( 6 février, 2020 )

Le duc d’Angoulême, Parrain du GRS IDF – 8ème BCP

 

Information tirée du blog « La Couronne »

 

Son Altesse Royale, le prince Eudes de France, duc d’Angoulême, frère cadet de Monseigneur le Comte de Paris, a été intronisé récemment parrain du Groupement de Recrutement et de Sélection d’Île de France – 8ème Bataillon de Chasseurs à pied (GRS IDF – 8ème BCP).

 

Le Groupement de Recrutement et de Sélection d’Île de France, qui a reçu officiellement le 18 juin 2019 l’appellation GRS IDF – 8ème BCP, a repris l’ensemble des traditions du 8ème Bataillon de Chasseurs à pied, héritier d’un bataillon de Chasseurs créé en 1838 par le prince Ferdinand-Philippe d’Orléans, duc d’Orléans  (1810-1842), ancêtre du prince Eudes, duc d’Angoulême.
( 27 janvier, 2020 )

Mgr le Comte de Paris : « Il nous faut retrouver le temps du Politique »

 

 Lu sur le site de Mgr le Comte de Paris

 

Lorsque l’Union soviétique a disparu, la “fin de l’Histoire” devint une thèse à la mode, qui permit de broder avec optimisme sur les bienfaits de la mondialisation. Trente ans plus tard, il nous faut constater que l’histoire a continué de suivre son chemin. Comme toujours, l’Histoire résulte des relations entre les empires et les nations – des dialogues et des conflits qui se nouent et se dénouent au fil des alliances, des épreuves de force et des guerres.

 

On s’étonne, on s’effraie ou bien on se réjouit d’évènements réputés inouïs alors que des décisions qui paraissent soudaines s’inscrivent dans la continuité d’une histoire millénaire ou pluri-centenaire. En Chine comme en Russie, le communisme n’a pas été une finalité mais le moyen de réaffirmer, par la contrainte, une volonté de puissance impériale. Depuis trente ans comme depuis toujours, la Chine, comme la Russie, n’ont cessé d’agir selon leur propre ambition historique. Ne pas comprendre cette inscription des États dans le temps long, avant tout jugement sur leurs références doctrinales et leurs modes d’action, c’est se condamner à subir les événements.

 

Il est bien sûr possible de refuser tout regard sur le passé, en invoquant l’absolue nouveauté du monde moderne. Tout ce qui est important, voire décisif, semble fonctionner dans l’instant, en vue d’une utilité manifeste et d’un rendement immédiat : ce n’est plus la mémoire historique – religieuse, politique – et la mémoire humaine des techniques qui décident de nos choix mais les ordinateurs qui gèrent des flux incessants de données, de véhicules, de marchandises et, bien sûr, d’argent. A quoi bon penser selon le temps long, puisque les pulsations du monde se comptent en secondes ou en nanosecondes ? “Mobilité” est devenu un mot d’ordre contre lequel il paraît ridicule de s’insurger.

 

Voici vingt ans, l’impératif de rotation des capitaux, des produits ou des équipes managériales a même gagné nos institutions politiques, par le biais de la réduction à cinq ans du mandat présidentiel. Pourtant, au rebours de ce “bougisme”, l’Union européenne a voulu s’ériger en “marché unique” régi par des normes fixes, comme si les mouvements de l’histoire pouvaient se couler dans la machinerie complexe des traités et des règlements.

 

C’est ainsi que la France s’est retrouvée et se trouve encore dans une situation délicate. État-membre de l’Union européenne, elle a subi comme ses partenaires les grandes crises du continent – la dislocation de l’Union soviétique, l’éclatement de la Yougoslavie – sans parvenir à faire prévaloir pour l’ensemble du continent européen, les solutions qui lui inspiraient sa très longue histoire nationale. Face à l’Allemagne, elle s’est résignée à une posture défensive concrétisée par le traité de Maastricht, elle a suivi le mouvement dirigé par les États-Unis au Moyen-Orient et elle s’est désintéressée de la Russie alors en proie à une gestion chaotique. Assumée par des présidents de droite ou de gauche, la présidence quinquennale a favorisé des politiques à court terme en matière de relations internationales, le chef de l’État se consacrant aux affaires bruxelloises et à la politique intérieure. Ces tendances ont été aggravées par la confusion entre la fonction présidentielle et le rôle dévolu au Premier ministre alors que la Constitution de 1958 avait opéré une très nette distinction entre le président de la République – en charge de l’essentiel et assuré d’une durée spécifique dans l’exercice de ses fonctions – et le Premier ministre occupé à déterminer et à conduire la politique de la Nation pour la durée d’une législature.

 

Cette réduction du champ de la vision politique est inquiétante dans la mesure où, à l’encontre des prophéties à la mode voici trente ans, la mondialisation des techniques et la globalisation financière n’ont pas empêché les grandes puissances nationales ou impériales de jouer leur jeu sur la planète. La Chine place ses pions comme un joueur de go, selon une stratégie qui est à l’échelle du siècle. La Russie intervient à nouveau hors de ses frontières, selon ses ambitions nationales. Les États-Unis demeurent présents sur tous les théâtres selon leur conception traditionnelle du commerce et de la guerre. Partout l’histoire est en mouvement, par la volonté d’États qui inscrivent leurs actions dans les grandes espaces et dans le temps alors que la France, tenue par une Union européenne frappée d’inertie, ne sait pas comment jouer son rôle spécifique dans le concert des nations.

 

Pourtant, il est urgent de ne plus attendre. La France a de nombreux atouts. Son existence millénaire lui donne une intelligence exceptionnelle des relations internationales et le fait qu’elle soit une grande nation sans volonté de puissance impériale devrait lui permettre de jouer un rôle décisif dans l’équilibre et la composition des États en vue des actions communes imposées par les impératifs sociaux et écologiques.

 

Une ambition nationale articulée aux enjeux mondiaux peut réunir les Français si nous parvenons à retrouver, par nos institutions politiques et administratives, le sens de la temporalité politique. Il suffit de reprendre les mots inscrits dans notre Constitution et de leur redonner sens. Il faut le temps de l’arbitrage, qui est celui de l’écoute et de la réflexion. Il faut le temps de la conduite au jour le jour de la politique nationale qui devrait être précédé, comme naguère, de la formulation des projets qui suppose la délibération des citoyens et le moment des choix démocratiques. Il faut la continuité de l’administration et des services publics pour que les citoyens soient assurés de vivre en sécurité selon une organisation générale qui vise leur bien-être.

 

La confusion des temps provoque la confusion des domaines et le mélange des fonctions. C’est ainsi que l’on perd toute possibilité d’influer sur le cours de l’Histoire. Il nous faut retrouver le temps du Politique, qui ne garantit pas le succès mais qui ouvre sur l’avenir.

Mgr le Comte de Paris : « Il nous faut retrouver le temps du Politique » dans Princes

Jean, Comte de Paris
Le site de Mgr le comte de Paris

 

( 6 janvier, 2020 )

Message de Nouvel An de Monseigneur le Comte de Paris

 

 

Chers amis,

En ce début d’année 2020, permettez-moi de vous présenter tous mes vœux pour la Nouvelle Année.

L’année passée a été une année de bouleversements.

En premier lieu, à l’heure où je vous écris, la France subit une grève générale d’une ampleur et d’une durée rares. Cette année à aussi été marquée par le décès de mon père, qui m’a amené le 21 janvier dernier, à devenir le nouveau comte de Paris, chef de la Maison de France. J’assume cette responsabilité avec volonté et sérieux. Il y a également eu l’incendie de Notre Dame : notre pays, touché au cœur, a vu se développer un élan de soutien tout à fait extraordinaire. Enfin, plus récemment, j’ai été très affecté par la mort des 13 militaires français tués au Mali, dont plusieurs étaient du 4è Régiment de chasseurs que je connais bien. Pour faire face à toutes ces vicissitudes, nous aurions bien besoin d’un petit coup de pouce du ciel, mais comme dit le dicton « aide toi et le ciel t’aidera »!

Mais il faut aussi jeter un regard positif sur 2019, qui n’a pas été exempte de belles dynamiques pour la Maison de France. Je noterais, entre autres choses : une présence renforcée dans les médias et aux cérémonies officielles ; les 500 ans de Léonard de Vinci et la visite d’Etat du Président Italien à Amboise invité par le Président Emmanuel Macron ; les 500 ans de Cotignac ; l’anniversaire de 10 ans de mon fils Gaston qui grandit avec sagesse et force.

En 2020, je souhaiterais renforcer encore plus ma présence médiatique, mais aussi sur le terrain, national comme local, ainsi que je l’avais fait il y a quelques années, et ce pendant près de 12 ans. Comme le disait mon grand-père « plus on voulait me faire apprendre les choses par coeur plus j’avais envie d’aller sur le terrain voir les choses par moi-même ».

A Dreux, cette action se manifestera en poursuivant ce que nous menons déjà, avec notre association « Gens de France ». Quelques 200 personnes ont pu visiter le domaine royal dans le cadre du programme de la ville « la Nation en partage ». Nous souhaiterions désormais renforcer cette action par l’aide au plus démunis, en particulier les familles en difficultés.

D’autre part, deux événements auxquels je voudrais attacher une attention particulière vont fortement marquer l’année qui vient : les 50 ans de la francophonie et les 100 ans de la canonisation de Jeanne d’Arc.

Enfin, je souhaiterais, dans la logique de mon rôle de chef de la Maison Royale de France, développer des axes d’intervention plus politiques, via les réseaux sociaux ou par des tribunes régulières dans la presse écrite.

Voici chers amis ce que je souhaitais vous dire en ces fêtes de fin d’année.

Avec ma famille, permettez moi de renouveler à chacune et à chacun d’entre vous ainsi qu’aux vôtres un Joyeux Noël et une belle Nouvelle Année 2020.

Domaine Royal, le 1er janvier 2020
Jean, Comte de Paris

Comte de Paris, Page Facebook 

( 31 décembre, 2019 )

Lundi 20 janvier : hommage à feu Monseigneur le Comte de Paris

 

 

Feu le comte de Paris

Lundi 20 janvier, une messe de requiem sera célébrée à Dreux,  pour le repos de l’âme de feu Monseigneur le comte de Paris, Henri VII de France.  Cette messe sera célébrée, en présence des princes de la Maison royale de France, à partir de 17h30 au sein de la chapelle royale, saint-Louis de Dreux.

 

Venez nombreux, rendre hommage à notre regretté prince Henri d’Orléans, comte de Paris

( 25 décembre, 2019 )

La famille Royale vous souhaite un bon Noël

 

 

La comtesse de Paris et moi-même vous souhaitons une très heureuse fête de Noël. Que ce soir, partout en France et dans le monde, la joie nous anime et nous rassemble autour du Christ.

Prince Jean, Comte de Paris

( 13 décembre, 2019 )

Déserts médicaux, quelles solutions de proximité ?

 

Le Chef de la Maison Royale de France, le Prince Jean, comte de Paris, vient de publier dans le numéro de décembre de POLITIQUE MAGAZINE, une tribune sur la crise du monde médicale. A lire et partager. L.R.

 

En permettant aux médecins d’aller vers leurs patients et en transférant aux infirmières une partie du pouvoir prescriptif, la situation quotidienne de millions de Français pourrait aller en s’améliorant.

À Dreux où j’habite, un “bus santé” sillonne les marchés depuis le début de l’année, se limitant à des services de prévention (dépistage, vaccination). L’offre de médecins généralistes s’est en effet considérablement réduite ces dernières années : c’est dire l’urgence de la situation dans cette ville de 30 000 habitants, mais aussi dans les 11 329 communes de France classées comme déserts médicaux.

Une pénurie liée à une simple cause administrative : le numerus clausus qui, ces dernières années, en bloquant le nombre de médecins formés annuellement à 8 000 contre 13 000 dans les années 70, a provoqué une hausse remarquable de l’âge moyen des médecins, qui sont désormais un sur deux à avoir plus de 60 ans.

Cette erreur de prévision a aujourd’hui des répercussions concrètes sur la vie de huit millions de Français qui pâtissent de délais extrêmement longs pour obtenir un rendez-vous, de distances parfois trop grandes à parcourir pour consulter un spécialiste, ou vivent même parfois des situations d’urgence impossibles à traiter ; des situations quotidiennes dramatiques, loin de l’agitation des grandes villes et des lieux de pouvoir.

Les maires sont en première ligne pour se battre contre cette désertification. La première solution envisagée est souvent de faire venir des médecins étrangers, en contrepartie d’avantages attractifs pour eux, mais coûteux pour les villes : revenu garanti, frais d’installation offerts, etc. La conclusion est parfois amère : une fois que le médecin est agréé et intégré au système français, il peut arriver qu’il quitte la commune pour des villes plus attirantes. La deuxième solution possible, ce sont les maisons médicales. Elles échappent en partie aux critiques qu’on peut faire à ces « primes à l’installation » ruineuses, et qui transforment peu ou prou le médecin en fonctionnaire. Les maisons médicales permettent au moins de lutter contre la solitude du praticien et aussi d’envisager plus sereinement, en les mutualisant, les investissements nécessaires à la télémédecine. Elles concentrent, surtout, tous les services – quand ils existent… – mais encore faut-il pouvoir se déplacer.

Deux autres pistes concrètes et adaptées à notre époque pour lutter contre ce fléau.

La France bénéficie d’un nombre important d’infirmières, bien formées, proches des préoccupations quotidiennes des populations, tenant souvent lieu d’unique interlocuteur pour des personnes isolées. Dans le contexte de crise actuelle, les autoriser à prescrire un certain nombre d’actes médicaux simples réservés aux médecins sans réelle justification me paraît être du bon sens. Surtout à une époque où le dossier médical informatisé permet à tous les acteurs de la chaîne de soins de contrôler les actions des uns et des autres.

Revenons-en enfin au bus santé mis en place à Dreux. Il est aujourd’hui inefficace car limité à de simples informations médicales, sans possibilité de consultation ou de prescription. À l’heure où la mode est au développement du télétravail et même de la télémédecine avec consultation à distance, il paraît étrange d’exiger des médecins qu’ils aient un cabinet fixe, ce qui entraîne immédiatement des frais pour le nouveau médecin (ou pour la commune), alors que de nombreux métiers sont déjà forains, c’est-à-dire vagabonds, et que cette mobilité correspond aux nouveaux usages, sans altérer l’indispensable contact humain et le diagnostic précis qu’il permet. Une “expérience” de dentisterie mobile, allant d’Ehpad en Ehpad, est en cours en Auvergne : voilà qui est pertinent !

Mettre en œuvre ces solutions n’a rien de compliqué. Il ne s’agirait que de volonté politique, dont on sait qu’elle s’exprime très souvent sur des sujets moins urgents. Et elle ne s’appliquerait qu’à une révision de règlements administratifs dépassés, sans plus aucun lien avec la réalité médicale du territoire, des actes, des formations, des usages… Inutile donc d’« expérimenter de nouvelles approches », comme l’évoque la loi de financement de la Sécurité sociale. Les politiques publiques devraient ici simplement se contenter de s’adapter aux réalités profondes du pays.

par Jean, Comte de Paris
( 9 décembre, 2019 )

Monseigneur le Comte de Paris, invité d’honneur de la Marine Nationale

 

Lu sur le blog « La Couronne »

 

Le samedi 7 décembre, le chef de la maison royale de France, Monseigneur le Comte de Paris, était invité par la Marine Nationale, à assister à  la cérémonie de remise de fanion de la promotion “Amiral de Joinville”. Le maire de Neuilly et le commandant de la Marine à Paris ont tenu à inviter le chef de la maison royale de France et honorer ainsi une dynastie qui a contribué à l’essor de sa marine durant la monarchie de juillet.

Devant les 30 marins de la première promotion de la préparation militaire marine (PMM) “Amiral de Joinville”, l’héritier des rois de France a prononcé un discours en présence des autorités militaires de la “Royale” sur le parvis du théâtre des Sablons à Neuilly-sur-Seine.

Voici le discours prononcé par Monseigneur le Comte de Paris :


Monsieur le Maire,

Amiral,

Mesdames et Messieurs,

 

La cérémonie d’aujourd’hui me touche à beaucoup d’égards.

 

Elle me touche d’abord en tant que descendant du prince de Joinville qui donne son nom à cette nouvelle Préparation Militaire. Comme ses frères il a été fidèle à son pays tout au long de sa vie. C’est un exemple admirable pour nous tous et pour les futurs stagiaires.

 

Elle me touche ensuite parce que j’admire particulièrement le roi Louis-Philippe, et que c’est ici à Neuilly, dans un domaine dont la ville est l’héritière qu’il a passé ses jours les plus heureux auprès de ses enfants et de sa femme.

 

Un lien au passé avec ceux qui nous ont précédé et qui ont donné leur vie pour leur pays tout au long de notre histoire.

 

Mais aussi un lien au présent que nous avons pu ressentir dans la tristesse lundi dernier aux Invalides ; que nous pouvons ressentir dans l’enthousiasme cette après-midi au cœur de la ville de Neuilly-sur-Seine.

 

Merci à M. Fromantin d’avoir pris l’initiative de cette belle aventure. Merci à la Marine Nationale de perpétuer cette relation forte entre l’armée, la Nation et notre Histoire.

 

Vive la promotion Joinville

Vive la France

( 3 décembre, 2019 )

Le comte et la comtesse de Paris, ont participé à l’hommage national célébré aux Invalides

 

tiré du blog « La Couronne »

 

Le comte et la comtesse de Paris, ont participé à l’hommage national célébré aux Invalides dans Princes monseigneur-et-madame123

Ce lundi, le chef de la Maison royale de France, Monseigneur le Comte de Paris et son épouse, Madame la Comtesse de Paris, ont participé à l’hommage national  célébré à l’Hôtel des Invalides, en mémoire des 13 militaires morts pour la France, au Mali. Monseigneur le Comte de Paris a tenu a témoigner et à faire partager son émotion sur les réseaux sociaux :

 

J’ai pu me rendre aujourd’hui à la cérémonie d’hommage aux 13 soldats morts pour la France, aux Invalides. Avec la comtesse de Paris, nous avons tenu à être présents pour honorer leur mémoire et rendre hommage à leur sacrifice. Certains étaient des camarades de mon régiment. Qu’ils reposent en paix.

Jean, Comte de Paris

( 27 novembre, 2019 )

Mgr le Comte de Paris rend hommage aux 13 militaires français morts ce lundi au Mali

 

 

Treize soldats français sont morts aujourd’hui lors d’une opération d’appui aux commandos de la force Barkhane, au Mali. Un accident bouleversant qui nous rappelle que chaque jour, des hommes se battent contre les forces djihadistes qui mettent en péril la stabilité politique, et la vie de nos ressortissants dans la région du Sahel.

Quatre d’entre eux appartenaient au 4ème régiment de chasseurs de Gap dont j’ai l’honneur d’être le parrain depuis 2015. Aujourd’hui, c’est donc en quelque sorte ma famille qui est touchée. C’est à ce titre que je veux présenter en particulier mes condoléances au colonel Nicolas de Chilly, chef de corps, et à tous les membres du régiment, ainsi que leurs conjoints, leurs enfants et leurs familles.

Je souhaite par ailleurs rendre hommage à ceux qui chaque jour mettent leur vie en péril pour notre pays. N’oublions pas que notre sécurité et notre liberté dépendent de leur sacrifice.

Jean, Comte de Paris

( 20 novembre, 2019 )

Madame la duchesse d’Alençon, lors de l’incendie du « Bazar de la Charité»

 

Lu sur le blog « La Couronne »

 

Le 4 mai 1897, Sophie-Charlotte, sœur de l’impératrice Elizabeth d’Autriche, et duchesse d’Alençon par son mariage avec le petit-fils de Louis-Philippe, préside la vente du Bazar de la Charité. Celle qui avait failli être reine de Bavière par ses fiançailles avec Louis II, était finalement entrée dans la maison d’Orléans et allait connaître à Paris, une fin des plus tragiques. Le Bazar de la Charité,  est une organisation caritative dont l’objet est d’assurer la vente d’objets, lingeries et colifichets divers, au profit des plus démunis.

 

Les comptoirs sont tenus par des dames appartenant à la plus haute aristocratie française. Le décor, fait de carton pâte et de bois blanc, recouvert de peinture, de tentures et rideaux, évoque une rue et des échoppes du Moyen-Age.Vers 16h30, survient l’accident fatal, alors que l’on projette un film : la lampe de projection du cinématographe a épuisé sa réserve d’éther et il faut à nouveau la remplir. L’assistant du projectionniste allume une allumette mais l’appareil est mal isolé et les vapeurs d’éther s’enflamment. Un rideau prend feu, enflamme les boiseries puis se propage au vélum goudronné qui sert de plafond au Bazar. Un témoin dira : « comme une véritable traînée de poudre dans un rugissement affolant, le feu embrasait le décor, courait le long des boiseries, dévorant sur son passage ce fouillis gracieux et fragile de tentures, de rubans et de dentelles. » Au grondement de l’incendie, répondent les cris de panique des 1200 invités qui tentent de s’enfuir en perdant leur sang-froid. Certaines personnes tombent et ne peuvent se relever, piétinées par la foule des fuyards, paniqués.

 

La duchesse d’Alençon, dira à la jeune comtesse Mathilde d’Andlau : « Partez vite. Ne vous occupez pas de moi. Je partirai la dernière» . Une religieuse vient s’effondrer à ses pieds « Ô Madame, quelle mort ! », elle lui répond « Oui, mais dans quelques minutes pensez que nous verrons Dieu !». Ce seront ses dernières paroles. Elle mourra en compagnie de la comtesse de Beauchamp, qu’elle prendra dans ses bras pour lui masquer la mort qui l’attend.  Nul ne sait si elle mourut asphyxiée ou brûlée vive, mais les contractions de son corps montrent qu’elle avait dû souffrir atrocement. Son corps, méconnaissable, sera finalement authentifié par son dentiste.

 

Au total, la catastrophe fait 126 victimes et 250 blessés graves. Juste après l’incendie, l’Archevêque de Paris lance une souscription pour acheter le terrain où avait eu lieu l’incendie afin d’y construire une chapelle commémorative : Notre Dame de Consolation. Le 4 mai 1900, la chapelle est inaugurée sous l’égide du Cardinal Richard.L’architecte Albert Guilbert obtint la médaille d’or à l’exposition universelle de 1900 pour la réalisation de ce monument de style néoclassique. Érigés dans un cloître à l’arrière de la chapelle, 14 cénotaphes symbolisent la souffrance des familles unies à celle du Christ au Calvaire, et forment un Chemin de Croix. C’est dans ce chemin de Croix que sont inscrits sur 6 plaques de marbre, les noms des victimes. Après une messe funèbre, célébrée en l’église Saint Philippe du Roule, Sophie-Charlotte est inhumée dans la chapelle funèbre des Orléans à Dreux. Le gisant réalisé pour son tombeau représente de manière tellement poignante la duchesse de train de mourir qu’il n’est pas installé, et un autre plus sobre, est commandé au sculpteur Charles-Albert Walhain.

 

12345...21
Page Suivante »
|