( 21 août, 2020 )

‘PRESSE ET LIBRAIRIE

 

 

LE MONDE D’APRES Cahier des éditions France-Empire 58-60 rue de Fontenay, 92350, Le Plessis-Robinson. Abonnement : 40 €

 

Voici une nouvelle revue trimestrielle dont le but est de faire « réfléchir en catholiques au monde d’après ». Nouvelle revue autour de la doctrine sociale de l’Eglise. Le numéro 1 est paru en Juin 2020. Elle comprend 80 pages. Le directeur de la publication en est Frédéric Aimard et nous y trouvons, parmi les rédacteurs, notre ami Gérard Leclerc. Le numéro 1 est consacré principalement à la notion de « revenu universel », et, d’abord doit-on dire « revenu universel » ou « salaire universel », ce qui n’est pas la même chose. L’étude est très sérieuse même si nous ne partagerons pas toutes les conclusions mais c’est une base de discussion sur l’avenir de notre société.

Revue intéressante à qui nous souhaitons une longue vie.

 

 

DE LA FRANCE D’ABORD A LA FRANCE SEULE L’Action Française face au national-socialisme et au troisième Reich – de Michel GRUNEWALD – Editions Pierre Guillaume de Roux,  348 pages – 27 €.

 

Voici un livre très bien venu. Michel Grunewald montre comment l’Action Française, depuis sa naissance, a toujours combattu le « germanisme ». Dès la victoire de 1918, elle a prévu le relèvement de l’Allemagne à cause du « mauvais traité », celui de Versailles, dénoncé en particulier par Jacques Bainville. De plus, le gouvernement républicain français favorisa le redressement économique et militaire de l’Allemagne, ce fut en particulier le cas de la politique désastreuse d’Aristide Briand. Le danger devint encore plus important lorsqu’Hitler prit le pouvoir. L’Action Française mena des campagnes pour le réarmement de la France afin de pouvoir repousser une agression allemande qui viendrait inévitablement, d’ailleurs annoncé par le dictateur allemand dans son livre « Mein Kamph ». La défaite arriva. L’A.F. soutint le Maréchal Pétain mais lutta pied à pied contre les collaborationnistes, de Laval à Déat en passant par Doriot ou Brasillach… Pour elle, la « France seule » devait compter. Ce livre montre bien que la pensée des dirigeants de l’A.F. fut toujours anti allemande, ce qui n’empêchait pas prendre exemple sur le redressement de la Prusse après sa défaite, occupé par la France de Napoléon. Elle sut, alimentée par la pensée de Fichte, se redresser et participer à la victoire contre l’empire français.

Livre instructif et à lire.

 

GENOCIDE EN VENDEE 1793-1794 – de Jacques VILLEMAIN -  Editions du Cerf, 672 pages – 25 €

 

L’auteur est un diplomate et un juriste, spécialiste du droit pénal international. Il a en particulier travaillé sur la notion de « génocide », concept né à la convention de l’ONU de 1948. Aussi, il écrit non en tant qu’historien mais en tant que juriste. Dans une première partie, il démontre pourquoi cette notion peut s’appliquer à un évènement survenu plus d’un siècle auparavant, comme il s’applique au drame arménien lui aussi antérieur à 1948. Dans une deuxième partie, il montre que les atrocités commises par les républicains en Vendée correspondent à la définition de génocide car il y avait bien intention criminelle ordonnée par le pouvoir. Dans une troisième partie, il explique pourquoi il n’ya pas eu de reconnaissance officielle de ce crime que l’on tenta même de cacher, même encore aujourd’hui. Enfin, dans une dernière partie, il nous démontre qu’il est nécessaire de reconnaître ce génocide, le premier et « père » de tous les autres qui ont depuis ont marqué l’histoire.

Un livre qu’il faut lire et faire lire.

 

 

LES GAULOIS REFRACTAIRES DEMANDENT DES COMPTES AU NOUVEAU MONDE – de Philippe de VILLIERS -  Editions Fayard -  152 pages – 15 €

 

Dans ce livre, nous retrouvons du « grand » de Villiers. Il s’y livre à une attaque violente mais juste de la politique ayant mené au fiasco que nous venons de vivre tout ce début d’année. Ce fiasco est du – en plus du manque de sérieux du gouvernement – à des dizaines d’année d’une mauvaise politique libérale anti française : seul le marché international devait compter, sacrifiant notre industrie, notre agriculture, notre patrimoine, ceci sur ordre de la technocratie bruxelloise, elle-même obéissant à la finance internationale. Selon ses promoteurs, cela devait amener à un monde plus prospère, plus juste. Et puis, un modeste virus a chassé toutes ces illusions, ce qu’avaient d’ailleurs prévu de nombreuses études, dont celles de notre armée (et d’autres armées dans le monde aussi !). Le pouvoir doit cesser de mentir en tentant de poursuivre la désastreuse politique qui a entraîné ce désastre sous couvert d’en « tirer les leçons ». Pour cela, il faudrait que nos gouvernants aiment la France et la fasse aimer, ce qui n’est pas le cas.

Il s’agit d’un pamphlet de haute qualité qui se lit d’un trait. Lisez le et faites le lire.

 

COMMENT ON RELEVE UN ETAT  – de Antonio de Oliveira SALAZAR -  Editions de Chiré, 112 pages, 13 €, BP 70001, 86190, Chiré en Montreuil – www.chire.fr

Il s’agit d’une réédition. Ce livre a été écrit en 1936, soit 10 ans après que le président Salazar, alors professeur d’économie de l’université de Coimbra, fut appelé à devenir président du conseil portugais par des militaires qui avaient pris le pouvoir. Salazar y fait le bilan de ses dix premières années à la tête de l’Etat. Il explique ce qu’il a fait pour redresser le pays et pourquoi, selon quels principes. Il montre comment il voulait à la fois garantir l’autorité de l’Etat et les libertés au Portugal même et dans l’Empire, pour permettre la prospérité et la paix. Ce fut une expérience intéressante réalisée par un homme qui fut sans doute un des plus grands dirigeant politique du XX° siècle.

Il y a des leçons à tirer de cette lecture.

 

Jean NEDISCHER

 

 

LA MICHE DE PAIN : Préparation à la Première communion  – de Christine de BAILLIENCOURT -  192 pages – 25 € – Editions ELOR Jeunesse, Diffusion de la Pensée Française, BP 70001, 86190, Chiré en Montreuil – www.elorjeunesse.fr

Miche de Pain à partager…

 

Dans les familles où on a le souci de la transmission de la Foi, on est un peu désemparé, surtout si, comme le plus souvent aujourd’hui, on habite une région où le prêtre a parfois une trentaine de paroisses à gérer.

Je vous dis cela parce que j’écoutais récemment de jeunes parents ne sachant comment faire pour expliquer le catéchisme de base à leurs enfants. Une jeune maman disait avoir entrepris des recherches pour retrouver le catéchisme qu’elle avait tant aimé, lu et relu, durant son enfance et qui avait pour titre La Miche de Pain, excellent ouvrage pour les jeunes années.

Ne pouvant compter sur la paroisse ni sur l’école, il lui fallait donc retrouver sa Miche de Pain, titre de la méthode d’enseignement catéchistique pour l’enfance.

« Mais, chère madame, cette Miche de Pain à partager existe bel et bien ! De plus, une toute nouvelle édition vient de sortir pour une bonne préparation à la Première communion. » L’ouvrage est très joliment illustré par Roselyne Lesueur. Les textes, parfaitement clairs et adaptés à l’enfance, ont été rédigés par Christine de Bailliencourt. Cette dame, mère de 10 enfants est la nièce de Marie Tribout qui avait réalisé en son temps les premières éditions à succès de la Miche de Pain. Bref, ce dernier petit volume cartonné, plaisamment illustré, devrait connaître un fameux succès dans les familles

 

Jean-Marie Cuny

 

 

 

( 16 juin, 2020 )

‘‘PRESSE ET LIBRAIRIE

 

 

 

RECONQUETE 70 boulevard Saint Germain, 75005, Paris – Bimestriel. Abonnement : 50 €, 5,5 € le numéro.

 

C’est une revue de très bonne qualité éditée par le Centre Henri et André Charlier et Chétienté-Solidarité. Elle est dirigée par Bernard Antony. Dans ce numéro 366 (Mars-Avril 2020), nous trouvons entre autres un dossier sur Erdogan, le président actuel de la Turquie, un autre sur l’idéologie dite « Chrislam » et sur le marxisme toujours vivant, toujours malfaisant. Bien entendu, vous trouverez les chroniques habituelles concernant la culture de mort et la liste des récentes persécutions contre les Chrétiens…

Je vous engage à vous procurer ce numéro.

 

PRESENT Hors Série –– Si MINUTE m’était conté – 5 rue d’Amboise, 75002, Paris. www.present.fr, 5 €

 

Minute fut un grand hebdomadaire qui participa à tous les combats pour la France depuis sa création, le 6 avril 1962. 2.959 numéros sont parus. Il a cessé de paraître. Nous n’étions pas toujours d’accord avec lui, mais c’est toujours un malheur de voir disparaître un hebdomadaire de cette qualité. Le quotidien « Présent » a eu la bonne idée de lui consacrer un « hors série » rappelant l’histoire de ce journal, de sa création par Jean-François Devay à sa disparition. Il y est rappelé un grand nombre de journalistes qui ont participé à sa rédaction comme ADG, Roland Gaucher, Jean-Pierre Cohen, Pierre-Jean Vaillard, Patrick Buisson, Jean Boizeau, Jean Bourdier, Serge de Beketch, François Brigneau bien sur (on trouveras un grand texte de lui)… et les dessinateurs Konk, Pinatel, Miège, Aramis…. Toute une époque ! Il faut savoir que Minute se vendait, à sa plus belle époque, à 250.000 exemplaires.

Ce « Présent hors série » en un numéro « collector »,  à se procurer au plus vite.

 

BANDERILLES, POUR OUVRIR LES YEUX – Aphorismes et arrêts sur image – de Louis POZZO DI BORGO – Editions Godefroy de Bouillon,  242 pages – 25 €. En vente aux Editions (119 rue Lecourbe, 75015, Paris – godefroydebouillon.fr)

119 rue Lecourbe 75015 Paris

Voici encore un très beau livre de notre ami Louis Pozzo di Borgo. C’est un militant royaliste qui a toujours combattu pour « Dieu et le Roi » aussi bien dans cette province française d’Algérie, d’Oran plus précisément,  où il est né et vécu  jusqu’au jour où un pouvoir républicain séditieux la livra à des tortionnaires révolutionnaires islamistes. Il a gardé une grande nostalgie de sa terre natale. Il fut aussi le proche collaborateur du prince Henri, comte de Clermont puis comte de Paris, duc de France. Il fut, et reste toujours, un fidèle combattant de la cause française et donc royale. Dans ce livre, il nous livre un grand nombre d’aphorismes « qui sont plus que des formules de sagesse universelle, l’expression condensée de ses nombreuses expériences et de ses réflexions profondes » comme l’écrit très bien Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine. Elles sont regroupées en 5 chapitres : La Famille, l’Histoire, la Politique, la Religion et la Société.

D’une lecture facile et agréable, pleine d’enseignements, voici un livre que vous devez lire et garder dans votre bibliothèque.

 

QUELLE ECOLOGIE POUR DEMAIN ?  – de Enzo SANDRE et Francis Venciton -  Editions de Flore, 162 pages – 210 €.  En vente aux éditions : 10 rue Croix des Petits Champs, 75001, Paris. editions@cercledeflore.fr

 

Livre de réflexions sur l’écologie des deux auteurs avec la participation d’autres personnalités. Il est préfacé par Jacques de Guillebon. L’écologie est un thème à la mode utilisée par de nombreux politiciens pour « gagner des suffrages » mais sans grand sérieux. Aussi, ce livre est utile pour faire le point. Utilisant la méthode de l’empirisme organisateur cher à Charles Maurras, les auteurs analysent l’histoire, les faits, les situations et proposent des solutions pour notre pays qui sont souvent peu compatibles avec la démagogie républicaine. Ce livre est à lire, à étudier et les auteurs attendent vos critiques, vos propositions, pour continuer à perfectionner nos analyses sur ce thème important qu’est l’écologie qui conditionne en grande partie notre avenir à tous.

 

PHILIPPE D’ORLEANS, comte de Paris – de Thibault GANDOULY -  Editions Via Romana -  386 pages – 24 €

 

Voici un très beau livre préfacé par le prince Jean de France, l’actuel comte de Paris. Thibault Gandouly nous retrace toute la vie de ce prince, de sa naissance en 1838 à son décès en 1894. Il est le petit fils du roi Louis-Philippe et s’il vécut une partie de sa vie en France, il connut l’exil sous la deuxième république, l’empire et la troisième lorsque celle-ci décida d’interdire le territoire français aux princes pouvant régner (lui et le Bonaparte). Après le décès du comte de Chambord, Henri V, et l’extinction de la branche ainée française des Bourbons, il eut la lourde tâche, avec l’accord du comte de Chambord, de prendre sa suite comme Chef de la Maison de France. Il aurait du régner sous nom de Philippe VII. Il s’acquitta fort bien de son rôle même si l’on peut contester sa stratégie électorale après coup mais il est toujours facile de « refaire l’histoire » ! Ce livre nous fait connaître un prince souvent méconnu qui aima passionnément la France et les Français, et qui aurait fait un très bon Roi et éviter à notre pays les tragédies que la république nous amena.

Lisez ce livre passionnant.

 

QUAND LA FRANCE ETAIT LA PREMIERE PUISSANCE DU MONDE  – de Raphaël CHAUVANCY -  VA Editions -  164 pages – 20 €

 

Voici un livre très intéressant qui démontre, contrairement à ce qui nous est enseigné par l’histoire « officielle », que la France, à la veille de la révolution dite française est la première puissance du monde. Elle l’est sur le plan militaire sur terre avec une armée puissante, bien équipée et bien commandée, et sur mer où elle vient de vaincre la puissante « Royal Navy ». Sa diplomatie est active, fort bien menée, neutralise l’Europe grâce à un savant jeu de bascule et d’influence. Le commerce est prospère, la flotte marchande française est présente partout. L’agriculture est florissante, la première d’Europe et son industrie rivalise avec celle de l’Angleterre dans tous les domaines et se développe rapidement (A titre d’exemple, la France produit en 1788 « de 130 à 140.000 tonnes de fonte et 90 à 100.000 tonnes de fer alors que la Grande Bretagne ne produit que 63.000 tonnes de fonte »). Par ailleurs, la France domine le monde intellectuel : le monde « parle français ». Il n’est pas étonnant que les anglais vont tout faire pour « aider voir provoquer » la révolution comme le démontre très bien Pierre Gaxotte : il fallait éliminer une puissance dangereuse pour elle. Elle y réussira car la France va s’écrouler avec la révolution suivie de Napoléon.

C’est pour cela qu’il faut acquérir et diffuser ce livre bien que certains jugements de l’auteur portant en particulier sur des personnes puissent parfois être un peu contestés.

 

PROJET DE SOCIETE – de Frédéric WINKLER -  Edité par le Groupe d’Action Royaliste – 400 pages – 22 € – actionroyaliste.fr

 

Ce livre a été écrit par Frédéric Winkler avec les participations de P.P. Blancher, François-Philippe P. et Jean-Philippe Chauvin qui a rédigé la préface. Il s’agit d’un projet complet d’une « nouvelle société ». Il est d’abord fait le constat de la faillite d’un régime républicain dans tous les domaines. Il établit par la force un faux « ordre », supprimant toutes les libertés réelles, locales, sociales professionnelles… faisant « sortir de l’histoire » notre France, produisant un art débile, un urbanisme massifiant, inhumain… Bilan accablant pour nos républiques et ses politiciens. L’auteur s’attache ensuite à montrer comment nous pouvons restaurer notre pays, lui rendre sa puissance et ses libertés au peuple français. Des propositions concrètes sont faites, des projets envisagés mais cela n’est possible qu’avec un Roi, raison pour laquelle il faut se prendre en main et militer pour que la France royale voie le jour. Un livre passionnant qui ne peut que redonner espoir à tous les Français. Bien sur, nous pouvons contester certaines propositions, comme celles sur le nucléaire, mais il s’agit d’envisager notre avenir dans une France libre pour des Français libres.

A lire et à diffuser.

 

CHARLES MAURRAS  – de Jean-Baptiste GEFFROY -  Editions de Chiré – 64 pages – 7,50 €. Editons de Chiré, BP 70001, 86190, Chiré en Montreuil – www.chire.fr

 

Ce livre est sous-titré : De la République au Roi. Un apologiste de la Monarchie. L’auteur est un professeur émérite de la Faculté de droit de l’Université de Poitiers. Il est un collaborateur régulier des revues Lecture et Tradition et Lectures Françaises. Il démontre dans ce livre l’influence importante et la force de conviction de Charles Maurras. Il utilise pour cela les relations et les échanges qu’il eut avec l’écrivain académicien de grand talent que fut Jules Lemaître. Ce républicain convaincu, de 15 ans l’aîné de Maurras et qui devient un de ses amis, se laissa finalement convaincre et conclut à la nécessité de la monarchie. C’est avec cette force de conviction que Maurras sut convaincre énormément de personnes, qu’elles soient catholiques, protestantes, juives, incroyantes, républicaines, …

Un livre intéressant par son approche.

 

BLANQUER n’est pas celui que vous croyez  – de Claude MEUNIER-BERTHELOT -  Editions du Verbe Haut, BP 57, 54210, Saint Nicolas de Port – 15 €

 

Madame Claude Meunier-Berthelot est juriste de formation, diplômée de l’Université de Panthéon-Assas. Elle a fait toute sa carrière dans l’Education Nationale. Elle nous livre là son avis sur l’action du ministre Jean-Michel Blanquer que beaucoup considèrent comme un personnage de qualité, rompant avec le laxisme de ses prédécesseurs. Elle montre qu’il n’en est rien : ce ministre poursuit la politique désastreuse de ses prédécesseurs qui est de mettre en action petit à petit – depuis la fin des années 40 – le fameux plan communiste dit « Langevin-Wallon ». Ainsi, il poursuit la « primarisation » du collège, ne fait pas les réformes pouvant remettre à niveau l’enseignement de base des enfants en primaire, au contraire. Elle s’appuie sur les documents du ministère pour sa démonstration qui est probante.  Elle montre aussi qu’il veut imposer – comme les autres – la propagande républicaine, l’histoire anti française,  mais aussi le laïcisme le plus sectaire, très anti catholique en facilitant  la propagande LGBT, sur l’avortement… Toute cette partie est bien démontrée. Là où elle est moins convaincante, c’est lorsqu’elle critique l’accent mis sur l’enseignement dans les banlieues difficiles : elle dit que Blanquer veut y réaliser un « enseignement d’excellence », ce qui n’est pas le cas car il ne sera pas meilleur qu’ailleurs même s’il y a des classes avec moins d’effectif, ce qui n’est pas critiquable en soi. Là où elle est mauvaise, c’est lorsqu’elle critique les écoles « Espérance banlieues » qui vont, dit-elle, dans le sens de Blanquer. Or, ces écoles font un excellent travail et font ce que devraient faire l’éducation nationale : non seulement donner un enseignement de qualité mais aussi faire aimer la France à tous ces petits et cela contrairement à l’enseignement public. C’est comme cela que l’on peut espérer intégrer ces enfants dans notre nation.

 

LE FILS D’UN ROI  – film de Cheyenne-Marie CARON -  Edité par Hésiode – à commander à www.cheyennecarron.com 28 €  port compris

 

Cheyenne-Marie Caron est une cinéaste de grand talent qui est une des rares – sinon la seule -  à écrire l’intégralité de ses films, sans l’aide d’un scénariste. Nous lui devons déjà de très beaux films comme L’Apôtre (2014), Patrie (2015), Jeunesse aux cœurs ardents (2017)… Voici qu’elle nous en livre un nouveau qu’il faut voir : Le Fils d’un Roi. Il s’agit de l’histoire d’un fils d’ouvriers, Kevin. Il a 17 ans et il suit des cours dans un lycée de banlieue. Son meilleur ami, un marocain, lui parle des bienfaits de la monarchie dans son pays. Il en parle aussi en classe devant un professeur d’histoire très républicain. Peut-être par provocation, comme la révolution est au programme, ils proposent ensemble de faire un exposé. Dans leurs recherches, ils s’aperçoivent que les Français bénéficiaient sous la monarchie de beaucoup de libertés que la révolution a supprimées : possibilités de s’associer, de défendre leurs intérêts, qu’ils avaient beaucoup de jours de congé en plus des dimanches etc. Toutes choses que la révolution supprima ce qui entraîna la création du « prolétariat » exploité par les tenants du libéralisme. Il faut voir comment leur exposé fut très mal reçu et même écourté par un enseignant « catastrophé » au point d’en parler avec ses collègues… Il y a là une très bonne description de notre monde enseignant qui en arrive à croire la « propagande » qu’il diffuse mais… pas tous !

Mais de divulguons pas tous ce film qu’il faut vous procurer pour le visionner et le faire visionner à vos amis.

 

Jean NEDISCHER

 

Lectures actuelles

 

La plupart des lecteurs de la Lorraine Royaliste connaissent, bien sûr, la Diffusion de la Pensée Française, leur excellent catalogue de bons livres par eux diffusés et la revue Lectures Françaises (demandez leur catalogue : DPF 86190 Chiré en Montreuil).

Moins connu est l’AFC (Action Familiale et Scolaire) qui présente dans sa revue trimestrielle les thèmes particulièrement marquants d’une actualité qui restera marquée dans le temps. Le récent numéro est particulièrement intéressant (n°268). Les thèmes retenus sont essentiels : L’enterrement de Jacques Chirac : un scandale canonique ; l’Etat contre l’école à la maison ; 70 ans de combats pour la famille et l’école ; considérations sur le Service national… Et même une excellente étude sur les caractères humains et les tempéraments par l’excellent abbé John Brucciani … (commandez cet intéressant numéro à A.F.C. -BP 80833-75828 Paris cedex17. Envoi contre la somme de 15 euros).

La Nouvelle Revue Lorraine (n°57) (1) évoque, parmi la variété de ses articles, la lecture pour les temps de confinement… 

Jean-Marie Cuny

(1) 10,50 € le numéro. Abonnement (4 n°) : 38 €. S

( 29 mars, 2020 )

Englués

 

 

Englués dans presse logo_pm_01

 

 

Nous vivons des moments passionnants. Le système va-t-il exploser ou se maintenir, évoluer ou revenir à son équilibre dément ?

Cette pandémie est unique par tout ce qu’elle met à nu : les vices de la mondialisation, l’aveuglément des élites humanistes, la crispation idéologique de l’Union européenne, l’incurie française, les mensonges de la technocratie, l’égoïsme des politiques, la fragilité de nos économies, la dictature du sentiment… Car à quoi bon nous faire applaudir des médecins et des infirmières qu’on ne peut pas, qu’on ne sait pas, qu’on ne veut pas équiper ? Pourquoi invoquer sans cesse la science comme boussole quand la même science, ailleurs, indique un nord différent ? Pourquoi avoir nié la crise de longues semaines, de long mois, pour reprocher ensuite aux Français leur inconscience ?

Pour justifier que tout change pour que rien ne change. Voilà Macron, encore une fois, capable de nous expliquer qu’il est l’homme providentiel quand il est clair que lui, ses ministres et leurs conseils ont précipité la France dans une telle ornière qu’on n’imagine pas comment en sortir. Les administrations sont incapables de réagir, elles découragent les bonnes volontés privées qui se manifestent, n’imaginent rien de mieux que d’expédier à la campagne les chômeurs, mettent en place des consignes contradictoires et tatillonnes, qu’une police applique, selon les cas, avec une sévère idiotie (cette femme verbalisée pour être allée abreuver ses chevaux en pleine campagne, sous prétexte que ce n’était pas vital !… pour ne citer que ce cas) ou un laxisme nonpareil, comme à Saint-Denis, où les journalistes suisses du Temps décrivent un territoire qui n’est pas régi par les même règles.

Macron chef de guerre !

Mais on nous assure qu’il y aura un avant et un après et que cet après ressemblera de très près à l’avant : l’État sera plus féroce, les services publics seront encore mieux déréglés, l’Union européenne sera encore plus forte, la France sera encore plus affaiblie, et tout cela est supposé nous assurer que tout est géré à merveille, la merveilleuse Sibeth expliquant imperturbablement que tout est sous contrôle, mieux, que personne n’aurait su mieux faire, à aucun moment. On aurait dû retrouver le sens des frontières, celui de la souveraineté nationale, celui du bien commun, on aurait dû retrouver le sens commun, mais non ! Le président et ses troupes s’agitent dans un univers parallèle où la justice leur garantit qu’ils sont intouchables, où le régime leur promet l’impunité, où l’opposition politique est paralysée par le souvenir de ses insuffisances et incompétences passées, où l’Union européenne est l’horizon du salut.

Et Macron s’agite ! Il explique aux Français qu’ils sont en guerre, qu’il est un chef de guerre, qu’il a la stature des illustres qui ont su se dresser face à l’adversité, qu’on va voir ce qu’on va voir, qu’il prépare une « nouvelle initiative importante » avec Trump ! (en gros, les structures déjà en place vont continuer à se réunir…) et qu’il va adresser à l’Europe un de ses sermons qu’elle a appris à goûter si fort – et qui ne produisent jamais aucun effet. L’Europe n’en peut plus de Macron et de la France, de ce pays qui prétend donner des leçons scientifiques et n’est pas capable de comprendre rapidement que fermer ses frontières, dépister les malades et équiper les autres de masques étaient des solutions si évidentes que tous les pays les appliquaient au fur et à mesure que l’épidémie enflait. L’Europe contemple avec effarement ce jeune coq dressé sur son pays confiné dont il achève de ruiner l’économie pour pouvoir prétendre n’être responsable d’aucun mort.

L’Europe contemple avec inquiétude ce chef d’État qui n’aime ni son pays ni ses compatriotes, qui leur en veut de présenter, depuis bientôt deux ans, le spectacle de leur indiscipline, contrepoint de sa propre incapacité à réformer. L’Europe politique se demande si Macron mesure le caractère aberrant de son ambition européenne, lui qui n’est pas capable d’administrer son pays et n’a toujours pas compris que les Allemands mènent une politique allemande – Merkel a rejeté les “coronabonds” de Macron –, même et surtout à Bruxelles, que les Anglais mènent une politique anglaise, et les Hongrois une politique hongroise, et les Suédois une politique suédoise. Macron n’en a cure. Il avance démasqué, ivre de lui-même et de ses chimères. Qu’importe la France.

Philippe Mesnard

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( 17 mars, 2020 )

Presse et Librairie (n° 360 de la Lorraine Royaliste)

 

 

LE FIGARO– Hors série JESUS CHRIST, cet inconnu – 14 boulevard Haussmann, 75009 Paris – www.figarostore.fr/ hors-série. Ce numéro 12,90 €. 172 pages.

 

Cette très belle revue est réalisée en partenariat avec  l’Ecole biblique de Jérusalem. L’excellent éditorial est écrit par Michel de Jaeghere. Nous y trouvons un nombre impressionnant de grandes signatures (archéologues, biblistes, historiens et théologiens) que je ne peux toutes citer faute de place. Toute la vie de Jésus est passée au crible, de sa naissance miraculeuse à sa mort sur la croix et sa résurrection. Les 7 erreurs les plus citées sur Lui sont passées au crible et la vérité rétablie.

Ajoutons que ce numéro spécial est très bien illustré.

Vous devez l’acquérir pour le lire

 

 

L’INCORRECT –– 28, rue Saint Lazare, BP 32149, Paris cedex 09, Paris. 5,90 €

 

Je vous ai déjà présenté cette belle revue de très grande qualité. Dans le numéro de Février 2020, il s’y trouve une grande enquête sur les Royalistes en France qu’il faut lire. Nous y trouvons aussi un reportage sur les Serbes du Kosovo martyrisés par les musulmans albanais dans l’indifférence générale et d’autres choses encore dont une présentation de grande qualité de la liste « Unis pour Nancy » qui s’est engagée, comme vous le savez, dans la conquête de la municipalité de la capitale ducale de la Lorraine.

Il faut absolument vous le procurer.

 

 

UNE POLITIQUE POUR LE XXI° SIECLE – de Pierre DEBRAY – Editions de Flore,  273 pages – 10 €. En vente aux Editions (10 rue Croix des Petits Champs, 75001, Paris – editions@cercledeflore.fr) ou à la Lorraine Royaliste..

 

Pierre Debray est une figure incontournable du mouvement Royaliste d’Action Française de la seconde moitié du siècle dernier. Rien ne le destinait à cela. Il était né dans une famille républicaine et ne se convertit au catholicisme qu’en 1939. Il participe activement à la résistance et devient un « compagnon de route » du parti communiste jusqu’à soutenir activement Staline. Puis il rencontre Pierre Boutang et devient royaliste. Il tient alors la rubrique « Combat des idées » dans Aspects de la France et anime la revue l’Ordre Français. Dans ce livre nous trouvons une analyse profonde la nouvelle société industrielle qui prend forme dans les années 80, analyse fondée sur l’empirisme organisateur de Maurras. Elle est encore largement valable aujourd’hui, il avait parfaitement prévu les « méfaits de notre actuelle crise de civilisation et désigne l’adversaire principal à combattre, l’ »établissement » et sa technocratie comme nouveau visage du Pays légal » . Il nous donne des raisons d’espérer.

Ajoutons qu’il y a une préface de Philippe Lallement et une postface de Gérard Leclerc.

Vous comprendrez qu’il faut vous procurer ce livre et aider à sa diffusion.

 

 

LOUIS XIV – de Louis BERTRAND -  Editions Via Romana, 379 pages – 23 €.

 

Il s’agit de la réédition d’un très beau livre de Louis Bertrand écrit en 1923. L’auteur, Lorrain d’origine, succédera à Maurice Barrès sous la Coupole en 1925, parrainé par Paul Bourgé et le maréchal Lyautey. Nous notons l’avertissement de notre ami Daniel Heck, lui aussi ancien Lorrain, Président-fondateur du Cercle des Amis de Louis Bertrand, une préface du professeur Jean-Paul Clément et une postface de Paul Bourget, de l’Académie française. Cette œuvre de Louis Bertrand montre notre grand Roi dans sa vie, étudiant son caractère, ce qui permet un « portrait permettant d’éclairer et de comprendre son œuvre comme sa vie ». Avec son style clair  permettant une lecture aisée, il nous fait découvrir le personnage du Louis XIV, le Roi comme le personnage privé.

Il faut vous procurer ce livre. Vous pouvez le commander auprès du « Cercle des Amis de Louis Bertrand », 1 rue abbé de l’Epée, 75005, Paris pour 23 € (le port est offert si vous vous réclamez de La Lorraine Royaliste).

 

LA GRACIEUSE HISTOIRE DE LA PETITE ANNE DE GUIGNE – de Etienne-Marie LAJEUNIE, O.P. -  Editions de Chiré -  BP 70001, 86190 , Chiré-en- Montreuil – www.chire.fr 94 pages – 13 €.

 

La petite Anne de Guigné est décédée d’une méningite le 14 janvier 1922 à l’âge de 11ans. Elle a eu cependant une vie admirable entièrement tournée vers Dieu. Elle devient, si jeune, un « maître spirituel », s’engageant sur les voies de la sainteté après avoir été une enfant difficile et colérique.. Elle est un modèle pour les enfants mais aussi les adultes. Ce livre a été écrit en 1924, soit deux ans seulement après son départ.

Lisez-le et faites le lire, ce livre est édifiant.

 

Jean NEDISCHER

( 10 novembre, 2019 )

Corps, espaces et temps macroniens

 

Editorial de Philippe Mesnard dans POLITIQUE MAGAZINE de Novembre 2019

 

Macron parle. C’est une chose impressionnante.

Avec conviction, avec feu, avec détermination, avec intensité, il dit des choses, comme : « Le port du voile dans l’espace public n’est pas mon affaire. Dans les services publics, à l’école, c’est mon affaire. Dans les services publics, il y a un devoir de neutralité. Quand on éduque nos enfants, on demande qu’il n’y ait pas de signe religieux ostentatoire. Après, ce qui se passe dans l’espace public, c’est pas l’affaire de l’État ou du président de la République. » En même temps qu’il appelait le Conseil français du culte musulman à « combattre, aux côtés de l’État, le communautarisme et l’islamisme ». On ne sait pas dans quel espace public il faut combattre des signes communautaristes ostentatoires à l’appel d’un État qui considère que ce n’est pas son affaire, mais le ton y est. Un macroniste moyen saura se débrouiller avec ce parfait exemple de double-pensée qui exige qu’on combatte ici au nom de la laïcité des signes religieux qu’on doit ignorer là puisqu’ils permettent de repérer là des communautarismes qui se manifestent ici.

Souffrances du corps macronien

Macron martèle des trucs, les yeux dans les yeux, avec un trémolo tout à la fois implorant et furieux. Mes enfants, comme il nous appelait pendant le Grand Débat, mes enfants, ne savez-vous que je me dois à des choses importantes et cruciales et que vous m’obligez à dissiper mes énergies, à les distraire, avec cet effort pédagogique incessant ?

Il dit : « J’ai mes cicatrices, et je les frotte de manière régulière pour ne pas les oublier », ce qui est dégoûtant et incompréhensible mais voudrait dire qu’il a écouté les Français, qui l’écoutent sans plus le comprendre. « J’ai appris que dans plusieurs situations je n’avais pas réussi à me faire comprendre, ou qu’à vouloir faire bouger les choses avec impatience, énergie, j’avais parfois blessé des gens ou donné le sentiment que je voulais changer le pays contre les Français eux-mêmes. » Ma foi, oui, c’est le sentiment qu’on a. Mais on a sûrement tort, hein.

Mes enfants, dit Macron, vous pourriez quand même comprendre que ce que je dis à Marseille n’est pas ce que je dis à Mayotte, que le temps des élections n’est pas celui du gouvernement, que je peux affirmer, quand j’y suis, que les îles Glorieuses sont françaises tout en préparant, à Paris, l’abandon de souveraineté des îles Éparses, auxquelles elles appartiennent. Vous devriez saisir qu’il est légitime que je me rue à Rodez pour parler des retraites et que je vous laisse vous débrouiller avec le communautarisme musulman à Montfermeil. Vous devriez comprendre que lorsque je dis que je suis à votre disposition, ça ne veut pas du tout dire que je suis censé répondre à vos inquiétudes.

Agilité spatiale du corps macronien

Car Macron dit des choses comme : « s’ils cherchent un responsable dites-leur, dites-leur chaque jour : “vous l’avez devant vous”. Le seul responsable de cette affaire, c’est moi ! et moi seul. […] On ne peut pas être chef par beau temps et vouloir se soustraire lorsque le temps est difficile. S’ils veulent un responsable, il est devant vous, qu’ils viennent le chercher. Et ce responsable répond au peuple français et au peuple souverain. » C’était en pleine affaire Benalla, juste avant les Gilets jaunes qui ont été un « moment de spasmes très forts qu’a vécu le pays, qui n’est pas innocent », ce qui est aussi dégoûtant quand on y réfléchit un peu.

Macron dit qu’on peut venir le chercher et quand on vient il n’est plus là. Un sondage, une manifestation, une tribune ? Ce n’est pas son affaire. L’affaire de Macron, c’est le reste, c’est d’être là où nous ne sommes pas allés le chercher. Privatiser ADP – qui rapporte mais tant pis –, réformer EDF – pour que ses dettes soient entièrement publiques, tant pis –, s’entremettre entre l’Iran et les États-Unis – qui n’en veulent pas, tant pis. Macron est financier et planétaire et la France, c’est pauvre et petit. Il y a Rodez, Brégançon, un ou deux villages où débattre et deux ou trois îles, comme la Réunion et la Guyane, et puis c’est tout.

Macron dit : « Je n’aurai aucune forme de faiblesse ou de complaisance ». Il parlait des retraites – sur lesquelles il ne cesse de reculer – mais on a l’impression qu’il parle comme ça sur n’importe quel sujet depuis le début de son quinquennat. On sait maintenant que cette grande rigueur s’applique dans un espace public qui n’est pas celui où vivent les Français, avec leurs spasmes, mais celui où se déplace le Président, avec ses plaies. On n’habite pas au même endroit. On s’en doutait, il le confirme.

Par Philippe Mesnard

Corps, espaces et temps macroniens dans presse logo_pm_01

( 8 octobre, 2019 )

La France attend

 

Editorial du BIEN COMMUN d’Octobre 2019

 

À l’heure où nous écrivons, nous ne pouvons évidemment pas savoir ce que sera la mobilisation du 6 octobre contre la PMA pour toutes. La crainte d’une mobilisation moindre que celle contre le mariage « pour tous » est fondée : le fait que l’ouest parisien, aux dernières européennes, ait délaissé Les Républicains, au discours inaudible sur à peu près tous les sujets, pour Macron, les palinodies de nos évêques sur le devoir de manifester des catholiques, un Rassemblement national qui fait, de nouveau, profil bas sur les questions de société par peur de se couper d’on ne sait quel électorat, alors même qu’il n’a pas su profiter du mouvement des Gilets jaunes et stagne, les messages brouillés délibérément envoyés par l’exécutif sur les réformes pour mieux déminer le terrain social, un mouvement des Gilets jaunes que le pouvoir cherche toujours à criminaliser d’autant plus facilement qu’il peine à se réinventer  : tous ces faits, pour aussi hétérogènes qu’ils soient, empêchent que ne se dessine, dans toutes les couches de la société, une dynamique protestataire dont pourrait également profiter le mouvement d’opposition à l’extension de la PMA.

Macron cherche à endormir toutes les oppositions à sa politique, d’où qu’elles viennent. Un fait est révélateur  : le nombre des signatures pour le référendum contre la privatisation d’Aéroports de Paris stagne, alors même que la perspective d’un tel référendum pourrait, à juste titre, cristalliser le mécontentement des Français. Qu’on est loin de l’automne 2004, lorsque s’était levé dans tout le pays, dans la perspective du référendum sur le traité constitutionnel du 29 mai 2005, ce vrai et grand débat national, de manière aussi spontanée que multiforme, surprenant en premier lieu des élites qui croyaient la chose pliée. Il est vrai que Macron, fort habilement depuis le printemps, préempte la notion même de grand débat avec l’aide de médias serviles, tandis que les réseaux sociaux sont de plus en plus étroitement surveillés. Jamais les libertés publiques n’ont été autant foulées au pied, par l’exécutif comme par la justice, du droit de manifester à celui de s’exprimer – la condamnation définitive de Zemour en est encore un exemple.

Macron a donc lancé un autre vrai-faux débat, sur l’immigration, afin de capter, non tant une partie fluctuante de l’électorat lepéniste – il n’a pas auprès de lui l’aura d’un Sarkozy – que celle de l’électorat Républicain qui se rappelle encore être de droite. Il n’est pas sûr, pourtant, que les vieilles recettes prennent encore. La même semaine, il est allé dire à Giuseppe Conte, qui s’est succédé à lui-­même en s’alliant avec le Parti démocrate, après la crise déclenchée par Salvini, combien il était heureux de voir Bruxelles être redevenue la capitale de l’Italie. Ils se sont entendus pour faciliter davantage encore l’immigration et prévoir une répartition automatique des migrants, avec à la clé des sanctions pour les États membres de l’Union européenne qui refuseraient l’invasion. Rappelons-­nous que l’anti-immigrationniste Sarkozy avait, à l’Intérieur, imposé la suppression de la prétendue double peine avant, une fois à l’Élysée, d’ouvrir grandes les portes à tous les clandestins. Sur fond de débat tragi­comique sur l’identité nationale. Bis repetita

La France est en attente d’un événement susceptible de déclencher la colère du pays réel. Celle­-ci est pour l’instant diffuse, ne faisant que sourdre, ici ou là, à l’occasion d’un nouvel acte des Gilets jaunes ou d’une revendication catégorielle. Toutefois, les Français sentent bien que même ces revendications, qui touchent les urgences, les EHPAD ou EDF, que les menaces sur toutes les retraites ou tous les services publics, que la souffrance des policiers, des pompiers, des paysans, des petits retraités, des artisans et indépendants ou des enseignants, que les atteintes quotidiennes à notre manière de vivre nous concernent tous. Quel sera cet événement ? Nous l’ignorons, mais il aura lieu. Le plus tôt serait le mieux  : il est temps, grand temps pour la France de retrouver le chemin de la liberté et de la prospérité.

François Marcilhac

( 25 juillet, 2019 )

LIVRES à lire

 

 

CE SANG QUI NOUS LIE – de Sylvain DURAIN -  Editions du Verbe Haut – 422 pages – 20 €. https://editionsduverbehaut.fr

 

Sylvain Durain est un jeune auteur et réalisateur. Il nous donne ici un livre majeur qui fera date. Il est sous titré « Vers le matriarcat ? »  Il est souvent dit qu’une société féministe entrainerait moins de violence dans nos sociétés qu’un monde patriarcale depuis le début du monde. Or, Sylvain Durain parcourt l’histoire, des sociétés primitives à aujourd’hui. Il analyse dans ces communautés la politique, les religions, les structures familiales et communautaires ainsi que le processus culturel des notions de sacrifice et de violence. Contrairement à l’idée actuellement généralement admise, il montre que les sociétés furent soumis à un certain matriarcat qu’il définit selon un nouveau concept : le « matriarcat sacrificiel ». Ce n’est que progressivement, d’abord un peu dans la nation juive primitive (avant Jésus-Christ) puis avec l’Eglise Catholique et particulièrement avec la monarchie française qu’une civilisation « patriarcale » apparue. Ce qui entraina un immense progrès pour notre civilisation. Notons que « matriarcat » ne veut pas forcément dire que dans les faits les femmes dirigent tout et « patriarcat » les hommes dirigent. Par exemple, il montre que Sainte Jeanne d’Arc est l’exemple patriarcal. Depuis la révolution française, qui a tué le Roi, père de la Nation, nous régressons en nous rapprochant des sociétés primitives que nous appelons « barbares ».

Le seul petit « bémol »  de ce livre ne concerne pas les écrits de Sylvain mais la préface de Pierre Hillard, autant la « passer »…

Voici un livre qui fera date. Il faut le lire et le faire lire. A commander de préférence à https://editionsduverbehaut.fr/produit/ce-sang-qui-nous-lie/

Sylvain Durain présentera son livre à la rentrée lors d’une réunion de l’association Histoire et Culture.

 

L’ECOLE ET LE ROI, Royauté et Ecole, d’Hier à Demain – de Pierre Van Omneslaeghe, 68 pages, Editions de Flore editions@cercledeflore.fr – 10 rue Croix des Petits Champs, 75001, Paris. 10 €

Ce livre est préfacé par Yves-Marie Adeline. Contrairement à ce que veut nous faire croire la propagande républicaine, l’instruction existait bien avant la révolution. Elle fut même rendu obligatoire par Louis XIV. Pierre Van Omneslaeghe survole toute l’histoire de cette instruction bien organisée mais pas uniformisée qui a montré son efficacité tout au long de la monarchie française. Elle pouvait être publique ou ecclésiastique. Elle couvrait très bien ce que nous appelons aujourd’hui le primaire, le secondaire et l’universitaire. Aujourd’hui, ce qui est appelé « éducation nationale » apprend de moins en moins et sert plutôt à « formater » nos petits à la propagande officielle. L’auteur nous donne des pistes pour rétablir une véritable instruction qu’un Roi pourrait réaliser.

Ce livre est également en vente à La Lorraine Royaliste.

 

 

LES QUATRE SAISONS – tome 4, L’ÉTÉ  – de Sophie CADIC, illustré par Apolline DUSSART - – 44 pages – Editions des Petits Chouans – DPF – BP 70001 – 86190 Chiré en Montreuil – www.petits-chouans.fr –  15 €

 

Nous vous avons présenté dans les numéros 351, 352 et 354 de la Lorraine Royaliste les trois premiers tomes de cette très belle collection pour enfants. Le tome 4 qui clôt la série est maintenant paru, il concerne l’été, après l’automne et l’hiver et le printemps. Le jeune lecteur suivra ses héros – Roseline et Maximin – avec leurs parents et grands parents « dans leur vie quotidienne et l’apprentissage des coutumes locales de Provence. »  Le temps chaud de la Provence en cette période, les chants des oiseaux, les fleurs, les activités des habitants,… tout y est admirablement décrit et splendidement illustré.

Très pédagogique, cet album, comme les précédents, aidera à apprendre à lire nos petits enfants.

 

LA MICHE DE PAIN – Les Prières par Marie Triboude Marie TRIBOU– 192 pages – Editions Elor, Diffusion de la Pensée Française –  BP 70001, 86190, Chiré-en-Montreuil. www.chire.fr –  18 €

 

Il s’agit de la réédition d’un très beau livre de Marie Tribou. Nous trouvons ici toutes les prières du célèbre catéchisme de Marie Tribou. Il contient 16 leçons permettant l’apprentissage de la prière pour nos petits enfants. Très bien illustré par les dessins d’Anne Floch’h, voici un livre indispensable à toute famille catholique.

Nous ne pouvons que remercier la Diffusion de la Pensée Française qui a repris les éditions ELOR d’avoir réédité cette œuvre de grande valeur.

 

Jean NEDISCHER

( 13 juin, 2019 )

‘‘PRESSE ET LIBRAIRIE

 

 

LES GUERRES DU SAHEL, Des origines à nos jours – de Bernard LUGAN –  Editions Bernard Lugan – 259 pages – 29 €. BP 45, 42360, Panissières – www.bernard-lugan.com

 

Nos soldats sont en guerre au Sahel. Que s’y passe-t-il ? Les journalistes parlent et écrivent, la plupart sans avoir étudié tant soit peu le sujet. Pire, nos politiques, y compris ceux qui sont au pouvoir, semblent ignorer tout de ce qui s’y passe, sauf les opérations proprement dite. Pourtant, il faudrait mieux qu’ils sachent le pourquoi profond de cette guerre qui n’est pas, loin de là, qu’une opposition entre « islamistes » et « non islamistes ». Dans ce livre, Bernard Lugan – certainement l’un des plus grands spécialistes français de l’Afrique, sinon le plus grand – remet ce conflit dans sa perspective historique sans laquelle il n’est pas possible de comprendre les ressorts profonds de cette guerre aux multiples visages.

C’est un millénaire d’histoire qui est analysé, avec les conflits innombrables entre tributs nomades et sédentaires, lesquelles ne forment pas deux « blocs », mais sont eux-mêmes divisées. Ces profondes divisions, nous les retrouvons aujourd’hui, en particulier au Mali.

Pour comprendre ce qui se passe au Sahel, lisez ce livre et vous en saurez plus que beaucoup de nos commentateurs et hommes politiques.

LES QUATRE SAISONS – tome 3, LE PRINTEMPS – de Sophie CADIC, illustré par Apolline DUSSART - – 46 pages – Editions des Petits Chouans – DPF – BP 70001 – 86190 Chiré en Montreuil – www.petits-chouans.fr –  15 €

 

Nous vous avons présenté dans les numéros 351 et 352 de la Lorraine Royaliste les deux premiers tomes de cette très belle collection pour enfants. Le tome 3 est maintenant paru, il concerne le Printemps, après l’automne et l’hiver. Le jeune lecteur suivra ses héros – Roseline et Maximin – avec leurs parents et grands parents « dans leur vie quotidienne et l’apprentissage des coutumes locales de Provence. »  Le temps s’est refroidi, la nature change, paysages comme animaux. Ce livre fait découvrir la nature, l’amitié dans une belle écriture et de remarquables illustrations.

Très pédagogique, cet album, comme les précédents, aidera à apprendre à lire nos petits enfants.

 

COTIGNAC et la mission divine de la Francede Elise HUMBERT– 155 pages – Editions de CHIRE, BP 70001, 86190, Chiré-en-Montreuil. www.chire.fr –  18 €

 

A l’occasion du 500ème anniversaire des apparitions de Notre-Dame de Grâce, les Editions de Chiré ont eu la bonne idée de rééditer ce très beau livre d’Elise Humbert avec une préface de Michel du Tremblay et illustré de 16 pages de belles photos en couleur. Cotignac, en Provence, est un lieu inspiré avec les apparitions de la sainte Vierge Marie et de saint Joseph, ce qui est très rare. Nous voyons le rôle du Frère Fiacre qui vint y prier particulièrement pour que Louis XIII et Anne d’Autriche aient un héritier, le futur Louis XIV surnommé Louis « dieudonné ». Il est à noter que Louis XIV mais aussi beaucoup de nos rois vinrent se recueillir en ce lieu.

Un livre très bien écrit qu’il convient de lire.

 

Jean NEDISCHER

 

( 8 mai, 2019 )

mardi 07 mai 2019 L’exigence de la transmission

 

Editorial du numéro 7 du BIEN COMMUN

 

« Le mot catholique n’est pas un gros mot », a dû rappeler Mgr Aupetit, au lendemain du drame national de l’incendie de Notre-Dame de Paris : pas un mot, en effet, en ce lundi saint, d’Emmanuel Macron pour les chrétiens.

Quelques niais avaient fondé je ne sais quel espoir après le discours des Bernardins, dans lequel, pourtant, Macron n’avait rien dit de concret sur un nouveau rapport entre la République et les catholiques. Au contraire, quelques dizaines d’églises profanées ou incendiées plus tard, sans compter les croix des cimetières, dans le même silence étourdissant de nos autorités laïques et républicaines, l’incendie, à l’origine toujours indéterminée, de la cathédrale de Paris vient sonner le glas d’espérances infondées : il est clair que pour nos autorités Notre-Dame n’est qu’un monument historique, qui doit être à tout prix — et comment ? — restauré pour les JO de 2024 !

« C’est un lieu de culte qui doit être rendu au culte, voilà ce que je dis. Notre-Dame n’est pas un musée. L’émotion prouve bien que ce n’est pas un lieu vide. C’est un lieu vivant. Ce sont les chrétiens qui le font vivre, des prêtres polyglottes qui reçoivent les visiteurs, bien plus nombreux qu’au Louvre. »

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Mgr Aupetit, à Libération le 19 avril 2019, a eu raison d’en remettre une couche. Et on est frappé par la concordance des propos de l’archevêque de Paris avec ceux du comte de Paris, dans une tribune au Figaro, le 17 avril : « On ne peut qu’être blessé dans sa chair, en tant que Français et en tant que chrétien. Car Notre-Dame de Paris est bien plus qu’un bâtiment, plus même qu’un symbole, c’est le signe visible et bien réel du génie de la France. […] Il y a dans cet édifice une continuité historique entre d’une part les rois Capétiens bâtisseurs et d’autre part les autres régimes qui leur ont succédé jusqu’à notre Ve République, qui ont su préserver et faire rayonner ce legs, pour faire de la France un sommet de la culture universelle. Notre-Dame, en traversant les siècles, est le témoin vivant de l’unité des Français autour d’un destin commun. Comme Fils de Saint Louis, roi bâtisseur, je me rattache aussi pleinement à cette continuité. »

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Comment, en effet, ne pas remarquer l’émotion qui a traversé tout le pays réel ? Elle montre combien, à quelques rares exceptions près, la France, que d’aucuns se complaisent à dire déchristianisée, vibre encore dans sa chair et son âme à ce qui participe de son identité profonde. Nul « catholicisme culturel », en cela, mais les traces, encore vivantes, d’une culture catholique profonde qui ne demande, dans la fidélité à notre génie national, qu’à être revivifiée tant qu’il en est encore temps, c’est-à-dire tant qu’autre chose ne sera pas venu remplir ce « lieu vide » qu’est la laïcité, ces « abstentions » (Pierre Manent, Photo)  que sont les valeurs républicaines. Le comte de Paris a ajouté, dans sa tribune, que « notre génération, qui se drape souvent dans sa supériorité sur tout ce qui nous précède, est celle qui n’a pas transmis. […] Au-delà de la reconstruction, il faut plus que jamais exprimer l’exigence de la transmission. »

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Cette exigence d’une tradition vivante fondant notre avenir, à l’Action française, nous la portons plus consciemment que tout autre. Car nous connaissons les causes du mal et, sans être des charlatans de la monarchie — contrairement aux progressistes, nous ne promettons aucun paradis terrestre —, nous combattons tous les jours pour convaincre nos concitoyens des solutions permettant de redonner à notre pays les conditions de sa pérennité. Le 26 mai, aux élections européennes, rien ne serait plus catastrophique pour la France qu’une victoire de la liste macronnienne, qui est celle du renoncement national. Nous ne pouvons que regretter que ceux qui préemptent le vote patriotique n’aient pas réussi à s’entendre, même si cela ne saurait nous étonner : la logique des partis l’emporte toujours sur le bien commun. Toutefois, il faut voter, le 26 mai, et voter contre les forces de dissolution du pays. Voter contre Macron. Et pour la France.   

François Marcilhac

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Le Bien commun

( 6 mai, 2019 )

PENSER PRINTEMPS !

 

Editorial du N° de MAI 2019 de POLITIQUE MAGAZINE

 

Penser printemps ! disait Emmanuel Macron à ses fervents, en janvier 2017. Penser printemps pour l’agriculture, répétait-il en janvier 2018. C’est-à-dire être attentif à ce qui lève, à ce qui fermente, à ce qui advient. Penser printemps, c’est semer pour voir germer. Mais quelles moissons Emmanuel Macron s’attend-il à voir lever de Notre-Dame ruinée au début du printemps ? Pour le despote éclairé, tout est signe du destin. Sa marche est voulue par les dieux, et c’est fort de cette conviction qu’il entend trancher de tout avec superbe (et gageons que les courageux qui ont appelé le président à plus de retenue et de modestie vont payer leur rigoureuse honnêteté). Alexandre détruisit le nœud gordien – et on se demande encore la vertu de son geste idiot –, Macron profite de l’incendie pour affirmer que tout est plus beau pourvu que cela advienne par ses soins. Il est le démiurge. Tout est meilleur pourvu que cela soit son œuvre. Notre-Dame sera une start-up cathédrale, au cœur d’une île de la Cité enfin conçue comme un touristland inclusif, citoyen et irrigué de luxueuses boutiques. On verra mieux les tableaux ! Les débris seront choyés ! Tout juste si on ne proposera pas à l’évêque d’adapter le format des cérémonies et le calendrier liturgique en fonction des pics de fréquentation. Et pour arriver à ce beau résultat, une loi d’exception, qui fait toutes choses plus belles, et singulièrement les règles qui s’appliquent à tous mais pas aux désirs du printanier Président.

 

nC’est qu’il en a, des désirs ! Des désirs européens, contrariés en permanence par l’Allemagne, qui a compris, elle, qu’elle était au centre de cette Europe démesurément élargie d’où la France a été repoussée à l’extrême-ouest ; contrariés par la Pologne, qu’il conspue ; par l’Italie, qu’il insulte. Quel pays n’a-t-il pas lassé par son verbe haut ? Tous le lui font sentir, à chaque proposition rejetée, à chaque chantier repoussé, à chaque décision prise contre son avis, la dernière en date étant l’ouverture de négociations commerciales avec les États-Unis. Il ne lui reste plus que la France pour parader et songer à son printemps à lui, à son éclosion, à la métamorphose de ce vieux pays décevant, au peuple rebelle, querelleur, vindicatif (et paresseux, selon lui, qui semble ignorer les statistiques sur la productivité du travail en France – sans tenir compte de la fiscalité qui y est associée) et trop ignare pour avoir peur des fantômes qu’il agite, nationalisme ! populisme ! pas le choix ! moi ! Laissez-moi épanouir la France ! Que mille Macrons fleurissent !

 

nModerniser Notre-Dame, privatiser les routes après ADP – en faisant exprès de sous-investir pour leur rénovation –, désirer comme Cédric O que la France ait ses licornes numériques au lieu de considérer ses entreprises déjà milliardaires, réformer la constitution, tout ne concourt qu’à une rénovation forcée du pays, une régénération à la mode révolutionnaire, où le despote éclairé sait seul ce qu’il faut faire au point que sa volonté est l’ultime raison. Hoc volo, sic jubeo, sit pro rationevoluntas : je le veux, je l’ordonne, que ma volonté serve de raison. On ne frustrera pas Macron de son printemps, et si l’Europe reste enfermée dans son hiver, la France, elle, va se réchauffer, l’incendie de Notre-Dame n’étant que le dernier brasier en date, une manière de catastrophe spectaculaire dont Macron ne veut considérer que le symbole d’un vieil ordre qui s’effondre, comme ces Gilets jaunes qui ne sont que des hoquets du progrès. Son unique préoccupation ? Sa stature. « Je me fiche de la prochaine élection, je veux réussir ce mandat. Furieusement. Passionnément. » Nous voilà donc avec un furieux emporté par ses passions qui considère que ses opposants sont des agents de l’étranger ou, pire, des agents du chaos qui refusent le bien dont il est le printanier messager, Jupiter ayant viré Saturne au moment où, en plein âge d’or, il enseignait aux hommes l’usage de la faucille. Pour le moment, il fauche Notre-Dame, il fauche nos libertés, il fauche notre avenir, et ne sème rien. Curieux printemps. n

Philippe Mesnard

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