( 13 avril, 2017 )

Macron, héritier ridicule et scandaleux du tout aussi ridicule et scandaleux Eric Besson

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Mur-bleu gds.jpgQui a oublié l’effarante déclaration d’Éric Besson – ministre d’ouverture « de gauche » nommé avec six ou sept autres compères de la même gauche par un Sarkozy fraîchement élu – à propos du peuple français ? Voici : « la France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France de métissage. »

Déclaration effarante, et scandaleuse, certes, mais, plus que tout peut-être, grotesque. Pour paraphraser Fouché, auteur du fameux « pire qu’un crime, c’est une faute », on aurait pu dire « plus qu’une provocation c’est une niaiserie » … Nous n’avions d’ailleurs pas manqué, sitôt prononcés, le 16 février 2010, de relever le crétinisme intrinsèque de ce propos insane.

Voilà qu’à Marseille, lors de sa grande réunion publique du samedi 1er avril, à Marseille, Macron a mis ses pas, en quelque sorte, dans ceux d’Éric Besson ; et a tenu à s’inscrire dans cette « grande » (!) tradition de la provocation, sorte de Jeux Olympiques de la stupidité.

Non seulement parce qu’il a cru devoir « faire peuple », faire « couleur locale » en lançant un grotesque et loufoque « On craint dégun !», se couvrant de ridicule. Mais surtout parce que, confondant, comme à son habitude, vocifération et éloquence (il ne se rend pas compte qu’il est burlesque, à se presque casser la voix, comme cela, à chaque fois ?) Macron a terminé son discours en signalant l’origine des citoyens présents dans la salle : Maliens, Sénégalais, Ivoiriens, Marocains, Tunisiens.., comme une grande célébration du « vivre-ensemble ». Du moins pour les étrangers ou « Français de plastique », car, des Français de souche, c’est-à-dire de nous, il n’a pas été question. Comme Eric Besson, monsieur Macron semble n’avoir que mépris pour « ces gens-là », dont il fait pourtant partie, comme lui ! Mais voilà, quand on préfère les étrangers aux habitants du pays, quand on pratique un tranquille « racisme inversé », on ne voit, dans une ville provençale du pays de France, que des « Maliens, Sénégalais, Ivoiriens, Marocains, Tunisiens… »;

Ce rendez-vous marseillais du candidat d’En Marche ! n’a d’ailleurs pas été un grand succès : comme à celui de la Réunion, beaucoup de personnes ont quitté le meeting bien avant son terme : «  C’est très ennuyeux « , disait l’un ; «  Je voudrais une vision pour le pays, quand même » , disait un autre ; un autre encore : «  Il ne va pas assez au fond des choses, il est trop superficiel »; les journalistes présents pour couvrir l’évènement, et qui ont organisé – surpris par cette désertion massive – un micro-trottoir pour ces déçus du macronisme réel, ont aussi entendu, et rapporté, des « il reste dans la banalité », «  sans idées concrètes », « c’est du vide, c’est du vent, il ne joue que sur les émotions », « il se met en valeur à travers un autre parti, c’est vraiment dommage. Ils n’ont que le mot FN à la bouche en fait »…

Mais surtout, le candidat affirme avoir réuni 6 000 personnes, alors que la salle – d’une capacité de 7 000 places – avait été coupée en deux par un rideau noir… Noir ? Espérons que c’est un présage, car, nous ne nous en cachons pas, si nous ne donnons pas de consigne de vote, nous prenons résolument parti contre Macron, comme, à l’époque de la primaire à droite, nous avions pris parti contre Juppé…

Macron, paraît-il, commence à baisser dans les sondages, et si cela devait continuer, nous dirions – comme Houellebecq parlant de la République – que nous n’aurions rien à regretter.

( 9 avril, 2017 )

Frexit !

Vous trouverez ci-dessous le texte d’un communiqué du CRAF que les Royalistes Lorrains approuvent totalement

Il n’y a pas de bonne république mais les patriotes n’ont pas le choix de l’abstention. L’intérêt national nous commande de faire barrage à ceux qui entendent poursuivre voire accentuer les politiques d’inspiration européiste qui ont détruit économiquement et socialement la France. L’Action française appelle à voter, au premier tour, pour un des quatre candidats – Asselineau, Dupont-Aignan, Le Pen ou Mélenchon – qui veulent dénoncer les traités européens.

Le 29 mars dernier, Theresa May a déclenché l’article 50 du traité de Lisbonne, qui prévoit un mécanisme de retrait volontaire et unilatéral d’un pays de l’Union européenne. Le processus est désormais engagé. Conformément à la volonté du peuple britannique, que le pays légal de Sa Gracieuse Majesté a décidé de respecter, le Royaume-Uni a retrouvé aujourd’hui le chemin de la liberté.

Certes, qu’il s’agisse de Schengen ou de l’euro, les Îles britanniques n’étaient pas aussi impliquées que la France, pays fondateur, dans l’Union. Il n’en est pas moins vrai que la décision prise par un pays membre de la quitter a été vécue comme un véritable traumatisme non seulement par l’oligarchie mais également par un bon nombre de citoyens des divers pays européens, sincèrement convaincus que l’Europe institutionnelle est l’horizon indépassable de chacun des États membres. Le projet européiste, inculqué dès l’école et martelé par les médias depuis plusieurs générations, est devenu pour beaucoup comme un réflexe conditionné, si bien que toute éventuelle sortie d’un État membre est ressentie comme un cataclysme. Et il est vrai qu’après le 9 novembre 1989, qui a vu la chute du mur de Berlin, le 23 juin 2016 est sans doute la date la plus importante des trente dernières années, puisqu’elle a vu un peuple libre tourner le dos au Léviathan bruxellois.

La France va, dans les cinq prochaines semaines, élire un nouveau chef de l’État. Onze candidats sont en lice. Nul besoin de revenir, dans ces lignes, sur ce que l’Action française pense d’une élection qui, censée rompre avec le régime des partis et les puissances d’argent en dotant la France d’un monarque électif, a laissé ces mêmes partis et ces mêmes puissances financières reprendre la main. Il n’y a pas de bonne république : l’actuelle campagne électorale, qui voit les égouts déborder, nous en fournit une nouvelle preuve.

Toutefois, les patriotes n’ont pas le choix de l’abstention. Car si l’élection d’aucun des onze candidats ne peut satisfaire le pays, puisque, plus encore que les hommes, ce sont les institutions qui sont en cause, en revanche, il n’est pas indifférent à l’intérêt national, qui est notre seul guide, que l’un soit élu plutôt qu’un autre. Le Bien commun de la nation commande tout d’abord de faire barrage au premier tour aux deux candidats qui entendent poursuivre, voire accentuer la politique conduite par François Hollande, sous le quinquennat duquel la cohésion du pays s’est gravement détériorée sur les plans économique et social : augmentation du chômage, poursuite de la désindustrialisation, destruction de l’agriculture, attaques contre la famille, immigration galopante, terrorisme, communautarisme exacerbé. Or Macron avec la bénédiction du Medef, Hamon avec celle des “quartiers” veulent encore aggraver une situation déjà explosive, tout en continuant d’aller chercher leurs ordres auprès de la chancelière berlinoise ou des commissaires bruxellois. Quant à François Fillon, les affaires qui le concernent ont éclaté trop opportunément pour qu’elles influent sur notre refus de cautionner un candidat dont le conservatisme apparent dissimule mal un vrai opportunisme. Outre ses palinodies en matière économique et sociale, son refus de rompre avec l’Europe institutionnelle lui interdira toute véritable réforme de salut public.

Parce que, selon le mot du duc d’Orléans devenu la devise de l’Action française, tout ce qui est national est nôtre, « Frexit ! » est le mot d’ordre qui doit présider au choix de tout patriote.

C’est pourquoi, considérant que seuls les peuples libres peuvent décider du sens qu’ils donnent à leur histoire, l’Action française appelle à voter, au premier tour, pour un des quatre candidats – Asselineau, Dupont-Aignan, Le Pen ou Mélenchon – qui se prononcent pour une dénonciation des traités européens existants, tout en privilégiant ceux qui envisagent clairement la sortie de l’Union européenne et le retour au franc.

Le Bureau politique de l’Action française se réunira après le premier tour pour se prononcer entre les deux finalistes.

L’Action française

( 7 avril, 2017 )

Paris, mardi 11 avril, Jean-Yves Le Gallou aux Mardis de Politique magazine, un rendez-vous à ne pas manquer …

Les mardis de Politique magazine

 

Conférence mardi 11 avril 2017

 

Les médias et l’élection présidentielle

par Jean-Yves Le Gallou,
Homme politique, haut fonctionnaire, président de Polémia.

Le conférencier dédicacera son ouvrage
La Tyrannie médiatique : les assassins de l’information (Via Romana)

Rendez-vous à partir de 19h00 – Conférence à 19h30 précises
Participation aux frais : 10 euros -  Etudiants et chômeurs : 5 euros

Salle Messiaen, 3 rue de la Trinité  Paris 9° - Métro La Trinité, Saint-Lazare

Renseignements : Politique magazine, 1, rue de Courcelles, Paris 8° – T. 01 42 57 43 22

( 6 avril, 2017 )

A l’intention des français inquiets d’une sortie de l’Euro et qui n’ont aucune raison de l’être

Lu sur « le Réveil Français »

 

Vu sur : https://sansapriori.net/, écrit par : Jacques Sapir
Effaré par l’ampleur des méconnaissances, mais aussi parfois par la mauvaise foi, des journalistes et des hommes politiques qui s’expriment sur la question de la sortie de l’Euro, j’ai décidé de rassembler ici certaines des principales questions qui se posent.
On peut parfaitement comprendre que nos concitoyens se posent des questions sur une possible sortie de l’Euro et un retour au Franc, et ce d’autant plus que désormais 5 des candidats à l’élection présidentielle de mai 2017 (soit Asselineau, Cheminade, Dupont-Aignan, Le Pen et Mélenchon) en parlent.
A l’intention des français inquiets d’une sortie de l’Euro et qui n’ont aucune raison de l’être dans actualités Sapir-300x139
Ces questions sont légitimes.
Ce qui, par contre, ne l’est pas est le sentiment de panique que l’on cherche à produire dans l’opinion française sur ce sujet.
Il devrait être de la responsabilité des journalistes et des hommes politiques (du moins de certains) de ne pas chercher à indûment inquiéter les français.
Constatant que ce n’est pas le cas, que très souvent des propos contradictoires avec des textes officiels de l’Union européenne sont tenus, j’ai décidé à publier cette suite de questions-réponses pour éclairer le débat.
par Jacques Sapir · 24 mars 2017
Comment va se faire le passage de l’Euro au Franc ?
Rien de plus simple ;
l’ensemble des comptes et des contrats en France seront re-dénominés de l’euro au franc au taux de 1 pour 1.
Admettons qu’un foyer dispose
de 1200 euros sur son compte courant,
d’une assurance-vie de 50 000 euros,
qu’il paye un loyer de 800 euros,
et qu’il se soit endetté de 3000 euros pour acheter une voiture.
Du jour ou se fait la conversion,
il a 1200 « nouveaux » francs sur son compte courant,
50 000 francs sur son assurance-vie,
le loyer de son appartement est de 800 francs
et sa dette de 3000 francs.
Lors de la conversion, les règles s’appliqueront à tous les comptes, tous les contrats et toutes les dettes en France.
Seront appliquées les règles établies lors du passage du franc à l’euro
(sauf pour la valeur de la conversion », telles qu’elles sont précisées dans le règlement de l’Union européenne Règlement (CE) nº 1103/97 du Conseil du 17 juin 1997 fixant certaines dispositions relatives à l’introduction de l’euro[1], règlement qui précise à ses points n°8 et n°9 :
(8) considérant que l’introduction de l’euro constitue une modification de la loi monétaire de chacun des États membres participants; que la reconnaissance de la loi monétaire d’un État est un principe universellement reconnu; que la confirmation explicite du principe de continuité doit entraîner la reconnaissance de la continuité des contrats et autres instruments juridiques dans l’ordre juridique des pays tiers;
(9) considérant que le terme «contrat» utilisé dans la définition des instruments juridiques englobe tous les types de contrats, indépendamment de la manière dont ils ont été conclus;
L’épargnant français sera-t-il ruiné par le passage de l’Euro au Franc ?
Comme il a été expliqué plus haut, la totalité des comptes bancaires et des contrats d’assurances seront re-dénominés de l’euro vers le (nouveau) franc au taux de 1 pour 1.
Les valeurs mobilières verront, si elles sont cotées à la bourse de Paris, de même leur valeur automatiquement re-dénominée.
Pour les biens immobiliers, cela dépendra de l’évolution du marché de l’immobilier ; mais on peut penser que le passage de l’euro au franc aura tendance à faire monter les prix de l’immobilier.
D’une manière générale l’épargne ne sera pas touchée par cette re-dénomination.
Il faut, pour la suite voir dans quel pays elle sera utilisée, et cela implique de regarder l’impact de la sortie de l’euro sur le taux de change.
La sortie de l’Euro va-t-elle provoquer une explosion des dettes publiques ?
Les dettes négociables émises par le gouvernement français ont été émises à 97% en droit français.
Cela signifie que 97% des montants seront intégralement re-dénominés de l’euro au (nouveau) franc, et ce pour la même valeur.
Ceci correspond au principe de droit international qui s’appelle la « loi monétaire », principe reconnu par la totalité des tribunaux tant français qu’étrangers.
Je rappelle que ce principe fut explicitement mentionné dans le règlement nº 1103/97 du Conseil du 17 juin 1997, règlement cité plus haut, et qu’il fut utilisé sans problème lors de l’abandon du franc pour l’euro. L’euro s’était d’ailleurs fortement déprécié pendant les premières années (de 1999 à 2003). Il n’y a eu aucune protestation de détenteurs américains de la dette française (ou italienne, ou allemande).
C’est Nicolas Sarkozy qui, le premier, à parlé de cette « explosion de la dette » qu’une sortie de l’euro provoquerait, et sur ce point soit il ne connaissait pas la loi (étrange.. ?) soit il a menti.
Admettons que sur le stock des dettes existantes il ne se passe rien. Mais, l’État continuera d’émettre de la dette, ne serait-ce que pour payer une partie des dettes existantes. On estime à 200 milliards par an cette somme. Une sortie de l’euro ne provoquerait-elle pas une forte hausse des taus d’intérêts ?
Il est exact que le besoin d’endettement de la France est d’environ 200 milliards (« nouvelle » dette et « ancienne » dette cumulées).
Les opérateurs étrangers vont pénaliser la dette française par rapport à la dette allemande.
Mais ils le font déjà ! Il faut savoir que les taux auxquels la France emprunte sont plus élevés de 0,50% à 0,75% que ceux de l’Allemagne.
Cet écart pourrait-il augmenter ?
Pas de manière importante car le besoin des investisseurs de placer de l’argent est très important, et le volume des émissions de dettes allemandes sont réduits. La hausse des taux serait alors le produit d’une concurrence entre les taux français et les taux italiens ou espagnols. Et les investisseurs auraient plus confiance dans le Franc que dans la Lire…
Mais, ces 200 milliards peuvent être souscrits par des banques opérant en France (qu’elles soient françaises ou non) si on rétablit la loi rendant impératif à ces banques de détenir un certain pourcentage de leur bilan en dettes publiques françaises.
Ce mécanisme a existé et bien fonctionné, des années 1950 aux années 1980. Il permet au gouvernement de rediriger les investissements des banques françaises, mais aussi des banques étrangères opérant en France. Avec ce mécanisme, les taux n’augmenteraient pas plus que ce qu’autorise de fait le gouvernement.
Voilà pourquoi les annonces catastrophistes sur une « forte » hausse des taux sont irréalistes et irresponsables[2].
Qu’adviendra-t-il du taux de change du (nouveau) Franc une fois effectuée la sortie de l’Euro ?
Le (nouveau) Franc verra son taux de change fixé par les marchés, sous réserve de mesures conservatoires que le gouvernement pourrait (et devrait) prendre, comme un contrôle des capitaux. A la suite de nombreuses discussions avec des traders opérant sur les taux de change on peut faire le pronostic suivant :
Le taux de change du Franc par rapport à « l’euro-maintenu » (soit l’Allemagne, et les pays qui étaient dans la zone Mark, baisserait. Plus précisément, la sortie de la France de la zone Euro provoquerait un mouvement d’appréciation de l’euro-Mark, mouvement que l’on peut estimer entre 20% et 30%.
Le taux de change du Franc par rapport au Dollar des États-Unis (et à la « zone Dollar ») baisserait entre -5% et -10%. Rappelons que la « zone Dollar » inclut la Chine, la Corée du Sud et Taiwan.
Par rapport aux autres pays européens, dont on peut penser qu’ils imiteraient la France rapidement (dans un délai de 3 à 6 mois), comme l’Espagne, la Grèce, l’Italie et le Portugal, le Franc s’apprécierait d’environ +3%-+5% par rapport à l’Italie et à l’Espagne, +10% par rapport au Portugal, +20%-+30% par rapport à la Grèce.
Une sortie de l’Euro, et la dissolution de fait de la zone Euro que cela entraînerait, conduirait à une redistribution des parités monétaires et non simplement une dévaluation du Franc. Rappelons que le gouvernement français pourrait contrôler ce processus par un mécanisme de contrôle sur les mouvements à court terme des capitaux.
Quelles seraient les conséquences pour le consommateur ? Ne verrait-on pas les prix augmenter subitement très fortement ?
Rappelons d’abord que dans le budget d’un ménage, une large part des dépenses se fait pour des produits ou des services fabriqués en France.
La part dans nos dépenses des produits importés est inférieure, en moyenne, à 40%.
Dans cette part, les prix des produits fabriqués en Allemagne augmenteraient fortement (+20% à +30%).
Les prix des produits issus de la Zone Dollar augmenteraient faiblement (+3% à +5%), les prix des produits importés d’Italie, d’Espagne, du Portugal ou de Grèce baisseraient.
Penons le cas du carburant.
Le pétrole est acheté en dollars, puis raffiné en France.
Mais, dans l’essence (ou le gazole) payé à la pompe, il faut savoir qu’il y a une très forte part d’impôts, de 60% à 75%.
Donc, la hausse à la pompe induite par la dépréciation du Franc par rapport au Dollar serait infime.
Mais, une dévaluation a toujours provoqué une hausse des prix ?
En fait, la situation actuelle est très différente de celle des années 1960 ou 1970.
Plus qu’une « dévaluation », la sortie de l’euro provoquerait un mouvement de redistribution des parités des diverses monnaies par rapport au Franc.
En cumulant les hypothèses les plus négatives, on arrive à une hausse de 3% des prix dans l’année qui suivrait cette sortie de l’euro.
Mais, il faut aussi tenir compte du surcroît d’activité qu’impliquerait cette sortie, surcroît qui se ferait sentir pendant au moins 3 ans, et qui entraînerait un retour à l’emploi de 1,5 millions à 2,5 millions de personnes. Ce retour à l’emploi permettrait de régler les déficits des comptes sociaux et de baisser les cotisations sociales, rendant du pouvoir d’achat aux salariés.
Mais, le contrôle des capitaux dont vous parlez, c’est une inquisition ! L’Etat va vouloir savoir combien on détient quand on partira à l’étranger ?[
Le contrôle des capitaux s’appliquera essentiellement aux entreprises financières qui veulent soit placer à court terme de l’argent en France soit en placer (toujours à court terme) à l’étranger.
Ces mouvements sont de la spéculation et celle-ci peut être dommageable pour l’économie.
Ce sont donc ces mouvements là que le gouvernement devra contrôler, par le biais d’une taxe payée (en partie) lors de l’opération et remboursable à partir d’un certain délai.
Les dépenses correspondant à des opérations commerciales, des investissements à long terme, en seraient exemptées.
Pour les particuliers (vous et moi…) une franchise de 15 000 euros existera sur les comptes. On ne demandera des documents (factures, notes d’hôtels) que si vos dépenses à l’étranger vont au-delà.
( 4 avril, 2017 )

Scandale ! Parlons-en !

 

Editorial du numéro d’Avril de POLITIQUE MAGAZINE

 

Jamais campagne électorale pour l’élection présidentielle n’aura plongé la France aussi bas. Les Français ont de quoi être écœurés. Il est vrai que la République a toujours fait bon ménage avec les scandales : son histoire depuis l’origine en est jalonnée.

Aussi nombreux que vite oubliés ! Qui se souvient encore du 6 février 1934 ? Le gouvernement de la République n’hésitait pas à faire tirer sur la foule qui s’était massée place de la Concorde en criant « à bas les voleurs » ! Aujourd’hui, dans ce qui reste du récit après la réécriture de l’histoire officielle, il n’est question que d’une tentative des « ligues » – factieuses et donc fascistes – de prendre le pouvoir.

Prétexte en fut pris pour les dissoudre. La République était sauvée, l’histoire magnifiée ! Plus de « chéquards » comme au bon vieux temps de Panama, effacées les magouilles crapuleuses, « suicidé » l’escroc corrupteur Stavisky ; quant au conseiller Prince, fort proprement écrasé par un train, il ne parlerait plus.

Modèle de toutes les « affaires » de la République, chef-d’œuvre d’exécution où les services de l’inspecteur Bonny, barbouze de la République et futur agent de la Gestapo, en connivence avec le Parquet, furent au niveau de l’exigence républicaine.

Dame, on ne badine pas avec la vertu ! Comme chacun l’a appris avec Montesquieu, elle est le ressort essentiel de la République. La République, qui ne se démonte jamais devant les scandales, s’effondrera six ans plus tard dans le plus grand désastre de l’histoire de France. Signe avant-coureur…

Toutes les républiques à travers le monde et à travers les temps furent, sont et seront, de fait, des oligarchies. C’est le plus incontestable des constats. La première duperie consiste à se servir de la notion abstraite de peuple pour en ravir la représentation et en capter ainsi la souveraineté. Au nom de quoi il est possible d’être les maîtres.

Et la corruption devient la règle du jeu de dupes. C’est tellement simple à comprendre. Faut-il s’étonner de ce que l’on apprend du scandale Odebrecht qui secoue l’Amérique du Sud ? Qui peut y échapper ? Ni les USA, ni la Chine, ni la Russie, ni les Républiques de l’est de l’Europe, ni l’Italie… La liste peut continuer. Où est la morale dans tout ça ? Et, franchement, à quoi sert de brandir la morale ?

Et la France ? « Exemplaire », « irréprochable », la République française ? Allons donc ! Ce qu’on appelle l’affaire Fillon ou l’affaire Le Pen, ce n’est rien, même si c’est distillé à longueur de jours. Nos démocrates patentés feraient mieux de relire leur histoire…

Le vrai scandale, ici, consiste dans l’instrumentalisation évidente desdites affaires : presse, police, justice, pouvoir politique en connivence totale ! Pas besoin de complot, ni même de cabinet noir. Tout est concerté en raison d’une complicité supérieure. Ce fut la pratique de tout le quinquennat d’Hollande comme le montre, d’ailleurs non exhaustivement, le livre qui vient de paraître Bienvenue Place Beauvau, écrit par des journalistes de gauche.
Le chef de l’État place ses affidés partout, autant qu’il peut aux postes-clefs.

Avant son départ, il les recase. Il ne se dévoue pas aux intérêts de la nation dont il s’amuse comme un adolescent attardé et dont il livre les secrets d’État, ainsi que l’a révélé Un président de devrait pas dire ça. Il ne s’occupe, en fait, que du pouvoir, la seule chose qui l’ait jamais intéressé. Le pouvoir, ses combines, ses avantages.

Il y a introduit ses hommes et femmes-liges, ses copains, ses maîtresses qui ont profité de toutes les largesses de l’État au plus haut sommet. Anathématisant dans ses discours de candidat les puissances d’argent, il s’en est servi surabondamment. Les Niel, les Pigasse, les Bergé, les Drahi, entre autres, ont acheté une grande partie de la presse et des médias, bien sûr de gauche, pour les mettre à son service ; maintenant ils veulent choisir son successeur en la personne de Macron. Toutes les « lois Hollande », toute sa politique trouvent là leur explication.

Au fait, qui était son trésorier de campagne en 2012 ? Encore un ami de promotion, Jean-Jacques Augier. Ce monsieur avait à l’époque deux comptes aux îles Caïmans. Pour quelles activités ? Aucune enquête n’a été menée ; Mediapart ne s’est pas penché sur le cas.

Et pour cause… Il était préférable de traiter le cas Cahuzac, plus avantageux aussi. L’affaire n’a pas été relayée. Politique magazine est le seul journal qui ait insisté sur cette formidable incongruité. Vous avez dit scandale ?

Hilaire de CREMIERS

( 4 avril, 2017 )

Politique magazine, numéro d’avril : « La France écartelée »

 

Découvrez le numéro d’avril !

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DOSSIER : Les fractures françaises

L’élection présidentielle permet de révéler les fractures entre les différentes catégories de populations et leurs aspirations. Avec, en arrière-plan, des enjeux de pouvoirs et de modèles de société qui reconfigurent les logiques partisanes de la Ve République.  •

Et aussi dans ce numéro…  54 pages d’actualité et de culture !

Sommaire

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( 4 avril, 2017 )

Le patriotisme selon saint Macron ou selon Charette ?

 

Lu sur « boulevard Voltaire »

 

Le discours d’Emmanuel Macron à Marseille restera dans les annales politiques comme une anthologie de médiocrité absolue.

 

Le discours d’Emmanuel Macron à Marseille restera dans les annales politiques comme une anthologie de médiocrité absolue. Où l’on voit que la bête de scène compte sur l’inaudibilité par des auditeurs admiratifs de ce bout-à-bout de mots magiques qui ont fait la force, jusqu’à présent, du candidat. Car, ne nous y trompons pas, Macron est un jeune homme intelligent et opportuniste qui n’a d’ambition que pour sa carrière. S’il est élu président de la République (le summum d’une vie pour le commun des mortels), dès la fin de son mandat, il reprendra du service auprès de ses obligés de la finance. Et ce langage indescriptible, où les mots savants se suivent dans un brouillamini savant, le sert auprès des plus faibles de nos concitoyens qui ne réalisent pas qu’ils sont l’objet d’une OPA qui va lui permettre d’atteindre son but, si on ne réussit pas à l’éliminer avant le 23 avril.

Prenons l’exemple d’une évocation du patriotisme en face d’une masse de Marseillais de toutes origines qu’il a savamment identifiés un à un : « Être patriote, ce n’est pas la gauche qui s’est rétrécie sur ses utopies. Être patriote, ce n’est pas la droite qui se perd dans ses avanies et l’esprit de revanche. Être patriote, ce n’est pas le FN, le repli et la haine qui conduira à la guerre civile. Être patriote, c’est vouloir une France forte, ouverte dans l’Europe et regardant le monde. »

Tout auditeur intelligent pourrait penser : mais ce gars-là se moque de nous ! Pour qui se prend-il ? Pour le Bon Dieu, pour le centre de la France, ni gauche, ni droite… Macron, c’est une succession d’utopies… de gauche essentiellement. Macron, c’est le communautarisme qui peut conduire à la guerre civile. Être patriote, c’est être Français. Point final. Ce n’est pas être Européen.

L’Europe n’a jamais été une patrie. Être patriote, c’est aimer d’abord sa famille, puis ses amis, puis ses voisins, puis son pays.

Mais être patriote, c’est surtout ce qu’en a écrit François Athanase Charette de La Contrie, ce héros vendéen cher à Philippe de Villiers et à nos cœurs. Une ode au patriotisme dont Macron n’aurait pas pu en écrire une ligne.

« Notre patrie à nous, c’est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos mères ont aimé avant nous. Notre patrie, c’est notre foi, notre terre, notre roi. Leur patrie à eux (NDLR, les guillotineurs), qu’est-ce que c’est ? Vous le comprenez, vous ? Ils veulent détruire les coutumes, l’ordre, la tradition. Alors qu’est-ce que cette patrie narguante du passé, sans fidélité et sans amour. Cette patrie de billebaude et d’irreligion ? Beau discours, n’est-ce pas ? Pour eux la patrie semble n’être qu’une idée : pour nous, elle est une terre… Ils l’ont dans le cerveau, nous nous l’avons sous les pieds : c’est plus solide. Et il est vieux comme le diable leur monde qu’ils disent nouveau et qu’ils veulent fonder en l’absence de Dieu… Vieux comme le diable… On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions… Faut rire. Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, nous sommes une jeunesse. Messieurs, nous sommes la jeunesse de Dieu, la jeunesse de fidélité ! Et cette jeunesse veut préserver, pour elle et pour ses fils, la créance humaine, la liberté de l’homme intérieur… »

Charette, bien sûr, c’est l’anti-Macron absolu, celui qui a donné sa vie pour Dieu et son roi. Saint Macron est à mille lieues d’être patriote. Un gourou sans foi ni loi que nous avons trois semaines pour éloigner du second tour.

Alors, oui, en avant, marche !

JournalisteAncien directeur des rédactions de l’Agence Gamma
( 2 avril, 2017 )

LA CHAPELLE SAINT-PIERRE-ÈS-LIENS

 

Sur la rive gauche de la Loire à 20 kilomètres de Nantes, la Chapelle Saint-Pierre-ès-Liens était la chapelle d’un prieuré bénédictin qui dépendait de l’abbaye de Marmoutier.

Au XIIe siècle, avec le départ des moines, elle devient l’église paroissiale de la Chapelle Basse-Mer. Avec le déplacement du bourg, au XIVe siècle, elle devient chapelle secondaire.

À la Révolution, elle est vendue à des particuliers qui la redonnent à la paroisse. En 1797, elle est de nouveau nationalisée et rachetée par les mêmes paroissiens qui la restaurent et en confient la gestion à la paroisse.

En mars 1794, en pleine Terreur, elle devient un lieu de massacre puisque plusieurs dizaines d’habitants y trouvent la mort brûlés vifs par la colonne infernale « le Cordelier ».

En 1905, à la suite de la nationalisation des biens du clergé, faute de moyens, la paroisse l’abandonne et elle devient une décharge publique jusqu’au 13 mai 1993, date à laquelle elle est rachetée et confiée à l’association « Mémoire du Futur » qui entreprend sa restauration.

LA CHAPELLE SAINT-PIERRE-ÈS-LIENS dans communiqués

Depuis 1993, l’association de sauvegarde du patrimoine « Mémoire du Futur de l’Europe », incarnée par un homme passionné, Reynald Secher, à la tête d’ une équipe de jeunes bénévoles, travaille un mois chaque année pour restaurer ce bâtiment religieux afin de le tirer de l’oubli, de le faire renaître et, à terme, en faire le Mémorial de l’extermination de la Vendée.

La Chapelle en 1993 après avoir été dégagée
La Chapelle en 1993 après avoir été dégagée.

Le chantier dure depuis plus de 20 ans.
Les travaux réalisés jusqu’à aujourd’hui sont gigantesques :

- La Chapelle a été restaurée c’est-à-dire que tous les murs ont été démontés
et remontés, les jambages des ouvertures ont été changés, la charpente, la couverture, le dallage, les portes et les vitraux posés.

La Chapelle en 1995.
 La Chapelle en 1995.

La sacristie reconstruite à partir des fondations retrouvées et de photos anciennes.

La sacristie reconstruite.
 La sacristie reconstruite.

La Crypte a été creusée et la voûte en pierre posée.

Jointoiement de la crypte.
Jointoiement de la crypte par les bénévoles.

- Les murs de la salle des généraux construits ;

Façade en granite.
Façade en granit de la salle des généraux.

 

- Les murs du Mémorial montés ;

Vue d'ensemble avec la Chapelle à gauche et le Mémorial à droite.
Vue d’ensemble avec la Chapelle à gauche et le Mémorial à droite.

- Les arches du cloître posées et l’empierrement terminé ;

Pose des poteaux des arches.
Pose des colonnes des arches.
Vue du cloitre prêt à recevoir la charpente et la couverture.
Vue du cloître prêt à recevoir la charpente et la couverture.

 

À quoi servira la collecte ?

La collecte servira donc à financer l’achat des matériaux (bois de la charpente, les ardoises et les crochets) et la pose de la charpente par des professionnels.

Tout le reste du travail, pose des liteaux et des ardoises, sera fait par les bénévoles du chantier, comme cela a été fait pour la Chapelle et la sacristie.

À PARTIR DE 14 000 € :

Nous pouvons commander et poser la charpente du cloître.

À PARTIR DE 20 000 € :

Nous pouvons commander et poser la charpente du cloître ; commander et poser les liteaux et les ardoises, et faire intervenir un professionnel qui réalisera les 4 noues.

 

CHARPENTE ET COUVERTURE DE LA CHAPELLE,

 

Pose de la charpente et des liteaux de la Chapelle.
Pose de la charpente et des liteaux de la Chapelle.
Les bénévoles lors de la couverture de la Chapelle.
Les bénévoles lors de la couverture de la Chapelle en 1995.
 

CHARPENTE ET COUVERTURE DE LA SACRISTIE,

 

 

Pose de la charpente de la sacristie.
Pose de la charpente de la sacristie.

 

Pose des ardoises de la sacristie par les bénévoles en 1997
Pose des ardoises de la sacristie par les bénévoles en 1997.

Si la collecte est dépassée ?

Si la collecte est dépassée, le surplus servira à financer la pose de la charpente et la couverture de la salle dite « des Généraux », et du Mémorial.

L’objectif final est de couvrir l’intégralité des bâtiments ce qui représente plus de 600m2, soit plus de 30 000 ardoises.

Projet final de la Chapelle St Pierre Ès Liens.
Projet final de la Chapelle Saint-Pierre-ès-Liens.

Financement du projet global 125 000 € :

Cloitre : 20 000 €

Soit 14 000 € de charpente (commande + pose) + 6 000 € de couverture (liteaux, crochets, ardoises + intervention professionnelle pour réaliser les noues).

Salle des Généraux : 15 000 €

Soit 11 000 € de charpente (commande + pose) + 4 000 € de couverture (liteaux, crochets, ardoises + intervention professionnel pour raccorder la salle des généraux à la sacristie).

Mémorial : 90 000 €

Soit 75 000 € de charpente (commande + pose) + 15 000 € de couverture (liteaux, crochets, ardoises + intervention professionnelle pour réaliser les noues et les finitions.)

Des dons défiscalisables :

Votre don est défiscalisable car il remplit les conditions générales prévues aux articles 200 et 238 bis du code général des impôts. À la fin de la collecte, vous recevrez un reçu fiscal vous permettant une réduction de votre impôt :

- Particulier, vous pouvez déduire 66% de votre don dans la limite de 20% de votre revenu imposable.

- Entreprise, l’ensemble des versements au projet permet de bénéficier d’une réduction d’impôt sur les sociétés de 60% du montant de ces versements, pris dans la limite de 0,5% du C.A. H.T. de l’entreprise.

Il est possible de soutenir le projet de restauration du cloître de la Chapelle-Saint-Pierre-ès-Liens :

par un don en ligne sur cette page, après inscription puis connexion sur www.dartagnans.fr

- en envoyant un chèque (à l’ordre de Mémoire du Futur) à l’adresse suivante :

Dartagnans

Opération « Cloître de la Chapelle Saint-Pierre-ès-Liens » ! 

14 rue Crespin du Gast

75011 Paris

Contactez-nous !

Pour toute question sur les contreparties, pour visiter la Chapelle, découvrir le projet, ou même pour proposer la contrepartie tirée de votre imagination, n’hésitez pas à nous contacter :

( 2 avril, 2017 )

Une pétition de militants pour neutraliser la fondation Lejeune

 

Lu sur « le salon beige »

 

Dans une tribune au « Monde », 146 scientifiques dénoncent les prises de position de la fondation Jérôme Lejeune contre les recherches destructrice d’embryons humains et contre l’avortement et appellent à supprimer son statut de d’utilité publique. Réponse de la Fondation :

Capture d’écran 2017-03-30 à 18.46.12« La fondation Jérôme Lejeune a été créée pour poursuivre après la mort du généticien Jérôme Lejeune ses travaux scientifiques médicaux et éthiques. Elle assume cette mission à travers ses actions statutaires connues depuis sa création :

  • une consultation médicale pluridisciplinaire de l’Institut Jérôme Lejeune qui compte aujourd’hui 8 500 patients déficients intellectuels (500 nouveaux patients/an).
  • la recherche sur les retards mentaux d’origine génétique dans une perspective thérapeutique grâce au financement ininterrompu d’équipes de l’INSERM, du CNRS ou d’autres laboratoires publics ou privés, français ou étrangers. Les premiers essais cliniques sont en cours.
  • la défense de la vie et de la dignité de l’être humain dans un contexte d’eugénisme où le marché est en connivence avec des progrès technoscientifiques visant à améliorer la procréation sélective.

Cette 3ème mission conduit la fondation à soumettre au juge administratif la question de la légalité de certaines décisions de l’Agence de la biomédecine (ABM) autorisant des travaux de recherche sur l’embryon. Sur plus de 200 décisions de l’ABM concernant l’embryon depuis 2004, la fondation a contesté la légalité de 39 d’entre elles. Le Conseil d’Etat a reconnu l’intérêt à agir de la fondation dans ce domaine.

Les pétitionnaires

La pétition est lancée par des personnalités qui contestent le refus de la fondation Jérôme Lejeune de subordonner la vie d’un nouvel être humain à la qualité de son génome et de donner à la médecine le pouvoir de déterminer la valeur des vies humaines. On y trouve des militants de la désobéissance à la loi. Ainsi le professeur René Frydman a emmené en 2016 un collectif de 130 médecins (comme Patricia Fauque) qui ont déclaré avoir bravé la loi en recourant à la PMA pour des couples homosexuels. Depuis, certains ont dénoncé une instrumentalisation.

La pétition rassemble aussi des scientifiques très impliqués dans la médecine de la reproduction, le recours aux CECOS et la recherche sur l’embryon humain. Aux scientifiques déjà cités s’associent Jean-Paul Renard, John de Vos, Bernard Jégou, Alfred Spira, Cécile Martinat et Marc Peschanski. Ce dernier est notamment l’auteur de la recherche embryonnaire dont l’autorisation a été jugée illégale par le Conseil d’Etat en 2014.

Jacques Milliez, pour sa part, dans son livre L’euthanasie du fœtus, compare l’avortement eugénique des enfants trisomiques à un « eugénisme génocidaire » et justifie un « ordre établi » qui s’imposerait aux parents concernés.

Israël Nisand reconnaît dans le Journal Vivre Ensemble de l’UNAPEI que « quand on choisit les enfants à naître, on est dans un programme eugénique » et ajoute « cela ne m’offense pas de l’accepter ».

Jean-Didier Vincent a déclaré au président de la fondation dans l’émission scientifique « La tête au carré » le 12 octobre 2012 : « Allez au fond de votre idéologie : vous êtes contre l’eugénisme qui élimine les trisomiques. C’est tout. C’est clair. Ne biaisez pas là-dessus ! » avant de conclure : « Pourquoi faut-il conserver les trisomiques qui sont quand même un poison dans une famille, il faut bien le dire ! ».

Quant à Yehezekel Ben Ari, il fait l’objet d’une procédure en diffamation après avoir comparé le président de la fondation Jérôme Lejeune au stalinien Lyssenko.

Les enjeux

La pétition a été lancée peu après la requête de la fondation contre une autorisation de l’ABM autorisant des travaux de recherche sur une nouvelle technique de FIV (FIV dite « à 3 parents » ou fabrication de « bébé OGM »), délivrée par l’ABM. Cette nouvelle technique comporte une phase de clonage (transfert de noyau), la création d’un embryon pour la recherche et une modification du génome de l’être humain ainsi fabriqué. Il est légitime de s’interroger sur cette triple violation de la loi de bioéthique et des normes internationales en vigueur.

Cette pétition manifeste une volonté de neutraliser la fondation Lejeune qui non seulement ne reçoit aucune subvention mais soutient une recherche publique (malheureusement déshéritée) au profit des déficients intellectuels à partir de fonds privés en provenance de petits donateurs.

Une question se pose : comment des scientifiques qui revendiquent volontiers des « illégalités fécondes » se permettent-ils de jeter en pâture médiatique une institution qui aurait le tort d’invoquer le secours de la loi pour défendre les plus fragiles contre l’eugénisme et le transhumanisme ? »

( 2 avril, 2017 )

La lettre ouverte du CFCM aux candidats : un artistique sommet de bonnes paroles mais une fantastique occultation de faits têtus.

 

Communiqué de l‘AGRIF

 

L’AGRIF a lu attentivement et analysé avec vraiment beaucoup d’intérêt la lettre adressée aux candidats à l’élection présidentielle par le « Conseil français du culte musulman (CFCM) et les représentants du culte musulman en France ».

La première des choses à observer, c’est que dans ce texte pourtant assez long ne se trouve qu’une fois le mot « islam ». Et on y cherchera en vain le mot « oumma ». La réalité de l’islam est ainsi ramenée à celle d’un « culte », mot qui ne figure pourtant ni dans le Coran ni dans les hadîths !

Comme si la réalité de l’islam partout dans le monde, et notamment, à l’exception du Liban, dans les 57 pays adhérents de l’OCI (Organisation de la Coopération Islamique, siège à la Mecque), n’était pas « à la fois religion et État, foi et loi, doctrine et mode de vie, principes de gouvernement et prescriptions de guerre ».

Il n’est donc pas surprenant que le mot « charia » ne figure pas non plus dans cette lettre qui se veut comme l’expression d’une totale allégeance à la République et à ses valeurs, à la liberté, à l’égalité, à la fraternité, à la laïcité, à la liberté de conscience, à la citoyenneté, au « dialogue interreligieux et interconvictionnel » (sic !). Bref, on croirait lire un texte du Conseil de la Conférence des évêques de France !

Le plus suave réside sans doute dans le passage sur « l’égalité entre l’homme et la femme ». il y est écrit que « les musulmans de France reconnaissent pleinement l’égalité entre l’homme et la femme. Ils considèrent que l’islam confère une égalité totale aux femmes et aux autres ». Et d’appuyer cela sur un verset du Coran judicieusement isolé et modifié : « Les femmes ont des droits sur les hommes semblables à ceux que les hommes ont sur elles ». (Coran 2, 228) et de rappeler, sans référence, que le Prophète proclamait que « les femmes sont les semblables des hommes ». Pour oser écrire cela, dans une mirobolante amputation des textes, il faut vraiment prendre tous les non-musulmans pour des ignares des textes islamiques !

Car le verset cité, extrait de la sourate « la Vache », est à vrai dire totalement déformé. Le texte exact est celui-ci : « Les femmes ont des droits équivalents à leurs obligations, et conformément à l’usage. Les hommes ont cependant une prééminence sur elles ».

On constate la différence !

Le scribe du CFCM s’est bien gardé de citer le verset précédent (Coran 2, 223) : « Vos femmes sont pour vous un champ de labour, allez à votre champ comme vous le voudrez… ». On y mesure la considération délicate pour la dignité et la liberté de la femme : l’homme, selon le Coran, peut à son gré disposer de son corps…

Il se garde aussi de citer les textes tels que le verset 34 de la sourate IV (« les femmes ») où il est écrit : « Admonestez celles dont vous craignez l’indocilité ! Reléguez-les dans des chambres à part et frappez-les ! Mais ne cherchez plus contre elles de voie de contrainte si elles se soumettent ! ».

Mais il faudrait rappeler encore sur ce point les innombrables hadîths, c’est-à-dire « les faits et gestes » du Prophète retenus par la tradition et qui constituent le deuxième ensemble des textes sacralisés de l’islam. Contentons-nous de cette belle évocation par Mahomet : « L’enfer m’est apparu en songe et j’ai constaté qu’il était majoritairement peuplé de femmes », et encore à la question  « le témoignage d’une femme ne vaut-il pas que la moitié de celui d’un homme ? » : « Eh bien, reprit le Prophète, cela tient à leur moindre intelligence ». (T VI, ch 6, Des menstrues, Sahih d’Al Bokhari).

Mais passons sur l’art de la sélection et de l’adaptation pratiqué par les porteurs de plumes du CFCM.

Encore une fois, n’était-ce qu’ils écrivent mieux, leur texte est d’une fascinante similitude avec ceux de l’épiscopat français.

Mais le plus frappant dans leur prose n’est-il pas que rien n’y évoque la réalité des pratiques de l’ensemble des 57 pays de l’islam dans le monde sur le modèle du gouvernement du Prophète à Médine, de l’Hégire (622) à sa mort (632).

Or, comment est-il possible que « le culte musulman » en France puisse ne pas évoquer un seul instant que ce qu’il revendique pour les musulmans en France n’est aucune part dans l’islam réciproquement pratiqué pour les non-musulmans ?

Ainsi n’y a-t-il pas un seul pays d’islam de par le monde à reconnaître et appliquer le principe d’une égale liberté religieuse pour les musulmans et les non-musulmans !

Car, dans quel pays la liberté de conversion est-elle réciproquement assurée sans risque ? Où donc un musulman peut-il se convertir au christianisme ou à toute autre religion, ou se dire incroyant, sans risquer pour le moins le bannissement, ou de longues années de prison et encore souvent, « de facto ou de jure », la mort ?

Le CFCM serait-il si nationaliste, si refermé qu’il ne se soucierait pas du tout de ce qu’aucune part dans les pays qu’il domine l’islam n’applique les principes que ce CFCM prétend défendre en France ?

Serait-ce que la religion appelée en France « culte musulman » ne serait plus celle de l’ensemble de l’oumma islamique dans le monde ?

Cela est peu crédible. La vérité la plus probable est que le « culte musulman » en France s’efforce de se manifester dialectiquement, certes en répulsion sans doute sincère de l’islam terroriste et jihâdiste, celui de « l’islam mains rouges » comme un pacifique et tranquillisant « islam patte blanche » qu’il faut accepter sans aucune réserve et contrainte.

Mais qu’en sera-t-il lorsqu’il sera majoritaire ?

La réponse est dans la réalité des pays d’islam, diverse certes, mais où n’est acceptée nulle part une véritable réciprocité dans les libertés civiles et religieuses.

Tout ce que l’AGRIF souhaite à tous les musulmans, les Français et les autres, c’est qu’ils soient libérés du carcan d’une ancestrale théocratie totalitaire qui demeure hélas le fondement de l’islam.

Si le CFCM est sincère, il faut qu’il suive le souhait du maréchal Sissi : en finir avec la sacralisation des textes et répondre « aux besoins d’une révolution religieuse ».

 

Bernard Antony

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