( 22 décembre, 2018 )

Editorial du n° 349 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

11 Novembre 2018. Il y a 100 ans, l’armistice était signé entre l’Allemagne et les alliés à Rethondes. La guerre était finie. Les armées alliées, la française en étant la principale par le nombre et l’organisation, avaient vaincues. Pourtant, la victoire n’était pas totale, le territoire de l’empire allemand n’étant pas touché. Il aurait fallu, comme le voulaient, en particulier, les généraux Pétain, Franchet d’Espérey et de Castelnau – certainement trois des meilleurs de la guerre – lancer l’offensive prévue à l’est et sur le Danube. Nous ne refaisons pas l’histoire, mais cela aurait peut-être changé les termes de la mauvaise paix qui suivit.

Ce 11 novembre, le Président Macron a réuni chefs d’Etat et de gouvernement à Paris non pour célébrer la victoire mais la paix. Pas question de rendre hommage aux soldats français – et alliés – ni à ceux qui les commandaient. D’ailleurs, cela n’aurait pas fait plaisir à Angela Merkel qui semble avoir « supervisé » la cérémonie ! « Veut-on, écrit Bertrand Renouvin dans « Royaliste », marquer notre soumission à Berlin ? ». Hélas, nous en sommes bien là.

D’autres questions se posent : comment a-t-il pu faire chanter durant la cérémonie une mauvaise chanteuse dont le seul tire de gloire est d’avoir fait des interventions contre le président américain. Bêtise ou provocation ? Donald Trump l’a très mal pris et il avait raison. Comment ne pas s’offusquer aussi de voir le président Serbe relégué sur une estrade annexe, lui qui représentait le pays qui, proportionnellement, eut le plus de victimes durant la guerre et participa largement à la victoire ? Ceci alors même qu’il était mis à une place d’honneur le chef du pseudo état Kosovo, « pays » – il devra redevenir une province serbe –  islamiste, mafieux, persécutant les chrétiens. Cette cérémonie fut une honte pour la France.

Et que dire de ce rassemblement pour la Paix qui suivit ? Notre président aime que l’on rappelle les années 30. Il devrait savoir que c’est à cause des discours et des actions pacifistes semblables aux siennes, du calamiteux Aristide Briand en particulier, que l’on doit le désastre de la seconde guerre mondiale. C’est en effet parce que, au nom de la Paix, nous avons abandonné les quelques avantages que nous avions obtenus face à l’Allemagne et que nos gouvernants ont refusé d’agir quand il en était encore temps contre l’Allemagne qui réarmait – comme le réclamait l’Action Française – qu’Hitler à  pu nous vaincre. Va-t-on recommencer avec Macron ce type de politique suicidaire ? Notre soumission à l’Allemagne et à la finance internationale est de plus en plus flagrante et il n’a pas l’excuse d’avoir une armée étrangère occupant notre territoire !

Notre président semble vivre dans un monde irréel, formaté par une idéologie mondialiste, voulant ignorer l’histoire de notre pays, comme de ceux qui l’habitent actuellement. Méprisant publiquement la France et les Français. Nous le voyons aussi avec la crise dite des « gilets jaunes ». Visiblement, il ne comprend pas qu’une partie de plus en plus grande de nos concitoyens qui travaillent ont de plus en plus de mal à vivre, à « boucler » leur fin de mois. Soyons juste, il paye une politique – mais il la poursuit – qui est en place depuis Giscard : augmentation continuelle des prélèvements pour alimenter un Etat de plus en plus dépensier, accumulant les dettes. Pourtant, il est de plus en plus inefficace concernant ses devoirs régaliens (défense, justice en particulier). Où passe l’argent ? C’est la question qui est sur toutes les lèvres… car comment comprendre que les Français sont de plus en plus taxés mais ont de moins en moins de services publics ? Il est certain que l’augmentation des taxes sur les carburants n’a été que la « goutte d’eau qui a fait déborder le vase ». Il faut la supprimer surtout que cela ne sert à rien sinon à renflouer un peu les caisses de l’Etat. L’excuse écologique est sans valeur : la pollution par les voitures, si elle existe, ne représente qu’une infime partie des problèmes et elle ne diminuera pas en augmentant les taxes, la plupart des Français ne pouvant se déplacer autrement, ne serait-ce que pour travailler. Le plus grand pollueur est le transport des marchandises par cargos géants et un peu par avions. C’est lui qu’il faudrait diminuer en favorisant systématiquement les productions locales. Pour le réaliser : taxer les produits en fonction du chemin parcouru pour arriver chez le consommateur. Voilà une solution qui serait efficace et favoriserait  nos produits, donc l’emploi. Evidemment, cela diminuerait le commerce international et donc les profits colossaux qui y sont liés. Raison pour laquelle il n’en est pas question. Mais preuve aussi que nos gouvernants n’ont en réalité rien à faire de l’écologie qui n’est qu’une excuse pour taxer et favoriser les groupes financiers qui investissent dans des solutions dites alternatives et souvent totalement inopérante, voire contre productive comme les éoliennes.

Que va faire le gouvernement ? Proposer une aide à certains salariés pour leurs déplacements ? C’est idiot de vouloir compenser des hausses de taxes par des aides, cela fait des dépenses supplémentaires pour les distribuer sans rien régler. Il faut permettre aux familles de vivre de leur travail et donc diminuer les charges, cela soulagera les Français et pourra relancer la croissance.

Maintenant, si rien de sérieux n’est fait, la crise continuera car le mécontentement est grand, même si nous assisterons peut-être à une diminution durant les fêtes de fin d’année. Attention aussi à la tentation de vouloir pousser les Français les uns contre les autres en mentant sur les chiffre des manifestants, en exagérant les dommages, voire en les favorisant. Tout cela, il semble bien que le gouvernement le fasse déjà et s’est dangereux mais il est vrai que c’est bien dans la tradition républicaine !

En fait, notre gouvernement ne peut pas grand chose, pris entre les exigences de l’Europe, des multinationales et de son idéologie technocratique et mondialiste. Plus que le gouvernement, c’est le système lui-même qui est sclérosé mais il se défend bien. Nous pouvons même penser que Macon étant déjà usé, il est cherché un autre personnage pour prendre sa suite et qui sera imposé « démocratiquement ». Il est sans doute déjà trouvé et j’ai quelques soupçons sur son identité…

Il faut sortir de ce système et faire savoir aux Français que c’est la république qui est mauvaise car elle ne permet pas un gouvernement indépendant des partis travaillant avant tout pour la population de notre pays. L’alliance du peuple et du Roi contre les féodaux, c’est ce qui a fait la grandeur de notre monarchie royale et s’est ce qui doit permettre la restauration de notre pays.

Philippe SCHNEIDER

( 20 décembre, 2018 )

Ce Système dont nous ne voulons plus…

 

Lu sur le blog de Jean-Philippe Chauvin

 

En juin 1980, le journal Royaliste titrait, sur fond de Marianne vacillante : « Qui croit encore au système ? » : nous étions en pleine Giscardie, et les contestations restaient vives, dans le même temps que les Gauches s’apprêtaient à accéder au pouvoir, pour la première fois sous la Cinquième République, et soufflaient constamment sur les braises, s’enivrant de grands mots et de slogans qui se voulaient encore « révolutionnaires ». Les royalistes n’étaient pas les derniers à contester la présidence de « Foutriquet », selon le mot du philosophe Pierre Boutang, et à prôner un changement de tête, en attendant et en préparant un changement dans les institutions, certains en approfondissant celles de la Cinquième, « de la monarchie élective à la monarchie héréditaire et arbitrale » et d’autres, plus rudement, en renversant l’ordre centraliste, « de la République jacobine à la Royauté fédérale des peuples de France ». Mais tous pouvaient se reconnaître dans le titre de Royaliste, et, près de quarante ans après (ces fameux « quarante ans » que les Gilets jaunes évoquent comme un véritable mantra), après ces quatre décennies sans doute perdues pour la France (sauf peut-être sur la question de la décentralisation, avec les lois de 1982 et de 2004), ce titre paraît tout à fait adapté à la situation !

 

Ce Système dont nous ne voulons plus... dans actualités drapeau-breton-colre

 

Bien sûr, il paraît nécessaire de définir ce que l’on peut nommer « système » pour éviter tout malentendu et toute illusion, et ne pas se tromper ni de cible ni d’enjeu. Le « système », c’est d’abord un état d’esprit libéral (au sens le plus extrême du terme) mis en pratique par le jeu d’institutions de moins en moins politiques et de plus asservies par les féodalités financières et économiques, de la République à l’Union européenne, et c’est surtout l’imposition d’une « gouvernance mondialisée » symbolisée et représentée par le pouvoir de grandes villes-monde ou d’immenses zones métropolisées qui n’ont plus guère de rapports avec les pays et les populations historiques sur lesquelles elles vivent, souvent à leur dépens, comme du temps de la romanisation antique. Le système, c’est ce carcan de la démocratie dite représentative de plus en plus lointaine pour ceux qu’elle prétend représenter sans leur laisser le droit à la libre parole, et qui est aux mains de partis et de notables de moins en moins représentatifs des réalités sociales de notre pays ; c’est ce que l’on pourrait nommer « le pays légal », celui des élus, des parlementaires (qualifiés souvent de « parlementeurs », comme en février 1934 ou dans les années 1950, avant le retour du général de Gaulle) et des ministres, mais aussi des syndicats, des médias ou des artistes de la société du spectacle, vitrine de la société de consommation.

Au regard des derniers événements, l’on peut aisément constater que ce système, qui porte aujourd’hui le nom « synthétique » de « République » et qui a peu à voir avec le sens premier de ce mot, la « Res publica » (la chose publique, ou la communauté publique, de la Cité), se défend bien à défaut de bien gouverner : la célèbre formule d’Anatole France, l’auteur du conte si peu républicain « L’île des pingouins », reste actuelle, et les méthodes du Sinistre de l’Intérieur, M. Castaner, démontrent à l’envi ces procédés de « basse police » qui vont si bien à ce système qui, à défaut d’être bien aimé, entend forcer les citoyens à l’accepter sans contester. Les diverses limitations de la liberté d’expression, les censures insidieuses ou les manipulations nombreuses, sans oublier les nouveaux moyens de la répression courante, des charges en moto (que j’avais, un des premiers, évoqué dans mon témoignage sur les événements parisiens du samedi 1er décembre) aux blocages de bus de manifestants bien en amont de Paris, de l’usage (inédit en ville depuis 2005) des blindés frappés de l’écusson de l’Union européenne (tout un symbole !) aux jets inconsidérés de gaz lacrymogène sur des manifestants un peu trop joyeux (comme place de l’Opéra samedi 15 décembre), sans oublier les projets ministériels et gouvernementaux de limitation légale du droit de manifester, tout cela marque une radicalisation d’un Système aux abois, furieux de s’être laissé bousculer par des « manants en gilets jaunes », sortis des profondeurs d’un « pays réel » négligé, voire oublié des « élites » (sic) tout d’un coup empêchées de « mondialiser en rond », selon l’heureuse expression d’un commentateur radiophonique…

En d’autres temps, Jean de La Varende, écrivain enraciné de Normandie, avait réhabilité le sens du mot « manant », en rappelant sa véritable et historique signification : « des manants, le beau mot qui réunissait gentilshommes et terriens… de maneo : je reste, je persévère et j’attends. Les autres pouvaient fuir ; pouvaient courir où l’on se divertit : à eux, les manants, de continuer, d’assurer. »

 

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Alors, oui, en nous souvenant d’où nous venons et qui nous sommes, il nous est possible et fort légitime de revendiquer, face à un système féodal-libéral inquiet de ne plus être « la seule alternative » chère à Margaret Thatcher, d’être « les manants du roi », non pour détruire ce qui s’effondre, mais pour fonder un nouveau pacte social et politiquement royal, à l’écoute et au service de tous, cette alliance de l’Autorité nécessaire au sommet et des libertés garanties à la base, cette nouvelle arche française prête à affronter les tempêtes de ce « monde global » et de son « globalitarisme » néfaste pour les hommes comme pour la planète toute entière : pour ramener les Fouquet contemporains à la raison, il nous faut un « Louis XIV institutionnel », non un tyran mais un roi « protecteur des hommes et défenseur de la paix ».

La Monarchie n’a pas de sceptre magique, mais elle est la meilleure arme contre les spectres d’une mondialisation devenue folle d’avoir toujours eu tort…

Jean-Philippe CHAUVIN

( 18 décembre, 2018 )

Editorial de POLITIQUE MAGAZINE n° 175 de décembre 2018

LE PRINCE DES NUÉES

 

La présidence d’Emmanuel Macron a commencé dans les épais nuages d’un encens si généreusement distribué qu’on ne distinguait pas la route qu’il traçait. Ses troupes, galvanisées par un projet si brillant qu’il les aveuglait,marchaient en masse dans toutes les directions montrées « en même temps ». Depuis quelques semaines, la présidence d’Emmanuel Macron baigne dans les fumées des barricades de pneus flambants, des préfectures incendiées et des gaz incapacitants. Les fumigènes ont remplacé les encensoirs.Ces fumées plus palpables ne rendent pas l’avenir plus certain : Macron-Jupiter, réfugié dans son olympe élyséen, ou jouant à saute-mouton autour de la planète, reste inaccessible, chef qu’on serait bien en peine de venir chercher, comme il le réclamait naguère.

Désormais se dressent, entre le peuple et lui, plusieurs obstacles, glacis et autres ouvrages défensifs : ceux du langage, mur du mépris des petites phrases qui assassinent et fossé des mesures technocratiques incompréhensibles ; ses ministres et porte-paroles, aussi méprisants, aussi abscons, et en plus ne répugnant pas au mensonge,tout en votant des lois contre les infox, comme Philippe parlant d’une hausse de 3% du Smic net, Darmanin évoquant de mirifiques augmentations mensuelles (avant que son ministère ne modifie son communiqué triomphant), Castaner accusant les blocages des Gilets jaunes d’avoir fait périr, à Angoulême, une octogénaire en fait déjà décédée avant même que l’ambulance ne parte – et nous pourrions allonger la liste à loisir ; ses députés,qui ânonnent qu’ils ont manqué de pédagogie – le peuple est si bête ! – alors qu’ils refusent de voir ce qui crève les yeux : ceux qui manifestent sont ceux que la sacro-sainte croissance a en fait ruinés ; sa politique européenne et mondialiste, enfin, qui inquiète tous les Français et ne convainc aucun Européen : il n’a jamais rien obtenu de ses “partenaires”,ni sur les travailleurs détachés, ni sur les transporteurs routiers, ni sur la taxation des Gafa,ni sur le budget européen, ni même sur la défense européenne, qu’il ne fait avancer qu’en proposant de céder notre place à l’Allemagne,piquante conclusion de son « itinérance mémorielle» ; le Pacte pour l’immigration est la dernière barrière en date dressée par ses propres soins, incompréhensible quand on voit la manière dont la société française est fracturée.On croirait la tour de Babel peinte par Breughel,entassant enceintes sur enceintes, inachevée et en partie déjà ruinée. Ses entrailles sont un labyrinthe,son sommet se perd dans les cieux : Macron y siège,prince des nuées. Voilà un président français qui s’acharne, après quarante ans de destruction minutieuse de la souveraineté et de l’identité française, à abattre ce qui résiste encore sous prétexte de le sauver,et qui s’énerve qu’on ne le salue pas en sauveur.Les pauvres ne comprennent pas qu’ils doivent s’appauvrir encore ? Quels réfractaires ! Les patriotes ne saisissent pas en quoi l’Autre est si merveilleux que la France doive disparaître ? Bande de lépreux !Les vieux partis ont tous failli, LaREM est en train de trahir, et les citoyens manifestent ? Quels séditieux! « À moi la disruption, je suis le seul qui puisse rompre avec les usages et maîtriser les horloges, et j’exige le respect, la soumission, la crainte et le tremblement! » Si assuré de son droit qu’il s’affranchit de la loi et décide de rendre au Bénin des œuvres pourtant inaliénables…

Mais les Français sont démocrates, ne comprennent pas qu’on les méprise puisqu’ils sont le peuple, censé avoir délégué son autorité et non pas avoir abdiqué toute volonté. Mais les Français ne sont pas européens, ils sont de leurs villages et de leurs régions (c’est-à-dire Angevins ou Provençaux, Bourguignons ou Normands), ils veulent que leur travail les nourrisse et constitue un capital à transmettre,ils veulent payer l’impôt non pas pour bâtir de chimériques univers numériques ou verser avec une générosité déréglée des sommes dont les Français ont besoin ; ils veulent des transports publics nombreux, des écoles et des maternités. Ils veulent que les “territoires”, ce nom mystérieux qui désigne presque des contrées sauvages, ne soient pas gérés depuis Paris par des technocrates qui ignorent les réalités diverses et dressent, eux, une barrière financière devant toutes choses.

Donc, les Français crient : les maires interpellent, les présidents de région aussi, et toute la masse de ceux qui ne se sentent pas représentés et doutent de la légitimité de leur chef. Leur clameur finira-t-elle par secouer Jupiter-Macron et le tirer de son rêve éveillé, là-haut ?

 

Philippe Mesnard

 

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( 17 décembre, 2018 )

Le vent tourne

 

Lu sur « lafautearousseau »

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Les choses commencent à bouger. Au moins dans les paroles, ce qui est déjà un signe. Mme Lagarde : « il faut que les bienfaits de la mondialisation soient partagés par tous et non pas par quelques-uns » (F.M.I., mardi 4) : c’est reconnaître que la mondialisation a produit des méfaits. M. Macron : « Aucun pays n’avance s’il n’entend pas aussi cette part de colère légitime de nos peuples » (Sommet européen, jeudi 13) : c’est reconnaître la légitimité de la poussée populiste en Europe.

C’est l’heure du désenchantement pour M. Macron. Surnommé « l’Européen », un peu trop vite, après son élection, en raison de l’engagement explicite de vingt-six de ses propositions de campagne ; porté aux nues pour ses discours dans des lieux hautement symboliques (la colline de la Pnyx face à l’Acropole, le Grand Amphithéâtre de la Sorbonne, le parlement de Strasbourg, le Bundestag) ; récompensé enfin par le prix Charlemagne dans la salle du couronnement de l’Hôtel de ville d’Aix-la- Chapelle… M. Macron a(vait) foi en l’Europe de Bruxelles et l’Europe de Bruxelles a(vait) foi en M. Macron. Mais, confronté à la réalité des choses en France même, en l’occurrence la révolte de Gilets jaunes qui dénoncent une situation, dont on sait qu’elle est en grande partie la conséquence de l’européisme militant auquel il s’était rallié, M. Macron doit en rabattre un peu.

Un peu ? C’est selon… Quand l’Italie « populiste » – celle de de MM. Conte, Di Maio et Salvini – présente un budget à 2,4% de déficit, elle s’attire les foudres excommunicatrices de la commission de Bruxelles et le mépris d’un M. Moscovici qui, ministre des Finances de François Hollande (jusqu’en mai 14) avait proposé des budgets en déficit d’environ 4% (et, rappelons-le, une augmentation des impôts de 52 milliards d’euros, dont les 2/3 tiers pour – mieux vaudrait dire « contre » – les ménages des classes moyennes). En revanche, quand la France « progressiste » de M. Macron s’apprête, sauf ultime tour de passe-passe technocratique, à franchir sans vergogne la barre des 3% (on parle de 3,4), cela devient pour le même M. Moscovici « envisageable ». Mansuétude suspecte quelles que soient les contorsions justificatrices.

Et preuve évidente que l’idéologie est le fondement même de cette Union aux dogmes pourtant chiffrés. C’est pour ne l’avoir pas compris que M. Macron est en situation d’échec. Le Président français était déjà incapable de convaincre ses partenaires dans sa vision régénératrice d’une Union européenne essoufflée. Il comptait, mais ce fut en vain, sur un soutien allemand. Echec « majeur » donc d’une relation franco-allemande qui devait pallier le départ de la Grande-Bretagne et « redonner du sens à la construction européenne ». En effet, l’Allemagne reste essentiellement soucieuse de préserver ses intérêts commerciaux et financiers. Un seul exemple, précis et d’actualité : son refus de taxer au niveau européen les fameux « GAFA » par crainte de mesures de rétorsion états-uniennes qui pénaliseraient ses propres exportations de véhicules automobiles ; Mme Merkel préfère un très hypothétique « impôt minimum mondial » dont on imagine mal qu’il puisse voir le jour. Du coup, sachant que la Grande-Bretagne envisage une taxe dès 2020, des voix s’élèvent en France qui suggèrent des mesures concertées avec Londres qui, à cette date, ne fera plus partie de l’Union : cherchez l’erreur.

A six mois des élections européennes, les autres pays s’interrogent avec inquiétude sur la France. Si Berlin reste sur une prudente réserve, la presse d’outre-Rhin, et c’est significatif, critique violemment « le chaos » français et dénonce une « nouvelle Italie » (Die Welt). Voilà donc notre président fortement décrédité. On ne s’en plaindra pas car cela pourrait lui permettre de se recentrer sur la France, de comprendre que l’Europe mérite mieux que sa caricature européiste de Bruxelles et de renoncer à sa vision manichéenne et moralisatrice de deux camps (progressiste et populiste). Sinon, il risque fort de recevoir un nouveau camouflet lors des élections européennes de mai 2019, comme le laisse entendre un tout récent sondage.

( 14 décembre, 2018 )

« Grandeur du petit peuple »… Michel Onfray bientôt royaliste?

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

blue-wallpaper-continuing-background-wallpapers-bigest-images - Copie.jpgIl approuve un tract ramassé par terre pendant la manifestation des gilets jaunes qui en appelle à l’instauration d’une « régence d’exception ». On ne sera sans-doute pas d’accord avec tout ce qu’écrit Onfray, mais enfin, tout de même, sur beaucoup de choses … Les esprits progressent. Les nécessités font bouger les lignes. Et le Système est désormais sur la défensive.  LFAR

 

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J’ai dit quels moyens le pouvoir utilisait pour salir et discréditer le mouvement des gilets-jaunes – mépris, mensonge, criminalisation, diabolisation, attaque ad hominem, essentialisation, déconsidération, dramatisation. On peut en ajouter un autre : le procès en immaturité politique – la dévalorisation. Ces gens-là sont trop bêtes, trop provinciaux, trop incultes, trop illettrés, trop débiles, trop « beaufs », fut -il dit un peu partout, ils sont trop sous-diplômés. On n’a pas dit : « affreux, sales et méchants », mais il s’en est fallu de peu.

Depuis Maastricht (1992), ce sont les mêmes éléments de langage avariés qui sont servis par les dominants afin de discréditer quiconque ne souscrit pas à l’Europe libérale, non pas parce qu’elle est « Europe », ce que personne ne refuse plus, mais parce qu’elle est « libérale », ce que beaucoup repoussent. Ce sont les mêmes insultes qui ont été sorties pour les partisans du Brexit – qui n’a toujours pas eu lieu car, méditons cette belle leçon de démocratie : pour sortir de l’Europe maastrichtienne, il faut l’autorisation de l’Europe maastrichtienne ! C’est ainsi que fonctionnent toutes les dictatures : on ne peut en sortir légalement – ce que les gilets-jaunes ont compris…

Le système maastrichtien a son clergé. Il est formé à l’École nationale d’administration, à Sciences-Po, dans les écoles de journalisme, à Polytechnique, à l’École normale supérieure. Pendant leurs années d’études, on gave les impétrants d’une idéologie qu’ils rabâchent, répètent, réitèrent, reproduisent, ressassent ensuite dans tous les endroits où ils sont embauchés : grands corps d’État, haute administration, université, journalisme, édition, direction des médias, conseil d’État, sans oublier la politique politicienne qui est le prolétariat de ces gens-là.

Tout ce petit monde a la tête extrêmement bien pleine, mais très mal faite. Cette engeance est formée comme des commandos de rhéteurs et de sophistes, de beaux-parleurs et d’enfumeurs, de dialecticiens et de casuistes, d’orateurs et d’ergoteurs. Elle produit son meilleur effet dans un conseil d’administration, dans un comité de rédaction ou de lecture, dans un amphithéâtre, dans les colonnes d’un éditorial ou dans les réunions des patrons de médias, à l’Assemblée nationale ou au Sénat, dans un conseil des ministres ou dans les palais de la République, sur un plateau de télévision ou comme « consultants » ou « experts » sur les chaînes d’information continue – ou dans « Le Siècle », un club très fermé où l’on mange du gilet-jaune à tous les repas…

Comme les sophistes grecs, cette caste peut soutenir n’importe quelle cause parce que leur formation met le paquet sur la forme, rien que la forme, tout sur la forme, et qu’elle se contente pour tout fond de l’idéologie dominante. Ces gros cerveaux de compétition sont ceux de petits perroquets.

Bien sûr, ces gens-là estiment que les gilets-jaunes ne sont pas habilités à faire de la politique sous prétexte qu’il faut laisser ces choses-là, trop sérieuses pour le peuple, aux experts que sont les instances dirigeantes des syndicats et des partis (qui sont de mèche avec les autres puissants contre leur base…), et aux élus de tous les échelons de la politique politicienne. La démocratie doit être représentative, disent-ils, et non pas directe. Nous, oui ; eux, non.

Or, chacun a pu voir comment le référendum sur le Traité européen qui était l’expression de la démocratie directe, bien que largement gagné, a été jugé comme nul et non avenu par les députés et les sénateurs qui étaient l’expression de la démocratie indirecte. Réunis à Versailles, lieu symbolique s’il en est un, il fut dit au Congrès qu’on se moquait de ce que le peuple pensait après qu’on lui eut tout de même demandé son avis. Ce coup d’État fut une leçon que le peuple a mis dans un coin de sa tête : avec lui, la démocratie indirecte a joué au grand jour un jeu contraire à celui de la démocratie véritable qui est gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple et non par ses seuls délégués. Les représentants du peuple ont dit au peuple qu’ils n’avaient que faire de son avis et que, d’ailleurs, ils iraient contre lui.

Les gilets-jaunes sont dans la rue parce qu’ils savent que l’Assemblée nationale et le Sénat sont leurs ennemis puisqu’ils ne les représentent pas sociologiquement ni politiquement. Le système représentatif, tant qu’il ne sera pas intégralement proportionnel, générera une oligarchie, une aristocratie, une caste, une tribu qui disposera de tous les pouvoirs : ce ne sera jamais une démocratie. Le pouvoir des élus n’est pas autre chose que la résultante d’un calcul tordu avec découpages électoraux effectués par le ministère de l’Intérieur et l’Élysée afin de déboucher sur une bipolarisation de la société : non plus entre droite et gauche, mais entre maastrichtiens libéraux de droite et de gauche et anti-maastrichtiens de droite et de gauche. Aux maastrichtiens libéraux de droite et de gauche sont réservés tous les pouvoirs – économiques, médiatiques, politiques, sociaux, universitaires, journalistiques ; aux anti-maastrichtiens de droite et de gauche, les premiers abandonnent le pouvoir verbal de l’opposant avec pour seule perspective de parler à vide indéfiniment…

Avec les gilets-jaunes dans la rue, toute cette aristocratie maastrichtienne se trouve mise à mal, critiquée, menacée. Certes, elle dispose de tous les pouvoirs, y compris celui d’insulter, de mépriser, de calomnier, de salir le peuple sur lequel s’exerce son pouvoir et ne s’en prive pas. Mais elle voit d’un très mauvais œil ce surgissement de velléités de démocratie directe.

« Ça n’a jamais marché », pérore Christophe Barbier sur BFM le samedi 8 décembre : ça marche pourtant en Suisse…  La notice Wikipédia de ce normalien pas agrégé ayant fait une école de journalisme nous apprend ceci : En 2017, il déclare notamment au Journal du dimanche : « Se confronter au terrain pollue l’esprit de l’éditorialiste. Son rôle est de donner son opinion, d’affirmer ses certitudes, par essence improuvables. Afficher avec force ses convictions permet aux lecteurs de s’y frotter pour former les leurs ». Et plus loin : « L’éditorialiste est comme un tuteur sur lequel le peuple, comme du lierre rampant, peut s’élever. » On comprend qu’il n’ait pas besoin de se confronter au terrain des gilets-jaunes, ce lierre rampant, afin d’éviter de se polluer l’esprit et de pouvoir affirmer et toute objectivité ses certitudes improuvables ! En passant, on apprend également qu’il a composé un rap en l’honneur d’Emmanuel Macron… Christophe Barbier est l’un des personnages emblématiques de cette aristocratie qui enjambe le peuple.

Or, quand on va sur le terrain, non content de ne pas s’y polluer l’esprit, on se l’éclaire et l’on peut obtenir un certain nombre de certitudes susceptibles d’être prouvées. J’en veux pour preuve ce tract ramassé dans une rue de Paris et envoyé par un ami. Il dit ceci :

Nos_8_doleances-438d8.jpgTitre : Nos 8 doléances

« Nous rentrerons chez nous quand ces mesures seront appliquées

1. Nous voulons de la démocratie directe à tous les niveaux. Nous voulons un gouvernement d’union nationale avec une régence d’exception pour éviter que les partis politiques, qui sont disqualifiés, n’instrumentalisent notre détresse et notre colère.

2. Nous voulons une baisse de 20% de toutes les taxes et les charges touchant la classe moyenne, les travailleurs pauvres et les entrepreneurs. Baisser ces taxes, c’est monter nos salaires. Nous voulons une action immédiate pour taxer ce qui vaut la peine d’être taxé : les GAFA et les transactions financières.

3. Nous voulons que la France arrête de vivre au-dessus de ses moyens et arrête d’accueillir la misère du monde parce qu’elle est déjà dans la misère avec ses millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté. Nous voulons une immigration choisie, qui ne nous détruise pas culturellement. Nous demandons ainsi un retrait du pacte de l’immigration de l’ONU.

4. Nous voulons une relocalisation de toutes les décisions dans les régions, les villes et les communes. L’Etat et ses fonctionnaires à Paris ne sont pas qualifiés pour décider de l’avenir de nos communes.

5. Nous voulons une sortie de la PAC qui corrompt nos agriculteurs en n’allouant ses aides qu’aux productivistes et aux empoisonneurs répandant le cancer en France. Nos impôts ne doivent en aucun cas servir à financer Bayer-Monsanto.

6. Nous voulons la création de barrières commerciales pour empêcher l’Allemagne de nous vendre des produits fabriqués en Roumanie, sous le label « Deutsche Qualität » et d’ainsi détruire nos emplois.

7. Nous voulons le retrait de toutes les aides à la presse pour une vraie séparation des pouvoirs médiatiques et politiques.

8. Nous voulons une action immédiate pour arrêter l’intégration dans l’Europe car elle ne se construit que sur la ruine des petites gens. »

Qui dira qu’il n’y a pas là d’intelligence pratique ? C’est un véritable programme politique. Il est anonyme, aucune signature, aucune de ces propositions ne ressemble à quoi que ce soit de connu chez les jacobins. Il est débarrassé du verbiage technocratique ou qui relèverait de la politique politicienne.

C’est simple, clair, net, direct et programmatique :  la démocratie directe ; un gouvernement d’union nationale constitué en dehors des partis politiques parce qu’ils sont discrédités et qu’ils guettent la récupération ; une baisse des taxes et des charges pour la population la plus éprouvée ; une augmentation des salaires ; une taxation des GAFA et de ceux qui font de l’argent avec l’argent ; une politique migratoire rationnelle qui ne soit ni celle de la passoire ni celle du mur ; un communalisme et un régionalisme effectifs; une autre politique agricole que celle du productivisme qui fait le jeu des multinationales, détruit la planète et intoxique les consommateurs ; l’instauration de barrières commerciales qui empêcheraient la concurrence entre les États de droit et les États voyous en matière de protection sociale ; le retrait des aides à la presse, subventionnée par le contribuable afin de l’endoctriner et de le mépriser quand il refuse l’endoctrinement ; une séparation des pouvoirs médiatiques et politiques ; l’arrêt de l’intégration dans l’État maastrichtien…

J’aurais pu écrire ce tract auquel je ne retranche rien ! Il est la feuille de route de la démocratie directe. C’est sur ce projet positif, concret, dynamique, qu’il faut désormais travailler.

En écrivant mon éloge de la démocratie proudhonienne il y a quelques jours, j’ai craint un temps avoir placé la barre un peu haut. Avec ce tract sans nom ramassé dans la rue, je suis désormais bien convaincu que non.

 

Michel Onfray

( 14 décembre, 2018 )

Gilets Jaunes : Bâtir un projet commun

 

Lu sur le blog « princejeandefrance » ces paroles de bon sens du dauphin de la Famille de France

 

Comme mon père le Comte de Paris qui est intervenu plusieurs fois récemment, je suis inquiet de la situation de notre pays.

Le contrat politique et social d’après-guerre ne tient plus. Nous nous accordons tous pour dire qu’il faut changer nos schémas de pensée et nos comportements, ne pas vivre au dessus de nos moyens, respecter notre environnement. Mais si nous n’arrivons pas à résoudre les fractures de notre société, nous n’arriverons à rien. Elle sont nombreuses et profondes, entre les riches et les pauvres, les élites déracinées et la population, les villes et les territoires, les religions.

Les Gilets Jaunes résument ces fractures multiples. Ils représentent tous ces Françaises et Français, qui supportent tout depuis plus de trente ans mais qui n’y arrivent plus. Ils n’en peuvent plus de la cherté de la vie, du poids des impôts et taxes, d’un Etat qui ne les défend pas et qui ne les comprend même plus. S’agit-il de la France périphérique ? Je n’aime pas cette expression, elle est très parisienne. J’ai été parisien, mais depuis que je vis à Dreux je vois les choses autrement. D’ailleurs, sur le terrain et dans les territoires où les gens on gardé un certain bon sens, les manifestations de Gilets Jaunes sont autres. Aux ronds-points l’atmosphère est amicale, les échanges sont possibles, les solidarités fonctionnent.

Le grand défi qui attend notre pays, c’est de retrouver au plus vite un dénominateur commun à partir duquel avancer, un socle commun a minima sur lequel nous puissions bâtir un projet fédérateur. Mais comment demander aux Françaises et aux Français des sacrifices, lorsqu’ils n’ont plus confiance dans leurs élites ? Comment se projeter dans l’avenir s’il n’y a pas de vision à long terme ? Comment réunir la population autour d’un projet commun lorsqu’on est l’élu d’une partie de la France contre l’autre ?

Je souhaiterais quand même terminer mon propos sur une note positive. A Dreux, ce 8 décembre, dans le cadre de la fête populaire des Flambarts, la paroisse avait organisé une crèche vivante. Je ne sais si la chose s’est produite de façon fortuite mais les Gilets Jaunes et les forces de l’ordre se sont retrouvés un moment devant la crèche et ont entonné ensemble la Marseillaise. Peut-être que ce petit exemple peut nous donner une espérance pour sortir de cette impasse en vérité et sur des perspectives qui durent ? Courage, même si la situation est difficile !

En cette fête du 8 décembre, où les chrétiens comme moi célèbrent la Vierge Marie, permettez-moi quand même de vous souhaiter, avec un peu d’avance, un joyeux Noël, pour vous-mêmes, vos familles, et tous vos proches.

Domaine Royal le 8 décembre 2018
Jean de France, Duc de Vendôme

( 13 décembre, 2018 )

Un buste pour LOUIS XVII

La Lorraine Royaliste vous engage à répondre favorablement à cet appel

 

Madame, Mademoiselle, Monsieur,
L’Institut d’histoire des monarchies, que j’ai l’honneur de présider, lance une souscription pour acquérir le buste de Louis XVII exécutée par la sculptrice Catherine Cairn afin de le remettre, le 8 juin 2019, date anniversaire de la mort du jeune Prince, au Musée des Guerres de l’Ouest Chouannerie-Vendée de Plouharnel dans le Morbihan créé par Reynald Secher.
Toutes informations utiles sur cette souscription et la manière d’y participer sont accessibles en cliquant sur le lien ci-après:
 
Je suis certain que cette initiative retiendra votre meilleure attention et je vous remercie d’ores et déjà de votre contribution ainsi que de la publicité que vous pourrez lui donner dans vos réseaux.
Je reste à votre disposition pour tout renseignement supplémentaire.
Bien sincèrement.
 
Patrice VERMEULEN
Président de l’IHM
 
( 13 décembre, 2018 )

Tous Strasbourgeois !

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

blue-wallpaper-continuing-background-wallpapers-bigest-images - Copie.jpgNous ne sommes pas une chaîne d’information en continu : tous les détails de l’attentat de Strasbourg – identité et photo du terroriste, déroulé de l’événement – circulent tous médias et réseaux sociaux confondus. Le direct a pleinement joué son rôle hier soir à tous les sens du terme, et continue. Inutile d’y revenir, d’être redondants.

C’est d’abord un attentat de plus. Tout simplement. Le scénario est connu, stéréotypé, presque rodé – si l’on ose ce mot qui dit la banalisation de l’horreur – pour les journalistes en action comme pour le spectateur devant son poste de télévision ou son ordinateur. Les passants, les habitants de la ville, les touristes, les forces de l’ordre à la manœuvre , tous ceux-là risquent leur vie. C’est tout autre chose.

Et cet attentat a frappé un marché de Noël qui a traversé cinq siècles ; il a frappé Strasbourg qui en a vu bien d’autres et a forgé son courage, toujours refait son moral, gardé sa vitalité, sa gaité même, dans les épreuves de l’Histoire. Strasbourg est un haut symbole et tout Français (vrai) aime et respecte cette cité qui est aussi en quelque façon une capitale.

Pour le reste, on nous dira stupidement, servilement, par excès de légalisme et de conformisme, que le terroriste est un Strasbourgeois. Mais, là comme ailleurs, être né à Strasbourg et y habiter ne suffit pas et de loin à faire un Strasbourgeois. Pas davantage un Alsacien. Un Strasbourgeois n’attaque pas le marché de Noël, ne tue pas ceux qui s’y trouvent. La qualité de Strasbourgeois, d’Alsacien, de Français, de l’individu en question, doit lui être déniée, même s’il a ses papiers en règle.

Sur la folie désormais criminelle de la politique migratoire de la France, ses motivations, ses conséquences à court et moyen terme, sur le terrorisme qui nous agresse, depuis l’affaire Charlie hebdo jusqu’à aujourd’hui, tout a été dit dans Lafautearousseau. L’on peut s’y reporter. Sur ce sujet comme sur d’autres, nous ne nous sommes guère trompés. Et les faits, les événements, s’amoncellent qui, hélas, confirment ce que nous avons pensé et écrit.

( 12 décembre, 2018 )

Monseigneur le Comte de Paris réagit à la suite de l’attentat de Strasbourg

 

Lu sur le compte « twitter » de notre Prince

 La Princesse Micaela et moi-même participons à la souffrance des familles qui ont perdu un être cher dans l’attentat de Strasbourg ainsi qu’à celles qui sont dans l’anxiété auprès de leurs blessés. Que le Cœur Sacré du Christ protège la France et les Français
( 12 décembre, 2018 )

La crise reste ouverte

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

blue-wallpaper-continuing-background-wallpapers-bigest-images - Copie.jpgLe président de la République était attendu comme le Messie. Depuis l’annonce de son intervention, l’impatience de sa parole était universelle. Preuve qu’elle conserve aux yeux de tous et peut-être aux siens propres ce caractère suprême revenant à celui qui détient ou est censé détenir la souveraineté de la nation. Qui est censé incarner le destin de la France en crise.

Chacun – journalistes, spécialistes, élus de tous rangs, de tous bords, et même ses ministres et ses collaborateurs – avait passé son temps à supputer ce qu’il allait dire. Ce que  d’ailleurs il devait dire. Et même en quelque sorte à le lui dicter. L’autorité du Chef de l’État demeure dans son principe et son essence. Elle se reforme comme par nécessité aux instants cruciaux. Dans la pratique quotidienne il est clair qu’elle est singulièrement affaiblie, dépendante, restreinte et même craintive. On l’a vu, on l’a senti, hier soir, dans le ton, les gestes, les attitudes du Chef de l’Etat.

Emmanuel Macron a parlé, fait contrition, pris acte de la contestation populaire, affirmé sa légitimité, et reconnu les injustices – dont certaines qu’il a lui-même organisées.

La révolte qui gronde depuis quatre ou cinq semaines avait soulevé de grandes questions, mis en cause jusque dans ses profondeurs le modèle économique, social et finalement politique qui est aujourd’hui le nôtre.

Les grands axes de la politique présidentielle échouent, sont utopiques, se heurtent au mur des réalités de l’Europe et du monde et à la réaction des Français. Mais ce sont des dogmes aussi intangibles qu’une sourate du Coran.

Emmanuel Macron a distribué une douzaine de milliards qui deviendront assez vite quinze ou vingt et creuseront la dette. Le malaise perdurera. La crise reste ouverte pour longtemps.

D’ailleurs, en même temps, hier, 10 décembre, la France a signé à Marrakech le pacte mondial de l’ONU sur les migrations …

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