( 9 février, 2014 )

COMMUNIQUE DU CRAF

LA GRANDE OFFENSIVE

 

Nous ne reviendrons pas une fois de plus sur la nullité du gouvernement qui n’est que la représentation ultime d’un régime dont la légitimité laisse les Français de plus en plus nombreux dans la perplexité.

Alors, le système aux abois lance une offensive tous azimuts contre ce qu’il voudrait faire passer pour une progression aussi dangereuse qu’inexorable de la « peste brune » Il s’agit d’abord de désigner les ennemis de la République avant de mettre en place une terreur visant tous les opposants qualifiés de contre-révolutionnaires en 1794, et de fascistes antisémites aujourd’hui. Le genre d’accusation qui constitue une quasi exécution sommaire, justifiant dans la conscience des élites « Alpha » qui nous gouvernent de s’affranchir de l’Etat de droit. On l’a vu avec la condamnation de nos militants qui sifflèrent Hollande le 11 novembre, qui ont pris « plus cher » que des agresseurs de vieilles dames. Il est plus grave en République idéologique de penser à rebours du Marais, que de commettre des délits de droit commun.

La manifestation « Jour de colère » a permis de cristalliser cet élan répressif. Toute la presse s’en est donné à cœur joie et certes, on a pu voir, malheureusement, ça et là quelques excès et débordements, plus dans les cris et les paroles du reste que dans les actes.

Et puis, ce qui inquiète ceux qui nous « gouvernent », c’est le côté black-blanc-beur d’une manif bleu-blanc-rouge. Pourtant ils ont tout fait pour ça, depuis la fameuse coupe du monde de foot où, les larmes aux yeux, ils contemplaient la liesse de la nouvelle France cosmopolite. Alors oui, il y a eu des slogans en marge, condamnables. Contrairement à ce que veulent faire croire certains média, à l’AF nous rejetons toutes formes de racisme y compris l’antisémitisme que nous jugeons purement épidermique, malsain et dénué d’intelligence. En revanche, nous dénoncerons toujours avec fermeté, toutes menées et tentatives d’influence qui détourneraient l’Etat du bien commun au profit d’intérêts sectoriels de communautés, lobbies et autres groupes d’intérêts.

Les Français sont à bout ! Il faudrait, si le pouvoir en plus de son inefficacité abyssale n’était pas sectaire, essayer de renouer les fils du dialogue, essayer de comprendre ce qui choque et désespère de nombreux Français, plutôt qu’en plus du chômage et de la pression fiscale, asséner des réformes « sociétales » qui visent à accélérer l’atomisation de la société. Ainsi le peuple cédant la place à une multitude d’individualistes jouisseurs et dépressifs, il n’y aura plus de risques d’insurrection puisqu’il n’y aura plus de peuple.

Gageons que nous n’en sommes pas déjà là.

La colère, qui s’empare de ceux qui ont encore un niveau de conscience, étant mauvaise conseillère, il fuse en effet des cris de haine, d’intifada qui pourraient se changer en plus graves violences. Nous savons que cela est dangereux et le pouvoir imbécile de se pourlécher les babines en trouvant là que le dossier est assez lourd pour saisir une occasion prochaine de broyer cette foule détestée. Car, ne nous faisons pas d’illusion, depuis la Commune, les révoltes populaires ont toujours été écrasées par la République, laquelle sait se donner les moyens avec sa police, ses magistrats voire même son armée, relayés par les média, d’en finir.

On sait que derrière tout ça, Bruxelles est à la manœuvre, les yeux fixés sur l’horizon du mondialisme. Toute l’Europe est en souffrance. Quand on pense qu’en Allemagne on condamne à la prison les parents qui refusent de laisser leurs enfants assister aux cours d’indifférenciation des sexes et qu’en Suisse on impose des « Sexbox » en maternelle. Du reste la nouvelle et surprenante offensive de l’ONU contre le Vatican ne serait-elle pas une réplique à la dénonciation par le Pape de l’actuel ordre économique mondial ?

Si nous voulons combattre cette caste internationale et apatride qui cherche à asservir les peuples, nous devons nous organiser, car nous disposons de forces dans le pays et dans le monde capables de renverser la tendance mortifère qui cherche à s’imposer.

La France aura un rôle primordial à jouer dans cette révolution universelle. Refusons de tomber dans les pièges qui nous sont tendus et organisons la riposte de l’intelligence face à la barbarie institutionnalisée.

L’Action française sera toujours de ce combat là.

Olivier Perceval,

Secrétaire Général de l’Action française

( 7 février, 2014 )

Google exclut les Noirs

Observation très intéressante du « SALON BEIGE »

Voilà la logo présent sur Google depuis ce matin, en l’honneur de l’ouverture des JO de Sochi :

G
Quand on le compare avec le logo des Jeux Olympiques, symbolisant les 5 continents, il semble qu’il y manque le noir :

JEt à la place, on y trouve l’orange et le violet, ce qui correspondt au drapeau LGBT. Un continent est donc discriminé au profit d’un groupuscule de terroristes intellectuels.

Michel Janva

( 7 février, 2014 )

Dans la série « clichés et poncifs trop faciles », je demande… Bruno Frappat, sur « C’était les Daudet »…

 

Texte tiré du site « LA FAUTE A ROUSSEAU »

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Le dimanche 3 février 2013 – dans nos « pages magazines » des samedis/dimanches – nous avons présenté ce qui était alors le récent ouvrage de Stéphane Giocanti, « C’était les Daudet » : Le hasard fait coincider sa parution avec la sortie de notre Album : « C’était les Daudet », de Stéphane Giocanti

Deux mois après, le 9 avril, et toujours dans ces mêmes « pages magazines » des samedis/dimanche, nous avons jugé utile d’apporter une précision sur le très bon article de Sébastien Lapaque dans Le Figaro, qui présentait l’ouvrage de Giocanti : Sur un point précis de l’article de Sébastien Lapaque, présentant le dernier ouvrage de Stéphane Giocanti, « C’était les Daudet »…

La rectification qu’il nous semblait utile – et surtout honnête… – d’apporter concernait, on le voit, le reproche d’antisémitisme, alors que Daudet, effectivement antisémite à ses débuts, et pendant plusieurs années, s’était totalement détaché de l’antisémitisme dès le début des années 30, lorsque Bainville dénonçait Hitler – dans son Journal et dans L’Action française quotidienne – comme « l’énergumène », « le monstre », « le Minotaure »…


Puis il y eut un article de Bruno Frappat, un peu de la même eau, dans La Croix, avec un brin de condescendance pour Daudet, à qui Bruno Frappat daignait reconnaître des talents certains dans certains domaines, mais envers lequel, surtout, il portait une condamnation sans nuance, définitive et sans appel, pour cause… d’antisémitisme.

Répondre sans cesse aux mêmes affirmations fausses est certes lassant, mais nécessaire : on ne peut laisser passer des propos inexacts et, sans entrer dans une polémique avec lui, nous nous bornerons à répondre à Bruno Frappat que sa condamnation de Daudet – qui ne prend pas en compte son changement d’opinion et d’attitude - ne « tient » pas.  

Se déclarer gêné ou horrifié des propos de Daudet avant son changement d’avis, et sans tenir le moindre compte de celui-ci, est trop facile, et surtout, nous l’avons dit, trop « cliché », trop « poncif ».

Prenons un exemple, un seul, là où l’on pourrait en prendre cent : Bruno Frappat se bouche-t-il le nez quand il passe devant les Invalides, et change-t-il de trottoir ? Il faut absolument le savoir car, puisqu’il se pique d’être révulsé par l’antisémitisme, il devrait réfléchir à ceci : aux Invalides, dans un monument d’orgueil choquant, repose un homme qui déclarait, le plus tranquillement du monde :

« …Je fais remarquer de nouveau qu’on ne se plaint point des protestants ni des catholiques comme on se plaint des juifs; c’est que le mal que font les juifs ne vient pas des individus, mais de la constitution même de ce peuple: ce sont des chenilles, des sauterelles qui ravagent la France… » (Séance du Conseil d’Etat du 7 mai 1806). 

Bigre ! Et même, bigre de bigre ! Cet homme, c’est Napoléon, et il repose, bien tranquille, somptueusement offert, dans les ors et les marbres d’un monument aussi indécent qu’imposant, aux crépitements des appareils photos des touristes du monde entier sans que personne – et en en tout cas pas Bruno Frappat, à ce que l’on sache – y trouve à redire ! Bruno Frappat – qui condamne sans appel Léon Daudet pour un antisémitisme que celui-ci a, finalement, rejeté – a-t-il lancé une pétition pour que l’on « éjecte » Napoléon des Invalides ? On attend avec impatience la réponse…

Cela ne s’appellerait-il pas… comment dit-on, déjà ? Ah, oui ! : du « deux poids, deux mesures »…

Soyons sérieux : pour que le lecteur non averti se fasse une idée juste des choses, le mieux, comme toujours, est d’aller aux textes, et de ne pas passer par des intermédiaires : ceux qui veulent savoir qui était Léon Daudet et ce qu’il pensait, et quelles évolutions furent les siennes pourront se repoprter à notre Album Maîtres et témoins (III) : Léon Daudet (287 photos), bâti exclusivement à partir de passages des dix tomes de ses Souvenirs. Et, tout particulièrement – pour cette question de l’antisémitisme – sur les deux photos « Daudet « détaché de l’antisémitisme » « et « Daudet et l’antisémitisme : genèse d’un rejet… »

Il serait en effet peut-être temps d’arrêter de dire n’importe quoi…

 
( 7 février, 2014 )

Le site internet du comte de Paris a été piraté.

Le site internet du comte de Paris a été piraté. dans Princes arton7087
 

Monseigneur le comte de Paris nous fait savoir que son site internet a été piraté et vidé de ses contenus. Monseigneur connait l’auteur des faits. Dans l’immédiat, pour toute correspondance à l’attention de Monseigneur ou concernant l’Institut de la Maison Royale de France, veuillez provisoirement utiliser l’adresse mail suivante : imrf@voila.fr . Pour joindre par téléphone l’IMRF, merci de contacter M. Delhoume au : 06 67 28 33 38 Le Prince prend les dispositions nécessaires (…)

Il semble que ce « piratage » ait été fait à la suite d’un communiqué de Monseigneur que nous avons eu le temps de reproduire sur notre « blog » et donc que vous pouvez le retrouver.

( 7 février, 2014 )

Le Grand Journal de Canal + : l’amalgame et le mensonge comme modes d’information

Communiqué du CRAF

A-t-on voulu nous faire payer la décision de ne pas laisser entrer l’équipe du Grand Journal de Canal + à notre réunion publique du 18 janvier ? C’est mesquin, mais possible. Comment Karim Rissouli peut-il affirmer « avoir été là » puisque les journalistes n’ont pu entrer ? L’extrait du discours d’Elie Hatem que le « journaliste » a présenté, ce 3 février 2014, aux téléspectateurs, a donc tout simplement été emprunté aux réseaux sociaux.

Non content de traiter notre ami, candidat du Rassemblement Bleu Marine dans le IVe arrondissement de Paris, de « royaliste sulfureux », sans étayer le moins du monde ce propos injurieux, Karim Rissouli nous livre un « scoop », en vue de piéger Florian Philippot, vice-président du Front National, présent sur le plateau, en présentant Elie Hatem comme appartenant à l’Action française, « un mouvement d’extrême droite, royaliste certes, mais aussi pétainiste, antisémite, qui se revendique encore aujourd’hui de l’idéologie de Charles Maurras ».

Un amalgame aussi grossier déshonore ceux qui le pratiquent et laisse perplexe sur leur professionnalisme.

Tout d’abord, en qualifiant l’Action française d’extrême droite, M. Karim Rissouli tente sans originalité de la discréditer en recourant à une qualification républicaine que l’AF a toujours récusée. Méthode classique de diabolisation.

Ensuite, en réduisant la doctrine maurrassienne à un aspect jadis incontestable mais présenté de manière tronquée (comme l’est la citation de Maurras présentée aux téléspectateurs), le Grand Journal ment sur une école de pensée qu’aucun historien des idées, même hostile, n’a jamais réduit à un antisémitisme historiquement daté et qui fut loin d’être partagé par l’ensemble des cadres de l’Action française (ainsi Jacques Bainville, qui déclarait « devoir tout à Maurras fors la vie », ne fut jamais antisémite).

Surtout, en déclarant que l’Action française est « antisémite », le Grand Journal diffame ouvertement notre mouvement. Le journaliste serait du reste bien en peine de trouver une seule trace d’antisémitisme dans les publications actuelles : Journaux, brochures, livres. Ce mouvement a, depuis longtemps en effet, appliqué à la tradition maurrassienne elle-même, sous l’influence notamment de Pierre Boutang, cette démarche critique que Maurras revendiquait pour toute tradition.

Enfin, après avoir rappelé la présence de militants d’Action française au Jour de Colère le 26 janvier, le journaliste pratique l’insinuation calomnieuse en affirmant qu’il est « impossible de dire si ce sont ces militants-là qui ont proféré les slogans qu’on a entendus, comme “Juif, casse-toi, la France n’est pas à toi” ou “Juifs, hors de France”. Ils étaient bien là ». (On sait que quelques groupes en fin de cortège se sont distingués par des cris antisémites alors que l’AF était bien plus loin). Il n’hésite pas alors à conclure son propos par un mensonge explicite : « Et d’ailleurs selon leur propre communiqué de presse, quinze d’entre eux ont été interpellés pour des violences sur des policiers. » Que M. Rissouli nous montre le communiqué de presse où nous affirmons que certains de nos militants auraient été arrêtés, le 26 janvier dernier, « pour violences sur policiers » et qu’il nous explique alors pourquoi aucun n’est passé devant les tribunaux. Les juges seraient-i ls d’Action française, eux aussi ?

Toutes ces affirmations délibérément malveillantes ou mensongères déshonorent à la fois le « journaliste » qui les a proférées et la rédaction d’un Grand Journal dont le parti-pris a viré, hier au soir, à la diffamation.

Nous tenons à remercier M. Florian Philippot d’avoir lui-même employé ce mot pour désavouer la démarche du « journaliste » . Chacun sait que M. Philippot est issu d’une autre tradition que la nôtre et que nous avons à plusieurs reprises critiqué publiquement certaines de ses prises de position : son attitude sur le plateau n’en illustre que mieux son honnêteté intellectuelle et son indépendance d’esprit.

L’Action française se réserve le droit d’engager toutes poursuites judiciaires qu’elle jugera fondées contre M. Karim Rissouli et la rédaction du Grand Journal.

Le Secrétariat général de l’Action française

 

( 7 février, 2014 )

Manifestation pour la dissolution des femen : ce sera place Vauban ce samedi à partir de 14h 45 .

 
 
 

 

 
  

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Manifestation pour la dissolution des femen :

ce sera place Vauban ce samedi à partir de 14h 45 .

Manifestation pour la dissolution des femen : ce sera place Vauban ce samedi à partir de 14h 45 . dans communiqués 4251dec72b18ac89643edfb7a8300016_lthumb400x280

Pour des raisons absolument pas crédibles, la préfecture de police de Paris

est revenue sur l’attribution de l’esplanade des Invalides pour notre manifestation.

Elle nous a fait d’autres propositions totalement inacceptables pour des raisons évidentes.

Elle nous a finalement accordé la place Vauban avec promesse d’un élargissement d’horaires

permettant à partir de 18h une dispersion qu’elle s’engage à pouvoir se faire sans difficulté.

L’Agrif appelle donc tous les manifestants

à se rassembler devant sa tribune dès 14h 45 ce samedi 8 février, place Vauban.

( 6 février, 2014 )

Communiqué : La surpopulation carcérale ne jouera pas en faveur de nos militants.

Communiqué du CRAF

« La plus grande injustice est de traiter également les choses inégales » dit Aristote Le verdict est tombé, l’audience des trois embastillés du 11 Novembre, accusés de sifflets contre Hollande et de rébellion, après avoir été reporté, a finalement eu lieu ce mercredi 5 février avec son lot de soulagement : pas de ferme pour nos militants, mais de la prison avec sursis qui en dit long…

 

Il semblerait en effet que le laxisme pénitentiaire ne joue pas en la faveur de nos jeunes interpellés, dont un, pour inaugurer son casier, s’est vu gratifier d’une première condamnation à un mois de prison avec sursis, alors qu’aucune preuve n’a pu être établie. Les peines allant jusqu’à 4 mois pour les autres ont toutes été assorties d’amendes au bénéfice des policiers qui n’ont eu pourtant aucune interruption temporaire de travail. A l’inverse les 3 militants victimes des violences policières ont eu 6 jours d’I.T.T. Les Français ne peuvent qu’être horrifiés par ces mesures où les citoyens (ici des étudiants) sont rackettés par une police politique qui arrondit ses fins de mois sur des jeunes militants. La sévérité du tribunal en l’absence de preuves établies prouve que désormais en France le doute ne bénéficie plus au justiciable. La justice a donc bien relayé le message envoyé à notre encontre par les instances dirigeantes.

Loin de réussir à intimider les militants ces condamnations arbitraires renforcent tous les résistants dans leur détermination à servir la France.

« Quand l’ordre est injustice, le désordre est déjà un commencement de justice. »
Romain Rolland – Quatorze juillet

Le Secrétariat Général de l’Action Française

( 6 février, 2014 )

Pourquoi le 6 février 1934 a été stérile : l’analyse de Maurice PUJO

Tiré du site « LA FAUTE A ROUSSEAU »

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Pourquoi les manifestations de janvier et février 1934, dont celle, tragique, du 6 février, n’ont pas débouché sur ce changement de régime, pour lequel l’Action française s’était toujours battue ? Maurice Pujo, après avoir conduit toute la campagne de l’Action française sur l’affaire Stavisky et dirigé l’action des camelots du Roi, en a donné l’explication en termes simples * : sans une Action française suffisamment forte et reconnue tant sur le plan de la pensée politique que de la conduite de l’action proprement dite, l’union des patriotes est stérile. Et la leçon vaut pour aujourd’hui.

À force de le répéter, les gens du Front populaire ont fini par croire que le Six Février était le résultat d’une terrible conjuration tramée de toutes pièces par d’affreux « fascistes » contre les institutions républicaines.

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 Rien ne correspond moins à la réalité. Le 6 Février a été, à son origine, le sursaut national le plus spontané, le plus pur d’arrière-pensées. Il a été la révolte de l’honnêteté et de l’honneur français contre un scandale qui était une des hontes naturelles et cachées du régime : le pillage de l’épargne sans défense avec la complicité des gouvernants qui en ont la garde. 

 


Sans doute, ce scandale a été mis en lumière, développé, « exploité », si l’on veut, par des patriotes conscients qui étaient les hommes de l’Action française. Là-dessus, M. Bonnevay, président de la Commission du Six Février, ne s’est pas trompé lorsqu’il nous a désignés comme les responsables de la mobilisation de l’opinion et de la rue.

C’est nous qui avons publié les deux fameuses lettres Dalimier qui avaient été, aux mains de Stavisky, les instruments de l’escroquerie. C’est nous qui, par nos premières manifestations, avons chassé du ministère ce Dalimier qui se cramponnait. C’est nous qui, pendant trois semaines, encadrant tous les patriotes accourus à nos appels, avons fait à dix reprises le siège du Palais-Bourbon. C’est nous qui, par cette pression sur le gouvernement et les parlementaires, avons arraché chaque progrès de l’enquête, empêché chaque tentative d’étouffement. C’est nous aussi qui avons publié la preuve de la corruption d’un autre ministre, Raynaldi, et c’est nous qui, en rassemblant des dizaines de milliers de patriotes, le 27 janvier, au centre de Paris, avons chassé le ministère Chautemps qui cherchait à se maintenir [...]

Tenter le coup ?

Dira-t-on que nous envisagions le renversement du régime ? Eh ! nous ne cessons jamais de l’envisager ! Nous avons, dès nos débuts, proclamé que nous formions une conspiration permanente pour la destruction de la République, cause organique de nos maux, et pour la restauration de la monarchie, qui seule pourra les guérir.

Mais, en menant la chasse aux prévaricateurs complices de Stavisky, nous n’avions pas visé, de façon préconçue, cet heureux événement. Il y avait des services immédiats à rendre à la France ; nous les lui rendions. Si, au terme de cette crise, la restauration de la Monarchie pouvait être tentée, nous n’en manquerions certes pas l’occasion. C’est seulement un fait qu’il n’y a pas eu d’occasion parce que les conditions nécessaires ne se sont pas trouvées réunies.

C’est ce que nous devons répondre à ceux qui, nous faisant le reproche inverse de celui de M. Bonnevay, estiment que nous aurions dû « tenter le coup ». Il y avait sans doute – ce qui est important – un malaise incontestable qui, au-delà des hommes au pouvoir, était de nature à faire incriminer le régime. Il y avait même, à quelque degré, dans l’esprit public, un certain état d’acceptation éventuelle d’un changement. Il y avait aussi l’inorganisation relative et le sommeil des éléments actifs chez l’adversaire socialiste et communiste. Mais ces conditions favorables, en quelque sorte négatives, ne pouvaient suppléer à l’absence de conditions positives indispensables pour avoir raison de cette chose solide par elle-même qu’est l’armature d’un régime resté maître de son administration, de sa police et de son armée. Et il faut un simplisme bien naïf pour s’imaginer qu’en dehors des jours de grande catastrophe où les assises de l’État sont ébranlées, comme au lendemain de Sedan, le succès peut dépendre d’un barrage rompu…

Pourquoi Monk n’a pas marché

Ce qui a manqué au Six Février pour aboutir à quelque chose de plus substantiel que des résultats « moraux », c’est – disons-le tout net – l’intervention de ce personnage que Charles Maurras a pris dans l’Histoire pour l’élever à la hauteur d’un type et d’une fonction, l’intervention de Monk. Un Monk civil ou militaire qui, du sein du pays légal, étant en mesure de donner des ordres à la troupe ou à la police, eût tendu la main à la révolte du pays réel et favorisé son effort. Un Monk assez puissant non seulement pour ouvrir les barrages de police, aussi pour assurer immédiatement le fonctionnement des services publics et parer à la grève générale du lendemain.

La question de ce qu’on a appelé à tort l’échec du Six Février se ramène à celle-ci : pourquoi Monk n’a-t-il pas marché ?

Répondra-t-on qu’il n’a pas marché parce qu’aucun Monk n’existait ? Il est certain que personne ne s’était désigné pour ce rôle. Mais c’est essentiellement un domaine où le besoin et la fonction créent l’organe. Il y aurait eu un Monk et même plusieurs si les circonstances avaient été telles qu’elles pussent lui donner confiance.

Certains s’imaginent qu’ils décideront Monk par la seule vertu de leurs bonnes relations avec lui et dans quelques conciliabules de salon. Singulière chimère ! Monk éprouve très vivement le sentiment de sa responsabilité. Ce n’est qu’à bon escient qu’il acceptera les risques à courir pour lui-même et pour le pays et il a besoin de voir clairement les suites de son entreprise. Devant apporter une force matérielle qui est tout de même composée d’hommes, il a besoin de pouvoir compter, pour le soutenir, sur une force morale assez puissante. Il ne réclame pas de civils armés – c’est là l’erreur de la Cagoule – qui doubleraient inutilement et gêneraient plutôt les soldats, mais il veut trouver autour de lui, lorsqu’il descendra dans la rue, une « opinion » claire, forte et unie.

Et cela n’existait pas au Six Février. Si les manifestants étaient unis par le sentiment patriotique et le mépris de la pourriture politicienne, ils n’avaient pas d’idée commune sur le régime qui conviendrait à la France pour la faire vivre « dans l’honneur et la propreté ». De plus, les rivalités de groupes et les compétitions des chefs empêchaient même que, séparés dans la doctrine, ils pussent s’unir dans l’action.

Depuis le début de l’affaire Stavisky jusqu’au 27 janvier où notre manifestation des grands boulevards renversa le ministère Chautemps, il y avait eu, dans l’action, une direction unique : celle de l’Action française. C’est à ses mobilisations que l’on répondait ; c’est à ses consignes que l’on obéissait. (On lui obéit même le jour où, en raison de la pluie et pour épargner un service plus pénible à la police, nous renonçâmes à la manifestation) Mais, à partir du 27 janvier, devant les résultats politiques obtenus et ceux qui s’annonçaient, les ambitions s’éveillèrent, et les groupements nationaux préparèrent jalousement, chacun de son côté, leur participation à une action dont ils comptaient se réserver le bénéfice. Cette agitation et cette division ne firent que croître, après la démission de M. Chiappe, préfet de police, survenue le 3 février.

Aucune entente

La Commission d’enquête a cherché un complot du Six Février. Mais il n’y avait pas un complot pour la bonne raison qu’il y en avait cinq ou six qui s’excluaient, se contrariaient et se cachaient les uns des autres. Il y en avait dans tous les coins et sur les canapés de tous les salons. On peut se rendre compte qu’il n’y avait aucune entente entre les groupes divers en examinant les rendez-vous qu’ils avaient donné pour la soirée historique, et les dispositions qu’ils avaient prises, sans parler des manœuvres qu’ils firent et dont à peu près aucune n’était d’ailleurs préméditée.

Si, par impossible, les patriotes l’avaient emporté dans de telles conditions, s’ils avaient chassé le gouvernement et le parlement, le désaccord entre eux n’aurait pas manqué d’apparaître presque aussitôt et les gauches vaincues n’auraient pas tardé à reprendre le pouvoir.

C’est à quoi le Monk inconnu, le Monk en puissance, devait songer. C’est pourquoi il s’est abstenu d’une intervention qui aurait été stérile. C’est pourquoi la journée du Six Février n’a pas donné de plus grands résultats.

Maurice Pujo

 

( 6 février, 2014 )

AUX MORTS DE FÉVRIER

Les derniers coups de feu continuent de briller
Dans ce jour indistinct où sont tombés les nôtres
Sur onze ans de retard serais je donc des vôtres
Je pense à vous ce soir, Ô morts de février.

Robert Brasillach(Poèmes de Fresnes, Minuit et demi, 1945 )

( 5 février, 2014 )

Par-delà le refus de la barbarie « Femen », le sens profond de ce samedi 8 février.

 

Communiqué de l’AGRIF

 

L’AGRIF, bien sûr, selon sa vocation exige du gouvernement la dissolution du groupuscule de haine raciste anti-chrétienne des Femen.

Mais, au-delà, appeler et participer en masse à sa manifestation, c’est promouvoir une ligne cohérente de défense bien sûr de la famille, socle de notre vie individuelle et sociale, mais aussi, très prioritairement, du respect de la vie innocente, valeur fondamentale et universelle de toute civilisation pleinement humaine.

Cela implique des exigences concrètes dans l’ordre politique et de l’écologie humaine que les partis actuels d’une gauche de plus en plus nihiliste et génocidaire piétinent mais que les partis d’une droite, par trop anémiée et souvent idéologiquement subvertie, méprisent ou ne prennent guère réellement en compte.

Voilà pourquoi notre manifestation de samedi dans la fraternité chrétienne et l’Amitié Française s’inscrit dans une claire volonté d’appel à un renouveau politique pour que soient enfin défendues sans restriction les valeurs de la vie, de la personne humaine, des communautés et des libertés protectrices.

Un tel mouvement doit s’affirmer dans les partis et si nécessaire devra se développer par-delà les partis. Et cela hors de la position aberrante consistant à vouloir combattre des lois mais apolitiquement !

Refuser la connivence de l‘État socialiste avec les sections d’assaut anti-chrétiennes des Femen,  c’est défendre la culture de vie contre la culture de mort, c’est vouloir replacer le combat pour la vie au cœur de l‘action politique.

C’est ce que nous clamerons ce samedi 8 février à 15 h PLACE DES INVALIDES !

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