( 8 juin, 2019 )

« La France éternelle » : des mots trop difficiles à prononcer pour Emmanuel Macron ?

 

Lu sur Boulevard Voltaire.

Il n’y a certainement pas de « manque de temps », c’est volontairement qu’Emmanuel Macron a supprimé tous les passages de la lettre d’Henri Fertet faisant référence à la « France éternelle » et à son catholicisme. Le président veut « gommer » la France et son catholicisme, lui qui veut faire disparaître notre pays et sa culture. L.R.

 

Emmanuel Macron adore les commémorations. Ou, plutôt, il adore les commémorations qui lui permettent de se mettre en scène et de mettre en valeur ses qualités déclamatoires. Avec lui, le narrateur devient le personnage central du spectacle. Et le narrateur, ça tombe bien, c’est lui. Emmanuel Macron, c’est deux en un pour les panthéonisations : de Gaulle et Malraux en même temps. Enfin – calmons-nous et buvons frais, comme dirait Édouard Philippe -, toutes choses égales par ailleurs. Peut-être, quelque part, la manie de tout vouloir faire soi-même. De faire aussi des économies d’échelle, comme on dit dans le monde entrepreneurial. Il fut sans doute à son apogée, à son « peak moment », comme on dit de l’autre côté de la Manche, lors des commémorations de la fin de la Grande Guerre. Question, au passage : si on enseignait plus le théâtre dans nos écoles, la France deviendrait-elle une pépinière de petits Macron ?

En tout cas, pour les cérémonies commémoratives du 75e anniversaire du Débarquement en Normandie, une fois encore, le président de la République a pu épater la galerie. Et susciter la polémique. Car dans le « package Macron », il y a toujours, en prime, un supplément de polémique au détour d’une phrase. Mais cette fois-ci, ce n’est pas dans ce qu’il a dit mais dans ce qu’il a omis de dire qu’il y a matière à polémique. Mercredi, à Portsmouth, Emmanuel Macron, lors de la cérémonie internationale, a lu la lettre d’adieu à ses parents d’un jeune résistant, Henri Fertet, fusillé à l’âge de 16 ans par les Allemands en 1943 pour faits de résistance. Une belle lettre, particulièrement émouvante. Or, certains passages de cette ultime missive n’ont pas été lus. Parce que le temps accordé aux chefs d’État était compté, dit-on. Peut-être, probablement, sans doute.

Mais lorsqu’on prend connaissance de l’entièreté de cette lettre, on se dit qu’il est tout de même dommage que le passage sur l’amour filial de ce garçon pour ses parents n’ait pas été lu. Dommage, aussi, qu’Emmanuel Macron n’ait pas évoqué la « confiance en la France éternelle » d’Henri Fertet. Un gamin de 16 ans qui va mourir demain et qui croit en la France éternelle, ce n’est pas rien, tout de même. Dommage, encore, qu’aient été « zappés » les remerciements de l’adolescent au curé et à l’évêque pour leur sollicitude. Cela aurait donné quelques indications sur ce qu’était la sociologie de la France de cette époque. Dommage, enfin, qu’Emmanuel Macron ait biffé les passages relatifs à la foi du jeune supplicié : « Papa, je t’en supplie, prie, songe que si je meurs, c’est pour mon bien… Nous nous retrouverons bientôt tous les quatre, bientôt au ciel. ».» Supprimée, aussi, cette précision : « Expéditeur : Monsieur Henri Fertet, Au ciel, près de Dieu. »

Dans le poème « La Rose et le Réséda » qu’Aragon dédia, en 1944, aux catholiques Honoré d’Estienne d’Orves et Gilbert Dru, et aux communistes Gabriel Péri et Guy Môquet, tous quatre fusillés par les Allemands, sont évoqués « Celui qui croyait au ciel » et « Celui qui n’y croyait pas ». Henri Fertet était « de la chapelle », pour reprendre les mots du poète. « Chapelle », qui rime avec « France éternelle ».

Georges Michel

 Colonel à la retraite
( 8 juin, 2019 )

DES INCONVENIENTS DE L’INTERNATIONAL

 

ÉDITORIAL DU N° 181 DE POLITIQUE MAGAZINE

 

L’Europe court sur son élan. Tous les partis au pouvoir ont dénoncé les partis de la peur, c’est-à-dire qu’ils ont eux-mêmes joué sur les peurs de leurs électorats. Voter populiste, voter illibéral, voter national, c’était voter la guerre, la ruine, le déshonneur ; et même déclencher un Oradour-sur-Glane, selon l’un des apparatchiks de LaREM. Voilà effectivement de bons et raisonnables arguments, bien appuyés, en France, par un CSA qui a considéré (seul de son espèce) que Macron ne faisait pas campagne, ce qui est presque vexant pour Macron, le pauvre.

Dans tous les pays de l’Union européenne, donc, les europhiles ont tous agité le spectre d’une vague de haine déferlant sur de bénignes démocraties désemparées et ont demandé aux citoyens conscients de voter, en leur âme et conscience, pour les partis en place, seuls garants de l’amour ; et d’une fiscalité favorable aux classes supérieures ; et d’un maintien de l’ordre musclé ; bref du vrai bien commun, qui est l’ordre financier. Le parti de l’ordre libéral triomphe et ce ne sont pas les quelques sièges glanés ici et là par des nationalistes que rien ne réunit (sinon l’amour de leurs pays respectifs, qui les conduira à ne pas s’entendre) qui permettront de réformer l’Europe, ni même de freiner son appétit de réformes sociétales, et encore moins de l’inciter à défendre vraiment les nations européennes plutôt que de les livrer pieds et poings liés à la concurrence mondiale sous prétexte de défendre le consommateur.

Cette élection, en fait, confirme qu’en Europe rien n’est politiquement réformable. Rien dans l’Union européenne car c’est la Commission qui a le pouvoir, pas les députés, et surtout pas des députés qui ne veulent pas contrevenir aux diktats de la Commission. Rien en France où Macron applique avec talent la recette de Mitterrand, avoir un opposant nationaliste fort pour systématiquement apparaître comme le garant de la prospérité – alors même que la France continue de s’enfoncer, avec son industrie toujours plus ruinée, ses commerces dévorés, son patrimoine dispersé et sa population toujours plus assistée, puisqu’elle augmente sans cesse avec un apport extérieur qui ne peut trouver à s’employer. Le parti LR pourra méditer quelques années encore sur l’intelligence de ses choix qui le conduisent mécaniquement à disparaître.

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Pendant ce temps, la France macronienne continue d’avancer avec superbe comme une starteupe qui vient d’inventer son bizness modèle, piétinant la « Charte internationale sur la Conservation et la Restauration des Monuments et des Sites », dite Charte de Venise, qu’elle a ratifiée, trébuchant sur la « Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées » de l’ONU, qu’elle a ratifiée, et s’apprêtant à s’asseoir sur la « Convention pour la protection des droits de l’Homme et de la dignité de l’être humain en rapport avec les applications de la biologie et de la médecine », dite Convention d’Oviedo, qu’elle a, bien sûr, ratifiée. Qu’il s’agisse de restaurer Notre-Dame, d’euthanasier Vincent Lambert ou d’autoriser la PMA, l’européen Macron se sent libre de toute entrave et surtout de celles qui ne sont pas françaises, qu’il devrait pourtant priser au plus haut point.

Libre mais inquiet. Les progressistes, comme ils s’appellent, redoutent désormais que ces conventions ne finissent par restreindre les transgressions nationales qu’ils mûrissent. Ils vont plus vite que le consensus et voilà que les fervents défenseurs de l’Union européenne, du transnationalisme, de l’humanisme mondialisé se prennent à réfléchir aux inconvénients d’un droit supranational, jurisprudences de la Cour européenne de justice ou tous ces pactes, chartes et autres conventions signés négligemment. Quelle est leur légitimité, en effet ? Il est piquant que les destructeurs de la France voient se retourner contre eux les instruments qu’ils avaient forgés et finissent, comme de bons nationalistes, par crier que le mondialisme les dépouille de leurs libertés et de leur souveraineté. Ils expliquent déjà, Buzyn ou Touraine, que rien n’oblige la France sinon la volonté du parti majoritaire. Encore un peu et ils expliqueront que la Loi n’est pas un absolu mais un moyen pour viser un bien.

Cette absurde épiphanie souverainiste aura sans doute lieu en même temps que les pays riches mettront fin à l’euro car l’Union européenne, construction financière, risque bien plus de mourir des mains des financiers que par l’effet des votes des citoyens. On est un peu loin d’un magnifique grand soir, mais nous ne sommes pas des romantiques.

 Philippe Mesnard

( 8 juin, 2019 )

Paris le 11 juin, Jean Sévillia aux Mardis de Politique magazine, une conférence à ne pas manquer !

 

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Rendez-vous à partir de 19 h 00
Conférence à 19 h 30 précises
PAF : 10 € -  Etudiants et chômeurs : 5 €
Salle Messiaen, 3 rue de la Trinité  Paris 9° 
Métro La Trinité, Saint-Lazare
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Politique magazine, 1 rue de Courcelles Paris 8°
T. 01 42 57 43 22
( 25 mai, 2019 )

Algérie : le « Système » dans l’impasse

 

 

Communiqué de Bernard Lugan
La lecture des évènements  algériens doit se faire à deux niveaux, le visible et l’invisible.
Les apparences
Après plusieurs semaines de manifestations, le Ramadan n’ayant pas démobilisé la rue, le mouvement de contestation ne s’essouffle pas,
Face à cette réalité, la stratégie du « Système »[1] actuellement incarné par le général Ahmed Gaïd Salah a échoué. Elle avait pour but de gagner du temps et de diviser les contestataires à travers la manipulation d’une justice spectacle illustrée par une vague d’arrestations de «corrompus ». Mais les Algériens ne furent pas dupes car  ils savent bien que c’est tout le « Système » qui est corrompu. A commencer par le général Gaïd Salah dont l’affairisme familial à Annaba fut dénoncé par l’opposante Louisa Hanoune… qui a donc été jetée en prison…
Entre la rue et le « Système », les positions sont inconciliables :
-Les manifestants exigent une période de «transition »  menée par des personnalités indépendantes,
 -Le général Gaïd Salah veut, à travers l’élection présidentielle prévue le 4 juillet 2019, faire élire un candidat désigné par lui. Or, ce scrutin paraissant impossible à organiser, à l’issue des 90 jours de présidence intérimaire prévus par la Constitution,  le général va se trouver face à un vide institutionnel.
… et derrière les apparences
La lecture d’El Djeich, la revue de l’armée permet d’aller au-delà des apparences. Depuis plusieurs semaines, y est en effet dénoncé l’existence d’un « complot », ce qui confirme que la guerre est bien ouverte à l’intérieur de la caste militaire.
Or, depuis 1962, l’armée avait toujours réglé ses comptes  à huis-clos, s’abritant derrière un pouvoir civil de façade délégué au FLN. De plus, jusqu’à aujourd’hui, en dépit de leurs oppositions, les différents clans militaires n’avaient  à aucun moment transgressé l’ultime tabou qui était de  ne jamais aller jusqu’à mettre en danger la pérennité du « Système ». L’incarcération de plusieurs généraux dont Mediene « Toufik » et Tartag, montre que les haines claniques et personnelles ont pris le dessus sur le consensus indispensable à la survie commune.
La crise au sein de l’institution militaire est donc profonde et la multiplication des slogans dirigés contre sa personne montre que le  général Gaïd Salah se trouve désormais seul face à la population.
De plus en plus nombreux sont donc ceux qui se demandent si l’impopularité de leur chef ne va pas finir par provoquer un divorce entre l’armée et le peuple. Le risque serait alors de voir la lame de fond contestataire emporter l’institution militaire avec le « Système ».
Selon des rumeurs qui commencent à se faire insistantes, plusieurs de ses pairs tiendraient le général Gaïd Salah pour responsable de l’impasse politique actuelle. Le seul obstacle à son éviction serait que les généraux ne se seraient pas encore  accordés sur le nom d’un successeur. Compte tenu du climat actuel, la difficulté est en effet de trouver un général s’étant tenu au-dessus des intrigues du sérail et donc susceptible de rétablit le consensus interne à l’armée, ce qui passe par  la redéfinition de la place de chacun de ses clans.
Loin de l’agitation de la rue, mais en ayant le regard constamment tourné vers elle, les janissaires marchandent  donc afin de trouver parmi eux celui qui pourra  sauver le « Système ».  Le proche avenir dira s’ils ont réussi à trouver l’ « oiseau rare ». Mais en ont-ils encore la possibilité ?
Bernard Lugan

[1] Voir le dossier consacré au « Système » algérien dans le numéro du mois de mai 2019 de l’Afrique Réelle.

( 25 mai, 2019 )

L’Europe, c’est la guerre…

 

Lu sur « Boulevard Voltaire » cet article qui montre le nocivité de l’Union Européenne qui provoque des guerres

 

…Contrairement à ce que prétend Emmanuel Macron.

Acculé, Emmanuel Macron sort l’artillerie lourde. Suivant une rhétorique trop connue, il dénonce avec véhémence le nationalisme, cause selon lui de toutes les guerres et de tous les malheurs. Il lui oppose l’Europe – et, avec elle, tout ce qui transcende les nations : le mondialisme, la supranationalité, l’ouverture des frontières identifiés au bien.

C’est faux historiquement : la principale cause des guerres et des grands massacres du XXe siècle, ce n’est pas le nationalisme, c’est l’idéologie. C’est en tous les cas vrai pour la Seconde Guerre mondiale, la guerre froide, les grands massacres de Staline ou de Mao, lesquels n’ont pas tué par nationalisme mais au nom d’une idéologie totalitaire.

Le slogan de Macron est également faux en ce qui concerne l’Europe. On dit « L’Europe (celle de Bruxelles), c’est la paix. » Mais l’Europe était déjà en paix quand ont été mises en place les institutions européennes actuelles, à partir de 1957. Et depuis ? Qui est responsable de la guerre des Balkans, qui est responsable de la guerre d’Ukraine ? Sans doute les États-Unis, mais ils n’auraient pu rien faire sans l’appui des Européens et des instances de Bruxelles.

Pourtant favorable à la construction européenne, l’ancien chancelier Helmut Schmidt n’a pas hésité, peu avant sa mort, à mettre en cause le rôle des commissaires de Bruxelles dans le conflit ukrainien.

Aujourd’hui, les anti-Poutine les plus exaltés, dont certains envisagent même une guerre contre la Russie, se tournent vers Bruxelles. L’Union européenne lui a infligé des sanctions économiques lourdes et n’envisage pas de les lever. Cela, sous le prétexte de l’annexion de la Crimée qui offense, certes, le droit international, mais pas plus que l’indépendance de l’État mafieux du Kosovo encouragée par Bruxelles. Interrogé sur la défense européenne par un journaliste : « Pour se défendre de qui ? », Macron a répondu « de la Russie, par exemple ». Bien inutile provocation : l’Europe n’existerait qu’en se trouvant un ennemi !

Les guerres qui ont ensanglanté le Proche-Orient au cours des dernières années, dont celle de Syrie, ont fait près de cinq millions de morts. Elles se sont toutes faites avec l’appui des instances de l’Union européenne, qui a ainsi subventionné largement l’Observatoire syrien des droits de l’homme, officine de propagande djihadiste basée à Coventry, voix des opposants à Assad. Elle a aussi imposé un embargo qui a fait souffrir presque autant le peuple syrien que les combats. Cette machine inhumaine se refuse à les abroger alors que la guerre est pratiquement terminée. Même chose au Yémen, où les famines dues aux sanctions tuent encore plus que les bombardements saoudiens.

Les guerres récentes du Proche-Orient n’ont pas été causées par le nationalisme mais par la fureur idéologique des mondialistes américains, dits néo-conservateurs, relayée par les européistes de tout poil au nom des grands idéaux : droits de l’homme, démocratie, lutte contre le nationalisme. Ces guerres ont, au contraire, été désapprouvées par ceux que l’on taxe de nationalisme ou d’extrémisme, à droite ou à gauche.

Pourquoi la construction européenne menace-t-elle la paix ? Parce qu’elle est elle-même une idéologie, ce qui veut dire un projet messianique de transformation de la condition humaine fondé sur des concepts simplificateurs : hier, l’abolition de la propriété ou des classes sociales, aujourd’hui, celle des nations. Les idéologues sont manichéens : ils diabolisent leurs adversaires intérieurs, mais aussi extérieurs, tenus pour des monstres innommables auxquels on ne saurait faire quartier : Milošević, Saddam Hussein, Assad… demain Poutine ?

C’est cette approche idéologique propre à l’Union européenne qui menace la paix en Europe, bien plus que le nationalisme, une expression qui, dans la bouche de Macron et des mondialistes, ne désigne d’ailleurs que l’amour sain de sa propre patrie et donc l’attachement à sa souveraineté.

Roland Hureaux

Essayiste

 

( 25 mai, 2019 )

Une religieuse franco-espagnole égorgée en Centrafrique : pour une fois, il y a eu plus qu’un entrefilet…

 

Lu sur « boulevard Voltaire » cet article de Gabrielle Cluzel très beau et très juste.

 

Elle s’appelait Inès Nieves Sancho. Pourquoi évoquer cette religieuse franco-espagnole de 77 ans égorgée en Centrafrique ? On le sait, les chrétiens persécutés n’intéressent qu’assez peu. D’ailleurs il y en a trop, comment suivre ? Plus de 4.300 d’entre eux ont été tués en 2018, selon l’ONG Portes ouvertes. Autant dire que, de façon purement arithmétique, s’il fallait rendre justice à chacun d’entre eux, c’est plus de 11 fois par jour qu’il faudrait en parler… Alors, le plus souvent, les médias jettent l’info dans un entrefilet, frêle esquif tout pauvret sur l’océan du Net.

Cette fois, c’est sans doute la sauvagerie du meurtre qui a poussé la plupart des grands médias à aller au-delà du paragraphe réglementaire : la religieuse a été sortie de sa chambre, emmenée dans l’atelier où elle apprenait aux jeunes filles à coudre, et décapitée – selon le Vatican – ou égorgée – selon son évêque. Pour Le Parisien, elle aurait été victime d’un « crime ésotérique », des criminels du coin étant à la recherche de « cheveux de Blanc » pour leurs rituels censés attirer la chance.

À 77 ans, elle aurait pu finir tranquillement sa vie dans sa communauté des Filles de Jésus, à Lavaur, dans le Tarn. Elle avait choisi de retourner en Afrique.

Le meurtre de dix catholiques au Burkina Faso, deux jours après la libération des otages français, est, en revanche, passé presque totalement inaperçu. L’abbé D. Siméon Yampo, avec cinq de ses fidèles, a été tué par des terroristes islamistes dans son église paroissiale de Dablo. Une sorte de père Hamel version burkinabée. Sur la photo que son évêque a fait circuler en annonçant la tragique nouvelle, on le voit tout sourire, arborant sur sa chemise, en médaillon, une photo de Charles de Foucauld. On ne porte pas en vain le prénom du vieillard Siméon : « Et nunc dimittis ». « Et maintenant, je peux partir. » Sauf qu’il était, lui, dans la force de l’âge.

Le lendemain, quatre autres catholiques étaient encore assassinés lors d’une procession à Zimtenga, dans le nord du pays : « La [statue de la] Vierge était sortie pour faire le tour de la paroisse. […] Presque à l’entrée du village de Singa, un groupe de terroristes a intercepté le cortège. Ils ont tué 4 fidèles et brûlé la statue », raconte un responsable de la communication de la cathédrale de Ouagadougou.

En France, ces jours-ci – cela revient d’ailleurs, au fil des polémiques, avec une régularité de métronome -, il est de bon ton de regarder les catholiques comme des illuminés, des cinglés, des dérangés, parce qu’ils ont eu l’outrecuidance d’un peu trop sortir de leur sacristie pour monter au créneau contre l’euthanasie, attachés à leur « combat pour la vie » comme des moules à leur rocher.

On pourrait au moins leur faire la grâce de reconnaître que s’ils aiment la vie, ils sont aussi, encore et toujours, capables de donner la leur pour leur foi et leur prochain.

Gabrielle Cluzel

 Ecrivain, journaliste
( 22 mai, 2019 )

2 JUIN 2019 : JOURNEE LYAUTEY

 

 

 L’ Association de Soutien à

   l’Armée Française

Délégation des Vosges

 

Vous invite à participer à la

 

JOURNEE LYAUTEY

« Actualité de Lyautey

Le dimanche 2 juin 2019

à Thorey-Lyautey(54)

dans le château du Maréchal

Matin :

   * Cérémonie au monument du château*

* Visite du château

  • Visite du Musée National du Scoutisme*
  • Visite du Parc du château

   * Conférence « Lyautey et le scoutisme »

par Rémi Fontaine,

(journaliste et co-auteur avec son père du   livre « cent scouts morts pour la France »)

Midi,
* Repas (sur réservation)

Tel au 06 24 72 74 51

Aprés-midi

Conférences :    -

   Introduction, Historique du château

par le Colonel Pierre Geoffroy

« Galieni et Lyautey »

par le Colonel Claude Franc
-
« L’étude des méthodes de Lyautey au Maroc.

Quels enseignements pour notre époque ?

 
par le Chef de bataillon Paul-Henri de Lastour

   -
Conclusion : «Présentation de la Fondation et de

l’Association Nationale Maréchal Lyautey »

par le Colonel Pierre Geoffroy

 

Table de presse, dédicaces.

 

( 21 mai, 2019 )

Agrif contre Nick Conrad

 

Communiqué de l‘AGRIF

 

Le rappeur Nick Conrad que l’Agrif, par ses avocats Jérôme Triomphe et David Dassah, a fait condamner une première fois pour ses atroces éructations rapeusement racistes dans son « Pendez les blancs » vient de récidiver.

Il publie un « nouvel album » de ses « créations » sur des thèmes tels que « Je baise la France, je brûle la France »… « J’attrape une petite blanche, j’lui déchire l’anus… » « Noir supérieur à blanc ».

La moindre des choses serait que ce malade mental atteint de délires tortionnaires racistes soit enfermé pour sa dangerosité. Car on sait l’influence de mimétisme meurtrier que de pareilles productions peuvent sécréter sur certains individus.

À peine reposé, Me Jérôme Triomphe assisté de Me David Dassah, lance ce jour la procédure pour l’Agrif.

L’AGRIF

70 boulevard Saint-Germain
75005 PARIS
01 40 46 96 31

( 20 mai, 2019 )

Monseigneur le comte de Paris : “Personne n’a à juger de la dignité de la vie d’un de nos concitoyens”

 

 

Monseigneur le comte de Paris : “Personne n’a à juger de la dignité de la vie d’un de nos concitoyens” dans Princes jean-comte-de-paris

 

Vincent Lambert, personne lourdement handicapée, va être aujourd’hui abandonné par la société et le corps médical, par l’arrêt de son alimentation et de son hydratation.  Pensons aux autres personnes dans sa situation. Être privé de la capacité de marcher, de communiquer et de se nourrir seul ne peut être un motif de condamnation.

Depuis l’abolition de la peine de mort, personne n’a à juger de la dignité de la vie d’un de nos concitoyens, quelque soit son “utilité” présumée. C’est pourtant ce qui se passe aujourd’hui.  Soutenons les personnes qui, par la recherche, la médecine, l’accompagnement, ne laissent aucun des membres de notre société sur le bord de la route. Pour que l’État reste au service des plus faibles.

 

Pour souligner son propos, Monseigneur le comte de Paris a joint à ce billet publié sur Facebook, le lien de cet article du Figaro :  En France, 1700 anonymes sont dans l’état de Vincent Lambert

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Message de Monseigneur le comte de Paris

Domaine Royal, le 20 mai 2019

( 20 mai, 2019 )

Mise en œuvre du meurtre programmé de Vincent Lambert : crime d’État.

 

Bernard Antony communique :

 

Sans prévenir ses parents, dans la plus totale inhumanité, le docteur Sanchez du CHU de Reims a mis ce matin en route, au mépris total du serment d’Hippocrate, la mort de Vincent Lambert.

Que de mensonges sur les medias !

Y avait-il acharnement thérapeutique, non !

Il y a eu acharnement euthanazique avec, durant des années, une abominable séquestration de Vincent et l’ignoble refus qu’il soit transféré dans une de ces unités de soins adaptés qui se proposaient de l’accueillir.

Oui, ce sont bien des médecins de la mort, de Kariger à Sanchez, qui ont tenu à toute force à retenir Vincent prisonnier au CHU de Reims pour pouvoir se targuer aujourd’hui de leur victoire idéologique d’instauration de l’euthanasie.

Mais au plus haut niveau, c’est tout le gouvernement et c’est le président de la République qui portent la responsabilité d’une décision de mise à mort emblématique. Car après celle-là, ce seront des milliers et des milliers de vies que l’on supprimera pour les nécessités de la planification démographique et des calculs économiques.

Acte de mort terrible pour la France au mépris des valeurs de vie de ses racines de civilisation, grecque, juive et chrétienne.

Acte de mort terriblement révélateur de l’effondrement spirituel, intellectuel et moral d’une Conférence épiscopale tiédasse incapable de produire autre chose qu’un long texte gélatineux, n’invoquant même pas la loi naturelle du « tu ne tueras pas », prescrivant impérativement le respect de la vie de l’être innocent. Regrettant non pas la décision de mise à mort mais sa précipitation !

Vincent Lambert meurt du fait de l’indignité des décideurs de sa mort. Il a été sacrifié à l’idole dévorante du néo-totalitarisme post-communiste et post-nazi.

Notre pensée va à ses parents héroïques méprisés par les médecins mortifères et les politiques et les clercs de la continuité Ponce Pilate.

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