( 19 février, 2020 )

Les obsèques de Guy Bertran de Balanda ont été célébrées hier à Marseille – Message du prince Jean, Comte de Paris

 

Lu sur « Je Suis Français »

 

Qui fut Guy Bertran de Balanda – notamment pour nous – nous avons tenté de le dire en termes simples, illustrés de  photographies significatives de quelques étapes marquantes de nos engagements communs. L’on pourra s’y reporter : Le monde royaliste en deuil : Guy Bertran de Balanda nous a quittés.

Ses obsèques – sans-doute telles qu’il les avait voulues – ont été célébrées hier mardi en la basilique du Sacré-Coeur remplie de sa famille autour de ses fils Renaud et Axel, et de ses nombreux amis venus de la région provençale et de plus loin. 

Ses convictions royalistes, son appartenance de toute une vie à l’Union Royaliste Provençale, les actions qu’il y a menées depuis sa jeunesse jusqu’à ses derniers jours, ont été amplement évoquées par sa famille comme par ses amis présents. Il a participé à différents combats d’esprit patriote. Essentiellement, il était royaliste, d’Action Française et camelot du roi. 

Jean Gugliotta, président de l’Union Royaliste Provençale, a donné lecture d’un message du prince Jean, Comte de Paris et Chef de la Maison Royale de France, dont voici le texte :

Les obsèques de Guy Bertran de Balanda ont été célébrées hier à Marseille – Message du prince Jean, Comte de Paris dans informations royalistes 47150946_330701971096711_1149909014545432576_n-300x163-1

 

 

« Chers Amis, 

Vous êtes aujourd’hui dans la tristesse parce que vous avez perdu un être cher, que vous soyez de sa famille ou de ses amis. Je sais qu’il en avait de nombreux.

Je n’ai pas connu Guy Bertran de Balanda autant que vous tous mais je partage votre peine. Et je joins mes prières aux vôtres.

Je l’ai connu suffisamment pour savoir qu’il était un fidèle de la Maison Royale de France et des traditions qu’il m’a été donné d’incarner, à la suite plus que millénaire de mes ancêtres. Et aujourd’hui en tant que Comte de Paris, chef de la Maison de France.

Je sais aussi que nombreux sont dans sa famille et parmi ses amis ceux qui partagent cette fidélité.

J’ai rencontré Guy de Balanda au moins deux fois qui ont été marquantes : l’une aux Baux de Provence où je m’étais rendu en compagnie de mon frère, en juin 2002. Il était l’un de ceux qui m’ont accueilli.

La seconde fois, ce fut à Tautavel, en terre catalane, qui était la sienne, pour un weekend d’études auquel le professeur Henri de Lumley m’avait convié.

Guy de Balanda m’est apparu comme un homme de fidélité et de courage, ces deux qualités devenues si rares aujourd’hui.

Je ne veux pas rallonger ces quelques réflexions et ces souvenirs. 

Simplement, je partage votre peine et je salue la mémoire de celui qui vient de nous quitter. 

Jean

Comte de Paris  »

Après la messe, la famille avait organisé dans la crypte de la basilique un moment de rencontre bienvenu où les conversations et les retrouvailles ont été animées, dans cette sorte d’unité à laquelle l’exemple de Guy de Balanda donnait une intensité particulière.

Un repas d’une cinquantaine de couverts remarquablement organisé par les plus jeunes des participants a clôturé ces obsèques, repas ponctué des chants qui de tous temps ont été les nôtres.    Logo-Je-Suis-Français-Copie-Copie dans informations royalistes

 

Les Royalistes Lorrains s’associent à la peine de leurs amis provençaux et présentent à toute la famille de Guy de Balanda leurs plus sincères condoléances.

( 29 janvier, 2020 )

C’est le 30 JANVIER 2020 – Venez nombreux

 

 

L’Association HISTOIRE ET CULTURE

LA LORRAINE ROYALISTE

L’Union des Sections Royalistes Lorraines

 

Vous invitent à  une

Conférence-débat

Avec

François BEL-KER

Secrétaire Général de LA RESTAURATION NATIONALE

Centre Royaliste d’Action Française

La RESTAURATION NATIONALE

Le Mouvement Royaliste d’Action Française

Aujourd’hui

Jeudi 30 Janvier 2020

Brasserie « LES DEUX PALMIERS »

64 rue Stanislas à Nancy

19 h 30 : accueil

20 h : conférence

21 h 30 : débat avec le conférencier autour d’un buffet froid.

Une libre participation aux frais sera demandée

( 6 janvier, 2020 )

19 Janvier à Nancy

 

 

Messe pour le repos des âmes du Roi Louis XVI

et de la Reine Marie-Antoinette

Dimanche 19 Janvier 2020

10 h 30

Eglise Marie-Immaculée

33 avenue du général Leclerc à Nancy

 

Fête des Rois de l’U.S.R.L.

Et de La LORRAINE ROYALISTE

Dimanche 19 Janvier

A partir de 12 h 45

Repas suivi de la galette traditionnelle

 

Auberge de « Maître Marcel »

Angle Routes de Martinvaux et Maron – Chaligny

(Attention à l’adresse)

Allocutions

Jean-Marie CUNY

Jean-François GICQUEL

Philippe SCHNEIDER

 

Prix comprenant un apéritif, le plat principal, la galette et une boisson :

25 € par personne avec Choucroute comme plat principal (option 1)

25 € par personne blanquette de veau à l’ancienne (option 2)

12 € pour les enfants (cuisse de poulet, une boisson)

Inscrivez-vous dès maintenant en renvoyant le coupon ci-dessous à La Lorraine Royaliste, 284 avenue de la Libération, 54000, Nancy ou par courriel à lalorraineroyaliste@yahoo.fr ou téléphonez au 06 65 64 72 17.

Inscription impérativement pour le 10 Janvier au plus tard.

________________________________________________________________________________________________

M. Mme Mlle ……………………………………………………………….

Adresse : ……………………………………………………………………

Téléphone : ………………………………….. Courriel : ……………………………..

S’inscrit au repas du 19 Janvier (………. Personnes dont ….. option 1 et …… option 2 et …. enfants et verse la somme de …….. € (chèque au nom de la L.R.)

(Si aucun choix n’est indiqué, il vous sera servi une choucroute)

Ne peut venir mais verse …….. € en don à La Lorraine Royaliste

( 18 décembre, 2019 )

François Bel-Ker : « La violence à l’égard de l’Action Française est désormais hebdomadaire »

 

Lu sur le site de l’Incorrect »

 

Après les incidents ayant eu lieu au Mans le week-end dernier et face au traitement médiatique des évènements par les médias dominants cherchant à accabler l’Action française, L’Incorrect a souhaité donner la possibilité à François Bel-Ker, Secrétaire général du mouvement, de s’exprimer sur l’affaire.

 

 

Pouvez-vous nous donner votre version des évènements qui se sont déroulés au Mans ce week-end ?

Samedi une commémoration en hommage aux victimes des massacres du Mans du 12 et 13 décembre 1793 était organisée au Mans. 15 000 Vendéens et Chouans furent exécutés par les révolutionnaires. Cette manifestation est organisée régulièrement par le collectif « La marche du souvenir vendéen » au sein de laquelle les militants de l’Action Française sont venus particulièrement en nombre cette année. Il y avait 150 personnes lors de cette manifestation rassemblant principalement des jeunes et des familles et les militants de l’AF étaient près de 80. Nous avons rejoint cette manifestation en notre nom propre, avec notre chef de section locale qui s’y est exprimé, de façon totalement reconnue par « la marche du souvenir vendéen » et en appelant tous les Manceaux qui le souhaitaient à rejoindre l’évènement.

Il s’agissait donc d’une commémoration pacifique ?

Evidemment, puisqu’il s’agit de faire mémoire ! Mais il se trouve que depuis quelques mois devant la présence importante des militants et sympathisants de l’Action Française dans les facultés ou dans les manifestations de Gilets Jaunes, un front se dresse contre nous de la part d’un collectif auto-proclamé et mal nommé « antifasciste ». Ce front était composé pour l’occasion de la CNT (Anarcho-syndicaliste), de la FSU, de la Ligue des Droits de l’Homme, du NPA, de l’UNEF. Ce collectif a appelé samedi à une contre-manifestation contre l’Action Française. Ouest-France qui a relayé cette information parle d’une centaine de manifestants d’extrême-gauche refusant que les militants d’AF « s’approprient l’héritage des chouans » (sic). C’était une contre-manifestation, à laquelle de nombreux appels à participer avaient été lancés de longue date. Je tiens à préciser que notre manifestation avait été déclarée en préfecture et autorisée par la police.

Afin de limiter le risque d’agression de la part du collectif « antifasciste » , les organisateurs de « La marche du souvenir vendéen » ont accédé à la demande de la préfecture de transformer notre cortège aux flambeaux en un événement statique. Nous avions comme responsabilité de protéger les jeunes et les familles présentes sur place. La manifestation s’est très bien déroulée et, à la fin des prises de parole, les gens se sont dispersés dans le calme sans aucuns heurts ni débordement.

 

Après la dispersion, vos militants n’ont donc pas recherché ou engagé le contact avec les contre-manifestants ?

Après la dispersion, nos militants se sont rendus dans nos locaux. La presse fait alors état d’une attaque, quelques heures plus tard, d’un bar « Le Lézard » qui serait un repaire de l’extrême gauche et qui aurait été saccagé. Peu à peu, on apprend par Ouest-France qu’il y a eu des « violences samedi soir dans le centre [du Mans] » par des personnes armées. Les médias s’enflamment et les gros titres changent. Le Huffington Post titre même : « Après une manif de l’Action française au Mans, le centre-ville saccagé »… C’est un pur mensonge. Nos militants sont allés filmer l’état du bar et ont diffusé une vidéo pour constater que seul un éclat pouvait y être constaté.

L’Action Française n’a lancé aucune attaque. L’Action Française n’attaque pas, l’Action française ne provoque pas. L’Action Française est une œuvre d’intérêt public au service de la France et des Français. A la fin de la commémoration, nos militants se sont rassemblés pour une soirée interne à l’AF et n’ont aucunement participé au grabuge dont il est fait état dans les médias.

En tant que dirigeant de l’Action Française, vous dissociez-vous clairement des violences qui ont pu survenir ce week-end ?

Ce sont des accusations graves visant à nous salir. L’Action Française ne s’en prend pas aux commerces, ne s’en prend pas aux habitants. L’Action Française défend l’intérêt national, et, à ses yeux, tout ce que ne concerne pas l’intérêt national n’a pas d’intérêt.

Très clairement l’Action Française rejette la violence comme mode de militantisme ?

Je dirais plus exactement que l’Action Française ne cesse de dénoncer la violence émanant du gouvernement ou de l’ultra-gauche. Notre manifestation de samedi dernier était déclarée et pacifique, alors que des appels à la violence avaient été lancés depuis longtemps contre cette commémoration. Que devons-nous faire pour que ces violences à notre encontre s’arrête ? Les services de renseignement surveillent les publications de ces groupes et les laissent pourtant agir comme bon leur semble. Sont-ils au-dessus des lois ? Quels sont leurs liens avec l’Etat pour qu’ils bénéficient d’une telle clémence, voire d’un soutien silencieux ?

Le 15 novembre dernier, notre président de la Fédération du Maine-Anjou, a vu son nom et son adresse diffusés sur des affichettes collées partout sur la mairie de son domicile, par l’Action Antifasciste Le Mans, appelant à châtier ce « sinistre individu ». Aucun média n’était là pour dénoncer cet appel caractérisé au lynchage. Un « antifa » peut brûler un policier, il sera élargi. Un militant d’AF n’a pas le droit de se défendre, il sera traîné dans la boue.

La violence à l’égard de l’Action Française est désormais hebdomadaire. Je rappelle également que, la semaine dernière, à l’université de Rennes, nos militants qui souhaitaient débattre pacifiquement à Sciences-Po ont été agressés physiquement et chassés violemment de la faculté par les milices d’extrême gauche.

Un dernier mot ?

On ne peut qu’en appeler à la déontologie journalistique, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui. La plupart des médias installés mettent de l’huile sur le feu en tentant de discréditer notre action et notre incontestable montée en puissance. Les mêmes médias omettent les graves agressions commises par les groupuscules d’extrême gauche à notre encontre. Ils portent une responsabilité insigne dans le sentiment d’impunité qui conduit tant de militants de la gauche dite radicale dans la violence.

Ces dernières années, nous avons subi une attaque via un engin incendiaire à notre siège, une bombe agricole qui a explosé dans notre local de Marseille, nous avons eu de multiples agressions armées, lors de nos actions et de nos réunions publiques. Chaque attaque a été suivie d’un dépôt de plainte. Or chaque dépôt de plainte est suivi d’un classement sans suite. Nous tenons à disposition des journalistes sérieux tous ces éléments. L’Action française reste plus déterminée que jamais à défendre l’intérêt national. Elle souligne que l’Etat de droit semble être réservé à certains Français… Puisse la réforme des institutions que nous appelons de nos vœux nous sauver de ces divisions.

Propos recueillis par Romain Demars

( 16 décembre, 2019 )

Communiqué de la Restauration Nationale, Centre Royaliste d’Action Française du 15 décembre 2019

 

 

Communiqué de la Restauration Nationale, Centre Royaliste d'Action Française du 15 décembre 2019 dans informations royalistes
 

 

 

L’intérêt national est au-dessus des partis

 

Depuis quelques semaines, des médias se font l’écho de violences en marge de notre opposition à la réforme des retraites. Si certains font le choix de la déontologie en sollicitant notre point de vue sur les événements qui ont opposé des militants d’Action française à des milices antifas, que ce soit à Rennes, Paris ou encore Strasbourg, d’autres choisissent la partialité en ne communiquant pas sur les agressions subies par des jeunes royalistes.

Si l’Action française n’a pas une culture de la victimisation et ne se répand pas sur ce sujet dans la presse, c’est bien parce que la violence que nous dénonçons principalement est celle qui fait fi de l’intérêt national et qui, sur le terrain, des Gilets Jaunes à la réforme des retraites, est le fait de la « répression policière ».

Les antifas, création hybride entre extrême-gauche et hooliganisme, ne sont que les idiots utiles des gouvernements libéraux, de gauche comme de droite. L’Action française a subi ces dernières années son lot d’attaques : bombe agricole, grenade, agressions armées. Bien évidemment, les plaintes ont toutes été classées sans suite.

Aujourd’hui, nous appelons l’ensemble des Français à se mobiliser contre la réforme des retraites du gouvernement de M. Macron. Alors que Philippe Martinez, secrétaire-général de la CGT, appelait en mai 2017 à ce que « Macron fasse le score le plus haut possible », nous appelons, nous, l’ensemble du pays réel, dans cette lutte comme dans celle des Gilets Jaunes, à ne pas laisser la contestation être portée par quelques gauchistes, qui, en échange de prébendes personnelles, cherchent à détricoter davantage encore notre nation.

 

Le service politique

 

Soutenez nos actions ! Faites un don : https://www.actionfrancaise.net/agir/faire-un-don/

 

( 13 décembre, 2019 )

« Je suis royaliste mais je me soigne » [2/4]

 

 

Le site de l’Action française publie sur quatre semaines  une série d’articles de Michel Yves Michel, militant de toujours. Il nous paraît important et utile que les lecteurs de La Lorraine Royaliste en aient connaissance.  L.R.

C’est au gâteau qu’on juge le pâtissier

L’homme est toujours écartelé entre deux logiques, celle du sens et celle de l’efficacité qui jamais ne coïncident. Elles ne s’excluent pas non plus  : quand, pour plus d’efficacité, on exclut totalement la logique du sens, l’action devient folle et perd finalement toute efficacité. Mais une logique du sens qui ne se traduit pas dans une action efficace est bien vaine, sauf peut-être dans le domaine spirituel où la contemplation est la forme supérieure de l’action.

Sans doute comme toute activité humaine, le royalisme comporte-t-il une face intérieure, mais pas plus que pour le tir à l’arc ou la cuisine, elle n’est une réalité spécifique au royalisme. L’erreur serait de laisser entendre que le royalisme pourrait être (devrait être  ?) centré uniquement sur cette dimension intérieure. C’est un sophisme que d’opposer l’être à l’action  ; l’action ne s’oppose pas à l’être, elle en est le déploiement

C’est entendu, le petit djihad (le combat du musulman contre les infidèles) n’est que le reflet du grand djihad (le combat spirituel intérieur)… mais parfois la modestie du petit djihad fait douter de la consistance du grand djihad.

Il est certainement possible de faire de toute activité humaine un exercice spirituel.

Mais la droite intention et toutes les qualités spirituelles ne suffisent pas à faire un bon chevalier ou un bon médecin. Quant à laisser entendre que cela dispenserait de tout exercice militaire ou de toute connaissance physiologique… Même l’iconographe doit doubler sa préparation spirituelle par un apprentissage technique.

J’ai lu la Bagavad Gîta et je comprends que l’action ne devient un juste sacrifice (c’est-à-dire un faire sacré) qu’au prix de la renonciation à convoiter les fruits de l’action. D’ailleurs, des royalistes qui combattent pour la conquête du pouvoir afin de le remettre à un Prince (dont une des qualités sera de se libérer de ceux qui l’auront fait Roi) devraient être prédisposés à une telle attitude de service. Mais encore faut-il combattre avec constance, et dans le combat ne pas faire n’importe quoi…

TU NE TENTERAS PAS LE SEIGNEUR TON DIEU (Matthieu IV-7)

Que dirait-on de parents qui s’abstiendraient de tous recours aux remèdes communs pour soigner leur enfant malade, en prétendant ainsi manifester leur confiance dans la Providence  ?

Les gens d’arme batailleront et Dieu donnera la victoire proclamait Jeanne d’Arc. Ce n’est pas réduire le caractère miraculeux de son action de penser qu’elle sut s’appuyer sur les meilleurs chefs de guerre du Royaume  : Dunois, La Hyre et Gilles de Rais (Tiens, Jeanne acceptait le concours de quelqu’un qui était loin d’incarner le «  chevalier blanc  »…). Quant au détour par le sacre de Reims, il relève exactement du «  politique d’abord  » tenu en suspicion par les pseudo-providentialistes.

Vouloir que Dieu donne la victoire sans que les gens d’arme bataillent, c’est «  tenter Dieu  ». Comme fit le démon dans la deuxième tentation du Christ en lui proposant de se jeter du haut du temple pour que les anges l’empêchent de heurter le sol.

Je suis providentialiste  : c’est-à-dire que je crois que Dieu est maître de l’histoire, que la liberté des anges, et encore moins celle des hommes ne sauraient limiter sa Sainte Volonté et que la ruse divine se sert même de ceux qui prétendent faire obstacle à ses desseins, pour les réaliser. Mais je me refuse à justifier mes carences par la Providence.

EIH BENNEK, EIH BLAVEK (devise syldave)*

Je connais l‘idéal du Roi qui règne sans avoir besoin de recourir aux rapports de force. J’ai admiré Kagemusha, le film d’Akira Kurosawha, où les armées sont victorieuses quand le chef du clan se tient immobile au sommet de la colline et sont en déroute lorsqu’il s’agite et prétend agir dans la bataille. Je saisis le sens de l’axe vertical, situé sur le moyeu immobile au centre de la roue du monde.

Cet archétype rend compte du fonctionnement concret de l’autorité, cette forme légitime de pouvoir dont la réalité se manifeste d’autant plus qu’il n’est pas nécessaire de recourir aux carottes et au bâton et à tous les chantages qui accompagnent l’exercice ordinaire du pouvoir. L’autorité vraie est le reflet en ce monde de la souveraine transcendance. (Omnia potestas a Dei).

Mais le roi de France n’est pas le Roi du monde dans son Aghartha. Sur le plan de la réalité où nous évoluons l’autorité ne se présente jamais à l’état pur. Même l’Abbé d’un monastère doit savoir parfois employer la manière forte pour chasser le moine rebelle. Les parents doivent pouvoir guider leurs enfants sans recourir en permanence aux promesses de récompense ou à la crainte du châtiment, mais je ne connais pas de famille qui n’y aurait jamais eu recours.

Et les Rois les plus légitimes sont bien obligés de défendre leur position en imposant parfois leur volonté par un rapport de forces favorable. Ce n’est pas sans raison que tout Etat vise au monopole de la violence selon l’expression de Max Weber. Le Roi est chef des armées, de la Justice et de la Police  : c’est là le noyau du domaine régalien. Et parfois cette raison dont la vertu est d’économiser la violence, cette raison d’Etat, impose de l’exercer  : le Duc de Guise en a fait les frais et Louis XVI a laissé sombrer son Royaume pour ne pas en avoir saisi la dure leçon. Par «  angélisme  »  ? Dire cela serait offenser les anges combattants des milices célestes…

D’autre part, si un Roi dont l’autorité est largement reconnue par ses sujets, (d’autant plus qu’en cas de rébellion elle peut s’imposer), peut se permettre d’être magnanime, un prétendant au contraire, parce que précisément sont autorité n’est pas unanimement reconnue ou ne s’impose pas, un prétendant est bien forcé de ruser ou de faire des concessions. Tels Hugues Capet, Louis XI en mauvaise posture face au Téméraire, François I prisonnier en Espagne, Henri IV (dont l’heureuse concession permit à la Couronne de France de rester catholique) ou Louis XVIII (qui eut, pour le plus grand bien de notre pays, à traiter avec cette canaille de Talleyrand).

«  Je ne prétends pas, je suis  ». A cette formule, je préfèrerais  : «  Je suis le Prince, ce qui m’oblige à prétendre et à prétendre activement  ». 

* Le sceptre d’Ottokar est le symbole de la légitimité en Syldavie, encore faut-il avoir la force de le prendre et de le conserver. Telle est la leçon d’Hergé.

Michel MICHEL

Michel MICHEL, sociologue, militant, évoque bien entendu la légitimité en tant qu’elle est incarnée par Mgr. le Comte de Paris, chef de cette Maison de France que l’Histoire  a depuis Hugues Capet, maintenue vivante, donnant ainsi un objet à notre Espérance et à notre combat.

( 30 novembre, 2019 )

Le siège de Latécoère occupé

 

 

Latécoère est une entreprise de pointe, détentrice de nombreux brevets, fabriquant des pièces ne particulier pour Dassault (Rafale entre autres), Airbus… Elle est indispensable pour notre industrie et notre défense nationale. Elle est sur le point d’être bradée à des sociétés américaines.

Pour protester contre cette ignominie, des militants royalistes d’Action françaises ont occupés ce jour (30 novembre) le siège de cette entreprise à Toulouse. 12 d’entre eux sont en garde à vue.

Nous saluons  et soutenons cette initiative.

Un grand bravo à ces valeureux militants.

Les Royalistes Lorrains

( 28 novembre, 2019 )

Le 17 Décembre à Nancy. Retenez dès maintenant votre soirée

 

 

L’Association HISTOIRE ET CULTURE

LA LORRAINE ROYALISTE

L’Union des Sections Royalistes Lorraines

Vous invitent à  une

Conférence-débat

Avec

Hilaire de CREMIERS

Conseiller éditorial de POLITIQUE MAGAZINE,

Directeur de la publication de LA NOUVELLE REVUE UNIVERSELLE

Président d’honneur de la RESTAURATION NATIONALE

De la lutte intestine à la guerre civile…

Vous avez dit la République ?

Mardi 17 Décembre 2019

Brasserie « LES DEUX PALMIERS »

64 rue Stanislas à Nancy

19 h 30 : accueil

20 h : conférence

21 h 30 : débat avec le conférencier autour d’un buffet froid.

Une libre participation aux frais sera demandée

( 18 octobre, 2019 )

Réunion à EPINAL le 21 Octobre

 

Communiqué

 

 

Chers amis,

 

Après une pause estivale, la prochaine réunion des Vosges royales

aura lieu

Lundi 21 octobre 2019 à 19h00

Salle Barbelouze (face à l’hôtel de Ville)

à Golbey

Le thème exposé sera

« Le Sacré-Cœur et la France »

 

Nous avons là un sujet fondamental dès qu’il s’agit d’étudier les symboles porteurs de la royauté,

sachant que notre action est inséparable d’une vision transcendantale du passé, du présent et de

l’avenir de la France.

( 12 octobre, 2019 )

Le devoir politique des royalistes, pour annoncer la Monarchie…

 

Lu sur le blog « La Couronne »

 

Certains s’étonnent du ralliement au macronisme d’une grande partie de la Droite municipale après l’échec des Républicains aux dernières élections européennes. Pourtant, rien de plus logique à tout cela, les Municipales approchant et les notables cherchant à sauver leurs sièges et, pour certains, les prébendes qui y sont attachés. Bien sûr, cela ne donne pas forcément une bonne image du monde politique mais cela ne changera pas fondamentalement les équilibres idéologiques, même si le « Parti de l’Ordre » prend désormais les couleurs du parti présidentiel au détriment des Républicains devenus au fil des décennies un simple appareil électoral sans consistance doctrinale.

 

Les Républicains et le parti macroniste forment désormais une sorte de « bloc bourgeois » (au sens idéologique et pas seulement sociologique, les bourgeoisies n’étant d’ailleurs pas toutes ralliées au libéralisme européiste) qui devrait dominer le paysage politique durant toute la décennie à venir, conforté par l’échec (peut-être pas définitif) de la révolte des Gilets jaunes qui n’ont pas su éviter certains pièges tendus par ce que l’on pourrait nommer le « Système » et sur lequel il faudra revenir pour mieux le définir et le combattre.

 

La révolte des ronds-points aura consolidé le Bloc bourgeois, par cette « réaction de la peur » qui est, qu’on le veuille ou non, l’un des éléments majeurs de l’histoire des hommes et, au regard de l’histoire de la France, de la République (face à la Vendée de 1793, aux ouvriers de 1848, à la Commune de 1871 ou aux manifestants du 6 février 1934, entre autres), et qui « légitime » cette forme de « dictature du Pays légal » qui utilise tous les moyens légaux et judiciaires, mais aussi médiatiques, pour contenir les contestations ou les revendications, qu’elles soient sociales ou politiques : le nombre de manifestations interdites en France cette dernière année (pour de bonnes ou de mauvaises raisons, la cause n’est pas forcément entendue selon les cas) devrait nous alerter sur cet état de fait de la dégradation des libertés publiques et, parfois, d’opinion, tout comme l’emploi d’une force souvent démesurée au regard des « risques » représentés par des manifestants qui étaient loin d’être radicalisés avant que d’être réprimés, en particulier lors des premières émotions populaires de l’automne dernier… Sans oublier les contraventions extravagantes mais éminemment dissuasives à l’égard des personnes participant à des occupations pacifiques et plutôt festive de ronds-points… Drôle d’ambiance !

 

C’est bien cette même République qui, tous les 14 juillet, célébre en grande pompe une émeute qui n’était pas de la faim et qui a livré au massacre et au dépeçage des hommes désarmés qui croyaient, en contemporains des Lumières, à la bonté humaine et à la parole donnée. Pierre Desproges ironisait sur ce 14 juillet 1789 qui avait livré le Pouvoir à des bourgeois qui ne l’avaient plus lâché depuis, n’hésitant pas à tirer sur un peuple qui, souvent, ne correspondait pas à ce qu’ils en attendaient en servilité et « servitude volontaire », la démocratie représentative étant censée assurer la tranquillité de ce système de domination économico-politique…

 

Alors, que peuvent dire, que peuvent faire les royalistes face à ce qui semble indestructible et irréversible, et que la mondialisation et sa métropolisation renforcent ou commandent ? Doivent-ils renoncer à toute espérance et se rallier, eux aussi, à ce vaste mouvement d’ensemble mondial qui monopolise les écrans et, souvent, les esprits ? Ce serait si facile, et si confortable… Mais si peu honorable ! En fait, de nouveaux fronts idéologiques s’affirment actuellement et les royalistes peuvent y trouver leur place ou, mieux encore, inspirer les nouvelles chouanneries nécessaires, que cela soit dans le domaine environnemental, social ou régional, et l’expérience vécue aux côtés des Gilets jaunes, voire en leur sein, peut aider à la mise en place et en pratique de nouvelles stratégies, et à « penser ce qui est et ce qui vient », non pour disserter et clamer crânement que « notre force est d’avoir raison », mais pour le prouver et faire advenir ce qui doit être.

 

Quelques exemples des nouveaux chantiers idéologiques royalistes, qui seront développés sur ce site : l’écologie intégrale, dont la définition par Jean-Charles Masson au début des années 1980, mérite d’être précisée et diffusée au-delà de l’Église catholique qui s’en fait aujourd’hui la porte-parole dans le prolongement de l’encyclique pontificale Laudato Si’ ; la dénonciation du « globalitarisme » contemporain, libéral, individualiste et mondialiste ; le redéploiement rural, réponse française à la métropolisation du monde ; l’économie d’entente et le corporatisme nouveau, dont il faudra sans doute ordonner les contours comme les réalisations avec un nouveau vocabulaire et des formes appropriées aux enjeux d’une société contemporaine « en désordre » ; la post-démocratie, dont la Monarchie royale peut être la meilleure incarnation pour réconcilier les « pays réels » (et les nouvelles agoras) avec l’Autorité politique « clé de voûte » de l’unité française et « trait d’union » entre les communautés de France ; la Monarchie active, pour des institutions qui permettent à la France « d’être au monde » et de « ne plus subir », et qui rendent à notre pays sa place, non de « puissance vaine », mais de « puissance médiatrice », ce qui est sa vocation profonde depuis les Capétiens…

« Il ne faut pas renoncer à l’avenir », pour poursuivre le chemin de l’histoire : quelles que soient les difficultés du moment et celles à venir, le rôle des royalistes, au-delà de la politique politicienne (mais sans forcément la méconnaître), est d’inspirer des solutions et d’apporter des propositions à tous ceux qui n’ont pas renoncé à la liberté française et à sa prospérité.

 

Jean-Philippe Chauvin

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