( 25 mars, 2017 )

Le Prince Jean de France poursuit son engagement en faveur des chrétiens d’Orient

lu sur le blog « la Couronne »

 

Le Prince Jean de France poursuit son engagement en faveur des chrétiens d’Orient dans Princes le-prince-jean-de-france

Parmi les engagements publics chers au prince Jean figure la défense des chrétiens persécutés en Orient, notamment en Syrie où il s’est rendu en avril 2016. Ce voyage était organisé à l’invitation de l’évêque de Fréjus-Toulon, Mgr Dominique Rey, qui a rassemblé autour de lui plusieurs personnalités : parlementaires, journalistes et intellectuels désireux de découvrir la situation des chrétiens syriens et de leur témoigner leur soutien.

 

Ce soutien continue à se manifester en France par de nombreuses initiatives. Ainsi, le 2 mars dernier s’est déroulé une soirée artistique en présence du Prince Jean à Paris. Cette soirée était présentée par la grande actrice Marie-Christine Barrault et elle a vu s’enchaîner diverses présentations musicales et poétiques. Du gospel dynamique avec le groupe Family One qui a fait danser toute l’assistance, des jeunes prodiges du Hip hop, du chant lyrique, un duo piano et violoncelle lauréat du conservatoire de Paris et l’immense Michael Lonsdale qui est une connaissance  du Prince. En effet, l’interprète du frère Luc dans Des hommes et des dieux était venu lire des textes poétiques à la Chapelle Royale sur le domaine de Dreux il y a quelques mois.

 

Michael Lonsdale, entouré de jeunes comédiens a rendu sensible la maxime de Dostoïevski « La beauté sauvera le monde ». Il n’est pas vain de se rassembler dans un moment artistique pour célébrer notre communion de coeur avec les chrétiens persécutés et spécialement ceux qui vivent à Alep. Le nom de chaque participant a été attaché à un large rosaire qui sera remis au mois d’avril par Mgr Rey à l’archevêque de Homs, Mgr Jean-Abdo Arbach.

 

En 1535, le roi François Ier s’engageait au nom de la France à protéger les Chrétiens d’Orient et cette responsabilité nous incombe à tous aujourd’hui. Le prince Jean, héritier de cette promesse, souhaite aujourd’hui exprimer par ses voyages auprès des responsables civils et religieux au Liban et en Syrie l’attachement du peuple français à la présence chrétienne sur les terres des premières églises. Il s’associe à l’évêque de Toulon pour appeler tous les français à soutenir matériellement les associations qui œuvrent en Irak, au Liban et en Syrie.

( 12 mars, 2017 )

La famille de France au Salon de l’Agriculture

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Vendredi 03 mars, Leurs Altesses Royales le duc et la duchesse de Vendôme se sont rendues avec les jeunes princes au salon international de l’agriculture à Paris. Suite à la visite qu’ils en ont faite, voici les réflexions du prince Jean publiées sur son site internet. On verra comment de cette visite et de l’expérience familiale,  le Prince tire une idée générale et des orientations d’actualité pour la France.

 

« Adieu, veau, vache, cochon, couvée ? Dans l’atmosphère d’une campagne électorale peu amène et plus que délétère, dont on ne sait ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas, rien de mieux qu’un petit tour en famille au salon de l’agriculture pour un vrai retour à la terre et au réel.

Veaux, vaches, cochons, couvées … Il y en a pour tous les goûts, petits et grands. Comme notre filière bois, notre filière agricole se porte difficilement, mais nos agriculteurs restent des passionnés de leurs animaux et de leur terroir. C’est ce qui fait mon admiration. C’est aussi notre esprit français auquel il est bon de rester attaché et qu’il faut soutenir, dynamiser développer.

Petit, pendant les quatre années où nous avons habité la Haute-Savoie, un petit village près d’Annemasse, notre maison jouxtait une exploitation laitière. Nous y passions tout notre temps. Des années plus tard, je suis retourné travailler l’été dans une ferme modèle près de Morestel. Depuis que nous sommes à Dreux nous nous intéressons aux poules (Orpington, Bantam de Pekin, Araucana, Flaverolles, …). En fin de semaine dernière, après une vingtaine de jours en couveuse, nous avons vu éclore, dans l’excitation générale, une dizaine de poussins.

Et oui, il est bon, me semble-t-il, quand tout part à vau-l’eau de revoir ses fondamentaux. Dans cet esprit, il n’y a rien de mieux que le retour à la terre. »

Porte de Versailles le 3 mars 2017

( 5 mars, 2017 )

Conférence : L’Histoire des Bourbons de France et des Bourbons d’Espagne [Paris, 31 mars]

 

 

Vendredi 31 mars 2017, l’Institut de la Maison Royale de France et la Hermandad Nacional Monárquica de España, délégation France, ont le plaisir de vous inviter à la conférence sur l’histoire des Bourbons de France et des Bourbons d’Espagne présentée par l’historien Philippe Delorme.

Cette conférence exceptionnelle sera donnée à 19H30 dans la grande salle paroissiale de l’église Saint Germain l’Auxerrois, paroisse des rois de France. Pour pouvoir participer à cette conférence, merci de remplir et de retourner le bulletin d’Inscription ci-dessous.  

 

Bulletin d’Inscription à la conférence

( 3 mars, 2017 )

Monseigneur le comte de Paris: Tentons, par delà la confusion, de construire un monde meilleur pour les générations futures.

 

 

Dans l’antique Genèse Biblique, il est dit que la tribu des Hommes ayant survécu au Déluge, renaissant des eaux, partit en errance par monts et par vaux. Les Hommes parvinrent à une vaste plaine verdoyante qui s’étendait entre deux rivières. Ils décidèrent de s’y établir. Alors ils construisirent une cité avec des briques, symbolisant de l’Homme éphémère, à la place de pierres, symbole de la force permanente des Cieux. Au centre de la cité ils commencèrent à édifier une tour, une Ziggourat à degrés reliés par des escaliers. Les Hommes de la tribu nommèrent cette tour: la Porte de Dieu, BAB-EL en langue sacrée, la langue UNE. « Eloïm » le Seigneur des seigneurs, le Roi des rois, Celui que l’on ne nomme pas, dit: «Voici qu’ils ne forment qu’un seul peuple et qu’ils ne parlent qu’une seule langue. Voici qu’ ils bâtissent une tour pour toucher le ciel. » Pour leur faire comprendre leur blasphème dont ils ne comprenaient pas la portée « YOD-HE- VAV-HE » étendit la main et fit sourdre entre eux la confusion: ils ne parlaient plus la même langue et ne se comprenaient plus. Ils étaient désorientés.

Notre monde en croyant pouvoir se substituer au Créateur descendait aux enfers, dans la géhenne de la schizophrénie avec toutes les nouvelles maladies que notre monde génère, par des techniques analytiques et, ou, analogiques actuelles, qualifiées de modernes et conduites sans référence aux lois Divines, aux lois de la Nature par des techniques de tous ordres, faisant flirter les énergies du corps et celles de l’âme avec la magie des sens, des formes et des couleurs, tout comme avec celles des ondes existantes et bien souvent invisibles… La recherche compulsive de la puissance, du pouvoir et celle de l’Or, tente de se substituer au divin, au sacré. « Tandis que le pèlerin qui cherche à se rapprocher du Centre du Monde, de « l’Axis Mundi» représenté symboliquement par cette tour, réalise, en atteignant la terrasse supérieure, la rupture de niveau transcendant l’espace profane, hétérogène, en pénétrant dans un espace pur et sacré, homogène, expérience de la purification spirituelle, graduelle, jusqu’à la pure lumière d’un espace intérieur, » nous explique Mircea Eliade. Il est intéressant de constater que le Seigneur des seigneurs ne détruit pas l’homme dans son orgueil ni dans sa vanité, Il ne lui ôte ni ses biens ni ses rapines, non, Il crée le vide autour de lui par la confusion du langage, cet espace temps dans lequel personne ne comprend plus personne, Il lui obscurcit la mémoire par l’oubli et l’effacement à ce auquel il aspirait… Maintenant, à l’Homme de raviver cette mémoire. Pourtant, de nos jours, c’est l’homme lui-même qui s’attaque au langage et l’appauvrissement de la langue, ajouté au « sabir officiel » politiquement correct, de même que la précipitation de l’élocution, démultiplie la confusion.C’est ainsi que se créèrent des ghettos, des communautarismes qui ne peuvent se comprendre et finissent par se détester et même se haïr.

La confusion née de Babel, en marquant la diversification des langues, s’écarte de la tradition primordiale, celle de la langue Une. Elle est la conséquence d’un obscurcissement des esprits commandant le passage progressif de l’unité à la multiplicité, ainsi l’être humain se retrouve seul, isolé, face à son ordinateur, face à la machine, il ne dialogue plus qu’avec un robot. Or le langage résume en sa substance l’unicité d’une cité, d’une ethnie, d’un pays, il est l’une des composantes essentielle d’une structure mentale ou sociale, c’est l’âme d’une cité, d’un pays. Ainsi tout totalitarisme se découvre dans la nécessité absolu d’appauvrir au maximum la langue et de faciliter la confusion à ce niveau… pour mieux contrôler chacun. Une atteinte, voulue ou inconsidérée, portée à la langue parlée, frappant une société, affecte en profondeur le lien social et contribue à le briser. Attenter à la langue française équivaut à attenter à chaque Français. Ne l’oublions pas, le langage détient une charge d’énergie qui procède de tout être et vise l’être tout entier, parce qu’il ouvre sa participation à la Vie. Mais tout concept, de même que toute réalité, sait occulter sa face cachée. Ainsi le « don des langues » marque à contrario le retour à un état central, à partir duquel les modalités de la forme et celles de l’expression apparaissent comme des adaptations nécessaires mais d’ordre contingent. Ainsi le « don des langues », conféré par le Saint Esprit le jour de la Pentecôte aux Apôtres, est la clef de l’universalisme du Christianisme. En pénétrant plus profondément dans les méandres de la connaissance, l’état paradisiaque implique la saisie du langage des animaux: il est dit, en effet, dans la Genèse que Dieu demanda à Adam de les nommer, ceci implique qu’il en devenait responsable. Or de nos jours des chercheurs, des scientifiques étudient de plus en plus le langage des animaux, comme celui des plantes qui savent communiquer entre eux par des sons, des odeurs, des attitudes «corporelles ».

J’ai pu constater qu’un nombre de plus en plus grand de scientifiques et de chercheurs se sentent intimement responsables de la Création qui les entoure! L’être humain, au sommet de la hiérarchie du vivant, a la responsabilité totale du règne animal, végétal et minéral. Cette responsabilité doit s’enseigner, dés le plus jeune âge. Dans mes souvenirs, j’avais quatre ans lorsque mon père m’emmena dans un sous-bois sombre et spongieux, en approche silencieuse, pour voir une bécasse couver ses oeufs, à une distance de trois mètres pour ne pas l’inquiéter. -Expérience inoubliable!- Bien plus tard, vers mes quarante ans en Sologne, je désirais voir les animaux de près… Avant l’aube, recouvert de ma houppelande en laine de mouton brun, couché sur terre, près du lac où la veille j’avais repéré de nombreuses traces, j’observais sous mon capuchon. J’ai eu le bonheur d’admirer deux faons jouer à saute mouton par dessus le tronc couché que j’étais devenu. Oui, on peut communiquer avec les animaux par la pensée, car ils ressentent vos sentiments mais malheureusement surtout la peur. Si nous désirons ne pas être broyés par ce qui se prépare, résultante de la terrible confusion entretenue par notre monde politique et économique, confusion due au rejet de toute spiritualité, il nous faudra impérativement oeuvrer pour retrouver la véritable unicité, source de paix et de justesse dont le ciment ne peut qu’être l’amour de la Création et celui de notre Créateur.

Revenons au mot Bab El, la Porte de Dieu. Dans le cyclotron près de Genève, les savants viennent de matérialiser le « Bozon de Higgs », cette étincelle qu’ils nomment « la particule de Dieu ». Découverte merveilleuse et néanmoins terrifiante. Cette étincelle est le point initial de la création, certes. Mais par delà la « Porte de Dieu, BAB-EL ??? Il est nécessaire de remettre en notre mémoire le mythe de Prométhée qui ravit le feu des dieux pour l’offrir à l’Homme. Celui-ci en subira la brûlure par le feu de son désir, de sa concupiscence. En croyant pouvoir devenir dieu à la place des dieux notre humanité ne peut que plonger dans la géhenne. Mais la voie de la lumière existe parallèlement, c’est celle de nos responsabilités assumées… vaste programme, pourtant si nécessaire. Par delà la confusion, il existe en outre partout et de plus en plus l’irrespect des autres, ce qui implique l’oubli du respect que l’on se doit, sans oublier également notre manque de respect pour la nature, au point que les océans sont devenus les poubelles de l’univers, que les terres asphyxient sous les engrais chimiques et meurent de notre désir compulsif de rentabilité, que les animaux enfermés dans des cages pour engraisser, plus vite que le simple bon sens, un jour génèreront des maladies dont l’homme décèdera… et toute cette stupide et dramatique destruction de la nature préfigure notre propre disparition . Je ne serai jamais politiquement écologiste, ce sont deux termes antinomiques, mais, oui, naturellement écologiste car je constate les ravages de notre soit disant civilisation, ou plutôt de nos « incivilités » et celles-ci empirent lorsqu’elles se mêlent à la politique et se transforment en un brouet diabolique.

En son temps j’ai soutenu, par mes écrits, le combat contre l’aéroport de Notre Dame des Landes, non pas seulement parce que ce projet était aberrant économiquement, mais surtout parce qu’il saccageait des terres agricoles et des biotopes humides exceptionnels nécessaires à la diversité de notre environnement. Bien avant lorsque j’étais à la Banque j’ai pu arrêter un projet qui aurait détruit tout le littoral atlantique d’Hossegore à Biarritz, pour en faire un immense complexe touristique semblable à celui de Miami en Floride… la flore, la faune auraient disparu et même le climat en aurait été perturbé. Le respect de notre environnement, de notre planète, des êtres vivants, comme celui de la nature sera notre gage de survie dans un avenir déjà bien sombre. Tentons, par delà la confusion, de construire un monde acceptable pour les générations futures, sinon meilleur. Tel est le souhait que je formule en ce début d’année.

Ce que l’on nomme dans le jargon actuel « le vivre ensemble » notre génération appelait cela du civisme. Remettons-le à l’honneur dés l’école!

 

armes-du-comte-de-parisParoles d’Henri VII, Comte de Paris et Duc de France.

( 9 février, 2017 )

Mémoire • Homélie de la messe de requiem pour le roi Louis XVI, à Saint-Germain-l’Auxerrois

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Prône de la messe de Requiem pour le roi Louis XVI, le samedi 21 janvier 2017, il y a exactement deux semaines, en l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, par le P. Jean-François Thomas s.j.

 

Monseigneur, Madame, mes chers Frères,

Si le Roi des rois a connu une telle déréliction et une telle solitude lors de son passage parmi nous, il ne faut point être surpris qu’un roi terrestre digne de sa mission doive connaître une souffrance identique par imitation du Maître. Les succès humains sont toujours entachés d’une certaine prosternation devant les règles du monde et ceux qui les inspirent. Un fils de saint Louis, par son sacre, plie la nuque sous les insignes royaux et devient un serviteur du Christ, et donc de ses frères, se condamnant à ne pas être compris ou aimé s’il demeure fidèle.

Les deux sceptres

Le 11 juin 1775, dans la cathédrale Notre Dame de Reims, Louis XVI reçoit les deux sceptres : la main de justice, symbole de vertu et d’équité, ornée de la dextre divine bénissant, aide le roi à guider les égarés, à relever ceux qui sont tombés, à récompenser l’humilité et à confondre l’orgueil ; le sceptre royal, marque de puissance, rappelle au roi ses devoirs de mener une vie droite, de lutter contre le mal pour le bien de son peuple chrétien et d’aider chacun à demeurer sur un chemin de justice. Le Roi était pieux et il comprit la symbolique de tous les rites de son couronnement, désirant restaurer l’élan religieux brisé dans le royaume par la décadence et l’immoralité du siècle des Lumières. Il accepta le poids de la couronne et avec elle les épines qui le rendraient de plus en plus conforme à Celui qui l’avait revêtu de son autorité. Il entra ainsi, seul, dans sa fonction, entouré par la médiocrité tintamarresque de son époque. Dieu allait permettre que ce roi, le plus vertueux de tous depuis bien des règnes, connût l’abjection la plus complète, le dénuement, la trahison, la mort ignominieuse.

L’homme seul

Cette solitude vécue par le Roi, il ne la subit pas mais il l’embrassa, chaque jour davantage, alors qu’il avançait vers le sacrifice et vers le martyre. C’est là que réside son héroïsme et, osons le dire, sa sainteté. Un parcours identique fut suivi, cent trente ans plus tard, par Nicolas II et sa famille. Seulement la Russie moderne, de nouveau orthodoxe, a eu l’humilité de reconnaître son crime et de canoniser ces victimes de la violence diabolique. La France, elle, n’a pas eu le courage de confesser son péché, de courber la tête et l’Eglise catholique se désintéresse des vertus de ce Roi. La solitude consentie du Roi nous renvoie à la solitude qui est la nôtre depuis que nous l’avons assassiné en commettant ce parricide. Ce qui surgit du bain de sang de la révolution, et qui nous poursuit comme un spectre, est l’homme que nous sommes, dans toute sa faible nature, se condamnant à errer seul dans le monde par orgueil car il repousse désormais toute dépendance et toute servitude vis-à-vis du transcendant. De tout temps, cet homme a aimé la rhétorique, qu’elle tombât de la tribune ou de la chaire, du comptoir de bar ou d’un fauteuil d’académie. Cependant, la rhétorique révolutionnaire, mijotée par les soins pernicieux des philosophes de ce siècle enténébré, poussa l’homme dans un gouffre dont il ne remonta jamais. Les rhéteurs et les orateurs de Quatre-vingt-treize ont tous été engloutis par leur propre fureur, laissant l’homme, c’est-à-dire nous, leurs fils hélas, tout pantelants et pataugeant dans notre bourbier, ceci jusqu’à ce jour, puisque nous avons refusé de crier notre solitude de damnés et d’implorer le pardon. Léon Bloy écrit dans La Chevalière de la Mort : « Une rhétorique telle qu’on en avait jamais vu chez aucun peuple, apparut en ces temps, comme un météore prodigieux, annonciateur désorbité de la débâcle universelle. (…) Sous le masque sanglant d’une rhétorique transcendante poussée jusqu’à l’égorgement et jusqu’à la terreur suprême, l’homme immuable, le misérable Homme de la Chute, suait et haletait dans son éternelle lamentation. »

Les consolations spirituelles

Louis XVI fut privé de tous les dictames humains à partir de 1789 et il ne mit plus son espérance que dans les consolations spirituelles. Le 11 mars 1791, il écrivait dans une lettre adressée à un des précepteurs du Dauphin : « Parlez-lui et toujours avec respect de Dieu, de ses attributs et de son culte : prouvez-lui que l’autorité des rois vient de Dieu ; et que s’il ne croit pas à la puissance du Maître des rois, il sera bientôt la victime de ces hommes qui ne croient rien, méprisent l’autorité, et s’imaginent être les égaux des rois. Qu’il apprenne dès à présent, que la religion est digne de tous ses hommages ; que l’incrédulité et la fausse philosophie minent sourdement les trônes, et que l’autel est le rempart des rois religieux. Méfiez-vous de tous ces principes erronés, enfants perdus de la nouveauté, de l’esprit du siècle, et du poison de l’incrédulité. Loin de lui tous les ouvrages où la philosophie prétend juger Dieu, son culte, son église et sa loi divine. »

« Mon frère, bientôt je ne serai plus… »

Au fur et à mesure qu’il perdit de son pouvoir, il gagna en autorité naturelle car il s’en remit sans crainte entre les mains du Créateur. Ce que Bossuet souligna dans son oraison funèbre du grand Condé, pourrait s’appliquer à Louis XVI : « Lorsque Dieu forma le cœur et les entrailles de l’homme, il y mit premièrement la bonté comme le premier caractère de la nature divine, et pour être comme la marque de cette main bienfaisante dont nous sortons. » Cette bonté du Roi est éclatante dans les pires jours de son asservissement, de son emprisonnement, de son accusation, de sa condamnation. Il écrit du Temple, à Monsieur de Malesherbes, un de ses avocats : « Je ne me fais pas illusion sur mon sort ; les ingrats qui m’ont détrôné ne s’arrêteront pas au milieu de leur carrière ; ils auraient trop à rougir de voir sans cesse, sous leurs yeux, leurs victimes. Je subirai le sort de Charles I, et mon sang coulera pour me punir de n’en avoir jamais versé. » Et à Monsieur, son frère, il avoue dans une missive du 28 avril 1792 : « Lorsque la tempête brise le vaisseau, il ne reste au passager que le courage de la résignation ; c’est à peu près ma position. Les périls qu’on me fait appréhender, n’altéreront jamais ce que je me dois comme Roi, et comme chef d’une des premières nations du monde. » Le 11 août 1792, n’ayant plus d’illusion sur l’issue de son sort, il lui demande : « Mon frère, bientôt je ne serai plus, songez à venger ma mémoire, en publiant combien j’aimais ce peuple ingrat. Un jour rappelez-lui ses torts, et dites-lui que je lui ai pardonné. »

1759951582.jpgExemple immortel…

Extraordinaire vengeance que celle qui avoue son amour et qui répond à l’offense par le pardon ! Il s’agit là de la solitude et de l’horreur de la Croix. L’imitation est parfaite, et ceci sans ostentation et sans faux semblant car il ne s’agit pas d’une de ces déclarations grandiloquentes, ne prêtant pas à conséquence, dont sont familières les personnalités civiles et religieuses de notre époque. Nous connaissons trop, depuis deux siècles, ce qu’est la miséricorde républicaine qui écrase sans pitié ses ennemis comme lors de l’épuration de la Libération ou les événements de 1962, ou la mansuétude religieuse des autorités qui n’hésitent pas à rejeter ou à persécuter ceux qui n’ont pas l’heur de leur plaire. La déclaration d’amour et de pardon de Louis XVI n’est pas sournoise ou politique. Elle jaillit du cœur car elle y était enracinée depuis longtemps. Louis XVI est devenu grand dans cette solitude, dépassant la gloire de François Ier ou de Louis XIV. Le chaos révolutionnaire a fait émerger, malgré lui, ce que la monarchie de droit divin possédait de plus précieux, et que nul autre régime ne pourra jamais atteindre : une communion profonde et inaltérable avec Dieu duquel toute autorité légitime découle. Les révolutionnaires, dans leur cruauté satanique, ont rendu l’exemple de Louis XVI immortel et inégalé.

… et fructueuse infortune

Notre pays, plus que jamais, devrait méditer sur la fructueuse infortune solitaire du Roi qu’il a décapité. Tous les candidats possibles pour occuper la plus haute charge dans notre terre ancestrale ne seront jamais capables d’atteindre une telle altitude car leur ambition ne repose pas sur cet amour et ce pardon uniquement reçus dans le sacre par le souverain. Dieu ne permettra de restaurer le trône qu’à un homme habité par cette passion pour son peuple, ceci jusqu’à accepter de verser son sang malgré l’ingratitude.

Ecoutons ces vers profonds du grand poète catholique oublié, Armand Godoy, dans Ite Missa est : 

« Ce n’est pas pour moi que je demande ta miséricorde.

Ce n’est pas pour moi : c’est pour les autres, pour mes pauvres frères.

J’attends à genoux que ta clémence, Agneau de Dieu, m’accorde

La fin de tous leurs désespoirs et de toutes leurs colères.

J’attends à genoux que le souffle infernal de la Discorde

Devienne azuré baiser de violettes printanières

Et que l’Angoisse aux voix multiples et l’Ennui monocorde

Se taisent à jamais sous le chant lumineux des rosaires.

J’attends à genoux que la sinistre et ténébreuse horde

Des crimes soit le clair essaim des caresses tutélaires.

J’attends à genoux que ta clémence, Agneau de Dieu, m’accorde

La fin de tous les tourments, la fin de toutes les misères.

Ce n’est pas pour moi que je demande ta miséricorde.

Ce n’est pas pour moi : c’est pour les autres, pour mes pauvres frères. »

 

Nous attendons nous aussi que la divine Providence redonne à notre royaume orphelin le père que nous ne méritons plus. Des pages douloureuses de notre histoire vont s’ouvrir devant nous. Qui saura résister ? Qui saura demeurer fidèle aux dons insignes accordés jadis à cette terre ? Qui saura aimer et pardonner dans une solitude accablante ? Qui saura offrir sa tête pour le salut des autres ? Qui saura monter les marches de l’échafaud en regardant le ciel où le soleil commencera de se lever ? Il nous faut implorer et nous convertir, et ne jamais cesser d’espérer.

( 28 janvier, 2017 )

Mgr. le Comte de Paris rend hommage à Louis XVI dans la paroisse des Rois de France

 

 

Lu sur le blog « la Couronne »

 

Samedi 21 janvier, le chef de la Maison royale de France, Monseigneur le comte de Paris, a rendu hommage au Roi Louis XVI lors de la  traditionnelle Messe royale célébrée à la demande de l’Oeillet Blanc pour le repos de l’âme du roi Louis XVI et de tous les martyrs de la Révolution française, en l’église Saint Germain l’Auxerrois, paroisse des rois de France.

Cette année encore l’église de Saint Germain l’Auxerrois, était tout simplement pleine à craquer, puisqu’un nombre très important de  royalistes étaient venus accompagner leur prince pour rendre hommage au Roi Louis XVI, lâchement exécuté il y a 224 ans.

Cette messe, célébrée à la demande de l’association l’Oeillet Blanc, a été célébrée cette année par le Père Jean-François Thomas. À la demande du chef de la Famille royale de France, un membre de l’Oeillet Blanc, en l’occurrence, Monsieur Franchet d’Esperey,  a lu en entré de la Messe de Requiem le testament du Roi Louis XVI.

À l’issue de la célébration, le chef de la Famille royale de France, a rencontré les personnes présentes et échangé longuement avec eux et à même joué le jeux de quelques selfies, avant de quitter la paroisse des rois de France pour présider le traditionnel Dîner de l’Oeillet Blanc.

( 31 décembre, 2016 )

Communiqué de Monseigneur le Comte de Paris

 

 

 

Note sur M. Don Luis Alfonso de Borbón y Martínez-Bordiú : Le déchu d’Espagne et roi des titres de fantaisie

 

 

Paris le 24 décembre 2016

A l’attention des lecteurs ,

Vous avez été nombreux, suite à diverses manifestations sur le sol de notre chère patrie, y compris à caractère religieux à me demander de mettre fin à ce qui s’apparente à une imposture .

Bien qu’en étant informé de cette situation, j’ai considéré qu’une telle prise de position était inutile tant il sautait aux yeux qu’une présence intermittente sur le territoire national , d’un prétendu « Luis XX » de fantaisie ne pouvait tromper personne . Une prise de position de ma part pouvait même paraître désagréable au Roi d’Espagne à sa Famille régnante avec laquelle nous entretenons depuis longtemps des relations d’estime , et je le peux le dire , d’amitié . Mais, le caractère répété d’apparitions qui n’ont rien de miraculeuses , les moyens considérables de toutes sortes déployés au secours de ce maquillage dynastique, une certaine crédulité de gens de bien en une époque où tout ce qui est médiatique est considéré comme vrai m’ont conduit à considérer, qu’en effet , les bornes de la bienséance avaient été franchies .

C’est pour cette raison que j’ai demandé à mon secrétariat de rédiger une note juridique à son sujet . Elle a pour objet ,non de réfuter les prétentions à des droits d’un Monsieur déchu dans son propre pays mais tout simplement d’ informer tous et chacun ainsi que les autorités civiles , militaires et religieuses de la France , du mensonge que constitue la propre personne qui les revendique.

Le caractère caustique de ce document n’enlève rien à sa vérité qui est celle de l’histoire de la France. Au contraire, l’humour est l’ami de la liberté lorsqu’on porte atteinte aux fondements mêmes de la royauté .

Henri VII ,de jure

Comte de Paris

Duc de France

SECRÉTARIAT DE MONSEIGNEUR LE COMTE DE PARIS

Note sur M. Don Luis Alfonso de Borbón y Martínez-Bordiú : Le déchu d’Espagne et roi des titres de fantaisie

«Tous François sunt d’un lignage, car ils ont aucune similitude ou affinité ou proceineté naturele communelment. [...] Et donques le roy qui est pere de ses subjects [...] doit avoir [...] unité ou convenience de lignage, comme dit est. Par quoy il s’ensuit que ce est inconvenient et chose desnaturele ou hors nature que un homme soit roy d’un royalme et qu’il soit de estrange païs» Nicole Oresme, Le Livre des Politiques d’Aristote. vers 1320-1322 évêque de Lisieux et conseiller du roi Charles V le Sage

« Quand vint Jeanne d’Arc, tout un parti d’hommes nés Français acceptait comme roi de France Henri d’Angleterre. Cauchon vous eût prouvé qu’il n’était pas étranger, ayant abondance de sang français par sa mère Catherine de France, et de son chef étant d’une race française, les Plantagenet. Quant au Dauphin Charles, les prudes gens du parti de Bourgogne, qui avaient en horreur le parti d’Orléans, se refusaient à reconnaître le vrai sang de saint Louis dans ce fils d’Isabeau de Bavière, vilainement compromis dans le meurtre du pont de Montereau. Ils ne pouvaient croire que Dieu ne fut pas de leur avis, et de bonne foi ils tinrent Jeanne pour sorcière ou menteresse; de bonne foi ils trouvèrent son supplice juste».

Marquis de Roux, Le droit royal historique, Nouvelle Librairie Nationale, 1911

La grâce de la République

C’est par la grâce du code républicain de la nationalité française mis en vigueur par l’ordonnance du 19 octobre 1945 que M. Luis-Alphonse de Borbon est binational et non du fait de lettres patentes de naturalité. Ce texte dispose en effet qu’était Français l’enfant légitime né d’une mère demeurée française que le père du Sieur, Alphonse, a bénéficié de ce droit. Il en fut de même pour son fils, Luis Alfonso, né en Espagne en 1974, doté de la double nationalité franco-espagnole, mais vivant au Vénézuéla et aux États-Unis. Le Sieur Luis-Alfonso ne connaît pas le régnicolat, c’est-à-dire à la résidence en France et au service rendu sur le territoire du royaume, essentiel pour la qualification de prince français : Henri III partant régner en Pologne – mais pas fonder une maison étrangère – se fait délivrer par son frère régnant des lettres patentes de naturalité, ce qui montre que le seul éloignement du territoire pouvait légitimement conduire à la perte de la naturalité française. Sous la Monarchie, le Sieur Luis l’aurait depuis longtemps perdue ce qui n’interdit pas en République, dans le cas où l’individu « s’est livré au profit d’un État étranger à des actes incompatibles avec la qualité de français et préjudiciables aux intérêts de la France » d’être déchu de la nationalité (article 25 du code civil).

L’exil doré de M.Luis

Le Sieur Luis, banquier, aime à rappeler pour expliquer sa vie à l’étranger les « mesures d’exil » qui ont frappé les « familles royales », mais pas la sienne – de famille. Elle ne fut touchée ni par la loi de 1832, ni par la loi de 1848, ni par celle de 1886 qui ne proscrit que les Orléans et les Bonaparte. Les Bourbons isabelins dont Louis est l’héritier régnaient alors sur l’Espagne, et ne songeaient pas un instant à revendiquer la couronne de France. Quand le grand-père de Louis, après la mort de son père, le roi Alphonse XIII, se découvre une forte envie à la prétendance, il voyage sans difficulté en Europe tandis que la famille d’Orléans reste frappée par la loi d’exil jusqu’en 1950, revenant ensuite dans leur patrie pour toujours sans jamais renoncer à accomplir leur devoir historique. L’actuel usurpateur dispose cependant d’un pied à terre à Paris qui lui permet de participer à quelques soirées mondaines et manifestations officielles dont les participants venus de France mais aussi beaucoup de l’Étranger ignorent en réalité quelles sont ses vraies qualités de gentilhomme. Ces Dames, Messieurs et Messieurs-Dames, admirent et peuvent ainsi rencontrer cette excellence bien faite en chair et en os pour l’entendre raconter ses souvenirs et évoquer sa «famille française depuis plus de 1.000 ans». Faut-il rappeler que les Bourbons commencent en 1256 en tant que branche de la famille royale, et ne deviennent héritiers de la couronne qu’à la mort d’Henri III, à la fin du XVI° siècle ? La famille royale millénaire est bien la dynastie capétienne, à travers ses divers rameaux. Rappelons aussi que la maison de Bourbon Busset est la branche aînée, non dynaste, de la maison capétienne de Bourbon, qui remonte à saint Louis par Robert de France, comte de Clermont dont le frère aîné fut Philippe III le Hardi…

M. Luis n’a pas le droit de porter le titre de «S.A.R» en Espagne en vertu d’un décret du Roi d’Espagne (le vrai) du 6 novembre 1987

Le décret pris par son grand-père, le Général Franco titrait en 1972 le père de Monsieur de S.A.R. et attribuait à ses enfants nés et à naître le prédicat d’altesse royale pour le consoler que sa branche aînée ait perdu tout droit au trône d’Espagne au profit de la branche cadette des Bourbons. À sa naissance, Luis Alfonso de Borbón y Martínez-Bordiú est ainsi déclaré à l’état civil espagnol comme « S.A.R ».

S’il est bien espagnol en Espagne, il n’y est plus altesse royale depuis 1987, la distinction à caractère héréditaire conférée à son père ayant été transformée par le roi Juan Carlos en titre viager qui s’éteint donc à la mort de son père et revient à la Couronne. Cette règle s’applique à tous les titres de noblesse : « El uso de títulos de nobleza, pertenecientes a la Casa Real, solamente podrá ser autorizado por el Titular de la Corona a los miembros de su Familia. La atribución del uso de dichos títulos tendrá carácter graciable, personal y vitalicio ». Autrement dit : « L’utilisation de titres de noblesse, appartenant à la Maison Royale, pourra seulement être autorisée par le Titulaire de la Couronne aux membres de sa Famille. L’attribution de l’utilisation de ces titres aura un caractère gracieux, personnel et viager ». (Real Decreto 1368/1987, de 6 de noviembre, sobre régimen de títulos, tratamientos y honores de la Familia Real y de los Regentes, Agencia Estatal Boletín Oficial del Estado,‎ 6 novembre 1987 Art. 6.). Le titre étant viager n’est donc pas transmissible aux descendants mais Monsieur Luis le déchu conteste ce décret en considérant qu’étant né avant 1987, et contre toute évidence lexicale et juridique, le titre n’a pas disparu à la mort de son père : c’est un miracle. Pourtant, M. de Borbon n’a pas le droit de porter le prédicat de S.A.R. en Espagne et le roi Juan-Carlos l’a simplement autorisé à porter seulement le prédicat de S.E. (Son Excellence) qu’il refuse d’ailleurs de porter… En tous les cas, ne l’appelez plus Monseigneur.

Enfin, la règle du caractère viager et non transmissible aux descendants a été rappelée par le décret royal n° 470/2015 du 11 juin 2015 pris par le roi Felipe révoquant le titre viager de Duchesse de Palma de Majorque conféré par son père, Juan Carlos, à sa fille Cristina de Borbón y Grecia en 1997.

M.Luis a perdu ses titres espagnols mais pourrait prétendre au Duché de Franco par sa grand-mère

Monsieur Luis ne revendique cependant pas ses autres titres conférés mais par son père le 22 janvier 1977 , sans doute ici par souci de légalisme à deux vitesses : prince des Asturies, en qualité d’héritier de la Couronne de Castille, prince de Gérone, duc de Montblanc, comte de Cerbère et seigneur de Balaguer, en qualité d’héritier de la Couronne d’Aragon à laquelle il pourrait prétendre à condition d’y louer un appartement. Reste le duché de Franco, titre créé le 26 novembre 1975 par le roi Juan Carlos Ier et attribué à sa grand-mère, María del Carmen Franco y Polo, alors marquise consort de Villaverde, en mémoire de son père, Francisco Franco, ce qui fait que M.Luis-Alfonso pourrait l’ajouter sur sa carte de visite avec ses autres titres de fantaisie.

Son fils aîné n’est pas dynaste

Ses trois enfants (deux jumeaux et leur sœur aînée) ont une quadruple citoyenneté : espagnole et française, héritées de leur père Louis de Borbon, vénézuélienne, héritée de leur mère María Margarita Vargas (puisqu’il paraît peu probable que celle-ci ait renoncé à sa citoyenneté vénézuélienne en se mariant), américaine, de par leur naissance sur le sol des États-Unis. Mais, il est loisible au papa et la maman de faire oublier l’état du droit et le sublimer en les faisant baptiser en France ou, mieux, au Vatican. Malheureusement, l’acte de baptême ne figure pas sur les pièces d’identité et ne fait pas l’objet de Lettres Patentes. Mais la question demeure : en titrant “Dauphin de France” son aîné des jumeaux mais aussi “duc de Bourbon”, il l’a rendu non-dynaste à la Couronne de France. Mais comme les films en version originale avec le sous-titrage, il pourrait le retitrer. Dans cette attente, le bambin pourra cependant plus tard prétendre à la Couronne d’Espagne…

Le titre de S.A.R. a été recyclé en France par son père le 7 janvier 1988 à la préfecture

Afin de sauver les meubles de son fils d’Altesse déchue par le décret du 6 novembre 1987 du titre de “S.A.R”, son père Luis a obtenu des services de l’état civil de la République française par “amabilité administrative” que soit modifiée sa carte d’identité afin d’y consigner, au fond, ses droits futurs sur le Trône – ce qui soit dit en passant est assez comique – le titre de “S.A.R.”. Les services de la préfecture lui ont ainsi délivré le 7 janvier 1988 une carte nationale d’identité au nom de « S.A.R. de Borbon, duc de Bourbon, Louis-Alphonse ». Son fils bénéficie simultanément de la même amabilité. Pour autant, la République, pourtant bonne-mère, lui a refusé de faire son service militaire en France. Il a intégré l’Armée de l’Air espagnole le 14 décembre 1998 et juré fidélité à la Constitution du Royaume d’Espagne, à son drapeau et à son roi…

Un nouveau « duc d’Anjou » pour la montre

Sur ladite carte d’identité du papa, le titre de “duc de Bourbon” éteint depuis 1830 a été remplacé par le titre de “duc d’Anjou”. Or, la branche aînée, descendante de Philippe V d’Espagne, petit-fils de Louis XIV, devenue maison royale étrangère depuis 1713, ne possède plus de titre français (le duché d’Anjou a été concédé plusieurs fois à d’autres princes français depuis 1713) et n’assume plus aucun service en France. Plusieurs fois dans son histoire, elle s’est même posée contre la France et particulièrement contre la France royale. Enfin, Philippe V étant vivant, le titre de duc d’Anjou est conféré par Louis XIV au futur Louis XV et par Louis XV à son fils et, plus tard à son deuxième petit-fils, futur Louis XVIII. Un titre usurpé de plus… Et, si la Cour d’Appel de Paris le 22 novembre 1989 a débouté le Prince d’Orléans dans sa demande d’interdire à l’aîné de la Maison de Borbon de porter les armes de France qui existaient bien avant eux, cela ne signifie pas que la justice française donne raison à l’aîné des Borbons mais qu’elle se refuse à l’interdire dans la mesure où le roi Louis-Philippe n’a pas souhaité porter les armes pleines de France. De même, la requête du Prince d’Orléans en sa demande de rectification de son état civil ne tient pas au fait qu’il est en droit de porter le nom de ces ancêtres mais que « c’était volontairement que le nom d’Orléans avait été substitué à celui de Bourbon par le fils cadet de Louis XIII et tous ses descendants qui avaient ainsi abandonné le nom de Bourbon et que cette volonté de porter le nom d’Orléans avait été confirmée par le roi Louis-Philippe lors de son accession au trône » (Cour de Cassation. 30 septembre 2003). Mais le Sieur Luis et ses compères prennent soin d’ignorer celui du 29 mars 1995 par lequel le Comte de Paris est le mieux habilité à défendre « la succession de Jean III, Duc de Guise, chef de la Maison de France » et fait de lui le plus qualifié de la famille d’Orléans pour les détenir et en représenter le nom. Il n’y a qu’un chef de la Maison de France. Il est en France.

M. Luis ou l’enflure de titulature

Outre le titre de « roi de France » numéroté en « Louis XX » alors que Luis n’est pas encore sacré sauf par quelques médias – il devrait y penser lors d’une prochaine visite dans la Basilique des Rois – il n’est pas coutumier et inédit en monarchie de voir un roi sans trône et n’exerçant aucune souveraineté sur un État de se parer de titres de fantaisie. Mais là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir. Son lot de titres de breloques tient du vrai bourbier espagnol.

Voici donc les titres, outre celui de « roi de France », dont s’affuble Monsieur Luis et que soutiennent ses partisans :

Roi de Navarre,

Roi de Jérusalem,

Coprince d’Andorre.

Duc d’Albret, Beaumont et Vendôme, Comte de Foix, Armagnac, Comminges, Bigorre et Marle, vicomte de Béarn et Donezan, comte de Provence et, Forcalquier. Dauphin de Viennois, comte de Valentinois et de Diois. Landgrave de la Haute et de la Basse Alsace.

Souverain Grand Maître des Ordres royaux du Saint-Esprit et de Saint-Michel, Bailli Grand-croix d’Honneur et de Dévotion de l’Ordre Souverain militaire et hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte.

Premier chanoine de l’archibasilique de Saint Jean de Latran,

Proto-chanoine de la cathédrale d’Embrun,

Proto-chanoine de Notre Dame de Cléry,

Chanoine honoraire de la cathédrale de Saint-Jean-de-Maurienne,

Chanoine honoraire de l’église de Saint-Hilaire de Poitiers,

Chanoine honoraire de l’église de Saint-Martin de Tours,

Chanoine honoraire de l’église de Saint-Martin d’Angers,

Chanoine honoraire de l’église de Saint-Martin de Chalons».

Sans compter les chanoines, prenons quelques exemples d’usurpation de titres :

On observera des doublons inquiétants. Il en va ainsi du titre de « roi de Jérusalem » comme celui assez original de « Landgrave de la Haute de la Basse Alsace ». Les Alsaciens seront heureux de savoir qu’ils ont deux souverains putatifs, tous deux blancs d’Espagne.

  • La Principauté de Monaco aurait-elle deux Princes?

M. Luis emprunte des titres qui appartiennent au Prince de Monaco comme celui de Comte de Valentinois et de Diois. Sans remonter longtemps dans le temps, rappelons que Le Valentinois est donné en 1642 au Prince de Monaco par le roi Louis XIII en compensation des territoires perdus en Espagne. Le duché de Valentinois a été à nouveau érigé en duché-pairie en faveur de Jacques Ier de Monaco et transmis à ses héritiers mâles et légitimes, par lettres patentes de Louis XV. Il est aujourd’hui porté par le Prince Albert II. Il y a donc deux comtes et, nécessairement, un de trop mais lequel ?

  • Monsieur Luis règne-t-il aussi sur Andorre?

En vertu de l’article 43 de la Constitution – qui n’est pas républicaine puisque c’est celle d’une Principauté…, les Coprinces sont, conjointement et de manière indivise, le chef de l’État. Cette fonction est exercée, à titre personnel et exclusif, par l’évêque d’Urgell et le président de la République. En tous les cas, Joan-Enric Vives i Sicília, titulaire de la première fonction et de nationalité espagnole ne sait pas encore qu’il y a en réalité trois co-princes en Andorre.

  • Le Premier chanoine de la basilique de Saint-Jean de Latran est le Président de la République française

… lorsqu’il en accepte le titre du Saint-Siège –ce qu’il a toujours fait. Monsieur Luis devrait prendre l’attache de Monseigneur Agostino, cardinal vicaire de Rome et archiprêtre de la basilique Saint-Jean de Latran pour prendre possession de ses fonctions en se munissant, bien sûr, de sa carte d’identité.

  • Dauphin de Viennois 

Son dernier titulaire fut Humbert II. C’est que Don Luis ne prétend plus à grand-chose.

  • Souverain Grand Maître des Ordres royaux par le mystère du Saint-Esprit?

    M. Luis aime à s’exhiber en public – sauf à la cour d’Espagne – avec le Cordon pour soutenir ses prétentions et impressionner le quidam. Il n’a pas hésité à la porter, y compris lors de l’audience privée accordée par le pape Benoît XVI le 8 novembre 2008, sans doute pour qu’il le bénisse. Or, Le Souverain de cet Ordre est a minima un prince du sang, et normalement le Roi de France ou le chef de la maison royale. Mais Son Excellence ne peut pas être poursuivi dans ce cas pour port illégal de décorations et peut donc continuer à faire croire qu’il est une Altesse mais seulement hors du royaume d’Espagne, un blanc d’Espagne qui serait de Meudon.

  • Les vrais “titres” étrangers de Monsieur Luis

    Monsieur Luis fait état de deux « titres » exacts et beaux à voir mais sans signification dynastique d’autant mieux qu’ils sont étrangers. Dans l’ordre d’intérêt : 

- « Bailli Grand-Croix d’Honneur et de Dévotion de l’Ordre Souverain militaire et hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte » : ce titre étranger est exact bien qu’attribué fort tardivement. Il a l’immense avantage de porter le costume qui va avec, ne pouvant vêtir celui d’un Grand d’Espagne ni celui d’un Ordre espagnol et encore moins d’un petit uniforme du Saint-Siège. Et l’exigence de huit quartiers de noblesse pour prétendre à cette dignité peut fait l’objet de dérogation comme en témoigne l’admission du Président Giscard d’Estaing. Un Bailli au trois-quarts , reste un Bailli.

- Membre d’honneur de la Société des Cincinnati (branche française) : parfois improprement appelée ordre de Cincinnatus, elle est aux États-Unis la plus ancienne société patriotique américaine, fondée 13 mai 1783 et composée d’officiers qui s’étaient distingués pendant la Guerre d’indépendance des États-Unis. Créée en 1784 puis dispersée en 1791, sa branche française a été fondée en France en 1925. Mais ce n’est qu’en 1983 que sa commission des preuves a découvert qu’il existait un « plus proche parent de Louis XVI » – mais sans le proclamer dynaste. Il a ainsi admis le père Alfonso comme membre puis son fils Don Luis en 1994. L’accès à la Société n’est plus limité aujourd’hui à la descendance masculine par ordre de primogéniture. Ce faisant, cette noble compagnie rappelle incidemment qu’en cas de contradiction entre deux règles, le droit coutumier comme les Lois fondamentales du royaume mais de France ne font pas valoir une « hiérarchie des normes » – qui comme Kelsen est inconnue et pour cause par la Coutume – mais leur commune raison pour les interpréter. Or, les origines et le sens de l’invention de la loi salique depuis 1328 comme l’acceptation par Louis XIV du Traité d’Utrecht de 1713 répondent de concert à la claire volonté d’écarter le risque de confusion des royaumes et des couronnes. On ne saurait donc utiliser la “loi salique” pour justifier, en réalité depuis le milieu du vingtième siècle, qu’un Bourbun d’Espagne puisse légitimement être tenu pour un Alphonse de France et nous faire prendre des vessies espagnoles pour des lanternes françaises. Le trône de France qui n’a jamais été occupé par un étranger n’est pas un lot de consolation pour la branche aînée d’Espagne dont la déchéance a été décidée par le Général Franco , feu le grand-père de Don Luis de Funeste , après la guerre civile. Décidément, le blanc de Meudon n’a jamais été que du blanc d’Espagne mais il est utile pour la décoration.

( 22 décembre, 2016 )

Après-midi d’exception autour des Princes, samedi dernier à Dreux

Lu sur « lafautearousseau »

 

L’Association Gens de France avait invité ses adhérents et leurs amis, amis de la Maison de France, samedi dernier, 10 décembre, à Dreux, pour un après-midi autour des Princes, le Duc et la Duchesse de Vendôme.

Disons-le très simplement : Leur accueil a fait de cette rencontre un moment particulièrement agréable, joyeux malgré les circonstances que traverse la France, et aussi fort intéressant à raison du programme qui avait été prévu. Tous les participants ont remarqué l’accueil, l’attention et le soin particulier de la princesse Philomena envers ses hôtes et pour la réussite parfaite de la journée. Le prince Jean, de son côté, étant, comme toujours, attentif à tous et à chacun.

L’après-midi s’est ouvert par l’Assemblée Générale de Gens de France, que préside la princesse Philomena. Ce fut l’occasion d’un remarquable rapport moral du Prince Jean. Parmi les diverses et nombreuses activités de la famille princière en 2016, se détache, tout naturellement, le voyage du Prince en Syrie, lors des fêtes de Pâques. L’actualité la plus immédiate souligne, s’il en était besoin, l’opportunité et l’importance toute particulière de ce voyage. Après quelques premiers moments de pause, l’Assemblée Générale de Gens de France étant terminée, les participants eurent la chance d’écouter une excellente conférence de Pierre de Meuse : « Le Sacre ». Pierre de Meuse en donnera peut-être un jour une version rédigée pour les lecteurs de Lafautearousseau.

 

Vint ensuite le temps d’un grand nombre de conversations particulières avec les Princes ou entre participants à cette rencontre, conversations longtemps prolongées, autour d’un buffet convivial très réussi dont tout le mérite revient à la princesse Philomena. Une délégation de 12 jeunes militants de la Fédération Ile-de-France d’Action française ont aidé à l’organisation de l’ensemble de la réunion et avant le feu d’artifice final, les Princes ont tenu à remercier chacun des volontaires, qui avaient accepté de bousculer leur emploi du temps personnel, estudiantin ou professionnel pour se mettre à leur service.

Lafautearousseau était bien-entendu au rendez-vous de Gens de France. On notait ainsi la présence de Jean Gugliotta, M. et Mme Jean-Louis Hueber, Paul Léonetti et Gérard Pol, auxquels nous associerons Pierre et Catherine de Meuse qui, tous deux, collaborent à notre site, ainsi que Philippe de Saint Robert qui nous a, en plusieurs occasions, manifesté ses encouragements et son soutien. Outre son œuvre littéraire et politique importante, on sait qu’il fut Commissaire général de la langue française.

Un magnifique feu d’artifice tiré depuis le Domaine Royal en l’honneur des cinq cents ans du beffroi de Dreux a clôturé cet après-midi autour des Princes que tous ont chaleureusement remerciés.

 

Philippe SCHNEIDER, empêché, ne put se rendre à cette importante réunion et s’était excusé.

 

( 16 décembre, 2016 )

Après-midi d’exception autour des Princes, samedi dernier à Dreux

 

Compte rendu de l’Assemblée Générale de « GENS DE FRANCE » tel qu’il est paru sur « Lafautearousseau »

 

 

3578948983.jpgL’Association Gens de France avait invité ses adhérents et leurs amis, amis de la Maison de France, samedi dernier, 10 décembre, à Dreux, pour un après-midi autour des Princes, le Duc et la Duchesse de Vendôme.

Disons-le très simplement : Leur accueil a fait de cette rencontre un moment particulièrement agréable, joyeux malgré les circonstances que traverse la France, et aussi fort intéressant à raison du programme qui avait été prévu.

Tous les participants ont remarqué l’accueil, l’attention et le soin particulier de la princesse Philomena envers ses hôtes et pour la réussite parfaite de la journée. Le prince Jean, de son côté, étant, comme toujours, attentif à tous et à chacun.

L’après-midi s’est ouvert par l’Assemblée Générale de Gens de France, que préside la princesse Philomena. Ce fut l’occasion d’un remarquable rapport moral du Prince Jean. Parmi les diverses et nombreuses activités de la famille princière en 2016, se détache, tout naturellement, le voyage du Prince en Syrie, lors des fêtes de Pâques. L’actualité la plus immédiate souligne, s’il en était besoin, l’opportunité et l’importance toute particulière de ce voyage.

Après quelques premiers moments de pause, l’Assemblée Générale de Gens de France étant terminée, les participants eurent la chance d’écouter une excellente conférence de Pierre de Meuse : « Le Sacre ». Pierre de Meuse en donnera peut-être un jour une version rédigée pour les lecteurs de Lafautearousseau.

Vint ensuite le temps d’un grand nombre de conversations particulières avec les Princes ou entre participants à cette rencontre, conversations longtemps prolongées, autour d’un buffet convivial très réussi dont tout le mérite revient à la princesse Philomena.

Une délégation de 12 jeunes militants de la Fédération Ile-de-France d’Action française ont aidé à l’organisation de l’ensemble de la réunion et avant le feu d’artifice final, les Princes ont tenu à remercier chacun des volontaires, qui avaient accepté de bousculer leur emploi du temps personnel, estudiantin ou professionnel pour se mettre à leur service.

Lafautearousseau était bien-entendu au rendez-vous de Gens de France. On notait ainsi la présence de Jean Gugliotta, M. et Mme Jean-Louis Hueber, Paul Léonetti et Gérard Pol, auxquels nous associerons Pierre et Catherine de Meuse qui, tous deux, collaborent à notre site, ainsi que Philippe de Saint Robert qui nous a, en plusieurs occasions, manifesté ses encouragements et son soutien. Outre son œuvre littéraire et politique importante, on sait qu’il fut Commissaire général de la langue française.

Un magnifique feu d’artifice tiré depuis le Domaine Royal en l’honneur des cinq cents ans du beffroi de Dreux a clôturé cet après-midi autour des Princes que tous ont chaleureusement remerciés.

Lafautearousseau

( 11 décembre, 2016 )

Famille de France • La Famille royale de France à Reims pour une exposition de la princesse Marie

 

 

Dans le cadre de l’Année de la Miséricorde et pour une opération de sensibilisation lancée par l’Archevêque de Reims, Monseigneur Jordan, afin de restaurer l’Église Sainte Geneviève, la Princesse Marie exposait à Reims une de ses œuvres « Le retour de l’enfant prodigue » d’après Rembrandt, avec une vingtaine d’autres artistes.  

Au vernissage de l’exposition, en présence de Monseigneur Jordan, la Princesse était accompagnée de son époux le Prince Gundakar et de son frère le Prince Jean venu avec sa famille pour l’occasion. Les Princes ont pu échanger ainsi avec l’Archevêque de Reims et les artistes. Ils en ont aussi profité pour faire découvrir la ville des Sacres et sa Cathédrale à leurs enfants le jour des 7 ans du Prince Gaston. Vous pouvez voir les photos de cette journée à Reims sur le site de S.A.R le prince Jean de France.    

Le site de S.A.R le prince Jean de France

12345...9
Page Suivante »
|