( 2 juin, 2017 )

Mélenchon et Sylvie Goulard : parité oblige !

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Mur-bleu gds.jpgNous allons nous plier, volontairement, et pour une fois seulement, à l’imbécile obsession de la parité : nous parlons donc aujourd’hui d’un homme et d’une femme, pour bien faire comme tout le monde, horresco referens

Finalement, ce sera probablement Mélenchon qui aura prononcé le meilleur commentaire sur la conférence de presse commune Macron-Poutine, à Versailles. A ceux qui reprochent à Poutine d’être un oligarque (on sait qu’il ne les aime guère) Mélenchon a fait remarquer – et ce n’est pas faux – que Macron est lui aussi un oligarque : regardez son entourage immédiat, dit-il, et deux ou trois de ses ministres, toutes personnes haut placées dans les administrations de grands groupes et/ou de secteurs « stratégiques », comme dit le jargon de commentateurs radio/télé. C’est assez bien vu : le nouveau président, qui veut « faire jeune », « faire nouveau », change surtout les apparences, par rapport aux deux désastreux quinquennats précédents. Pour ce qui est du « fond », on ne va pas tarder à s’apercevoir que les choses seront tout autres. Par exemple, comment faut-il interpréter cette sorte de menace à peine voilée sur la presse, à propos de l’affaire Ferrand ? Y aurait-il de l’apprenti-tyranneau, chez le sémillant ex-banquier ? Des velléités de Staline (aux petits pieds, quand même, n’exagérons rien) ?…

Mais, s’il reste perspicace, avez-vous remarqué que Mélenchon a, de nouveau, changé ? Il est redevenu méchant. Tout le monde le sait, il a très mal pris sa défaite à la dernière présidentielle. Déjà, en 2012, il avait fait une vraie dépression ; là, c’est un peu pareil : sauf qu’il a la dépression agressive, comme d’autres ont le vin mauvais. Il se remet à vociférer, à insulter ; même ce pauvre Cazeneuve – pourtant bien terne, plus terne que lui, tu meurs ! – s’est fait traiter d’assassin. Et du coup, il sort de sa légendaire placidité, et porte plainte. Comme, d’ailleurs, le gendarme qui a lancé la grenade à l’origine du décès de Rémy Fraisse.

Ne parlons même pas de Menucci, que Mélenchon est venu affronter dans sa circonscription pépère, au lieu d’aller croiser le fer avec Ravier, dans les quartiers Nord. Il est vrai que sa dernière défaite, humiliante, devant Marine Le Pen, à Hénin-Beaumont, où il avait été sorti dès le premier tour, et ses larmes en direct, à la télé, l’ont rendu prudent. Insoumis, oui, peut-être, puisque cela plaît « au peuple », mais plus trop téméraire !…

Et Sylvie Goulard ? Pourquoi parler de Sylvie Goulard ? D’abord parce qu’il nous semble que c’est une erreur d’avoir changé Le Drian de ministère : il était très bon aux Armées, pourquoi l’en avoir « sorti » ? Et puis, qu’est-ce que c’est que cet intitulé grotesque : Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères ?

Mais, bon : revenons à Sylvie Goulard. Elle est comme beaucoup de gens, elle parle trop. Qu’est-ce qui lui a pris de trouver malin de claironner un peu partout que, née Grassi, et ses quatre grands-parents étant italiens, elle ne se sentait pas française ? A force, à force, on a fini par l’entendre : le député Jacques Myard s’en est ému, lorsqu’il apprit que cette dame devenait ministre des Armées (« Sylvie Goulard me confiait dans notre parcours commun au ministère des Affaires étrangères : Je ne me sens pas française » …).

La surprise de Jacques Myard – et le mot surprise est un euphémisme – nous paraît justifiée, et nous la partageons. Européiste fanatique, Sylvie Goulard fut « conseiller politique » de Romano Prodi, le président de la Commission européenne, et même présidente du « Mouvement européen-France «, une officine fédéraliste ! En somme, pour elle, la France semble bien n’être qu’une région, un land de l’Union européenne.

C’est son droit de le penser, d’avoir cette conception de notre cher et vieux pays, et de militer pour elle. Après tout, il y a toujours un parti pro-étranger et anti-français en France, depuis les origines de notre Nation ; des Français qui ont pris parti pour le roi d’Angleterre ou pour le roi d’Espagne ; une autre fois, un petit roi Anglais fut sacré à Notre-Dame-de-Paris par le clergé parisien, « en uniforme et avec ses outils », comme dit Peppone dans un Don Camillo ; même la Sorbonne, au temps d’Henri IV, délia les Français du devoir d’obéissance au roi légitime ! Mais, nommer une des représentantes du parti de l’effacement de la France ministre des Armées, monsieur Macron, franchement, est-ce bien raisonnable ?

( 2 juin, 2017 )

Que cherchent les Américains en Syrie ?

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

La situation militaire en Syrie s’améliore de semaine en semaine.

Autour de Damas, l’étau se desserre lentement mais sûrement. Plusieurs banlieues de l’est ont été libérées et les combattants islamistes évacués avec leurs armes légères et leurs familles.

Beaucoup se sont demandés pourquoi le régime syrien laissait ainsi partir sains et saufs des adversaires résolus, prêts à combattre à nouveau dès que possible. La réponse est simple : tout d’abord c’est une volonté des Russes, désireux d’accélérer le processus de libération du territoire syrien et de ne pas s’embourber dans un conflit sans fin, ce que l’Amérique leur avait prédit.

Ensuite, réduire des poches de résistances urbaines tenues par mille ou deux mille combattants aguerris peuvent être très coûteuses en hommes et l’armée syrienne n’en a guère les moyens.

Enfin, il faut voir où ces combattants sont envoyés : dans la province d’Idlib, dernier territoire important tenu par la rébellion, au nord-ouest du pays. Or, dans cette province, des milliers de combattants islamistes sont éparpillés, avec des intérêts antagonistes, et donc des règlements de compte réguliers qui font le bonheur de tous…

Il faut d’ailleurs souligner à ce propos que si l’évacuation de plusieurs banlieues de Damas a été possible, c’est aussi parce que plusieurs factions rebelles se sont joyeusement exterminées grâce notamment aux attaques répétées de Fatah el Cham (l’ex front al Nosra) contre ses concurrents légèrement moins islamistes qu’eux. L’armée syrienne a pu observer cela avec délectation.

syrie.pngPar ailleurs, des succès ont également été enregistrés au nord de Damas, entre Homs et Hama où plusieurs positions islamistes ont été pilonnées avec succès et, là-aussi, des centaines de combattants islamistes ont dû se replier vers Idlib. Cela n’a pas été sans mal car Fatah el Cham cherche précisément à éviter de subir cette stratégie d’enfermement dans la province d’Idlib et a lancé de nombreuses contre-attaques avec des bulldozers blindés bourrés d’explosifs conduits par des kamikazes.

Une fois de plus l’apport de l’aviation russe a été décisif.

Mais le front actuel le plus important concerne bien sûr les avancées vers Raqqua, capitale de l’Etat islamique, située dans le centre du pays.

La grande originalité de ce front, c’est que les forces spéciales américaines y sont très présentes et soutiennent activement les kurdes, officiellement chargés de libérer Raqqa.

Raqqa n’est pas du tout située dans une zone de peuplement kurde mais qu’importe : il faut bien utiliser la chair à canon disponible, cela évitera le retour de cercueils de boys en Amérique et donc des ennuis avec l’opinion publique.

syrie 2.pngLe problème c’est après : Raqqa tombera, c’est sûr, simple question de temps. Mais que feront les Américains après ? Vont-ils repartir pour finir de s’occuper de l’Etat islamique en Iraq et laisser les mains libres aux Russes en Syrie ? Ce serait logique mais la CIA, cet Etat dans l’Etat, ne l’entendra pas de cette oreille. De plus, avec Trump qui dit et fait n’importe quoi depuis qu’il est élu, tout est possible et surtout le pire.

Il va donc falloir observer avec soin les évènements des prochaines semaines car les incertitudes sont immenses.

Une seule chose est maintenant certaine mais elle est de taille : les islamistes ne prendront pas le pouvoir en Syrie. Les chrétiens syriens pourront donc progressivement reconstruire leurs maisons et leurs églises en remerciant les Russes et les Iraniens de les avoir sauvés d’un génocide programmé.

Parallèlement ils se demanderont longtemps comment leur vieille amie, la France, a pu soutenir avec autant de zèle des bandes islamistes armées et financées par le Qatar et l’Arabie Saoudite.

C’est une honte collective qu’il faudra réparer.

Antoine de Lacoste

( 1 juin, 2017 )

Misrata et l’anarchie libyenne

 

L’Afrique Réelle N°90 – Juin 2017

Sommaire

Actualité :

- Les dossiers africains du président Macron

- Libye : derrière la bataille de Brak

- Centrafrique : Les quatre erreurs de François Hollande

- Algérie : une société bloquée au bord de l’implosion

 

Economie :

L’impasse économique africaine

Génétique :

L’Afrique du Nord n’est pas arabe

 

Editorial de Bernard Lugan :

Misrata et l’anarchie libyenne

 

En Libye la guerre est désormais totale. Jusqu’à présent tous se battaient contre tous dans un climat d’anarchie duquel aucune solution ne pouvait émerger. Désormais, trois grands camps s’affrontent qui devraient peu à peu engerber les multiples forces secondaires qui mettent le pays en coupe réglée. Nous commençons donc à y voir plus clair car, c’est du rapport de force qui va s’établir entre ces trois grandes composantes que sortira la paix future et la reconstruction de la Libye.

 

1) En Cyrénaïque, depuis le début du mois de mai 2014, le général Khalifa Haftar, a lancé l’Opération dignité contre les milices islamistes. Aujourd’hui, il contrôle la région, à l’exception de la ville de Derna. Après les derniers attentats dirigés contre les coptes et qui furent téléguidés depuis Derna, le maréchal Sissi va appuyer encore davantage le général Haftar, avec une priorité : liquider cette poche islamiste.

Le général Khalifa Haftar est issu de la tribu des Ferjany dont le fief est la ville de Syrte, ville natale du colonel Kadhafi. Il fut avec ce dernier, un des auteurs du coup d’Etat militaire qui renversa le roi Idriss en 1969. S’il s’est ensuite brouillé avec son camarade, il n’a en revanche jamais rompu les liens avec sa tribu, ce qui le place au cœur d’une alchimie tribale stratégique située à la jonction de la Cyrénaïque et de la Tripolitaine. Il est soutenu par l’Egypte, les Emirats arabes unis et la Russie. Actuellement, il livre bataille dans le Fezzan afin d’isoler les forces de Misrata (voir l’article consacré à la bataille de Brak page 3 de ce numéro).

 

2) A Tripoli, le GLUN (Gouvernement libyen d’union nationale) est désormais disposé à s’entendre avec le général Haftar. C’est pourquoi il est actuellement combattu par Misrata (Frères musulmans) qui serait la grande perdante d’un accord GLUN-Haftar. Alliées à de multiples composantes islamistes, les milices de Misrata occupent une partie de Tripoli, ce qui provoque l’exaspération de la population. Pour mémoire, le 15 novembre 2013, les miliciens de Misrata y avaient ouvert le feu sur une foule réclamant déjà leur départ, faisant plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés.

 

3) Misrata, ville riche, puissante, fief des Frères musulmans et tournée culturellement et politiquement vers la Turquie est une sorte de corps étranger sur le littoral libyen. De tout temps, elle a mené une politique autonome et, aujourd’hui, elle sent bien qu’elle risque d’être prise en étau entre le général Haftar et un pouvoir tripolitain reconstitué. Bien que soutenue par la Turquie et par le Qatar, sa position est fragile. Misrata a en effet contre elle, outre la population de Tripoli, les milices de Zenten, celles du djebel Nefusa, celles des Warfalla et les  tribus de la région de Syrte qui n’ont pas oublié le traitement ignominieux que ses membres réservèrent au colonel Kadhafi après qu’ils l’eurent capturé.

Comme rien ne pourra être entrepris en Libye tant que la puissance de Misrata demeurera intacte, les actuels combats de Tripoli doivent donc être suivis avec attention. En effet, si les milices de Misrata étaient chassées de la ville, une telle défaite marquerait un tournant dans le conflit libyen car deux options seraient alors ouvertes :

1) Misrata accepte de négocier. La sortie de guerre prendrait alors la forme d’un fédéralisme à trois têtes : Tripolitaine, Misrata et Cyrénaïque. Le Fezzan des Toubou regarderait vers Benghazi et      celui des Touareg vers Tripoli.

2) Misrata refuse de négocier. Toutes les forces de Libye risquent alors de se coaliser contre elle et des comptes séculaires se régleront alors.

 

Si vous désirez vous abonner à l’Afrique Réelle, écrire à contact@bernard-lugan.com ou BP 45, 42360, Panissières

( 1 juin, 2017 )

L’Association Gens de France

 

Le Prince Jean vient de publier sur son site quelques réflexions sur son association « Gens de France » qu’il est intéressant de lire. Nous vous en faisons part.

la Lorraine Royaliste

 

« Notre association a pour objet de réunir autour de notre famille les gens de France qui souhaitent favoriser la relation entre les personnes, contribuer au bien de notre pays et à son rayonnement à l’étranger. Parmi les diverses actions que nous menons grâce au soutien de nos adhérents, la principale consiste à permettre à des personnes ou groupes de personnes d’accéder à l’histoire à travers le patrimoine, en particulier le Domaine Royal de Dreux et sa Chapelle Saint-Louis.
Ce travail qui est maintenant reconnu nous permet de bénéficier d’une subvention intitulée « La nation en partage » versée par la DDCSPP en partenariat avec le CGET. Elle nous aide à faire connaître à des jeunes des Quartiers Prioritaires de la politique de la Ville et de l’Agglomération de Dreux l’histoire de notre région et de notre pays par des visites commentées du Domaine et de la Chapelle dans le but de consolider les liens d’appartenance de ces jeunes à la communauté nationale.
Il m’a toujours semblé important de rendre ce qui nous avait été donné par nos parents et familles, à l’école et pendant les études, dans le travail. Face à des jeunes qui cherchent enracinement et perspectives, j’ai pensé que, du fait de l’histoire propre de ma famille qui a développé notre pays, je pouvais apporter ma pierre. Et l’histoire du domaine, de la ville de Dreux et de sa région nous permet de brosser un tableau plutôt complet des grandes périodes de notre histoire, de la révolte des Carnutes contre Jules César jusqu’à aujourd’hui.
1237890587.2.jpgCes visites, nous venons d’en avoir pendant trois jours d’affilée, passionnent notre jeune public. Quand c’est possible, il nous arrive avec Philomena de les garder plus de deux heures avec un programme très réglé : une présentation générale du domaine, de son histoire et de celle de la région ; une visite de la Chapelle Royale comme lieu cultuel ; un tour des deux parcs avec des échanges sur l’environnement ; une collation chez nous pour quelque chose de plus informel et convivial.
Et nous espérons les voir repartir heureux de ces rencontres qui pour moi, Philomena et les enfants sont toujours des moments forts. Nous semons : l’avenir nous dira si cela a pris. » 

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( 1 juin, 2017 )

Scandaleuses prises de position pro-Femen et anti-chrétiennes de la secrétaire d’Etat Marlène Schiappa : l’AGRIF demande sa démission !

 

Communiqué de l’AGRIF

 

Bernard Antony, président de l’AGRIF, et Pierre Henri, responsable de la communication, communiquent :

 

La très récente nomination au secrétariat d’Etat « à l’égalité femmes-hommes » de Marlène Schiappa est inquiétante à plus d’un titre, tant par le passé militant de cette dame, proche de la Libre Pensée et de la gauche laïciste anti-religieuse, que par ses prise de position publiques.

L’on apprend ainsi que Marlène Schiappa a adressé un soutien explicite par lettre officielle aux Femen inculpées d’exhibition sexuelles, dans laquelle elle « s’interroge sur le sens du délit d’exhibition sexuelle », et « regrette que la persistance de stéréotypes sexistes conduise notre société à considérer […] la nudité des femmes comme offensante, quand celle des hommes est vue comme militante », ce qui ressortit à une mauvaise foi partisane outrancière. Pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté, la secrétaire d’Etat légitime l’action des fanatiques Femen en la rattachant aux droits des femmes « à disposer librement de leur corps » et les assure de sa « détermination à combattre, dans [ses] fonctions ministérielles et [son] engagement militant, tout ce qui peut faire obstacle à l’exercice de ce droit et de cette liberté inaliénable ». Un membre du gouvernement peut donc, sans rappel à l’ordre, contester une procédure de justice et cautionner, avec l’alibi du féminisme, les actions de violences hystériques des militantes Femen, en particulier les profanations de Notre-Dame et de la Madeleine pour lesquelles l’AGRIF les a poursuivies devant les tribunaux.

Mme Schiappa s’était déjà illustrée, avant sa prise de fonction, par de consternantes déclarations, en particulier devant la Fondation Jean Jaurès à l’automne 2016, quand elle osait dire que « les religieux s’entendent entre eux » pour opprimer les femmes, opposent à l’avortement « un pseudo-droit à la vie », que la Doctrine sociale de l’Eglise tend à limiter les droits des femmes. Mais elle va plus loin encore dans l’ineptie, elle qui se veut pourfendeuse du « joug religieux », conforme en cela à l’esprit d’athéisme radical de la Libre Pensée : les messes diffusées sur France 2 sont une « infraction à la loi de 1905 » et propagent l’idée qu’il y a une « inégalité naturelle, de substance, entre les hommes et les femmes ». Cette risible énormité prouve bien que Mme Schiappa, dans une ignorance crasse tant du texte de la loi de 1905 que des religions, voue à ces dernières une haine idéologique systématique, en particulier au christianisme qui n’attire aucunement sa mansuétude, au contraire de l’islam des « quartiers populaires » et des « mères qui accompagnent les sorties scolaires voilées ».

C’est en effet dans une lettre ouverte à Manuel Valls, en 2014, que Marlène Schiappa affirmait que les « quartiers populaires » (comprendre les banlieues islamisées) ne sont pas antisémites, et avançait cette démonstration stupéfiante : « L’article 1er de la loi de 1905 prévoit que la République « ne reconnaît, ne salarie, ne subventionne aucun culte ». Ni plus ni moins. Interdire le voile c’est reconnaître le voile comme signe religieux, donc reconnaître une religion, interdire le voile à l’école est donc contraire à la loi de 1905. » Selon Mme Schiappa, la loi de 1905 interdit de reconnaître l’existence même des religions ! Il faudrait donc laisser libre cours à tous les signes religieux, ce que par ailleurs elle contestera fermement ! Ce propos hallucinant lui a été rappelé à juste titre par l’essayiste Alain Finkielkraut et montre que, derrière le laïcisme anti-religieux, se cache aussi une sourde complaisance pour l’islam, religion des « quartiers métissés» que cette adjointe au maire du Mans vante tant.

Ces différentes prises de position conduisent l’AGRIF à demander la démission de la secrétaire d’Etat. Il n’est en effet pas concevable qu’un membre du gouvernement de la France puisse, ne serait-ce que verbalement, adhérer à une idéologie anti-religieuse totalitaire. L’AGRIF étudiera tous les moyens de recours contre Mme Schiappa et incite ses sympathisants et adhérents à signer la pétition de l’Observatoire de la Christianophobie :

https://www.christianophobie.fr/cartes-des-evenements/2017/052017/marlene-schiappa-ne-veut-plus-de-messe-a-tele-petition#.WS_vqza1vIU

La Lorraine Royaliste approuve totalement ce communiqué et vous demande de signer la pétition de l’Observatoire de la Christianophobie

( 1 juin, 2017 )

Aux coptes, les chrétiens d’Occident disent merci !

 

Lu sur Boulevard Voltaire.

Oui, avec Gabrielle Cluzel, disons « Merci » au Coptes qui nous montrent ce qu’est le courage de savoir professer sa Foi quelque soit la circonstance.

 

Les coptes nous secouent les puces, nous bottent le train, nous tapent sur l’épaule : Eh, vous vous êtes vus quand vous avez tout perdu ?

 

Cinq jours que près d’une trentaine de coptes ont été assassinés par des islamistes. Nous autres, chrétiens occidentaux, voudrions bien les aider. Nous dégainons aussi sec notre carnet de chèques, d’abord parce que c’est la façon avec laquelle nous pensons pouvoir régler tout problème, ensuite parce qu’il faut bien dire : ils en ont cruellement besoin.

Mais qui aide le plus l’autre ? Qui devrait dire merci ? Les coptes nous secouent les puces, nous bottent le train, nous tapent sur l’épaule : Eh, vous vous êtes vus quand vous avez tout perdu ?

« Ils ont été tués parce qu’ils n’ont pas voulu renier leur foi », a-t-on pu lire, phrase anachronique s’il en est, dans les journaux.

C’est encore possible, ça ? Ce genre de scénario existe ailleurs que dans Ben-Hur et Quo Vadis ? Il aurait suffi, peut-être, de quelques mots pour sauver leur peau et ils ont répondu, dans leur langue à eux, non possumus, comme disaient les premiers martyrs dans l’arène romaine ?

Forts de leur exemple, nous ne pouvons plus, nous non plus. Non possumus continuer à ranger distraitement notre religion dans la case art de vivre et développement personnel – entre le yoga et la pensée positive – avec un gentil curé en guise de coach.

Non possumus laisser le coq chanter à se faire une extinction de voix dans nos activités professionnelles, politiques, amicales, alors que seule notre réputation risque de se faire flinguer.

Non possumus transmettre à nos enfants un non-catéchisme, dont l’alpha est le vivre ensemble et l’oméga la charte de Nicolas Hulot, parce que les mystères de l’Incarnation, de la Rédemption, de la Sainte-Trinité, trop vintage et abstrus, ont été mis au rebut, et que 2.000 ans de théologie ont été définitivement résumés en chanson par le prophète Michel Polnareff : « On ira tous au paradis. »

Non possumus les laisser confondre, dans une tentation de dialogue interreligieux irénique, charité et relativisme, vérité et syncrétisme. Parce que si toutes les religions se valent, ou presque, c’était un peu ballot, n’est-ce pas, de la part des coptes, de mourir pour si peu !

Ce n’est quand même pas l’épitaphe que les chrétiens d’Occident souhaitent offrir aux coptes ? Alors réformons-nous.

Ecrivain, journaliste
( 30 mai, 2017 )

Martyrs coptes de Minya : les récits poignants de leurs derniers instants

 

Lu sur ALETEIA. Ces victimes sont un exemple pour nous tous.

Trois jours après la tuerie perpétrée par l’État islamique contre des pèlerins chrétiens égyptiens, différents récits attestent leur fin admirable. Les victimes ont toutes refuser d’apostasier, ce que leur proposaient leurs bourreaux en échange de la vie sauve.

 

Alors qu’à l’occasion de la fête de l’Ascension, ils se rendaient en bus au monastère Saint-Samuel, situé à 200 kilomètres au sud du Caire, des dizaines de pèlerins coptes sont tombés vendredi dans une embuscade sanglante tendue par l’État islamique. Le bilan est terrible : au moins 29 morts et 25 blessés, tombés sous les balles des terroristes. Il s’agit là du dernier attentat antichrétien d’une désormais longue série. Début avril, 45 fidèles coptes étaient morts dans des attaques suicides commises contre deux églises.

Dans le cas de l’attaque de Minya, selon plusieurs témoignages concordants, tout semble indiquer que les coptes égyptiens assassinés vendredi, dont de nombreux enfants, sont morts en martyrs objectifs de la foi. Après avoir dépouillé les pèlerins de leur argent, de leurs bijoux et autres effets précieux, les assassins les auraient, en effet, incités à apostasier et à prononcer la profession de foi islamique : la chahada. Les captifs, agenouillés, auraient catégoriquement refusé. Ils auraient été alors immédiatement abattus d’une balle dans la nuque, la tête, la gorge ou la poitrine.

Le quotidien Libération, dans son édition de lundi, publie ainsi le reportage poignant de son envoyé spécial dans le village de Nazlet, qui déplore sept victimes :

« Une dizaine d’hommes masqués et armés nous ont coupé la route. Ils nous ont demandé de renoncer à Dieu. On leur a dit non, il n’en est pas question. Alors le massacre a commencé », raconte ainsi une femme endeuillée.

Le père Pernaba Fawzi Hanine, qui dessert la paroisse de Nazlet, emploi sans hésiter le terme de « martyr » :

« Nous devons être fiers de nos morts. Aucun d’entre eux n’a renié Dieu. Ils sont morts en croyants. Ce sont nos martyrs ».

Le correspondant de l’Agence France Presse, fait état de témoignages similaires dans une dépêche publiée ce dimanche :

« Ils ont fait descendre les hommes du bus, ont pris leur carte d’identité et l’or qu’ils avaient sur eux, leur alliance ou leurs bagues ». Puis « ils leur ont demandé de prononcer la profession de foi musulmane », indique Maher Tawfik, un homme venu de Caire à Bani Mazar, dans la province de Minya, soutenir sa paroisse endeuillée.

Le père Rashed, comme son confrère de Nazlet, souligne aussi l’héroïsme et la fidélité des victimes :

« Ils leur ont demandé de renier leur foi chrétienne, un à un, mais tous ont refusé », a raconté la prêtre.

Dimanche, c’est le pape François lui-même, à l’issue de la prière du Regina Cœli, qui a utilisé le qualificatif de « martyr » pour désigner les victimes du massacre :

« Les victimes, dont des enfants, sont des fidèles qui se rendaient à un sanctuaire pour prier, et ils ont été tués après avoir refusé de renier leur foi. Que le Seigneur accueille dans sa paix ces courageux témoins, ces martyrs, et qu’il convertisse les cœurs des terroristes », a souligné le souverain pontife.

Coïncidence poignante, le président Al-Sissi avait fait construire une église aux frais de l’État dans la ville de Minya pour rendre hommage aux 20 coptes égyptiens, ainsi qu’à un ressortissant africain, égorgés par Daesh sur une plage de Libye, le 15 février 2015. Les victimes, qui étaient originaires de la région, sont également considérées comme mortes en martyrs. Beaucoup d’entre eux auraient prononcé le nom de Jésus avant d’avoir la gorge tranchée. Ils figurent désormais au catalogue des saints coptes et sont vénérés le 15 février.

« Ils ont seulement dit : “Jésus, aide-moi !” Ils ont été assassinés simplement parce qu’ils sont chrétiens. (…) Qu’ils soient catholiques, orthodoxes, coptes, luthériens n’a pas d’importance : ils sont chrétiens ! Le sang de nos frères chrétiens est un témoignage qui crie », avait commenté le pape François le 16 février 2015.

( 29 mai, 2017 )

Festival raciste « Nyansapo fest » et Mwasi : l’AGRIF se porte partie civile.

 

Communiqué de l’AGRIF

 

D’Anne Hidalgo à la Licra, beaucoup s’indignent contre l’organisation à Paris du festival « afroféministe Nyansapo Fest » par le collectif du nom de Mwasi.

En effet, si l’ensemble de ce festival n’est pas explicitement interdit aux blancs, certains ateliers le sont et l’esprit en est très expressément raciste. Mais c’est l’étonnement des indignés qui est étonnant. Car Mwasi n’est qu’une des expressions de l’esprit du Parti des Indigènes de la République de Houria Bouteldja et de Saïd Bouamama, diffuseurs notamment des provocations de « Nique la France » contre lesquelles seule l’AGRIF a réagi, déboutée hélas par une magistrature imprégnée par l’idéologie officielle de l’antiracisme.

Et seule encore parmi les organisations agissant dans le cadre de la loi dite antiraciste, l’AGRIF a mis en avant que l’idéologie appelée « antiracisme » n’était qu’un racisme en sens contraire.

Madame Hidalgo, la Licra et leurs comparses sont en fait responsables du racisme antifrançais et antiblanc, dont ils ont longtemps, scandaleusement, nié la réalité pour des raisons de récupération clientéliste et d’aversion contre une saine conception, non raciste mais culturelle, de l’identité française modelée par ses racines greco-latines et judéo-chrétiennes.

Naturellement, l’AGRIF, forte de sa légitimité et de ses dossiers de plaintes antiracistes, va se porter partie civile contre le racisme du « Nyansapo fest » et de ses soutiens aux relents de Mwasi.

( 29 mai, 2017 )

« J’en appelle à toutes les mères »

 

Lu sur « boulevard Voltaire » ce très bel article de Juliette Mondon qui résume si bien la réalité de la république d’alors et d’aujourd’hui. Sa conclusion est juste – la famille ne meurt pas – mais le pouvoir fait tout pour la détruire et Macron va encore en « rajouter une couche »

L.R.

 

Ces mots prononcés par Marie-Antoinette, face au tribunal qui l’accuse, résonnent en cette fête des Mères d’une façon à la fois tragique et prophétique.

 

Ces mots prononcés par Marie-Antoinette, face au tribunal qui l’accuse, résonnent en cette fête des Mères d’une façon à la fois tragique et prophétique.

Voici une femme, une mère présentée face à cette cour de justice improvisée, exposée à la vindicte populaire, face à ces révolutionnaires, qui se sont autoproclamés juges et tribuns et bourreaux. Ces délateurs auront réussi, après avoir assassiné le roi, après avoir séparé chacun des membres de la famille, arraché l’enfant des bras de sa mère, à ourdir un complot machiavélique destiné à faire mourir la mère sous l’accusation de son propre fils. Un enfant de huit ans.

Ainsi cette femme, qui se tient debout devant ses délateurs sanguinaires, ce n’est plus la reine. C’est d’abord la mère. Cette mère que la folie collective a voulu transformer en femme incestueuse, en putain, en sorcière. Comme l’opinion est prompte à se laisser emporter par la rumeur et la calomnie !

Lancée par quelques-uns, voici que cette rumeur grandit, s’étend et se transforme en images maudites, en peurs irrationnelles, en folie destructrice.

Cette mère est accusée de tous les maux, dont le plus ignoble : l’inceste. Car à travers cette accusation, c’est finalement, symboliquement, la mère que l’on tue. Ou plutôt le lien mère-enfant. Certes, il y a la monarchie de droit divin que l’on veut anéantir, comme si la mort des uns permettait la vie des autres, comme si l’on pouvait anéantir le sens du sacré, par la mort de ses témoins.

Mais il y a quelque chose d’encore plus radical, d’encore plus pernicieux. C’est qu’en faisant mourir le père, la mère et son enfant, on brise aussi symboliquement, et non pas seulement comme un effet collatéral, le lien sacré de la famille. En séparant le père de sa femme, le fils de sa mère, on commence par briser symboliquement le lien charnel existant entre chacun de ses membres.

Et puis, comme on pensait qu’en tuant le roi et la reine, on supprimerait la monarchie de droit divin, qu’on tuerait le sacré, qu’on anéantirait Dieu lui-même, on les a assassinés. Tous.

Tragique erreur commise que de croire qu’en supprimant une personne, on peut supprimer aussi la dimension sacrée de sa vie. Qu’en broyant une famille, on parvient à briser toute famille.

La République est née du meurtre d’une mère, du meurtre d’une famille. Voilà ce qui m’apparaît, aujourd’hui, comme une prise de conscience. La République a voulu naître dans le sang d’une famille. Réaliser cela est horrible, pour la mère que je suis. Et cela éclaire d’un jour nouveau ce que nous vivons aujourd’hui.

Et cela me fait brutalement prendre en horreur cette « République » que l’on sert à toutes les sauces comme ultime rempart contre les intégrismes.

Car comment accepter que ce système, que nous honorons dans les institutions d’aujourd’hui, se soit rendu coupable de la mort « par omission » d’un enfant de huit ans, muré et abandonné dans la prison du Temple après l’assassinat de ses parents ? Comment accepter une telle violence, une telle injustice ?

Qu’un idéal, quel qu’il soit, ait pu conduire à une telle folie, à une telle barbarie, qu’une volonté d’affranchissement ait pu à ce point s’aveugler sur le sens du sacré, sur la « mort du sacré », me révolte. Quel est donc le socle de cette devise républicaine, sur la liberté, la fraternité et la solidarité, si la « liberté » et cette « fraternité » se sont écrites dans le sang d’un innocent ? Aucun système ne peut fonder son existence sur le meurtre d’un innocent.

« Ô liberté, que de crimes on commet en ton nom ! » aurait crié Madame Roland avant d’être guillotinée.

« J’en appelle à toutes les mères. »

Cette phrase désespérée lancée par une mère à toutes les mères de France résonne en moi d’une façon poignante. Car je lis une continuité entre la décapitation de la famille de Louis XVI et ce que nous vivons aujourd’hui. Et surtout entre cet appel de Marie Antoinette et l’appel que nous, les mères, devons lancer à toutes les mères de ce pays simplement pour que survive notre humanité.

Que reste-t-il des valeurs de cette humanité dans une société qui n’a de cesse de saper, ruiner, détruire la famille ? Il n’en reste pas. Je constate tous les jours que la haine n’est pas morte.

J’en veux pour preuve l’autisme de notre société, qui n’accepte plus que nous rappelions la plus simple des évidences : simplement de penser qu’un enfant a besoin d’un père et d’une mère pour exister. Oui, ne vous en déplaise, Messieurs les fossoyeurs : la première famille d’un enfant est d’abord celle qui lui donne la vie.

Les révolutionnaires ont cru décapiter le sacré… mais le sacré ne meurt jamais. Les lobbies LGBT ont cru décapiter la famille… mais la famille ne meurt pas. Et elle ne mourra jamais.

( 26 mai, 2017 )

Courte réflexion sur l’effacement des partis politiques dans l’histoire de France, des socialistes aux royalistes.

 

Lu sur le blog de Jean-Philippe CHAUVIN ce texte qui doit nous faire réfléchir.

 

Le marché de Versailles bruissait des bruits ordinaires d’un dimanche matin, entre cloches de l’église Notre-Dame voisine et harangues des marchands, et il s’y rajoutait les annonces électorales des distributeurs de tracts qui, toujours, précédent le temps des urnes : j’ai, ainsi, récupéré quelques libelles de couleurs variées et quelques portraits des prétendants à un des 577 sièges du Palais-Bourbon, tous plus souriants et sérieux à la fois les uns que les autres. Évidemment, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre, et toute campagne électorale a ses rituels : il m’arrive aussi d’y sacrifier parfois, en particulier lors des élections européennes, et j’aime ce contact direct avec des électeurs qui, malheureusement, ne se transforme pas toujours en voix sonnantes et trébuchantes au fond des urnes…

S’il y avait bien de fortes délégations matinales du candidat de la droite conservatrice et de celui du mouvement présidentiel, ainsi que celles, moins nombreuses, de la gauche radicale, des Verts et de quelques « indépendants » (sans oublier les partisans asselinesques du Frexit), le Parti Socialiste brillait par son absence, et l’une des fidèles militantes de ce qu’elle nomme désormais « feu le Parti de Jaurès » affichait ostensiblement une grande indifférence à l’agitation politicienne voisine : il est juste de signaler aussi que, dans les rangs des « Marcheurs » comme ils se nomment, j’apercevais ceux qui, il y a encore moins de deux ans, me vantaient les mérites de la rose au poing… Autres temps, autres engagements, pourrait-on ironiser, mais c’est surtout la démonstration du bouleversement, non des idées ou du paysage idéologique en tant que tels, mais de l’offre politique partisane. En cinq ans, le PS est devenu une sorte de PASOK français (1), perdant en ce court laps de temps, tous les pouvoirs et toutes les positions qu’il occupait insolemment et complètement quand MM. Hollande et Ayrault assuraient, au sortir de la victoire présidentielle du premier nommé, la dyarchie républicaine en un attelage qui allait s’avérer maladroit et incertain.

Courte réflexion sur l'effacement des partis politiques dans l'histoire de France, des socialistes aux royalistes. dans informations royalistes bistrotsdoisneau

Cette « disparition » du PS n’est-elle qu’un « moment » de la vie du parti refondé au Congrès d’Epinay par François Mitterrand en 1971 ? Peut-être, mais qui sait vraiment ? Chez notre voisin italien, les partis qui ont organisé la vie politique nationale des années de l’après-guerre aux années 1990 ont purement et simplement quitté la scène électorale et gouvernementale, abandonnant aussi leurs noms historiques, que cela soit le Parti Communiste Italien, son homologue socialiste, mais aussi la Démocratie Chrétienne et, pour d’autres raisons mais avec le même résultat, le Mouvement Social Italien néo-fasciste.

D’ailleurs, les royalistes eux-mêmes ont connu cet effacement à leur corps défendant, et les quelques groupes monarchistes qui militent encore et, heureusement, toujours pour l’établissement d’une Monarchie royale héréditaire et familiale, ont, en fait, tout à reconstruire, à se reconstruire : c’est aussi le cas au Portugal et en Italie, comme si le lien rompu d’un pays avec sa dynastie nationale avait privé ses partisans d’une sève précieuse pour, simplement, vivre et prospérer. Avouons que les Républiques n’ont pas cette difficulté, comme si leur nature, plus « nomade », les préservait d’un déracinement qui, de toutes les façons, ne les concernent pas, faute d’un enracinement véritable, filial…

Pourquoi cette remarque sur les royalistes, dont je suis, comme chacun sait ? Sans doute parce que j’aspire à voir renaître un royalisme vif, visible et fort, un royalisme politique et d’abord politique, crédible et réfléchi, qui s’inscrive dans une tradition vivante et critique pour ne pas être nostalgique et stérile. Il n’y a pas de fatalité : l’effacement du royalisme comme réalité politique, qui s’est sans doute fait en quatre temps (2), ne signifie pas que la Monarchie soit moins nécessaire mais seulement que le chemin est plus ardu pour la faire advenir. Les récents événements politiques tendent néanmoins à prouver que rien n’est jamais complètement écrit ni, peut-être, définitif : que certains adversaires républicains de M. Macron le qualifient (à tort ou à raison, qui sait ?) de « président monarque » ou de « régent » peut nous surprendre mais cela doit-il seulement nous indigner ? Et, d’ailleurs, n’est-il pas trop tôt pour trancher, malgré les sympathies oligarchiques trop certaines du locataire nouveau de l’Élysée ? Et ne peut-on y discerner l’annonce symbolique d’une sorte de « retour du futur » ? Ou d’une reconnaissance inconsciente d’une « absence » que, là encore, l’actuel président, encore loin de sa candidature et de sa victoire de mai 2017, signalait dans son fameux entretien de juillet 2015 (3) ? Certes, il n’y a plus de Pierre Boutang pour murmurer à l’oreille du « Prince » (et là, je parle, dans le sens de Machiavel, de celui qui siège à l’Élysée) (4), mais ne peut-on pas travailler à forger un « appareil » royaliste susceptible de faire entendre « la voix du Roi », y compris jusqu’au sommet de l’État ?

(à suivre, forcément !)

 

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Notes : (1) : le PASOK est le parti socialiste grec qui a quasiment disparu de la scène politique après plusieurs décennies de domination sur la Gauche, quand il a déçu définitivement son électorat par l’application d’une rigueur que l’Union européenne et l’Allemagne lui avaient imposée pour punir le pays d’avoir triché sur les comptes pour entrer de plain pied dans la zone euro dès le début de cette « aventure monétaire ».

(2) : Les années 1890-1900, lorsque les effets de la politique scolaire de Ferry commencent à se faire sentir et que les crises de la IIIe République semblent la renforcer alors même qu’elles discréditent le personnel républicain ; la Grande guerre de 1914-18 qui voit la disparition d’une grande partie des notables et des jeunes pousses monarchistes, en particulier celles de l’Action Française, fauchées dans les tranchées tandis que la République récupère, sans vergogne, la victoire dont elle ne saura que faire sur le plan international ; la Seconde Guerre mondiale qui enferme, sous l’Occupation, les royalistes dans un discrédit durable du fait des ambiguïtés maurrassiennes et de l’échec du Comte  de Paris dans sa tentative algérienne ; la fin de l’action politique publique du Comte de Paris à la veille des années 1968… Il faudra encore quelques années aux historiens pour trancher sur cette question qui, aujourd’hui, leur paraît bien futile…

(3) : Dans cet entretien publié par Le 1 en juillet 2015, M. Macron semblait déplorer « l’absence de la figure du Roi » en France : mais ça, « c’était avant », diraient certains…

(4) : Pierre Boutang, avec son journal La Nation Française, (1955-1967), cherchait à sensibiliser le Chef de l’État à la nécessité de la légitimité royale, imaginant que celui-ci (en l’occurrence le général de Gaulle) pourrait être le « Monk » qui allait rétablir la Monarchie en France comme l’avait fait ce fameux général anglais qui avait assis un roi sur le trône d’Angleterre en remplacement de la République établie par Oliver Cromwell…

 

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