( 26 avril, 2012 )

Fêtes de Jeanne d’Arc

DOMREMY-VAUCOULEURS

Pèlerinage traditionnel

organisé par Jean-Marie CUNY

12 – 13 Mai 2012

Samedi 12mai

-          19 h : Rendez-vous au bivouac sur le plateau de Notre-Dame de Beauregard au-dessus de Maxey sur Meuse (carte Michelin n° 62, pli 3) – Repas tiré des sacs.

-          20 h 30 : Veillée générale animée par les Guides et Scouts des IIème et IIIème Nancy.

-          21 h 30 : Complies.

-          22 h : Veillée / commémoration historique.

-          24 h : Extinction des feux.

Dimanche 13 mai

-          8 h 30 : Rendez-vous devant la maison natale de Jeanne d’Arc

-          9 h 30 : Etape à Notre-Dame de Bermont, puis chemin vers Goussaincourt, Montbras, Taillancourt…

-          12 h : Champougny : Messe selon le rite extraordinaire en l’église paroissiale. Repas tiré des sacs.

-          14 h 30 : Nouveau départ vers Sepvigny-Vieux, Astre, Châlaines, Vaucouleurs.

-          17 h : Arrivée à l’église de Vaucouleurs .

( 23 avril, 2012 )

Défilé en la mémoire de Jeanne d’Arc

LES 12 & 13 MAI 2012 – PARIS

 

à l’appel de l’Action française (CRAF et RN) et de l’association « Avec Jeanne », tous les Français sont appelés

à venir célébrer l’héroïne de la patrie

 

LE 12 MAI 2012

 

A Paris : ESPACE CLERY, 17 rue de Cléry 2° arrondissement.

14h : Ouverture des portes, accueil.

14h30 : table ronde LA POLITIQUE DE JEANNE D’ARC – Avec Guillaume de Tanouärn, Alain Bournazel et Jean-Pierre Maugendre

15h30. PAUSE dédicaces, buvette.

16h : table ronde VERS LA CRISE INSTITUTIONNELLE ! – Avec Hilaire de Crémiers, François Marcilhac, Olivier Tournafond, Frédéric Rouvillois, Yvan Blot

17h. PAUSE dédicaces, buvette.

17h30 : Grand Meeting d’Action Française L’ESPÉRANCE EST NATIONALE ! Avec Antoine Desonay, Eric Letty, Bernard Pascaud, Olivier Perceval, Jacques Tremolet de Villers.

Ont déjà confirmé leur présence pour des rencontres et dédicaces : Alain Bournazel, Xavier Cheneseau, Olivier Dazat, Jacques de Guillebon, Jacques Tremolet de Villers, Henry Le Bal, Dominique Paoli, Albert Salon, Axel Tisserand, Olivier Tournafond, Frédéric Rouvillois, David Mascré, et bien d’autres à venir.

De 14h à 19h. Espace Cléry 17 rue de Cléry – 75002 Paris Entrée 10 euros. 5 euros pour les étudiants, lycéens, chômeurs. Gratuit pour les étudiants de province www.actionfrancaise.net

 

LE 13 MAI 2012, CORTÈGE TRADITIONNEL

600 fleurs de lys

 pour les 600 ans de la naissance de Jeanne

 

Rassemblement à 10 heures Place de l’Opéra

En 1420, du temps de Jeanne d’Arc, le traité de Troyes décidait de faire fusionner la France et l’Angleterre. Cette Europe du XVe siècle abolissait notre souveraineté nationale. Jeanne d’Arc fit échec à ce « honteux traité ». Aujourd’hui, la souveraineté de la France est, une fois encore, insidieusement menacée, principalement par l’abdication nationale de nos oligarchies devant l’euro-atlantisme et le mondialisme. Pour nos libertés, les Français patriotes, par-delà la droite et la gauche, manifesteront dans la rue leur refus du renoncement national. Ce cortège, fondé par l’Action française en 1909 et maintenu depuis lors grâce à elle, est ouvert à toutes les organisations qui pourront défiler et déposer leurs gerbes en toute indépendance.

( 23 avril, 2012 )

Editorial de Philippe Schneider (numéro 291 de La Lorraine Royaliste)

Curieuse bataille électorale à laquelle nous assistons : les insultes volent, des accusations apparaissent, les propositions les plus folles ou inapplicables sont énoncées… chacun voulant faire des promesses pour essayer de récupérer quelques voix. Vous direz, c’est normal en période électorale, c’est vrai ! c’est aussi ce qui montre les limites de notre système politique.

Car, enfin, les candidats savent bien que 90 % des promesses qu’ils font ne pourront être tenues. Beaucoup d’électeurs aussi, d’ailleurs, qui assistent à la bataille comme s’il s’agissait d’un jeu finalement peu important car, de toutes façons – pensent-ils – rien ne changera. Et ils n’ont pas tort !

François Hollande veut renégocier le dernier et funeste traité européen nous enlevant encore un peu plus d’indépendance mais pas pour cela, simplement pour rajouter des articles sur la croissance et la politique sociale. L’Allemagne ne veut pas, donc cela ne se fera pas et notre candidat le sait très bien… De même chez Sarkozy qui annonce vouloir renégocier le vieux traité de Schengen. Bien entendu, il n’en a pas du tout l’intention (il ne l’a d’ailleurs pas fait depuis 5 ans). Il prend simplement peur que Marine Le Pen lui prenne trop de voix.

Tout n’est que de la tactique électorale. Il n’y a rien de vrai dans ce qu’ils disent, simplement parce qu’ils ne pourraient pas – même s’ils le voulaient – tenir leurs promesses électorales. Il en est de même pour Bayroux et même Mélanchon qui veut maintenant rester dans l’Union Européenne et garder l’Euro.

Pourquoi ne peuvent-ils rien faire ? Simplement parce qu’ils sont soumis aux directives européennes, à la loi de l’unanimité – et de plus en plus de la majorité, ce qui est encore plus dangereux – pour tout changement ou même adaptation. De plus, la pression de l’Allemagne et de ses affiliés est de plus en plus forte, du fait même de l’actuelle supériorité économique et politique.

Ils sont condamnés à faire la même politique à quelques nuances près et encore de moins en moins car l’Europe veut tout gérer. Ainsi, sur le plan des mœurs, il ne faut pas croire que Nicolas Sarkozy fera mieux que  Hollande : il devra obéir. Peut-être gagnerait-on avec lui quelques mois de répit… dans notre décadence. Et le Président actuel n’a pas  la ténacité et la volonté du premier ministre hongrois qui, cependant, devra sans doute lâcher du lest. Et encore, il est plus indépendant que nous, n’étant pas dans l’Union monétaire.

Pour moi, dans cette élection, le seul but serait de montrer que beaucoup de Français veulent redevenir indépendant, d’en terminer avec la monnaie unique qui nous mène à la ruine et de se retirer de l’Union Européenne. Si la France le faisait, cela ferait, on peut l’espérer, un choc salutaire car elle serait suivie par d’autres pays et l’on pourrait alors reconstruire sur des bases solides une alliance des pays européens. Donc voter pour un candidat prônant le retrait de la France déjà de l’Union monétaire européenne. Et le deuxième tour ne présentera aucun intérêt si nous avons réellement, comme il nous est « prédit » Nicolas Sarkozy et François Hollande au deuxième tour, ces deux faces de la même politique dictée de Berlin via Bruxelles.

Que l’on me comprenne bien, il ne s’agit aucunement de se faire d’illusions, le régime sait se défendre et sa politique néfaste se poursuivra. Mais il serait bon que beaucoup de Français montrent leur désaccord avec la politique menée.

Par ailleurs, contrairement à ce qui est dit partout ou presque, la crise économique que nous subissons et qui n’est que le résultat de notre crise politique et morale, comme l’a fort bien montré Hilaire de Crémiers lors de la conférence à Nancy, ne fait que commencer, le pire est certainement à venir. Il est donc probable – rien n’est sûr en prospective – que la politique menée actuellement par l’Union Européenne va totalement échouer avec une réelle possibilité d’éclatement de l’Union monétaire. Il faut donc s’y préparer.

Malheureusement, nos gouvernants – de la majorité comme de l’opposition officielle actuelle – ne voient, pour en sortir, que faire plus d’Europe comme si renforcer ce qui ne marche pas depuis 50 ans était la solution !!!

Retrouver l’indépendance de la France ne résoudra pas tous les problèmes, mais au moins cela permettra de ne plus dépendre de l’étranger pour notre vie. C’est une première étape mais elle ne résoudra rien si notre pays ne procède pas en même temps à un redressement politique, intellectuel et moral. Or, ce n’est pas possible dans notre régime politique. Il faut pour cela un réel pouvoir indépendant à la tête de notre pays, celui de notre Roi.

( 18 avril, 2012 )

Election, piège à con

2012. Ce n’est pas seulement l’année de la fin du monde chez les Mayas, ou le titre d’une superproduction à sensation signée Roland Emmerich, c’est aussi pour la France, nous apprennent les médias, l’année du changement. Changement par ci, changement par là, le changement c’est maintenant, etc… L’élection présidentielle de 2012 sera donc celle du changement. Les campagnes respectives des différents candidats ont le mérite de nous faire (plus ou moins, certes) rêver à un meilleur avenir malgré les crises successives qui ont secoué le monde et plus particulièrement l’Europe, grâce aux propositions réfléchies de nos candidats, rivalisant d’imagination afin de trouver les meilleures solutions pour amener au pays prospérité et stabilité. Vous vous en êtes aperçu, cette dernière longue tirade sonne un peu faux, n’est ce pas ? Quittons un instant le monde de l’idéalisme politique, pour venir à celui du réalisme : 2012 ne sera pas l’année du changement. Et pourquoi donc ? Pour quelques instants, entreprenons l’exploration, via cet article, des coulisses plus ou moins dévoilées de la campagne, afin de comprendre pourquoi le bulletin que vous déposerez dans l’urne ne changera rien à la donne.

 

La logique électoraliste des candidats

Au premier tour, on choisit, au second tour, on élimine. Rengaine bien connue des électeurs et des élus lorsqu’il s’agit de qualifier le mode de scrutin de l’élection présidentielle française, à savoir l’uninominal majoritaire à deux tours. So far, so good, comme disent les Américains : jusque là, ça va. Là où le problème commence à faire son apparition, c’est que cette logique a été tellement bien assimilée par les partis qu’elle laisse place à ce que messieurs Chevalier et Laspalès pourraient qualifier, à juste titre, d’une « sacrée connerie ». Eh oui, raisonnons. Si au second tour, on élimine, finalement, il n’y a pas besoin d’être bon : ce qui compte, c’est juste d’être moins mauvais que l’autre candidat. On en vient donc, de fil en aiguille, à (exemple parmi tant d’autres) l’organisation de meeting par le pouvoir en place intitulé « Programme PS, le grand malentendu ». L’UMP, alors que notre pays est pris dans la tourmente financière et budgétaire qui secoue toute l’Europe, n’a bien entendu rien d’autre de mieux à faire. Signe révélateur de la mentalité de la clique au pouvoir : se soucient-ils du bien de la France et de son peuple, ou bien de la prochaine échéance électorale ? Que les militants socialistes ne se réjouissent pas trop vite : la campagne de Flamby des bois au pays des capitaines de pédalo s’axe sur une opposition nette au sarkozysme. Preuve qu’au fond, le PS est exactement dans le même courant de pensée que ses soi-disant adversaires. Le Modem est à loger à la même enseigne, lui qui nous explique que comme la gauche et la droite étaient au pouvoir et qu’ils n’ont rien amélioré, eh bien il faut choisir le centre. Raisonnement on ne peut plus primaire, d’autant que le parti centriste propose de créer un gouvernement composé de personnalités de droite et de gauche. Si les deux séparément n’ont rien changé, les deux ensemble ne feront pas mieux. Cela relève du simple calcul arithmétique : 0 + 0, ça fait toujours zéro. Allons donc, ces chamailleries sont dignes de la récréation de dix heures de l’école primaire, et encore. A l’heure où la situation de la France mérite que toutes les énergies soient consacrées au bien de la Nation, nos élites politiques, au lieu de se serrer les coudes, n’ont pas trouvé d’autre chose à faire que de se tirer dans les pattes à coup d’attaques ad hominem (untel est un sale mec, untel est arrivé au pouvoir par effraction, etc…).

Cette campagne a au moins, pour les avertis, le mérite d’être hilarante (quoique de temps à autre, l’hilarité fait place à un profond désespoir, devant l’impasse vers laquelle nous mène cette élection). Hilarante lorsqu’un candidat (toujours dans cette logique de « c’est moi le moins mauvais ») taxe un autre de démagogue. Oh, le misérable, il enfume l’honnête citoyen en formulant des propositions qu’il ne peut pas tenir. Arrêtez ce jeu stupide, comme dirait Giscard aux Guignols, vous êtes, messieurs les politiciens, tous soumis à la logique de l’électoralisme et de la démagogie à outrance, adaptant vos discours et prises de position en fonction des conseillers communication qui susurrent sans cesse à l’oreille des candidats « Vas-y François, dis que la finance est ton ennemi, tu récupéreras des voix à gauche » ou encore « Vas-y Nicolas, dis que tu t’opposes au droit de vote des étrangers, tu récupéreras des voix à droite ». C’est le syndrome de la girouette : on tourne en fonction du sens du vent. Français, mais réveillez vous, ne voyez vous donc pas, derrière chaque proposition, chaque annonce, la patte des conseillers qui, forts de leurs études, poussent le candidat à proposer dans le but de « s’ancrer à gauche » ou « se droitiser » afin de ramener une partie des électeurs à lui ? Au diable la droite, au diable la gauche, ce qui compte, c’est l’intérêt du pays. Un programme ne se décide plus suite à une réflexion mûre guidée par la recherche du bien commun, mais par le nombre d’électeurs qu’il est supposé attirer. Si le regretté Charles Trénet était encore des nôtres, pas sûr que sa touchante complainte s’intitulerait « Douce France » : Pauvre France semble décidément l’épithète qualifiant le mieux la situation de notre beau pays.

 

Le rôle central du FN dans le processus de manipulation des électeurs

Parlons à présent du FN, élément central de la manipulation dont sont victimes les électeurs français. La polémique autour des difficultés de Marine Le Pen à recueillir ses 500 signatures, sésame indispensable pour participer à la joute présidentielle, est extrêmement intéressante. A ceux qui s’étonnent d’une telle situation, rappelons que Jean Marie son père avait déjà eu affaire, quasi systématiquement, à pareil problème. Lors de sa dernière candidature, en 2007, il n’avait d’ailleurs tenu qu’à Nicolas Sarkozy, incitant certains élus de son bord politique à parrainer le leader du Front National, qu’il puisse se présenter. Certains avaient d’ailleurs applaudi des deux mains à ce geste, louant l’honnêteté et le sens de la démocratie du futur chef de l’Etat, qui avait saisi là l’occasion, en (apparent) digne héritier de Voltaire (Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire), de se donner le beau rôle. Remettons les pendules à l’heure : si le candidat Sarkozy a agit dans ce sens, ce n’est pas en vertu d’un quelconque élan démocratique, mais plutôt (logique électorale de campagne oblige) de son propre intérêt personnel. Aussi illogique que cela puisse paraître, la classe politique toute entière a intérêt à ce que le FN soit actif dans la campagne présidentielle, et d’autant plus s’il est placé assez haut dans les sondages.

Dès lors que le Front National prend de l’importance, c’est la logique du vote utile qui prime : bien qu’on ne soit pas en accord avec les idées de tel ou tel candidat, on vote pour lui parce qu’il est finalement le mieux placé pour faire barrage à Le Pen. Voilà comment la classe politique toute entière, tel Don Quichotte combattant les moulins à vent, s’invente un ennemi fictif, criant au danger fasciste, afin d’effrayer les électeurs et de les pousser vers les urnes. Ceux-ci, en déposant un bulletin Sarkozy, Hollande ou je ne sais qui dans l’urne, ont alors l’impression de protéger leur nation contre la tyrannie et le despotisme incarnés par les Le Pen. Pour schématiser le bourrage de crâne dont sont victimes les électeurs, on pourrait dire que finalement, afin d’empêcher Marine de gagner, cela relève du devoir civique que d’aller voter pour les candidats des grands partis, qui se présentent alors en défenseurs de la vertu et de la morale par opposition à la haine diffusée par les frontistes.. La candidate FN apparaît donc également en quelque sorte comme l’idiote utile (pour reprendre le camarade Lénine) du système électoral. Mais soyons honnêtes : tout cela relève d’une grande mascarade. La candidate Marine Le Pen ne sera jamais élue. Quand bien même elle arriverait au second tour, l’union sacrée de la droite et de la gauche serait prononcée, afin de faire barrage à la despote xénophobe et anti-républicaine. Et l’élection présidentielle, ça n’est pas les Jeux Olympiques : pas de médaille d’argent pour le second, ni pour aucun des autres candidats d’ailleurs. Soit on est élu, soit on ne l’est pas. Qu’a changé l’arrivée de Jean-Marie Le Pen au second tour en 2002 ? Rien du tout, à part peut être creuser la tombe de Jospin.

Néanmoins, la logique du vote utile anti-FN a fait son chemin dans la tête des électeurs, bien aidée il est vrai par l’hypermédiatisation de la candidate frontiste. Les journalistes, qui sont, ne nous le cachons pas, très majoritairement de gauche (voulant donc la peau de la fille Le Pen, souvenons nous de l’agressivité d’Anne Sophie Lapix à son égard sur Canal, pourtant toute miel avec les autres candidats), ont d’ailleurs superbement intégré le phénomène décrit ci-dessus. Plus on surmédiatise le Front, plus les gens ont l’impression que le danger est réel, plus ils se ruent dans les urnes avec l’illusion de barrer la route à la xénophobie. Belle démocratie dans laquelle nous vivons, où finalement il nous reste le choix des candidats des grands partis (UMP, PS, voire Modem), qui ne sont que les revers d’une même médaille, pensant tous à leurs scores électoraux avant de penser au bien de la Nation.

 

Restez chez vous !

Pour reprendre le titre du carton littéraire de l’année, le message de cet article pourrait se résumer par la maxime « Indignez vous ! ». Stéphane Hessel avait, au fond, vu juste. Français, les politiciens vous prennent pour des veaux et se fichent de vos problèmes. C’est à celui qui, par la stratégie électorale la plus roublarde, arrivera à grappiller le maximum de pourcentages. Qui prend en considération l’intérêt général, le bien de la Nation et de son peuple ? Personne. Ne vous laissez pas influencer, ni par les propositions futiles et démagogues des candidats, auxquelles ils ne croient pas eux-mêmes, ni par les manœuvres politiques, comme le double processus de diabolisation et de surmédiatisation du Front National, écrans de fumée qui n’ont qu’un seul but : vous pousser vers les urnes tel un troupeau de moutons de panurge guidés au doigt et à l’œil par le berger, qui dans ce cas précis est la clique au pouvoir depuis toujours (UMP, PS, même combat). L’organisation de cette élection n’est au fond plus destinée qu’à conserver un semblant de démocratie, dont la majorité des citoyens ont néanmoins l’air de se satisfaire. Si vous avez réellement la volonté de vous opposer à ces pratiques méprisables devenues monnaie courante et à cette confiscation du pouvoir dont nous sommes victimes, inutile de déposer un bulletin Sarkozy, Bayrou, Hollande, Joly ou même Le Pen ou Mélenchon dans l’urne : restez chez vous le 22 avril prochain. Et qu’on n’aille pas nous dire de voter blanc : le vote blanc est, comme chacun sait, assimilé au vote nul. Comprenons nous bien, votre vote blanc, qui exprime tout de même une prise de position politique, a la même valeur que le vote de l’imbécile de base qui, pour faire marrer ses petits copains, dessine un signe obscène sur son bulletin. De toute façon, et ce sera une manière de clore cet appel à la réflexion de chacun, le changement (pas les petites réformettes proposées par nos élites politiques), le vrai changement, celui dont notre pays aurait besoin en ces temps difficiles, ne s’est jamais fait, au regard de l’Histoire, par les urnes. Et ce n’est pas le 6 mai 2012 que cela va commencer.

 

Thomas Ory

( 5 avril, 2012 )

Conférence à venir

L’Association HISTOIRE ET CULTURE

Vous invite

à  une conférence-débat 

Avec 

Jean-Pierre MAUGENDRE

Président de l’œuvre scolaire Saint Nicolas

Président de Renaissance Catholique

 

« Nouveaux programmes d’Histoire

De l’ignorance au formatage »

 

MERCREDI 2 Mai 2012

Brasserie « LES DEUX PALMIERS »

64 rue Stanislas à Nancy

 

19 h : accueil

19 h 45 : conférence

21 h 00 : débat avec le conférencier autour d’un buffet froid.

Participation aux frais : 10 € par personne hors boissons. 5 € pour étudiants.

( 30 mars, 2012 )

Une politique internationale qui s’annonce désastreuse

La France est le pays des droits de l’Homme, et c’est donc son devoir de les défendre partout où elle peut le faire. Notre « ministre des affaires étrangères » Bernard Henri-Lévy a fait triompher les droits de l’homme et la démocratie en Lybie. Mais voilà qu’en Syrie aussi, un terrible dictateur refuse à son peuple d’accéder à la Sainte Démocratie. Et la France ne fait rien : quelle honte ! Voilà le discours ambiant que l’on nous assène dans les média, et que les politiciens reprennent en chœur. Cette politique qui consiste à répandre partout l’idéologie révolutionnaire « française » n’est pas chose nouvelle. Cela s’est déjà produit, et les conséquences furent dramatiques pour notre pays.

Une vieille politique révolutionnaire

Passés les pires troubles de la révolution, les révolutionnaires purent calmer la situation en France. C’est le sacre de Napoléon Ier qui symbolise cette « réconciliation nationale ». Mais bien vite, la révolution devait s’exporter. En effet, les autres pays européens devaient absolument profiter de La lumière révolutionnaire, pour enfin sortir des ténèbres de l’Ancien Régime, dans lesquels ils étaient maintenus par le complot de l’Eglise et des rois. L’Empire, s’il tentait de se draper des vêtements somptueux de la Monarchie capétienne, continua la politique internationale belliqueuse de la révolution. Les rois capétiens eurent en effet à cœur de défendre la France, c’est ainsi que leur politique extérieure consistait à défendre les intérêts nationaux, et non les intérêts d’autres pays. L’Allemagne et l’Italie divisés depuis des siècles le restaient sous le regard bienveillant de la France. La première étape de la politique bonapartiste à l’étranger fut de donner à ces pays (qui n’en étaient pas encore) un ennemi commun. Les troupes de Napoléon firent naître les prémices du nationalisme allemand (discours à la nation allemande de Fichte en 1807), et l’Empereur au lieu de maintenir une grande diversité d’Etats allemands en réduisit le nombre considérablement, favorisant les alliances futures. En Italie, le bouleversement fut comparable.

La seconde étape fut menée par le neveu du « grand Napoléon ». Napoléon III guidé par ses bons sentiments et non par l’intérêt supérieur de la nation, voulut favoriser partout en Europe le droit des nationalités. Il fit ainsi tout pour l’unité italienne (sauf à la toute fin) et donna de même de grands gages à la Prusse, et à Bismarck. Le résultat direct fut la guerre. La Prusse ayant besoin de forger un esprit national trouva en la France un ennemi commun, et l’Italie contrairement à ce que pensait Napoléon « le petit » n’aida pas la France, pour la remercier de ce qu’elle avait fait pour son unité. L’Italie s’occupait des Italiens, et la future Allemagne des Allemands. Voilà le résultat de l’esprit révolutionnaire, la perte de l’Alsace-Moselle, et une dette de cinq milliards de Francs, sans compter la terrible humiliation.

Pour qu’un nouvel équilibre (toujours précaire) européen se mette en place, deux guerres mondiales meurtrières comme jamais des guerres ne l’avaient été furent nécessaires. La nation allemande était tombée dans le national-socialisme, ce qui aurait été impossible sans « l’aide » des Bonaparte, qui permirent littéralement à la nation allemande de se forger une unité politique. De même, la politique irresponsable de la république poussa l’Italie fasciste dans les bras de l’Allemagne nazie. Qui sème le vent récolte la tempête.

 

 

 

Faisons table rase du passé, et recommençons

C’est une constante avec notre système : l’oubli du passé. Certes on garde en mémoire les tragiques événements de la Seconde Guerre mondiale, mais cela se limite à des bons sentiments, à des phrases pleines d’émotion, des cérémonies, des lois mémorielles, tout est fait pour que cela ne se reproduise pas. Et en effet, nous ne sommes pas près d’avoir des nazis au pouvoir avant un moment. Mais dans le même temps, on oublie de regarder ce qui a vraiment causé cette catastrophe.

Encore et toujours, les politiciens Français préfèrent défendre de grands principes à l’étranger (en les imposant par la force d’ailleurs), plutôt que de défendre la France. Non seulement cela ne fonctionne pas, mais les conséquences sont néfastes pour notre pays. Nous l’avons vu avec le principe des nationalités des Bonaparte, et désormais il s’agit de la promotion de la démocratie.

Les pays arabes étaient pour la plupart dirigés par des présidents autoritaires, qui avaient généralement le mérite d’établir la paix dans leur pays, notamment entre les communautés (tribales en Lybie, religieuses en Egypte ou en Syrie par exemple). De même, mis à part le très compliqué et tendu conflit israélo-palestinien, la situation géopolitique demeurait relativement stable.

Plutôt que de ne pas s’occuper des affaires intérieures de ces pays (où des réformes étaient sans doute nécessaires), nos politiciens toujours guidés par leurs sentiments (diffusés via les média aux ordres) se sont senti obligés d’intervenir dans ces pays et de soutenir la démocratie. Le résultat à court terme est l’arrivée au pouvoir des islamistes.

Nous l’avons vu avec l’aventure bonapartiste, les conséquences indirectes à long terme furent bien plus dramatiques que les conséquences à court terme. Il s’agit donc de tenter d’éclaircir l’avenir à la lumière des éléments dont nous disposons.

Les peuples qui ont déjà bénéficié du cadeau qu’est la démocratie ont massivement voté en faveur de partis islamistes, et cela ne devrait pas changer. Il faut donc se préparer à l’émergence d’un monde arabe fondamentaliste. Celui-ci risque de ne pas nous être reconnaissant de leur avoir apporté la démocratie. Au contraire, comme la politique de Napoléon III qui avait favorisé l’unité italienne mais avait retiré son soutien à la fin de l’opération, avait eu pour conséquence de créer un grand voisin, qui ne nous était pas allié (quelques années après l’unité, l’Italie ne nous vint pas en aide contre la Prusse), cette politique d’exportation de la démocratie (qui ne fonctionne déjà pas en France) va faire un grand ensemble potentiellement dangereux. En effet, même si nous leur avons permis d’accéder au pouvoir, les islamistes ont des raisons d’en vouloir à nos gouvernants : soutien inconditionnel aux Etats-Unis (avec la participation à la guerre d’Afghanistan), soutien à Israël et peur d’aider concrètement la Palestine, mais aussi une politique intérieure (interdiction du voile à l’école, du voile intégral dans l’espace public) qui ne réjouit pas les islamistes.

 

Quelle influence sur la France ?

 

Si l’on était coupé de la réalité, on pourrait penser, que cela ne représente aucun danger direct pour la France. En effet, les politiques bonapartistes concernaient des pays voisins, mais maintenant il s’agit de territoires éloignés, une mer au moins nous sépare. Bien évidemment, la présence sur notre territoire de populations se sentant plus proches de ces pays qui basculent dans l’islamisme que de la France, doit nous faire prendre conscience qu’un grand danger plane sur notre pays. Si l’on décide d’être pessimiste, la récente tuerie de Toulouse et de Montauban peut être un signe annonciateur particulièrement effrayant.

Heureusement nous n’en sommes pas encore là, et de tels fanatiques ne sont pas légion en France. Mais à très long terme, une révolution démographique peut avoir lieu, à l’avantage de musulmans (pour la plupart modérés). Cependant partout où il y a islam et démocratie ensemble, cela amène des islamistes au pouvoir (c’est en tout cas ce qui se produit dans les pays révoltés du printemps arabe, et même en Turquie réputée laïque, les islamistes sont aux commandes). En effet, le vote des musulmans semble facilement récupéré par des fondamentalistes dans les catégories populaires des pays du printemps arabe, or chez nous la plupart des Français de confession musulmane appartiennent aux catégories populaires. Les institutions démocratiques semblent donc faciliter l’avènement de l’islamisme dès qu’une majorité de musulmans est présente sur un territoire.

En outre, tout pousse à croire que le choc des civilisations n’aura pas lieu…faute de combattants. Avec une république laïque, qu’est-ce qui empêchera qu’une église soit remplacée par une mosquée ? Absolument rien. Les élus à long termes seront de plus en plus souvent de confession musulmane, puisqu’ils seront de plus en plus nombreux au sein de la population.

 

Des solutions existent

 

Les solutions existent seulement si un problème est posé, et le drame de notre société actuelle est que l’immense majorité des politiciens refusent de voir ce problème et ceux qui le voient y apportent de mauvaises solutions. Il faut commencer donc par recréer un état d’esprit prompt à faire réagir les Français, affirmer notre héritage chrétien. Mais aussi et surtout il faut un changement politique : une véritable Restauration, seule capable en dégageant la politique nationale de la loi du nombre (manipulée par des groupes de pression, des lobbys financiers etc.) de s’occuper de l’intérêt national.  Il est en effet urgent de retrouver la sage politique capétienne, qui assura à la France une relative tranquillité (relative certes, mais immense lorsqu’on l’a compare aux désastres du XXème siècle, et à ceux du XXIème siècle qui s’annoncent) durant des siècles.

La politique extérieure doit se préoccuper des intérêts français, mais désormais, les conséquences ont déjà atteint (pour d’autres raisons également) l’intérieur de notre pays, avec les suites des vagues d’immigration de populations, dont la culture et le nombre les rend difficilement assimilables. Seul un régime stable peut sainement régler ce problème, en favorisant l’inversion des flux migratoires et en établissant des partenariats d’aide au développement avec les pays dont sont originaires ces immigrés, pour résoudre les problèmes de pauvreté là où ils sont, plutôt que de les importer chez nous, où il y a déjà tant à faire.

Virons les politiciens de l’anti-France du pouvoir, et faisons place à l’Action Française.

 

VR

( 20 mars, 2012 )

Notre nationalisme

Le nationalisme : voilà un mot qui fait peur à nos dirigeants, et aux partis en place. Chacun se sent obligé de dire haut et fort qu’il n’est pas comme le nationalisme qui replie notre pays sur lui-même, mais qu’au contraire, qu’il est pour l’ouverture au monde, la mondialisation, etc.

La tentation est donc grande pour les patriotes, et pour les défenseurs de notre pays de reléguer ce gros mot au placard. Pourtant il n’y a pas à rougir du nationalisme, en tout cas pas de notre nationalisme, c’est-à-dire le nationalisme intégral français. Notre nationalisme se veut avant tout comme la défense d’un héritage (en l’absence de l’héritier, qui une fois revenu rendra cette défense, et donc ce nationalisme inutiles). Cet héritage est multiséculaire. En effet la France a reçu, grâce à l’influence latine, un héritage gréco-latin. Nous avons la Civilisation en héritage, et jusque 1789, point de grande rupture dans notre histoire, mais des évolutions progressives, permises par un système, qui en assurant la continuité permettait aux réformes nécessaires d’être faites, sans pour autant craindre une révolution. Mais depuis plus de deux siècles un esprit anti-français souffle sur notre pays. En « faisant table rase du passé », l’héritage a été renié, et un nouvel ordre (ou plutôt désordre) s’est mis en place. Se fondant désormais sur l’esprit dit des « lumières », sur les droits de l’Homme (ceux d’un homme abstrait, coupé de la société), les institutions de notre pays sont en contradiction totale avec l’esprit français. Il est donc normal de qualifier la république d’anti-française.

En défendant la France, nous devons donc naturellement être contre-révolutionnaires, pour pouvoir nous réapproprier l’héritage français. Pour autant, nous ne voulons pas revenir à la situation de 1789, notre Monarchie n’est pas du passé, elle est de l’avenir. En cela, notre nationalisme est d’Action Française, et nous ne nous plaçons pas dans des considérations d’un autre temps, mais nous tentons d’apporter des réponses aux problèmes actuels, déjà relevés pour beaucoup par l’école de pensée d’AF. Mais contrairement à de nombreux partis et mouvements patriotes, nous refusons de nous cantonner à des conséquences (l’immigration par exemple), mais nous remontons aux sources des problèmes: la démocratie, le libéralisme, le crypto-marxisme des média etc.

On peut ajouter, en précision, que notre nationalisme n’est ni assimilable, ni même proche du nationalisme allemand, fondé sur la langue. Notre nation correspond à une longue construction historique, et le nationalisme entend défendre l’héritage légué par cette histoire. Il faut donc prendre ses précautions vis-à-vis de tous ceux dont le « nationalisme » est proche du nationalisme germanique, qui voient dans la race un critère essentiel de nationalité. Le peuple de France n’est pas comparable à la notion de Volk allemand. Notre nationalisme est bien français.

On nous rétorquera qu’historiquement, le nationalisme a conduit à la guerre. Mais, cela est faux, et tout particulièrement en France, le nationalisme nous aurait évité la guerre. Le national-socialisme raciste, néo-païen et guerrier a conduit à la guerre, c’est justement parce qu’il portait en lui les germes de la révolution. Comme les révolutionnaires voulaient régénérer la France (nous connaissons les conséquences en Vendée), les nazis voulaient régénérer l’Allemagne, en la vidant de ses éléments impurs. Si l’on souhaite se concentrer sur la dernière Guerre mondiale, il faut noter que la responsabilité appartient tout autant au régime hitlérien, qu’aux démocraties occidentales, incapables de voir le péril venir, et de réagir. Pourtant, l’Action Française et Jacques Bainville notamment ont à de multiples reprises sonné l’alarme… sans succès.

Le faible régime des partis est encore aujourd’hui incapable de protéger les Français des vraies menaces qui le guettent, mais il est en revanche très fort pour tout administrer : une bureaucratie nous dirige.

Pour défendre les Français, plus que jamais, il faut combattre le régime pourri de la république, et tout faire pour restaurer la France réellement.

VR

( 15 mars, 2012 )

Nous contacter

Pour nous contacter, l’adresse email de la Lorraine royaliste est la suivante : lalorraineroyaliste@yahoo.fr

Vous pouvez également venir à notre rencontre, au cours de notre permanence hebdomadaire qui a lieu tous les mercredi à partir de 17h45 dans la brasserie L’Académie (« L’aca ») à Nancy (Place Carnot). Vous pourrez discuter avec les membres de notre mouvement et y découvrir quelques journaux et revues.

( 12 mars, 2012 )

Discours de Paul Luporsi à la fête des Rois

Chers Amis

 

Cette année 2012 sera marquée par une nouvelle élection présidentielle. Sommes-nous concernés? Entre les petites phrases assassines, les promesses qui ne seront pas tenues, la démagogie la plus éhontée, avons-nous un choix à faire? De toutes façons, ce ne peut être qu’un choix partisan qui sera et restera un choix républicain, c’est à dire celui de l’anti-France. Car posons-nous la question: que reste-t-il de la France après plus de deux cent ans de gabegie républicaine? Par analogie avec la guerre de cent ans je dirai presque: la guerre de deux cents ans que nous livre la religion démocratique. Comme l’écrit Renaud Camus dans un livre récent : « décivilisation », nous assistons à l’éclosion de l’hyperdémocratisation qui doit conduire à l’égalité parfaite celle qui transforme les hommes en consommateurs égaux qui se gavent des mêmes burgers MacDonald, ou quick, de la sous-culture dysneylandesque, des ersatz et sous-produits fabriqués en Asie mais accessibles également à tous et qui ont pour principale valeur d’enrichir les marchands d’illusions et les multinationales sans âme. Car l’hyperdemocratisation est en parfaite adéquation avec l’hypermondialisation. Dès lors, foin de la culture! Elle ne peut plus être que de masse, populaire ou plutôt populacière.

 

On peut faire visiter un musée, certes; mais qui replacera tel ou tel tableau, telle ou telle statue dans le continuum d’une histoire qui ne sera plus enseignée, abandonnant les grands hommes au profit de la marche démocratique du monde. Qu’on ne s’y trompe pas: le mal atteint les grandes écoles pourtant chargées de fabriquer les responsables de demain et je pense en particulier à Sciences Po où l’épreuve de culture générale a été supprimée au concours d’entrée, où l’histoire ne commence qu’avec le processus de démocratisation entamé dans le monde depuis 1789, car l’histoire ne peut être, elle aussi, que mondialisée. Ce n’est même pas un nivellement par le bas, c’est la logique révolutionnaire de la démocratie triomphante qui toujours fait table rase du passé pour fabriquer des renégats au service de puissants qui se partagent la planète. Il est vrai que la culture fait de nous à la fois des héritiers et des transmetteurs et en cela est fortement antidémocratique. Ainsi ceux qui seront favorisés par un environnement familial favorable seront avantagés par rapport aux pauvres maghrébins élevés dans le 9-3. C’est cette dénonciation inspirée du sociologue marxiste Pierre Bourdieu qui anime les chantres de la nouvelle pédagogie, eux qui hantent les couloirs du ministère de l’éducation nationale. Autre tare de la culture: elle génère la comparaison et donc la critique ce qui la rend incompatible avec l’adaptabilité au système que doivent enseigner les grandes écoles de commerce ou Sciences Po.

 

Comme je le disais déjà l’année dernière, les juges formés à l’école marxisante de la magistrature, participent à cet avilissement général en privilégiant le délinquant au détriment de la victime. À l’image de cette Éva Joly, décidément boursoufflée d’inculture, qui ose, en apatride qu’elle est, dénoncer l’hommage à Jeanne d’Arc, suivie en cela par tous les pantins gauchisants et bien-pensants qui ont toujours été du côté des ennemis de la France. Mais que faut-il attendre des politiques qui au mieux sont des suivistes, au pire des traitres et qui ne méritent que notre mépris ? C’est tellement vrai quand on entend un Dominique Strauss Kahn encore englué dans sa sulfureuse affaire qui prône une immigration indispensable. On sait bien ce qu’il pense, réduire la France à une colonie de peuplement qui seule lui permettrait de devenir un espace de consommation, indispensable pour exister dans la mondialisation heureuse. C’est grosso modo ce qu’il a voulu dire à Claire Chazal dans cet « interview » étrange où il est venu faire soi-disant amende honorable. Et le coincé chauve de la république, je veux bien sûr parler de Juppé, lui, donne des gages à l’islam sunnite le plus radical en offrant pour le franc symbolique, pardon, pour l’euro symbolique, un terrain de 8500 m² pour construire une des plus grandes mosquées de France. Il continue en soutenant la révolte sunnite en Syrie. Certes Bachar el Assad n’est pas un enfant de choeur, mais le sort éventuel des chrétiens n’intéresse certainement pas cet énarque décérébré: quel poids économique ont-ils? et au cas où les étrangers pourraient voter chez nous ce qui n’a rien d’un rêve fumeux, il faudra bien flatter l’électorat musulman!

Sarkozy, lui-même, est prêt à vendre la France à une Allemagne de plus en plus bismarkienne dirigée par cette grosse Bertha de Merkel qui n’a en fait que mépris pour le nain élyséen. D’ailleurs, bien qu’il laisse croire qu’il prend de la hauteur, crise oblige, il ne pense qu’à sa prochaine réélection, et un des derniers numéros de Valeurs Actuelles ne s’y trompe pas qui titre: les secrets de son plan de bataille ou sa stratégie pour contrer Hollande, la guerre entre français, tandis que ce dernier, sur une photo du même numéro brandit mollement un petit poing pas trop vif pour ne pas trop effrayer le bourgeois qui pourrait encore voter pour lui. Ces polichinelles sont épouvantablement sinistres en cette période d’incertitudes économiques où, au contraire, il faudrait à la France la durée.

 

Il faut réagir nous dit Ivan Rioufol, l’excellent éditorialiste du Figaro dans un livre récent: « de l’urgence d’être réactionnaire.. » et il a de grandes envolées lyriques sur la Patrie qu’il défend contre vents et marées. Je le cite » À force de vous entendre critiquer le Français de souche assimilable à un Dupont la joie raciste, j’en suis venu à vouloir redécouvrir mon pays, ma patrie. Ma patrie, ce mot que vous m’aviez appris à mépriser et que je retrouve comme un lien intime qui m’unit à des millions d’inconnus dont je me sens proche. » Mais sa réflexion a le souffle court quand il écrit: » il, le réactionnaire, est le saumon qui remonte à contre-courant pour préserver sa survie liée à son espèce. La sienne s’appelle la démocratie libérale héritée de Toqueville. » Ce bon Rioufol se met au service d’une république mythifiée que nous aurions laissée dériver, une république bourgeoise, celle à laquelle rêve aussi Renaud Camus dont je parlais plus haut sans se rendre compte que cette bourgeoisie libérale est à l’origine de ce processus de démocratisation qui une fois enclenché ne peut qu’arriver à son terme: la disparition de notre tissu national. Non seulement elle en est l’origine, mais aussi le passage obligé dans l’évolution inéluctable du système républicain. Et d’ailleurs Toqueville l’avait prévu.

 

Alors la situation de notre pays en 2012  en proie au doute tant il est trahi, bafoué, occupé nous rappelle la situation de 1412 où la France est menacée de disparition: tout foutait le camp, les clercs avaient trahi, la noblesse faisait allégeance à géométrie variable. Le puissant bourguignon avait choisi l’ennemi, l’envahisseur, l’anglais hier, comme les défaitistes aujourd’hui choisissent l’immigré, gardons en mémoire le nombre de 16 millions de musulmans actuellement chez nous; Bedford, duc de Lancaster, tenait Paris; Orléans était prête à céder devant les godons qui l’assiégeaient. Mieux un parti noble voulait se partager le pouvoir et faisait tout pour susciter la haine entre français soudoyant les bourgeois des grandes villes ou fomentant des révoltes dans Paris comme celle du boucher Caboche qui a failli coûter la vie au futur Roi de France. Les grands féodaux, sauf quelques-uns d’entre eux qui rejoignirent le parti armagnac fidèle au pouvoir royal, voulaient se partager la dépouille de la France en s’inclinant devant le roi d’Angleterre, comme les grands féodaux d’aujourd’hui issus de l’énarchie se partagent les places juteuses que leur réserve le système et plient l’échine devant les oukases de Bruxelles ou les notations plus que fantaisistes de ces agences dont personne ne sait qui elles servent sinon l’argent roi et la finance apatride.

 

Oui, la France dans laquelle naît Jeanne le 6 janvier 1412, est bien malade, réduite pratiquement à rien: Vaucouleurs est une petite  place forte isolée aux marches qui reste fidèle au petit roi de Bourges. Baudricourt tient tant bien que mal et quand en 1429, cette petite paysanne de Domremy vient le voir, il est exalté et sent que dans cette être fragile se trouve l’espoir.

 

Et ce fut le début de cette courte épopée qui durera à peine deux ans, sorte d’illumination fulgurante dont nous ne cessons d’écouter la leçon ou plutôt les leçons. L’une d’elle pourrait être celle de la révolte nécessaire, non pas l’indignation molle d’un vieillard cacochyme, pardonnez-moi j’aime bien ce terme, comme Hessel, qui d’ailleurs  représentait la jeunesse du socialisme au dernier meeting de Hollande,  la révolte dont je parle est celle que prône saint Thomas d’Aquin contre la tyrannie, oui la sainte révolte qui conduit à la folie grandiose qu’est la trajectoire de Jeanne d’Arc. Ne nous y trompons pas, Jeanne a tout contre elle et elle brave tout. Elle renverse l’ordre établi pour aller à l’essentiel: la Mission que l’archange lui a confiée de redresser le royaume de France en faisant sacrer le dauphin à Reims. Pour cela elle transgresse un quadruple interdit :

 

En premier, cette jeune paysanne, probablement illettrée, va devenir une femme politique ce qui semblait inconcevable pour une noblesse peu sûre et prête à trahir. Pour Jeanne avant de chasser l’envahisseur, il fallait rétablir le Roi, c’est à dire l’ordre véritable. Autre incongruité, à 17 ans elle devient chef de guerre et libère Orléans en transcendant les hommes qu’elle mène à la bataille. Eux les couards ou simplement les découragés elle va en faire des héros. Pour assumer ce rôle, elle devient indécente troisième interdit, face aux culs bénits de l’époque et s’habille en homme. Enfin elle s’oppose aux puissants clercs et à la Sorbonne ; elle les affronte, elle qui certes connaît parfaitement son catéchisme, ces gras prélats plus soucieux de leurs prébendes que du dogme avec une témérité et une rectitude de pensée inouïes. Et elle a raison face à ces hommes d’Eglise qui trahissent leur roi et leur Dieu, face aux militaires qui reculent, aux chefs qui désertent et aux hommes qui désespèrent. Comme Antigone a raison contre son oncle Créon, l’anarchiste, ainsi que le définit Charles Maurras, et meurt en restant fidèle aux lois fondamentales des dieux anciens, Jeanne restera fidèle jusqu’au bûcher à son Dieu et à son Roi.

 

Quant à nous nous sommes non seulement des témoins de ce passé glorieux, mais aussi les passeurs des leçons de l’histoire et pour cela il nous faut transgresser les interdits d’une société politique émasculante, nous battre contre les bien-pensants droitdelhommesques et leur pensée molle, nous révolter contre les pitreries grotesques des mauvais bateleurs de la politique spectacle et leurs mensonges d’Etat.

 

Ne nous fions pas aux mirages politiciens et militons, militons, même si c’est folie, pour débarrasser enfin la France de ceux qui l’étouffent, politiciens pourris et dépravés, pédagogues mortifères, magistrats vendus aux ennemis de l’ordre, énarques dévoyés et lobotomises et qu’on puisse enfin rentrer chez nous en criant vive le Roi.

 

 

22 janvier 2012.

 

( 12 mars, 2012 )

Editorial de Philippe Schneider (numéro 290 de la Lorraine royaliste)

Contrairement à ce que j’osais espérer, sans vraiment y croire, il n’y a pas eu de « miracle » à Domrémy lors de la visite du Président Sarkozy : il n’a visiblement rien compris à la mission de Sainte Jeanne d’Arc…Et puis, il faut le dire, sauver la France n’est visiblement pas son problème !

Sa visite dans ce haut lieu de notre Lorraine est à placer dans le cadre de sa campagne électorale qu’il mène depuis plusieurs mois sans le déclarer (sans doute l’aura-t-il fait lorsque vous lirez ces lignes !) dans le but de se faire réélire, son seul objectif. Ses adversaires sont dans le même cas : ils veulent la place ou faire suffisamment de voix pour « peser » dans la composition de la prochaine assemblée ou du prochain gouvernement (Ah, être ministre… !). On l’a bien vu avec le lamentable ralliement de Madame Boutin qui fait semblant de croire que Sarkozy va défendre la famille traditionnelle, les principes chrétiens, c’est-à-dire le contraire de ce qu’il a fait pendant 5 ans. Là aussi, ne croyons pas à un « miracle », le principe même de notre république ne peut que conduire à la dégradation des bases traditionnelles de notre société et il continuera dans le même sens, quoi qu’il dise pour essayer de s’attirer quelques voix dites de « droite ».

Dans cette campagne qui démarre, nous avons un président qui assure qu’il va enfin faire ce pour quoi il s’est fait élire en 2007. S’il n’a rien fait depuis, c’est à cause de « la crise » qui a bon dos car je ne vois pas pourquoi elle nécessitait la politique « antifamiliale » menée en 5 ans pour ne prendre qu’un exemple.

D’autre part, il faut bien constater que notre économie se porte de plus en plus mal : dettes toujours plus importantes, chômage en hausse, désindustrialisation de plus en plus importante…La cause à la crise, dit-on, là aussi !

Nous ne pouvons évidemment pas nier l’existence d’une crise économique mondiale qui se propage d’autant plus facilement que nous n’avons plus de frontières. De plus, prisonnier de l’Union Européenne, de son idéologie ultra libérale et de notre monnaie unique, nous n’avons aucun moyen d’action efficace à notre disposition : nous ne pouvons ni établir des barrières douanières, ni dévaluer notre monnaie… Pour palier à cette impasse, l’idée d’une augmentation de la TVA pour diminuer les charges pesant sur nos entreprises a été relancée. Dans le cadre de l’Union Européenne, c’est en effet une des rares solutions possibles pour espérer diminuer un peu nos importations et rendre un peu plus productives nos entreprises. Il est cependant clair que cela n’aurait un effet que si cette augmentation était significative portant cette taxe à 25 %. Autrement, cela ne servira à rien. Quant à l’interdiction par traité d’un déficit (le code de « bonne conduite »), cela ne rime à rien : d’abord il existe déjà dans le funeste traité de Maastricht et ensuite, il est évident qu’il ne serait pas respecté en cas de crise grave…

Sarkozy n’a rien de sérieux à proposer sinon promettre de défendre certaines valeurs, celles-là même qu’il n’a pas respectées depuis 5 ans ! En face, François Hollande fait un catalogue de propositions très proches du Président actuel mais aggravant encore plus les charges des Français. En fait, et Bayrou est dans le même cas, ils sont tous prisonniers des traités européens et de l’Euro. Madame le Chancelier du Reich a beau venir soutenir le président actuel, elle s’entendrait très bien aussi avec les deux autres qui seraient obligés de la même manière à obéir à ses ordres ! Et plus nos difficultés augmenteront, plus nous devrons obéir jusqu’à se voir, comme la Grèce ou l’Italie, se voir imposer des chefs « aux ordres », des banquiers, ceux-là même qui sont en grande partie responsables de la crise !

Pour avoir une « France forte », il faut d’abord une France indépendante aussi bien sur les plans politiques qu’économiques, ce qu’elle n’est plus.

Il est temps de sortir de  ce cercle vicieux d’abord en quittant la monnaie unique, si possible de manière négocié, puis l’Union Européenne pour avoir enfin une politique indépendante. Je ne pense pas que cela soit possible dans notre régime tellement les groupes de pression financiers, économiques, idéologiques sont puissants. Il faut donc retrouver d’abord un véritable pouvoir indépendant de ces groupes autant que des partis, donc notre Roi. Il représente en effet le seul pouvoir politique indépendant apte à défendre les intérêts du pays et des Français et faire respecter la justice et la paix.

En attendant, il convient de ne pas voter pour ceux qui veulent poursuivre dans la politique suicidaire actuelle. Il n’est pas dans nos habitudes de soutenir tel ou tel candidat et nous ne changerons pas, nous tenons simplement à signaler qu’il y a des orientations anti françaises qu’il convient de combattre et elles sont largement partagées par les candidats du « système » !

 

 

 

 

 

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