( 15 novembre, 2018 )

L’hommage aux « Poilus » dévoyé par l’idéologie dominante

 

Communiqué de Bernard Lugan

 

Pensée par le socialiste Joseph Zimet en charge de la Mission du centenaire de la Grande Guerre, à la ville époux de Madame Rama Yade ancien secrétaire d’Etat de Nicolas Sarkozy, la cérémonie du 11 novembre 2018 célébrée sous l’Arc de Triomphe laisse une impression de malaise.

 

D’abord, comment expliquer l’insolite relégation des représentants de la Serbie à l’extérieur de la principale tribune officielle alors que leur pays fut un des artisans majeurs de la victoire après avoir perdu 450.000 combattants tués et 134.000 autres blessés sur une population de 4,5 millions d’habitants ? Sans compter des pertes civiles s’élevant à 800.000 morts…

 

Ensuite, comment qualifier l’insulte personnelle faite au président Trump, obligé de subir la prestation-provocation de sa compatriote d’origine béninoise, la chanteuse Angélique Kidjo, l’une de ses plus farouches adversaires ? Il est en effet utile de rappeler que cette militante activiste avait manifesté contre son élection au sein de la Women’s March, et qu’elle le qualifie d’homme qui n’a « ni morale, ni valeurs humaines »… Un tel affront diplomatique restera dans les annales…

 

Enfin, point d’orgue de la grande entreprise de réécriture de l’histoire de France, l’amplification du rôle de l’Afrique durant la Première Guerre mondiale, à travers un message plus que subliminal : les Africains ayant permis la victoire française, leurs descendants ont des droits sur nous et voilà donc pourquoi ils sont chez eux chez nous…

 

Je répondrai à ce troisième point en reprenant mon communiqué en date du 13 mai 2016 dont le titre était « La France n’a pas gagné la Première guerre mondiale grâce à l’Afrique et aux Africains ».

 

Laissons en effet parler les chiffres[1] :

 

1) Effectifs de Français de « souche » (Métropolitains et Français d’outre-mer et des colonies) dans l’armée française

 

- Durant le premier conflit mondial, 7,8 millions de Français furent mobilisés, soit 20% de la population française totale.

- Parmi ces 7,8 millions de Français, figuraient 73.000 Français d’Algérie, soit 20% de toute la population « pied-noir ».

- Les pertes parmi les Français métropolitains furent de 1.300 000 morts, soit 16,67% des effectifs.

- Les pertes des Français d’Algérie furent de 12.000 morts, soit 16,44% des effectifs.

 

2) Effectifs africains

 

- L’Afrique fournit dans son ensemble 407.000 hommes, soit 5,22 % de l’effectif global de l’armée française.

- Sur ces 407.000 hommes, 218.000 étaient originaires du Maghreb (Maroc, Algérie et Tunisie).

- Sur ces 218.000 hommes, on comptait 178.000 Algériens, soit 2,28 % de tous les effectifs de l’armée française.

- Les colonies d’Afrique noire dans leur ensemble fournirent quant à elles, 189.000 hommes, soit 2,42% de tous les effectifs de l’armée française.

- Les pertes des Maghrébins combattant dans l’armée française furent de 35.900 hommes, soit 16,47% des effectifs, dont 23.000 Algériens. Les pertes algériennes atteignirent donc 17.98% des effectifs mobilisés ou engagés.

- Les chiffres des pertes au sein des unités composées d’Africains sud-sahariens sont imprécis. L’estimation haute est de 35.000 morts, soit 18,51% des effectifs ; l’estimation basse est de 30.000 morts, soit 15.87%.

 

Pour importants qu’ils soient, les chiffres des pertes contredisent l’idée-reçue de « chair à canon » africaine. D’ailleurs, en 1917, aucune mutinerie ne se produisit dans les régiments coloniaux, qu’ils fussent composés d’Européens ou d’Africains.

 

Des Africains ont donc courageusement et même régulièrement héroïquement participé aux combats de la « Grande Guerre ». Gloire à eux !

 

Cependant, compte tenu des effectifs engagés, il est faux de prétendre qu’ils ont permis à la France de remporter la victoire. Un seul exemple : l’héroïque 2° Corps colonial engagé à Verdun en 1916 était composé de 16 régiments, or, les 2/3 d’entre eux étaient formés de Français mobilisés, dont 10 régiments de Zouaves composés très majoritairement de Français d’Algérie, et du RICM (Régiment d’infanterie coloniale du Maroc), unité alors très majoritairement européenne.

 

Autre idée-reçue utilisée par les partisans de la culpabilisation et de son corollaire « le grand remplacement » : ce serait grâce aux ressources de l’Afrique que la France fut capable de soutenir l’effort de guerre.

Cette affirmation est également fausse car, durant tout le conflit, la France importa 6 millions de tonnes de marchandises diverses de son Empire et 170 millions du reste du monde.

 

Conclusion : durant la guerre de 1914-1918, l’Afrique fournit à la France 5,22% de ses soldats et 3,5% de ses importations.

Ces chiffres sont respectables et il n’est naturellement pas question de les oublier ou de les tenir pour secondaires. Prétendre qu’ils furent déterminants est en revanche un mensonge doublé d’une manipulation idéologique.

Bernard Lugan 

[1] Les références de ces chiffres sont données dans mon livre Histoire de l’Afrique du Nord des origines à nos jours. Le Rocher, 2016.

 

( 15 novembre, 2018 )

Tombeaux.

 

Lu sur le blog de Jean-Philippe CHAUVIN

 

Chaque 11 novembre depuis une dizaine d’années, je relis quelques pages de « Tombeaux », recueil d’articles nécrologiques écrits par Charles Maurras et qui présente quelques figures d’une génération royaliste disparue dans la fournaise de la guerre de 1914-1918. Des noms aujourd’hui oubliés par le plus grand nombre, y compris dans les milieux monarchistes: Henri Lagrange, « le prince de la jeunesse » royaliste du Quartier Latin entre 1911 et 1914; Léon de Montesquiou, véritable théoricien de la raison d’Etat et l’un des plus brillants intellectuels de l’Action française; Henry Cellerier, auteur d’un livre passionnant mais aux nombreuses pages censurées lors de sa publication en 1916, « La Politique fédéraliste »; Jean-Marc Bernard, poète dauphinois auteur d’un des plus beaux poèmes, un des plus poignants aussi, sur les tranchées dans lesquelles, d’ailleurs, il trouvera la mort; etc. Quel cimetière de jeunes intelligences!

 

Tombeaux. dans Articles de fond tombeaux

Cette guerre terrible est, à nos yeux de contemporains, absurde. Mais elle a mobilisé 65 millions de personnes sur tous les champs de batailles (9 millions, je crois, de Français) sans vraiment de révoltes ni de mutineries, à quelques exceptions près. « Quand la guerre est là, qu’il y a danger aux portes de la Cité, il n’y a plus qu’à la faire,et à la gagner« , expliquaient alors les monarchistes, pourtant méfiants à l’égard de la IIIème République qui gouvernait alors le pays. Les générations d’après-40 reprocheront beaucoup à ceux de 1940 de n’avoir pas su la faire, et la gagner… L’Occupation montra, avec toutes les horreurs liées à l’application de l’idéologie nazie, que la défaite ou la soumission (même au nom du pacifisme), est la pire des catastrophes pour les « occupés ». Cela permet aussi de mieux comprendre l’acharnement des soldats de 1914-1918 « à ne pas céder », malgré l’horreur de cette première « guerre industrielle ».

Mais lorsque retentit le clairon de l’armistice, les combattants espèrent que leur souffrance, le sacrifice de leurs compagnons et de leurs ennemis, n’ont pas été vains. Malheureusement, la Paix des traités de 1919-1920 était déjà grosse des guerres suivantes, de celles de 1939-1945 et des Balkans dans les années 1991-1999, comme le soulignait dès 1920 dans son ouvrage « Les conséquences politiques de la paix » l’historien Jacques Bainville, le spécialiste des affaires étrangères de l’Action française.

Aujourd’hui, la guerre a pris d’autres formes et, si elle s’est apparemment « absentée » du continent européen, elle reste un risque, y compris pour nos vieilles nations désormais amies, confrontées à des périls qu’elles n’arrivent pas encore à exactement cerner. Aussi ne faut-il pas baisser la garde et maintenir notre défense à un niveau d’excellence qui lui permette de dissuader toute agression extérieure. La paix est un bien trop précieux pour que l’on néglige de la préserver.

Jean-Philippe CHAUVIN

( 15 novembre, 2018 )

NANCY-THERMAL

 

 

Voici enfin une bonne nouvelle : la métropole de Grand Nancy a décidé d’investir pour la renaissance d’une station thermale à Nancy. Nous l’attendons depuis 1977, année électorale où une liste, qui ne l’a pas emporté, l’avait mis à son programme. Des occasions ont eu lieu ensuite, en particulier lors de l’abandon par l’armée de l’hôpital Sédillot qui aurait été un endroit idéal… Mais cela ne s’est pas fait.

Aujourd’hui, cela va donc se faire. Nous l’espérons en souhaitant que le projet architectural s’intègre  bien dans la ville, pas comme cette autre bonne idée que fut l’agrandissement du musée lorrain gâché par un projet architectural aberrant !

Il faudra aussi surveiller attentivement le financement qui ne paraît pas très clair !

Philippe SCHNEIDER

( 15 novembre, 2018 )

LA GAUCHE SECTAIRE

 

 

Nous apprenons dans le numéro 1151 du bimensuel « Royaliste » (1) que « La région des Pays de Loire a décidé de donner au lycée de Carquefou le nom d’Honoré d’Estienne d’Orves, chef du réseau Nemrod, fusillé au Mont Valérien le 29 août 1941, Compagnon de la Libération ».

Cela ne devrait pas poser de problème. Pourtant, voilà qui ne plait pas à l’opposition de gauche qui fait campagne contre cette nomination car ce héros de la résistance était, comme beaucoup d’autres, monarchiste et catholique. Ils ne veulent pas qu’il soit honoré comme il se doit. Nous voyons bien là le sectarisme bête et stupide d’une gauche qui ne veut pas regarder la vérité en face.

Sans doute ces opposants auraient-ils préférés que l’on donne à ce lycée le nom d’authentiques hommes de gauche comme – au hasard ! – Marcel Déat ou Jacques Doriot ?…

 

Philippe SCHNEIDER

(1) 36-38 rue Sibuet, 75012, Paris

( 15 novembre, 2018 )

Démocratie et électoralisme

 

 

La récente conférence de presse tenue à Metz par M. Bruno North, président du CNIP, a été l’occasion de nous rappeler qu’en démocratie rien ne se résoudra par les urnes.

Bien sûr le CNIP est un parti conservateur, il s’affiche d’ailleurs libéral et conservateur.Libéral,sans pourtant être pour une déréglemention totale des marchés et une mise en concurrence de nos artisans avec les ouvriers chinois. Conservateur (un mot qui commence bien mal comme disaitle Comte de Paris), sans être bien précis sur ce qu’il y a à conserver. Favorable à l’égalité mais refusant l’égalitarisme (qui est son débouchement naturel…). Liberté, égalité, fraternité étant d’ailleurs le trio de valeurs revendiquées.

Il est sûr que ce discours peut rassurer nos anciens, il peut supporter des combats de résistance, de conservation, il est malheureusement uniquement en réaction. Il ne permet pas de propositions concrètes, d’actions porteuses de sens, qui puissent transformer la société, ou lui permettre de se développervers le Bien.

La stratégie électorale était, tout au contraire,bien définie ! Union avec Dupont-Aignan pour les européennes, permettant une campagne financée, donc une visibilité. Positionnement d’alternative, de vraie droite mais sérieuse, entre les Républicains mous et un Rassemblement National décrédibilisé. Une présence large pour pouvoir peser.

Ceci souligne que penser la politique sans avoir une école de pensée éloigne de la politique pour amener à l’électoralisme. Aujourd’hui comme hier la politique ne se fait pas dans les urnes, elle se fait dans les esprits.

Souhaitons néanmoins bonne chance à Thierry Gourlot, qui vient de lancer à cette occasion la Fédération de Moselle du CNIP. C’est une homme politique intègre(une rareté) et fidèle à ses idées (une exception). Il nous donnera, en continuant son engagement,l’occasion, et sans considération de parti, de pouvoir encore quelques fois mettre un bulletin dans l’urne sans être en désaccord avec le nom qui y est inscrit.

Antoine Mores

 

( 15 novembre, 2018 )

CNIP – Lancement de la Fédération de Moselle.

 

 

Samedi 13octobre à Metz, la salle était comble pour le lancement de la Fédération de Moselle du CNIP. Sous les auspices de Bruno North, président du CNIP, et avec la présence et l’appui du Sénateur Jean-Louis Masson, Thierry Gourlot a officiellement mise en ordre de marche la Fédération de Moselle du CNIP.

Le CNIP n’est pourtant une nouveauté, ni en en France où il est le plus vieux parti de la droite française, ni en Lorraine où il a été longtemps bien implanté, la dernière grande figure locale du CNIP ayant été le docteur Kiffer, bien connu et respecté maire d’Amnéville.

Néanmoins, du point de vue de Bruno North, les recompositions (décompositions ?) actuelles de la droite française, ouvrent un espace nouveau, une troisième voie, entre « Les Républicains » et le « Rassemblement National ». Sans jamais attaquer ces mouvements, il a cherché à préciser ce qui différenciait le CNIP. A savoir, selon lui, principalement ses valeurs. Ce sont d’ailleurs les valeurs que le sénateur Masson a mis en exergue pour expliquer son soutien, valeur de fidélité et d’honnêteté, tant personnelle que politique avec Thierry Gourlot.

Les valeurs mises en avant par Bruno North sont celles du libéral-conservatisme, libéralisme économique, conservatisme sociétal.

Si le discours sur les valeurs était rodé, ce sont bien les élections qui étaient en ligne de mire, particulièrement les élections européennes. Le CNIP vient en effet de rejoindre l’alliance des « amoureux de la France » emmenée par Dupont-Aignan, et qui regroupe égalementDebout la France et le parti Chrétien-démocrate de Jean-Frédéric Poisson. L’idée étant, pour la première fois, pour Dupont-Aignan, de faire une campagne à grands moyens (car remboursée).

Question à Bruno North :Vous vous inscrivez dans une ligne conservatrice, mais vu l’état actuel de la société, y-a-t-il encore beaucoup à conserver ? Quelles sont les valeurs positives (et non réactives) que vous portez ?

Bruno North :Nous sommes conservateurs, conservateurs des valeurs qui ont fait la France. Prenons l’égalité, la véritable égalité, n’est pas l’égalitarisme, c’est celle qui permet l’excellence, et nous voulons remettre l’égalité des chances et l’excellence en avant. La véritable égalité, c’est également celle qui s’oppose au racisme anti-blanc.

Question à Thierry Gourlot : le sénateur Masson l’a rappelé, vous êtes un homme de fidélité, un homme d’engagement ; quel est votre plan, vos projets, en dehors de l’agenda purement électoral ?

Thierry Gourlot : la priorité c’est la base, reconstruire une base, aujourd’hui la Moselleest la plus forte Fédération en Lorraine, il faudrait atteindre une cinquantaine de militants. Nous allons revenir aux sources du CNIP, les indépendants, artisans, petits entrepreneurs… Bien sûr il y aura les échéances électorales, les européennes, mais aussi les municipales… Même si nous ne sommes pas partout présents sous l’étiquette CNIP, nous serons acteurs.

 

Propos recueillis parJulien Becker

( 12 novembre, 2018 )

Dialectique macroniste du bien « progressiste » et du mal « populiste » : une débile manipulation idéologique !

 

Communiqué de l’AGRIF

 

Emmanuel Macron tente éperdument et dérisoirement de se voir reconnaître un rôle international de premier plan en vendant la camelote idéologique manichéenne d’un camp du bien pseudo « progressiste » opposé à un camp du mal « populiste ».

Moyennant quoi il pratique un affligeant déni de la réalité du monde.

Il ne dénonce pas en effet le plus effrayant des totalitarismes d’aujourd’hui, celui de la Chine communiste avec la divinisation de son chef Xi Jinping et la réalisation de son « meilleur des mondes » au niveau le plus élevé de la déshumanisation, véritable racisme antihumain.

Il ne dénonce pas l’impérialisme ottoman de la Turquie de M. Erdogan avec son très actif prosélytisme concurrentiel de ceux des autres puissances musulmanes pour la soumission du monde à la charia islamique avec ses intangibles prescriptions inhumaines, notamment les châtiments modélisés dans les Hadîths de la vie de Mahomet.

Il ne dénonce pas non plus le « meilleur des mondes » eurocratique dans l’inversion radicale des valeurs du Décalogue et dans la continuité réelle des pratiques nazies et communistes de l’eugénisme et des manipulations génétiques.

Le pseudo progressisme de M. Macron, c’est la cynique et déshumanisante déconstruction sociétale.

Son soi-disant patriotisme n’est qu’un artifice de discours alors qu’en réalité il pratique le plus parfait négationnisme des maux véritables qui menacent la paix civile en France et font toujours plus progresser le génocide français.

  • Macron ne brandit la fantasmagorique menace populiste qu’à des fins égoïstement électoralistes. Mais vouées à l’échec. Ce ne sont pas aujourd’hui la Hongrie, la Pologne, l’Autriche, l’Italie, la Tchéquie et autres États s’apprêtant à rejoindre cette alliance du refus de la tsunamigration qui menacent la paix de l’Europe.

C’est bien plus l’irresponsable gouvernement socialiste espagnol qui en ouvre les portes vers de probables voire d’inéluctables conflits ethno-communautaristes.

  • Macron est soit un ignorant, soit un pitoyable falsificateur de l’histoire lorsqu’il compare notre époque à celle des années 20 ou 30, au demeurant fort différentes.

On ne saurait en effet oublier combien les mauvais traités de Versailles et de Saint-Germain, simultanément aux abominations de la révolution bolchevique, ouvrirent la voie à Adolf Hitler et à la monstruosité nazie. Tout comme les formidables aberrations des politiques de la France et du Royaume-Uni, un Léon Blum en tête, niant le danger hitlérien, jetèrent Mussolini dans les bras d’Hitler.

  • Macron, à son rang, n’a ni le droit d’être ou un ignare ou un menteur.

    L’AGRIF

    70 boulevard Saint-Germain
    75005 PARIS
    01 40 46 96 31

( 12 novembre, 2018 )

Le Prince Jean de France rend hommage aux soldats tombés pour la France

 

11 novembre 2018

En ce jour de commémoration de l’armistice de 1918, comme beaucoup de Français, je pense aux noms gravés sur nos monuments, au coeur de nos villages, et je me souviens de nos soldats tombés pour la France.

Dans l’Europe pacifiée d’aujourd’hui, leur mort peut paraître distante et vaine. Pourtant, emportés dans l’escalade de violence qui se mettait en place, souvent bien loin de leurs vies quotidiennes, et des limites de leur existence individuelle, c’est une frontière commune qu’ils ont défendue. La frontière d’une histoire, d’une manière de vivre, d’une langue qui rendent la France si chère à notre coeur.

Tout doit être évité pour que l’humanité ne donne plus le spectacle d’un tel carnage. Mais que ce voeu ne nous empêche pas de méditer le courage de ces soldats qui ont fait tous les sacrifices, non seulement par obéissance, mais aussi par conscience d’un bien supérieur à leur propre existence.

Le prince Jean de France
(Page facebook officielle)
( 10 novembre, 2018 )

Histoire & Action Française • Centenaire de l’armistice : Iranien, poilu et camelot du roi

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Exactement un mois avant l’armistice, le 11 octobre 1918, en l’Hôtel de Ville de Marseille, était célébré le mariage d’André Iskaria et de Henriette Anastay. la cérémonie religieuse ayant lieu le 12 à l’église St-Cassien, chemin du Vallon de l’Oriol.

Évoquer cet événement concernant des personnes inconnues permet, à partir d’un cas particulier, de rendre hommage aux soldats qui combattirent en 14-18. C’est aussi un moyen de comparer cette époque avec la nôtre, et aussi de rappeler un moment de l’histoire de l’Action Française en Provence.

André Iskaria était un Iranien, un Persan disait-on alors, de la communauté catholique assyro-chaldéenne du nord-ouest de la Perse, à la limite de la Turquie et de la Syrie actuelles. Né à Mawana, il entra au séminaire d’Ourmia tenu par les lazaristes français qui lui donnèrent l’amour de la France et de sa culture. Il dut fuir les persécutions des Kurdes et, en passant par la Russie, finit par débarquer à Dunkerque en 1912.

André légionnaire 2.jpgEn sortant du bateau, il ne se précipita pas pour demander des aides sociales, qui d’ailleurs n’existaient pas, mais pour s’engager dans la Légion Étrangère. André participa aux opérations de pacification du Maroc. En 1915, il fut envoyé aux Dardanelles puis en Serbie où il fut blessé.

Pendant sa convalescence à Marseille, il fit la connaissance d’Henriette, fille de Henri Anastay qui possédait une des plus importantes pharmacies de Marseille, rue de l’Arbre (actuelle rue Vincent Scotto).

Comme Henri, membre de la haute bourgeoisie marseillaise, s’opposait à ce que sa fille s’unisse à un basané sans le sou, même s’il était chrétien, il fallut attendre son décès. Après le temps de deuil habituel à l’époque, le mariage put avoir lieu le 11 octobre 1918.

André et la médaille coloniale.jpgAvec l’armistice qui suivit quelques semaines plus tard, Henriette et André Iskaria purent envisager un avenir heureux. Ils eurent cinq enfants et quittèrent le Vallon de l’Oriol pour le Roucas-Blanc. Surtout, l’ancien légionnaire blessé au combat obtient la nationalité française en 1920, permettant à son épouse de retrouver la sienne. En effet, à l’époque, le mariage avec un étranger faisait perdre la qualité de citoyen français. Quel gouvernement oserait rétablir une telle loi de nos jours ?

AF 1931.pngPeut-être fut-ce par crainte de la dénaturation de la victoire par les mesquines luttes politiciennes qu’André Iskaria, l’Iranien dont le sang avait coulé pour la France, adhéra au nationalisme intégral de l’AF et devint un ardent camelot du roi de la section marseillaise jusqu’à sa mort,  des suites d’un accident, en 1940.

On retrouve souvent son nom dans les colonnes du quotidien royaliste au titre des donateurs de la section de Marseille.

menu Maurras.jpgLa famille Iskaria avait un grand respect pour le prétendant au trône et une grande admiration pour Charles Maurras.

Ses descendants conservent toujours un autographe de Maurras inscrit sur le menu du banquet organisé en avril 1931, à l’occasion du troisième congrès de la Fédération Provençale des sections d’Action Française.

Cet Iranien, catholique, patriote, royaliste, n’a-t-il pas autant sinon mieux mérité de la patrie que certains ?

Michel Franceschetti

( 10 novembre, 2018 )

Paris 13 novembre, aux Mardis de Politique magazine,

 

 

Paris 13 novembre, aux Mardis de Politique magazine, le colonel

Michel Goya dira comment l’armée française a gagné la Grande

Guerre

 

Rendez-vous à partir de 19 h 00 - Conférence à 19 h 30 précises
Participation aux frais : 10 euros -  Etudiants et chômeurs : 5 euros

Salle Messiaen, 3 rue de la Trinité  Paris 9° - Métro La Trinité, Saint-Lazare

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Renseignements : Politique magazine, 1 rue de Courcelles Paris 8° – T. 01 42 57 43 22

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