( 27 mars, 2013 )

Communiqué de presse de la Fondation Lejeune

« Recherche sur l’embryon humain à l’Assemblée Nationale : « Pour être en règle, changeons la règle ».

A deux jours du passage en séance publique à l’Assemblée Nationale de la proposition de loi visant la levée de l’interdiction de la recherche sur l’embryon humain, la Fondation Jérôme Lejeune dénonce la motivation réelle des partisans du texte : continuer à s’affranchir du respect de la loi.

En Commission des Affaires Sociales mercredi dernier (voir communiqué ici) et dès les débats au Sénat en décembre, l’argument de « l’insécurité juridique » était brandi par les relais politiques de certains chercheurs qui utilisent l’embryon humain, se présentant comme des victimes des recours engagés en justice par la Fondation Jérôme Lejeune contre des protocoles de recherche illégaux.

LES FAITS -  La loi interdit la recherche sur l’embryon humain en France. Elle tolère que des dérogations soient accordées selon deux critères principaux (charge à celui qui déroge d’en apporter la preuve) :

  • les progrès thérapeutiques  doivent être majeurs
  • les travaux ne peuvent pas être menés sans utiliser l’embryon humain

Or, dès 2006, la Fondation Jérôme Lejeune a constaté que certaines dérogations étaient accordées par l’Agence de la Biomédecine (ABM) sans que ces conditions ne soient remplies.  La Fondation Jérôme Lejeune a donc contesté en justice plusieurs décisions illégales. Le 10 mai 2012, la Cour Administrative d’Appel a donné raison à la Fondation Jérôme Lejeune sur un premier recours, dix restant en attente de jugement. Pour ce premier recours, il était possible de ne pas utiliser l’embryon humain dans les travaux de recherche en cause. Les cellules reprogrammées (iPS), découvertes par le prix Nobel Yamanaka,  permettaient d’arriver au même résultat.  La Fondation en a apporté la preuve scientifique. Constat validé par la Cour d’Appel.

LE COMBLE – A l’évidence, ceux qui contreviennent à la loi sont dans une situation d’illégalité, d’où « l’insécurité juridique » dont ils se plaignent ! Mais les recours déposés contre certaines décisions d’autorisation de l’ABM ne sauraient justifier un changement de la loi actuelle, sauf à considérer qu’il suffit de changer la règle pour être en règle. Qu’est-ce qu’une République où l’on modifie la loi par convenance, convenance de certains chercheurs pour échapper à la justice ou convenance de certains laboratoires pharmaceutiques nullement gênés par la marchandisation de l’humain ?

La Fondation Jérôme Lejeune en appelle à la responsabilité politique de ceux qui sont sur le point de légiférer sur cet enjeu : la loi de bioéthique française ne peut être bouleversée pour satisfaire un ultra-libéralisme et un libertarisme incompréhensibles dans une République qui se veut irréprochable. Dans bio-éthique, il y a aussi éthique, c’est-à-dire primauté de l’humain sur la technique. Tel était le sens de l’interdit, même assorti de dérogations. L’inversion de cette hiérarchie des valeurs ne sera pas sans conséquence ».

Rejoignez les 48 000 personnes qui ont déjà signé la pétition en ligne « Vous trouvez ça normal ? » pour maintenir l’interdiction de la recherche sur l’embryon humain en France.

Objectif : 50 000 signatures avant le passage à l’Assemblée demain, jeudi 28 !

Un lien, un clic, une seconde !

( 27 mars, 2013 )

Après la Manif pour tous, la guerre psychologique

 

Après la Manif pour tous, la guerre psychologique

Les Français étaient au rendez-vous de la manifestation du dimanche 24 mars. Il est inutile d’entrer dans la querelle des chiffres. Le gouvernement, ses ministres et ses affidés ont décidé de mener leur guerre contre ces Français qui disent non à leur diktat et qui sont  leurs seuls ennemis. Et, comme cette guerre est d’abord psychologique, la première règle stratégique que suivent les états-majors du parti au pouvoir, consiste à affirmer l’inexistence ou plus exactement la non-réalité du puissant mouvement de protestation que suscite dans le pays réel leur plan programmé de destruction totale de l’ensemble des institutions et des structures de la France historique, concrète et vraie.

 Les vues photographiques seules les empêchent de proclamer aussi solennellement que benoîtement qu’il n’y avait à se promener ce jour-là de l’arche de la Défense à l’arche de l’Etoile qu’une ou deux petites familles françaises, reconnues, d’ailleurs, à leur allure quelque peu désuète.

Les voilà contraints de reconnaître qu’elles étaient peut-être quelques dizaines, voire quelques centaines, ce qui, avouent-ils, les a surpris ! Car ils trouvent même que ça fait beaucoup pour une survivance dont l’inanité ne serait même plus à démontrer. Donc il était normal, disent-ils avec cet aplomb dans le mensonge qui les caractérise, de resserrer l’espace que la loi en principe les obligeait à réserver à ces familles pour leur déambulation dominicale. Et tant pis pour les incidents que, d’ailleurs, en secret ils prévoyaient afin de jeter les torts et donc le discrédit sur cette manifestation d’honnêtes gens parfaitement pacifiques.

Tels sont les procédés de ce petit monde de politiciens : ils n’en ont jamais eu d’autres. Ces bourgeois, fils de bourgeois pour la plupart d’entre eux, et qui n’ont jamais connu la peur ni la misère, trop heureux de profiter de l’ordre social pour assurer leur tranquillité et leur carrière, se contentant d’ajuster leurs discours électoraux sur les thèmes ordinaires du lyrisme révolutionnaire, ayant obtenu ce qu’ils cherchaient, à savoir le pouvoir, les places, les honneurs, les chauffeurs, les gendarmes et la police, tout l’appareil d’Etat et, bonheur suprême, les drapeaux qui s’inclinent à leur passage, ces drapeaux dont leur jeunesse ricanait, se sentent maintenant assez forts pour achever leur dessein pour lequel ils osent revendiquer l’autorité d’une légalité dûment estampillée et, mieux encore, l’infaillibilité d’une légitimité que leur accession au pouvoir suffirait prétendument à prouver.

Les voici donc les défenseurs attitrés du nouvel ordre civil et social, dit sociétal, qu’ils ont institué et qui n’est rien d’autre que le désordre moral et politique – archiconnu – dont ils vivent et qui formait la matière des revendications dont leurs campagnes électorales s’armaient pour s’emparer du pouvoir.

Suprême retournement d’une situation qui touche au comble du ridicule : eux qui n’ont jamais envisagé de légitimité politique que dans les révoltes de la rue où ils puisent les exemples de leur conception monomaniaque qui leur tient lieu de philosophie sociale et de rhétorique politicienne, aujourd’hui s’asseyent sur leur trône d’aventuriers de passage pour brandir leur sceptre et leur main de justice et, usant des grands sceaux qu’ils ont à leur disposition, exigent l’obéissance du peuple aux lois qu’ils façonnent dans leurs conventicules et qu’ils votent sans souci même des plus justes réactions, en affirmant hautement que force doit rester à la loi et que la rue ne saurait s’imposer pour avoir le dernier mot. François Hollande ne s’est-il pas laissé aller à dire : il n’est pas possible de « céder » à la rue ; la loi, c’est la loi et c’est moi qui la promulgue. En effet ! Cependant il convient de peser ces mots qui sont sortis de la bouche de ce révolutionnaire d’opérette qui n’a jamais manqué d’un croissant à ses petits-déjeuners ! Car, enfin, son pouvoir à lui, d’où vient-il ? Leur pouvoir, d’où sort-il ?

Il suffit d’écouter ces médiocres esprits qui occupent le pouvoir on ne sait trop pourquoi, pour se rendre compte qu’à la différence de leurs prédécesseurs et, en particulier, d’un François Mitterrand, ils ne sont plus, mais plus du tout, à la hauteur de la situation. Sans culture vraie, sans connaissance ni de la vie ni des choses de la vie, ils sont simplement incapables. Ne pouvant résoudre aucun des problèmes de la France d’aujourd’hui, ils s’accrochent à  un projet dit sociétal, aussi monstrueux qu’inepte, car ils y voient par nécessité l’unique justification de leur pouvoir et, sans doute, de leur vie : la France traditionnelle à détruire pour se revancher de leur inaptitude à construire.

Il n’y a pas à s’étonner de ce qui va suivre. Ils iront jusqu’au bout de leur sottise. Ils en paieront le prix. Loin d’améliorer la situation, ils l’aggraveront. Leur inconséquence aura des effets politiques dévastateurs. Leur pouvoir ne durera pas longtemps. La vraie question qui se pose aux Français est désormais d’ordre politique.

Hilaire de Crémiers,

directeur de Politique magazine

 

 

 

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( 26 mars, 2013 )

Manif du 24 mars : reportage sur les Champs-Elysées

 

Reportage de POLITIQUE MAGAZINE

 

« C’est plein de l’Arc de Triomphe jusqu’à la Défense ! », affirme-t-on sur internet, photos à l’appui. La grande avenue Foch est également comble. Pour cette manifestation du 24 mars, 1,4 million de personnes sont réunies à Paris, selon les organisateurs. Certains des opposants au projet de loi de « mariage pour tous » sont décidés à aller sur les Champs-Elysées. C’était le plan initial des responsables, préparé depuis un mois. La Préfecture n’avait interdit ce lieu de rassemblement que quelques jours avant l’évènement, rejetant les acteurs à la périphérie de la ville. « Traités comme des pestiférés », grognait-on sur internet. « Pique-nique sur les Champs ! », clamait-on sur les réseaux sociaux.

 En débarquant de la rue de la Boétie vers 17 heures, on constate que les manifestants ont réussi leur pari : pénétrer sur la plus belle avenue du monde. Ils descendent les Champs, éparses. L’ambiance est paisible et le quidam peut profiter d’un moment rare : la plus grande avenue de Paris est devenue piétonne. Des touristes en profitent pour prendre des photos. Quelques voitures traversent encore la rue car les allées adjacentes aux Champs-Elysées n’ont pas été fermées par la police. Celle-ci a un ordre, venu tout droit de la Préfecture et de l’Elysée : pas de manifestation sur place. L’image de la « plus belle avenue du monde » remplie de haut en bas – comme lors de la coupe du monde de football en 1998 – aurait fait le tour du monde.

 Les Champs envahis. Une promenade paisible…

 

 Trois énormes barrages de CRS coupent les Champs-Elysées : l’un est situé sur la place de l’Etoile, un autre quelques centaines de mètres plus loin, un dernier ferme la voie d’accès à la Concorde et au palais présidentiel. Pour impressionner les manifestants et arrêter leur avancée, les CRS usent à tout-va de jets lacrymogènes. Certaines personnes sont embarquées sans ménagement et de manière totalement arbitraire, puis enfermées des heures dans un bus. Dans son ensemble, les forces de l’ordre ne sont pas brutales, n’utilisant que peu la matraque. Comment le pourraient-elles face à cette masse familiale largement paisible ? En revanche, des jets de lacrymo à haute pression sont utilisés contre tout le monde, enfants et personnes âgées compris.

 Dans ce bus, des manifestants de toutes sortes – dont une femme enceinte de sept mois – sont enfermés pendant des heures.

 

 Quelques dizaines de milliers de manifestants réussissent à contourner les deux premiers barrages par les petites rues adjacentes et s’infiltrent sur les Champs-Elysées. Certains sortent des tentes, d’autres bloquent les voies d’accès aux voitures. A l’embranchement avec la longue rue de la Boétie, un attroupement se forme : des conducteurs visiblement agacés par cette vague bleu-blanc-rouge s’en prennent aux bloqueurs, lesquels soulignent que des familles et des landaux traversent les Champs. Une voiture accélère malgré la foule présente et manque de renverser trois personnes ; des coups de pied sont donnés sur son véhicule. Un personnel de ‘sécurité’ routière payé par la collectivité débarque. Trente minutes plus tôt, à un autre poste, on avait pu voir ce jeune homme issu d’un quartier ‘populaire’ pester tout seul, cracher, gueuler sur ces « P-D », ces « enc… de leur race qui manifestent »… Il pousse violemment les gens placés devant les voitures pour ouvrir la voie ; il se heurte à de la résistance et ne restera sur place qu’une vingtaine de minutes. Un peu plus loin, nouvelle scène, plus cocasse : deux conducteurs relativement jeunes issus de l’immigration sont descendus de leur berline pour arrêter un homme en chaise roulante électrique qui leur « avait foncé dessus ». Une portière est rayée. Ils ne veulent pas le laisser partir, s’énervent à la moindre intervention extérieure… Les policiers interrogés dans une rue adjacente affirment qu’ils ont ordre de ne pas intervenir sur l’avenue. L’homme en chaise roulante sera finalement ‘libéré’.

 Quelques milliers de manifestants se sont amassés près du dernier barrage, situé vers le métro Champs-Elysées-Clémenceau. L’avenue se vide quelque peu, les voitures recommencent à circuler. Ambiance étrange, où manifestants et voitures cohabitent sur la route.

 Petit à petit, les voitures reprennent leurs droits sur l’avenue des Champs-Elysées. Cohabitation pacifique avec les piétons.

 

Au fil des heures, ne reste plus qu’un noyau dur de quelques centaines de personnes qui scandent, chantent, allument quelques fumigènes. A plusieurs reprises, on entend « Aux Champs-Elysées… » de Joe Dassin, suivis de la Marseillaise. Aucune violence. Des tentes sont installées. En faisant le tour du dispositif de CRS par l’avenue Franklin Roosevelt, on aperçoit la rue du Faubourg Saint-Honoré (celle qui mène droit au palais de l’Elysée) en état de siège : hautes barricades et camions de police filtrent la moindre intrusion. De retour sur les Champs, derrière le barrage, une scène préoccupante : une trentaine de personnes sont entourées de CRS suréquipés, qui les bloquent sur place. Interdiction de sortir. Les nouveaux Robocop empêchent physiquement toute tentative de fuite. Ce sont les ordres. Manifestants, enfants, personnes âgées mais aussi simples curieux poireautent plus d’une heure dans le froid, sans aucune raison. Une volonté de faire peur pour empêcher toute mobilisation future ?

 Des manifestants s’installent et chantent

 

De l’autre côté du barrage, encerclement improbable par des CRS d’une trentaine de curieux pendant plus d’une heure. Les ordres d’en haut.

 

Plus loin, les CRS ont ordre de charger les derniers manifestants présents sur l’avenue. Plusieurs rangées attaquent, les camionnettes avancent en rang derrière elles. Les personnes situées au-devant de la scène sont emmenées manu militari. Quelques pétards sont lancés sur les forces de l’ordre, lesquels piétinent les tentes et les objets personnels abandonnés dans la cohue. Pourtant, les policiers ne paraissent pas très préoccupés. En toute vraisemblance, les manifestants n’ont aucune envie de les combattre. Vers 22 heures, le champ s’éclaircit et l’avenue retrouve son cortège de voitures.

 L’assaut final commence, sans heurt majeur.

 

 

 
( 26 mars, 2013 )

La jeunesse d’Action Française en première ligne pour défendre les familles !

 

La jeunesse d’AF s’était mobilisée ce dimanche pour ce qui nous semblait être une marche bon enfant, familiale et festive. Nous avions prévu des tentes et des duvets pour camper dans Paris et continuer la lutte.

Imaginez quelle fut notre surprise lorsque des amis arrivèrent à notre hauteur pour nous apprendre que de jeunes enfants, des familles entières, des étudiants et nombre de nos anciens avaient été aspergés de gaz lacrymogène par les forces de la ripoublique. Nous nous sommes alors dirigés vers l’Arc de Triomphe et le haut de l’avenue afin de protéger les manifestants des violences policières en faisant barrage de nos corps, un groupe restant au milieu de la manifestation pour maintenir le campement.

Plus tard, nous tenions le pavé avenue des Champs-Elysées contre les mercenaires du régime, rejoints par de nombreux militants et sympathisants trentenaires, quadras, quinquagénaires et au-delà ! Nous avons eu l’occasion de déployer nos tentes pendant la soirée.

A l’issue de ces affrontements, nous comptons encore 7 militants en garde à vue…

Honneur à ceux qui sont dans les geôles de la république, le combat continue !

Antoine Desonay, Secrétaire Général des Jeunes d’Action Française

 

( 26 mars, 2013 )

l’Action française en première ligne

 

Les militants royalistes d’Action Française lorrains, présents à Paris le 24 Mars,

 s’associent totalement à ce communiqué d’AF-Paris

Philippe SCHNEIDER

L’ACTION FRANÇAISE SE RÉJOUIT DE LA MARÉE HUMAINE QUI, CE DIMANCHE 24 MARS, DÉJOUANT LES PRONOSTICS DES MEDIA SERVILES ET D’UNE PRÉFECTURE DE POLICE QUI A PERDU TOUTE CRÉDIBILITÉ, A ENVAHI L’OUEST DE PARIS : PRÈS DE 1,5 MILLION DE FRANÇAIS POUR RÉCLAMER LE RETRAIT DE L’INFÂME PROJET DE LOI

LE PAYS RÉEL ÉTAIT CET APRÈS-MIDI dans les rues de Paris.

TOUTEFOIS, L’ACTION FRANÇAISE CONDAMNE avec la dernière énergie les exactions commises par les mercenaires du régime, sur l’ordre de Manuel Valls, sur des manifestants pacifiques, principalement sur des femmes et des enfants dont le seul crime était d’être présents ! Quand un régime en arrive à agresser les plus faibles, c’est que ses représentants ont perdu tout repère moral et qu’il S’EST COUPÉ RADICALEMENT ET DÉLIBÉRÉMENT DU PEUPLE. C’est pourquoi, demander des démissions, serait lui faire trop d’honneur en donnant naïvement à penser qu’il peut encore se réformer.

L’ACTION FRANÇAISE REGRETTE ÉGALEMENT le contraste de plus en plus saisissant entre le discours lénifiant de Frigide Barjot et les exigences d’un pays réel qui demande, par-delà le retrait du projet de loi, l’arrêt de toute politique d’agression contre les valeurs fondatrices de notre société.

L’ACTION FRANÇAISE DÉNONCE AUSSI la tentative de récupération par la droite parlementaire de La Manif pour tous. Cet après-midi, le monopole de sa présence sur le podium et de ses interventions est d’autant plus inqualifiable qu’à plusieurs reprises, Jean-François Copé, le président de l’UMP, a fait comprendre, au cours de ses interventions à la radio et à la télévision, que la « droite » française si elle revenait au pouvoir, imitant en cela la lâcheté de la « droite » espagnole, ne reviendrait pas sur le « mariage » homo, si celui-ci était adopté. De plus, comment ne pas dénoncer le double discours de l’UMP alors que ce sont deux sénateurs UMP qui ont permis l’adoption du projet de loi en commission au Sénat ? Cette tentative de récupération ne peut que nuire à la spontanéité et à la sincérité d’un mouvement historique, qui dépasse les clivages politiciens.

L’ACTION FRANÇAISE APPELLE LES CITOYENS FRANÇAIS à ouvrir les yeux sur la véritable nature d’un régime qui non content de vouloir dénaturer le mariage et instaurer une filiation-fiction, gaze des citoyens désarmés, choisissant de préférence les femmes et les enfants. La République a définitivement perdu le socle des valeurs qu’elle avait hérité de la monarchie capétienne et chrétienne. Elle n’a plus aucune légitimité. OUI, CE DIMANCHE SOIR 24 MARS 2013, LE PRINTEMPS FRANÇAIS EST NÉ !

Aussi, L’ACTION FRANÇAISE SALUE-T-ELLE COMME UN SIGNE D’ESPÉRANCE POLITIQUE la présence, ce jour comme le 13 janvier dernier, de Mgr le Dauphin de France parmi les manifestants

Olivier Perceval, secrétaire général de L’Action Française

 

( 22 mars, 2013 )

LE PRINCE JEAN A LA MANIF POUR TOUS

 

Le Prince Jean de France, duc de Vendôme,

dauphin de la Maison de France,

sera à la manifestation

du 24 Mars à Paris.

Il arrivera de Dreux par le car.

( 22 mars, 2013 )

Le comte de Paris dénonce le « mariage » pour tous

Les Hommes et les femmes sont ils égaux ?

Un vieux sage animiste Dogon m’a dit un jour : »N’oublies pas que les civilisations disparaissent lorsque les portes de l’abîme s’ouvrent et, qu’ainsi, l’Ouragan est lâché… »

Une fois seul, je réfléchis à notre monde actuel et particulièrement à la France qui semble déroutée vers un effondrement apparemment inéluctable. Pourquoi ?…

Si nous ne réagissons pas avec toutes nos forces ce maelström risque de nous engloutir. Les lois actuelles tentent déjà de détruire la famille, de séparer la Femme de l’Homme et bientôt de faciliter la disparition de la vieillesse par une euthanasie acceptée.

Il y eut au XIX° et XX° siècles de spectaculaires prises de conscience pour réfléchir à la situation des femmes et de leurs droits civiques et pour nous les hommes la nécessité de modifier notre perception et notre comportement, non seulement vis a vis de leur position, mais aussi de devoir accepter en toute justice la volonté d’une évolution vers plus de respect mutuel.

 

1750 avant Jesus Christ, Hammourabi, Roi de Babylone, avait codifié et gravé dans la pierre les rapports de l’homme et de la femme dans le mariage. L’institution perdura au fil des siècles et évoluera. S’adaptant à chaque étape de l’évolution, cette magnifique complémentarité entre l’homme et la femme, dans le respect de l’autre, peut être cité en exemple au XII° siècle en France : qui ne se souvient des épouses d’ardents chevaliers, partis aux Croisades, aux quelles ils remettaient les clefs et la responsabilité du fief, et notamment de Saint Louis qui confiait la Régence du royaume à Blanche de Castille, sa mère, femme d’expérience ?

Ne confondons pas le « mouvement pour la libération de la femme », le M.L.F., justifié et nécessaire au XIX° siècle, avec ces nouvelles « Amazones » poussées par un mondialisme sans axes, sans frontières ni critères. Elles ont participé, de leur côté, en 1995 à la conférence mondiale de la Femme à Pékin, pour se poser en victimes de l’homme, prenant appui sur les théories de l’antique J.J.Rousseau qui affirmait que l’homme naît bon et que la société le pervertit. Ce nouveau clan des Amazones aimeraient bien faire table rase de plusieurs millénaires de construction sociale pour transférer le pouvoir de décision exclusif et celui d’imaginer l’avenir à elles seules, dans une sorte de chacune pour soi.

Cette vision, cette politique globale de construction d’un sur moi féminin est en train de prendre corps dans les projets de lois annoncés. J’ai déjà écrit sur les conséquences du mariage pour tous, qui dans un premier temps détruirait la famille et, dont les conséquences, la procréation médicalement assistée (PMA) déracinerait l’enfant sans passé. Mais n’est-ce pas le but souhaité par les néo- trotskistes ? L’école deviendrait également un instrument pour conditionner l’enfant, dés deux ans, et peut même avant dans le ventre de la mère ! Quelle liberté pour les jeunes de 14 ou 15 ans, puisqu’on leur supprime la possibilité de pouvoir s’orienter vers une carrière manuelle, alors qu’ils sont en échec scolaire renouvelé.

Quant à la théorie du genre, celle de l’indifférenciation des sexes, des expériences ont dores et déjà lieu dans des écoles maternelles en France. On formatera nos chérubins en hermaphrodites jusqu’à leur puberté afin qu’ils puissent choisir leur appétence, leur sexe, alors qu’ils se trouvent encore dans l’ignorance de ce qu’ils sont et confrontés à ce qu’ils doivent déjà choisir. L’égalité prônée, divinisée, existe-t-elle réellement, profondément ?

La Norvège nous répond. Elle s’était lancée dans ce mouvement d’indifférenciation des sexes. Elle avait pris des mesures politiques dans le but de mettre en place une vraie égalité entre femmes et hommes. Malgré tout l’attirail de lois, la Norvège constate qu’elle s’est fourvoyée dans une impasse. Elle revient donc au bon sens, les hommes et les femmes sont égaux, certes dans leurs complémentarités. D’après le professeur Simon Baron-Cohen, éminent psycho-pathologiste de l’Université de Cambridge, le niveau de testostérone dans le foetus détermine le sexe. Il existe donc une explication biologique à la différenciation des sexes. De plus les hommes et les femmes, malgré toutes les pressions législatives en Norvège, conservent toujours des centres d’intérêt différents et des capacités différentes et indispensables pourtant à la complémentarité, c’est là la richesse de notre humanité si diverse.

Parlons de l’avenir de notre civilisation tellement tourmentée. Saint Exupéry avait écrit : » Il ne s’agît pas de prévoir l’avenir, mais de le rendre possible. » J’ajouterai qu’il ne peut s’agir de bouleverser le présent mais de construire un avenir apaisé, seraient-ce, par miracle, les buts annoncés par certains gouvernements ? Il nous incombe à tous, Occidentaux, Françaises et Français de rendre l’avenir de nos enfants possible. Nous devons remettre de l’ordre dans la maison. S’il est juste qu’hommes et femmes puissent être égaux socialement, ils demeurent néanmoins biologiquement différents et cette différence devient une complémentarité pour construire l’avenir.

On ne supprime pas brutalement une civilisation de plusieurs millénaires. Theilhard de Chardin disait : »le passé nous a révélé la construction de l’avenir » , oui osons construire l’avenir. Un avenir de bon sens qui ne soit pas castrateur pour quiconque. Un avenir qui détiendrait un vrai droit éthique et démocratique pour pouvoir promulguer des lois qui ne puissent tendre à manipuler les êtres humains, mais à les respecter. Un avenir qui nous enseigne notre Histoire, notre langue et ne creuse pas la tombe de notre culture. Osons encourager la recherche et l’apprentissage car il est honteux d’assister sans rien faire aux vagues successives du chômage. Souhaitons que les Gouvernements d’aujourd’hui comme de demain aient l’intelligence de comprendre qu’on ne vole pas aux gens leur liberté d’être et de faire.

Henri, Comte de Paris, Duc de France

( 22 mars, 2013 )

Habemus Papam



 

Communiqué de L’ACTION FRANÇAISE

 

L’Action française salue l’élection du nouveau souverain pontife, François. Elle le fait tout naturellement non seulement parce qu’à ses yeux le catholicisme est la composante spirituelle et morale de l’être français mais aussi parce que l’Eglise est, tout particulièrement dans le contexte actuel, maîtresse d’ordre au sens le plus noble et le plus profond du terme.

 

Le choix d’un cardinal sud-américain, conservateur sur la foi et les mœurs et particulièrement impliqué et « progressiste » sur les questions sociales manifeste d’ailleurs clairement que le catholicisme demeure le rempart le plus sûr contre toutes les formes de l’idéologie libérale.

 

Stéphane Blanchonnet,

 président du Comité directeur de l’Action française

 

LA LORRAINE ROYALISTE s’associe pleinement à ce communiqué

( 12 mars, 2013 )

Nous sommes tous des Vendéens

Ce n’est peut-être pas le jour, le moment et le lieu, mais je voudrais évoquer ici et aujourd’hui les guerres de Vendée. Vous avez sans doute appris par les médias la vive polémique qui a éclatée au Sénat mercredi dernier (16 janvier) à propos des Vendéens.

Le site du Salon Beige a d’ailleurs titré l’information à ce sujet : « La Gauche veut-elle rétablir les colonnes infernales ? ». Sans entrer dans les détails et les invectives prononcées dans le cadre officiel et cossu du Sénat, il est bon de savoir qu’il a été reproché aux Vendéens d’avoir combattu la République (220 ans après, le sujet fait l’actualité). Le sénateur de la Vendée a répliqué en disant que les Vendéens se sont révoltés contre une république terroriste, car la Terreur a tué (massacré, devrait-on dire) des milliers de Français.

Un autre sénateur s’est déclaré choqué par le logo actuel retenu par le département de Vendée. Même stylisé, ce symbole départemental est en effet celui représentant le cœur et la croix porté par les Vendéens lors des combats contre les armées de la République. Le sénateur Vendéen a répondu en déclarant que nous étions tous héritiers de notre histoire et que cet emblème choisi flotte aujourd’hui sur toutes les mers du monde dans le cadre du « Vendée-Globe »…

Enfin, puisqu’on le constate, disons-le tout net, les fanatiques sectaires, soutiens de la sanglante Révolution approuvent encore aujourd’hui les horreurs perpétrées au temps des colonnes infernales.

Pourtant, au lendemain de cette polémique, une proposition de loi a été déposée jeudi dernier (17 janvier 2013). Elle concerne une demande de reconnaissance du génocide Vendéen approuvé dans les textes de la Convention demandant l’anéantissement total de la Vendée et l’extermination de ses habitants.

Si j’évoque aujourd’hui les Guerres de Vendée, c’est que l’actualité nous en parle, mais également parce que j’ai reçu récemment un appel téléphonique de Reynald Sécher, l’érudit spécialiste de cette période de l’histoire. Cet historien compétent me contactait pour me dire qu’il y avait en Lorraine un type épatant qui avait fait inaugurer une plaque de rue portant le nom du fameux contre-révolutionnaire Jean-Nicolas Stofflet, Lorrain devenu général Vendéen.

Evidemment, j’ai répondu que nous connaissions fort bien cette personne qui a également créé une association Stofflet dont bien sûr nous faisons partie depuis sa création.

Reynald Sécher me dit alors qu’il souhaitait vivement venir donner une conférence dans cette ville qui conservait si bien le souvenir de Stofflet. J’ai répliqué en disant que le public serait plutôt limité, car la ville en question est Bathelémont-lès-Bauzemont, village de 65 habitants. J’ai proposé Lunéville où Jean-Nicolas Stofflet était soldat au régiment Lorraine-Infanterie avant de devenir garde-chasse des officiers dits Gendarmes-Rouges.

Finalement, notez-le, l’historien des guerres de Vendée donnera sa conférence à Nancy le mercredi 13 mars en soirée au lycée Saint Sigisbert.

Rappelons que Reynald Sécher est le premier universitaire à avoir parlé du génocide franco-français à l’appui de documents irréfutables sur le sujet.

La Vendée est une région éloignée de la Lorraine, pourtant, il y a eu des Lorrains impliqués dans les guerres de l’ouest de la France. Bien sûr, hélas, un certain nombre de Lorrains se sont retrouvés enrôlés dans les armées de la République. Mais devant les atrocités commises, certains ont déserté pour rejoindre les combattants Vendéens.

Parmi les généraux républicains, on trouve Nicolas Haxo d’Epinal. Il était surnommé par monsieur de Charrette « Le Preux des Républicains ». Ce terme de chevalerie donné à Haxo par l’illustre Charrette ne convenait

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certes pas à tous les généraux, tel par exemple, Le général Léopold-Sigisbert Hugo, né à Nancy et père de Victor. Ce général avait pris le nom révolutionnaire de Brutus Hugo.

Parmi les engagés aux cotés des Vendéens, on trouve le nom de sœur Odile Baumgarten, massacrée par les colonnes infernales. André Baumler de Rémering-lès-Puttelange qui, dès le début de l’insurrection prit la tête de l’armée paysanne (le 13 mars 1793). C’est d’ailleurs lui qui définira ce que l’on a nommé : Les Buts de Guerre des Vendéens.

L’artilleur Joseph Brèche devait déserter l’armée républicaine pour se ranger du coté des Chouans. Joseph-Henri-Isidore Brèche, dit La

Bonté, né à Nancy, fut le principal compagnon de Cadoudal qui le nomma, malgré son jeune âge, colonel et chef de région.

Une figure assez méconnue, même en Lorraine où sa famille est toujours implantée, est celle du marquis Louis Thomas de Pange, colonel des fameux hussards de Bercheny. Le marquis avait été nommé commandant de l’armée Catholique et Royale. Il est mort au service de la cause vendéenne dans un combat prés d’Ancenis en 1796.

Jean-Nicolas Stofflet est, bien sûr, le plus connu des Lorrains ayant participé aux guerres de Vendée. Il est né à Bathelémont-lès-Bauzemont, prés de Lunéville en 1753. Attiré par le métier des Armes, il s’engagea en 1776 dans le régiment Lorraine-Infanterie. Il obtint son congé deux ans plus tard pour devenir garde-chasse des officiers gendarmes de Lorraine en garnison à Lunéville. Parmi ces officiers, il fit la connaissance du marquis de la Rochejacquelin, père de monsieur Henri, l’un des chefs Vendéens des plus prestigieux.

Lors d’une partie de chasse, Stofflet devait sauver la vie du comte Colbert de Maulévrier. Reconnaissant, l’officier prend sa sœur à son service dans son château vendéen et établit Jean-Nicolas comme garde-chasse de ses domaines.

En 1793, révoltés contre les exigences de la Révolution, les jeunes gens de la région de Maulévrier pressent Stofflet de se mettre à leur tête. La première victoire importante de ce Lorrain devenu général vendéen sera la prise de la ville de Cholet.

La Vendée mise à feu et à sang connaîtra ensuite des souffrances et des atrocités inouïes imposées par la Convention et les armées républicaines aux ordres.

 

Parmi les livres récents concernant la Vendée, nous vous recommandons vivement l’ouvrage intitulé « Le Roman de Charrette » (1). Ce livre peut porter ce titre, car la vie de Charrette est un véritable roman. Cette publication qui fait l’unanimité des critiques a été rédigée par un Lorrain nommé… Philippe de Villiers. Vous connaissez tous l’importance de ses réalisations en Vendée, notamment au Puy-du-Fou.

Son nom complet est Philippe le Jolis de Villiers de Saintignon. Ce Vendéen descend des comtes de Saintignon de vieille noblesse lorraine. Le père de Philippe de Villiers est né à Nancy. Il s’est installé en Vendée seulement après son mariage.

Tout ces propos pour vous dire que l’histoire des Lorrains en Vendée reste à faire.

Avec Jean-Nicolas Stofflet, Louis Thomas de Pange, André Baumler, Joseph Brèche et le vicomte de Villiers, nous sommes tous ici des Vendéens car nous nous opposons à la décadence républicaine et à l’actuelle dictature sournoise des idéologues incapables qui, pourtant, sont à la tête de l’Etat.

La République gouverne mal, malheureusement, elle se défend bien… Vive le roi quand même !  Vive les Lorrains-Vendéens

 Jean-Marie Cuny

( 12 mars, 2013 )

Louis XVI, victime pénale

A l’heure où notre Ministre de la Justice, Madame TAUBIRA, se félicite de mettre à l’ordre du jour un laxisme pénal irresponsable qui a pour seul mérite peut-être d’être plus assumé que celui, dissimulé mais bien réel, de l’ère Sarkozy, notons que dans notre vieux pays, la générosité pénale est systématiquement associée à un camp, celui de la révolution et de ses héritiers en intolérance.

Et s’il y a une personne qui illustre ce scandaleux et douloureux constat, c’est bien Louis XVI, lequel, après avoir été un réformateur, entre autre ici, mais sincère du système pénal français sous l’Ancien Régime finissant, est devenu sous la révolution une victime pénale expiatoire.

  1. La Réformation de l’ancien droit pénal par Louis XVI

Tout au long de ses quinze années de règne absolu, Louis XVI a tout tenté ou presque pour réformer l’ancien système pénal, avec deux objectifs :

Y éradiquer ce qui restait de violence gratuite et de superstition d’un autre âge.

Y inscrire en théorie et en pratique les nouveaux grands principes libéraux formulés pénalement pour BECCARIA dans un « traité des délits et des peines » de 1764.

Une politique doublement louable qui, en dépit de l’opposition des Parlements aux réformes Turgot de 1776 et Lamoignon de 1788 ayant conduit à leur abandon, a produit des résultats, la plus connue étant l’abolition de la torture en deux temps :

A savoir la question préalable à l’exécution par un édit du 1788

Et la question préparatoire à la condamnation à la peine de mort par un édit de 1780 encore plus précoce.

Notons donc qu’à l’encontre des idées reçues et autres mensonges véhiculés à dessin à l’heure où la révolution commence, la torture n’existe plus en France.

Les moins connus de ces changements « libéraux » en matière pénale n’étant pas pour autant eux non plus négligeables. Notons entre autres :

  • Une volonté constante d’encadrer l’application de la peine capitale, et de la réserver uniquement aux crimes les plus graves.

  • Une acceptation de l’intime conviction des juges que d’aucuns travestirent en arbitraire pénal.

  • Une préoccupation grandissante à l’égard de la condition des prisonniers, qui annonçait déjà la mise en place d’une véritable politique pénitentiaire, à savoir le désir de Louis XVI d’améliorer matériellement et sanitairement le système carcéral français, et son vœu d’indemniser les victimes sans cause de la justice.

Toutes ces réformes, interrompues en réalité par la révolution, résonnent d’ailleurs de manière étrangement contemporaine dans les objectifs qu’elle s’assigne ; visiblement, en effet, notre pays autoproclamé des « droits de l’Homme » n’a pas encore aujourd’hui résolu ces problématiques pénales, et il n’y a pas de quoi en être fier.

Mais le plus paradoxal ici et le plus scandaleux va être que le Roi, loin de profiter de la générosité pénale – d’ailleurs très théorique – de l a révolution, va en être au contraire la victime emblématique.

2- La persécution du nouveau droit pénal à l’encontre de Louis XVI

Nous ne pouvons manquer ici très rapidement au plaisir de rappeler les nouveaux « grands principes » pénaux libérateurs que la déclaration de 1789 se fait fort de faire respecter. A savoir pêle-mêle :

  • La fameuse présomption d’innocence

  • Les droits de la défense

  • Le droit à un procès équitable

  • La non-moins fameuse légalité des délits et des peines

  • Enfin, la volonté affichée de ne plus tolérer que des peines proportionnées, raisonnées, personnalisées et pour dire adoucies.

Autant de fameux principes qui, tout en étant repris par les deux Codes pénaux révolutionnaires de 1791 et 1795, seront totalement bafoués en pratique, et pas seulement sous la Terreur, Louis XVI en étant une des principales victimes dès 1792-1793.

Privé contre sa volonté du droit de grâce, que les révolutionnaires lui ont enlevé dès 1789 de peur qu’il ne soit encore plus populaire, Louis XVI a été confronté directement et physiquement de 1789 à 1792 à une violence politique grandissante et illégale que les nouvelles autorités se sont bien gardées de réprimer. Citons, entre autres :

  • Les trop fameuses journées révolutionnaires du 14 juillet 1489 jusqu’au terrible 10 août 1792, en passant par les journées d’Octobre 1789 et du 20 Juuin 1792.

  • L’assassinat politique des personnalités proches du Roi et de la Reine, comme la Princesse de Lamballe.

  • Les persécutions de plus en plus massives et radicales préméditées sous couvent d’une légalité primaire et partiale.

  • « Enfin », les inexcusables massacres de septembre 1792 effectués avec la complicité d’un certain Danton, Ministre de la Justice de sont état, et que d’aucuns font encore passer aujourd’hui comme un modéré et un « Indulgent »…

Et puis surtout, et cette fois à tire personnel, comment ne pas souligner ici le caractère purement politique du procès du Roi devant la Convention républicaine, laquelle prononce à une voix près (on ne sait que trop laquelle…) un verdict de mort au terme d’une procédure truquée. Que dire aussi du sort qui sera réservé à Malesherbes, un des très courageux et presque suicidaire avocats du Roi ?

Et encore, et pour conclure ce panorama réducteur parce que trop rapide, que ne pourrait-on dire du sort pénal encore plus terrible qui sera réservé aux autres membres de la famille royale ? A savoir :

  • Une Marie-Antoinette emmurée, esseulée, puis exécutée sommairement en 1793.

  • Un Louis XVII , assassiné à petit feux de 1793 à 1795.

  • Une Madame Elisabeth sacrifiée en 1794

  • Une Madame Royale elle aussi emmurée de 1793 à 1796 et qui en sortira traumatisée et sans indemnités…

Avouons qu’en comparaison de ces tristes sires en charge de la politique pénale, les lettres de cachet si souvent reprochées à l’Ancien Régime feraient presque figure de disposition laxistes… pour en revenir à Mme Taubira…

Jean-François GICQUEL

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