( 9 septembre, 2017 )

Après la mort de Pierre Bergé

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

En deux mots.jpgLa mort de Pierre Bergé fera pleurer ces jours-ci dans les chaumières de gauche – souvent de riches demeures, de luxueux riads à Marrakech où tout est permis, ou d’hollywoodiennes villas à Tanger – dans les milieux homosexuels aussi, parmi les malades du sida ou ceux qui, en un sens, font en sorte de l’attraper, enfin dans la presse où il s’était forgé un empire.

Bergé était un fidèle et généreux soutien de tous ceux-là. Sa fortune amassée jadis avec Yves Saint-Laurent lui en donnait les moyens. Il les avait mis au service de ces causes, sans-doute utiles aux malades du sida. Pas à la France.

Au moment où il quitte la scène, où il s’est montré si longtemps, nous ne verserons pas ici dans la polémique facile, encore moins dans l’insulte vulgaire. Laissons cela à ceux qui s’en contentent. « Bon débarras ! », par exemple, serait à la fois trivial et naïf, car dans les milieux qu’il fréquentait, les Pierre Bergé ne manquent pas et se reproduisent, quoique souvent sans enfant, avec la plus extrême facilité.

On ne peut raisonnablement nier qu’il ait été un homme de culture. Sa vie agitée et, comme diraient les médias, sulfureuse, lui a tout de même laissé le temps de lire, d’aimer la littérature et les livres, de constituer des collections d’œuvres d’art exceptionnelles, parmi lesquelles quelques pures merveilles. Il pouvait parler de Montaigne ou de Stendhal avec une véritable érudition et beaucoup de finesse. Il procédait d’une époque où la culture était encore répandue et honorée. Il n’en était pas dépourvu.

Il n’empêche que ses goûts, ses passions et son action se sont portés sur des causes destructrices de la société qui a donné naissance et consistance à cette culture.

Esprit non dénué d’une part prévalente de perversité, il a aimé et soutenu ce qui dissout, détruit, déqualifie notre société et notre culture. Ou ce qu’il en reste.

Disons simplement qu’il n’a pas été un serviteur de la France. Ou, si l’on préfère, qu’il en a été un très mauvais serviteur

( 6 septembre, 2017 )

L’armée libanaise attaque Daesh

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Depuis environ trois ans, plusieurs milliers d’islamistes d’Al Nosra (devenu Fatah al Cham) et de Daesh ont trouvé refuge dans les montagnes libanaises le long de la frontière syrienne.

Dans ces zones difficiles d’accès, les djihadistes pouvaient se reposer, s’approvisionner en armes et recruter de nouveaux combattants dans les camps de réfugiés syriens situés à proximité.

Ils n’hésitaient pas également à organiser des raids meurtriers sur la Syrie.

Les combattants libanais du Hezbollah ont lancé fin juillet une vaste offensive contre les positions d’Al Nosra. En effet, libérés des durs combats d’Alep et des environs de Damas, les chiites disposaient des effectifs nécessaires pour mettre fin à la présence plus qu’encombrante des islamistes sunnites sur le sol libanais. La défense d’Al Nosra fut, comme d’habitude, acharnée. Mais, moins nombreux et moins bien armés, ils durent céder. Après d’âpres négociations, les survivants furent autorisés à se retirer vers la zone de refuge habituelle des islamistes : la province d’Idlib située dans le nord-ouest de la Syrie.

L’armée libanaise, sensée être au dessus des divisions confessionnelles, s’était contentée de sécuriser la ville d’Ersal, ultime point d’ancrage des djihadistes. Elle ne pouvait en effet mener une offensive conjointe avec un mouvement exclusivement chiite.

Elle vient à son tour de passer à l’offensive, toujours dans les montagnes proches de la frontière syrienne, mais contre Daesh cette fois.

Enfin ! Il y a bien longtemps que l’on espérait une initiative d’envergure de l’armée contre l’Etat islamique qui avait tué et fait prisonnier plusieurs de ses hommes lors des combats de 2014. Deux d’entre eux avaient ensuite été égorgés, un chiite et un sunnite.

Les combats qui se déroulent devraient se conclure favorablement : les trois-quarts du territoire contrôlé par Daesh ont été repris en quelques jours et toute contre-attaque semble illusoire.

Ce qui est particulièrement intéressant dans cet événement, c’est qu’une offensive similaire s’est déroulée côté syrien menée par le Hezbollah et, surtout, l’armée syrienne. Il ne fallait évidemment pas laisser la possibilité aux hommes de Daesh de reculer devant l’armée libanaise et de trouver refuge dans les montagnes syriennes. Pris en étau, ils n’ont aucune chance.

Symboliquement, c’est un pas important qui vient d’être franchi. Même si l’armée libanaise le nie, il est évident qu’elle a coordonné son action avec l’armée syrienne.

C’est une grande première depuis le début de la guerre en Syrie et c’est de bon augure pour vaincre les islamistes. Il ne s’agit pas d’oublier les drames du passé : le Liban a payé un lourd tribut à l’occupation syrienne. Mais l’islamisme vainqueur en Syrie aurait ensuite détruit le Liban et chacun semble l’avoir compris. La priorité est donc là : détruire Daesh, Al Nosra et les autres mouvements islamistes sunnites que les Etats-Unis et l’Europe ont criminellement soutenus. Pour cela, la Syrie et le Liban doivent travailler ensemble.

Le nouveau chef d’Etat-Major libanais, le Général Joseph Aoun, s’est déplacé sur le lieu des combats, soulignant là leur importance.

Une page se tourne et la défaite des islamistes se rapproche.

Antoine de Lacoste

( 6 septembre, 2017 )

Géopolitique • L’Afrique Réelle : le numéro de septembre 2017 est paru

 

Sommaire  

Actualité

Kenya : Entre les illusions de la croissance et les réalités ethniques

- La crise de la terre

- Luo contre Kikuyu ou les ravages de l’ethno-mathématique démocratique

Dossier

Sahel : L’ethnicisation du jihadisme

Débat

Afrique : Le déterminant ethnique

 

Editorial de Bernard Lugan

 

611995209.jpgDu Sahel à la zone guinéenne ou à la région péri-tchadique, l’ouest africain est en crise :

- Au Mali où la question nord-sud n’a pas été réglée et où l’islamisme est d’abord la surinfection d’une plaie ethnique, les attentats se multiplient et le chaos menace, s’étendant au centre du pays et débordant sur le Burkina Faso. En plus de ses propres crises, le Niger subit les conséquences des conflits malien et libyen. Quant au Tchad, il est saigné par la perte de ses revenus pétroliers, ce qui y réveille les vieux démons…

- Plus au sud, la Guinée risque de voir renaître ses oppositions ethniques à la faveur du prochain scrutin présidentiel, cependant que la Côte d’Ivoire ne parvient toujours pas à surmonter ses divisions.

- Dans le golfe de Guinée, le Nigeria est en pleine incertitude avec un président malade qui ne dirige plus un pays devenant peu à peu une sorte de bateau-ivre. En dépit de ses problèmes linguistiques, le Cameroun connaît un calme relatif avant la tempête qui risque de s’abattre sur lui à l’occasion de la campagne présidentielle de 2018.

Dans tous ces pays la « communauté internationale » (lire les Occidentaux), a imposé des élections en postulant qu’elles allaient y régler les crises. Sans tenir compte des leçons du passé et sans remettre en cause leur credo philosophique, les dirigeants des pays du Nord continuent de parler de « bonne gouvernance » et de démocratisation. Tétanisés par les dogmes qui les corsètent, ils nient ou ils refusent de prendre en compte les grandes réalités qui sont pourtant au cœur des problèmes africains : nous sommes en effet face à des sociétés communautaires et enracinées alors que le démocratisme est une idéologie individualiste, universaliste et hors sol.

Comment, dans ces conditions, prétendre que la démocratisation pourra ramener un semblant de stabilité dans des pays où le système du « One man, one vote » débouche sur l’ethno-mathématique, à savoir le triomphe automatique des représentants des ethnies les plus nombreuses, les plus prolifiques ?

Dans les Afriques où la criante nécessité d’Etats forts est une évidence, l’impératif démocratique décrété à la Baule par le président François Mitterrand le 20 juin 1990 a eu des conséquences désastreuses dont nous n’avons fini de mesurer les dégâts. Le multipartisme y a en effet affaibli des Etats en gestation et réveillé les luttes de pouvoir à travers des partis qui ne sont, dans leur immense majorité, que des habillages ethniques. C’est pourquoi il importe de permettre à l’Afrique de reprendre au plus vite ce « raccourci autoritaire » qui traumatise tant les démocrates européens, mais qui, seul, est peut-être susceptible, un jour, de provoquer une coagulation nationale [1].  •

[1] Voir à ce sujet mon livre Osons dire la vérité à l’Afrique. Le Rocher, 2015.

( 6 septembre, 2017 )

Ukraine : intangibilité des frontières ? Allons donc !

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

 

En deux mots.jpgDe tous les dogmes en vogue en matière de politique étrangère, le plus stupide, le plus irréaliste, et le plus ignorant – en particulier de la géographie et de l’Histoire – c’est, sans conteste, celui de l’intangibilité des frontières.

Lesquelles, en effet ? Sans remonter au déluge, le XXe siècle a passé son temps à les modifier en tous sens : à l’issue de la 1ère Guerre Mondiale où l’on dépeça l’Autriche-Hongrie et la Turquie, sur les dépouilles de laquelle Français et Anglais tracèrent arbitrairement les bien embarrassantes frontières de l’actuel Proche-Orient ; à la fin de la Seconde Guerre mondiale où la carte de l’Europe fut refondue, dans la foulée  de Yalta ; lors de l’éclatement de l’URSS enfin, à quoi s’ajoute la dislocation subséquente de la Yougoslavie et de la Tchécoslovaquie que les traités d’après la Grande Guerre avaient pourtant instituées.

Au total, l’Europe actuelle compte nombre d’Etats qui n’existaient pas avant 1914, 1945 ou autour de 1990. De fait, le principe de l’intangibilité des frontières n’a cessé d’être foulé aux pieds à l’époque moderne, comme en toute autre de l’Histoire. Croit-on que l’on va s’en tenir éternellement au tracé actuel des frontières de l’Europe, que les choses vont s’arrêter là ?

Et est-ce au nom de ce principe de l’intangibilité des frontières qu’Emmanuel Macron vient crânement de déclarer sa ferme intention de mener la vie dure à Vladimir Poutine à propos de l’Ukraine, ou même de la Crimée ? Pourquoi ? Ce n’est guère sérieux.

Nous ne sachons pas que du temps de l’Union Soviétique, sous Staline, Khrouchtchev, Brejnev, ou même Gorbatchev, aucun Etat, aucune diplomatie occidentale, aient, alors, jamais contesté que l’Ukraine – ou la Crimée – fût russe. Personne n’aurait alors songé à s’en aviser, encore moins à en saisir les Soviétiques,

Selon l’Histoire, l’Ukraine est le berceau de l’ancienne Russie autour de l’an 1000, où Vladimir, grand prince de la Rus de Kiev, décida, que la Russie serait chrétienne, et, de surcroît, orthodoxe, à cause de la beauté des cérémonies byzantines. Le baptême de la Russie, fut décidé à Kiev, à l’époque où Moscou n’était qu’un gros village. Sous l’angle culturel plus récent, Gogol, Prokofiev ou Tchaïkovski sont Ukrainiens ; ce sont surtout, cependant, sous le regard du monde entier, de grands artistes russes. Aujourd’hui, encore, l’église orthodoxe d’Ukraine est rattachée au Patriarcat de Moscou, ce qui n’est pas, ici, sans importance spirituelle et politique.

Les « démocraties » ont reconnu naguère les frontières de l’Union Soviétique, Ukraine et Crimée comprises, toutes deux déjà russes sous les derniers tsars.

Elles s’obstinent aujourd’hui, alignées sans scrupules sur la politique belliciste active des Américains, bien loin de leurs bases, au centre et à l’Est de l’Europe, à contester ce qu’elles ont accepté hier.

La Crimée est russe au moins depuis le XVIIIe siècle et chacun sait qu’elle ne fut rattachée à l’Ukraine, alors russe, qu’en 1954, par décision en quelque sorte administrative de Moscou, prise en l’occurrence par Nikita Khrouchtchev. Singulière paternité pour cette Crimée ukrainienne à laquelle sans autres raisons s’accrochent les Occidentaux.

Au risque de choquer quelques lecteurs, notre avis est que l’équilibre, la tranquillité et, tout simplement, la paix de l’Europe, seraient infiniment mieux assurées si, sous une forme ou sous une autre, préservant, autant que possible, sa toujours relative indépendance, l’Ukraine – c’est chose faite pour la Crimée – retrouvait sa place historique dans l’orbite, la zone d’influence, russe. C’est précisément à quoi notre diplomatie ne cesse de s’opposer pour l’instant. Elle continue de fonder son action sur les principes du « format Normandie » plutôt que sur l’esprit de la rencontre franco-russe de Versailles. Cette position ne peut manquer de laisser la crise ouverte pour longtemps en Ukraine.

Ce grand Etat mafieux, cette nation composite, dont l’identité est peu définie, qui ne fut presque jamais indépendante et, au contraire, continuellement partagée entre ses voisins ; dont les finances, minées par la corruption de ses dirigeants, sont en ruine, ne nous semble pas pouvoir être artificiellement attirée, sans dommages, embarras de toutes sortes, et sans que se perpétue dangereusement un état de tension permanente avec la Russie, vers l’Europe de l’Ouest ou, pis, sous la coupe de l’OTAN.

( 5 septembre, 2017 )

Sale temps pour la presse libre

 

Lu sur « le Réveil Français »

 

Le cas Polony

Cela fait bien longtemps que la notion de « liberté de la presse » relève de l’incantation, les grands patrons propriétaires des média ne peuvent s’offrir un tel luxe. Tant pis pour le pluralisme et l’ennui que cela procure aux citoyens transformés ainsi en consommateurs passifs. S’agissant de Natacha Polony, elle n’a certes pas exactement le même profil que le très médiocre et très servile Bruno Roger Petit.
Et on s’étonne que les français n’aiment pas le monde de la presse.

 

Sale temps pour la presse libre dans actualités Natacha-Polony

Depuis quelques temps, nous étions nombreux à nous poser de plus en plus expressément la question : mais qui arrêtera Natacha Polony ? C’était sans compter la formidable et fulgurante répression menaçant sévèrement le pluralisme de moins en moins démocratique de la presse, qui n’a pas tardé à s’abattre sur l’ancienne chroniqueuse de On n’est pas couché et du Grand Journal. L’éviction de Natacha Polony d’Europe 1, où elle intervenait dans la Matinale aux côtés de Thomas Sotto, dans le « Médiapolis » de Duhamel et dans le Débat d’Europe Soir (complètement illégitime d’ailleurs, puisque le quart d’heure de la Matinale qu’elle animait réalisait les meilleures scores d’audience de la chaine), a été suivi de son licenciement de Paris Première la semaine dernière. Elle y avait, avec son émission « Polonium », auparavant carte blanche, tant dans le choix des thèmes que de ses invités.
On ne saurait voir dans cette série d’expulsion un cas isolé. Au contraire, elle s’inscrit directement dans une logique de connivence de plus en plus affirmée entre un pouvoir politico-économique et les détenteurs et actionnaires majoritaires de la grande presse. C’est d’ailleurs cette même logique qui a présidé à la suppression début 2017 de la rubrique de macroéconomie (gérée par Romaric Godin) du journal économique La Tribune, sur ordre du nouvel actionnaire Frank Julien (groupe industriel Atalian), ou encore le licenciement d’Aude Lancelin de l’Obs, organe officiel du néo-conservatisme de « gauche », en mai 2016. On ne peut d’ailleurs manquer de rapprocher les prises de position de cette dernière, auteure du Monde libre, pamphlet sulfureux dont le titre fait ironiquement référence au groupe détenu par Matthieu Pigasse, Xavier Niel et Pierre Bergé (Le Monde, l’Obs), dénonçant une « presse française aux mains des géants du CAC 40 »[1] pratiquant un « management par la terreur assumé »[2] , et les récentes prises de position de Natacha Polony.
Matthieu Pigasse, Pierre Bergé et Xavier Niel
De la dénonciation de la connivence généralisée des journalistes, chefs d’entreprises et politiciens au sein de réseaux d’influences (cercle Bilderlberg, etc.), aux questions posées dans l’ONPC du 2 février 2013 à Christine Ockrent sur ses relations aux réseaux de pouvoirs jusqu’à ses plus récentes prises de position au sein du comité Orwell, puis sur sa chaine Youtube Polony.tv (« Le média libre de la France souveraine »), où elle se livre à l’invective intransigeante d’un journalisme en laisse, Polony faisait manifestement tâche au sein d’un appareil totalement acquis au nouveau pouvoir du président-banquier. Ses interventions bienvenues jouaient largement le rôle du taon venant perturber un entre soi confortablement installé : « Très souvent sur ce plateau [lorsqu’elle était encore au Grand Journal sur Canal+, ndlr], je me suis retrouvée la seule à tenir un discours différent face à huit personnes autour d’une table qui étaient toutes d’accord. Je crois au pluralisme. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils m’ont fait venir. C’était pour apporter quelque chose d’autre ». (septembre 2015, dans « C à vous », France 5). « Apporter quelque chose d’autre », tout cela est bien sympathique, mais dès lors que cet apport étranger à la pensée unique se mêle à la dénonciation claire et limpide des farces présidentielles et législatives auxquelles nous avons assisté, le « pluralisme » généreux ne tarde pas à montrer son véritable visage. Et si en plus cette dénonciation se trouve enrichie par un discours anti-libéral de plus en plus cohérent, qui en vient à tirer de plus en plus gravement la sonnette d’alarme contre la négation pure et simple de la démocratie, et où la défense de la souveraineté nationale contre la sacro-sainte U.E n’est plus écartée d’un revers de main comme un bête délire réactionnaire, mais bien présentée comme la condition même de la démocratie, alors la muselière se referme d’autant plus sévèrement.
Natacha Polony, sur le site Polony.tv
Sans doute que son refus de courber l’échine devant celui qu’on nous présente comme le nouveau « leader du monde libre » (dans un article hallucinant du Point[1]) ou encore un « président-philosophe » (France Culture[2]), a-t-il joué le rôle de la goutte d’eau. Notamment depuis son intervention très remarqué sur France2, le 27 février 2017, où elle déclara, devant un Delahousse d’une sidérante mauvaise foi, que « [Macron] résiste parce que le système résiste. […] Idéologiquement il est une espèce de truc assez vide, capable de soutenir tout et son contraire. Simplement, ce qu’il a derrière lui, c’est tout simplement des forces financières, qui ont envie de suivre un programme économique très précis. On sait par qui il est soutenu : par Pierre Berger (directeur du Monde), Xavier Niel (principal actionnaire de Free, copropriétaire du journal Le Monde), Patrick Drahi (Altice, SFR Groupe, Virgin Mobile, propriétaire des médias Libération et L’Express). Il y a derrière des gens qui ont des intérêts financiers à soutenir ».
Depuis, elle n’a fait qu’insister sur l’arnaque du prétendu renouveau, la fin de l’alternance factice droite-gauche n’étant que le meilleur moyen pour le pouvoir financier de prendre enfin les choses en main, sur le mensonge d’un prétendu enthousiasme français pour leur nouveau petit prince, mais dont l’infime participation au scrutin (20 millions d’électeurs sur les 47 que comptent le pays) cache en réalité une « France fracturée, divisée, qui n’a pas vu en Emmanuel Macron le sauveur qu’on veut nous faire croire ». Les pratiques des grands médias rejoignent d’ailleurs ici dangereusement la volonté de l’exécutif et son rêve d’un journalisme policé et sans éclat (voir la dépose de plainte pour la révélation du projet de la nouvelle loi Travail). En effet, depuis son élection, le jeune monarque va jusqu’à verrouiller de plus en plus fermement les grilles dorées de l’Elysée, en se payant désormais le luxe de choisir lui-même, non pas les journaux, mais les journalistes qui auront le privilège sublime de le suivre dans ses interventions. Jamais un chef d’Etat n’avait, sous la Vème République, poussé le vice aussi loin. Jamais la pensée unique n’avait fait ressentir aussi fortement son poids écrasant. Et ce, sous les yeux ébahis et hagards des benêts convaincus qu’il suffisait de crier « No Pasaran » la main sur le cœur, en glissant un bulletin Macron dans l’urne pour sauver ce qu’il restait de la République. Le fait est que la Macronie prend de plus en plus des allures de dictature feutrée, dont les exécutants se révèlent être les putschistes des milieux financiers, formés dans les couloirs des grandes écoles de commerce. C’est la réalité de cette fameuse « société civile » aux manettes, quand elle n’est pas une masse informe de grands paumés et de gogos parfaitement dociles et lobotomisés (voir les prestations lamentables, entre autres, d’Anissa Khedler, Fabienne Colboc et Emilie Guerel, nouvellement élues députées).
Après 5 ans de travail à Europe1, l’auteure de Bienvenue dans le pire des mondes est donc brutalement sommée de prendre la porte. Elle sera remplacée par la toute inoffensive Daphné Burki, mi-animatrice de télévision, mi-égérie de campagnes publicitaires (Galeries Lafayettes, Nestlé, Dim, Femibion), mais dite « irrévérencieuse» pour avoir montré la moitié d’un sein dans la « Nouvelle Edition » (« Les boobs guident le peuple », 05/09/16). Pour la subversion on repassera, pour la résistance politique, même pas la peine d’espérer. En somme, le petit côté « rebelle » libertaire dont la bourgeoisie Canal + raffole, et qui ne risque en aucun cas de déranger l’oligarchie. La pincée de sel nécessaire pour faire avaler toutes les couleuvres. Le grain de sable certifié conforme qui ne risque pas d’endommager les engrenages.
Daphné Burki
Tout ceci s’enchaine avec une prévisibilité monotone, presque ennuyante. Après les pouvoirs absolus donnés par un parlement croupion, le concerto de violons s’intensifie, et sans fausses notes. « Cachez cette opposition que je ne saurais voir, la mise en laisse vous sied si bien ». Désormais, en 2017, l’irrévérence en Macronie se paye d’ostracisme. Qu’on se le dise.

Vu sur : Le vent se lève, écrit par : Simon Verdun

( 5 septembre, 2017 )

Et maintenant, l’école catholique qui déboulonne ses saints !

 

Lu sur « boulevard Voltaire »

Il est d’usage de vouloir démolir les égéries de ses adversaires. Pas ses propres icônes.

La démarche, on en conviendra, est assez, euh… originale.

Dans la série « Déboulonnons-les tous », voici l’école catholique qui bannit ses saints. Qui dit mieux ? Relayée par plusieurs sites d’information chrétiens, la nouvelle a suscité une certaine émotion sur les réseaux sociaux. Il est vrai que l’on a franchi un palier non négligeable dans le processus psychologique : il est d’usage de vouloir démolir les égéries de ses adversaires. Pas ses propres icônes. La démarche, on en conviendra, est assez, euh… originale.

Certains ont tenu l’inventaire : Saint-Dominique – puisque c’est le nom de cette école privée catholique de San Anselmo (Californie), qui se trouve être la plus ancienne d’outre-Atlantique – a déjà fait disparaître 162 statues sur 180, Vierge Marie en tête qui, de la cour, a dégringolé, telle une reine déchue, à la cave. Pour la direction de l’école, avec 20 % (seulement) d’élèves croyants, cette décision « inclusive » visant à ne pas chiffonner les autres s’imposait.

Restent quand même à dézinguer 18 traces de la vocation initiale de l’école – de quoi ouvrir une brocante ou un musée folklorique – et puis une ou deux petites choses encore un peu voyantes : le nom de l’établissement – quand on aura enlevé la mention « saint », il restera encore la racine latine de « Dominique » – et, pire, celui de la ville où il est sis : les racines, décidément, sont tellement profondes qu’elles sont devenues consubstantielles.

On ricane, – « Ah, ces Américains ! » -, on hausse les épaules en évoquant la Californie, cette folle. Oubliant qu’en France, on ne vaut pas tellement plus cher. Et quand je dis « tellement », c’est pour être gentille.

Si on parlait, en ce jour de rentrée, du groupe scolaire Saint-Quelconque ou Saint-Auhasard, et de toutes ces écoles catholiques de France et de Navarre, qui ont fourgué leur Thérèse de l’Enfant-Jésus chez Emmaüs et les crucifix dans le fourbi d’un cagibi, et qui n’osent plus « rien » proposer ? Ou enfin si, un atelier théâtre et un ciné-club en anglais. Mais surtout pas du « caté ».

Parfois, ils parlent des cathédrales. Puis, la semaine suivante, avec la même neutralité, des mosquées. C’est de l’histoire religieuse. Ce n’est pas sans intérêt, mais ce n’est pas du caté. Du caté dispensé par des gens formés : on ne peut transmettre que ce que l’on possède. Laisserait-on enseigner l’anglais sans vérifier au préalable que le prof sait (vraiment) le parler ?

Du caté pour tous, pour que chacun, une fois dans sa vie, en ait entendu parler : comment aimer ce que l’on ne connaît pas ? Si l’amour de Dieu, comme elle l’affirme, est le trésor de l’Église, pourquoi exclut-elle certains de la « table du partage », selon les mots du cantique éculé ? Ils ne sont pas obligés, cela va sans dire, d’apprécier, mais au moins ils auront eu le droit de goûter. Et pourquoi les parents en seraient-ils fâchés ? Quand ils poussent la porte du « Shang Palace », ils ne font pas la gueule parce que, sur la carte, il y a des nems et du canard laqué. Rien ne les a forcés à entrer, il y avait une autre crèmerie, de proximité et plus économique qu’on appelle l’école publique.

Parce qu’il faudrait peut-être se demander si ces islamistes qui ont fait leur scolarité dans des écoles catholiques privées (confer « Les Français jihadistes, David Thomson) n’aspiraient pas, alors, à une certaine verticalité, ensuite dévoyée faute d’avoir trouvé dans ladite école chaussure à son pied, si pour lutter contre cette lente glissade vers la dhimmitude volontaire il ne faut pas autre chose qu’une évangélisation molle et velléitaire. Si la fin du boxon ne sonnera pas quand, enfin, chacun d’entre nous se décidera à jouer vraiment sa partition.
Les islamistes, eux, l’ont toujours fait. On ne peut le leur dénier.

Ecrivain, journaliste
( 31 août, 2017 )

Et Saint-Michel coupa les 200 têtes du dragon..

 

Article du Réveil Français , écrit par : Henri Temple

 

A propos de La gloire des Grecs, chef d’œuvre de Sylvain Gouguenheim

 

 

Et Saint-Michel coupa les 200 têtes du dragon.. dans actualités La-gloire-des-Grecs

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Lorsque Sylvain Gouguenheim publia Aristote au Mont-Saint Michel, Les racines grecques de l’Europe chrétienne (Seuil, 2008), il fut la victime d’un spasme invraisemblable et odieux du dragon nommé Pensée unique, perturbé au plus profond de ses dogmes : car comment pouvait-on oser remettre en question l’idée selon laquelle notre accès à Aristote puisse nous être parvenu autrement que par les Arabes, notamment ceux qui occupaient le sud de l’Espagne, au premier rang desquels Averroes ? Comme l’hydre, ce dragon se vit pousser (au moins) 200 têtes vociférantes ; il occupa des pages entières de nos germanopratines Pravda. On trouve encore les noms des 200  »collègues » de M. Gouguenheim qui le lynchèrent dans cette presse: toute une inquisition issue de l’établissement d’enseignement supérieur (?) auquel l’auteur appartient (http://www.liberation.fr/tribune/2008/04/30/oui-l-occident-chretien-est-redevable-au-monde-islamique_70708). http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/04/27/laffaire-aristote-chronique-dun-scandale-annonce/. Cette inquisition soviétoïde fulmina l’entreprise (qu’elle seule avait cru voir) « de réviser (sic) l’idée d’une participation du monde islamique à l’élaboration des savoirs en Europe à l’époque médiévale….Les assises méthodologiques et les thèses de ce livre sont discutables (sic) et actuellement discutées par la communauté des spécialistes de cette période (sic), historiens et philosophes…l’affaire semble bien dépasser la simple expression de thèses scientifiques (sic). L’ouvrage de Sylvain Gouguenheim contient un certain nombre de jugements de valeur et de prises de position idéologiques à propos de l’islam; il sert actuellement d’argumentaire (sic) à des groupes xénophobes et islamophobes qui s’expriment ouvertement sur internet…L’ENS-LSH, institution laïque, républicaine et humaniste (sic), à laquelle Sylvain Gouguenheim appartient et dont il tire pour bonne part sa légitimité (sic), ne peut, par son silence, cautionner de telles déclarations. Nous, enseignants, chercheurs, élèves et anciens élèves de l’École normale supérieure Lettres et sciences humaines, affirmons solennellement que les prises de position idéologiques (sic) de Sylvain Gouguenheim n’engagent en rien les membres de son École….nous souhaitons réaffirmer avec force notre attachement à la nécessaire distinction entre recherche scientifique et passions idéologiques (sic !). Nous demandons une enquête informatique approfondie sur les points évoqués plus haut. Nous demandons que toutes les mesures nécessaires soient prises afin de préserver la sérénité pédagogique et la réputation scientifique de l’ENS LSH (sic). Et là, alors, sur ce dernier point, c’est gâté pour des décennies !
Or voici que notre grand et libre historien vient publier La gloire des Grecs (Cerf, 2017), qui n’a attiré aucune critique de la part du dragon; les 200 têtes vides sont restées silencieuse et pour cause : qui en effet s’exposerait, désormais, au grotesque de contester que les grands auteurs grecs classiques nous ont été transmis par leurs…héritiers directs, les Grecs byzantins ? Ce qui ne fait nullement disparaître Averroes, dont Thomas d’Aquin commente les opinions ; mais ce qui replace à ses justes proportions celui qui, ne lisant pas le grec, n’avait accédé à Aristote que par des traductions arabes venues de Bagdad, et travaillait sous tension politique. Averroes sera d’ailleurs banni par Abu Yusuf Yaqub (Al Mansur), et ses livres seront brûlés : les contempteurs de Gouguenheim sont bien plus proche, en fait, d’Al Mansur que d’Averroes dont ils n’ont pas compris qu’il ne fut qu’une lumière fugace dans l’Andalous, vite réprimée, et restée sans postérité (sauf le soufisme, lui aussi persécuté).
(Partie 2) Les contempteurs de M. Gougyenheim rêveraient volontiers d’une police de la pensée: ils demandent une enquête, et même  »que toutes les mesures nécessaires soient prises afin de préserver la sérénité pédagogique et la réputation scientifique de l’ENS LSH ». Une science officielle, lyssenkienne, un imprimatur ?
Nous ne voulons savoir que bien peu de l’Empire romain d’Orient qui a pourtant entretenu la flamme de la civilisation occidentale, vacillante alors à l’ouest, jusqu’ à ce que le Turc prenne Constantinople et transforme Sainte Sophie en mosquée (1453). La guerre de 100 ans se finissait chez nous et le Pape, occupé à défendre ses richesses, ne fit rien pour empêcher ce recul tragique de la Chétienté face aux assauts guerriers de l’Islam. Rien de nouveau.
La nouvelle œuvre de Gouguenheim nous explique (700 notes de références, 400 ouvrages cités, souvent avec extraits) ce que Byzance, désormais oubliée, fit pour nous : de sa somme magistrale on devra, à jamais, retenir, diffuser et transmettre, que la gloire des Grecs byzantins est de nous avoir transmis l’essence de tout ce qui fonde notre immense civilisation occidentale.
Que resta-t-il, à l’ouest, de ce monde romain, si féroce pour nos pères galliques, à sa dissolution après 5 siècles d’occupation brutale ? La longue nuit terrible du haut Moyen Age qui ne s’acheva que vers la fin du Xe siècle. En particulier avec la Renaissance ottonienne en Allemagne lorsque Otton épousant Théophanie, princesse byzantine, souveraine érudite et très influente, fit entrer les auteurs helléniques classiques en Allemagne, où la logique aristotélicienne demeure encore – bien plus, hélas, qu’en France – la matrice de la méthode intellectuelle universitaire (que même Descartes n’est pas arrivé à améliorer chez nous). Mais qui – sauf un ignorant – en serait surpris ? Le miracle hellénique classique s’est, en effet, prolongé et étendu en quatre temps: l’empire d’Alexandre, à l’est, diffuse la civilisation grecque pendant dix siècles au moins jusqu’aux Indes, et en retirera aussi des richesses mystiques (v.Plotin). L’incorporation politique forcée à l’empire romain, déjà très imprégné d’hellénisme. La période chrétienne; qui inhiba un temps les connaissances antiques, perçues comme païennes…Et la période de solitude strictement byzantine, à la chute de Rome, période qui durera près de 1000 ans !
Constantinople, Alexandrie (jusqu’en 640 et la destruction de son illustre bibliothèque par les Arabes), Byzance, ont maintenu un système scolaire dense et de qualité (paidèia); ont recopié patiemment et mis à disposition tous les chefs d’œuvres scientifiques, médicaux, philosophiques, littéraires, musicaux, religieux, antiques et anciens, dont les papyrus se dégradaient, inventant au passage l’écriture grecque cursive (renaissance byzantine des IXe/Xe siècle), la perspective en peinture. Par le sud de l’Italie, l’Allemagne, Venise, les Normands de Sicile, les moines irlandais, la culture hellénistique, déjà présente dans l’œuvre d’Augustin, s’infiltre dans tout l’ Occident.
Au fond, quoi de plus évident que le patrimoine grec nous ait été transmis de Chrétiens à Chrétiens, d’Occidentaux à Occidentaux, de voisins grecs à voisins siciliens, vénitiens, de locuteurs latins à locuteurs latins ? Jacques de Venise (v. not. p.197 à 202) au début du XIIe siècle ne fut même pas le premier à copier, traduire et diffuser des traductions latines d’Aristote.
La fragilité des acquis du savoir nous frappe. Des civilisations disparaissent sous les coups d’ envahisseurs, d’inquisiteurs ou d’autocrates. Il fallut des siècles pour revenir au niveau des connaissances des Grecs, qui avaient calculé la circonférence de la terre (Ératosthène), ou la forme de son ellipse autour du soleil (Hypatie). Au fait : nos Pravdas germanopratines n’ont pas recensé le puissant ouvrage de Gouguenheim, fort de 400 pages passionnantes d’une grande densité. Misérable. Mais Saint-Michel vient de vaincre le dragon de la Pensée unique aux 200 têtes vides. C’est là le signe que ce dragon n’est fort que de notre manque de convictions et de ténacité.
( 29 août, 2017 )

Construction d’une mosquée à Moscou : Réponse de Poutine au roi d’Arabie Séoudite

 

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

 

TRAVAUX DIVERS - Largeur +.jpgLafautearousseau a lu sur le site Taringa ! l’édifiant dialogue qui suit. Ce que nous en avons pensé est simple : Lorsque, en France, de tels propos seront tenus par des autorités politiques qualifiées, au sujet des prétentions de l’Islam dans notre pays, nous serons largement tirés d’affaire, au moins s’agissant des problèmes et tragédies que nous subissons du fait de l’immigration musulmane massive.  LFAR

 

Vladímir Vladímirovich Poutine Président de la Russie, a reçu à Moscou la visite du roi d’Arabie Séoudite. Avant de partir, le roi lui a dit qu’il voulait acheter un grand terrain et construire, bien sûr avec de l’argent entièrement arabe, une grande mosquée dans la capitale russe. « Aucun problème », a répondu Poutine, « mais à une condition : que vous autorisiez que soit construite également, dans votre capitale arabe, une grande église orthodoxe ».

« Cela ne peut pas être », dit le roi arabe. « Pourquoi ? » a demandé Poutine.

« Parce que votre religion n’est pas la vraie et nous ne laissons pas tromper le peuple.

- Je pense la même chose de votre religion et, cependant, je vous permettrais de construire votre temple s’il y a réciprocité. Par conséquent, nous avons là épuisé ce sujet.»

Mais Poutine ne s’arrête pas là. Dans un discours devant le Parlement russe, se référant à des tensions avec les minorités ethniques, il dit : « En Russie vivez en tant que que Russes ! Toute minorité, d’où qu’elle vienne, qui veut vivre en Russie, travailler et manger en Russie, doit parler russe et respecter les lois russes. S’ils préfèrent la Charia et vivre une vie de musulmans, nous leur conseillons d’aller des lieux où ce soit la loi de l’État. La Russie n’a pas besoin des minorités musulmanes ; ces minorités ont besoin de la Russie et nous ne leurs garantissons pas de privilèges spéciaux pas plus que nous n’essaierons de changer nos lois, en les adaptant à leurs souhaits. Les traditions et coutumes russes ne sont pas compatibles avec le manque de culture et les formes primitives de la Charia et l’Islam. »

( 28 août, 2017 )

Pourquoi Israël soutient les islamistes syriens

 

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Depuis le début de la guerre en Syrie, Israël soutient directement plusieurs groupes islamistes syriens. Armes, argent, médicaments ont été fournis en quantité importante aux djihadistes, en particulier le long de la frontière commune aux deux pays, sur le plateau du Golan.

Une rumeur démentie par Tel Aviv avait couru un temps : des blessés islamistes étaient soignés dans des hôpitaux israéliens. Un incident sérieux avait finalement permis la confirmation de cette information : des islamistes avaient commis des exactions dans un village druze avant de se replier, pourchassés par des habitants druzes venus en renfort.

Cette population, très à part et très soudée, vit notamment sur un territoire à cheval sur la Syrie et l’Etat hébreu. Tous les hommes sont armés et ce sont de redoutables combattants des montagnes. L’armée française en a un cuisant souvenir lors de la révolte druze de 1925.

Dans leur chasse aux islamistes, les Druzes ont constaté avec stupeur que leurs ennemis s’enfuyaient vers la frontière, où des ambulances israéliennes les attendaient pour emmener les blessés. L’affaire s’est mal finie pour les islamistes : les ambulances ont été interceptées et les blessés exécutés par les Druzes. L’armée israélienne n’est pas intervenue, afin de ne pas s’aliéner une population avec qui elle entretient de bonnes relations.

Les faits étant avérés, il faut s’interroger sur les raisons de ce soutien, qui n’est paradoxal qu’en apparence, et il y en a deux.

La première raison était le souhait de voir tomber Bachar. Les Assad sont de vieux ennemis d’Israël et la chute de leur régime aurait été l’aboutissement d’une haine tenace. De plus, cela aurait engendré le chaos dans ce pays honni :  la politique sioniste est en effet largement orientée vers la déstabilisation des régimes qui lui sont hostiles afin d’assurer sa sécurité. C’était d’ailleurs un des buts de guerre de Bush en Irak qui a parfaitement réussi puisque l’Irak n’existe plus. Ce n’était pas le souhait des Américains à qui avaient échappé quelques subtilités orientales, mais c’était bien celui des Israéliens.

La prochaine cible sera l’Iran comme Donald Trump l’a très clairement déclaré récemment pour bien marquer la persistance du lien entre Washington et Tel Aviv.

Mais depuis l’intervention russe, Israël sait que son pari est perdu et qu’Assad ne va pas tomber demain. Alors pourquoi continuer ?

Pour une raison très simple :  établir une zone tampon sur le plateau du Golan afin d’éviter le retour de l’armée syrienne le long de sa frontière. La quasi-totalité de cette frontière est ainsi aux mains des islamistes qui, sans le soutien de l’Etat hébreu, auraient été vaincus depuis longtemps.

Aussi, dès que l’armée syrienne tente de lancer une offensive, l’aviation israélienne n’hésite pas à intervenir pour sauver ses protégés, sous le prétexte de réagir à des provocations syriennes.

Au delà des Syriens, c’est aussi une façon de tenir à distance le Hezbollah qu’Israël doit déjà supporter sur sa frontière libanaise (son offensive de 2006 s’était brisée sur la défense acharnée des chiites) et n’a pas l’intention de voir se promener en plus sur le Golan.

Il va tout de même arriver un moment où les islamistes seront vaincus en Syrie et celle-ci n’acceptera pas qu’une portion de son territoire soit à nouveau annexée par Israël via des djihadistes.

La diplomatie russe sera nécessaire.

Antoine de Lacoste

( 25 août, 2017 )

Venez fêter avec nous le 60e anniversaire de la revue Lectures Françaises aux Journées Chouannes !

 

Les Journées Chouannes 2017, ce sont deux jours pour côtoyer une centaine d’écrivains qui attendent de vous rencontrer et de vous dédicacer leurs ouvrages.

C’est une dizaine de conférences ou tables rondes sur des thèmes importants de l’actualité.

C’est la présence d’exposants (éditeurs, presse amie, artisans, producteurs, associations) qui viennent vous présenter leurs publications ou leurs produits.

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8h00 : Messe basse du premier samedi du mois, par le Père Jean-Marie

9h00 : Ouverture.

10h00 : Introduction

Temps libre. Visite des stands, de la librairie, dédicaces…

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N° 99 - Hiver 2016-2017 - 1517-2017 : 500 ans de subversion protestante

10h15 : 500 ans de subversion protestante. Table ronde avec le Père Louis-Marie o.p. et Vincent Lhermite.

Le protestantisme a répandu dans tout le monde chrétien le virus du libéralisme – qui est le cœur de la Révolution. On peut le voir jusqu’au sein du Vatican qui célèbre, conjointement avec les luthériens, le cinq-centième anniversaire de la « Réforme » et a mis l’hérétique à l’honneur pour cette année 2017, « année Luther ».

Temps libre. Visite des stands, de la librairie, dédicaces…
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11h30 : Guerres de Vendée. Table ronde avec Henri Servien, Jacques Villemain et André Boscher

A l’occasion de la réédition de la Petite Histoire des Guerres de Vendée, de Henri Servien, préfacée par Philippe de Villiers, nous avons estimé important de rendre de nouveau hommage aux Vendéens morts pour Dieu et le Roi, exterminés par la Révolution.

Petite histoire des guerres de Vendée (SOUSCRIPTION)

Entracte. Visite des stands, de la librairie, dédicaces…

12h30 : Déjeuner sur place (Attention : sur réservation impérativement)

Réservez vos repas
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Vaccination - Les vérités indésirables

14h30 : Bioéthique, les horreurs du monde moderne. Table ronde avec Michel Georget et Marie-Dauphine Caron.

Dans les plans de la révolution, il faut s’attaquer aux plus faibles et justement, l’un des premiers souhaits du nouveau gouvernement et de son ministre de la Santé, a été de vouloir augmenter le nombre de vaccins obligatoire de 3 à 11.

La où meurt l´espoir, brille l´espérance
Temps libre. Visite des stands, de la librairie, dédicaces…
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Survivre à la guerre numérique

16h00 : Comment survivre à l’ère du numérique, par Éric Meillan

La révolution numérique est prête pour remplacer le cerveau humain ; tout est en œuvre. Dans un contexte international de tension politique, la guerre numérique peut commencer. Les deux récentes tentatives de déstabilisation du réseau par des hackeurs en sont le témoignage : le réseau public et de grandes entreprises ont été touchés.

Temps libre. Visite des stands, de la librairie, dédicaces…
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18h00 : 1717-2017 : 300 ans de Franc-Maçonnerie. Table ronde avec Christian Lagrave, Jean-Claude Lozac’hmeur et Alain Pascal

300 ans pour détruire le Roi, puis l’Église, dans le but de conduire tous les citoyens au laïcisme. On définit le début de la franc-maçonnerie, bien qu’elle trouve ses sources dans les philosophies plus anciennes, à la création de la Grande Loge de Londres.

Fils de la Veuve - Recherches sur l'ésotérisme maçonnique
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Henry Coston

18h30 : Hommage à Henry Coston par François-Xavier d’Hautefeuille.

Henry Coston (1910-2001), journaliste engagé, a fondé Lectures Françaises en 1957 avec Pierre-Antoine Cousteau et Michel de Mauny. En 1977, il a cédé sa revue à Jean Auguy, fondateur de Chiré (Diffusion de la Pensée Française).

Entracte. Visite des stands, de la librairie, dédicaces…

19h15 : Renouvellement de la Consécration de la DPF au Sacré-Cœur par le Père Jean-Marie, supérieur de la Fraternité de La Transfiguration

19h40 : Apéritif servi par l’équipe de Chiré

20h00 : Banquet de Chiré : Grand Diner – Débat ; 60 ans de Lectures Françaises ; Témoignages de personnalités !

Banquet servi par l’équipe de Chiré (Attention : sur réservation impérativement)

Réservez vos repas
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7h00 : Messe basse des organisateurs, par le Père Jean-Marie

9h00 : Messe basse par le Révérend Père Argouarc’h

10h00 : Messe traditionnelle chantée par M. l’abbé Jean-Yves Cottard

12h00 : Déjeuner sur place (Attention : sur réservation impérativement)

Réservez vos repas

Entracte. Visite des stands, de la librairie, dédicaces…

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Mystères et vérités cachées du troisième secret de Fatima

14h00 : Fatima : 1917-2017, centenaire des apparitions, par Joseph de Belfont.

Les XXe et XXIe siècles se comprennent à la lumière de Fatima. La venue de la Vierge Marie dans ce petit hameau du Portugal est un fait qui s’inscrit dans l’Histoire contemporaine. Le centenaire de cette manifestation céleste est une occasion unique pour mieux faire connaître le secret de Fatima et la dévotion au Cœur Immaculé de Marie.

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Église et immigration - Le grand malaise - Le pape et le suicide de la civilisation européenne

14h30 : Quelles solutions face à l’islamisation fulgurante de notre pays ? Table ronde avec Laurent Dandrieu et Lina Murr-Nehmé.

Des vagues migratoires sans précédent continuent à se déverser sur notre pays. Même l’Église actuelle s’y soumet, en refusant le droit des nations à défendre leur identité culturelle.

Tariq Ramadan, Tareq Oubrou, Dalil Boubakeur - Ce qu´ils cachent
Temps libre. Visite des stands, de la librairie, dédicaces…
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16h00 : Lectures Françaises, 60 ans de la Revue de la Politique Française.

Table ronde avec Jean Auguy, Jérôme Seguin, Pierre Romain, Claude Beauléon, François-Xavier d’Hautefeuille et Jean-Pierre Cousteau.

Temps libre. Visite des stands, de la librairie, dédicaces…
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18h00 : Le régime de Vichy en question ! par Bernard LEGOUX.

B. Legoux, reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes de l’année 1940 et du régime du maréchal Pétain, a étudié et démontré la nécessité de l’armistice de juin 1940.

La désinformation autour du régime de Vichy

Temps libre. Visite des stands, de la librairie, dédicaces…

18h45 : Conclusion par François-Xavier d’Hautefeuille suivi du mot spirituel par le R.P. Lecareux (Fraternité de la Transfiguration).

19h30 : Banquet des amis de Chiré (Attention : sur réservation impérativement)

Réservez vos repas
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Réservation de la navette
Nous aider

Pour la navette partant de la gare de Poitiers pour Chiré le samedi matin ou dimanche matin et repartant le soir

Vous pouvez nous aider par une participation financière à l’organisation de cette journée

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