( 15 janvier, 2019 )

Découvrir, lire, le numéro de janvier de Politique magazine et de s’y abonner …

Au sommaire de ce nouveau numéro …

Les noires humeurs de Macron. 

Dossier : Immigration et terrorisme. 

France : Que faire des étrangers délinquants ? 

Monde : Rien ne va plus dans la « Davocratie » !

Et aussi dans ce numéro…  54 pages d’actualité et de culture !

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Sommaire du mois

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( 12 janvier, 2019 )

LES NOIRES HUMEURS DE MACRON

 

Editorial de POLITIQUE MAGAZINE de Janvier 2019

Le macronisme exsude peu à peu ses humeurs. La pellicule brillante et opaque qui recouvrait le mystérieux projet est devenu translucide et poreuse. Une liqueur poisseuse en sourd et se répand. Les médias réclament à nouveau que le peuple se taise puisqu’il ne sait pas parler – et d’ailleurs, qu’est-ce que le peuple puisqu’il est avéré qu’une portion du peuple, comme La Manif Pour Tous, ne peut pas être le peuple selon le CESE ? Les politiques, à nouveau, expliquent que leur politique est bonne quoi qu’en pensent les Français – si tant est que les Français pensent, cette bande de Gaulois haineux et lépreux. Et l’État, à nouveau, songe à taxer, du timbre-poste qui augmente aux droits de succession qui pourraient s’alourdir.

Le macronisme exsude une humeur noire qui est celle du vieux monde pourrissant. Griveaux-le-Radical (« nous devons aller plus loin dans le changement, être plus radicaux dans nos méthodes ») continuera à conspuer les prétendus radicalisés et à considérer avec méfiance les consultations populaires qui n’iraient pas dans son sens – les Français étant d’ailleurs pour moitié persuadés qu’elles ne serviront à rien.

Et quel changement promet Griveaux-le-Méthodique, au nom de Macron-le-Subtiligent ? De l’Europe, et des libéralités aux puissants, et du socialisme jacobin.

Quarante ans d’Union européenne, deux cents ans de démocratie bourgeoise et soixante-dix ans d’État-providence n’auront rien enseigné à ce quadragénaire qui refuse de considérer les raisons de l’échec du modèle français. Car si Macron dans ses vœux déclare vouloir « bâtir les nouvelles sécurités du XXIe siècle » et « bâtir un avenir meilleur reposant sur notre capacité à inventer de nouvelles manières de faire et d’être ensemble », il ne propose rien, en fait, que d’imposer les réformes que ses prédécesseurs n’ont pas su mettre en œuvre, c’est-à-dire accentuer une fiscalité confiscatoire, sauf pour les plus riches, au prétexte que l’économie finira par redémarrer, comme la Grèce l’a bien prouvé… et de le faire dans le cadre très ouvert et si peu sûr de l’Union européenne.

 

Mais le maître des horloges a-t-il considéré que l’heure n’est plus à ces réformes ? La mondialisation heureuse, c’est fini : même Klaus Schwab, le fondateur du Forum de Davos, fait l’éloge de la nation ! Le ruissellement, c’est fini – si même cela a jamais commencé ! Le président de la Fédération des industries mécaniques, Bruno Grandjean, remarquait dans L’Usine nouvelle « [qu’il n’avait] pas vu beaucoup de gens dont l’ISF a été supprimé qui démontrent de façon claire que cela déclenchait chez eux une volonté d’investir fortement et de redresser le pays. On a besoin que les chefs d’entreprise démontrent qu’ils sont vertueux et font leur part du job. Plus de liberté implique plus de responsabilité de notre part. On a l’impression que tant qu’il restera un euro de taxe de plus qu’en Allemagne, rien ne sera possible. Ce n’est pas responsable. » (18/12/18).

Macron, droit dans ses bottes, ayant lâché dix milliards en guise de « nouvelle manière d’être ensemble », affirme pourtant qu’il ne lâchera rien de son projet consistant à accoucher au forceps une France nouvelle et un peuple régénéré. Il ne lâchera rien quand bien même nombreux sont ceux qui aimeraient qu’il lâche les rênes du pouvoir. Comme ce pouvoir est fragile et que Macron n’entend pas être frustré trop vite de sa bizarre victoire, acquise à la faveur de la conjonction d’une abstention sans précédent, d’une justice complaisante et du soutien inconditionnel des faiseurs d’opinion, lui et ses troupes n’ont de cesse de disqualifier le Sénat, les opposants, le peuple même, affirmant que les institutions doivent se plier à Jupiter et non Jupiter respecter les institutions. Et pendant que la république française donne ainsi, une fois de plus, le navrant spectacle d’une caste installée comme un chancre au cœur du pouvoir et indifférente au sort des Français, les Français, eux, sont confrontés à la double menace de l’immigration qui dissout l’identité et de l’islamisme qui encourage à la sécession. Mais là, les politiques ne décident de rien, ou de si peu. Sinon, pour l’heure, de faire couler, sur un corps affaibli qui tente de se défendre, leurs noires humeurs réformatrices.

Philippe Mesnard

( 18 décembre, 2018 )

Editorial de POLITIQUE MAGAZINE n° 175 de décembre 2018

LE PRINCE DES NUÉES

 

La présidence d’Emmanuel Macron a commencé dans les épais nuages d’un encens si généreusement distribué qu’on ne distinguait pas la route qu’il traçait. Ses troupes, galvanisées par un projet si brillant qu’il les aveuglait,marchaient en masse dans toutes les directions montrées « en même temps ». Depuis quelques semaines, la présidence d’Emmanuel Macron baigne dans les fumées des barricades de pneus flambants, des préfectures incendiées et des gaz incapacitants. Les fumigènes ont remplacé les encensoirs.Ces fumées plus palpables ne rendent pas l’avenir plus certain : Macron-Jupiter, réfugié dans son olympe élyséen, ou jouant à saute-mouton autour de la planète, reste inaccessible, chef qu’on serait bien en peine de venir chercher, comme il le réclamait naguère.

Désormais se dressent, entre le peuple et lui, plusieurs obstacles, glacis et autres ouvrages défensifs : ceux du langage, mur du mépris des petites phrases qui assassinent et fossé des mesures technocratiques incompréhensibles ; ses ministres et porte-paroles, aussi méprisants, aussi abscons, et en plus ne répugnant pas au mensonge,tout en votant des lois contre les infox, comme Philippe parlant d’une hausse de 3% du Smic net, Darmanin évoquant de mirifiques augmentations mensuelles (avant que son ministère ne modifie son communiqué triomphant), Castaner accusant les blocages des Gilets jaunes d’avoir fait périr, à Angoulême, une octogénaire en fait déjà décédée avant même que l’ambulance ne parte – et nous pourrions allonger la liste à loisir ; ses députés,qui ânonnent qu’ils ont manqué de pédagogie – le peuple est si bête ! – alors qu’ils refusent de voir ce qui crève les yeux : ceux qui manifestent sont ceux que la sacro-sainte croissance a en fait ruinés ; sa politique européenne et mondialiste, enfin, qui inquiète tous les Français et ne convainc aucun Européen : il n’a jamais rien obtenu de ses “partenaires”,ni sur les travailleurs détachés, ni sur les transporteurs routiers, ni sur la taxation des Gafa,ni sur le budget européen, ni même sur la défense européenne, qu’il ne fait avancer qu’en proposant de céder notre place à l’Allemagne,piquante conclusion de son « itinérance mémorielle» ; le Pacte pour l’immigration est la dernière barrière en date dressée par ses propres soins, incompréhensible quand on voit la manière dont la société française est fracturée.On croirait la tour de Babel peinte par Breughel,entassant enceintes sur enceintes, inachevée et en partie déjà ruinée. Ses entrailles sont un labyrinthe,son sommet se perd dans les cieux : Macron y siège,prince des nuées. Voilà un président français qui s’acharne, après quarante ans de destruction minutieuse de la souveraineté et de l’identité française, à abattre ce qui résiste encore sous prétexte de le sauver,et qui s’énerve qu’on ne le salue pas en sauveur.Les pauvres ne comprennent pas qu’ils doivent s’appauvrir encore ? Quels réfractaires ! Les patriotes ne saisissent pas en quoi l’Autre est si merveilleux que la France doive disparaître ? Bande de lépreux !Les vieux partis ont tous failli, LaREM est en train de trahir, et les citoyens manifestent ? Quels séditieux! « À moi la disruption, je suis le seul qui puisse rompre avec les usages et maîtriser les horloges, et j’exige le respect, la soumission, la crainte et le tremblement! » Si assuré de son droit qu’il s’affranchit de la loi et décide de rendre au Bénin des œuvres pourtant inaliénables…

Mais les Français sont démocrates, ne comprennent pas qu’on les méprise puisqu’ils sont le peuple, censé avoir délégué son autorité et non pas avoir abdiqué toute volonté. Mais les Français ne sont pas européens, ils sont de leurs villages et de leurs régions (c’est-à-dire Angevins ou Provençaux, Bourguignons ou Normands), ils veulent que leur travail les nourrisse et constitue un capital à transmettre,ils veulent payer l’impôt non pas pour bâtir de chimériques univers numériques ou verser avec une générosité déréglée des sommes dont les Français ont besoin ; ils veulent des transports publics nombreux, des écoles et des maternités. Ils veulent que les “territoires”, ce nom mystérieux qui désigne presque des contrées sauvages, ne soient pas gérés depuis Paris par des technocrates qui ignorent les réalités diverses et dressent, eux, une barrière financière devant toutes choses.

Donc, les Français crient : les maires interpellent, les présidents de région aussi, et toute la masse de ceux qui ne se sentent pas représentés et doutent de la légitimité de leur chef. Leur clameur finira-t-elle par secouer Jupiter-Macron et le tirer de son rêve éveillé, là-haut ?

 

Philippe Mesnard

 

POLITIQUE MAGAZINE

Le numéro : 8 €

Pour faire mieux : abonnez-vous ! 75 €, (39 pour les étudiants et les chômeurs)

1 rue de Courcelles – 75008 – Paris) – tel : 01 42 57 43 22 –

 

 

 

 

( 28 novembre, 2018 )

Il faut lire lire le numéro de novembre de Politique Magazine et s’y abonner …

 

Au sommaire de ce nouveau numéro :

1914-1918 : les leçons de la guerre.

Dossier : 1918-2018, un siècle après la victoire. 

IVG : de l’inconvénient de rappeler la loi. 

L’ITALIE : cauchemar de l’Europe de Bruxelles.

Et aussi dans ce numéro…  54 pages d’actualité et de culture !

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Sommaire du mois

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( 24 octobre, 2018 )

Comment peut-on être Français ?

 

Sur « Politique Magazine »

La France est un pays bizarre autant qu’étrange.

Elle reste une des premières nations du monde, ce qui est en soi un sujet d’étonnement. Car, dans la période récente, le peuple a porté à la fonction suprême successivement un nerveux hyperactif, un cauteleux cynique, puis un adepte solennel du Tout et Son Contraire. Leurs efforts conjoints permettent, aujourd’hui, de dresser un état des lieux impressionnant : on peine à résumer les « avancées » qui ont bouleversé les règles et les usages sur lesquels avaient été fondés les rapports sociaux et la prospérité des temps anciens ! La France, dans le concert des nations occidentales vassalisées par l’empire américain, s’est distinguée par le zèle de ses dirigeants à la transformer en modèle exemplaire de cette révolution lourde et molle. Politique Magazine analyse, commente et scrute ces transformations depuis seize ans. Ce numéro d’octobre est un anniversaire. Une nouvelle équipe dirigeante prend les rênes ; mais votre magazine ne changera pas. Il restera ce magazine que vous aimez et qui tentera toujours de répondre, chaque mois, à cette question cruciale qui est plus que jamais la nôtre : comment être Français ?

Comment être Français quand le Français est réputé coupable, encore coupable, toujours coupable. Pour les « crimes » de ses parents et de ses aïeux, et pour sa difficulté congénitale à comprendre le bien-fondé des pensées « nouvelles ». « Réfractaires », dit la plus haute autorité !

Coupable d’avoir fait des guerres, de les avoir gagnées, et sans doute encore plus de les avoir perdues. Coupable d’avoir imposé sa férule à des peuples qui jusque là vivaient dans l’état d’innocence et de bonté propre à la nature selon Jean-Jacques, coupable de leur avoir apporté ses maladies et ses mauvais sujets en même temps que ses hôpitaux et ses infrastructures, ses techniques et sa langue. Coupable d’avoir pratiqué un temps l’esclavage, qui n’avait perduré depuis la fin de l’empire romain – faut-il le rappeler ? – que dans les sociétés orientales, et coupable d’être l’un des premiers pays à l’avoir abrogé ! Coupable d’avoir tardé à admettre que les textes fondant le droit de la famille devaient valoriser au premier chef les pratiques minoritaires en-dehors de toutes contraintes naturelles ou culturelles. Coupable de ne pas aimer les éoliennes, ni les systèmes d’échange de taxes carbone, si pratiques, pourtant, pour justifier en même temps des investissements colossaux et des profits si faciles. Coupable de ne pas s’enthousiasmer à aimer un « art » qui ne recherche pas le Beau, et qui pourtant permet un stockage de valeur presque plus aérien que les mécaniques boursières automatisées. Bref, coupable de ne pas aimer le Progrès, y compris dans ses aspects les plus déroutants et les plus destructeurs.

Et comment être Français sous le joug d’une triple contrainte étouffante ? Contrainte légale, contrainte sociale, contrainte morale.

Contrainte légale : lorsque les choses traînent, quand non seulement les citoyens mais aussi les parlementaires rechignent à « progresser », les juges se chargent alors de remédier à la situation, en toutes matières. Et la plus haute juridiction de l’État, le Conseil constitutionnel, sorti des limites de son pouvoir, n’hésite pas à l’ouvrage. Le tout sous la tutelle des institutions et juridictions européennes, dont l’action réduit le rôle des gouvernants nationaux à une gestion sans vision et sans ambition, même dans les domaines les plus essentiels.

Contrainte sociale : lorsque des voix discordantes expriment une divergence par rapport à l’opinion « dominante », habilement fabriquée, elles sont rappelées aux « fondamentaux » de la démocratie programmée et obligatoire, la liberté ayant quand même des limites ! Si ces voix persévèrent dans la défense de valeurs, et surtout d’intérêts, qui se révèlent contraires à la croyance dominante et surtout aux intérêts des dominants, elles sont mises au rancart. Le conformisme est de rigueur.

Contrainte morale : comme dans toute classe, il faut faire régner la discipline, désapprendre les mauvaises habitudes et valoriser les bases de la nouvelle sociabilité. Et, pour cela, les « grands » médias, écrits, parlés et audiovisuels sont requis. L’esprit critique n’est plus la valeur de référence. Ce qui compte, c’est de respecter « les codes ». Et surtout « le nouveau code », qui n’est pas de gouverner en cherchant à faire valoir ce qui relève du bien commune et de l’intérêt national. Non, mais de gouverner en désignant les méchants, nation ou famille, Russie ou Syrie, et de faire silence sur les sujets qui fâchent, Chine et Turquie, islam et islamisme, violences et pauvretés, peuple et libertés. La règle est de proclamer la vision universelle et de ne plus traiter du réel national, ce bagage encombrant.

Politique magazine est un mensuel d’information et d’opinion. Il ne joue pas sur des manichéismes faciles. Il s’attache à analyser des faits et des situations pour contribuer à éclairer ses lecteurs, dans la période de périls qui se précise. En faisant appel à leur jugement, à leur intelligence, à leur curiosité ; afin de rechercher ce qui peut contribuer à construire un avenir pour la France et les Français ; en n’écartant ni les véritables novations, ni la véritable tradition. En n’écartant que les contraintes étouffantes.

Politique magazine est un espace de liberté qui a été pensé et construit par une équipe fondatrice. C’est dans cette voie que nous poursuivons maintenant la publication, après une phase économiquement difficile qui est sans doute la rançon de l’indépendance. Faites connaître Politique magazine, envoyez-nous vos commentaires, ensemble nous ferons grandir ce nécessaire espace de liberté.  

Jean Viansson Ponté
Politique magazine – Octobre 2018
( 24 octobre, 2018 )

Politique magazine numéro d’octobre: « Un Islam de France ? » Un nouveau départ pour Politique Magazine

 

Au sommaire de ce nouveau numéro :

La Ve République, 60 ans.

Le Brexit, la France et l’Union Européenne  

Hommage à Jean Piat

Et aussi dans ce numéro…  54 pages d’actualité et de culture !

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Sommaire du mois

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( 19 octobre, 2018 )

Editorial du numéro 173 de POLITIQUE MAGAZINE

 

Comment peut-on être Français ?

 

La France est un pays bizarre autant qu’étrange. Elle reste une des premières nations du monde, ce qui est en soi un sujet d’étonnement. Car dans la période récente, le peuple a porté à la fonction suprême un nerveux hyperactif, un cauteleux cynique puis un adepte solennel du Tout et de Son Contraire. Leurs efforts conjoints permet de dresser un état des lieux impressionnant ; on peine à résumer les « avancées » qui ont bouleversé les règles et les usages sur lesquels avaient été fondés les rapports sociaux  et la prospérité des temps anciens. La France, dans le concert des nations occidentales vassalisées par l’empire américain, s’est distinguée par le zèle de ses dirigeants pour la transformer en modèle exemplaire de cette révolution lourde et molle. Politique Magazine analyse, commente et scrute ces transformations depuis vingt ans. Son équipe dirigeante change mais pas votre magazine qui tentera toujours de répondre, chaque mois, à cette question cruciale : comment être Français ?

Comment être Français quand le Français est réputé coupable, encore coupable, toujours coupable. Pour les « crimes » de ses parents et de ses aïeux, et pour sa difficulté à toujours comprendre le bien-fondé des pensées « nouvelles ».

Coupable d’avoir fait des guerres, de les avoir gagnées, et sans doute encore plus de les avoir perdues. Coupable d’avoir imposé sa férule à des peuples qui jusque là vivaient dans l’état d’innocence et de bonté propre à la nature selon Jean-Jacques, coupable d’avoir apporté ses maladies et ses mauvais sujets en même temps que ses hôpitaux et ses infrastructures, ses techniques et sa langue.  Coupable d’avoir pratiqué un temps l’esclavage, qui n’avait perduré depuis la fin de l’empire romain que dans les sociétés orientales, et coupable d’être l’un des premiers pays à l’avoir abrogé. Coupable d’avoir tardé à admettre que les textes fondant le droit de la famille devaient valoriser  au premier chef les pratiques minoritaires en-dehors de toutes contraintes naturelles ou culturelles. Coupable de ne pas aimer les éoliennes, ni les systèmes d’échange de taxe carbone si pratique pour justifier en même temps des investissements colossaux et des profits si faciles. Coupable de rechigner à aimer un « art » qui ne recherche pas le Beau, et qui pourtant permet un stockage de valeur presque plus aérien que les mécaniques boursières automatisées. Bref, coupable de ne pas aimer le Progrès y compris dans ses aspects les plus déroutants et les plus destructeurs.

Et comment être Français sous le joug d’une triple contrainte étouffante ? Contrainte légale, contrainte sociale, contrainte  morale.

Contrainte légale : lorsque les choses trainent, quand non seulement les citoyens mais aussi les parlementaires rechignent à « progresser », les juges  se chargent de remédier à la situation, en toutes matières. Et la plus haute juridiction de l’Etat , le Conseil constitutionnel , sorti de ses rails, ne rechigne pas à l’ouvrage. Le tout sous la tutelle des institutions et juridictions européennes, dont l’action réduit le rôle des gouvernants nationaux à une gestion sans vision et sans ambition, même dans les matières les plus essentielles.

Contrainte sociale : lorsque des voix discordantes expriment une divergence par rapport à l’opinion dominante, elles sont rappelées aux « fondamentaux », le libéralisme ayant quand même des limites. Si ces voix persévèrent dans la défense de valeurs, et surtout d’intérêts contraires à la croyance dominante, elles sont mises au rencard. Le conformisme est de rigueur.

Contrainte morale : comme dans toute classe, il faut faire régner la discipline, faire désapprendre les mauvaises habitudes et valoriser les bases nouvelles. Et pour cela, les « grands » médias, écrits, parlés et audiovisuels sont requis. L’esprit critique n’est plus la valeur de référence. Ce qui compte, c’est de respecter les codes. Et surtout le nouveau code, qui n’est pas de gouverner en recherchant des explications mais de gouverner en désignant les méchants, Nation ou Famille, Russie ou Syrie – et de taire ce qu’on ne comprend pas, Chine ou Turquie, violences et pauvretés, Peuple et libertés. La règle est de proclamer la vision et de ne plus traiter du réel, ce bagage encombrant.

Politique magazine est un mensuel d’information et d’opinion. Il ne joue pas sur des manichéismes faciles. Il s’attache à analyser des faits et des situations pour contribuer à éclairer ses lecteurs, dans la période de périls qui se précise. En faisant appel  à leur jugement, à leur intelligence, à leur curiosité ; afin de rechercher ce qui peut contribuer à construire un avenir pour la France et les Français ; en n’écartant ni les véritables novations, ni la véritable tradition. En n’écartant que cette triple contrainte étouffante.

Politique magazine est un espace de liberté, pensé, construit et rédigé par une équipe fondatrice animé par le souci du bien commun. C’est dans cette voie que nous poursuivons la publication, après une phase économiquement difficile qui est sans doute la rançon de l’indépendance. Faites connaître Politique magazine, envoyez nous vos commentaires, ensemble nous ferons grandir ce nécessaire espace de liberté.

 Hilaire de CREMIERS

 

( 12 septembre, 2018 )

Politique magazine numéro d’été : « Macron face aux Gaulois réfractaires »

 

 

Au sommaire de ce nouveau numéro :

UN DOSSIER :  Le coup d’État judiciaire

ÉGLISE : Sortir de l’ambiguïté  

GÉOPOLITIQUE : L’Europe en état de décomposition avancée

Et aussi dans ce numéro…  54 pages d’actualité et de culture !

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Sommaire du mois

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( 9 septembre, 2018 )

Livres & Histoire • Jean Sévillia : « Notre dernière victoire »

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Une recension à lire parue dans la dernière livraison du Figaro magazine [7.09]. Une remarquable leçon d’histoire. Qui conduit à une inéluctable prise de conscience de notre terrible déclin. Pourquoi ?  LFAR

 En 1918, la France était la première puissance militaire au monde, position qui lui a permis de gagner la Première Guerre mondiale. 

À l’occasion du centième anniversaire de l’armistice de 1918, tous les chefs d’Etat ou de gouvernement des pays ayant participé à la Première Guerre mondiale doivent se retrouver à Paris le 11 novembre prochain.

Donald Trump ayant annoncé sa venue, la présence du président des Etats-Unis confortera sans aucun doute l’idée selon laquelle la guerre de 14-18 aurait été gagnée par les Alliés grâce aux troupes de l’Empire britannique et surtout grâce aux Américains, entrés tardivement dans le conflit, mais dont l’arrivée sur le terrain aurait décidé de la victoire finale. Or, cette idée est fausse, comme le rappelle Michel Goya, un ancien officier, docteur en histoire contemporaine, dans un livre parfaitement documenté.

Le 14 juillet 1919, deux semaines après la signature du traité de Versailles, le grand défilé de la victoire avait lieu à Paris avec toutes les armées alliées, mais c’était 1 000 « gueules cassées » de l’armée française qui ouvraient le défilé, et trois maréchaux français (Joffre, Pétain et Foch) qui chevauchaient en tête des troupes.

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Sans diminuer en rien l’extraordinaire endurance des Britanniques, engagés au feu pendant quatre ans, ou la bravoure des Américains, montés en ligne à partir du printemps et de l’été 1918, la vérité de l’Histoire oblige à dire que ce sont les forces françaises, parce qu’elles étaient les plus nombreuses, qui ont supporté le plus gros de l’effort de guerre, et qu’elles possédaient, à la fin du conflit, des capacités de manoeuvre que n’avaient pas leurs alliées. Chars jpg_aquarelle_francois_flameng.jpg

Renault, avions Breguet, (photos) camions militaires, réseau de télégraphie sans fil : l’industrie française, de plus, avait fait de « l’armée française de 1918, écrit Michel Goya, la plus moderne du monde », offrant aux combattants des moyens inconnus de ceux de 1914, moyens qui ont largement contribué au résultat final. Par conséquent, c’est bien la France, première puissance militaire au monde, qui a gagné la Grande Guerre.

Pourquoi cette puissance s’est-elle ensuite délitée, pour aboutir à l’effondrement de 1940, c’est une tragique histoire sur laquelle l’auteur revient brièvement. Pour les nations aussi, la roche Tarpéienne n’est jamais loin du Capitole.

Jean SEVILLIA

Livres & Histoire • Jean Sévillia : « Notre dernière victoire » dans presse 51Vt-6JHlxL._SX339_BO1,204,203,200_

Les Vainqueurs. Comment la France a gagné la Grande Guerre, de Michel Goya, Tallandier, 348 p., 21,50 €.

( 9 juillet, 2018 )

Politique magazine numéro d’été : « Merkel chancelle … L’Europe aussi »

 

 

 

Au sommaire de ce nouveau numéro :

UN DOSSIER : Loi Anti Fake News

STRATÉGIE : Retour au réel national 

GÉOPOLITIQUE : La dérive des continents

Et aussi dans ce numéro…  54 pages d’actualité et de culture !

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