( 3 octobre, 2013 )

MALI : TOUT EST DONC A REFAIRE ?

 Communiqué de Bernard LUGAN, Directeur de L’AFRIQUE REELLE

A Bamako, le  20 septembre dernier, François Hollande a peut-être parlé un peu vite quand, dans un bel élan d’optimisme, il déclara : « Nous avons gagné cette guerre. Nous avons chassé les terroristes ».

Le 26 septembre, moins d’une semaine plus tard, les milices nordistes (touareg et arabes) rompaient les « accords de Ouagadougou » ; signés au mois de juillet précédent ces derniers avaient permis à l’armée et à l’administration sudistes de reprendre pied au Nord. Le 29 septembre un attentat suicide revendiqué par AQMI ensanglanta Tombouctou et le 30, des affrontements armés opposèrent des Touareg du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad) à des soldats maliens. Au même moment, à Bamako, des militaires mutinés exigeaient  des promotions à l’image de celle obtenue par le capitaine putschiste Sanogo promu général de brigade par le nouveau président…

Le nuage islamiste repoussé vers le sud de la Libye ,  le réel malien est donc vite réapparu. Tout le bénéfice de l’Opération Serval est-il donc perdu ?

 

Militairement, Serval fut pourtant une réussite, mais, comme il fallait hélas le craindre – et comme je l’avais annoncé -, la « relève » des militaires par le Quai d’Orsay a abouti à une catastrophe pour deux grandes raisons :

 

1) Mentalement englués dans leur impératif démocratique, les diplomates français en charge du dossier ont appliqué la recette qui, de la Libye à la Côte d’Ivoire a partout échoué dans les situations de crise, à savoir organiser des élections.

 

2) Les mêmes ne voulurent pas peser sur les Maliens afin de régler une fois pour toutes le problème de fond qui est celui de la question ethno-régionale.

 

Dans ces conditions, comme aux yeux de toutes les parties maliennes, le principal résultat de l’Opération Serval  est d’avoir permis aux Sudistes de réoccuper le nord Mali d’où les Nordistes les avaient chassés, les évènements négatifs vont donc s’additionner.

Comment éteindre ce foyer récurrent de troubles qui ne cesse de se rallumer depuis 1960 ?

 

Le cœur du problème sahélien et notamment malien est que, depuis la nuit des temps, Sudistes et Nordistes sont en rivalité pour le contrôle des zones intermédiaires situées entre le désert du nord et les savanes du sud. 

Plus au sud, à partir de la fin du XVIII° siècle, les royaumes animistes bambara subirent les razzia esclavagistes menées par les Maures  vivant dans le désert, à l’ouest des espaces touareg. Ils furent conquis, ravagés et islamisés. Or, toutes les populations nomades nordistes, Touareg, Maures, Arabes, mais aussi dans une large mesure Peuls, furent esclavagistes et puisèrent dans le « vivier humain » sudiste du Bilad al Sudan, le « pays des Noirs ». Les Sudistes gardent la mémoire de ces périodes dramatiques. La colonisation qui les sauva rassembla ensuite vainqueurs et vaincus, esclavagistes et razziés, nomades et sédentaires, dans les limites administratives du Soudan français. Avec l’indépendance, ce puzzle humain composé de Touareg, de Maures, de Peul, de Songhay, de Bambara, de Soninké et de  Malinké  devint le Mali. Les Touareg qui refusèrent d’être soumis aux Sudistes se soulevèrent à maintes reprises. Sur ce terreau se développèrent les trafiquants de toutes sortes, puis les islamistes prospérèrent.

 

Le vrai problème du Mali est donc celui de ses équilibres ethno-régionaux. La question touareg qui, au mois de janvier 2012, fut le déclencheur des évènements n’ayant pas été réglée, et le nouveau président, « IBK », n’ayant ni les moyens ni l’intention de le faire, elle se repose donc avec intensité.

Or, sans règlement du problème Nord-Sud, les guerres ne cesseront pas et c’est pourquoi, au lieu de la démocratie d’abord, c’est bien de la question ethnique d’abord qu’il faut parler. Mais un tel changement de paradigme ne peut être  pris en compte sans une profonde remise en question des dogmes démocratiques auxquels nos dirigeants sont soumis. Pourtant, l’utopie universaliste est ici d’autant plus crisogène que la variante africaine de la démocratie fondée sur le « one man, one vote » est d’abord une ethno-mathématique qui donne automatiquement le pouvoir aux plus nombreux, en l’occurrence les Sudistes, ce que les Nordistes, et pas seulement les Touareg, n’acceptent plus. Dans ces conditions, vouloir faire vivre dans le même Etat et selon les principes démocratiques reposant sur l’addition des votes individuels, les agriculteurs noirs sédentaires du Sud et les nomades berbères ou arabes du Nord, est une nuée dévastatrice des équilibres locaux et régionaux.

 

Cependant, comme le nord Mali, ou Azawad, n’est qu’en partie peuplé de Touareg et comme il existe en réalité trois Azawad, celui de l’ouest qui est Maure, celui de l’est qui est Touareg et celui du fleuve qui est à majorité Songhay et Peul, il ne peut donc être question de reconnaître aux seuls Touareg, lesquels sont de plus divisés socialement, politiquement et géographiquement, la possession de la totalité de l’Azawad.

La solution qui pourrait alors être envisagée serait celle d’une confédération malienne avec un Azawad composé de plusieurs régions. Mais de cela, les Sudistes ne veulent pas, continuant, contre toute évidence, à parler d’un Mali unitaire. L’erreur française fut ne pas avoir conditionné l’intervention militaire au préalable confédéral. Rien n’est donc réglé au Mali.

L’Opération Serval aura du moins servi à  tester les capacités d’adaptation et de réaction d’une armée française devenue la variable d’ajustement des déficits de l’Etat et dont les moyens sont continuellement rabotés.

 

Bernard Lugan

02/10/2013

( 3 octobre, 2013 )

NON AU TRAVAIL DU DIMANCHE

Editorial de L’AF 2871 : VERS L’ETAT PS

 

Il suffit donc que quelques grandes enseignes violent avec cynisme une décision de justice protégeant le principe du repos dominical pour que le gouvernement se plie à leur volonté : il est vrai qu’il s’agit de porter une nouvelle atteinte à la fois à la structure chrétienne de la société française et à la famille.

 

Et que la majorité socialiste semble avoir été élue pour cela ! S’il faut une nouvelle preuve de la collusion idéologique entre la droite libérale et la gauche sociétaliste, l’aggravation de la très sarkosyste loi Mallié la fournit aisément sous couvert, évidemment, de laisser à ceux qui le « désirent » la possibilité d’exercer leur « liberté » de travailler le dimanche… Maurras parlait dans Libertés et Libéralisme, texte écrit en 1906 mais d’une actualité toujours aussi brûlante, de la célèbre liberté …libérale de mourir de faim. Cette idéologie mortifère ne change pas, qui, avec cynisme, impose aux salariés de choisir entre leur vie familiale et sociale et leur salaire, tout en réduisant les Français au consumérisme. On dira que le travail le dimanche concerne les étudiants ? Outre qu’il s’agit d’un mensonge — l’encadrement n’est pas composé d’étudiants —, cette ouverture a également pour conséquence, voire pour objet, une concurrence déloyale envers un moyen commerce qui ne peut pas rivaliser… Et qui devra licencier non pas des étudiants, mais des salariés chargés de familles lorsque l’ouverture des grandes enseignes aura été généralisée. De toute façon, on ne réglera pas le problème du revenu des étudiants en déstructurant la société. Quant à l’argument économique, il ne tient pas : on ne dépense que ce qu’on a, dimanche compris. Et on peut changer des habitudes artificiellement imposées. D’ailleurs, un pays comme l’Autriche, qui est impitoyable sur le principe du repos dominical, a un taux de chômage — 4,7 % — à faire pâlir la France — 11 % !

Le projet de budget pour 2014 est lui aussi une agression à l’égard des familles, principalement des classes moyennes. L’UMP, là encore, ne manque pas d’air en accusant le gouvernement d’étrangler les Français : Sarkozy a passé son quinquennat à créer de nouvelles taxes tout en délaissant la politique familiale. Mais il est vrai que, Hollande regnante, le paradis socialiste se transforme en enfer fiscal : abaissement du plafond du quotient familial, suppression de la réduction d’impôt pour frais de scolarité et de l’exonération fiscale des majorations de retraite pour charges de famille, hausse des taux de TVA, non-indexation des aides au logement (APL)… Jamais les familles françaises, et parmi elles les plus nombreuses, n’auront été autant punies d’assurer le renouvellement des générations et donc l’avenir de la société. Il est vrai que l’Europe a déjà prévu de remplacer la démographie nationale par l’immigration, une politique de grand remplacement que Manuel Valls a décidée de favoriser en revenant aux 100 000 naturalisations annuelles du sarkozysme triomphant (2007-2010). On comprend qu’il s’attaque avec un mâle accent aux Roms… Si évidemment il ne s’agit pas de nier les graves problèmes, y compris en termes de délinquance et de criminalité, que posent certains membres de ces populations dont le mode de vie est « en confrontation » (dixit Valls) avec celui des Français , comment ne pas voir qu’ils sont l’arbre qui cache la forêt, d’autant que le pays légal — PS et UMP réunis — n’a pas l’intention de remettre en cause l’ouverture totale des frontières européennes au 1er janvier 2014 ? Manuel Gaz est le ministre de l’esbroufe, sauf quand il s’agit de harceler et de priver de leurs droits civiques les défenseurs de la famille et de la société française.

Nous revenons à notre sujet initial et, malheureusement, craignons de devoir encore le faire souvent… tant que la France sera en république. Mais le cynisme de Hollande a passé la mesure ces dernières semaines. Rappelez-vous : s’agissant de l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) des couples hétérosexuels — excusez le pléonasme, rendu nécessaire par la loi Taubira — médicalement stériles aux paires féminines qui le sont, elles, structurellement, Hollande avait déclaré le jeudi 28 mars sur France 2 qu’il « respecterait » l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) sur le sujet. D’aucuns y avaient vu alors une façon d’enterrer le projet… C’était sans compter sur le manque de scrupule d’un président par défaut qui dirige l’Etat comme il dirigeait le PS : en jouant sur les « courants ». Aussi n’a-t-il pas hésité à faire main basse sur ce même CCNE en en changeant vingt-deux membres sur trente-neuf à l’occasion d’un renouvellement obligatoire de sept d’entre eux : non content d’évincer, sans même les prévenir, les représentants des religions, il y a désigné des amis personnels, tel Jean-Pierre Mignard, et des personnalités dont la compétence se résume à être proches des courants sociétalistes les plus « progressistes », telle la sénatrice PS Michel Meunier. N’est- ce pas dans la suite logique du traitement scandaleux réservé aux représentants des religions, principalement à Mgr Vingt-Trois, lors de leur audition sur le « mariage pour tous » devant l’Assemblée nationale ? Une nouvelle composition bienvenue également pour les avis que ce même CCNE sera bientôt invités à rendre, n’en doutons pas, sur l’euthanasie ou la GPA — pour les paires masculines.

Parallèlement, Hollande a coupé les vivres au Haut Conseil à l’intégration, qui avait préconisé, en avril dernier, l’interdiction du port du voile islamique à l’université, au profit du nouvel Observatoire de la laïcité, présidé par Jean-Louis Bianco et auquel Jean-Marc Ayrault a nommé, le 22 septembre, Dounia Bouzar, ancienne membre du Conseil français du culte musulman qui, dès le le lendemain, dans le magazine Challenges, a déclaré que la France, Etat laïque, « doit remplacer deux fêtes chrétiennes par Yom Kippour et l’Aïd »… Ou comment, sous prétexte du contraire, favoriser le communautarisme, en déstructurant toujours davantage la société française par la négation de ses racines chrétiennes. Pierre Bergé et Jacques Attali, inspirateurs du pouvoir, y sont eux aussi publiquement favorables. Là encore, le libéralisme, sachant qu’il a dans le PS un allié idéologique, favorise la déchristianisation de la France : à peine Hollande élu, en juin 2012, le congrès de l’Association nationale des DRH, qui est dans l’orbite du MEDEF, n’a-t-il pas demandé au ministre du travail de supprimer trois fêtes chrétiennes, en vue de favoriser le communautarisme au sein de l’entreprise ?

Ceux qui, tout en se disant patriotes et « sociaux », ne comprennent pas combien le rétablissement économique du pays est solidaire de la lutte pour la cohésion sociale n’ont rien compris. Un pouvoir financier apatride a trouvé dans l’Etat PS, qui s’instaure, un complice zélé pour mettre le peuple français en coupe réglé. Nous combattrons l’un et l’autre sans aucune faiblesse.

François Marcilhac – L’AF 2871

la lorraine Royaliste approuve totalement cet article

( 1 octobre, 2013 )

Bientôt une royaliste au Panthéon?

 

Ce texte est tiré du site « LAFAUTEAROUSSEAU » dont on ne dira jamais assez de bien !

 

Bientôt une royaliste au Panthéon? Ou : comment on réécrit l’Histoire, à propos d’Olympe de Gouges, qui n’était pas révolutionnaire, mais… royaliste !

Olympe de gouges tele.jpg

N’est-elle pas charmante, Louise Bourgoin ? Il semblerait qu’on puisse lui donner le Bon Dieu sans confession, comme on dit, non ? Par contre, pour ce qui est de l’Histoire, nous serions partant, à lafautearousseau, pour nous « occuper d’elle » (en tout bien tout honneur, évidemment, vous l’imaginez…) et lui proposer un stage intensif de remise à niveau, qui s’impose; et lui apprendre, par exemple, qui fut vraiment Marie Gouzes, plus connue sous le pseudonyme qu’elle s’était choisi d’Olympe de Gouges, broyée, comme tant d’autres victimes innocentes,  par la Révolution…

Dans l’espèce d’hystérie qui s’est emparée d’un peu tout le monde depuis que l’idée a été lancée de « féminiser le Panthéon » - ce lieu dont la crypte sinistre est d’un symbolisme abracadabrantesque, comme le dit Léon Daudet – cet article de La Provence, en date du mois d’avril dernier, est le premier d’une longue série de déclarations et prises de positions aussi comiques que révélatrices.

Révélatrices de quoi ? Mais, de l’ignorance crasse, de l’inculture générale qui sévit partout, de la consternante « ignaritude » comme pourrait le dire Ségolène, qui sévit chez celles et ceux qui, ne sachant pas, n’en éprouvent cependant pas la moindre gêne pour se mettre en avant, parler de ce qu’ils ignorent et, donc, offrir le spectacle à la fois réjouissant et consternant de ceux qui disent n’importe quoi. Mais, vraiment, n’importe quoi… Même plus des choses « hénaurmes », à la Flaubert, mais, pour en revenir à Ségoilène, des « hénaurmitudes »…

La plus pitoyable, mais aussi celle qui nous a fait passer le meilleur moment, il faut bien le dire, fut Anne Hidalgo, au JT de TF1, le lundi 2 septembre, lorsqu’elle prit parti, elle aussi, pour l’entrée au Panthéon de « la révolutionnaire Olympe de Gouges » : certes, il vaut mieux entendre cela que d’être sourd, mais tout de même ! La candidate socialiste à la Mairie de Paris a gagné ce soir là un surnom : non plus « Anne », mais « bonnet d’âne » Hidalgo… 

Car, enfin, arrêtons le délire, et sifflons la fin de la récréation : Olympe de Gouges n’ayant jamais existé (pas plus que Stendhal, Georges Sand ou Molière), qui fut en réalité cette Marie Gouzes, qui jugea, on la comprend, que le pseudonyme « Olympe de Gouges » vous avait une autre allure ?

Royaliste, comme tout le monde, en 1789 (il n’y avait pas dix républicains en France, selon le mot de Saint Just, mais il y avait bien, selon le mot d’Alain Decaux, « 26 millions de royalistes »), elle adopta l’enthousiasme des idées nouvelles au moment où, pour tout le monde, cette révolution semblait n’être que l’évolution nécessaire dont avait rêvé, par exemple, un Mirabeau. Mais assez vite, par la suite, révoltée et effrayée par les horreurs dont Marat, Danton, Robespierre et consorts se rendirent coupables, et lucide sur les conséquences de ce qui ne pouvait plus que déboucher sur le Totalitarisme, Marie/Olympe redevint la royaliste qu’elle avait été.

Elle eut le courage, la noblesse de coeur et la grandeur d’âme de défendre Louis XVI et de rédiger des pamphlets contre Marat et Robespierre. Mais les conventionnels lui interdisirent d’aider concrètement Malesherbes à défendre le Roi, au cours de son procès. Un tel courage (et il en fallait, en ces temps où la Terreur n’était pas loin !…) ne pouvait bien sûr pas rester impuni : Robespierre la fit guillotiner le 3 novembre 1793, trois semaines après Marie Antoinette, à qui Marie/Olympe avait crânement adressé le préambule de sa « Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne » !…

Il est attesté qu’elle monta à l’échafaud en faisant preuve d’un grand courage et d’une grande sérénité, illustrant le naufrage des Lumières dans la Terreur…

Et voilà celle que des journalistes (!) ou une candidate socialiste nous présenteraient comme une révolutionnaire !

On croit rêver devant une telle ignorance, mais, prenons les choses du bon côté, soyons patients, et vous verrez qu’un jour, « ils » ou « elles » nous proposeront peut-être (qui sait ?)… Maurras, pour le Panthéon !

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Le supplice d’Olympe de Gouges, gravure d’époque
 
( 27 septembre, 2013 )

Maroc : libérez Mohamed El Baldi !

 
 
Chrétienté-Solidarité Persécutions communique:
Mohamed El Baldi, sujet marocain âgé de  34 ans, de la ville de Taounate, a été arrêté le 28 août dernier et condamné le 2 septembre à 30 mois de détention, et emprisonné dans de terribles conditions à Aïn Aicha.
Son crime : il s ‘est converti au christianisme et il ne l’a pas caché, ce qui est considéré comme un délit de prosélytisme.
On lui a donc appliqué la loi frappant de six mois à trente mois de prison tout coupable du délit d’attitude pouvant ébranler la foi du musulman !
Jusqu’ici, le royaume du Maroc, cher à beaucoup de Français, était pourtant encore un des rares pays d’islam à pratiquer certes une triste discrimination antichrétienne plutôt qu’à mettre en œuvre la persécution légale. C’est hélas désormais chose faite.
Le Maroc aussi réprouve donc et combat la liberté religieuse au mépris total de l’article 18 de la Déclaration des droits de l’homme de 1948 qu’il a signée.
Chrétienté-Solidarité Persécutions appelle donc tous ses militants et amis à soutenir la mobilisation de l’opinion internationale, et française en particulier, pour que le Maroc respecte son engagement. Il faut pour cela signer la pétition qui sera adressée à sa majesté le roi Mohammed VI.
Pour signer la pétition :

70, boulevard saint Germain 75005 Paris
01 40 51 74 07

( 27 septembre, 2013 )

Affaire « Vincent Lambert » : des arguments pour son euthanasie qui furent très exactement ceux de l’État nazi !

 
 Communiqué de Bernard ANTONY
 
 
 

27 septembre 2013

 
Bernard Antony, président de l’AGRIF, communique :
On peut lire dans le figaro de ce jour l’article de Delphine de Mallevouë commentant la volonté du docteur Eric Kariger du CHU de Reims de relancer le processus conduisant à l’euthanasie de Vincent Lambert, ce jeune homme accidenté, sauvé cet été, notamment grâce à la combativité pour le respect de la vie innocente de Me Jérôme Triomphe, avocat au Barreau de Paris.
Les propos de l’étrange docteur Kariger, (par ailleurs délégué départemental du Parti chrétien-démocrate PCD), pour justifier l’élimination de Vincent sont terrifiants.
Il constate d’abord ceci : « Il n’est pas en état de mort cérébrale, il est comme vous et moi en apparence, il s’endort et se réveille, sourit et pleure parfois, cligne les yeux au son d’un bruit. »
Mais le docteur Kariger ajoute : « Il n’y a plus d’espérance qu’il recouvre une vie relationnelle normale. Si les parents trouvent du sens à cette existence, qu’ils apportent les preuves ! »
C’est très exactement les arguments que, dans le droit fil des propos d’Adolf Hitler dans Mein Kampf, (chapitre « l’État raciste et l’hygiène de la race »), les chefs de la gestapo de Münster utiliseront lors de l’été 1941 où, après avoir expulsé les Jésuites et des religieuses, ils firent euthanasier 800 enfants considérés comme « débiles mentaux ». L’argument nazi était qu’ils ne remplissaient aucune fonction sociale, qu’ils coûtaient cher à la collectivité. Aucune différence d’argumentation dans celle du docteur Kariger !
Face au crime nazi réagit courageusement, avec éclat, le grand évêque de Münster, soutenu par Pie XII, Monseigneur Von Galen.
Les nazis, du moins, étaient en franche conformité avec leur idéologie du matérialisme biologique sur l’homme et la race. Le docteur Kariger ose, lui, par son étiquette politique, s’affirmer chrétien. Et c’est abject. Car, comme les nazis, comme les communistes aussi, il profère que si la personne humaine n’a pas « de vie relationnelle normale », alors on peut la tuer !
Le docteur Kariger piétine ainsi non seulement l’impératif chrétien de respect de la vie innocente, qui est d’ailleurs aussi celui de la simple loi naturelle, mais de surcroît il bafoue le fondamental principe du Serment d’Hippocrate : « Primum non nocere ».
Tous les dirigeants militants et amis de l’AGRIF sont émus et fiers de ce que leur avocat-coordinateur , Me Jérôme Triomphe, mène ainsi, de toutes ses forces, avec tout son talent de juriste et dans la lumière de sa foi chrétienne, le combat pour non seulement sauver Vincent mais aussi tous ceux, comme lui, par dizaines de milliers, que d’autres Kariger voudraient assassiner légalement, comme à Münster. 

( 23 septembre, 2013 )

Communiqué de Monseigneur le Comte de Paris et de la Fondation Saint-Louis

 

Monseigneur le Comte de Paris et la Fondation Saint-Louis prennent acte du jugement rendu le 19 septembre 2013 par le Tribunal de Grande Instance de Paris qui a ordonné la restitution de certains objets mobiliers aux héritiers de feu Monseigneur le Comte de Paris ( 1908-1999).

 

Les objets en question avaient été donnés par le Prince il y a plus de 35 ans à la Fondation. Si la volonté de transmettre ces biens n’était guère contestable, ce sont des questions de forme qui expliquent la remise en cause aujourd’hui de ces donations. Il convient à cet égard de noter que la Fondation ne s’était pas opposée à la restitution de ces objets à la famille lors des dernières audiences.

En outre, de même que Monseigneur le Comte de Paris, la Fondation Saint-Louis se félicite de la décision du Tribunal de Grande Instance de confirmer la parfaite validité de sa constitution et de sa dotation originelle composée de la part la plus « historique » du patrimoine monumental de la famille d’Orléans.

Grâce à sa légitimité confortée, la Fondation Saint-Louis peut durablement poursuivre sa mission d’intérêt général aux côtés de Monseigneur le Comte de Paris et de Sa famille.

Henri Comte de Paris Duc de France, Paris, le 20/09/2013

( 20 septembre, 2013 )

CMRDS 2013 : le reportage

Tiré su site du CRAF
vendredi 20 septembre 2013 , par Garde Suisse

En doublant le nombre de campeurs de son UDT, qui a réuni 150 participants , l’Action française n’a fait, du 25 au 31 août au Château d’Ailly près de Roanne, que recueillir les fruits légitimes d’une année militante très riche

 

… — merci Taubira ! —, tout en amplifiant par un saut quantitatif plus qu’appréciable la dynamique observée depuis trois ans et que la vingtaine d’adhésions enregistrées parmi les nouveaux campeurs sur six jours seulement — les filles un moment surpassant les garçons — n’a fait que vérifier.

CMRDS 2013 : le reportage dans actualités dsc_0118 Première chose : la montée du drapeau devant lequel, chaque matin, aura lieu le rassemblement, à 8h10, et sera chantée La Royale.

vlcsnap-2013-09-06-15h02m37s114-3e000 dans actualités vlcsnap-2013-09-06-15h04m33s1-9989a Le château d’Ailly vlcsnap-2013-09-06-15h03m26s96-b62c2 Quelques tentes… wp_20130830_002-1_2-3-2 …et une bonne ambiance permanente.

C’est que l’Action française, conformément à sa tradition, sait allier l’action et la raison : délaissant un activisme et un intellectualisme également stériles, préférant mettre l’intelligence au service du bien commun, elle a toujours refusé la démagogie, faisant confiance aux compétences diverses de ses militants, mais exigeant toujours d’eux le maximum. dsc_0073-2 Le stand des livres, dans la salle de conférence

C’est pourquoi elle sait marier — un mariage, celui-là, qui n’est pas contre-nature — l’enseignement d’une doctrine forte et toujours réactualisée à la préparation physique aux luttes à venir, l’un ne pouvant aller sans l’autre. D’où un programme de travail — oui de travail, mais toujours dans la bonne humeur — sur plusieurs plans.

Tout d’abord, le matin, une double série de conférences : une première, axée sur les fondamentaux de la doctrine, sans cesser d’être en lien avec les révolutions nihilistes en cours, la seconde développant le thème retenu pour l’UDT 2013 : « Reprendre le pouvoir ». dsc_0174 Un auditoire attentif

C’est ainsi que, le lundi matin, après un questionnaire de niveau et une première revue de presse — créée par Maurras pour l’AF quotidienne avant la première guerre mondiale —, l’africaniste Bernard Lugan a ouvert la première série de conférences par la géopolitique — une autre tradition de l’AF —, en l’occurrence celle des Printemps arabes. af0-3a39d Bernard Lugan évoquant les printemps arabes

Le lendemain, François Marcilhac, directeur éditorial de L’AF 2000, traita à fond la question du mythe révolutionnaire de l’égalité, au nom duquel l’actuel gouvernement prétend imposer une « réforme » totalitaire de civilisation. Le mercredi, ce fut au tour de Stéphane Blanchonnet d’évoquer différentes figures de la légitimité — notamment Jeanne d’Arc et Antigone —, s’appuyant sur des textes fondamentaux de Maurras dont l’actualité est saisissante. N’oublions pas que pour Maurras, c’est Créon l’anarchiste car sa démesure dissout l’Etat quand Antigone, qui respecte les lois non écrites, est la « petite légitimiste ». Une légitimité avec laquelle Hollande a rompu… Le jeudi, le jeune philosophe Paul C. a abordé la question de la rupture anthropologique, démarche nihiliste qu’il n’a pas hésité à faire remonter à la révolution française et qui aujourd’hui atteint son paroxysme avec le mariage homo, la théorie du gender, la PMA et la GPA, sans oublier la réduction des embryons humains au statut de matériau pour la recherche scientifique ou, bientôt, la légalisation de l’euthanasie… Vendredi, enfin, Léo G. et Pierre B., jeunes intellectuels d’Égalité & Réconciliation Rhône-Alpes venus au camp animés par une saine curiosité politique, abordèrent la question des racines catholiques du courant social d’Action française, ainsi que l’histoire du Cercle Proudhon. af5-91bf6_-_copie-d4468 Léo G. et Pierre B.

La seconde série de conférences tourna plus spécifiquement autour du thème du camp, Reprendre le Pouvoir : Philippe Mesnard, rédacteur de l’ancienne revue Les Epées, évoqua, après une année de contestation qui se cherche un second souffle, l’Extension du domaine de la lutte,… dsc_0173 Philippe Mesnard

… tandis que Sylvain Roussillon, un des responsables historiques de la Génération Maurras des années 90 fit l’histoire des tentatives insurrectionnelles notamment royalistes afin d’en tirer des enseignements. dsc_0234 Sylvain Roussillon

Le sociologue Michel Michel évoqua les conditions du coup d’Etat,… photo0162_copie-2-3 L’auditoire durant la conférence de Michel Michel

downloadedfile-1-11-0eea5… avant que, clôturant la semaine, François Marcilhac ne reprenne la parole pour mettre en valeur la confluence des deux séries de conférence, en traitant de l’ouvrage majeur de Pierre Boutang Reprendre le pouvoir : reprendre concrètement un pouvoir confisqué par l’oligarchie ploutocratique suppose en effet préalablement de reprendre la question même du pouvoir en montrant à nos concitoyens combien la démocratie est une imposture car elle est le règne du mensonge.

vlcsnap-2013-09-06-15h07m39s65-41794 François Marcilhac commentant Reprendre le Pouvoir

OUI, IL FAUT DÉLÉGITIMER LA RÉPUBLIQUE AUX YEUX DE NOS CONCITOYENS, en leur faisant perdre ce réflexe, acquis à l’école et entretenu par les media, de la considérer comme synonyme du bien commun et de la liberté, alors qu’elle n’est dans les faits que la dictature des ploutocrates et le règne de l’étranger. La république ne va-t-elle pas jusqu’à nous rendre étrangers à nous-mêmes via notamment une immigration galopante ou des lois sociétales qui sapent les fondements de notre civilisation gréco-latine et chrétienne en sapant l’identité du peuple, de la société, jusqu’à celle des personnes (théorie du gender) ?

Faire perdre toute légitimité à la république, c’est engager cette contre-révolution des esprits et des cœurs comme étape préalable à la contre-révolution politique. Créer un état d’esprit royaliste, comme disait Maurras…

Car il s’agit bien de reprendre le pouvoir. Les ateliers politiques de l’après-midi sur les fondamentaux de la doctrine maurrassienne (politique naturelle, égalité et progrès, démocratie et libéralisme, nationalisme, politique et morale, royalisme, les institutions et la décentralisation) précédaient des ateliers pratiques (tracter, afficher, animer une section, faire face à la répression, communiquer, animer les réseaux sociaux, etc.) plus concrets, avant que la pratique sportive (mens sana in corpore sano) ne termine, ou presque, une journée de formation bien remplie, car chaque groupe devait préparer à tour de rôle une revue de la presse sur les événements politiques de la journée et la lecture qu’en faisaient les media. dsc_0187-1 L’échauffement dsc_0030 Une partie de balle au pied dsc_0199 Initiation à la boxe anglaise dsc_0217-2 La revue de la presse concilie information, analyse critique et prise de parole.

Notons aussi la venue de deux invités de marque, le vendredi, pour clore la trop courte semaine du CMRDS au château d’Ailly. Alain Soral, président d’Egalité et Réconciliation, prononça une allocution sur le thème « La Révolte des nations », suivie d’un débat approfondi : où comment la nation demeure le seul rempart contre la dictature de l’oligarchie mondiale. af3-f33c9_-_copie-aaea1 Stéphane Blanchonnet, président du Comité directeur de l’AF, annonçant l’intervention d’Alain Soral, président d’Egalité et Réconciliation

Quant à Maître Pichon, fondateur du Collectif des Avocats Contre la Répression Policière (CARP) , il évoqua la répression d’un gouvernement qui, ne se contentant plus d’être illégitime, flirte avec l’illégalité dans les méthodes employées pour réprimer un mouvement national historique de refus d’un totalitarisme d’un nouveau …genre. Et dire que certains benêts de droite regardent encore Manuel Gas avec les yeux de Chimène ! vlcsnap-2013-09-06-14h51m33s130-49979 Maître Pichon s’opposa également avec virulence à la guerre américaine dans laquelle Hollande veut nous embarquer… avant de joindre sa voix aux chants d’AF qui ponctuent les repas et lancent la veillée. dsc_0078-2-d3e03 Un indispensable outil de travail…

vlcsnap-2013-09-06-14h55m52s163-92956 Le dernier soir, Antoine Desonay, secrétaire général des étudiants, dresse le bilan du camp… vlcsnap-2013-09-06-14h59m14s135-6cbb0 …et suscite l’enthousiasme général.

Non contents de participer activement à la semaine de formation la plus exigeante du paysage politique étudiant, nos militants ont terminé samedi 31 en encadrant la manifestation du Printemps des Libertés (voir la vidéo ici) au cours de laquelle Olivier Perceval, Secrétaire Général, a pris la parole au nom de l’Action française.

photo0178-5-4b36f-2-1130d Olivier Perceval s’exprimant au Printemps des libertés

Si le déroulement du camp préfigure celui de l’année militante, alors celle-ci fera date. La qualité des interventions et des participants nous permet d’afficher un optimisme et une confiance dont nous aurons besoin tout au long de l’année : « Au nom des résultats acquis, en vue des résultats possibles, l’Action française demande à tous les royalistes, anciens ou nouveaux, un concours ardent, dévoué, incessant. » (Charles Maurras, Si le coup de force est possible)

ET POUR QUE VIVE LA FRANCE, VIVE LE ROI !

L’ÉQUIPE DU CMRDS

Merci à FiX pour le reportage photos.

( 19 septembre, 2013 )

Syrie : Gregorios III répond à Mgr Dagens, le va-t’en-guerre

 

Patriarcat Grec Melkite Catholique

d’Antioche et de tout l’Orient

d’Alexandrie et de Jérusalem

 

Prot. 434/2013D                                                                      Damas, le 13/9/2013

 

 

Son Excellence Mgr Claude Dagens

Evêque d’Angoulême

 

Excellence et cher frère dans l’épiscopat,

Vous m’avez gravement et publiquement mis en cause sur les ondes de Radio Notre-Dame. Vous n’imaginez sans doute pas combien vos paroles diffamatoires ont blessé – et mis en danger – la communauté melkite si cruellement éprouvée depuis tant d’années.

Quel contraste avec la sollicitude du Pape François et la solidarité spirituelle si touchante de mes frères dans l’épiscopat et de tant de Français anonymes !

J’ajoute que beaucoup de chrétiens d’Orient sont des francophones fervents et ont été du coup particulièrement peinés par les attaques de l’Académicien que vous êtes.

De légitimes différences d’appréciation géopolitiques ne me semblent pas justifier le fait de porter violemment atteinte à la fraternité épiscopale et de choquer toute une Eglise en attaquant son Patriarche.

Sur la brèche et faisant front à toutes les difficultés et les tragédies de ces deux dernières années je n’ai eu de cesse d’appeler au dialogue et surtout à la réconciliation unique planche de salut pour la Syrie et pour laquelle je suis prêt à offrir ma vie en sacrifice.

Demeurant à votre disposition pour en reparler, je vous assure, Excellence, de ma prière pour la paix, la communion ecclésiale, vous-même et votre diocèse.

 

                                                           + Gregorios III

                                                                        Patriarche

( 19 septembre, 2013 )

Journées du Patrimoine, Dreux le 14 septembre 2013

tiré du site « princejeandefrance »

Aujourd’hui avait lieu à Dreux, dans le cadre des journées du patrimoine, sous une pluie battante, l’inauguration du square Marie-Amélie. La ville de Dreux a réhabilité cet espace vert, proche d’un quartier en pleine expansion (complexe de cinéma, skate parc, …) en un lieu familial et convivial.
À l’invitation de la mairie, le prince Jean s’y est rendu en famille. Le prince Gaston a d’ailleurs été mis à contribution pour porter le coussin et les ciseaux destinés à couper le cordon. Ont suivi les différents discours, ceux de Monsieur Gérard Hamel, maire de Dreux, de Monsieur Frédéric Rose, sous-préfet d’arrondissement et celui du prince Jean. Étaient aussi présents, Monsieur Olivier Marleix, député, Madame Josette Philippe, conseillère régionale et de nombreux drouais.
Une tente avait été élevée non loin de la plaque, au milieu des hauts arbres, pour permettre aux personnes présentes de partager un bon moment et pour certains d’évoquer la figure de notre dernière reine.

Journées du Patrimoine, Dreux le 14 septembre 2013 dans Princes plaque-300x199Plaque commémorative (© Gens de France)

 

inauguration-du-parc-Marie-Amélie-300x199 dans PrincesInauguration du parc Marie Amélie (© Gens de France)

banderole-300x199Monsieur le Maire donne un morceau de Banderole au Prince Gaston (© Gens de France)

 

Le-Prince-Jean-300x198le Prince Jean (© Gens de France)

( 17 septembre, 2013 )

Changements de noms de rues à ORANGE

tiré du célèbre blog « le salon Beige »

Les collaborateurs Maurice Thorez et Jacques Duclos

perdent une rue chacun

Lors du conseil municipal du lundi 16 septembre à Orange, la mairie a voté le changement de nom de 2 rues : la rue Maurice Thorez devient la rue Honoré d’ESTIENNE d’ORVES et la rue Jacques Duclos devient la rue Pierre BROSSOLETTE. Extrait de la délibération :

« 2013 est l’année de commémoration nationale de la Résistance et du C.N.R. (Conseil National de la Résistance), qui célèbre son 70ème anniversaire.

A cette occasion, Mme HALOUI, Conseillère Municipale, a sollicité la Ville lors du Conseil Municipal du 27 Mai 2013, en question orale, afin qu’une voie soit dénommée Rue du Conseil National de la Résistance.

La Ville est favorable à cette requête, mais souhaite rendre cet hommage à la résistance française, non en honorant un sigle, mais en choisissant deux personnalités emblématiques de ce que fût, dès le début cette résistance. Le choix s’est porté sur messieurs Honoré d’Estienne d’Orves et Pierre Brossolette.

Néanmoins, afin de pouvoir procéder à ces dénominations, il convient de débaptiser deux rues portant des noms de personnalités contemporaines de la seconde guerre mondiale, dont l’attitude entre 1939 et 1941 n’a pas été conforme à l’esprit et aux actes de la résistance. Ces deux rues sont situées dans le quartier La Tourre.

La première porte le nom de Maurice Thorez.

Maurice Thorez a moins de 40 ans au moment de la déclaration de guerre. Il est mobilisé et rejoint son régiment le 3 Septembre 1939 à Arras. Il déserte un mois plus tard seulement en Octobre 1939 sur ordre du secrétaire de l’Internationale Communiste, Dimitrov, en raison du pacte germano-soviétique. Il s’installe alors à Moscou, le 8 Novembre 1939. Il y passe toute la guerre. Le 20 Janvier 1944, il est reçu par la délégation de la France libre à Moscou. Il prétend à cette occasion être resté « à son poste de combat », en France, jusqu’en Mai 1943 et demande à rejoindre Alger. Charles De Gaulle répond quelques semaines plus tard que la condamnation de Maurice Thorez pour désertion garde force de loi. Le 6 Novembre 1944 quelques jours avant le voyage de Charles de Gaulle à Moscou, Maurice Thorez bénéficie d’une grâce individuelle et rentre en France le 27 Novembre. Il reprend immédiatement la tête du Parti Communiste.

La seconde rue porte le nom de Jacques Duclos.

Agé de plus de 40 ans au début de la guerre, Jacques Duclos n’est pas mobilisé, mais il quitte la France dès la dissolution du Parti Communiste, en Septembre 1939, en raison du pacte germano-soviétique, et s’installe à Bruxelles, au siège de l’Internationale. Il y demeure sur ordre de Moscou jusqu’en Juin 1940, date à laquelle il rentre en France pour tenter d’obtenir de l’occupant nazi la reparution de l’Humanité. Les Allemands sont favorables à cette demande qui est finalement refusée sur pression du Gouvernement du Maréchal Pétain. Il reprend à Benoît Frachon la tête du PC en France et dirige les éditions clandestines du Parti Communiste, dont le ton est essentiellement anti-impérialiste, anti-anglais, anti-Pétain, anti-De Gaulle et anti-Blum. Il faut attendre Juin 1941, l’invasion de l’URSS par les nazis et la rupture du pacte germano-soviétique, pour que Jacques Duclos réserve enfin ses attaques à l’Allemagne.

Dans son édition clandestine du 1er Juillet 1940, l’Humanité publie une condamnation de l’appel du 18 Juin : « Le Général De Gaulle et autres agents de la finance anglaise voudraient faire se battre les Français pour la City. ». Le 1er Mai 1941, elle flétrit dans un même élan les Etats-Unis, l’Angleterre et Charles De Gaulle, qualifiés de « ploutocrates », d’ « impérialistes », de « réactionnaires ».

A cet effet, il est nécessaire de modifier la délibération du Conseil Municipal en date du 4 Novembre 1980 n° 311 – visée en Préfecture de Vaucluse le 10 Novembre 1980, décidant le classement et la dénomination des voies de la Résidence « La Tourre », pour les deux appellations énoncées ci-dessus, et, de les remplacer comme suit :

Rue Honoré d’Estienne d’Orves – Verrières-le-Buisson, 5 Juin 1901 – Suresnes, 29 Août 1941 – (ex Rue Maurice Thorez).

Cet officier de marine rejoint Londres dès l’été 40. Il part en mission clandestine en France en décembre 1940. Dénoncé par un de ses hommes, il est arrêté en janvier 1941. Condamné à mort, il est fusillé, avec deux autres personnes, en août 1941, en représailles de l’assassinat d’un officier d’intendance allemand par un militant communiste. Honoré d’Estienne d’Orves était un homme de droite, sympathisant de l’Action française. Nationaliste, il est allé au bout de son devoir et de son amour pour la France.

Rue Pierre Brossolette – Paris, 25 Juin 1903 – Paris, 22 Mars 1944 – (ex Rue Jacques Duclos).

Cet agrégé d’histoire est décoré pour son courage au feu avant la défaite de 40. Il entre en résistance dès le début de l’occupation allemande. Il crée de nombreux réseaux, va à Londres et en revient à de multiples reprises pour des missions dangereuses. Arrêté en février 1944, il n’est pas immédiatement identifié. C’est chose faite en mars et il est alors transféré au siège de la gestapo à Paris. Torturé, il parvient à se jeter par la fenêtre de la salle d’interrogatoire.

Il meurt dans la nuit de ses blessures.

Pierre Brossolette était un homme de gauche, franc-maçon, membre de la ligue contre l’Antisémitisme, militant de la SFIO, ancien candidat Front Populaire aux législatives de 1936. Socialiste, il est allé au bout de ses convictions et de son idée de la France. »

Michel Janva

Si seulement d’autres villes suivaient cet exemple salutaire !

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