( 13 octobre, 2018 )

La Nouvelle Librairie a subi une nouvelle attaque : les médias complices

 

Lu sur « le salon beige ».

Il est probable que si l’attaque avait eu lieu contre une librairie « de gauche », des poursuites  de l’Etat auraient eu lieu contre le journal ayant appelé à l’attaquer et un ministre au moins sinon le premier d’entre eux, voire le président se seraient déplacés pour constater la « scandaleuse » agression ! LR

 

 

Ouverte en septembre dernier, et immédiatement dénoncée par l’Express comme une librairie n’ayant pas sa place au Quartier latin, parce que de droite, la librairie liée à l’excellente revue Eléments, avait subi une première intimidation le 10 septembre lorsqu’un petit groupe de militants d’extrême-gauche avait menacé physiquement le gérant François Bousquet, avant de dégrader la vitrine de la librairie pendant la nuit, comme nous l’avions relaté dans Valeurs actuelles.

A l’occasion de la venue d’Eric Zemmour dans la librairie, invité à signer son livre Un destin français, mercredi 26 septembre, les antifas, via notamment un autoproclamé Comité d’Action Autonome de la Sorbonne, avaient promis de venir perturber l’événement avant de renoncer face au déploiement conséquent des forces de police autour de la librairie, ce qui n’a pas empêché certains médias d’ironiser sur la protection pourtant indispensable dont bénéficiait l’essayiste.

A la fin de la manifestation interprofessionnelle du 9 octobre à Paris, après une dispersion sauvage vers la contrescarpe, les militants d’extrême-gauche sont revenus avec des intentions criminelles affichées. A 19h15, un antifa a pénétré dans la librairie en insultant le libraire, trois clients et une partie de la rédaction de la revue Eléments qui y organisait une réunion, annonçant qu’il allait revenir et faire « cramer » la librairie avec ses copains. Et en effet, quelques minutes plus tard, un groupe de 150 à 200 activistes débarquaient devant la librairie en menaçant d’y mettre le feu, et commençaient à dégrader la vitrine. La police alertée est heureusement arrivée quelques minutes après et des dizaines de fourgons de CRS ont très rapidement quadrillé la rue Médicis.

Barricadés à l’intérieur de la librairie pendant près d’une heure, les clients, le libraire et les rédacteurs d’Eléments ont finalement été exfiltrés par les CRS à 20h30 sous les injures des militants contenus par les forces de l’ordre.

Cette nouvelle attaque, plus grave que la précédente, fait peser une menace de plus en plus lourde sur une librairie parfaitement légale, laquelle est soutenue par une revue parfaitement légale elle aussi, et dont les idées ont droit de cité au même titre que les autres.

Mais le plus révoltant dans cette affaire est le silence coupable de la presse et des médias. Selon nos informations une journaliste de l’AFP se trouvait sur place lors de l’attaque : pas une dépêche n’a pourtant été publiée. […]

 

 

( 15 septembre, 2018 )

La princesse Chantal de France assistera au 303ème anniversaire de la Fondation de l’Hôtel des Invalides

 

Lu sur le blog « La couronne »

 

La princesse Chantal de France assistera au 303ème anniversaire de la Fondation de l’Hôtel des Invalides chantal-de-france

Dimanche 16 septembre, à la demande du Chef de la Maison royale de France, Monseigneur le comte de Paris . retenu en province par un lourd agenda . Son Altesse Royale, la princesse Chantal de France, représentera officiellement son frère, lors de la cérémonie célébrant le 303ème anniversaire de la Fondation de l’Hôtel des Invalides par le roi Louis XIV.

 

La princesse assistera ainsi avec son époux le Baron François-Xavier de Sambucy de Sorgue à la messe traditionnelle de la Fondation des Invalides, célébrée cette année encore par Mgr Antoine de Romanet, Évêque aux armées, en la cathédrale Saint Louis des Invalides. La princesse, représentant la Famille de France lors de cette cérémonie y retrouvera également son cousin issu de la Branche capétienne des Bourbons d’Espagne, le prince Louis de Bourbon, venu spécialement en France pour l’occasion.

 

La messe commencera à 11h et sera ouverte au public. Nous appelons donc tous nos lecteurs présents sur Paris ce jour là, à venir nombreux accompagner la princesse Chantal de France lors de cette cérémonie.

( 21 juin, 2018 )

De DOMREMY à VAUCOULEURS

 

 

Comme tous les ans depuis 40 ans, sous la direction de Jean-Marie Cuny, ce 13 Mai nous avons suivi le chemin emprunté par sainte Jeanne d’Arc pour aller de Domrémy à Vaucouleurs. Ainsi avait débuté son épopée.

Parti à 8 h 30 de l’église de Domrémy, nous arrivâmes à Champougny pour la messe après être passé entre autres à l’Hermitage de Bermont où aimait aller la petite Jeanne. La messe fut célébrée par le chanoine Dumain de l’Institut du Christ Roi spécialement venu de Bruxelles. Cela lui rappelait les souvenirs de sa jeunesse lorsqu’il faisait le pèlerinage avec les scouts.

Un pique nique – sous la pluie  – eut lieu ensuite arrosé d’un peu de champagne pour marquer les 40 ans avant de reprendre la route pour Vaucouleurs.

Malgré le temps, voici un  bel hommage rendu à la sainte de la Patrie. Tous reviendront avec des amis l’an prochain.

 

Philippe SCHNEIDER

( 8 juin, 2018 )

Aidez la Fondation Jérôme Lejeune

 

 

Faire de votre impôt un geste qui profitera aux plus fragiles

Aidez la Fondation Jérôme Lejeune

 

Chers amis de la Fondation Jérôme Lejeune,

Il y a quelques semaines je vous écrivais pour vous demander votre aide et vous avez été  nombreux à répondre à cet appel. Je vous remercie de tout cœur !

Comme je vous l’expliquais, la Fondation Jérôme Lejeune vit des moments difficiles. Les ressources d’une Fondation dépendent en grande partie des dispositions fiscales des dons. Ceci est particulièrement vrai pour la Fondation Jérôme Lejeune qui ne bénéficie d’aucune subvention publique et vit exclusivement de la générosité de ses donateurs.

  • Aussi, je souhaite vous rappeler que si vous êtes redevable de l’IFI, vous avez encore une semaine, jusqu’au 15 juin 2018, pour nous adresser votre don. 75% de votre don au bénéfice de la Fondation Jérôme Lejeune est déductible de votre IFI dans la limite de 50 000€ par an. Ainsi, un soutien exceptionnel de 1 000€ vous ouvre droit à une réduction IFI de 750€.
  • Si vous n’êtes pas concerné par l’IFI, je vous rappelle que vous avez la possibilité de déduire 66% de votre don de votre impôt sur le revenu dans la limite de 20% de votre revenu imposable.

Vous apportez un soutien irremplaçable à la recherche pour vaincre les maladies comme la trisomie 21. Au nom de tous nos patients et des personnes vulnérables, je vous exprime toute ma gratitude et ma confiance,

Thierry de La Villejégu
Directeur de la Fondation Jérôme Lejeune

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( 12 mars, 2018 )

Bonumvinumlaetificat cor hominis !

 

 

« Le Bon Vin réjouit le cœur de l’homme » est-il dit dans l’Evangile.

Notre religion est en effet celle du partage du pain et du vin. L’étude de l’évangile nous montre que le vin n’est pas d’un usage courant dans l’Ancien Testament.

Bien sûr, on voit que le brave Noé, après le déluge universel, s’est saoulé d’importance. C’est vrai qu’après avoir eu tant d’eau, il a abusé du vin ! Mais, ce n’est pas un exemple pour la jeunesse.

A la différence de Jean-Baptiste qui ne buvait que de l’eau, Notre-Seigneur Jésus ne s’est pas abstenu de vin. Il connaissait l’acidité du vin trop vert et la bonté du vin vieux.

Son premier miracle a été de transformer l’eau en vin. (Il aurait fait le contraire, il n’aurait pas été crédible). Notre-Seigneur a donc fourni aux noces de Cana un vin meilleur en abondance.

Dans son enseignement, Notre-Seigneur se déclare, lui-même, comme étant la vraie vigne dont les croyants seraient les pampres chargés de donner du fruit. Dans l’évangile, Jésus compare également son père au propriétaire d’un vignoble.

Enfin, Jésus a donné son sang et, le vin, fruit de la vigne et du travail des hommes, est devenu une substance sacramentelle.

Nous avons la chance d’être catholique, car par exemple, la religion musulmane interdit le vin… Et dire qu’il y a des imbéciles qui se convertissent à l’Islam !

Au pays de Lorraine, autrefois pays de la cervoise, on vénère saint Arnould, patron des brasseurs, mais l’église améliora surtout les vignobles tout au long des siècles. Toutes nos abbayes possédaient de bons cépages sur les côteaux les mieux orientés. Et, c’est chez nous, à Verdun précisément, que saint Airy au VIe siècle-comme le Christ à Cana- accompli le miracle du tonneau de vin intarissable…

 

Jean-Marie CUNY

( 7 décembre, 2017 )

LA REBELLION CACHEE A NANCY

Le 25 septembre dernier fut projeté à Nancy le filme de Daniel Rabourdin « La Rébellion cachée ». Ce fut un grand succès pour cette première séance organisée par le club du cinéma chrétien de Nancy, il fallut en effet changer de salle à la dernière minute, celle réservée se révélant trop petite.

Après la projection, un échange fructueux eut lieu entre le public et l’auteur du film.

A noter que le club du cinéma chrétien aura sa prochaine séance le vendredi 15 décembre à 15 h et à 20 h avec la projection du film « la Confession »

Salle Saint Jean-Paul II, 149 avenue du général Leclerc à Nancy

( 11 août, 2017 )

Le petit soldat

 

Éditorial de l’Action Française 2000 d’Août 2017

 

L’élection d’Emmanuel Macron devait ouvrir une ère nouvelle : elle se contente d’aggraver les défauts de l’ancienne sans qu’il faille attendre du nouveau pouvoir la volonté de répondre aux défis qui se posent à notre pays. Entre enfumage et brutalité, le but désormais avoué est au contraire d’achever la société française dans son équilibre traditionnel, de plus en plus précaire.

Les couacs ou les polémiques dont Jupiter rendrait responsables, dans les milieux bien informés, ses différentes équipes, qu’il s’agisse de ses collaborateurs directs, du Gouvernement ou de La République en marche, sont avant tout le fruit du malentendu qui s’est installé entre lui et les Français. Non seulement ils ne l’ont jamais adoubé comme un sauveur, puisqu’il est le plus mal élu de tous nos présidents, mais ils se sont aperçus très vite que loin de représenter une rupture, son élection était un aboutissement. C’est comme des fruits pourris, c’est vrai, que les vieux partis de gouvernement sont tombés au printemps dernier. Sonnées, les vieilles équipes vont prendre quelque temps avant de se reconstituer et de faire le nécessaire travail de recomposition idéologique, mais les partis sont parties prenantes d’une Ve République qui a été la première à leur attribuer dans la Constitution un rôle spécifique, puisque, selon l’article 4, ils « concourent à l’expression du suffrage ». D’où la bâtardise de La République en marche, conçue comme une sorte de mouvement poujadiste pour CSP++, que le chef de l’État cherche désormais à faire entrer dans le cadre vermoulu de nos institutions – le seul qui demeure pour l’instant opératoire –, fût-ce au corps défendant de ceux qui ont vraiment cru que leur élection représentait enfin la disparition du décalage entre le pays légal et le pays réel. La République en marche, n’est-ce pas la société civile enfin représentée par elle-même à l’Assemblée ? Peu importe que les membres de la nouvelle majorité soient à ce point coupés des Français ! Ils croient d’autant plus volontiers à leur mission novatrice qu’ils prennent leur absence de culture politique pour un défi au vieux personnel et aux vieilles pratiques : Macron ne les a-t-il pas appelés pour faire de la France une jeune pousse ? Ne se sentent-ils pas tous promis à cette révolution qui consiste à larguer les lourdeurs de modèle politique pour l’efficacité du modèle de la start-up ?

Bercy prend le pouvoir

Macron est un aboutissement, avons-nous dit. Jusqu’à présent cohabitaient à la tête de l’État un personnel politique hérité de la tradition républicaine et les intérêts de l’oligarchie, qui, à la faveur de la construction européenne, a pris le dessus sur nos exécutifs. Certes, cette domination n’a pas pu être possible sans la trahison par nos élites de leur mission politique, que la prise du pouvoir par la rue du Louvre en 1974 a amorcée et que celle par Bercy en 2017 a achevée. De Giscard à Macron, il n’y a pas de solution de continuité. Il y a seulement l’aboutissement d’un double projet technocratique et mondialiste – Giscard est déjà l’homme qui regarde la France de l’extérieur et réduit notre pays à 1 % du monde. Le personnel politique, durant ces quarante-cinq ans, loin de lutter, comme c’était son devoir, contre une évolution qui n’avait rien d’inéluctable – il n’y a pas de sens de l’histoire, il y a seulement des tendances lourdes qui se succèdent au fil des rapports de forces successifs –, a au contraire cherché à l’accompagner, dans l’espoir non pas de l’encadrer ou d’en limiter les effets, mais d’y survivre en en devenant un des partenaires. Le double septennat de Mitterrand fut de ce point de vue catastrophique. Ancien militant politique de droite sous la IIIe République, politicien opportuniste sous la IVe République, concurrent socialiste malchanceux de De Gaulle et de Giscard sous la Ve, Mitterrand avait tout de l’homme politique ancienne mode. Las ! Exception faite des deux premières années, du reste malheureuses, de son premier mandat, Mitterrand mit bientôt la France à l’heure européenne, ou plus exactement allemande, il suffit de relire un acteur de l’époque, Chevènement. Car le traité constitutionnel de 2005 – dernière fois où les Français purent se prononcer en tant que peuple politique –, la forfaiture de Lisbonne en 2008 ou celle du traité budgétaire en 2011 ne furent possibles que parce que Mitterrand avait engagé, en 1992, la disparition de la France comme acteur politique par le traité de Maëstricht, tout en entamant la dissolution de la France comme être politique via le remplacement de l’idéologie socialiste, encore trop politique, par l’antiracisme, aggravant du point de vue de l’identité nationale la politique migratoire inaugurée sur le plan démographique par Giscard.

Médiocrité croissante à l’Élysée

Comment s’étonner que la classe politique, génération après génération, ait perdu progressivement le sens même de la nation, et avec celui-ci, le sens de l’État ? La médiocrité croissante de nos chefs d’État de Mitterrand à Hollande correspond à la perte progressive de la notion même du politique chez nos élites. C’est en ce sens que Macron est un aboutissement et non une rupture : celui du mouvement né avec le retour du saint-simonisme en 1945 et porté sur les fonts baptismaux par un Jean Monnet et toute sa clique sous la IVe République. Et si les débuts de la Ve ont pu faire illusion avec le retour de De Gaulle au pouvoir, qui a marqué une pause dans le projet européen, celui-ci repartit de plus belle après son départ et surtout après 1974, la mondialisation financière décidant du rapport de forces.

Le rejet, au printemps dernier, des partis politiques traditionnels au profit, tout relatif, compte tenu du taux d’abstention inédit, de La République en marche, est celui d’acteurs fondés sur une forme ancienne – les partis de la IIIe République – discrédités d’avoir accompagné et même favorisé la prise de pouvoir par l’oligarchie alors que leur mission, au moins théorique, était d’en protéger les Français. La création de La République en marche a eu pour fonction de remplacer ces vieilles outres, rendues obsolètes par Hollande et Fillon, par une outre nouvelle, totalement connectée sur le nouveau monde, dont le nouveau parti, « en marche » perpétuelle, comme le temps de la finance, doit être, et est, en quelque sorte, une représentation fidèle. Ce nouveau parti a toutefois besoin d’être encadré, car la « société civile », même tronquée, n’a, par elle-même, aucune unité. On comprend qu’une partie du vieux personnel politique se soit recasée auprès de Macron pour assurer cette délicate mission dans un cadre encore politique et constitutionnel. Nous sommes donc toujours dans une situation bâtarde. La prochaine étape sera le dépassement même de ce cadre. D’où les velléités de réforme constitutionnelle vers un régime parlementaire encore plus raisonné et efficace. Comprenez, encore plus docile et inefficient. Car c’est bien vers un affaiblissement du rôle du Parlement que s’oriente Macron, comme le montre la prétendue réforme de moralisation qui vise à achever de discréditer le parlementaire comme tel tout en s’orientant vers un parlement chimiquement pur, sur le plan idéologique, puisque désormais, il faudra être antiraciste, immigrationniste et militant LGBTIXYZ pour être élu.

L’État livré à l’oligarchie

Devrions-nous nous en réjouir, nous, qui à l’Action française, n’avons cessé, à juste titre, de dénoncer les défauts irrémissibles du régime des partis ? Malheureusement, le but de Macron n’est pas de redonner à un exécutif véritablement indépendant le pouvoir souverain de décision. Non, il est d’achever le processus en livrant définitivement l’État ou, plutôt ce qu’il en reste, à l’oligarchie internationale, dont il est le petit soldat.

François Marcilhac

( 5 décembre, 2016 )

Un symbole fort : une nouvelle croix à deux pas de la Tour Eiffel, et l’aurore qui éclipse le crépuscule

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Nous craignons, pour notre part, que quelque soit le nouveau président élu en 2017, la France n’est toujours pas de politique étrangère. Nous sommes, hélas, en république !

 

grain de sel.jpgLa construction, au pied de la Tour-Eiffel, de la cathédrale de la Sainte Trinité de Paris, avait été décidée en 2007 entre Nicolas Sarkozy et Vladimir Poutine. C’était la fin d’un assez mauvais feuilleton sur l’utilisation qui serait faite de ce terrain : certains avaient même proposé d’y édifier une mosquée ! En ce lieu hautement symbolique de notre ville capitale, on nous permettra de nous réjouir de voir surgir de terre plutôt la croix des racines chrétiennes de l’Europe que le croissant d’une religion qui a agressé et envahi par deux fois cette même Europe, en 711 par l’Espagne, et en 1492 par Constantinople. Et qui lui fait la guerre aujourd’hui de la façon que l’on sait…

Coiffée de ses cinq bulbes dorés, la cathédrale a donc été consacrée hier, dimanche 4 décembre, par le Patriarche Cyrille seizième patriarche de Moscou et de toute la Russie, depuis le 27 janvier 2009. Mais sans Vladimir Poutine ni François Hollande, ni d’ailleurs aucun représentant de haut rang de l’Etat français, ce qui n’honore pas notre pays, et n’est pas à la hauteur de l’évènement : si la Russie avait envoyé son ministre de la Culture, Vladimlir Medinski, et son ambassadeur, Alexandre Orlov, le semble-gouvernement français n’était représentée que par un simple secrétaire d’État (Jean-Marie Le Guen) ! A gouvernement misérable, attitudes misérables…

Et pourtant, malgré ces mesquines contingences d’un Pays légal et d’un semble gouvernement à bout de souffle, la consécration de ce dimanche est des plus importantes, d’abord en ce qu’elle est, mais aussi en ce qu’elle annonce :

- En ce qu’elle est, d’abord, puisque – on vient de le voir – malgré l’opposition farouche de certains, dont l’ancien maire de Paris, le non regretté Bertrand Delanoë, d’autres projets farfelus auraient pu voir le jour en ce lieu prestigieux. C’est finalement la Croix qui l’a emporté, et un symbole fort de notre proximité avec notre allié naturel, la Russie.

- Et aussi en ce qu’elle annonce, sur la Russie, justement : quel que soit le vainqueur de la prochaine élection présidentielle – Marine Le Pen ou François Fillon – il rétablira des relations normales et assainies avec la Russie, qui est, redisons-le, notre partenaire et allié naturel dans une Eurasie triplement indispensable :

• pour faire contrepoids aux géants comme la Chine ou les Etats-Unis, dans les domaines économiques, politiques, diplomatiques…;

• pour mener et gagner la guerre contre le terrorisme islamiste de Daech et Compagnie, non seulement en Irak, en Syrie, en Libye, mais aussi, et en un sens surtout, en Europe et ici, chez nous;

• enfin, pour renforcer le ressourcement spirituel des peuples d’Europe; pour que, réunis et rapprochés à nouveau autours de leurs racines communes, les frères européens redécouvrent les intuitions de leurs origines, comme le répétait saint Jean-Paul II; ou qu’ils retrouvent, comme le disait Jean-François Mattéi, clôturant son magistral Le regard vide par cette citation du Phylèbe, de Platon, « le chemin qui conduit chez nous ».

Ainsi va se clôre, dans quelques mois à peine, une funeste période, qui n’aurait jamais dû être ouverte, et qui ne le fut que par le seul aveuglement idéologique et la faiblesse intellectuelle du semble-gouvernement Hollande, au mépris des considérations de bon sens les plus élémentaires et des intérêts nationaux français les plus évidents. Les stupides « sanctions » économiques soi-disant infligées à la Russie, et qui nous pénalisent bien plus qu’elle, seront levées; et dans tous les domaines, les relations redeviendront normales, et il faut espérer que l’on tournera définitivement la page de l’épisode tragico-ubuesque des Mistral, qui a sérieusement nui à notre crédibilité.

A ce moment-là, soit Poutine viendra à Paris, soit le nouveau Chef de l’Etat français ira à Moscou : et la poignée de main au sommet qui n’a pas eu lieu ce dimanche sera, ce jour-là, celle de la réconciliation.

Et le crépuscule de notre pauvre diplomatie actuelle aura définitivement laissé la place à l’aurore d’une politique nouvelle et fructueuse, sur ce point précis de la Russie…

( 9 octobre, 2016 )

Enseignement • Discours de fin d’année…

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Plusieurs lecteurs nous ont envoyé ce morceau de bravoure, adressé – paraît-il – par un professeur de lycée à ses élèves, le jour de  la sortie des classes. Il traîne beaucoup de choses sur Internet, et il vaut mieux vérifier avant de prendre ce que l’on reçoit pour argent comptant; mais, là, de toute façon, il s’agit d’humour … 

« Je regrette de ne pouvoir reprendre l’antique coutume de prononcer le discours en latin, mais, que voulez-vous, la mode est passée et il n’est personne, à l’heure actuelle, qui aurait le téméraire courage de la ressusciter.
Primo, comme disait un de mes amis, cela pourrait passer pour un ultimatum aux humanités modernes, et ce serait ipso facto un véritable outrage au statu quo que de faire ex cathedra un pareil lapsus.
Secundo, il faut s’exprimer en français, c’est la condition sine qua non pour être persona grata.
Tertio, il ne faut pas ajourner sine die la remise de l’exeat que vous attendez comme le nec plus ultra, soit dit en a parte.
Finis les pensums, finis les vetos ; l’heure est aux accessits, aux ex æquo  et cætera.

Dans un instant vous serez récompensés au prorata de vos efforts. On proclamera urbi et orbi vos résultats, non point grosso modo  mais in extenso : vous emporterez un palmarès à conserver jalousement en duplicata, comme memento, première ébauche au sein de l’ alma mater, alias l’universalité de votre curriculum vitae.
Vous partirez ad libitum, les uns par l’omnibus, les autres pedibus cum jambis ou vice et versa.
Aussi ne veux-je plus retarder votre sortie d’un seul alinéa ou d’un seul post-scriptum.
Parvenu à mon terminus, je me contente de vous dire in extremis : chers amis, au revoir et belles vacances… »
( 20 août, 2016 )

le 20 août 1944 : ultime message du Maréchal Pétain aux Français.

 

lu sur le « salon beige »

 

Le 20 aout 1944, le Maréchal Pétain quitte Vichy pour l’Allemagne, sous escorte allemande. Hitler le fait capturer par les SS et déporter à Sigmaringen pour lui extorquer une Commission gouvernementale française pour la défense des intérêts nationaux que présiderait de Brinon.

« Au moment où ce message vous parviendra, je ne serai plus libre. Dans cette extrémité où je suis réduit, je n’ai rien à vous révéler qui ne soit la confirmation de tout ce qui, jusqu’ici a dicté ma conduite. Pendant plus de quatre ans, décidé à rester au milieu de vous, j’ai chaque jour cherché ce qui était le plus propre à servir les intérêts permanents de la France, mais sans compromis.

Je n’ai eu qu’un seul but : vous protéger du pire.

Tout ce qui a été fait par moi, tout ce que j’ai accepté, consenti, subi, que ce fût de gré ou de force, ne l’a été que pour votre sauvegarde. Si je ne pouvais plus être votre épée, j’au voulu être votre bouclier. C’est moi seul que la France jugera. »

Et voici ce qu’écrit l’amiral Paul Auphan, dans son Histoire élémentaire de Vichy, pp.359-362,

«À Vichy et jusqu’à son arrestation par les Allemands en août 1944, le maréchal Pétain ne m’a jamais donné l’impression d’être amoindri intellectuellement.

À mon avis, c’est plus tard, sous le poids écrasant d’une déportation en Allemagne, d’un ignoble procès fleuve qui aurait assommé n’importe qui d’autre que lui et d’une incarcération en France conçue comme une longue torture que cet homme de quatre-vingt-dix ans, bâti comme un chêne, a fini par perdre peu à peu la mémoire et, à certains moments, la raison. Du moins d’après ce qu’on en a dit, car personnellement je ne peux porter de jugement que sur ce qu’il était à Vichy, où, je le répète, il m’a paru jouir d’un équilibre de santé physique et mentale que beaucoup de chefs d’État d’aujourd’hui ou d’hier pourraient ou auraient pu lui envier.

Pour avoir pendant les quatre ans de la Grande Guerre franchi tous les échelons du grade d’officier général et conduit l’armée française à la victoire, il fallait des qualités d’intelligence, de caractère et de cœur qui n’étaient certainement pas communes. À Vichy ces qualités ne s’étaient pas obscurcies, mais seulement assagies et comme sublimées jusqu’à leur extrême simplicité : un bon sens militaire de commandement plein de bienveillance, imprégné de la vertu de prudence et ne retenant des choses que l’essentiel, sous une apparence insensible au torrent des événements. De tempérament secret, il comprenait les situations, mais ne s’attardait pas à expliquer ses décisions.

Évidemment la créativité intellectuelle n’était plus la même qu’autrefois en ce sens qu’il aimait qu’on lui propose des textes sur lesquels il travaillerait ensuite à loisir plutôt que d’accomplir lui-même l’épuisant travail d’accouchement cérébral ; la manière dont il en tirait parti et leur donnait sa marque personnelle montrait un esprit toujours en possession de ses moyens.

Évidemment encore, au bout d’une heure ou une heure et demie d’attention portée à des sujets difficiles, il donnait des signes de fatigue et avait besoin de changer d’occupation pour se détendre un moment l’esprit. C’est normal à quatre-vingt-cinq ans. Il suffisait à son entourage d’en tenir compte. […]

[Le Maréchal] était soutenu intérieurement et comme porté sur des ailes par l’amour de la France et des Français et par le sentiment qu’il avait d’être seul en mesure de les sortir à moindre frais de la défaite de 1940.

Cette hantise était la clef de sa politique. Elle explique tout. Comme tous les anciens combattants de 14-18 – que dis-je ? bien mieux qu’eux après Verdun – il était resté frappé d’épouvante par les pertes françaises. […] Une seconde saignée analogue l’eût peut être éliminée comme grande puissance. […]

Qu’on lui impose X ou Y comme ministre ou chef de gouvernement, qu’on renvoie de vieux amis fidèles ou fasse aux Allemands des concessions qui ne valaient pas qu’on risque la vie d’un homme, il en souffrait, certes, au fond de lui-même, mais n’en faisait pas un absolu du moment que l’ennemi en était apaisé pour un temps et que l’armistice continuait, permettant à la masse des Français de cheminer, sans trop de pertes, vers le bout du tunnel.»

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