de l’Europe, la,diminution de la présence de l’OTAN et le cordon sanitaire anti-chinois seront au cœur du  »bargaining ». Car la Russie et ses 140 millions d’habitants possède une frontière de 4300 km avec un Chine 10 fois plus peuplée. Face à ces dialogues et enjeux gigantesques pour le 21esiècle, l’Europe de la Mogherini n’offre que des caquètements. Vite, que la France reprenne sa souveraineté géostratégique, diplomatique et militaire. Car si l’union fait parfois la force, l’usine à gaz européenne obsolète est devenue impotente.

Henri Temple

 

( 3 mars, 2017 )

Bernard Antony, ancien député européen, président de l’Institut du Pays Libre, communique :

 
Le Parlement européen vient de lever l’immunité parlementaire de Marine Le Pen afin qu’on puisse la poursuivre pour avoir retransmis quelques photos des abominations tortionnaires pratiquées par l’Etat islamique, qu’il ne faut d’ailleurs évoquer que par son acronyme arabe, « Daesh », histoire de ne jamais confondre le fait islamique et la barbarie…
Une fois de plus, selon sa grande tradition, le Parlement européen s’est ainsi vautré dans son indigne tartufferie de l’islamo-politiquement correct. Comme si dans tous les médias ne dégoulinaient pas des cataractes de scènes ignobles, les plus crues, les plus violentes, les plus perverses. Faudrait-il donc ne strictement réserver la retransmission des horreurs qu’à celles perpétrées par le nazisme ? Extraordinaire pudibonderie sélective !
Nous sommes donc en cette affaire totalement en accord avec Marine Le Pen et nous continuerons pour notre part à montrer indifféremment les égales monstruosités du communisme, du nazisme et de l’islamisme. Mais Marine Le Pen devrait dénoncer aussi les inqualifiables poursuites et condamnations ayant frappé des personnes ou des sites retransmettant tout simplement ce qu’est la réalité atroce des IVG.
Différentes d’apparence, toutes les barbaries,islamiques ou modernes, ont en commun un même nihilisme dans tous les registres de la culture de mort.
( 3 mars, 2017 )

Monseigneur le comte de Paris: Tentons, par delà la confusion, de construire un monde meilleur pour les générations futures.

 

 

Dans l’antique Genèse Biblique, il est dit que la tribu des Hommes ayant survécu au Déluge, renaissant des eaux, partit en errance par monts et par vaux. Les Hommes parvinrent à une vaste plaine verdoyante qui s’étendait entre deux rivières. Ils décidèrent de s’y établir. Alors ils construisirent une cité avec des briques, symbolisant de l’Homme éphémère, à la place de pierres, symbole de la force permanente des Cieux. Au centre de la cité ils commencèrent à édifier une tour, une Ziggourat à degrés reliés par des escaliers. Les Hommes de la tribu nommèrent cette tour: la Porte de Dieu, BAB-EL en langue sacrée, la langue UNE. « Eloïm » le Seigneur des seigneurs, le Roi des rois, Celui que l’on ne nomme pas, dit: «Voici qu’ils ne forment qu’un seul peuple et qu’ils ne parlent qu’une seule langue. Voici qu’ ils bâtissent une tour pour toucher le ciel. » Pour leur faire comprendre leur blasphème dont ils ne comprenaient pas la portée « YOD-HE- VAV-HE » étendit la main et fit sourdre entre eux la confusion: ils ne parlaient plus la même langue et ne se comprenaient plus. Ils étaient désorientés.

Notre monde en croyant pouvoir se substituer au Créateur descendait aux enfers, dans la géhenne de la schizophrénie avec toutes les nouvelles maladies que notre monde génère, par des techniques analytiques et, ou, analogiques actuelles, qualifiées de modernes et conduites sans référence aux lois Divines, aux lois de la Nature par des techniques de tous ordres, faisant flirter les énergies du corps et celles de l’âme avec la magie des sens, des formes et des couleurs, tout comme avec celles des ondes existantes et bien souvent invisibles… La recherche compulsive de la puissance, du pouvoir et celle de l’Or, tente de se substituer au divin, au sacré. « Tandis que le pèlerin qui cherche à se rapprocher du Centre du Monde, de « l’Axis Mundi» représenté symboliquement par cette tour, réalise, en atteignant la terrasse supérieure, la rupture de niveau transcendant l’espace profane, hétérogène, en pénétrant dans un espace pur et sacré, homogène, expérience de la purification spirituelle, graduelle, jusqu’à la pure lumière d’un espace intérieur, » nous explique Mircea Eliade. Il est intéressant de constater que le Seigneur des seigneurs ne détruit pas l’homme dans son orgueil ni dans sa vanité, Il ne lui ôte ni ses biens ni ses rapines, non, Il crée le vide autour de lui par la confusion du langage, cet espace temps dans lequel personne ne comprend plus personne, Il lui obscurcit la mémoire par l’oubli et l’effacement à ce auquel il aspirait… Maintenant, à l’Homme de raviver cette mémoire. Pourtant, de nos jours, c’est l’homme lui-même qui s’attaque au langage et l’appauvrissement de la langue, ajouté au « sabir officiel » politiquement correct, de même que la précipitation de l’élocution, démultiplie la confusion.C’est ainsi que se créèrent des ghettos, des communautarismes qui ne peuvent se comprendre et finissent par se détester et même se haïr.

La confusion née de Babel, en marquant la diversification des langues, s’écarte de la tradition primordiale, celle de la langue Une. Elle est la conséquence d’un obscurcissement des esprits commandant le passage progressif de l’unité à la multiplicité, ainsi l’être humain se retrouve seul, isolé, face à son ordinateur, face à la machine, il ne dialogue plus qu’avec un robot. Or le langage résume en sa substance l’unicité d’une cité, d’une ethnie, d’un pays, il est l’une des composantes essentielle d’une structure mentale ou sociale, c’est l’âme d’une cité, d’un pays. Ainsi tout totalitarisme se découvre dans la nécessité absolu d’appauvrir au maximum la langue et de faciliter la confusion à ce niveau… pour mieux contrôler chacun. Une atteinte, voulue ou inconsidérée, portée à la langue parlée, frappant une société, affecte en profondeur le lien social et contribue à le briser. Attenter à la langue française équivaut à attenter à chaque Français. Ne l’oublions pas, le langage détient une charge d’énergie qui procède de tout être et vise l’être tout entier, parce qu’il ouvre sa participation à la Vie. Mais tout concept, de même que toute réalité, sait occulter sa face cachée. Ainsi le « don des langues » marque à contrario le retour à un état central, à partir duquel les modalités de la forme et celles de l’expression apparaissent comme des adaptations nécessaires mais d’ordre contingent. Ainsi le « don des langues », conféré par le Saint Esprit le jour de la Pentecôte aux Apôtres, est la clef de l’universalisme du Christianisme. En pénétrant plus profondément dans les méandres de la connaissance, l’état paradisiaque implique la saisie du langage des animaux: il est dit, en effet, dans la Genèse que Dieu demanda à Adam de les nommer, ceci implique qu’il en devenait responsable. Or de nos jours des chercheurs, des scientifiques étudient de plus en plus le langage des animaux, comme celui des plantes qui savent communiquer entre eux par des sons, des odeurs, des attitudes «corporelles ».

J’ai pu constater qu’un nombre de plus en plus grand de scientifiques et de chercheurs se sentent intimement responsables de la Création qui les entoure! L’être humain, au sommet de la hiérarchie du vivant, a la responsabilité totale du règne animal, végétal et minéral. Cette responsabilité doit s’enseigner, dés le plus jeune âge. Dans mes souvenirs, j’avais quatre ans lorsque mon père m’emmena dans un sous-bois sombre et spongieux, en approche silencieuse, pour voir une bécasse couver ses oeufs, à une distance de trois mètres pour ne pas l’inquiéter. -Expérience inoubliable!- Bien plus tard, vers mes quarante ans en Sologne, je désirais voir les animaux de près… Avant l’aube, recouvert de ma houppelande en laine de mouton brun, couché sur terre, près du lac où la veille j’avais repéré de nombreuses traces, j’observais sous mon capuchon. J’ai eu le bonheur d’admirer deux faons jouer à saute mouton par dessus le tronc couché que j’étais devenu. Oui, on peut communiquer avec les animaux par la pensée, car ils ressentent vos sentiments mais malheureusement surtout la peur. Si nous désirons ne pas être broyés par ce qui se prépare, résultante de la terrible confusion entretenue par notre monde politique et économique, confusion due au rejet de toute spiritualité, il nous faudra impérativement oeuvrer pour retrouver la véritable unicité, source de paix et de justesse dont le ciment ne peut qu’être l’amour de la Création et celui de notre Créateur.

Revenons au mot Bab El, la Porte de Dieu. Dans le cyclotron près de Genève, les savants viennent de matérialiser le « Bozon de Higgs », cette étincelle qu’ils nomment « la particule de Dieu ». Découverte merveilleuse et néanmoins terrifiante. Cette étincelle est le point initial de la création, certes. Mais par delà la « Porte de Dieu, BAB-EL ??? Il est nécessaire de remettre en notre mémoire le mythe de Prométhée qui ravit le feu des dieux pour l’offrir à l’Homme. Celui-ci en subira la brûlure par le feu de son désir, de sa concupiscence. En croyant pouvoir devenir dieu à la place des dieux notre humanité ne peut que plonger dans la géhenne. Mais la voie de la lumière existe parallèlement, c’est celle de nos responsabilités assumées… vaste programme, pourtant si nécessaire. Par delà la confusion, il existe en outre partout et de plus en plus l’irrespect des autres, ce qui implique l’oubli du respect que l’on se doit, sans oublier également notre manque de respect pour la nature, au point que les océans sont devenus les poubelles de l’univers, que les terres asphyxient sous les engrais chimiques et meurent de notre désir compulsif de rentabilité, que les animaux enfermés dans des cages pour engraisser, plus vite que le simple bon sens, un jour génèreront des maladies dont l’homme décèdera… et toute cette stupide et dramatique destruction de la nature préfigure notre propre disparition . Je ne serai jamais politiquement écologiste, ce sont deux termes antinomiques, mais, oui, naturellement écologiste car je constate les ravages de notre soit disant civilisation, ou plutôt de nos « incivilités » et celles-ci empirent lorsqu’elles se mêlent à la politique et se transforment en un brouet diabolique.

En son temps j’ai soutenu, par mes écrits, le combat contre l’aéroport de Notre Dame des Landes, non pas seulement parce que ce projet était aberrant économiquement, mais surtout parce qu’il saccageait des terres agricoles et des biotopes humides exceptionnels nécessaires à la diversité de notre environnement. Bien avant lorsque j’étais à la Banque j’ai pu arrêter un projet qui aurait détruit tout le littoral atlantique d’Hossegore à Biarritz, pour en faire un immense complexe touristique semblable à celui de Miami en Floride… la flore, la faune auraient disparu et même le climat en aurait été perturbé. Le respect de notre environnement, de notre planète, des êtres vivants, comme celui de la nature sera notre gage de survie dans un avenir déjà bien sombre. Tentons, par delà la confusion, de construire un monde acceptable pour les générations futures, sinon meilleur. Tel est le souhait que je formule en ce début d’année.

Ce que l’on nomme dans le jargon actuel « le vivre ensemble » notre génération appelait cela du civisme. Remettons-le à l’honneur dés l’école!

 

armes-du-comte-de-parisParoles d’Henri VII, Comte de Paris et Duc de France.

( 3 mars, 2017 )

L’ordre ou le désordre

 

Editorial du n° 160 de POLITIQUE MAGAZINE

 

Aucune société ne peut vivre dans le désordre permanent. C’est la raison du grand échec de la politique de la ville : des centaines de milliards, jamais vraiment calculés, déversés pour rien dans des banlieues, maintenant dans des quartiers entiers qui sont devenus officiellement des « zones » dites « de non-droit ». Expression typique d’une « gouvernance » molle, créée il y a une trentaine d’années pour rendre compte d’un phénomène de société qui semblait échapper à toute maîtrise.

Autrement dit, c’était la faute de personne. Ces populations étaient les oubliées du progrès social, les mal assurées de l’État providence, les victimes collatérales de la mondialisation heureuse. Il suffisait de compenser : des budgets, encore des budgets, des plans, encore des plans, du social, encore du social !

Cette manière de voir et d’agir avait l’avantage d’évacuer toutes les questions gênantes : l’immigration devenue inassimilable, la dégradation et la dénaturation des mœurs et des comportements requalifiés en « incivilités », l’organisation de trafics de toutes sortes, gravement illicites, trafics humains, trafics de drogues, que la puissance publique tolérait, faute de pouvoir les éradiquer et afin d’assurer une apparence de paix sociale, l’installation en position dominante d’une religion qui refuse de reconnaître le droit et les usages de la nation d’accueil, la disqualification simultanée et voulue, opérée par l’État lui-même, des familles et des éducateurs, une Éducation nationale incapable d’assurer son service, et pour cause, singulièrement dans ces zones, aggravant ainsi « les inégalités »…

Et comme il fallait remédier aux « inégalités », grand mot qui évitait encore de traiter les vraies causes et qui justifiait encore et encore la démagogie, la gabegie et les discours politiciens, les gouvernements en exercice, de gauche comme de droite, relançaient indéfiniment la même politique aussi aveugle que criminelle.

Maintenant les faits sont là. Les bandes font la loi. Plus de 900 quartiers « sensibles » – toujours le mot qu’il faut ! – recensés officiellement, vraisemblablement beaucoup plus. C’est-à-dire des lieux où ni la police ni la justice ne peuvent exercer leurs prérogatives, mais pas plus les services publics ni aucun représentant de l’autorité politique ou même sociale, pompiers, médecins.

Les policiers sont assassinés, violemment agressés, blessés par milliers… La peur règne dans la population, dans les services de l’État, partout jusque dans la police et la gendarmerie.

La peur ! On les laisse se débrouiller, on leur commande de loin et de haut, du fond d’un fauteuil ministériel ou d’une voiture de fonction. Ah, il est si facile dans un hémicycle de faire un discours ; la bravoure y est aisée et quel regard sagace porté sur la situation ! Les hypocrites, les misérables, les pleutres ! Mais qu’ils y aillent donc – et seuls avec leurs mots ! –, qu’ils rencontrent face à face les bandes et qu’ils essayent d’y pérorer.

Aucun ne l’a fait. Le président de la République, bien escorté et bien filmé, s’est rendu au chevet de « Théo » dans un hôpital préalablement sécurisé. Il n’a point rendu visite aux policiers gravement blessés de Viry-Châtillon.

Dans ces conditions-là, l’ordre n’est pas près d’être rétabli en France. La mécanique politique et la mécanique médiatique, fort bien articulées et manipulées, ont leurs veilleurs – ah, ce devoir de « vigilance » ! En ce moment, ils s’ingénient à ce que toute possibilité de redressement et de libération soit rendue vaine.

C’est ce que montre ce numéro de Politique magazine. Si les Français pouvaient réfléchir sur la vraie cause de leur malheur ! La restauration de l’État souverain est la première condition de l’ordre.

Hilaire de CREMIERS

( 2 mars, 2017 )

L’Action Française aujourd’hui, un entretien avec Stéphane Blanchonnet

 

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Propos recueillis par Maximilien Friche
pour Mauvaise nouvelle, le 26.02.2017

659173882.jpgStéphane, vous êtes président du Comité directeur de l’Action française, vous êtes également reconnu au sein du mouvement comme une référence doctrinale. Ma première question vient de mon propre étonnement. L’Action française existe encore ? Plus de cent après, le mouvement qui fut la première force politique française, est encore très actif. Qu’est-ce qui fait la vitalité de ce mouvement, qu’est-ce qui fait qu’il ne meurt pas ? Comment se réactualise ses combats politiques ?

Votre question révèle un double malentendu. D’une part, l’AF si elle a été une école de pensée influente, ayant compté dans ses rangs des figures intellectuelles majeures (Bernanos, Brasillach ou Dumezil ont appartenu à l’AF, Proust, Gide ou Malraux en furent proches un moment), dotée de moyens relativement importants (comme son journal quotidien, entre 1908 et 1944), elle n’a jamais été numériquement « la première force politique » (si on la compare au Parti communiste par exemple) et, d’autre part, elle n’a jamais cessé d’exister, notamment après 1945. Elle a même été une force militante notable au moment des combats de l’Algérie française dans les années 60, ou de la résistance au gauchisme à l’université, dans les années 70. Aujourd’hui par le nombre de ses sections (plusieurs dizaines, dans la plupart des grandes villes du pays), le dynamisme de ses jeunes militants et le rayonnement de ses idées (une figure politique comme Marion Maréchal-Le Pen l’a reconnu l’an passé en répondant à notre invitation pour un colloque ; plus récemment Steve Bannon, un des proches conseillers de Donald Trump citait Maurras et sa distinction « pays réel, pays légal »), elle reste une force qui compte.

Nos combats sont les mêmes depuis l’origine : nous sommes nationalistes, c’est-à-dire que nous défendons la nation française avant tout (son identité, sa souveraineté, son rayonnement) et monarchistes (« nationalistes intégraux » dans notre vocabulaire) car nous pensons que l’ADN politique de la France est la monarchie : les constitutions depuis 1789 tirent leur force ou leur faiblesse de leur plus ou moins grande correspondance avec cette identité politique fondamentale de la France. Aujourd’hui les combats pour la civilisation et même pour la nature humaine (menacée par la théorie du genre ou le transhumanisme) viennent s’ajouter à nos combats politiques traditionnels.

L’Action française est un mouvement royaliste, vous sentez-vous néanmoins légitime d’agir dans une campagne pour la présidence de la république ? Comment cherchez-vous à agir ? En nourrissant le débat d’idées, en faisant campagne pour un candidat ? Quel serait le candidat le plus proche de l’AF ?

SB : L’AF est royaliste parce que nationaliste. Elle a d’abord été républicaine, à sa fondation. Puis Maurras a convaincu les autres membres du groupe de la nécessité de restaurer l’outil capétien pour servir l’intérêt général. Mais il est évident pour nous qu’en attendant cette restauration (à laquelle nous travaillons), nous ne sommes pas indifférents à la situation du pays, encore moins quand les périls sont extrêmes. Aujourd’hui la France doit retrouver sa souveraineté, sortir de l’UE, sortir de l’OTAN ; elle doit ressaisir et assumer son identité, notamment son identité catholique ; elle doit enfin chercher les moyens d’inverser les flux migratoires par la suppression des « pompes aspirantes » et un partenariat de développement ambitieux avec les pays sources de l’immigration. Les candidats qui ont conscience de ces nécessités et les affirment comme nous sont ceux que nous pouvons soutenir. Nous allons dans les jours qui viennent faire connaître plus précisément notre position.

Un monarque peut-il sortir de l’élection présidentielle ?

Pourquoi pas ! Nous aimons dire à la suite de Maurras : « par tous les moyens, même légaux ! » D’ailleurs, Maurras propose parmi les modèles du coup censé restaurer la monarchie, celui du 2 décembre 1851, qui vit le prince-président, Louis-Napoléon Bonaparte, renverser la Seconde République depuis son bureau de l’Élysée où il avait été porté par les urnes trois ans plus tôt !

Votre mouvement est nationaliste. La référence à cette notion républicaine de nation fait d’ailleurs sourire. N’auriez-vous pas troqué l’esprit contre-révolutionnaire, l’amour de la patrie, contre le service d’une France qui n’est plus qu’un avatar idéologique, un instrument de la Révolution (je pense, vous l’aurez compris à la critique que fit jean de Viguerie de votre mouvement dans son excellent livre Les deux patries*) ?

Le mot « natio, nationis » peut déjà signifier « peuple » en latin classique. Par ailleurs, comme le montrent tous les historiens le sentiment national en France est très ancien. Nous avons l’un des plus vieux États du monde et cet État monarchique a produit le sentiment national. Certains le font remonter à Bouvines (XIIIe siècle), d’autres à la Guerre de Cent ans (XIVe-XVe siècles). La nation n’a rien de spécifiquement républicain même s’il était très à la mode de se gargariser de ce mot entre 1789 et 1799 ! Je serais plus réservé que vous sur les thèses de Jean de Viguerie, par ailleurs estimable spécialiste du XVIIIe siècle, et plus encore sur l’utilisation qui en est faite dans certains milieux. Sur la nation, je lui préfère Marie-Madeleine Martin.

Aujourd’hui les mouvements identitaires fleurissent sur le territoire, comme symbole d’une civilisation qui refuse de mourir, d’être réduite à un sanctuaire, vous sentez-vous proches de ces mouvements ? L’AF n’a-t-elle pas un rôle fédérateur à jouer ?

Il faut distinguer le thème identitaire et la mouvance identitaire. La conjonction du déracinement (causé par la République jacobine puis par la société du spectacle et la globalisation) et de l’immigration de masse font du thème identitaire un sujet incontournable pour le nationalisme contemporain. En revanche, il n’est pas nécessaire d’appartenir à la mouvance identitaire pour le comprendre. Cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas entretenir avec elle de bons rapports, mais que nous connaissons aussi nos différences. L’AF défend le « politique d’abord » et n’adhère pas à l’idée d’un communautarisme blanc (c’est cela d’ailleurs « réduire la civilisation à un sanctuaire »). La nationalité française ne peut se définir seulement par la race ou, à l’inverse, par le contrat social républicain (ou l’adhésion aux Lumières). Elle est essentiellement liée à la langue, à l’État, à la civilisation catholique et à la monarchie. 

* Les deux patries

( 2 mars, 2017 )

JE NE SUIS PAS UN RISQUE. Je suis une soeur, une fille, une amie

 

Communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune que nous approuvons totalement.

 

À l’approche de la Journée mondiale de la trisomie, le mardi 21 mars 2017, la Fondation Jérôme Lejeune diffuse la pétition « Stop discriminating down ». L’édition 2017 de la journée de la trisomie 21 sera célébrée en France dans un contexte préoccupant, en raison de la publication imminente d’un décret relatif à un nouveau test de détection prénatale des enfants trisomiques. L’insertion de ce nouveau test dans le dispositif de dépistage prénatal va aggraver les dérives eugénistes actuelles. C’est pourquoi la Fondation Jérôme Lejeune organise également une grande conférence internationale la veille, le lundi 20 mars à l’ONU à Genève.

Signer la pétition, venir à la conférence de Genève, c’est porter la voix des enfants trisomiques devant l’ONU :

Signez la pétition

Pour entrer à l’ONU, l’inscription est gratuite mais obligatoire! Inscrivez-vous ici avant le mardi 14 mars à 12h.
Pour toute question, contactez-nous : contact@stopdiscriminatingdown.com

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