( 25 avril, 2014 )

Recherche sur les cellules souches : l’obscurantisme de l’Etat

 

Communiqué du Dr Dickès :

« Le 1er septembre 2011, le Pr Luc Douay de l’hôpital Saint-Antoine (Université Pierre et Marie Curie) annonçait au monde avoir mis au point des globules rouges à partir de lignées de cellules souches provenant du cordon ombilical des nouveau-nés. Cette découverte d’un intérêt mondial aurait pu faire de notre pays un véritable phare de la transfusion sanguine et de la réanimation sans parler de l’intérêt économique que la France aurait pu en tirer. Il va de soi que les publications de ce genre de travaux passent par des revues spécialisées qui filtrent et étudient de près ce genre d’articles car elles engagent leur crédibilité. Il s’agissait en l’occurrence de Blood (sang en anglais) qui est la référence en la matière.

Or nous venons d’apprendre que les lauriers vont aller ailleurs. Pourquoi ? La dernière issue de Médecine Hospitalière de ce jour 21 avril, la Fondation Welcome Trust – Marc Turner et ses collaborateurs de l’Université d’Edinbourg-annonce que dans deux ans elle va fabriquer du sang artificiel à l’échelle industrielle à partir de sang du cordon ombilical. Tout simplement en suivant la piste déterminée par le Pr Douay et publiée dans Blood. Les trois premiers receveurs sont annoncés.

Il s’agit-là d’un scandale et d’un terrifiant camouflet sur le plan psychologique et économique pour la France. Pourquoi l’éclair de génie du Pr. Douay il y a trois ans, n’a pas été suivi du coup de tonnerre qui nous tombe d’Ecosse ? Il n’y a cinquante explications. C’est faute de crédit que le Pr. Douay n’a pu aller au-delà d’une découverte qui révolutionnait le monde chirurgical et de la réanimation. Pourquoi ?

La raison est simple. Pour des raisons idéologiques le gouvernement de Sarkozy a toléré et Hollande encouragé les recherches sur les cellules souches embryonnaires. On en est là : tuer des embryons pour le plaisir pour s’opposer à la morale catholique. En effet, le Conseil de l’Europe refuse de breveter tout ce qui concerne les recherches sur l’embryon. Voie de garage définitive de cette piste de recherche dont le grand prêtre est Peschanski payé par le Téléthon, le Généthon, l’Inserm et l’Europe pour l’explorer. Les sommes colossales englouties dans ce sens aurait dû se porter par exemple sur les travaux du Pr Douay.

Une autre raison est que pour les mêmes raisons idéologiques, l’Etat a interdit au privé de stocker des cordons ombilicaux. Alors qu’il était lui-même incapable d’en créer suffisamment. Nous en sommes actuellement au tiers par rapport à un pays comme l’Espagne. Or demain chaque enfant né à ce jour aura besoin un jour ou l’autre du sang de son cordon qui n’aura pas été stocké grâce à Marisol Touraine, ministre de la santé reconduite et bien sûr Hollande à la tête d’œuf Kinder (en ce temps de Pâques) mais dont les surprises inclues sont bien mauvaises. »

( 20 avril, 2014 )

Libérer le génie français : à la « Une » du n° d’avril de Politique magazine

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Au Sommaire de ce numéro d’avril (128) : SOMMAIRE AVRIL 2014.jpg

Voici l’Editorial de Jean-Baptiste d’Albaret, Rédacteur en chef : Pour une vraie victoire…


Pour une vraie victoire

A l’heure de boucler ce numéro de Politique magazine, le second tour des élections municipales n’a pas encore eu lieu. Mais il y a fort à parier qu’il confirmera les tendances apparues au premier tour.

Selon le jeu de bascule habituel de nos institutions, ces élections, dites « intermédiaires », ont confirmé le « vote sanction » contre la majorité socialiste que tout le monde prévoyait. Les listes de gauche au premier tour n’ont rassemblé que 43% des votes, contre 48% en faveur des listes de la droite et du centre et 7% pour les listes du Front national limitées aux seuls endroits où il a pu se présenter. Au soir du premier tour, des bastions du socialisme municipal comme Niort, Limoges, Quimper, Roanne, Dunkerque, Angoulême ou Amiens sont ébranlés ou d’ores et déjà perdus. Le scrutin final tournera-t-il à la débâcle pour le parti de la rue de Solférino ? Dans de nombreuses communes gérées par les socialistes, la droite est en position de force. C’est le cas à Angers, Caen, Pau ou Toulouse. Mais l’UMP a le triomphe modeste : nombreuses sont les villes où ses listes devraient composer avec un Front national au plus haut. Sa prudente stratégie du « ni-ni » en cas de triangulaire ou de quadrangulaire pourrait lui coûter encore plus cher que celle du « front républicain » dont ses sympathisants ne veulent plus entendre parler.

rassemblement bleu marine.JPGC’est une des principales leçons de ces élections municipales. Partout où il était présent, le parti de Marine Le Pen a démontré ses capacités à s’implanter localement. Sa victoire à Hénin-Beaumont en est un symbole fort. Résultat d’un long travail d’ancrage local et militant, ce retentissant succès pourrait en appeler d’autres. Les scores élevés obtenus par les listes labellisées « Front national » et « Rassemblement bleu Marine » à Béziers, Saint-Gilles, Fréjus, Forbach ou Perpignan, prouvent leur capacité à jouer les premiers rôles. à Marseille, à Nice, à Toulon, elles ont même surclassé celles du Parti socialiste ! Et, là où il a dépassé les 10 %, le FN est en position d’arbitre et compliquera sérieusement, au-delà même des municipales, la tâche de l’UMP. « C’est la fin d’un mouvement de balancier automatique qui faisait passer les Français d’un camp à l’autre », s’est félicitée Marine Le Pen.

Toujours est-il que, si la droite semble en mesure de reprendre à la gauche quelques grandes villes et de conserver la plupart de celles qu’elle détenait et qui semblaient menacées, que si le Front national obtient une représentation accrue dans les conseils municipaux, on ne peut cependant parler de vague bleue. Il n’y a pas, en apparence, de bouleversement spectaculaire du paysage politique. Et, encore moins, des tendances électorales. Car, avec plus de 36% des électeurs inscrits restés chez eux, le « premier parti de France » reste le « parti des abstentionnistes ». Sa progression continue, d’élection en élection, marque une défiance de plus en plus grande des Français vis-à-vis de la classe politique. Même, et les commentateurs feignent de s’en étonner, au niveau local ! Ce n’est pas le spectacle pitoyable des combinaisons électorales de l’entre-deux tours qui les fera changer d’avis…

abstention schtroumpf.jpgIl apparait donc clairement qu’un certain système démocratique est en crise. Abstentions et votes pour les listes « anti-système » en témoignent. Le problème de la représentation des Français se pose avec de plus en plus d’évidence. Plus seulement à l’échelon national, mais aussi, quand les partis s’en mêlent, au niveau local. Il faudra bien, un jour, en tirer toutes les conséquences.

Ce jour peut venir assez vite. Les élections européennes en mai sonneront le glas d’une certaine façon de faire de la politique. La sanction sera encore plus terrible qu’aux municipales. Au point qu’Hollande et les siens cherchent des solutions pour se garer des conséquences. En vain et quoiqu’ils fassent. L’heure est venue de penser un projet national sérieux.

( 5 avril, 2014 )

Assassinat du président Habyarimana, jeu trouble de Washington, enquête du juge Trévidic : clés de compréhension et d’explication.

Texte de Bernard LUGAN, de « L’AFRIQUE REELLE »- BP 45, 42360, Panissières

Le 6 avril 1994, l’avion transportant deux présidents africains en exercice, MM. Juvénal Habyarimana du Rwanda et Cyprien Ntaryamira du Burundi était abattu par un missile[1]. Aucune enquête internationale ne fut ouverte afin d’identifier les auteurs de cet attentat qui fut le déclencheur du génocide du Rwanda[2].

Les Etats-Unis à la manoeuvre

 

Mis en place au mois de mai 1995 après sa création au mois de novembre 1994 par le Conseil de sécurité de l’ONU avec compétence pour la période allant du 1er janvier au 31 décembre 1994, le TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda) fut installé à Arusha, en Tanzanie.

Dès le début, les Etats-Unis d’Amérique firent pression afin que l’attentat du 6 avril 1994, pourtant totalement inclus dans les limites chronologiques imparties au TPIR, soit écarté de son champ d’investigation. Avec une grande constance, tous les Procureurs qui se succédèrent à la tête de ce tribunal respectèrent cette étrange exclusion. Le TPIR spécialement créé pour juger les responsables du génocide, refusa donc de rechercher les auteurs de l’acte terroriste qui en fut la cause (!!!).

L’insolite attitude des Etats-Unis pose d’autant plus problème qu’en 1995, il ne faisait alors de doute pour personne que les auteurs de l’attentat du 6 avril 1994 étaient ces « Hutu extrémistes » tant de fois dénoncés par les ONG américaines. Pourquoi les Etats-Unis étaient-ils donc opposés à ce que la responsabilité de ces derniers dans l’attentat qui déclencha le génocide du Rwanda soit officiellement mise en évidence par une enquête du TPIR? La réponse à cette question est peut-être que les services de Washington savaient déjà que l’attentat n’avait pas été commis par les « Hutu extrémistes »… En interdisant au TPIR de mener l’enquête sur l’assassinat du président Habyarimana, les Etats-Unis protégèrent donc de fait ceux qui, en détruisant en vol son avion, permirent au FPR (Front patriotique rwandais), mouvement essentiellement tutsi totalisant de 10% à 15% de la population, de s’emparer militairement d’un pouvoir que l’ethno-mathématique électorale lui interdisait de conquérir par les urnes. Un retour en arrière est ici nécessaire.

 

Washington qui avait décidé de créer un fort pôle d’influence en Afrique centre-orientale, fit de l’Ouganda le pivot de sa stratégie dans cette partie du continent. A partir de ce pays, les Etats-Unis armèrent et conseillèrent le FPR qui, depuis octobre 1990, menait la guerre contre le Rwanda. Ils lui fournirent une aide diplomatique et, par le biais d’ONG liées à leurs services, ils montèrent des campagnes internationales de diabolisation du régime Habyarimana tout en présentant au contraire les hommes du général Kagamé comme des combattants de la démocratie.

 

Tant que François Mitterrand fut au pouvoir en France, ce plan de conquête du Rwanda fut mis en échec. Il réussit  en 1994 quand, à la faveur de la seconde cohabitation, une droite en partie atlantiste occupa l’Hôtel de Matignon.

Le 7 avril, une fois le président Habyarimana assassiné, le FPR reprit unilatéralement les hostilités violant ainsi les accords de paix d’Arusha. Le président Mitterrand fut alors partisan d’une intervention militaire française destinée à ramener le FPR sur ses lignes de départ et cela afin de sauver le processus de paix d’Arusha[3]. Comme le gouvernement de Monsieur Edouard Balladur y était opposé, le général Kagamé eut le champ libre pour conquérir le pays et au mois de juillet 1994 il fut le maître à Kigali.

 

A partir du Rwanda, les Etats-Unis préparèrent ensuite la seconde phase de leur plan qui était le renversement du maréchal Mobutu du Zaïre. En 1997, paralysée par les fausses accusations de complicité avec les « génocidaires » montées de toutes pièces par les services américains et qui avaient été relayées par la presse hexagonale, la France n’osa pas intervenir pour soutenir son allié zaïrois attaqué par une coalition ougando-rwandaise. Le Zaïre redevenu RDC (République démocratique du Congo) fut démembré et l’exploitation-pillage des richesses du Kivu par les sociétés-écran rwandaises débuta. La connaissance de cet arrière-plan est indispensable à la compréhension du dossier rwandais[4].

 

Les preuves contre le FPR s’accumulent

 

Revenons à l’attentat du 6 avril 1994. En 1998, saisi des plaintes déposées par les familles de l’équipage français de l’avion et par la veuve du président Habyarimana, le juge anti-terroriste Bruguière mena son enquête. Au mois de novembre 2006, il rendit  une ordonnance de soit-communiqué et mit en examen neuf personnalités très proches du général Kagamé, accusées d’avoir organisé ou perpétré l’attentat du 6 avril 1994. Ne pouvant poursuivre le chef de l’Etat rwandais car il était protégé par son immunité, le juge français demanda au TPIR de l’inculper. En vain.

 

La contre-attaque du général Kagamé se fit à travers ses puissants réseaux d’influence français et par le biais d’une presse qui ne cessa jamais de lui servir de porte-voix, notamment Libération et Le Figaro quand Patrick de Saint-Exupéry collaborait à ce dernier titre. Appuyé sur les uns et sur les autres, il tenta une manœuvre dilatoire destinée à discréditer le travail du juge Bruguière en prétendant que ce dernier aurait été influencé par des témoins dont les propos lui auraient été mal traduits ou qu’il aurait mal interprétés.

Cette argumentation qui fut reprise sans vérification par les médias ne correspond pas à la vérité car les témoins entendus par le juge Bruguière furent également auditionnés par le TPIR devant lequel la traduction simultanée (kinyarwanda-français-anglais) était faite par des traducteurs assermentés. Or, les procès-verbaux des audiences montrent que ces témoins firent aux juges internationaux les mêmes déclarations qu’au juge français. Avec une différence toutefois : ils déposèrent sous serment et en pleine connaissance des graves sanctions –dont l’incarcération à l’audience-,  qu’entraînait le parjure devant ce tribunal international.

 

Le juge Trévidic ayant succédé au juge Bruguière en 2007, de nouveaux éléments accablants pour les responsables de l’actuel régime de Kigali s’ajoutèrent peu à peu au dossier. Entre autres :

 

- Le jeudi 21 juin 2012, à Johannesburg, le général Faustin Kayumba Nyamwasa, ancien chef d’état-major de l’APR (Armée patriotique rwandaise), qui était en 1994 responsable du renseignement militaire du général Kagamé, affirma sous serment devant un tribunal, que ce dernier « a ordonné le meurtre du président Habyarimana»[5], confirmant ainsi les termes de l’ordonnance du juge Bruguière.

 

- Le 9 juillet 2013, la correspondante de RFI en Afrique du Sud, Madame Sonia Rolley, publia deux entretiens exclusifs, l’un avec le général Faustin Kayumba Nyamwaza, l’autre avec le colonel Patrick Karegeya, ancien chef des renseignements du général Kagamé, dans lesquels les deux hommes accusaient de la façon la plus claire ce dernier d’être l’ordonnateur de l’attentat du 6 avril 1994 qui coûta la vie au président Habyarimana.

Patrick Karegeya qui avait affirmé au micro de RFI qu’il était en mesure de prouver d’où les missiles avaient été tirés, fut étranglé dans sa chambre d’hôtel de Johannesburg le 1er janvier 2014.

Le général Kayumba et le colonel Karegeya demandaient depuis des mois à être entendus par le juge Trévidic. Ce dernier ne pourra donc plus interroger le second…Quant au premier, le juge doit se hâter de le rencontrer car il a échappé de justesse à une seconde tentative de meurtre le 4 mars 2014…

 

- En juillet 2013 puis en janvier 2014, Jean-Marie Micombero, ancien secrétaire général au ministère rwandais de la Défense et qui, le 6 avril 1994, était affecté à une section chargée du renseignement dépendant directement de Paul Kagamé, témoigna devant le juge Trévidic. Réfugié en Belgique depuis 2010 où il est placé sous protection policière, il a donné les noms des deux hommes qui, le 6 avril 1994, tirèrent deux missiles sur l’avion présidentiel. Il a également livré nombre de détails sur les préparatifs et sur le déroulement de l’attentat[6]. Ces déclarations recoupaient en les confirmant celles recueilles en leur temps par le juge Bruguière auprès d’autres témoins.

 

Pour le régime de Kigali, ces avancées du dossier sont terriblement destructrices et c’est pourquoi ses affidés ont reçu l’ordre d’allumer des contre-feux. La presse française est donc actuellement et une nouvelle fois à la manœuvre, n’hésitant pas à travestir les faits tout en continuant à réciter une histoire aujourd’hui obsolète.

La thèse fondant la « légitimité » du régime du général Kagamé, à savoir celle du génocide « programmé »  et « planifié » par les « extrémistes » hutu, a en effet volé en éclats devant le TPIR. Dans tous ses jugements concernant les « principaux responsables du génocide », tant en première instance qu’en appel, ce tribunal international a en effet clairement établi qu’il n’y avait pas eu « entente » pour le commettre[7].

Conclusion : si ce génocide n’était pas « programmé », c’est donc qu’il fut « spontané ». Et s’il fut « spontané », c’est qu’un évènement d’une exceptionnelle gravité poussa certains à le commettre. Nous en revenons ainsi à l’assassinat du président Habyarimana.

 

Que contient le dossier du juge Trévidic ?

 

La question de savoir qui ordonna l’attentat du 6 avril 1994 est donc primordiale. Voilà pourquoi, depuis des années, les services rwandais tentent d’enfumer la justice française, précisément parce qu’elle est la seule à enquêter sur cette affaire depuis qu’en janvier 1997, Madame Louise Arbour ordonna à Michael Hourigan de cesser ses investigations.

Quelques mois auparavant, cet avocat australien devenu fonctionnaire de l’ONU avait été personnellement chargé par Madame Arbour, Procureur du TPIR de septembre 1996 à septembre 1999, d’identifier les commanditaires et les auteurs de l’attentat du 6 avril 1994. Madame  Arbour voulait alors étayer l’acte d’accusation jusque là rachitique qu’elle était occupée à dresser contre les anciens dirigeants du régime Habyarimana afin de montrer que cet attentat avait été commis par des « extrémistes hutu » et qu’en le commettant, ces derniers avaient donné le signal du génocide qu’ils avaient programmé.

Or, sur place, à Kigali, menant son enquête, Michael Hourigan découvrit tout au contraire que les auteurs de l’attentat n’étaient pas des « Hutu extrémistes », mais des Tutsi du FPR… et il obtint même les noms de ceux qui auraient abattu l’avion du président Habyarimana sur ordre du général Kagamé. Il rédigea ensuite un rapport qu’il remit personnellement à Madame Arbour. A partir du moment où il lui fit ces révélations, cette dernière changea totalement d’attitude à son égard, devenant cassante, le sommant de mettre un terme à ses recherches et exigeant la confidentialité absolue sur ses découvertes. Le contrat de Michael Hourigan avec l’ONU ne fut pas renouvelé.

 

Bien que le TPIR ait refusé de le lui communiquer au  prétexte qu’il n’existait pas (!!!), le juge Bruguière obtint malgré tout une copie du « Rapport Hourigan ». Devant le juge, Michael Hourigan authentifia son texte et il en confirma la teneur.

Le capitaine sénégalais Amadou Deme, adjoint de Michael Hourigan et ancien numéro 2 du renseignement de l’ONU au Rwanda a confirmé à la fois les résultats de l’enquête à laquelle il avait personnellement participé et l’insolite changement d’attitude de madame Arbour à partir du moment où le FPR fut suspecté d’avoir assassiné le président Habyarimana.

 

Tous ces éléments ainsi que de multiples autres témoignages figurent dans le dossier d’instruction et ils pèsent naturellement plus lourd que les tentatives d’enfumage médiatique périodiquement faites par les services de Kigali à travers les journaux français. C’est pourquoi, au mois de novembre 2013, le juge Trévidic refusa le non lieu demandé par les avocats des personnalités rwandaises mises en examen par le juge Bruguière en 2006. Cette décision était parfaitement justifiée car :

 

1) Comment le juge Trévidic aurait-il pu faire autrement que de refuser le non lieu avec un dossier donnant, entre autres, le lieu du tir des missiles, les noms des deux tireurs et des membres de leur escorte, la marque et la couleur des véhicules utilisés pour transporter les missiles depuis l’Ouganda jusqu’au casernement de l’APR situé au centre de Kigali et de là jusqu’au lieu de tir à travers les lignes de l’armée rwandaise ainsi que le déroulé de l’action ?

 

2) Comment le magistrat instructeur aurait-il pu rendre un non lieu quand son dossier contient la preuve que l’avion présidentiel rwandais a été engagé par deux missiles dont la traçabilité a été établie ? Grâce à la coopération judiciaire de la Russie il sait en effet que ces deux missiles dont les numéros de série étaient respectivement 04-87-04814 et 04-87-04835 faisaient  partie d’un lot de 40 missiles SA 16 IGLA livrés à l’armée ougandaise quelques années auparavant. Or, Paul Kagamé et ses principaux adjoints furent officiers supérieurs dans l’armée ougandaise avant la guerre civile rwandaise et, de 1990 à 1994, l’Ouganda fut la base arrière, mais aussi l’arsenal du FPR.

 

3) Comment un non lieu aurait-il pu être envisagé quand, devant le TPIR, il fut amplement démontré que l’armée rwandaise ne disposait pas de tels missiles et que l’arme du crime était en revanche entre les mains du FPR ?

 

4) Comment le juge Trévidic aurait-il pu satisfaire à la demande exorbitante de non lieu alors qu’il sait que cette même armée rwandaise, paralysée par l’embargo sur les armes et la mise sous séquestre par l’ONU de son armement lourd et de ses hélicoptères, n’était pas en état de combattre et que ce fut le FPR qui reprit unilatéralement les hostilités car il savait qu’il allait gagner la guerre ?

 

5) Comment un tel non lieu aurait-il pu être justifié alors que, comme cela fut  largement démontré devant le TPIR, les forces du FPR qui n’attendaient qu’un signal pour lancer leur offensive préparée de longue date, reçurent l’ordre de marche depuis leurs bases de la frontière ougandaise dans la nuit du 6 au 7 avril, juste après l’annonce de la mort du président Habyarimana ?

 

Le général Kagamé va-t-il néanmoins réussir à faire enterrer le dossier ?

 

En dépit de toutes les pressions qu’il subit, il faudra bien que, tôt ou tard, le juge Trévidic face la balance entre les éléments que contient le dossier de l’assassinat du président Habyarimana.

Or, si le magistrat instructeur a bien entre les mains suffisamment d’éléments pour renvoyer les mis en examen devant la Cour d’Assises, tout va in fine dépendre du Parquet chargé de porter l’accusation à l’audience.

 

Nous voilà donc revenus aux réseaux d’influence que Kigali entretient en France et dont la mission est de tenter d’influencer le juge Trévidic pour que soit étouffé le dossier. En effet, et comme l’a dit Madame Carla Del Ponte qui succéda à Louise Arbour au poste de Procureur du TPIR : « S’il était avéré que c’est le FPR qui a abattu l’avion du président Habyarimana, c’est toute l’histoire du génocide du Rwanda qu’il faudrait re-écrire ».

Et de cela, les alliés, les soutiens et les obligés du général Kagamé ne veulent évidemment pas entendre parler.

 

Les éléments contenus dans cette analyse seront naturellement occultés par la presse française à l’occasion du vingtième anniversaire du début du génocide du Rwanda. Les journalistes paresseux continueront à réciter une histoire obsolète ; quant aux journalistes militants ils recopieront ou liront les fiches qui leur ont été remises par les agents de Kigali.

 

Bernard Lugan

03/04/2014

 


[1] Un premier missile rata sa cible.

[2] La « communauté internationale » se montra plus empressée quand il s’agit d’identifier les assassins de M. Rafik Hariri (2005), ancien Premier ministre libanais, et de Mme Bénazir Bhutto (2007), Premier ministre du Pakistan.

[3] Si une telle opération avait été décidée, il n’y aurait pas eu de génocide.

[4] Aujourd’hui,  à Washington, le général Kagamé voit son étoile pâlir en raison des accusations portées contre son régime par les défenseurs des droits de l’Homme.

[5] Après avoir rompu avec Paul Kagamé, le général Nyamwaza se réfugia en Afrique du Sud où au mois de juin 2010, il survécut par miracle à une tentative d’assassinat.  C’est à l’occasion du procès des six Rwandais qui tentèrent de le réduire au silence qu’il  fit cette déclaration.

[6] Voir à ce sujet l’interview donnée à Pierre Péan intitulée « J’ai assisté à la préparation de l’attentat qui a déclenché le génocide » (Marianne numéro du 28 mars au 3 avril 2014).

[7] A l’exception du jugement de Jean Kambanda, ancien Premier ministre condamné en 1998, après qu’il eut plaidé coupable contre la promesse d’une peine réduite, procédure qui de facto lui avait fait accepter l’acte d’accusation du procureur. Depuis, il est fermement revenu sur cette reconnaissance.

( 5 avril, 2014 )

EDITORIAL de Philippe SCHNEIDER n° 306 de LA LORRAINE ROYALISTE

Ces mois de Février et de Mars ont été dominés par la crise en Ukraine. Pour essayer de comprendre ce qui s’y passe, il faut d’abord se rappeler l’histoire récente de ce pays dont les frontières ont été fixées de manière totalement artificielles, ne correspondant pas à une réalité historique et englobant des populations très différentes. Il y a schématiquement dans les frontières officielles actuelles du pays 3 « ukraines » : La première, à l’ouest, qui fut possession de la Pologne et de la Lituanie et, pour une petite partie, de l’Empire Austro-Hongrois, de religion catholique romaine, économiquement plutôt agricole, dont les habitants parlent « ukrainien » est attirée logiquement par l’Europe occidentale. La deuxième, berceau de la Russie (née à Kiev), de religion catholique orthodoxe, économiquement industrielle, dont les habitants parlent russe, est attirée tout aussi logiquement par la Russie. Enfin, il y a la Crimée, territoire qui fut libéré de l’occupation turque au XVIII° siècle par l’armée russe et est restée russe depuis. Ce n’est qu’en 1954 – au cours d’un « banquet » dit-on – que Kroutchev, lui-même natif de ce pays, donna ce territoire à l’Ukraine, ce qui n’avait que peu d’importance à l’époque mais qui en a pris une grande lors de sa prise d’indépendance. La population se veut d’ailleurs russe et le fait savoir : devant la prise de pouvoir par la force de révolutionnaires à Kiev, elle s’est révoltée et a demandé son rattachement à la mère patrie, la Russie. C’est peut-être « illégal » selon le droit international (et cela peut se discuter) mais c’est légitime, beaucoup plus, en tout cas, que l’imposition de « l’indépendance » du Kosovo par la force du fait l’OTAN !  C’est logique, mais la logique n’a rien à voir avec la politique !

Les européens – mais en ordre dispersé sous couvert d’une pseudo « décision européenne » – soutiennent les révolutionnaires ukrainiens. Les USA aussi par leur argent, leurs conseils, leurs médias. La bataille qui fut livrée à Kiev fut sanglante, et pas seulement du fait des forces de l’ordre : il est même a peu près sûr que ce sont les milices armées des « manifestants » qui tirèrent les premiers à balles réelles contre la police. Ces groupes armés, idéologiquement des révolutionnaires néo-nazis, maintenant au gouvernement et qui furent soutenus par notre « saltimbanque  national », BHL, que l’on avait vu plutôt soutenir ces derniers temps des islamistes ! Le Président, certainement corrompu comme tous ses prédécesseurs et les autres dirigeants ukrainiens – y compris nombre des « révolutionnaires » -, incapable de résister, a commencé par se réfugier chez lui, dans l’Est, puis en Russie. On notera au passage qu’un accord fut signé entre l’opposition et le pouvoir sous l’égide des ministres des affaires étrangères d’Allemagne, de Pologne et de France. Il prévoyait l’organisation d’élections pour la mise en place d’un nouveau pouvoir. Les révolutionnaires ne le respectèrent pas, prenant le pouvoir par la force. Il est vrai qu’ils n’étaient pas sûrs de les gagner. Ils vont maintenant pouvoir réaliser des élections dont les résultats seront plus « encadrés », comme au lendemain de la « révolution orange ». Nous nous trouvons donc en  Ukraine aujourd’hui devant un gouvernement de fait, mais complètement illégal, sans aucune légitimité électorale ou historique, sinon la force brutale. C’est lui que les « occidentaux » reconnaissent !

Face à cela, chaque pays mène sa politique. Les Etats Unis poursuivent celle qu’ils ont toujours eu depuis la chute du mur de Berlin : tenter à tout prix de rabaisser la Russie pour éviter qu’un jour elle redevienne une grande puissance qui puisse lui faire peur. Ils soutiennent donc les Ukrainiens, mais sans que cela ne les engage trop loin car, après leur défaite en Irak, celle prochaine en Afghanistan, ils ne veulent plus intervenir dans cette région à laquelle, d’ailleurs, ils ne comprennent rien, se consacrant à l’Asie. De plus, ils ont besoin des Russes en Syrie et surtout  pour négocier avec l’Iran, pays avec lequel le Président Obama veut se rapprocher  comme le fait très bien remarquer dans un article remarquable et très instructif Gilles Varange dans le numéro 34 de la Nouvelle Revue Universelle. L’Allemagne, quant à elle, veut établir en Ukraine un pouvoir proche d’elle et espère pouvoir imposer son candidat, Vitali Klitschoko, ancien boxeur dont la fortune est en Allemagne. Elle espérait d’ailleurs que, sans la « révolution », il serait élu à la prochaine présidentielle, ce que les sondages prévoyaient. Mais tout espoir n’est pas perdu ! Aujourd’hui, elle soutien le nouveau pouvoir mais voudrait aussi rester en bons termes avec la Russie, qui est un grand partenaire commercial et industriel. Aussi, pour elle, les « sanctions » « européennes » doivent être symboliques sinon, gageons bien qu’elle ne les respectera pas ! La Pologne est en pointe, peut-être espère-t-elle récupérer à terme une partie de ses anciens territoires ? Le Royaume Uni est un peu dans la même position que l’Allemagne, lui pour ses intérêts financiers. L’Italie aussi pour son industrie et son commerce… La France, quant à elle, a son habitude, parle, parle beaucoup à tort et à travers, spécialement son ministre des affaires étrangères, qui ne semble même pas se concerter avec le Président ou les autres ministres, il est vraiment lamentable ! Il semble que nous sommes les seuls à ne pas avoir de politique, ne pas vouloir connaître nos intérêts, mais uniquement faire de l’idéologie, en fait suivre aveuglément la politique américaine, se faisant son porte parole au sein de l’Union Européenne. La France n’a pas de politique étrangère mais nous savons que la république n’en a jamais eu.

Que va-t-il maintenant se passer ? Il est probable, maintenant que la question de la Crimée est bien et justement réglée, que la situation va se stabiliser, chacun – Allemands,  Polonais, Américains, mais aussi les Russes – trouvant des alliés dans un futur gouvernement.

Bien entendu, comme toujours en politique, on peut craindre un « dérapage » initié par des groupes extrémistes :  les néo nazis ukrainiens, voir des groupes pro-russes dans l’Est.

La pauvre France ne fera que de la figuration avec un président qui parle beaucoup mais dont les discours ne sont pratiquement que reproduite en France grâce au système français de propagande. N’ayant pas d’objectif à long terme, contrairement à l’Allemagne et peut-être les Etats-Unis, nous sommes condamnés à perdre dans tous les domaines. En fait, à mon avis, nous aurions dû approuver le rattachement légitime de la Crimée à la Russie et proposer au Président Poutine de servir d’intermédiaire entre lui et les Ukrainiens. Cela aurait pu être une politique indépendante et utile pour les deux parties comme pour nous. Pour cela, il aurait fallu avoir une véritable politique étrangère française qui suppose deux choses : une indépendance nationale et une continuité, une vue à long terme de la politique à mener. Or, nous ne sommes plus indépendants et n’avons – et cela depuis que nous sommes tombés en république – pas de vue à long terme. C’est un des grands malheurs de la France !

Sous la monarchie, nous avions cette politique étrangère, nos Rois savaient quels étaient les intérêts de la France et des Français et ont ainsi réussi à créer la France mais aussi la fortifier dans tous les domaines. La révolution n’en finit pas de détruire cette réalisation formidable et elle est bien prête de voir enfin abouti le rêve de tous les révolutionnaires : la disparition définitive de la France.

Pourtant, elle vivra si elle le veut, si, nous, les royalistes, le voulons et prenons les moyens pour aider à restaurer le seul régime qui puisse la sauver : la monarchie royale représentée par son chef légitime, monseigneur le Comte de Paris, Duc de France.

( 5 avril, 2014 )

HUMEUR

 

Mauvais procès que l’on fait à Jean Francois Coppé? On a retrouvé des textes préparés sous le quinquennat précédent qui anticipent ceux d’aujourd’hui comme l’ABCD de la parité. En réalité cela fait des années que nous dénonçons la main mise sur l’école de quelques échappés de mai 68 qui sont maintenant complètement blets, pourris jusqu’à la moëlle et qui dictent ou plutôt qui imposent leur dictat sur la masse bêlante de pseudo éducateurs. Je pense en particulier au sinistre Philippe Meirieu, le gourou pathétique des pédagogues prédateurs. Ce triste sire gouverne depuis 1990 à la formation des maîtres. Enraciné dans la gauche verte la plus glauque, il est le parangon d’une école déstructurée où, je cite: »l’enseignant doit donc donner au sujet la possibilité d’exprimer ses propres projets individuels et collectifs. » De même, ce sont les cancrelats des LGBT qui font la loi et imposent depuis des années leur vision « sociétale » destructrice, et qui occupent avec la lâche complicité des politiques de tout bord tous les postes de décision. Ces soit disant experts auto proclamés se partagent les émissions de télé invités par des pitres comme Ruquier à qui ils servent de faire valoir. Verra-t-on, un père ou une mère condamné pour homophobie parce qu’il ou elle aura demandé à son fils de six ans s’il a une amoureuse sans penser qu’il puisse avoir un amoureux? Ces individus si attachés a l’égalité des sexes au point de vouloir bannir le sexe lui-même sont finalement ignobles. Leur combat égocentrique de défense de leur petite personne me donne envie de vomir: eux ils mangent à leur faim, alors qu’on parle de 2 600 000 enfants qui seraient en dessous du seuil de pauvreté et ces malheureux se moquent bien que zazie ait deux zizis, chose qui préoccupe ces bourgeois nantis qui pullulent au Marais.

Du Pape.

Non je ne vais pas refaire du Joseph de Maistre, encore que ce grand contre-révolutionnaire serait à relire aujourd’hui, mais je me suis intéressé à la flopée d’articles parus sur le Pape François ces derniers temps. De Valeurs Actuelles, au Figaro ou le Courrier International. Dans cette dernière revue, habituellement ramassis de gauchistes tous acquis à la lobotomisation des masses mondialisées, j’ai trouvé un article intéressant de Karim Émile Bitar journaliste à l’Orient-LeJour de Beyrouth. A propos du Pape, il cite cette phrase de Søren Kierkegaard : « il est urgent de remettre un peu de christianisme dans la chrétienté. » C’est somme toute ce que fait le Souverain Pontife quand il rappelle à longueur d’homélies ou au cours de ses audiences les vertus évangéliques de pauvreté, d’écoute des autres, ou la doctrine sociale de l’Eglise en unité avec Jean Paul II, bien

loin de la pensée libérale et individualiste qui imprègne les sociétés anglo-saxonnes héritières des errances théologiques des Luther ou Calvin, véritables pères des pseudo Lumières. Certes je remonte loin, mais Maurras nous bien appris à toujours rechercher les causes morales ou idéologiques de la décadence d’aujourd’hui. Il nous a mis en garde très tôt contre l’esprit germanoluthérien dont est issu par exemple le tribunal international de La Haye, comme si la justice était de ce monde. A la justice biblique qui demande qu’on lapide la femme adultère, Jésus dit que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre. C’est là encore ce que dit le Pape quand il avoue « je suis un pécheur » ou « qui suis-je pour juger ? » Et souhaitons que son charisme transforme nos

sociétés sécularisées pour qu’elles retrouvent le sens de la Transcendance.

Serge Dassault

 

Enfin les socialos respirent: Serge Dassault va pouvoir être jugé, ils ont obtenu une levée d’immunité parlementaire! Vous comprenez, ce vilain personnage a acheté les voix de ses électeurs, comme Tiberi et comme tant d’autres, directement ou indirectement par les pratiques népotiques de beaucoup d’élus. C’est si grave que ça? C’est qu’ils ont compris ce qu’était la démocratie: de la merde! D’ailleurs les tripatouillages de carte électorale faits systématiquement par les service du ministre de l’intérieur quel que soit son bord nous le prouvent aisément. Mettre un peu plus d’électeurs socialistes dans les cantons réputés de « droite » n’est-ce pas se foutre des Français ? La seule chose qui compte est de garder une majorité au sénat! Dehors ces prévaricateurs! dehors la canaille démocrassouillarde!

Jean Antoine ROSECCHI

( 5 avril, 2014 )

Discours de Paul LUPORSI à la fête des Rois de Nancy

Chers amis,

 

Philippe m’a demandé d’être court ! Je vais essayer! Cette année encore verra deux élections, les européennes et les municipales. Si les premières m’indiffèrent complètement, les secondes sont les seules qui trouvent grâce à nos yeux, mais elles sont malheureusement entachées de politique politicienne qui dénature leur caractère local. Aussi, permettez moi de vous montrer quelque chose, regardez bien ceci est ma carte d’électeur. Je ne l’ai pas encore déchirée et j’ai honte de mon aliénation. Car oui, nous sommes aliénés par ce torchon qui nous tient prisonniers de la fange républicaine. Nous croyons tous en une plus ou moins hypothétique bonne élection! Nous pensons voter pour le moins mauvais car nous avons tous peur de laisser le pouvoir aux destructeurs de la Patrie et pourtant rien n’arrête la descente aux enfers de ce pays qui fut le phare du monde. Alors il faut prendre conscience que lorsque nous donnons notre main à la démocratie en allant voter, elle nous dévore le bras et nous englue dans les miasmes fétides de ses marigots pourris où nagent à l’aise tous les politiciens véreux  avides des prébendes de la république. Vite sortons de ce chaos!  Souvenez vous , je vous citais il y a quelques temps ce mot de Baudrillard qui, reprenant un slogan malheureusement oublié de mai 68: élections, piège à cons!, nous affirmait que la plus grande peur de ces politicaillons, énarques décérébrés, ou idéologues de tout poil c’est que nous ne voulions plus de ce prétendu pouvoir des urnes. D’ailleurs les français n’y croient plus et les abstentionnistes nous montrent l’exemple. Mais ce sont de mauvais citoyens, nous dira-t-on!.

 

Justement je ne veux plus être citoyen. D’ailleurs ce mot me hérisse, écoutez-les ces journaleux dispensateurs de la bien pensance quand ils annoncent la gueule mielleuse et suffisante telle ou telle attitude citoyenne! Et malheur à nous si nous osons ricaner devant la bêtise crasse de ces entreprises d’amollissement généralisé sous la houlette des chantres des droits de l’homme , de prétendus artistes d’avant garde, de pseudo intellectuels dévoyés ou les nervis de l’ecologie. Et puis  nous entrons en 2014, qui va célébrer en une commémoration de plus, le centenaire de la grande guerre qui fut par l’impréparation coupable des gouvernements d’alors, une boucherie innommable, qui a décimé les familles, englouti tout un pan de l’intelligence française et  laissé les mains libres à des Clemenceau pour assoir définitivement la république, celle des cimetières! Comme la révolution s’est assise sur les charniers de Vendée, ou les corps décapités des victimes innocentes de la barbarie jacobine!

1918 ou la victoire volée aux 1 500 000 morts, ces pauvres bougres qui montaient  se faire hacher par les mitrailleuses et l’artillerie ennemie. Au lendemain de ce carnage, il y eut une divine surprise: la chambre bleu horizon! Tout était possible ! La victoire des ligues patriotiques auguraient un renversement de tendance; on a même vu des députés royalistes dont le plus célèbre fut Léon Daudet. Et le bilan? Le front populaire, la honteuse défaite de 1940 et la revanche de la république en 1945 avec les exécutions sommaires, les assassinats, car, çà, la république sait faire! D’ailleurs, Daudet, battu en 1924, a eu ces mots amers: « à l’heure où j’écris le peuple français environné d’inimitiés, trompé, ruiné, écrabouillé par le fisc, et qui voit revenir la guerre à la suite de l’évacuation criminelle de Mayence, tourne vers la chambre des députés des regards de haine. Elle est pour lui la nouvelle Bastille, l’antre d’où souffle le malheur, et le signe de sa servitude à six cents farceurs, menteurs, truffeurs  et pillards. C’est bien ainsi que je le voyais, en le quittant pour ne plus y revenir, ce baroque dépotoir de lâchetéś d’incapacités et d’idées fausses, où j’avais usé, en vain, quatre ans et demi de mon existence. Mon échec du 11 mai 1924 fut ainsi, pour moi, une délivrance. » Ce texte fut écrit en 1933, un an avant le 6 février 34 qui a vu l’échec définitif des ligues, confirmé le déclin de l’Action Française et annonçait le triomphe de la gauche divine, celle de la fête à Neu Neu, du temps des cerises, des congés payés et de la grande partouze citoyenne qui se continue en Paris plage ou en gay pride, et qui s’est temporairement écroulée dans des lendemains qui déchantent et les longues colonnes d’anciens fêtards qui fuyaient tout au long des routes l’impéritie de ces incapables. Attention demain, il ne pourrait bien nous rester que le refuge mortel du le camp des saints conclusion certaine de la volonté de ce gouvernement de saper toutes les bases de la société traditionnelle française comme le montre ce dernier rapport sur l’intégration qui reste malgré les lâches démentis des pervers qui nous gouvernent la base des réflexions sur ce sujet.

 

Ainsi, il y a deux ans je vous demandais de militer, militer pour chasser ces polichinelles ridicules, aujourd’hui je vous redis de militer mais en ciblant non ces déchets grandiloquents qui briguent vos suffrages pour mieux vous berner pour ne pas utiliser de mots plus vulgaires, mais en étant de véritables anarchistes qui disent non à tout, je dis bien tout. Rien de ce qu’à établi depuis plus  de 200 ans la république ne doit trouver grâce  à vos yeux. Il faut se montrer impitoyables, car la France celle dont nous ne ferons jamais le deuil, est morte le 21 janvier 1793. C’est   Albert Camus qui nous le rappelle, dans ces quelques lignes ressorties par le salon beige de l’Homme Révolté:  » le 21janvier, avec le meurtre du Roi-prêtre, s’achève ce qu’on a appelé significativement la passion de Louis XVI. Le jugement du roi est la charnière de notre histoire contemporaine. Il symbolise la désacralisation de cette histoire et la désincarnation du Dieu Chrétien. Dieu, jusqu’ici, se mêlait à l’histoire par les rois. Mais on tue son représentant historique, il n’y a plus de roi. Il n’y a donc plus qu’une apparence de Dieu relégué dans le ciel des principes. »

 

Après l’assassinat de notre Roi, les usurpateurs utilisent nos héros que ce soit l’ humble poilu inconnu enterré sous le monument à la gloire du canonnier massacreur du 13 vendémiaire, ou les Peguy, Cochin, tombés sous les balles ennemies ou encore de ces méharistes qui protégeaient les caravanes des rézzous  de touaregs assoiffés de pillage et de sang comme aujourd’hui les soldats de l’opération Serval tentent de protéger les populations maliennes contre ces mêmes touaregs qui veulent ennoblir leurs désirs de mort au nom d’Allah. Ces usurpateurs ont même tenté de nationaliser Jeanne d’Arc.  Et à cause de cela il nous arrive de pactiser avec le diable, comme Maurras et l’union sacrée. Nous mettons nos principes dans la poche et notre mouchoir par dessus. D’ailleurs ces héros ne font même plus signe pour cette société avide de jeux et de spectacles.

 

« Que faire? » Demandait Lénine. Être contre ce qui est pour et pour ce qui est contre ce régime pour reprendre le leit-motiv des vieux anarchistes. Alors abstenez-vous de tremper votre bulletin dans les urnes car c’est dans le sang de Louis XVI que vous le trempez, faites campagne contre l’inscription des jeunes sur les listes électorales, soyez les troubles fêtes des kermesses républicaines comme ces jeunes royalistes qui se sont fait boucler le 11 novembre dernier pour avoir sifflé le chef de l’état, boycottez les commémorations, toutes, remettez en cause tous les poncifs de ce temps, les ayatollahs de l’anti racisme, le féminisme délirant des femens et des autres partisans de la théorie du gender. Dites aux goodyear que la principale cause de leur malheur est certes la finance apatride, mais aussi et surtout cette république déliquescente et que ce n’est pas un bulletin de vote qui les sauvera au contraire, et on peut multiplier à l’envi ces exemples de l’affaiblissement de la pensée et de l’action. N’hésitez pas a dire que vous êtes avant tout antirépublicain, d’abord ça choque les profiteurs de ce système et les pleutres qui ont peur du changement. Les révolutionnaires , aujourd’hui, c’est nous. Les camelots du roi en leur temps tâtaient de la prison, comme ces courageux jeunes dont je viens de parler, ayons ce panache! Certes nous sommes peu nombreux, nous sommes même pour certains esprits forts, ridicules, et pourtant nous sommes les seuls, par notre remise en cause radicale de ce système, à pouvoir être le ferment qui permettra à nouveau à un peuple d’être grand et fier. C’est la république dite française qu’il faut d’abord abattre! Et pour reprendre le mot de Maurras, tous les moyens sont bons!

( 5 avril, 2014 )

DISCOURS SUR LES ROIS

« Le sempiternel discours sur les monarchies en crise, ou l’art républicain de la diversion »

 

L’antienne est connue, les quelques monarchies subsistantes, qui sont tout de même encore au nombre de quarante-et-une dans le monde (15 en Asie, 3 en Afrique, 10 en Europe, et 13 au Proche-Orient pour être tout à fait précis) , forment depuis longtemps, et aujourd’hui plus que jamais une espèce en voie de disparition qui n’a plus rien pour mériter de se voir attribuer le label d’espèce protégée.

Tel le toréro avide du sang qui sera bientôt versé, la sémantique républicaine française aime à se repaître de cette certitude malsaine que son régime est le modèle universel dont tous devraient s’inspirer au plus vite, et au besoin par la force, dans les rares cas où notre politique étrangère et militaire en a encore les moyens.

La République entend donc contribuer au plus vite à mettre à mort ce qu’elle qualifie d’oripeaux contemporains insupportables et désuets de l’absolutisme, ainsi que ne se prive-t-elle pas de rappeler, elle a su le faire elle-même avec brio en 1792, puis à de nombreuses reprises au XIXème siècle, et pas toujours d’ailleurs avec succès pour ce qui a été de la suite des évènements, en 1848 et en 1870 en particulier.

Cette prétention s’accompagne également souvent d’une ironie qui se veut mordante au sujet des régimes qui ont encore l’idée saugrenue d’opter pour la forme monarchique au XXIème siècle.

 

Mais, quel que soit le ton plus ou moins agressif de ces propos, ils reflètent une double réalité profonde qui n’est pas très glorieuse :

*Lorsqu’elle veut donner l’alternative aux monarchies, pour reprendre un vocabulaire tauromachique, la République exprime en effet, une passion française tout ce qu’il y a de plus morbide (I).

*De même qu’elle a du mal à dissimuler le fait qu’elle manifeste à cette occasion une frustration tout ce qu’il y a de plus malsaine, qui est en général celle de tous ceux qui se sentent coupables d’un crime, et qui ont de très bonnes raisons d’éprouver ce sentiment pour le moins dérangeant (II).

 

DONNER L’ALTERNATIVE AUX MONARCHIES SURVIVANTES, UNE PASSION FRANCAISE  :

 

LA MISE EN JEU DU PRONOSTIC MONARCHIQUE VITAL,

 UN CABOTINAGE REPUBLICAIN :

 

-   Avec une pointe de condescendance fort mal placée quand on connaît la situation de déliquescence politique de notre pays, qui ne tient plus guère que par la solidité presque à toute épreuve de ses institutions gaulliennes, lesquelles sont comme par « hasard » imprégnées de monarchisme, notre classe politique, quelle que soit son obédience, et qu’elle occupe ou non le pouvoir, aime à se moquer de ce qu’elle appelle l’inutilité et l’archaïsme soit disant coûteux et dépassé des régimes monarchiques.

-   Pire que cela, nos hommes politiques aiment à gloser sur l’irrésistible déclin et la fin prochaine de ce qu’ils dénomment les confettis de la réaction et font passer pour des incongruités de l’Histoire, je peux parler des monarchies bien entendu.

-   A ce petit jeu des pronostics vitaux engagés, tous ou presque font la preuve de leur arrogance pour mieux faire oublier leur rare insignifiance, et ils n’hésitent pas, avec la complicité d’une presse à scandale graveleuse à souhait,  à voir dans chaque polémique frappant ces monarchies, la pseudo preuve de leur fin prochaine. Puisque, disent-ils avec aplomb, elles sont de plus en plus impopulaires, en particulier près de la jeunesse des pays concernés, sachant que cette jeunesse est toujours définie comme une qualité alors qu’elle n’est qu’un état, et qu’elle est systématiquement qualifiée sans aucun commencement de preuve de républicaine.

-   De ces comportements aussi stupides (parce qu’autocentrés sur la France) qu’ils sont indignes de ce qui reste de l’élégance à la française, c’est-à-dire pas grand-chose en vérité, les exemples sont légion ;

Qu’il s’agisse de dénoncer les turpitudes des monarchies européennes, voire membres de l’Union européenne, avec lesquelles tout notre personnel politique ne cesse pourtant de frayer, (tout en ne rêvant que d’une chose, être reçu par ces « despotes » en grande pompe, voire être décoré par eux, ou mieux encore, anobli) ;

Ou qu’il s’agisse de condamner comme d’habitude soit disant avec la plus grande énergie les potentats des monarchies plus ou moins exotiques, devant lesquels les mêmes ne cessent pourtant de « faire la danse du ventre », afin d’obtenir d’eux quelques gages, en pétro dollars le plus souvent, quitte à brader ce qui reste de notre patrimoine national historique immobilier, tout ce qui est mobilier ayant été dilapidé depuis longtemps par nos soins.

 

Voyons plutôt au travers de ces quelques exemples:

 

*En Europe, avec l’extrapolation systématique des difficultés rencontrées par  la monarchie britannique, avant de se rendre compte à chaque fois que sa solidité est à toute épreuve, et de tomber en pamoison à chacun de ses grands évènements marquants : car de la déification ridicule de la «  Princesse des cœurs » en 1997 au « Royal Baby » de 2013, en passant par le Jubilé de diamant de 2012, il n’y a qu’un pas, n’est-ce-pas ?

*Hors d’Europe maintenant, avec  l’exploitation non moins systématique des excès commis par certains monarques lointains, dont l’importance politique et surtout économique est providentiellement assez insignifiante pour pouvoir les critiquer à loisir, sans risquer de perdre de précieux investisseurs ou de juteux contrats commerciaux :

Exemple : le Lesotho ou le Swaziland à l’extrémité méridionale de l’Afrique.

Exemple : Tonga en Océanie.

 

LE PRONONCE DU VERDICT MONARCHIQUE LETAL,

UN CAMOUFLAGE REPUBLICAIN

 

-La question se pose donc de savoir pourquoi on s’empresse de dresser de telles caricatures, tout en prenant bien soin de choisir ses victimes qui ont d’ailleurs toujours tout de boucs émissaires faciles.

-La réponse est limpide une fois que l’on veut bien, ce à quoi les journalistes et autres commentateurs autorisés se refusent, à de rares exceptions près, traverser cet écran de fumée : concentrer ses attaques sur les monarchies, chose curieuse de la part d’une République qui se prétend naturelle et invincible, représente en effet un double avantage en termes de politique, ou plutôt pour la seule chose qui compte de nos jours, à savoir la fameuse et ruineuse communication politique, qui est aussi scandaleuse qu’elle est détestable et stérile ;

*D’une part, parce que cela permet effectivement de créer une diversion bien utile dans un pays qui n’a plus confiance en lui-même, et où surtout, les citoyens n’ont plus confiance en leur classe politique ;

*D’autre part, parce que cela évite à nos dirigeants épris de pureté républicaine d’avoir à s’expliquer sur les relations troubles qu’ils s’empressent d’entretenir avec certains dictateurs couronnés aux pratiques politiques, religieuses et financières tout simplement souvent criminelles.

-Voyons plutôt encore une fois au travers de quelques exemples ces deux cas de figures en général parfaitement complémentaires qui prouvent que la référence monarchique est donc parfois encore bien utile :

*Dans le premier cas, épiloguer sur les mœurs surannées ou scandaleuses à divers titres de telle ou telle famille régnante ou d’un ou plusieurs de ses membres, permet en effet de faire oublier celles de nos dirigeants qui n’ont rien à leur envier, c’est le moins que l’on puisse dire, tout en donnant à nos chers concitoyens drogués à la propagande bien-pensante l’occasion d’oublier pour un moment leurs difficultés quotidiennes et la bien piètre image qu’ils se font de leurs responsables politiques

*Dans le second cas, s’attarder à dessein sur les erreurs parfois bien réelles et condamnables de certains princes avec lesquels la France n’entretient pas de relations économiques stratégiques, permet d’amnistier par avance ceux qui investissent leur argent plus ou moins propre chez nous, qui rachètent à bas prix les fleurons de notre patrimoine, qui nous achètent nos armements (le Rafale excepté bien sûr…) et autres centrales nucléaires ou moyens de transport, ou qui placent leurs pétro dollars dans nos entreprises les plus essentielles à ce qui reste de notre souveraineté, sans même évoquer ces tristes sires du football…

-Décidément, la monarchie présente encore bien des atouts, n’en déplaise à ses contempteurs, aussi hypocrites qu’ils sont confrontés en secret à leurs contradictions…

 

DONNER L’ALTERNATIVE AUX MONARCHIES SURVIVANTES,

UNE FRUSTRATION FRANCAISE MALSAINE :

 

UN AVEU DE CULPABILITE HISTORIQUE :

 

-Tout pourrait peut-être se résumer ici à cette question : France, épouse mystique des Rois, qu’as-tu-fait des promesses de ton baptême avec le premier d’entre eux ?

-Plus rien, ou plus exactement, plus rien de bon de nos jours quand on a tout le loisir, ou plutôt le déplaisir d’observer ce à quoi notre malheureux pays en est arrivé, à force de désacralisation, de destruction systématique de nos traditions, de médiocrité, de trahison, et autres lâchetés petites ou grandes ; chaque nouvelle période politicienne donnant l’impression effrayante de creuser encore la tombe de notre antique Nation, là où on pensait naïvement que la précédente avait déjà atteint le fonds. Autant de constats qui rendent de plus en plus improbable l’hypothèse du sursaut, cette capacité que possédait de toute éternité la France à renaître de ses cendres encore chaudes.

-Quoique l’on puisse en penser, la cause profonde de ce reniement jamais complètement assumé est connue et réside dans le meurtre rituel du Roi un 21 janvier, un assassinat maintes fois récidivé du point de vue politique depuis 1793, au XIXème siècle d’abord, lorsque l’on s’est évertué à empêcher la réussite de la monarchie constitutionnelle sous toutes ses formes, au XXème siècle ensuite, lorsque la République a abandonné ce qu’elle avait su récupérer de la grandeur à la française. Un délitement parfaitement volontaire mais toujours soigneusement dissimulé derrière le paravent droit del’hommiste, et qui concerne aussi bien le fonds que la forme de l’exercice de ce qui reste de la puissance de l’appareil d’Etat.

-On comprend d’autant mieux alors que nos hommes politiques, se sachant renégats et traîtres à leurs pères, s’émeuvent autant du spectacle monarchique qui a su lui conserver autant les apparences de la grandeur. Une grandeur qu’il manifeste de manière insupportable aux yeux des médiocres par la force de la stabilité traditionnelle et identitaire. Autant de choses essentielles qui nous font aujourd’hui plus que cruellement défaut, jusqu’à pouvoir craindre un 1940 d’un nouveau genre peut-être pire encore que l’original, parce qu’il sera insidieux et aura tout de la faillite morale d’un autrefois grand pays qui ne méritera plus d’être sauvé en aucune façon.

 

UN AVEU DE CULPABILITE POLITIQUE :

-La cause semble donc entendue, notre Nation est coupable de haute trahison envers elle-même, qu’il s’agisse de ceux qui sont censés la représenter, ou de ceux qui la composent physiquement, ce peuple de France abâtardi.

-Mais, pour les premiers surtout, l’acte d’accusation mérite encore d’être complété sous le rapport de leur lien au phénomène monarchique, une grille de lecture du suicide à la français qui en vaut bien une autre, et qui loin d’être anecdotique, comme il est de bon ton de le proclamer dès que la monarchie est en cause, touche au contraire au plus profond de l’âme française.

*Que penser en effet au Proche-Orient de notre complaisance, pour ne pas dire plus, envers le Qatar, les Emirats arabes unis et pire que tout, l’Arabie saoudite ? Tout juste les autorités françaises, toujours promptes à donner des leçons démocratiques à la terre entière et à commettre erreur sur erreur en politique étrangère (cf les pseudos printemps arabes), ont-elles ainsi élevé la voix contre l’émirat de Bahreïn, alors même qu’elles faisaient tout pour livrer l’Afrique du Nord et la Syrie aux islamistes.

*Que penser ensuite justement en Afrique de notre relation ambigüe envers la monarchie chérifienne, entre complaisance et intolérance de propos ? Alors que par ailleurs, nous avons dit que la France n’est pas comptable de son mépris envers les enclaves  monarchiques sen Afrique du Sud, le tout après avoir détruit de manière inconsidérée toutes les monarchies traditionnelles lors de la colonisation.

*Que penser également de notre attitude bien peu regardante en Asie à l’égard des sultanats, alors que nous nous gargarisions de la chute de la monarchie népalaise, et que nous approuvons sans mot dire l’annexion de la théocratie tibétaine par notre partenaire commercial inégal chinois ? Le tout, sans même évoquer notre appétence pour la condamnation des relents du militarisme impérial japonais, sans guère de recul et de bon sens là encore.

*Mais que penser enfin et surtout de notre relation plus ou moins intime aux monarchies européennes, sans même évoquer cette incongruité que représente la Principauté d’Andorre (laquelle est en réalité la onzième monarchie du Vieux continent, ce qui porte le total des monarchies à quarante-deux dans le monde) dans notre République interdisant en théorie toute contestation monarchiste ?

°A commencer par notre exploitation éhontée des difficultés présentes des Bourbons d’Espagne, qui résonne comme un vieux compte dynastique à régler avec notre conscience, en oubliant au passage tout ce que Juan Carlos a fait pour la démocratie depuis 1975.

A poursuivre par notre fréquentation bien trouble des monarchies banquières qui nous sont frontalières, la récurrence de nos coups de menton moralisateurs ne donnant guère le change (SIC) quand on pense à Monaco et au Luxembourg.

°A continuer  par notre attitude étrange envers la Belgique, à  la partie francophone de laquelle on ne pourrait que déconseiller de se rattacher à notre République qui n’a plus de grande que le nom.

°A compléter par notre dénonciation constante des turpitudes du Vatican, qui a le tort d’incarner tout ce que nos élites veulent achever de détruire.

°A terminer, et ce sera le mot de la fin de ce Discours des Rois en hommage au film éponyme ou presque, par notre relation bien peu cordiale en définitive avec la monarchie des Windsor, qui a elle certainement le tort d’incarner tout ce que nous n’avons pas su ou voulu sauvegarder chez nous et en nous, ce petit supplément d’âme qui fait si cruellement défaut et à la France et aux Français.

Jean-François GICQUEL

( 5 avril, 2014 )

FRANCE CHERCHE HOMME D’ETAT

 

Le Président a parlé à la presse. Que peut-on en espérer ? Pas grand-chose ou moins que rien. Pourquoi ? Parce qu’il y a forts risques qu’il échoue dans ce qu’on aimerait lui voir réussir : la relance de la croissance et pour cela une « mobilisation de tous », ou une réforme territoriale heureuse. Et parce qu’il y a de gros risques qu’il mène à bien certaines réformes porteuses de nouvelles dérives : le projet sur la fin de vie, par exemple. La crainte est donc double que l’Etat continue de faire mal ce qui est bien, et bien ce qui est mal. Autrement dit que les mêmes hommes, avec leurs mêmes référentiels idéologiques, soient toujours aussi inefficaces à servir la France et si malfaisants dans leurs projets sociétaux, et cela en dépit du « tournant » annoncé. Mais faut-il s’illusionner d’un tournant quand on est sur la mauvaise route et dans la mauvaise direction ?

Qu’est-ce que cette social-démocratie dont se revendique désormais le chef de l’Etat ? le renoncement à des errements qui ont aggravé l’affaissement de la France ? A voir, mais il n’y a rien dans les annonces du chef de l’Etat qui le laisse à présager. Faut-il y déceler la volonté de donner la priorité à la recherche du compromis entre partenaires sociaux, à la façon dont fonctionna longtemps le modèle allemand ? On verra bien, mais c’est sans compter sur des pratiques et des habitudes mentales qui en sont l’exact contraire. Comment ceux-là qui les ont toujours soutenues peuvent-ils être entendus quant ils exhortent à leur abandon ? Les égoïsmes particuliers, institutionnalisés par le substrat nominaliste de l’idéologie démocratique, ont sapé depuis belle lurette le concept même de Bien commun. De surcroît, qui pourrait, ici et maintenant, prétendre l’incarner ? Il y faudrait un chef d’Etat, pas un sectaire porté au pouvoir. Il y faudrait quelqu’un dont le devoir d’Etat ne soit pas saisi par le malsain calcul politicien des élections à venir. Faute de cet atout comment s’étonner que la nouvelle étiquette de social-démocrate déclenche, entre autres réactions négatives, des accusations de vouloir ratisser large électoralement ? Ce qui revient à distiller le venir du doute, de la méfiance, et à tuer dans l’œuf l’appel à la mobilisation universelle. Surtout quand celui qui le profère est si personnellement disqualifié.

L’absence de fédérateur véritable au sommet de l’Eta fait également craindre l’échec en ce qui concerne la réforme des collectivités territoriales. Pourtant comment, a priori, ne pas saluer l’intention de revoir de façon plus rationnelle le découpage des régions tel qu’il fut conçu en 1972 ? Plus profondément la question d’une vraie décentralisation est un bon chantier. Encore faudrait-il qu’il ne soit pas exclusivement fondé sur des impératifs financiers, mais soit conçu comme une libération à l’égard des féodalités actuelles, partisanes et idéologiques. Au total, « les Républiques sous le Roi » reste une formule qui n’a rien d’obsolète mais souligne la double nécessité de l’autorité en haut et des libertés en bas.

Jean-Pierre Chevènement, connu pour ses courageuses positions souverainistes vient cependant de formuler une idiotie monumentale : « Au-dessus de la droite et de la gauche, il y a la République, qui est le nom moderne de la France. C’est mon credo. » Pourtant il y aurait une façon juste de comprendre cette phrase. C’est un interprétant le mot République dans son sens étymologique, la res publica, la chose publique, la politique. Car la France, fille de la politique, ne pourra s’en sortir et survivre que par l’Etat. Mais lequel ? Comment concevoir une meilleure autorité étatique, forte en son domaine et consubstantiellement liée au Bien commun ? Ces questions que posent sans interruption les besoins français peuvent trouver leur réponse dans la conception royale de l’Etat. Le Cercle Vauban examine cette alternative dans la brochure qu’il vient de publier. Elle s’intitule : Une espérance pour la France : la monarchie *. Dans son avant-propos, SAR le duc de Vendôme écrit : « Je suis convaincu de l’utilité d’une telle réflexion, non pour un avenir lointain et incertain, mais pour envisager dès maintenant la nécessaire amélioration de notre vie collective ». Cette nécessité ne procède pas fondamentalement de la médiocrité des hommes qui nous gouvernent. Elle s’impose par le délabrement du système institutionnel actuel. Comme Jean Sévillia l’explique dans les conférences qu’il prononce partout en France en marge de la publication de son Histoire passionnée de la France, notre pays a toujours trouvé en lui-même les ressorts de ses sursauts. Ceux-ci ont été durables quand ils ont trouvé une traduction politique, c’est-à-dire institutionnelle. Un sursaut français est toujours possible. Prétendre le contraire est participer de la manœuvre subversive de démoralisation des meilleurs. Mais tout ce qui ressemble à un réveil français doit aujourd’hui avoir la lucidité et le courage de regarder en face la question politique. C’est par là que la France perd depuis trop longtemps. C’est par là qu’elle pourra gagner.

Bernard PASCAUD

Président de la

Restauration Nationale

 

*Cercle Vauban : Une espérance pour la France : la monarchie, avant-propos du duc de Vendôme, éditions Regalia, 118 pages, 8 € port compris. Chèque à l’ordre de Regalia, au Cercle Vauban, 1 rue de Courcelles, 75008, Paris.

( 5 avril, 2014 )

LES VEILLEURS DE METZ

Le printemps est là et le mouvement des Veilleurs reprend de plus belle dans toute la France, avec de nombreux événements en perspective !
Le prochain est un grand mouvement de veillées simultanées au niveau national : mardi 8 avril – à 21 h - sur la place d’armes pour la ville de Metz.
Thème proposé : Culture & Démocratie.

LES VEILLEURS DE METZ dans communiqués veill%C3%A9esimul

Alors qu’un gouvernement autiste, acharné à détruire nos valeurs et perdre l’âme de notre pays, envoie ses robocops brutaliser nos frères à Paris (vidéo ici), il est essentiel que la résistance s’amplifie dans toute la France, que notre peuple se lève tout entier contre ce pouvoir aussi vil qu’odieux.
Tôt ou tard il cèdera comme une planche pourrie sous le poids de notre grand mouvement pacifique !
Pour ce qui est de nos veillées à Metz, elles pourraient être encore plus attrayantes si nous disposions d’une sono. Il ne s’agit pas bien sûr de faire du bruit, mais d’avoir un fond musical pour nos chants et faciliter l’écoute des textes.
Quelqu’un aurait-il un groupe électrogène à nous prêter durant les veillées pour l’alimenter ?
De même la présence d’un guitariste (quelque soit son niveau) serait très prisée, ainsi que celle de n’importe quel autre musicien.
Si vous pouvez faire quelque chose pour nous aider, surtout n’hésitez pas à nous contacter.
 
En attendant, rendez-vous très nombreux mardi !
Montrons que les Veilleurs sont toujours bien là et que, parmi toutes les villes de France, Metz est un bastion de la résistance !
La chanson à bien réviser est celle du Temps des Veilleurs : vous pouvez téléchargez le mp3 ICI (clic droit pour enregistrer sous).

ON NE LÂCHE RIEN !
( 4 avril, 2014 )

CE JEUDI 10 AVRIL À PARIS, HALTE AUX PERSÉCUTIONS DES CHRÉTIENS !

  • Communiqué de l’AGRIF
Ce jeudi 10 avril à Paris, halte aux persécutions des chrétiens !

 Président de l’AGRIF, je suis également président de Chrétienté-Solidarité-Persécutions, et à ce titre , avec mes amis, le kabyle Mo-Christophe Bilek, le pasteur Saïd Oujibou, et le chaldéen irakien Elih Yako, je suis l’organisateur pour la quatrième année de la grande veillée de prière et de solidarité avec tous les chrétiens persécutés de par le monde.

Le soutien aux chrétiens persécutés, notamment en Orient islamique et en Extrême-Orient communiste est l’un des éléments constitutifs de notre identité historique, française et chrétienne. Cela remonte à Charlemagne et continue avec Saint Bernard, Saint Louis, Saint Vincent de Paul, Napoléon III, Charles de Foucauld, jusqu’à tous nos soldats tombés en Indochine ou au Liban.

Avec tous les responsables de l’AGRIF, j’appelle donc tous ses adhérents et amis à participer à cette veillée, chaque année plus importante.

Elle se déroulera dans l’alternance des appels de chrétiens français ou de témoins issus des chrétientés persécutées, des prières avec notamment le père Argouarc’h, les abbés Pagès, Ribeton, de Tanouärn, et le pasteur Saïd, des cantiques avec la chorale de Saint Ephrem et des chants avec le chœur Monjoie-Saint-Denis.

Le lieu choisi cette année est à l’ambassade d’Arabie saoudite, pays phare de l’islam où strictement aucune liberté religieuse n’est consentie aux non-musulmans, et où la peine de mort frappe les musulmans « coupables » de conversion au Christ.

Le jeudi 10 avril de 19h à 22 h,
Place du Général-Brocard, avenue Hoche (75017)
à 100 mètres de l’ambassade d’Arabie saoudite 

>> Toutes les informations sur le site de Chrétienté-Solidarité <<

 

Bernard Antony

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