( 14 août, 2019 )

Quelle est la cohérence de la politique économique de la France ?

 

Article paru dans « POLITIQUE MAGAZINE »

 

Entre prétendus cadeaux fiscaux, champions avortés et privatisation hasardeuse, la France de Macron paraît gouvernée par des novices. Mais si en fait c’était la logique du banquier investisseur qui prévalait, et non celle du régisseur ?

Les médias présentent chaque jour des informations qui ont trait à la politique économique de la France : crise des Gilets jaunes, échec de la fusion Renault-Fiat, fermeture d’usines par General Electric, référendum sur la vente des Aéroports de Paris, rétablissement de l’impôt sur la fortune et suppression des niches fiscales, stagnation du PIB, etc. Mais y a-t-il une cohérence quelconque dans toutes les mesures prises par le Gouvernement ? Et ces actions déboucheront-elles rapidement sur un mieux ? Quelques exemples parmi les plus médiatisés pour essayer d’y voir clair.

La crise des Gilets jaunes

Selon les “experts” de Natixis, l’économie française ne pourra réellement redémarrer qu’avec une montée en gamme de sa production industrielle, ce qui ne se fait pas en un jour ni avec du personnel peu ou mal formé. En attendant il lui faut tenir et, pour cela, ils proposent le choix entre trois possibilités :

  • la dépréciation du taux de change¹, comme en Inde ;
  • l’augmentation des taux d’intérêt, comme la Turquie ;
  • la réduction des salaires pour diminuer la demande intérieure et augmenter la compétitivité, comme en Espagne ou en Grèce.

Si les deux premières méthodes nous sont interdites car leur mise en œuvre dépend exclusivement de la Banque centrale européenne (euro oblige), la troisième paraît difficile à adopter dans un pays secoué par ce que l’on appelle la « crise des Gilets jaunes » (slogan qui permet de brouiller les analyses en empêchant de voir immédiatement les diverses causes du mécontentement général et en isolant les manifestants des autres membres du corps social qui pourtant partagent la même insatisfaction).

En la matière, la politique gouvernementale se réduit à utiliser des expédients pour gagner du temps sans chercher à s’attaquer à la racine du mal dont il est vrai que le traitement serait douloureux. Si l’on retient l’analyse des “experts”, la formation du personnel exigée pour le redémarrage de l’économie française sera d’autant plus longue et difficile qu’une partie importante de la population active ou susceptible de l’être ne semble pas disposée à accepter les exigences que cela entraîne. Le taux de chômage, malgré tous les expédients mis en œuvre, risque donc de demeurer supérieur en France (8,7 %)² à ceux enregistrés dans la zone euro (7,6 %) et dans l’ensemble de l’Union européenne (6,4 %).

De plus cet immobilisme économique va à l’encontre de toute politique environnementale véritable puisque, en France, 59 % des appareils ménagers achetés aujourd’hui le sont en remplacement d’appareils en panne, trop coûteux à réparer, faute de pièces de rechange.

Une fiscalité au service de la mondialisation

Le slogan mis en avant pour expliquer toutes les manipulations fiscales récentes est qu’elles favorisent le travail et donc l’emploi. C’est ainsi que l’impôt sur la fortune – censé freiner les investissements productifs – a été remplacé par un impôt sur la fortune immobilière, laquelle ne créerait pas d’emplois. En réalité, la fortune mobilière est souvent placée dans des valeurs internationales ou des actions d’entreprises qui délocalisent pour améliorer leurs bénéfices, alors que la fortune immobilière – non délocalisable par définition – a besoin d’être entretenue, ce qui maintient des activités de proximité indispensables à la survie des populations rurales.

Dans le même temps le gouvernement prétend augmenter l’offre de logements, ce qui, compte tenu du fait que les petites entreprises locales n’ont plus les moyens de survivre, favorise les gros promoteurs industriels tels que Bouygues mais aussi la Caisse des Dépôts ou les grandes banques et compagnies d’assurance et leurs multiples épigones.

Parallèlement le gouvernement supprime la taxe d’habitation pour 80 % des ménages, ne laissant aux communes la possibilité de maintenir leur train de vie qu’en augmentant la taxe foncière. Ce sont donc les mêmes contribuables qui vont supporter à la fois l’impôt sur la fortune immobilière, la taxe d’habitation maintenue et l’augmentation de la taxe foncière. Deux catégories sociales seront particulièrement touchées : les cadres dits moyens-supérieurs, qui sont en fait les principaux moteurs de l’activité économique, et les retraités qui supporteront en plus l’augmentation de la CSG. Il ne faut pas s’étonner si les jeunes diplômés partent s’établir à l’étranger… ce qui ne facilitera pas « la montée en gamme de la production industrielle » !

L’État actionnaire

Deux événements ont marqué la fin du printemps français : l’ouverture de la procédure pour le lancement d’un Referendum d’initiative populaire sur la privatisation des Aéroports de Paris, d’une part, et l’échec, à l’initiative du ministre de l’Économie, de la fusion entre le groupe Renault-Nissan-Mitsubishi et le groupe Fiat-Chrysler, d’autre part. Pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté, il convient de préciser tout d’abord que ce n’est pas la vocation de l’État d’être un industriel, ni un gestionnaire d’aérogare, ni un propriétaire foncier.

Dans ces conditions, il n’y avait aucune raison que le principal actionnaire de Renault s’oppose aux projets de celui qu’il a nommé à la tête de l’entreprise et, à l’inverse, l’État aurait raison de se débarrasser des Aéroports de Paris. Mais si d’un point de vue théorique il n’y a pas en soi de quoi critiquer ce qui s’est passé, cela ne signifie pas que les raisons qui ont conduit à ces deux psychodrames ne doivent pas être examinées.

On cherche en vain la raison qui a conduit le gouvernement à favoriser Nissan-Mitsubishi dont la santé apparente immédiate semble plus brillante que les perspectives à moyen terme, sauf à imaginer que cela ferait partie d’un accord secret avec le Japon dans le cadre de l’affaire Carlos Gohsn. En l’absence de motif clair, on peut en effet tout imaginer. Quant aux conséquences prévisibles, elles sont évidentes : compte tenu de la politique actuelle du gouvernement du président Trump, le refus d’une alliance avec un constructeur américain (Chrysler³) pourrait fermer à Renault l’accès au marché américain. Est-ce ce que l’on souhaite ? Cela risque-t-il d’avoir un impact sur l’emploi en France et sur la balance des paiements ?

En ce qui concerne les Aéroports de Paris, la question de leur privatisation est d’une autre nature. À quoi correspond-elle ? À une recherche de rentrée immédiate de fonds pour que la France ne paraisse pas trop s’éloigner des règles imposées à Bruxelles pour le respect des accords de Maastricht ? Pourquoi pas ! Mais, outre le fait que ces aéroports sont le principal point d’entrée des étrangers en France et méritent donc à ce titre d’être surveillés comme une frontière (et ici nous sommes dans le domaine régalien), on peut se demander si l’on ne va pas risquer de les brader. En effet, les aéroports de Paris sont à la tête d’un très gros patrimoine foncier que l’État ne peut pas valoriser en utilisant les abords des pistes d’atterrissage pour des constructions nouvelles. Un éventuel acquéreur obtiendra, à n’en pas douter, de les rentabiliser. Et, comme les Chinois qui s’étaient emparés de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, ils revendront leurs parts dès qu’ils pourront « cristalliser » la plus-value obtenue, laissant alors le gouvernement faire face aux ONG qui ne manqueront pas de dénoncer les nuisances subies par les riverains.

Quelle est donc la logique économique ?

Ces exemples montrent suffisamment que le gouvernement privilégie, et de loin, l’apparence à court terme au détriment de la santé à long terme. Comment peut-on l’expliquer ? Car, après tout, c’est bien le rôle du gouvernement que de prévoir l’avenir et d’y préparer le pays. Une des clés de lecture possible est à rechercher dans la personnalité des élites actuelles ou de celles qui se prétendent telles.

Ces élites semblent avoir pour modèle le banquier d’affaires lequel n’est plus aujourd’hui quelqu’un qui prend des risques pour créer et soutenir une industrie dont le coût serait trop élevé pour le seul entrepreneur, mais un spéculateur qui cherche à « créer de la valeur actionnariale », c’est-à-dire à capter les profits générés par une activité économique quelle qu’elle soit au bénéfice exclusif des détenteurs du capital à un moment donné. Ceux-ci ne sont bien souvent que des fonds de pension ou autres organismes de placement collectif en valeurs mobilières. Tout banquier d’affaires regarde aujourd’hui les entreprises industrielles de la même façon qu’un joueur apprécie la forme des chevaux sur un hippodrome et non comme un propriétaire-éleveur. D’un exercice à l’autre, d’un jour à l’autre, il est prêt à parier sur celle qui lui paraît en forme – qu’elle soit ou non dopée aux subventions, à l’optimisation fiscale ou aux délocalisations – et à retirer sa mise de celle qu’il a soutenu la veille. Le gain réalisé dans l’opération est, quant à lui, surtout utilisé pour essayer de rester dans le jeu.

Quand une telle mentalité gagne ceux qui dirigent le pays, la France n’apparaît plus comme une grande nation aux traditions séculaires qu’il convient de développer pour le profit de tous ses enfants et dans le respect des autres, mais comme une « start-up » qu’il faut rendre efficace dans un monde ouvert à la libre concurrence et la libre circulation de tout et de tous.   ■

En privatisant ADP, l’État abandonne une rente et brade un patrimoine.

François Reloujac
Journaliste, spécialiste des questions économiques
( 25 juillet, 2019 )

Les royalistes et «la France d’aujourd’hui»

 

Lu sur le blog « La Couronne »

 

Les royalistes et «la France d’aujourd’hui» dans informations royalistes royaliste-de-france

Il arrive souvent que l’on nous critique, en faisant de nous, des nostalgiques, des passéistes, des romantiques idéalistes déconnectés des réalités de « La France d’aujourd’hui ». Nos détracteurs ont bien raison, « La France d’aujourd’hui » ne réjouit pas nos cœurs !

 

Car bien entendu, ce qu’il faut entendre par cette expression n’est guère réjouissant. « France d’aujourd’hui, » sous-entend : renoncement, veulerie, déshonneur, apathie, mœurs dissolus, relativisme…On peut, on doit tout accepter ! La pseudo diversité est érigée en droit absolu. Il est bon et même recommandé de chasser « le Naturel » coupable et capable de revenir au galop !

 

Notre France, pétrifiée, à l’arrêt change de nom pour devenir la…République en Marche… Vers des paradis, fiscaux peut-être, mais quand même pas pour tout le monde ! Et voilà le choix qui nous est offert : une France du repli ou de la « Retraite », ou bien l’autre, la Vieille France, celle des Régimes anciens et des anciens Francs…Une France des lampes à huile voire de…La Marine…à voile ! Et combien se voilent la face pour ne pas voir ce qu’ils considèrent comme une horreur !

 

Mais qui veut de la France d’aujourd’hui ?

    • Pas les touristes, ils préfèrent Versailles, les châteaux de la Loire et le Puy du Fou.

    • Pas les Huns, disciples d’Attila, qui sèment le désordre et le sel de la discorde pour que rien ne repousse après leur passage.

    • Pas les Autres non plus qui préfèrent les ronds-points !

 

Et nous, les Veaux, comme nous avait traité le Général De Gaulle, nous nous laissons mener à l’abattoir par des « cow-boys » de Prisunic. La belle Histoire de France de Saint Louis, à Louis XIV en passant par Napoléon, n’est plus qu’une légende que les élèves n’apprennent même plus ! Cette grande et belle Histoire a presque fini d’escalader l’avant-dernière marche…

 

La dernière marche que nous propose cette République instable et toujours en mouvement risque de nous mener aux Portes de l’Enfer !

…Toi qui entre ici, abandonne toute espérance ! (Sic)

La France d’aujourd’hui, est encore, plus pour longtemps, de ce coté de cette porte que l’on nous invite à franchir… Demain l’Histoire de France devenue historiette sera oubliée de tous, et nos héros de jadis ne seront plus que des « Tartarins » ! Par la porte entre ouverte l’on peut jeter un œil sur la France de demain…. EN AVANT MARCHE !

_  Elle ne s’appellera plus jamais France !!! (Sic)

_  Mais République en Marche !

_  Grande spécialiste de la Retraite…

_  No man’s land et zone de non-droits de l’homme.

_  Aux marches de l’Empire de Babel-Europa…

 

Et, grâce au ciel, l’Empereur serait le nôtre… Et nous Royalistes, nostalgiques du « Bon vieux temps » voudrions non pas vivre dans un passé révolu, mais restaurer ce qui peut l’être, et surtout reconstruire le Royaume de France qui selon les dires était « Le plus beau royaume après celui du ciel » ! (Sic) Nous avons la volonté, et l’Espérance, qui comme le disait Bernanos « est une vertu, une détermination héroïque de l’âme » (Sic) Pour que la France renaisse, pour que les Français retrouvent leur pays, nous ressusciterons le Royaume…

Et nous, nous avons déjà le Roi !

Monseigneur le Comte de Paris

Et toute une Famille Royale à notre service !

Guy Adain

( 25 juillet, 2019 )

LIVRES à lire

 

 

CE SANG QUI NOUS LIE – de Sylvain DURAIN -  Editions du Verbe Haut – 422 pages – 20 €. https://editionsduverbehaut.fr

 

Sylvain Durain est un jeune auteur et réalisateur. Il nous donne ici un livre majeur qui fera date. Il est sous titré « Vers le matriarcat ? »  Il est souvent dit qu’une société féministe entrainerait moins de violence dans nos sociétés qu’un monde patriarcale depuis le début du monde. Or, Sylvain Durain parcourt l’histoire, des sociétés primitives à aujourd’hui. Il analyse dans ces communautés la politique, les religions, les structures familiales et communautaires ainsi que le processus culturel des notions de sacrifice et de violence. Contrairement à l’idée actuellement généralement admise, il montre que les sociétés furent soumis à un certain matriarcat qu’il définit selon un nouveau concept : le « matriarcat sacrificiel ». Ce n’est que progressivement, d’abord un peu dans la nation juive primitive (avant Jésus-Christ) puis avec l’Eglise Catholique et particulièrement avec la monarchie française qu’une civilisation « patriarcale » apparue. Ce qui entraina un immense progrès pour notre civilisation. Notons que « matriarcat » ne veut pas forcément dire que dans les faits les femmes dirigent tout et « patriarcat » les hommes dirigent. Par exemple, il montre que Sainte Jeanne d’Arc est l’exemple patriarcal. Depuis la révolution française, qui a tué le Roi, père de la Nation, nous régressons en nous rapprochant des sociétés primitives que nous appelons « barbares ».

Le seul petit « bémol »  de ce livre ne concerne pas les écrits de Sylvain mais la préface de Pierre Hillard, autant la « passer »…

Voici un livre qui fera date. Il faut le lire et le faire lire. A commander de préférence à https://editionsduverbehaut.fr/produit/ce-sang-qui-nous-lie/

Sylvain Durain présentera son livre à la rentrée lors d’une réunion de l’association Histoire et Culture.

 

L’ECOLE ET LE ROI, Royauté et Ecole, d’Hier à Demain – de Pierre Van Omneslaeghe, 68 pages, Editions de Flore editions@cercledeflore.fr – 10 rue Croix des Petits Champs, 75001, Paris. 10 €

Ce livre est préfacé par Yves-Marie Adeline. Contrairement à ce que veut nous faire croire la propagande républicaine, l’instruction existait bien avant la révolution. Elle fut même rendu obligatoire par Louis XIV. Pierre Van Omneslaeghe survole toute l’histoire de cette instruction bien organisée mais pas uniformisée qui a montré son efficacité tout au long de la monarchie française. Elle pouvait être publique ou ecclésiastique. Elle couvrait très bien ce que nous appelons aujourd’hui le primaire, le secondaire et l’universitaire. Aujourd’hui, ce qui est appelé « éducation nationale » apprend de moins en moins et sert plutôt à « formater » nos petits à la propagande officielle. L’auteur nous donne des pistes pour rétablir une véritable instruction qu’un Roi pourrait réaliser.

Ce livre est également en vente à La Lorraine Royaliste.

 

 

LES QUATRE SAISONS – tome 4, L’ÉTÉ  – de Sophie CADIC, illustré par Apolline DUSSART - – 44 pages – Editions des Petits Chouans – DPF – BP 70001 – 86190 Chiré en Montreuil – www.petits-chouans.fr –  15 €

 

Nous vous avons présenté dans les numéros 351, 352 et 354 de la Lorraine Royaliste les trois premiers tomes de cette très belle collection pour enfants. Le tome 4 qui clôt la série est maintenant paru, il concerne l’été, après l’automne et l’hiver et le printemps. Le jeune lecteur suivra ses héros – Roseline et Maximin – avec leurs parents et grands parents « dans leur vie quotidienne et l’apprentissage des coutumes locales de Provence. »  Le temps chaud de la Provence en cette période, les chants des oiseaux, les fleurs, les activités des habitants,… tout y est admirablement décrit et splendidement illustré.

Très pédagogique, cet album, comme les précédents, aidera à apprendre à lire nos petits enfants.

 

LA MICHE DE PAIN – Les Prières par Marie Triboude Marie TRIBOU– 192 pages – Editions Elor, Diffusion de la Pensée Française –  BP 70001, 86190, Chiré-en-Montreuil. www.chire.fr –  18 €

 

Il s’agit de la réédition d’un très beau livre de Marie Tribou. Nous trouvons ici toutes les prières du célèbre catéchisme de Marie Tribou. Il contient 16 leçons permettant l’apprentissage de la prière pour nos petits enfants. Très bien illustré par les dessins d’Anne Floch’h, voici un livre indispensable à toute famille catholique.

Nous ne pouvons que remercier la Diffusion de la Pensée Française qui a repris les éditions ELOR d’avoir réédité cette œuvre de grande valeur.

 

Jean NEDISCHER

( 24 juillet, 2019 )

Nadine Morano, une femme qui en a…

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

La vie est curieusement faite. Marlène Schiappa étrille Nadine Morano et pourtant, s’il est une femme dont la secrétaire d’État devrait être fière, c’est bien celle-là. En voilà une qui se bat, qui en a et qui refuse d’aller à Canossa : « C’est ma liberté d’expression, je dis ce que je veux » (LCI).

On a beaucoup parlé des égéries du football féminin, mais Nadine Morano pourrait en être une dans la catégorie boxe française. Un uppercut ici, un KO là, et quand elle s’est choisi un punching-ball, elle ne le lâche pas. Si elle tombe, elle se relève et fonce dans le tas. Gérald Darmanin en a fait les frais. Ancien LR devenu ministre, il avait imprudemment tweeté « Qu’est ce qui gêne Nadine Morano ? Son style vestimentaire ou que Sibeth N’Diaye soit française et pire encore, ministre de la république ? Plein Soutien à Sibeth » et s’est vu prestement moucher : « Ce qui me gêne côté vestimentaire en ce qui te concerne c’est que ta veste soit réversible en fonction de tes intérêts personnels […] »

Elle n’est pas du genre à montrer ses yeux rougis, comme Cécile Duflot à l’Assemblée – tourneboulée par une question désobligeante sur la désertion de son compagnon au défilé du 14 Juillet -, ni à s’offusquer d’un bisou envoyé à la tribune de l’Assemblée, comme Brune Poirson, c’est un luxe de rosière outragée que ne peuvent s’offrir les femmes de mauvaise vie (politique), les filles de petite vertu (puisque de droite) du bord de Nadine Morano.
Pour elles, aucune solidarité féminine, aucune sororité censée faire de toute femme votre alliée, votre amie, votre sœur…

Ainsi la célèbre Brune Oleson, ou Nellie Poirson, comme on veut, a-t-elle emballé son mépris scatologique, pour garder la distance qui sied à la condition de Madame LA Secrétaire d’État (n’est-ce pas, Gérard Longuet ?), dans le papier de soie des belles lettres, mais le résultat est là : « René Char disait qu’il existe une sorte d’hommes toujours en avance sur ses excréments. Avec Nadine Morano, on découvre que ça marche aussi pour les femmes. » Preuve qu’au gouvernement, il n’est pas de vulgarité que vestimentaire, on peut même en trouver très bien habillée.

Si Nadine Morano reste droite dans ses escarpins, c’est qu’elle est sûre de son fait et qu’aucune pression ne pourra lui faire entendre raison : il est vrai qu’évoquer une Sénégalaise bien née est aussi peu raciste que parler d’une Française de bonne famille, et dire quelle s’habille en tenue de cirque n’est pas très gentil, mais pas plus méchant que de reprocher à Jean-Luc Mélenchon d’arriver à l’Assemblée débraillé, à François Hollande d’avoir la cravate de travers et le costume tirebouchonné, ni même, en passant la Manche, à la reine Élisabeth II d’être souvent fagotée – Anglaise bien née s’il en est – comme un perroquet. Bref, le lot des personnes publiques, qui voient tous leurs faits et gestes commentés. Cela fait partie du métier.

Sibeth Ndiaye, bien sûr, connaît les usages en toute occasion, mais a décidé de s’en moquer, voire de provoquer, profitant d’une implicite impunité : je crois l’avoir déjà écrit ici, aucun homme dans la tribune n’oserait arriver le 14 juillet avec la version masculine de son tee-shirt, agrémenté non plus du refrain de Françoise Hardy « Tous les garçons et les filles », mais de celui de Jacques Dutronc « Je retourne ma veste »… même pas Gérald Darmanin auquel, de l’avis de Nadine Morano, ce tricot de corps irait pourtant comme une moufle.

En refusant de se justifier, en montant gants blancs et sabre au clair à l’assaut du politiquement correct quand la plupart (et des plus costauds) se seraient couchés au premier coup de canon, Nadine Morano est, ces jours derniers, la trompette – la Trumpette ? Elle en a la rhétorique cash et trash – qui réveille le paysage politique. Respect, Nadine. Chapeau Morano. Allez, même sans en partager les idées, c’est ainsi que Marlène Schiappa et ses copines devraient saluer cet indéniable morceau de bravoure féminine.

Gabrielle Cluzel

 Ecrivain, journaliste
( 24 juillet, 2019 )

Nongqawuse, la Greta Thunberg africaine ?

 

Communiqué de l’Afrique Réelle

 

Les prédictions apocalyptiques, à l’image de celles de la jeune Greta Thunberg ne sont pas l’apanage de l’Europe. Les exemples de prophéties millénaristes faites par des adolescents se retrouvent également en Afrique, notamment en Afrique du Sud et plus particulièrement chez les Xhosa.
Qu’il s’agisse des prophéties européennes ou africaines, elles interviennent toujours dans un contexte de grande crise politique, morale ou sociale. En Europe, les prophéties millénaristes les plus connues se sont produites au tournant de l’an mil (ou mille) quand elles annonçaient la fin du monde et qu’elles se traduisirent par les « grandes peurs ». Aujourd’hui, au moment où les Européens doutent en observant la fin de leur modèle civilisationnel et les menaces que le « grand remplacement » fait peser sur leur identité, c’est l’apocalypse climatique qui est annoncée.
Les Xhosa d’Afrique du Sud ont connu un phénomène semblable quand, influencés par une jeune fille, ils se sont auto-détruits. Le contexte est bien connu. Démoralisés par leurs défaites successives face aux Boers et aux Anglais, notamment celle de 1853, et par les pertes de territoire qui en découlèrent, les Xhosa virent également leur mode social bouleversé par l’impossibilité pour les lignages de partir à la conquête de pâturages nouveaux puisque le front pionnier blanc bloquait le leur. Pour ce peuple qui, génération après génération avançait vers le sud en s’établissant sur des terres nouvelles, le traumatisme fut profond. Il fut amplifié par la terrible sécheresse de l’été 1855-56 (déjà le climat…), et par une épidémie de pleuropneumonie bovine qui éclata en 1854, tuant au moins 100 000 têtes de bétail.
Dans ce sentiment de fin du monde, les prophéties se succédèrent. L’une annonçait la défaite des Anglais en Crimée devant des Russes présentés comme la réincarnation des guerriers xhosa morts au combat lors des précédentes guerres et qui étaient en marche vers le Xhosaland pour le libérer. Une autre annonçait que le chef qui avait conduit la guerre de 1850-1853 était ressuscité.
C’est dans ce contexte qu’en 1856, une jeune fille nommée Nongqawuse et appartenant à la chefferie Mnzabele établie dans la région de la basse rivière Great Kei, eut une vision: la puissance xhosa serait restaurée par les dieux, les troupeaux seraient multipliés et les morts ressusciteraient si tout le bétail, toutes les récoltes et toutes les réserves alimentaires étaient détruites.
Durant les 13 mois de la prophétie (avril 1856-mai 1857), les Xhosa tuèrent leur bétail, soit 400 000 têtes, et ils détruisirent leurs récoltes.
Le 16 février 1857, le jour fixé par Nongqawuse, le pays demeura silencieux et, quand la nuit tomba, les Xhosa comprirent qu’ils allaient désormais subir une terrible famine. Les morts se comptèrent par dizaines de milliers et les survivants vinrent implorer des secours à l’intérieur du territoire de la colonie du Cap.
Ceux qui avaient tué leur bétail et détruit leurs récoltes accusèrent ceux qui ne l’avaient pas fait d’avoir empêché la réalisation de la prophétie. En effet, quelques chefs xhosa moins naïfs que les autres, l’on dirait aujourd’hui qu’ils étaient des « prophéto-sceptiques », avaient refusé de suivre les hallucinations de Nongqawuse et ils avaient été contraints de s’exiler vers le Basutoland (Lesotho) pour échapper à la furie des croyants.
Le résultat de cette prophétie fut que les Britanniques n’eurent plus besoin de faire la guerre aux Xhosa puisque ces derniers s’étaient suicidés. Ils installèrent alors 6000 colons dans l’arrière-pays du port d’East London et ils englobèrent la région dans la British Kaffraria avant de la rattacher à la colonie du Cap en 1866.

Hier, la prophétie de Nongqawuse a donc servi l’impérialisme britannique… Espérons que celle de Greta Thunberg ne profitera pas à la Chine et à l’Inde qui se rient des hallucinations et du panurgisme des Européens… en attendant que, pour « sauver la planète », ils achèvent de détruire leur industrie…

Bernard Lugan

( 23 juillet, 2019 )

Nicolas Dhuicq : « Comme il n’y a aucun argument, on vous répond que vous êtes raciste »

 

Lu sur « Boulevard Voltaire » cette excellente analyse

 

Polémique autour des propos de Nadine Morano sur la secrétaire d’État Sibeth Ndiaye, accusée de racisme, agression du Guinéen Mamoudou Barry à Rouen : Nicolas Dhuicq revient sur ces événements et les analyse au micro de Boulevard Voltaire.

 

La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, s’en est prise à Nadine Morano.
Cette dernière a twitté que la porte-parole du gouvernement venait d’une famille sénégalaise bien née. Elle ne comprenait pas les tenues extravagantes que la porte-parole affiche.
Sibeth Ndiaye a qualifié ces propos de racistes. Quelle est votre opinion ?

Une gauche française affirme gagner par idéologie. Les chefs anciennement les Républicains et anciennement PS sont tous convertis au libéralisme macroniste. Ils ont repris la notion que le prolétariat souffrant devait être un prolétariat immigré. Et qu’il est de bon ton de se faire passer pour ce que l’on n’est pas. Il est bon de se faire passer pour pauvre pour exploité. Nadine Morano faisait certainement référence au fait que la porte-parole actuelle du gouvernement vient d’une famille lettrée, aisée, développée et occidentalisée. Il y a donc une espèce de décalage entre la réalité et cet affichage ostentatoire. On disait autrefois pour faire « peuple ».
Naturellement, dès que l’on émet la moindre critique, on vous répond que vous êtes raciste.
Madame Morano n’a jamais agressé la porte-parole du gouvernement sur sa couleur de peau. Elle n’a jamais affirmé qu’il y avait une hiérarchie entre humains du fait de leur couleur de peau. Or, c’est cela le racisme.


Aujourd’hui en France, le débat est extrêmement compliqué. On vous renvoie tout de suite cet anathème de racisme à la figure.
Cela va-t-il s’aggraver avec le temps ou va-t-on réussir à passer outre ?

Avant ce sujet grave, j’avais déjà repéré que dans notre société, nous parlions par euphémisme. Lorsque j’étais plus jeune, je pensais que le terme de technicien de surface était une plaisanterie méprisante pour les gens qui étaient autre fois des balayeurs ou des agents d’entretien.
J’ai découvert en grandissant que c’était la réalité.
On ne dit plus que quelqu’un est mort, mais qu’il est décédé. Nous avons appris à parler par euphémisme.
Naturellement, ces aspects du langage se sont étendus sur les questions de fond. On ne veut plus voir l’évidence et considérer qu’il y a des différences de peau.
On arrive à un langage totalement coupé du réel. Il n’est plus qu’une suite de mots sans aucun sens. Ce langage me fait exactement penser au discours du président Macron lorsqu’il était candidat.
Il y a quelques mois une des traductrices du président Vladimir Poutine me disait « nous avons essayé de traduire en Français le dernier discours de votre président, Emmanuel Macron sur l’Europe et nous n’avons pas réussi ».
Je lui ai répondu : « c’est très simple, le président de la République est capable de dire une chose et son contraire en un seul discours et en cinq minutes ».
Il utilise le langage non pas comme un moyen de communication et d’échange d’informations entre humains, mais comme un moyen de tétaniser l’adversaire et de le rendre incapable de réagir.
Malheureusement, cela va s’étendre.
Nous rentrons dans une espèce de novlangue, pour parler comme Georges Orwell. Ce dernier est destiné à ne plus véhiculer d’informations, mais il interdit de penser. Nous sommes dans l’interdit de pensée donc dans l’appauvrissement intellectuel généralisé.

Un jeune homme noir s’est fait battre à mort par une personne qui était là pour soutenir l’équipe d’Algérie, pour le simple crime d’être noir.
Ce racisme se traduit de manière extrêmement violente dans le monde réel.

Quand vous n’avez pas le langage à votre disposition et que vous n’avez que trois cents mots de vocabulaire pour exprimer vos sentiments, vous avez recours à l’agir. La violence prend le pas sur la pensée.
Nous sommes dans un système où il n’y a plus de pensée. Il n’y a que l’acte qui compte et c’est le résultat. Si cette personne a été agressée, parce qu’elle était noire de peau, par des gens qui sont censés être les bons et les gentils, c’est-à-dire des supporters algériens, il est impensable pour ces bonnes âmes que ces gens puissent être comme les autres et racistes.
Il suffit de se souvenir de la révolte des esclaves noirs qui a été réprimée. Toutes les sociétés humaines ont eu recours à l’esclavage. Les sociétés antiques, la Grèce, la Gaule.
Quand vous regardez l’Histoire de l’esclavage, on vous le réduit au commerce triangulaire européen. Au lieu de cela, on ne parle jamais de ce qui se passe au Qatar, de ce que font les Saoudiens, y compris sur notre territoire. Les riches Saoudiens, parfois du corps diplomatique, exploitent les gens.

( 22 juillet, 2019 )

Le bras de fer se poursuit entre les États-Unis et l’Iran

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

Chaque jour, la tension monte entre Washington et Téhéran. Après le drone américain abattu par les Gardiens de la révolution iraniens (on ne sait, d’ailleurs, toujours pas avec certitude si ce drone était ou non dans les eaux iraniennes), c’est maintenant un drone iranien qui a été détruit. C’est, en tout cas, ce qu’affirme Donald Trump. Les Iraniens démentent, mais selon Le Figaro, une source militaire française confirme la version américaine. Quelques jours auparavant, la marine iranienne avait arraisonné un pétrolier « étranger » qui se livrait à de la « contrebande de pétrole ».

Au-delà de cette pittoresque bataille de drones et de pétroliers, on peut se demander jusqu’où ira ce bras de fer entre les deux ennemis – car il faut bien les appeler ainsi.

Les Américains tentent de créer une coalition internationale qui enverrait des navires de guerre dans le détroit d’Ormuz afin d’escorter les pétroliers. Plusieurs « tankers » ont, en effet, été arraisonnés ou endommagés par des attaques à l’origine incertaine, et Trump voudrait saisir cette occasion pour sensibiliser les Européens à la sécurité de l’approvisionnement du pétrole.

C’est peu de dire que ces derniers ne saluent pas cette idée avec beaucoup d’enthousiasme. Même les Anglais, fidèles valets de Washington en maintes occasions, ont manifesté une réticence immédiate. Certes, ils viennent d’arraisonner un pétrolier iranien près de Gibraltar et de faire prisonnier son capitaine, mais de là à envoyer sa flotte dans le détroit d’Ormuz face à l’Iran ! La France n’est pas, non plus, enthousiaste et l’Allemagne n’existe pas militairement.

L’idée des Européens est toujours la même : sauver l’accord nucléaire signé après tant d’effort. C’est louable, mais on ne voit pas bien ce qui pourrait faire revenir Donald Trump sur sa décision de dénoncer cet accord en 2018. Ils ont également manifesté leur désaccord sur l’alourdissement des sanctions américaines. Elles provoquent le marasme économique dont toute la population iranienne souffre, renforcent le clan des durs et affaiblissent le président Rohani, artisan de l’accord nucléaire et dangereusement fragilisé aujourd’hui.

Les Européens ont également eu l’idée, intéressante, de contourner ces sanctions en créant un système de troc qui permettraient aux entreprises européennes de ne pas faire de transactions en dollars et d’éviter, ainsi, des amendes astronomiques. Ils ont malheureusement été incapables de mettre en œuvre cet outil qui n’est qu’une coquille vide. Alors, à quoi sert l’Europe ? Cette question cent fois posée reste toujours d’actualité…

Trump ne parvient pas, non plus, à convaincre ses alliés locaux (hormis Israël et l’Arabie saoudite). Les Émirats arabes unis, par exemple, en première ligne face à l’Iran, n’ont aucune envie d’expérimenter la fiabilité des missiles iraniens.

Coincé entre sa rhétorique anti-iranienne et les volontés bellicistes de Bolton et Pompeo, ses deux principaux conseillers, Trump est aujourd’hui dans une impasse diplomatique. Mais Téhéran aussi : le peuple iranien en a assez des restrictions et de l’absence de liberté, en particulier les femmes. Le mouvement « Sans le voile » s’étend et inquiète les mollahs qui durcissent la répression.

Les diplomates ne sont plus écoutés et, en l’état actuel des contraintes de chacun, ni Téhéran ni Washington n’ont intérêt à calmer le jeu. Dans ce contexte, tout dérapage peut provoquer la guerre.

Antoine de Lacoste

( 22 juillet, 2019 )

Greta Thunberg : ce que l’on « oublie » de nous raconter

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

Comme cela a déjà été dit dans plusieurs articles sur Boulevard Voltaire, nos députés sont invités à se recueillir, mardi 23 juillet, devant la jeune militante écologiste Greta Thunberg, suite à l’invitation du député Matthieu Orphelin, proche de Nicolas Hulot, et à l’origine d’un collectif
pour le climat.

La presse s’est évidemment fait l’écho de cet événement en rappelant que cette star mondiale observe, chaque vendredi depuis la rentrée 2018, une grève de l’école pour le climat qui a fait tache d’huile au niveau mondial. Elle passerait spontanément ses vendredis assise devant le Parlement de Suède afin d’obliger son gouvernement à mettre en œuvre les mesures qui permettront de réduire les émissions de gaz carbonique (CO2). Cette autiste de naissance aurait développé des angoisses à propos du changement climatique, suite à une dépression nerveuse. Elle serait devenu végétalienne et aurait réussi à convaincre ses parents de la suivre dans ses combats. Voilà pour l’histoire officielle.

Quant à l’histoire réelle, que l’on « oublie » scrupuleusement de nous raconter, on peut la trouver sur le site du journal Reporterre avec une tribune de l’ancienne députée écologiste Isabelle Attard, mais aussi et surtout dans une suite d’articles de Cory Morningstar publiés dans le journal de l’association Entelekheia. En fait, un professionnel suédois de la communication nommé Ingmar Rentzhog se cache derrière toute cette mise en scène. C’est, en tous cas, ce que révélait le journaliste d’investigation Andreas Henriksson, sur le blog de Rebecca Weidmo Uvell, le 11 décembre 2018. Rentzhog est cofondateur de la start-up We Don’t Have Time (WDHT), « Nous n’avons pas le temps », créée en 2016, et il connaît la famille de Greta (ses parents sont de célèbres artistes lyriques en Suède) car ils ont participé ensemble à une conférence sur le climat en mai 2018. Les photos qui ont circulé dans la presse où l’on voit Greta assise devant le Parlement de Suède sont l’œuvre de WDTH. Des comptes Tweeter et Instagram ont également été créés pour elle. Rentzhog a l’ambition de créer un réseau social de plus de 100 millions de membres, dont le but est d’influencer politiques et chefs d’entreprise pour qu’ils agissent contre le réchauffement climatique. Cette invitation à l’Assemblée nationale ne pouvait donc pas être refusée. Parmi les actionnaires de la start-up, on trouve en fait des investisseurs spécialistes de la finance et qui n’ont aucun lien avec l’écologisme. Au conseil consultatif de WDHT, on trouve également Daniela Rogosic, attachée de presse du groupe IKEA, et au conseil d’administration trois membres expérimentés du programme de leadership Climate Reality d’Al Gore, ancien vice-président des États-Unis, mais surtout investisseur dans quatorze sociétés « vertes » qui ont fait sa fortune.

Si l’engagement de Greta est probablement sincère, il semble être plus le fruit d’une manipulation que d’une prise de conscience spontanée, comme on veut nous le faire croire. Je vous laisse imaginer la réaction des médias si tout autre mouvement politique s’amusait à mettre en scène, de la même façon, des enfants pour sa promotion. Espérons que nos députés, plutôt que de venir applaudir une adolescente, auront autre chose à faire mardi prochain.

Marc Le Menn

 Responsable d’un laboratoire

 

( 22 juillet, 2019 )

LA FAUTE A ROUSSEAU reprend sous le nom de JE SUIS FRANÇAIS

 

 

Communiqué de JE SUIS FRANÇAIS

 

La Lorraine Royaliste salue ce nouveau départ et souhaite longue vie à ce quotidien qui manquait à tous les Français, royalistes ou non.

 

Chers Amis Lecteurs,

Après 12 ans de bons et loyaux services – et huit semaines d’interruption forcée – lafautearousseau se devait de se rénover. La tradition est positive, la routine n’est pas bonne conseillère. Les circonstances ont précipité le mouvement.  

Place donc à Je Suis Français, quotidien royaliste sur le net, qui, dans un esprit et une ligne politique, inchangés, reprend, à dater de ce jour, le flambeau de nos expériences passées. LA FAUTE A ROUSSEAU reprend sous le nom de JE SUIS FRANÇAIS  dans informations royalistes 2864307010-1-300x175

Je Suis Français

Je Suis Français est le titre d’un mensuel dont nous avons assuré la publication pendant dix ans (1977-1986) et qui reste comme image positive dans bien des mémoires. En décidant la reprise de ce titre, l’équipe de lafautearousseau remonte à sa source. 

Je Suis Français  sera désormais votre quotidien royaliste sur le net. 

Ligne politique maintenue   

Nous serons toujours patriotes, et royalistes. Royalistes parce que l’intérêt primordial de la France serait de réinstaurer le régime qui l’a patiemment construite alors qu’elle vit aujourd’hui un processus de déclin qui pourrait la tuer.  

Nous serons parmi les fidèles de la Maison Royale de France et nous soutiendrons sans détours son Chef, le Comte de Paris.  

Nous défendrons la France, son peuple, sa souveraineté, son identité, sa culture, son droit à persévérer dans son être historique, et de façon générale nous défendrons les intérêts de la France et des Français qui aiment leur pays. 

Rubriques, chroniqueurs, archives, inchangés ou augmentés  

Vous retrouverez sur Je Suis Français les rubriques et les chroniqueurs que vous avez suivis sur lafautearousseau, plus quelques autres venus des jeunes générations. 

Vous y retrouverez aussi l’intégralité des riches archives accumulées dans lafautearousseau, consultables par tous, en particulier par les universitaires, étudiants et chercheurs. 

La présentation du site est rénovée, nettement modernisée. Elle s’améliorera au fil du temps. Peut-être, de prime abord, certains préfèreront l’ancienne. Rien que de très normal, il faudra quelques temps pour se faire à la nouvelle. Ce progrès était nécessaire. 

Reprise du service de la lettre du matin à tous les abonnés 

Ce service – gratuit et quotidien – a repris dès aujourd’hui. Pour plusieurs milliers d’abonnés. Voulez-vous en bénéficier ? Il suffit de s’inscrire !   

Vous avez été nombreux, chers amis lecteurs, à nous suivre chaque jour de ces 12 dernières années. Vous avez été nombreux aussi à nous écrire pour déplorer l’interruption de lafautearousseau, à nous dire combien cette voix quotidienne vous manquait.  La revoici.  

Une voix utile au sein de notre école de pensée 

Notre présence active, au sein de notre école de pensée et du mouvement qui l’incarne, est utile. Elle doit être maintenue et amplifiée. Pour contribuer à rechercher toujours la vérité politique. Notre voix n’est pas solitaire ou personnelle. Elle sera une voix d’Action Française au sens littéral comme au sens historique. Une voix quotidienne. En synergie avec les diverses organisations locales, régionales et nationales du Mouvement.  

Au-delà, il y aura toujours notre souci de suivre et relayer l’action et la pensée politique du Prince lui-même. 

Telle est la maxime de notre action. Notre raison d’être. 

JSF

( 22 juillet, 2019 )

Quand le « Système » algérien aux abois fait donner ses supplétifs

 

Communiqué de l’Afrique Réelle

 

Le jeudi 21 juillet, le site de propagande Algérie patriotique a réagi (cliquer ici pour lire l’article) à mon communiqué daté du 18 juillet et intitulé « Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux ». Je vais commenter cette réaction aussi rapide que maladroite.

Le « Système » algérien a réagi rapidement parce que j’ai dénoncé sa manœuvre et le cœur de son mensonge en pointant le rôle de l’Association des moudjahidine, ces profiteurs de l’indépendance qui, depuis des décennies, vivent de la rente tirée de la fausse histoire de l’Algérie en captant 6% budget de l’Etat…
Acculé par la rue le « Système » n’a que deux moyens de détourner la marée de la contestation populaire.
1) S’attaquer au Maroc, comme en 1963 quand la « Guerre des Sables » lui a permis de mettre en parenthèses le soulèvement kabyle, mais, avec le Maroc, qui s’y frotte s’y pique…
2) Rien de tel avec l’ectoplasme français, ce chapon politique dont les élites se complaisent dans leur dhimmitude émasculée, d’où l’attaque en forme de déclaration de guerre faite le 15 juillet 2019 par Mohand Ouamar Bennelhadj (voir mon communiqué en date du 18 juillet).
Puisque Algérie patriotique  relève le gant, et comme les autorités françaises vont, comme elles en ont l’habitude, se blottir tel le lièvre au gîte, je tire donc ma rapière afin de porter quatre coups :
1) L’Algérie qui n’a jamais existé est directement passée de la colonisation turque à la colonisation française. J’attends qu’Algérie patriotique me démontre scientifiquement, et non pas par des glapissements indignés, le contraire.
2) Au moment de l’indépendance, comme il fallait tenter de donner une cohérence aux différents ensembles composant ce pays qui n’avait jamais existé et auquel, tout à fait artificiellement, le général De Gaulle avait rattaché le Sahara et ses hydrocarbures, la nécessité de l’unité se fit à travers un nationalisme arabo-musulman niant la composante berbère du pays. Résultat, les Berbères -non les seuls berbérophones- qui constituent l’immense majorité de la population de l’Algérie (comme le démontre la génétique) furent certes « libérés » de la colonisation française, mais pour retomber dans la colonisation arabe qu’ils subissent depuis plus de dix siècles. J’attends là encore qu’Algérie patriotique me démontre le contraire.
3) Le 15 juillet 2019, Mohand Ouamar Bennelhadj, membre essentiel du « Système » algérien puisqu’il est le secrétaire général par intérim de l’ « Organisation nationale des moudjahidines », les « anciens combattants », a donc appelé le parlement algérien à voter une loi criminalisant la colonisation française. Or, que représente véritablement cette association quand, selon l’ancien ministre algérien Abdeslam Ali Rachidi, « tout le monde sait que 90% des anciens combattants, lesmoudjahidine, sont des faux » (El Watan, 12 décembre 2015) ?
4) De plus, ces moudjahidine furent moins nombreux que les Algériens combattant dans l’armée française et cela, l’histoire officielle algérienne le sait… et elle le tait. Démonstration :
Nombre d’Algériens servant dans l’armée française
A la différence des registres de l’Association des Moudjahidine,  l’armée française a tenu des fiches d’incorporation, de traitement, de démobilisation etc., ce qui permet de démontrer qu’au mois de janvier 1961, alors que le processus menant à l’indépendance était clairement engagé, environ 250 000 Algériens servaient  dans l’armée française contre 202 842 un an plus tôt, à savoir :
- 60 432 appelés
- 27 714 engagés
- 700 officiers dont 250 appelés
- 4600 sous-officiers
- 63 000 Harkis (ils étaient 57900 en 1960)
- 88700 dans les groupes d’autodéfense dont 19100 Moghaznis et 62000 membres de l’autodéfense villageoise
Nombre  de combattants indépendantistes
Selon les sources françaises :
Selon le 2° Bureau français, au mois de mars 1962, à la signature des accords d’Evian, les combattants nationalistes de l’intérieur étaient estimés à 15.200, tant réguliers qu’auxiliaires, et ceux de l’extérieur (l’ALN, ou armée des frontières) étaient 22 000 en Tunisie et 10 000 au Maroc. Les effectifs combattants des indépendantistes étaient donc au total de 50 000 hommes en armes contre près de 250 000 dans l’armée française, soit cinq fois moins. (Toutes les références sont données dans mon livre Algériel’histoire à l’endroit).
Selon les sources algériennes :
Les sources algériennes n’indiquent pas de grosses différences par rapport aux sources françaises.
Dans son livre publié en 1997, Benyoucef Benkhedda dernier président du GPRA, écrit ainsi qu’à la fin de la guerre, les maquis de l’intérieur comptaient 35 000 combattants (15 200 pour les sources françaises), à savoir 7000 pour la wilaya I, 5000 pour la II, 6000 pour la III, 12000 pour la IV, 4000 pour la V et 1000 pour la VI.
Comme les effectifs de l’ALN, l’armée des frontières sont connus, à savoir  un peu plus de 30 000 hommes, selon les chiffres donnés par les nationalistes algériens, les effectifs combattants nationalistes étaient donc d’un peu moins de 70 000 hommes, soit quasiment un quart des 250 000 Algériens qui servaient alors dans l’armée française. J’attends également qu’Algérie patriotique me démontre le contraire.
Si Algérie Patriotique veut continuer à se faire le porte-voix du « Système » aux abois à travers l’histoire officielle de l’Algérie écrite par son socle régimiste gavé de subventions et acheté par les passe-droits, nous pouvons continuer l’exercice. Dans mon éventuelle prochaine réponse j’expliquerai alors à ses lecteurs comment les Berbères furent colonisés  par les Arabes, et comment les arabistes de l’armée des frontières leur volèrent l’indépendance de 1962…
Bernard LUGAN
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