( 5 décembre, 2016 )

Un symbole fort : une nouvelle croix à deux pas de la Tour Eiffel, et l’aurore qui éclipse le crépuscule

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Nous craignons, pour notre part, que quelque soit le nouveau président élu en 2017, la France n’est toujours pas de politique étrangère. Nous sommes, hélas, en république !

 

grain de sel.jpgLa construction, au pied de la Tour-Eiffel, de la cathédrale de la Sainte Trinité de Paris, avait été décidée en 2007 entre Nicolas Sarkozy et Vladimir Poutine. C’était la fin d’un assez mauvais feuilleton sur l’utilisation qui serait faite de ce terrain : certains avaient même proposé d’y édifier une mosquée ! En ce lieu hautement symbolique de notre ville capitale, on nous permettra de nous réjouir de voir surgir de terre plutôt la croix des racines chrétiennes de l’Europe que le croissant d’une religion qui a agressé et envahi par deux fois cette même Europe, en 711 par l’Espagne, et en 1492 par Constantinople. Et qui lui fait la guerre aujourd’hui de la façon que l’on sait…

Coiffée de ses cinq bulbes dorés, la cathédrale a donc été consacrée hier, dimanche 4 décembre, par le Patriarche Cyrille seizième patriarche de Moscou et de toute la Russie, depuis le 27 janvier 2009. Mais sans Vladimir Poutine ni François Hollande, ni d’ailleurs aucun représentant de haut rang de l’Etat français, ce qui n’honore pas notre pays, et n’est pas à la hauteur de l’évènement : si la Russie avait envoyé son ministre de la Culture, Vladimlir Medinski, et son ambassadeur, Alexandre Orlov, le semble-gouvernement français n’était représentée que par un simple secrétaire d’État (Jean-Marie Le Guen) ! A gouvernement misérable, attitudes misérables…

Et pourtant, malgré ces mesquines contingences d’un Pays légal et d’un semble gouvernement à bout de souffle, la consécration de ce dimanche est des plus importantes, d’abord en ce qu’elle est, mais aussi en ce qu’elle annonce :

- En ce qu’elle est, d’abord, puisque – on vient de le voir – malgré l’opposition farouche de certains, dont l’ancien maire de Paris, le non regretté Bertrand Delanoë, d’autres projets farfelus auraient pu voir le jour en ce lieu prestigieux. C’est finalement la Croix qui l’a emporté, et un symbole fort de notre proximité avec notre allié naturel, la Russie.

- Et aussi en ce qu’elle annonce, sur la Russie, justement : quel que soit le vainqueur de la prochaine élection présidentielle – Marine Le Pen ou François Fillon – il rétablira des relations normales et assainies avec la Russie, qui est, redisons-le, notre partenaire et allié naturel dans une Eurasie triplement indispensable :

• pour faire contrepoids aux géants comme la Chine ou les Etats-Unis, dans les domaines économiques, politiques, diplomatiques…;

• pour mener et gagner la guerre contre le terrorisme islamiste de Daech et Compagnie, non seulement en Irak, en Syrie, en Libye, mais aussi, et en un sens surtout, en Europe et ici, chez nous;

• enfin, pour renforcer le ressourcement spirituel des peuples d’Europe; pour que, réunis et rapprochés à nouveau autours de leurs racines communes, les frères européens redécouvrent les intuitions de leurs origines, comme le répétait saint Jean-Paul II; ou qu’ils retrouvent, comme le disait Jean-François Mattéi, clôturant son magistral Le regard vide par cette citation du Phylèbe, de Platon, « le chemin qui conduit chez nous ».

Ainsi va se clôre, dans quelques mois à peine, une funeste période, qui n’aurait jamais dû être ouverte, et qui ne le fut que par le seul aveuglement idéologique et la faiblesse intellectuelle du semble-gouvernement Hollande, au mépris des considérations de bon sens les plus élémentaires et des intérêts nationaux français les plus évidents. Les stupides « sanctions » économiques soi-disant infligées à la Russie, et qui nous pénalisent bien plus qu’elle, seront levées; et dans tous les domaines, les relations redeviendront normales, et il faut espérer que l’on tournera définitivement la page de l’épisode tragico-ubuesque des Mistral, qui a sérieusement nui à notre crédibilité.

A ce moment-là, soit Poutine viendra à Paris, soit le nouveau Chef de l’Etat français ira à Moscou : et la poignée de main au sommet qui n’a pas eu lieu ce dimanche sera, ce jour-là, celle de la réconciliation.

Et le crépuscule de notre pauvre diplomatie actuelle aura définitivement laissé la place à l’aurore d’une politique nouvelle et fructueuse, sur ce point précis de la Russie…

( 9 octobre, 2016 )

Enseignement • Discours de fin d’année…

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Plusieurs lecteurs nous ont envoyé ce morceau de bravoure, adressé – paraît-il – par un professeur de lycée à ses élèves, le jour de  la sortie des classes. Il traîne beaucoup de choses sur Internet, et il vaut mieux vérifier avant de prendre ce que l’on reçoit pour argent comptant; mais, là, de toute façon, il s’agit d’humour … 

« Je regrette de ne pouvoir reprendre l’antique coutume de prononcer le discours en latin, mais, que voulez-vous, la mode est passée et il n’est personne, à l’heure actuelle, qui aurait le téméraire courage de la ressusciter.
Primo, comme disait un de mes amis, cela pourrait passer pour un ultimatum aux humanités modernes, et ce serait ipso facto un véritable outrage au statu quo que de faire ex cathedra un pareil lapsus.
Secundo, il faut s’exprimer en français, c’est la condition sine qua non pour être persona grata.
Tertio, il ne faut pas ajourner sine die la remise de l’exeat que vous attendez comme le nec plus ultra, soit dit en a parte.
Finis les pensums, finis les vetos ; l’heure est aux accessits, aux ex æquo  et cætera.

Dans un instant vous serez récompensés au prorata de vos efforts. On proclamera urbi et orbi vos résultats, non point grosso modo  mais in extenso : vous emporterez un palmarès à conserver jalousement en duplicata, comme memento, première ébauche au sein de l’ alma mater, alias l’universalité de votre curriculum vitae.
Vous partirez ad libitum, les uns par l’omnibus, les autres pedibus cum jambis ou vice et versa.
Aussi ne veux-je plus retarder votre sortie d’un seul alinéa ou d’un seul post-scriptum.
Parvenu à mon terminus, je me contente de vous dire in extremis : chers amis, au revoir et belles vacances… »
( 20 août, 2016 )

le 20 août 1944 : ultime message du Maréchal Pétain aux Français.

 

lu sur le « salon beige »

 

Le 20 aout 1944, le Maréchal Pétain quitte Vichy pour l’Allemagne, sous escorte allemande. Hitler le fait capturer par les SS et déporter à Sigmaringen pour lui extorquer une Commission gouvernementale française pour la défense des intérêts nationaux que présiderait de Brinon.

« Au moment où ce message vous parviendra, je ne serai plus libre. Dans cette extrémité où je suis réduit, je n’ai rien à vous révéler qui ne soit la confirmation de tout ce qui, jusqu’ici a dicté ma conduite. Pendant plus de quatre ans, décidé à rester au milieu de vous, j’ai chaque jour cherché ce qui était le plus propre à servir les intérêts permanents de la France, mais sans compromis.

Je n’ai eu qu’un seul but : vous protéger du pire.

Tout ce qui a été fait par moi, tout ce que j’ai accepté, consenti, subi, que ce fût de gré ou de force, ne l’a été que pour votre sauvegarde. Si je ne pouvais plus être votre épée, j’au voulu être votre bouclier. C’est moi seul que la France jugera. »

Et voici ce qu’écrit l’amiral Paul Auphan, dans son Histoire élémentaire de Vichy, pp.359-362,

«À Vichy et jusqu’à son arrestation par les Allemands en août 1944, le maréchal Pétain ne m’a jamais donné l’impression d’être amoindri intellectuellement.

À mon avis, c’est plus tard, sous le poids écrasant d’une déportation en Allemagne, d’un ignoble procès fleuve qui aurait assommé n’importe qui d’autre que lui et d’une incarcération en France conçue comme une longue torture que cet homme de quatre-vingt-dix ans, bâti comme un chêne, a fini par perdre peu à peu la mémoire et, à certains moments, la raison. Du moins d’après ce qu’on en a dit, car personnellement je ne peux porter de jugement que sur ce qu’il était à Vichy, où, je le répète, il m’a paru jouir d’un équilibre de santé physique et mentale que beaucoup de chefs d’État d’aujourd’hui ou d’hier pourraient ou auraient pu lui envier.

Pour avoir pendant les quatre ans de la Grande Guerre franchi tous les échelons du grade d’officier général et conduit l’armée française à la victoire, il fallait des qualités d’intelligence, de caractère et de cœur qui n’étaient certainement pas communes. À Vichy ces qualités ne s’étaient pas obscurcies, mais seulement assagies et comme sublimées jusqu’à leur extrême simplicité : un bon sens militaire de commandement plein de bienveillance, imprégné de la vertu de prudence et ne retenant des choses que l’essentiel, sous une apparence insensible au torrent des événements. De tempérament secret, il comprenait les situations, mais ne s’attardait pas à expliquer ses décisions.

Évidemment la créativité intellectuelle n’était plus la même qu’autrefois en ce sens qu’il aimait qu’on lui propose des textes sur lesquels il travaillerait ensuite à loisir plutôt que d’accomplir lui-même l’épuisant travail d’accouchement cérébral ; la manière dont il en tirait parti et leur donnait sa marque personnelle montrait un esprit toujours en possession de ses moyens.

Évidemment encore, au bout d’une heure ou une heure et demie d’attention portée à des sujets difficiles, il donnait des signes de fatigue et avait besoin de changer d’occupation pour se détendre un moment l’esprit. C’est normal à quatre-vingt-cinq ans. Il suffisait à son entourage d’en tenir compte. […]

[Le Maréchal] était soutenu intérieurement et comme porté sur des ailes par l’amour de la France et des Français et par le sentiment qu’il avait d’être seul en mesure de les sortir à moindre frais de la défaite de 1940.

Cette hantise était la clef de sa politique. Elle explique tout. Comme tous les anciens combattants de 14-18 – que dis-je ? bien mieux qu’eux après Verdun – il était resté frappé d’épouvante par les pertes françaises. […] Une seconde saignée analogue l’eût peut être éliminée comme grande puissance. […]

Qu’on lui impose X ou Y comme ministre ou chef de gouvernement, qu’on renvoie de vieux amis fidèles ou fasse aux Allemands des concessions qui ne valaient pas qu’on risque la vie d’un homme, il en souffrait, certes, au fond de lui-même, mais n’en faisait pas un absolu du moment que l’ennemi en était apaisé pour un temps et que l’armistice continuait, permettant à la masse des Français de cheminer, sans trop de pertes, vers le bout du tunnel.»

( 17 août, 2016 )

Pas d’indignation pour les Asiatiques de France

Lu sur le blog de « Causeurs » le 17 Août 2016

 

L’idéologie de la diversité face à ses tabous

Un couturier de 49 ans, Chaolin Zhang, a été assassiné sauvagement à Aubervilliers il y a quelques jours au cours d’une agression par des « jeunes » selon le terme pudique en vigueur, sans doute de jeunes dépressifs fragilisés. Il a été vraisemblablement agressé en raison de son origine chinoise. Dimanche, 500 personnes ont défilé calmement dans une atmosphère de colère sourde, scandalisés par l’indifférence des gouvernants et de la plupart des observateurs politiques assermentés.

C’est donc un meurtre à caractère raciste. Ce n’est pas la première fois que cela touche des asiatiques. Les Français d’origine chinoisesont réputés tous riches, tous bien dotés, un peu comme les juifs dans certains milieux…

Et pourtant, étonnamment ou pas, l’on chercherait vainement les réactions habituelles des indignés professionnels, leurs commentaires outrés sur le racisme quotidien envers les personnes d’origines asiatiques, une communauté pourtant aussi présente que d’autres. Chaolin Zhang n’aura pas son portrait géant sur la façade de l’Hôtel de ville de Paris, il n’aura pas le droit à une « marche blanche » des associations « citoyennes », et encore moins à un déplacement de François Hollande ou Bernard Cazeneuve ou autres puces ministrables pour affirmer avec gravité : “Plus jamais ça !”

Cette communauté « issue de la diversité » ne mérite pourtant pas leur sainte colère. La communauté asiatique dans Paris est un modèle d’intégration sociale, de travail constant grâce à la méritocratie républicaine, à l’école publique. Mais dans son cas, cela ne semble pas très important. Ils travaillent d’arrache-pied ? Ils n’entretiennent pas le sentiment d’insécurité bien connu par des « actes inciviques » ? Ils n’ont pas de revendications communautaristes sans cesse répétées ? Et pire encore, ô horreur, ils paient des impôts !

« Et alors ? » paraissent penser très fort les bons apôtres. Cela ne fait pas d’eux une communauté respectable, une communauté éternellement opprimée devant susciter le masochisme mémoriel à répétition des français. Ils ne peuvent avoir le droit à la culture de l’excuse, c’est dans l’ordre des choses qu’ils réussissent, rien d’extraordinaire…

Je ne ferai pas d’eux non plus évidemment un portrait idéal, il existe aussi une délinquance dans les quartiers marqués par l’Extrême-Orient dans Paris comme il y en a partout là où se trouvent des être humains car « là où il y a de l’homme il y a de l’hommerie » pour reprendre la phrase de saint François de Sales.

On me rétorquera également que de nombreux humoristes et comiques douteux de gauche, à l’humour engagé et concerné, le fameux « humour de combat » de Jean-Michel Ribes, n’hésitent jamais devant une bonne blague sur les Vietnamiens, les Chinois, les Japonais. Avec un accent caricatural et une élégance dans le trait à faire rougir de confusion Michel Leeb lui qui « imitait » les africains dans les années 80. Là par contre, dans son cas, les arbitres des élégances politiques poussaient les hauts cris, en appelaient au risque de retour des fameuses heures les plus sombres de notre histoire etc….

Dans les films des comiques de cette obédience, tels ceux d’Eric et Ramzy, on trouve toujours des bonnes blagues racistes d’une manière souvent très primaire : dans La Tour Montparnasse Infernale dans Halal police d’état. Mais ces grasses plaisanteries ne déclenchent jamais aucune manifestation, aucune indignation vertueuse alors que ce racisme est d’une abjection aussi intolérable…
À moins qu’il ne s’agisse de la fameuse dérision citoyenne…

Les Asiatiques de France ont subi et subissent encore un racisme ne paraissant pas choquer grand-monde en France puisqu’il est souvent le fait d’autres « communautés » « issues de la diversité » selon le terme hypocrite.Dans les films des comiques de cette obédience on trouve des bonnes blagues racistes d’une manière souvent très primaire. Mais ces grasses plaisanteries ne déclenchent jamais aucune manifestation, aucune indignation vertueuse alors que ce racisme est d’une abjection sans bornes…

Amaury Grandgil
anime le blog mesterressaintes.hautetfort.com

( 16 juillet, 2016 )

Terrorisme • nos gouvernants sont des commentateurs pleurnichards de leur propre inaction

Lu sur « lafautearousseau »
Une humeur d’André Bercoff 

 

Le temps de la réflexion viendra plus tard. Une réflexion déjà largement entamée, mais toujours à reprendre, actualiser, amplifier, sur le terrorisme islamiste ennemi. Dans cette courte tribune [Figarovox 15.07], André Bercoff énonce pourtant à chaud quelques vérités simples et essentielles : l’ennemi doit être désigné, identifié sans détours; on ne le combat pas par l’inaction et le commentaire pleurnichard; on ne gagne pas une guerre avec des fleurs, des pleurs, des bougies, des psychologues et de bons sentiments – plus niais que bons, en la circonstance ; on ne mobilise pas un peuple pour la lutte si on le maintient dans l’infantilisme compassionnel.  La colère, le désir de vengeance même, la soif de victoire, sont, dans un tel cas, condition sine qua non du succès. C’est - pointe Gilles Kepel - une guerre existentielle que Daech a déclarée à la société française en tant que telle. Sa mobilisation – indépendamment de l’Etat, voire contre lui – ne sera pas ou plus compassionnelle mais âpre, vigoureuse et identitaire.   Lafautearousseau 

 

photo.jpgIls disaient : nous sommes en guerre. Etat d’urgence. Nous contrôlons. Nous déjouons. Ça va mieux. Mais l’ennemi principal c’est évidemment le FN. Dur, mais nous maîtrisons. Nous avons pris toutes les précautions. Comptez sur nous. Restons généreux et ouverts. Vive la France qui saura résister et se montrera à la hauteur de sa vocation.

Inventaire : Toulouse, Bruxelles, Paris, Nice et Orlando, et San Bernardino, et Londres, et Madrid, et Istanbul. Partout, toujours, le même modus operandi. Sachant qu’une personne « solitaire » peut en tuer cent avec les moyens artisanaux du bord, faites vos jeux, et vos multiplications. Rien ne va plus.

Il est grand temps que ceux qui prétendent nous gouverner fassent ce qu’ils disent, posent franchement, voire brutalement les limites, et cessent d’être les commentateurs pleurnichards de leur propre inaction.

Quant aux professionnels du milieu médiatico-politique qui ont, quelques heures après le massacre de Nice, exprimé seulement leur crainte d’une riposte de l’ultra-droite, qu’ils se regardent dans une glace. Et qu’ils s’étouffent.

Après Munich, Churchill disait: « Vous aurez le déshonneur et la guerre ». Nous avons le déshonneur. Nous n’éviterons pas la guerre. 

André Bercoff      

André Bercoff est journaliste et écrivain. Son dernier livre Bernard Tapie, Marine Le Pen, la France et moi est paru en octobre 2014 chez First.      

( 14 novembre, 2015 )

LA FRANCE EN DEUIL

Des terroristes islamistes ont touchés la France selon une méthode éprouvée d’attentats visant à toucher la population, comme le faisait le FLN algérien. Les Royalistes présentent leurs plus sincères condoléances aux familles des morts et souhaitent un rétablissement rapide aux blessés. Combien, en ce moment douloureux ne pas regretter qu’il y ait un véritable chef d’Etat indépendant des partis qui sache parler au nom de la France et non un politicien qui parle en chef de parti ? De plus, ce chef indépendant aurait su mieux nous protéger contre un ennemi implacable même si tous les attentats ne peuvent être éviter.

Union des Sections Royalistes Lorraines

( 11 novembre, 2015 )

Démographie française et inconséquence républicaine.

tiré du blog de Jean-Philippe CHAUVIN

 

La démographie est une science éminemment politique, et cela est encore démontré par le cas français, aujourd’hui évoqué par Le Parisien-Aujourd’hui, sous le titre peu rassurant « La France en panne de naissances » : « Jamais depuis 1999 on n’avait fait aussi peu de bébés les neuf premiers mois d’une année. Près de 16 000 manquent à l’appel », soit une baisse de presque 3 % par rapport à l’an dernier (environ 2,75 %), ce qui est considérable, même s’il faut être prudent sur la suite, l’année n’étant pas terminée. Mais il y a peu de chances (sauf miracle) que la tendance actuelle s’inverse, malheureusement.

 

Démographie française et inconséquence républicaine. bebe-cigogne

 

 

L’explication classique est d’évoquer la difficulté des temps présents, la crise et ses conséquences sur l’emploi : alors qu’il y a près de 6 millions de chômeurs, que « près d’un jeune sur quatre se retrouve au chômage, quand même le diplôme commence à ne plus être un sésame pour décrocher un emploi », comme le souligne l’économiste interrogé par le quotidien, « les familles s’interrogent ». Pourtant, la crise ne date pas d’hier, et, jusque là, cela n’avait pas empêché la démographie française de rester l’une des plus dynamiques d’Europe, atteignant, il y a quelques années, un taux de fécondité de plus de 2 enfants par femme en âge de procréer…

En fait, au-delà des explications économiques ou sociologiques (qui ne sont pas inintéressantes mais qui ne sont pas les plus déterminantes), c’est bien l’explication politique qui est, en ce domaine, la plus crédible et la plus importante. Le Parisien-Aujourd’hui évoque « les errances des politiques familiales conduites depuis 2011 » : or, « ce qui semble compter (…), c’est davantage la stabilité de la politique familiale que sa générosité. En France, depuis la guerre, cette politique a été sanctuarisée par tous les gouvernements de droite et de gauche. Jusqu’à récemment. » En fait, depuis quelques années, la République, soucieuse de faire des économies « faciles », n’a pas hésité à remettre en cause cette stabilité jusque là « heureuse », même s’il était encore possible d’améliorer la politique de protection familiale, en particulier en renforçant les capacités d’accueil des nourrissons et des enfants en bas âge, mais aussi en instituant (ce que les gouvernements successifs n’ont pas osé, pour des raisons parfois plus idéologiques que logiques…) le « salaire maternel », que je préfère appeler, au regard des nouvelles réalités sociologiques françaises, le « salaire familial ».

Dans cette remise en cause de la politique familiale traditionnelle, droite et gauche sont également coupables, et M. Fillon tout autant que MM. Ayrault et Valls : quand le premier ministre de Nicolas Sarkozy, en faisant sa réforme des retraites en 2010, supprimait cette possibilité pour les fonctionnaires mères de trois enfants de partir à tout âge après quinze ans de bons et loyaux services, il cédait aux injonctions de l’Union européenne qui y voyait une discrimination envers les pères, la Commission de Bruxelles oubliant dans sa folie égalitaire que, jusqu’à preuve du contraire, ce sont bien les femmes, et elles seules, qui peuvent enfanter et y sacrifient, au-delà même de l’accouchement et pour les jeunes années de leur progéniture, de nombreuses années et de précieuses (et heureuses tout autant que bienveillantes…) énergies. J’avais, à l’époque, signalé à mes collègues et à mes élèves, que cette mesure apparemment anodine, ouvrait la porte à une déconstruction de la politique familiale et à des conséquences négatives sur la démographie de notre pays car elle envoyait un mauvais signal aux femmes (mais aussi à toute la société) qui n’avaient plus cette reconnaissance de leur statut particulier quand elles étaient mères de famille dite nombreuse.

voeux-jean

Une famille de France…

La gauche, en remettant en cause l’universalité de la solidarité publique par la baisse des allocations familiales versées aux familles dites aisées (mesure entrée en vigueur cette année), mais aussi et surtout par la réforme du congé parental qui, en définitive, a fait des économies sur le dos des familles (environ 860 millions d’euros, dit-on, pour l’ensemble des mesures) et particulièrement des mères elles-mêmes, obligées de « donner » une part de leur temps de congé à leur conjoint pour des motifs qui se veulent, là encore, d’égalité…

En tout cas, les (mauvais) résultats sont là et certains s’inquiètent de la fin d’un « miracle démographique français » qui risque d’avoir des conséquences sur le système même des retraites par répartition : moins d’enfants à naître c’est des retraites plus difficiles à financer, en définitive… Là encore, la France risque de payer d’un prix lourd l’inconséquence d’une République qui navigue à vue et ne sait ni prévoir ni préparer « l’avenir que tout esprit bien né souhaite à sa patrie », selon la fameuse formule du maître de Martigues…

 

( 14 juillet, 2015 )

Avec Jacques Bainville, déconstruire le premier et le plus sordide des pseudo « mythes fondateurs » de la Révolution et du Système

Tiré du site « lafautearousseau »

Avec Jacques Bainville, déconstruire le premier et le plus sordide des pseudo

terreur tetes sur piques.jpg« Les ridicules légendes de la Bastille », les « canailles… et les plus sinistres gredins… de mauvaises gens, des criminels capables de tout « , disait Bainville… Ridicules et tragiques légendes, oui, mais annonciatrices et créatrices de la Terreur.

Il n’y a a jamais eu de « prise » de la Bastille, mais la perfidie d’une poignée d’émeutiers sanguinaires, brutes avinées, assassins et terroristes dans l’âme, lesquels, après avoir promis liberté et vie sauve aux quelques dizaines d’hommes présents dans le lieu n’eurent rien de plus pressé que de les massacrer, de couper leurs têtes et de les promener dans les rues au bout de piques ! Toutes proportions gardées, c’est un peu ce qu’a fait Yassin Salhi avec son patron, à Saint Quentin Fallavier : le décapiter et planter sa tête sur les grilles de l’usine !

Pourquoi ce rapprochement avec Daech ? Tout simplement parce que, même s’il peut surprendre de prime abord, il n’est nullement hors de propos : comme Daech, qui fait commencer l’Histoire avec Mahomet et détruit tout ce qui précède, la Révolution, et notre actuel Système qui en est l’héritier et la « pratique » au quotidien, fait commencer la France en 1789; et la Révolution a  allègrement détruit entre le quart et le tiers du patrimoine français, crime contre la France mais aussi contre l’Art et l’Humanité, dont on sait qu’ils sont imprescriptibles…

Et tout cela a commencé avec, et par, la pseudo « prise » de la Bastille, vocabulaire bidon employé pour masquer une horreur et une monstruosité, matrice de la Terreur, comme l’a fort bien montré François Furet, historien véritable et honnête, qui avait pourtant commencé sa trop courte carrière… à l’extrême extrême-gauche ! : Furet écrit que, dès cet épisode du 14 juillet 89, la Terreur est en gestation, « la culture politique qui peut conduire à la Terreur est présente dans la révolution française dès l’été 1789″, et la prise de la Bastille inaugure « le spectacle de sang, qui va être inséparable de tous les grands épisodes révolutionnaires »…

Certes, officiellement, c’est la Fête de la Fédération que l’on célèbre, le 14 juillet, mais l’ambigüité persiste : ce matin, à 7h15 (rubrique « Expliquez-nous », sur France info) Elise Delève l’a bien dit : c’est « la prise de la Bastille » que l’on célèbre. En voilà une, le jour où l’on créera la Légion des Ignares, qui devra être, directement, « Grand-Croix » ! Une ambigüité, donc, malsaine et savamment entretenue par le Système, qui persiste à parler des « valeurs républicaines », alors que Les valeurs républicaines, ça n’existe pas ! : ce court passage, c’est Denis Tillinac qui l’a écrit, mais Chantal Delsol, Eric Zemmour et bien d’autres – et de plus en plus d’autres… – le disent…

Liberté ? Mais la France est étouffée dans un carcan de plus de 420.000 Lois et règlements, qui font que la fertilité du peuple est étouffée par la stérilité des « gouvernants » (?)…

Egalité ? Mais l’augmentation des inégalités s’accroit à une vitesse vertigineuse, l’écart des salaires a atteint des records difficilement imaginables il y a seulement quelques décennies, et  – par la démolition de l’Ecole – le Savoir est maintenant réservé à une « élite » du fric, qui peut payer de vraies études à ses enfants, alors que la masse ne reçoit plus qu’un très léger vernis, très largement dévalorisé…

Fraternité ? Mais comment parler de Fraternité dans un Système héritier de la Révolution qui a perpétré le premier Génocide des Temps modernes – le Génocide vendéen – et qui se dilue aujourd’hui dans le communautarisme ?…

Les seules « valeurs républicaines » que nous rapporte ce monstrueux « 14 juillet 1789″, c’est la Terreur, le Totalitarisme, le Génocide…

Voici le texte de Jacques Bainville (Journal, Tome III, note du 15 juillet 1929) :

Supposons qu’on apprenne ce soir qu’une bande de communistes, grossie des éléments louches de la population, a donné l’assaut à la prison de la Santé, massacré le directeur et les gardiens, délivré les détenus politiques et les autres. Supposons que cette journée reste dépourvue de sanctions, que, loin de là, on la glorifie et que les pierres de la prison emportée d’assaut soient vendues sur les places publiques comme un joyeux souvenir. Que dirait-on ? Que se passerait-il ?

D’abord les citoyens prudents commenceraient à penser qu’il ne serait pas maladroit de mettre en sûreté leurs personnes et leurs biens. Tel fut, après 1789, le principe de l’émigration. Mais peut-être y aurait-il aujourd’hui plus de français qu’en 1789 pour accuser l’imprévoyance et la faiblesse du gouvernement et pour les sommer de résister à l’émeute.

TERREUR GUILLOTINE 1.jpgAujourd’hui le sens primitif du 14 juillet devenu fête nationale est un peu oublié et l’on danse parce que c’est le seul jour de l’année où des bals sont permis dans les rues. Mais reportons-nous au 14 juillet 1789 comme si nous en lisions le récit pour la première fois. Il nous apparaîtra qu’il s’agissait d’un très grave désordre, dont l’équivalent ne saurait être toléré sans péril pour la société, qui a conduit tout droit en effet à la Terreur et au règne de la guillotine, accompagnée des assignats. Et le gouvernement qui a laissé s’accomplir sans résister ces choses déplorables serait digne des plus durs reproches.

Nous avons connu un vieux légitimiste qui disait, en manière de paradoxe, que Louis XVI était la seule victime de la Révolution dont le sort fût justifié. Quel avait donc été le tort de Louis XVI ? Quand on lit les Mémoires de Saint-Priest, on s’aperçoit que l’erreur du gouvernement de 1789 n’ a pas été d’être tyrannique (il n’était même pas autoritaire) ni d’être hésitant, ni d’être fermé aux aspirations du siècle. Son erreur, énorme et funeste, a été de ne pas croire au mal. Elle a été de ne pas croire qu’il y eût de mauvaises gens, des criminels capables de tout le jour où ils ne rencontrent plus d’obstacle.

Saint-Priest montre Louis XVI dans toutes les circonstances, et jusqu’au 10 août, ou peu s’en faut, convaincu que tout cela s’arrangerait et que ni les émeutiers de la Bastille ni les révolutionnaires n’étaient si méchants qu’on le disait, et d’ailleurs, au moins au début, bien peu de personnes le lui disaient. A la Convention, pendant son procès, Louis XVI répondait encore poliment, comme à des juges impartiaux et intègres. D’ailleurs on peut voir dans les Mémoires de Broussilof, qui viennent d’être présentés au public français par le général Niessel, que Nicolas II avait sur l’espèce humaine exactement les mêmes illusions, les mêmes illusions mortelles.

Malheur aux peuples dont les chefs ne veulent pas savoir qu’il existe des canailles et restent incrédules quand on leur dit qu’il suffit d’un jour de faiblesse pour lâcher à travers un pays ses plus sinistres gredins !

( 20 mars, 2015 )

PRESSE ET LIBRAIRIE

SOUMISSION– de Michel HOUELLEBEC  Editions FLAMMARION – 21 €.

.Le style est ce qui frappe le plus à la lecture du dernier Houellebecq. Nous lisons tous les jours, beaucoup, souvent ; mais peu d’entre nous ont  l’occasion de prendre leur dose quotidienne de littérature. Quand nous la prenons, c’est bien souvent chez des auteurs morts. Dès lors le plaisir du style est toujours associé à la nostalgie d’une époque disparue. Et si les thèmes des auteurs disparus nous touchent encore souvent, les couleurs, les décors et le vocabulaire de leurs récits imposent une distance.

Houellebecq a du style, de l’art. Voir notre époque, crument analysée avec les sentiments et le vocabulaire d’aujourd’hui, est un choc. Ses phrases sont équilibrées, découpées, précises, incisives. Elles tiennent en équilibre l’implication et l’analyse, le sentiment et la mise en perspective.

Cet instant de vie romancé est un prétexte à l’éclairage des états- d’âme du personnage. Occasion de constater que, malgré nous, nous sommes inscrit dans un contexte social, politique et spirituel, qui finit toujours par nous rattraper. Occasion de constater le vide spirituel de notre époque et l’étiolement des âmes qu’il entraine.

Le roman se déroule sur trois plans imbriqués, la psychologie et la pensée du personnage/narrateur, l’évolution morale et la transformation sociale et ethnico-sociologique de la France et de l’Occident, et l’actualité politique immédiate.

Dans un avenir possible, un professeur d’Université constate le vide de sens de son existence en parallèle de celui de la société.

Au milieu d’une France qui s’enlise (en douceur), la vie et l’évolution de l’anti-héros illustre à merveille la décomposition morale de l’Occident et le désarroi de ses rejetons. La misère, tristesse morale du personnage, ses déboires sexuels (nous ne sommes pas dans le sentimental…), sa solitude, sont étudiés avec compassion. Dans ce roman, nous sommes au bout, au bout de l’Occident marchand, au bout de l’Europe supermarché, au bout de vies sans morale et sans but.

UMPS/ FN tout le monde joue sont rôle. Houellebecq ne prend pas de gants. Il dit, selon l’expression consacrée « tout haut ce que tout le monde pense tout bas ». Il le dit avec talent. Luis aussi décrit le grand suicide collectif de notre Nation ; ce que tout le monde sait, ce que tout le monde tait.

De même pour l’Islam, Houellebecq montre bien à quel point le visage lisse de l’Islam, ses airs sains, son absence de complexe et de doutes, sont convaincant. Plus convaincant en tout cas que les bubons purulents et nauséabonds de l’Occident en décomposition. Houellebecq fait montre d’une certaine tendresse envers la religion catholique, il ne l’accable pas, et reconnaît sa grandeur passée. Simplement son récit constate, en creux, sa faiblesse d’aujourd’hui, le manque de force de sa parole et sa compromission aux airs du temps présent, qui la discrédite en tant que force alternative.

Bien sûr on souhaitera pour notre pays une toute autre fin que celle décrite dans l’ouvrage.

Julien Becker

 

ARMAND DE LA ROUERIE – de Alain SANDERS et Jean RASPAIL – Editions Atelier Fol’fer –BP 20047 – 28260 ANET – 232 pages – 20 €

 

Ce livre, préfacé par Reynald Secher et illustré par Chard, est sous-titré « L’autre Héros des deux nations. Arrivé auprès des insurgés Américains trois mois avant La Fayette et reparti après, le Marquis de la Rouerie fut colonel puis général de l’armée américaine. Il participa largement aux combats et à la victoire contre les Anglais et son nom est aujourd’hui aussi illustre que celui de La Fayette aux Etats Unis. Par contre, en France, il est occulté sans doute parce qu’il resta fidèle, contrairement à l’autre, à Dieu et au Roi. Il faut en effet l’un des fondateurs de la chouannerie et mourut en apprenant l’assassinat de Louis XVI. On notera que des Américains vinrent combattre en tant que volontaires à ses côtés contre la révolution secouait la France.

C’est toute sa vie que nous livre ici Alain Sanders et Jean Raspail, deux plumes de grande qualité et célèbre pour rappeler la vie d’un homme qui devrait l’être.

Jean NEDISCHER

( 20 mars, 2015 )

Liberté d’expression

Notre distingué directeur de la Lorraine Royaliste a insisté pour que je vous parle de mon récent Dictionnaire historique et ludique de la Lorraine. Le sujet me gênait plutôt car je ne suis pas très bon pour parler de mes travaux.

Finalement, l’actualité m’en a fourni la raison…

Il est un peu pénible de revenir sur un sujet dont on nous a rebattus les oreilles depuis l’attentat survenu au lendemain de l’Epiphanie 2015.

Il n’est certainement pas besoin d’être un charlot fan’ de Charlie pour dénoncer et condamner les assassins. La manipulation d’envergure qui a suivi l’événement voulait que l’on arbore obligatoirement une étiquette mentionnant « Je suis Charlie ». Toutes les bourriques conditionnées ont donc suivit le mot d’ordre. Pour moi, pour nous, pour vous il n’en était pas question « Ni Charlie ni Charlot ni charia ! ». On nous a ensuite bassinés journellement à toutes les heures du jour et dans tous les journaux sur la liberté d’expression.

Persécuté depuis de nombreuses années à ce sujet, j’aurais dû me réjouir du fait que l’on aborde et que l’on défende ce thème avec vigueur.

Je rappelle  qu’aujourd’hui, ici, nous évoquons la mort de Louis XVI à qui on a catégoriquement et ignominieusement tranché la liberté d’expression.

Bref, on se souvient que j’ai été libraire durant 24 ans en Ville-Vieille de Nancy et que j’ai été obligé d’abandonner mon poste, car la liberté d’exercer mon métier m’était contestée. Par trois fois, ma vitrine sur rue a été défoncée. Il m’a fallu faire face régulièrement à la racaille idéologique qui venait sans cesse me chercher querelle. Rappelons que, pourtant, je ne présentais que des ouvrages et gravures sur la Lorraine. Mais, j’étais gravement accusé de mal penser. J’ai été exclu de l’association des libraires de Nancy et il m’a été interdit de me présenter durant plusieurs années aux journées du Livre sur la Place (alors que je faisais partie du trio fondateur de cette importante manifestation)…

Tout cela pour vous dire que, suite à l’attentat contre Charlie-hebdo, la liberté d’expression est revenue comme un leitmotiv dans absolument tous les commentaires. J’aurais dû m’en réjouir car je venais de sortir un ouvrage qui aurait dû plaire au bon public. J’en étais persuadé. Hélas, ce livre n’a pas eut l’heur d’être apprécié par les manipulateurs de l’opinion. Déjà, la couverture a choqué les conformistes (Quels sont ces drapeaux déployés au vent ?). Mon Dictionnaire historique et ludique de la Lorraine n’a donc pas été présenté au Hall du Livre, ni à la FNAC, ni ailleurs à Nancy où je croyais naïvement avoir ma place. Comme je suis un personnage douteux qui pense mal, je n’ai pas été invité en fin d’année aux diverses journées concernant le livre lorrain. Je ne veux certes pas affirmer que je suis un bon écrivain, mais que l’on reconnaisse au moins que je suis un bon Lorrain !

A ce jour, j’ai quand même publié une quarantaine de livres sur la Lorraine. Hélas, les ventes sont devenues confidentielles puisque je suis mis au rebut de la société. Donc, je n’ai pas été invité au Salon du Livre d’Histoire à Woippy ni à Verdun, ni aux Salons du Livre Lorrain à Lunéville, Metzervisse, Epinal et Metz…

Bref, je travaille à guichet fermé comme ici au Bar-Zinc où j’ai été accepté. J’ose espérer que le loquet de la porte a été tourné à double tours pour éviter les mauvais témoins et autres dénonciateurs.

Mon dictionnaire est donc présenté confidentiellement ici. Vous pouvez feuilleter les pages et l’acquérir si le cœur vous en dit.

Que contient-il de politiquement incorrect ? Je n’en sais rien. Il y a une foule de notices sur la Lorraine. Un critique récent a écrit : « Il y a un côté anticonformiste plutôt sympathique dans les notices de ce dico’. On trouve dans les 222 pages illustrées une foule de chroniques inattendues, mais qui ont toujours un rapport précis avec la Lorraine ».

Perturbé sans doute par l’actualité récente, un quidam m’a pourtant demandé hier si j’évoquais l’Islam dans mon livre. Eh bien oui ! En effet, je rappelle que l’Islam a été vigoureusement combattu, notamment par le Duc Charles V de Lorraine qui a repoussé l’envahisseur musulman devant Vienne en 1683. Cette date a vu la création d’une viennoiserie que tout le monde connaît, puisqu’il s’agit des croissants. Bref, je raconte tout cela dans mon livre…

Comme on en parle beaucoup en ce moment, j’ai bien envie de crier avec les idiots manipulés :

« VIVE LA LIBERTE D’EXPRESSION POUR TOUS ET MÊME POUR MOI ! »

Jean-Marie Cuny

 

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