( 5 mai, 2015 )

PRESSE ET LIBRAIRIE n° 316 de la L.R.

L’ACTION FRANCAISE 2000 – 10 rue Croix de Petits Champs, 75001 Paris.

Dans le numéro 2905, j’ai relevé entre autres l’article de Flavien Bertrand de Balanda intitulé « le carnaval approche » écrit avant les dernières élections. Il termine ainsi : « chacun de nous se doit de garder à l’esprit que tous les partis républicains, et du seul fait qu’ils le sont, n’ont en commun que de brader notre héritage, nos valeurs, notre identité. Quels que puissent être les choix personnels et ponctuels, cette vérité, qui fait notre force, ne doit jamais quitter notre esprit : de tradition, de cœur, de raison, les trois souvent, nous savons que la seule espérance qui brille comme un rayon de soleil dans le ciel lourd de nos années de plomb ne peut être que monarchique. Laissons donc à la mafia du pays illégal les chimères de « droite », de « gauche », « d’extrêmes », toutes ces catégories vulgaires qui finiront dans les poubelles du régime qui les a engendrées comme des enfants monstrueux. Les républiques passent, la France reste… Et elle attend ».

Rien à rajouter…

 

COTIGNAC et la mission divine de la France – de Elise HUMBERT – Editions de Chiré,  B.P. 70001, 86190, Chiré en Montreuil, www.chire.fr – 160 pages – 18 €

Cotignac, petit village de Provence, fut favorisé par des apparitions de la Très Sainte Vierge Marie et de Saint Joseph et joua un rôle important dans l’histoire de France, de notre dynastie royale, Louis XIII et Louis XIV ayant des rapports particuliers avec les événements de Cotignac.

Dans ce très beau livre est relaté cette relation et l’histoire du frère Fiacre.

Lisez ce livre et vous y apprendrez « l’importance de Cotignac pour notre pays, et en tirerez des leçons d’espérance pour l’avenir… »

 

MEXIQUE – de l’Indépendance aux Cristeros – de Alain SANDERS– Editions Atelier Fol’fer –BP 20047 – 28260 ANET – 103 pages – 12 €

L’histoire du Mexique nous est peu connue, à peine se souvient-on de « l’aventure mexicaine » de Napoléon III, et encore vu l’état de l’enseignement de l’histoire en France. De loin, nous le voyons comme un pays d’Amérique centrale profondément chrétien mais soumis aux Etats Unis. Le peuple est chrétien, en effet, et en lien profond avec le pouvoir tant que celui-ci fut celui du Roi d’Espagne. Mais la révolution vint et le peuple ne cessa d’être opprimé par une minorité violemment anti-chrétienne. On connaît la lutte des Cristeros sur lesquels un film magnifique fut récemment réalisé. On sait moins qu’ils eurent des prédécesseurs, en particulier les Religionarios « qui se soulevèrent en 1874 au cri de Vive la religion ! Mort au mauvais gouvernement ! ». Non seulement, les divers gouvernements mexicains opprimèrent le peuple (et encore maintenant !) mais ils ont conduits le pays à la ruine.

C’est cette lutte séculaire du peuple catholique mexicain pour ses libertés d’ne manière claire et précise que raconte ici Alain SANDERS

Un livre à lire et à diffuser

Jean NEDISCHER

( 2 avril, 2015 )

Les Harkis restés en Algérie après 1962

« La majorité des harkis n’a pas quitté l’Algérie après le 19 mars 1962 ! » Si c’est pour nous apprendre cela que Pierre Daum a parcouru 20.000 km et recueilli durant deux ans et demi d’enquête des centaines de témoignages inédits, il aurait pu tout aussi bien rester en France. (Source El Watan).

Cela dit, c’est absolument vrai, à ceci près que la majorité des harkis a été torturée, exécutée, massacrée, ébouillantée et c’est pour ces raisons qu’elle n’a pas quitté l’Algérie.

Mais à lire et à entendre Pierre Daum, tout cela est totalement faux… Son enquête révèle qu’en réalité la très grande majorité des harkis restés au pays a retrouvé cette vie de pauvres paysans qu’ils avaient avant la guerre, et cela en toute quiétude. Seuls les coupables (de tortures, viols, exactions en tout genre) ont été exécutés !

Selon Pierre Daum, spécialiste de la désinformation, jamais l’ALN et le FLN n’auraient pu être les auteurs de ces exactions. Bien au contraire, ils ont toujours tenu vis-à-vis des harkis un discours paternaliste : « Vous vous êtes trompés, vous avez été manipulés par l’oppresseur colonial, si vous nous rejoignez on pardonnera vos erreurs. »

Dans son nouveau livre, à paraître aujourd’hui aux Éditions Actes Sud, il veut nous prouver que jamais les harkis n’ont été exécutés en Algérie. Qu’il s’agit là d’une fable racontée par certains groupes mémoriaux en France et de l’extrême droite. Que depuis plus de cinquante années, les nostalgiques de l’Algérie française instrumentalisent de façon éhontée les souffrances réelles que de nombreux harkis ont vécues au moment de l’indépendance, et cela en exagérant le nombre de morts (150.000), chiffre qui ne repose sur aucun fondement historique, en prétendant des massacres, voire un génocide des harkis… Au passage, bien évidemment, ces nostalgiques justifient sous couvert d’un pseudo-humanisme le combat des ultras de l’Algérie française et notamment de l’OAS. Ce serait donc à cause de ces discours que la plupart des Français pensent qu’en 1962, les harkis ont soit réussi à s’enfuir en France, soit ont été massacrés.

Rappelons que Pierre Daum est ce spécialiste qui avait écrit en 2012 (Ni valise, ni cercueil) que 200.000 pieds-noirs étaient restés en Algérie après l’indépendance sans subir la moindre violence.

Il s’agit, bien entendu, d’une pure affabulation puisque moins de 50.000 étaient répertoriés obligatoirement au consulat de France à Alger et qu’il s’agissait, pour plus de la moitié, de personnes âgées qui n’avaient jamais vu la France et qui, n’ayant pas de famille, avaient choisi de mourir sur « leur » terre. Une autre partie était des fonctionnaires « obligés » de rester sur place. Enfin, ceux que l’on appelle les « pieds-rouges » restés par idéologie et espoir, vite déçu, d’obtenir une reconnaissance pour avoir aidé les ennemis de leur patrie.

Dans son livre, tout est à l’avenant. Je donne néanmoins absolument raison à Pierre Daum sur un point : les harkis n’ont eu besoin ni de valises ni de cercueils pour quitter l’Algérie ! Les nouveaux maîtres leur ont creusé de vastes trous pour jeter dans ces charniers ce qui restait de leurs corps…

( 7 janvier, 2015 )

Le nouveau POLITIQUE MAGAZINE est paru

L’Église selon François : Le dossier du numéro de janvier de Politique magazine qui vient de paraître

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Dossier : L’Église selon François

Le 13 mars 2013, l’argentin Jorge Mario Bergoglio monte sur le siège de saint Pierre. Il hérite d’un monde catholique en pleine mutation. L’Asie apparaît aujourd’hui comme le continent le plus dynamique quand, en Europe, la situation des catholiques est très inégale. En France, si l’on s’appuie sur les chiffres, le catholicisme est ainsi en voie de quasi disparition…

Un constat  à - largement - nuancer : la mobilisation de la Manif pour tous a laissé entrevoir la promesse d’un renouveau insoupçonné dont on peut trouver l’origine dans la vitalité des communautés nouvelles. A Rome, un mois après son élection, le pape François rendait public la constitution d’un groupe de travail chargé d’étudier un projet de réforme de la Curie. Une réforme que d’aucuns attendaient comme un « profond bouleversement ». Autre bouleversement : le Synode sur la famille. Certains observateurs ont même parler d’un « Vatican III ».

Ainsi, alors même que les foules et les médias acclament François, une quantité non négligeable de catholiques sont désorientés par ses dix-huit premiers mois d’évêque de Rome. Inévitable tant ce pape est « inclassable ». Un pape François qui pourrait finalement se révéler plus « politique » que ce qu’il n’y paraît…

•  Lire l’entretien de Politique magazine avec Jean-Marie Guénois :  « Un pape inclassable »

- L’Église catholique dans le monde, par Julien Serey
- Les surgeons d’un renouveau, par Gérard Leclerc
- Un malaise François ?, par Thibaud Collin
- François à l’assaut de la Curie, par l’abbé Claude Barthe
- La seule multinationale qui tienne, par Christian Tarente

Et aussi dans ce numéro … 54 pages d’actualité, de réflexion et de culture !

Analyse : Noël, fête de la naissance par Hilaire de Crémiers ; Société : L’illusion Sarkozy, par Jean de La Faverie  ; Tribune : le djhadisme : un humanisme, par Aristide Renou ; Monde : le grand jeu de l’énergie, par Georges-Henri Soutou ; Économie : Quand l’Europe tangue, par Alain Pélops ; Civilisation : Entretien avec Jean-Christian Petitfils : « On a fait de Louis XV un roi maudit » ; Histoire : Louis XV, le mal-aimé, par Anne Bernet…

Abonnez-vous !

( 1 octobre, 2014 )

POLITIQUE MAGAZINE d’Octobre 2014 est paru

( 11 juillet, 2014 )

POLITIQUE MAGAZINE – Juillet/Août 2014

( 14 juin, 2014 )

La France qui ose, le numéro 130 (juin 2014) de Politique magazine…

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Sommaire

Voici l’édirorial de Jean-Baptiste d’Albaret,rédacteur en 

chef

 : Indignation ! 


Quelque 200 lycéennes sont, à l’heure où s’écrivent ces lignes, retenues prisonnières par la secte Boko Haram quelque part dans le nord du Nigéria : elles ont été enlevées ; elles sont pour la plupart chrétiennes. Le chef des brigands qui ont commis ce rapt, s’appelle Abubakar Shekau ; il se qualifie d’émir et il est, comme tel, pris au sérieux. Il menace tour à tour de vendre les jeunes fillessur le marché, de les réduire en esclavage, de les marier, autant dire de les livrer sexuellement, à ses troupes et à ses amis. Il invoque la religion et oblige les chrétiennes à se faire musulmanes et à réciter des sourates du Coran, en particulier la fatiha, entièrement voilées de noir ; Abubakar Shekau affirme donc hautement qu’il ne peut plus en aucun cas libérer les jeunes filles, maintenant « sauvées » par l’islam, au risque qu’elles perdent leur foi !

Le bandit qui sait comme il faut s’y prendre, parle aussi d’échanges avec « ses frères emprisonnés » et tout le monde comprend que, comme d’habitude, il y a ouverture à marchandage et donc à rançon.

*

François Hollande a réuni à Paris les chefs d’état africains concernés par la zone de brigandage. Mais déjà, et en même temps, comme il était prévisible, les choses se gâtent au Mali et l’opération Sangaris en Centrafrique s’avère des plus difficiles ; une jeune journaliste y a laissé la vie.

La Défense nationale étant la principale variable d’ajustement de nos politiciens – et ça va continuer –, c’est avec des budgets encore amputés et donc des moyens de plus en plus insuffisants que la France tente de s’interposer, sans d’ailleurs avoir de véritable politique, puisque nos gouvernants se l’interdisent. Quant aux états-Unis et à la Grande-Bretagne, leur aide, si aide il y a, sera purement technique. Tout cela l’adversaire le sait et en profite. Il gagne du temps. Serait-il même arrêté ou supprimé, ça recommencerait de la même façon. Comme il y a cent ans. Il n’y a qu’à relire les lettres à « ses frères officiers » de Charles de Foucauld. Mais apparemment ce genre d’expérience ne sert jamais en République.

*

Pendant que tout le Sahel et, pour ainsi dire, toute l’Afrique, à quelques exceptions près, vit quotidiennement sous de pareilles menaces et dans des violences endémiques d’une cruauté sans nom, les peuples européens votent dans le cadre d’une Union européenne qui a exclu toute considération sur son héritage, son histoire, sa religion fondatrice, ses traditions, sa civilisation et même son avenir propre, pour accepter le n’importe quoi, prétendument régulé, de la finance mondialisée, la disparition de toute vraie politique, de tout sens social et national et de toute morale, et, ainsi, favoriser l’éclosion d’une société sans autre règle que le relativisme obligatoire devenu, sans jeu de mots, le plus absolu et le plus réglementé des modèles sociaux, ainsi que le dénonçait Benoît XVI.

Les peuples ont beau voter, protester, se rebiffer, ceux qui dirigent l’Europe, en se cooptant, poursuivent imperturbablement sur la même lancée. Ils ne tiendront aucun compte du dernier scrutin qui est, pourtant, le plusnet des signaux d’alerte. François Hollande et les apparatchiks français des partis dits de gouvernement, non plus. C’est qu’ils savent comment est façonnée l’opinion publique qui ne correspond nullement à la pensée réelle du pays, et ils sont complices de cette effroyable et constante prévarication dont ils tirent, tous, leur semblant d’autorité.

*

Deux faits symboliques rendent compte de cette décadence innommable et assumée : le 10 mai, gagnait le concours de l’Eurovision de la chanson 2014 le transsexuel Conchita Wurst, alias Thomas Neuwirth ; quelques jours après « une journée de la jupe » était organisée pour lesgarçons des lycées nantais avec l’approbation des autorités de l’éducation nationale, malgré leur dénégation. Tous les médias de gauche se sont félicités de cette heureuse avancée contre le sexisme et se sont gaussés de ceux qui protestaient contre une telle pratique.

Rapprochez ces faits de cet autre fait qu’est l’enlèvement des 200 jeunes africaines dont l’opinion frelatée de l’intelligentsia qui se croit la meilleure du monde, se contrefiche éperdument, et vous aurez appréhendé dans son essence le scandale de notre monde d’aujourd’hui, le seul et vrai scandale, car tout est à l’instar de cette ignominie. Vous serez saisi du plus violent des haut-le-cœur et, si ce n’était pas le cas, c’est que vous n’auriez pas de cœur. Où sont les indignés ?

( 8 mai, 2014 )

POLITIQUE MAGAZINE – MAIR 2014

Numéro de mai (129) – A la Une : « Europe, le poison des peuples »

             POLITIQUE MAGAZINE - MAIR 2014 dans presse

A l’heure où l’abstention et le vote dit « populiste » pèsent comme des menaces sur le résultat des élections européennes du 25 mai, Politique magazine mène une enquête sans concession au cœur des institutions bruxelloises. Comment marchent-elles ? Qui les dirigent ? Sont-elles seulement légitimes ?

Construire une Europe-puissance, harmoniser les forces européennes et galvaniser cette énergie dont l’Histoire a prouvé ce qu’elle pouvait apporter au monde, est un projet aussi séduisant que nécessaire. Mais fonder une Union uniquement sur l’économie et les financesdans un espace à mondialiser au forceps conduit au mépris des peuples et à l’échec assuré.La crise ukrainienne a fait apparaître de façon criante ses défauts congénitaux, dont la subordination durable aux Etats-Unis n’est pas le moindre.

Les institutions de l’UE sont devenues le moteur d’un déclin qu’il est urgent d’enrayer.Une autre Europe, fondée sur le respect de la souveraineté des nations qui la composent est possible. C’est à lire dans le dossier de mai de Politique magazine.

 

> Elections européennes : Droite nationale et abstention en tête

> voir le sommaire

> Commander ce numéro au prix exceptionnel de 5€ au lieu de 7€ 

( 20 avril, 2014 )

Libérer le génie français : à la « Une » du n° d’avril de Politique magazine

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Au Sommaire de ce numéro d’avril (128) : SOMMAIRE AVRIL 2014.jpg

Voici l’Editorial de Jean-Baptiste d’Albaret, Rédacteur en chef : Pour une vraie victoire…


Pour une vraie victoire

A l’heure de boucler ce numéro de Politique magazine, le second tour des élections municipales n’a pas encore eu lieu. Mais il y a fort à parier qu’il confirmera les tendances apparues au premier tour.

Selon le jeu de bascule habituel de nos institutions, ces élections, dites « intermédiaires », ont confirmé le « vote sanction » contre la majorité socialiste que tout le monde prévoyait. Les listes de gauche au premier tour n’ont rassemblé que 43% des votes, contre 48% en faveur des listes de la droite et du centre et 7% pour les listes du Front national limitées aux seuls endroits où il a pu se présenter. Au soir du premier tour, des bastions du socialisme municipal comme Niort, Limoges, Quimper, Roanne, Dunkerque, Angoulême ou Amiens sont ébranlés ou d’ores et déjà perdus. Le scrutin final tournera-t-il à la débâcle pour le parti de la rue de Solférino ? Dans de nombreuses communes gérées par les socialistes, la droite est en position de force. C’est le cas à Angers, Caen, Pau ou Toulouse. Mais l’UMP a le triomphe modeste : nombreuses sont les villes où ses listes devraient composer avec un Front national au plus haut. Sa prudente stratégie du « ni-ni » en cas de triangulaire ou de quadrangulaire pourrait lui coûter encore plus cher que celle du « front républicain » dont ses sympathisants ne veulent plus entendre parler.

rassemblement bleu marine.JPGC’est une des principales leçons de ces élections municipales. Partout où il était présent, le parti de Marine Le Pen a démontré ses capacités à s’implanter localement. Sa victoire à Hénin-Beaumont en est un symbole fort. Résultat d’un long travail d’ancrage local et militant, ce retentissant succès pourrait en appeler d’autres. Les scores élevés obtenus par les listes labellisées « Front national » et « Rassemblement bleu Marine » à Béziers, Saint-Gilles, Fréjus, Forbach ou Perpignan, prouvent leur capacité à jouer les premiers rôles. à Marseille, à Nice, à Toulon, elles ont même surclassé celles du Parti socialiste ! Et, là où il a dépassé les 10 %, le FN est en position d’arbitre et compliquera sérieusement, au-delà même des municipales, la tâche de l’UMP. « C’est la fin d’un mouvement de balancier automatique qui faisait passer les Français d’un camp à l’autre », s’est félicitée Marine Le Pen.

Toujours est-il que, si la droite semble en mesure de reprendre à la gauche quelques grandes villes et de conserver la plupart de celles qu’elle détenait et qui semblaient menacées, que si le Front national obtient une représentation accrue dans les conseils municipaux, on ne peut cependant parler de vague bleue. Il n’y a pas, en apparence, de bouleversement spectaculaire du paysage politique. Et, encore moins, des tendances électorales. Car, avec plus de 36% des électeurs inscrits restés chez eux, le « premier parti de France » reste le « parti des abstentionnistes ». Sa progression continue, d’élection en élection, marque une défiance de plus en plus grande des Français vis-à-vis de la classe politique. Même, et les commentateurs feignent de s’en étonner, au niveau local ! Ce n’est pas le spectacle pitoyable des combinaisons électorales de l’entre-deux tours qui les fera changer d’avis…

abstention schtroumpf.jpgIl apparait donc clairement qu’un certain système démocratique est en crise. Abstentions et votes pour les listes « anti-système » en témoignent. Le problème de la représentation des Français se pose avec de plus en plus d’évidence. Plus seulement à l’échelon national, mais aussi, quand les partis s’en mêlent, au niveau local. Il faudra bien, un jour, en tirer toutes les conséquences.

Ce jour peut venir assez vite. Les élections européennes en mai sonneront le glas d’une certaine façon de faire de la politique. La sanction sera encore plus terrible qu’aux municipales. Au point qu’Hollande et les siens cherchent des solutions pour se garer des conséquences. En vain et quoiqu’ils fassent. L’heure est venue de penser un projet national sérieux.

( 11 mars, 2014 )

POLITIQUE MAGAZINE de Mars est paru

LA UNE DU MOIS

Au coeur de la décentralisation

mars 2014

POLITIQUE MAGAZINE de Mars est paru dans presse Une127

( 14 février, 2014 )

POLITIQUE MAGAZINE de Février 2014

Opinion, élection, consommation : comment ils nous manipulent, en »Une » du n° de février de Politique magazine

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Au sommaire : 2014 FEVRIER SOMMAIRE.jpg (cliquez une première fois pour faire apparaître l’image, puis une deuxième fois pour l’agrandir)

 

Voici l’Editorial de Jean-Baptiste d’Albaret, L’art de la diversion :


L’art de la diversion 

C’est un scoop : François Hollande n’est plus socialiste. « En économie, c’est l’offre qui crée la demande », a-t-il expliqué lors de ses vœux, devant un parterre de journalistes qui a salué la performance. Rien n’est donc plus urgent que d’aider les entreprises en diminuant le coût du travail. à cet effet, sont prévus 10 milliards d’allègements supplémentaires d’ici 2017, à ajouter aux 20 milliards d’euros du Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE). Et notre président de promettre 50 milliards de réduction de dépenses publiques jusqu’à la fin du quinquennat ! Avec ses manières ondoyantes, remplaçant des promesses de dépenses par des promesses d’économie, éludant les questions sur sa vie privée, François Hollande a, une nouvelle fois, gagné du temps. Il a aussi, sans doute, rassuré les créanciers. 

Chapeau l’artiste ! Mais comment faire accepter ce « tournant social-libéral » ou « social-démocrate » à l’aile gauche de sa majorité qui, par la voix de certains de ses députés, ont dénoncé un « cadeau fait au Medef » ? En lui donnant des gages sur les questions dites « sociétales »… Le « mariage pour tous » avait déjà rempli cette fonction, permettant de resserrer les rangs d’une gauche que les premiers mois d’exercice de son mandat avaient quelque peu clairsemés.  

Pour l’heure, il s’agit donc de rassembler une majorité et un électorat divisés sur la politique économique du gouvernement. C’est l’objectif poursuivi par la modification de la loi Veil sur l’IVG inscrite dans le projet de loi « pour l’égalité femmes-hommes » porté par le ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem. Adopté par le Sénat en septembre dernier, il a été voté à l’Assemblée nationale. 

Outre un « délit d’entrave », qui justifierait de sanctionner de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende « le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher de pratiquer ou de s’informer sur une interruption volontaire de grossesse ou les actes préalables », le texte prévoit qu’une femme puisse demander une IVG si elle « ne veut pas poursuivre une grossesse » et non plus parce que « son état la place dans une situation de détresse ». Le changement de sémantique n’est pas neutre. Dans un pays où, chaque année, plus de 200 000 avortements sont pratiqués, il s’agit de transformer « l’exception à l’avortement », dépénalisé en 1975, en véritable « droit à l’avortement », garantissant la liberté dont disposerait toute femme de mettre fin à sa grossesse. à rebours de la nouvelle politique en train de s’ébaucher en Europe, où plusieurs pays ont discuté, voire adopté, de nouvelles lois améliorant la protection de la vie humaine, c’est un pas supplémentaire vers la banalisation de l’IVG que met en place le gouvernement socialiste. Le but ? « Cliver » la société à deux mois des municipales afin de remobiliser son électorat. Est-ce un hasard du calendrier si le projet de loi a été voté à l’Assemblée au moment même où la « marche pour la vie » rassemblait plusieurs dizaines de milliers de personnes à Paris ? 

Certains, à droite, ont compris le piège. Sur son blog, François Fillon a ainsi accusé le gouvernement de commettre une « faute morale, car il risque de banaliser l’avortement qui, selon les termes de Simone Veil, devait rester l’exception, et une faute politique, car il prend le risque de diviser, une fois encore, les Français. »  

Aujourd’hui l’avortement, demain la loi Leonetti sur l’euthanasie, pourtant adoptée à l’unanimité en 2005, la stratégie du pouvoir est limpide : faire diversion en divisant sur les questions sociétales. Combien de temps dureront ces manœuvres ? 

 
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