( 5 septembre, 2016 )

Le nouveau Politique magazine vient de sortir

LA RÉPUBLIQUE ET L’ISLAM Par Hilaire de Crémiers

 

S’imaginer que l’islam est soluble dans la démocratie et que la République va le régenter comme elle a régenté, à sa façon, l’Église de France, est une illusion mortelle. Les premiers à en payer le prix seront les musulmans français.

 

Le Conseil d’État a tranché. Saisie en référé-liberté par la Ligue des droits de l’homme et le Collectif contre l’islamophobie en France, la haute juridiction administrative, le vendredi 26 août, a suspendu en appel l’arrêté municipal pris le 5 août dernier par le maire de Villeneuve-Loubet, le député LR Lionel Luca. Cet arrêté interdisait sur les plages de sa commune jusqu’au 15 septembre le port de ce costume de bain couvrant intégralement le corps, qu’on appelle « le burkini », en raison du trouble à l’ordre public et de la provocation que pouvait constituer cette tenue ostentatoire dans l’espace public pour une population traumatisée par les récents attentats.

Le Conseil d’État par son ordonnance prend ainsi parti sous des allures d’impartialité juridique et constitutionnelle. Et de manière décisive puisqu’il crée à cette occasion une jurisprudence qui ne manquera pas d’être étendue non seulement à tous les arrêtés municipaux pris dans le même sens, mais encore à tous les cas similaires – et il y en aura et ils seront créés exprès ! Les autres arrêtés, celui de Cannes déjà, bientôt celui du maire de Nice sont tous voués au même sort… Ainsi qu’à l’avenir – il faut le prévoir – toute décision de la puissance publique ou de toute autorité, quelle qu’elle soit, y compris professionnelle, qui s’essaierait à arrêter ou freiner des manifestations d’appartenance affichée à un islamisme militant, sachant, de surcroît, que probablement la Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg et la Cour de justice de l’Union européenne à Luxembourg auront tendance, l’une et l’autre, à incliner leur jurisprudence sur la même pente du laxisme généralisé.

Incompréhension et méconnaissance
La rapidité des décisions, accélérée par les procédures en référé, aggrave le sentiment tragique d’une incompréhension totale de la situation par de hauts magistrats qui, sous des lambris dorés, bien payés, archi-protégés et déchargés des soucis de la vie, de plus par position affiliés, à quelques exceptions près, à l’idéologie dominante de la prétendue « gouvernance » actuelle, décident – car, au-delà du vocabulaire juridique, c’est le vrai sens de leur décision – qu’il n’y pas, qu’il ne saurait y avoir en République française de problème avec l’islam. Rien : les attentats n’existent pas, la volonté de « radicaliser » les rapports sociaux et de s’approprier l’espace public de la part d’un islam conquérant, non plus. Donc pas de trouble à l’ordre public, affirme le Conseil d’État. Donc liberté doit être assurée – liberté de conscience, liberté d’aller et venir, liberté d’opinion – de revêtir la tenue de son choix dans l’espace public, y compris sur la plage, du moment qu’il n’est pas porté atteinte aux lois de la République ; le burkini n’est pas la burqua ni le voile intégral.

D’ailleurs de fins esprits n’ont pas manqué de rappeler que le même Conseil d’État, après la loi de 1905, avait suspendu un arrêté municipal qui interdisait le port de vêtements sacerdotaux dans l’espace public communal ! À un siècle de distance, le même principe de juste laïcité aurait inspiré le même genre de décisions. La religion mahométane a droit au même traitement que la religion catholique qui, elle, a été réduite, comme il convient en République, à « sa portion congrue ». Et Bernard Cazeneuve, notre ministre des Cultes, de se féliciter de cet esprit républicain d’égalité et d’équanimité.

Islamisme et musulmans
Et, pourtant, voilà la France divisée. Pour une question de costume de bain ! Avouons que c’est franchement ridicule. Les maires concernés n’en démordent pas et ils ont raison : c’est de leur responsabilité. Des députés de droite voudraient, du coup, légiférer. Une loi de plus, et sur un costume de bain ! Il y aurait mieux à faire. Et d’abord, comprendre ce qui se passe. L’islam, en tant que tel, bien que divisé à l’excès, a réussi à s’imposer auprès des autorités françaises. Les attentats l’ont servi, puisque, plus il est dangereux, plus la République le considère et, en quelque sorte, le chérit en tout premier lieu ; ses provocations pareillement intimident les gouvernants qui ne cessent de lui offrir des garanties pour « apaiser » la situation. Hollande est prêt à tout pour tenter de le séduire. Lui et tous ses pareils ne connaissent rien, ni à l’islam, ni au Coran, ni à l’histoire de la conquête islamique.

Cazeneuve pour renforcer, dit-il, l’islam de France, lui accorde tout dès maintenant, bafouant pour lui les règles élémentaires de la laïcité : une Fondation pour ses œuvres dont Jean-Pierre Chevènement serait le premier président (!), une nouvelle association cultuelle qui lui permettra de se financer en toute transparence (!), une nouvelle représentation qui ouvrira (!) l’islam sur l’ensemble de la société française, des imams formés au Coran par nos soins (!) avec des chaires d’islamologie, etc. En s’imaginant que le contrôle de l’État sur un islam qui ne connaît que l’Oumma aura un quelconque effet. Sarkozy s’y est déjà trompé. L’islam de France relève pour l’essentiel de pays étrangers et d’autorités non reconnues.

Il est possible, bien sûr, de s’entendre avec les musulmans de France, mais les musulmans surtout en France respectent ceux qui se respectent eux-mêmes et non ceux qui se renient. Ils savent parfaitement que tous ces Français qui tiennent l’État et les organismes publics, ont tout rejeté de leur passé, de leur foi, de leurs mœurs, de leur tradition : leur République n’a plus rien à voir avec la France réelle. Le mépris de tous ces politiciens, fils de famille, pour l’être même de la France, ne peut qu’entraîner en retour un pareil mépris à leur égard de la part des musulmans. Comment ne pas les comprendre ?

D’autant que tous ceux qui se sentent français, devinent à une telle attitude que la République s’apprête à les lâcher à la première occasion au profit de ceux qui jouent de la terreur. Comme autrefois en Algérie ! Le drame est en train de se nouer.
Le terrorisme, les provocations sont voulus, dans un premier temps, pour ébranler l’opinion publique française et, dans un deuxième temps – il ne faut jamais l’oublier –, pour ressaisir et enfermer la population musulmane sur elle-même en la terrorisant, moralement d’abord, intellectuellement ensuite, physiquement enfin. C’est en cours. Combien de Molenbeek en France ? Comme avait dit le ministre de la Ville, pour une fois bien inspiré.

Le pire est à venir
Le terrorisme islamique a fait plus de victimes dans le monde musulman que partout ailleurs. Qui se souvient des 90 000 harkis d’Algérie assassinés dans des supplices atroces ? Qui pense aux centaines de milliers de victimes de la guerre civile algérienne ? Et partout dans le monde aujourd’hui ? La République par sa politique absurde, par sa laïcité qui n’en est pas une et qui n’est qu’un reniement, par son incompréhension totale non seulement de l’islam mais du monde musulman, semblable d’ailleurs à son incompréhension encore plus grave de la France réelle, des Français de chair et d’os et de religion chrétienne, elle qui ne connaît que ses propres concepts abstraits et que des individus massifiés qui sont autant d’électeurs potentiels, est en train de préparer sur notre sol les pires drames qui se puissent imaginer.

Nos frères chrétiens d’Orient nous en avertissent. Mais la République se moque des chrétiens, malgré les voyages en risettes du président François auprès du pape François, comme elle se moque des musulmans qu’elle prétend manipuler à sa façon. Car, pour elle, tout est toujours manipulation : l’opinion, la politique, la religion. « Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse. »

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( 5 juillet, 2016 )

Le nouveau Politique magazine : la monarchie s’incarne dans la famille

 

Aujourd’hui, le royalisme  – par Jean-Baptiste d’Albaret

 

Le 21 janvier dernier, ils étaient plusieurs centaines rassemblés en l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, à Paris, pour la traditionnelle messe en mémoire du roi Louis XVI.  Survivance désuète, folklore, nostalgie ? La question intrigue les médias qui ne manquent jamais d’envoyer quelques caméras pour couvrir l’événement. Qui a dit que la France était la plus monarchique – et peut-être la plus royaliste – des républiques ? En 1987, feu le comte de Paris réunit à Amboise ses fidèles pour titrer ses petits-fils Jean et Eudes duc de Vendôme et duc d’Angoulême. En pleins préparatifs du bicentenaire de la Révolution, la cérémonie fait l’ouverture des journaux télévisés ! Le 21 janvier 1993, à la surprise générale, plusieurs milliers de personnes affluent vers la place de la Concorde pour commémorer le deux centième anniversaire du martyre du roi dont Emmanuel Macron a déclaré que le peuple français n’avait « pas voulu la mort »… Macron royaliste ? Il y aurait de quoi sourire. Et pourtant, la réflexion du ministre de l’économie, que l’on sait proche de personnalités connues pour leurs sympathies monarchistes, a plus d’épaisseur qu’il n’y paraît. Dans un sondage publié récemment par Atlantico, une majorité de Français ne se disaient-ils pas prêts à porter au pouvoir un candidat non issu d’un parti ? De fait, c’est dans cette absence de plus en plus durement ressentie au sommet de l’état d’un principe fédérateur, facteur d’équilibre politique et de paix sociale, qu’il faut replacer la « petite phrase » de Macron. Elle traduit une « sensibilité monarchiste » d’autant plus répandue au sein de la population que les institutions de la Ve République perdent toute substance. C’est sans doute aussi dans cette perspective qu’il faut comprendre le succès des émissions, des livres et des spectacles historiques dont témoigne, par exemple, l’engouement populaire autour du Puy du Fou, le parc de loisirs créé en Vendée par Philippe de Villiers.

Dominé pendant cinquante ans par l’Action française et son journal, puis connaissant bien des avatars au cours des dernières décennies, le royalisme français semble ainsi retrouver une certaine vigueur au moment où il a quasiment disparu politiquement en tant que force organisée. On aurait tort cependant de l’enterrer trop vite. L’Action française, non sans un certain panache, court après son passé glorieux et connaît actuellement une renaissance militante qu’il lui faudra pérenniser. La Restauration nationale regroupe l’ensemble des fédérations royalistes de province et organise des conférences avec des personnalités prestigieuses sur tout le territoire. La Nouvelle action royaliste (la NAR) publie Royaliste, mais fonctionne essentiellement comme une société de pensée au moyen de ses fameuses conférences-débats des « mercredis de la NAR », fréquentées par des intellectuels de tous horizons. L’Alliance Royale continue courageusement à labourer le terrain électoral. Le Groupe d’action royaliste (GAR) approfondit les questions sociales. Sur Internet, le royalisme est présent tous les jours grâce à l’excellent site « lafautearousseau », premier « quotidien royaliste sur le net ». Ailleurs, des journalistes, des penseurs, renouvellent son héritage. Gérard Leclerc à France Catholique. Frédéric Rouvillois et Jacques Trémolet de Villers dans leurs articles et dans leurs livres. Hilaire de Crémiers qui, dans Politique magazine et La Nouvelle Revue Universelle, poursuit une réflexion originale sur les institutions.

Sans exclusive ni esprit de chapelle, ces plaies du royalisme, voici donc le vaste dossier de ce numéro d’été de Politique magazine : où en est, 146 ans après l’établissement de la République, l’idée royale en France ? Quelle est aujourd’hui sa signification et sa portée ? L’enquête nous a menés jusqu’au domaine royal de Dreux où réside l’héritier des rois de France. Il faudrait, explique en substance le duc de Vendôme, que notre pays retrouve les vertus capétiennes qui ont fait son génie. De Macron au prince Jean, souhaitons que chacun puisse trouver dans cet « état des lieux » du monarchisme français des bonnes raisons de l’espérer !

 

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( 5 juillet, 2016 )

5 juillet 1962 : ces morts dont la France s’est moquée…

Lu sur « boulevard Voltaire »

 J’accuse de Gaulle de complicité dans les enlèvements et les assassinats qui se sont produits à Oran, le 5 juillet 1962, en ordonnant à l’armée française de rester l’arme au pied, permettant ainsi au FLN et à l’ALN de massacrer, en toute impunité, 3.000 Français innocents, y compris enfants et femmes.

Le colonel Fourcade a témoigné sous la foi du serment, déclarant avoir assisté en début de matinée, ce 5 juillet, à l’entretien téléphonique entre le général Katz, qui informait le chef de l’État que dans toute la ville se perpétrait un massacre au « faciès blanc », et de Gaulle lui a donné l’ordre criminel le plus formel : « Surtout, ne bougez pas ! »

Le général Katz a décidé dans la matinée de survoler la ville en hélicoptère. Voici le témoignage du pilote :

Nous survolons la ville, partout des gens qui fuyaient et des cortèges de bras en l’air, escortés par des ATO (auxiliaires de l’Armée nationale populaire) ou des civils en armes. Nous avons survolé le Petit Lac, là aussi une foule compacte bras en l’air, des gens qu’on faisait entrer dans l’eau et qu’on abattait froidement. J’ai hurlé : “Mon général on abat des gens, je vois l’eau qui devient rouge de sang.” Le général m’a répondu : “Retour à la base.”

Les Européens étaient escortés jusqu’au commissariat central, où ils étaient torturés et tués, mais également vers le Petit Lac et la ville nouvelle. Ce massacre s’est poursuivi jusque vers 17 heures. 3.000 Européens massacrés sous les yeux du général Katz et sur ordre du chef de l’État français de l’époque : de Gaulle.

Ce chiffre de plus de 3.000 morts et disparus a été enregistré par Mme Sallaberry, militaire de carrière en poste au bureau des exactions.

Lors d’un entretien dans le magazine Le Point, en février 2002, Jean-Pierre Chevènement affirme :

À l’époque sous-lieutenant en Algérie, j’ai vécu un drame affreux en mars 1962. Plusieurs de mes moghaznis (supplétifs musulmans) ainsi que le chef du village de Saint-Denis-du-Sig ont été tués dans des conditions atroces par un commando du FLN. J’ai retrouvé Miloud, mon aide de camp, égorgé. J’ai appris que près de 20.000 personnes ont été torturées et égorgées dans le Village Nègre (quartier d’Oran).

Par la suite, il rectifiera à environ 3.000 morts et 800 disparus.

Sous-lieutenant, Chevènement avait des soldats sous ses ordres. Est-il intervenu ?

Ces morts, en France, on s’en est totalement moqué et les Français ne les ont guère pleurés.

Le général Katz, le bourreau d’Oran, publiera ses mémoires sous le titre Une destinée unique. Unique, il est vrai, mais parce qu’elle se termine dans le déshonneur et l’abject. Ses « restes » contaminent la terre d’Espagne, à Rosas, où ils ont été déposés.

Ecrivain
( 3 juillet, 2016 )

MONDE ET VIE

 Ce mensuel est à lire, nous vous le recommandons
Le numéro de juillet vient de paraître
MONDE ET VIE dans presse 4jj4_926Page01--1

Deux dossiers dans ce numéro:
l’un sur Le Brexit ! L’espoir se lève à l’ouest …
Éclatement de la Grande-Bretagne, chute de 15 % du PIB, fin de la civilisation européenne, les partisans du maintien de l’Angleterre dans l’Union européenne ont mis le paquet pour faire peur aux Britanniques. Dans leur meilleure tradition, ceux-ci n’ont pas cédé au chantage et ouvrent, avec la victoire du Brexit, une ère nouvelle pour l’Europe.
l’autre sur La grande déculturation organisée
Nous vous avons déjà abondamment parlé
de la rééducation nationale qui s’opère par
le truchement de la réforme des collèges. Il s’agit littéralement de former des illettrés en supprimant tout accès à un vrai savoir au profit d’un badigeon superficiel, fait d’éducation civique et de travail collectif. Une telle réforme de l’enseignement public, qui organise la rupture de tradition en Occident,
ne peut pas ne pas se répercuter de l’enseignement d’État sur l’enseignement libre. Les initiatives
de Najat Vallaud-Belkacem, que l’on veut imposer par ordonnance bien sûr, visent à réglementer l’ouverture de nouveaux établissements et de nouvelles classes entièrement libres de la tutelle de l’État et surtout
la ministre décide d’imposer à tous les nouveaux programmes étendant une disposition clé de la loi Debré (dont on a pu voir les conséquences) à l’ensemble des écoles hors contrat. C’est en quelque sorte, pour l’État, une façon d’imposer le Contrat d’association à ceux qui n’en ont jamais voulu ou qui n’en veulent plus. Bref il ne suffit pas de déculturer les enfants de France en rendant impossible toute intégration et utopique l’idée même d’assimilation.
Il faut encore que personne ne puisse y couper.
Il faut que cette déculturation soit obligatoire. Anne Coffinier nous invite ici à la plus grande vigilance,
en soulignant que la liberté de transmettre est une loi constitutionnelle. Nous avons vu, à l’occasion du Brexit le 23 juin que le peuple anglais s’est réveillé. Gageons que le peuple français qui s’est toujours voulu la conscience politique de l’Europe, ne va pas tarder (mimétisme oblige) à remettre en cause les lois liberticides qu’on lui impose. Du sport en perspective !
Deux entretiens à lire d’urgence :
l’un avec Anne Coffinier et l’autre avec Jean-Frédéric Poisson.
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( 4 juin, 2016 )

Livres • Gabrielle Cluzel : « Il n’y a rien à sauver du féminisme ! »

par Jean-Baptiste d’Albaret de « Politique Magazine »

Journaliste, rédactrice en chef à Boulevard Voltaire, Gabrielle Cluzel exécute l’idéologie féministe dans un petit livre aux formules ciselées.

 

626951329.jpgLe titre de votre livre est une référence à La Cérémonie des Adieux de Simone de Beauvoir…

L’œuvre de Simone de Beauvoir puise largement dans la frustration d’être née à une époque qui réservait peu de places aux femmes intellectuelles. D’une certaine façon, le beauvoirisme est un bovarysme ! Comprenez bien que dans la France patriarcale de l’après-guerre, il a bien fallu que le féminisme se nourrisse, pour prospérer, d’un certain terreau d’injustice et de colère… Le problème, c’est qu’après avoir exigé la libération des femmes, il a prétendu libérer la femme d’elle-même et, ce faisant, l’a purement et simplement niée. Il est devenu une idéologie, une sorte d’utopie qui pouvait avoir un impact dans des sociétés riches et prospères mais qui apparaît pour ce qu’elle est dans un monde fragilisé comme le nôtre : une tyrannie plus ou moins feutrée qui prétend occulter le réel en dictant aux femmes – et aux hommes – leur conduite. Adieu Simone : il n’y a rien à sauver du féminisme !

Où voyez-vous des brèches dans l’idéologie féministe ?

Les féministes ne peuvent pas éternellement nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Elles font un bruit épouvantable pour imposer que l’on dise « madame « la » ministre » plutôt que « madame « le » ministre », mais on ne les entend plus quand il s’agit de dénoncer de vrais scandales. Qu’elles s’en prennent au laxisme judiciaire qui fait de notre pays une jungle où s’exerce la loi du plus fort. Car, bien évidemment, cette loi s’exerce au détriment des femmes, plus faibles physiquement – et oui ! – que les hommes. C’est d’ailleurs aussi pourquoi elles sont victimes de harcèlement. Encore un brillant « acquis » du féminisme qui, en œuvrant pour la libération sexuelle, a contribué à faire tomber les conventions qui régissaient somme toute assez bien les rapports entre les hommes et les femmes. Et je ne parle même pas du silence radio des féministes sur les risques sanitaires de la contraception et sur la souffrance morale d’une IVG. Quant au traitement dégradant subi par certaines musulmanes, jamais une voix ne s’élève pour le dénoncer. Mais la réalité est cruelle. On l’a vu au moment des événements de Cologne où le Titanic féministe s’est écrasé sur l’iceberg islamique…

Mais, tout de même, ne faut-il pas se réjouir que la femme soit aujourd’hui l’égale de l’homme ?

Cela dépend de quoi on parle. Promouvoir des femmes, non pour leurs compétences, mais parce qu’elles sont des femmes, j’appelle cela un système condescendant et odieusement sexiste. Il résume d’ailleurs l’erreur fondamentale du féminisme qui voudrait faire croire aux femmes qu’il leur faut choisir entre leur cerveau et leur désir de maternité. à mon avis, il devrait être tout à fait possible de mener de front une carrière professionnelle et une vie de famille épanouie. On attend le candidat qui proposera une politique familiale intelligente, valorisant les différents aspects de la féminité et de la masculinité. 

Adieu Simone, de Gabrielle Cluzel, Le Centurion, 127 p., 11,90 euros.

( 2 juin, 2016 )

Politique magazine, numéro de juin : « De mieux en mieux »

 

Découvrez le numéro de juin ! 

Alors que la France s’embrase socialement …

Politique magazine dresse un état des lieux de la politique française. La situation se dégrade de façon dramatique malgré les inlassables « ça va mieux » de Hollande. Une question : jusqu’où le pays peut-il descendre ?

Dossier  

Vingt après l’assassinat des moines de Tibhirine et 100 ans après la disparition de Charles de Foucauld se pose la question de leur héritage.  Un héritage qui n’est pas sans soulever des questions qui résonnent avec force dans l’actualité qui est la nôtre.

Et aussi dans ce numéro…  54 pages d’actualité et de culture !

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( 6 mai, 2016 )

PRESSE ET LIBRAIRIE d’avril 2016

 

 

 

MEMOIRES DU GENERAL PAUL KOURLOFF – de Paul KOURLOFF – Editions L’Harmattan – 288 pages, 31 €

 

Ce livre est sous titré : L’agonie de la Russie impériale. Général de cavalerie, Paul Kourloff fut aussi un juriste qui fit parti du ministère de la Justice, puis du ministère de l’intérieur avant de devenir adjoint au ministre et chef du département de la Police. Il était proche du tsar, de Stolypine. Il connut tous les ministres et même Raspoutine. Autant dire que son témoignage sur la fin de l’empire russe est important. Son petit-fils, Mikhaïl N. Komaroff-Kourloff a entrepris de les publier en Français et nous ne pouvons que l’en remercier.

Un livre, c’est un « témoignage historique de premier plan » passant en revue les évènements et les personnalités qui ont marqué  la période prérévolutionnaire.

 

NOTRE DAME DU PUY – Histoire et Fioretti – de Elise HUMBERT – Editions de Chiré – 236 pages – 20 € + 5 € de port. Ed de Chiré, >BP 70001, 86 190, Chiré en Montreuil ou http://www.chire.fr

 

C’est l’histoire d’une cité unique en son genre : le Puy en Velay, un des plus hauts lieux de pèlerinage de France et d’Europe, où prièrent, s’agenouillèrent, des Papes, des Evêques, des Empereurs, des Rois, des Princes, la mère de notre sainte Jeanne d’Arc et une multitude d’autres…

Elise Humbert nous trace toute l’histoire de ce lieu. Nous y trouvons tout l’historique de la construction de ce sanctuaire mais aussi l’intervention divine qui provoqua cette réalisation puis toutes les visites qu’il reçut. Lieu consacré à la Vierge de l’Annonciation, source de toutes les grâces. Nombreuses sont celles qui suivirent visites et prières au Puy en Velay et ce n’est certainement pas fini…

 

SAINTE THERESE D’AVILA de Louis BERTRAND – Editions Via Romana – 344 pages – 28 €

 

Réédition d’un livre paru en 1927 à l’occasion du 500ème anniversaire de la naissance de la sainte (1515- 2015). Ce livre n’est pas une simple biographie mais plus une découverte de sa personnalité, « avec son portrait psychologique exact et son analyse faite « de l’intérieur » pourrait-on dire afin de la faire comprendre. Et cela en retraçant aussi avec une remarquable pénétration le cheminement souvent chaotique de cette âme d’élite sur le bien difficile chemin de la sainteté.

Ce livre révèle la personnalité extraordinaire de cette grande sainte, une des plus grandes mystiques de l’histoire de l’Eglise mais aussi un grand esprit. C’est elle qui sut revenir à) la règle primitive du Carmel et fonda le premier carmel réformé, 17 autres suivirent.

Un livre à lire pour mieux connaître cette personnalité exceptionnelle.

 

Jean NEDISCHER

( 6 mai, 2016 )

Politique magazine, numéro de mai : « Chrétiens d’Orient, encore un souffle »

 

Découvrez le numéro de mai ! 

Chrétiens d’Orient, encore un souffle

Dossier

Politique magazine a pu rencontrer les communautés chrétiennes de Syrie, éprouvées par cinq années de guerre. Nous avons recueilli les témoignages de personnalités civiles et religieuses, syriennes et françaises.

Pour ceux qui n’ont pas fui le pays, berceau du christianisme, il faut maintenant tout reconstruire. 

Et aussi dans ce numéro…  54 pages d’actualité et de culture !

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( 30 avril, 2016 )

Action française & Histoire • Jean-Pierre Fabre-Bernadac : « L’affaire Daudet, un crime politique »

Lu sur « lafautearousseau »

IMG.jpgENTRETIEN. En novembre 1923 éclate « l’affaire Philippe Daudet ». Le fils du célèbre homme de lettres et figure de proue de l’Action française Léon Daudet est retrouvé mort dans un taxi. Un prétendu suicide aux allures de crime politique. Jean-Pierre Fabre-Bernadac, ancien officier de gendarmerie, diplômé de criminologie et de criminalistique, a rouvert le dossier à la lueur de sources nouvelles.

ROPOS RECUEILLIS PAR RAPHAËL DE GISLAIN

LE 24 NOVEMBRE 1923, BOULEVARD MAGENTA, PHILIPPE DAUDET EST RETROUVÉ AGONISANT DANS UN TAXI. QUE S’EST-IL PASSÉ EXACTEMENT CE JOUR-LÀ ?

Il y a deux choses importantes à rappeler à propos de Philippe Daudet pour comprendre ce qui s’est effectivement passé. Le jeune homme avait une grande admiration pour son père et il avait tendance à faire des fugues. Agé de 15 ans lors des faits, il avait l’âme excessivement romanesque, exaltée. Juste avant sa mort, il essaie de partir pour le Canada. Mais une fois au Havre, il s’aperçoit qu’il n’ira pas plus loin…Dès lors, comment revenir chez lui sans subir les foudres de ses parents ? Comment faire pour que cette nouvelle fugue ne déçoive pas trop son père ? Dans son esprit, il s’agit d’être à la hauteur ; son grand-père Alphonse est un immense écrivain et son père Léon une figure royaliste brillante et redoutée. Comme il sait que les anarchistes ont déjà essayé de tuer son père un an plus tôt, il se dit qu’un acte de bravoure, qui consisterait à révéler la préparation d’un nouveau complot pourrait faire oublier cette fugue… De retour à Saint-Lazare, il se rend donc au Libertaire, journal qui hait Léon Daudet, pour infiltrer les cercles anarchistes. Il tombe dans un panier de crabes parce que le milieu est complètement infiltré par la police politique. Avec son air de bourgeois et son projet fumeux d’assassinat de haute personnalité, Philippe Daudet n’a pas dû faire illusion très longtemps. Son identité certainement devinée, on l’envoie vers un libraire, un certain Le Flaoutter, indic notoire, et son sort bascule. La Sûreté générale, l’organe de la police politique, est prévenue, onze hommes débarquent pour arrêter le jeune homme… qui est retrouvé mort dans un taxi.

LA THÈSE OFFICIELLE CONCLUT À UN SUICIDE. VOUS MONTREZ QU’ELLE EST COUSUE DE FIL BLANC…

En effet, les incohérences se succèdent. Philippe Daudet a récupéré chez les anarchistes un « 6.35 ». Il tenait-là la preuve de son courage vis-à-vis de son père. Pourquoi ne rentre-t-il pas chez lui à ce moment-là ? Par ailleurs, il était extrêmement croyant et on ne comprend pas ce geste de suicide – un péché absolu -, d’autant qu’il était heureux chez lui même s’il aimait l’aventure. En reprenant le dossier – j’ai pu accéder aux archives nationales de la Police et à l’ensemble des documents de la famille Daudet -, les partis pris de l’enquête m’ont sauté aux yeux. Des témoignages fondamentaux sont écartés, des pistes ne sont pas exploitées et les conclusions sont pour la plupart approximatives. Le « 6.35 » qui a donné la mort au jeune homme n’est manifestement pas celui retrouvé, vu qu’aucune balle ne s’est chargée dans le canon après le coup de feu comme elle aurait dû le faire automatiquement ; la douille réapparaît dans le taxi dix jours après le drame au moment de la reconstitution, alors qu’il avait été soigneusement nettoyé ; aucun des onze policiers postés spécialement ne voit Philippe Daudet entrer ou sortir de la librairie, les horaires ne concordent pas, etc.

DANS QUEL CONTEXTE IDÉOLOGIQUE S’INSCRIT ETTE DISPARITION ?

Marius Plateau, le secrétaire général de l’Action française, a été tué de 5 balles un an auparavant par Germaine Berton, une anarchiste. À l’issue d’un procès absolument inique, la meurtrière est acquittée… Le contexte est donc extrêmement tendu. Des élections approchent, qui vont être gagnées par la gauche. Poincaré, qui a eu un lien amical avec l’Action française pendant la guerre – il sait le nombre de soldats et d’officiers qui ont été tués dans ses rangs – change son fusil d’épaule lorsqu’il voit que sa carrière est en jeu. Une tension sous-jacente vient du fait que l’Action française essaie de se rapprocher par le cercle Proudhon du mouvement ouvrier. Cela fait peur au pouvoir. On craint qu’une forme de national populisme ou monarchisme ne s’installe, d’autant que les scandales comme Panama ou le trafic des légions d’honneurs n’ont fait que discréditer la classe politique. Il faut bien voir que les tranchées ont donné naissance à une fraternité nouvelle considérable entre des français d’horizon divers. Le bourgeois et l’ouvrier ont maintenant un point commun : ils ont risqué leur peau de la même manière. Le fascisme, et d’une certaine façon, le national-socialisme sont nés de ce même élan à l’époque. Cette union qui bouleverse les classes effraie et on veut y mettre un terme à tout prix.

DANS CE CLIMAT, POURQUOI ABATTRE LE FILS DE DAUDET ?

Disons que, parmi les personnalités de l’Action française, mouvement qui suscitait une inquiétude grandissante, Léon Daudet avait des enfants et que Maurras n’en avait pas… Philippe, avec ce caractère éloigné des réalités, était quelqu’un de facilement manipulable. Voir cet enfant se jeter dans la gueule du loup était une aubaine pour des adversaires politiques. Je ne pense pas qu’il y ait eu de préméditation. Je ne crois pas qu’on ait voulu le tuer au départ mais que les circonstances ont conduit la Sûreté générale à le supprimer, lorsqu’elle a su qui elle tenait… Les Daudet étaient des sanguins ; il est possible que, se sentant démasqué, Philippe se soit rebellé, qu’un coup de feu soit parti et que l’on ait voulu maquiller les choses en suicide… On y a vu le moyen d’ouvrir une brèche et d’affaiblir l’Action française, qui bien sûr était visée in fine.

IL Y A AUSSI CET INCROYABLE PROCÈS POLITIQUE CONTRE LÉON DAUDET…

C’est la cerise sur le gâteau. Le père vient de retrouver son fils mort dans un taxi. Il fait un procès au chauffeur et voilà qu’il se retrouve condamné à cinq mois de prisons ! Il faut bien saisir la perfidie de ce jugement, à travers lequel on a opposé de façon fictive un père et un fils, salissant la réputation de l’un et la mémoire de l’autre. Les anarchistes n’ont cessé de répéter au cours du procès que Philippe était des leurs, ce qu’il n’a bien sûr jamais été. Lorsque l’on sait que les anarchistes étaient à l’époque le bras armé de la République, la manoeuvre est particulièrement écoeurante. Léon Daudet va finir par se rendre, mais l’histoire ne s’arrête pas là. Grâce au détournement des lignes téléphoniques du ministère de l’intérieur par une militante de l’Action française, il parvient à s’évader d’une façon rocambolesque. Après quoi il est contraint de se réfugier plusieurs années en Belgique…

UNE TELLE AFFAIRE POURRAIT-ELLE SE REPRODUIRE AUJOURD’HUI ?

Le pouvoir donne tous les moyens pour agir en cas de menace. Je crois qu’évidemment de tels évènements pourraient se reproduire aujourd’hui et qu’ils ne sont pas l’apanage d’une époque. Depuis 1945, les disparitions troubles d’hommes proches du pouvoir n’ont pas cessé – on en compte au moins trois. La police politique n’a pas disparu, elle est inhérente à la République. 


À LIRE : ON A TUÉ LE FILS DAUDET, de Jean-Pierre Fabre-Bemardac, éditions Godefroy de Bouillon, 265 p., 26 euros.

( 26 mars, 2016 )

PRESSE ET LIBRAIRIE

 

JEANNE D’ARC – Le PROCES de ROUEN – de Jacques TREMOLET DE VILLERS – Editions Les Belles Lettres – 315 pages, 24,90 €

Jeanne d’Arc, la sainte de la Patrie, patronne secondaire de la France, a subi ce qui est sans doute le premier grand procès politique de l’histoire. Peu importe qui elle était, ce qu’elle avait fait, les organisateurs de ce procès, membres de la très pro-anglaise « Université de Paris » avait décidé, en accord avec l’occupant qu’elle devait mourir. Mourir, même, ne suffisait pas : il fallait qu’elle soit déshonorée, déclarée hérétique, pour que son combat en faveur du Roi légitime de France soit condamné devant « l’opinion »..

Jacques Trémolet de Villers a eu l’idée géniale de reprendre tout le procès qui s’est tenu du 21 février au 30 mai 1431 en le commentant en tant qu’avocat, mieux en tant qu’avocat chrétien. Il montre que Jeanne, face aux mensonges, aux pièges des accusateurs au premier rang desquels l’évêque Cauchon, sans avocat – alors que l’Inquisition en imposait un – saura se défendre très efficacement, inspirée du Ciel.

Ce livre fait comprendre Jeanne d’Arc, sa vie, son combat, sa sainteté. Tout Français devrait le lire.

 

LA NATION ET L’UNIVERSEL – 40 ans de débats dans Royaliste – de Bertrand RENOUVIN – Editions IFCCE, collection cité – 234 pages – 18 €.

C’est à l’occasion des 40 ans de la Nouvelle Action Royaliste qu’est paru ce livre. Il regroupe de nombreux entretiens qui sont parus dans le journal « Royaliste » depuis 40 ans. De Gabriel Marcel à Jacques Sapir en passant par Pierre Boutang, Edgard Pisani Maurice Clavel, René Girard pour n’en citer que quelques uns, sans oublier Mgr le comte de Paris, voici ces interventions très intéressantes sur le Royalisme et la vie politique. C’est à l’actif des dirigeants de la NAR (Bertrand Renouvin, Gérard Leclerc, Yvan Aumont), d’avoir su engager ces discussions. Un livre très utile à lire même si nous ne partageons pas toutes les affirmations de Bertrand Renouvin dans son introduction.

Ajoutons que l’idée de ce livre est de François Moulin qui fut longtemps journaliste à l’Est Républicain. Il avait commencé à le réaliser lorsqu’il nous quitta prématurément le 12 août 2012. C’est lui qui avait choisi l’image de couverture

 

SAINT AUGUSTIN de Louis BERTRAND – Editions Via Romana – 384 pages – 25 €

« Mais qui était donc Saint Augustin ? Quels furent exactement sa vie, ses œuvres, ses combats ? Quel homme était réellement ce Berbère d’Algérie, né il y a presque 1.600 ans, mais devenu un géant de la pensée occidentale et cependant si proche de nous dès qu’on prend la peine de le lire ? »

Louis Bertrand répond à ces questions « après l’avoir étudié pendant 12 ans ». Toute la vie de Saint Augustin est parfaitement décrite et replacé dans son cadre historique (la chute de Rome, l’arrivée des barbares dans l’Afrique du Nord romaine et christianisée).

« Servi par un style d’une rafraichissante beauté, l’ouvrage est un grand et beau livre, par son réalisme, mais aussi par l’élévation de la pensée et la pénétration psychologique. »

Il faut être reconnaissant au Cercle des Amis de Louis Bertrand  d’avoir fait rééditer cette œuvre importante. Vous pouvez vous le procurer auprès de lui (1 rue de l’Epée, 75005, Paris) contre la somme de 28 € port compris.

 

POUR LA SEPARATION DE L’ECOLE ET DE L’ETAT – du CERCLE VAUBAN Editions Regalia – 1 rue de Courcelles, 75008 Paris – 7 € (10 € port inclus)

« La faillite de l’Ecole d’Etat est double : elle ne réalise pas ses objectifs, et elle est devenue un monstre économique.

L’Ecole, en France, n’assure plus sa mission. Elle n’arme pas intellectuellement les jeunes pour leur insertion sociale et professionnelle : l’allongement général de la scolarité en laisse trop sur le bord de la route.

Or l’Ecole coûte de plus en plus cher à la nation : le budget de l’Education nationale est le plus élevé des pays développés : 27 % des dépenses de l’Etat. Essentiellement pour rémunérer un personnel pléthorique : 1 300 000 agents, la moitié de toute la fonction publique.

Il est devenu courant de faire porter le poids de la faute sur le « pédagogisme », certes critiquable. Mais le nœud du problème n’est pas là. La première nécessité est d’abolir le mariage contre nature de l’Ecole et de l’Etat.

Le Cercle Vauban fait des propositions concrètes. Notamment, créer un Ordre des enseignants sur le modèle de celui des médecins ou des avocats. Et « raser » le funeste ministère de l’Education nationale pour lui substituer une Haute Autorité indépendante ».

Voilà enfin une étude sérieuse sur ce sujet si important.

Jean NEDISCHER

 

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