( 3 février, 2020 )

Libye : la solution n’est pas démocratique

 

Lu sur « Je Suis Français »

 

Les-uns après les autres, les sommets internationaux sur la Libye échouent à réparer les conséquences de l’injustifiable guerre faite au colonel Kadhafi.
Ils échouent parce que, comme le disait Albert Einstein : « On ne peut pas résoudre un problème avec le même mode de pensée que celui qui l’a généré ». Or, la guerre contre le colonel Kadhafi fut officiellement déclenchée au nom de la démocratie et toutes les solutions proposées sont démocratiques ou d’ordre démocratique…

AVT_Bernard-Lugan_2614.jpgDe plus, comment prétendre mettre un terme au conflit quand :

1) Les tribus, pourtant les seules vraies forces politiques du pays sont écartées, alors que la solution passe précisément par la reconstitution des alliances tribales[1] forgées par le colonel Kadhafi ?

2) Reconnu depuis le 14 septembre 2015 par le Conseil suprême des tribus comme son représentant légal, Seif al-Islam, le fils du colonel Kadhafi qui représente une des solutions, est systématiquement écarté par les Européens. Or, il est l’un des très rares leaders libyens en mesure de pouvoir faire cohabiter centre et périphérie, comme l’avait fait son père, en articulant les pouvoirs et la rente des hydrocarbures sur les réalités locales, avec un minimum de présence du pouvoir central.

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Le littoral urbanisé de Tripoli constitue un cas particulier. Ici, le pouvoir appartient aux milices dont seule une infime minorité se revendique de l’islam jihadiste. Nous sommes dans le monde des trafics qui permettent aux miliciens de faire vivre leurs familles. Or, ils auraient tout à perdre d’une victoire du général Haftar puisque ce dernier a promis de les mettre au pas. Voilà pourquoi ils soutiennent le pseudo-gouvernement de Tripoli, lui-même porté par la Turquie.
La situation en Tripolitaine est donc très claire : si le général Haftar ne réussit pas à s’y imposer militairement, Tripoli et les villes littorales demeureront donc au pouvoir des milices.

Pour espérer l’emporter le général Haftar devrait donc proposer à certains chefs miliciens une porte de sortie qui en ferait de futurs acteurs politiques dans les régions qu’ils contrôlent et dans lesquelles ils ont acquis une réelle légitimité.
Là est la seule solution qui pourrait les détacher de la Turquie. Le but de cette dernière est de maintenir à Tripoli un pouvoir lui devant sa survie et lui permettant de justifier l’extension de ses eaux territoriales aux dépens de la Grèce et de Chypre. Ce thème est expliqué et cartographié à l’intérieur de la revue.

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Bernard LUGAN

 

[1] Pour tout ce qui concerne les tribus et leurs alliances, voir mon livre Histoire et géopolitique de la Libye des origines à nos jours.

Plus d’informations sur le blog de Bernard Lugan

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( 2 février, 2020 )

L’ONU souligne les efforts du Pape Pie XII pendant la Seconde Guerre mondiale

 

Lu sur « le Salon Beige »

 

Le 27 janvier a marqué le 75e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz. “Il est temps pour la vérité!”, a déclaré Michael Hesemann, un historien et auteur du livre «Le Pape et l’Holocauste», au siège du Conseil de tutelle des Nations Unies, l’un des six principaux organes de l’ONU. Depuis que la résolution adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2005 a institué le 27 janvier Journée internationale de commémoration de l’Holocauste, d’innombrables commémorations ont lieu dans le monde. Mais le 27 janvier 2020, c’est la première fois que les Nations Unies ont organisé un événement consacré au thème

«Se souvenir de l’Holocauste: les efforts documentés de l’Église catholique pour sauver des vies».

Michael Hesemann explique :

“Quand, enfin, en mars, les archives du Vatican ouvriront leurs dossiers du pontificat de Pie XII, il n’y aura plus d’excuse”. «Le monde doit reconnaître ce que ce grand pape a fait pour sauver le plus de Juifs possible

L’année dernière, le pape François a annoncé que le 2 mars 2020, toute la documentation du Vatican sur la période de 1939 à 1958 sera ouverte, ce qui rendra le pontificat de Pie XII accessible à la consultation des chercheurs et des universitaires.

Pourtant, cela ne signifie pas qu’il n’y avait pas de documentation disponible jusqu’à présent pour montrer des preuves de ce que Hesemann a dit:

“Grâce à plus de 40 interventions diplomatiques, en en cachant des milliers même à Rome et en obtenant autant de visas que les gouvernements du monde étaient disposés à accorder, il a sauvé environ 947 000 vies juives”.

Il dénonce les «fausses nouvelles» diffusées sur

«un saint pape, qui ne mérite que reconnaissance et gratitude et doit être déclaré le saint patron des réfugiés et des aides-réfugiés! »

L’événement était parrainé par la Mission permanente d’observation du Saint-Siège et la Fondation Pave the Way, cofondée par son président, Gary Krupp. Krupp, qui est juif, était un enfant lorsque Pie XII était pape. Il a rappelé son engagement à nettoyer l’image de Pie XII des taches de la «légende noire» du «pape d’Hitler», qui le dépeignait comme silencieux tandis que 6 millions de Juifs étaient abattus.

Le principal objectif de la Fondation Pave the Way est d’éliminer «les barrières de désinformation qui attisent la méfiance entre les religions». Krupp a expliqué que depuis 2006, la fondation

«a consacré des milliers d’heures à dénicher des documents primaires provenant de sources pour prouver que le Saint Siège et Pie XII ont sauvé plus de Juifs que tous les chefs religieux et politiques du monde réunis. »

Grâce à la fondation, plus de 76 000 pages de cette documentation, ainsi que des interviews vidéo de témoins oculaires, sont disponibles gratuitement en ligne.

( 2 février, 2020 )

L’armée syrienne progresse dans la poche islamiste d’Idleb

 

Lu sur « Je Suis Français »

 

Bachar el-Assad l’avait annoncé : la poche islamiste d’Idleb reviendra à la Syrie. Ce n’est pas une mince affaire, tant les combattants islamistes sont nombreux (plusieurs dizaines de milliers) et tant les Turcs brouillent le jeu.

Au printemps 2019, une première offensive avait permis la libération de la ville de Khan Cheikhoun, située au sud de la province d’Idleb et au nord de la ville d’Hama. Cela a beaucoup soulagé de nombreux villages de la zone qui, grâce à cette reconquête, ne subissent plus d’attaques au mortier.

Une pause avait ensuite été observée. On ne sait pas si c’était sur injonction de la Russie, toujours soucieuse de ne pas provoquer la Turquie, ou tout simplement pour souffler un peu car il reste vrai que l’armée syrienne a maintenant structurellement des problèmes d’effectifs.

Un des résultats cocasses de cette reconquête partielle concerne un des postes d’observation turcs. Rappelons, en effet, que dans le cadre des accords passés entre Ankara et Moscou, de multiples postes d’observation ont été installés de part et d’autre de la poche islamiste : à l’intérieur pour l’armée turque, à l’extérieur pour les militaires russes et les combattants iraniens. Or, un des postes turcs, situé au sud de Khan Cheikhoun, se situe maintenant dans une zone reprise et pacifiée par l’armée syrienne.

La Syrie a demandé à la Turquie de démanteler cette base militaire et de quitter son territoire reconquis, ce qu’Erdoğan a évidemment refusé. Aucun incident n’a eu lieu car la Russie a donné des consignes très fermes : pas d’accrochage avec l’armée turque.

L’offensive syrienne a repris en décembre à partir de deux axes : au nord de Khan Cheikhoun en suivant la route stratégique Damas-Alep, coupée par l’occupation islamiste depuis des années. L’objectif, comme nous l’avions annoncé ici, était Maarrat al-Nouman, à 25 km. Un deuxième axe de reconquête est parti de l’ouest vers l’est, toujours en direction de Maarat al-Nouman. Après un mois de combats acharnés, et de lourdes pertes de part et d’autre, l’objectif a été atteint et la ville libérée. Bien évidemment, l’aviation russe a joué un rôle décisif et n’a pas ménagé son soutien à l’armée syrienne.

Une des raisons qui expliquent la difficulté des combats réside dans l’incroyable réseau de tunnels élaboré par al-Nosra et les autres milices islamistes. Chaque reprise de petite ville ou de village permet la mise au jour de véritables labyrinthes, fort bien creusés. De plus, les munitions saisies montrent clairement que les islamistes en ont en très grande quantité. De toute façon, la province d’Idleb est limitrophe de la Turquie au nord, ce qui permet un approvisionnement aisé.

L’armée syrienne tente,maintenant, de remonter l’axe routier vers le nord. Le prochain objectif est Saraqib, à 27 kilomètres de Maarat al-Nouman. Dans le même temps, l’armée tente de desserrer l’étau islamiste au sud et à l’ouest d’Alep. Les progrès sont lents mais l’idée est de faire la jonction sur cet axe routier tant convoité. Cette jonction serait une victoire décisive. Après, il restera la ville d’Idleb, la citadelle islamiste.

Antoine de LACOSTE

( 31 janvier, 2020 )

Editorial du n° 359 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Le 31 décembre, nous avons eu droit aux « vœux » du président que je résume en quelques mots : tout va mieux, vous le verrez bientôt et ceux qui contestent n’y connaissent rien.  Il était visible qu’il était content de lui et qu’il méprisait ses adversaires, ce peuple ignare qui voudrait continuer à vivre de son travail chez lui. A l’heure de la mondialisation, lui, qui a fait des études d’administration publique, doublé d’expériences dans la haute finance, sait ce qu’il faut faire pour… Mais oui, pour quoi, au fait ? Pour faire progresser sa « caste », ces privilégiés qui dominent la finance et la ont la volonté de gouverner le monde. Ils disent être sûrs que cela fera progresser la vie de chacun d’entre nous car tous sont appelés à les suivre dans leur système.

Ils agissent là avec une méconnaissance complète des hommes qui aspirent généralement à pouvoir vivre en famille de leur travail chez eux, dans leur métier, dans leur ville, leur province, leur pays. Ils veulent pouvoir décider eux-mêmes de leur manière de vivre dans leurs communautés. Ils en ont assez des règlements, des lois tatillonnes, des directives nationales, voire internationales, qui ne tiennent pas compte des spécificités locales. Comme le disait fort justement Georges Pompidou en 1966 : « Arrêtez donc d’emmerder les Français ! Il y a trop de lois, trop de textes, trop de règlements dans ce pays ! On en crève ! Laissez-les vivre un peu et vous verrez que tout ira mieux ! Foutez-leur la paix ! Il faut libérer ce pays ! ». C’était en 1966, que dirait-il aujourd’hui, les choses n’ayant fait qu’empirer ?

Et nous ne faisons tout le temps que légiférer pour tout, ajoutant des lois aux lois, des règlements aux règlements, sans savoir souvent qu’ils se contredisent ou qu’ils existent déjà ! Nos élus doivent faire semblant de faire quelque chose alors qu’ils n’ont pratiquement plus de pouvoirs sur l’avenir du pays, tout se décidant des d’obscurs salons dans lesquels nous retrouvons des financiers et des administrateurs voulant faire appliquer leurs décisions. Or ces gens là ne veulent que des individus sans attaches, sans racines, pour qu’ils ne soient que des agents économiques, des producteurs et consommateurs interchangeables.

Or, cela va à l’encontre de la nature humaine. C’est la raison profonde du malaise que ressentent les Français plus que des lois souvent injustes qui leurs enlèvent de leurs libertés. Ils veulent aussi la sécurité, sécurité matérielle dans leurs métiers, leurs familles, mais aussi physique. Or cette dernière est de moins en moins assurée en France même dans les zones dites « surs ». Il y a en plus ces quartiers où la police n’ose même plus aller, souvent tenu en main par des gangs et où les islamistes – souvent « alliés » aux  gangs – font régner un certain ordre, leur ordre… Territoires qu’il faudra un jour reconquérir à moins que ce soit eux qui « gagnent » en s’étendant à tout le pays.

Mais peu importe pour certains, si cela permet de faire circuler l’argent et de commercer, quelque soit le « type » de « commerce » !

Rendre les libertés aux personnes, leurs permettre de s’organiser librement. Peu importe que la Lorraine s’organise un peu différemment de la Bretagne, que les commerçants n’aient pas la même organisation professionnelle que d’autres métiers, pas les mêmes retraites… Rendre les libertés aux Français, ces libertés qui leurs ont été confisquées au nom de La Liberté révolutionnaire et de l’égalitarisme tout aussi révolutionnaire et liberticide.

Rendre aux Français leurs libertés mais aussi à la France sa liberté. La France de plus en plus asservie à une Union Européenne qui décide de tout en accord avec les « lobbies » financiers. Notre gouvernement, comme je l’ai déjà montré, est complice et agit comme s’il voulait que notre pays disparaisse définitivement.

Pourtant, si nous savons que toute civilisation peut disparaître, nous savons – car nous avons cet espoir profondément ancré au plus profond de nous-mêmes – que notre France survivra et même redeviendra ce grand pays qu’il mérite d’être. Mais, comme disait sainte Jeanne d’Arc : « les hommes d’armes batailleront et Dieu donnera la victoire ». Si nous ne « bataillons » pas, nous n’aurons pas de victoire, nous ne mériterons pas de victoire. Aussi, rejoignez nos rangs, venez avec nous pour faire connaître et progresser l’idée royale. Car nous savons que seul un Roi, indépendant des groupes de pression car non élu, pourra rendre sa grandeur à notre pays, saura agir pour le bien commun  et permettre à nos libertés de s’épanouir.

En attendant, je vous souhaite à tous un bonne et heureuse année 2020.

Philippe SCHNEIDER

( 31 janvier, 2020 )

Affaire Mila : entre « antiracistes » laïcards et « antiracistes » islamophiles, crescendo de haine !

 

 

      Bernard Antony communique :

Affaire Mila : entre « antiracistes » laïcards et « antiracistes » islamophiles, crescendo de haine !

Mila est cette jeune fille âgée de 16 ans qui, excédée par les « propositions » d’un jeune musulman mal éduqué, a fini par lui répliquer vertement avec des arguments pas très idéologiquement corrects pour l’islam.

Ceci a valu à Mila un déferlement de haine, de menaces de viol et de menaces de mort.

  • Aujourd’hui, encore toujours ministre de la Justice, madame Nicole Belloubet, aussi juridiquement ignare que culturellement indigente, avait réagi en déclarant : « L’insulte à la religion, c’est évidemment une atteinte à la liberté de conscience, c’est grave ».

Curieuse logique, car s’il y a eu de la part de Mila un usage peut-être excessif de la liberté d’expression, on ne voit pas en quoi elle a porté atteinte à la liberté de conscience !

Madame la Garde des Sceaux semble être très fatiguée dans son exercice du raisonnement.

Que n’a-t-elle émis d’ailleurs pareil propos lorsque le torchon Charlie a, le 13 mars dernier, publié sur toute sa couverture la caricature du Christ en croix, la plus obscènement, la plus abjectement immonde qu’un cerveau dégoulinant de haine pornocratique contre le Christ puisse excrémenter ?

  • Mais voilà qu’un extraordinaire imbécile de député Modem, parlant de Mila, Nicolas Turquois a osé proférer que  » si une personne avait fait (sic !) les mêmes propos à l’égard de la religion catholique, elle aurait reçu les mêmes menaces ».

Il n’a pas remarqué que nulle menace de mort n’a été proférée à l’encontre de la « dessinatrice » dans Charlie de cette abomination raciste non seulement antichrétienne mais antihumaine.

L’AGRIF a donc simplement déposé alors la plainte qui  s’impose selon le droit.

Dans le sillage de madame Belloubet, le Parquet de Vienne avait annoncé deux procédures dans l’affaire : l’une contre les menaces de mort contre Mila, l’autre pour établir si les propos de cette dernière relevaient de la « provocation à la haine raciale ».

Mme la ministre de la justice, Nicole Belloubet, s’étant excusée de ses incroyables propos témoignant de son ignorance des textes actuels et de la jurisprudence sur la liberté d’expression, le Parquet de Vienne a classé sans suite la procédure pour incitation  à la haine.

La ministre et son obéissant Parquet de Vienne auront manifesté ainsi la même affligeante médiocrité. La démission de la première pour nullité dans sa fonction s’impose !

  • Le délégué général du Conseil Français du culte Musulman Abdallah Zekri avait déclaré pour sa part : « Elle l’a cherché, elle assume. Qui sème le vent récolte la tempête ».

Par avance, un propos à peine voilé justifiant le pire !!! Dans la continuité des assassins des collaborateurs de Charlie-Hebdo.

Le CFCM vient de sortir enfin un bien médiocre communiqué d’atténuation de cela.

  • Marlène Schiappa pour sa part avait attendu plusieurs jours aussi avant de réagir aux propos d’Abdallah Zekri, attendant sans doute les instructions d’Edouard Philippe voire de M. Macron. Elle les avait enfin justement qualifiés de « propos criminels ».
  • De son côté, l’avocat de Charlie-Hebdo, Richard Malka s’était indigné des propos de madame Belloubet… Exigeant des excuses.
  • Qui ne le voit, le soi-disant « antiracisme », qui n’a jamais été qu’un racisme en sens contraire, explose aujourd’hui en deux camps de haine :
  • « l’antiracisme » laïcard qui vérifie encore et heureusement que si l’on peut porter au plus haut la dérision et les injures antichrétiennes, sans autre risque que des procès, il n’en est pas de même pour des propos contre l’islam, fussent-ils tenus par une malheureuse gamine excédée et excusable.
  • « L’antiracisme » islamophile qui entend totalement placer l’islam hors de tout irrespect, en attendant de pouvoir un jour traiter les contrevenants au respect le plus absolu de la charia comme on le fait dans tous les pays sous domination de la charia islamique.

Pour sa part, l’AGRIF exige simplement que les profanations de cimetière, les incendies d’églises (23 en un an !) et le libre cours aux pires formes de l’injure antichrétienne soient justement réprimées par la justice.

Elle s’y emploie avec fermeté.

L’AGRIF

70 boulevard Saint-Germain
75005 PARIS
01 40 46 96 31

( 31 janvier, 2020 )

Surpopulation ? Jeanne Smits répond à Alain de Benoist

 

Lu sur le « Salon Beige ».

Il faut mettre fin à la « légende » de l’explosion démographique, excuse pour l’avortement, l’eugénisme, l’euthanasie … L.R.

 

Suite à l’entretien donné sur Boulevard Voltaire avec Alain de Benoist dans lequel celui-ci se fait le chantre de la dépopulation, Jeanne Smits démonte une à une toutes ses affirmations. Extrait :

Alain de Benoist :

« Pour la fin du siècle, les estimations moyennes tournent autour de douze milliards, les estimations hautes autour de seize milliards. »

Réponse de Jeanne Smits :

Non. Selon les dernières projections moyennes de l’ONU, la croissance va ralentir de manière importante au cours du XXIe siècle : il faudra attendre 2030 pour atteindre les 8,5 milliards, 2050 pour atteindre 9,7 milliards et 2100 pour atteindre 10,9 milliards. Ces projections médianes supposent une décroissance de la fertilité là où elle est aujourd’hui la plus haute, une remontée là où elle est basse (et même désastreuse) et une réduction systématique de la mortalité pour toutes les classes d’âge. L’estimation globale basse pour 2100 est de 9,4 milliards d’hommes, l’estimation haute de 12,7 milliards, avec 95 % de chances pour que le chiffre réel se situe à l’intérieur de cette fourchette. Et il y a 27 % de chances (ce sont plutôt des risques) pour que, avant la fin de ce siècle et pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la population mondiale commence à décroître. Certains parlent d’un milliard perdu tous les vingt ans.

( 29 janvier, 2020 )

UNIS POUR NANCY

 

 

Dans notre numéro 356 paru en Septembre dernier, J’ai écrit un article intitulé « Sauver Nancy » souhaitant la constitution d’une liste composée de personnes désirant faire progresser notre ville sans la défigurer. Face à ce que j’appelle les « jumeaux » (Hénart et Klein) qui ont beaucoup de mal à se différencier, seul leurs ambitions personnelles les font s’opposer. Nous pouvons même envisager que leurs deux listes fusionnent entre les deux tours, si  du moins elles ont assez de voix pour le faire au premier !

Cette liste indépendante, composée de nancéiens voulant travailler pour  Nancy tout en respectant son passé, son patrimoine historique et culturel, a vu le jour. Elle s’appelle « UNIS POUR NANCY » et je vous engage tous à  la soutenir activement en vous y engageant, pour les nancéiens, ou en l’aidant comme vous le pouvez, financièrement ou physiquement (tractage, affichage, …). Si elle est soutenue par plusieurs partis ou mouvements (DLF, CNIP, RPF, PCD, YAM, Royalistes…) , elle reste indépendante, chacun des membres de la liste s’engageant personnellement. Elle est dirigée par une femme dynamique et efficace : Patricia MELET. Elle est entourée d’une équipe qui travaille les dossiers et proposent des solutions innovantes, en  particulier pour les transports en commun où nous pourrions en avoir rapidement de bons résultats, écologiques, et beaucoup moins chers que le « tram » voulu par le tandem « Hénart-Klein ».

Pour tout contact : contact@unispournancy.fr

Philippe SCHNEIDER

Programme sur www.unispour nancy.fr

( 29 janvier, 2020 )

C’est le 30 JANVIER 2020 – Venez nombreux

 

 

L’Association HISTOIRE ET CULTURE

LA LORRAINE ROYALISTE

L’Union des Sections Royalistes Lorraines

 

Vous invitent à  une

Conférence-débat

Avec

François BEL-KER

Secrétaire Général de LA RESTAURATION NATIONALE

Centre Royaliste d’Action Française

La RESTAURATION NATIONALE

Le Mouvement Royaliste d’Action Française

Aujourd’hui

Jeudi 30 Janvier 2020

Brasserie « LES DEUX PALMIERS »

64 rue Stanislas à Nancy

19 h 30 : accueil

20 h : conférence

21 h 30 : débat avec le conférencier autour d’un buffet froid.

Une libre participation aux frais sera demandée

( 29 janvier, 2020 )

L’écologie ? Il paraît que c’est aussi la faute aux colonies !

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

« Aux origines coloniales de la crise écologique », titre Le Monde, le 24 janvier. Tiens, c’est vrai : comment a-t-on pu oublier ce péché-là ? « J’ai bon dos, je suis la cause de tous les malheurs du monde, j’ai l’habitude… », écrit Frédéric Beigbeder dans Le Roman français.

On ne nous laisse pas souffler. À peine eu le temps de digérer l’épisode « Shoah » que le gavage reprend : accourez, approchez, venez tous, ne faites pas les timides, il est encore temps de lancer votre petite pierre dans cet immense procès post-mortem de vos aïeuls : le chômage ? Les retraites ? Le coronavirus ? L’interro de conjugaison ratée du petit dernier ? Le cancer de la grand-mère ? Répétez en chœur après moi : au fond, c’est toujours la faute à la .

Le Monde rapporte que c’est Greta Thunberg elle-même qui a fait le lien, donnant ainsi raison aux chercheurs décoloniaux et une explication au tee-shirt « antifa » qu’elle arbore sur certaine photo traînant sur les réseaux sociaux : « La crise climatique ne concerne pas seulement l’environnement. C’est une crise des droits de l’homme, de la justice et de la volonté politique. Les systèmes d’oppression coloniaux, racistes et patriarcaux l’ont créée et alimentée. Nous devons les démanteler. » Bref, dénoncer la colonisation, c’est aussi écolo que planter des arbres, et c’est moins fatigant.

« Pour les chercheurs décoloniaux, le dérèglement climatique serait lié à l’histoire esclavagiste et coloniale de la modernité occidentale. Selon eux, le capitalisme s’est structuré sur une économie extractive et des monocultures intensives qui ont détruit la biodiversité. »

Si tout n’était pas mélangé – colonisation, esclavagisme, capitalisme… – dans un grand jyfoustout des détestations d’extrême gauche, on pourrait en effet s’interroger, pourquoi pas, sur les méthodes d’agriculture productivistes qui ont peut-être fait un sort, là-bas comme ailleurs – y compris dans la Creuse ou l’Aveyron, ce qui annihile la thèse du grand complot colonialiste -, à la biodiversité, mais ont, il faut bien le dire, séduit les agriculteurs eux-mêmes par le supplément de rationalité qu’elle leur apportait.

Mais dans cette mise en accusation, il est un angle mort, un point non abordé pour le moins étonnant, eu égard à leurs convictions. Puisque nos écolos modernes sont des malthusianistes patentés qui reprochent aux enfants jusqu’à l’air qu’ils respirent, pourquoi n’évoquent-ils pas, dans leurs griefs, l’accroissement exponentiel de la démographie locale lié à l’apport médical occidental ? Je crois l’avoir déjà écrit dans ces colonnes : au large de Dakar, sur l’île de Gorée, on peut encore voir un monument rendant hommage aux médecins et pharmaciens français morts de fièvre ou d’épidémie… Sur 5.000 officiers médecins, 400 y ont laissé la vie, sans parler de leur famille.

Pour 80 à 90 % d’entre eux, ils soignaient des populations civiles, venant à bout de fléaux réputés invincibles : lèpre, choléra, maladie du sommeil, fièvre jaune, variole, etc.

C’est, d’ailleurs, en digne héritière de cette lignée que le médecin-chef Marie Mura, 36 ans, chercheuse au Service de santé des armées (SSA), vient d’être couronnée par l’Académie nationale de médecine pour ses travaux ouvrant la voie à un vaccin contre le paludisme. « Il existe une longue tradition de recherches du SSA autour du paludisme. Figurez-vous que la cause de la maladie (un parasite protozoaire propagé par certains moustiques) a été établie à l’hôpital militaire de Constantine (Algérie) en 1880, offrant à son découvreur, le médecin militaire Alphonse Laveran, le prix Nobel de médecine en 1907 », peut-on lire sur le blog Défense de La Voix du Nord qui commentait l’événement ce 27 janvier…

Pour moi, je repense à telle grand-tante, veuve d’un médecin militaire mort de fièvres tropicales : elle accueillit et éleva durant deux ans comme le fils qu’elle n’a jamais eu le bébé de son frère officier colonial que ce dernier, déchiré, ne pouvait emmener avec le reste de sa famille à Madagascar car on surnommait alors l’endroit « le cimetière des enfants ». Les colonies leur ont beaucoup pris. Peut-on leur rendre leur honneur et ne pas les écraser de notre mépris ?

Gabrielle Cluzel

 Ecrivain, journaliste
( 29 janvier, 2020 )

Une période grosse d’incertitude Une période grosse d’incertitude

 

L’éditorial hebdomadaire de François Marcilhac sur le site de l’Action Française

 

La période qui s’ouvre est grosse d’incertitude pour un pouvoir qui sent monter la colère du pays réel. Que Macron ait cru nécessaire d’entamer un couplet sur la dictature, dans l’avion qui le ramenait d’Israël, montre combien il est lucide sur l’état de l’opinion. Nous passerons sur le fait qu’en décrivant l’idealtype d’une dictature, il ne faisait que reprendre les traits les plus caractéristiques de sa façon de gouverner, depuis deux ans : un pouvoir isolé, enfermé dans ses certitudes, traitant ses opposants de «  séditieux  », gouvernant sans tenir compte du Parlement dans le mépris le plus parfait de sa majorité, dont certains éléments commencent à se séparer, et réprimant à tout va sans plus s’imposer de limite en matière de violence ou de répression judiciaire… A preuve, le rétropédalage tardif de Castaner, qui « lâche  » — le mot est d’un syndicaliste de la police — ceux là même qui ont permis au pouvoir de résister depuis un an, en appliquant des méthodes contraires à la théorie française du maintien de l’ordre appliquée depuis mai 68. Nous apprenons que le pouvoir renonce aux grenades arracheuses de main, la GLI-F4. Sera-ce demain le tour des LBD ? Rien n’est moins sûr. Tant que le pouvoir pourra rester dans un déni général, lâchant ici ou là un peu de lest lorsqu’il le juge tactiquement nécessaire, il ne sera pas prêt à renoncer à une conception violente du maintien de l’ordre qui a pour double avantage de faire peur aux opposants et de les criminaliser a priori, puisqu’ils sont dignes d’être traités comme des …«  séditieux  ».

Pourtant, ce n’est pas des Gilets jaunes, ni des syndicats non réformistes, mais du très respectable Conseil d’État que vient le dernier coup porté au pouvoir… au sujet de la réforme des retraites. Comme par hasard, la CFDT a fait profil bas… Le Conseil d’État, qui est chargé de porter un avis sur les projets de loi — la pratique étant désormais de les rendre publics — n’a pas mâché ses mots pour descendre en flèche une réforme que l’institution juge à la fois nullement nécessaire, douteuse aux plans constitutionnel et conventionnel — les conventions internationales que nous avons signées  —, manquer de cohérence, d’autant qu’elle juge les études d’impact, sur les conséquences, notamment financières et en termes de visibilité, des textes bientôt en discussion au Parlement, absolument insuffisantes — nous renvoyons à l’excellente analyse de Christophe Boutin sur le sujet. Contentons-nous de citer le début de sa conclusion : «  Pour le Conseil, les six objectifs assignés au système universel — équité des cotisations et prestations, solidarité au sein des générations, garantie de niveau de vie pour les retraités, liberté de choix de la date de départ à la retraite, soutenabilité économique du système universel et lisibilité des droits constitués par les assurés tout au long de la vie – “apparaissent par elles-mêmes dépourvues de valeur normative », ce qui veut dire, très concrètement, que ce n’est que du vent.”  » [1]

Les politiques doivent se mordre les doigts d’avoir milité, au nom de la sacro-sainte transparence, pour que soient rendus publics les avis du Conseil d’Etat sur les projets de loi, auparavant connus du seul exécutif… [2] Qu’importe ? L’essentiel, en l’occurrence, n’est évidemment pas dans une réflexion sur l’équilibre des pouvoirs, pour savoir si, avec un tel avis, le politique n’est pas en train de perdre le peu d’autonomie qu’il lui reste par rapport au juge. Outre que cet avis n’est pas contraignant, ce qui importe seul, c’est sa validité. Et là, la gifle, pour l’exécutif, est violente. Car indépendamment de la pertinence de l’instauration d’un prétendu système universel, dont nous avons dit et redit ici, que la seule justification était de mettre fin, à terme, au système par répartition au profit des fonds de pension, il est clair que le projet du gouvernement paraît mal ficelé. Nous avions déjà pu constater qu’Edouard Philippe avait, sur la question des 80 kilomètres heure, une belle tête de vainqueur : son obstination imbécile a été un des éléments déclencheurs de la révolte des Gilets jaunes, avec l’augmentation des taxes sur l’essence. Sur un sujet infiniment plus grave, il est certain qu’il a atteint son niveau d’incompétence. Mais il entraîne dans sa chute de crédibilité un président de la République qui avait fait de cette réforme un moment phare de son quinquennat et qui semble surtout l’avoir pilotée à vue… La complicité de la CFDT n’était pas suffisante pour servir d’interface, comme on dit aujourd’hui, avec la société civile, surtout lorsque les plus hautes instances de la République s’en mêlent…

Sur l’affaire des retraites, Christophe Boutin semble penser que seul un référendum permettrait de sortir de l’impasse. «  Faut-il imaginer, pourquoi pas, un conflit nouveau dans la haute administration, entre une tendance “régalienne” qui verrait d’un mauvais œil le démantèlement de l’État et du pacte social entrepris sous la présidence d’Emmanuel Macron, et une tendance “mondialiste” à laquelle elle s’opposerait ? Ce qui est certain en tout cas, c’est que si le conflit se cristallisait il ne pourrait plus être arbitré que par le peuple, dans cette ultime expression du souverain qu’est la voie référendaire.  » On sait ce que nos élites en pensent,… et ce qu’elles font des référendums lorsque les résultats leur déplaisent. D’autant que l’impopularité du chef de l’Etat semble repartir à la hausse, ce dont nous ne nous plaindrons pas. Mais on connaît les reproches des tenants de la seule démocratie participative au référendum  : les Français répondent toujours à une autre question que celle qui leur est posée. Ce qui est sûr, c’est qu’un tel référendum — évoqué seulement par le pouvoir exécutif s’agissant de mesurettes à la sortie de la Convention citoyenne pour le climat — ne pourrait que viser à résoudre un conflit de grande ampleur, en prenant de cours un début de rébellion ouverte du pays réel.

L’essentiel reste dans la fragilisation galopante de notre tissu social. Or, pendant ce temps, Macron ne trouve rien de mieux que de comparer la guerre d’Algérie à la Shoah, c’est-à-dire, outre le ridicule odieux de la comparaison [3], de fissurer davantage encore le regard que les Français et en premier, ceux de fraîche date, portent sur leur pays — ou sur celui que ces derniers devraient considérer comme le leur, alors que nos élites les poussent à le haïr, peut-être parce qu’elles le méprisent elles-mêmes…

François Marcilhac 

[1] https://www.atlantico.fr/decryptage/3586541/retraites–ce-qui-se-joue-vraiment-avec-l-avis-de-conseil-d-etat-sur-le-projet-de-loi-du-gouvernement-christophe-boutin

[2] Ce changement dans les pratiques trouve son origine dans une déclaration du Président Hollande lors de ses voeux aux corps constitués le 20 janvier 2015. Celui-ci a annoncé son souhait de voir diffuser ces avis, considérant que  : «  Mieux légiférer, c’est aussi mieux préparer les projets de loi. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de rompre avec une tradition séculaire des secrets qui entourent les avis du Conseil d’État. Le Conseil d’État est le conseil juridique du gouvernement. Son avis est d’intérêt public et son expertise sera donc rendue publique. Le Conseil d’État, par ses avis, informera donc les citoyens, mais il éclairera aussi les débats parlementaires.  »

[3] Nous renvoyons à l’entretien de Jean Sévillia sur le sujet dans Le Figaro  : https://www.lefigaro.fr/vox/histoire/comparer-la-guerre-d-algerie-et-la-shoah-est-de-la-folie-sur-tous-les-plans-20200124

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