( 26 mars, 2014 )

Alger, 26 mars 1962, rue d’Isly : un crime d’État !

Article de Manuel Gomez paru sur le site BOULEVARD VOLTAIRE
 

Fusillade_de_la_rue_d'Isly_(Guerre_d'Algérie)

Le 26 mars 2014

En 1962, les accords d’Évian viennent d’être signés. Le gouvernement français s’est déculotté mais de Gaulle n’est pas pleinement satisfait.

 

 

Christian Fouchet, alors ministre de l’Intérieur lors des événements de 1968, avouera avoir été l’organisateur du massacre de la rue d’Isly, le 26 mars 1962, pendant son mandat de haut-commissaire en Algérie.

Limogé le 31 mai 1968 par le chef de l’État (de Gaulle), il avouera le 28 octobre 1969 : « J’en ai voulu au Général de m’avoir limogé au lendemain de mai 1968. C’était une faute politique. Il m’a reproché de ne pas avoir maintenu l’ordre… » « Vous n’avez pas osé faire tirer », m’a-t-il dit. « J’aurais osé s’il l’avait fallu », lui-ai-je répondu. « Souvenez-vous de l’Algérie, de la rue d’Isly. Là, j’ai osé et je ne le regrette pas, parce qu’il fallait montrer que l’armée n’était pas complice de la population algéroise. » Christian Fouchet avoue donc avoir assassiné ce jour-là des Français innocents et désarmés sur ordre de De Gaulle.

En 1962, les accords d’Évian viennent d’être signés. Le gouvernement français s’est déculotté mais de Gaulle n’est pas pleinement satisfait. La situation en Algérie n’évolue pas comme il le souhaite. L’armée française respecte le cessez-le-feu unilatéral mais les enlèvements et les assassinats se multiplient du côté FLN et l’OAS s’obstine à défendre cette terre encore française !

Il faut donc provoquer un clash. Le prétexte sera une embuscade au cours de laquelle six soldats français seront abattus par un commando Delta de l’OAS.

Depuis le 19 mars, les militaires remettent leurs armes sur simple demande de l’armée secrète et tout se déroule dans le meilleur esprit, jusqu’à cette heure où un coup de feu tiré de l’intérieur d’un véhicule militaire, par un septième homme en treillis non réglementaire, déclenche une riposte immédiate.

Normalement, il devrait y avoir des morts, mais également des blessés ; eh bien ce jour-là, il n’y eut que des morts, achevés d’une balle dans la tête après le départ du commando Delta.

On connaît la suite : blocus de tout le quartier de Bab El Oued par 10.000 soldats et CRS sous les ordres du général Ailleret et représailles dignes des nazis. Pour mettre un terme à ce blocus meurtrier, une longue marche pacifique fut organisée. Pas d’armes, bien entendu, des femmes, des enfants, des civils, protégés par des drapeaux tricolores.

À leur arrivée rue d’Isly, devant la Grande Poste, un coup de feu est tiré d’un toit avoisinant. Qui a tiré ? Ce sera un mystère jusqu’à fin mai 1968.

On a la preuve, par des témoins présents et encore vivants, et par des bandes-son, que des soldats arabes, fraîchement débarqués du bled, avaient été placés volontairement aux premiers rangs du service d’ordre, sachant qu’ils paniqueraient et tireraient sur les manifestants.

Bilan : près d’une centaine de morts, entassés nus sur le sol de la morgue de l’hôpital Mustapha, dont les corps ne seront jamais rendus à leurs familles.

( 23 mars, 2014 )

Ukraine : quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage…

Article de Gérard HARDY, Vice-Président du Rassemblement pour la France, paru sur le blog « LA FAUTE A VOLTAIRE »

ukraine-kiev-eglise-sofia

M. Poutine est devenu l’antéchrist du monde « libre ». La Russie n’a rien demandé et se trouve désignée comme l’ennemi du bien du jour au lendemain.

Voilà maintenant quatre semaines que l’on nous bassine avec une pseudo agression russe en Ukraine. Il est temps de sonner la mi-temps, de reprendre sa respiration et surtout d’être un peu sérieux.

En préalable à toute réflexion objective, il faut rappeler quelques vérités fondamentales que les laquais de la pensée unique font mine d’ignorer.

Tout d’abord, il conviendrait de se souvenir de l’origine des fonds qui ont servi à financer le coup d’État de la place Maïdan et de se rappeler que les révolutions spontanées n’existent que dans la littérature socialiste pour enfants.

Ensuite, il est intéressant de s’imaginer Vladimir Poutine, goûtant le plaisir que lui procure la réussite de jeux olympiques de Sotchi. Qui peut croire, à part un journaliste occidental aux ordres, que c’est le moment qu’aurait choisi le président de la Fédération de Russie pour saborder son propre succès en matière de relations internationales ? On nous prendrait pour des imbéciles qu’on ne ferait pas autrement.

Enfin, pourquoi le même Vladimir irait-il mettre le souk dans un pays qui lui est historiquement et culturellement si proche, politiquement et économiquement tant dépendant ? La source du mal est évidement extérieure à l’Ukraine. Des intérêts qui, de loin, dépassent l’aspiration démocratique des Ukrainiens sont bien sûr en jeu. Ressources de la Mer noire, élargissement de la zone d’influence de l’OTAN, isolement diplomatique de la Russie qui ose s’interposer en Syrie, en Iran, qui en a assez d’avaler les couleuvres du printemps arabe, bref, qui empêche de pétroler en rond les décideurs économiques de l’ombre.

Comme il est de tradition depuis cinquante ans, quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage et M. Poutine est devenu l’antéchrist du monde « libre ». La Russie n’a rien demandé et se trouve désignée comme l’ennemi du bien du jour au lendemain. Kiev est et restera le berceau de la grande Russie, n’en déplaise à ceux qui n’ont pas d’histoire à raconter. Qu’aurions-nous dit, nous Français, si quelque puissance informe était venue pousser la Corse ou la Bretagne à l’insurrection ? Rien, sans doute, puisque nous avons abandonné notre souveraineté, notre histoire et notre fierté.

( 21 mars, 2014 )

Crimée : à quoi joue le secrétaire général de l’OTAN ?

Article de Dominique JAMET tiré du blog « La Faute à Voltaire »
 
 

Georges Gobet/AFP

Le 21 mars 2014

Verrait-on enfin l’OTAN justifier dans un monde totalement différent la raison d’être qui fut la sienne lors de sa création ?

 

 

Le retour de la Crimée dans le giron de la mère patrie n’est assurément pas un événement anodin. Tout observateur objectif doit cependant convenir que même s’il n’a été rendu possible que par la présence massive de militaires russes et de paramilitaires pro-russes, même si la pression exercée par Vladimir Poutine a joué un rôle déterminant, les choses se sont passées avec un minimum de violence et d’effusion de sang. Même si le référendum proposé à la population de la Crimée a été organisé et tenu avec une rapidité exceptionnelle, nul, de bonne foi, ne peut contester que le rattachement de la presqu’île nominalement ukrainienne à l’ensemble russe dont elle avait été arbitrairement détachée il y a soixante ans ait répondu au vœu d’une majorité massive d’électeurs et que le résultat ait suscité la liesse populaire.

Lorsque les États membres du pacte de Visegrád (Hongrie, Pologne, Tchécoslovaquie, pays baltes) se disent « atterrés d’être dans l’Europe du XXIe siècle les témoins d’une intervention militaire semblable à leurs expériences de 1956, 1968 et 1981 », leur réaction apparaît donc disproportionnée à la réalité et à la nature de l’événement qui vient de s’accomplir. Au moins est-il plus que compréhensible que, dans toute l’Europe de l’Est, on ait gardé le souvenir brûlant de l’écrasement de la révolution hongroise sous la botte de fer de l’occupant soviétique, de l’entrée dans Prague des chars du pacte de Varsovie, de l’état de siège décrété par le général Jaruzelski après la révolte de Gdańsk, et le souvenir amer de l’inaction de l’Occident et de l’OTAN face aux impitoyables démonstrations de force de l’Empire du Mal.

De même, la nervosité du gouvernement provisoire et illégal issu des pavés de la place Maïdan s’explique-t-elle aisément. Le pouvoir fragile et composite qui a pris à Kiev la succession de l’impopulaire Ianoukovitch a dû affronter d’emblée l’amputation d’une partie de son territoire, est confronté à la fronde de l’est de l’Ukraine, doit gérer un État en faillite et redoute les nouvelles initiatives – d’ordre économique, politique ou militaire – que pourrait prendre son puissant voisin. Aussi bien cède-t-il, dans une pathétique ambiance de peur, de colère et de démagogie, à la tentation de la surenchère verbale et de la gesticulation belliqueuse et est-il prêt, comme un homme qui se noie, à se raccrocher au moindre branchage que lui tend, depuis la rive, un prétendu sauveteur qui l’invite, sans prendre de risque lui-même, à ne pas lâcher prise mais qui n’a pas la moindre envie de se mouiller lui-même.

L’Union européenne et l’OTAN, qui n’ont pas les mêmes excuses que les pays encore récemment inclus contre leur gré dans le bloc de l’Est, persistent en effet dans l’attitude, pire qu’erronée, insensée, qui est la leur depuis le début de la crise ukrainienne. Bien loin de chercher à analyser les raisons alléguées par Moscou de tenir compte de l’histoire, de la géopolitique et du rapport des forces, elles font de leur mieux non seulement pour ne pas calmer le jeu mais pour faire monter la tension et envenimer la blessure ouverte au flanc oriental de l’Europe. Alors même qu’elle n’ont ni l’intention ni la capacité de renflouer financièrement l’Ukraine, encore moins d’opposer éventuellement la force à la force, elles multiplient, sous le regard approbateur et avec les encouragements de Washington, les moulinets dérisoires, les provocations verbales et les défis stupides.

Ainsi les Vingt-Huit peaufinent-ils la deuxième volée des sanctions qui sont censées intimider, voire faire plier la Russie alors même qu’il est établi qu’ils n’y ont pas le moindre intérêt, qu’ils répugnent en secret aux mesures qu’ils se sont imprudemment engagés à prendre et qu’ils s’exposent à des représailles qui leur feraient regretter leurs décisions.

Ainsi se demande-t-on gravement et publiquement si Vladimir Poutine doit être mis au ban des nations civilisées tout en maintenant, au nom de l’histoire (et de la présomption d’innocence ?), l’invitation qui lui a été faite d’assister aux cérémonies commémoratives d’une guerre d’où son pays n’était pas tout à fait absent.

Ainsi le vice-président américain, M. Joe Biden, en tournée d’inspection chez ses satellites, déclare-t-il : « Tant que la Russie continue dans sa sombre voie, elle devra faire face à un isolement politique et économique croissant. » Et il ajoute : « Notre engagement dans l’autodéfense mutuelle défini par l’article 5 de l’OTAN reste sûr comme du fer. » Ainsi les États-Unis expédient-ils en Pologne des chasseurs F16, des avions de transport et trois cents soldats. Ainsi le ministre polonais de la Défense a-t-il pu dire : « La situation actuelle en Europe démontre que, malheureusement, un conflit militaire il y a peu impensable pourrait avoir lieu. »

Verrait-on enfin l’OTAN justifier dans un monde totalement différent la raison d’être qui fut la sienne lors de sa création, à une époque où il s’agissait de mettre l’Occident à même de résister à une agression soviétique dont l’éventualité n’avait rien d’imaginaire ? L’Ukraine, que l’on sache, n’est pourtant pas située dans le nord de l’Atlantique. Mais cela n’empêche pas
M. Fogh Rasmussen, secrétaire général de l’OTAN, d’accuser la Russie de « révisionnisme », de ne pas exclure « un recours à la force » et d’appeler à résister au « tyran ».

Devant une telle attitude, devant de tels propos, il n’y a que deux hypothèses. Ou bien ils ne correspondent à aucune volonté réelle, et ils ne servent qu’à troubler la galerie. Ou bien ils ont un sens et ils sont effectivement dangereux. Dans les deux cas, ils sont irresponsables.

( 17 mars, 2014 )

Urgent : des prières pour Asia Bibi !

Appel du site « Riposte Catholique »

La nouvelle est arrivée ce matin même : le jugement en appel d’Asia Bibi s’ouvrira ce lundi 17 mars à Lahore. Mère de cinq enfants, cette catholique pakistanaise avait été condamnée à mort par pendaison pour “blasphème” en 2009 et est maintenue en prison, dans des conditions déplorables, depuis plus de quatre ans. Son “crime” ? Alors qu’elle travaillait dans un champ appartenant à un musulman, elle avait osé boire à un puits avec le gobelet utilisé par d’autres travailleuses musulmanes et accusée par elles d’avoir “pollué” le gobelet et le puits, les chrétiens étant, c’est bien connu au Pakistan, des êtres “impurs”… On ne peut qu’espérer que les juges d’appel seront honnêtes et qu’ils ne cèderont pas aux pressions des islamistes. Mais cela n’est pas sûr, et les observateurs au Pakistan sont très réservés. Aussi nos prières sont requises de toute urgence ! La scandaleuse condamnation à mort – à mort ! – de cette chrétienne en application des odieuses lois « sur le blasphème » avaient ému la communauté internationale, l’Église catholique et des organisations de défense de la dignité des êtres humains. Je compte sur chacun d’entre vous, amis lecteurs, pour prier avec ferveur aux intentions d’Asia Bibi et pour faire circuler cette information : il n’y a que deux jours avant le procès d’appel !

( 17 mars, 2014 )

Crimée : une pseudo-consultation ?

-
 
 
Tiré du « blog » LA FAUTE A VOLTAIRE
 
Le 16 mars 2014

À l’heure où nous publions ce papier, un sondage à la sortie des urnes donne 93 % de votes en faveur du rattachement à la Russie.

 

Trois mille (selon la police), trente mille (selon les organisateurs), cinquante mille manifestants (selon les médias français) défilent à Moscou derrière des drapeaux ukrainiens pour clamer leur hostilité à la politique annexionniste de Poutine, agresseur et fauteur de guerre. Aucun incident n’est signalé. Ainsi vont les choses sous le règne du « dictateur fou ». Ce genre de démonstration de force de l’opposition n’avait guère cours sous Staline, Khrouchtchev ou Brejnev, dictateurs pas fous.

À Kharkov, un cortège pro-russe passe devant le siège d’un parti nationaliste ukrainien. Des coups de feu partent. Deux manifestants sont tués. À la suite d’une enquête express, le président intérimaire de l’Ukraine (illégalement coopté en remplacement du président illégalement déchu), Oleksander Tourtchinov, désigne les coupables : « Ce sont les agents du Kremlin qui financent et organisent des manifestations qui font que des gens sont assassinés. » Il suffisait d’y penser.

Trois représentants du parti nationaliste Svoboda, admirateurs musclés du chef de bande pro-nazi Stepan Bandera, siègent dans le nouveau gouvernement ukrainien. Et alors, nous dit Bernard-Henri Lévy, en France aussi il y a des partis fascistes, dont l’audience est plus grande que celle de Svoboda à Kiev. Deux petites différences : il n’existe pas de milices armées ni de snipers du Front national qui tirent sur les passants, et le Front national, jusqu’à preuve du contraire, ne fait pas partie du gouvernement Ayrault.

Certains Ukrainiens, avec la complicité active du clan Ianoukovitch, se sont scandaleusement enrichis aux dépens du peuple ukrainien et n’ont pas voulu – ou pu – rejoindre le camp des vainqueurs après la victoire de la révolutionmade in Maïdan. Ils sont connus sous la dénomination de mauvais oligarques et la communauté internationale a légitimement décidé de saisir leurs avoirs à l’étranger. D’autres Ukrainiens qui, sous Ioulia Timochenko ou Viktor Ianoukovitch, se sont scandaleusement engraissés aux dépens du peuple ukrainien, ont pris opportunément le parti de la révolution, de l’Union européenne et des États-Unis. Ce sont les bons oligarques.

La crise a commencé il y a plus de trois mois. Ce n’est qu’après la destitution de Ianoukovitch et l’installation à Kiev d’un nouveau pouvoir russophobe, encouragé, sponsorisé, financé, reconnu par Washington, Londres, Paris et autres grandes capitales ukrainiennes que la Russie est intervenue dans ce grand jeu. Pas un coup de feu n’a été tiré, pas une violence n’est à mettre au passif de l’agresseur moscovite depuis le début de cette intervention, et l’information suivant laquelle les forces armées ukrainiennes auraient repoussé une offensive russe appuyée par des avions de chasse et des parachutistes semble relever de ce qu’en 1914 on appelait bouthéons, et bobards en 1939.

Mais c’est ainsi qu’on nous raconte l’Histoire.

Le scrutin n’était pas encore ouvert en Crimée, on en ignorait ipso facto le déroulement, la conformité ou la non-conformité aux règles élémentaires de la démocratie et à plus forte raison les résultats que le très respecté président Hollande, commentant les sanctions de premier niveau prises contre la Russie et laissant planer la menace de sanctions du troisième niveau (suspension du contrat de livraison des porte-hélicoptères Mistral), parlait d’une « pseudo-consultation ». Pseudo-consultation ? Il est vrai que deux mots sont bannis du lexique présidentiel, deux mots considérés comme obscènes par la caste actuellement au pouvoir : « référendum » et « socialisme ».

À l’heure où nous publions ce papier, un sondage à la sortie des urnes donne 93 % de votes en faveur du rattachement à la Russie. Une « pseudo-consultation »… dont le résultat semble être un « oui franc et massif »

Trois mille (selon la police), trente mille (selon les organisateurs), cinquante mille manifestants (selon les médias français) défilent à Moscou derrière des drapeaux ukrainiens pour clamer leur hostilité à la politique annexionniste de Poutine, agresseur et fauteur de guerre. Aucun incident n’est signalé. Ainsi vont les choses sous le règne du « dictateur fou ». Ce genre de démonstration de force de l’opposition n’avait guère cours sous Staline, Khrouchtchev ou Brejnev, dictateurs pas fous.

À Kharkov, un cortège pro-russe passe devant le siège d’un parti nationaliste ukrainien. Des coups de feu partent. Deux manifestants sont tués. À la suite d’une enquête express, le président intérimaire de l’Ukraine (illégalement coopté en remplacement du président illégalement déchu), Oleksander Tourtchinov, désigne les coupables : « Ce sont les agents du Kremlin qui financent et organisent des manifestations qui font que des gens sont assassinés. » Il suffisait d’y penser.

Trois représentants du parti nationaliste Svoboda, admirateurs musclés du chef de bande pro-nazi Stepan Bandera, siègent dans le nouveau gouvernement ukrainien. Et alors, nous dit Bernard-Henri Lévy, en France aussi il y a des partis fascistes, dont l’audience est plus grande que celle de Svoboda à Kiev. Deux petites différences : il n’existe pas de milices armées ni de snipers du Front national qui tirent sur les passants, et le Front national, jusqu’à preuve du contraire, ne fait pas partie du gouvernement Ayrault.

Certains Ukrainiens, avec la complicité active du clan Ianoukovitch, se sont scandaleusement enrichis aux dépens du peuple ukrainien et n’ont pas voulu – ou pu – rejoindre le camp des vainqueurs après la victoire de la révolutionmade in Maïdan. Ils sont connus sous la dénomination de mauvais oligarques et la communauté internationale a légitimement décidé de saisir leurs avoirs à l’étranger. D’autres Ukrainiens qui, sous Ioulia Timochenko ou Viktor Ianoukovitch, se sont scandaleusement engraissés aux dépens du peuple ukrainien, ont pris opportunément le parti de la révolution, de l’Union européenne et des États-Unis. Ce sont les bons oligarques.

La crise a commencé il y a plus de trois mois. Ce n’est qu’après la destitution de Ianoukovitch et l’installation à Kiev d’un nouveau pouvoir russophobe, encouragé, sponsorisé, financé, reconnu par Washington, Londres, Paris et autres grandes capitales ukrainiennes que la Russie est intervenue dans ce grand jeu. Pas un coup de feu n’a été tiré, pas une violence n’est à mettre au passif de l’agresseur moscovite depuis le début de cette intervention, et l’information suivant laquelle les forces armées ukrainiennes auraient repoussé une offensive russe appuyée par des avions de chasse et des parachutistes semble relever de ce qu’en 1914 on appelait bouthéons, et bobards en 1939.

Mais c’est ainsi qu’on nous raconte l’Histoire.

Le scrutin n’était pas encore ouvert en Crimée, on en ignorait ipso facto le déroulement, la conformité ou la non-conformité aux règles élémentaires de la démocratie et à plus forte raison les résultats que le très respecté président Hollande, commentant les sanctions de premier niveau prises contre la Russie et laissant planer la menace de sanctions du troisième niveau (suspension du contrat de livraison des porte-hélicoptères Mistral), parlait d’une « pseudo-consultation ». Pseudo-consultation ? Il est vrai que deux mots sont bannis du lexique présidentiel, deux mots considérés comme obscènes par la caste actuellement au pouvoir : « référendum » et « socialisme ».

À l’heure où nous publions ce papier, un sondage à la sortie des urnes donne 93 % de votes en faveur du rattachement à la Russie. Une « pseudo-consultation »… dont le résultat semble être un « oui franc et massif ».

Dominique  JAMET

( 16 mars, 2014 )

Que voter à Nancy .

 

Communiqué de la Section de Nancy de l’Union des Sections Royalistes Lorraines, Fédération Lorraine de la Restauration Nationale, envoyé à tous les médias locaux :

Les Royalistes de Nancy considèrent que la politique politicienne n’a pas à entrer en ligne de compte dans les élections municipales au cours desquelles il s’agit d’élire une équipe qui va diriger la commune pendant 6 ans. C’est donc sur les capacités de chaque liste à le faire que la décision a été prise. Or, il est clair qu’à Nancy, il y a une seule liste  suffisamment équilibrée entre des personnes expérimentées et des nouveaux connaissant bien leur domaine, entre des membres de mouvements et non « encartés », par ailleurs comprenant nombre de « colistiers » défenseurs de la famille, c’est celle dirigée par Laurent HENART. Aussi, les Royalistes appellent à voter dès le premier tour pour cette liste.

( 13 mars, 2014 )

On a enfin trouvé de gentils nazis !

communiqué du CRAF

Svoboda, nous dit Médiapart, parti national-socialiste (nazi), qui encadre l’insurrection ukrainienne d’Euro-Maidan, a été soutenu par l’UE et par plusieurs politiciens américains. Ce parti vient d’entrer dans le gouvernement d’Arseni Iatseniouk, chef de l’opposition.

Svoboda est pro Européen par nostalgie du grand Reich. Le signe de reconnaissance de cette formation est le même que celui de la division Das Reich qui s’illustra dans nos contrées à Oradour et dans le Vercors.

Mais selon Kouchner ou BHL, ces gens sont marginaux, certes nationalistes, mais rien à voir avec les nationalistes français qui eux, sont de la pire espèce. Pour qu’ils trouvent grâce à leurs yeux et à ceux des média (que je trouve très modérés soudainement à leur propos) il faut bien qu’ils y aient quelque chose que les autres n’ont pas. Certes, ils n’ont pas soutenu la « manif pour tous » qui a fait des émules dans toute l’Europe, c’est un bon point pour eux, mais est-ce suffisant ?

En France, être simplement nationaliste, voire même simplement patriote et attaché à quelque tradition, c’est aussitôt être d’extrême droite et donc nazi et donc infâmant. Mais, en Ukraine, il semble que ce soit assez bien porté et toléré par les instances internationales, pourtant bien souvent moralisatrices en matière d’humanisme éthéré.

Quand le commissaire européen, madame Ashton trouve naturel de poser en photo avec le parti Svoboda, elle rend hommage aux nazis ukrainiens qui ont donné l’assaut au parlement de Kiev et sans qui le dictateur serait encore au pouvoir. Ceux là sont donc de bons nazis : Ils sont, non pas pour l’Europe de Bruxelles dont ils n’ont que faire, et qui n’est en l’occurrence qu’un vecteur politique, mais pour l’OTAN. Et ça, aux yeux de l’état profond de l’ « Empire », c’est de l’or !

Ce parti d’allumés qui saluent, non pas en faisant une quenelle, ce qui a le don d’énerver BHL, mais carrément avec le bras levé hitlérien, que notre « philosophe » en chemise trouve quand même plus sain, est donc engagé dans un combat géostratégique qui vise à déstabiliser, l’influence russe dans cette région. On est loin du combat pour la démocratie.

Mais du coup tout s’éclaire : A chaque fois qu’il y a des troubles dans un pays (rappelons la litanie des « printemps arabes ») il y a toujours un groupe armé, mieux entrainé que les autres, plus radical qui prend rapidement la tête des émeutiers. Toutes ces révolutions ont abouti au chaos, à la ruine, aux deuils innombrables et à la misère des peuples maltraités. Mais d’insupportables dictatures, dont la particularité la plus énervante était leur attachement à l’indépendance, tombaient livrant le pays aux clans guerriers et à l’anarchie meurtrière.

Quand on prononce le mot OTAN, je ne puis m’empêcher d’entendre en écho : CIA.

Vous voyez où je veux en venir ?

Allons, je suis certainement paranoïaque !…Imaginer que la CIA ait pu entrainer, former en son sein et téléguider des commandos Islamistes au Moyen Orient et des Nazis en Ukraine, là, c’est vraiment aller trop loin. Et puis chacun sait que les vrais méchants sont du côté de Poutine.

Olivier Perceval – Secrétaire général de l’Action française

( 11 mars, 2014 )

NOUVELLE PLAINTE CONTRE INNA SHEVCHENKO !

communiqué de l’AGRIF

Nouvelle plainte contre Inna Shevchenko !

Cherchant toujours, car elle est payée et protégée pour cela, à se livrer à quelque nouvelle provocation anti-chrétienne puisée en fait dans le registre éculé de la diversité blasphématoire, la femhaine Inna Shevchenko n’a pas trouvé mieux que de déchirer publiquement une Bible au Texas, ce qui a été retransmis sur les canaux français, et tombe donc sous le coup de la loi française.

Ce qui est moins dangereux que de faire de même d’un Coran, ce qui lui vaudrait mille fatwas de condamnation à mort.

Chrétiens, nous ne lui souhaitons pas un pareil sort. Mais elle injurie une nouvelle fois les chrétiens dans sa constante de haine raciste professionnelle. L’AGRIF va donc incessamment déposer la plainte qui s’impose.

L’AGRIF rappelle qu’Inna Shevchenko, qui a immédiatement obtenu un droit d’asile d’ordinaire long à accorder, bénéficie à l’évidence de la protection des autorités de l’État et des soutiens de « l’établissement socialiste ».

L’AGRIF ne cessera pas de réclamer la dissolution des femhaines en général et également l’expulsion de la provocatrice professionnelle Inna Shevchenko.

Bernard Antony

( 11 mars, 2014 )

POLITIQUE MAGAZINE de Mars est paru

LA UNE DU MOIS

Au coeur de la décentralisation

mars 2014

POLITIQUE MAGAZINE de Mars est paru dans presse Une127

( 11 mars, 2014 )

CONTRE LE MARIAGE FORCÉ » : LA VIDÉO DOUBLEMENT IGNOMINIEUSE DE JULIE GAYET. L’AGRIF PORTE PLAINTE.

 Communiqué de l’AGRIF
« Contre le mariage forcé » : la vidéo doublement ignominieuse de Julie Gayet. L’AGRIF porte plainte.

Rappel du scénario :

Il s’agit du « mariage » d’une petite fille de huit ans concocté par des parents très « BCBG » (Julie Gayet et Alexandre Astier, tels qu’ils sont) avec un de leurs amis, un beau spécimen d’infra-humanité porcinisée. La « cérémonie » a lieu dans une somptueuse mairie de beau quartier avec grand escalier éclairé par un vitrail d’art chrétien.

La conclusion de la belle affaire, c’est le viol de la fillette, consommé par l’immonde acheteur. Et dans la chambre, très vite, presque furtivement, apparaît un crucifix suggérant plus que subliminalement le contexte « culturel », évidemment chrétien, bien sûr, de l’abomination des « mariages forcés ».

On est là bien sûr à nouveau dans le registre de « l’Infamille » d’accusation de la famille traditionnelle, chrétienne sociologiquement, de perversion. On baigne là dans l’abjection rehaussée par une méprisable lâcheté.

Le premier degré de l’abjection, c’est que s’il s’agissait de dénoncer la pédophilie, il n’y aurait nul besoin d’en représenter l’horreur dans le cadre d’un mariage certes imaginaire, surréaliste, diront les avocats de l’héroïque libératrice de la femme qu’est Julie Gayet.

Mais si le but explicite est bien de dénoncer le mariage « forcé », quel besoin alors de cet atroce scénario ? En fait, n’y vise-t-on pas encore et encore, par du sarcasme indigent, le mariage tout court ?

Car il n’y a jamais eu dans nos sociétés européennes d’atroces mariages  « forcés » comme celui représenté dans cette vidéo. Qu’on ne nous oppose pas anachroniquement les mariages à motivation politique, célébrés pour de très jeunes époux mais à consommation ultérieure. Et qu’on ne nous oppose pas non plus les mariages « arrangés » mais non « forcés » relevant d’autres contextes.

Mais l’ignominie de la vidéo gayesque est en effet surtout rehaussée par la lâcheté de l’obligation du politiquement correct de ne pas désigner la réalité, là où elle existe aujourd’hui, des mariages forcés, nombreux, c’est-à-dire en islam.

En islam où demeure dans l’enseignement des hadiths et de la charia le modèle du prophète Mahomet dans ses mariages et notamment le plus connu, celui avec Aïcha, donnée par son père, Abu Bakr, ce cher compagnon et futur calife, alors qu’elle est âgée de six ans. Mariage consommé quand elle aura neuf ans.

Et aujourd’hui, dans bien des sociétés islamiques et communautés implantées chez nous, les mariages sans consentement requis des épouses, qu’elles soient les premières, la deuxième, troisième ou quatrième, demeurent une pratique très répandue. Même si Mahomet a reconnu le droit des femmes à consentir.

Mais en cette affaire de soi-disant opposition au mariage « forcé », Julie Gayet ne s’est pas trompé de cible. Ce qu’elle vise, comme tant d’autres, dans un conformisme misérable, c’est le christianisme. Et ce qu’elle veut, c’est le mariage « défait ».

Et ce qu’elle attaque et diffame, c’est la société chrétienne, avec sa manière ignoble de l’inscrire dans une atroce parodie de mœurs. C’est pour cela que l’AGRIF lui demande raison devant les tribunaux.

1...205206207208209...237
« Page Précédente  Page Suivante »
|