( 17 décembre, 2017 )

Ne faites pas d’amalgame, sauf entre les islamistes et les catholiques

 

Lu sur le Salon Beige cette très juste critique d’un numéro spécial de Marianne.

 

Marianne vient de publier un hors-série (« Intégristes et fous de Dieu, 400 ans de guerres contre les libertés » (Hors-série décembre 2017 -janvier 2018) faisant l’amalgame entre des assassins et des catholiques de conviction :

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L’un de nos lecteurs a eu le courage de le lire et revient sur la réécriture de l’Histoire :

Amalgame

Ils sont tous pleins. De quoi ? Peu importe. Puisqu’ils ont cette plénitude en commun, le pot de yaourt et le baril de lessive sont évidemment interchangeables. C’est le brillant raisonnement de Marianne. Les intégristes sont tous les mêmes puisqu’ils gardent tous l’intégrité de leur religion. Quelle religion ? Peu importe ! Puisqu’ils ont cet intégrisme en commun, ils sont également condamnables.

Que l’intégrisme catholique trouve son modèle en un Mgr Lefebvre dont même les ennemis ont dû reconnaître l’exquise charité, tandis que l’intégrisme musulman s’incarne dans le djihadisme, peu importe ! Marianne est incapable de faire la différence. Quant à réaliser que l’on est toujours l’intégriste de quelque chose et que Marianne est celui du laïcisme maçonnique, cela semble tout simplement dépasser ses capacités intellectuelles.

Bourdes en tout genre

Rien ne fait peur à Marianne. Un de ses directeurs, Joseph Macé-Scaron n’avait-il pas déjà fait mourir Copernic sur un bûcher ? (15 novembre 2016). Son digne successeur ose annoncer dans un tweet triomphal un « hors-série exceptionnel » sur les Intégristes et fous de Dieu. Après avoir dépensé 6,90 euros, le lecteur sera ravi de découvrir qu’il n’a en mains qu’une compilation de vieux articles, datés parfois de 36 ans ! Pourtant, effort louable : l’avant-propos ainsi que 6 autres pages (sur 97) ont été rédigés pour l’occasion.

L’écrasante majorité des articles n’est qu’une « version revue et mise à jour », mais comment expliquer que l’on y trouve autant d’erreurs ?

Marianne est fâchée avec les dates : dès la première page la célèbre bulle Unam Sanctam (1302) est placée en 1308 ; les dates des encycliques pontificales ne sont pas davantage respectées [p. 22] ; un évènement survenu en 1562 est illustré par une gravure « fin XVe siècle » [p. 8] ; Pie IX est censé avoir condamné la « laïcité » dans son Syllabus de 1864, alors que ce mot n’avait pas encore été inventé. Etc. Mais comment attendre l’exactitude de détail de la part de négationnistes déclarés ?

Négationnisme

Marianne, lucide, admet que « certaines vérités d’ordre profane, tout aussi absolues et exclusives poussent des gens à tuer ou à se faire tuer : des religions de substitution, comme le communisme par exemple. » [p. 6]. ! Mais l’auteur oublie immédiatement cette concession pour affirmer que : « de toutes les idéologies, la plus exigeante et, à l’occasion la plus meurtrière, est la religion. »

Si l’on comprend bien, Robespierre, Lénine, Hitler, Mao, Staline et leurs émules ne seraient que des enfants de chœur à côté d’Abraham et de Jésus. Comment comprendre ce passage sinon comme une négation des 100 millions de morts du communisme et, ce qui devrait interpeller la LICRA, des crimes du nazisme lui-même ?

Le décor est planté. Après ce brillant départ les négations s’enchaînent. On apprend que l’intolérance est une invention monothéiste tandis que « la nature ouverte des polythéismes les conduit structurellement à la tolérance. » [p. 9]. Vieille thèse voltairienne qu’Antoine Guénée avait déjà brillamment réfutée en 1762 (http://urlz.fr/6him). Marianne gagnerait à tenir son historiographie à jour. C’est en tout cas une négation très claire des 300 ans de persécutions antichrétiennes, ce qui n’est pas rien.

Mais Marianne fait toujours plus fort. Elle présente les écrivains catholiques du XIXe siècle [pp. 18-22] comme des terroristes qui « ouvrent le feu sur la république laïque ». Apparemment, l’auteur, pourtant réputé, n’a pas réalisé que la situation est exactement inverse. La France catholique, déjà agressée par la Terreur de 1792-1793, par les révolutions de 1830 et 1871 et par les « lois laïques » de Jules l’Imposteur (vol des biens de l’Eglise, violences physiques, religieux chassés par les armes, école totalitaire imposant à tous les enfants la religion maçonnique des Droits de l’Homme, discours haineux des anticléricaux etc.). Marianne présente comme les « défenseurs de la laïcité » [p. 19] ceux qui travaillaient, en réalité, à imposer par la violence leur nouvelle religion à un peuple massivement catholique. Elle ose même prétendre qu’en 1905 : « la France […] vote la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat » [p. 20]. Comme si le personnel maçonnique qui avait investi la République avait demandé, sur ce sujet, l’avis de la population française très majoritairement catholique.

Installé dans le déni, Renaud Dély présente la loi persécutrice de 1905 comme un « texte de concorde » [p. 95]. Il se plaint douloureusement de ce que les « extrémistes » catholiques « continuent de contester de façon plus ou moins souterraine » ce texte sacré de sa religion. Car lui, bien sûr, considère que sa religion va de soi. Elle est obligatoire et doit s’imposer à tous (vous avez dit intégrisme ?). Il se sent même persécuté par les catholiques qui refusent d’y adhérer, et, magnifique dans sa posture de victime, entame son credo républicain dans « l’indispensable laïcité républicaine », cet « idéal d’émancipation », cet « indépassable ciment pour faire vivre le pacte républicain », ce « miracle laïque », « lumineux idéal à perpétuer ». Il célèbre avec Régis Debray la « communion laïque », le « sacré républicain », « réflexe vital d’une âme collective ».

Figurez-vous, M. Dély, que ce n’est pas de façon souterraine, mais en face et en plein jour, que les catholiques contestent votre idole. Vous affirmez, à la mode maçonnique, que « ce n’est pas la civilisation chrétienne qui a inventé la laïcité, mais la résistance aux violences qu’elle provoqua ». En réalité, la saine distinction du spirituel et du temporel a été apportée par le christianisme. Elie Barnavi l’avoue lui-même aux pages 7-8 de votre éblouissant « hors-série exceptionnel » : rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Cette saine distinction qui a dominé toute la Chrétienté a été abolie par la Révolution.

Depuis 1789, César veut être Dieu. Pour se faire Dieu, votre César républicain n’a pas hésité à tuer, massacrer, terroriser. La République maçonnique n’a toujours pas fait repentance pour le génocide vendéen. Comment nier qu’elle ne soit une de ces « religions de substitution » qui « poussent les gens à tuer ou se faire tuer » et même, dans toute l’histoire de France, la plus meurtrière de toutes ?

( 6 décembre, 2017 )

PRESSE ET LIBRAIRIE

 

 

 

CAUSEUR – Le numéro 5,90 € – abonnement : 65 € –  100 pages – 32 rue du Faubourg Poissonnière, 75010, PARIS.

 

Causeur est le mensuel dirigé par Elisabeth Lévy. Je vous conseille de le lire régulièrement car vous y trouverez des articles d’un grand intérêt et toujours un dossier permettant une réflexion intelligente sur un sujet d’actualité. Dans le numéro d’Octobre dernier, le dossier est consacré aux jeux olympiques prévus à Paris en 2024. A lire pour savoir qu’il y a des raisons importantes à ne pas soutenir ce projet absurde.

 

FRATERNPHONIE – 12 pages – Abonnement/adhésion: 20 € minimum (4 numéros) à A.FR.AV., Parc Louis Riel, 2811 chemin Saint Paul, 30129, Manduel

 

Ce trimestriel et l’association qui le diffuse sont consacrés à la défense de la langue française. Dans son numéro 89 du troisième trimestre 2017, l’éditorial est consacré au scandale de la présentation des futurs jeux olympiques de Paris. Ainsi Régis Ravat relève que, à Lima, les représentants français « se sont exprimés majoritairement en anglais, bafouant ainsi la langue française, bafouant la langue de la Francophonie, bafouant la langue de Pierre de Coubertin (celui qui a fondé le Comité olympique international et fait renaître les Jeux en 1894), bafouant, qui plus est, l’article 24 de la charte de l’Olympisme, qui précise que le français est langue officielle du CIO avec l’anglais. ». Il ajoute : « Dans ces conditions, comment « nos français » peuvent-ils se réjouir d’avoir obtenu les J.O. à Paris pour 2024, alors que ce résultat a été obtenu sur la dépouille de la langue française, langue qu’ils ont lâchement foulée aux pieds à Lima et préalablement humiliée avec leur slogan en anglais « Made For Sharing » projeté en lettres lumineuses sur la Tour Eiffel à Paris, en février dernier. »

Nous ne pouvons qu’approuver.

 

SALAN – de Jean-Paul ANGELLI et Bernard ZELLER – 128  pages – 12 € – Editions PARDES, collection QUI SUIS-JE ?

 

Qui est ce célèbre général qui commença à combattre pour la France à sa sortie de Saint Cyr en 1918 et qui ne cessa de le faire. Présent en Indochine de 1924 à 1937, combattant en France en 1940, débarquant en Provence et poursuivant l’ennemi jusqu’en Allemagne, il reprit brillamment le combat en Indochine, puis en Algérie où il était lors des évènements de 1958. Fidèle à la promesse faite par l’armée sur ordre des politiques aux populations de l’Algérie, il participa au coup d’état qui échoua à Alger en 1961 puis dirigea l’O.A.S..

Voici un petit livre qui permet de bien comprendre ce grand général qui fit l’honneur de notre pays.

 

POUR LE ROI… AVEC BERTRAND DU GUESCLIN – de Mauricette VIAL-ANDRU – 60 pages – Editions des petits chouans, BP 70001, 86190, Chiré en Montreuil – www.petits-chouans.fr – 10 €

 

Bertrand du Guesclin est une grande figure de l’histoire de France. D’abord un peu brigand dans la forêt de Brocéliande, il mène une guerre d’embuscade contre les Anglais. Lorsque son suzerain, Charles de Blois, fait de lui un chevalier, il va servir fidèlement le Roi de France et remporter de grandes victoires.

Voici un héros à montrer à tous les enfants de France et ce livre vous y aidera.

 

PETITE HISTOIRE DES GUERRES DE VENDEE – de Henri SERVIEN – 200 pages, Editions de Chiré, BP 70001, Chiré en Montreuil – www.chire.fr – 29 €

 

La première édition de ce livre est parue en 1983. Nous attendions tous qu’il fut réédité de nouveau. Voilà qui est fait. C’est une troisième édition revue, corrigée et augmentée. Elle comprend en plus une très belle préface de Philippe de Villiers.  Cette éditions est, en plus, très bien illustrée.

Dans un style clair et précis, destiné à tous les publics, ce livre permet de comprendre ce que fut cette « guerre des géants » menée pour Dieu et le Roi par le peuple contre ceux qui voulaient leur enlever leurs libertés. « L’auteur  a fait de nombreuses recherches sur les costumes, les objets quotidiens, les armes, les drapeaux (des royaux comme des républicains), les déplacements des troupes, le rôle des femmes, les personnalités des chefs. »

Un livre à lire, à offrir en ce moment de fête.

 

CHANTS DES POILUS (tome 2) – par le CHOEUR MONTJOIE SAINT DENIS – Société de diffusion du Chœur Montjoie Saint Denis, 266 avenue Daumesnil, 75012, Paris. www.choeur-montjoie.com 6 20 € + 3 € de port

 

Voici de nouvel un beau et bon C.D du célèbre Chœur Montjoie Saint Denis. Il contient 28 chants et un livret très bien illustré, préfacé par le général de division (2s) Jacques Caquelard, dernier chef de corps du fameux 19° Bataillon de Chasseurs. Il comprend les paroles de tous les chants et leurs traductions pour les chants étrangers.

Ce C.D., faisant la suite du tome 1, rend hommage aux millions d’hommes qui se sont sacrifiés pour la patrie lors de la Grande guerre. « La dure vie des combattants, le romantisme du simple soldat ou la piété des militaires éprouvés y sont magnifiquement évoqués. Des tranchées de Lagny aux batailles de Lorette et Verdun, ces chansons nous plongent au cœur de la guerre, exaltant la fraternité des armes et l’héroïsme des trouves engagées. »

Voici « une belle idée  de cadeau pour les passionnés de chant choral populaire, les férus d’histoire européenne, les amoureux de la France, qui veulent tout simplement se souvenir de la vie et de la mort que vécurent nos anciens, en 1914-1918. ».

 

Jean NEDISCHER

 

( 29 novembre, 2017 )

Communiqué de VOSGES ROYALES

 

 

Lors de la journée Nicolas STOFFLET le 1er avril dernier à Bathelémont, peut-avez-vous eu l’occasion de vous entretenir avec Sylvain DURAIN autour de la table de presse où il dédicaçait les DVD de ses films « Le sang du père » et « Chrétiens d’Orient » ainsi que ses livres : « Le Sang du Père » notamment.

 

Aujourd’hui, il est sur le point de publier un nouveau livre :  « L’Histoire du Père, une anthropologie fondamentale ». Cet essai aura pour objectif de montrer et d’expliquer la continuité anthropologique, philosophique, idéologique et spirituelle entre les communautés primitives et les religions modernes, mais aussi d’analyser l’évolution du rôle paternel et de la place du père jusqu’à nos jours. 

 

Cette analyse très pertinente qui éclaire notre société d’un jour nouveau se situe hors de la pensée dominante et il en résulte qu’il ne peut éditer son livre qu’autrement qu’à compte d’auteur, méthode bien connue pour faire taire les dissidents…

 

Aussi, pour boucler le financement de cette édition, Sylvain DURAIN s’est résolu à une demande de financement participatif.

Dans la pratique, il ne s’agit pas d’un appel au don mais d’une pré-vente par souscription. Pour le versement de 20 euros, vous recevrez, dès sa sortie, un exemplaire personnellement dédicacé de cet ouvrage (qui sera vendu 25 euros au prix public). De plus, dans le cas où la somme nécessaire ne serait pas atteinte, vous seriez intégralement remboursés.

 

Nous avons choisi, aux Vosges royales, de soutenir cette initiative. Aussi nous vous remercions, si vous pensez, tout comme nous, qu’un tel ouvrage mérite de voir le jour, de vous associer à cette souscription et, dans tous les cas, de diffuser ce message autour de vous.
Vous trouverez ci-dessous le lien conduisant à l’entretien que Sylvain Durain a accordé à La Gazette des Vosges Royalistes dans lequel vous trouverez toutes les informations sur le livre :

http://gazette-royale88.over- blog.com/2017/10/entretien- avec-sylvain-durain-autour-de- son-prochain-livre.html

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Nous recevons Sylvain Durain pour un entretien autour de son nouveau livre (à paraître en 2018) Propos recueillis par Didier BRUNO Sylvain Durain, je vais tenter de …

 

POUR SOUSCRIRE : connectez-vous au site spécialisé dans le financement participatif Ulule et cliquez sur « CONTRIBUER »:

 

https://fr.ulule.com/histoire- pere/

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Mon livre aura pour objectif de montrer et d’expliquer la continuité anthropologique, philosophique, idéologique et spirituelle entre les communautés primitives …

 

En cas d’impossibilité et à titre tout à fait exceptionnel, l’auteur accepte les chèques il vous suffit pour cela de prendre contact avec l’auteur sur sylvain.durain@hotmail.fr

Nous vous remercions de nous aider à faire avancer ce projet qui, sans nous, ne verra pas le jour.

 

N’hésitez pas à découvrir également l’ensemble de ses travaux sur son site personnel : sylvaindurain.fr

 

ATTENTION : Il reste moins de 10 jours avant la clôture de l’opération

 

Cordialement

La gazette des Vosges royalistes

La gazette des Vosges royalistes

Bulletin de liaison des royalistes vosgiens
http://gazette-royale88.over-blog.com/

( 25 novembre, 2017 )

Politique magazine • Le numéro de novembre est paru : « Le monde en tous ses états »

 

 

Et c’est un excellent numéro de Politique magazine, après les livraisons de septembre et d’octobre. Nous publierons au courant de la semaine prochaine les analyses d’Hilaire de Crémiers. LFAR

Au sommaire de ce numéro d’octobre :

UN DOSSIER : CATALOGNE, causes et conséquences

RUSSIE : Entretien avec Artem Studennikov

LENINE, la statue qui tombe

Et aussi dans ce numéro…  54 pages d’actualité et de culture !

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( 19 novembre, 2017 )

« Soleil cou coupé »

 

Editorial de  l’Action Française 2000 n° 2966 du 16 Novembre 2017.

 

Mandaté depuis septembre dernier par Macron pour la sauvegarde du patrimoine en péril, l’animateur de télévision Stéphane Bern souhaite faire payer l’entrée des cathédrales en France, s’inspirant, dit-il, des autres pays européens  : «  On est le seul pays où leur accès est gratuit. À Londres, l’entrée à l’abbaye de Westminster est fixée à 24 euros  !  » – oubliant de préciser qu’Anne Hidalgo, pour Notre-Dame, avait déjà eu la même idée au commencement de son mandat et qu’elle s’était alors vu opposer une fin de non-recevoir de l’archevêché de Paris. Bern, du reste, avoue qu’il ne fait que ressortir l’idée de «  la  » maire de Paris, en reprenant l’argument de celle-ci dans son entretien au Parisien du 10 novembre  : «  Une ville comme Paris n’a plus les moyens d’entretenir son patrimoine religieux.  » Ce qui est faux. Première ville touristique du monde, Paris pourrait entretenir ses églises qui participent pleinement de son attractivité et lui rapportent donc… Tout est évidemment une question de choix  : et ceux de «  Notre-Drame de Paris  », c’est de privilégier les Jeux olympiques, pour lesquels le scandaleux voyage à Lima de la délégation française en septembre – 1,5 million d’euros – annonce un gaspillage financier sans précédent  ; de subventionner des associations immigrationnistes ou LGBT ou de transformer la capitale en sanatorium festif en en chassant la voiture. Tout en laissant non seulement se délabrer ses églises, mais aussi proliférer les rats et transformer l’ancienne Ville Lumière en dernier dépotoir de France à ciel ouvert.

L’âme de la France mise en vente

Qu’importe les exemples étrangers, même de pays dits catholiques, comme l’Autriche, l’Italie ou l’Espagne  ? Que dans notre République laïque et obligatoire, les cathédrales et les simples églises soient encore considérées avant tout comme des lieux de prière peut paraître saugrenu aux yeux d’Anne Hidalgo ou de Stéphane Bern. Aux nôtres, c’est la réaffirmation essentielle que tout ne se vend ni ne s’achète et qu’il ne convient pas de réintroduire les marchands dans un temple… transformé en musée  !

Pourquoi donner une telle importance à ce qui pourrait n’apparaître que comme une anecdote  ? Parce qu’elle illustre combien la victoire d’Emmanuel Macron provoque un total renversement de tous les fondements de la société française – et la Conférence des évêques de France, qui est aussitôt montée au créneau, ne s’y est pas trompée. Faire payer l’entrée des cathédrales ou des églises remarquables, c’est inverser, et donc nier, la nature même du bâtiment, en faire un monument vénérable par sa dimension historique et artistique et non plus par son caractère sacré, qui devient accessoire. On dira que la plupart des touristes visitant nos cathédrales ne sont pas croyants, ni même baptisés  ? Et alors  ? Outre que, dans la définition du touriste, n’entre pas celle de l’incroyant – en termes scolastiques on dira que le «  touriste  » n’est pas une espèce du genre «  incroyant  » –, on ne saurait réduire ce qui constitue l’âme d’un pays à des monuments d’un passé qu’on souhaiterait révolu – en l’occurrence le catholicisme comme passé religieux de la France –, et qui se visitent comme tels. Ni accepter que les «  derniers  » croyants soient, comme les derniers Peaux-Rouges d’Amérique du Nord sur leur territoire, parqués dans quelque zone de la cathédrale

encore réservée à la prière.

La Macronie, c’est le règne arrogant et cynique de l’argent, devenu le critère à l’aune duquel tout est mesuré. La victoire que l’oligarchie voudrait définitive de l’avoir sur l’être. D’où la vulgarité foncière du macronisme, cet idéal matérialiste et consumériste que notre Jupiter philosophe propose à la jeunesse – devenir milliardaire –, vulgarité qu’il ne peut plus contenir à intervalles réguliers, comme si le vernis finissait pas craquer au contact de ceux dont il ressent la simple présence comme une offense à sa basse conception de la réussite calculable en termes de costards. D’où, aussi, l’instrumentalisation de tout ce qui respire l’être pour le réduire à une dimension strictement utilitariste. Vérité du «  en même temps  »  : faire d’une cathédrale en même temps un musée dont on paie l’entrée et un lieu de prière aboutit à la réduction du spirituel au culturel, puis de celui-ci à sa rentabilité touristique.

Macron et la figure du roi

Donner le change, pour mieux subvertir. Parce que, comme jadis Giscard, il les regarde de l’extérieur  : c’est dans les médias étrangers que Macron aime livrer sa pensée sur les Français. Et de revenir une énième fois, le mois dernier, dans un entretien à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, sur la prétendue verticalité dans laquelle il souhaite s’inscrire, tournant le dos à la normalité du quinquennat précédent. Mais là encore, c’est la structure sans le contenu, comme dans ce premier entretien qu’il avait donné à L’Un en juillet 2016 où le roi n’est qu’une «  figure  », et non une «  réalité effective, une personne  », comme le définit Boutang. Aux yeux de Macron, la verticalité n’est qu’une posture, dépourvue de toute transcendance véritable. Comme il le précise au Spiegel  : en France, «  l’Église catholique a marqué la société d’une empreinte verticale de haut en bas [sic] et je suis persuadé que cela [resic] persiste  ». Le phénomène du souverain ne serait donc plus qu’un marqueur de notre rapport au pouvoir à la fois intangible mais dépourvu de toute signification (comme nos cathédrales devenues musées), ce que n’avaient compris ni Sarkozy, ni surtout Hollande. Les Français en auraient besoin comme d’une poudre aux yeux symbolique qu’il faut leur jeter pour mieux leur faire admettre, sous les atours royaux, la fin du politique dans un monde devenu «  poreux  ». Et d’ajouter  : «  Non, je ne me prends pas pour un roi  ! Mais, qu’on le veuille ou non […]  : la France est un pays de monarchistes régicides. Paradoxe  : les Français veulent élire un roi, et en même temps pouvoir le renverser quand ils veulent.  » Réécriture pleine de signification des trois régicides (Henri III, Henri IV et Louis XVI), dont aucun ne fut la conséquence d’un consensus populaire. Au contraire, les deux premiers furent le fait d’illuminés armés par des conspirateurs ultra-minoritaires, le troisième ouvrit sur une guerre civile. Quant aux révolutions de 1830 et 1848, elles furent imposées par une fraction de Paris au reste de la nation.

On l’aura compris, ce qui fascine Macron, ce n’est pas la transcendance effective du souverain, interface ou non d’une transcendance divine (le sacre des rois de France). Mais le régicide. Autrement dit la mort violente du souverain. C’est qu’il se sait condamné à prendre de court les Français, s’il veut en finir, comme c’est son projet, avec l’indépendance de la nation, définitivement, dans une Europe qui aurait réglé le problème de notre rapport prétendument régicide au souverain en s’appropriant elle-même la souveraineté.  C’est une lutte à mort qui se trouve ainsi engagée contre notre liberté et que Macron est chargé de conduire, ce qu’il fait avec prudence et détermination, par petites touches, par petites victoires successives, en s’efforçant de rendre l’Europe chaque jour plus incontournable tout en nous alignant sur l’Allemagne. Il ne flatte notre goût de l’histoire que pour mieux en faire notre passé révolu, que viendront visiter par cars entiers les touristes du monde entier – et les Français eux-mêmes, devenus touristes étrangers à leur propre pays, à leur propre civilisation. Mais il sait aussi qu’il n’y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne. D’où le caractère morbide de sa fascination pour le régicide. «  Soleil cou coupé  » (Guillaume Apollinaire, «  Zones  », Alcools).

François Marcilhac

( 4 novembre, 2017 )

Editorial du n° d’Octobre 2017 de POLITIQUE MAGAZINE

 

DANGER

 

L’homme qui est à la tête de la France, n’aime pas son pays. Au mieux, il fait semblant. Pour lui, la France est une nation dépassée. L’Europe seule compte dans son esprit. Il ne cesse de le dire. « Je suis venu vous parler d’Europe, a-t-il déclaré à la Sorbonne. Encore, diront certains. Ils devront s’habituer parce que  je continuerai. Et parce que notre combat est bien là, c’est notre histoire, notre identité, notre horizon, ce qui nous protège et ce qui nous donne un avenir. »

*

Voilà ce que pense le président de la France. Et il suffit  de l’écouter pour se rendre compte que déjà, dans sa conception, la France n’existe plus en tant que nation ; elle n’est plus qu’un legs du passé. Peu lui chaut que les industries françaises disparaissent. Pour lui l’échelle nationale est devenue obsolète et inefficace ; il n’y a plus rien  à faire à ce niveau. C’est sa conviction profonde. « La bonne échelle, dit-il, c’est l’échelle européenne ». Tout est dit. Qu’importe qu’Alstom soit récupéré par Siemens. Au contraire ! Il n’y voit aucun inconvénient. Comprenons bien : l’histoire de France, c’est aussi bien l’histoire de l’Allemagne que l’histoire des autres peuples d’Europe. Le seul mal qui les a entachés, c’est la nationalisme. L’identité est commune, commun l’horizon. Tous les programmes qu’il définit à longueur de discours, n’ont de sens que dans ce cadre européen, voire mondial. Il ne conçoit de développement que dans cette vue. Pourquoi des réformes institutionnelles en France ? Pour mieux l’intégrer dans l’Europe, pardi ! Pourquoi des réformes institutionnelles en Europe ? Pour mieux la renforcer et la doter de toutes les prérogatives de la souveraineté !

*

Il se dit l’héritier des pères fondateurs. Il en a l’esprit, affirme-t-il ; il veut rompre avec les frilosités et les peurs. Il n’a qu’un ennemi multiforme et qu’il ose nommer : « nationalisme, identitarisme, protectionnisme, souverainisme de repli.. ». Il se voit à la tête d’un grand mouvement libérateur ; il anticipe les prochaines élections européennes ; il donne des dates. Tout doit être achevé en 2024. La nouvelle gouvernance européenne sera en place, pense-t-il ;  les grands projets, du numérique à la transition écologique, des nouvelles dispositions européennes sur l’enseignement aux techniques les plus avancées du travail, seront dans leur vitesse de croisière ; et la France se sera enfin mise à l’heure de l’Europe. Macron aura rempli son rôle. Il lui restera sans doute à assumer la suite : il n’est pas difficile de deviner de quoi il s’agit. Car il faut bien présider, n’est-ce pas ?

*

Le problème, c’est que rien ne se passe comme prévu. Macron aime se comparer à Napoléon. Et, en effet, il a le même défaut. Bainville écrit dans son remarquable Napoléon : « On voit l’idée naître, grandir, s’emparer de l’esprit de l’empereur jusqu’à ce que, selon un penchant qui s’aggrave chez lui, il regarde comme fait ce qui peut et doit se faire puisque sa raison l’a conçu ». Il s’agit de la campagne de Russie. Macron raisonne en politique de cette même façon et, lui, depuis le début ! Il s’obstinera, il le dit. C’est là le danger, le grand danger.

*

Les Allemands ont voté ; l’Allemagne n’est plus la même. Macron rêve d’un traité de l’Élysée renforcé quand il n’y a déjà plus de couple franco-allemand. Macron s’imagine que l’Angleterre –il l’a dit – allait revenir dans l’Europe quand le Brexit va devenir définitif. Macron fustige les nations quand l’Espagne se bat pour survivre et que l’Europe attise les divisions. En un mot, Macron est en pleine utopie, comme tous ses prédécesseurs mais plus qu’eux encore, s’imaginant résoudre les impossibles problèmes de leur République en les projetant dans une Europe idéale qui n’a jamais existé et qui existera de moins en moins. Terrible vérité politiqe : Macron, sentant la légitimité de son pouvoir déjà se dérober sous ses pieds, part en quête obsessionnelle d’une légitimité « autre », nouvelle, grandiose, imaginée dans un « ailleurs » qu’il façonne en idéal rationnel et enthousiasmant. Patatras ! Le revers sera cinglant. Fasse le ciel que le pire ne survienne pas !

À quand le chef de l’État dont la légitimité sera suffisante pour n’avoir à aimer, d’abord, que la France. Les autres aussi, mais après.

Hilaire de Crémiers

( 16 octobre, 2017 )

Le cynisme européiste d’Emmanuel Macron

 

Editorial de l’Action Française 2000 n° 2963 du 05 Octobre 2017.

 

Une Europe souveraine, unie, démocratique  »  : le titre du discours de Macron à la Sorbonne, le 26 septembre, suffit à prouver le tour de passe-passe, comme hier la «  fédération d’États-nations  » inventée par Jacques Delors – une fausse synthèse d’éléments inconciliables pour faire passer la pilule. Selon Delors, une Europe fédérale ne remettait pas en cause l’indépendance des nations, puisqu’elle préservait les États, ce qui était évidemment contradictoire  ; selon Macron, il convient d’attribuer à l’Europe les attributs de la nation  : la souveraineté, l’unité et un régime politique – la démocratie – reposant sur l’existence d’un imaginaire demos européen. Opposées en apparence dans leur formulation, les deux supercheries, aussi fédéralistes que ringardes, sont identiques. Macron regarde l’avenir dans le rétroviseur des «  pères fondateurs  ». Comme s’il s’était trompé d’époque. Comme s’il n’avait pas vu que l’Europe ne fait plus rêver des peuples qui, d’ailleurs, y ont toujours vu autre chose que leurs voisins  : pour les démocrates-chrétiens, surtout français, la garantie de la paix en sortant de l’histoire grâce à la constitution d’un ersatz de chrétienté  ; pour d’autres, notamment les Allemands, la possibilité de retrouver à plus ou moins long terme “leur” suprématie continentale – la «  destinée manifeste  » à la sauce germanique  ; pour d’autres encore, une assurance-indépendance contre un voisin – russe – jugé par nature menaçant. Et pour beaucoup, la possibilité d’appartenir à un club économique et monétaire permettant d’assurer leur développement, appartenance qui, ayant ses contraintes, peut se retourner en cauchemar car l’Europe est tout sauf solidaire – les Grecs l’ont appris à leurs dépens. Quant au Royaume-Uni, qu’il ait été dehors ou dedans (mais toujours à moitié), il est fidèle à la doctrine de Churchill  : le projet européen, c’est bon pour les nations continentales.

Histoire, identité et horizon

Macron a beau pérorer que l’Europe est «  notre combat  », «  notre histoire, notre identité, notre horizon  », il mêle là encore une platitude – l’Europe est en un sens «  notre histoire  » – à deux affirmations idéologiques. En quoi serait-elle «  notre combat  » – Quel «  citoyen  » européen serait prêt à mourir pour Gdansk davantage que pour Dantzig  ? – ou «  notre identité  »  ? Comme s’il existait une identité européenne préexistante aux identités nationales qui n’en seraient que les déclinaisons alors que, bien au contraire, l’identité européenne n’a jamais été que le carrefour des identités nationales. Non, évidemment, que ce dialogue n’ait eu d’incidence sur la culture de chacun des peuples qui y ont, inégalement du reste, participé dans l’histoire. Mais jamais ce dialogue n’a fini par constituer le brouet insipide d’une identité européenne. Enfin, en instituant l’Europe comme «  notre horizon  », Macron rétrécit singulièrement celui de nations historiques comme l’Espagne, le Portugal, le Royaume-Uni (dont il justifie ainsi la sortie) ou évidemment la France, dont les horizons se confondirent toujours avec la terre entière – reculant, comme il se doit, au fur et à mesure que ces nations avançaient. «  Notre horizon  » ne saurait se limiter au «  petit cap du continent asiatique  » (Paul Valéry).

Macron a évoqué les «  pères fondateurs  », eux qui, instrumentalisant le traumatisme de deux guerres mondiales dont les nations furent avant tout les victimes et à peine la cause occasionnelle, conçurent aussitôt leur projet comme un asservissement du politique à l’économique au plus grand profit de l’hégémonie américaine. Il est vrai que c’est de cette idéologie matérialiste que Macron est le héraut. Idéologie consumériste qui constitue le brouet insipide européen que nous évoquions à l’instant. C’est pourquoi, disciple de Monnet, il veut explicitement substituer le «  débat scientifique  » au «  débat politique  » et abandonner l’Europe aux «  experts  », c’est-à-dire aux lobbies.

Un souverainisme de repli  ?

Aussi, après Mitterrand à Strasbourg en 1995 – «  le nationalisme, c’est la guerre  » –, a-t-il beau dénoncer en «  continuateur  » plus qu’en «  révolutionnaire  » (Pierre-André Taguieff) «  nationalisme, identitarisme, protectionnisme, souverainisme de repli  », «  idées qui se présentent comme des solutions préférables  » auxquelles il avoue, deux lignes plus haut, préférer «  les bourrasques de la mondialisation  »  : ses propos n’en font que mieux ressortir son aveuglement et son cynisme. Aveuglement devant la résurgence, partout dans le monde, singulièrement en Europe, d’un besoin d’identité face, précisément, aux dégâts culturels, plus encore qu’économiques, du mondialisme. Car avant d’être des «  idées  », «  nationalisme, identitarisme, protectionnisme, souverainisme de repli  » traduisent un besoin de persévérer dans l’être auquel c’est le mondialisme, par ses ravages, qui risque de donner un visage peu amène – et le succès relatif de l’AFD en Allemagne n’est pas forcément pour nous réjouir. Il en est de même du faux nationalisme catalan, sur fond d’égoïsme économique  : que traduit-il sinon un “chacun pour soi” que le mondialisme favorise  ? Macron est dans le domaine des idées, ou plutôt de l’idéologie. Aux prétendues idées de repli, il oppose une Europe qui «  ne vivra que par l’idée que nous nous en faisons  ». Idée en l’occurrence sonnante et trébuchante, puisqu’elle consiste à faire de l’Europe un open space – parlons macronien – du mondialisme, comme le montre l’entrée en vigueur, avant même sa ratification par les parlements nationaux, du CETA, traité de libre-échange euro-canadien, auquel Macron a toujours été favorable. C’est là tout son cynisme. Faire servir, comme les «  pères fondateurs  », une idée apparemment généreuse à la mise en coupe réglée des peuples et des civilisations sous un impératif de primauté de l’économique cachant la volonté de puissance de l’Argent sans rivages. La souveraineté, l’unité et la démocratie dont il rêve, ce sont celles des marchés dictant leur loi à des peuples submergés, à l’identité éclatée. Il est vrai  : «  Moi je n’ai pas de ligne rouge, je n’ai que des horizons.  »

C’est à Giscard, qu’il fait penser. “Jeune” président (plus jeune même), centriste et atlantiste, il mêle lui aussi, en libéral-libertaire assumé, volonté de faire éclater les cadres de la société (l’avortement et le divorce pour Giscard, la PMA et bientôt la GPA et l’euthanasie pour Macron) et dépassement du national au profit d’une Europe mondialisée. Giscard est l’instigateur de l’élection du Parlement européen au suffrage universel, du regroupement familial puis de la Constitution européenne, devenue le traité de Lisbonne. Pour Macron  : listes européennes transnationales, Europe à deux vitesses pour forcer le passage au fédéralisme, budget «  du cœur de l’Europe  », valorisation du «  défi  » migratoire. Et comme Giscard à l’époque, peut-être notre «  pionnier  » se pense-t-il trop jeune pour prendre sa retraite après deux mandats nationaux et se voit-il déjà le premier président de l’Europe. Mais il faut auparavant diluer la France dans le grand tout européen. Bien sûr, les Allemands, Merkel en tête, n’ont pas les mêmes projets, surtout en matière budgétaire. Les Français ont toujours été les seuls «  Européens  ». Alignement explicite sur le «  modèle allemand  », que viendra sanctionner un nouveau «  traité de l’Élysée  », en matière sociale (la «  convergence  »), monétaire (la dogmatique austéritaire) et migratoire, bradage des derniers fleurons de notre industrie au profit du capitalisme d’outre-Rhin (Alstom dernièrement)  : les Allemands se contentent de ramasser ce que Macron leur offre. Ils savent que la condition d’une Allemagne toujours plus forte est une France toujours plus «  européenne  », c’est-à-dire toujours plus faible.

François Marcilhac

( 25 septembre, 2017 )

Un sympathique clin d’oeil : le numéro de rentrée de Politique magazine est consacré à Emmanuel Macron …

Politique Magazine revient !

Il est temps de se remettre « en marche »…

Après quelques mois d’inactivité, le numéro de septembre est sorti, consacré à Emmanuel Macron.

Au programme, un dossier abondant sur la nouvelle présidence servi par de belles plumes telles que Jean-Baptiste Donnier, Olivier Pichon ou encore Gilles Varange…

Avec ces différents collaborateurs, un bilan est fait de ces premiers mois d’exercice :

« Car c’est bien le sujet de l’heure. L’homme est pressé d’agir. Il joue le chef. La situation en exige un, de fait. Il n’en est qu’au début : il a déjà commis des erreurs, des fautes. Connaît-il suffisamment la vie, les choses de la vie, la politique, la France réelle, l’Europe dans sa complexité, le monde qui n’est pas forcé d’obéir à ses impulsions juvéniles ? »

Hilaire de Crémiers, extrait de l’édito de septembre

Cliquez ici pour commander le numéro de rentrée et vous abonner à Politique magazine

 

 

 

 

( 13 septembre, 2017 )

PRESSE ET LIBRAIRIE

 

 

CODEX – Le numéro 15 € – abonnement : 60 € (4 numéros)- CLD, 14 rue de l’église, 16120, Châteauneuf-sur-Charente.

 

Voici une très belle revue trimestrielle, luxueuse, de 178 pages. Son numéro 4, daté de l’été 2017, est consacré en grande parti à l’Action Française. Pour être objectif, relevons le bon article d’Olivier Dard et nous notons qu’il est bien précisé que l’A.F. ne fut pas collaborationniste, elle qui avait dénoncé le nazisme très tôt ! Le reste consiste essentiellement en un gros dossier sur l’A.F. et l’Eglise. Visiblement, soit les auteurs n’ont pas étudié le dossier et se contentent de recopier les attaques dont fut l’objet le mouvement, soit ils sont de mauvaise fois : Tout est faux ou presque ! Contre sens sur le « nationalisme intégral » et sur la notion de « politique d’abord », Maurras présenté comme athée ou païen alors qu’il était agnostique… La condamnation de 1926 est présenté comme inéluctable pour des raisons doctrinales qui ne sont pas précisées et pour une bonne raison : il n’y eu jamais de condamnation doctrinale de la part de l’Eglise ! Il n’y eut donc pas de « rétractation » avant la levée de l’interdiction en 1939, l’A.F. dit cependant regretter certains articles très violents contre la condamnation de 1926 ! Il y a bien sur les livres de jeunesse de Charles Maurras sur lesquels les démocrates chrétiens et Mgr Andrieu s’appuyaient, mais ils sont bien moins anti chrétien que l’on pourrait le croire dans une première lecture superficielle. Il s’agit, comme l’a fort bien montré Hilaire de Crémiers, de contes cryptés qui disent tout autre chose ! Enfin, nulle trace des archives du ministère français des affaires étrangères qui démontrent (voir les livres de Philippe Prévost) que l’affaire de la condamnation fut essentiellement politique.

Un conseil, ne dépensait pas un centime pour cette revue et déconseillait la à vos amis à moins, bien sûr, qu’elle ne fasse amende honorable dans son prochain numéro, ce que je vous signalerai alors.

 

 

LE FIGARO HISTOIREVIKING, la légende des hommes du Nord – 130 pages – 8,90 € le numéro. Abonnement : 49 € (6 numéros) à Le Figaro Histoire – libre réponse 73387 – 60439 Noailles cedex.

 

Voici encore en très beau numéro de cette revue d’histoire. Le dossier est consacré à ces intrépides personnages venus du Danemark, de Norvège ou de Suède et qui écumèrent les mers et les côtes d’Europe. Qui étaient-ils ? A la fois pillards, conquérants et commerçants, ils tuaient et pillaient – c’est leur réputation – mais pas uniquement et ils finirent par s’assagir souvent en se convertissant et en s’installant sur de nouvelles terres, en particulier – chez nous – en Normandie. Etude remarquable pour toute personne s’intéressant à ces guerriers et à l’histoire de notre continent.

A noter aussi l’éditorial de Michel de Jaeghere intitulé « court traité de dissidence » à lire et relire car il dit beaucoup sur l’état de notre société.

 

CAHIER SAINT RAPHAËL – 112  pages – 8 € le numéro – abonnement : 25 € à A.C.I.M. – 2 rue d’Equihen – 62360 Saint Etienne au Mont.

 

Les cahiers Saint Raphaël sont l’organe de » l’Association Catholique des Infirmières, Médecins et professionnels de Santé » dont le Président est le docteur Jean-Pierre Dickès. Dans ce numéro intitulé « S’asservir ou donner », en plus des informations très précieuses, comme toujours, données sur le monde médical, vous trouverez un reportage sur les missions de l’association aux Philippines et un dossier très complet sur le Cannabis que certains irresponsables veulent légaliser. Un grand danger pour toute la population.

A lire et à faire lire.

 

LE BON TRAVAIL – de l’Abbé Philbert RIGAULT – 132 pages – Editions de Chiré – 14 € à Editions de Chiré, BP 70001 – 86190 Chiré en Montreuil ou www.chiré.fr

 

Voici un petit livre à lire attentivement, il donne une idée précise de ce que peut être « le bon travail ». Nous pouvons lire sur la quatrième de couverture « En outre, il apportera de judicieux conseils sur l’éducation des enfants et le nécessaire retour aux sources d’une civilisation en pleine décadence ; de même, il accompagnera le lecteur dans sa pratique des grandes vertus de patience, d’humilité, de renoncement et de sacrifice. Le tout empreint de bon sens, d’une grand profondeur soutenue par les connaissances philosophiques et théologiques de l’abbé Rigault, toujours mesuré, équilibré, toujours accessible à tous (sans doute la plus grande qualité chez un intellectuel) et qui ne tombe jamais dans les lourdeurs moralisatrices, tentation pourtant facile dans ce genre d’exercice… »

Le livre est précédé du « testament d’inventeur » du même auteur.

C’est « un excellent petit traité sur le travail »

 

 

Jean NEDISCHER

 

( 13 septembre, 2017 )

Editorial du numéro de septembre 2017 de POLITIQUE MAGAZINE

 

 

À nos lecteurs

 

Chers Amis lecteurs, vous recevez à nouveau en ce début du mois de septembre Politique magazine. Après une interruption de trois mois !

Beaucoup d’entre vous se sont inquiétés. Vous nous avez téléphoné, vous nous avez écrit des lettres admirables de fidélité. Votre soutien nous a encouragés à faire front. Nous avons passé un cap difficile. Il est dur en nos temps de tenir un journal, en l’occurrence un mensuel, en gardant toute son indépendance. Politique magazine reste lui-même, il reparaît. Après trois mois d’absence. N’est-ce-pas merveilleux ?

Vous le constaterez : sa qualité de fond et de forme n’a pas changé. Vous retrouverez vos rubriques. L’actualité nous a contraints à nous étendre longuement sur notre président : voilà trois mois que nos abonnés et nos lecteurs habituels attendent notre jugement sur le sujet. Ils sont servis.

*

Car c’est bien le sujet de l’heure. L’homme est pressé d’agir. Il joue le chef. La situation en exige un, de fait. Il n’en est qu’au début : il a déjà commis des erreurs, des fautes. Connaît-il suffisamment la vie, les choses de la vie, la politique, la France réelle, l’Europe dans sa complexité, le monde qui n’est pas forcé d’obéir à ses impulsions juvéniles ?

Il parle et il parle trop sur tous les sujets, comme un élève qui récite des cours tout faits. Avec des vues justes comme il se doit et beaucoup d’idées fausses qui tiennent à ce « corpus » doctrinal catéchétique dont le fond façonne toute notre élite républicaine, financière, économique, politique. Comment des idées aussi stupides peuvent-elles dominer des esprits, par ailleurs, brillants ? C’est le grand et unique problème de la France depuis deux cents ans. Les catastrophes du passé, la longue descente de la France dans la voie d’un déclin dont il est de bon ton de dire maintenant qu’il est inéluctable, l’impossible gageure des promesses électorales répétées et des innombrables réformes avortées, les tombereaux de lois ou d’ordonnances, de décrets et de règlements qui sont déversés à longueur d’années sur cette pauvre France aux 800.000 normes ( !) et pour qui l’État obèse et inefficace légifère encore et en vitesse pour, paraît-il, mieux la libérer, autrement dit encore et toujours de la loi pour prétendument  libérer de la loi, ce fantastique cercle vicieux dans lequel notre France est ficelée, rien, absolument rien, ne paraît devoir éclairer ni la classe dirigeante ni le peuple français conduit d’isoloir en isoloir à sa propre déchéance.

L’expérience Macron qui ne fait que rajeunir des velléités de réforme d’un régime, en lui-même irréformable, ne montrera que trop l’impasse où la France s’est fourvoyée. Macron ne sera pas plus un sauveur qu’Hollande ou Sarkozy. Même dans le domaine éducatif où un Blanquer essaye  de redresser la barre, il est malheureusement probable qu’il sera quasi impossible de revenir sur des habitudes devenues invétérées. Notre devoir est de claironner cette vérité politique, la plus certaine qui soit. La Providence se chargera de l’avenir.

En attendant, chers Amis lecteurs, lisez votre et notre journal. Il est l’expression d’un courant de pensée qui vous est cher. Il nous est commun. Faisons-le prospérer. Si vous avez été abonné, réabonnez-vous. N’hésitez pas à abonner des amis ou à faire connaître ce numéro. Vous pouvez en commander à notre siège.

J’ose aller plus loin. Vous trouverez en page 5 du magazine, un formulaire de don qu’il est facile de remplir et qui donne droit à une déduction fiscale. Votre aide nous sera précieuse en ce moment décisif.

Merci à ceux qui l’ont déjà fait.

Le site internet retrouvera son activité dans les semaines qui viennent. Et nous reprendrons pour les Parisiens nos « mardis » de Politique magazine.

Soyez sûrs de notre reconnaissance. Renouons le lien entre nous avec ce numéro de Politique magazine. Je n’ai plus qu’à vous souhaiter bonne lecture !

Hilaire de Crémiers

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