( 21 juin, 2014 )

Charles Maurras et l’Idée de décentralisation.

NOUVEL ARBITRE publie l’article que vous trouverez ci-dessous, particulièrement intéressant à l’heure où le pouvoir fait semblant de vouloir décentraliser

 

[ A la rencontre d’un texte ] Charles Maurras et l’Idée de décentralisation.

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«  Il suffit de se demander à qui profitent l’émiettement de la Nation en individus et la toute-puissance de l’Etat centralisateur. »

A l’aube d’une session extraordinaire à l’assemblée nationale au sujet de la réforme territoriale, une redécouverte de l’article de Charles Maurras en 1898 au sujet de la décentralisation ne peut être que fructueuse. Vous pouvez retrouver ce texte ici .

S’il regrette que le terme décentralisation puisse sembler être un terme vague, Maurras lui offre une définition alléchante : « On appelle décentralisation un ensemble de réformes destinées à reconstituer la patrie, à lui refaire une tête libre et un corps vigoureux. » Une vision qui ne pouvait que séduire les amoureux du pays réelpuisque ses premiers instigateurs auraient été des proches de Louis de Bonald.

Le sens de la décentralisation

Pour Maurras la Nation donne tout à l’Homme qui ne naît finalement à la citoyenneté qu’une fois devenu digne de cet héritage. Cette Nation doit être servie par un pouvoir fort garant de l’unité nationale, de la concorde et protégeant les Français des germes du désordre. Dès lors la question de la décentralisation pourrait semble paradoxale dans le logiciel maurassien. Loin s’en faut, en effet le provençal annonce : « On ne rétablira chez nous une autorité permanente, un pouvoir central durable, responsable et fort, qu’au moyen de libertés locales étendues. »

C’est la commune qui est le meilleur moteur de cet enracinement tout à l’opposé des départements, artefacts révolutionnaires qui n’ont aucune prise sur la vie des citoyens. La commune est un lieu d’authentification, un axe offrant une proposition de vie à celui qui choisit de s’en emparer. Les adversaires deviennent donc ceux qui veulent extirper l’homme de ses attaches charnelles, ainsi Léon Blum : « La famille, la commune, rien ne fausse et ne diminue l’énergie comme de tels groupements. Ce sont les collectivités les plus dangereuses, parce que nous les aiment et parce qu’elles nous retiennent. » .

Le sujet est d’une profonde actualité puisqu’il s’agit alors de permettre un nouvel enracinement de la population : « Seule, ou à peu près seule, la commune est réelle, et peut jouir d’une personnalité . » En effet la différence communale est un lieu de sensation de l’inclusion/exclusion, elle seule permet l’avènement d’un esprit de clocher capable de faire ressentir ce qui explique l’existence de la Nation et en même temps la vigueur de ses territoires : « Communauté et différences de notre sol, communauté et différences de notre sang, c’est ce qui fonde cet esprit fédéral et ce sentiment national sans lesquels toute décentralisation serait incompréhensible. »

Maurras va faire le choix du fédéralisme en espérant y trouver un moteur du réveil national. « Le sol, le sang, la tradition demandent partout à exercer leur portion nécessaire d’influence et de prépondérances morales. ». C’est  bien une méthodologie du sursaut national que l’auteur d’Anthinéa cherche à désigner en étudiant la solution de la monarchie fédérative. Il conclut ainsi : «  Qui voudra réorganiser la Nation en devra recréer lespremiers éléments communaux ou provinciaux. Qui veut réaliser le programme nationaliste doit commencer par une ébauche de fédéralisme. »

Sa défense politique.

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L’intérêt de l’idée de décentralisation est de transcender les appareils partisans. Ainsi ces premières heures furent les lois de 1831 et 1833 affranchissant pour l’une les municipalités et pour l’autre les conseils généraux de la tutelle étatique.

Cette idée sera également reprise par Napoléon III qui se laissa influencer et par les arguments libéraux du projet de Nancy (1) mais aussi par les conclusions de la philosophie individualiste de Proudhon ( Du Principe fédératif ) .  On peut lire ainsi dans l’essai de Proudhon : par le mot Nationalité écrit en tête de son nouveau programme Non contente de se faire parti de statu quo elle s est faite parti rétrograde Et comme la Nationalité telle que la comprend et l interprète la Démocratie a pour corollaire l Unité elle a mis le sceau à son abjuration en se déclarant définitivement pouvoir absolu indivisible et immuable. ( 2) En 1870 se lèvera un vrai foisonnement de la réflexion décentralisatrice notamment avec des sociétés de provinces et des tours de conférence. Les poètes provençaux et singulièrement Mistral avec Mireille participeront pleinement de cet engouement. En 1890 les communes auront le droit de se syndiquer.

La défense de la décentralisation va aussi se développer autour de Taine, Mistral et Le Play mais aussi de partisans plus radicaux comme La Tour du Pin et Albert de Mun. La décentralisation reste un des éléments cependant constitutifs de l’opposition entre les partisans d’une France légale issue de 1789 et de ceux qui lui préfèrent une Nation incarnée comme on peut le lire dans le dernier chapitre de cet ouvrage :

 

1 : on trouvera ici un article résumant le projet de Nancy : http://www.napoleontrois.fr/dotclear/index.php?post/2007/10/25/235-le-programme-de-nancy-1865

2 : texte du Principe fédératif de Prouhon : http://books.google.fr/books?id=ho0XAAAAYAAJ&pg=PR3&hl=fr&source=gbs_selected_pages&cad=2#v=onepage&q&f=false

 

 

Barrès et Les Déracinés.

Pour Maurras, c’est l’écrivain patriote et lorrain, Maurice Barrès qui fût l’un des plus ardents défenseurs de la décentralisation. Les Déracinés, premier volet du roman de l’énergie nationale décrit l’initiation traumatisante de jeunes étudiants lorrains à la vie parisienne. Le traumatisme de l’abandon de sa culture et de l’adhésion forcée à des doctrines philosophiques universalistes y est merveilleusement décrit. En effet, le roman de Barrès va retrouver le préambule de la réflexion maurassienne : « Un individu ne se développe pas tout seul. Il lui faut mille circonstances propices : une famille, un pays bien déterminés, une atmosphère intellectuelle et morale, ce qui manque enfin à la France dissociée et décérébrée. »

Il faut dire que Barrès avait participé à l’union de deux doctrines essentielles : la fédéralisme et le nationalisme. Cette union s’incarnait profondément dans le journal qu’il avait lancé la Cocarde. Maurras écrit : « Il insista pour substituer au patriotisme administratif un patriotisme terrien et remplacer l’image d’une France idéale, chère à quelques rhéteurs, par l’idée d’une France réelle, c’est-à-dire composée comme dans la réalité de familles, de communes, de provinces, tous éléments non point contraires ou divisés entre eux, mais variées, sympathiques et convergents. » Barrès abandonnera la cocarde en 1895 quand elle devint la ligue républicaine de décentralisation.

Ce que Maurras aime à trouver dans Les Déracinés c’est la différence entre un localisme incarné et la pauvreté de la robotique centralisatrice jacobine. Ainsi annonce-il : « Quand un homme tient à son sol et à son milieu naturel ses ressources naturelles n’ont point de bornes, ce qu’il dépense, il le reconquiert et le renouvelle par un emprunt continuel à l’inépuisable nature, avec laquelle il communique incessamment. »

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( 21 juin, 2014 )

Les Français Monarchistes

Posted:

Frédéric Rouvillois, professeur de droit public et écrivain, répond au Figarovox :

« Le couronnement du nouveau roi d’Espagne Felipe semble exercer une certaine fascination en France, où la visite de la reine d’Angleterre il y a deux semaines a connu également un grand succès. Existe-t-il une nostalgie monarchiste en France?

Effectivement, il existe une nostalgie consubstantielle à la dimension sentimentale que possède la monarchie. Les rois et les reines exercent un pouvoir de fascination, ils font rêver: les enfants ne se déguisent pas en président et première dame, mais en princes et en princesses!

Mais au-delà d’une nostalgie teintée d’onirisme, il existe un attachement plus profond, qui tient à la nature même de la monarchie, pouvoir fondamentalement incarné. Les monarques sont à la fois éloignés et tout proches. La dimension familiale de la monarchie permet aux sujets de s’identifier profondément à leurs dirigeants, dont ils se perçoivent comme des parents éloignés. On appelait ainsi la famille royale la «famille de France». On a pu le constater notamment l’été dernier avec la naissance du «royal baby» qui a suscité des réactions de familiarité et d’affection au Royaume-Uni, mais aussi en France. Le régime monarchique est composé de deux principes contraires: un éloignement fantastique, qui inscrit le monarque dans une continuité historique, et une familiarité qui permet l’incarnation du pouvoir dans une famille.

Cette familiarité et cette continuité sont garants de certitudes et de repères solides qui manquent dans un régime républicain où personne n’est capable de savoir qui gouvernera dans 10 ans! La République est un régime abstrait ou personne ne gouverne puisque tout le monde gouverne.

L’instinct monarchique du peuple n’est donc pas simplement une nostalgie mais l’intuition fondamentale de la nécessité de bornes. [...]« 

Les Français Monarchistes dans actualités

( 21 juin, 2014 )

Sur l’affaire Vincent Lambert

Communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune

 

« Dans l’affaire Vincent Lambert, le rapporteur public du Conseil d’Etat demande la mort.

Dans l’affaire Bonnemaison, le député Léonetti explique qu’on peut donner la mort sans commettre d’homicide.

Ces deux actualités très médiatisées donnent l’occasion de constater les mêmes défaillances intellectuelles déjà observées dans d’autres débats bioéthiques.

D’une part, donner la mort est devenu un acte déconnecté de portée morale, dès lors qu’il est autorisé dans une loi. Ou, pour dire les choses autrement,c’est la loi qui définit une morale collective, à géométrie variable et évolutive, en fonction des majorités qui se succèdent.

D’autre part, la réalité elle-même est travestie. La mort n’est plus vraiment la mort. Une personne ne serait plus respectable dès lors qu’elle serait suspectée d’avoir perdu sa dignité. En conséquence, donner la mort ne serait plus considéré comme un acte attentatoire à la vie.

Ces glissements philosophiques et sémantiques sont connus. Ce sont les mêmes confusions (la loi définit la morale) et les mêmes absurdités de raisonnement (on peut dire une chose et son contraire) qui ont permis de légaliser l’avortement et la destruction des embryons humains dans le cadre de la recherche.

En l’occurrence l’intérêt des malades apparaît comme secondaire dans un débat largement idéologique où ni la majorité, ni l’opposition, ne brillent par leur fermeté sur le seul principe qui vaille : la vie d’autrui ne nous appartient pas et doit être respectée sans condition. »

( 21 juin, 2014 )

Communiqué de la FONDATION JEROME LEJEUNE

Communiqué de la FONDATION JEROME LEJEUNE dans communiqués xg290
La collection des Manuels de la Fondation Jérôme Lejeune s’agrandit.
Après le Manuel Bioéthique des Jeunes et le Manuel Théorie du Genre et SVT, la Fondation vient de publier un Manuel Euthanasie.
Ce manuel sur l’euthanasie, rédigé par un comité d’experts, s’adresse aux jeunes et aussi auxéducateurs, formateurs, professeurs, parents et professionnels de la santé.
Sur le même format que le Manuel Bioéthique des Jeunes, ce Manuel gratuit, pédagogique et accessible, a pour but d’expliquer de façon claire les différentes questions posées par l’euthanasie.
Ces éléments pédagogiques sont assortis de citations, de témoignages et illustrés par des dessins.
Ce manuel est d’autant plus utile dans une actualité chargée de débats sur la fin de vie : médiatisation de sorties de comas, annonce d’un projet de loi avant la fin de l’année, cas de Vincent Lambert, procès du Dr Bonnemaison…
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Les 5 parties du Manuel :

  • Définitions. Elle apporte des précisions sur les évolutions sémantiques et les formes d’euthanasies qui existent.
  • Ethique. Elle fonde sur le plan anthropologique les questions liées à la dignité de l’homme en fin de vie.
  • Médecine. Cette partie approfondit le rôle de la médecine et la responsabilité du médecin. Droit. Cette partie revient sur l’actualité, comme le cas de Vincent Lambert.
  • Solutions. Il s’agit ici de développer la philosophie qui sous-tend les soins palliatifs.

 

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Pour commander vous pouvez envoyer votre demande (les manuels sont gratuits, mais toute aide est bienvenue, alors n’hésitez pas à participer en faisant un don!) :
Fondation Jérôme Lejeune
37 rue des Volontaires
75725 Paris cedex 15
Par Mail envoyez votre commande à :
lesgratuits@fondationlejeune.org
( 17 juin, 2014 )

Exposition JEROME LEJEUNE

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LA FONDATION VOUS INVITE à l’exposition « Jérôme Lejeune : une découverte pour la vie » en France. Pour célébrer les 20 ans de la mort du Professeur Lejeune et de la création de la Fondation, cette exposition est proposée au grand public, dans plusieurs villes en France (après une tournée internationale en Italie, en Espagne et au Canada).

Elle explore l’univers de la génétique et certains des enjeux bioéthiques actuels,
à travers :

· la découverte de la trisomie 21 ;
· la figure du Professeur Jérôme Lejeune, chercheur exceptionnel, médecin de renommée internationale, avocat de la vie et de la dignité humaine.

LANCEMENT DE L’EXPOSITION: ARRAS, DU 17 au 29 JUIN
A l’Hotel de Ville ​(place des Héros)
Du lundi au samedi de 10h à 18h30
Le dimanche de 10h à 13h / 14h30 à 18h30
Entrée libre.
Pour organiser une visite de groupe : evenements@fondationlejeune.org
D’autres villes vont accueillir l’exposition d’ici l’été 2015
Lyon : 22 novembre au 3 décembre 2014,
Laval : 9 au 19 janvier 2015,
Nantes,
Toulon,
Paris : mai 2015, clôture de l’année commémorative de la Fondation.
>> Toutes les dates et les villes à venir seront communiquées sur le site de la Fondation et ses comptes facebook et twitter.

>> SI VOUS SOUHAITEZ ACCUEILLIR L’EXPOSITION DANS VOTRE VILLE, rejoignez une équipe. Plus de renseignements : adetournadre@fondationlejeune.org


UNE MASTER CLASS
A l’occasion du lancement de l’exposition à Arras, la danseuse internationale KEENAN KAMPA (marraine des 20 ans de la Fondation) propose un stage de danse aux enfants et adultes ayant une déficience intellectuelle, et aussi à toute personne qui aime danser.

Mercredi 18 et jeudi 19 juin. 
De 10h à 12h et de 14h à 17h
Adresse : Artistik Studio aux 125 rue de Cambrai (Arras).
Stage gratuit.

Inscription obligatoire sur:evenements@fondationlejeune.org

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Aidez au succès de l’exposition et du stage de danse :
Transmettez l’invitation !

( 14 juin, 2014 )

La France qui ose, le numéro 130 (juin 2014) de Politique magazine…

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Sommaire

Voici l’édirorial de Jean-Baptiste d’Albaret,rédacteur en 

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 : Indignation ! 


Quelque 200 lycéennes sont, à l’heure où s’écrivent ces lignes, retenues prisonnières par la secte Boko Haram quelque part dans le nord du Nigéria : elles ont été enlevées ; elles sont pour la plupart chrétiennes. Le chef des brigands qui ont commis ce rapt, s’appelle Abubakar Shekau ; il se qualifie d’émir et il est, comme tel, pris au sérieux. Il menace tour à tour de vendre les jeunes fillessur le marché, de les réduire en esclavage, de les marier, autant dire de les livrer sexuellement, à ses troupes et à ses amis. Il invoque la religion et oblige les chrétiennes à se faire musulmanes et à réciter des sourates du Coran, en particulier la fatiha, entièrement voilées de noir ; Abubakar Shekau affirme donc hautement qu’il ne peut plus en aucun cas libérer les jeunes filles, maintenant « sauvées » par l’islam, au risque qu’elles perdent leur foi !

Le bandit qui sait comme il faut s’y prendre, parle aussi d’échanges avec « ses frères emprisonnés » et tout le monde comprend que, comme d’habitude, il y a ouverture à marchandage et donc à rançon.

*

François Hollande a réuni à Paris les chefs d’état africains concernés par la zone de brigandage. Mais déjà, et en même temps, comme il était prévisible, les choses se gâtent au Mali et l’opération Sangaris en Centrafrique s’avère des plus difficiles ; une jeune journaliste y a laissé la vie.

La Défense nationale étant la principale variable d’ajustement de nos politiciens – et ça va continuer –, c’est avec des budgets encore amputés et donc des moyens de plus en plus insuffisants que la France tente de s’interposer, sans d’ailleurs avoir de véritable politique, puisque nos gouvernants se l’interdisent. Quant aux états-Unis et à la Grande-Bretagne, leur aide, si aide il y a, sera purement technique. Tout cela l’adversaire le sait et en profite. Il gagne du temps. Serait-il même arrêté ou supprimé, ça recommencerait de la même façon. Comme il y a cent ans. Il n’y a qu’à relire les lettres à « ses frères officiers » de Charles de Foucauld. Mais apparemment ce genre d’expérience ne sert jamais en République.

*

Pendant que tout le Sahel et, pour ainsi dire, toute l’Afrique, à quelques exceptions près, vit quotidiennement sous de pareilles menaces et dans des violences endémiques d’une cruauté sans nom, les peuples européens votent dans le cadre d’une Union européenne qui a exclu toute considération sur son héritage, son histoire, sa religion fondatrice, ses traditions, sa civilisation et même son avenir propre, pour accepter le n’importe quoi, prétendument régulé, de la finance mondialisée, la disparition de toute vraie politique, de tout sens social et national et de toute morale, et, ainsi, favoriser l’éclosion d’une société sans autre règle que le relativisme obligatoire devenu, sans jeu de mots, le plus absolu et le plus réglementé des modèles sociaux, ainsi que le dénonçait Benoît XVI.

Les peuples ont beau voter, protester, se rebiffer, ceux qui dirigent l’Europe, en se cooptant, poursuivent imperturbablement sur la même lancée. Ils ne tiendront aucun compte du dernier scrutin qui est, pourtant, le plusnet des signaux d’alerte. François Hollande et les apparatchiks français des partis dits de gouvernement, non plus. C’est qu’ils savent comment est façonnée l’opinion publique qui ne correspond nullement à la pensée réelle du pays, et ils sont complices de cette effroyable et constante prévarication dont ils tirent, tous, leur semblant d’autorité.

*

Deux faits symboliques rendent compte de cette décadence innommable et assumée : le 10 mai, gagnait le concours de l’Eurovision de la chanson 2014 le transsexuel Conchita Wurst, alias Thomas Neuwirth ; quelques jours après « une journée de la jupe » était organisée pour lesgarçons des lycées nantais avec l’approbation des autorités de l’éducation nationale, malgré leur dénégation. Tous les médias de gauche se sont félicités de cette heureuse avancée contre le sexisme et se sont gaussés de ceux qui protestaient contre une telle pratique.

Rapprochez ces faits de cet autre fait qu’est l’enlèvement des 200 jeunes africaines dont l’opinion frelatée de l’intelligentsia qui se croit la meilleure du monde, se contrefiche éperdument, et vous aurez appréhendé dans son essence le scandale de notre monde d’aujourd’hui, le seul et vrai scandale, car tout est à l’instar de cette ignominie. Vous serez saisi du plus violent des haut-le-cœur et, si ce n’était pas le cas, c’est que vous n’auriez pas de cœur. Où sont les indignés ?

( 12 juin, 2014 )

Les djihadistes de l’État islamique en Irak et au Levant viennent de remporter une victoire spectaculaire

 

Article important et fort juste de Dominique JAMET paru sur le blog « Boulevard Voltaire »

En s’emparant de Mossoul,deuxième ville d’Irak (deux millions d’habitants), ainsi que de la province de Ninive, avec ses énormes gisements pétrolifères, d’où ils ont chassé sans difficulté une armée gouvernementale bien équipée mais peu motivée, les djihadistes de l’État islamique en Irak et au Levant viennent de remporter une victoire spectaculaire dont nous risquons, hélas, de comprendre un jour prochain l’importance. L’organisation intégristo-terroriste, qui contrôle désormais en continuité la moitié du territoire irakien et près de la moitié de la Syrie, récolte ainsi les fruits de la politique irréfléchie, imprudente, inconstante, voire insensée de l’Occident.

Lorsque les États-Unis, en 2001, à la suite de l’attentat du World Trade Center, ont pris la tête d’une coalition internationale en Afghanistan, leur but de guerre était d’abord de retrouver et de châtier les responsables de ce crime, à commencer par Oussama ben Laden, mais également renverser le gouvernement des talibans qui les abritait et d’empêcher le pays de devenir le sanctuaire du terrorisme vert. D’ici à quelques mois, les derniers contingents américains évacueront l’Afghanistan sans avoir terminé le travail commencé et il est permis de redouter que les talibans, aussi puissants et plus vindicatifs qu’hier, reviennent sur leurs traces et se réinstallent à Kaboul.

Lorsqu’en 2003 les États-Unis ont monté, sur des bases mensongères, la grande opération qui devait aboutir à la chute et à l’élimination de Saddam Hussein et du régime baassiste, ils n’avaient pas prévu qu’à l’impitoyable dictature du « maître de Bagdad » succéderaient dans un premier temps le chaos, dans un deuxième l’insurrection sunnite. Lorsqu’en 2011, pour des raisons et dans des conditions qui, avec le recul, ne semblent pas claires comme de l’eau de roche, Paris et Londres ont estimé urgent d’abattre Kadhafi – dictateur fou mais dictateur dont nous mesurons rétrospectivement l’utilité –, ils n’avaient pas imaginé que, trois ans plus tard, la Libye, mise en coupe réglée par des bandes incontrôlables, deviendrait la base arrière du terrorisme en Afrique du Nord.

Grâce à l’appui de la Russie et à l’interventionnisme de l’Iran, le régime de Bachar el-Assad, en dépit de l’hostilité des grandes démocraties occidentales et du soutien militaire et financier apporté par les monarchies du Golfe à l’insurrection, a tenu bon jusqu’ici. C’est une grande chance où nous ne sommes pour rien.

Reste que l’entreprise de subversion sanglante et obscure des islamistes en Afrique et au Moyen-Orient dispose d’ores et déjà de deux et disposera bientôt de trois « sanctuaires » où sont et seront formés, entraînés, armés et d’où partiront les assassins qui se réclament du nom d’Allah. Notre diplomatie d’ignorants dogmatiques et de néfastes apprentis sorciers récolte ainsi ce qu’elle a semé. Tout ce qui a été entrepris ou favorisé dans ces pays a raté, tout est à recommencer. Quand, comment, avec qui ? C’est pour nous tous que la chute de Mossoul sonne le glas des illusions.

( 11 juin, 2014 )

Lettre à l’ambassadeur du Soudan

Lettre à l’ambassadeur du Soudan dans communiqués BoogFxFIEAABkNf-620x250

Bernard Antony,
Député honoraire au Parlement Européen,
Président de Chrétienté-Solidarité.

 Paris le 21 mai 2014

  Monsieur l’Ambassadeur Nasreldin Ahmed Wali

                                                                               11 rue Alfred Dehodencq   75116 PARIS

                                                                                                   

 

Excellence,

 

L’opinion publique mondiale, et l’opinion publique française en particulier, est profondément indignée de la condamnation à 100 coups de fouets et à la pendaison sous le prétexte qu’elle aurait quitté l’islam pour adopter la foi chrétienne de madame Meriam Yahia Ibrahim Ishag.

Ceci constitue non seulement une intolérable violation de la liberté religieuse et des droits de l’homme dont tous les hommes de bien, quelle que soit leur religion, partagent aujourd’hui l’idéal.

Tout le monde sait par ailleurs que cette jeune femme qui est médecin fut abandonnée par son père musulman et élevée par une éthiopienne chrétienne, et qu’elle est mariée depuis 2011 à un chrétien duSoudan du Sud. Elle n’a donc pas changé de religion, mais quoi qu’il en soit, il serait tout aussi inadmissible de châtier qui que ce soit pour l’usage du droit humain à la liberté religieuse.

Nous manifesterons pacifiquement ce lundi à partir de 19 heures devant votre ambassade pour réclamer à votre gouvernement la mesure qui s’impose de libération de Meriam et de son petit enfantde deux ans, dit-on emprisonné avec elle, alors qu’elle-même doit accoucher d’un nouveau-né dans les prochaines semaines.

Je souhaiterais, avec une petite délégation de deux ou trois personnes, vous entretenir de cela à l’heure qui vous conviendrait entre 18 heures et 21 heures ce jour-là.

 

Dans cet espoir, je vous prie d’accepter, Excellence, l’expression de ma haute considération.

( 11 juin, 2014 )

Un découpage républicain, à l’image de la République…

Réflexions pleines de bon sens tirées du blog de Jean Philippe CHAUVIN

postdateiconMardi, 03 Juin 2014 19:19 | postauthoriconÉcrit par Jean-Philippe | PDF | Imprimer | Envoyer

Le redécoupage régional de M. Hollande est une escroquerie à grande échelle : décidé, dans certains cas, à la dernière minute et après des tractations parfois bien peu honorables, il apparaît comme un assemblage purement technique, simple addition de régions destinée à créer des ensembles purement administratifs selon des critères vaguement économiques et selon des calculs dans lesquels les sentiments et l’histoire n’ont aucune place. En somme, voici une nouvelle manifestation de ce jacobinisme détestable qui est, depuis les origines, la marque de fabrique de la République, toujours centralisatrice dans ses profondeurs et ses pratiques institutionnelles !

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Pourtant, l’occasion était belle de réparer les injustices des anciens découpages, autant ceux des départements nés de la Révolution que ceux des régions nées de la technocratie vichyste puis de la Quatrième République : occasion manquée, une fois de plus ! Ainsi, Nantes restera dans des Pays de la Loire sans réelle identité commune tandis que la Bretagne continuera à pleurer sa capitale des Ducs condamnée à rester de l’autre côté de ses frontières administratives… Et nos féodaux républicains viendront ensuite se plaindre du ressentiment des électeurs à leur égard ! En tout cas, les Bretons ont de quoi nourrir leur colère, déjà vive ces temps derniers, et les régionalistes, en particulier ceux qui se revendiquent de gauche (militants del’Union Démocratique Bretonne, dont certains sontmes amis de longue date), peuvent méditer sur l’idéologie véritable d’un Parti Socialiste qui, loin du régionalisme discret de François Mitterrand, préfère raisonner en chiffres statistiques et « grandes eurorégions » technocratiques que penser en termes de mémoire et de destin. Le PS devrait pourtant savoir que l’on n’est pas amoureux d’un taux de croissance ou d’un cadre administratif, mais bien plutôt d’une terre, d’une histoire, parfois de mythes, qui donnent aux femmes et aux hommes d’un lieu des raisons de vivre quand l’Economique ne nous donne que des moyens d’existence qui, s’ils sont utiles pour remplir les estomacs, ne suffisent pas àfaire battre le coeur des peuples !

 

 

Ainsi, ce combat ancien pour la reconnaissance de la Bretagne dans ses limites historiques va continuer : mais il me semble que le projet actuel du gouvernement, projet qui a surtout fait des mécontents dans tous les coins de France, nous rappelle que la République n’est plus qu’une structure froide et que son idéologie anhistorique est la négation des différentes formes d’enracinement qui, pourtant, permettent aux hommes et aux sociétés de ne pas devenir les esclaves de l’Economique et d’une mondialisation qui ne veut reconnaître que d’éternels nomades individualistes, simples consommateurs de temps et de matière…

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Le combat royaliste pour les racines, celles qui permettent aux arbres humains et sociaux de monter au plus haut et de résister aux tempêtes de l’histoire et à celles, parfois pires, de l’amnésie, est un combat toujours plus nécessaire : en piétinant les fruits des générations passées au nom d’une froide géométrie économiciste, la République de MM. Hollande et Valls risque bien de réveiller contre elle quelques chouanneries anciennes et d’en susciter quelques nouvelles

( 11 juin, 2014 )

Persécutions : mauvaises nouvelles des chrétiens de Mossoul tombée aux mains des islamistes (Add.)

Information tirée du « SALON BEIGE »

Posted:

Elles nous sont transmises par un dominicain de France qui les tient d’un de ses frères religieux sur place :

« Chers amis,

Ce n’est pas dans mes habitudes de solliciter vos prieres, mais un mail reçu ce matin de nos frères dominicains en Irak nous alarme. Une chaîne de prière semble urgente pour ces frères menacés par des extrémistes dangereux. Voyez le mail vous même et priez pour eux s’il vous plait, faites suivre :

Mauvaises nouvelles. Je vous écris dans une situation très critique et apocalyptique de violence  à Mossoul. La plus part des habitants de la ville ont déjà abandonnés leurs maisons et fuir dans les villages et loger à la belle étoile sans rien à manger ni boire.

Plusieurs milliers des hommes armés de Groupes Islamistes de Da’sh, ont attaqués la ville de Moussoul depuis deux jours. Ils assassinent petits et grands. Les cadavres par centaines sont abandonnés dans les rues et dans les maisons sans pitié. Les forces régulières et l’armée ont fuient eux aussi la ville ainsi que le gouverneur. Dans les mosquées ont crient « Allah Akbar, vive l’Etat Islamique ». Qaraqosh est entassé par les réfugiés de toute sorte, sans nourriture et sans logement. Les Check points et les forces kurdes empêchent les vagues innombrables des réfugiés d’entrer au Kurdistan. C’est horrible et catastrophique ce que nous vivons et ce que nous voyons depuis deux jours.
Le couvent de Mar Behnam et d’autres églises sont tombés ce matin dans les mains des rebelles, ….
et les voici, ils sont rentré dans Quaraqosh il y a cinq minutes et nous sommes tous entourés et menacés par la mort….. priez pour nous. Désolé je ne peux plus continuer… Ils ne sont pas loin… »

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