( 18 mars, 2020 )

« Le grand rire de l’Immortel ! »

 

 

« Le grand rire de l’Immortel ! » logo_pm_01

Lu sur « Politique Magazine » cet article qui montre que notre maître Charles Maurras est bien reconnu comme un grand écrivain, un grand Français, par l’Académie Française

 

 

 

Comment le plus normal devient le plus extraordinaire.

Mercredi 19 février, à l’Institut de France, quai de Conti, face au Louvre et dans la perspective unique de la Seine que réhaussent de symboliques festons les clartés vespérales, au sein de ce Paris royal où bat le cœur de la France, dans les salons du Secrétaire perpétuel de l’Académie française, Madame Hélène Carrère d’Encausse. Cela se passe bien chez elle, dans ce logement qu’elle a voulu aménager elle-même lors de son installation avec son propre mobilier pour bien signifier que, quand elle reçoit, c’est elle qui reçoit, elle et nul autre, et bien sûr tout ce qu’elle représente, dont les portraits en nombre des académiciens d’avant la Révolution qui regardent fixement les invités de l’heure du haut des cimaises de l’une des salles de réception.

Impressionnant, donc, mais tout aussi bien familier. Une vingtaine de personnes sont conviées à cette soirée, dont le Prince Gabriel de Broglie, de l’Académie française, chancelier honoraire de l’Institut de France, et le Professeur Georges-Henri Soutou, membre de l’Institut.

Il y a dans l’assistance de l’étonnement, de l’amusement aussi, une solennité de bon aloi doublée d’une charmante simplicité, bref une ambiance créée par et pour l’occasion. L’évènement est historique ; chacun en a parfaitement conscience ; et, cependant, rien n’est plus naturel, plus raisonnable, plus sensé, plus logiquement français que la cérémonie qui se déroule. Madame le Secrétaire perpétuel de l’Académie française reçoit des mains de Madame Nicole Maurras l’épée d’académicien de Charles Maurras. En dépôt perpétuel ! Sont joints à ce don les originaux de tous les documents, notes et papiers divers, que Maurras avait conservés de son voyage à Athènes en 1896, quand il couvrit, à vint-huit ans, comme journaliste pour la Gazette de France, les premiers jeux olympiques organisés par le baron de Coubertin.

Maurras, quai Conti

Voilà qu’en ce jour de 2020 Maurras rentre à l’Académie. De nouveau. Mais l’a-t-il jamais quittée, cet Immortel qu’on a prétendu vouer à la mort définitive ? Il y est à sa place en toute honorabilité, sous le regard de ses vieux confrères, toujours vivant et dont l’immortalité ne saurait être remise en cause.

Madame Carrère d’Encausse ne manque pas de l’affirmer avec vigueur, sans user d’aucune de ces contorsions alambiquées dont il est courant de se servir pour évoquer l’homme et l’œuvre. C’est qu’elle connaît son sujet ! Maurras est assurément un grand écrivain, l’un des plus grands de langue française : il faut être inculte ou d’une mauvaise foi insigne pour ne pas le reconnaître. Elle sait, et dit tout uniment, à la fois, et l’inanité des jugements portés contre l’intellectuel, attaché comme aucun autre à sa petite patrie provençale et à sa grande patrie française, et l’injustice commise envers le polémiste, philosophe autant que politique, le plus anti-allemand de notre histoire nationale. Elle retrace en quelques mots aussi vifs que spirituels les rapports, en effet singuliers, que le Martégal, devenu le plus parisien des parisiens et le plus français des Français, entretint avec l’Académie française. C’était le seul honneur auquel il tint, comme il l’écrivit à son ami Barrès, et qu’il accepta de revendiquer.

En 1923, l’Académie lui préféra un certain Jonnart, homme politique, alors ambassadeur de France près le Saint-Siège, ambassade dont, d’ailleurs, Charles Maurras avait réclamé inlassablement le rétablissement à l’encontre du stupide anticléricalisme qui dominait encore la République française. Le concurrent abusa de sa situation, note le Secrétaire perpétuel. Et de raconter en souriant comment les camelots du roi se gaussèrent joliment dans le quartier latin de l’élection du politicien dont l’œuvre littéraire n’était composée que de pages blanches. À moins de prendre des discours électoraux pour des chefs-d’œuvre de littérature.

Maurras fut élu le 9 juin 1938 au fauteuil d’Henri-Robert. Condamné en 1945 à la dégradation nationale à la suite d’un procès inique, comme tant d’autres à cette époque, et dont il récusa l’autorité du verdict jusqu’à sa mort, il aurait dû être radié de l’Académie comme l’exigeaient les maîtres du moment. L’Académie française, précise Madame Carrère d’Encausse, s’honora de ne point obtempérer et de décider, malgré toutes les pressions, comme pour le maréchal Pétain, de ne déclarer vacant le siège qu’à la mort de l’intéressé. Et, donc, très logiquement le duc de Lévis-Mirepois qui fut élu au siège de Maurras en 1953, fit un éloge bien senti de son prédécesseur dont il était un ami. Maurras était bien Immortel : les Immortels, ses collègues, dans leur institution royale et nationale, le garantissaient. Et Madame le Secrétaire perpétuel le certifie aujourd’hui.

Un bijou de symboles

Nicole Maurras parle de l’épée. La plume de Maurras en était déjà une, dit-elle, comme l’avait écrit en 1915 l’archevêque de Bordeaux, le cardinal Andrieu, celui-là même qui, en 1926, abusé par une cabale, lança la procédure de condamnation ecclésiastique, aussi absurde et aussi injuste que toutes les autres, et qui sera levée en 1939 par le pape Pie XII et par acte de simple justice, comme disait le Cardinal Villeneuve, archevêque de Québec.

Cette épée offerte par une souscription nationale, a été ciselée par Maxime Real del Sarte et confectionnée par le joaillier Mellerio, dit Meller, de cette fameuse maison qui se flatte toujours de son antique privilège royal. Elle fut remise à Charles Maurras le 4 mars 1939, salle Wagram, par Charles Trochu, alors président du Conseil municipal de Paris. Il est bon aujourd’hui d’évoquer ces temps-là !

Nicole Maurras décrit l’étonnant parcours de la superbe épée qui, avant sa remise, pélerina littéralement à Lisieux, sur les traces mêmes de celui qui devait si fièrement la porter et qui laissa dans la chapelle du Carmel son ex-voto de « vieux pèlerin » : elle alla de la châsse jusqu’au lit d’infirmerie d’où s’envola l’âme de la petite Thérèse que Maurras, dans une dévotion profonde – oui, dans son état si singulier – plaçait parmi les plus grandes.

La France des Bourbon, de Mesdames Marie,

Jeanne d’Arc et Thérèse et Monsieur Saint Michel.

Quelle épée connut jamais pareil rite de sanctification ?

Il revient à Christian Franchet d’Espèrey, petit-neveu du maréchal qui fut académicien au même fauteuil que madame Carrère d’Encausse, celui de Corneille, et qui fut parrain de Charles Maurras à cette même Académie – les choses sont vraiment bien faites –, de donner lecture de la description de l’épée.

« Sa poignée représente sainte Geneviève protégeant des mains un écu fleurdelysé posé à la proue d’une nef où se détache le chapiteau de pierre, dit « bucrâne », qui orne la terrasse de la bastide du Chemin de paradis. Les vagues sont là pour rappeler la vocation de marin à laquelle Charles Maurras dut renoncer en raison de la surdité qui l’atteint à l’âge de quatorze ans. Elles battent contre un mur de pierres surmonté de « merlons », ceux du Mur grec de Saint-Blaise, près de Martigues, espace mystique qui fascina l’écrivain.

Encadrée des armes de Provence et de Martigues, surmontée du ciel où brille la Grande Ourse en petits diamants, voici la bastide du XVIIe siècle, maison de famille de Maurras que gardent deux cyprès d’émeraude. Lui fait pendant, de l’autre côté, le château de Versailles surmonté, pour sa part, du Bouclier d’Orion, et flanqué des armes de France et de Versailles. Le fourreau de l’épée se termine par une élégante petite amphore grecque. »

Tout est symboliquement représenté. Il y faudrait encore un commentaire ! Comme pour les poèmes de Maurras !

Dans son discours de réception à l’Académie, Charles Maurras fit l’éloge de son prédécesseur, Henri-Robert, et de là il fit l’éloge de la France et à travers elle de la féminité – notre siècle en a bien besoin, on ne le sait que trop ! – et, au-delà, l’éloge de la Femme, et de la Femme bénie entre toutes les femmes, la Vierge Mère, Notre Dame. Car c’est en elle que se sublime, pour rejaillir en fontaine de vie, le culte de la France éternelle, dont la sève typiquement française se renouvelle d’âge en âge par la grâce de tant de femmes d’exception où se retrempe constamment, naturellement et surnaturellement, la singularité extraordinaire de cette sainteté française. Il vaut la peine de relire ce morceau d’anthologie ! Aucun discours d’académicien, même ecclésiastique, ne s’était risqué à une telle hymne. Et cet homme a été traité d’impie ! Non, son amour de la France était vrai, et vrai son amour de l’Église. En dépit de toute les condamnations. De son Martigues « plus beau que tout », où repose aujourd’hui son cœur de chair, il n’a point démérité. Jamais ! Il l’a chanté avec la violence de l’indignation dans les jours sombres où des gens sans aveu qui se croyaient des juges, voulaient le « dénationaliser » et le « désimmortaliser ». Peine perdue ! Les feux de sa vérité de nature sont là, ceux qui lui ont brûlé le cœur, ainsi qu’il le clame,

 … et qui m’emportent l’âme,

Pour la ravir de ciel en ciel,

Partout où retentit sur un verdict infâme

Le grand rire de l’Immortel !

Hilaire de CREMIERS

 

( 23 janvier, 2020 )

Ce 21 janvier, l’événement était à Dreux : le prince Jean, Comte de Paris, a rendu hommage à Louis XVI, en la chapelle royale Saint-Louis

 

 

Ce mardi 21 janvier, Leurs Altesses Royales, le Comte et la Comtesse de Paris ont assisté, en la chapelle royale Saint-Louis de Dreux, à une messe de requiem, célébrée pour le repos de l’âme du roi Louis XVI et de tous les martyrs de la Révolution française.

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Après l’entrée solennelle de nos princes par la grande porte, au son de l’orgue, la célébration de cette messe de requiem a pu commencer, au cœur de la nécropole des princes d’Orléans. Le chef de la Maison royale de France, Monseigneur le Comte de Paris, est alors venu à genoux, demander pardon à Louis XVI pour les fautes du duc d’Orléans, Louis-Philippe d’Orléans dit Philippe Égalité.


Seigneur,

Moi, Jean, Comte de Paris,
Comme tout fidèle au début de cette messe, je me reconnais pêcheur devant Toi.

La Maison Royale de France, dont par grâce je suis devenu le chef, nous Te demandons pardon, ainsi qu’aux victimes des fautes de nos ancêtres et en particulier de celle de Louis-Philippe-Joseph d’Orléans à l’égard de son cousin Louis XVI, roi de France, père de son peuple et qui a reçu l’onction par le sacre, mais aussi à l’égard de sa famille et de la France.

Nous implorons Ta miséricorde sur nous, notre famille et notre pays. Tu le sais, comme Josué, nous et notre maison, nous avons choisis de Te servir.


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À l’issue de la célébration riche en symboles, les personnes présentes ont pu découvrir, une plaque érigée en l’honneur de notre roi Louis XVI, à l’intérieur de la Chapelle Royale de Dreux.

Tout un symbole.

 

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Enfin, la Famille royale de France est venue naturellement à la rencontre de tous ceux qui avaient fait le déplacement et ont échangé longuement avec eux autour de vins chauds et de cafés, accompagnés de galettes des rois.  Pendant que les adultes discutaient, les petits princes, eux, couraient et jouaient… avec les couronnes des galettes des rois sur la tête.

Source : La Couronne

( 28 novembre, 2019 )

Entretien avec Sylvain Durain

 

 

Entretien exclusif avec Sylvain Durain auteur du livre « Ce sang qui nous lie ». En vente dans les bonnes librairies et aux Editions Verbe haut (https://editionsduverbehaut.fr) 20 €

 

 

1) Qui êtes-vous Sylvain ?

 

J’ai 35 ans, je suis réalisateur, écrivain et entrepreneur, je suis né à Nancy et vis dans un petit village à l’orée des Vosges.

 

2) Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ce livre, Ce sang qui nous lie ?

 

Ce livre est la concrétisation de 10 années de recherches sur la place, le rôle, et les enjeux de la figure du père dans la société. Au cours de ces travaux j’ai pu ressortir une grille de lecture particulière qui elle-même m’a amené à proposer un nouveau concept : celui de matriarcat sacrificiel. S’en suit assez logiquement une redéfinition complète des concepts de patriarcat et de matriarcat, leurs principes étant, je le crois, enfin révélés. Après, soit on garde tout ceci pour son tiroir de bureau, soit on décide de le proposer au monde. J’ai donc choisi la seconde option et lancé une campagne de financement Ulule qui a été un succès et j’ai pu prendre le temps de la rédaction. 9 mois en tout, dont une grande partie isolé au vert. Sans cette campagne qui a abouti en partie grâce à vous et les Vosges Royales, je n’aurais pas pu écrire ce livre. Pour cela, j’en serai éternellement reconnaissant. Ecrire un livre, pour moi en tout cas, nécessite de se couper totalement du monde qui nous entoure, y compris de ses activités professionnelles. L’argent récolté par les précommandes des futurs lecteurs m’a donné cette chance.

 

Aujourd’hui, je passe régulièrement à radio Courtoisie, je participe à des salons importants et des dédicaces, sans ces rencontres rien de tout cela n’existerait. Alain Pascal me disait récemment de « faire confiance à la Providence », l’idée commence à faire son chemin.

 

3) Vous opposez Matriarcat et Patriarcat ? Pouvez-vous rapidement définir rapidement ces deux notions que l’on traduit généralement un peu rapidement comme la supériorité des femmes sur les hommes ou inversement ?

 

La grande erreur de notre temps réside dans la simplification médiatique « BFMinisée ». Si un homme dirige l’on a tendance à expliquer assez vite qu’il s’agit d’un patriarcat, surtout d’ailleurs si cet homme dirige de manière violente et tyrannique. Si c’est une femme, et encore plus si c’est elle paraît douce et « à l’écoute » comme le dit la novelangue, alors nous serions en matriarcat. Mes travaux tendent à montrer que tout ceci est totalement faux, et provient d’un processus intellectuel au service d’une idéologie bien plus importante. L’objectif final est de détruire le père, sa figure, son rôle symbolique et concret, sa place dans la famille, son objet politique, sa transcendance spirituelle.

 

Par la méthode que j’appelle des « trois niveaux primordiaux » je tente de montrer que pour définir une société de patriarcale ou de matriarcale il faut articuler le niveau familial, politique, et religieux. La découverte est alors contraire à l’idée moderne, le patriarcat étant plutôt un monde basé sur la bonne entente, le respect d’un monde fait de complémentarités (père et mère par exemple), soutenue par la figure d’un Roi n’étant sur le trône qu’en représentation du Christ, lui-même étant Dieu le Père incarné.

 

Pour le matriarcat, j’ai eu besoin de la notion de sacrifice. Les communautés primitives d’essence matriarcal fondaient leur existence sur le principe de l’indifférenciation généralisée et, comme l’explique René Girard, elles ont besoin de recourir au sacrifice sanglant pour éviter l’implosion du tous contre tous. Le matriarcat sacrificiel permet donc une compréhension totale du système avec un niveau familial tribal dans lequel le père n’a pas de rôle prépondérant, souvent remplacé par l’oncle maternel, le niveau politique indifférenciant des principes trop puissants pour ne pas être tyrannique (la politique, la guerre, l’économie et la magie), et une niveau spirituel soutenant le tout par une vision cyclique du monde. Par exemple, les Trobriandais pensaient que les nouveau-nés étaient les réincarnations des ancêtres féminins, provenant uniquement du clan maternel.

 

Pour faire simple : Le matriarcat c’est l’indifférenciation généralisé menant au sacrifice sanglant, le patriarcat c’est la complémentarité incarnée empêchant le sacrifice et permettant la paix. Même si cette dernière n’est souvent qu’une objectif, les conditions sont réunies pour la pratiquer.

 

4) Y a t-il eu des périodes patriarcales dans l’histoire du monde ? Rappelons que pour les féministes modernes, le féminisme est un notion moderne qui vient d’apparaître.

 

L’Âge Féodal semble correspondre à ce monde patriarcal. Maintenant, était-il total ? N’étant pas historien je ne saurais répondre. Il convient aux chercheurs de répondre à cette question en réutilisant cette grille de lecture. Le féminisme n’est, en soi, pas intéressant. Il n’est qu’un souffle supplémentaire du cycle mimétique dans lequel nous sommes. Le système créera alors sa propre contradiction par le masculinisme. Nous sommes dans une période différente d’il y a 1 ou 2 ans. Aujourd’hui le combat « masculin » va poursuivre le cycle de la destruction de la seule figure qui est attaquée, car elle mène directement au Christ, à savoir le père. De plus, ce combat mimétique féminisme/masculinisme a réduit les individus des deux sexes dans un naturalisme total. Ainsi, la nature ayant horreur du vide, une nouvelle religion est en approche. Elle est même déjà là, c’est ce que je nomme la « révolution gaïatique », avec l’omniprésence de l’écologisme (à différencier de l’écologie) allié à la collapsologie. Je rappelle que la Terre-Mère, Gaïa, c’est celle qui engendre le monde sans l’aide d’un pendant mâle. Là où le cycle s’est accéléré c’est dans la désignation du bouc émissaire, il s’agit en gros de l’humanité. Si l’on creuse, l’humanité européenne, blanche. Nous en avons pour quelques années, puis nous passerons à autre chose. Les modes cycliques sont désormais assez courtes.

 

5) Peut-on considérer, selon vous, que le « matriarcat » qui vient peut-être assimilé à un nouveau barbarisme ?

 

Totalement, c’est un retour à l’archaïsme le plus pur. La famille proposée aujourd’hui ressemble à s’y méprendre à une famille tribale primitive, avec la notion d’argent en plus quand la GPA sera légalisée. Et elle le sera c’est une certitude. La politique semble se caler sur un mélange de Orwell et Huxley. Le spirituel est, comme je l’ai dit, un retour à un paganisme nécessaire pour soutenir les deux niveaux précédents. Comme le disait l’anthropologue Malinowski, rien dans une civilisation n’est dû au hasard, tout prend place dans un tout cohérent. Il s’agit ensuite de les analyser.

 

6) Comment peut-on s’en sortir ?

 

Je n’ai pas la prétention de proposer des solutions toutes faites à vos lecteurs. Cependant, si nous reprenons les trois niveaux il me semble que nous pouvons agir. Pour le niveau familial, nous avons encore la possibilité de fonder des familles nucléaires différenciées, basées sur la complémentarité entre un père et une mère, une hiérarchie sur les enfants, des rôles précis à chacun. Je propose dans le livre de placer les familles sur la symbolique de la croix, mais je laisse les futurs lecteurs en prendre connaissance. Le niveau politique semble plus compliqué à modifier tant le système est verrouillé, l’épisode des gilets jaunes l’a bien montré, Macron en sort en réalité grand vainqueur. Le niveau spirituel paraît aussi tout à fait accessible, retourner à l’Eglise n’est pas encore interdit non plus. Si nous pouvions par ses deux niveaux, telle une mâchoire aiguisée, faire pression sur le niveau deux du politique, alors les choses changeraient-elles un peu ?

 

Cela demande approfondissement mais je pense qu’une clé se situe ici dans l’alliance des familles et de l’Eglise.

 

Entretien réalisé par Philippe Schneider

 

 

( 13 juin, 2019 )

Brigitte Bardot

 

« Je suis d’origine Lorraine. Le berceau des Bardot est à Ligny-en-Barrois » écrivait Brigitte Bardot en 2010 au réalisateur d’une image d’Epinal qui la représentait à divers moments de sa vie. Elle ajoutait : « La vie est une image et Epinal l’immortalise ». Sage comme une image, Brigitte ne l’a pas toujours été.

« Dieu créa la femme » est le titre du film célèbre qui lança cette jeune artiste qui devait devenir très populaire. Elle a été la figure féminine rêvée dans les années 1950/1960. D’abord mannequin particulièrement photogénique, elle a ensuite atteint au cinéma une renommée internationale avec 45 films et plus de 70 chansons. Brigitte dite B.B. n’a certes pas eut une vie exemplaire, elle a surtout été très admirée pour sa féminité, la grâce de ses mouvements, hérités de sa formation à la danse classique durant son adolescence. Ajoutons la douceur nonchalante naturelle des gestes et sa moue boudeuse.

Le père Louis Bardot, Meusien, originaire de Ligny-en-Barrois et sa mère donnèrent à Brigitte une éducation religieuse catholique. Elle a fait ses études à l’institut de la Tour, établissement catholique du XVIe arrondissement de Paris. Brigitte avait une sœur cadette Marie-Jeanne dite Mijanounée en 1938. BB est née en 1934. Malgré sa bonne éducation, elle n’a pas eu une vie forcément exemplaire, elle a surtout été très admirée pour sa féminité. Brigitte habite désormais « la Madrague » à Saint-Tropez acquise en 1958, ou elle s’est retirée depuis 2006 après 21 ans de carrière alors qu’elle était une des artistes françaises des plus célèbres au monde. C’est en 1973 que Brigitte abandonne le succès pour se consacrer à la défense des animaux. Actuellement, elle proteste contre l’égorgement des moutons, en dehors des règles sanitaires notamment lors des fêtes musulmanes. Ce qui lui vaut d’être condamnée par les tribunaux pour haine raciale…

Brigitte Bardot n’a pas sa langue dans sa poche. Elle déclare volontiers : « J’ai été élevée dans l’honneur, le patriotisme, l’amour et le respect de mon pays. Quand je vois ce qu’il est devenu, je suis assez désespérée. Quand je constate ce qu’ils ont fait d’un pays dont la richesse intellectuelle, la qualité du langage, de l’écriture, la primauté en matière d’architecture, de mode, d’élégance, de patrimoine rayonnant dans le monde entier, ça me déprime ! »

Jean-Marie CUNY

( 12 mars, 2019 )

Humeur • Un Roi ? Pourquoi faire ?

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Quelle idée saugrenue, passéiste, extrêmement droitière que de penser restaurer la monarchie !

Que ferait-on d’un Roi ?

Le nôtre, nous l’avons raccourci, jeté lui et sa famille aux orties de l’Histoire, il y a déjà bien longtemps.

LA LIBERTÉ, une de nos plus belles valeurs, était à ce prix ; nous ne voulions plus être des Sujets assujettis !

Les Français veulent être libres et égaux.

L’ÉGALITÉ, voilà notre seconde valeur phare, pivot de notre République. Merveilleux principe qui nous classe comme modèle mondial, et précurseur en la matière. En France, les Français sont égaux et nul ne peut se prétendre supérieur à l’autre.

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Et face à ces deux piliers qui soutiennent notre Panthéon national, nous pouvons cultiver la troisième et immense particularité française : « LA FRATERNITÉ. »

Libres, égaux et fraternels : le Monde nous envie, nous cite en exemple. Nous sommes : « Les Lumières du Monde ! »

Nous avons instauré la réalité terrestre des obscurantistes de la Religion : Le Paradis en France.

Avec la Démocratie, de loin le meilleur système de gouvernement, par le Peuple, et pour le Peuple ; Un Homme, une voix ; tout est dit : Egalité, Équité parfaite.

Il n’y a que des attardés, nostalgiques de régimes anciens qui regrettent, imaginent ou souhaitent  une France nationaliste, populiste ou pire encore monarchiste !

La Droite revancharde, la Droite à réaction !

Pas de ça chez nous !

Alors gentes dames et messires royalistes allez rêver :

Au Bon Vieux Temps des lampes à huile et de la marine à voiles dans vos châteaux hantés et poussiéreux.

La France est tout sauf un Royaume en décrépitude, c’est La République Une et Indivisible !

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Et pourtant, « Ailleurs en France », après le troisième rond-point du mimosa, il subsiste quelques vieilles âmes, quelques Belles Dames, quelques Gentilshommes armés de leur seule gentillesse, qui eux, rêveurs de beauté, espèrent voir refleurir des… Marie pleine de grâce, des Clotilde, des Jeanne d’Arc, des Grande Mademoiselle (quand ce titre existait encore), et des Bayard, des d’Artagnan, des Cyrano, des Manants du Roi, des croyants, des animés, qui espèrent tout de la Grâce ; des coeurs ouverts, des fous d’amour sans doute…

Que peuvent-ils peser face au sérieux, à la rigueur de la science des économistes rationnels d’une République En-Marche ?

D’un coté, la Raison et sa Déesse… Et de l’autre :

« La Fantaisie, la Courtoisie, le Panache, l’Honneur…

La Foi, le Roi, la Loi ! »

Notre Chevalerie paraît faible et inadaptée face à ces intelligences artificielles. Nous les Rois de coeur, les Dames de coeur, tous en recherche, les uns du Graal et les autres assoiffés de pouvoir d’achat.

Y aurait-il deux France irréconciliables ?

Bien sûr que non !

Il n’y a qu’une France, elle est diverse, et notre temps semble révolu…Révolution oblige !

gens-de-france.jpgA nous de reprendre notre place et de le claironner :

« Haut et Fort » !

Amis royalistes, l’heure est venue d’afficher nos convictions, de ne pas en avoir honte, d’être persuadés que les Gens de France seraient plus nombreux que nous le pensons à les partager…

Alors, saturons la Toile et partageons à outrance !

Montjoie Saint Denis !

( 11 mars, 2019 )

BEAUCOUP DE BAGOU, PEU DE CERVELLE

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Dans Lucien Leuwen de Stendhal, le père Leuwen donne ce conseil à son fils, Lucien, qui s’apprête à entrer dans la haute fonction publique : « Mon fils, quand vous croiserez un ministre, prenez-le systématiquement pour un imbécile, ces gens-là n’ont pas le temps de penser. »

C’est imparable. On peut d’ailleurs étendre cette considération au delà des ministres, aux députés, sénateurs, même aux hommes politiques de moindre envergure, à la plupart des maires des communes de plus d’un millier d’habitants et parfois même à quelques maires de bleds moins peuplés, qui n’en possèdent pas moins une belle ambition.

Le Champignacien, poursuivant son droit chemin, tourne délibérément ses pas vers l’avenir, car il sait qu’agriculture, commerce et tourisme sont les deux mamelles qui sèment le pain dont il abreuve ses enfants !

Maintenant, ces gens-là, ministres, députés, etc., ont cependant pas mal de qualités. Ils sont capables de serrer beaucoup de mains en un temps court, surtout en période électorale. J’en ai connu un qui, en l’espace d’un petit quart d’heure m’a serré la paluche cinq fois, chaque fois sans me reconnaître. Ils ont du bagou, ils parlent, sans notes, avec une terrible facilité, commettant par-ci par-là quelques fautes de français, mais ils ont une telle facilité et un tel aplomb qu’à moins d’être puriste sourcilleux, on ne les entend pas. Ils ont donc de l’aplomb, de l’assurance et, montons l’éloge encore d’un cran, du culot, ils n’ont peur de rien, ils sortent des platitudes, des balivernes, des phrases creuses, des clichés, des expressions tartignoles et prudhommesques, des bourdes superdimensionnées avec l’air le plus heureux, le plus confiant, le plus convaincu du monde. Quelquefois, ils ont lu deux, trois pages d’un livre épais et réputé sérieux, ils les répètent en les déformant à peine, ils les aboient comme des perroquets, leurs auditeurs en sont estomaqués et ravis. Il leur arrive aussi de jouer aux petits Malraux, ils se lancent alors dans la phrase obscure, ténébreuse, censée consécutivement profonde, qui traite généralement des arts, de la spiritualité ou de l’avenir de la civilisation et de l’univers. Pour ce faire, ils ont un peu baissé la voix pour faire croire qu’ils chuchotent un secret, qu’ils révèlent un mystère, qu’ils frémissent de sensibilité choisie et citoyenne, après quoi ils tonitruent quelques mots définitifs. Ils ne voient avec jubilation que leurs électeurs groupés et en extase et ne s’aperçoivent pas que dans les coins il y a tout de même deux ou trois types qui rigolent sous le couvert de leur main en paravent devant leur bouche. Si l’un, près de la porte, rit plus ouvertement, le regard féroce qu’ils lui lancent en sortant !  

Bernard Leconte
Bernard Leconte vient de publier un guide divertissant de Lille qu’il visite avec le Grand Roi sous le titre amusant : Louis XIV, Martine et moi, aux Éditions Les Lumières de Lille. 90 p, 14,90€
( 2 février, 2019 )

Communiqué du Prince Jean

En ce jour où mon père Monseigneur le Comte de Paris rejoint la nécropole royale de Dreux, je demande aux Français et aux Françaises d’avoir une pensée et de prier pour lui.

 

Comme mon grand-père avant lui, il n’a eu qu’un seul souci, servir la France et les Français.  Appelé à lui succéder comme Chef de la Maison de France, je continuerai à servir mon pays, à l’image des engagements que j’ai toujours eus.

 

Et si les Français le veulent, nous renouerons le pacte historique et nécessaire entre la Nation et la Famille royale. Ensemble, nous nous efforcerons d’assurer l’unité de la France, sa grandeur et sa prospérité, l’ordre intérieur, enfin la paix dans le monde.

 

Que la Providence  m’assiste et que Dieu protège la France.

 

Dreux, le 2 février 2019

 

Jean

Comte de Paris

( 22 décembre, 2018 )

Joyeux Noël

 

 

En ces périodes troublées,

toute l’équipe de

LA LORRAINE ROYALISTE

Vous souhaite de passer

une bonne et heureuse

Fête de la Nativité

( 13 octobre, 2018 )

La Nouvelle Librairie a subi une nouvelle attaque : les médias complices

 

Lu sur « le salon beige ».

Il est probable que si l’attaque avait eu lieu contre une librairie « de gauche », des poursuites  de l’Etat auraient eu lieu contre le journal ayant appelé à l’attaquer et un ministre au moins sinon le premier d’entre eux, voire le président se seraient déplacés pour constater la « scandaleuse » agression ! LR

 

 

Ouverte en septembre dernier, et immédiatement dénoncée par l’Express comme une librairie n’ayant pas sa place au Quartier latin, parce que de droite, la librairie liée à l’excellente revue Eléments, avait subi une première intimidation le 10 septembre lorsqu’un petit groupe de militants d’extrême-gauche avait menacé physiquement le gérant François Bousquet, avant de dégrader la vitrine de la librairie pendant la nuit, comme nous l’avions relaté dans Valeurs actuelles.

A l’occasion de la venue d’Eric Zemmour dans la librairie, invité à signer son livre Un destin français, mercredi 26 septembre, les antifas, via notamment un autoproclamé Comité d’Action Autonome de la Sorbonne, avaient promis de venir perturber l’événement avant de renoncer face au déploiement conséquent des forces de police autour de la librairie, ce qui n’a pas empêché certains médias d’ironiser sur la protection pourtant indispensable dont bénéficiait l’essayiste.

A la fin de la manifestation interprofessionnelle du 9 octobre à Paris, après une dispersion sauvage vers la contrescarpe, les militants d’extrême-gauche sont revenus avec des intentions criminelles affichées. A 19h15, un antifa a pénétré dans la librairie en insultant le libraire, trois clients et une partie de la rédaction de la revue Eléments qui y organisait une réunion, annonçant qu’il allait revenir et faire « cramer » la librairie avec ses copains. Et en effet, quelques minutes plus tard, un groupe de 150 à 200 activistes débarquaient devant la librairie en menaçant d’y mettre le feu, et commençaient à dégrader la vitrine. La police alertée est heureusement arrivée quelques minutes après et des dizaines de fourgons de CRS ont très rapidement quadrillé la rue Médicis.

Barricadés à l’intérieur de la librairie pendant près d’une heure, les clients, le libraire et les rédacteurs d’Eléments ont finalement été exfiltrés par les CRS à 20h30 sous les injures des militants contenus par les forces de l’ordre.

Cette nouvelle attaque, plus grave que la précédente, fait peser une menace de plus en plus lourde sur une librairie parfaitement légale, laquelle est soutenue par une revue parfaitement légale elle aussi, et dont les idées ont droit de cité au même titre que les autres.

Mais le plus révoltant dans cette affaire est le silence coupable de la presse et des médias. Selon nos informations une journaliste de l’AFP se trouvait sur place lors de l’attaque : pas une dépêche n’a pourtant été publiée. […]

 

 

( 15 septembre, 2018 )

La princesse Chantal de France assistera au 303ème anniversaire de la Fondation de l’Hôtel des Invalides

 

Lu sur le blog « La couronne »

 

La princesse Chantal de France assistera au 303ème anniversaire de la Fondation de l’Hôtel des Invalides chantal-de-france

Dimanche 16 septembre, à la demande du Chef de la Maison royale de France, Monseigneur le comte de Paris . retenu en province par un lourd agenda . Son Altesse Royale, la princesse Chantal de France, représentera officiellement son frère, lors de la cérémonie célébrant le 303ème anniversaire de la Fondation de l’Hôtel des Invalides par le roi Louis XIV.

 

La princesse assistera ainsi avec son époux le Baron François-Xavier de Sambucy de Sorgue à la messe traditionnelle de la Fondation des Invalides, célébrée cette année encore par Mgr Antoine de Romanet, Évêque aux armées, en la cathédrale Saint Louis des Invalides. La princesse, représentant la Famille de France lors de cette cérémonie y retrouvera également son cousin issu de la Branche capétienne des Bourbons d’Espagne, le prince Louis de Bourbon, venu spécialement en France pour l’occasion.

 

La messe commencera à 11h et sera ouverte au public. Nous appelons donc tous nos lecteurs présents sur Paris ce jour là, à venir nombreux accompagner la princesse Chantal de France lors de cette cérémonie.

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