( 16 octobre, 2017 )

Le cynisme européiste d’Emmanuel Macron

 

Editorial de l’Action Française 2000 n° 2963 du 05 Octobre 2017.

 

Une Europe souveraine, unie, démocratique  »  : le titre du discours de Macron à la Sorbonne, le 26 septembre, suffit à prouver le tour de passe-passe, comme hier la «  fédération d’États-nations  » inventée par Jacques Delors – une fausse synthèse d’éléments inconciliables pour faire passer la pilule. Selon Delors, une Europe fédérale ne remettait pas en cause l’indépendance des nations, puisqu’elle préservait les États, ce qui était évidemment contradictoire  ; selon Macron, il convient d’attribuer à l’Europe les attributs de la nation  : la souveraineté, l’unité et un régime politique – la démocratie – reposant sur l’existence d’un imaginaire demos européen. Opposées en apparence dans leur formulation, les deux supercheries, aussi fédéralistes que ringardes, sont identiques. Macron regarde l’avenir dans le rétroviseur des «  pères fondateurs  ». Comme s’il s’était trompé d’époque. Comme s’il n’avait pas vu que l’Europe ne fait plus rêver des peuples qui, d’ailleurs, y ont toujours vu autre chose que leurs voisins  : pour les démocrates-chrétiens, surtout français, la garantie de la paix en sortant de l’histoire grâce à la constitution d’un ersatz de chrétienté  ; pour d’autres, notamment les Allemands, la possibilité de retrouver à plus ou moins long terme “leur” suprématie continentale – la «  destinée manifeste  » à la sauce germanique  ; pour d’autres encore, une assurance-indépendance contre un voisin – russe – jugé par nature menaçant. Et pour beaucoup, la possibilité d’appartenir à un club économique et monétaire permettant d’assurer leur développement, appartenance qui, ayant ses contraintes, peut se retourner en cauchemar car l’Europe est tout sauf solidaire – les Grecs l’ont appris à leurs dépens. Quant au Royaume-Uni, qu’il ait été dehors ou dedans (mais toujours à moitié), il est fidèle à la doctrine de Churchill  : le projet européen, c’est bon pour les nations continentales.

Histoire, identité et horizon

Macron a beau pérorer que l’Europe est «  notre combat  », «  notre histoire, notre identité, notre horizon  », il mêle là encore une platitude – l’Europe est en un sens «  notre histoire  » – à deux affirmations idéologiques. En quoi serait-elle «  notre combat  » – Quel «  citoyen  » européen serait prêt à mourir pour Gdansk davantage que pour Dantzig  ? – ou «  notre identité  »  ? Comme s’il existait une identité européenne préexistante aux identités nationales qui n’en seraient que les déclinaisons alors que, bien au contraire, l’identité européenne n’a jamais été que le carrefour des identités nationales. Non, évidemment, que ce dialogue n’ait eu d’incidence sur la culture de chacun des peuples qui y ont, inégalement du reste, participé dans l’histoire. Mais jamais ce dialogue n’a fini par constituer le brouet insipide d’une identité européenne. Enfin, en instituant l’Europe comme «  notre horizon  », Macron rétrécit singulièrement celui de nations historiques comme l’Espagne, le Portugal, le Royaume-Uni (dont il justifie ainsi la sortie) ou évidemment la France, dont les horizons se confondirent toujours avec la terre entière – reculant, comme il se doit, au fur et à mesure que ces nations avançaient. «  Notre horizon  » ne saurait se limiter au «  petit cap du continent asiatique  » (Paul Valéry).

Macron a évoqué les «  pères fondateurs  », eux qui, instrumentalisant le traumatisme de deux guerres mondiales dont les nations furent avant tout les victimes et à peine la cause occasionnelle, conçurent aussitôt leur projet comme un asservissement du politique à l’économique au plus grand profit de l’hégémonie américaine. Il est vrai que c’est de cette idéologie matérialiste que Macron est le héraut. Idéologie consumériste qui constitue le brouet insipide européen que nous évoquions à l’instant. C’est pourquoi, disciple de Monnet, il veut explicitement substituer le «  débat scientifique  » au «  débat politique  » et abandonner l’Europe aux «  experts  », c’est-à-dire aux lobbies.

Un souverainisme de repli  ?

Aussi, après Mitterrand à Strasbourg en 1995 – «  le nationalisme, c’est la guerre  » –, a-t-il beau dénoncer en «  continuateur  » plus qu’en «  révolutionnaire  » (Pierre-André Taguieff) «  nationalisme, identitarisme, protectionnisme, souverainisme de repli  », «  idées qui se présentent comme des solutions préférables  » auxquelles il avoue, deux lignes plus haut, préférer «  les bourrasques de la mondialisation  »  : ses propos n’en font que mieux ressortir son aveuglement et son cynisme. Aveuglement devant la résurgence, partout dans le monde, singulièrement en Europe, d’un besoin d’identité face, précisément, aux dégâts culturels, plus encore qu’économiques, du mondialisme. Car avant d’être des «  idées  », «  nationalisme, identitarisme, protectionnisme, souverainisme de repli  » traduisent un besoin de persévérer dans l’être auquel c’est le mondialisme, par ses ravages, qui risque de donner un visage peu amène – et le succès relatif de l’AFD en Allemagne n’est pas forcément pour nous réjouir. Il en est de même du faux nationalisme catalan, sur fond d’égoïsme économique  : que traduit-il sinon un “chacun pour soi” que le mondialisme favorise  ? Macron est dans le domaine des idées, ou plutôt de l’idéologie. Aux prétendues idées de repli, il oppose une Europe qui «  ne vivra que par l’idée que nous nous en faisons  ». Idée en l’occurrence sonnante et trébuchante, puisqu’elle consiste à faire de l’Europe un open space – parlons macronien – du mondialisme, comme le montre l’entrée en vigueur, avant même sa ratification par les parlements nationaux, du CETA, traité de libre-échange euro-canadien, auquel Macron a toujours été favorable. C’est là tout son cynisme. Faire servir, comme les «  pères fondateurs  », une idée apparemment généreuse à la mise en coupe réglée des peuples et des civilisations sous un impératif de primauté de l’économique cachant la volonté de puissance de l’Argent sans rivages. La souveraineté, l’unité et la démocratie dont il rêve, ce sont celles des marchés dictant leur loi à des peuples submergés, à l’identité éclatée. Il est vrai  : «  Moi je n’ai pas de ligne rouge, je n’ai que des horizons.  »

C’est à Giscard, qu’il fait penser. “Jeune” président (plus jeune même), centriste et atlantiste, il mêle lui aussi, en libéral-libertaire assumé, volonté de faire éclater les cadres de la société (l’avortement et le divorce pour Giscard, la PMA et bientôt la GPA et l’euthanasie pour Macron) et dépassement du national au profit d’une Europe mondialisée. Giscard est l’instigateur de l’élection du Parlement européen au suffrage universel, du regroupement familial puis de la Constitution européenne, devenue le traité de Lisbonne. Pour Macron  : listes européennes transnationales, Europe à deux vitesses pour forcer le passage au fédéralisme, budget «  du cœur de l’Europe  », valorisation du «  défi  » migratoire. Et comme Giscard à l’époque, peut-être notre «  pionnier  » se pense-t-il trop jeune pour prendre sa retraite après deux mandats nationaux et se voit-il déjà le premier président de l’Europe. Mais il faut auparavant diluer la France dans le grand tout européen. Bien sûr, les Allemands, Merkel en tête, n’ont pas les mêmes projets, surtout en matière budgétaire. Les Français ont toujours été les seuls «  Européens  ». Alignement explicite sur le «  modèle allemand  », que viendra sanctionner un nouveau «  traité de l’Élysée  », en matière sociale (la «  convergence  »), monétaire (la dogmatique austéritaire) et migratoire, bradage des derniers fleurons de notre industrie au profit du capitalisme d’outre-Rhin (Alstom dernièrement)  : les Allemands se contentent de ramasser ce que Macron leur offre. Ils savent que la condition d’une Allemagne toujours plus forte est une France toujours plus «  européenne  », c’est-à-dire toujours plus faible.

François Marcilhac

( 25 septembre, 2017 )

Un sympathique clin d’oeil : le numéro de rentrée de Politique magazine est consacré à Emmanuel Macron …

Politique Magazine revient !

Il est temps de se remettre « en marche »…

Après quelques mois d’inactivité, le numéro de septembre est sorti, consacré à Emmanuel Macron.

Au programme, un dossier abondant sur la nouvelle présidence servi par de belles plumes telles que Jean-Baptiste Donnier, Olivier Pichon ou encore Gilles Varange…

Avec ces différents collaborateurs, un bilan est fait de ces premiers mois d’exercice :

« Car c’est bien le sujet de l’heure. L’homme est pressé d’agir. Il joue le chef. La situation en exige un, de fait. Il n’en est qu’au début : il a déjà commis des erreurs, des fautes. Connaît-il suffisamment la vie, les choses de la vie, la politique, la France réelle, l’Europe dans sa complexité, le monde qui n’est pas forcé d’obéir à ses impulsions juvéniles ? »

Hilaire de Crémiers, extrait de l’édito de septembre

Cliquez ici pour commander le numéro de rentrée et vous abonner à Politique magazine

 

 

 

 

( 13 septembre, 2017 )

PRESSE ET LIBRAIRIE

 

 

CODEX – Le numéro 15 € – abonnement : 60 € (4 numéros)- CLD, 14 rue de l’église, 16120, Châteauneuf-sur-Charente.

 

Voici une très belle revue trimestrielle, luxueuse, de 178 pages. Son numéro 4, daté de l’été 2017, est consacré en grande parti à l’Action Française. Pour être objectif, relevons le bon article d’Olivier Dard et nous notons qu’il est bien précisé que l’A.F. ne fut pas collaborationniste, elle qui avait dénoncé le nazisme très tôt ! Le reste consiste essentiellement en un gros dossier sur l’A.F. et l’Eglise. Visiblement, soit les auteurs n’ont pas étudié le dossier et se contentent de recopier les attaques dont fut l’objet le mouvement, soit ils sont de mauvaise fois : Tout est faux ou presque ! Contre sens sur le « nationalisme intégral » et sur la notion de « politique d’abord », Maurras présenté comme athée ou païen alors qu’il était agnostique… La condamnation de 1926 est présenté comme inéluctable pour des raisons doctrinales qui ne sont pas précisées et pour une bonne raison : il n’y eu jamais de condamnation doctrinale de la part de l’Eglise ! Il n’y eut donc pas de « rétractation » avant la levée de l’interdiction en 1939, l’A.F. dit cependant regretter certains articles très violents contre la condamnation de 1926 ! Il y a bien sur les livres de jeunesse de Charles Maurras sur lesquels les démocrates chrétiens et Mgr Andrieu s’appuyaient, mais ils sont bien moins anti chrétien que l’on pourrait le croire dans une première lecture superficielle. Il s’agit, comme l’a fort bien montré Hilaire de Crémiers, de contes cryptés qui disent tout autre chose ! Enfin, nulle trace des archives du ministère français des affaires étrangères qui démontrent (voir les livres de Philippe Prévost) que l’affaire de la condamnation fut essentiellement politique.

Un conseil, ne dépensait pas un centime pour cette revue et déconseillait la à vos amis à moins, bien sûr, qu’elle ne fasse amende honorable dans son prochain numéro, ce que je vous signalerai alors.

 

 

LE FIGARO HISTOIREVIKING, la légende des hommes du Nord – 130 pages – 8,90 € le numéro. Abonnement : 49 € (6 numéros) à Le Figaro Histoire – libre réponse 73387 – 60439 Noailles cedex.

 

Voici encore en très beau numéro de cette revue d’histoire. Le dossier est consacré à ces intrépides personnages venus du Danemark, de Norvège ou de Suède et qui écumèrent les mers et les côtes d’Europe. Qui étaient-ils ? A la fois pillards, conquérants et commerçants, ils tuaient et pillaient – c’est leur réputation – mais pas uniquement et ils finirent par s’assagir souvent en se convertissant et en s’installant sur de nouvelles terres, en particulier – chez nous – en Normandie. Etude remarquable pour toute personne s’intéressant à ces guerriers et à l’histoire de notre continent.

A noter aussi l’éditorial de Michel de Jaeghere intitulé « court traité de dissidence » à lire et relire car il dit beaucoup sur l’état de notre société.

 

CAHIER SAINT RAPHAËL – 112  pages – 8 € le numéro – abonnement : 25 € à A.C.I.M. – 2 rue d’Equihen – 62360 Saint Etienne au Mont.

 

Les cahiers Saint Raphaël sont l’organe de » l’Association Catholique des Infirmières, Médecins et professionnels de Santé » dont le Président est le docteur Jean-Pierre Dickès. Dans ce numéro intitulé « S’asservir ou donner », en plus des informations très précieuses, comme toujours, données sur le monde médical, vous trouverez un reportage sur les missions de l’association aux Philippines et un dossier très complet sur le Cannabis que certains irresponsables veulent légaliser. Un grand danger pour toute la population.

A lire et à faire lire.

 

LE BON TRAVAIL – de l’Abbé Philbert RIGAULT – 132 pages – Editions de Chiré – 14 € à Editions de Chiré, BP 70001 – 86190 Chiré en Montreuil ou www.chiré.fr

 

Voici un petit livre à lire attentivement, il donne une idée précise de ce que peut être « le bon travail ». Nous pouvons lire sur la quatrième de couverture « En outre, il apportera de judicieux conseils sur l’éducation des enfants et le nécessaire retour aux sources d’une civilisation en pleine décadence ; de même, il accompagnera le lecteur dans sa pratique des grandes vertus de patience, d’humilité, de renoncement et de sacrifice. Le tout empreint de bon sens, d’une grand profondeur soutenue par les connaissances philosophiques et théologiques de l’abbé Rigault, toujours mesuré, équilibré, toujours accessible à tous (sans doute la plus grande qualité chez un intellectuel) et qui ne tombe jamais dans les lourdeurs moralisatrices, tentation pourtant facile dans ce genre d’exercice… »

Le livre est précédé du « testament d’inventeur » du même auteur.

C’est « un excellent petit traité sur le travail »

 

 

Jean NEDISCHER

 

( 13 septembre, 2017 )

Editorial du numéro de septembre 2017 de POLITIQUE MAGAZINE

 

 

À nos lecteurs

 

Chers Amis lecteurs, vous recevez à nouveau en ce début du mois de septembre Politique magazine. Après une interruption de trois mois !

Beaucoup d’entre vous se sont inquiétés. Vous nous avez téléphoné, vous nous avez écrit des lettres admirables de fidélité. Votre soutien nous a encouragés à faire front. Nous avons passé un cap difficile. Il est dur en nos temps de tenir un journal, en l’occurrence un mensuel, en gardant toute son indépendance. Politique magazine reste lui-même, il reparaît. Après trois mois d’absence. N’est-ce-pas merveilleux ?

Vous le constaterez : sa qualité de fond et de forme n’a pas changé. Vous retrouverez vos rubriques. L’actualité nous a contraints à nous étendre longuement sur notre président : voilà trois mois que nos abonnés et nos lecteurs habituels attendent notre jugement sur le sujet. Ils sont servis.

*

Car c’est bien le sujet de l’heure. L’homme est pressé d’agir. Il joue le chef. La situation en exige un, de fait. Il n’en est qu’au début : il a déjà commis des erreurs, des fautes. Connaît-il suffisamment la vie, les choses de la vie, la politique, la France réelle, l’Europe dans sa complexité, le monde qui n’est pas forcé d’obéir à ses impulsions juvéniles ?

Il parle et il parle trop sur tous les sujets, comme un élève qui récite des cours tout faits. Avec des vues justes comme il se doit et beaucoup d’idées fausses qui tiennent à ce « corpus » doctrinal catéchétique dont le fond façonne toute notre élite républicaine, financière, économique, politique. Comment des idées aussi stupides peuvent-elles dominer des esprits, par ailleurs, brillants ? C’est le grand et unique problème de la France depuis deux cents ans. Les catastrophes du passé, la longue descente de la France dans la voie d’un déclin dont il est de bon ton de dire maintenant qu’il est inéluctable, l’impossible gageure des promesses électorales répétées et des innombrables réformes avortées, les tombereaux de lois ou d’ordonnances, de décrets et de règlements qui sont déversés à longueur d’années sur cette pauvre France aux 800.000 normes ( !) et pour qui l’État obèse et inefficace légifère encore et en vitesse pour, paraît-il, mieux la libérer, autrement dit encore et toujours de la loi pour prétendument  libérer de la loi, ce fantastique cercle vicieux dans lequel notre France est ficelée, rien, absolument rien, ne paraît devoir éclairer ni la classe dirigeante ni le peuple français conduit d’isoloir en isoloir à sa propre déchéance.

L’expérience Macron qui ne fait que rajeunir des velléités de réforme d’un régime, en lui-même irréformable, ne montrera que trop l’impasse où la France s’est fourvoyée. Macron ne sera pas plus un sauveur qu’Hollande ou Sarkozy. Même dans le domaine éducatif où un Blanquer essaye  de redresser la barre, il est malheureusement probable qu’il sera quasi impossible de revenir sur des habitudes devenues invétérées. Notre devoir est de claironner cette vérité politique, la plus certaine qui soit. La Providence se chargera de l’avenir.

En attendant, chers Amis lecteurs, lisez votre et notre journal. Il est l’expression d’un courant de pensée qui vous est cher. Il nous est commun. Faisons-le prospérer. Si vous avez été abonné, réabonnez-vous. N’hésitez pas à abonner des amis ou à faire connaître ce numéro. Vous pouvez en commander à notre siège.

J’ose aller plus loin. Vous trouverez en page 5 du magazine, un formulaire de don qu’il est facile de remplir et qui donne droit à une déduction fiscale. Votre aide nous sera précieuse en ce moment décisif.

Merci à ceux qui l’ont déjà fait.

Le site internet retrouvera son activité dans les semaines qui viennent. Et nous reprendrons pour les Parisiens nos « mardis » de Politique magazine.

Soyez sûrs de notre reconnaissance. Renouons le lien entre nous avec ce numéro de Politique magazine. Je n’ai plus qu’à vous souhaiter bonne lecture !

Hilaire de Crémiers

( 9 septembre, 2017 )

Politique magazine • Le numéro de septembre est paru : « Macron président »

 

 

Et c’est une bonne nouvelle car Politique magazine n’avait pu paraître en mai et juin dernier. Le voici heureusement de retour. Et nous publierons mardi prochain une remarquable analyse d’Hilaire de Crémiers : « Macron, le sophiste ». LFAR

Au sommaire de ce numéro de septembre :

UN DOSSIER : Macron peut-il réussir ?

UNE ETUDE : Une nouvelle guerre de Corée ?

Et aussi dans ce numéro…  des pages d’actualité et de culture !

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( 6 septembre, 2017 )

Géopolitique • L’Afrique Réelle : le numéro de septembre 2017 est paru

 

Sommaire  

Actualité

Kenya : Entre les illusions de la croissance et les réalités ethniques

- La crise de la terre

- Luo contre Kikuyu ou les ravages de l’ethno-mathématique démocratique

Dossier

Sahel : L’ethnicisation du jihadisme

Débat

Afrique : Le déterminant ethnique

 

Editorial de Bernard Lugan

 

611995209.jpgDu Sahel à la zone guinéenne ou à la région péri-tchadique, l’ouest africain est en crise :

- Au Mali où la question nord-sud n’a pas été réglée et où l’islamisme est d’abord la surinfection d’une plaie ethnique, les attentats se multiplient et le chaos menace, s’étendant au centre du pays et débordant sur le Burkina Faso. En plus de ses propres crises, le Niger subit les conséquences des conflits malien et libyen. Quant au Tchad, il est saigné par la perte de ses revenus pétroliers, ce qui y réveille les vieux démons…

- Plus au sud, la Guinée risque de voir renaître ses oppositions ethniques à la faveur du prochain scrutin présidentiel, cependant que la Côte d’Ivoire ne parvient toujours pas à surmonter ses divisions.

- Dans le golfe de Guinée, le Nigeria est en pleine incertitude avec un président malade qui ne dirige plus un pays devenant peu à peu une sorte de bateau-ivre. En dépit de ses problèmes linguistiques, le Cameroun connaît un calme relatif avant la tempête qui risque de s’abattre sur lui à l’occasion de la campagne présidentielle de 2018.

Dans tous ces pays la « communauté internationale » (lire les Occidentaux), a imposé des élections en postulant qu’elles allaient y régler les crises. Sans tenir compte des leçons du passé et sans remettre en cause leur credo philosophique, les dirigeants des pays du Nord continuent de parler de « bonne gouvernance » et de démocratisation. Tétanisés par les dogmes qui les corsètent, ils nient ou ils refusent de prendre en compte les grandes réalités qui sont pourtant au cœur des problèmes africains : nous sommes en effet face à des sociétés communautaires et enracinées alors que le démocratisme est une idéologie individualiste, universaliste et hors sol.

Comment, dans ces conditions, prétendre que la démocratisation pourra ramener un semblant de stabilité dans des pays où le système du « One man, one vote » débouche sur l’ethno-mathématique, à savoir le triomphe automatique des représentants des ethnies les plus nombreuses, les plus prolifiques ?

Dans les Afriques où la criante nécessité d’Etats forts est une évidence, l’impératif démocratique décrété à la Baule par le président François Mitterrand le 20 juin 1990 a eu des conséquences désastreuses dont nous n’avons fini de mesurer les dégâts. Le multipartisme y a en effet affaibli des Etats en gestation et réveillé les luttes de pouvoir à travers des partis qui ne sont, dans leur immense majorité, que des habillages ethniques. C’est pourquoi il importe de permettre à l’Afrique de reprendre au plus vite ce « raccourci autoritaire » qui traumatise tant les démocrates européens, mais qui, seul, est peut-être susceptible, un jour, de provoquer une coagulation nationale [1].  •

[1] Voir à ce sujet mon livre Osons dire la vérité à l’Afrique. Le Rocher, 2015.

( 20 juillet, 2017 )

DEUX REVUES A LIRE, FAIRE LIRE et DIFFUSER

 

-          LA NOUVELLE REVUE UNIVERSELLE, n° 48, 18 €, 206 pages, 1 rue de Courcelles, 75008, Paris, courriel : associationregalia@gmail.com

 

Un numéro de grande qualité avec les participations de Christian Franchet d’Espérey, Gilles Varange, François Reloujac, Jacques Bichot, Antoine de Crémiers, Olivier Pichon, Gabriel Privat, Philippe Lallement, Séphane Bern, Patrick de Beaucaron, Marc Couturie, Péroncel-Hugoz, Lars Klawonn, Louis de Montalte, Michel Mourlet.

 

-          L’ACTION FRANCAISE hors série : L’ACTION FRANCAISE, UNE ECOLE DE PENSEE – MAURRAS PAS MORT ! 5 €, 10 rue Croix des Petits Champs, 75001, Paris. www.librairie-de-flore.fr

 

Ce hors série est remarquable avec les participations de François Marcilhac, Charles Horace, Pierre Chaumeil, Fernand Dartois, Reynald Secher, Jean-Philippe Chauvin, Christophe Boutin, Stéphanne Blanchonnet, Charles Saint-Prot, Pierre Lafarge, Eric Letty Grégoire Dubost, Xavier Cheneseau et un entretien avec Le Prince Jean de France.

( 19 juin, 2017 )

PRESSE ET LIBRAIRIE

 

 

LA NOUVELLE REVUE D’HISTOIRE – Le numéro : 6,90 € – abonnement : 50 € (6 numéros + 2 hors série)- NRH service abonnement, 88 avenue des Ternes, 75017, Paris

 

Le dossier du numéro 90 (Mai-Juin 2017) de cette excellente revue d’histoire est consacré à l’émergence de l’Amérique impériale depuis sa montée en puissance (1890-1914), son entrée dans le conflit mondial et la « paix manqué de Wilson ». Nous trouverons aussi dans cette revue – entre autres – un article remarquable d’Henri-Christian Giraud sur le « duel » ayant opposé De Gaulle et Saint-Exupéry.

Vous devez vous le procurer.

 

 

JEANNE D’ARC – de Reynald SECHER, Guy LEHIDEUX et Charlie KIEFER – 64 pages – 14 € à Reynald Sécher Editions, 3 rue de Rennes, 35690, Acigné. www.reynald-secher-editions.com

 

Voilà une bande dessinée de très bonne qualité (comme toutes les BD éditées par Reynald Secher !), très accessibles aux enfants qui apprendront ou approfondirons leur connaissance de la Sainte de la patrie. Après une dizaine de page montrant de contexte historique de l’époque en France, il y est décrit la vie de Jeanne d’Arc, son activité, ses combats, sa foi…

En plus de la BD, nous y trouvons 16 pages de textes écrits par Reynald Secher, Jacques Trémolet de Villers, Nicolas de Villiers, Président du Puy du Fou sur l’anneau de Jeanne d’Arc, et de l’abbé Jacques Ollivier de la Fraternité Saint Pierre. Les parents de ce dernier, lorrains, ont restauré l’ermitage de Notre Dame de Bermont où Jeanne, enfant, aimait à venir prier.

Voilà une bande dessinée à acheter et à offrir.

 

 

LA FRAND-MACONNERIE et les projets Ferry –  d’E. d’AVESNE – 144 pages – Editions de Chiré, BP 70001, 86190 Chiré en Montreuil, www.chire.fr, 16 € port compris.

 

E. d’Avesne est le pseudonyme du Père Rouvier, Jésuite, né à Marseille le 21 mars 1851, grand spécialiste de la Franc-Maçonnerie.

Dans ce livre, l’auteur décrit les « avancées » de la Franc-Maçonnerie tout au long du XIX° siècle, ses méthodes pour imposer ses idées dans le monde politique. En particulier, il montre avec de nombreux documents à l’appui, comment elle en arriva à établir les lois sur l’école laïque que nous connaissons sous le nom de « loi Ferry ».

Livre très intéressant à lire surtout aujourd’hui où elle a acquit une puissance encore plus grand, on le voit avec le nouveau gouvernement…

 

ESPERANCE BANLIEUES – de Harry ROSELMACK et Eric MESTRALLET – 189 pages – Editions du Rocher – 16,90 €

 

L’échec scolaire est un des grands drames de la France aujourd’hui. Il est encore plus important dans les « banlieues » difficiles. L’Etat met beaucoup d’argent dans les écoles dans ces zônes et pourtant nous ne pouvons constater que son échec, le pourcentage d’enfants ne sachant ni lire ni écrire est de plus en plus important. Constatant l’échec de l’école publique comme de l’école libre « sous contrat » car toutes deux soumises aux instructions du ministère de l’éducation, la Fondation Espérance Banlieues a décidé de relever le défit en créant une école associative issue de la société civile. C’est le Cours Alexandre Dumas de Montfermeil.

L’école, dit Eric Mestrallet a « six objectifs principaux : conforter les familles dans leur rôle de premiers éducateurs de leurs enfants ; transmettre les connaissances fondamentales ; transmettre l’amour de la France et de sa culture ; accompagner le développement de toute la personne de l’enfant ; diffuser une culture de paix ; enfant, favoriser l’insertion professionnelle des jeunes. »

L’école, hors contrats, a une organisation originale, qui s’adapte aux enfants, leurs donnant des responsabilités…

Pour tout savoir si cette école pilote, lisez ce livre passionnant qui montre qu’il est possible de sortir permettre à des enfants en difficulté du fait de la cité dans laquelle ils vivent d’avoir un avenir prometteur à condition de sortir du carcan de l’éducation nationale.

A noter qu’à la suite de cette école pilote, 7 autres se sont créés sous le même principe et une trentaine sont à l’étude dont une à Nancy.

 

 

Jean NEDISCHER

( 17 avril, 2017 )

PRESSE ET LIBRAIRIE – LR n° 334

 

 

LECTURES FRANCAISES – Le numéro : 6,50 € – abonnement : 66 € – DPF VAD, B.P.70001, 86190, Chibré en Montreuil.

 

Ce mensuel plein de renseignements, d’informations, fête cette année ses 60 ans. C’est en effet en mars 1957 que son premier numéro est paru. Il était à l’époque dirigé par Henry Coston, assisté de Michel de Mauny et Pierre-Antoine Cousteau. En 1977, la direction passa aux mains de Jean Auguy, directeur de la Diffusion de la Pensée Française (DPF). Enfin ce dernier transmis il y a peu le flambeau à François-Xavier d’Hautefeuille.

Ce numéro 719 daté de mars 2017 est plus particulièrement consacré à cet anniversaire bien que nous y trouvions aussi des pages consacrées à la politique actuelle.

Nous ne partageons pas toutes les positions de ce mensuel mais il faut en remarquer la qualité des articles et des informations.

En tout cas, un numéro à se procurer.

 

 

ALGERIE, l’histoire à l’endroit – de Bernard LUGAN – 243 pages – 25 € à Bernard Lugano Editeur, BP 45, 42360, Panissières – www.bernard-lugan.com

 

Le territoire que l’on appelle aujourd’hui Algérie fut formé par la France dans ses frontières actuelles. Quelle est l’histoire des pays, tribus, villes qui le forment ? Pays berbères envahi successivement par les romains, les arabes, les turques, la France… a-t-il eu un jour une unité ? une langue ? Que s’est-il passé en Algérie lorsqu’elle fut française ? et depuis ?

C’est à toutes ces questions que répond Bernard Lugan, le grand spécialiste français de l’Afrique.

Livre essentiel à l’heure même où les Algériens sont à la fin d’une période qui fut très difficile pour eux et dont l’avenir est problématique. Moment aussi où beaucoup de ressortissants de ce pays vivent en France.

 

LA GUERRE INTERIEURE –  d’Yves – Marie ADELINE – 42 pages – Editions de Chiré, BP 70001, 86190 Chiré en Montreuil, 6,50 € port compris.

 

D’où vient cette religion musulmane qui est professée par un nombre de plus en plus important de personnes vivant sur le territoire Français ? C’est à cette question que répond ce petit livre qui tente aussi de nous expliquer quel est le danger de cette installation pour notre pays.

Va-t-on vers une « guerre intérieure » entre les Français d’origine et ces musulmans surtout à une période où le régime républicain « a entrepris de transformer radicalement le visage de la France pour lui retirer ses racines » chrétiennes ?

A lire pour réfléchir à notre avenir.

 

Jean NEDISCHER

 

( 4 avril, 2017 )

Politique magazine, numéro d’avril : « La France écartelée »

 

Découvrez le numéro d’avril !

A commander ici !

DOSSIER : Les fractures françaises

L’élection présidentielle permet de révéler les fractures entre les différentes catégories de populations et leurs aspirations. Avec, en arrière-plan, des enjeux de pouvoirs et de modèles de société qui reconfigurent les logiques partisanes de la Ve République.  •

Et aussi dans ce numéro…  54 pages d’actualité et de culture !

Sommaire

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