( 27 août, 2018 )

Que se passe-t-il vraiment au Rwanda et au Kivu ?

 

Communiqué de L’Afrique Réelle

 

En dépit d’un total « black-out » de Kigali, des rumeurs font état de combats dans le sud-est du Rwanda. Ils opposeraient les forces loyales au président Kagamé aux FLN (Forces de libération nationale), bras armé du MRCD (Mouvement rwandais pour le changement démocratique). Cette coalition hétérogène formée le 15 juillet dernier rassemblerait les opposants au régime par-delà leurs apparentements ethniques. Elle serait formée par la réunion de minuscules partis dont le PDR de Paul Rusesabagina, le héros du film « Hôtel des Mille Collines », le CNRD de Wilson Iratageka et le RRM de Calliste Sankara. Ce mouvement serait soutenu par l’Ouganda et par le Burundi.

D’après nos informations, le général Kayumba Nyamwasa, ancien bras droit de Paul Kagamé actuellement réfugié en Afrique du Sud où il a fait l’objet de deux tentatives d’assassinat de la part des services rwandais, n’aurait pas (encore ?) rejoint le mouvement. Son but est en effet de renverser Paul Kagamé et non d’aider à la prise de pouvoir d’une coalition comportant des Hutu qui ne lui pardonnent pas son rôle supposé dans les massacres de civils lors de la conquête du nord du Rwanda par le FPR en 1994.

Selon le MRCD, la fin du régime Kagamé serait programmée pour quatre grandes raisons :

- Ses responsabilités dans l’assassinat du président Habyarimana. Le mouvement accuse même directement Paul Kagamé en des termes plus que précis : « le génocide est devenu son fonds de commerce alors que c’est lui-même qui en a donné le coup d’envoi le jour où il a abattu l’avion transportant les présidents Habyarimana du Rwanda et Ntaryamira du Burundi » (Sur la question, voir mon livre « Rwanda, un génocide en questions »).

- Les accusations à propos des massacres commis par son armée, tant au Rwanda qu’en RDC,

- Les dissidences au sein même du noyau dur de son régime,

- La volonté des pays de la sous-région de se débarrasser d’un régime qui entretient le désordre chez ses voisins.

En dépit de ces affirmations, le régime Kagamé n’est pas isolé puisqu’il bénéficie de l’appui d’Israël et qu’en dépit d’un certain refroidissement, les Etats-Unis y entretiennent toujours un contingent militaire chargé de la formation des officiers rwandais. Kigali a également tenté une ouverture en direction de la Russie ; sans parler de son insolite et récent rapprochement avec la France illustré par le soutien de Paris à la candidature rwandaise à la tête de la Francophonie. Une décision pour le moins « baroque » car le Rwanda a abandonné le français au profit de l’anglais comme langue officielle…

Si la plus grande prudence s’impose face aux nouvelles parvenant de la région, il n’en demeure pas moins vrai que :

1) Après les guerres des années 1985-2008, une profonde recomposition ethno-politique s’est produite dans la région des Grands Lacs autour de l’Ouganda de Yoweri Museveni et du Rwanda de Paul Kagamé. Cependant, par-delà les solidarités héritées des réalités ethniques (monde Hima-Tutsi), du passé récent (combats communs contre le régime Obote en Ouganda, contre le régime Habyarimana au Rwanda, puis contre le régime Mobutu au Zaïre), ainsi que de la commune appartenance à l’espace anglophone, ces deux pays ont des intérêts contradictoires. La politique du Rwanda dans la partie orientale de la RDC se heurte en effet directement à celle de l’Ouganda dont la priorité est de régler définitivement la question du pétrole du lac Albert où la France est présente à travers la compagnie Elf-Total.

2) Depuis plusieurs années, la RDC et le Rwanda se sont rapprochés, à telle enseigne que plusieurs acteurs régionaux parlent même d’un pacte secret unissant les deux K (Kabila et Kagamé) que certains vont même jusqu’à présenter comme étant cousins… Considérant qu’il n’était pas en mesure de lutter à la fois contre les empiètements de l’Ouganda dans la région du lac Albert, et contre ceux du Rwanda dans le Kivu, le président Kabila aurait fait la part du feu, laissant le nord Kivu au Rwanda à travers ses alliés congolais. En échange de quoi, Kigali lui aurait « rétrocédé » le sud Kivu avec ses propres alliés Banyamulenge. D’où l’insolite ralliement de ces derniers au MRCD…

3) En RDC où, dans le contexte des élections présidentielles, législatives et régionales du 23 décembre 2018, la situation est explosive, la question des gisements d’hydrocarbures du lac Albert avec ses réserves estimées à plusieurs milliards de barils, est au cœur de la campagne. Or, la nappe est située sous les eaux du lac, de part et d’autre de la frontière contestée entre l’Ouganda et la RDC (L’Afrique Réelle n°9, septembre 2010). L’Ouganda qui a un impérieux besoin de cette ressource et qui souhaite donc entrer en négociation avec un partenaire congolais fiable, ne supporte plus les manœuvres déstabilisatrices de Kigali visant à empêcher un règlement sérieux avec Kinshasa. Voilà pourquoi le président  Museveni attend l’élection d’un nouveau président moins « inféodé » au Rwanda.

Pour Kigali, l’ennemi principal est donc le président Ougandais. Or, « étrangement », ces dernières semaines, la presse internationale spécialisée a fait état d’une information non vérifiée selon laquelle les services français auraient informé le président Museveni que Kigali aurait décidé un attentat contre son avion. Si une telle nouvelle était fondée, cela signifierait que la politique française à l’égard du Rwanda aurait brusquement changé et cela, quelques mois à peine après le spectaculaire réchauffement des relations entre les deux pays. Comme, pour la France, le Rwanda n’existe ni économiquement, ni politiquement, il serait alors légitime de demander si les intérêts pétroliers n’auraient pas motivé une telle éventuelle volte-face.

Pour encore compliquer la situation, la région est au contact de plusieurs zones de fortes turbulences, depuis la RCA jusqu’au Soudan du Sud et bien des acteurs étrangers y jouent leur jeu personnel, à commencer par la Russie, la Chine et Israël.

Les faits étant exposés, comment pouvons-nous les analyser ?

Sans entrer dans les détails, deux hypothèses principales sont en présence. D’une part, la réalité des actuels évènements, donc une grave crise du régime Kagamé ; d’autre part, une vaste manipulation.

- Première hypothèse, les faits sont avérés. L’Ouganda qui veut régler la question du pétrole du lac Albert avec un gouvernement congolais fiable a décidé de se débarrasser de Paul Kagamé l’allié du président Kabila. Quant au Burundi hutu, son opposition au Rwanda tutsi est inscrite dans la politique régionale.

- Deuxième hypothèse, nous sommes en présence d’une manipulation. Cette dernière serait orchestrée à la fois par Kigali et par Kinshasa, c’est-à-dire par les deux K (Kagamé et Kabila), afin de permettre le report des élections congolaises et d’abord du scrutin présidentiel auquel le président Kabila ne peut se présenter. Paul Kagamé ne peut en effet accepter que soit élu un président qui fera de la récupération du Kivu un combat d’union nationale car, sans le pillage des richesses de cette région, l’économie rwandaise sombrerait et le régime avec.

Dans cette optique, les « combats » dans le sud du pays seraient donc un prétexte pour, au nom du droit de poursuite contre un mouvement postulé « héritier des génocidaires », être en mesure de porter la guerre en RDC. Or, si l’est de la RDC s’embrasait, les élections du 23 décembre 2018 seraient reportées et le président Kabila resterait donc au pouvoir…

Une situation à suivre en sachant lire à travers les lignes…

Bernard Lugan

26/08/2018

( 26 août, 2018 )

Journées chouannes

A NOTER :

 

1er et 2 septembre 2018

CHIRE EN MONTREUIL

Grandes journées chouannes sous le thème : mai 68, 50ème anniversaire

Conférences, débats, dédicaces d’une centaine d’auteur….

tous renseignements : journees chouannes sur internet

( 24 août, 2018 )

Syrie : la désinformation continue

 

Lu sur « boulevard Voltaire » cette très bonne « mise au point » au sujet de la guerre en Syrie.

 

Le Figaro consacre à la Syrie ses deux premières pages intérieures. En première page, un éditorial condense et accentue l’aveuglement du grand quotidien « de droite » sur la situation syrienne. D’abord, il focalise l’attention sur Idlib, cette province frontalière de la Turquie, au nord-ouest de la Syrie, en précisant qu’elle est le dernier refuge des rebelles. Le mot « rebelle » est un générique édulcoré.

La principale force rebelle de cette zone est constituée par le Tahrir Al-Cham, ex Al-Nosra, ex Al-Qaïda. Il s’agit de salafistes djihadistes, bref, de terroristes. Il n’est pas sérieux de les oublier et, du même coup, d’éviter de dire qui les a soutenus et qui les soutient encore. Ils se battent davantage contre les autres rebelles, ceux de la prétendue ASL, par exemple, qui n’existe que grâce à la Turquie, toujours prête à aider ses amis Frères musulmans. Les monarchies wahhabites rivales du Golfe, le Qatar et l’Arabie saoudite, mais aussi les Occidentaux, dont la France, ont également contribué au désordre sanglant qui s’est répandu en Syrie. C’est Fabius qui disait naguère qu’Al-Nosra faisait du « bon boulot »… en massacrant les chrétiens, sans doute ?

Ce rôle prépondérant de l’étranger est perceptible sur la carte puisque les bastions « rebelles » y étaient ou sont installés aux frontières. Les trois provinces récemment libérées dans le sud jouxtaient la Jordanie et Israël et étaient, comme par hasard, observées de très près par les Occidentaux. À Idlib, ce sont les Turcs. Faut-il rappeler que personne ne leur a demandé ni permis juridiquement d’être là, alors que Russes et Iraniens interviennent à la demande du gouvernement légal de la Syrie. Encore est-il nécessaire d’ajouter que deux autres zones échappent encore au gouvernement syrien : une poche désertique à la frontière jordanienne, où se trouve implantée une base américaine parfaitement illégale qui empêche toute approche de l’armée nationale syrienne et de ses alliés. De temps à autre, un groupe rebelle en part pour attaquer des unités de l’armée régulière. Cette situation bafoue le droit international et donne un aspect comique au titre de l’article « Désordre mondial », qui reprenait une récente critique britannique à l’encontre de la Russie. Franchement, qui, de la Libye à la Syrie, a créé le désordre depuis 2011 ? L’autre secteur passé sous silence est beaucoup plus vaste : il comprend notamment tout le territoire au nord de l’Euphrate, de la frontière turque à l’Irak, et une poche autour de Raqqa. Celle-ci est sous le contrôle des milices kurdes marxistes appuyées par les Occidentaux et réprouvées par les Turcs. Elle comprend de nombreux gisements pétroliers dont la production est évidemment volée à la Syrie.

Ainsi Assad aurait « mené une guerre sanglante contre son peuple » et aurait « fabriqué des extrémistes sunnites »… Les réfugiés fuyant sa répression auraient provoqué la vague populiste européenne en retour. Si le peuple syrien avait été unanime contre le « régime », celui-ci n’aurait pas tenu. Le nombre considérable des morts chez les loyalistes montre que le « régime » n’était pas seul. Une partie importante des Syriens a soutenu le président Assad, soit parce qu’ils adhéraient au régime comme la majorité des alaouïtes, soit parce qu’ils craignaient bien davantage les exactions de rebelles le plus souvent djihadistes, comme les chrétiens ou les druzes, soit encore comme beaucoup de sunnites, parce qu’ils voulaient le rétablissement de la sécurité et d’une vie « normale ». Beaucoup de « rebelles » étaient des étrangers, parfois des Français. Oublier que les chrétiens ont été victimes de la rébellion et que des « Français » ont participé à ces crimes, c’est se faire le complice de cette trahison de nos gouvernants à l’égard de cette minorité, les chrétiens d’Orient, que la France avait auparavant toujours protégés.

Enfin, si les régimes « nationalistes arabes » ont été les cibles du fallacieux « printemps arabe », ce n’est pas parce qu’ils fabriquaient de l’extrémisme, mais parce qu’au contraire ils étaient les meilleures remparts contre le renouveau de l’islamisme guerrier et conquérant nourri par la rencontre entre l’argent du pétrole et la version salafiste de l’islam. De même la saine réaction populiste contre l’impuissance européenne, notamment face à l’immigration, n’a pas attendu les exilés syriens pour se développer. Les migrants viennent pour beaucoup d’Afghanistan, de la corne de l’Afrique, du Sahel, par la Libye ou le Maroc. Les réfugiés de Syrie ont été utilisés pour justifier l’immigration illégale déguisée en demande d’asile politique. Le piège dans lequel est tombée madame Merkel est maintenant éventé.

Christian Vanneste

 Homme politique
Ancien député UMP, Président du Rassemblement pour la France, Président de La Droite Libre
( 23 août, 2018 )

Concurrence et service public

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Economie. En France, des technocrates néo-libéraux se sont emparés de l’État jacobin. D’où des mixtures auxquelles les Français ont du mal à s’adapter.

 

180628_manifestation-interprofessionnelle.jpgL’ actualité sociale des dernières semaines a mis sur le devant de la scène, à côté des agents de la Fonction publique, des entreprises nationales telles que la SNCF et Air France. Or, ce qui est à l’origine de cette célébrité médiatique, ce ne sont ni les performances économiques et financières, ni les innovations technologiques, ni la qualité exceptionnelle de leurs services, mais leur persévérance dans la grève. Au-delà des revendications immédiates à propos desquelles chacun peut voir le verre à moitié plein ou à moitié vide selon son humeur ou son intérêt personnel, ces événements devraient nous amener à réfléchir sur quelques aspects fondamentaux de notre système économique et social actuel.

Des décisions qui ne rencontrent aucun soutien populaire

À première vue, il semblerait que les causes des deux principaux mouvements sociaux n’ont pas grand-chose en commun. Le premier se présente comme une réponse à un texte législatif qui vise à « réformer » une institution que les élites perçoivent comme obsolète, alors que le second vise à « conserver », et même accentuer, les acquis sociaux obtenus par une catégorie de personnels perçus comme des privilégiés. Et pourtant, ils ont bien en commun quelque chose qui dépasse ces intérêts immédiats. Ces deux conflits résultent de décisions – bonnes ou mauvaises, là n’est pas la question – prises sous la pression d’instances administratives supranationales qui n’ont aucune légitimité et qui, par le biais du dogme de la libre concurrence – libre circulation des biens, des services, des hommes et des capitaux – remettent en cause des systèmes qui fonctionnent mais qui sont onéreux. Pour faire simple, force est de constater que les choix édictés par Bruxelles n’ont d’autre finalité que de faire apparaître comme moins onéreux certains trajets – en fait ceux qui correspondent aux « besoins » des entreprises multinationales – sans se préoccuper réellement ni des nécessités liées à l’aménagement du territoire, ni des coûts cachés discrètement mis à la charge des contribuables, ni du fait qu’en exacerbant les aspirations égoïstes des individus actu4-1.jpgregroupés en catégories uniquement identifiés par une convergence d’intérêts immédiats, ils détruisent la société. Il ne faut pas s’étonner du fait que ces « réformes » n’emportent pas d’adhésion populaire mais en même temps que les actions menées contre elles par ceux qui apparaissent alors aux yeux de tous comme des privilégiés, ne soient pas non plus vues positivement. Et ce n’est pas la propagande gouvernementale abusivement appelée « pédagogie » qui y changera quoi que ce soit, à terme. Si elle permet de calmer le jeu pendant un certain temps, elle générera des frustrations supplémentaires qui viendront grossir les mécontentements.

Le service public contre le service du public

Dans ces deux conflits, les grévistes expliquent qu’ils défendent le « service public », mais pour cela, ils prennent en otage ledit public. Que recouvre en fait cette notion de « service public » ? Normalement ce devrait être un service indispensable au bon fonctionnement de la société et qui, de ce fait, devrait pouvoir être assuré en toutes circonstances et auquel tous les citoyens devraient pouvoir avoir recours autant que de besoin. Un service public devrait être un « lien social », une forme d’expression de la solidarité entre les diverses composantes de la société. Dans un monde où les intérêts financiers communs à certains individus ont remplacé les relations entre les personnes comme agents de cohésion, le « service public » se dégrade. Il n’est même plus, ni ce que l’Union européenne considère comme un « service essentiel », ni ce que l’Organisation mondiale du commerce regarde comme un « service d’intérêt économique général ». Il est simplement devenu un secteur économique soutenu par des fonds publics en cas de difficultés, que celles-ci soient inhérentes au fonctionnement de l’entreprise ou qu’elles résultent de choix politiques qui leur sont imposés. Un « service public » est donc devenu aujourd’hui un secteur économique qui peut se permettre de ne pas être rentable, car il sera renfloué par l’argent des contribuables – qui, eux, sont de moins en moins nombreux !

actu5-1.jpgLors de sa réception du prix Charlemagne, le président Macron a déploré qu’en France on ait « une préférence pour la dépense publique plutôt que pour la norme », comme l’auraient les Allemands. Les Allemands, toujours la norme idéale de l’Europe ! Affirmant que sa politique avait pour but de « bousculer les fétiches », il laissait donc entendre qu’il voulait donner plus d’ampleur aux normes. Comme jusqu’à présent, quoiqu’en dise la « pédagogie » gouvernementale, la dépense publique n’a pas pris le chemin de la baisse, les Français vont pouvoir bénéficier à la fois de plus de dépenses publiques et de plus de normes. Est-ce cela le « changement » attendu ?

La concurrence contre les privilèges

Mais ces deux conflits révèlent aussi un autre aspect de l’évolution actuelle de nos sociétés. La « pédagogie » officielle explique que la libre concurrence est un facteur de progrès ; qu’elle permet d’offrir au consommateur plus de services, de meilleurs services, une plus grande qualité, tout cela au moindre coût. Mais dans un monde où seul l’intérêt financier compte, il est plus important de faire apparaître un meilleur coût, facilement mesurable, qu’une plus grande qualité, plus difficile à percevoir, surtout lors des achats impulsifs et compulsifs. Il en résulte que la concurrence a pour but premier de faire baisser les prix, quitte à chercher à masquer derrière une présentation attrayante les différences de qualité. Dans une société où plus personne ne cherche à servir mais où tout le monde cherche à vendre, la concurrence est en fait devenue un outil majeur pour lutter contre les « avantages acquis », pour détruire tous les privilèges, que ceux-ci soient légitimes ou non. En se mettant en grève pour défendre les « spécificités à la française », les cheminots comme les pilotes d’avion sont acculés à défendre leurs privilèges. Il faut bien s’entendre : malgré la propagande égalitaire développée par une démocratie individualiste, les privilèges ne sont pas, en soi, de mauvaises choses. Ce qui est mauvais c’est de les laisser se scléroser et de ne proposer pour remédier à cet abâtardissement que de les supprimer. Pour parler clairement, ce qui est choquant, ce n’est pas que les cheminots bénéficient d’un statut particulier mais que tous les éléments de ce statut ne paraissent plus justifiés.

En vérité, ce qui est choquant dans ces conflits ce n’est pas de savoir si ces entreprises doivent ou non être détenues, en tout ou en partie, par l’État, mais de voir que malgré leur rôle essentiel au service du bien commun, ils puissent s’arrêter et mettre en péril des quantités d’activités exercées honnêtement par d’autres membres de la communauté nationale. Peut-être, faudrait-il rappeler aux grévistes le discours du pape Pie XII, le 21 octobre 1948 : « Si la grève est un droit inscrit dans la Constitution, auquel certaines catégories de travailleurs se sont trouvées dans la nécessité de recourir à la suite du déséquilibre entre les salaires et les prix, il n’est pas permis de l’employer à des fins politiques, ni d’en user de telle sorte qu’elle finisse par léser la nation elle-même et par porter atteinte à l’autorité de l’État ». Tout est dit.

François Reloujac

( 23 août, 2018 )

Poutine valse à Vienne et négocie ses exportations de gaz avec Merkel malgré les menaces de Trump

 

Lu sur « boulevard Voltaire »

 

Les dernières visites européennes de Vladimir Poutine ont fait couler beaucoup d’encre.

Le président russe s’est d’abord rendu à Vienne, le 18 août, au mariage du ministre des Affaires étrangères autrichien Karin Kneissl. Le jeune chancelier conservateur (ÖVP) Sebastian Kurz était présent, ainsi que le vice-chancelier Strache (FPÖ) et de nombreux ministres. Le secrétaire général de l’OPEP, le Nigérian Mohammed Barkindo, faisait également partie des invités. Poutine prononça un discours dans un allemand impeccable, valsa avec la mariée et laissa ses accompagnateurs cosaques animer la soirée.

Les réactions ne se sont guère fait attendre. Une partie de la classe politique et de la presse autrichiennes vitupéra pour dénoncer une soi-disant rupture de la traditionnelle neutralité autrichienne. Et l’Ukraine, toujours en pointe dans l’escalade russophobe, annonça qu’elle rejetait dorénavant la médiation autrichienne dans la crise du Donetz. Tous oublient, sans doute, que c’est la droite (avec toutes ses composantes) qui a remporté les dernières élections en Autriche et que le nouveau chancelier a clairement appelé l’Union européenne à lever ses sanctions contre la Russie. On ne savait, d’ailleurs, pas que ces sanctions s’appliquaient également aux mariages !

Le président russe était déjà loin de tout cela car, le soir même, il rencontrait Angela Merkel pour un long entretien en tête-à-tête. Aucun communiqué n’a été diffusé ensuite, mais on sait quels sont les points qui furent abordés : la reconstruction de la Syrie (Poutine réclame une aide financière de l’Europe), l’accord nucléaire en Iran (que les deux partenaires veulent sauver malgré Trump) et, surtout, le projet de transit gazier Nord Stream 2.

Actuellement, les exportations de gaz russe vers l’Allemagne passent en mer Baltique par Nord Stream 1, inauguré en 2011. Elles assurent 40 % de l’approvisionnement allemand et 30 % de celui de la France.

L’Allemagne, qui aura de plus en plus de besoins en gaz compte tenu de la fin programmée de son programme nucléaire, souhaite augmenter ses importations de Russie. Elle est donc un partenaire résolu de Nord Stream 2, qui doublera les capacités de Nord Stream 1. Les travaux ont commencé en mai et devraient s’achever début 2020.

Mais les Américains ne l’entendent pas ainsi et font une pression très forte sur l’Europe pour que ce projet n’aboutisse pas. Le prétexte est l’indépendance gazière de l’Europe, qui ne doit pas trop dépendre du méchant Russe (touchante sollicitude américaine). La vraie raison est le surplus de gaz liquéfié américain que seule l’Europe pourrait absorber. Mais à un prix nettement plus élevé que le gaz russe…

Le Congrès américain n’y est pas allé par quatre chemins : il a voté une loi permettant des sanctions contre toute entreprise européenne participant à la construction ou au financement du projet ! Trump a confirmé cette position et prévient que ses décrets d’application durciront encore les sanctions.

Mais l’Allemagne n’entend pas céder à la menace et plusieurs dirigeants européens ont protesté contre l’ingérence américaine.

Pour une fois que l’on pourra soutenir Merkel…

Antoine de Lacoste

( 20 août, 2018 )

NKM : Bons baisers de New York

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

 

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Savez-vous ce qui préoccupait la gent médiatique hier, un dimanche de fin d’été ?

De quoi étaient faits les bulletins d’information en première ou deuxième position ? Et, comme ce qui intéresse les médias est le reflet de ce qui bruit dans la classe politique – ou réciproquement – savez-vous quel était le centre d’intérêt de ce microcosme global dont le souci devrait être l’avenir de la France et du monde, un rien inquiétants ? Eh bien ! c’était le sort politique de NKM, qui vient de démissionner de son poste (?) de « conseiller de l’opposition » à la mairie de Paris. On tremble et on s’émeut parce que cette femme politique de si vif talent et de si grande importance, dont la carrière fut brillante (députée, maire, deux fois ministre, candidate – malheureuse – à la présidence de la République) part exercer un emploi à New-York chez Cap Gemini pour plusieurs années… Sa période d’essai vient de s’achever ; bien entendu, son emploi est confirmé (un CDI …), NKM va donc l’occuper à plein temps sans doute pendant quatre ou cinq ans et voilà pourquoi elle vient de rompre les amarres avec ses amis de l’opposition à Anne Hidalgo à la marie de Paris. Voilà de quoi l’on est affligé à Paris dans le milieu que nous avons dit …

Nathalie Kosciusko-Morizet n’a pourtant d’importance qu’en raison de la caste et/ou de la communauté à laquelle elle appartient par naissance et par privilège. Famille très ancrée à gauche et même à l’extrême-gauche depuis plusieurs générations, milieu cosmopolite, de la grande bourgeoisie d’argent.

Éric Zemmour a maintes fois montré l’inexistence de sa mouvance politique dans l’opinion française : un centrisme gauchard blotti au sein des ex-RPR et UMP. Seuls des accords électoraux de convenance apportent à ces gens-là des sièges au parlement et des ministères. Point du tout leur poids électoral.

Archétype de la couche supérieure argentée et influente du monde bobo, soignée, élégante, pomponnée, facétieuse, affectée et même maniérée, artificieuse, narcissique, sa parole murmurée est toujours dans l’air du temps et de la mode, si possible de l’ultra-mode, en avance d’au moins une modernité. Mais pourquoi l’écouter si tout ce qu’elle va dire est couru d’avance, fixé par la mode et les tics bobos ? La dernière présidentielle a démontré qu’elle a en fait, contrairement à ce qu’elle feint de croire, fort peu de monde autour d’elle. New-York s’imposait. NKM ne manquera à personne.

15536310.jpgPeut-être n’a-t-elle jamais dit en public qu’une seule chose qui soit intelligente et vraie, qui mérite d’être rappelée, et c’est pourquoi nous écrivons ces lignes. Ce fut lorsqu’elle a prononcé cette solennelle mise en garde à propos de Patrick Buisson, comme si, soudain, la Patrie était en danger : « ce n’est pas Nicolas Sarkozy que Buisson veut faire gagner, ce sont les idées de Charles Maurras »…  Ce Maurras qu’elle n’avait pas lu – mais que lui importait ? – dont elle ne savait à peu près rien, sauf, par la vieille tradition révolutionnaire de sa famille, qu’il incarnait « la réaction ».

Mais l’idée était vraie. Étaient-ce les idées de Charles Maurras – M le superficiellement maudit – que Patrick Buisson installé à l’Élysée voulait faire gagner – malheureusement via Sarkozy ? Disons : simplement des idées de salut national, mûrement réfléchies. Ce qui revient à peu près au même.

Malgré l’insignifiance de fond de sa trajectoire politique, NKM nous rappelle avec une certaine lucidité toute d’inquiétude et d’alarme que des circonstances se présentent toujours et se présenteront encore où l’on peut tenter « l’aventure » de faire triompher ses idées. Pourquoi pas les nôtres qui sont fondatrices et consubstantielles de notre nation ?

L’Histoire regorge de tels épisodes, dont un très récent.  

* Illustration ci-dessus (Maurras et Buisson) reprise de L’Obs

( 18 août, 2018 )

Claude Lévi-Strauss à propos des « idées de la Révolution »

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

« La révolution a mis en circulation des idées et des valeurs. On peut toutefois se demander si les catastrophes qui se sont abattues sur l’Occident n’ont pas trouvé aussi là leur origine. On a mis dans la tête des gens que la société relevait de la pensée abstraite, alors qu’elle est faite d’habitudes, d’usages, et qu’en broyant ceux-ci sous les meules de la raison, on réduit les individus à l’état d’atomes interchangeables et anonymes. »  ■ 

 

Claude Lévi-Strauss 

De près et de loin, entretiens avec Claude Lévi-Strauss par Didier Eribon, Odile Jacob, 1988 ; rééd. 2008.

( 18 août, 2018 )

L’Europe a-t-elle raté la paix en 1917 ?

 

Lu sur le site de « La France Catholique ».

 

Les propos sont recueillis par Joël Broquet

 

Pourquoi organisez-vous le 2 octobre prochain un colloque intitulé » L’Europe a-t-elle ratée la paix en 1917 ? Est-ce du à l’échec des négociations secrètes entre la France et l’Autriche. Sur quoi ont-elles butés.

Joël Broquet : Ce colloque, qui se tiendra au siège de l’Institut Culturel Hongrois de Paris bénéficie du parrainage du Figaro Histoire et de « Vivre Ensemble ! » et est organisé par plusieurs associations dont la Ligue des Droits du Religieux Ancien Combattants (DRAC), l’Institut de l’Histoire des Monarchies, La Fédération, le Carrefour des Acteurs sociaux.

Henri Peter : Les négociations de l’Empereur Charles d’Autriche pour sortir de l’impasse sont les plus connues, mais elles ne sont pas les seules, elles s’insèrent dans de nombreuses tentatives, venant aussi d’Allemagne en particulier Nous allons toutes (presque toutes ) les examiner. Par exemple, celle du député catholique allemand du Zentrum Erzberger dont on ne parle presque jamais ou de Lanken Des historiens de plusieurs pays tenteront de nous éclairer à ce sujet.

Peut-on mettre cette volonté de paix au crédit de l’Empereur Charles ? Est-ce justifié

Incontestablement Charles était sincère et il était aussi portée par sa foi avec Zita. Malheureusement il a été trop isolé dans son pays, otage aussi de son alliance avec l’Allemagne., qui s’est montré trop hésitante pour s’engager Il est sûr aussi que les pays de l’Entente n’ont pas fait grand chose pour l’encourager, suite à leur alliance avec l’Italie. Il y a eu chez beaucoup de responsables une évidente mauvaise volonté. On peut presque parler de sabotage de ses interlocuteurs , Briand excepté. Peut être aussi que Charles n’était pas assez armé et préparé à ce rôle pour imposer sa volonté à ses Ministres.

On parle peu de la France du rôle joué dans ces tentatives par le pape Benoit XV ? Pourquoi. Son rôle mérite-il d’être réévalué ?

Là est tout le problème et c’est peut être une des raisons essentielle de ce colloque qui se veut novateur sur ce point là : à ma connaissance l’’historiographie, du moins en France, a délibérément ignoré ou occulté les tentatives de Benoit XV pour arrêter ce conflit, véritable guerre civile européenne selon Lyautey et on peut parler quand même de ses avertissements prophétiques En 1915 le pape précise-t-il pas que les nations ne meurent pas, « car si elles sont humiliées et oppressées, elles transmettent de générations en générations un triste héritage de haine et violence ».

Mais lors de son plan de paix en 1917 les catholiques, en particulier en France, otages de l’Union Sacrée ont eu bien du mal à s’élever à son niveau, épiscopat compris. Chacun d’un coté ou de l’autre était persuadé de son bon droit. (En France curieusement, c’est Maurras malgré sa germanophobie qui osera parler du pape comme « Berger des peuples » et non comme partie prenante au conflit).

A ce colloque doit venir l’après-midi François Latour, aussi Nathalie Renoton-Beine, une grande spécialiste de cette question, qui a publié un ouvrage très complet au Cerf, La Colombe et les tranchées, qui étudie à l’aide d’archives avec une grande précision l’action inlassable de Benoit XV, aidé de Pacelli. Le but de ce colloque, où il aura des tables rondes et où ensuite le public pourra s’exprimer, est d’explorer des thèmes encore actuels et de permettre à chacun d’y réfléchir. Il se terminera par un court extrait de « la Grande illusion » le film de Jean Renoir, qui à sa manière, permet aussi de déchiffrer l’histoire.

Inscription : accueuil@instituthongrois.fr :

( 18 août, 2018 )

Je préfère la fête de la Rosière à la fête de la musique à l’Élysée

 

Lu sur « boulevard Voltaire » cette excellente tribune

 

La fête de la Rosière, vous connaissez ? Instituée au Ve siècle par saint Médard, elle consistait à remettre une couronne de roses à la jeune fille la plus vertueuse du village. La tradition a été abandonnée en 1987 par Salency, dans l’Oise, où naquit le saint, mais la petite commune envisage de la remettre au goût du jour l’an prochain. Pas très tendance, par les temps qui courent. Alors, tollé sur les réseaux sociaux, mails insultants et même pétition : Hervé Deplanque, le maire, qui n’était pas contre, maintenant tergiverse. Pourtant, souligne Bertrand Tribout, le président de la Confrérie Saint-Médard, il ne s’agit que d’élire « quelqu’un de sympathique, au final » !

Car contrairement à ce que répète Laélia Véron, l’initiatrice de cette pétition, il ne sera pas exigé de la Rosière « pureté et virginité ». Alors, puisque Bertrand Tribout n’ira sonder ni les reins ni les culottes des candidates, que peut-il bien lui demander, à sa future Rosière, pour déclencher leur haine, à ces signataires ? Elle devra être réputée pour son « dévouement à sa famille, à [sa] disposition à faire le bien et à éviter le mal, être toujours de bonne humeur et souriante » et avoir une « propension à aider les autres ». C’est vieux jeu ? Des qualités pourtant fort appréciées d’un certain type d’associations. Passons.

Mais où va-t-on, je vous le demande, si les filles ne peuvent plus se montrer ingrates et égoïstes ? Et scandaleux, n’est-ce-pas, qu’en 2018, des jouvencelles se sentent bien dans leurs baskets, ne se lèvent que rarement mal lunées et n’éprouvent aucun dégoût à rendre service ! Mais, dites donc, elle ne va pas être facile à dénicher, cette Rosière salencienne ! Détrompez-vous ! Des garçons (de cortège) et des filles de bonne nature et bien élevés, « on en a déjà plus qu’il n’en faut », annonce Bertrand Tribout. Ah, ce n’est pas comme au bon vieux temps des films de Jean Boyer ! En 1950, au village ? Toutes des dévergondées ! Pas une seule fille, parmi les trente, digne de devenir la Rosière ! Mme Husson dut se rabattre sur… un Rosier ! Le benêt du village, délicieusement interprété par Bourvil, qui a raflé le prix, les lauriers et, pas si benêt… la Marie !

Affligeants et ignorants, ces pétitionnaires. Car, en fait, des fêtes catholiques de la Rosière, il en existe plein. L’année dernière, Moissac en a même élu deux : une « adorable et méritante » Moissagaise, mais aussi la Rosière de la France entière. Une fête bon enfant à laquelle se presse chaque année un public nombreux. Eh oui.

N’en déplaise aux mauvais coucheurs obsédés par la laïcité – c’est un prêtre, en plus, qui couronnera la lauréate ! -, en même temps que bouche cousue quant à une autre religion qui, de notoriété publique, érige la virginité en condition sine qua non ; n’en déplaise à ces gens de mauvaise foi, qui s’offusquent de la dépense d’argent public (on ne rit pas), célébrer le bien, le beau et l’esprit de service – des qualités nobles, pouah !- à travers ces saines jeunes filles, c’est autrement plus rafraîchissant que de tomber sur des Madonna, des Miley Cirus ou des Lady Gaga qui exhibent leur intimité, ou de voir et d’entendre des rappeurs beugler des cochonneries, en se tortillant du c…, à l’Élysée !

Caroline Artus

 Ancien chef d’entreprise
( 18 août, 2018 )

Le spasme aoûtien d’une « chercheuse » de l’IRSEM

 

Communiqué de Bernard Lugan

 

https://bernardlugan.blogspot.com/2018/08/le-spasme-aoutien-dune-chercheuse-de.html

 

En publiant un tweet aussi vulgaire qu’intellectuellement indigent en réaction à un dossier de l’Afrique réelle consacré à l’économie africaine, Sonia Le Gouriellec, « chercheuse » à l’IRSEM (Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire) semble avoir subi l’un de ces coups de chaleur dont le mois d’août est coutumier.

Je ne peux évidemment que me réjouir de ce que Sonia Le Gouriellec – qui ne publie à peu près rien -, lise aussi assidûment l’Afrique Réelle. Néanmoins, comme elle appartient à l’IRSEM, tout ce qu’elle écrit engage cet organisme rattaché à la Direction générale des relations internationales et de la stratégie (DGRIS) du Ministère de la Défense dont les deux principales fonctions sont d’apporter un concours à l’enseignement militaire supérieur et de soutenir le rayonnement de la pensée stratégique française.

A ce double titre, l’excellence est attendue de cette « chercheuse » car, au bout du compte, c’est la vie de nos soldats et le prestige de nos Armées qui sont en jeu.

Si son tweet fait litière du prestige, pour ce qui est de l’excellence, Sonia Le Gouriellec s’était déjà distinguée au mois d’octobre 2017, en signant ès-qualités, une tribune caricaturant la réalité ethnique que nos unités engagées au Mali, notamment dans la région dite des « Trois frontières », vivent au quotidien (voir mon étude sur la région dans le numéro 104 de l’Afrique Réelle).

Or, nos Armées attendent de l’IRSEM autre chose que les hallucinations et les spasmes de « chercheurs » qui, à défaut d’avoir pu être recrutés dans les Universités, se sont insolitement enkystés au sein de la nébuleuse de la Défense.

Incapables de contre-argumentation scientifique respectueuse et mesurée, ils n’ont, pour tenter d’exister, d’autre alternative que l’invective primaire sur les réseaux sociaux.

Primaire en effet car, dans la « discussion » qui suit son « tweet », Sonia Le Gouriellec, telle une mauvaise élève de CM2, écrit « ça va de paire », commettant ainsi une double faute majeure, ce qui, au temps des « Hussards noirs de la République», lui aurait valu une… « paire de claques ».

 Bernard Lugan

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