( 27 juin, 2020 )

UN ÉTAT ÉCO-POLICIER POUR UNE SOCIÉTÉ ÉCO-CONCENTRATIONNAIRE ?

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

L’éditorial de François Marcilhac

 

Une actualité chassant (presque) l’autre, les médias mainstream ne parlent plus, ou presque, que des 150 propositions formulées par les 150 «  tirés au sort  » de la Convention citoyenne (sic) pour le climat, voulue par Macron, à la suite de la crise des Gilets jaunes, afin de montrer son attachement à la démocratie directe. Quoi de mieux, alors, que d’imiter un mode de fonctionnement hérité de la démocratie athénienne, mère de toutes les démocraties, à savoir le tirage au sort ? Celui-ci est, par définition, sans malignité.

UN ÉTAT ÉCO-POLICIER POUR UNE SOCIÉTÉ ÉCO-CONCENTRATIONNAIRE ? dans actualités masque-coronavirus-india-chennai

UNE IMPOSTURE

Sauf que le nouveau monde macronien n’a rien à voir avec la démocratie athénienne, et que, même le tirage au sort que, du reste, les Athéniens n’employaient pas dans le cadre d’une quelconque convention, mais pour désigner les magistrats et les bouleutes (les conseillers), a été revisité, puisque c’est l’institut Harris Interactive qui a été chargé de choisir les « bons  » tirés au sort, parmi lesquels, au départ, s’est trouvé — coquin de sort ! — Daniel Cohn-Bendit en personne, qui, devant la grosseur de la ficelle, a tout de même décliné l’invitation ! Ou quand, en macronie, l’expression prétendue du pays réel est cyniquement remplacée par les instituts de sondage, qui sont la courroie de transmission du pays légal… Nous reviendrons sur le sujet dans un prochain éditorial.

Chacun peut trouver sur internet les 150 propositions, certaines, comme le passage à 110 kilomètres heure sur autoroute, ayant été largement médiatisées en raison de leur caractère arbitraire. Ce qu’il est important de comprendre, c’est l’imposture — nous venons d’en toucher un mot — qui sous-tend cette démarche et, surtout, l’idéologie qui fonde cette imposture.

L’imposture n’est pas tant dans le mode de désignation officiel (le tirage au sort) de ces 150 citoyens-et-citoyennes, que dans le mensonge qui l’enveloppe  : car c’est la plus grande opacité qui a présidé à leur désignation, puisqu’ils ont bien été désignés et nullement «  tirés au sort  », désignation confiée à un institut privé lié à l’oligarchie en place. Il s’agissait, en fait, de composer un échantillon — pardon, un panel  : parlons la langue de nos élites — représentatif de l’opinion avec laquelle le pouvoir souhaite «  échanger  », comme disent également nos élites. Il s’agissait donc de composer de toutes pièces cette opinion en fonction du résultat attendu — pratique démocratique habituelle : cela s’appelle «  forger l’opinion  », le prétendu tirage au sort ne venant que couvrir un artifice politique. Il est donc évident que les Gilets jaunes, pourtant soutenus par une large majorité de Français, n’y avaient pas leur place. Il était évident également que les membres de ladite convention n’avaient d’autre fonction que d’écouter, avec bienveillance, la bonne parole des «  sachants  », avant de pondre, sous leur dictée, les «  bonnes mesures  » — un peu comme au sein des parlements d’enfants  : nous sommes ainsi arrivés au stade ultime de cette infantilisation des citoyens, auprès desquels les politiques, depuis plusieurs décennies, se considèrent comme devant faire toujours plus de «  pédagogie  ». Telle était également la fonction des quelques mesures démagogiques — par exemple, le passage aux 28 heures hebdomadaires  : destinées à prouver la diversité de l’échantillon choisi, leur rejet final montrait combien la raison l’emportait au sein de cette première convention citoyenne. Nous avons à faire avec des enfants qui ont bien appris leur leçon.

L’IDÉOLOGIE DE L’ÉCOCIDE

L’idéologie, elle, est contenue dans l’inscription dans la Constitution et par voie de référendum de la lutte contre le réchauffement climatique et de la préservation de l’environnement, avec, notamment la notion d’écocide, dans le droit fil du bavardage constitutionnel chiraquien — charte de l’environnement et principe de précaution. Mais avec l’écocide, nous franchirions un degré supplémentaire, s’il est permis de parler ainsi, dans le réchauffement idéologique, puisque cette notion, inscrite, de plus, dans la Bible de la République, serait, dans la pensée de ses promoteurs, l’équivalent laïque du déicide. Sur fond de catastrophisme climatique, chacun comprend aisément combien nous passerions alors d’une écologie punitive déjà dénoncée partout, à une écologie inquisitoriale. La judiciarisation à outrance qui en découlerait ne menacerait pas que les grandes entreprises qui ont les moyens financiers de se moquer réellement de l’environnement. Chaque citoyen verrait cette épée de Damoclès pendre au-dessus de sa tête. Faire un feu de cheminée l’hiver, au retour d’une promenade dans les bois, si tant est qu’on soit encore autorisé à fouler la biodiversité, ou un barbecue l’été, entre amis, dépasser le 110 kilomètres à l’heure sur autoroute, utiliser sa voiture lorsqu’il aurait été possible de prendre son vélo, voire, demain, avoir plus de deux enfants — d’autant que les migrants attendent à la porte ? Pêle-mêle, autant d’écocides, de nature et d’importance variée… Car tout deviendra possible, comme a été possible, sur fond de peur sanitaire, le confinement de 65 millions de Français à moins d’1 kilomètre de chez eux. Certains esprits mal-pensants n’ont-ils pas fait remarquer que la limite des 100 kilomètres, imposée dans un deuxième temps, était tirée du roman de George Orwell 1984  ? Demain, faudra-t-il justifier ses déplacements eux-mêmes, donner la clé de sa voiture à la gendarmerie ou au commissariat, pour ne la reprendre qu’avec une permission expresse ? Peut-être même la possession d’une voiture sera-t-elle interdite, au profit de sa location, plus transparente pour les autorités. Faudra-t-il justifier de la nécessité de prendre un billet de train, car le train pollue aussi — ne parlons pas de l’avion ? Après tout, Mme Borne, la ministre de l’écologie, alors ministre des transports, n’avait-elle pas déclaré, lors de l’examen de la loi sur les «  mobilités  », que la bonne mobilité est celle qu’on n’effectue pas ? A côté de l’antiracisme, l’écologisme sera-t-il le communisme du XXIe siècle ? Au nom de la Terre, un passeport intérieur deviendra-t-il nécessaire ? Surtout, demain, faudra-t-il justifier le fait même d’exister, puisque exister pollue et qu’au nom de la Terre tout doit devenir possible ? Tout doit être réinventé ?

Oui, c’est bien la peur, en l’occurrence la peur climatique qu’instille méthodiquement les médias depuis des années. Et puisque nous n’avons qu’une seule terre, qu’une seule Gaïa, et puisque, oui, «  la maison (oïkos) brûle  », l’écocide devient bien, dans une société matérialiste, indifférente à la transcendance, l’équivalent du déicide. Le crime contre l’humanité lui-même est, dans cette logique, appelé à devenir secondaire. Qui ne voit que l’idéologie antispéciste pousse, comme un champignon, sur le fumier de l’écologisme, idéologie par définition fondamentaliste, dont l’antispécisme n’est que l’excroissance la plus nihiliste ? Qui ne voit que l’écologie humaine, dont le pape François a rappelé le caractère premier, est méprisée de nos écologistes qui sont presque tous favorables aux pires dérives artificialisantes, lorsqu’il s’agit de l’être humain, comme si l’homme devait désormais subir ce qu’il a fait stupidement et criminellement subir et continue encore largement de faire subir, sur fond d’industrialisation et de mondialisation, à la faune et à la flore ? Du reste, la volonté de parquer les hommes dans des cages à lapin, qui ressort de la convention, aux dépens de l’habitat individuel — au nom de la lutte contre l’artificialisation des terres à laquelle les éoliennes participent pourtant largement, elles aussi — fait penser à la généralisation, pour les hommes, de l’élevage industriel. Comme si un nouvel aménagement du territoire, la fin de la métropolisation, laquelle, il est vrai, est réputée écologique, et la réhabilitation de villes moyennes et de villages entiers ne permettraient pas de redynamiser le tissu économique dans une démarche écologique responsable ! Nous assistons au contraire à un renversement saisissant ! Alors que la cause animale progresse, ce qui est un bien pour l’homme lui-même et son mode de vie, c’est à l’homme qu’on veut imposer des pratiques reproductives et des modes de vie pires que ceux qu’on dénonce aujourd’hui, à juste titre, s’agissant des animaux d’élevage… En revanche, s’agissant d’enracinement, nos écologistes, tous immigrationnistes, se révèlent les pires mondialistes. On comprend combien l’écologisme, qui est un néomondialisme, est soluble dans le macronisme…

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UNE DÉMARCHE COERCITIVE

Qui lit les 150 mesures ne peut qu’être frappé par la démarche coercitive qui préside à leur adoption. Non que certaines, comme d’en finir avec les passoires thermiques, le plastique jetable, une agriculture destructrice de l’écosystème ou l’élevage industriel, ne soient pas bonnes en soi. Mais la coercition et la judiciarisation pour les citoyens — tous les propriétaires vus comme des nantis, par exemple, ou les agriculteurs comme des pollueurs alors qu’ils ont été contraints par l’Europe de pratiquer depuis plusieurs décennies une agriculture antiécologique, dont ils sont les premières victimes — n’a aucun répondant du côté de l’Etat, sinon dans l’obligation d’en exiger toujours plus des citoyens et dans une intensification à l’école de l’endoctrinement écologiste, sous la volonté de généraliser « l’éducation à l’environnement et au développement durable dans le modèle scolaire français  ». Oui, sur fond de peur, toutes les interdictions, toutes les coercitions, tous les endoctrinements seront permis puisque, comme l’a déclaré un des porte-parole de la convention, c’est « pour le bien de nos concitoyens et de la Terre  ». Manifestement, les dégâts bien réels que cette chanson totalitaro-utopique a provoqués au XXe siècle n’ont pas servi de leçon…

Cette convention ne serait-elle qu’une étape dans la constitution d’un État éco-policier au service d’une société éco-concentrationnaire ?

François Marcilhac

PS 1 : Plus prosaïquement, c’est-à-dire électoralement, nous ne pouvons pas rester indifférents au second tour des municipales, dimanche prochain, d’autant qu’il concernera, pour un grand nombre d’entre elles, des villes importantes au plan national. L’écologie étant une chose trop sérieuse pour être confiée aux écologistes, on ne peut évidemment qu’appeler à faire barrage à tous les candidats écologistes ou soutenus par eux. Cela va sans dire à Paris, mais aussi dans ces villes cœurs de métropoles que les écologistes pourraient remporter soit directement soit dans le cadre d’une alliance. Faisons également barrage aux candidats du pouvoir. Quel que soit l’opposant ? Soyons sérieux ! L’échec de Philippe au Havre aurait certainement un effet plus positif au plan national, en fragilisant la majorité, que la victoire du candidat communiste n’aurait d’impact négatif sur la ville. Et bien sûr, quand c’est possible, votons pour les candidats patriotes. Pour le second tour des municipales, qui est politique, en votant local, pensons national !

PS 2 : L’Action française a récemment publié un remarquable ouvrage sur la question écologique : j’y renvoie évidemment. Il s’agit de Quelle écologie pour demain ? sous la direction de Francis Venciton et Enzo Sandré, avec une préface de Jacques de Guillebon. En vente à la Librairie de Flore. https://www.librairie-de-flore.fr/produit/quelle-ecologie-pour-demain/

( 27 juin, 2020 )

La manif du comité Traoré à Paris, c’est oui, la procession de la Lunade en Corrèze, c’est non !

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

Si l’on ne devait retenir qu’un symbole, terrible et grotesque, de cette France à deux vitesses – celle que l’on verrouille et celle que l’on redoute – en cette période post-Covid, ce serait celui-là : la procession de la , à Tulle, a été interdite.

La Lunade, selon les mots du vicaire général du lieu, l’abbé Nicolas Risso, est « l’une des plus vieilles ostensions limousines et peut-être même de France ». Eu égard à son nom, et au culte que les Gaulois portaient à l’astre de la nuit, d’aucuns affirment que l’Église a pu, ici comme en d’autres endroits, sanctifier une cérémonie païenne dont elle n’avait pu obtenir l’abandon. Quoi qu’il en soit, en juin 1347, un moine du diocèse aurait eu une apparition de saint Jean-Baptiste lui commandant de défiler autour de la cité pour en éloigner la maladie. « La Lunade était née et la peste [avait] disparu. »

Il faut lire la description qu’en font les vieux livres, quelque part entre Sire et L’Anneau du pêcheur : « Après le coucher du soleil et dès que la lune paraît, à l’horizon, le clergé de la cathédrale et des trois autres paroisses de la ville, les confréries des pénitents blancs et bleus, les congrégations religieuses, suivis d’un nombreux concours de fidèle, sortent de l’église cathédrale, portant en grande pompe la statue du Saint-Précurseur. Cette statue en bois de chêne, grossièrement sculptée et noircie par le temps, est vêtue comme une madone italienne, d’une robe ou plus exactement d’un riche manteau de soie, noué au cou et ne laissant paraître ni les bras ni la taille. La tête est ceinte d’un diadème en argent ou cuivre doré. »

Pour l’abbé Risso – qui avait bien prévu tous les gestes barrières d’usage -, elle « [trouvait] tout à fait son sens cette année dans le cadre de l’épidémie du Covid ». « Ce qui est assez étonnant, glisse-t-il, c’est que l’on a quand même été épargné en Corrèze. »

De fait, la Corrèze n’a vraiment rien d’un cluster c’est le moins que l’on puisse dire : de rapides recherches dans la presse locale indiquent que seuls deux cas positifs ont été dépistés dans le département, ces quinze derniers jours, aucun en EHPAD, « le nombre de passages aux urgences concernant des suspicions de coronavirus est pratiquement nul ». Autant dire que l’on a plus de chance d’y mourir d’un accident de la route.

Mais comme on n’est jamais trop prudent… la préfecture a interdit la procession (pas la voiture). Est-il utile de rappeler que, dans le même temps, en Île-de-France, les manifestations du comité Adama Traoré rassemblent des milliers de personne et, dans les grandes métropoles, dimanche dernier, la fête de la Musique a provoqué le déferlement d’une marée humaine ?

La Lunade n’a connu qu’une seule interruption, en 1896, par un maire laïc et franc-maçon, Jean Tavé. « Une décision qui a provoqué un mini-tremblement de terre, dont les secousses ont été ressenties dans la cité pendant plusieurs années », rapporte La Montagne, exhumant les archives locales : « Douze gendarmes à cheval encerclant le porche empêchent les fidèles de sortir de la cathédrale avec la statue de saint Jean-Baptiste. Un deuxième cordon de soldats ceinture la place. » Il y a aussi « quatre régiments d’infanterie tenus à l’écart, prêts à intervenir ». Il faut dire que « la foule est compacte sur le parvis » et crie « Vive la liberté ! » Dans la nuit du 24 au 25 juin, certains s’introduisent dans la cathédrale et enlèvent la statue, pour faire procession au petit matin. À leur retour dans la cathédrale retentit le Magnificat

Rien de tout cela, aujourd’hui. L’abbé Risso regrette que « l’État [fasse] décidément peu de cas des libertés publiques », et les fidèles, qui viennent chaque année, se déclarent « consternés ». Les catholiques sont devenus si bien élevés… trop bien élevés ? « On pourrait braver la loi », lance une certaine Christiane, à la sortie de la messe, devant un journaliste de La MontagneLa Voix de Christiane – il y a bien eu Les Yeux d’Irène – aurait pu être le titre du prochain roman de Raspail. Mais Raspail est mort, et Christiane n’a pas osé.

L’honneur est cependant sauf : pour respecter le vœu, la statue de saint Jean a été malgré tout portée de croix en croix par l’abbé Risso et une poignée de paroissiens sur les hauteurs de la ville au crépuscule. Il suffit parfois de Sept cavaliers… Reste à savoir si les innombrables dévotions populations ancestrales, aux quatre coins de la France rurale, qui émaillent d’ordinaire l’été vont faire l’objet des mêmes iniques brimades. Et si nous allons le supporter.

Gabrielle Cluzel

 Ecrivain, journaliste
( 27 juin, 2020 )

Jeu de massacre mémoriel : ils en veulent toujours plus, eh bien, on va leur en donner !

 

Communiqué de l’AGRIF

 

Les fanatiques racistes de « l’antiracisme » islamo-gauchiste, avec la masse de manœuvre des masochistes de l’aspiration à la dhimmitude et des blancs de la névrose de « la haine de soi » orchestrent frénétiquement, avec tous les relais d’une énorme complaisance médiatique, une opération de déconstruction historique.

Ils ne manquent pas, il est vrai, de prétendre la légitimer en s’appuyant sur les monstrueuses déclarations d’Emmanuel Macron sur la « colonisation, crime contre l’humanité » !

Pourtant, ce mouvement n’est pas à vrai dire totalement inintéressant. Car sa logique va être massacreuse pour les grands hommes de la pensée révolutionnaire. Aujourd’hui, contentons-nous ici de fournir aux gauchos des radios et de l’éducation dite nationale quelques incitations à la découverte.

  • Sur Voltaire, car celui-ci ne fut pas seulement un matérialiste, anticatholique et violemment antisémite, mais un parfait profiteur de la traite négrière.
  • Sur Marx :

Lettre à Engels, 30 juillet 1862 : « Ce négro-juif de Lafargue, qui part heureusement à la fin de cette semaine, s’est encore débrouillé pour perdre 5000 thalers dans une spéculation malencontreuse(…). Je suis maintenant sûr, comme d’ailleurs sa forme de tête et de cheveux le prouvent, qu’il descend des nègres, de ceux qui ont suivi Moïse lors de sa fuite hors d’Égypte (à moins que sa mère ou sa grand-mère maternelle n’ait forniqué avec un nègre). Ma foi, ce mélange de type juif et germanique et de fond négroïde ne peut donner que quelque chose de bizarre. Il y a du négro aussi dans cette manière qu’il a de s’imposer aux autres ».

Lafargue, socialiste allemand, mulâtre, avait épousé en 1868 la deuxième fille de Karl Marx, Laura. Marx en éprouva une grande rage.

  • Sur Engels, même acharnement raciste contre Lassale que son compère Marx. Message à ce dernier : « Mes félicitations à Paul, le candidat du Jardin des Plantes et des animaux. En tant que nègre, d’un degré plus proche du règne animal que nous tous, il est sans doute le représentant le plus qualifié de ce quartier ».
  • Sur Ferry, ce grand tripoteur d’affaires en Afrique du nord et au Tonkin. « Les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures ».

Mais, bien au-delà de ces quelques extraits, ce sont des pages entières, significatives de leur racisme, que l’on peut parcourir chez les grands hommes de la gauche communiste, socialiste ou radicale.

On voit mal comment désormais on pourra tolérer que leurs noms soient plus longtemps portés par des places ou des rues, des établissements scolaires et autres.

Venons-en maintenant à l’esclavagisme arabo-musulman dont ne semble jamais se soucier les camarades Houria Bouteldja et Assa Traoré.

Sans doute sur la question ne veulent-elles pas trop se pencher sur ce qu’il en a été pourtant dans leurs respectives ascendances.

Que ne le font-elles ? Car le trafic d’esclaves, dans toute l’Afrique, n’a pas été seulement le triste fait des « négriers » européens et américains. Ces derniers ont acheté les esclaves vendus par leurs chefs de tribu. Mais cette traite-là, dite « traite occidentale », certes numériquement considérable et certes moralement abominable, n’a pas été la seule.

La traite dite « orientale » pratiquée par les négriers arabo-musulmans à destination du monde islamique a été d’un chiffre largement supérieur (11 millions – 17 millions) et sa durée plus longue : du 7° siècle au 20° siècle.

Elle a été aussi plus atrocement encore antihumaine et mémoricide. La castration des hommes en a été la règle. Il n’y a donc eu aucune transmission familiale et culturelle de l’africanité dans l’orient musulman.

Enfin, il y a eu la traite « inter-africaine » telle qu’au début du 20° siècle on a pu estimer qu’il y avait encore environ 7 millions d’esclaves en Afrique occidentale française, plus de 14 millions pour l’ensemble de l’Afrique noire

Parmi les peuples africains les plus esclavagistes, la grande tribu sahélienne des Soninkés, celle de la famille Traoré…

On attend donc avec un grand intérêt la création de journées de mémoire de l’esclavage inter-africain en Afrique. Pour l’heure, il ne semble pas qu’il y en ait eu de programmées.

Et la Turquie ?

Enfin, quid de la Turquie, plus que jamais voulue continuatrice de l’empire ottoman par M. Erdogan ?

Or, s’il y a bien un ensemble politique qui ait fonctionné sur l’esclavage, c’est celui-là.

Istambul et les autres ports de la péninsule anatolienne n’étaient-ils pas les réceptacles de deux systèmes esclavagistes :

  • Le barbaresque, consistant principalement, jusqu’en 1830, dans la capture séculaire d’européens et notamment des femmes et jeunes filles à destination des harems de l’islam.
  • L’arabo-musulman déjà évoqué.

Et on pourrait encore évoquer le système du devshirmé consistant à prendre un enfant sur cinq des familles des peuples chrétiens asservis. Pour en faire des janissaires.

On attend avec intérêt de savoir si la Turquie de M. Erdogan va faire mémoire non seulement des Arméniens et autres chrétiens rescapés du génocide au prix de l’esclavage mais aussi de tout son passé d’un esclavagisme millénaire ?

L’AGRIF

70 boulevard Saint-Germain
75005 PARIS
01 40 46 96 31

( 26 juin, 2020 )

Talion et Code noir

 

Lu sur « Boulevard Voltaire » cette très bonne « mise au point »

 

La loi du talion, c’est barbare ! Arracher un œil pour un œil éborgné ! Casser une mâchoire pour trois dents brisées ! Barbare, vous dis-je. Dans notre société du XXIe siècle, on n’a pas le droit de faire cela. Point final. Alors le talion, c’est barbare.

Euh… À la réflexion, peut-être pas si barbare que cela. L’origine remonte aux Babyloniens, il y a 37 siècles. Et si l’esprit de cette loi existe encore aujourd’hui, c’est, peut-être parce qu’elle n’est pas si mauvaise. En clair, le principe veut que l’on proportionne la riposte/punition à l’attaque. Talion vient du latin talis qui veut dire tel, semblable, pareil : « œil pour œil », et non pas la vie pour un œil. Lorsque cette « loi » a été édictée, elle constituait un progrès formidable.

En écrivant ces lignes, je ne prône nullement la vengeance personnelle, hors loi, hors justice. Je dis simplement que, par rapport à la période où il n’existait rien d’autre que les poignards et les épées pour régler les différends, l’apparition du talion a « humanisé » les règlements de compte.

De nos jours on aimerait bien que ce principe soit appliqué par ces racailles qui vous plantent un couteau dans le ventre pour un regard prétendument mauvais ou une cigarette qu’on ne donne pas. Si ces andouilles appliquaient le talion, il y aurait moins de morts innocents. La barbarie, justement, c’est de se comporter comme avant Hammourabi, le roi babylonien qui a « inventé » le talion.

Le , c’est un peu pareil. Avant 1685, en matière d’esclavage, tout était permis puisque rien n’était interdit. Alors, rédigea le Code noir que Louis XIV signa. Ce document est la première marche de l’escalier qui mène à l’abolition, 163 ans plus tard, par un homme a priori peu recommandable. Pour la première fois, les esclaves ont des droits et les maîtres, des devoirs. Certes, les esclaves, propriétés des maîtres, sont considérés comme des « meubles » et sont l’objet de multiples interdits (posséder, avoir des armes, se réunir, occuper un emploi public, commercer, etc.). Mais les droits qui leur sont reconnus – droit d’être nourris, habillés et soignés sous peine de poursuite du maître, d’être affranchis, de se constituer un pécule, etc. – ont probablement amélioré grandement leur situation. Les maîtres, de leur côté, sont tenus à des obligations – repos dominical pour les esclaves, interdiction d’utiliser les esclaves comme objets sexuels ou de les marier contre leur gré, interdiction de séparer les familles, enterrement religieux des esclaves baptisés, car il fallait en faire de bons chrétiens, etc.

En écrivant ces lignes, je ne défends nullement l’esclavage. J’observe simplement que ce Code a donné des droits à des êtres humains qui en étaient dépourvus jusqu’alors. Et ce ne serait pas un progrès ? Dans ces vociférateurs actuels qui tiennent le haut du pavé sur l’esclavage, combien ont lu le Code noir ? Combien parlent sans savoir, sans réfléchir, uniquement parce que c’est à la mode – n’est-ce pas monsieur Ayrault.
Ceux qui taguent les statues de Colbert sont incapables, par inculture, par imbécillité, par bêtise, d’expliquer leur geste.

Jeunes gens, ne vous laissez pas manipuler : lisez le Code noir avec les lunettes de l’époque, lisez la vie de Colbert et après, après seulement, nous pourrons discuter de la question.

Yannik Chauvin

 Docteur en droit, écrivain, compositeur
( 26 juin, 2020 )

Mgr le Comte de Paris rend hommage aux combattants de 1940

 

 

La France commémore les batailles perdues de 1940. Dans la mémoire nationale, ce sont les mots et les images du désastre qui s’imposent : la percée de Sedan, les plages de Dunkerque, les routes de l’exode, la signature de l’armistice.

 

Sur cette dure réalité, un trop plein d’idées reçues a été déversé dès juillet 1940 et bien après la guerre. Aujourd’hui encore, l’histoire de la première bataille de France reste encombrée de clichés et d’erreurs de perspective. Ceci malgré les travaux des historiens français et étrangers qui ont, au fil des années, détruit la légende noire de cette déroute.

 

En hommage aux combattants de 1940, je veux rappeler des vérités qui gagneraient à être mieux enseignées et commémorées.

 

Ces vérités appartiennent à l’histoire de la Maison de France puisque mon grand-père le comte de Paris s’était engagé dans la Légion étrangère en juin 1940 pour combattre l’ennemi. C’était pour lui la seule manière de servir, faute d’avoir été accepté dans l’armée française en raison de la loi d’exil – qui n’avait pourtant pas empêché le gouvernement de l’envoyer en mission diplomatique en Italie, Grèce, Bulgarie et Yougoslavie pendant la drôle de guerre !

 

Ces vérités appartiennent à l’ensemble des Français, qui peuvent regarder avec fierté ce moment tragique de leur histoire. Le peuple français n’était ni résigné ni amolli, mais résolu. Notre pays, sorti grandi après le traité de Versailles, se trouvait en 1940 face à un nouveau monde où la diplomatie ne faisait plus effet. Mais la France se réarmait depuis 1935 et elle disposait en mai 1940 d’une excellente artillerie, d’une flotte puissante, de divisions blindées bien équipées et supérieures à celles des Allemands, d’appareils de chasse et de bombardement remarquablement efficaces. Il est vrai que certains d’entre eux étaient anciens et que nos chars présentaient des défauts, mais notre production de guerre venait compenser rapidement nos faiblesses.

 

La puissance de notre appareil militaire et la combativité des soldats français, tout comme celle de nos alliés, se sont vérifiées dans les combats acharnés de mai et de juin – sur le territoire belge lors des batailles de Hannut et Gembloux, à Stonne dans les Ardennes, à Moncornet et devant Dunkerque, sur l’Aisne, la Somme et la Loire, en Norvège, dans les Alpes face aux Italiens. En quarante-cinq jours de combats, près de cent mille de nos soldats sont tombés au champ d’honneur – deux à trois fois plus que nos pertes moyennes pour une période équivalente pendant la Première Guerre mondiale. Les généraux allemands reconnurent que les Français s’étaient battus « comme des lions » selon la formule de l’un d’entre eux.

 

L’offensive allemande du 10 mai est l’acte final d’une tragédie qui trouve son origine dans la doctrine défensive de l’Etat-Major et dans une diplomatie timorée. L’idée de la “guerre éclair” a, en somme, empêché notre armée de combattre encore, alors qu’elle en avait la possibilité, sur le sol métropolitain ou depuis l’Afrique, avec l’appui de notre marine intacte et des forces subsistantes de notre aviation.

 

Mais la guerre est aussi un acte politique, et il faut un gouvernement pour la gagner. En 1940, la France ne manque pas d’hommes politiques de bonne stature, mais aucun ne devient l’homme du recours pour la nation en péril alors que Winston Churchill, dans un pays où les élites expriment des doutes et connaissent des conflits semblables à ceux qui traversent nos milieux dirigeants, s’impose comme chef politique d’une guerre qu’il pense déjà à l’échelle du monde.

 

Le général de Gaulle entre trop tard au gouvernement, et à un rang trop modeste pour y jouer le rôle salutaire qui commencera d’être le sien, douze jours plus tard, à Londres. Sa tradition familiale, son expérience d’officier, ses réflexions sur l’histoire lui montrent le chemin : si la guerre est un acte politique, il faut que celui qui incarne cette politique confirme ou affirme sa légitimité par son entier dévouement à la patrie et par l’inflexible rigueur de ses choix. Le pouvoir est une épreuve pour soi-même, qu’il faut savoir l’affronter dans l’espérance à l’heure des grands périls.

 

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Jean, comte de Paris
Domaine royal de Dreux, le 25 juin 2020

( 25 juin, 2020 )

Les traites négrières.

 

 

Ainsi, la région Grand Est vient de valider le changement de nom du lycée Colbert-Sophie Germain de Thionville, qui s’appellera désormais Rosa Parks, du nom d’une militante afro-américaine, cette personne ayant vécu de 1913 à 2005. Il semble que les élèves de ce lycée aient été associés à ce choix, que l’on peut juger hautement politique et idéologique. Est-il sage et raisonnable d’entraîner les élèves dans ce type de controverses, au risque de les engager dans un militantisme passionnel, sans le contrepoids d’une véritable formation historique, voire philosophique.

Certes, l’esclavage constitue, humainement, un des aspects les plus violent de notre passé et de notre héritage. Il y a lieu que l’enseignement lui donne sa juste place dans le cursus des études, mais avec toute la contextualisation nécessaire. Il est périlleux d’associer cet enseignement à une cause contemporaine, ainsi que le montrent les dérapages actuels des études post-coloniales, qui inquiètent, à juste titre, les plus éminents de nos universitaires.

C’est que le sujet est brûlant et que les travaux les plus déterminants à son propos donnent lieu à des polémiques d’une extrême vivacité. On s’en est aperçu, il y a une quinzaine d’années, avec la publication du grand ouvrage d’Olivier Pétré-Grenouilleau sur Les traites négrières qui a été immédiatement dénoncé par des organisations militantes anti-racistes, parce que l’historien n’entrait pas dans leur cadre idéologique. Ainsi affirmait-il que le but des traites n’avait pas de fins meurtrières, puisqu’il s’agissait de promouvoir un négoce. Un négoce, qui avait certes des conséquences meurtrières, notamment à cause des dommages de la traversée de l’Atlantique. Mais pour les militants, il fallait absolument que l’esclavagisme soit foncièrement de nature génocidaire. Et puis il y avait aussi le fait qu’il y avait eu trois formes d’esclavagisme, avec des traites orientales, occidentales et internes à l’Afrique. Le militantisme exigeait qu’il soit uniquement un crime occidental.

J’ai connu pour ma part un Africain, dont je garderai toujours le souvenir et dont j’espère ardemment la future béatification, qui avait été emmené comme esclave, adolescent, depuis sa région natale, le pays Samo dans l’actuel Burkina Faso, jusque sur les rives du Niger. Il avait pu échapper à son maître et avait été recueilli par des Pères blancs et ramené par eux au pays natal. Puisse la figure d’un Alfred Ki-Zerbo nous éclairer pour un juste discernement de cet immense dossier des traites négrières.

Gérard LECLERC

Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 24 juin 2020.

( 25 juin, 2020 )

Mardi 14 juillet, montrons aux Français qu’une autre alternative existe

 

Mardi 14 juillet 2020, en ce jour de fête nationale où la République française va, comme chaque année, abreuver les Français de grandes messes républicaines et de grands discours républicains, le blog de La Couronne appelle tous ses lecteurs et au-delà de ses lecteurs tous les royalistes, à se mobiliser également.

 

Mardi 14 juillet 2020, vous aussi, ouvrez vos placards et brandissez vos drapeaux, ensemble faisons en sorte qu’aux quatre coins de l’hexagone, la France redécouvre ses lys nationaux, que votre drapeau soit le drapeau blanc de la restauration, la bannière bleue fleurdelisée des Capétiens, ou encore, le drapeau français couronné du blason royal de France, sortez vos drapeaux, accrochez-les à vos fenêtres, à vos balcons, à vos mâts, brandissez haut et fort les bannières de l’espoir.

 

Ensemble, montrons qu’une autre alternative existe, que la république n’est pas une fatalité et que l’espérance monarchique existe toujours en France. Nous avons un Prince, nous avons un drapeau, ensemble, rappelons aux Français qu’il est temps de se ranger sous la bannière de l’espoir et du futur !

 

VIVE LA FRANCE, VIVE LE COMTE DE PARIS

 

Post-scriptum: Si vous n’avez pas encore un drapeau royal de France, vous pouvez vous en procurer un:

  • Ici Bannière bleu azur parsemé de fleurs de lys
  • Ici  Le drapeau français BBR, couronné du blason royal de France

 

( 25 juin, 2020 )

Communiqué du CNIP au sujet des municipales à Metz

 

 

Communiqué de presse:
Le CNIP (Centre National des Indépendants et Paysans), le plus « vieux » parti de la Droite Française, porteur des valeurs libérales, conservatrices et sociales ne donnera pas de consigne de vote pour le second tour des élections municipales de Metz et laisse libre de leur choix, ses adhérents et sympathisants , en souhaitant qu’ils n’oublient pas, l’éthique, l’esprit d’ouverture  et l’honnêteté au moment de déposer le bulletin dans l’urne ainsi que le slogan de l’ancien maire CNIP de Metz, Raymond Mondon, qui était : »voir grand pour demain ».
Thierry GOURLOT
Président du Groupe CNIP à la Région Grand-Est
Conseiller municipal et métropolitain de Metz
Secrétaire Général-Adjoint du CNIP
( 25 juin, 2020 )

MUNICIPALES

 

 

Le gouvernement à donc décidé. Ce sera le 28 Juin pour le deuxième tout dans les villes où il en faut un. C’est souvent le cas dans les grandes villes. Il convient, dans la mesure du possible, de porter au pouvoir ceux qui sont les meilleurs – ou les moins mauvais – pour gérer une ville et, souvent maintenant, la communauté de commune ou la métropole. A Nancy, il est difficile de départager les deux listes qui restent, leurs programmes étant aussi mauvais l’un que l’autre et d’ailleurs fort semblables.

Dans toutes les villes, il y a quand même un point auquel il faut faire attention : il est toujours dangereux pour une ville et sa population de faire entrer dans la direction d’une ville des révolutionnaires, toujours sectaires car justement « révolutionnaires » et quelques fois nostalgiques des dictatures communistes souvent génocidaires.

Voter selon votre conscience

Philippe SCHNEIDER

( 24 juin, 2020 )

Démographie : quand la Commission européenne pleure sur le lait versé…

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

Voilà maintenant des années que toute esquisse de politique nataliste se trouve frappée du sceau de l’infamie par les médias dominants et ces autorités morales dénonçant un « ordre moral », dont elles ne sont finalement que la version subvertie.

Pourtant, il y a un moment où il convient de se réveiller, surtout quand les chiffres reprennent le dessus sur les émotions, relatives à la surpopulation planétaire ou au déficit démographique de notre Vieux Continent. D’où ce « Livre vert », signé de la Commission européenne, qui vient de voir le jour, tel l’enfant tout juste sorti du ventre de sa mère. Car c’est bien d’enfants qu’il est ici question.

Les chiffres plus haut évoqués valent mieux que le plus savant des discours. En 1960, l’Europe représentait 12 % de la population mondiale. Aujourd’hui, elle est tombée à 6 %, avant d’être promise à chuter à 4 % d’ici 2070. Pis : les Européens sont de plus en plus vieillissants et inaptes au monde moderne et à sa furie technologique : « En Europe, 31 millions de personnes se trouvent dans des régions rurales qui se meurent et dont les revenus sont faibles. »

Pour tout arranger, ce texte nous dit « qu’en 2070, trois Européens sur dix seront âgés de plus de 65 ans, contre deux sur dix aujourd’hui. La proportion des personnes en âge de travailler (20/64 ans) tomberait à 51 %, contre 59 % de nos jours. » On a lu plus réjouissant, mais qui peut décemment s’en étonner ? Paradoxalement, les pays les plus touchés par cette pandémie sont les plus ancrés dans la tradition chrétienne – soit celles où l’enfant qui vient est plus une fête qu’un drame : Bulgarie, Grèce, Croatie, Italie, Pologne et Hongrie. C’est pourtant dans cette dernière nation que la réponse est la plus vigoureuse, le président Viktor Orbán ayant mis en place des mesures natalistes visant à faire remonter le taux de fécondité des femmes hongroises à 2,1 % à horizon 2030.

Pour une fois, la Commission européenne n’a pas d’émois de gazelles, se contentant d’entériner l’affaire comme une issue possible et d’abandonner l’antifascisme de trompe-l’œil et de bazar au vestiaire. Elle y consent d’autant plus que la solution migratoire semble porter en elle ses propres limites, tel que noté par Emmanuel Berretta, du Point : « Une seule phrase [de ce Livre vert, NDLR] expédie le sujet : “La nouvelle stratégie globale avec l’Afrique est particulièrement importante, compte tenu des déficits démographiques complémentaire auxquels nos continents son confrontés”. » Bref, nous voilà parés pour les jours de gros temps à venir !

Cette météo est d’autant moins clémente que le même journaliste relève, ensuite, cette contradiction majeure : « L’Europe se trouve devant deux politiques paradoxales : d’un côté la promesse d’un partenariat – souvent qualifié de plan Marshall – avec l’Afrique afin de sédentariser la jeunesse dans son pays d’origine et lui offrir une perspective de vie meilleure plutôt que le chemin périlleux de la migration. De l’autre, une volonté d’attirer en Europe les meilleurs cerveaux, donc les Africains les plus brillants. Mais est-ce rendre service aux Africains ? » Poser la question équivaut à y répondre, cher monsieur.

Au passage, on notera que les efforts déployés par les tenants de la pensée unique consistant à nous fourguer de force le mariage homosexuel ne sauraient suffire à réduire le déficit de naissances. Ce, d’autant plus que le concept d’enfants achetés sur catalogue par de riches Blancs avant que de pauvres femmes noires n’accouchent ne saurait être totalement satisfaisant pour l’esprit, surtout lorsque se donnant pour « progressiste ».

Après, demeure la question taboue : celle de l’avortement. Aux derniers macabres comptages, on tuerait, chaque année, en France, près de deux cent mille petits Français, qu’ils soient issus de familles de souche comme de branche. Il y a peut-être là de quoi donner matière à réfléchir.

Surtout lorsque l’on nous serine que la limitation de vitesse sur autoroute à 110 km/h permettrait de sauver des vies. Alors, tant qu’à sauver des vies, si l’on arrêtait d’assassiner les petits Français à naître ? Quitte à redresser l’Europe dans la foulée…

Nicolas Gauthier

 Journaliste, écrivain
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