( 25 octobre, 2012 )

Le billet du Prince


Il faut bien comprendre que le mariage est une institution commune à
TOUTES les religions, la pierre angulaire de toute société organisée.
Le sacrement du mariage n’appartient pas au droit civil. L’acte civil
devenu obligatoire au fil des siècles ne remplace pas le sacrement.

Si le « Pacs » a été rendu nécessaire par l’évolution des moeurs, ayant
réfléchi, comme bien d’autres gens, à ce que cela signifiait, je l’ai
trouvé positif car cela tablait sur une protection juridique.

Pour ce qui est du « mariage pour tous » cela me semble un contexte
d’autant plus surprenant qu’il s’agit à l’évidence d’une union entre
deux personnes de même sexe. Pour moi qui suis peintre, si je marie
deux couleurs différentes, chacune met l’autre en valeur, et donne vie
à une nouvelle couleur issue des deux autres. Il en va de même pour la
musique et pour tout ce qui est vivant.

Pour nous êtres humains, le mariage est non seulement l’acceptation
d’une complémentarité partagée, mais aussi pour le « croyant » une force
d’avenir pouvant conduire naturellement à la naissance d’enfants et à
la création d’une famille. Les aléas d’une existence partagée se
trouvant confortés par la force qu’inspire la foi de transcender la
quotidien.

L’enfant ne doit pas être élevé dans le reflet d’un narcissisme réciproque, mais il doit pouvoir grandir de l’attention et de l’affection d’un couple complémentaire

Au commencement, dans le Jardin d’Eden, Adam ne s’accouple pas à
Adam, ni Ève à Ève… sinon nous ne serions pas là!

L’enfant ne doit pas être l’objet d’un arrangement financier. Tout enfant a le droit de connaître ses vraies racines pour pouvoir s’y référer. L’ignorance, sa vie durant, de ses origines, pourrait être passible de folie. Je crois que nous pouvons tous le comprendre.

Telle une immense houle irréversible, ce « tsunami » pourrait conduire notre civilisation déjà trop perturbée à une disparition dévastatrice, la boussole ayant perdu tout contrôle, tout repère.

Afin de maintenir la cohésion de la famille, cellule de base de la
société, le Roi Saint Louis fut contraint de combattre l’hérésie
Cathare qui préconisait chez les Parfaits le célibat et le refus de la
procréation.

Alors parlons d’union civile et pas de mariage

HENRI COMTE DE PARIS DUC DE FRANCE

 

( 22 octobre, 2012 )

Editorial de la Lorraine Royaliste (n°294) par Philippe Schneider

Après quelques discours « lénifiants » sur des « négociations » » que le Président Hollande devait mener pour imposer son point de vue à l’Allemagne, nous avons assisté à une capitulation sans condition de sa part : le pacte budgétaire européen sera approuvé et signé dans les termes, à la virgule près, que Nicolas Sarkozy s’était lui aussi vu imposer par la Chancelière du Reich, Angela Merkel. Ce nouveau traité est dangereux. Déjà, il impose une règle budgétaire (déficit de moins de 3 % du budget) mais il est à noter que cette obligation existait déjà dans le funeste traité de Maastricht que personne ne respecta – du moins pour cette règle  et même l’Allemagne – quand ce fut jugé nécessaire. Il en sera de même dans l’avenir. Surtout, ce traité donne droit à la commission de Bruxelles, donc à l’Allemagne, de juger du bien fondé du budget de la France, ce qui marque une étape de plus – très importante – dans notre perte d’indépendance. En effet, si notre pays n’est même plus maître de décider des recettes et des dépenses du pays, que reste-t-il ? Ajoutons que l’Allemagne prévoit déjà un futur nouveau traité qui aggravera encore la situation ! Tous ceux qui voteront ce traité peuvent être qualifiés de « saloparts » !

Ils veulent détruire la France. Ils y arrivent qu’ils soient dits « de droite » ou « de gauche », comme sous Charles VI avec le funeste traité de Troyes qui reconnaissait le Roi d’Angleterre comme Roi de France. Acte de haute trahison comparable au traité de Maastricht et des suivants qui n’en sont que la suite logique comme celui signé entre Sarkozy et Merkel et que Hollande nous impose. Le pire est que nous ne voyons pas une nouvelle « Jeanne d’Arc » arriver. Mais il n’existe même pas un petit pouvoir légitime comme celui sur lequel elle s’est appuyé, celui du dauphin Charles. Bien sûr, nous avons quelques hommes politiques qui voient bien le danger et bataillent contre, comme le faisaient les Armagnacs et quelques généraux du temps de « Jeanne », mais cela ne va pas plus loin.

Comme les « cauchons » et autres « intellectuels » parisiens de l’époque, les partisans de « l’UMPS » sont réunis par un « européisme » délirant qui, pour eux, personnifie le « sens de l’histoire » comme le marxisme le fut pour d’autres. Ils ne peuvent absolument pas seulement imaginer la possibilité qu’il ne s’agit que d’une idée sans base réelle qui ne peut que conduire à la ruine de notre pays. Et c’est pourtant la réalité.

Ils s’accrochent donc à l’Euro comme à une bouée de sauvetage, mais ce n’est qu’un boulet qui nous entraîne à la ruine. Les autres pays de l’Europe du Sud sont dans le même cas, en plus grave pour l’instant : menés par des politiciens nourris de la même idéologie perverse, la Grèce, le Portugal, l’Espagne, l’Italie pour ne parler que des plus importants, ils ne peuvent qu’aggraver leur situation et celles des populations. Pour sortir du cycle infernal « dettes – « rigueur » – baisses de revenus – récession – dé-industrialisation – nouvelles dettes…. – il faut absolument qu’ils sortent de cette néfaste monnaie unique, du traité de Masstricht, de l’Acte Unique européen…, et ceci avec nous, pour notre bien à tous. Ce n’est qu’à cette condition que pourra – pour chacun de ces pays et pour le notre en particulier – être envisagée une véritable politique de ré-industrialisation, de développement général de notre économie avec une monnaie indépendante sur laquelle nous pourrons jouer. Il faut bien voir qu’aujourd’hui, faute de pouvoir dévaluer lorsque cela est nécessaire, les valeurs d’ajustement se font sur les revenus, les salaires ou le chômage.

De tous les pays européens dans l’Euro, c’est certainement seulement l’Allemagne qui a intérêt à son maintien et ceci contrairement à ce que pensent beaucoup d’Allemands. En effet, ce pays exporte essentiellement dans la « zone Euro ». Si elle n’existait plus, les autres pays européens, redevenus indépendants, pourraient dévaluer et les Allemands auraient beaucoup plus de difficultés à exporter, sans compter qu’ils retrouveraient des concurrents sérieux. Heureusement pour eux – et pour d’autres – ce n’est pas le cas aujourd’hui !

Aujourd’hui, la France essaye de se maintenir en recourant de plus en plus à des financements étrangers, comme la Chine, les fonds de pension qui nous font « chanter », le Qatar ou l’Arabie Saoudite. Ces investissements sont dangereux et nous colonisent. Comment expliquer, par exemple, autrement, la stupide et scandaleuse action de Sarkozy (approuvée par Hollande) en Lybie ? Nous étions pourtant prévenus, en particulier par le très avisé Président Tchadien, Idriss Déby que cela ne pouvait conduire qu’à une déstabilisation de l’Afrique du Sahel. Nous y sommes aujourd’hui !

Industrie sacrifiée à l’Europe et dont les restes ont été vendus à l’étranger, c’est aussi l’exemple de notre sidérurgie : Giscard a voulu sa destruction (non rentable qu’il disait !), les ventes d’acier diminuant, des usines furent détruites, en Lorraine en particulier mais pas uniquement. Les ventes d’acier reprenant, les prix augmentant de nouveau, il ne fut rien trouvé de mieux que de céder le reste de notre industrie à un investisseur indien, en lui donnant même des subventions. Il les accepta, garda les brevets, construisit des usines concurrentes en Inde ou dans d’autres pays à main d’œuvre peu chère. Maintenant, il commence à fermer les unités de production française, et ce n’est qu’un début… De l’acier, on en a besoin. Un Etat digne de ce nom ne l’aurait pas abandonné. Maintenant, il s’agit de sauver ce qui reste et même, à terme, de reconstituer notre industrie. Il n’y a, à court terme, qu’une solution : nationaliser cette industrie et complètement (toute la filière et pas seulement les hauts fourneaux, ce qui serait idiot !) quitte à la rendre au secteur privé – français – par la suite. C’est le rôle de l’Etat d’intervenir quand le secteur privé est défaillant, ce qui est le cas. C’est d’ailleurs toujours ce que nos Rois ont su faire… Justement, nous n’avons plus de Roi, ce qui explique sans doute que l’Etat est aussi défaillant, du moins ce qui reste d’Etat car, aujourd’hui, les bureaucrates de « Bruxelles » ne nous autoriseraient même pas à intervenir… Une raison de plus de s’en séparer !

 

 

( 22 octobre, 2012 )

OYE, OYE, bonnes gens!

Voilà bien longtemps que je n’ai point exprimé ma colère en ces colonnes.

Et de vociférer à l’encontre de ces « géotrupes » qui vivent dans la bouse et s’en nourrissent ; de ces « guignols » à la solde du « grafron » européen ;

Ils me les brisent, sérieusement, menues.

Un vrai con ne doute de rien et ose tout ; Michel AUDIARD, qui en connaissait un rayon sur le sujet, ne me contredirait pas. Il cultive son ignorance en oubliant le passé.

Dans « tournez manège », beaucoup de politiques politiciens décrocheraient le pompon formaté en bonnet d’âne. Ils devraient être punis en les éparpillant aux quatre coins de la classe, façon « pussle » (n’était-ce pas un certain Jules, de la troisième répugnante, qui avait institué le port du bonnet pour les cancres, et leur mise au coin ?)

Qu’ils arrêtent de fumer la moquette, qu’ils sortent leur poubelle, le soir au clair de lune, ils verraient du monde.

Et d’en venir à la phobie, concernant le tabac, délirante, comme toujours, d’une minorité. La sempiternelle augmentation des prix de l’herbe à fumer renflouera une partie du déficit – de même pour les carburants, la CSG et sûrement la TVA.

Ces « illuminés » (n’ont pas tous les étages allumés) se réfèrent à la réglementation de certains pays en affirmant que cela fonctionne (c’est à constater !). Donc, les emballages seront neutres, couleur blanche  pas tant que cela puisque apparaîtront d’horribles images (c’est déjà le cas), des mises en garde (idem) et un tout petit logo de la marque.

Le plus absurde : la suppression du linéaire de présentation des produits. Comment un buraliste va-t-il s’organiser ?

L’avenir est proche où il sera interdit de fumer dans la rue, voire, peut-être, chez soi. Un de ceux-là serait capable de légiférer pour imposer la pose de détecteurs de fumée, reliés à un central qui verbaliserait.

Alors, « voyons… voir » ; il y aurait 18 millions de fumeur de « nicot », environ ! Sans oublier le manque à gagner, des 200 décès journalier. Les calculs seraient ardus, et puis… ce ne sont que des chiffres ! Bah ! s’il se plante, il ira au coin avec le beau bonnet, où, peut-être éparpillé.

Tout de même ! c’est sans compter sur la « RALERIE » récurrente des Français et le « système D », nous avons une réputation à défendre, morbleu !

Ces fêlés de la calebasse useraient mieux leur énergie en se battant contre le fléau qu’est la drogue. A ce propos, je cite : « la drogue est en train d’envahir le continent, de briser notre économie, de casser le pacte républicain, de tuer une partie de notre jeunesse. »

Les dires d’une personne qui « s’attaque » au problème, diffusé par les médias

Ho, l’ Manu ! t’es vraiment mal rencardé, l’ bouffon ! Il ne connaît pas les « années folles ». Après la grande boucherie de 14-18, la classe dorée, en manque de sensation et par désoeuvrement consommait à tire larigot lors de leur « teuf » d’enfer.

Suite à la seconde, l’addiction se démocratise, pour atteindre le « Nirvana » dans les années 60 (les soixante huitards attardés peuvent le confirmer, mais ce ne serait pas politiquement correct).

Actuellement, le monstre tentaculaire est redoutable, voire pire.

Ho, l’ Manu !

Les « fourmis » consomment, regarde donc, comme ils se sapent au volant de leurs grosses cylindrées. Quant aux grandes pointures, c’est le blanchissement et l’investissement.

Qu’est-ce c’est que çà ! le pacte républicain par rapport à ce monumental défi ?

Quand même, un fait incontournable : la jeunesse – pas seulement – paie un lourd tribut.

Ho, l’ Manu !

Les « aficionados » qui veulent légiférer à l’exemple des Néerlandais : pour ou contre ? (ces derniers n’ont en rien réglés le problème, au contraire !)

De récentes études démontrent que les drogues « douces » sont perverses, la déchéance du cerveau est plus longue.

Les « dures », c’est plus court ; plus encore avec les « nouveautés » de ces dernières années (crack, extasy, et. purement synthétique). Un anesthésiant pour cheval est aussi à la mode. Certains accros s’injectent des produits de substitution, pris en charge par la « sécu », pas mal, non ?

Et  j’en passe, j’en passe.

Chers Amis, ne voyez en rien une apologie du nicot, avec tout le respect pour les autres, je fume du bon tabac qui est dans ma tabatière.

Rester un HOMME LIBRE est un combat qui en vaut la peine.

 

VIVE LE ROI !

DOM

( 19 octobre, 2012 )

La repentance, ou la caractéristique constante de l’anti-France

François Hollande vient de reconnaître la répression « sanglante » du 17 octobre 1961 en Algérie, faisant acte de repentance, et souhaitant s’excuser pour l’histoire de France, qui décidemment n’en finit pas de déranger ces mondialistes. Il n’est pas de bon ton de dire, que cela se justifie quelque peu, au vu de ce qui se faisait dans le camp du FLN, et que en temps de guerre civile, l’autorité a des droits qu’elle n’a pas en temps normal : l’ordre public le justifie. Quant à la véracité historique de ces « faits », on se reportera volontiers aux récents articles de Bernard Lugan(1).

Aussitôt les chantres de l’Anti-France se sont réjouis.  L’association semi-étrangère étudiante qu’est l’UEJF (Union des Etudiants Juifs de France) a ainsi publié un communiqué qui salue « la reconnaissance officielle des crimes du 17 octobre 1961 par l’Elysée », « un drame » qui « entache aujourd’hui la mémoire individuelle et collective française ». L’UEJF qui soutient ouvertement toute la politique d’Israël et y organise chaque année des camps d’été ferait mieux de condamner ce qui passe aujourd’hui dans ce pays qu’ils semblent plus aimer que la France, plutôt que de cracher sur l’histoire de France. Ils n’ont pas de leçon à donner.

Alors que la gauche se plaisait à dire que Nicolas Sarkozy mettait en lumière des boucs-émissaires (les roms, les étrangers) et posait les fausses questions (identité nationale)- cela est discutable sur la forme ; sur le fond, les résultats de l’ancien président n’indiquent aucunement une résolution de ces questions- le président Hollande ne fait guère mieux. Il préfère en effet parler d’euthanasie, de mariage « pour tous » (beau néologisme largement repris par les médias soumis) et maintenant de repentance. Toujours cette lutte contre l’ordre traditionnel et contre notre pays.

Cette repentance s’applique toujours aux mêmes : aux autres. Ce qu’il faut retenir : la France est un pays mauvais, qui dans l’histoire a fait beaucoup de mal. Conclusion : surtout plus jamais la France, et gare au nationalisme.

La repentance n’est pas, comme le prétendent ses défenseurs, une meilleure vision de l’histoire, plus objective, mais bien l’inverse. En se repentant, l’on s’interdit de regarder l’histoire objectivement, en y apportant un sentimentalisme dépressif, révélateur d’un gouvernement et d’un régime qui se sentent mal dans « leur » pays. En insultant la France, l’objectif implicite est simple : nous amener avec eux dans la haine de la France.

Cette repentance est la partie visible de l’instrumentalisation de l’histoire qui vire au bourrage de crâne plus ou moins conscient. Ce détournement de l’histoire a des conséquences dramatiques pour l’avenir : en effet, comme le dit la célèbre formule, c’est en sachant d’où l’on vient, que l’on sait où l’on va. Et cela correspond magnifiquement à l’empirisme organisateur maurrassien, qui s’inspire de l’expérience historique pour construire l’avenir.

En détruisant l’histoire, on tue l’avenir de la France. Comment faire aimer notre pays aux jeunes générations, et plus encore aux populations immigrées, si le Chef de l’Etat s’excuse de son Histoire.

Il est grand temps que la France relève la tête. L’histoire de France n’est jamais honteuse, l’histoire ne peut être honteuse. L’histoire est histoire, elle est neutre, fruit de l’action des hommes. Il ne s’agit pas de juger l’histoire, cela ne sert à rien. Il faut objectivement analyser ce qui a fonctionné et ce qui n’a pas fonctionné. Or  mettre en jeu les sentiments avec la repentance, ou pire interdire de regarder certains pans de l’histoire avec des lois mémorielles empêche ce travail salutaire.

Le régime actuel toujours plus anti-français s’annonce d’autant plus antinational avec cette instrumentalisation mesquine de l’histoire. Cela n’empêchera jamais ceux qui ont des yeux de s’en servir et de voir, que ce qui a fait la France, c’est la Monarchie capétienne durant huit siècles, et que ce qui l’a détruit c’est cette République qui est honteuse de notre pays. Tous ceux qui ne supportent plus cette haine de notre Histoire savent désormais vers où regarder.

 

VR


(1) http://bernardlugan.blogspot.fr/2012/10/apres-lesclavage-le-17-octobre-1961-la.html

( 19 octobre, 2012 )

Tribune libre, en direct de la Syrie

Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République Française et à son Ministre des Affaires Etrangères.

 

Monsieur le Président de la République Française,

 

Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères,

 

A l’image de nombreux syriens, je me retrouve père d’une victime de la guerre qui se déroule dans notre pays. Pascale avait vingt ans lorsque le 9 octobre dernier, le bus public qui la conduisait fut l’objet d’une attaque dans laquelle elle périt, assassinée par une bande armée reconnue comme faisant partie de l’Armée Syrienne « Libre » que vous soutenez, encouragez et alimentez depuis le début du mouvement.

 

Des raisons d’Etat vous poussent peut-être à prendre position en faveur de l’Armée Syrienne « Libre » (ASL) mais ne clamez surtout pas que c’est pour libérer le peuple syrien de la dictature. Le régime syrien actuel et son appareil politique n’est pas tendre, nous le savons depuis longtemps, mais les « bandes » de l’ASL associent également l’arbitraire à la brutalité ; ce mouvement porte en lui les germes d’une nouvelle dictature qui nous fera certainement regretter la précédente.

 

Sous des slogans généreux de liberté, de démocratie et de participation au pouvoir, vous avez, avec vos alliés, encouragé l’introduction sur notre territoire de groupes extrémistes, salafistes et autres éléments de la mouvance d’Al Qaïda qui viennent tuer et se faire tuer chez nous en détruisant ce qu’ils peuvent sur leur chemin ; pourquoi donc nous les avoir envoyés ? Les Occidentaux n’auraient-ils plus assez de courage pour les affronter eux-mêmes ? Si votre but est d’anéantir la Syrie pour protéger Israël, croyez vous vraiment que réduire le peuple syrien à la ruine et la misère va le pacifier et sécuriser Israël ?

 

Vos prédécesseurs, y compris les révolutionnaires de 1789 ont toujours apporté soutien et protection aux minorités chrétiennes de Syrie et d’Orient. Aujourd’hui vos prises de position ont un effet contraire et aboutissent à leur éradication. Croyez-vous en éradiquant les chrétiens apporter la civilisation ?

 

Qu’il est étonnant de constater comment en peu de temps, la politique française a réussi à nous faire douter du sens de sa révolution et de son emblème : « liberté, égalité, fraternité » ! En Syrie, votre politique, au sens de la pratique du pouvoir, a introduit l’arbitraire ; nous pouvons la résumer par un autre slogan : liberté et égalité en Syrie, oligarchie et privilèges au Qatar. Quant à la fraternité, elle régnait chez nous au sein du peuple et voilà que vous avez encouragé la guerre confessionnelle fermant les yeux sur les discriminations flagrantes qui se pratiquent dans d’autres pays arabes notamment en Arabie-Saoudite.

 

On nous dit que le Christianisme n’a plus cours dans votre pays, mais l’on ne voit guère apparaître une philosophie plus généreuse et plus cultivée que la religion qui a bâtit les cathédrales. En quelques mois, vous êtes parvenus avec vos alliés à transformer la fraternité islamo-chrétienne syrienne, que l’on doit à ces deux religions, en une guerre presque confessionnelle. Et pourtant, cette entente, est la garante d’un islam tolérant qui aurait pu se répandre dans le monde.

 

En échange, la guerre que nous vivons, par la volonté de l’ASL et de ses alliés semble transformer la coexistence en hostilité qui se répandra dans le monde avec une plus grande élasticité que l’entente. Soyez-en presque certains, les troubles que nous vivons actuellement, vous allez les vivre bientôt. Qu’entend-on dans les rues d‘Alep ? « Après la Syrie, l’Europe ».

 

L’islam modéré est très fragile car le prophète met en garde les musulmans contre une alliance avec des non-musulmans pour s’opposer à des musulmans. En laissant proliférer l’islam intégriste vous fragilisez encore plus, les musulmans modérés. Vous jouez même contre-eux. L’islam intégriste a toujours le dernier mot car les modérés sont faibles et paralysés par les versets du coran dans la lutte contre les extrémistes.

 

Le proverbe arabe dit : « Qui prépare un repas vénéneux est le premier à mourir car il doit le goûter »; le proverbe français ne dit-il pas « Bien mal acquis ne profite jamais » ? Les Etats-Unis ont créé Ben Laden, ils ont eu le 11 Septembre.

 

Certes, bien des raisons inviteraient les chrétiens syriens à se distancer de l’appareil du régime syrien actuel, mais je puis vous dire que nous, syriens chrétiens, nous ne voyons guère de raisons de détruire notre pays et de laisser tuer nos enfants pour passer d’une corruption à une autre qui serait tout simplement au service d’autres intérêts.

 

Mieux vaut garder la politique que nous tenons plutôt que d’en suivre une autre que nous ne pressentons guère meilleure. Votre politique n’est rien d’autre qu’un encouragement à l’installation d’un Etat confessionnel en Syrie avec adoption de la loi coranique. Le Président Mursi, membre des frères musulmans, à l’instar de ceux qui sont promis en Syrie, n’a-t-il pas exprimé son intention d’imposer la « Charia » même aux Chrétiens d’Egypte ? Lorsque nous l’aurons chez nous, grâce à vous, il n’y aura plus qu’à vous la souhaiter et la souhaiter à vos femmes.

 

Pourquoi cette lettre ouverte d’un père atteint dans ce qu’il a de plus cher ? Est-ce pour exprimer un cœur meurtri par le chagrin ou bien pour que cette meurtrissure clame tout haut ce qu’un cœur tiède et indifférent est incapable de suggérer ?

 

Monsieur le Président de la République Française, Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères, admettez que je vous invite à une réorientation de votre politique pour en déployer une plus courageuse et plus virile.

 

Admettez que mon invitation soit une supplication mais ne restez pas plus longtemps des suppliés. Au nom de la liberté et de ce qu’il en reste, au nom de l’égalité et de ce qu’on en a fait et au nom de la fraternité humaine réduite en miettes, je vous supplie, avec des milliers de proches, d’arrêter de soutenir et de financer ces bandes armées qui proclament que votre tour arrive après le nôtre.

 

Ayez pitié de familles blessées et désarmées, des familles en deuil, des familles qui n’ont plus de toits, des jeunes par centaines de milliers qui n’ont plus d’espoir.

 

Avez-vous vu comment Alep, la cité ancienne est devenue une ville fantôme ? Vous êtes-vous seulement imaginé Paris, ville fantôme, où des centaines de milliers de familles françaises cherchent refuge pour éviter les tirs et les obus de l’arbitraire, du fanatisme et de la brutalité ?

 

Vos alliés sur place se sont acharnés sur Alep avec ses bazars qui ont alimenté l’Europe durant des siècles ; ils se sont attaqués à des ruines. La basilique Saint-Siméon entourant la colonne du célèbre stylite l’ancien, est désormais une ruine de ruines. Des dizaines d’Eglises, des Mosquées, des usines, des écoles, des universités ont été la cible de leurs tirs et que dire des trésors archéologiques qui sont volés et dispersés pour nous apporter la démocratie !

 

Nous vous en supplions, Monsieur le Président de la République Française, Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères de la République Française, cessez votre soutien aux éléments armés qui n’obéissent à aucune loi et revenez à ce qui a fait la gloire de la France.

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République Française, Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères de la République Française, l’expression de ma très haute considération.

 

Claude ZEREZ

 

Père de Pascale décédée à Homs à l’âge de 20 ans le 9 octobre 2012

( 16 octobre, 2012 )

Annonce : Messe en mémoire de Marie-Antoinette

Une messe pour la reine Marie-Antoinette aura lieu mardi 16 octobre à 18h30 à l’église Saint-Pierre de Nancy.

( 14 octobre, 2012 )

La Famille de France à Eu, ce 6 octobre

Pour l’assemblée générale des Amis du Château d’Eu, plusieurs membres de la Famille de France se sont déplacés.

Le duc d’Orléans, la princesse Hélène, comtesse de Limbourg Stirum, le duc et la duchesse de Vendôme et leurs enfants.

Après une visite organisée du Château avait lieu, dans le théâtre de la ville, l’assemblée générale au cours de laquelle le maire de la ville d’Eu, Madame Marie-Françoise Gaouyer, ainsi que le président d’honneur de l’association, le prince Gabriel de Broglie, ont pris la parole pour faire un retour sur le travail accompli autour de la galerie des Guises.

Ensuite a été donnée une belle conférence sur la famille des Guises par le professeur Jean-Marie Constant, suivi d’une réception et d’un dîner pour les adhérents. Au cours de ce dernier le prince Jean a pu évoquer quelques perspectives pour le développement de l’association. Le dîner a été clôturé par une évocation du duc d’Orléans de ses souvenirs à Eu.

(issu du site du Prince Jean)

( 3 octobre, 2012 )

La décentralisation

« Notre force est d’avoir raison » dit La Royale, et il ne faut pas compter sur nos adversaires pour nous démontrer le contraire. Cependant l’autocritique est toujours nécessaire, surtout lorsque la doctrine est plus que centenaire. Le besoin d’un dépoussiérage se fait parfois pressant.

« Les républicains ne peuvent pas décentraliser, car ils n’existent, ils ne durent, ils ne gouvernent que par la centralisation. Tout pouvoir républicain sort en effet de l’élection. S’il veut se maintenir à l’élection suivante, l’élu, ministre ou député a besoin de tenir de près son électeur. Qui tient l’électeur ? Le fonctionnaire. Qui tient le fonctionnaire ? L’élu, ministre ou député, par la chaîne administrative. Décentraliser l’administration, c’est donc couper en deux ou trois endroits cette chaîne de sûreté ; c’est rendre au fonctionnaire une part d’indépendance, à l’électeur la liberté correspondante. Le ministre ou le député perd ses moyens électoraux. Soyez persuadé qu’il renoncera que contraint et forcé. Jamais, de son gré propre, il ne se privera du fonctionnaire-domestique. Ces gens-là ne sont point d’humeur à se suicider » (L’Enquête sur la Monarchie, ed. 1925, p.51, paroles attribuées à André Buffet, avec lesquelles Charles Maurras se montre totalement d’accord).

Et la République n’a-t-elle pas décentralisé ? peut-on rétorquer.  C’était il y a trente ans, après l’élection de François Mitterrand. Depuis la décentralisation est devenue à la mode, cependant que tous reconnaissent qu’elle reste modeste par rapport à nos voisins, mais tout de même on peut estimer qu’un premier pas a été fait vers le recouvrement des libertés locales tant espéré par Charles Maurras. Quelque soit la force de ces lois décentralisatrices, elles suffisent puisqu’elles furent faites par la République à balayer la logique maurrassienne à ce sujet. Maurice Torrelli (Maurras et la pensée d’Action française) estimait à la fin des années 1980 que ces lois donnaient raison à l’Action française : elles prouvent la nécessité pour nos grands pays modernes de décentraliser. Mais Torrelli ne manquait pas de lucidité et ne se faisait pas d’illusion sur l’authenticité de cette décentralisation républicaine.

En effet, depuis Maurras, nous sommes passés à la Vème République, en apparence moins néfaste que ses prédécesseurs. En voulant lutter contre le régime des partis, Charles de Gaulle a finalement favorisé sa toute puissance. En faisant élire le chef de l’Etat (qui dispose d’un réel pouvoir, contrairement aux deux républiques précédentes) directement par le peuple, on a donné les pleins pouvoirs aux partis politiciens, instruments indispensables de l’élection. Or qu’a fait la décentralisation mitterrandienne, si ce n’est donner des prérogatives de pouvoir local (bien limitées qui plus est) à l’élection, et donc aux partis, à l’exception heureuse des petites communes qui ne sont pas contaminées par les partis, car ils n’y sont pas nécessaires. Qu’a donc à craindre l’Etat de la décentralisation, puisque les élections locales sont aux mains des partis. Il est en effet quasiment impossible qu’un élu ne soit pas d’un grand parti (réalité qui va s’aggraver avec la réforme électorale, supprimant la proportionnelle, au profit du bipartisme de l’UMPS). Alors à l’Enquête sur la Monarchie, nous pouvons répondre : Oui, la République a décentralisé. Car le républicain a trouvé mieux que le « fonctionnaire-domestique », c’est le parti qui étant une organisation nationale et centralisée fausse la décentralisation, et empêche aux libertés de s’épanouir.

Plus cyniquement, cette pseudo-décentralisation n’a servi qu’à dédouaner l’Etat républicain d’un certain nombre de tâches encombrantes, qu’il était incapable de gérer, et qui lui coûtaient si cher. La décentralisation se révèle alors juste comme créatrice de nouveaux fonctionnaires, et comme un échelon artificiel.

En outre ces lois de décentralisation se sont focalisées sur les collectivités territoriales, en oubliant totalement les corporations professionnelles, et toutes les associations. Aucune liberté n’a été octroyée. C’est la gangrène partisane qui a tenté de s’enraciner localement.

La décentralisation républicaine « n’est ni faite, ni à faire ! »

Elle est très éloignée du retour à l’épanouissement des libertés territoriales, professionnelles et associatives. C’est ici que le peuple peut s’exprimer et non des préfets ou, comme c’est le cas de plus en plus, des partis usurpateurs qui empêchent le citoyen de s’occuper de ses propres affaires, ce dont il est bien plus capable qu’eux.

Ces mêmes partis qui confisquent le pouvoir au peuple dans ses prérogatives naturelles, n’ont aucune difficulté et aucun remord à vendre notre souveraineté aux lobbys internationaux, via leur officine Bruxelloise, qu’est l’Union européenne.

Charles Maurras ne pouvait pas voir plus juste quand il liait indéfectiblement les libertés à l’autorité. Celle-ci se doit d’être indépendante, car elle n’a alors rien à craindre d’une véritable et puissante décentralisation libératrice, et n’est ainsi pas soumise aux partis et autres lobbys, qui finiront par dépérir, ne pouvant plus influencer le pouvoir. Pour que cette autorité soit indépendante, elle ne peut qu’être héréditaire. En laissant s’épanouir pleinement les libertés, la Monarchie ne sera pas juste décentralisée, elle sera fédérative, de toutes les forces vives et devenues libres de notre pays.

Pour retrouver nos libertés et, nous débarrasser de l’oligarchie vendue des partis, seule l’autorité apporte la solution. En guise de conclusion, méditons cette phrase de Charles Maurras :

« Les libertés ne s’octroient pas, elles se prennent. »

VR

( 18 septembre, 2012 )

Journées chouannes

C’est sous un ciel clément que s’est déroulée la 42e édition de nos traditionnelles Journées chouannes, le 1er et le 2 septembre.

Le samedi, sainte Jeanne d’Arc était à l’honneur pour le 600e anniversaire de sa naissance, avec les conférences d’Yves-Marie Adeline et de Claude Faisandier. Nous avons entendu également le témoignage bouleversant de Clotilde Clovis, convertie de l’islam au catholicisme.

Le dimanche, après la messe traditionnelle chantée suivie du déjeuner, pour le cinquantième anniversaire de la fin de l’Algérie française, une table ronde, organisée par Jean-Baptiste Geffroy, a permis d’entendre les interventions du colonel Pierre Montagnon, de Pierre Gourinard et de Thierry Bouclier. La mémoire de François Brigneau (récemment décédé), journaliste politiquement incorrect, a été rappelée par Francis Bergeron.

Ces journées étaient également l’occasion pour leurs auteurs, Jehan Morel (Guérilla et contre-guérilla) et Yves-Marie Adeline (La droite impossible) de présenter leurs ouvrages, récemment publiés aux Editions de Chiré.

Merci à tous les auteurs qui étaient présents, aux quelques éditeurs qui se sont déplacés pour présenter leurs publications, à toute l’équipe qui prépare et assure chaque année cette manifestation, aux communautés religieuses et prêtres qui nous aident chaque année par leur présence spirituelle et même matérielle, à nos amis exposants (vin, champagne, artisans, associations…) qui rendent cette journée conviviale… Et à l’année prochaine !

 

( 12 septembre, 2012 )

Petites réflexions sur la question ouvrière

L’un des faits politiques majeurs de ces dernières années est rarement abordé –par nos opposants bien sûr mais également par nous. Il nous a été donné de le revoir lors des dernières élections. Les journalistes et les politiciens de l’anti-France n’en reviennent toujours pas : les ouvriers votent le plus souvent pour le Front National. C’est étonnant, si l’on se réfère à des marqueurs truqués. Ainsi en est-il des pseudos représentants des ouvriers, les syndicats politisés très marqués à gauche, et dont les drapeaux ont fréquemment flotté durant la campagne électorale de Jean-Luc Mélenchon, dont le score chez les ouvriers est révélateur de la coupure entre le milieu ouvrier et ceux qui prétendent le représenter. En réalité, cela fait longtemps que la population ouvrière a délaissé le parti communiste ou ce qui en reste, pour apporter ses voix au camp patriote. Des explications pour ce phénomène existent : les milieux populaires français seraient manipulés par la propagande du FN (qui est omniprésente dans les média comme chacun sait) et qui ferait des étrangers des boucs-émissaires.  Cette explication (qui vaut ce qu’elle vaut) cadre très bien avec la vision mythifiée et simplifiée de l’Histoire.  Le peuple pendant l’Ancien Régime était maintenu dans l’ignorance par le Roi, les prêtres et les nobles pour qu’ils puissent s’enrichir et garder le pouvoir. La Révolution les a délivrés, et la gauche les a éduqués et libérés. Ainsi les journalistes et hommes politiques de l’UMPS tentent-ils d’éclairer les ouvriers pour les éloigner du danger « fasciste », c’est « leur devoir moral ».

 

Il y a ceux qui de bonne foi tentent de ramener la classe ouvrière dans le droit chemin (Emmanuel Todd estime même que François Hollande a su réconcilier le monde ouvrier avec le PS… il faut y croire), d’autres sont inspirés par « Terra Nova ». A défaut de trouver des voix chez les Français, ils préfèrent courtiser l’électorat immigré et « bobo » : l’électeur français « beauf » et « raciste » étant jeté aux oubliettes.

 

Il n’est pas difficile de mettre en pièce le mythe historique et ainsi de mieux appréhender le présent et l’avenir. La Révolution a détruit les corps intermédiaires protecteurs (les corporations notamment) avec la Loi Le Chapellier qui interdit les organisations ouvrières, les corporations, le compagnonnage ainsi que les rassemblements ouvriers et paysans. L’individu est laissé seul face à une République une et indivisible, ce qui le rend incapable de se défendre. C’est la constatation que faisait Ernest Renan quand il écrivait : « En ne laissant debout qu’un géant et 25 millions de nains, la République a créé un monde de pygmées et de révoltés. » Plus tard les royalistes mèneront le combat social (Falloux, Montalembert, Albert de Mun, René de La Tour du Pin…) comme l’illustre si bien la Lettre sur les ouvriers du comte de Chambord(1). Du côté républicain, les libéraux privilégiant l’individu excuseront la dure condition des ouvriers en invoquant la liberté et rejetteront les corporations au nom de ce même principe individualiste, et les chefs socialistes favorisant l’Etat  préfèreront prôner la lutte des classes plutôt que la réconciliation, et ne voudront pas voir l’influence de l’Etat diminuée par des corps intermédiaires.

 

Au début du XXème siècle, l’Action française inspirée par divers courants intellectuels dont celui des catholiques et royalistes sociaux tentera un rapprochement avec le syndicalisme naissant (sa ré autorisation était récente) par l’intermédiaire notamment du Cercle Proudhon (qui à lui seul mériterait une longue étude), dont l’élan sera grandement fauché par la Première Guerre mondiale.

 

La paix revenue, non seulement la jeunesse française fut considérablement réduite, mais de plus l’extrême gauche allait de plus en plus s’aligner sur Moscou via le PCF, au lieu de chercher des solutions françaises, et comme cela s’était produit dans certains cas avant la Guerre de se rapprocher de l’Af. Cela n’empêchera pas le combat social des royalistes de continuer, cependant que de nombreux patriotes sociaux de l’entre deux guerres seront eux aussi tentés par un modèle étranger, plutôt que par la Restauration (ou l’instauration) du modèle naturel Français. Après la Seconde Guerre Mondiale, le PCF triomphe chez les ouvriers et le nationalisme est injustement condamné. Le communisme libérateur et les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale ne résolurent pas la question ouvrière. Passées les Trente Glorieuses, le nouveau système a montré sa nocivité et son incapacité à se renouveler. C’est aussi à partir de ce moment que les ouvriers viennent ou reviennent lentement d’abord au camp des patriotes, et quittent les chimères de la libération internationale du prolétariat.

 

Le retour (partiel) des ouvriers vers la Nation est bien évidemment une bonne nouvelle. Les sirènes de l’internationalisme à l’heure de la construction européenne et de la perte de souveraineté de notre pays ne font plus guère d’effet sur tous ceux qui ne portent pas le bandeau mondialiste sur leurs yeux.

 

Si nous approuvons les idées protectionnistes du FN, ainsi que son combat contre l’Union européenne, le programme économique devenu étatiste par facilité et populisme ne saurait nous convaincre. En effet, si nous combattons également la bureaucratie européenne coupée des réalités et qui s’ingère dans le cœur de la vie économique réelle, nous ne souhaitons pas transférer cette administration à Paris. Si le régime reste républicain, cela est évident que les erreurs du parlementarisme européen se reproduiront à  l’échelle nationale, mais même dans le cadre d’une Restauration, l’administration n’a pas à être omniprésente et pesante sur l’économie réelle.

 

L’ultralibéralisme international ne peut être combattu que par un double changement : tout d’abord des mesures protectionnistes pour juguler les délocalisations et les importations massives de produits étrangers qui peuvent être ou sont produits chez nous. Mais ces mesures n’auront aucune efficacité si la philosophie même de l’économie n’est pas remise en cause. Il est ainsi essentiel (et il s’agit du deuxième volet du changement nécessaire) de mettre l’accent sur la qualité des produits en vue de favoriser les producteurs français et de lutter contre la société de consommation.

 

L’instrument d’une telle politique ne peut être que le corporatisme, qui permet aux libertés professionnelles de s’exprimer tout en contrôlant la qualité, ce qui a pour conséquence également de limiter l’importation de produits étrangers de faible qualité, et qui forment une concurrence déloyale face aux produits français. Le corporatisme est encore visible, ainsi que ses bienfaits, il suffit de jeter un regard sur l’ordre des médecins ou des avocats, dans lesquels des règles sont appliquées, mais où les libertés ne sont pas censurées par une administration étatique, incapable de gérer des cas si spéciaux.

 

Cette courte réflexion bien modeste mériterait évidemment d’être approfondie pour apporter des réponses sérieuses à la crise économique, sociale et politique que traverse notre pays.

 

VR

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