( 6 mai, 2016 )

PRESSE ET LIBRAIRIE d’avril 2016

 

 

 

MEMOIRES DU GENERAL PAUL KOURLOFF – de Paul KOURLOFF – Editions L’Harmattan – 288 pages, 31 €

 

Ce livre est sous titré : L’agonie de la Russie impériale. Général de cavalerie, Paul Kourloff fut aussi un juriste qui fit parti du ministère de la Justice, puis du ministère de l’intérieur avant de devenir adjoint au ministre et chef du département de la Police. Il était proche du tsar, de Stolypine. Il connut tous les ministres et même Raspoutine. Autant dire que son témoignage sur la fin de l’empire russe est important. Son petit-fils, Mikhaïl N. Komaroff-Kourloff a entrepris de les publier en Français et nous ne pouvons que l’en remercier.

Un livre, c’est un « témoignage historique de premier plan » passant en revue les évènements et les personnalités qui ont marqué  la période prérévolutionnaire.

 

NOTRE DAME DU PUY – Histoire et Fioretti – de Elise HUMBERT – Editions de Chiré – 236 pages – 20 € + 5 € de port. Ed de Chiré, >BP 70001, 86 190, Chiré en Montreuil ou http://www.chire.fr

 

C’est l’histoire d’une cité unique en son genre : le Puy en Velay, un des plus hauts lieux de pèlerinage de France et d’Europe, où prièrent, s’agenouillèrent, des Papes, des Evêques, des Empereurs, des Rois, des Princes, la mère de notre sainte Jeanne d’Arc et une multitude d’autres…

Elise Humbert nous trace toute l’histoire de ce lieu. Nous y trouvons tout l’historique de la construction de ce sanctuaire mais aussi l’intervention divine qui provoqua cette réalisation puis toutes les visites qu’il reçut. Lieu consacré à la Vierge de l’Annonciation, source de toutes les grâces. Nombreuses sont celles qui suivirent visites et prières au Puy en Velay et ce n’est certainement pas fini…

 

SAINTE THERESE D’AVILA de Louis BERTRAND – Editions Via Romana – 344 pages – 28 €

 

Réédition d’un livre paru en 1927 à l’occasion du 500ème anniversaire de la naissance de la sainte (1515- 2015). Ce livre n’est pas une simple biographie mais plus une découverte de sa personnalité, « avec son portrait psychologique exact et son analyse faite « de l’intérieur » pourrait-on dire afin de la faire comprendre. Et cela en retraçant aussi avec une remarquable pénétration le cheminement souvent chaotique de cette âme d’élite sur le bien difficile chemin de la sainteté.

Ce livre révèle la personnalité extraordinaire de cette grande sainte, une des plus grandes mystiques de l’histoire de l’Eglise mais aussi un grand esprit. C’est elle qui sut revenir à) la règle primitive du Carmel et fonda le premier carmel réformé, 17 autres suivirent.

Un livre à lire pour mieux connaître cette personnalité exceptionnelle.

 

Jean NEDISCHER

( 6 mai, 2016 )

Politique magazine, numéro de mai : « Chrétiens d’Orient, encore un souffle »

 

Découvrez le numéro de mai ! 

Chrétiens d’Orient, encore un souffle

Dossier

Politique magazine a pu rencontrer les communautés chrétiennes de Syrie, éprouvées par cinq années de guerre. Nous avons recueilli les témoignages de personnalités civiles et religieuses, syriennes et françaises.

Pour ceux qui n’ont pas fui le pays, berceau du christianisme, il faut maintenant tout reconstruire. 

Et aussi dans ce numéro…  54 pages d’actualité et de culture !

Sommaire

Une151.jpg

Commander ce numéro

ou s’abonner à Politique magazine

( 30 avril, 2016 )

Action française & Histoire • Jean-Pierre Fabre-Bernadac : « L’affaire Daudet, un crime politique »

Lu sur « lafautearousseau »

IMG.jpgENTRETIEN. En novembre 1923 éclate « l’affaire Philippe Daudet ». Le fils du célèbre homme de lettres et figure de proue de l’Action française Léon Daudet est retrouvé mort dans un taxi. Un prétendu suicide aux allures de crime politique. Jean-Pierre Fabre-Bernadac, ancien officier de gendarmerie, diplômé de criminologie et de criminalistique, a rouvert le dossier à la lueur de sources nouvelles.

ROPOS RECUEILLIS PAR RAPHAËL DE GISLAIN

LE 24 NOVEMBRE 1923, BOULEVARD MAGENTA, PHILIPPE DAUDET EST RETROUVÉ AGONISANT DANS UN TAXI. QUE S’EST-IL PASSÉ EXACTEMENT CE JOUR-LÀ ?

Il y a deux choses importantes à rappeler à propos de Philippe Daudet pour comprendre ce qui s’est effectivement passé. Le jeune homme avait une grande admiration pour son père et il avait tendance à faire des fugues. Agé de 15 ans lors des faits, il avait l’âme excessivement romanesque, exaltée. Juste avant sa mort, il essaie de partir pour le Canada. Mais une fois au Havre, il s’aperçoit qu’il n’ira pas plus loin…Dès lors, comment revenir chez lui sans subir les foudres de ses parents ? Comment faire pour que cette nouvelle fugue ne déçoive pas trop son père ? Dans son esprit, il s’agit d’être à la hauteur ; son grand-père Alphonse est un immense écrivain et son père Léon une figure royaliste brillante et redoutée. Comme il sait que les anarchistes ont déjà essayé de tuer son père un an plus tôt, il se dit qu’un acte de bravoure, qui consisterait à révéler la préparation d’un nouveau complot pourrait faire oublier cette fugue… De retour à Saint-Lazare, il se rend donc au Libertaire, journal qui hait Léon Daudet, pour infiltrer les cercles anarchistes. Il tombe dans un panier de crabes parce que le milieu est complètement infiltré par la police politique. Avec son air de bourgeois et son projet fumeux d’assassinat de haute personnalité, Philippe Daudet n’a pas dû faire illusion très longtemps. Son identité certainement devinée, on l’envoie vers un libraire, un certain Le Flaoutter, indic notoire, et son sort bascule. La Sûreté générale, l’organe de la police politique, est prévenue, onze hommes débarquent pour arrêter le jeune homme… qui est retrouvé mort dans un taxi.

LA THÈSE OFFICIELLE CONCLUT À UN SUICIDE. VOUS MONTREZ QU’ELLE EST COUSUE DE FIL BLANC…

En effet, les incohérences se succèdent. Philippe Daudet a récupéré chez les anarchistes un « 6.35 ». Il tenait-là la preuve de son courage vis-à-vis de son père. Pourquoi ne rentre-t-il pas chez lui à ce moment-là ? Par ailleurs, il était extrêmement croyant et on ne comprend pas ce geste de suicide – un péché absolu -, d’autant qu’il était heureux chez lui même s’il aimait l’aventure. En reprenant le dossier – j’ai pu accéder aux archives nationales de la Police et à l’ensemble des documents de la famille Daudet -, les partis pris de l’enquête m’ont sauté aux yeux. Des témoignages fondamentaux sont écartés, des pistes ne sont pas exploitées et les conclusions sont pour la plupart approximatives. Le « 6.35 » qui a donné la mort au jeune homme n’est manifestement pas celui retrouvé, vu qu’aucune balle ne s’est chargée dans le canon après le coup de feu comme elle aurait dû le faire automatiquement ; la douille réapparaît dans le taxi dix jours après le drame au moment de la reconstitution, alors qu’il avait été soigneusement nettoyé ; aucun des onze policiers postés spécialement ne voit Philippe Daudet entrer ou sortir de la librairie, les horaires ne concordent pas, etc.

DANS QUEL CONTEXTE IDÉOLOGIQUE S’INSCRIT ETTE DISPARITION ?

Marius Plateau, le secrétaire général de l’Action française, a été tué de 5 balles un an auparavant par Germaine Berton, une anarchiste. À l’issue d’un procès absolument inique, la meurtrière est acquittée… Le contexte est donc extrêmement tendu. Des élections approchent, qui vont être gagnées par la gauche. Poincaré, qui a eu un lien amical avec l’Action française pendant la guerre – il sait le nombre de soldats et d’officiers qui ont été tués dans ses rangs – change son fusil d’épaule lorsqu’il voit que sa carrière est en jeu. Une tension sous-jacente vient du fait que l’Action française essaie de se rapprocher par le cercle Proudhon du mouvement ouvrier. Cela fait peur au pouvoir. On craint qu’une forme de national populisme ou monarchisme ne s’installe, d’autant que les scandales comme Panama ou le trafic des légions d’honneurs n’ont fait que discréditer la classe politique. Il faut bien voir que les tranchées ont donné naissance à une fraternité nouvelle considérable entre des français d’horizon divers. Le bourgeois et l’ouvrier ont maintenant un point commun : ils ont risqué leur peau de la même manière. Le fascisme, et d’une certaine façon, le national-socialisme sont nés de ce même élan à l’époque. Cette union qui bouleverse les classes effraie et on veut y mettre un terme à tout prix.

DANS CE CLIMAT, POURQUOI ABATTRE LE FILS DE DAUDET ?

Disons que, parmi les personnalités de l’Action française, mouvement qui suscitait une inquiétude grandissante, Léon Daudet avait des enfants et que Maurras n’en avait pas… Philippe, avec ce caractère éloigné des réalités, était quelqu’un de facilement manipulable. Voir cet enfant se jeter dans la gueule du loup était une aubaine pour des adversaires politiques. Je ne pense pas qu’il y ait eu de préméditation. Je ne crois pas qu’on ait voulu le tuer au départ mais que les circonstances ont conduit la Sûreté générale à le supprimer, lorsqu’elle a su qui elle tenait… Les Daudet étaient des sanguins ; il est possible que, se sentant démasqué, Philippe se soit rebellé, qu’un coup de feu soit parti et que l’on ait voulu maquiller les choses en suicide… On y a vu le moyen d’ouvrir une brèche et d’affaiblir l’Action française, qui bien sûr était visée in fine.

IL Y A AUSSI CET INCROYABLE PROCÈS POLITIQUE CONTRE LÉON DAUDET…

C’est la cerise sur le gâteau. Le père vient de retrouver son fils mort dans un taxi. Il fait un procès au chauffeur et voilà qu’il se retrouve condamné à cinq mois de prisons ! Il faut bien saisir la perfidie de ce jugement, à travers lequel on a opposé de façon fictive un père et un fils, salissant la réputation de l’un et la mémoire de l’autre. Les anarchistes n’ont cessé de répéter au cours du procès que Philippe était des leurs, ce qu’il n’a bien sûr jamais été. Lorsque l’on sait que les anarchistes étaient à l’époque le bras armé de la République, la manoeuvre est particulièrement écoeurante. Léon Daudet va finir par se rendre, mais l’histoire ne s’arrête pas là. Grâce au détournement des lignes téléphoniques du ministère de l’intérieur par une militante de l’Action française, il parvient à s’évader d’une façon rocambolesque. Après quoi il est contraint de se réfugier plusieurs années en Belgique…

UNE TELLE AFFAIRE POURRAIT-ELLE SE REPRODUIRE AUJOURD’HUI ?

Le pouvoir donne tous les moyens pour agir en cas de menace. Je crois qu’évidemment de tels évènements pourraient se reproduire aujourd’hui et qu’ils ne sont pas l’apanage d’une époque. Depuis 1945, les disparitions troubles d’hommes proches du pouvoir n’ont pas cessé – on en compte au moins trois. La police politique n’a pas disparu, elle est inhérente à la République. 


À LIRE : ON A TUÉ LE FILS DAUDET, de Jean-Pierre Fabre-Bemardac, éditions Godefroy de Bouillon, 265 p., 26 euros.

( 26 mars, 2016 )

PRESSE ET LIBRAIRIE

 

JEANNE D’ARC – Le PROCES de ROUEN – de Jacques TREMOLET DE VILLERS – Editions Les Belles Lettres – 315 pages, 24,90 €

Jeanne d’Arc, la sainte de la Patrie, patronne secondaire de la France, a subi ce qui est sans doute le premier grand procès politique de l’histoire. Peu importe qui elle était, ce qu’elle avait fait, les organisateurs de ce procès, membres de la très pro-anglaise « Université de Paris » avait décidé, en accord avec l’occupant qu’elle devait mourir. Mourir, même, ne suffisait pas : il fallait qu’elle soit déshonorée, déclarée hérétique, pour que son combat en faveur du Roi légitime de France soit condamné devant « l’opinion »..

Jacques Trémolet de Villers a eu l’idée géniale de reprendre tout le procès qui s’est tenu du 21 février au 30 mai 1431 en le commentant en tant qu’avocat, mieux en tant qu’avocat chrétien. Il montre que Jeanne, face aux mensonges, aux pièges des accusateurs au premier rang desquels l’évêque Cauchon, sans avocat – alors que l’Inquisition en imposait un – saura se défendre très efficacement, inspirée du Ciel.

Ce livre fait comprendre Jeanne d’Arc, sa vie, son combat, sa sainteté. Tout Français devrait le lire.

 

LA NATION ET L’UNIVERSEL – 40 ans de débats dans Royaliste – de Bertrand RENOUVIN – Editions IFCCE, collection cité – 234 pages – 18 €.

C’est à l’occasion des 40 ans de la Nouvelle Action Royaliste qu’est paru ce livre. Il regroupe de nombreux entretiens qui sont parus dans le journal « Royaliste » depuis 40 ans. De Gabriel Marcel à Jacques Sapir en passant par Pierre Boutang, Edgard Pisani Maurice Clavel, René Girard pour n’en citer que quelques uns, sans oublier Mgr le comte de Paris, voici ces interventions très intéressantes sur le Royalisme et la vie politique. C’est à l’actif des dirigeants de la NAR (Bertrand Renouvin, Gérard Leclerc, Yvan Aumont), d’avoir su engager ces discussions. Un livre très utile à lire même si nous ne partageons pas toutes les affirmations de Bertrand Renouvin dans son introduction.

Ajoutons que l’idée de ce livre est de François Moulin qui fut longtemps journaliste à l’Est Républicain. Il avait commencé à le réaliser lorsqu’il nous quitta prématurément le 12 août 2012. C’est lui qui avait choisi l’image de couverture

 

SAINT AUGUSTIN de Louis BERTRAND – Editions Via Romana – 384 pages – 25 €

« Mais qui était donc Saint Augustin ? Quels furent exactement sa vie, ses œuvres, ses combats ? Quel homme était réellement ce Berbère d’Algérie, né il y a presque 1.600 ans, mais devenu un géant de la pensée occidentale et cependant si proche de nous dès qu’on prend la peine de le lire ? »

Louis Bertrand répond à ces questions « après l’avoir étudié pendant 12 ans ». Toute la vie de Saint Augustin est parfaitement décrite et replacé dans son cadre historique (la chute de Rome, l’arrivée des barbares dans l’Afrique du Nord romaine et christianisée).

« Servi par un style d’une rafraichissante beauté, l’ouvrage est un grand et beau livre, par son réalisme, mais aussi par l’élévation de la pensée et la pénétration psychologique. »

Il faut être reconnaissant au Cercle des Amis de Louis Bertrand  d’avoir fait rééditer cette œuvre importante. Vous pouvez vous le procurer auprès de lui (1 rue de l’Epée, 75005, Paris) contre la somme de 28 € port compris.

 

POUR LA SEPARATION DE L’ECOLE ET DE L’ETAT – du CERCLE VAUBAN Editions Regalia – 1 rue de Courcelles, 75008 Paris – 7 € (10 € port inclus)

« La faillite de l’Ecole d’Etat est double : elle ne réalise pas ses objectifs, et elle est devenue un monstre économique.

L’Ecole, en France, n’assure plus sa mission. Elle n’arme pas intellectuellement les jeunes pour leur insertion sociale et professionnelle : l’allongement général de la scolarité en laisse trop sur le bord de la route.

Or l’Ecole coûte de plus en plus cher à la nation : le budget de l’Education nationale est le plus élevé des pays développés : 27 % des dépenses de l’Etat. Essentiellement pour rémunérer un personnel pléthorique : 1 300 000 agents, la moitié de toute la fonction publique.

Il est devenu courant de faire porter le poids de la faute sur le « pédagogisme », certes critiquable. Mais le nœud du problème n’est pas là. La première nécessité est d’abolir le mariage contre nature de l’Ecole et de l’Etat.

Le Cercle Vauban fait des propositions concrètes. Notamment, créer un Ordre des enseignants sur le modèle de celui des médecins ou des avocats. Et « raser » le funeste ministère de l’Education nationale pour lui substituer une Haute Autorité indépendante ».

Voilà enfin une étude sérieuse sur ce sujet si important.

Jean NEDISCHER

 

( 4 mars, 2016 )

REGARDS SUR LA VIE ET L’ŒUVRE de LOUIS BERTRAND

 

C’est sous ce titre que viennent de paraître les actes de la journée tenue à l’Université Panthéon-Assas (Paris) en 1991 à l’initiative du Cercle des Amis de Louis Bertrand dirigé par notre ami Daniel Heck (1).

C’est contre la malédiction de l’oubli que s’inscrivait ce colloque commémorant le 50ème anniversaire du décès du grand écrivain français que fut Louis Bertrand (1866-1941), auteur original et puissant, Lorrain d’origine (né à Spincourt dans la Meuse), Normalien des plus brillants, devenu successeur de Maurice Barrès (autre Lorrain) sous la Coupole en 1925, mais aujourd’hui bien injustement oublié. Et pourtant !

Découvrant l’Algérie comme jeune professeur en 1891, il en fera une des ses principales sources d’inspiration, devenant avec ses romans « africains » (Le Sang des races, 1899, Pépète le bien-aimé (1904), le fondateur de « l’Algérianisme » dont Albert Camus sera plus tard le plus célèbre représentant (Rapports de Marcel Cordier et Marc Baroli).

Face à l’Islam (dont un des premiers il pressent la menace) l’importante universelle des religions sur les civilisations s’impose à lui. Le passé romain et chrétien de l’Afrique du Nord découvert dans l’éblouissement et le catholicisme retrouvé dans la ferveur, lui inspireront un superbe Saint Augustin (1913) au succès considérable qui renouvelle l’hagiographie française, puis Sanguis Martyrum (1918), l’histoire des premiers martyrs chrétiens de l’Afrique du Nord (Contributions de Gérard Blandin et des abbés Jean Bayot et Alain Lorans).

Son éclatant Louis XIV (1923) réédité jusque dans les années 60, suscitera de nombreux successeurs (intervention de François Bluche). Bertrand s’intéressera aussi à l’Espagne, avec Philippe II (1929), Histoire de l’Espagne (1932) et surtout Sainte Thérèse (d’Avila) aux tirages impressionnants (1927) et qui vient d’être heureusement republié.

Remarquable romancier de mœurs, il peut avec Mademoiselle de Jessincourt (1911), légitimement rivaliser avec Madame Bovary de Flaubert dont il se veut de disciple fidèle (Contribution du professeur Alain Lanavère, de la Sorbonne).

Guidé par les spécialistes les plus qualifiés – au premier rang desquels son irremplaçable biographe L.A. Maugendre – on découvrira des aspects aussi passionnants qu’inattendus sur la vie et l’œuvre de l’auteur auxquelles une première partie du volume introduit (Texte de Daniel Heck, président du Cercle des Amis de Louis Bertrand).

Excellente occasion de redécouvrir – ou, mieux encore, de découvrir – cet écrivain malheureusement oublié dont l’originalité et le remarquable talent sont servis par une langue d’une rafraichissante beauté. Il le mérite, à coup sûr.

Volume de 139 pages, 22 € frais de port inclus à commander au Cercle des Amis de Louis Bertrand, 1 rue Abbé de l’Epée, 75005, Paris.

 

(1)    Daniel Heck est luis aussi Lorrain d’origine, notaire honoraire, cousin de Louis Bertrand. A noter qu’il est abonné à La Lorraine Royaliste depuis le premier numéro.

( 4 mars, 2016 )

Politique magazine, numéro de mars : « L’année de tous les risques »

Découvrez le numéro de mars !

Encore un an !

Dossier spécial L’année de tous les risques

Alors qu’il reste un an de mandat à François Hollande, Politique magazine fait un tour d’horizon des points chauds de l’actualité et des défis posés par le monde d’aujourd’hui : risques d’explosion incontrôlable en Syrie et fragilités des armées françaises, montée des populismes en Europe et décrépitude des institutions de la Ve république, turbulences sur les marchés financiers et faiblesses structurelles de l’économie nationale.

Une année à haut risque attend le chef de l’état… qui semble d’abord préoccupé par l’élection présidentielle de 2017.

Et aussi dans ce numéro…  54 pages d’actualité et de culture !

Sommaire

Une149ok.jpg

Commander ce numéro

ou s’abonner à Politique magazine

( 9 février, 2016 )

Le réel a lieu

Éditorial du numéro de Février 2016 de Politique Magazine

 

626951329.jpgEntre ce qu’il est convenu d’appeler les « élites » et la population, il n’y a plus seulement un fossé. Il y a désormais un gouffre. Un abîme. Selon un sondage publié le mois dernier, seul un Français sur dix a confiance dans les partis politiques. Un Français sur quatre dans les médias. Ce décalage déjà ancien entre le « pays légal » et le « pays réel » va en s’accentuant et s’observe dorénavant un peu partout en Europe.

Exemple. Désignée personnalité de l’année par Time Magazine pour sa décision d’accueillir 800 000 migrants, Angela Merkel a finalement reconnu que « le multiculturalisme conduit à des sociétés parallèles et qu’il demeure, par conséquent, une grande illusion »… Constat en forme d’aveu qui sous-estime cependant l’échec de la politique migratoire imposée conjointement par la chancelière allemande et la Commission européenne, avec l’approbation zélée de François Hollande. Car, dans la nuit du 31 décembre, à Cologne, le réel a bien eu lieu pour paraphraser le titre d’un livre de Michel Onfray. Des milliers d’hommes, demandeurs d’asile pour la plupart, ont violenté ou violé des centaines de femmes, parfois sous les yeux de forces de l’ordre débordées ou étrangement atones. Les autorités allemandes – police, médias, élus – ont d’abord cru avisé de dissimuler l’ampleur de ces agressions. Mal leur en a pris. Les réseaux sociaux se sont emparés de l’information : on apprenait alors que des faits similaires avaient été constatés, et pareillement censurés, dans plusieurs autres villes d’Allemagne, mais aussi en Autriche, en Suisse, en Finlande. En Suède, le Premier ministre a même accusé sa police de « déni de démocratie » pour avoir caché l’explosion du nombre de viols dans son pays. Mais à Stockholm comme à Cologne, la police a fait ce qu’on lui demandait : elle a fermé les yeux, elle n’a pas voulu voir.

Cette irruption du réel ébranle en effet toutes les certitudes établies. Elle bat en brèche les lieux communs de cet antiracisme « en train de devenir fou », pour parler comme Alain Finkielkraut, qui consiste à culpabiliser le « Même » pour faire de « l’Autre » une victime. Et elle donne à voir froidement le résultat concret d’une politique multiculturaliste – essentiellement motivée par des questions économiques et démographiques – imposée au forceps. D’où cette incroyable rétention d’information. D’où, également, ces invraisemblables précautions sémantiques. Une fois l’affaire rendue publique, le maire de Cologne a recommandé à ses administrées de garder « une distance plus longue que le bras tendu » avec les nouveaux arrivants. Le tout, bien sûr, pour ne « stigmatiser » personne. Comme si nous, pauvres citoyens, étions incapables de saisir les nuances et d’établir les distinctions nécessaires.

Ainsi vont, en Allemagne comme en France, les élites politiques, médiatiques, intellectuelles. Pour les citoyens, le danger principal est le terrorisme islamiste. Pour elles, c’est le fascisme, l’extrême droite. Les uns sont d’abord préoccupés par leur sécurité. Les autres le sont avant tout par les droits de l’homme. Les peuples expriment de plus en plus un désir de patriotisme. Les élites ne jurent que par l’Europe et la mondialisation. Un sondage CEVIPOF de février 2015 soulignait que pour 87% des Français les politiques ne tiennent pas compte de leurs préoccupations… Il n’y a pas à chercher plus loin l’explication à la forme explosive des mouvements populistes en Europe.

En France, Nicolas Sarkozy vient d’annoncer qu’il ne reviendrait pas sur la Loi Taubira après avoir promis qu’il l’abrogerait s’il était élu. On s’en doutait. Mais on en reste pas moins effaré par cette capacité de nos dirigeants à trahir toutes leurs promesses. Et à creuser toujours un peu plus la tombe du politique. •

Rédcteur en chef de Politique magazine

( 5 février, 2016 )

Numéro de février de Politique magazine : « Le phénomène Marion Maréchal-Le Pen »

Découvrez le numéro de février !

Le phénomène

Dossier spécial Marion Maréchal-Le Pen

Ses adversaires la craignent. Ses partisans la voient aller très loin. En à peine trois ans, Marion Maréchal-Le Pen a explosé médiatiquement. Députée du Vaucluse, elle incarne une droite assumée qui renoue avec les valeurs historiques du Front national. Comment se positionne-t-elle sur l’échiquier politique et quelles sont ses perspectives au sein d’un Front national fracturé par les lignes en concurrence ?

Dans un entretien exclusif, elle explique à Politique magazine sa volonté de rassembler le plus largement possible pour battre la gauche sur de vraies convictions.

> Entretien avec Nicolas Lebourg, politologue, spécialiste du FN :  « La stratégie de Marion Maréchal-Le Pen est la plus pertinente »

Et aussi dans ce numéro…  54 pages d’actualité et de culture !

Sommaire

Une148Site.jpg

Commander ce numéro

ou s’abonner à Politique magazine

( 6 janvier, 2016 )

2016, cent cinquantième anniversaire de la naissance de Louis Bertrand

Louis Bertrand (1866-1941), natif de Spincourt (nord meusien), et Albert Camus (1913-1960) partagent le même amour de l’Algérie. Le premier la découvre en 1891. Le second y est né. Louis Bertrand est élu à l’Académie Française – au fauteuil de Maurice Barrès – en 1925. Albert Camus sera prix Nobel de littérature en 1957.

Durant l’hiver 1899-1900, le Lorrain s’isole dans le phare de Tipass, à 80 km à l’ouest d’Alger, pour écrire un nouveau roman : la Cina évoque Tipass et ses ruines romaines impressionnantes. Deux personnages d’aujourd’hui rendent hommage à la Lorraine : Paul Hartmann, qui présente l’archéologue Stéphane Gsell, et … Claude Gelée. Dans Noces (1939), Camus publiera Noces à Tipass. Il en reparlera dans L’été (1954) avec Retour à Tipass. Camus avait lu Bertrand ; Les points communs sont nombreux.

Marcel Cordier est membre du Cercle des amis de Louis Bertrand qui est présidé par Daniel HECK. L’association vient de faire rééditer deux biographie de Louis Bertrand : Saint Augustin et Sainte Thérèse d’Avila (28 € chacun, port compris, à commande à l’association : 1 rue de l’abbé de l’Epée, 75005, Paris).

Louis Bertrand, en 1906, s’est converti au catholicisme et au monarchisme.

M.C.

( 20 décembre, 2015 )

 Parution du deuxième livret des actes du colloque du Réveil Français

Ce colloque s’est tenu le 15 juin 2015 à Paris

 

Article du Réveil Français , écrit par : Olivier Dejouy

 

Capture d’écran 2015-12-18 à 17.08.10La cop 21 vient de s’achever et nous ne savons pas si c’est une bonne chose pour le climat, mais ce que nous savons en revanche, c’est que ce fut une belle opération de communication pour l’équipe de François Hollande à moins de deux ans des élections présidentielles.
Comme par magie, devant les télés du monde entier, cette manifestation mondiale s’est terminée par un accord final à la dernière minute, de toutes les nations représentées. Tout le monde s’est félicité, Fabius avait presque la larme à l’œil et même le Pape s’est fendu d’un billet de congratulation.
Mais au fait , en dehors de l’objectif de réchauffement d’un degré et demi, sur quoi porte cet accord concrètement, puisqu’aucun cadre contraignant ne semble avoir été retenu ?
Notre amis Denis Blanc se chargera très bientôt de nous faire un décryptage de la comédie, fort coûteuse au demeurant, qui s’est déroulée sous nos yeux admiratifs ces jours derniers à Paris.
Mais auparavant , le Réveil Français avait, au cours de notre colloque du mois de juin, abordé la question de l’environnement et de l’écologie , thème important entre tous, dans la perspective patriotique qui est la nôtre, qui certes n’a pas été épuisé au cours de ce colloque, mais qui a permis de soulever notamment les questions énergétiques, et la place des forêts et des océans dans une politique environnementale qui pourrait être portée par un état responsable.
Denis Blanc, déjà évoqué plus haut, ancien directeur (entre autre) de l’ARENA (Agence de l’Environnement et des Nouvelles Energies de l’Ile de France de 1998 à 2013) et Patrice Vermeulen, Directeur territorial des eaux et forêts (Région centre) et expert en gestion des écosystèmes auprès du comité français internationale pour la conservation de la nature, nous ont apporté leurs éclairages sur ces questions délicates que nous retrouverons dans le second livret des actes du colloque du 15 juin 2015, enfin paru.
Il sera disponible à partir de janvier à la librairie de Flore : http://www.librairie-de-flore.fr/

OD

1234567
« Page Précédente  Page Suivante »
|