( 11 février, 2020 )

DE DREUX À LA FRANCE

 

Editorial du site de l’Action Française

 

L’important entretien que le comte de Paris a accordé à Frédéric de Natal pour le mensuel L’Incorrect [1] du mois de février est, par la teneur de ses propos, un acte politique fort, qui s’inscrit dans la suite d’un premier acte, majeur celui-là, à la fois religieux et politique, qui fut la demande de pardon du Prince, le matin du 21 janvier dernier, au début de la messe pour Louis XVI, des fautes commises par ses ancêtres, notamment par Philippe-Égalité. Toutes choses étant égales par ailleurs, c’est immédiatement à la décision de Jeanne d’Arc d’aller sacrer le «  gentil Dauphin  », pourtant déjà Charles VII de jure, que fait penser cette décision de Jean IV de demander pardon : la politique de Jeanne d’Arc eut pour fondement le sacre, sans lequel Charles VII n’était pas totalement établi dans ses droits, et le premier de celui-ci : servir le pays. De même, la politique de Jean IV aura désormais pour fondement cette demande de pardon  : «  Le décès de mon père l’année dernière, le jour même, quasiment à l’heure même, de celui du roi Louis XVI, a signifié pour moi que la boucle devait être bouclée.  » « Je souhaitais clore tout cela  » — «  une trace et un reproche  », même infondé — «  pour me tourner vers l’avenir.  »

Hier, le chemin, de Chinon à Reims  ; demain, celui, déjà commencé, de Dreux aux Français  ? La nécropole de la maison de France, sur cette vieille terre royale qui, dans sa réalité quotidienne, incarne la France d’aujourd’hui au milieu de laquelle vit la famille royale, est bien, pour le prince, le point de départ de la reconquête du cœur et de l’esprit des Français. «  La terre de France, souligne le prince, détermine la façon de vivre, c’est le cœur et l’esprit de notre nation. Elle vous fait prendre conscience que vous dépendez de quelque chose d’autre que vos propres désirs. C’est pour cela que Paris n’a pas compris le mouvement des Gilets jaunes  », lesquels « se sont rendu compte que la Révolution devait lutter contre les inégalités mais que plus de 200 après la situation est pire.  »

Oui, la situation est bien pire, mais notre chance est ce prince décidé à peser sur l’avenir du pays, pour ne pas laisser les élites en place continuer de le laisser partir à vau-l’eau, voire de trahir ses intérêts, comme Macron, encore récemment, qui veut livrer notre force de frappe à l’aventure européenne, à laquelle seul il croit. Comme le prince le souligne avec une grande sévérité, « la difficulté de la France, souvent  » — il parle de ses dirigeants — «  c’est de chercher l’intérêt de l’Europe avant ses propres intérêts  ». Or, «  il faut que le gouvernement regarde l’intérêt de notre nation avant tout. C’est sa première responsabilité pour moi  », regrettant au passage, s’agissant de Macron, son «  décalage par rapport à la réalité du pays  », un décalage entretenu par son entourage.

C’est que le Prince est non pas un homme de parti mais «  un homme de conviction par nature  », appelé de ce fait à expliquer ses convictions sur des sujets «  comme la bioéthique, les Gilets jaunes, les grèves  ». «  C’est mon rôle de donner ma vision de la France  ». Ainsi, son devoir est de rappeler aux Français, par exemple sur les lois de bioéthique, que le désir ne saurait devenir la source de la norme et du droit, au risque de détruire les fondements de la société. Aussi, est-ce «  sans aucune hésitation  » qu’il envisage d’aller de nouveau manifester. Non pas homme de parti, en effet, alors que, souligne-t-il, le quinquennat soumet encore davantage le chef de l’Etat à leur loi. Au contraire : « La logique d’un monarque est complètement différente de celle d’un président de la République. Il se soucie seulement du bien du pays.  »

Il est dès lors très intéressant qu’il prenne pour modèle de monarchie contemporaine une monarchie non pas symbolique mais active, à savoir le Liechtenstein, qui connaît «  un équilibre entre les trois pouvoirs — celui du prince, celui du parlement et celui du peuple avec les votations. J’insiste sur le fait qu’on ne parle pas de partage du pouvoir mais d’équilibre.  » Et il est revigorant de l’entendre souhaiter exprimer «  des prises de position un peu plus politiques  » et organiser «  des déplacements qui vont aussi dans ce sens-là  ».

Fédérer les Français autour de sa personne ? « Je le fais tous les jours  », rappelle-t-il, même s’il regrette le manque de moyens. Qu’il sache que l’Action française n’existe que pour le servir : elle n’a d’autre justification. Les royalistes n’aspirent qu’à lui apporter leur aide, dans la mesure où il le souhaite, et sans autre dessein que de ramener l’héritier. De Dreux, aux Français, oui, la route est déjà commencée.

François Marcilhac

[1] https://lincorrect.org/jean-dorleans-comte-de-paris-la-revolution-devait-lutter-contre-les-inegalites-200-ans-apres-cest-pire-lincorrect/

( 10 février, 2020 )

Intolérable affirmation suprémaciste pan-islamique sur une église d’Albi

 

Communiqué de l’AGRIF

L’exhibition de drapeaux de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie sur le toit de l’église Saint-Jean du quartier de Reyssac à Albi, révélée par l’Observatoire de l’islamisation, constitue évidemment une emblématique provocation d’affirmation suprémaciste islamique. Cela est intolérable et tombe à l’évidence sous le coup de la loi. Songeons que pour avoir seulement déployé une banderole sur le chantier de la mosquée en construction de Poitiers, des militants identitaires ont été lourdement condamnés.
L’AGRIF va tout de suite confier à ses avocats le soin d’entamer la procédure de dépôt de plainte qui s’impose.

( 10 février, 2020 )

Harangue du 5 janvier 2020

 

 

Orléans 1429/Nancy 1477

 

Pour la quarante-troisième année, nous nous retrouvons sur cette place dite de la Croix de Bourgogne… Mais, sachez-le, la date historique du 5 janvier 1477 qui vit la victoire des Lorrains sur le puissant Charles de Bourgogne n’a jamais été oubliée.

Le 5 janvier a été longtemps et joyeusement fêté à travers les siècles avant son interdiction exigée par les français occupant la Lorraine.

Dans la suite des temps, on a imposé les fêtes républicaines. Le 14 juillet à alors obligatoirement primé sur toutes les autres commémorations. Pourtant, à travers les siècles il y eu des mainteneurs de la tradition.

Juste avant nous, il y avait le journaliste Gabriel Bichet (le restaurateur du fort de Villey-le-Sec) qui a tenté de faire commémorer officiellement le 5 janvier, mais aucune des différentes municipalités n’a accepté de célébrer cet évènement qui pourtant changea la carte de l’Europe.

 

Cette année 2020 marque le centenaire de la canonisation de Jeanne d’Arc, la bonne Lorraine, il nous a plu de relever des similitudes étonnantes entre Jeanne et René II de Lorraine… Comme Baudricourt de Vaucouleurs, Jeanne était opposée à la mainmise Anglo-Bourguignonne sur les terres de Domremy, de France et de Lorraine… Tout comme aujourd’hui nous sommes résolument contre la mainmise de l’Islam sur les terres de France.

Il y a des similitudes entre l’action de Jeanne à Orléans et l’intervention de René II à Nancy le 5 janvier 1477.

Jeanne est chef de guerre à l’âge de dix-sept ans.

Le jeune duc René II, est surnommé « l’enfant » par l’orgueilleux Charles de Bourgogne.

Jeanne délivre Orléans, au bord de la reddition, car épuisé par la famine, le 29 avril 1429. A partir de cette date, la délivrance d’Orléans sera officiellement et joyeusement fêté tous les ans.

Il s’agit de la plus ancienne fête commémorative de France ayant traversé les siècles, puisque cette victoire de 1429 est encore célébrée aujourd’hui.

-           Le 5 janvier 1477, au lever du jour, le jeune duc René II et ses troupes sont en marche pour délivrer Nancy, la capitale ducale assiégée et affamée. La population en est réduite à manger chiens, chats et rats.

-           On connait la suite, qui est la victoire des Lorrains et la mort du grand-duc d’Occident surnommé le Téméraire.

-           Si, à travers les siècles, Orléans maintien le souvenir de sa délivrance, Nancy, hélas, a cédé à la décision arbitraire de supprimer cette fête identitaire que l’on confondait alors avec la fête des rois…

 

Pourtant, ici, 543 après, nous sommes quelques-uns à conserver la mémoire et à maintenir le souvenir de la Lorraine fière et indépendante. Peut-être sommes-nous à l’origine du renouveau identitaire que l’on tente d’effacer des mémoires…

Gardons courage, encore et toujours… Haut les cœurs ! Haut les bannières…

VIVE LA LORRAINE !

 

Jean-Marie CUNY

( 10 février, 2020 )

Pour une politique écologique

 

Lu sur « Je Suis Français »

 

Qu’on ne compte pas sur nous pour l’accabler davantage. Il a été suffisamment dit et écrit çà et là que mademoiselle Greta Thurnberg est manipulée, fanatisée et financée par un entourage suspect où se rejoignent écolos radicaux et industriels adeptes de l’écoblanchiment.

Les plus fins des critiques l’ont même affublée de surnoms qui, il faut le reconnaître, sont plutôt savoureux : pour le philosophe Michel Onfray, elle est « la cyborg suédoise » ; pour le journaliste Vincent Hervouët, « la vestale fiévreuse ».

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Mais elle aura eu ce mérite, par la répulsion même qu’elle inspire, et en réaction contre son discours négatif et pourri de mauvais bons sentiments, de susciter chez beaucoup une prise de conscience de la dimension politique de l’écologie.

Le stupide écologisme à la mode ne peut en effet que nuire à l’écologie elle-même. La plupart des convertis à la religion écolo ont déjà oublié que les maux bien réels qu’ils dénoncent, les imputant au seul libéralisme économique, sont la conséquence de deux siècles d’un aveuglement matérialiste collectif fondé sur la foi, à droite comme à gauche, en un productivisme effréné permettant une croissance indéfinie – et le paradis sur terre. Révolution : on a mis le feu à la maison et maintenant on pousse des cris d’orfraie.

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S’impose donc un changement de(s) mentalité(s). Parce qu’elle valorise le terroir, lui-même facteur d’enracinement et d’identité, et qu’elle fait de la frontière la meilleure protection contre la nocivité de beaucoup d’échanges commerciaux internationaux, l’approche « localiste » de M. Juvin est très intéressante. Cependant, et on se souvient ici du « nuage de Tchernobyl », on comprend bien qu‘un certain repliement, si salutaire soit-il, ne suffirait pas : ses adversaires reprochent ainsi au souverainisme d’être inefficace contre « la globalisation de la menace écologique » (Thomas Legrand, France Inter, 11 septembre). L’écologie supposerait-elle donc le multilatéralisme, voire une gouvernance supranationale ? 

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C’est ce que nous avons en tout cas compris du discours de M. Macron à l’Onu (24 septembre). Discours naïf et peu réaliste puisqu’il inscrit toute action écologique dans le cadre onusien, peut-être pour complaire à l’intelligentsia écolo, heurtée par ses réticences vis-à-vis de la jeune Greta. Cette approche multilatéraliste onusienne nous paraît doublement fautive. D’abord parce qu’elle confère à l’Onu une compétence et des capacités que cette organisation ne possède pas. Ensuite parce que l’ouverture en grand des frontières qu’elle suppose contredit la nécessaire régulation du flux désormais insensé des échanges mondiaux que cette ouverture a permis. Impossible équation écolo-macronienne.

Est-ce à dire que l’impasse est totale ? Non, car le réalisme politique le plus élémentaire nous rappelle que les relations internationales passent par les Etats eux-mêmes et non par une instance à vocation supranationale : mieux vaut un bon traité à quatre ou cinq Etats qu’un douteux unanimisme de pure forme. Retour donc du souverainisme, l’Etat étant par ailleurs – et nous le savons bien en France – le seul capable de garantir à l’intérieur de nos frontières les pratiques de consommation plus traditionnelles évoquées ci-dessus.

Louis-Joseph Delanglade

 

( 9 février, 2020 )

L’armée syrienne poursuit la reconquête d’Idleb malgré l’armée turque

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

La fulgurante progression syrienne se poursuit malgré la résistance des djihadistes, et des dizaines de villages ont été repris le long de la route M5 en direction d’Alep. Le principal objectif annoncé ici la semaine dernière, la ville de Saraqeb, a été atteint jeudi 6 février et l’armée quadrille maintenant cette ville fantôme désertée par la population et les djihadistes.

Face à cette offensive dont la réussite, malgré des pertes non négligeables, surprend les observateurs, la Turquie est en plein désarroi. Plusieurs des postes militaires qu’elle avait installés avec l’agrément russe à la suite des accords d’Astana, sont maintenant en territoire syrien reconquis et donc encerclés par l’armée syrienne.

Une violente confrontation a d’ailleurs opposé les deux protagonistes à coups d’artillerie le 3 février : quatre soldats turcs tués selon Ankara qui a riposté et affirme avoir « neutralisé » une quarantaine de soldats syriens. Selon Le Monde, ce serait plutôt 8 Turcs et 13 Syriens tués. Mais quel que soit le bilan, c’est le caractère inédit de cette confrontation qu’il faut souligner. Erdogan a proféré ces derniers jours des menaces répétées contre Damas, semblant oublier que tous ces combats ont lieu sur le territoire syrien qu’il compte donc occuper encore longtemps.

Parallèlement d’importants convois militaires ont quitté la Turquie pour Idleb capitale de la province du même nom. La situation est très tendue et les deux armées sont maintenant presque face à face.

Il est difficile de prévoir l’attitude à venir de la Turquie : se mettra-t-elle en travers de la reconquête syrienne ? Elle ne l’a pas vraiment fait pour l’instant malgré de multiples mises en garde à la . Ainsi à Saraqeb, l’armée turque s’est retirée après avoir pourtant annoncé qu’elle allait y installer des postes militaires. Le repli précipité des djihadistes d’al-Nosra (devenu Hayat Tahrir al-Cham) a sans doute aidé à se décider dans ce sens mais que décidera Erdogan lorsque l’armée syrienne se rapprochera d’Idleb où de nombreux soldats turcs sont présents ?

D’ici-là une rencontre avec Vladimir Poutine aura probablement eu lieu : les deux hommes prennent soin de discuter dès que la situation l’exige, aucun des deux ne voulant se fâcher avec l’autre.

Toutefois, il ne semble pas qu’Idleb soit le plus urgent pour Damas. Tout d’abord l’armée syrienne n’a pas les moyens humains de se lancer dans une offensive aussi ambitieuse et les Russes, sans le soutien aérien desquels rien n’est possible, ne voudront pas contrer Ankara au-delà de l’acceptable. Or Erdogan ne veut plus de réfugiés syriens sur son sol et l’assaut d’Idleb entraînerait un exode massif des Syriens présents dont beaucoup sont liés aux combattants islamistes.

Damas devrait donc s’orienter vers la fin de la reprise de la route M5 vers Alep. C’est pourquoi des militaires syriens épaulés par des Iraniens dont c’est le grand retour, tentent de percer les défenses islamistes au sud-ouest d’Alep.

Moscou a annoncé que plusieurs conseillers russes ont été tués dans cette zone. C’est assez rare et cela démontre que la Russie est, plus que jamais, au cœur de cette guerre contre l’islamisme qu’elle va assurément gagner.

Antoine de Lacoste

( 6 février, 2020 )

Le duc d’Angoulême, Parrain du GRS IDF – 8ème BCP

 

Information tirée du blog « La Couronne »

 

Son Altesse Royale, le prince Eudes de France, duc d’Angoulême, frère cadet de Monseigneur le Comte de Paris, a été intronisé récemment parrain du Groupement de Recrutement et de Sélection d’Île de France – 8ème Bataillon de Chasseurs à pied (GRS IDF – 8ème BCP).

 

Le Groupement de Recrutement et de Sélection d’Île de France, qui a reçu officiellement le 18 juin 2019 l’appellation GRS IDF – 8ème BCP, a repris l’ensemble des traditions du 8ème Bataillon de Chasseurs à pied, héritier d’un bataillon de Chasseurs créé en 1838 par le prince Ferdinand-Philippe d’Orléans, duc d’Orléans  (1810-1842), ancêtre du prince Eudes, duc d’Angoulême.
( 6 février, 2020 )

George Steiner, maître à lire

 

 

La mort du grand universitaire George Steiner nous invite à revisiter une œuvre critique d’une extrême importance. C’est la culture qui donne son âme à une civilisation qui est faite de richesses patrimoniales et d’échanges. Sans compter cette richesse commune qu’est la Bible.

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En apprenant lundi soir la mort de George Steiner, d’instinct j’ai recherché ses livres dans ma bibliothèque. N’était-ce pas avant tout l’homme des livres, lui le lecteur insatiable et le transmetteur ? Malheureusement, ma bibliothèque étant en dérangement et en instance de rangement, je n’ai pu retrouver le carton où ils sont provisoirement emballés. J’aurais aimé relire quelques pages d’Après Babel que j’ai lues à peu près à sa parution, sous le conseil pressant de Pierre Boutang au milieu des années soixante-dix. Steiner m’avait ouvert tout un monde, qui est celui de la parole et de l’écrit avec la polyphonie des langues, ce trésor merveilleux.

Universitaire de réputation mondiale, Georges Steiner est d’abord connu comme critique, un métier qu’il considérait avec la plus grande humilité. À Stéphane Barsacq qui l’interrogeait là-dessus, il répondait : « J’aimerais, si on se souvient de moi, oui j’aimerais que ce soit en tant que maître à lire. Maître à penser, je n’ose pas y aspirer, maître à lire, oui. » Et pour se mieux faire comprendre il empruntait une métaphore à Pouchkine : « C’est moi qui écrit les lettres, vous vous contentez de les mettre à la boîte. » La richesse de sa vie, notre professeur estimait que ça avait été de mettre les lettres à la boîte. Et encore : « Quand on a passé sa journée à enseigner Le roi Lear ou Phèdre ou Partage de midi, l’on se dit : “À quoi bon ?” Parce que la richesse de ces textes, de ces hommes est d’un ordre tout à fait différent du nôtre… » Mais, cher maître, pour pouvoir transmettre, il faut savoir se pénétrer du génie d’autrui et savoir aussi traduire, qui est bien une des plus belles facultés de l’esprit humain !

Steiner avait une hantise qu’il exprimait à Barsacq dans les termes les plus directs : « Les temps vont être très difficiles, il n’y a pas de doute… Et il y a une forme de populisme, plein de vengeance, qui dit : on en a assez de votre culture, vous nous emmerdez avec votre culture. » Les pop stars n’ont-ils pas remplacé les écrivains ? Et pas seulement pour la jeunesse. À l’Élysée, pourtant sous François Mitterrand, Régis Debray était en concurrence sévère avec Jack Lang pour donner la prééminence aux écrivains par rapport aux vedettes du showbiz. Mais Steiner demeurera comme un témoin, gardien des vraies richesses de l’esprit et du cœur. Je pense à son appartenance juive, souvent compliquée, mais qui tenait d’abord à son attachement au livre des livres, la Bible. Ce livre dont il savait mieux que quiconque qu’il avait irrigué toute la grande littérature occidentale !

Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 5 février 2020.

( 6 février, 2020 )

Une période grosse d’incertitude

 

Éditorial du Directeur éditorial du « BIEN COMMUN »

 

La période qui s’ouvre est grosse d’incertitude pour un pouvoir qui sent monter la colère du pays réel. Que Macron ait cru nécessaire d’entamer un couplet sur la dictature, dans l’avion qui le ramenait d’Israël, montre combien il est lucide sur l’état de l’opinion. Nous passerons sur le fait qu’en décrivant l’idealtype d’une dictature, il ne faisait que reprendre les traits les plus caractéristiques de sa façon de gouverner, depuis deux ans : un pouvoir isolé, enfermé dans ses certitudes, traitant ses opposants de «  séditieux  », gouvernant sans tenir compte du Parlement dans le mépris le plus parfait de sa majorité, dont certains éléments commencent à se séparer, et réprimant à tout va sans plus s’imposer de limite en matière de violence ou de répression judiciaire… A preuve, le rétropédalage tardif de Castaner, qui « lâche  » — le mot est d’un syndicaliste de la police — ceux là même qui ont permis au pouvoir de résister depuis un an, en appliquant des méthodes contraires à la théorie française du maintien de l’ordre appliquée depuis mai 68. Nous apprenons que le pouvoir renonce aux grenades arracheuses de main, la GLI-F4. Sera-ce demain le tour des LBD ? Rien n’est moins sûr. Tant que le pouvoir pourra rester dans un déni général, lâchant ici ou là un peu de lest lorsqu’il le juge tactiquement nécessaire, il ne sera pas prêt à renoncer à une conception violente du maintien de l’ordre qui a pour double avantage de faire peur aux opposants et de les criminaliser a priori, puisqu’ils sont dignes d’être traités comme des …«  séditieux  ».

Pourtant, ce n’est pas des Gilets jaunes, ni des syndicats non réformistes, mais du très respectable Conseil d’État que vient le dernier coup porté au pouvoir… au sujet de la réforme des retraites. Comme par hasard, la CFDT a fait profil bas… Le Conseil d’État, qui est chargé de porter un avis sur les projets de loi — la pratique étant désormais de les rendre publics — n’a pas mâché ses mots pour descendre en flèche une réforme que l’institution juge à la fois nullement nécessaire, douteuse aux plans constitutionnel et conventionnel — les conventions internationales que nous avons signées  —, manquer de cohérence, d’autant qu’elle juge les études d’impact, sur les conséquences, notamment financières et en termes de visibilité, des textes bientôt en discussion au Parlement, absolument insuffisantes — nous renvoyons à l’excellente analyse de Christophe Boutin sur le sujet. Contentons-nous de citer le début de sa conclusion : «  Pour le Conseil, les six objectifs assignés au système universel — équité des cotisations et prestations, solidarité au sein des générations, garantie de niveau de vie pour les retraités, liberté de choix de la date de départ à la retraite, soutenabilité économique du système universel et lisibilité des droits constitués par les assurés tout au long de la vie – “apparaissent par elles-mêmes dépourvues de valeur normative », ce qui veut dire, très concrètement, que ce n’est que du vent.”  » [1]

Les politiques doivent se mordre les doigts d’avoir milité, au nom de la sacro-sainte transparence, pour que soient rendus publics les avis du Conseil d’Etat sur les projets de loi, auparavant connus du seul exécutif… [2] Qu’importe ? L’essentiel, en l’occurrence, n’est évidemment pas dans une réflexion sur l’équilibre des pouvoirs, pour savoir si, avec un tel avis, le politique n’est pas en train de perdre le peu d’autonomie qu’il lui reste par rapport au juge. Outre que cet avis n’est pas contraignant, ce qui importe seul, c’est sa validité. Et là, la gifle, pour l’exécutif, est violente. Car indépendamment de la pertinence de l’instauration d’un prétendu système universel, dont nous avons dit et redit ici, que la seule justification était de mettre fin, à terme, au système par répartition au profit des fonds de pension, il est clair que le projet du gouvernement paraît mal ficelé. Nous avions déjà pu constater qu’Edouard Philippe avait, sur la question des 80 kilomètres heure, une belle tête de vainqueur : son obstination imbécile a été un des éléments déclencheurs de la révolte des Gilets jaunes, avec l’augmentation des taxes sur l’essence. Sur un sujet infiniment plus grave, il est certain qu’il a atteint son niveau d’incompétence. Mais il entraîne dans sa chute de crédibilité un président de la République qui avait fait de cette réforme un moment phare de son quinquennat et qui semble surtout l’avoir pilotée à vue… La complicité de la CFDT n’était pas suffisante pour servir d’interface, comme on dit aujourd’hui, avec la société civile, surtout lorsque les plus hautes instances de la République s’en mêlent…

Sur l’affaire des retraites, Christophe Boutin semble penser que seul un référendum permettrait de sortir de l’impasse. «  Faut-il imaginer, pourquoi pas, un conflit nouveau dans la haute administration, entre une tendance “régalienne” qui verrait d’un mauvais œil le démantèlement de l’État et du pacte social entrepris sous la présidence d’Emmanuel Macron, et une tendance “mondialiste” à laquelle elle s’opposerait ? Ce qui est certain en tout cas, c’est que si le conflit se cristallisait il ne pourrait plus être arbitré que par le peuple, dans cette ultime expression du souverain qu’est la voie référendaire.  » On sait ce que nos élites en pensent,… et ce qu’elles font des référendums lorsque les résultats leur déplaisent. D’autant que l’impopularité du chef de l’Etat semble repartir à la hausse, ce dont nous ne nous plaindrons pas. Mais on connaît les reproches des tenants de la seule démocratie participative au référendum  : les Français répondent toujours à une autre question que celle qui leur est posée. Ce qui est sûr, c’est qu’un tel référendum — évoqué seulement par le pouvoir exécutif s’agissant de mesurettes à la sortie de la Convention citoyenne pour le climat — ne pourrait que viser à résoudre un conflit de grande ampleur, en prenant de cours un début de rébellion ouverte du pays réel.

L’essentiel reste dans la fragilisation galopante de notre tissu social. Or, pendant ce temps, Macron ne trouve rien de mieux que de comparer la guerre d’Algérie à la Shoah, c’est-à-dire, outre le ridicule odieux de la comparaison [3], de fissurer davantage encore le regard que les Français et en premier, ceux de fraîche date, portent sur leur pays — ou sur celui que ces derniers devraient considérer comme le leur, alors que nos élites les poussent à le haïr, peut-être parce qu’elles le méprisent elles-mêmes…

François Marcilhac 

[1] https://www.atlantico.fr/decryptage/3586541/retraites–ce-qui-se-joue-vraiment-avec-l-avis-de-conseil-d-etat-sur-le-projet-de-loi-du-gouvernement-christophe-boutin

[2] Ce changement dans les pratiques trouve son origine dans une déclaration du Président Hollande lors de ses voeux aux corps constitués le 20 janvier 2015. Celui-ci a annoncé son souhait de voir diffuser ces avis, considérant que  : «  Mieux légiférer, c’est aussi mieux préparer les projets de loi. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de rompre avec une tradition séculaire des secrets qui entourent les avis du Conseil d’État. Le Conseil d’État est le conseil juridique du gouvernement. Son avis est d’intérêt public et son expertise sera donc rendue publique. Le Conseil d’État, par ses avis, informera donc les citoyens, mais il éclairera aussi les débats parlementaires.  »

[3] Nous renvoyons à l’entretien de Jean Sévillia sur le sujet dans Le Figaro  : https://www.lefigaro.fr/vox/histoire/comparer-la-guerre-d-algerie-et-la-shoah-est-de-la-folie-sur-tous-les-plans-20200124

( 6 février, 2020 )

Hommage aux mots du 06 février 1934

 

Ce sont des anciens combattants, sans arme, que le Cartel des gauches a fait tuer le 6 Février 1934

 

Les morts du 6 février :

– AUFSCHNEIDER Alphonse, mort pour la France
De Schiltigheim (Bas-Rhin), 37 ans, valet de chambre, tué d’une balle au cœur près de la place de la Concorde. Il était ligueur d’Action française.
– CAMBO Costa, mort pour la France
42 ans, d’origine hellénique, naturalisé Français, musicien sans travail, mort le 9 février des multiples blessures reçues dans la nuit du 6. Allié d’Action française.
– CHEYNIER LE JOUHAN DE NOBLENS Gratien, mort pour la France
55 ans, industriel, ancien combattant, frère de trois combattants morts pour la France, marié et père d’un enfant de 7 ans ½, membre de la Solidarité française. Atteint d’une balle entre les yeux.
Il fut frappé et piétiné avec un acharnement bestial, comme le prouvent les nombreuses contusions et fractures du crâne, du nez et de la mâchoire que l’on releva sur lui. Il décéda quelques heures après son transport à l’hôpital Beaujon.
– COUDREAU Raymond, mort pour la France
49 ans, commis-livreur dans une mercerie en gros ; n’appartenant à aucune association politique, veuf et père de six enfants, dont deux en bas âge.
– ETHEVENEAUX Louis, mort pour la France
25 ans, garçon charcutier, reçut, près de la Madeleine, un coup de matraque d’un policier et mourut d’une fracture du crâne.
– FABRE Jean-Eloi, mort pour la France
Etudiant en médecine, interne à l’hôpital Saint-Joseph, membre des Jeunesses patriotes, tué d’une balle au cœur devant le pont de la Concorde. Il avait été blessé en 1925, lors d’un guet-apens organisé rue Damrémont par les communistes.
– GARNIEL Lucien, mort pour la France
Garçon boucher, 16 ans, blessé d’une balle qui l’atteignit à la colonne vertébrale, mort le 1er novembre, après une longue et douloureuse agonie.
– Mlle GOURLAND Corentine, morte pour la France
Femme de chambre, 34 ans, tuée d’une balle à la tête sur la terrasse de l’hôtel Grillon, place de la Concorde.
– JAVEY André, mort pour la France
39 ans, n’appartenant à aucune association politique, ancien combattant, blessé aux Eparges, croix de guerre. Succomba à ses blessures le 11 février.
– LABOUCHEIX Marius, mort pour la France
Directeur administratif de la société « L’Energie industrielle », ancien combattant, laisse deux orphelins, frappé d’une balle en arrivant près de la place de la Concorde.
– LALANDE Raymond, mort pour la France
Menuisier et tapissier d’autos, 24 ans. Atteint sur la place de la Concorde d’une balle qui lui fit éclater le tibia. Succomba des suites de sa blessure le 5 février 1936. S’était inscrit aux Camelots du Roi après le 6 février.
– LAMMERT Henri, mort pour la France
31 ans, officier mitrailleur de réserve, gérant d’un hôtel meublé appartenant à ses parents. Ne faisant partie d’aucune association politique. Tué d’une balle dans le dos, sur la place de la Concorde. Il laissait une veuve sur le point d’accoucher.
– LECOMTE Jules, mort pour la France
35 ans, engagé dans la marine à 19 ans embarqué sur les patrouilleurs de la division de la Loire, ouvrier à l’usine Renault, succomba le 12 février, ayant reçu une balle dans le ventre. Marié, sans enfant, il était Ligueur d’Action française et chef d’équipe de Camelots du Roi.
– LIEVIN Charles, mort pour la France
Cuisinier, 34 ans, blessé le 6 février 1934 d’une balle à la colonne vertébrale, mort le 6 décembre 1935, après vingt et un mois d’atroces souffrances, laissant une femme sans ressources.
– MEZZIANE Ali, mort pour la France
28 ans, musulman, membre de la Solidarité française, manœuvre en chômage, écrasé par un camion de la police lancé à toute allure, puis achevé à coup de pied et de matraque. Mort le 7 février.
– MOPIN Jean, mort pour la France
24 ans, atteint à la colonne vertébrale, mort le 7 décembre d’une infection généralisée, après de longs mois de souffrances héroïquement supportées. Il a été inhumé à Compiègne.
– MUNNIER Albert, mort pour la France
27 ans, comptable, depuis quelques mois sans travail, tué d’une balle de révolver dans la tête, rue Boissy-d’Anglas. Il était marié et père d’un bébé de 18 mois.
– PEUZIAT René-Alain, mort pour la France
29 ans, frère du champion cycliste, n’appartenant à aucune association politique.
– ROSSIGNOL Raymond, mort pour la France
37 ans, industriel, ancien combattant, membre des Jeunesses patriotes, officier de réserve de cavalerie, marié, père d’un enfant de 12 ans, tué d’une balle de révolver en pleine tête devant le pont de la Concorde.
– ROUBAUDI Georges, mort pour la France
36 ans, industriel, directeur d’une grande maison d’importation et d’exportation de soierie occupant 200 ouvriers, ancien combattant, engagé volontaire à 17 ans, croix de guerre avec deux citations, marié et père de trois enfants dont l’aîné n’avait pas 6ans. Ligueur d’Action française et membre de l’Association Marius Plateau.
– SOUGARY Alfred, mort pour la France
30 ans, dessinateur, membre de l’Association des Décorés de la Légion d’honneur au péril de leur vie, fut tué à coups de matraque et relevé la colonne vertébrale complètement disloquée.
– VAURY Henri, mort pour la France
39 ans, ancien combattant.

( 4 février, 2020 )

EXIGENCES NARRATIVES

 

Éditorial du n° de Février 2020 de

POLITIQUE MAGAZINE

 

Le Conseil d’État lui a dit que sa loi était mal ficelée, que c’était un comble après deux ans et demi de prétendues concertations et qu’en plus elle était sans doute inutile. Il a l’air fin mais il pense que ça l’autorise à continuer. La première présidente de la Cour de cassation et le procureur général près cette Cour lui ont rappelé que « l’indépendance de la justice, dont le Président de la République est le garant, est une condition essentielle du fonctionnement de la démocratie » parce qu’il avait appelé à la tenue d’un procès dans l’affaire Halimi, dont l’examen du pourvoi est en cours. Il a l’air fin mais il pense que ça l’autorise à continuer. Il a demandé à Cédric Villani de retirer sa candidature à la mairie de Paris. Cédric a pensé que ça l’autorisait à continuer. Le président a l’air fin. Quant à la taxe GAFA, Trump lui a dit qu’il pouvait continuer s’il voulait mais qu’il faudrait en payer le prix. Il a pensé que ça ne l’autorisait pas à continuer.

Elles sont où, les foudres de Jupiter ? Où est passé le fringant starteupeur qui nous expliquait qu’on allait voir ce qu’on allait voir ? Il s’est replié sur la France, sur les métropoles, sur son parti, sur lui-même. Son destin lui échappe. Il en est réduit à vaticiner dans un avion, tenant sur l’identité de la France des propos aussi incohérents que ceux de Sibeth : « l’identité narrative […] c’est qu’il y a un récit qui se modifie toujours en se frottant à d’autres que soi, à des accidents de l’histoire… » C’est toi l’accident ! comme diraient les jeunes. Et quelle odieuse idée que de se frotter à ce récit sur pattes (« Ce qui fascine chez Emmanuel, analyse un proche, c’est que le réel compte moins pour lui que le récit qu’il s’en fait. » Figaro Magazine, 3 janvier 2020)…

 n 

En présentant ses vœux à la presse, Macron a expliqué être « confronté à une lutte contre les fausses informations ». Voulait-il parler des innombrables fausses déclarations de ses députés et de ses ministres (je ne parle pas de leurs fausses déclarations fiscales ou de leurs fausses déclarations à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, je parle de leurs fausses déclarations, quand ils déclarent des choses fausses) ? Il voulait plutôt parler d’un de ses glorieux combats qu’il mène avec fièvre et passion pour la vérité, sa vérité, qui est la vérité vraie. Il a donc annoncé aux journalistes qu’eux seuls, estampillés et certifiés, et stipendiés et autorisés, « professionnels », en un mot, étaient des garants de la vérité et que tous ceux qui prétendaient parler sans certificat de journalisme étaient des menteurs en puissance et qu’il était donc nécessaire de brider encore un peu plus les espaces d’expression libre qui subsistent.

Il s’attendait à ce que les journalistes lui emboitent le pas avec enthousiasme (« – Oui, il a bien parlé ! – C’est vrai, c’est nous qu’on a raison ! – Et puis tous ces gens qui disent des choses sur Facebook sans être salariés, c’est rien que jaunes ! – T’as raison Manu, sécurisons la thune ! »), il a été déçu. Il faut dire que des propositions comme « Ce n’est pas au gouvernement de dire qui est journaliste et qui ne l’est pas. Mais la société du commentaire permanent n’est pas une société de l’information » sont curieuses chez un homme qui doit son succès à la manière dont les journalistes de BFMTV commentent ses actions en boucle, sans rien dire de neuf, et dans une république où chaque loi n’est qu’un commentaire de l’actualité. Ce qui a achevé de déconsidérer le caractère aimable de ces vœux, c’est lorsque Macron a regretté la lapidation : « Il y a une forme de paradoxe dans l’époque que nous vivons, où la liberté absolue sans aucun tabou conduit à ce qu’on puisse lapider du jour au lendemain ceux que l’on avait célébrés, que l’on puisse lapider celles et ceux avec qui on avait pu se monter conciliants”. » Mais ne parlerait-il pas de lui-même ?… se sont demandé plusieurs journalistes perspicaces. Ça sent un peu l’identité narrative, tout ça, ont opiné les sagaces.

 n 

Macron a donc fait voter la loi Avia en procédure accélérée, loi qui délègue aux plateformes numériques, assurément composées de « professionnels » ayant « une certaine idée de la vérité », le soin d’éliminer les propos haineux – c’est-à-dire ceux qui déplaisent à la députée Avia – sans examen par la justice et dans des conditions si arbitraires et si opaques que l’Union européenne et la justice française ont déjà condamné (en vain) ces mêmes plateformes. Confronté au réel, Macron le nie et nie même qu’on puisse le narrer. Il croit ainsi s’autoriser à continuer. C’est abuser et s’abuser. n

Philippe Mesnard

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