( 24 avril, 2021 )

L’Arizona vote l’interdiction des avortements pour trisomie 21

 

Lu sur le Salon Beige

 

L’Arizona donne ici un exemple qui devrait être suivi. Bravo à cet Etat courageux. Souhaitons que la France suive cet exemple un jour prochain. L.R.

 

L’Assemblée législative de l’Arizona a approuvé jeudi un projet de loi encadrant l’accès à l’avortement. La mesure phare du projet de loi interdit l’IVG

« si la femme la demande uniquement parce que le fœtus présente une anomalie génétique telle que le syndrome de Down » (trisomie 21).

Le sénateur Kelly Townsend a déclaré pendants les débats :

« Avorter un enfant parce qu’il y a une anomalie génétique n’est pas un soin de santé. Vous euthanasiez un enfant qui a une anomalie génétique. C’est de l’euthanasie, ce ne sont pas des soins de santé ».

Les médecins qui pratiqueront un avortement « uniquement parce que l’enfant présente un problème génétique auquel il est possible de survivre » pourront être poursuivis pour crime.

Le projet de loi contient « un grand nombre d’autres dispositions », dont une mesure relative à la « personnalité », qui « confère tous les droits civils aux enfants à naître ». Il interdit l’envoi par courrier de pilules abortives. Il « permet au père ou aux grands-parents maternels d’un fœtus avorté en raison d’un problème génétique d’intenter une action en justice ». Il interdit d’allouer des fonds publics à des organisations réalisant des avortements. Le texte exige également que les restes de fœtus soient enterrés ou incinérés. Enfin il « interdit aux universités d’État de fournir des soins en matière d’avortement ».

Le projet de loi a été renvoyé au gouverneur Doug Ducey. Celui-ci n’a jusque-là « jamais opposé son veto à un texte de loi anti-avortement ».

( 24 avril, 2021 )

Les lycéens des établissements privés hors contrat ne passeront pas le bac 2021 dans la dignité et l’égalité

 

Lu sur le « salon beige »

 

Communiqué d’Anne Coffinier, présidente de Créer son école :

Le Conseil d’Etat vient de rendre une ordonnance de référé rejetant la demande déposée par l’association Créer son école, soutenue par 234 autres requérants : les lycéens des établissements privés hors contrat passeront donc leur bac à l’issue d’une année scolaire gravement perturbée par l’épidémie de Covid, moyennant 9 à 13 épreuves écrites et orales d’affilée, en présentiel, alors que leurs camarades des lycées publics et sous contrat ne passeront que 2 épreuves (philosophie et grand oral), validant toutes les autres au contrôle continu.

Comment soutenir sérieusement qu’il n’y a pas de rupture d’égalité face à la santé, mais aussi face à l’accès au principal diplôme national et donc aux études supérieures ?

Le Conseil d’Etat s’en est sorti au prix de ce qui s’apparente à un déni de justice ; en effet, le résumé des moyens juridiques des requérants est incorrect : certains ont été omis, d’autres ajoutés par la haute juridiction administrative ! (Voir ci-après le dossier juridique complet pour juger sur pièces.) La décision ne répond pas au cœur de l’argumentation juridique déployée par les requérants.

  • Prenons l’exemple de la prise en compte des notes de contrôle continu : nous affirmons que, puisqu’elles sont acceptées sans problème par Parcoursup, elles doivent l’être aussi pour le bac. Cet argument central a été purement et simplement ignoré.
  • Sur le plan sanitaire, nous soutenons que la dégradation des conditions sanitaires depuis septembre ne permet pas de passer les épreuves correctement en fin d’année (cours annulés, élèves et professeurs malades, programmes non terminés, entraînements aux épreuves non réalisés). A fortiori, condamner une minorité (les lycéens hors contrat) à passer ce « bac de l’impossible » tandis qu’on accorde le bac au contrôle continu aux autres est une rupture d’égalité inacceptable et irresponsable.

A quoi bon avoir laissé les lycéens dans l’incertitude durant de longues semaines pour répondre ainsi par une décision entachée d’erreurs matérielles : l’ordonnance de référé parle ainsi à un endroit de « la société requérante » (comme si le requérant était une entreprise) alors que le recours a été déposé par des centaines de requérants (comme une sorte de class action) !

Face à tant d’approximations juridiques, nous ne pouvons que conclure au caractère politique de cette décision du Conseil d’Etat, qui a plaqué des arguments juridiques ignorant aussi bien le contexte sanitaire exceptionnel que la nature des moyens effectivement avancés par les requérants.

Les 4 000 jeunes qui voteront pour la première fois dans quelques mois auront commencé leur vie de citoyen par une expérience de quasi-déni de justice qui n’augure rien de bon pour leur confiance dans les institutions et les gouvernants de notre pays.

Quelles conclusions en tirer à plus long terme ? Le bac, en tant que diplôme national ayant une véritable valeur, est mort. Jean-Michel Blanquer l’aura tué, entre sa réforme et sa gestion de la Covid. Les certifications privées ont de beaux jours devant elles.

Plus largement, cette inégalité de traitement sur le bac fait suite à une série d’attaques contre les libertés éducatives des citoyens ; tant l’instruction en famille que les écoles privées hors contrat ont fait l’objet de mesures destinées ouvertement à les supprimer ou à les restreindre fortement : loi Gatel en 2018, loi pour l’école de la confiance en 2019, décrets discriminant les candidats au bac des établissements hors contrat, projet de loi sur les principes républicains. Le gouvernement a donc délibérément pris l’initiative de rallumer la guerre scolaire. Il instrumentalise habilement la peur qu’inspirent l’islam politique et la Covid pour porter des coups contre tout ce qui est indépendant de l’Education nationale. Ce n’est pas rendre service à cette dernière qui a besoin de soupapes de sécurité.

Mais en tapant si fort sur ceux qui veulent être libres, le gouvernement ne se fait pas que des amis, car les Français veulent choisir librement le type d’éducation pour leurs enfants. L’urgence est à réformer l’école publique, non pas à pénaliser ceux qui choisissent les écoles libres ou l’instruction en famille. L’instruction libre est l’avenir et rien ne pourra mettre un coup d’arrêt à son essor.

( 23 avril, 2021 )

Y A Pas Photo !, par Guy Adain.

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Bien avant le « Mariage pour Tous », Marianne avait déjà…

« Épousé la Veuve » !

Marianne, symbole de la République n’est qu’une figure allégorique sans âme, bien loin de représenter la Femme éternelle, celle de : « l’Éternel Féminin », celle d’autrefois, celle des Dames du temps jadis, quand la France était encore « Fille aînée de l’Église » !

Ni épouse, ni mère, mais Tricoteuse, Femen et Sans-culotte, Marianne sert d’âme et de conscience au Président

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Incarner « La France », Marie-Antoinette l’a fait merveilleusement, douloureusement et tragiquement bien. Elle n’était pas « Française de souche, mais étrangère, migrante…Elle est devenue Reine de France…

Si ce n’est par le sang reçu, mais par le sang versé !
Le sien, celui de son mari, quant à son fils, Marianne l’a laissé mourir de consomption. Voilà un thème de repentance qui mériterait d’être mis à l’étude…

 

Guy Adain

22/04/2021

( 23 avril, 2021 )

LE PRINCE JEAN

 

 

Lu sur « le Courrier Royal »

 

 

La Famille royale de France

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Descendante directe des Rois Saint Louis, Henri IV et Louis XIII, la Maison d’Orléans est depuis la mort du comte de Chambord en 1883 (dernier prince de la branche aînée des Bourbons de France), l’héritière dynastique des quarante rois qui ont fait la France et donc l’actuelle Famille royale de France.

Aujourd’hui le « chef de la Maison de France » est Monseigneur le comte de Paris de jure Jean IV de France et son héritier est son fils Monseigneur le Prince Gaston de France.


 

Monseigneur le comte de Paris, de jure Jean IV de France

Mgr le comte de Paris et Duc de France, de jure Henri VII

Mgr le comte de Paris, de jure Jean IV de France

Les armes de France

Les armes du chef de la Maison royale de France

Descendant direct du Roi Saint Louis, la famille de Monseigneur le comte de Paris a régné sur la France pendant neuf siècles, d’Hugues Capet jusqu’à Louis-Philippe. Héritier légitime des quarante rois qui ont fait la France, Monseigneur le comte de Paris est depuis le décès de son père, le lundi 21 janvier 2019, le chef de la Maison royale de France. Si les Français décidaient de renouer le fil de leur histoire, il régnerait sous le nom de Jean IV de France.

 

Le Prince Jean d’Orléans est né le 19 mai 1965 à Boulogne-Billancourt, fils du comte de Paris, Henri VII de France et de la princesse Marie-Thérèse de Wurtemberg, duchesse de Montpensier, le prince est apparenté à la plupart des familles royales régnant en Europe. À Amboise, en 1987, année de la célébration du millénaire capétien, le Prince Jean a été titré duc de Vendôme par son grand-père, le comte de Paris, Henri VI de France. Le 2 février 2019, le prince Jean d’Orléans, alors nouveau Chef de la Maison de France, annonce le jour des funérailles de son père, relever le titre de comte de Paris, porté par son père et son grand-père avant lui, respectant ainsi, un décret royal de son grand-père, Henri VI de France, imposant le titre de comte de Paris, comme titre d’attente pour tous les chefs de la Maison de France appelé à lui succéder.

 

Dans son parcours universitaire, le prince a eu le souci constant de développer ses capacités d’analyse et de réflexion, et d’approfondir sa connaissance des réalités politiques, sociales et économiques contemporaines. Le Prince Jean est titulaire d’une maîtrise de philosophie à la Sorbonne. Son mémoire a porté sur l’actualité de la notion de bien commun. Le Prince Jean de France a également obtenu une maîtrise de droit, en se spécialisant dans le domaine des relations internationales. Le prince a terminé son cursus avec une maîtrise en administration des affaires (MBA) qu’il a passée à Los Angeles (Californie). Il a effectué son service national comme officier : après quatre mois de classes à l’école de cavalerie de Saumur, il a été affecté au commandement d’un peloton de chars de combat au 7e régiment de Chasseurs à Arras. Sa vie professionnelle l’a ensuite conduit à exercer des responsabilités dans le domaine du conseil en management et organisation d’entreprise, puis dans le secteur bancaire.

 

Le 02 mai 2009, le prince Jean de France a épousé en la cathédrale Notre-Dame de Senlis Mademoiselle Philomena de Tornos y Steinhart, née le 19 juin 1977 à Vienne, fille d’Alfonso de Tornos y Zubiría et de Marie-Antoinette Edle  von Steinhart, petite-fille de Juan de Tornos y Espelíus, ancien chef du secrétariat personnel du comte de Barcelone. Depuis 2011, Leurs Altesses Royales comte et la comtesse de Paris habitent au domaine royal de Dreux avec leurs cinq enfants :

 

Descendant légitime de la dynastie nationale française, Monseigneur le comte de Paris, assume pleinement la tradition de dévouement de sa famille au service de la France et des Français d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Il se définit comme prince chrétien et prince français.

 

Prince tourné vers l’avenir, il a depuis plusieurs années , parcouru la France et rencontré des acteurs de la vie économique, sociale, culturelle et politique. Il a pu ainsi acquérir une vision précise, profonde et générale de notre pays. Il a complété cette démarche par des voyages à l’étranger où il a été reçu non seulement comme un témoin du passé de la France mais aussi comme une incarnation de son avenir. En octobre 2009, il a effectué une première synthèse de son expérience dans son livre d’entretiens Un Prince français (éd. Pygmalion).

 

Dans cet ouvrage, il évoque son destin personnel et sa place dans la Famille de France, et présente les aspects essentiels de son engagement, en tant que prince de France, au service de la France et des Français. Symbole d’unité, principe vivant d’identité, il représente la permanence nécessaire à la bonne évolution d’un monde qui bouge.

 

Entre les urgences de la mondialisation et de la crise et les besoins d’identité et d’enracinement, il veut occuper utilement une place laissée vacante et pourtant indispensable à intérêt national. De nombreux pays européens profitent, chacun à leur manière, du bienfait de la légitimité naturelle offerte par les familles princières ou royales. Une telle présence garantit la pérennité du bien commun des familles, des entreprises et de la nation.

 

Dès aujourd’hui, en France, le prince Jean propose aux Français d’écouter sa voix.

( 23 avril, 2021 )

Tchad : les clés de compréhension passent par la reconnaissance des fondamentaux ethno-claniques, non par les incantations démocratiques

 

L’Afrique Réelle nous informe

 

Dans l’incertitude actuelle, en dépit des rumeurs, des jeux politiques, des déclarations des-uns et des autres, des questions sur l’avenir du G5 Sahel, du jeu de plus en plus « clair » de la Turquie, de celui la Russie, de la Chine et de la navigation à vue de la France, l’essentiel est de voir que la question du Tchad est d’abord ethno-clanique.
Les Zaghawa, les Toubou du Tibesti (les Teda), les Toubou de l’Ennedi-Oum Chalouba (les Daza-Gorane) et les Arabes du Ouadaï sont divisés en une multitude de sous-groupes. Tous additionnés, ils totalisent moins d’un quart de la population du Tchad. Démocratiquement, c’est à dire « occidentalement » parlant, ils ne comptent donc pas puisque, toute élection « loyale » les écarterait mathématiquement du pouvoir. Or, ils constituent la fraction dominante de ce qui est devenu le Tchad. C’est autour de leurs rapports internes de longue durée, de leurs alliances, de leurs ruptures et de leurs réconciliations plus ou moins éphémères que s’est écrite l’histoire du pays depuis l’indépendance. C’est autour d’eux que se sont faites toutes les guerres du Tchad depuis 1963. C’est de leurs relations que dépend le futur du pays, la majorité de la population n’étant que la spectatrice-victime de leurs déchirements et de leurs ambitions. Voilà qui est difficile à faire comprendre aux universalistes démocrates du monde occidental.
Pour résumer la question :
- Idriss Déby Itno était Zaghawa du clan Bideyat. Or, les Zaghawa sont à ce point divisés que, depuis 2004, les frères Timan et Tom Erdibi, ses propres neveux, étaient en guerre contre lui. Comment vont donc maintenant se positionner les divers clans zaghawa dans la lutte pour le pouvoir ? Là est la première interrogation.
- Le nouveau chef de l’Etat, Mahamat Idriss Déby, l’un des fils d’Idriss Déby Itno est de mère gorane. Gorane est le nom arabe désignant les Toubou de l’Ennedi et d’Oum Chalouba dont la langue est le daza. Lui-même a épousé une Gorane. D’où la méfiance de certains Zaghawa qui considèrent qu’il n’est qu’en partie des leurs. Même si, par le passé, des alliances plus qu’étroites ont pu régulièrement associer Zaghawa et certains clans Gorane, que vont donc faire ceux des Gorane qui suivaient Idriss Déby ? Là est une deuxième grande question.
- Hinda, l’épouse favorite d’Idriss Déby Itno, est une Arabe du Ouadaï. Favorisé par Idriss Déby, son clan qui faisait partie du premier cercle présidentiel est détesté à la fois par les Zaghawa et par ceux des Gorane qui suivaient son mari. Quel est alors l’avenir du cercle arabe ouadaïen qui gravite autour d’Hinda ? S’il y avait rupture avec lui, la triple alliance ethno-clanique constituée par Idriss Déby serait alors réduite à deux, à savoir une fraction zaghawa et une fraction gorane.
Une autre grande question concerne les rebelles qui sont divisés en trois principaux mouvements militaires. Deux sont des émanations de certains clans toubou-gorane qui n’ont pas pardonné à Idriss Déby de s’être soulevé contre Hissène Habré, lui-même Gorane du clan Anakaza de la région d’Oum Chalouba :
- Idriss Déby a perdu la vie en combattant le Fact (Front pour l’alternance et la concorde au Tchad). Fondé au mois d’avril 2016 par Mahamat Mahdi-Ali, le Fact rassemblait à l’origine des Toubou parlant le daza, donc essentiellement des Toubou-Gorane de l’Ennedi. En Libye, le Fact a combattu avec les milices de Misrata contre les forces du maréchal Haftar. Aujourd’hui, il est armé par la Turquie qui s’en sert dans sa poussée vers la région péri-tchadique, renaissance contemporaine de la grande politique ottomane de jadis dont le but était le contrôle de l’Afrique centrale et de ses ressources en ivoire et en esclaves.
- Au mois de juin 2016, les Toubou du clan Kreda qui sont également des locuteurs daza quittèrent le Fact pour suivre Mahamat Hassane Boulmaye qui fonda le Ccmsr (Conseil de commandement militaire pour le salut de la République).
- L’Ufr (Union des forces de la résistance) qui a été fondée en 2009, est essentiellement composée  de certains clans zaghawa et tama. Ce mouvement a, lui aussi, combattu les forces du général Haftar en Libye. C’est lui que l’aviation française a stoppé dans sa marche sur N’Djamena au mois de février 2019. L’Ufr aurait apporté son soutien au Fact.
Déstabilisée par sa mort, l’alchimie ethno-clanique constituée par Idriss Déby Itno est actuellement en ébullition. Si, à la faveur de ses rivalités internes et des règlements de compte qui s’annoncent, les Toubou refaisaient leur unité, comme en 1998 quand Youssouf Togoïmi fonda le Mdjt (Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad) pour fédérer les opposants toubou à Idriss Déby, et si l’une ou l’autre des fractions ou des sous-fractions de l’ancienne matrice ethno-clanique constituée autour d’Idriss Déby, rejoignait les rebelles, le régime de son fils serait alors extrêmement fragilisé.
Tout le reste, à commencer par les sempiternelles références à l’Etat de droit, par la psalmodie de la « bonne gouvernance » et par les artificielles incantations à la tenue d’élections, n’est hélas, et en réalité, que bavardage européo-centré…
Pour tout ce qui concerne l’historique des complexités des rapports ethniques tchadiens, l’on se reportera à mon livre : Les Guerre du Sahel des origines à nos jours. Dans le numéro du mois de mai de l’Afrique Réelle que les abonnés recevront au début du mois, un dossier sera consacré à la question du Tchad.
Bernard LUGAN
Plus d’informations sur le blog de Bernard Lugan.
( 22 avril, 2021 )

Editorial du n° 369 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Les « administrateurs » qui nous gouvernent

 

Plus d’un an de privation, de « dictature sanitaire » disent certains. Ce qui est sûr, c’est que notre pays, comme pratiquement le monde entier avec plus ou moins d’intensité, est touché par un « coronavirus » apparu en Chine en 2019. Cette épidémie n’est certes pas aussi importante que d’autres ayant touché le monde et notre pays dans le passé, mais ce n’est pas non plus une « simple grippe » un peu plus importante que généralement. Le nombre de morts – même si nous pouvons avoir des doutes sur les chiffres émis – est suffisamment important pour provoquer une réaction.

Le pouvoir français, comme d’autres, a réagi de manière plutôt désordonnée, ordonnant tout et son contraire, se contredisant souvent et encore aujourd’hui. A‑t-il bien agi ? Je ne suis pas de ceux qui condamneraient systématiquement les actions du gouvernement. Je lui fait crédit d’avoir fait ce qu’il croyait utile en fonction des informations qu’il lui était données par des personnes dites « scientifiques » qui n’étaient peut-être pas aussi « indépendantes » que l’on croyait mais souvent – pas tous – liés à des « groupes pharmaceutiques ». Il semble même que le président Macron s’en soit aperçu, raison pour laquelle il semble de moins en moins suivre les demandes de ces « scientifiques », quelques fois médecins mais de ce genre de médecins plus proches des industries pharmaceutiques, des médias ou de groupes politiques que des malades qu’ils ne voient guère ou pas du tout !

Bien sur, nous pouvons considérer que notre gouvernement a fait preuve d’erreurs, mais quel pouvoir issu d’élections donc n’ayant ni expérience ni science de l’Histoire aurait fait autrement ? Par contre, nous pouvons juger sévèrement le fait qu’il profite de la situation pour faire passer des lois liberticides et anti humaines qui n’ont rien à voir avec la pandémie mais beaucoup avec leurs idées visant à détruire notre pays, notre civilisation. Que l’on songe qu’il est mis en avant la peur (bien cultivée) de la mort pour nous faire accepter de nombreuses suppressions de libertés et des contraintes économiques et « en même temps » il a la volonté de favoriser l’assassinat des enfants et l’euthanasie ! Là, c’est la mort en direct !

En ce qui concerne la crise que nous vivons, nous attendons des responsables politiques qu’ils en tirent les leçons pour qu’à l’avenir, nous n’en subissions pas des conséquences aussi néfastes.

Plusieurs points sont à étudier :

  • Très mauvais état de notre système médical, en particulier hospitalier. Nous le soupçonnions depuis longtemps – déjà en 2002, nous manquions de lits (voir les titres de la presse à l’époque, les mêmes qu’aujourd’hui ! ) – et cela n’a fait qu’empirer d’années en année sous prétexte « d’économie  budgétaire ».
  • Bureaucratisation trop importante de notre système médical – mais c’est aussi vrai dans de nombreux domaines -. Il faut savoir supprimer les « procédures », « protocoles », « normes », surveillances centralisées dont nous souffrons et qui coûtent très chers.
  • Pourquoi n’avons-nous pas cherché à soigner les personnes atteintes du COVID ? Des médicaments existent, des médecins ont proposé des procédures de soins. Certes, elles ne sont pas parfaites ni « homologuées » mais elles ont montré un certain succès dans une majorité de pays, guérissant des malades. En France, ce fut pratiquement interdit. Il est vrai que ces médicaments étaient très peu chers donc ne rapportaient rien aux laboratoires pharmaceutiques. Doit-on y voir une relation de cause à effet ? Ce serait gravissime et il faut le savoir.
  • Notre désindustrialisation devient dramatique et notre dépendance vis-à-vis de l’étranger catastrophique.
  • Fiasco total de l’Union Européenne dans tous les domaines, de dernier étant celui des vaccins. Heureusement pour eux, beaucoup de pays européens se débrouillent par eux-mêmes. Pas la France !
  • Notre réponse à l’épidémie par des confinements plus ou moins importants. Était-ce bien nécessaire ?

Répondre à ces questions devrait être le devoir d’un gouvernement digne de ce nom. Mais, hélas, il est bien trop occupé à préparer les prochaines élections et ceci est vrai aussi pour les oppositions républicaines.

Et puis, Macron et ses soutiens n’ont –ils pas d’autres buts ? C’est Jacques Attali, il y a déjà fort longtemps, qu’il faudrait profiter d’une « pandémie » ou d’un autre problème du même genre pour établir un pouvoir mondialiste dominé par de grands groupes financiers et favoriser l’élimination des petites entreprises et des travailleurs indépendants, pas assez « dociles ».  Le « forum de Davos » allait dans le même sens. Or, notre Président est un élève de Jacques Attali et un membre de ce « forum ».

La grave crise économique due à ces confinements qui menace comme les mesures liberticides vont accentuer le phénomène.  Cela risque de n’aboutir à rien de moins que la disparition de notre pays. Sauf si cela fait enfin réagir les Français. Ajoutons – ce qui va dans le même sens – que les dirigeants Français et européens favorisent toujours l’immigration sauvage, ce qui ne fait qu’aggraver encore la situation.

Les « administrateurs » qui nous gouvernent ne sont pas des politiques, à peine de mauvais politiciens ! Pour sortir notre pays de cette crise sanitaire, économique, sociale, humaine – les conséquences psychologiques sur les personnes sont graves, elles aussi –. La baisse catastrophique de notre démographie en est sans doute une conséquence.  Il faut de véritables hommes politiques. Ils devront redresser le pays, notre civilisation. Ces hommes et femmes existent mais il faut à leur tête un personnage indépendant qui fixe à direction à suivre et pas un politicien de passage arrivé au pouvoir au hasard d’une élection. Cet homme, ce ne peut être que notre Roi, indépendant par définition et donc pouvant mener ce redressement que nous appelons de notre vœu.

Philippe SCHNEIDER

( 22 avril, 2021 )

Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai une nation

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

Faut-il que l’archipélisation de notre soit si avancée ? Qu’en France, un petit garçon d’origine étrangère s’interroge sur l’existence du prénom Pierre en dit long sur son degré d’assimilation. Sa mère aurait aussi bien pu citer Paul ou Jacques, mais c’est pourtant Pierre qui leur vint à l’esprit. Prénom à forte valeur symbolique, puisque saint Pierre, apôtre du Christ, mort en martyr, est aussi le premier pape de l’.

Alors, petit, sache qu’en France, nos enfants aiment qu’on leur raconte, au coucher, les histoires de Pierre Gripari. À l’école, ils se servent d’un dictionnaire, le plus souvent celui édité par Pierre Larousse. Plus tard, les plus littéraires d’entre eux étudieront les vers de Pierre de Ronsard ou les pièces de Pierre Corneille. Les scientifiques préféreront s’intéresser aux travaux de Pierre (et Marie) Curie ou Pierre Gassendi. Les gourmets et les gourmands connaissent les restaurants de Pierre Gagnaire ou Pierre Hermé. L’élégance à la française est signée Pierre Cardin ou Pierre Balmain. Et ce sont des Pierre de droite comme de gauche qui s’engagèrent en politique : Pierre Mendès France, Pierre Bérégovoy, Pierre Mauroy, , Pierre Méhaignerie, Pierre Messmer, Pierre Poujade… Des parcours que commentèrent les journalistes ou animateurs Pierre Bénichou, Pierre Bellemare ou Pierre Bonte. Certains Pierre sont de vrais clowns, tels Pierre Richard, Pierre Desproges et Pierre Palmade. D’autres ont préféré chanter : ce fut le cas de Pierre Perret et Pierre Bachelet. C’est un abbé Pierre qui a créé les communautés Emmaüs pour venir en aide aux plus démunis. Combien de pierres tombales portent le nom de ces anonymes morts au combat ?

Cher enfant, ta question au Président est révélatrice des maux de notre nation. De celle qui, sommée de réécrire son Histoire, ne parvient plus à transmettre sa culture ou son éducation. Enfouissant ses racines, ses valeurs ou son , elle préfère renoncer, s’excuser ou ne pas s’imposer. Le choix d’un prénom, les parents le savent bien, n’est jamais anodin. Si certains manifestent leur dévotion à un saint patron, d’autres honoreront l’arrière-grand-mère ou le tonton. La plupart du temps, ce prénom nous inscrit dans une filiation ou une tradition, ancestrale ou d’adoption. Las, depuis quelques décennies, les Marie et les Louis se sont évanouis au profit de consonnances ne cherchant plus à rattacher le nouveau-né à ceux qui le précèdent mais, à l’inverse, lui donner toute sa singularité et son originalité. Et voilà comment, peu à peu, Marie-Louise devint Marilou puis Louma.

Mais avec cette nouvelle prise de conscience, qui sait si, bientôt, de nombreux petits Pierre n’annonceront pas leur naissance ? Des parents entreraient en résistance pour que demeurent dans notre pays ces prénoms en voie de disparition qui incarnent pourtant tout le charme et les valeurs de la France.

Iris Bridier

 Journaliste
( 22 avril, 2021 )

Eolien en mer : Un carcan de fer et de béton sur le littoral français, par André Posokhow et Jean-Louis Remouit.

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

La contrainte politico-juridique: l’Union européenne a imposé à ses membres la construction de parcs éoliens en mer. C’est ainsi que dans le cadre de sa stratégie (ORES offshore renewable energy strategy), la Commission européenne a fixé en 2020 un objectif de 300 GW éolien offshore d’ici 2050, 25 fois plus que ce dont l’UE dispose aujourd’hui.

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Docile et zélée, la France s’est lancée, elle aussi, dans l’éolien offshore. Le déploiement de ces parcs est adossé au décret de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) du 21 avril 2020. Il se fonde également sur les plans de déploiement de parcs éoliens établis par les préfectures maritimes appelés « Documents Stratégiques de Façade » ou DSF.

Un continuum de parcs éoliens le long de nos côtes.

Il est prévu un continuum de parcs éoliens sur l’ensemble du littoral européen grâce à l’installation de parcs de 50 à 200 éoliennes formant des rectangles de 4 ou 6 rangs, jointifs les uns des autres. Il y sera laissé, en fonction des besoins, des chenaux de 20 km de large pour permettre les communications maritimes avec la pleine mer. Selon la profondeur du fond, elles seront soit fixées soit flottantes et maintenues par des câbles ou maintenues en place à l’aide de moteurs asservis à une position GPS.

Il est à noter que ces parcs seront positionnés entre 10 et 30 km au large des côtes et exceptionnellement plus près, c’est-à-dire dans nos eaux territoriales et qu’ils seront interdits à la navigation commerciale et de plaisance.

Mais le gigantisme ne s’arrête pas aux éoliennes. Il est envisagé en mer du Nord, comme le mentionne un article du Figaro du 23 mars 2017 des projets d’îles artificielles qui sont destinées à couvrir les baies et golfes du littoral de manière à mutualiser les coûts de rapatriement du courant électrique produit vers la côte.

Six projets éoliens français en mer sont en cours de développement, quatre dans la Manche (Le Tréport, Fécamp, Courseulles-sur-Mer, Saint-Brieuc) et deux sur le littoral atlantique (Saint-Nazaire, Île d’Yeu/Noirmoutier). Mais ce n’est qu’un début.

Ainsi un rideau de fer va s’abattre sur l’ensemble de nos côtes à l’exception du littoral Marseille- Nice, de la côte Est de la Corse et au large du Touquet…. Et ce au plus grand désavantage de notre tourisme des plages, de la pêche et de la circulation maritime.

Des opérateurs largement étrangers.

Les constructeurs et les opérateurs sont principalement des groupes industriels nord-américains, nord-européens et asiatiques. Ils ont déjà colonisé la plus grande partie de l’éolien terrestre français (Siemens-Gamesa, Vestas etc…) et ont intérêt, à l’image des Etats Unis, à casser l’industrie française de l’énergie et EDF (Electricité de France), déjà fortement menacée par le plan Hercule.

Les Chinois ont vocation à devenir un chef de file mondial avec par exemple le consortium CGN. Se profilent également les Japonais, les Coréens et sans doute plus tard les Indiens. On notera déja que la CGN (Chinese General Nuclear Corp), partenaire d’EDF dans Hinckley Point aurait été accusée d’espionnage par le gouvernement américain.

Il est évident que tant les propriétaires, que les opérateurs auront un accès illimité à leurs installations et qu’ils disposeront des ressources nécessaires pour faire fonctionner d’autres dispositifs que ceux strictement nécessaires à l’exploitation du parc. Et ce d’autant plus que la taille et l’envergure démesurées des machines éoliennes maritimes leur en offriront toute latitude.

Il faut d’ailleurs souligner que l’administration des éoliennes se fait généralement à distance par des systèmes de logiciels de gestion du type SCADA qui, avec le développement des réseaux intelligents, exposent l’industrie de l’énergie à des vulnérabilités informatiques.

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Les usages malveillants de cette ceinture de fer.

Cette ceinture de fer pourrait servir à deux types d’usages malveillants.

Tout d’abord le renseignement.

Les deux nations intéressées par le renseignement seraient, entre autres, les Etats-Unis et la Chine : les Etats-Unis pour surveiller encore plus étroitement notre territoire et protéger leur navigation naturelle dans l’Atlantique et en Méditerranée et les Chinois pour marquer ceux-ci.

La recherche de renseignement qu’elle soit phonique, acoustique ou électromagnétique pourrait avoir deux objectifs :

-le renseignement maritime : il s’agirait de surveiller le trafic au large à l’aide d’hydrophones, d’antennes flottantes déployées sous l’eau et d’aériens radio ou radar, le tout à l’abri de stations méteo : bref le transfert sur une foule de sites fixes : des éoliennes en mer à proximité de nos côtes, de tout ce qu’on trouvait sur des chalutiers au bon vieux temps de la guerre froide.

-le renseignement terrestre dont le but serait de surveiller les activités portuaires, industrielles et de transport civil comme militaire.

Des objectifs plus agressifs ?

Il pourrait y avoir d’autres usages encore plus agressifs à partir de cette muraille géante si d’autres acteurs s’y introduisaient ou en prenaient le contrôle.

D’une manière générale, l’éolien en mer faciliterait grâce à des moyens électroniques actifs, l’écoute de tous bâtiments et la capture de leur signature phonique en association avec leur image, leur capacité manœuvrière et logistique.

Contre l’activité maritime en général cela pourrait être le brouillage des communications.

Contre la France la menace pourrait être l’écoute permanente et le perfectionnement de la connaissance des moyens de communication radio notre marine et, potentiellement, le brouillage des moyens radio et des radars d’approche tant à usage maritime que terrestre.

Des risques immenses pour la France.

Les risques, au plan stratégique, apparaissent immenses pour la France du fait de son positionnement géographique :

-la mise en oeuvre de menaces à l’encontre de notre activité portuaire et aéroportuaire, le même type de menaces sur les industries littorales telles la Cogema à la Hague ou l’industrie des missiles à Bordeaux. Que dire par ailleurs de celles qui pèseraient sur nos arsenaux et nos ports militaires dans ces conditions ?

-les autres risques seraient liés aux possibilités de sabotages, de coups de main ou d’attaques exercées par des puissances secondaires ou des groupes terroristes appuyés en sous-main par des Etats, des organisations subversives en liaison avec des sociétés commerciales à partir de ce rideau de sites fixes à la vue de nos côtes.

Conclusion.

Nos responsables politiques et notre administration tétanisés par l’idéologie climatique doivent sortir de leur candeur ou d’une indifférence qui constituerait une forfaiture, afin de prendre conscience de ces risques considérables et d’en analyser les conséquences.

La ceinture de fer de notre littoral risque de se transformer en un carcan mortel si d’aventure l’État ne prenait pas les choses en main en adoptant les moyens indispensables pour contrôler le déploiement et l’usage de ces moyens d’investigation et d’établir des zones de non déploiement près de sites sensibles.

Source : http://www.economiematin.fr/

( 22 avril, 2021 )

La francophonie au-delà des mots

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

Pour beaucoup, et des mieux intentionnés la francophonie est une fin en soi. Et chacun sait que l’enfer est pavé de bonnes intentions. Pour beaucoup donc la francophonie est une sorte d’accomplissement ou viennent se résorber conflits idéologique, politique et bien entendu culturels. On verra d’ailleurs avec la formidable offensive décoloniale la faiblesse du dogme « francophoniste » comme facteur tant de pacification des conflits que de dépassement de ces conflits. S’en tenir au concept de « langue française en partage » est un ciment suffisant pour asseoir une culture mais sans doute trop friable pour étayer un projet civilisationnel.

La francophonie, comme projet d’ampleur, ce ne sont pas seulement des mots. Pas seulement un alibi. Alibi ? Vous avez dit alibi ? qu’est-ce à dire ? C’est-à-dire que souvent la francophonie est un alibi pour patriote honteux, un alibi pour celui qui craignant d’être taxé de nationaliste, d’impérialiste, de colonialiste, où pire encore, se réfugie dans un concept pacifique et culturel qui l’exorcise de tout soupçon de supremacisme national. Et d’invoquer jusqu’à plus soif une solidarité fondée sur une même langue « porteuse de valeurs humanistes », se gargarisant d’Albert Camus disant « ma patrie c’est la langue française » et n’y a‑t-il pas quelque outrecuidance à vouloir faire partager la formule à des populations qui ne sont pas de langue maternelle française. Autant qu’un lien indéniable la langue française est aussi un enjeu et comme le dit bien Kateb Yacine « pour nous le français est une prise de guerre ». Invoquer la solidarité née de l’usage d’une même langue n’est pas faux mais quand même limité quand on pense aux « valeurs humanistes » du marxiste francophone Pol Pot qui mériterait bien, à lui tout seul, un Nuremberg. Pour un Français la francophilie est quand même supérieure à la francophonie (comme communauté linguistique). Et je veux croire qu’il en est de même pour tout individu enraciné dans un peuple

La francophonie est une belle chose si au-delà des mots elle engage à l’action, à la construction d’un espace francophone mondial. La Cité Internationale de la Francophonie décidée par Emmanuel Macron devrait ouvrir ses portes en 2022 au château de Villers-Cotterêts en cours de restauration pour la circonstance. L’affectation de ce château (ou fut signé par François Ier l’édit de … Villers Cotterêts) est dû à l’ambassadeur Albert Salon, président d’Avenir de la Langue Française qui dès 2011, du haut du balcon de château avait lancé l’appel visant à affecter le Château à la francophonie. Pour avoir entendu l’appel il sera beaucoup (enfin un peu !) pardonné à Emmanuel Macron. Tout laisse penser que ce projet aboutira à la différence de bien des initiatives antérieures (château de Chamarande …)

D’où l’idée de proposer des programmes susceptibles de nourrir les programmes futurs de la Cité. Un appel à projet aurait, nous dit le site de l’Élysée, d’où comme chacun sait, est gouvernée la France, suscité des milliers de réponses … Pour sa part un collectif a repris une trentaine de contributions  sous la forme d’un catalogue  ou se retrouvent des propositions émanant d’institutions comme la Chambre de Commerce de Paris, la Biennale de la Langue Française, le Partenariat Eurafricain, l’Observatoire du Plurilinguisme en Europe, ou encore des signatures prestigieuses comme celle de l’ancien ministre Jacques Legendre, l’africaniste Gérard Galtier, le sociologue  Jean-Paul Gourévitch, auteur de nombreux ouvrages du l’Afrique, l ’économiste Yves Montenay ou Philippe Kaminski,  qui développe un projet axé sur la paternité francophone de l’Economie Sociale.

A l’heure où la France s’enfonce dans une crise grave, il est temps que les porte paroles de la francosphère secouent une fois pour toute, le joug des idéologies qui, chacune pour leur part, tentent d’instrumentaliser la francophonie, qui, au profit de la lutte décoloniale, qui, au profit d’un jacobinisme érigeant la francophonie en dogme anti-langues vernaculaires (ou régionales), qui, pire encore fait de la francophonie le cache misère d’un patriotisme refoulé.

Michel Servion
( 21 avril, 2021 )

À la télévision américaine, l’ultime trahison d’Emmanuel Macron

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

Dans son récent débat avec Zemmour, Philippe de Villiers disait l’importance du « roman national » parce qu’il est indispensable à la construction d’un imaginaire collectif, et que celui-ci est nécessaire pour qu’il y ait un peuple, un « démos », conscient de son unité et de sa continuité.

Face à ce roc, il y a eu l’inconsistant Président que les Français subissent. Entré dans un véritable délire de la repentance par rapport à l’ ou au , Macron a prétendu, dans les pages du Figaro, qu’il n’était « ni dans la repentance, ni dans le déni ». Dans le plus « pur » style mitterrandien du ni-ni, c’est-à-dire d’un mélange de rouerie et d’impuissance, il a voulu rassurer l’électorat modéré dont il souhaite bénéficier de l’aveuglement une nouvelle fois. Mais il est, au contraire, passé aux aveux sur la chaîne américaine CBS en osant proclamer qu’il fallait « déconstruire » l’Histoire de France, autrement dit, qu’il fallait passer notre roman national, notre à la grande lessiveuse de cerveaux.

La première réaction devant une telle énormité est la stupeur. Comment les Français ont-ils pu élire un homme qui trahit à ce point la mission qui lui a été confiée ? Un homme d’État à la tête d’une nation se doit de viser à l’unité et à la continuité de celle-ci, à la fierté de ses membres fondée sur la richesse d’une Histoire capable de soulever l’espérance, de générer un avenir commun. Les Français découvrent leur « Président » allant sur une chaîne étrangère dire qu’il faut jeter leur Histoire par-dessus bord parce qu’elle est vraiment trop moche.

est le porte-parole local d’une idéologie, le mondialisme progressiste, qui prétend unifier en l’américanisant. Pour aller dans cette direction, il faut faire sauter le verrou des exceptions françaises, et le culte de l’Histoire en est une. Criminels en Algérie, complices du génocide au Rwanda, héritiers de l’esclavage et de la colonisation, il faut que les Français dégurgitent leur Histoire, n’en conservent qu’une mémoire souffrante et coupable afin de devenir de simples humains dans un espace juridique sans frontière pour l’instant plus ou moins limité à l’. L’arrivée massive d’autres humains facilitera le mélange et le broyage des identités.

Avec le terme de « », le « Président » se gargarise comme d’habitude d’un mot précieux, philosophique dont il doit être ravi, et sans songer, semble-t-il, que ce n’est pas du tout ce qu’on lui demande. Mais derrière ce mot, il révèle une ignorance, une incompétence qui font frémir. Ainsi donc, la France souffrirait comme les États-Unis du racisme, mais elle n’y aurait pas répondu de la même manière parce qu’elle est une ancienne puissance coloniale qui n’est pas libérée de son passé colonial.

Il est vrai que la France subit l’influence actuelle des modes idéologiques américaines du « wokisme », de la , du racialisme. Cette importation est artificielle car, précisément, les États-Unis et la France sont totalement différents. La France a été marginalement coloniale, les États-Unis sont une colonie où les colons sont devenus la population.

Les Noirs sont des descendants d’esclaves, pour la plupart, qui ont subi longtemps une discrimination y compris juridique alors qu’ils n’ont pas choisi d’être là. Leur « identité » réside, au premier chef, dans la couleur. À part dans les îles, où les Noirs sont majoritaires et occupent souvent le pouvoir local, rien de tel n’existe en France. La couleur n’est pas une identité. En revanche, dans la diversité des immigrations, qui n’ont rien de nécessaire, il y a des identités différentes, avec une difficulté principale qui repose non sur l’apparence physique mais sur la culture, essentiellement déterminée par la religion. Et c’est en ne saisissant pas cette différence que Macron se trompe lourdement : on peut lutter contre le racisme lorsque celui-ci est univoque. Lorsqu’il s’agit d’un séparatisme qui dresse des communautés mues par des cultures opposées, l’action unilatérale aura un effet destructeur.

Comme le montre Malika Sorel, lorsque l’Occident chrétien croit faire preuve de compassion en se battant la coulpe et en s’agenouillant, beaucoup d’autres civilisations y voient une faiblesse contraire à la fierté et à l’honneur qui les animent. Qu’un chef de l’État ne comprenne pas ça est affligeant !

Christian Vanneste

 Homme politique
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