( 8 septembre, 2021 )

Marseille : Emmanuel Macron a à peine tourné les talons que cela chauffe déjà à Frais-Vallon…

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

Frais-Vallon. On dirait un rosé du terroir que l’on boit, les soirs d’été, sous la treille. Ce quartier du 13e arrondissement de Marseille doit son nom, dit-on, aux demoiselles Vallon qui vivaient là, jadis, et au mistral qui y souffle souvent. Un nom qui respire la quiétude. Ou l’humour noir.

Les pieds-noirs auxquels Gaston Defferre, dans les années 60, avait destiné ces cités sont partis depuis longtemps.

Dans la nuit du 6 au 7 juillet, au pied d’un immeuble, un homme y était abattu par un tir en pleine tête. Énième règlement de comptes.

Aujourd’hui, des policiers ont été attaqués et frappés alors qu’ils procédaient à une arrestation. Une dizaine d’individus ont ainsi permis à un dealer qui venait d’être menotté de s’enfuir.

Un camouflet qui sonne comme une provocation alors qu’Emmanuel Macron vient à peine de tourner les talons. Loin de leur avoir fait peur, on pourrait croire qu’il les a galvanisés. Il y a moins de quatre jours, le Président affirmait que « les quartiers nord de Marseille étaient une chance ». Pas faux. Le dealer a en effet une sacrée veine d’être doté de tels copains. Une belle preuve d’amitié. Ou d’intérêts juteux communs.

« Il n’y a pas de zone de non-droit dans notre pays, il y a des endroits difficiles », affirmait, le 19 août, sur BFM TV, Gérald Darmanin qui a dû voir, dans sa jeunesse, Le Père Noël est une ordure : « Thérèse n’est pas moche, elle n’a pas un physique facile. »

« Il n’y a pas de zone de non-droit à Marseille », répétait, en écho, Frédérique Camilleri, la préfète de police des Bouches-du-Rhône, sur la même chaîne, le 24 août.

« Il n’y a pas de zone de non-droit », avait déjà assené, en février 2015, le ci-devant Premier ministre Manuel Valls, en visite à Marseille quelques heures après les tirs de kalachnikov survenus dans la cité de la Castellane, dite « la cité interdite ». Sans doute y trouve-t-on, comme à la cité des Rosiers, de ces fameux check-points qui ont tant fait couler d’encre, ces jours derniers. Sur Europe 1, un habitant témoigne : « Il y a des guetteurs en permanence, qui regardent qui entre et sort. C’est une frontière, un pays dans le pays. » Des trafiquants intelligents et prudents qui donnent, en somme, des leçons de souveraineté au président de la République : garder la maîtrise d’un territoire, c’est garder ses frontières.

Mais les zones de non-droit, à Marseille, sont un peu comme le physique ingrat de Thérèse : les réfuter, c’est déjà, en creux, les reconnaître.

L’expression « C’est le Bronx » est passée dans le langage courant. Dira-t-on, bientôt, sur le même ton, « c’est Marseille » ? Dans certaines parties du monde, c’est peut-être imminent.

Le site Marsactu.fr rapporte que Viktor Orbán, venu à Marseille en 2011 à l’occasion du XXe congrès du Parti populaire européen, a eu l’occasion, durant quatre jours, de visiter la ville. Mais pas avec les lunettes roses d’Emmanuel Macron. De ce séjour édifiant, il se sert désormais de contre-exemple – c’est Alain Finkielkraut qui l’a raconté en premier – et d’argument de campagne : « Imaginons qu’un parti de gauche ait mis en place un gouvernement en 2014, en un ou deux ans on ne reconnaîtrait plus notre patrie […], on ne reconnaîtrait plus la Hongrie, on serait comme un grand camp de réfugiés, une sorte de Marseille d’Europe centrale. »

Pas sûr que la visite triomphale d’Emmanuel Macron, dont la postface sonne comme une humiliation, soit de nature à le faire changer d’avis sur la question.

Gabrielle Cluzel

 Ecrivain, journaliste
( 6 septembre, 2021 )

Impasse sanitaire et républicaine

 

Communiqué de LA RESTAURATION NATIONALE

 

Depuis plusieurs semaines, les Français manifestent contre le « passe sanitaire », cette invention de l’Union européenne si complaisamment et rapidement reprise par Macron et son gouvernement.
Ces Français ne sont ni des complotistes, ni des demeurés, ni des inconscients, contrairement à ce qu’affirment de manière insultante ministres et « experts ». Ce ne sont pas non plus des extrémistes ou des populistes.

En fait, les seuls extrémistes sont les partisans d’un verrouillage complet du pays, restreignant toutes les libertés fondamentales, au nom d’une prétendue urgence sanitaire qui exigerait que tout et tous passent sous l’étroit contrôle d’un État qui s’affranchit chaque jour de tout contrôle à l’aide de lois d’exception.
En fait, les seuls populistes sont ceux qui jouent sur les peurs qu’ils ont suscitées et nourries, et qui opposent les Français inquiets de leurs libertés aux masses affolées par des périls grossis à plaisir – sans que pour autant on ait, en plus de dix-huit mois, rien fait pour proposer des traitements (qui existent ailleurs) ou permettre aux hôpitaux d’accomplir leurs missions.

Au contraire ! Les urgences ferment, les lits de réanimation qu’on ouvre partout dans le monde sont mystérieusement et scientifiquement gelés en France au profit d’un vaccin présenté comme une solution miracle ! Et la soumission au contrôle social de tous par tous serait la seule, légitime et républicaine mesure envisagée ?

L’Action française refuse la dictature sanitaire et la dérive autoritaire d’un président et d’un parti délégitimés à chaque élection.
L’Action française exige que les libertés soient rendues aux Français.
L’Action française appelle tous les Français de bon sens à se lever contre le passe sanitaire et tout son cortège de mesure discriminatoires et liberticides.

( 6 septembre, 2021 )

Réflexions sur le métier de Roi

 

Publié par | 4 Sep 2021

 

« Rien n’est si dangereux que la faiblesse, de quelque nature qu’elle soit. Pour commander aux autres, il faut s’élever au-dessus d’eux ; et après avoir entendu ce qui vient de tous les endroits, on se doit déterminer par le jugement qu’on doit faire sans préoccupation et pensant toujours à ne rien ordonner ni exécuter qui soit indigne de soi, du caractère qu’on porte, ni de la grandeur de l’État.

Les princes qui ont de bonnes intentions et quelque connaissance de leurs affaires, soit par expérience, soit par étude, et une grande application à se rendre capables, trouvent tant de différentes choses par lesquelles ils se peuvent faire connaître, qu’ils doivent avoir un soin particulier et une application universelle à tout. Il faut se garder contre soi-même, prendre garde à son inclination et être toujours en garde contre son naturel. Le métier de roi est grand, noble et délicieux, quand on se sent digne de bien s’acquitter de toutes choses auxquelles il engage ; mais il n’est pas exempt de peines, de fatigues, d’inquiétudes. L’incertitude désespère quelquefois ; et quand on a passé un temps raisonnable à examiner une affaire, il faut se déterminer à prendre le parti qu’on croit le meilleur.

Quand on a l’État en vue, on travaille pour soi. Le bien de l’un fait la gloire de l’autre. Quand le premier est heureux, élevé et puissant, celui qui en est cause en est glorieux, et par conséquent doit plus goûter que ses sujets, par rapport à lui et à eux, tout ce qu’il y a de plus agréable dans la vie. Quand on s’est mépris, il faut réparer la faute le plus tôt qu’il est possible, et que nulle considération en empêche, pas même la bonté. »

Réflexions sur le métier de Roi dans Princes signature-louis-xiv

Extrait des Mémoires de Louis XIV

( 6 septembre, 2021 )

1000 milliards de dollars pour rien ?

 

Lu sur « Je Suis Français »

 

Il fut un temps où la gauche bien-pensante s’agitait aux cris de « US go home ». Aujourd’hui, nos journaleux hexagonaux, ceux de la presse dite mainstream, vieux militants soixante-huitards et leurs épigones, sont accablés par le retrait américain. Ils  en critiquent les conditions lamentables, ils en déplorent les conséquences supposées. Les conditions ? On pointe du doigt les laissés-pour-compte afghans sur le tarmac de l’aéroport de Kaboul. On n’avait pourtant pas fait tant d’histoires en 1962, lors de l’abandon par la France  de milliers de harkis présentés comme des traîtres. Quant aux conséquences possibles, on dénonce déjà les représailles à venir. Mais pourquoi s’en indigner, ou seulement s’en étonner ? Ce ne serait ni plus ni moins qu’une épuration comme les autres : à commencer par la nôtre en 1944-45. Et puis, le sort des femmes ! Que nos féministes se rassurent : les Afghanes ne seront pas tondues mais simplement priées de se rhabiller, s’alignant ainsi, bon gré mal gré, sur ces centaines de femmes musulmanes qui arpentent, plus que voilées et par provocation, les rues et quartiers de nos villes.

Défaite, donc, des Américains en Afghanistan ? Sans doute. Et, qui pis est, défaite sans panache, une sorte de reddition en rase campagne. Il est vrai que chez nous – et c’est encore une de ces exceptions françaises – nous aimons à tirer orgueil de certaines batailles perdues, comme Dien Bien Phu, Camerone ou Sidi-Brahim, où se manifesta l’héroïsme de nos soldats. Les Anglo-Saxons, plus pragmatiques, ne s’intéressent qu’au résultat, en l’occurrence vingt années d’une guerre qui leur aura coûté 2400 soldats tués et 1000 milliards de dollars – et qui aura aussi instillé le poison du doute jusque chez leurs plus proches alliés. 1000 milliards pour rien, ou presque.

Pourtant, à  quoi bon critiquer les Américains d’avoir quitté Kaboul ? C’était leur décision et de fait leur intérêt bien compris. D’ailleurs, ils auraient pu et, à en juger par la débandade de l’armée régulière afghane et l’effondrement immédiat de l’Etat afghan tout entier, ils auraient surtout dû le faire avant. On se rappelle que le 27 mai 2014, soit trois années après l’exécution de Ben Laden, – exécution, dont le récit qu’en fait le président américain dans ses Mémoires mérite d’être lu -, M. Obama avait en effet annoncé la décision de rapatrier les troupes à brève échéance : il était alors question de 2017. Or, malgré son « habillage démocratique », c’est-à-dire la prétention de transformer le pays en une démocratie à l’occidentale, l’objectif de l’intervention de 2001 était bien de décapiter Al-Qaïda. Cet objectif atteint, il fallait partir. Au plus tôt. Ni M. Trump ni M. Biden n’ont eu d’états d’âme à ce sujet, même si les choses ont un peu tardé.

En finira-t-on un jour avec les coûteuses et inutiles interventions qui, aux Proche et Moyen-Orient, sont vouées à l’échec ? Lors de son très récent déplacement en Irak, M. Macron a évoqué l’intérêt d’une collaboration avec les Etats de la région contre le terrorisme. Cette option, du fait même qu’elle est raisonnable, pourrait constituer une opportunité pour la France : celle de rester présente là où elle compte encore, et malgré tout, des amis et des intérêts.

Cependant, il ne faut pas croire que le désengagement américain calmera forcément les ardeurs idéologiques de tous ceux qui se sentent, en France même, investis d’une mission. Certes, les faits sont là : l’ingérence occidentale, celle qui prétend imposer la démocratie, est un échec. Serait-ce donc la fin du « droit d’ingérence » ? On aurait pu le penser.

C’est sans compter avec la rage idéologique de certains. Invités de LCI, mardi 31 août, Mme Fourest et M. Legrand prennent certes acte de l’échec total du droit d’ingérence « par le haut », mais c’est pour mieux ériger en valeur intangible le droit d’ingérence démocratique « par le bas » c’est-à-dire, selon eux, au niveau des peuples et des sociétés civiles : « Y renoncer, ce serait admettre que nos valeurs ne sont pas universelles. » Cela peut paraître paradoxal mais cette obsession de la transcendance, sur le même sujet, les rapproche de la doctrine coloniale de la troisième République et de la pensée messianique du pape François. Pour le pire, n’en doutons pas.

Louis-Joseph Delanglade

( 4 septembre, 2021 )

« Comme à chaque fois, on met de l’argent qui ne va servir strictement à rien »

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

En séjour à Marseille pour annoncer son plan « Marseille en grand », le président de la République a notamment fait part des mesures en faveur de la police : 500 caméras de vidéosurveillance en plus, 8 millions d’euros pour l’équipement des policiers, création d’un nouvel hôtel de police…

Cyril Hemardinquer, secrétaire national du syndicat de police FPIP, réagit à ces annonces au micro de Boulevard Voltaire.

À Marseille, Emmanuel Macron a promis de recruter 200 policiers supplémentaires et d’installer des centaines de nouvelles caméras. Le Président a également annoncé qu’il augmenterait les moyens humains et techniques des forces de l’ordre dans leur lutte contre le trafic et la délinquance. Quel regard portez-vous sur cette nouvelle mesure ?

 

C’est un pansement sur une jambe de bois. Certes, c’est une bonne chose d’avoir des effectifs de police en plus, de rénover les commissariats et d’augmenter les effectifs, mais à chaque fois que l’on arrête un dealer ou un gros trafiquant de drogue, s’il ressort dans l’heure qui suit, on peut doubler ou tripler l’effectif de police, cela ne changera strictement rien. Je crois que le gouvernement et Emmanuel Macron n’arrivent pas à le comprendre. Le problème ne vient pas de la police ni à Marseille ni ailleurs, mais il vient de la Justice. Il faut une vraie tolérance zéro en matière de stupéfiants. Cette tolérance zéro doit aller du simple consommateur au guetteur, au revendeur, avec de vraies peines dissuasives qui font que le jeu n’en vaille pas la chandelle. Sinon, inévitablement, ils continueront. Comme toujours, on met de l’argent qui ne servira strictement à rien puisque l’on met des policiers sur le terrain et on ne va pas leur donner les moyens de remplir leur mission.

 

De nombreux dealers et de nombreux guetteurs sont mineurs et ne sont donc pas justiciables comme peuvent l’être les majeurs. Quelle est la solution face à ce problème-là ?

 

La justice des mineurs est complètement inadaptée. Les vrais mineurs guettent et les faux mineurs isolés étrangers se rajoutent au trafic. Il faut donner les moyens aux aides assistance éducative en milieu ouvert. Par exemple, mettre en place des procédures décidées par des juges d’enfants pour les mineurs français impliqués dans le trafic, avec de vraies sanctions éducatives et rapidement répressives, comme des placements dans des milieux fermés pour qu’ils soient hors d’état de nuire. Cela permettrait de leur faire comprendre que l’on ne fait pas n’importe quoi en France. Si on les prend dès leur plus jeune âge, ils pourront en tirer les bonnes conclusions.

Pour ce qui est des faux mineurs isolés étrangers, il faut comprendre que la place des mineurs est près de leurs parents, qu’ils soient à l’étranger ou non. Il est urgent de rapatrier les mineurs qui sont loin des leurs.

Pour ce qui est du diagnostic de l’âge, s’il s’avère qu’ils sont majeurs, ils doivent être punis comme des majeurs. Dans les deux cas, je pense qu’un mineur isolé étranger doit être rapatrié chez lui. Et si, en plus, il commet des actes de délinquance, il doit en plus être rapatrié chez lui, ne plus remettre les pieds en France.

 

 

Dans les quartiers nord de Marseille, il y a de véritables zones de non-droit dans lesquelles la police a de réelles difficultés à pénétrer. Au-delà des moyens techniques et humains, ne faut-il pas donner aux policiers la capacité juridique et législative d’intervenir, même sur des interventions musclées ?

 

La possibilité d’intervenir dans un cadre juridique tout à fait actuel est possible. Les policiers rentrent dans toutes les cités, dès lors qu’il y a une volonté des pouvoirs en place pour que cela se fasse. Si le préfet dit « dans telle cité, vous y allez », les moyens sont mis en œuvre, les policiers rentrent et peuvent rétablir l’ordre. Le cadre législatif permet de le faire. Lorsque vous rentrez dans une cité, vous êtes en confrontation avec des jeunes sur des scooters, des guetteurs, et si vous voulez passer, vous passez en force. Les policiers savent faire.

Lorsqu’il y a vraiment une volonté politique d’intervenir sur un point donné, on déploie des compagnies de sécurisation qui permettent l’intervention dans le quartier. Le seul problème, c’est qu’il n’y a pas la volonté politique d’aller à l’affrontement dans les quartiers. En général, lorsqu’on fait cela et que l’on trouve une grosse quantité de drogue, le quartier est à feu et à sang. Il faudrait intervenir de nouveau pour rétablir et maintenir l’ordre définitivement. Et ensuite, une fois les gens en garde à vue, il faut qu’ils soient jugés et placés en détention. Il est inadmissible d’avoir des personnes assignées à résidence sous surveillance électronique. Ils sortent avec un bracelet en attendant leur jugement et peuvent à nouveau s’adonner au trafic. Ce sont de gros problèmes.

 

( 4 septembre, 2021 )

La compétition des médiocres

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

L’éditorial de François Marcilhac

 

C’est sous les huées et les sifflets qu’a donc commencé, à Marseille, la campagne électorale de Macron pour la prochaine présidentielle. Flanqué de l’inénarrable et indéboulonnable Blanquer, un temps adulé par la droite la plus bête du monde comme le restaurateur de l’éducation nationale et qui n’en finit pas d’en abattre les derniers pans — ainsi d’un baccalauréat qui n’est plus qu’une vaste fumisterie, si bien qu’il faut sérieusement se demander s’il ne conviendrait pas, tout simplement, d’en acter la mort —, il était venu dans la deuxième ville de France à la fois parler sécurité et assister à la rentrée scolaire. Parler, assister sont les termes exacts. Car il va de soi que ce ne sont pas deux cents policiers supplémentaires qui résoudront les problèmes de sécurité endémiques et gravissimes d’une ville gangrénée par plusieurs décennies d’aveuglement, pour ne pas dire plus, toutes majorités confondues, sur le développement de maux qui gagnent progressivement la France entière, Marseille étant simplement une des vitrines de ce que devient la France du grand remplacement.

Avoir passé une semaine à un camp Maxime Real del Sarte à tous points de vue historique, où nous avons été plongé parmi une jeunesse patriote, saine, désintéressée et dynamique, chaque année plus nombreuse au service de la France et du Roi, et nous retrouver devant ces politiciens aux multiples visages, mais tous aussi blafards les uns que les autres, confirme combien Maurras avait raison, après Platon, de souligner comme une vérité intemporelle que « Démocratie finit en Médiocratie ». Dans Les Septennats interrompus, Philippe de Saint-Robert fait observer au général De Gaulle, s’agissant de Pompidou — nous sommes en 1969 et Pompidou n’est plus premier ministre — qu’ « entre son destin et celui de la France, on ne voit pas très bien le lien ». Et De Gaulle de répondre, simplement : « En effet, il est mince. »

Que dire alors, tandis qu’un autre ancien salarié de Rothschild occupe le siège présidentiel, mais lui, sans être du tout patriote — nous sommes encore tombés d’un cran —, du lien entre les destins, si tant est qu’ils en aient un, non seulement d’un Emmanuel Macron, mais aussi d’un Yannick Jadot, d’une Sandrine Rousseau, d’une Anne Hidalgo, d’un Xavier Bertrand, d’un Michel Barnier ou d’une Valérie Pécresse — la liste n’est évidemment pas exhaustive — et celui de la France ? Il est vrai que tout ce beau monde, et nous pouvons ajouter Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, n’ont plus guère la France à la bouche : ils lui préfèrent LA république, pas même la française, non, LA république tout court. Oui, « Démocratie finit en Médiocratie ». Malheureusement, elle entraîne la France avec elle.

Tous les sept ans jadis, tous les cinq ans désormais, LA république rejoue la même comédie du pouvoir, voulue par le même De Gaulle, qui s’en est, du reste, mordu les doigts dès la première représentation — le plébiscite n’aboutit qu’à une contrefaçon de la légitimité royale, dès lors prisonnière des partis. De nombreux compétiteurs, mais une seule place à prendre, grassement rétribuée, et dont les occupants, depuis Giscard, ont progressivement, consciencieusement, réduit à la fois l’autorité et les compétences, au profit du Moloch européen, sous domination allemande, qui nous dicte sa politique. Certes, rien n’est définitif, mais les Français le perçoivent, qui n’ont plus d’estime non seulement pour ses tenants, mais, ce qui est plus grave, pour la fonction elle-même. Non qu’ils désespèrent du régalien mais ils perçoivent que la place toujours nécessaire du Roi n’est plus occupée, même de manière imparfaite ou travestie. Chaque élection présidentielle étant un rendez-vous manqué, il y a à parier que le peuple, qui commence à le comprendre, ne vienne plus en nombre suffisant participer à cette compétition des médiocres pour douer le vainqueur d’un fantôme de légitimité. En 2017, il a déjà commencé à déserter les urnes et le méprisant mandat de Macron n’aura fait qu’attiser la colère du pays réel envers un personnel qu’une échéance électorale, malheureusement, sauf énorme surprise, ne saurait congédier, même s’il le mérite amplement, puisque, la République, telle l’hydre de Lerne, est ce serpent dont les têtes repoussent dès qu’elles sont coupées.

La solution est ailleurs. A nous, chaque jour, d’en convaincre davantage de Français.

( 3 septembre, 2021 )

Immigration, insécurité, le revirement de la droite « républicaine »

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

l semble qu’un vent singulier souffle sur les médias, comme sur le personnel politique, en cette période pré-électorale. Ce qui était le constat réservé à ceux qui sont toujours qualifiés d’extrême droite devient une litote très partagée dans la droite dite républicaine, c’est-à-dire entrant dans les canons de la pensée dominante.

La sortie du film « BAC nord » avec Gilles Lellouche et le reportage de France télévision sur les « cheik points » à Marseille, viennent certes enfoncer un clou qui était déjà posé à la verticale par les candidats de droite aux présidentielles. Il est même amusant d’entendre de mâles paroles sur l’immigration qui se déverse dans notre pays enfin reliées à l’insécurité, avec des déclarations viriles et sans concessions sur les zones de « non-droit » et des demandes d’expulsions systématiques des étrangers clandestins, de l’ouverture de places de prison supplémentaire et de durcissement des lois migratoires. Certains parlent même d’envoyer l’armée dans les banlieues les plus explosives.

Il n’y a pas de mots assez durs pour qualifier le laxisme politique à l’origine de cette situation, comme si leurs maitres vénérés Chirac et Sarkozy , dont ils ont été peu ou prou les ministres ‚n’étaient pas un peu responsables …

Le « Rassemblement National » qui proclame ce diagnostic depuis des décennies, et subit pour cela l’opprobre de toute la classe politique, se trouve aujourd’hui dépassé sur sa droite, par les nouveaux convertis soudainement éclairés. Mais, comme dit Valérie Pécresse, surtout pas question d’alliance avec cette extrême droite là. Pourquoi ? Réponse, heu, parce que, les valeurs républicaines…

Ce qui est stupéfiant est de voir, comment les mêmes qui fustigeaient avec mépris le racisme supposé des lanceurs d’alerte, il y a encore quelques mois, poussent aujourd’hui des cris d’orfraies devant le scandale d’une immigration incontrôlée et d’un laxisme judiciaire ahurissant. Ils empruntent même à Zemmour ses analyses (tout en le décriant) comme si tout cela était nouveau.

Bien sûr, il faut gagner les élections et comme le « sentiment d’insécurité », formule exhumée par le garde des sceaux fort malencontreusement au moment où tout le monde, même à gauche, avait cessé d’y avoir recours, est devenu un cauchemar pour une majorité de Français, le candidat toujours bien conseillé, devait se positionner sur cette question sans ambiguïté.

Question de communication ou réelle prise de conscience ? Dans un plan de carrière politique on est obligé de tenir compte des sondages et, pour prendre « conscience » d’un fléau touchant notre pays, il faudrait déjà en avoir une de « conscience ». Disons qu’un certain réalisme électoral et non pas nécessairement politique, fait pencher aujourd’hui la balance vers des mesures plus fermes sur la question de l’immigration, que l’on s’accorde à relier aujourd’hui au terrorisme comme à la délinquance.

Ce qui n’est hélas pas le cas du gouvernement. La récente visite de monsieur Macron à Marseille constitue l’énième épisode de la ronde électorale présidentielle où l’on donne des coups de menton et où la « prise de conscience », saluée par les naïfs, que ce soit la promesse du karcher de Sarkozy hier, ou celle de la fermeté et du soutien indéfectible à la police aujourd’hui, sans jamais mentionner la question de l’immigration, n’a  plus aucune crédibilité .

Mais bien sûr, toutes les avanies de notre pays, que ce soit en politique étrangère comme intérieure, en matières sociale autant qu’économique, dans tous les domaines où en particulier le régalien doit s’imposer, il faut y voir un demi-siècle d’abandon, de perte d’ambition pour la France au profit d’une union européenne impossible, « en marche » vers une structure fédérale promue aujourd’hui par Macron « himself  » et ses affidés de la grosse commission.

Pour être bien vu par les oligarchies financières siégeant à Davos, chaque année, il convient de ne pas trop se préoccuper des questions « populistes » relatives à l’insécurité, mais se concentrer, en bon « young leader », sur l’entreprise d’effacement progressif des Nations au profit du nouvel ordre mondial. Pour cela il conviendra de détourner l’attention des peuples en provoquant des peurs irrationnelles par la mise en scène des menaces sanitaires et écologiques, « quoi qu’il en coûte ».

Ça pourrait marcher…

Olivier Perceval
( 3 septembre, 2021 )

Le Comte et la Comtesse de Paris souhaitent une agréable rentrée à tous les enfants de France

 

 

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Alors que 12 millions de petits Français reprennent, ce jeudi, le chemin de l’école, le chef de la Maison royale de France, Monseigneur le Comte de Paris a souhaité via Facebook, une agréable rentrée scolaire à tous les enfants de France. Le Prince a accompagné son message d’une photo de ses filles, les princesses Antoinette et Louis-Marguerite de France.

Le Comte et la Comtesse de Paris souhaitent une agréable rentrée à tous les enfants de France dans Princes twitter

« Le Comte et la Comtesse de Paris souhaitent une agréable rentrée scolaire à tous les enfants de France. »

les-princesses-de-france dans Princes

 


blason-du-prince-cdpSuivez Monseigneur le Comte de Paris sur Twitter et faites connaitre sa pensée autour de vous : https://twitter.com/PJComtedeParis


 

( 2 septembre, 2021 )

CMRDS 2021 : une édition remarquable !

 

 

Lu que « actionfrancaise.net »

Par Guillaume de Salvandy

Une fois de plus, le Camp Maxime Real del Sarte, université d’été de l’Action française, bat tous les records préalablement établis ! Si l’an dernier nous avions accueilli 270 participants – un nombre jamais vu depuis le fameux camp de 1968, cette année ce sont 342 personnes qui sont passées au Château d’Ailly entre le 22 et le 29 août pour bénéficier d’une formation intensive, et ce malgré l’incertitude qui planait quant à un possible reconfinement et l’application des mesures du pass sanitaire pour voyager en train.

La montée en puissance de notre mouvement, qui est démontrée à chaque ouverture de section et évènement public, s’est traduite encore une fois dans le réel, ce réel qui prouve qu’une jeunesse souhaite s’engager pour son pays et pour sa renaissance. Cette jeunesse est aussi désireuse de se former pour répondre aux enjeux de demain, et notamment l’élection du Chef de l’Etat. C’est précisément sur ce sujet que nous avons travaillé durant cette semaine, au travers des « dix axes de salut national » proposés par l’AF.

La formation est dispensée tout au long de la journée : après le lever des couleurs et le petit déjeuner sont données les deux conférences magistrales de la matinée ; puis à lieu le déjeuner, suivi des ateliers pratiques dans lesquels chacun peut se lancer ou approfondir ses connaissances (communication, relations presse, graphisme, montage vidéo, secourisme, rhétorique…), puis des cercles d’étude organisés par niveaux en fonction des connaissances de chacun : le niveau 1 pour la doctrine élémentaire et le niveau 2 pour des sujets plus approfondis ou d’actualité. En fin d’après-midi a lieu la séance de sport, autour de pratiques variées. Le dîner quant à lui est précédé d’un « point culture » et du bilan annuel des sections et fédérations.

Le dimanche après-midi, les premiers campeurs arrivaient sur le lieu du camp et montaient leurs tentes non loin du mât auquel sera hissé le drapeau tricolore fleur-de-lysé. Enfin le premier repas avait lieu, déjà rythmé de nombreux chants comme le seraient tous ceux de la semaine.

Le lendemain matin se déroulait le premier rassemblement, les équipes étaient formées afin de mêler nouveaux et habitués, la maîtrise du camp se présentait et le programme de la journée était donné. Puis la Royale résonnait pour la première fois de la semaine. Après un petit-déjeuner qui permettait de découvrir ses coéquipiers venait l’heure du redouté questionnaire déterminant le niveau de chacun pour la répartition lors des cercles d’étude.

Ce lundi matin avaient donc lieu les conférences sur l’économie, l’inflation et ses conséquences par Henri Letigre, et sur la souveraineté française et le souverainisme par Pierre-Yves Rougeyron ; quant aux cercles d’étude de l’après-midi, ils portaient sur le libéralisme, la monarchie, la cartographie des votes, et la démocratie représentative.

Le mardi matin, un sujet crucial de la prochaine présidentielle, l’immigration, fut traitée par François Bel-Ker au regard de l’intérêt national, puis eut lieu une conférence à deux voix avec Francis Venciton et Enzo Sandré sur l’écologie intégrale (lire à ce sujet Quelle écologie pour demain ? préfacé par Jacques de Guillebon). Après le déjeuner les campeurs se sont intéressés à l’empirisme organisateur, aux notions de pays réel et de pays légal, aux différentes formes de votes, et aux raisons de la décadence intellectuelle de notre pays.

Le mercredi était une journée dont les thèmes sont chers à l’AF : les relations internationales et la grande difficulté de les aborder dans le cadre républicain de nos institutions, puis la réalité de la liberté de la presse incapable de dénoncer les scandales politiques et financiers, mais aussi la censure progressiste qui se met progressivement en place, sujets présentés respectivement par Bernard Lugan et Philippe Mesnard. L’après-midi était consacrée à la décentralisation, à la politique naturelle, à la place des royalistes dans la résistance et la disparition des programmes politiques au gré d’une gouvernance généralisée. La soirée était consacrée à la traditionnelle veillée du camp, celle où chacun écoute avec respect les exploits de nos aînés, ceux qui luttèrent après mai 68 contre le gauchisme triomphant, ceux qui se dressèrent contre l’interdiction d’honorer Jeanne d’Arc, ceux qui firent la campagne du « non » au référendum européen de 2005. Ces récits étaient émaillés des chants de nos fédérations.

Le jeudi la journée recommençait avec les réformes indispensables de la justice par Henri Bec, président du mouvement et ancien magistrat, puis Olivier Perceval, rédacteur en chef du site de l’AF, présentait la fracture sociale engendrée par plus de quarante années de gestion calamiteuse des quartiers. L’après-midi était consacrée à la démocratie, au quadrilatère maurrassien, à l’identité nationale et à la révolte des viticulteurs de 1907.

Vendredi, dernier jour du CMRDS, avaient lieu deux conférences qui firent réagir chacune à leur manière : les fondements de la géopolitique par Charles Saint-Prot puis la famille par Sylvain Durain. Les cercles d’étude de cette dernière après-midi de camp avaient pour sujet le politique d’abord, le nationalisme intégral, la monarchie marocaine et les racines du mal. La soirée de ce vendredi était toute particulière : en effet, nous avions le plaisir de recevoir Jacques de Sansonetti, Camelot du Roi exemplaire, pour célébrer avec lui ses 70 ans d’engagement au sein de l’Action française, mais aussi pour fêter le dixième CMRDS à se tenir au Château d’Ailly.

Les différents « points culture » de la semaine portaient sur des sujets très divers : le peintre Georges Mathieu par Marc Van de Sande, Maxime Real del Sarte par Gérard Leclerc, Jacques Renouvin par François-Marin Fleutot, la diplomatie royale par Jean-Noël Benoît, et le pari de Pascal par l’abbé de Tanoüarn.

L’Université d’Été du samedi était comme chaque année une journée de tables rondes et d’accueil de visiteurs extérieurs. La matinée était divisée entre deux conférences sur l’instruction publique et l’aménagement du territoire. Après le déjeuner, la Librairie de Flore – présente pendant toute la durée du camp – se déplaçait dans la grande cour pour rejoindre les nombreux stands de producteurs et fabricants amis, qui permettaient aux visiteurs comme aux campeurs de faire des emplettes variées : du vin rosé – avec une cuvée spéciale « Maurras » –, des affiches et des t‑shirts, des collections de livres et magazines, mais aussi de découvrir le Réseau Colbert, association des professionnels d’Action française. Certains militants quittaient alors le camp pour participer à la manifestation anti pass sanitaire qui avait lieu à Roanne, pendant qu’Antoine Scherrer s’interrogeait avec nous sur la pertinence de souhaiter changer le monde actuel. Une table ronde rassemblait ensuite Gérard Leclerc, François Marcilhac, Stéphane Blanchonnet et Luc Compain autour des enjeux et perspectives des prochaines élections présidentielles. Puis Hilaire de Crémiers, président d’honneur de l’AF-RN, livrait pour clore la semaine une conclusion vibrante à ce CMRDS. La journée et le camp se terminaient par le traditionnel banquet d’AF en plein air.

Cette année nous étions près de 350, nous nous préparons d’ores et déjà à mobiliser encore plus la jeunesse de France pour participer à un nouveau Camp Maxime Real del Sarte qui s’annonce déjà mémorable : c’en sera en effet la 70e édition !

( 2 septembre, 2021 )

Drogue : la courageuse position de Rachida Dati

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

Boulevard Voltaire a été l’un des rares organes de presse où l’on a pu le lire, est l’une des rares personnalités politiques à le dire : la diminution du trafic de drogue passe inévitablement par le sevrage thérapeutique à grande échelle des drogués ! Alors qu’Anne Hidalgo, de son côté, préconise de dorloter « ses » drogués dans des « salles de shoot », terme moins « traumatisant » que « salles d’injection de drogue », comme les baptisent sans hypocrisie les Anglais : drug injection room

Le 12 mai dernier, après le meurtre, à Avignon, à un point de vente de drogue, du policier Éric Masson, nous le faisions remarquer : « Si le trafic de drogue est quasi impossible à arrêter […] N’y a-t-il aucune solution ? À savoir une lutte destinée à réduire le nombre de drogués par une désaccoutumance à la drogue pratiquée à grande échelle : plus le nombre de drogués diminuera, plus le trafic s’affaiblira […] Si ce père de deux fillettes, est décédé, c’est aussi à cause de drogués… […] Tel cet animateur télé si populaire qui n’a aucune honte à déclarer : « Je fume depuis que j’ai 17 ans. Ça fait plus de 50 ans et j’en suis fier… »

Lui et moi sommes de la même génération : en 1968, il avait 19 ans, moi 22 et, à l’inverse de lui, grâce à mes parents, Français des plus modestes, je suis fier de n’avoir jamais connu ne serait-ce que l’odeur d’un joint !
Et lui, est-il fier que son petit plaisir entraîne des drames ? Le meurtre non seulement de policiers mais aussi d’ados tel celui de Marseille complètement étranger à ce trafic généré par des fumeurs dégénérés ! Et fier, aussi, que son argent serve à la pédopornographie, l’esclavage d’humains ou au terrorisme ?

C’est notre point de vue anti-drogue que vient d’approuver Mme Rachida Dati, qui fut ministre de la et surtout magistrat. Dans Le Parisien de ce mardi, elle entend « utiliser contre les trafiquants de drogue les méthodes qui ont fait leurs preuves pour combattre le terrorisme ». Quant aux drogués, elle souhaite « faire cesser l’hypocrisie concernant l’adhésion aujourd’hui nécessaire avant d’entamer tout processus de désintoxication. Quand vous êtes totalement dépendant […], vous n’avez plus le libre arbitre. L’adhésion est un leurre. Il est vital de pouvoir hospitaliser sous contrainte des toxicomanes dans des lieus dédiés. »

Alors que le maire de Paris n’hésite pas, plutôt que lutter contre le trafic de drogue, à rendre cette addiction plus aisée en ouvrant quatre nouvelles salles baptisées par ce doucereux euphémisme de « lieux d’accueil ». Ouverture avant la rentrée scolaire ? Que nenni ! À la fin de l’année ! Les deux mois d’été ont été perdus…Tant pis pour les enfants qui devront traverser ces lieux de « dégustation » plusieurs fois par jour… Scan-da-leux !

Jacques Martinez

 Journaliste
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