( 22 juillet, 2014 )

« LA » question de fond ? La République a ruiné la France

Ce fut la première note de lafautearousseau. – un site que nous vous recommandons fortement

Publiée le 28 février 2007, il y a plus de sept ans, souvent reprise, y compris tout récemment, par tout un ensemble de sites amis, nous n’avons, malheureusement, rien à y changer.

La situation de notre pays n’a fait qu’empirer; la responsabilité de notre régime politique n’est que plus patente. Combien de temps encore aurons-nous à subir ce système mortel ? C’est la question que nous posions, que nous posons en republiant, après sept ans, ces réflexions, hélas, lucides.

Lafautearousseau

la-republique-dettes-crises.jpgComment en sommes-nous arrivés là ? La République a pris une France en bon état, elle nous laisse une France au plus mal…. nous étions le pays le plus peuplé d’Europe sous Louis XV et Louis XVI, nous avons été rattrapés puis dépassés par les autres, notre vitalité démographique a été brisée par les saignées effroyables directement liées à la Révolution et à la République: 800.000 morts (Révolution); 1.500.000 morts (folles guerres napoléoniennes); 500.000 habitants perdus en 1815 à cause des 100 jours, dernier mauvais coup porté à la France par l’orgueil délirant de Napoléon; I.5OO.000 morts en 14/18 et 600.000 en 39/45; total: 4.900.000 français « évaporés », disparus, sortis de l’Histoire par les conséquences directes ou indirectes de l’irruption des idées révolutionnaires et des politiques aberrantes des différentes républiques. Quel pays pourrait-il supporter de tels traumatismes à répétition ? La France y a perdu une part importante de sa substance, au sens fort du terme (physique, pourrait-on dire)…

Et que dire du rayonnement de la France, de l’attrait universel que sa culture, ses Arts, sa civilisation exerçaient sur l’Europe entière, et bien au-delà: tout le monde nous enviait et nous imitait sous Louis XV et Louis XVI: le Roi de Prusse commandait ses armées en français; Mozart commençait ses lettres à son père par « Mon cher père »; les écrivains russes parsemaient leurs ouvrages de mots français, et parfois de phrases entières; on construisait Washington (symbole d’un pays nouveau) en s’inspirant ouvertement du classicisme architectural français; presque tous les dirigeants européens se sont fait construire leur petit Versailles; dans tous les domaines, c’était la France qui donnait le ton, c’était vers Paris que convergeaient tous les regards: la France royale avait su amener la société à son plus haut degré de raffinement, et nous connaissions alors ce qu’était « la douceur de vivre »… : la France en est-elle toujours là aujourd’hui ? Séduit-elle toujours autant ? Tient-elle la même place, ou d’autres que nous donnent-ils le ton…?

Comment ne pas être frappé par la dégradation effarante du moral des français, de leur « mental »? Nous étions optimistes sous Louis XV et Louis XVI, car avec nos 29 millions d’habitants nous étions le mastodonte démographique de l’Europe, dont nous étions également, et de très loin, le pays le plus étendu: cette double sécurité nous rendait foncièrement optimistes, et c’est de cette époque que date ce dicton selon lequel « en France, tout finit par des chansons »: aujourd’hui nous sommes un peuple frileux, qui doute, et qui est le champion d’Europe incontesté de la consommation d’anti-dépresseurs; et que dire de notre situation économique et de notre richesse: entre le quart et le tiers de notre patrimoine artistique a été détruit par la Révolution; notre pays ne cesse de reculer au classement mondial des performances, cependant que l’appauvrissement et la précarité ne cessent de s’étendre parmi nos concitoyens; la violence et l’insécurité (dans tous les domaines) ont littéralement explosé et sont devenus des réalités tristement quotidiennes; la classe politique est très largement discréditée - même si un grand nombre d’élus ne méritent pas de reproches particuliers – et l’opinion publique se détache de plus en plus de la « chose publique », n’ayant plus d’espoir en l’avenir et se laissant aller à un pessimisme nouveau dans notre Histoire…

Comment se fait-il donc, qu’en partant du pays le plus riche et le plus puissant d’Europe on en soit arrivé à un résultat aussi catastrophique et aussi désolant? Puisqu’on a appliqué à ce pays la plus merveilleuse des constructions intellectuelles qui soient, puisqu’on l’a régi en fonction des meilleurs principes qui aient jamais été inventés, en toute logique ce pays n’a pu que passer du stade de super puissance qui était le sien à celui de super puissance démultiplié! Nous devons donc nager dans le bonheur…sinon: cherchez l’erreur! Il est vrai qu’avec le conformisme que fait régner la république, un conformisme qui n’a jamais été aussi fort chez nous et qui confine à l’étouffement de la pensée, nos concitoyens ont du souci à se faire: dire que nous vivons sous le règne du politiquement correct, de la police de la pensée, du conformatage de l’opinion ne relève même plus du constat mais de la banalité…Qu’on se souvienne de la grande liberté de ton, de parole, d’action dont nous jouissions sous Louis XV et Louis XVI, et une seule question vient à l’esprit: tout ça, pour ça? Avec, si rien n’est fait, l’effacement continu, la disparition progressive de la France, sa sortie prochaine de l’histoire, du moins en tant que grande puissance, voire puissance tout court…

 

( 22 juillet, 2014 )

Rachida Dati appelle à agir en faveur des chrétiens d’Irak

Communiqué de Rachida Dati :

« Choquée comme beaucoup de Français par le traitement infligé aux Chrétiens d’Irak, j’appelle le gouvernement de Manuel Valls à se mobiliser pour leur venir en aide.

À une époque où le Proche et le Moyen Orient connaissent une nouvelle période d’instabilité grave, nous ne pouvons pas avoir l’indignation sélective.

Partout où l’intolérance et la haine viendront menacer des populations civiles innocentes, la France ne peut rester silencieuse, ni inactive.

Notre rôle, l’honneur et la responsabilité de la France est d’être auprès des Chrétiens d’Irak.

On dénombre près de 35000 Chrétiens qui ont dû fuir Mossoul, sous la menace du groupement jihadiste « l’Etat islamique ». Ces Chrétiens ont aujourd’hui pour seul choix la conversion ou le glaive !

Aujourd’hui dans le monde, trop de Chrétiens souffrent face à des groupements extrémistes qui veulent les réduire au silence.

Que ce qui passe à Mossoul puisse être le début d’une prise de conscience de la communauté internationale ! Qu’on cesse de les oublier et qu’on agisse pour leur liberté ! »

( 21 juillet, 2014 )

À SARCELLES, LE BEAU TRAVAIL DE « TOUCHE PAS À MON POTE ! » ET DE « SOS RACISME » !…

Communiqué de l’AGRIF

À Sarcelles, le beau travail de « Touche pas à mon pote ! » et de « SOS Racisme » !...

 

Ailleurs, le désastre des idéologies et des politiques occidentales.

 

Pendant des dizaines d’années, les beaux esprits de la gauche en général et en particulier de l’intelligentsia gauchiste juive n’ont cessé de traiter ignominieusement de « racistes » ceux qui mettaient lucidement en garde notre peuple contre les aspects les plus dangereux de la folle politique immigrationniste, à savoir l’implantation de plus en plus massive sur notre sol de populations imprégnées par l’islam radical et ses « valeurs » de la charia et du « jihad ». Réalité devant laquelle échoue lamentablement l’école dite républicaine avec sa conception de la laïcité éradicatrice de notre identité, de notre histoire, de notre culture.

Sur le fond de la tragédie de Gaza, les graves événements de Sarcelles ne font que prouver la progression dans des populations françaises de sentiments d’appartenance prioritaire à un autre ensemble « culturel » qu’à celui de notre communauté française de destin.

Car voici que les antagonismes israélo-palestiniens viennent de franchir en France un « saut qualitatif brusque » lourd encore d’une plus grande dangerosité.

Comment d’ailleurs ne pas constater les conséquences déplorables, là-bas et ailleurs, de la politique israélienne vis-à-vis des Palestiniens si bien définie par le journaliste Charles Enderlin comme celle d’un « grand aveuglement ».

Grand aveuglement de l’utilisation de la puissance militaire au service non pas d’une stratégie de paix durable mais d’une politique de maquignon, combinant la ruse, les fausses promesses, les atermoiements, la conquête par grignotages successifs, l’orchestration tactique des divisions parmi les Palestiniens et simultanément, si souvent, les jeux dialectiques d’une politique du pire finalement désastreuse pour Israël lui-même.

Et que dire de la longue schizophrénie idéologique et politique de ces juifs issus du gauchisme trotskyste ou maoïste manipulateurs de l’antiracisme en France et si ardemment nationalistes voire racistes pour Israël ?

Cependant, l’indubitable, la grande réussite commune, si l’on peut dire, de la politique israélo-américaine en Orient et de l’islamisme est celle de l’élimination des dernières populations chrétiennes en cette partie du monde, et qui sont les plus anciennes. L’imbécillité sans nom de la politique conjointe, israélienne, européenne, américaine, en Iran puis en Irak, en Syrie et ailleurs, a fourni à l’islamisme tous les ingrédients de sa progression incendiaire.

Force est aussi, hélas, de constater l’indifférence, l’inertie collective coupable, la tiédeur à en vomir selon l’expression du Christ, de tant de chrétiens, laïques et clercs, et tant d’évêques aussi, hélas fascinés par la puissance de l’islam, masochistement avides d’une collaboration-soumission analogue à celle d’hier hélas si massive, si durable et si honteuse avec le communisme. Triste clergé chrétien que celui-là, comme le juif d’ailleurs, si soucieux de présence pour les inaugurations sans cesse des mosquées, qui sont autant de pilotis d’implantation du « Dar-el-islam ».

Face à cela, ce n’est que dans l’alliance des tenants d’une laïcité de défense de notre identité culturelle et des fervents d’une charité catholique simultanément enracinée et universelle que l’on pourra éviter que le grand commun aveuglement occidental ne mène au grand effondrement du délabrement nihiliste et de la submersion islamiste.

L’AGRIF, malgré ses trop faibles moyens, mais avec beaucoup d’énergie, s’emploie à mettre en œuvre cette alliance.

Bernard Antony

( 21 juillet, 2014 )

DIRECTIONS POUR L’ACTION

Le Mot Président de LA RESTAURATION NATIONALE

Dans son numéro de juin, Politique Magazine a publié un passionnant dossier consacré au réveil de la société civile. Cet article de méthodologie d’action politique se termine par ces lignes : « L’insurrection de l’esprit surgie du pavé parisien au printemps 2013 annonce avec certitude que quelque chose, un jour, se passera. L’ébranlement est là, chacun, en France, l’a ressenti. Il reste à tout faire pour acquérir la possibilité d’agir lorsque la chance historique sera là. Chaque nuit qui vient, nous le savons, porte en ses plis la possibilité d’une aube nouvelle. Il n’y a pas de fatalité. Les mécanismes de l’histoire sont héroïques. La volonté de quelques hommes décidés peut, dans des circonstances favorables, emporter la décision. Mais pour réussir, nous devons tenir les deux bouts de la chaîne : préparer le nouveau consensus intellectuel et moral qui rassemblera les Français… et être prêts à reprendre le pouvoir. Ce qui suppose des convictions solidement étayées sur ce que doit être la politique de la France et, conséquemment, sur les institutions qui pourraient les porter ». (1) Le complément logique  et indispensable de ces directions pour l’action est formulé dans la brochure du Cercle Vauban Une espérance pour la France : la monarchie (2). Car, sauf à se résigner au rôle d’éternelles pleureuses dans une atmosphère débilitante, les mouvements citoyens de la saine réaction en cours devront redécouvrir le sens d’une politique réaliste. Autrement dit, il s’agit bien de reprendre le pouvoir. Cette démonstration reste notre mission essentielle. Il est heureux que les circonstances nous aident à la faire voir puis comprendre.

 C’est que le logiciel officiel tourne de plus en plus en vase clos. Il rabâche que la vie, c’est les partis et que les nations sont dépassées. L’actualité vraie lui réponde par le rejet grandissant des partis et le retour du fait national. Mais rien ne sert de leçon aux gens des partis : à gauche, après la « journée de la veste » des élections européennes, l’Etat-PS ne fait que de l’enfumage : un changement de gouvernement qui n’en est pas un, un nouveau premier ministre qui se sent autant Catalan que Français, un projet de réforme territoriale qui sacrifie aux tenants de l’Europe des régions, une exaltation du traité transatlantique qui accentue davantage encore la sortie de l’histoire des nations européennes. A droite, on continue comme toujours sur l’air de la division et des manœuvres. Voyez Alain Juppé : à n’en plus pouvoir de se rêver à l’Elysée, il est sûrement le plus emblématique des hommes de droite à avoir renoncé à la défense de tous les repères structurants de la société, de la famille à la nation. Rien de tout cela qui permette de fonder une espérance.

En réalité, il n’y a plus, dans les partis dits de gouvernement, d’hommes politiques qui croient qu’un chemin français soit encore possible. Tous ne croient qu’en leur chemin personnel ! Pourtant toute la géopolitique depuis la seconde guerre mondiale, mais surtout depuis 1990, tend à prouver que les Etats-nations en restent les acteurs principaux. Les Etats-Unis son convaincus de leur « destinée manifeste » et développent une stratégie mondialiste, c’est-à-dire la transformation du monde à l’image de l’Amérique (à ne pas confondre avec la mondialisation qui n’est que l’accroissement des interdépendances des espaces mondiaux du fait des moyens techniques). Le malheur pour nous est que nos dirigeants ne croyant plus en la France aient facilité cette manœuvre. Il est vrai que nos élites participaient à des oligarchies transatlantiques, notamment par le biais des réseaux de la franc-maçonnerie… Dès l’origine, l’Europe envisagée fut celle de Jean Monnet, citoyen et banquier américain en même temps que citoyen français. Elle fut conçue comme un prolongement des Etats-Unis. C’est cette politique qui continue aujourd’hui avec les extensions récentes de l’OTAN et la signature du Traité transatlantique. Mais il est à noter que l’Union Européenne est un cas à part : les autres grandes organisations régionales (ALENA, MERCOSUR, ASEAN, etc.) se sont faites dans un esprit exactement contraire, celui du renforcement des nations. Semblablement, l’affirmation des puissances émergentes révèle la volonté de grandes nations de s’affirmer  sur la place internationale, et pas seulement de façon marchande. Cela est patent pour les plus connues : Brésil, Russie, Inde, Chine. Mais ce ne sont pas les seules. Plus encore, partout dans le monde, les peuples rejettent la vision unipolaire du mondialisme. Même en Europe, on vient d’en avoir un écho, s’affirme la volonté des peuples d’exister face au système de l’UE, liberticide des identités et aux prétentions impérialistes.

Au total : les Etats-nations restent la meilleure grille de compréhension du monde et la multipolarité qu’ils entraînent est probablement le cas de figure le moins belligène. Au contraire la vision unilatéraliste risquerait de faire se reconstituer des blocs rivaux. N’en déplaise aux rêveurs du village planétaire, le monde reste varié et, dans ce contexte, on ne voit pas pourquoi la France n’aurait pas la possibilité de jouer à nouveau un rôle digne de son Histoire. Mais encore faut-il qu’elle résolve enfin son problème politique. A tous ceux qui s’interrogent aujourd’hui sur le Bien commun français il faut montrer que l’équation gagnante ne pourra qu’être : saines réactions + réflexion sur les institutions = projet politique à la fois nouveau et fidèle à l’identité française.

Bernard PASCAUD

(1)  Article de Christian Tarente « Nécessité d’un sens politique » dans Politique magazine n° 130 (Juin 2014)

(2) Cercle Vauban Une espérance pour la France : la Monarchie, Regalia éditions, 6 €. A commander au siège de la R.N.

( 21 juillet, 2014 )

CHRETIENS MASSACRES

Partout dans le monde, aujourd’hui, des Chrétiens sont martyrisés, massacrés dans l’indifférence générale. Bien sûr, les médias et les hommes politiques parlent un peu de ceux perpétraient par  la secte « Boko Haram » au Nigéria surtout mais aussi dans les pays limitrophes surtout depuis l’affaire des 200 jeunes filles enlevées pour être réduites en esclavages à moins… qu’elles ne se convertissent à l’Islam… Mais c’est journellement qu’il y a des enlèvements et des massacres : populations mitraillées, brûlées vives, torturées parce que chrétiennes. C’est par dizaines de milliers que les morts se comptent. Et nous ne savons pas tout car cela n’intéresse que peu les « journalistes » !

Massacres aussi au Moyen Orient où l’Etat islamique et Irak et au Levant renommé Etat Islamique veut établir un « califat » qui couvrirait, pour commencer, l’Irak, la Syrie, le Liban, la Jordanie, la Palestine,… tous ces pays doivent pour eux être « libérés » de toute présence chrétienne et ceci par tous les moyens. Ainsi, en Syrie ils torturent, brûlent et même crucifient les chrétiens, hommes, femmes, enfants… Ils font de même en Irak maintenant qu’ils ont mis en fuite l’armée irakienne de l’Ouest du pays. Parfois, comme à Mossoul, ils donnent aux Chrétiens 24 heures pour partir avant que les massacres commencent, sans doute a-t-on affaire là à des « modérés » !

Bien entendu, églises, couvents, statues… sont détruites par ces vandales.

Nous aimerions voir une mobilisation générale de toutes les « grandes consciences », les médias, des politiques. Tous restent étrangement ( ?) silencieux, inaudibles…

Aidons ces Chrétiens de notre mieux. Entre autres vous pouvez vous rendre sur le site « soschretiensd’orient.fr ».

Jean NEDISCHER

( 21 juillet, 2014 )

Une ébauche de définition du globalitarisme.

  tiré du Blog de Jean-Philippe Chauvin

Je profite des vacances estivales pour ranger un peu mes archives et préparer les travaux d’études historiques sur le royalisme français que j’entends mener ces prochaines années sur la période qui court de la fin du Second empire à nos jours : vaste projet, difficile sans doute mais exaltant ! En ouvrant les nombreuses boîtes qui renferment des documents fort divers dans leurs formes comme dans leurs contenus et dans leurs provenances, je me rends compte à nouveau de la richesse du patrimoine politique des royalistes, richesse dont ces derniers n’ont pas toujours conscience, ne serait-ce que parce que la mémoire royaliste de ce pays a été, à dessein, sous-évaluée et, surtout, négligée au point de la rendre invisible aux yeux de nos contemporains, quand elle n’a pas été, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, tout simplement condamnée ou diffamée, sachant que certains monarchistes eux-mêmes ont parfois contribué au discrédit des idées qu’ils étaient censés servir…

 Je retrouve aussi mes propres archives personnelles, non celles que j’ai constituées au fur et à mesure de mes recherches et de mes achats, mais celles que j’ai produites au long de ma vie militante (pas encore achevée bien sûr !), depuis les années 1980 : tracts, maquettes d’affiches et d’autocollants, photographies, correspondances et « courriers des lecteurs », articles, etc. A relire certains de mes textes, je suis parfois surpris de ma propension, en particulier dans les années 1990-2000, à vouloir ouvrir de nouvelles pistes de réflexion idéologiques sans avoir, malheureusement, poussé plus loin dans certains cas, ce qui est, avec du recul, bien regrettable. Ainsi, la notion de « globalitarisme » que j’avais commencé à théoriser et à diffuser dès le début des années 1990… J’ai retrouvé quelques feuilles bien raturées sur lesquelles j’ai tracé des schémas et aligné des idées et des concepts, mais aussi quelques articles destinés à faire connaître, de façon très succincte, mes réflexions politiques et idéologiques.

 

Une ébauche de définition du globalitarisme. dans Articles de fond 0003bis

Ainsi, cet article publié dans L’Action française en 1997 qui tente une définition de ce fameux globalitarisme et évoque sa « naissance » rennaise et royaliste, et que je reproduis ci-dessous, article qui mériterait une suite et un approfondissement car la dernière décennie a apporté beaucoup d’eau à mon moulin, et il serait dommage de ne pas l’exploiter…

Pour définir le globalitarisme

Le globalitarisme, c’est la mondialisation et la globalisation économique. C’est aussi la démocratie « individualiste de masse ».

 Au printemps 1990, quelques mois après la chute du mur de Berlin, un groupe d’étudiants d’Action française ressentait la nécessité de qualifier cet autre totalitarisme, celui qui, après avoir conquis l’Europe occidentale, menaçait à son tour les anciens pays communistes. Fort différent dans ses formes, ou plutôt dans ses apparences, sa finalité idéologique n’était, dans la réalité, pas si éloignée des totalitarismes abrupts (nazisme et communisme) puisqu’il s’agissait toujours de finir l’histoire (pensons à la thèse de l’Américain Francis Fukuyama) par la création d’un homme nouveau.

Un texte d’Aldous Huxley résumait notre état d’esprit et nos inquiétudes succédant à la joie causée par l’effondrement du totalitarisme communiste : « Les démocraties changeront de nature. Les vieilles formes pittoresques – élections, parlements, hautes cours de justice – demeureront, mais la substance sous-jacente sera une nouvelle forme de totalitarisme non-violent. Toutes les appellations traditionnelles, tous les slogans consacrés resteront exactement ce qu’ils étaient au bon vieux temps, la démocratie et la liberté seront les thèmes de toutes les émissions radiodiffusées et de tous les éditoriaux (…) Entretemps, l’oligarchie au pouvoir et son élite hautement qualifiée de soldats, de policiers, de fabricants de pensée, de manipulateurs mentaux mènera tout et tout le monde comme bon lui semblera. » (1) Conjugué à une lecture attentive deL’avenir de l’intelligence de Maurras qui annonçait le « règne de l’Or » et à sa réflexion inquiète sur le triomphe possible – et final – de la démocratie dans la fameuse lettre de Pierre Boutang de 1951, ce texte nous incitait à approfondir les mécanismes du nouvel asservissement mondial.

 

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Cette recherche sur l’autre totalitarisme que certains nommaient « soft totalitarisme » (en référence au livre de F.B. Huyghe intitulé La soft idéologie) ou « totalitarisme mou », notion en définitive ambiguë car elle obérait la logique finale de tout totalitarisme, nous a amenés tout naturellement à créer un nouveau terme. A travers sa formation et sa composition sémantique même, il nous semblait le mieux qualifier cette réalité idéologique qui prenait le monde entier, dans tous ses aspects et recoins (qu’elle voulait d’ailleurs éliminer, au nom de la « transparence » qui est surtout la disparition, voire l’interdiction, du secret, du mystère, du rêve même), dans toutes ses sphères, comme une globalité dont il devenait impossible de se démarquer, de s’échapper, sans courir le risque d’être politiquement, intellectuellement, économiquement, socialement, « exclu »… Ce mot nouveau, c’était leglobalitarisme.

Ce terme, issu de notre petit cénacle maurrassien rennais, vient de bénéficier d’une reconnaissance imprévue (et bienvenue) sous la plume d’Ignacio Ramonet, dans Le Monde diplomatique de janvier 1997. Sous le titre Régimes globalitaires, l’éditorialiste du mensuel évoque la mondialisation économique et les régimes qui s’y plient, appliquant ainsi une politique libérale peu respectueuse des droits nationaux et sociaux : « Reposant sur les dogmes de la globalisation et de la pensée unique, ils (les régimes globalitaires) n’admettent aucune autre politique économique, subordonnent les droits sociaux du citoyen à la raison compétitive, et abandonnent aux marchés financiers la direction totale des activités de la société dominée. Dans nos sociétés déboussolées, nul n’ignore la puissance de ce nouveau totalitarisme (…) »

 

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Mais Ignacio Ramonet limite la définition du régime globalitaire, bien qu’il ait eu la même intuition de base que les maurrassiens. Nous n’avons pas de ces timidités, maladroites mais compréhensibles pour un intellectuel qui a peur d’aboutir à des évidences si peu conformistes qu’elles risqueraient de lui aliéner une partie de son public habituel. Il faudra bien un jour écrire sur la force du tabou, c’est-à-dire sur la fonction paralysante (pour la pensée) de l’idéologie démocratique…

Notre définition du globalitarisme dépasse le simple cadre économique et social. C’est une définition politique pour un phénomène idéologique total.Si l’un des aspects du globalitarisme est la mondialisation et la globalisation économique, ce n’est qu’un aspect. Le globalitarisme, c’est aussi l’idéologie qui sous-tend ces aspects, c’est-à-dire la démocratie individualiste de masse elle-même – cette forme (qui se veut unique et seule tolérable) idéologique qui ne conçoit le monde que dans une perspective monohumaniste, c’est-à-dire globale : n’est-ce pas la conclusion logique de l’égalitarisme, de l’indifférentialisme démocratique ? « Un homme, une voix » débouche sur un monde unique et transposable (imposable même) à toutes les communautés humaines. George Orwell parlait d’ailleurs du « One World »…

Le rôle de l’Action française, rôle historique au sens intellectuel du terme, est de former l’armature intellectuelle de la résistance à ce processus liberticide : ainsi, notre nationalisme, raisonnable car raisonné, est-il la reconnaissance des besoins sociaux des hommes. Ceux-ci s’incarnent dans la famille, le quartier, la commune, la région, et, cadre protecteur, le « plus vaste des cercles communautaires humains », la nation.

Dénoncer le globalitarisme c’est préparer, sous de bons auspices, la nécessaire post-démocratie.

(1) Aldous Huxley : Retour au meilleur des mondes, 1958.

Post-scriptum : à l’époque, je militais à l’Action Française, et Pierre Pujo me laissait « libre plume » dans les colonnes du journal monarchiste. Aujourd’hui, c’est au sein du Groupe d’Action Royaliste que je développe mes réflexions dans le même esprit, toujours royaliste mais pas seulement maurrassien…

 

( 21 juillet, 2014 )

La France doit s’engager aux côtés des chrétiens d’Orient

La France doit s’engager aux côtés des chrétiens d’Orient dans communiqués arton7684

Communiqué de Karim Ouchikh, Conseiller de Marine Le Pen à la Culture et à la Francophonie, Conseiller municipal de Gonesse

Forte encore d’une communauté de 13 à 15 millions de fidèles, les chrétiens d’Orient se voient contraints ces dernières années d’émigrer d’Irak, de Syrie, d’Egypte ou de Palestine pour des raisons essentiellement politiques et sécuritaires

Ce phénomène inédit s’amplifie à présent à mesure que s’étend l’emprise des forces islamistes dans la région : l’Etat Islamique en Irak cible prioritairement les minorités chrétiennes, notamment à Mossoul, obligeant celles-ci à fuir massivement le pays ; ces mêmes djihadistes ultras pratiquent à l’égard de chrétiens de Syrie des actes de crucifixion dont la barbarie est à peine dénoncée par la « communauté internationale » ; menacés par les persécutions anti-chrétiennes qui se multiplient de longue date en Egypte, les coptes éprouvent le besoin de migrer par milliers vers l’Europe ou les Etats-Unis… En dépit des atrocités qui se commettent chaque jour dans cette région troublée du monde, François Hollande a fait le choix de se taire, préférant sans doute ne pas attiser les tensions interconfessionnelles qui se développent sur le territoire français sur fond de crise proche-orientale. A bien y regarder, cette dérobade diplomatique insupportable s’ajoute aux errements récents de notre politique étrangère, dont l’alignement systématique vis-à-vis des intérêts américains a conduit l’actuel locataire de l’Elysée, comme hier Nicolas Sarkozy, à encourager aveuglement l’éclatement d’Etats du monde arabe qui, bien qu’autoritaires, assuraient tant bien que mal, en Libye, en Irak ou en Syrie, une protection minimale de leurs minorités religieuses. Depuis 1535, date de signature des accords diplomatiques entre François Ier et Soliman le Magnifique, la France s’engage à protéger les chrétiens en Terre sainte. La légitimité historique du protectorat français sur les chrétiens d’Orient n’a depuis jamais été remise en cause par quiconque, son statut de protecteur des lieux saints ayant même été reconnu par le Saint-Siège. Par fidélité aux devoirs que l’histoire lui assigne sur cette terre depuis cinq siècles, mais aussi pour conserver son influence légitime au Proche et au Moyen-Orient, la France se doit de rompre avec son attentisme diplomatique actuel, en apportant assistance et soutien aux chrétiens d’Orient aujourd’hui menacés d’anéantissement par la montée en puissance d’un islam radical. En enrayant l’exode tragique des chrétiens d’Orient, il est encore temps pour notre pays d’œuvrer résolument au maintien d’une présence chrétienne dans une région où naquit voici deux mille ans la religion du Christ.

( 21 juillet, 2014 )

Irak : Ce ne sont que des Chrétiens…

Tiré du site « boulevard Voltaire »

Jihadistes à Mossoul: l’exode de 15.000 chrétiens – 16/06 - YouTube thumbnail
Le 19 juillet 2014

Aujourd’hui 19 juillet 2014, prenait fin l’ultimatum de l’Etat Islamique aux chrétiens de Mossoul.

Ils étaient encore 100.000 avant l’invasion américaine de 2003. Ils sont 5.000 depuis. Aujourd’hui 19 juillet 2014, prenait fin l’ultimatum de l’Etat Islamique aux chrétiens de Mossoul. La conversion, la jizyia ou le glaive. Reprenant à leur compte une prescription supposément attribuée au calife Omar, les islamistes ont appliqué la législation la plus rétrograde de l’Islam : soit les chrétiens se convertissent, soit ils paient une taxe spéciale censée les protéger (environ 200 euros par tête), soit ils seront exécutés. Les islamistes de l’Etat Islamique avaient déjà commencé à marquer leurs maisons cette semaine, les désignant ainsi à l’exil ou à des représailles. L’exode a déjà commencé.

Les chrétiens d’Irak ont commencé à fuir massivement la ville, laissant derrière eux leurs biens, leur terre et leurs lieux de culte dont personne ne garantira l’immunité. La Mésopotamie qui a vu sans discontinuer depuis deux millénaires s’épanouir une des chrétientés les plus anciennes du monde est appelée à disparaître. A rebours de la longue tradition de cohabitation des diverses minorités au Proche Orient, le fondamentaliste wahhabite qui s’est imposé depuis trente ans grâce aux pétrodollars des pays arabes du Golfe, continue son œuvre de normalisation de l’Islam. Et les « born again » djihadistes qui affluent d’Occident sont d’autant plus enclins à cette purification religieuse qu’ils n’ont du christianisme qu’une image brouillée par le spectacle de la décadence occidentale ou des délires évangélistes appelant à la croisade. Ils ne comprennent pas que l’on peut-être chrétien et arabe, qu’une liturgie chrétienne peut-être célébrée dans la langue mère de l’arabe, l’araméen et que ce sont leurs frères qu’ils persécutent. Malgré l’appel déchirant des patriarches orientaux, le monde reste muet. Après Maaloula et Kessab en Syrie, le revers de la médaille des « printemps arabes » apparaît au grand jour.

La faiblesse de la mobilisation de l’Occident n’a pas encouragé ces populations fragiles à voir encore un avenir pour eux et pour leurs enfants. Le monde arabo-musulman est en train de se mutiler en se privant de sa composante chrétienne, composante dont il faut rappeler qu’elle est indigène, profondément enracinée dans la culture arabe. La normalisation fondamentaliste d’un islam sunnite sur le modèle wahhabite, résultat de près d’un demi-siècle du déversement des pétrodollars du golfe est en train de changer radicalement l’identité même des sociétés musulmanes. Les chrétiens en font les frais en premier, mais aussi l’islam traditionnel, avec ses saints et ses pratiques de dévotion que rejettent violemment les islamistes en les assimilant à la Jahiliyya, c’est-à-dire l’ « ignorance » censée avoir caractérisé les siècles précédant la venue de l’Islam. A terme, c’est l’ensemble du monde arabe qui y perdra. Les chrétiens d’Irak sont en voie de disparition. Ce faisant, à l’instar de leurs coreligionnaires syriens, ils emporteront avec eux un pan entier de la culture de l’Orient. Et les remords de l’Occident…

( 20 juillet, 2014 )

France, réveille toi…

Cela devient douloureux à chaque occasion de relever les contradictions et autres approximations politiques du président normal, lequel loin d’être capable de piloter la France, ferait bien de se rabattre définitivement sur son scooter somme toute normal lui aussi.

Mais après-tout , la sacro-sainte république encore chère au cœur de bon nombre de Français n’a que ce qu’elle mérite, elle qui fonde sa légitimité sur les lobbys, les groupes de pression, les modes, les audimats et autres campagnes de désinformation, allant jusqu’à réécrire l’Histoire, déconstruire les enseignements, contredire et mettre en cause les principes naturels, elle qui n’a de cesse que de promouvoir toutes sortes de « communautés » exception faite de la communauté nationale qui s’est construite en quinze siècles. La République délite et corrompt la France depuis que s’inspirant des « Lumières » elle s’est installée sur le trône, les babines encore dégoulinantes du sang du peuple et de la famille royale mêlés et unis dans le même holocauste.

Il était écrit et il ne pouvait en être autrement que ce système calamiteux qui tenta de sauver la face avec sa cinquième tentative de restauration vite retaillée, le costume gaullien était trop ample, pour retrouver des dimensions « normales » plus adaptées aux nains qui se succèdent à chaque scrutin présidentiel.

France, réveille toi… dans actualités une_2890-46393Aujourd’hui, on pourrait être tenté de se réjouir de voir enfin les Français ouvrir les yeux sur la réalité du système aberrant qui leur est imposé. Le taux d’abstention à toutes les élections et le rejet des politiciens de partis perçus de plus en plus comme des profiteurs et des menteurs, un peu comme ces marchands d’élixirs et potions miracles d’autrefois, la popularité toujours en baisse du président personnage de vaudeville partagé entre ses affaires d’alcôves, et ses antichambres d’affairistes, tout cela semble provoquer une nausée générale.

Et pourtant, que nous annoncent les sondages ? L’homme politique le plus populaire dans notre pays n’est autre que l’ancien premier ministre de Chirac, Alain Juppé.

Ce triste individu , ancien patron de l’UMP, outre qu’il a été lui aussi mêlé à des affaires retentissantes (emplois fictifs à la mairie de Paris ente autres) — mais cela n’a rien d’exceptionnel dans ce système dont la corruption est inscrite dans les gènes —, ce personnage hautain et puant de suffisance qui n’a toujours eu que mépris pour la France des clochers ( comme pour le Pape Benoît XVI d’ailleurs qu’il brocarda méchamment après le discours de Ratisbonne, dont il ignorait le contenu) s’était inscrit en son temps avec délectation dans les manœuvres de ralliement de nos armées à l’OTAN, partisan convaincu de l’abandon de notre souveraineté à l’Union Européenne : il y voit une étape obligée vers la mondialisation laïque et obligatoire.

Si les Français veulent de cet homme, c’est que décidément ils ne comprendront jamais rien et qu’ils ne sont pas prêts de changer ce régime construit par et pour les arrivistes A moins, que, comme me le souffle un jeune militant d’Action française formé au CMRDS, ce soient les oligarchies supranationales qui aient désigné Juppé comme futur manager de la succursale France et que tout simplement les instituts de sondages toujours à leur service préparent le terrain. Ah, nos jeunes, qu’est-ce qu’ils sont suspicieux tout de même !

Olivier Perceval, secrétaire général de l’Action française - L’AF 2890

( 20 juillet, 2014 )

DIRECTIONS POUR L’ACTION

Le Mot Président

 Dans son numéro de juin, Politique Magazine a publié un passionnant dossier consacré au réveil de la société civile. Cet article de méthodologie d’action politique se termine par ces lignes : « L’insurrection de l’esprit surgie du pavé parisien au printemps 2013 annonce avec certitude que quelque chose, un jour, se passera. L’ébranlement est là, chacun, en France, l’a ressenti. Il reste à tout faire pour acquérir la possibilité d’agir lorsque la chance historique sera là. Chaque nuit qui vient, nous le savons, porte en ses plis la possibilité d’une aube nouvelle. Il n’y a pas de fatalité. Les mécanismes de l’histoire sont héroïques. La volonté de quelques hommes décidés peut, dans des circonstances favorables, emporter la décision. Mais pour réussir, nous devons tenir les deux bouts de la chaîne : préparer le nouveau consensus intellectuel et moral qui rassemblera les Français… et être prêts à reprendre le pouvoir. Ce qui suppose des convictions solidement étayées sur ce que doit être la politique de la France et, conséquemment, sur les institutions qui pourraient les porter ». (1) Le complément logique  et indispensable de ces directions pour l’action est formulé dans la brochure du Cercle Vauban Une espérance pour la France : la monarchie (2). Car, sauf à se résigner au rôle d’éternelles pleureuses dans une atmosphère débilitante, les mouvements citoyens de la saine réaction en cours devront redécouvrir le sens d’une politique réaliste. Autrement dit, il s’agit bien de reprendre le pouvoir. Cette démonstration reste notre mission essentielle. Il est heureux que les circonstances nous aident à la faire voir puis comprendre.

 C’est que le logiciel officiel tourne de plus en plus en vase clos. Il rabâche que la vie, c’est les partis et que les nations sont dépassées. L’actualité vraie lui réponde par le rejet grandissant des partis et le retour du fait national. Mais rien ne sert de leçon aux gens des partis : à gauche, après la « journée de la veste » des élections européennes, l’Etat-PS ne fait que de l’enfumage : un changement de gouvernement qui n’en est pas un, un nouveau premier ministre qui se sent autant Catalan que Français, un projet de réforme territoriale qui sacrifie aux tenants de l’Europe des régions, une exaltation du traité transatlantique qui accentue davantage encore la sortie de l’histoire des nations européennes. A droite, on continue comme toujours sur l’air de la division et des manœuvres. Voyez Alain Juppé : à n’en plus pouvoir de se rêver à l’Elysée, il est sûrement le plus emblématique des hommes de droite à avoir renoncé à la défense de tous les repères structurants de la société, de la famille à la nation. Rien de tout cela qui permette de fonder une espérance.

 En réalité, il n’y a plus, dans les partis dits de gouvernement, d’hommes politiques qui croient qu’un chemin français soit encore possible. Tous ne croient qu’en leur chemin personnel ! Pourtant toute la géopolitique depuis la seconde guerre mondiale, mais surtout depuis 1990, tend à prouver que les Etats-nations en restent les acteurs principaux. Les Etats-Unis son convaincus de leur « destinée manifeste » et développent une stratégie mondialiste, c’est-à-dire la transformation du monde à l’image de l’Amérique (à ne pas confondre avec la mondialisation qui n’est que l’accroissement des interdépendances des espaces mondiaux du fait des moyens techniques). Le malheur pour nous est que nos dirigeants ne croyant plus en la France aient facilité cette manœuvre. Il est vrai que nos élites participaient à des oligarchies transatlantiques, notamment par le biais des réseaux de la franc-maçonnerie… Dès l’origine, l’Europe envisagée fut celle de Jean Monnet, citoyen et banquier américain en même temps que citoyen français. Elle fut conçue comme un prolongement des Etats-Unis. C’est cette politique qui continue aujourd’hui avec les extensions récentes de l’OTAN et la signature du Traité transatlantique. Mais il est à noter que l’Union Européenne est un cas à part : les autres grandes organisations régionales (ALENA, MERCOSUR, ASEAN, etc.) se sont faites dans un esprit exactement contraire, celui du renforcement des nations. Semblablement, l’affirmation des puissances émergentes révèle la volonté de grandes nations de s’affirmer  sur la place internationale, et pas seulement de façon marchande. Cela est patent pour les plus connues : Brésil, Russie, Inde, Chine. Mais ce ne sont pas les seules. Plus encore, partout dans le monde, les peuples rejettent la vision unipolaire du mondialisme. Même en Europe, on vient d’en avoir un écho, s’affirme la volonté des peuples d’exister face au système de l’UE, liberticide des identités et aux prétentions impérialistes.

 Au total : les Etats-nations restent la meilleure grille de compréhension du monde et la multipolarité qu’ils entraînent est probablement le cas de figure le moins belligène. Au contraire la vision unilatéraliste risquerait de faire se reconstituer des blocs rivaux. N’en déplaise aux rêveurs du village planétaire, le monde reste varié et, dans ce contexte, on ne voit pas pourquoi la France n’aurait pas la possibilité de jouer à nouveau un rôle digne de son Histoire. Mais encore faut-il qu’elle résolve enfin son problème politique. A tous ceux qui s’interrogent aujourd’hui sur le Bien commun français il faut montrer que l’équation gagnante ne pourra qu’être : saines réactions + réflexion sur les institutions = projet politique à la fois nouveau et fidèle à l’identité française.

Bernard PASCAUD

(1)  Article de Christian Tarente « Nécessité d’un sens politique » dans Politique magazine n° 130 (Juin 2014)

(2) Cercle Vauban Une espérance pour la France : la Monarchie, Regalia éditions, 6 €. A commander au siège de la R.N.

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