( 19 août, 2019 )

Monseigneur le comte de Paris fête l’Assomption en famille au sanctuaire de Cotignac

 

Lu sur le blog « La Couronne »

 

Monseigneur le comte de Paris fête l’Assomption en famille au sanctuaire de Cotignac dans Princes famille-de-france-15-aout-20019

Ce jeudi 15 août 2019, le chef de la Maison royale de France, Monseigneur le comte de Paris a participé aux festivités de l’Assomption en famille à Cotignac au sein du sanctuaire Notre-Dame de Grâces, qui célébrait cette année le 500ème anniversaire de l’apparition de la Vierge Marie dans cette petite ville du Var.

 

Fidèle à sa devise « Je pense en prince chrétien. J’agis en prince français » et aux vœux de Louis XIII qui en 1638 a consacré la France à la mère de Jésus Christ, le prince avait souhaité, en cette journée, venir à la rencontre de la communauté chrétienne dont l’héritier des rois de France ne cache pas sa proximité.

 

Temps de prière et de recueillement, en ce jour de l’Assomption, le prince et sa famille étaient donc présents, entourés des cadres de la Restauration nationale, dans cette ville, afin de rendre hommage à la Vierge Marie qui serait apparue ici, en 1519, au sanctuaire Notre-Dame des Grâces. C’est ici également que Saint-Joseph aurait sauvé, le 7 juin 1660, un jeune berger mourant de soif, qui trouva grâce à ses indications une source toujours en activité, devenu un lieu de dévotion.

 

La messe a été célébré en présence de Monseigneur Xavier Malle, évêque du diocèse de Gap et d’Embrun et de Monseigneur Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, qui entretient de longues et étroites relations avec la Maison de France.

 

Deux jours plus tôt, le prince accompagné de la princesse Philomena et de leurs cinq enfants les princes Gaston, Antoinette, Louise-Marguerite, Joseph et Jacinthe, avait visité en toute simplicité le château La Castille situé à Solliès-Ville dans le Var, au nord de Toulon. Propriété de l’Évêché de Frejus-Toulon, la visite s’est effectuée sous la houlette de Monseigneur Rey, Évêque de Frejus-Toulon, et du directeur du Domaine M. Marc Fischer. De «Très beaux moments de partages et de fraternité autour du vin et de l’Histoire » partagés par la page Facebook du château La Castille.

 

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( 15 août, 2019 )

Qu’est-ce que la Fondation Saint-Louis ?

 

Voici une précision importante que nous livre l’excellent blog « La Couronne »

 

La fondation Saint-Louis est une institution, créée par le prince Henri d’Orléans, comte de Paris (1908-1999), pour assurer la pérennité des biens historiques de la Maison de France, domiciliée au château d’Amboise.

 

La fondation est placée sous le patronage du Roi Saint-Louis, ancêtre emblématique de la Maison de France. Le patronage de ce Roi n’est pas anodin puis-qu’après la Révolution, les références à ce Saint Roi se multiplient. Sous l’impulsion du prince Henri d’Orléans, duc d’Aumale (1822-1897), il est décidé de créer une Société civile de la Forêt de Dreux, chargée en dehors de toute question d’intérêt familial d’assurer la pérennité et la continuité en France des biens historiques de la Maison de France. De 1886 à 1972, un prince issu de la Maison d’Orléans en a toujours assumé la présidence.

 

Après la Première Guerre mondiale, la Société sera rebaptisée Société civile du Domaine de Dreux. En 1950, la Société civile du Domaine de Dreux représentait 126 parts réparties entre différents descendants du Roi Louis-Philippe. Après son retour d’exil, le comte de Paris, Henri VI, eut pour projet de transformer la Société en fondation. Il réussit à convaincre chaque porteur de parts dans les biens de la Société de les placer dans la nouvelle fondation. Afin d’effectuer cette transformation, en 1972, la Société civile du Domaine de Dreux laisse place à une Association Saint-Louis, une association de préfiguration qui est ensuite transformée en 1974, en Fondation Saint-Louis que nous connaissons aujourd’hui.

 

La Fondation est reconnue d’utilité publique par décret du 4 janvier 1974 du ministre de l’Intérieur (Raymond Marcellin). Le budget de fonctionnement de la Fondation est assuré par les recettes tirées de l’exploitation du château d’Amboise, de la Chapelle Saint-Louis de Dreux, et de la location d’un immeuble de rapport situé à Paris.

 

Henri VI assuma jusqu’à son décès le 19 juin 1999 la présidence effective et d’honneur de la Fondation. Les statuts prévoient qu’après son décès, les chefs de la Maison de France n’auront plus que la présidence d’honneur, un président « effectif » étant choisi parmi les membres fondateurs du conseil d’administration. Les statuts ont été approuvés par le ministère de l’Intérieur. Le conseil d’administration comprend en outre, de droit : le ministre de la Culture, le directeur général des Patrimoines du ministère de la Culture et le maire d’Amboise.

 

Aujourd’hui, la Fondation Saint-Louis est propriétaire :

  • Du château royal d’Amboise (Indre-et-Loire) où se trouve le siège de la Fondation.
  • De la chapelle royale royale  Saint-Louis de Dreux (Eure-et-Loir),
  • Des ruines du château de Bourbon-l’Archambault (Allier),
  • De la chapelle Notre-Dame de la Compassion à Paris,
  • Du monument du prince de Condé à Saint-Leu (Val-d’Oise),
  • Du monument de Madame Adélaïde dans la forêt de Millebosc (Seine-Maritime).

S’agissant des archives de la Maison de France : elles restent la propriété de la Famille, mais sont gérées par la Fondation à qui Henri VI en a fait apport en 1976 et déposées aux Archives Nationales par lui le 5 mars 1969 (elles sont classées archives historiques par arrêté du 3 mars 1981). A cela s’ajoutent également d’autres biens immobiliers comme l’immeuble de la rue de Mirosmenil à Paris (où résidait feu le comte de Paris Henri VII ).

 

Aujourd’hui le Président d’honneur de la Fondation Saint-Louis est le chef de la Maison royale de France, Monseigneur le comte de Paris, Jean IV de France, le Président effectif est Monsieur François Voss et le Vice-Président, Monsieur Frédéric du Laurens

 

 

 

( 16 juillet, 2019 )

Le prince Charles-Philippe d’Orléans à propos de la Maison royale de France

 

Lu sur le blog « La Couronne »

 

Le prince Charles-Philippe d’Orléans à propos de la Maison royale de France dans Princes charles-ph

En ce lendemain de 14 juillet il est bon de rappeler les faits suivants: la Maison Royale de France remonte par actes diplomatiques à l’année 776, elle est la seule famille dont la généalogie puisse franchir le 9ème siècle.

La Maison Royale de France est religieusement illustrée par 49 saints. Elle a fourni depuis l’année 987: 39 rois de France et 4 empereurs d’Orient, 9 rois d’Espagne, 12 rois de Navarre, 29 rois de Portugal et d’outre-mer, 21 rois de Naples et de Sicile, de Chypre, d’Arménie, de Thessalonique et de Jérusalem, 13 rois de Hongrie, de Pologne et d’Esclavonie, d’Angleterre et d’Irlande, d’Aragon, de Valence, de Majorque et d’autres terres… Elle a produit en tout 412 souverains dont 116 rois et 7 empereurs.

Parmi cette famille, cette légion de monarque, les uns ont été surnommés l’Auguste, le Saint, le Pieux, le Grand, le Courtois, l’Affable, le Hardi, le Sage et l’Éloquent, le Victorieux, le Juste et le Bienaimé : les autres ont reçu le surnom de Père du Peuple.

Vive la Maison Royale de France, Vive la France !

blason du prince charles-philippe d'orléansMessage du prince Charles-Philippe d’Orléans, duc d’Anjou,

publié sur sa page Facebook, ce mardi 15 juillet 2019

( 1 juillet, 2019 )

Interview exclusive du Comte de Paris, dans le «Point de Vue» de cette semaine

 

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Dans son édition de ce mercredi 26 juin 2019, le magazine “Point de vue”, publie une interview exclusive du chef de la Maison royale de France, Monseigneur le comte de Paris.

vingt ans après la mort de son grand-père, cinq mois après celle de son père, le prince Jean d’Orléans, nouveau chef de la Maison royale de France, a accordé un entretien exclusif au magazine . L’occasion pour le prince d’évoquer avec émotion la mémoire de ses deux prédécesseurs et, plus encore de se présenter en vérité, d’évoquer ses initiatives présentes et à venir, ainsi que ses espérances.

Dans cet  entretien , le prince Jean d’Orléans évoque son nouveau rôle de chef de la maison de France, se traçant dans la ligne droite de son grand-père « Il a joué auprès de moi un rôle fondateur (…), de réfléchir à ce qu’est la France. Son expérience m’a appris à conserver mon indépendance en toute circonstance, ce qui est le plus important » déclare le prince qui est aussi un père de famille averti. Pour la première fois, il nous parle du quotidien de son fils aîné, le dauphin. Pensionnaire à Carcassonne, le prince Gaston est un amateur de rugby et un amoureux de la nature, un jeune homme curieux de son environnement. Le comte de Paris n’en oublie pas pour autant ses autres enfants et l’affection qu’il leur porte.

Lors de son entretien, le prince rappelle une nouvelle fois quel rôle important, il a joué dans la rencontre entre les présidents français et italiens, se positionnant en recours possible. Sa solution ? Se faire connaitre des français et leur montrer sur le terrain qu’il est une alternative crédible. Il envisage un tour de France afin d’aller à leur rencontre. Le prince se place désormais au centre de l’échiquier politique et confirme l’élan qu’il a mis en place depuis plusieurs mois. Appelant à une refonte complète de l’Europe, il fait part de ses regrets de la perte du rôle arbitral au chef de l’état qui prévalait du temps des anciens quinquennats. Son combat actuel ? La préservation de l’environnement dont il se préoccupe depuis des années. Temps de restaurer la monarchie ? Le prince Jean rappelle que cette institution permet « de façon intrinsèque (d’être) au-dessus des combats partisans ».

 

Un magnifique entretien, publié sur 6 pages, riches en photos inédites du prince et de sa famille. Un entretien à découvrir.

( 9 juin, 2019 )

Le prince Charles-Philippe d’Orléans, reçu par le patriarche orthodoxe de Bulgarie

 

Lu sur le blog « La Couronne »

6 Juin 2019

Son Altesse royale, le prince Charles-Philippe d’Orléans, duc d’Anjou et son épouse la princesse Diana, à la tête d’une délégation importante d’hommes d’affaire français, ont été reçus officiellement par le patriarche orthodoxe de Bulgarie, sa Sainteté Néophyte.

 

Le couple princier était également accompagné par Monsieur Ivaylo Schalafoff, le représentant du roi Siméon II de Bulgarie.

( 20 mai, 2019 )

Monseigneur le comte de Paris : “Personne n’a à juger de la dignité de la vie d’un de nos concitoyens”

 

 

Monseigneur le comte de Paris : “Personne n’a à juger de la dignité de la vie d’un de nos concitoyens” dans Princes jean-comte-de-paris

 

Vincent Lambert, personne lourdement handicapée, va être aujourd’hui abandonné par la société et le corps médical, par l’arrêt de son alimentation et de son hydratation.  Pensons aux autres personnes dans sa situation. Être privé de la capacité de marcher, de communiquer et de se nourrir seul ne peut être un motif de condamnation.

Depuis l’abolition de la peine de mort, personne n’a à juger de la dignité de la vie d’un de nos concitoyens, quelque soit son “utilité” présumée. C’est pourtant ce qui se passe aujourd’hui.  Soutenons les personnes qui, par la recherche, la médecine, l’accompagnement, ne laissent aucun des membres de notre société sur le bord de la route. Pour que l’État reste au service des plus faibles.

 

Pour souligner son propos, Monseigneur le comte de Paris a joint à ce billet publié sur Facebook, le lien de cet article du Figaro :  En France, 1700 anonymes sont dans l’état de Vincent Lambert

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Message de Monseigneur le comte de Paris

Domaine Royal, le 20 mai 2019

( 8 mai, 2019 )

Mgr le comte de Paris rend hommage à Monsieur Jean Vanier, fondateur de l’Arche

 

Texte tiré du blog « La Couronne »

 

Le chef de la Maison royale de France, Monseigneur le comte de Paris, via un communiqué publié hier sur sa page Facebook, a rendu hommage à Monsieur Jean Vanier, décédé ce mardi à l’age de 90 ans. Monsieur Jean Vanier était le fondateur de « L’Arche », une association qui accueille des personnes ayant une déficience intellectuelle dans quelque 150 lieux de vie.

« Jean Vanier s’est éteint au cours de la nuit, j’ai une grande admiration pour sa vie, toute donnée au service des plus faibles. Il a fondé les communautés de l’Arche où tant de personnes handicapées sont accueillies et vivent heureuses. Ma sœur, la princesse Blanche, vit actuellement dans l’un de ces foyers et mon frère, le prince François, était membre d’un foyer à Paris. Notre famille est donc très liée à l’Arche et j’ai rencontré Jean Vanier à de nombreuses reprises. La dernière fois, c’était à Lourdes où j’étais brancardier. Qu’il repose dans la paix du Seigneur. »  Monseigneur le prince Jean de France, comte de Paris

«Affaibli par un cancer depuis plusieurs semaines», Jean Vanier «s’est éteint tranquillement cette nuit, entouré de quelques proches», indique L’Arche dans un communiqué. Jean Vanier, ex-officier de marine né le 10 septembre 1928, avait fondé L’Arche en 1964. Jean Vanier avait également cofondé en 1971 le réseau chrétien Foi et Lumière, qui revendique près de 1.500 «communautés de rencontre» organisant des temps de prière, de pèlerinage et de fête dans quelque 80 pays. «Artisan de paix, il n’a jamais cessé de témoigner de la richesse de la vie partagée et de la fraternité avec les plus fragiles, en voulant contribuer à rendre aux personnes ayant une déficience intellectuelle leur dignité et leur place dans la société», souligne L’Arche, qui rappelle qu’il a donné de nombreuses conférences à travers le monde pendant plus de 40 ans et publié une quarantaine d’ouvrages «affirmant le rôle essentiel des personnes handicapées dans l’édification d’une société plus humaine».

Suivez Monseigneur le comte de Paris sur Facebook et faites connaitre sa pensée autour de vous https://www.facebook.com/comtedeparis/

( 3 mai, 2019 )

Monseigneur le comte de Paris, accueille Emmanuel Macron au château royal d’Amboise

 

Lu sur le blog « La Couronne »

 

Ce jeudi 2 mai 2019, l’héritier des rois de France, Monseigneur le comte de Paris, accompagné de son épouse,  Madame la comtesse de Paris, de ses enfants, le prince Gaston de France et la princesse Antoinette de France, a reçu au château royal d’Amboise une rencontre diplomatique entre le président de la République française, M. Emmanuel Macron, et son homologue Italien M. Sergio Mattarella.

En fond de toile de cette rencontre inédite, sous l’égide de l’héritier de la Couronne de France et placé sous le sceau de la réconciliation franco-italienne, la célébration du 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci.

 

«Cette rencontre à Amboise, puis au Clos Lucé et à Chambord, est l’occasion de rappeler l’importance de notre patrimoine matériel et immatériel, signe d’une Europe unie autour de ses racines, ainsi que le rôle diplomatique du chef de la Maison royale de France, que la famille d’Orléans a toujours pris à cœur, y compris lorsque celle-ci était en exil. Le comte de Paris est le président d’honneur de la Fondation Saint Louis, propriétaire du château royal d’Amboise où le génial artiste Léonard de Vinci est enterré» précise Mgr le comte de Paris , dans un communiqué publié ce matin (à lire ici )

 

Arrivée à 11h23 au Château royal d’Amboise, les présidents français et italiens ont été accueillis par la Famille royale de France , l’animateur Stéphane Bern en compagnie de diverses personnalités locales et religieuses, la presse et la Garde républicaine.

 

Avec son épouse Brigitte et le ministre de la Culture Franck Riester, le président français s’est recueilli avec le président Italien M. Sergio Mattarella sur la tombe de Léonard de Vinci . Le génie de la Renaissance repose depuis la Révolution en la chapelle Saint-Hubert du château royal d’Amboise. Après cette visite au château royal d’Amboise, château qui incarne parfaitement la permanence de la couronne de France, les présidents français et Italien se sont rendus au Clos-Lucé pour un déjeuner officiel.

Voici les photos de l’arrivée des présidents français et italiens au Château d’Amboise en présence de la Maison royale de France et de l’animateur Stéphane Bern.

( 1 mai, 2019 )

Monseigneur le comte de Paris, invité à La Ferté-Vidame

 

Lu sur le blog « la Couronne »

 

Le prince Jean d'Orléans, comte de Paris, Jean IV de France

 

Le jeudi 27 juin prochain, Le chef de la Maison royale de France, Monseigneur le comte de Paris inaugurera la nouvelle place de l’hôtel de ville de La Ferté-Vidame, en présence du maire de la ville et du sous-préfet d’Eure-et-Loir.

 

La ville de La Ferté-Vidame, est attachée à l’histoire de la famille d’Orléans, puisque s’y trouve le célèbre château de La Ferté-Vidame. Ce château revient un temps par succession dans la famille d’Orléans, et Louis-Philippe, futur roi de France, ordonne la rénovation du Château avant que la révolution de 1848 mette fin prématurément au chantier.

 

Ce château, classé monument historique, depuis le 24 février 1976 pour les bâtiments (les ruines du château, les façades et toitures des communs, la grille d’honneur du château), ainsi que d’un classement le 26 février 1991 pour son parc et ses pavillons, fût ruiné à la Révolution française, il n’en reste aujourd’hui qu’une ruine impressionnante et un magnifique parc, classé lui aussi depuis 2007.

( 30 avril, 2019 )

« La monarchie permettrait de rétablir les équilibres et de garantir les libertés »

 

 

Le prince Jean de France, nouveau comte de Paris, est intervenu à plusieurs reprises dans le cours de la Semaine Sainte sur différents organes de presse – Le Figaro, L’écho républicain – pour dire son souci de la France, après l’incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris. C’est ce souci de la France, dégagé de toute visée électoraliste, qui guide la pensée du Prince et qu’il veut bien confier à Politique magazine.

Monseigneur, comment percevez-vous la campagne des européennes et l’alternative que pose Emmanuel Macron, « moi ou le chaos » ?

C’est un peu binaire comme vision des choses ! Il faut toujours faire attention aux formules chocs, qui sont là pour marquer les esprits. Il y a certainement d’autres voies, dont une, le concert des nations, qui est une expression qui me plait. Dans le monde tel qu’il est aujourd’hui, le concert des nations et le modèle de construction européenne qu’il suppose devraient être ce qui oriente la campagne. Il y a de nombreux enjeux, dans ces élections. Nous sommes le seul pays où la majorité en place, à chaque élection européenne, est élue de manière très inconfortable. L’Europe est-elle mal aimée, les Français, déjà inquiets pour eux-mêmes, sont-ils très inquiets vis-à-vis de cette instance supranationale qui paraît peu concrète et viser plus le consensus que le bien commun ? Pour le moment, on ressent surtout le désamour caractéristique des Français pour les élections.

Ils s’expriment autrement, par exemple avec les Gilets jaunes, qui ont montré que certains Français étaient au bord de l’exaspération à force de se sentir ignorés, voire méprisés : comment ressentez-vous l’état du pays ?

Les Gilets jaunes, si l’on met de côté les débordements qu’on connaît, expriment les multiples fractures qui existent en France, entre riches et pauvres, entre gens des villes et gens des champs, entre ceux qui sont “dans le système” et ceux qui sont hors système, entre ceux qui triment et ceux qui bénéficient de la conjoncture, etc. Ce sont ces oppositions telles qu’elles se sont creusées depuis une trentaine d’année qui surgissent, dans un ras-le-bol général où les Français réclament un travail décent, des écoles pour leurs enfants, une retraite qui leur permette de vivre après avoir donné du temps à leur pays, une couverture sociale suffisante, un environnement agréable et sécurisé… La base, quoi, alors que tout ceci est plutôt laissé de côté par une nomenklatura urbaine hors-sol qui ne comprend pas que ceux qui ne votent pas et ne manifestent pas puissent rêver d’autre chose que de leur projet.

N’y a-t-il pas aussi chez eux le refus d’une impuissance de l’État à agir sur la réalité ?

Il y a certainement une impuissance de l’État, puisque l’Union européenne a pris le pas sur le périmètre d’influence de l’État français. D’autre part, l’État ne s’intéresse plus au bien commun, ni au service de la France et des Français. Ce sont deux moteurs qui vont de concert.

Quand on ne maîtrise plus la monnaie ni la loi, ni la sécurité (80 zones de non-droit, outre les incivilités permanentes !), que reste-t-il ?…

Je suis d’accord, nous sommes désormais dans une France liquide dans une Europe sous influence comme dit Philippe de Villiers. Cette Europe autoproclamée a en fait été programmée pour et par les États-Unis.

Outre les Gilets jaunes et leur démonstrations spectaculaires, les enquêtes du Cevipof montrent, depuis dix ans, que les Français ont de moins en moins confiance dans le personnel politique. L’idée d’un gouvernement débarrassé des contraintes de la démocratie participative recueille même un assentiment assez fort. Y a-t-il une impossibilité institutionnelle, en France, à entendre ce genre de discours ?

Je ne sais pas s’il faut parler d’impossibilité institutionnelle, mais il y a une désaffection des Français pour leurs politiques, qui se sont détournés de leur vocation première et ont laissé le système confisquer tous les moyens d’expression, tous les sujets de débat, au point que la liberté en pâtit. Alors que c’est une liberté nécessaire de pouvoir s’exprimer et d’être entendu. Par ailleurs, dans un tel système, la seule déclinaison possible est une manière de despotisme, éclairé ou non, selon ce qu’en disent des Européens convaincus, comme M. Delors. Alors que « le Prince en ses conseils et le peuple en ses états », c’est-à-dire la monarchie, permettrait de rétablir les équilibres et de garantir les libertés, sans glisser vers le despotisme tel qu’il est aujourd’hui exercé dans les pays où les gouvernements sont dans l’idéologie globalisée du moment.

Cette crise de confiance, qui amène dans certains pays des réponses institutionnelles particulières, ne vient-elle pas aussi du fait que l’Union européenne doit faire face à deux gros problèmes, une immigration qui fracture les populations nationales et les divise en communautés hétérogènes, sans culture commune, et l’apparition d’un islam public très revendicatif réclamant que les cultures nationales s’adaptent à ses impératifs ?

L’islam s’accommode très bien de l’idéologie du moment qui entraîne une partition de la population française, en fonction de la religion, des communautés, des intérêts divergents. Cette partition lui permet d’avancer. On ne peut considérer sans inquiétude, voire une certaine angoisse, les pays musulmans aujourd’hui, et le sort réservé à ceux qui n’ont pas cette religion. “L’islam modéré” ne sera qu’une étape, et comme il y a plusieurs islams, on peut qu’être perplexe quant à ce que cela va donner. Il faut évidemment retrouver un socle commun, culturel, historique, religieux.

L’incendie de Notre Dame et les réactions qu’il a suscité prouvent-ils que ce socle commun existe et n’est que recouvert par la poussière des discours médiatiques ? La France se sent-elle toujours chrétienne dans ses racines sinon dans ses mœurs, avec son histoire et sa culture ?

J’aimerais penser qu’il s’agit en effet de quelque chose de profond, et que l’idéologie relative du moment ne fait que recouvrir ce socle. On voit que le fonds chrétien ressort, une foi culturelle dans laquelle ont baigné nos hommes politiques.

Comment le roi peut-il créer et maintenir la concorde nationale dans un pays où une part significative de la population est musulmane ?

L’inspiration lui viendra quand le moment sera venu ! Ensuite, si le roi est aussi le protecteur des chrétiens, la vertu exige que la foi musulmane puisse s’exprimer sans remettre en cause l’état de droit : ce sera là le point d’équilibre.

Monseigneur, comment ce roi protecteur des chrétiens peut-il travailler avec une église catholique en crise, d’une part, mais d’autre part très acquise aux valeurs de la république et à une interprétation de plus en plus humaniste du message de l’Évangile ?

L’Église doit régler clairement et fermement ses problèmes internes, c’est une chose. Sur le second point, depuis Léon XIII, pour ainsi dire, l’Église a changé sa politique générale, qui était de s’appuyer sur les chrétiens pour avancer dans l’espace public. Le nouveau système finit par la dissoudre : dans la lettre des évêques de France, « Retrouver le sens du politique », publiée avant les dernières élections présidentielles. Il n’y a quasiment aucune références théologiques et philosophiques… Il n’y a pas de chapitre sur le travail, alors que c’est une valeur de base pour les chrétiens. L’Église a été évincée, s’est évincée, de toutes les sphères où elle aurait pu et dû marquer sa différence. Son influence est devenue plus limitée.

Le roi, étant donné le tableau qu’on vient de dresser, devrait-il se borner aux fonctions régaliennes classiques (police, justice, armée, monnaie) ou, au moins pendant un temps de transition, tenir compte de l’importance considérable pris par l’État en France et de l’ampleur non moins considérable des problèmes que l’État n’a pas réglés, comme le désastre environnemental ?

Bien sûr, c’est nécessaire. Et les rois ont toujours été des têtes de pont en matière environnementale. Il faut s’inscrire sur le long terme. L’environnement, et les questions sociales, et j’ai sur ce sujet la même sensibilité que mon grand-père : le Prince doit s’intéresser à ces questions-là. C’est un élément fort de pouvoir travailler sur ces sujets. Et il n’y a que les Princes qui peuvent agir : seul le roi est capable de poursuivre le bien commun tout en respectant les populations. Mieux vaut être petit, cela dit, comme le dit le prince du Liechtenstein.

Aujourd’hui, la France n’est pas petite et le gouvernement d’une nation est enserré dans un tissu serré de relations internationales. Comment théoriser un pouvoir national aujourd’hui ?

La seule chose qui fonctionne, c’est le principe de subsidiarité, qui s’appuie sur la confiance : les hommes sont faits pour vivre ensemble et s’ils s’entendent ils vivent mieux. C’est ça, le bien commun. Aujourd’hui, on pousse l’homme, par l’individualisme, à assumer ses désirs jusqu’à ce qu’on lui supprime ses libertés. Ce qui gouverne nos sociétés, c’est la défiance, l’idée que l’homme est un loup pour l’homme. Il faut changer de philosophie politique. Et on en revient au concert des nations : le concert n’exclue pas les fausses notes mais il y a une partition, une liberté d’interprétation et une volonté de jouer ensemble, chacun avec son talent.

Monseigneur, comment voyez-vous votre rôle ici, en France, en 2019 ?

Déjà comme chef de famille, dans une relation apaisée. Et je veux m’impliquer plus dans la vie de mon pays, par la parole et par les actes, avec des relations plus fortes avec l’État et des structures intermédiaires, avec les populations. Je parlerai plus fréquemment, et j’espère que mes actes seront à la hauteur. C’est important que le chef de la Maison de France soit présent.   

Propos recueillis par Jean Viansson-Ponté et Philippe Mesnard

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