( 10 décembre, 2014 )

Fin du repos dominical : les longs dimanches d’agonie…

Tribune tiré du site « boulevard Voltaire » 

La Lorraine Royaliste approuve totalement cette position

travail-dominical-dimanche
Le 10 décembre 2014

Défendre le repos dominical va bien plus loin que la vulgate simpliste de se retrouver en famille, entre amis ou pour vaquer à ses loisirs.

Dès le mois d’octobre, par un tweet, le ministre de l’Économie Emmanuel Macron avait prévenu : « Il faut simplifier le travail le dimanche et en soirée à trois conditions : volontariat, accord majoritaire et compensation de salaire. » Ce mercredi, cette mesure sera présentée en Conseil des ministres. Elle est comprise dans un projet de loi plus vaste embrassant, notamment, la fin des monopoles des professions réglementées (notaires, huissiers, pharmaciens, dentistes, etc.). Ou comment faire sauter les dernières digues protectrices contre les vents violents de la mondialisation.

Décidément, rien ne ressemble plus à un ministre socialiste qu’un autre ministre UMP, voire un cadre dirigeant du MEDEF. Interchangeables à volonté, les mêmes, inconscients de la monstruosité de leurs connivences idéologiques, ne cessent de hurler haro sur le baudet populiste quand on prétend, à bon droit, les jeter dans le même sac d’opprobre « UMPS ». Tendre ainsi les verges pour se faire battre confinerait-il au crétinisme épais ou à la tartufferie la plus saumâtre ?

Poser la question revient à y répondre, tant il est constant que cela fait bien longtemps que la gauche a trahi le peuple en même temps qu’elle a abandonné le socialisme, comme l’a récemment rappelé Jean-Claude Michéa dans son roboratif échange épistolaire avec Jacques Julliard (La Gauche et le peuple, Flammarion, 2014). En finir avec le repos dominical n’est pas une idée neuve. Déjà Napoléon, poursuivant l’œuvre entreprise sous la Terreur, ne souhaitait pas, contre l’avis de ses légistes, imposer un jour obligatoire de repos, sauf « aux fonctionnaires publics et agents salariés du gouvernement ». Rétabli sous la Restauration, il sera à nouveau supprimé par les républicains anticléricaux en 1880 (malgré la bronca des parlementaires royalistes et quelques solides opposants comme Victor Hugo, Jules Simon ou Victor Schœlcher), pour finalement réapparaître avec la loi du 13 juillet 1906, après des années d’âpres débats, sous l’influence notable des catholiques sociaux.

Issus des révolutionnaires hostiles à « l’oisiveté » de l’ouvrier et à tout ce qui, de près ou de loin, les rapproche de la lointaine tradition catholique, nos a-nationaux-socialistes modernes communient désormais avec la haute bourgeoisie d’argent dans le culte du libéralisme où les individus, dépersonnifiés, sont ravalés au rang de monades hédonistes mus pas l’instinct de consommation le plus vil. Après l’antique culte du Veau d’or, celui du « divin marché » (selon l’expression de Dany-Robert Dufour), sous les auspices procéduraux du Droit pour tous (et donc contre tous).

Défendre le repos dominical va bien plus loin que la vulgate simpliste de se retrouver en famille, entre amis ou pour vaquer à ses loisirs. Dans sa dimension anthropologique – pourquoi pas éclairée par notre longue mémoire spirituelle –, ce combat nous rappelle que l’homme est avant tout un animal social répondant à des stimuli autres que ceux de la troisième fonction dumézilienne du ventre et du bas-ventre.

 

( 9 décembre, 2014 )

EDITORIAL de Philippe SCHNEIDER – numéro 313 de LA LORRAINE ROYALISTE

Pour tenter de retrouver un peu de crédibilité, François Hollande a fait une grande conférence de presse. Nous ne pouvons que constater qu’une fois de plus, il a parlé pour ne rien dire. Il a fait néanmoins une annonce, une seule : il n’y aura pas d’augmentation d’impôts en 2015. Annonce contredite dès le lendemain par son secrétaire d’Etat au budget, Christian Eckert qui s’est lui-même démenti après, sans doute, s’être fait « recadrer » ! Il avait cependant raison, il suffit d’examiner le vote en cour du budget pour s’apercevoir que de nombreuses augmentations sont prévues. Il est vrai qu’il s’agit le plus souvent de « taxes » et non « d’impôts » ! Les charges pesant sur les Français vont encore augmenter alors qu’elles sont déjà beaucoup trop lourdes. Et ceci sans compter les baisses des allocations familiales… Et tout cela pour garder un déficit important et donc aggraver encore les dettes de la France, alors que nous sommes déjà à la limite de la cessation de paiement, que notre déficit international augmente, que le chômage ne cesse d’augmenter… L’échec de la politique gouvernementale est évidente et cela ne peut pas s’améliorer.

Le ministre de l’économie, Macron, annonce de « grandes » réformes pour améliorer, dit-il, la compétitivité de l’économie française. Ainsi, est annoncé une réforme des contrats de travail (demandée par le MEDEF), des professions réglementées. Deux choses visant à favoriser la « libre concurrence » au détriment des salariés pour les contrats de travail sans améliorer l’emploi et au détriment de tous les Français pour les professions réglementées. Il faut laisser ces dernières s’organiser elle-même, l’Etat ne faisant éventuellement orienter ou avaliser les accords professionnels. Il est vrai que la république n’aime pas les libertés et entend tout réglementer. Supprimer toutes ces professions reviendraient à faire en sorte que les usagers n’aient plus aucune garantie, c’est particulièrement vrai pour les notaires, les pharmaciens, les géomètres et  bien d’autres encore. Ces organisations professionnelles sont un bien qu’il fut difficile de remettre en place après leurs suppressions par la révolution (déjà !) au nom de la Liberté, une Liberté qui détruit les libertés réelles des Français et leurs sécurités. Par ailleurs, il serait autoriser l’entrée de capitaux dans ces professions. Et voilà, à vrai dire, le seul objectif de ces réformes : permettre aux financiers de mettre la main sur ces professions qui seraient ainsi obligées de faire des super bénéfices pour rentabiliser ces capitaux et donc en terminer avec la qualité de service. Ce serait une catastrophe à terme comme dans d’autres pays. Mais notre gouvernement peut-il faire autrement ? Il n’est hélas plus libre, poussé par les institutions européennes, la mondialisation, les groupes financiers qui « tiennent » de plus en plus notre pays du fait en particulier de nos dettes. Et cela va encore s’aggraver du fait du traité transatlantique en discussion entre l’Union européenne et les Etats-Unis (la France en tant que telle n’est même plus partie prenante !) qui permettra, entre autres, aux financiers et aux entreprises internationales de faire condamner des pays pour entrave à leurs « libertés ». Ce traité ne devrait jamais être signé mais il le sera dans la plus grande discrétion. D’ailleurs, pratiquement personne n’en parle comme si « on » voulait le cacher, tellement il est scandaleux. Ajoutons que tout ceci non seulement n’améliorera pas les services aux Français, mais encore leurs coûtera plus chers et provoquera du chômage supplémentaire, mais pour le plus grand bien, au moins à court terme, des groupes financiers… Il en est de même pour une autre réformer à l’ordre du jour, celle du travail du dimanche qui n’apportera rien à notre économie, au contraire mais fragilisera encore les familles françaises, ce qui est probablement la véritable raison de ce projet.

Car nous ne pouvons que constater que toute la politique gouvernementale va dans le même sens : casser les familles, les traditions,ce qui reste des « libertés », comme les élections aux conseils des prud’hommes que la république veut supprimer, les enracinements de tous les Français pour qu’ils soient sans repères, malléables à merci par les idéologues, les grandes entreprises économiques et financières pour qui les hommes ne doivent être que des « agents économiques » interchangeables, devant se plier à leurs exigences et tant pis pour ceux qui ne suivent pas, ils doivent être rejetés comme un produit défectueux… Nous allons de plus en plus vers un nouvel esclavage, pire peut-être que l’ancien car moins brutal, du moins en apparence.

Et il ne faut pas compter sur l’opposition officielle pour redresser la situation. Elle fera la même politique comme elle l’a déjà fait. D’ailleurs, elle veut rester dans l’Euro et l’Union européenne. Peut-on réellement compter sur les deux seules organisations politiques républicaines qui semblent vouloir faire quelque chose de positif, du moins sur le plan économique : le Front National et Debout la France ? Restant dans le système, elles en subiront les conséquences en ne pouvant pas garantir l’indépendance du pays.

Il faut sortir de ce système qui détruit notre pays. La France, les Français ont besoin de se retrouver dans un système humain, dans une famille qui gouvernera le pays pour notre bien à tous, en tout cas mieux que nos politiciens !

Pour que vive la France, vive le Roi !

( 9 décembre, 2014 )

Récréation A quoi reconnaît-on un Lorrain ?

 

Dans le brassage actuel des populations, comment reconnaît-on un Lorrain, vrai de vrai ?..

Telle est notre question.

 Bien sûr, il y a la morphologie ; la personne ne sera pas de race noire ni jaune, elle sera généralement blanche (1). Mais si à chacune de ses phrases il dit « Hop-là, une fois ! » avec un accent marqué, c’est qu’il nous vient de l’autre versant des Vosges. Si le bonhomme vous lance des « peuchère » avec un accent chantant, c’est qu’il n’est pas d’ici non plus. Si le quidam cherche sa « goyotte » et non pas son porte-monnaie pour compter ses sous ; s’il prononce le T de vingt en disant « vingte » et non pas vin (le vin, il le boit) ; s’il vérifie bien les prix de ce qu’il doit acheter, c’est peut-être un Vosgien (pas avare, mais économe !), ou encore un auvergnat (il ne faut pas confondre !). Mais si dans le magasin il demande un cornet plutôt qu’un sachet, c’est sans doute quelqu’un de par chez nous. Si le type s’exclame en disant « Moôn ! » pour exprimer sa surprise, c’est «  p’têt’ bin » un Lorrain. Cela se confirme si, parlant des gens qui lui sont familiers, il dit, par exemple le Marcel et la Guiguitte, bref s’il met le ou la devant le prénom. S’il demande à son gamin « Ousque  t’as enco’ été raouer », vous pouvez penser que le bonhomme est de Lunéville, de Commercy ou de par-là. Le personnage confirmera son identité de Lorrain, de Lorraine, si vous vous trouvez en sa compagnie dans une quelconque sortie organisée hors de nos régions.

En voyage, notre Lorrain finira par dire que sans être « nâreux », les nourritures exotiques ne valent pas une bonne quiche au lard avec sa bonne « migaine » toute « chevelotte » ; ou une « potaye » avec de bonnes saucisses fumées (évidemment, pur porc). Sans être pour autant un « cheulard » ou un boit-sans-soif, notre bonhomme évoquera avec nostalgie son p’tit vin gris des coteaux lorrains. Au dessus d’une température de 15°, il trouvera qu’il fait très chaud et qu’il boirait volontiers une chope de bière fraîche. Jugeant le temps, il pense qu’une bonne « chaouée » ferait grand bien.

En vacances, il souhaite rentrer chez lui au plus tôt, surtout si c’est la pleine saison des mirabelles et des tartes aux brimbelles. Il écrit une carte à son « nonon et à la tatan » pour dire que le temps est « clarteux », que les « bacelles » du bord de mer sont des « gueniches » qui n’ont pas d’pudeur, elles circulent, la « boudatte » à l’air et que certaines ont l’air « d’évaltonnées » et même de drôles de « pinéguettes ». Enfin, not’ Lorrain en vacances ne sait pas quoi faire de sa peau. Il « bassotte » ; il va « trôler » par-là et « feûgner » de droite et de gauche. Il vous dira qu’il voulait bien aller en séjour à la montagne pour lui rappeler les Hautes-Vosges ; mais sa femme a « râminé » car ayant acheté un maillot de bains, il a fallu choisir la mer. Le lac de Gérardmer étant sans doute trop petit.

S’il se sent un brin « débiscaillé », notre homme se dit  qu’un « p’tiot » verre de goutte (mirabelle, évidemment) lui ferait le plus grand bien. Sa voisine de table, une vieille fille qui a coiffé Sainte-Catherine depuis belle lurette devait lui déclarer : « Je cherche un mari qui ne picole pas ! ». «Moôn ! Vous aurez du mal d’en trouver un ! » dit not’ Lorrain. La vieille demoiselle qui a de la répartie lui a répondu : « J’ai attendu jusqu’à maintenant, je peux encore attendre ! ».

En tout cas, notre bonhomme sort « déhors » et il rentre au-dedans. « Si vous descendez par-là, monter donc nous vouâr ! » lui avaient dit des Lorrains de rencontre. Il a donc été « toquer » à l’huis de chez eux et « clenché la clenche » de porte pour se retrouver à « marader » et causer du pays  en buvant une bonne « rinçonnotte » de vin de groseilles, rapportée de chez eux (on n’en trouve pas, par ici !). Enfin entre bons Lorrains, on peut philosopher sérieusement entre deux verres. Comme dit le Claude de Forgotte  (le Vanony) : « Quand on voit, c’qu’on voit ; qu’on entend, c’qu’on entend  et qu’on sait, c’qu’on sait, eh bien, on a bien raison de penser c’qu’on pense ! ».

On se quittera en disant : « Allèye, à une aut’ de fois ! » et l’on répondra, bien sûr : « à la r’voillotte, mes bonnes gens ! ».

 

« J’vous dis tout cela, c’est manière de causer, nem’ »

                                         Jean-Marie Cuny

(1)     Il ne faut pas oublier les Lorrains d’adoption.

( 9 décembre, 2014 )

LA DERIVE DE LA POLITIQUE FAMILIALE

 

Nous connaissons tous l’adage populaire édictant que quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage… Il semblerait qu’il en aille de même de nos gouvernants socialistes vis-à-vis de la politique familiale traditionnelle et du sort réservé à l’un de ses moyens les plus emblématiques :  les allocations familiales.

En effet, la loi votée le 24 octobre 2014 par les députés est quasiment révolutionnaire (sic !) car elle met fin à l’universalité des allocations familiales en subordonnant leur versement et en modulant leur montant, en fonction des revenus des parents (1) .

Certes en ces temps de rigueur budgétaire, le gouvernement arguera de la nécessaire réduction des déficits pour mettre à contribution tous les secteurs de financements publics, y compris ceux de la branche famille. C’est oublier que cette branche ne serait nullement déficitaire si on ne lui avait pas indûment transféré, à partir de 1998, quelques 3 milliards d’euros correspondant à des charges devant ressortir normalement de la branche vieillesse. Or sans ces transferts abusifs, initiés par le gouvernement « Jospin » (déjà un gouvernement de gauche !) la branche famille serait  aujourd’hui excédentaire d’un milliard d’euros.

Malgré cette objection de nature financière, il y a eu des objectifs plus idéologiques qui ont motivé l’adoption de l’amendement du groupe socialiste. Car c’est le catholicisme social qui est à l’origine des principes qui ont présidé à la création des allocations familiales telles que nous les connaissons aujourd’hui :

-          en 1891, publication de l’Encyclique Rerum Novarum de Léon XIII, qui réclame plus de justice sociale pour les travailleurs et particulièrement ceux ayant une famille à charge ;

-          en 1908, l’Abbé Lemire, député du Nord demande lors d’un débat à la chambre l’instauration d’une allocation familiale nationale en mettant en avant le bienfait que représente pour la société de favoriser les familles avec enfants  (« Une allocation c’est une rémunération pour un service. La famille est un service social ! »)

-          en 1918, des patrons chrétiens du Morbihan créent la première «caisse de compensation d’allocations familiales », initiative rapidement reprise dans d’autres régions ;

-          en 1929, un projet de loi de généralisation des allocations familiales est adopté par les députés à l’initiative de Maurice Eblé, avocat catholique et du syndicat chrétien CFTC ;

-          en 1942, le gouvernement du Maréchal Pétain étendra le bénéfice des allocations aux chômeurs et aux veuves ;

-          en 1946, le nouveau gouvernement provisoire de la république française ne marquera pas, au moins sur ce point et à l’heure de la reconstruction de la France, de rupture avec l’objectif nataliste du précédent et fusionnera les « caisses de compensation » dédiées aux allocations familiales avec les assurances sociales afin de créer la « Sécurité sociale ». Et sous la IVème république, les pouvoirs publics encourageront la natalité et les familles sous l’impulsion du MRP.

Ainsi historiquement ce ne sont pas forcément les députés qui siègent à gauche de l’hémicycle qui ont été les promoteurs ni même les défenseurs d’une politique familiale universelle (à l’exception des communistes…)

On comprend donc mieux que mettre les allocations familiales sous condition de ressources, revient pour le gouvernement actuel à flatter l’esprit de redistribution des députés socialistes, voire de l’électorat le plus sectaire de François Hollande. Pour ceux-ci, la famille française représente une cible privilégiée (notamment depuis les succès de rue de la « Manif pour tous ») et la réforme des allocations familiales, après la limitation des effets du quotient familial à l’impôt sur le revenu (2), permet d’en finir avec les principes d’universalité (la même aide pour chaque enfant, quelle que soit la catégorie sociale des parents) et de transferts horizontaux (faire en sorte que les individus ou familles sans enfants mettent la main à la poche pour aider les familles qui ont des enfants).

Il est pourtant avéré que le niveau de vie des familles diminue quand le nombre d’enfants augmente. A partir de deux enfants, ce niveau baisse de près de 12,5 % en comparaison de celui d’une famille sans enfant, et à partir de trois enfants ou plus, le niveau de vie des familles nombreuses est inférieur de 25 % à celui des ménages sans enfant (3).

Et à ce titre, l’arsenal de moyens adoptés par le législateur (allocations, quotient familial, congé parental, prestation petite enfance… ), a permis de construire au fil du temps, grâce à l’initiative d’esprits clairvoyants, une politique universelle de la famille à visée encore nataliste malgré des mesures plus mortifères permises par le régime républicain (4). Ceci constituait une singularité bien française permettant à notre pays de conserver une certaine vitalité démographique que nous enviaient bien des  voisins européens (5).

En s’attaquant ainsi au mécanisme des allocations, après d’autres  restrictions (congé parental d’éducation, etc..), le gouvernement choisit clairement de ne plus faire de la famille une priorité, ou du moins un objectif « universel », pour le transformer en objectif purement « social ». Car en réduisant le soutien financier aux foyers des classes moyennes ou réputées « aisées » tout en maintenant le niveau actuel des aides pour les familles qualifiées de « populaires », c’est édifier un système à deux vitesse qui, sous couvert de profiter aux plus modestes reviendra, de fait, à encourager la natalité des familles allogènes grâce au mécanisme du regroupement familial.

Charles Maurras  dénonçait déjà, au cours de la première moitié de XXème siècle, les coups assénés dans ce domaine par la république : « Vous tuez la famille ? Vous brisez le foyer ? Il n’importe. Une seule chose importe : faire payer. On payera. On sera sucé, mangé, vidé, tué, mais on payera ! On payera, morbleu ! Oui, telle est la fureur qui administre et gouverne ce pays. Nous avons dit les résultats. Ils ne sont pas pour étonner. L’étonnant, c’est plutôt la résistance du territoire, l’endurance de la population, le maintien de la nationalité, la survie de la France ! » (6).

Alors pour hâter cette survie, il nous faudra rétablir les moyens d’une authentique politique familiale, « déconstruite » aujourd’hui par les lois républicaines et socialistes. Cela passera par une véritable restauration des valeurs, et donc nécessairement par une « restauration nationale »

 

Baron LOUIS

( 9 décembre, 2014 )

Croix de Lorraine

La croix de Lorraine est d’abord une représentation de la croix du Christ avec le titulus; c’est-à-dire le panneau sur lequel était inscrit la condamnation du supplicié (INRI : Jésus de Nazareth, roi des juifs).

Le premier à avoir utilisé la croix en guise d’emblème fut l’empereur Constantin qui eut la révélation d’utiliser ce signe qui devait le mener à la victoire sur ses ennemis (In hoc signo vinces : Par ce signe tu vaincras).

De nombreuses parcelles de la vraie croix, découvertes au Golgotha par sainte Hélène, la mère de Constantin, ont été ramenées en occident par les croisés. Souvent ces petits morceaux, taillés dans la croix du Christ, étaient placés dans un reliquaire en forme de croix double, de façon à imiter la croix primitive (le titulus formant la branche supérieure). On trouve plusieurs de ces reliquaires en Lorraine et autres lieux de la chrétienté dès le XIe siècle.

            La Croix d’Anjou

Le baron Jean d’Alluye, originaire d’Anjou prit part à la sixième croisade d’où il rapporta un morceau important de la vraie croix. Ce chevalier devait céder la précieuse relique à l’abbaye cistercienne de la Boissière proche de Saumur. Ce reliquaire fut vite l’objet d’une profonde vénération de la part des habitants de la région. Cette croix en tant que symbole fut largement utilisée par les comtes d’Anjou sur les bannières et dans les représentations héraldiques.  Lors de la Révolution française, la relique fut vendue à la Maison des Incurables de Beaugé où elle se trouve encore actuellement

            La Croix de Lorraine

C’est René 1er d’Anjou, devenu duc de Bar puis de Lorraine en 1431 qui, le premier, introduit en Lorraine l’emblème de la croix à double traverse. Les ducs suivants firent largement usage de cette représentation de la croix.

L’appellation connue sous le nom de « Croix de Lorraine » date de la guerre contre les Bourguignons et la célèbre bataille de Nancy (5 janvier 1477) qui vit la défaite et la mort de Charles le Téméraire sous les murs de la capitale Lorraine. Le signe de ralliement des troupes lorraines arboré sur les bannières et cousu sur les habits était la croix à double traverses qui s’opposait alors à la croix de saint André portée par les Bourguignons.

Si cet emblème a été utilisé durant des siècles par les ducs de Lorraine, il devait plus ou moins disparaître à partir de l’occupation française des duchés dès la moitié du XVIIe siècle. Cependant, la Croix de Lorraine s’opposa avec vigueur au croissant des conquérants de l’Islam. A cette époque, Charles V de Lorraine mena plusieurs victoires contre l’envahisseur, notamment, lors du siège de Vienne en 1683.

Le retour de la croix de Lorraine

C’est au XIXe siècle que l’on voit réapparaître ce symbole écarté parce qu’il  évoquait trop le particularisme des Lorrains. En effet, sous la Troisième République, la Croix de Lorraine retrouve une certaine vogue. On la voit représentée un peu partout lors des cérémonies du premier centenaire de l’annexion de la Lorraine à la France (1766-1866).

Après la défaite de 1870, la croix de Lorraine sert de symbole aux revanchards et aux populations des provinces éprouvées, annexées à l’Empire Allemand.

Enfin, la croix de Lorraine a ressurgi lors du dernier confit mondial pour s’opposer à la croix recourbée des Nazis. Le 30 juin 1940, l’amiral Musselier commandant des forces navales libres, et dont la mère était Lorraine, fit porter à ses marins un insigne représentant une croix de Lorraine rouge sur fond bleu. Le Général De Gaulle n’approuva pas cette décision, puis au bout d’un an laissa ses fantassins arborer ce signe devenu celui de la France libre et de la résistance. Avec le général Leclerc de Hautecloque en tête, l’armée de libération du pays avait pour insigne une carte de France sur laquelle était plaquée la croix de Lorraine. Un couplet du chant de marche de l’armée Leclerc dit …

Sur une France une croix de Lorraine,

Ecusson d’or qu’on porte fièrement

C’est le joyau que veulent nos marraines,

C’est le flambeau de tous nos régiments…

 

La Croix de Lorraine devint ainsi le symbole de la libération de la France et De Gaulle en fit le motif central de ses décorations (Médaille de la résistance, service militaire volontaire de la France Libre, croix de la Libération).

 

                                                                                           Jean-Marie Cuny

 

( 8 décembre, 2014 )

MANIFESTER CONTRE L’EUTHANASIE

L’heure est à la mobilisation !
Ne laissons pas entrer la France dans l’engrenage de l’euthanasie
comme les Pays Bas ou la Belgique !
Le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone vient de prendre position pour l’euthanasie et le suicide assisté. Une proposition de loi (EELV) sera discutée le 29 janvier 2015.
Alain Claeys, co-auteur d’un rapport, commandé par François Hollande, a annoncé des conclusions en faveur de la légalisation d’une « aide à mourir », par la sédation terminale qui s’apparente à une euthanasie masquée. Ce rapport est annoncé pour le 12 décembre.
APPEL AU RASSEMBLEMENT CONTRE L’EUTHANASIE !
NOUS AVONS BESOIN DE VOUS !
MERCREDI 10 DECEMBRE A 18H30 A PARIS
Sur le parvis des Droits de l’Homme au Trocadero
Réaffirmons ensemble « l’interdit de tuer » comme fondement de la confiance entre soignants et soignés et de notre pacte social.
Défendons ensemble les soins palliatifs et la protection des personnes âgées, dépendantes ou en fin de vie contre tout basculement vers l’euthanasie.
MANIFESTER CONTRE L'EUTHANASIE dans Annonces nlopopvlve
Ensemble !
Lançons un mouvement social unissant soignants, soignés, personnes âgées, personnes handicapées, professionnels et usagers de la santé.
Faisons barrage à l’euthanasie, sous toutes ses formes, et au suicide médicalement assisté.
Signez l’appel !
Soulager mais pas tuer réunit, sous le parrainage de Philippe Pozzo di Borgo, à l’origine du film Intouchables, les Français contestant l’euthanasie, sous toutes ses formes, et le suicide assisté, et favorables à la généralisation d’une véritable culture palliative.
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nlsnwpvlve dans Annonces
© 2014 Collectif « Soulager mais pas tuer »
( 27 novembre, 2014 )

La résolution sur l’avortement n’est pas conforme au droit

lu sur « LE SALON BEIGE », le site à consulter journellement.

Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, signe une tribune dans Le Figarovox contre la résolution sur l’avortement qui va être débattue aujourd’hui à l’Assemblée.

Extrait :

VISUEL SALON BEIGE« Les premiers mots du projet de résolution affirment que «le droit à l’avortement, souvent contesté, reste fragile». Or, le fait de parler de l’avortement comme d’un droit montre au contraire une évolution, jamais démentie, dans le sens d’un renforcement. En 1974, il n’a jamais été question de donner un droit à l’avortement, ni de le banaliser. Il s’agissait de dépénaliser l’acte, dans certains cas, pour la femme et pour le médecin. La loi Veil de 1974 reposait sur la détresse et l’exception. Considéré comme la réponse à une situation de détresse, l’avortement ne devait être permis qu’exceptionnellement et dans des délais contraints. C’est pourquoi la loi commence par rappeler le principe garantissant «le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie», avant d’accepter la dérogation de l’avortement sur le fondement d’une détresse dont la femme n’avait d’ailleurs pas à apporter la preuve. Il s’agissait donc d’une exception à une règle d’ordre public.

Mais la loi sur l’IVG n’a cessé d’évoluer. De provisoire, elle est devenue définitive (loi Pelletier de 1979). Le remboursement de l’IVG et sa prise en charge par l’État ont été autorisés (loi Roudy de 1982). Un délit d’entrave à l’IVG a été créé (loi Neiertz de 1993). Les délais ont été étendus (loi Aubry de 2001). La notion de détresse a été supprimée et le délit d’entrave élargi (loi Vallaud-Belkacem de 2014). C’est maintenant le délai de réflexion et la clause de conscience qui sont visés par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes.

Si la résolution soumise à l’Assemblée semble s’inscrire dans la ligne de ces changements, elle n’est pas conforme au droit français. Ni au droit international, ni au droit européen, qui ne reconnaissent pas de «droit à l’avortement», mais considèrent que cet acte doit être évité autant que possible et ne devrait pas être une méthode de planification familiale – ce que propose la résolution. »

Dans sa tribune pour cette résolution, le député PS Catherine Coutelle, qui rapporte ce texte, ressort le mensonge des chiffres délirants, en affirmant qu’avant la loi Veil, 300 000 femmes avortaient clandestinement (contre 220 000/an actuellement). Le véritable chiffre se situait entre 50 000 et 80 000 avortements clandestins en France. La légalisation a donc entraîné un doublement voire un quadruplement des avortements en France.

La résolution sur l'avortement n'est pas conforme au droit dans actualités

( 25 novembre, 2014 )

Les Femens dans la cathédrale de Strasbourg : provocation et connivences !

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Avec une grande assistance des médias de connivence et avec la non réactivité des autorités évidemment informées, un spécimen de la secte des « femhaines » s’est provocatoirement exhibé une fois encore dans un lieu de culte catholique, cette fois dans une des plus belles cathédrales de la chrétienté soi-disant pour protester contre la venue de François au Parlement Européen.

Il est triste aussi que la hiérarchie catholique, qui a nécessairement été avertie de la préparation de pareille provocation, n’ait pas exigé des autorités civiles, avec la fermeté nécessaire, la protection de ce lieu sacré, cette incomparable cathédrale de Strasbourg  sur le chemin de laquelle tant d’hommes se sacrifièrent pour sa libération il y aura bientôt 70 ans.

Aujourd’hui, confondant humilité et soumission, non-violence et platitude, les tièdes réactions de l’Église de France devant l’incurie gouvernementale ne sont plus proportionnées aux incessantes injures et incitations à la haine contre les chrétiens et aux offenses contre des lieux sacrés que même les plus incroyants admirent et respectent.

Le président de l’AGRIF charge ce jour même ses avocats d’instruire sans délai la plainte qui s’impose contre l’injure faite aux chrétiens à Strasbourg.

Plus que jamais, adhérez et soutenez la seule organisation combattive de défense des chrétiens devant l’opinion et devant les tribunaux ! 

Bernard Antony

( 21 novembre, 2014 )

Question à Madame Taubira, garde des Sceaux et ministre de la Justice

Suite à un assassinat et une « disparition », Bernard LUGAN s’interroge sur la « complicité » possible, volontaire ou non, du gouvernement français.

Deux témoins du juge Trévidic ne témoigneront plus. Le colonel Patrick Karegeya, ancien chef des renseignements extérieurs de Paul Kagamé prétendait prouver au juge l’implication de ce dernier, dans l’assassinat du président Habyarimana; il fut étranglé le 31 décembre 2013 dans sa chambre d’hôtel de Johannesburg. Emile Gafarita, l’un des trois membres du FPR qui transportèrent depuis l’Ouganda jusqu’à Kigali les missiles qui abattirent l’avion du président Habyarimana a été enlevé à Nairobi le 13 novembre 2014. Il n’a pas réapparu depuis.

Tous deux étaient à la veille d’être auditionnés par les juges Trévidic et Poux qui enquêtent sur l’attentat du 6 avril 1994 qui coûta la vie au président Habyarimana, assassinat qui fut le déclencheur du génocide du Rwanda.

Après le meurtre de Patrick Karegeya, le général Kagamé avait prévenu : « Celui qui trahit son pays, celui qui trahit le Rwanda, quel qu’il soit, ne peut pas s’en sortir sans payer le prix ».

La semonce était claire et nul ne pouvait ignorer que la vie d’Emile Gafarita serait menacée si sa volonté de témoigner contre son ancien chef venait à être connue. Dans une procédure de réouverture d’instruction, le résumé de ce qu’il allait dire au juge étant en théorie normalement accessible aux avocats, le général Kagamé avait bien conscience des conséquences mortelles de telles déclarations pour son régime.

Malgré cela, la justice française a été incapable de protéger ce témoin essentiel puisque ses ravisseurs ont été prévenus qu’il était depuis quelques semaines à Nairobi où il vivait clandestinement sous un nom d’emprunt dans l’attente de son départ pour la France afin d’y être entendu par le juge Trévidic.

Qui a livré l’adresse secrète d’Emile Gafarita à ses ravisseurs, se rendant ainsi complice d’enlèvement, probablement de torture et peut-être d’assassinat? La convocation à comparaître devant le juge Trévidic est en effet directement arrivée chez son avocat français chez qui il était domicilié, or, ne connaissant pas son adresse au Kenya, ce dernier lui a transmis la convocation du juge par mail.

Une enquête administrative s’impose car il n’existe que trois hypothèses:

1) Celle d’une fuite au niveau du cabinet du juge,

2) Celle d’une interception des communications de l’avocat français par les ravisseurs,

3) Celle d’une fuite au niveau de l’ambassade France à Nairobi, cette dernière étant probablement chargée d’organiser le voyage du témoin.

Dans son livre « La France dans la terreur rwandaise » (Editions Duboiris, 2014, page 302), le journaliste Onana rapporte de graves propos tenus par le colonel Karegeya peu avant son assassinat:  » (…) tout ce que fait votre juge (Trévidic) se trouve dans les médias, même les noms des témoins qui peuvent ainsi être retournés par Kigali ou assassinés ».

L’affaire qui est gravissime n’est plus du niveau du juge Trévidic, mais de celui de Madame Taubira et du Quai d’Orsay. La France peut-elle en effet, et cela sans réagir, laisser ainsi « liquider » des témoins qui s’apprêtent à parler à un juge anti-terroriste ? Le silence des autorités françaises étant à ce jour assourdissant, la question doit être posée; compte tenu de la gravité de l’évènement, il serait logique qu’elle le soit par des députés.

Même si l’enlèvement d’Emile Gafarita porte un coup très sévère à la crédibilité de la lutte anti-terroriste française, il n’anéantit pas pour autant l’instruction en cours sur l’attentat du 6 avril 1994.

Le juge Trévidic qui a succédé au juge Bruguière en 2007 n’est en effet pas désarmé car son dossier contient les nombreux éléments rassemblés par son prédécesseur: témoignages, numéros de série des missiles (respectivement 04-87-04814 et 04-87-04835) qui faisaient  partie d’un lot de 40 missiles SA 16 IGLA livrés par l’URSS à l’armée ougandaise quelques années auparavant, lieu du tir des missiles, marque et couleur des véhicules utilisés pour transporter ces derniers depuis l’Ouganda jusqu’au casernement de l’APR situé au centre de Kigali et de là jusqu’au lieu de tir à travers les lignes de l’armée rwandaise, ainsi que le déroulé de l’action. Emile Gafirata, le témoin enlevé à Nairobi allait  raconter au juge comment il avait véhiculé ces missiles depuis l’Ouganda.

En juillet 2013 puis en janvier 2014, le juge Trévidic a pu interroger Jean-Marie Micombero, ancien secrétaire général au ministère rwandais de la Défense et qui, le 6 avril 1994, était affecté à une section chargée du renseignement dépendant directement de Paul Kagamé ; le témoin  lui a donné les noms des deux membres de l’armée de Paul Kagamé qui, le 6 avril 1994, tirèrent les deux missiles qui abattirent l’avion présidentiel. Il a également livré nombre de détails sur les préparatifs et sur le déroulement de l’attentat [1]. Ces déclarations recoupaient en les confirmant celles recueillies en leur temps par le juge Bruguière auprès d’autres témoins.

Relais constant des thèses du régime de Kigali, la presse française n’a fait aucun écho au scandale judiciaire et humain que constitue l’enlèvement d’Emile Gafirata venant après l’assassinat du colonel Karegeya. C’est pourquoi j’invite les lecteurs de ce blog à donner toute la publicité nécessaire à ce communiqué [2].

 

Bernard Lugan

19/11/2014

 

[1] Voir à ce sujet l’interview recueillie par Pierre Péan intitulée « J’ai assisté à la préparation de l’attentat qui a déclenché le génocide » (Marianne numéro du 28 mars au 3 avril 2014). Pour l’état des connaissances, on se reportera à B. Lugan ( 2013 )Rwanda: un génocide en questions. Le Rocher.

[2] Ils pourront également visionner un documentaire de la BBC qui, pour la première fois, présente une analyse objective du génocide du Rwanda et des vraies responsabilités concernant son déclenchement : Rwanda’s Untold Story http://vimeo.com

( 20 novembre, 2014 )

Lettre ouverte au Président du Stade Français

Bernard Antony                                                                                    Paris, le 20 novembre 2014

Président de l’AGRIF

Lettre ouverte à :

Monsieur Thomas Savare, Président du Stade Français

Et à l’attention de Madame Irène Fourny, Directrice des relations extérieures

Monsieur David Taieb, Directeur Marketing et commercial

Monsieur le président,

Le club que vous présidez fait donc sa publicité pour le match du dimanche 30 novembre sur l’utilisation de ce qu’il y a, vous ne pouvez tout de même l’ignorer, de plus sacré dans leur religion pour les chrétiens, qu’ils soient catholiques, luthériens ou orthodoxes.

De la « pub » donc pour un « sacré dimanche » avec une imitation de ciboire liturgique aux armes de votre club, et des figurations d’hosties répandues autour, l’hostie étant le pain azyme des juifs devenu « corps du Christ » lors de la Cène.

Car les « fils de pub », comme ils se nomment entre eux, ont bien dû, même si vous êtes terriblement ignorant, vous expliquer cela avec les mêmes rires gras que tous les sans-culottes, païens nazis, Jeunes-Turcs, bolchéviques et islamistes qui se succèdent dans l’histoire dans les mêmes mascarades de dérision antichrétienne, de préparation aux abominations des jeux du cirque et autres persécutions.

Sachez, monsieur Savare, que pour ce « sacré dimanche » et les hosties dans leur ciboire, des chrétiens ont été et sont en ce moment même par milliers massacrés, torturés, crucifiés.

Je suis, monsieur, de Castres, grand ami de son magnifique club, le Castres Olympique, ancien directeur dans l’entreprise qui n’a cessé de le soutenir, les laboratoires Pierre Fabre. Et Pierre Fabre, qui fut jusqu’au bout mon ami et un fervent catholique, aurait été atterré par une telle récupération du sacré, déshonorant le rugby.

Je pense aussi à celui que pendant des dizaines d’années, lors des matchs du Tournoi des Cinq Nations, les téléspectateurs pouvaient voir à la télévision, dans sa soutane, mon ami, de Castres aussi, l’abbé Pistre que Roger Couderc appelait « le pape du rugby », aussi bon que quelquefois gentiment coléreux.

M’est avis que de là-haut il vous plaint pour cette pub, m’est avis qu’il prie pour que vous la retiriez, car pour lui aussi elle offense l’honneur de son cher rugby qui n’a que faire d’une telle misérable publicité. Ceux qui, pour beaucoup de fric, vous ont concocté cette propagande d’une « kolossale finesse » sont à la fois grossièrement provocateurs et d’une inventivité nulle.

Car c’est une manie très répandue chez certains bobos « fils de pub » de faire à qui mieux mieux pour tourner en dérision le christianisme et les chrétiens.

Monsieur le Président, l’AGRIF ne vous poursuivra pas devant la justice des hommes. Mais je vous le dis très gravement, que vous vous en moquiez ou non, à la balance du tribunal de Dieu, cette « pub », dont vous êtes consciemment responsable, sera pesée. Croyez-moi, il ne faut pas se moquer de Lui.

Je ne trouve pas, Monsieur le Président, pour conclure cette lettre, la forme de civilité adéquate.

Bernard Antony

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