( 21 juillet, 2014 )

DIRECTIONS POUR L’ACTION

Le Mot Président de LA RESTAURATION NATIONALE

Dans son numéro de juin, Politique Magazine a publié un passionnant dossier consacré au réveil de la société civile. Cet article de méthodologie d’action politique se termine par ces lignes : « L’insurrection de l’esprit surgie du pavé parisien au printemps 2013 annonce avec certitude que quelque chose, un jour, se passera. L’ébranlement est là, chacun, en France, l’a ressenti. Il reste à tout faire pour acquérir la possibilité d’agir lorsque la chance historique sera là. Chaque nuit qui vient, nous le savons, porte en ses plis la possibilité d’une aube nouvelle. Il n’y a pas de fatalité. Les mécanismes de l’histoire sont héroïques. La volonté de quelques hommes décidés peut, dans des circonstances favorables, emporter la décision. Mais pour réussir, nous devons tenir les deux bouts de la chaîne : préparer le nouveau consensus intellectuel et moral qui rassemblera les Français… et être prêts à reprendre le pouvoir. Ce qui suppose des convictions solidement étayées sur ce que doit être la politique de la France et, conséquemment, sur les institutions qui pourraient les porter ». (1) Le complément logique  et indispensable de ces directions pour l’action est formulé dans la brochure du Cercle Vauban Une espérance pour la France : la monarchie (2). Car, sauf à se résigner au rôle d’éternelles pleureuses dans une atmosphère débilitante, les mouvements citoyens de la saine réaction en cours devront redécouvrir le sens d’une politique réaliste. Autrement dit, il s’agit bien de reprendre le pouvoir. Cette démonstration reste notre mission essentielle. Il est heureux que les circonstances nous aident à la faire voir puis comprendre.

 C’est que le logiciel officiel tourne de plus en plus en vase clos. Il rabâche que la vie, c’est les partis et que les nations sont dépassées. L’actualité vraie lui réponde par le rejet grandissant des partis et le retour du fait national. Mais rien ne sert de leçon aux gens des partis : à gauche, après la « journée de la veste » des élections européennes, l’Etat-PS ne fait que de l’enfumage : un changement de gouvernement qui n’en est pas un, un nouveau premier ministre qui se sent autant Catalan que Français, un projet de réforme territoriale qui sacrifie aux tenants de l’Europe des régions, une exaltation du traité transatlantique qui accentue davantage encore la sortie de l’histoire des nations européennes. A droite, on continue comme toujours sur l’air de la division et des manœuvres. Voyez Alain Juppé : à n’en plus pouvoir de se rêver à l’Elysée, il est sûrement le plus emblématique des hommes de droite à avoir renoncé à la défense de tous les repères structurants de la société, de la famille à la nation. Rien de tout cela qui permette de fonder une espérance.

En réalité, il n’y a plus, dans les partis dits de gouvernement, d’hommes politiques qui croient qu’un chemin français soit encore possible. Tous ne croient qu’en leur chemin personnel ! Pourtant toute la géopolitique depuis la seconde guerre mondiale, mais surtout depuis 1990, tend à prouver que les Etats-nations en restent les acteurs principaux. Les Etats-Unis son convaincus de leur « destinée manifeste » et développent une stratégie mondialiste, c’est-à-dire la transformation du monde à l’image de l’Amérique (à ne pas confondre avec la mondialisation qui n’est que l’accroissement des interdépendances des espaces mondiaux du fait des moyens techniques). Le malheur pour nous est que nos dirigeants ne croyant plus en la France aient facilité cette manœuvre. Il est vrai que nos élites participaient à des oligarchies transatlantiques, notamment par le biais des réseaux de la franc-maçonnerie… Dès l’origine, l’Europe envisagée fut celle de Jean Monnet, citoyen et banquier américain en même temps que citoyen français. Elle fut conçue comme un prolongement des Etats-Unis. C’est cette politique qui continue aujourd’hui avec les extensions récentes de l’OTAN et la signature du Traité transatlantique. Mais il est à noter que l’Union Européenne est un cas à part : les autres grandes organisations régionales (ALENA, MERCOSUR, ASEAN, etc.) se sont faites dans un esprit exactement contraire, celui du renforcement des nations. Semblablement, l’affirmation des puissances émergentes révèle la volonté de grandes nations de s’affirmer  sur la place internationale, et pas seulement de façon marchande. Cela est patent pour les plus connues : Brésil, Russie, Inde, Chine. Mais ce ne sont pas les seules. Plus encore, partout dans le monde, les peuples rejettent la vision unipolaire du mondialisme. Même en Europe, on vient d’en avoir un écho, s’affirme la volonté des peuples d’exister face au système de l’UE, liberticide des identités et aux prétentions impérialistes.

Au total : les Etats-nations restent la meilleure grille de compréhension du monde et la multipolarité qu’ils entraînent est probablement le cas de figure le moins belligène. Au contraire la vision unilatéraliste risquerait de faire se reconstituer des blocs rivaux. N’en déplaise aux rêveurs du village planétaire, le monde reste varié et, dans ce contexte, on ne voit pas pourquoi la France n’aurait pas la possibilité de jouer à nouveau un rôle digne de son Histoire. Mais encore faut-il qu’elle résolve enfin son problème politique. A tous ceux qui s’interrogent aujourd’hui sur le Bien commun français il faut montrer que l’équation gagnante ne pourra qu’être : saines réactions + réflexion sur les institutions = projet politique à la fois nouveau et fidèle à l’identité française.

Bernard PASCAUD

(1)  Article de Christian Tarente « Nécessité d’un sens politique » dans Politique magazine n° 130 (Juin 2014)

(2) Cercle Vauban Une espérance pour la France : la Monarchie, Regalia éditions, 6 €. A commander au siège de la R.N.

( 2 juillet, 2014 )

Université d’été d’Action Française

 Camp Maxime Real del Sarte  2014

 

Le libéralisme contre les libertés

 

« La liberté c’est la concurrence. La concurrence, c’est le plus fort. Le plus fort,  c’est le plus riche. Le plus riche, quand la richesse est devenue en partie anonyme et mobilière, c’est le moins responsable, le moins noble et le moins sûr. C’est souvent le plus grossier, le plus vicieux. Il faut renverser ce maître indigne ou l’accepter avec ses conséquences. Venez vous battre contre lui ou fichez nous la paix. »

Charles Maurras – 1901

Renseignements : www.actionfrancaise.net/cmrds/ cmrds@actionfrancaise.net

Aperçu du programme

des conférences et cercles d’études

- Histoire et penseurs du libéralisme.

- Libéralisme et libertés, une critique maurrassienne du

libéralisme.

- Marxisme, décroissance, altermondialisme : tout ce qui

est antilibéral n’est pas nôtre.

- Alternatives : doctrine sociale de l’Eglise, économie

sociale et solidaire.

- La nation, dernier rempart contre le libéralisme.

Mais aussi : sport, revue de presse, veillées, ateliers

politiques…

CMRDS

à partir du 1er juin : 100 € (adhérents) – 130 € (non adhérents)

Université d’été

15 & 16 août (2 jours) : 30 € (individuel) – 50 € (familles)

   BULLETIN D’INSCRIPTION

Du dimanche 10 Août (arrivée à partir de 15 h) au dimanche 17 Août (CMRDS + Université d’Eté)

 Prénom……………………………………………. Nom……………………………………………………………… Age……………..

Adresse……………………………………………………………………………………………………………………………………………

Code postal ………………….. Ville……………………………………………….. téléphone ……………………………………

Courriel ……………………………………………………………….@………………………………….

Participera au CMRDS et verse la somme de ……………………………€

Participera aux journées du ………. Au ……………… et règle la somme de …………. (20€ x nbre de jours)

Participera à l’Université d’été et verse la somme de …………………. €

Courrier à renvoyer à CMRDS-UDTAF (chèques à cet ordre) – 10 rue Croix des Petits Champs – 75001 – Paris

( 23 juin, 2014 )

N’oublions pas les royalistes, les premiers résistants !

Lu sur le site « Boulevard Voltaire »

A diffuser au maximum, cette vérité très largement occultée !

 

Le 22 juin 2014

La paix revenue, on taira ou minimisera souvent l’engagement de ces monarchistes dans la Résistance et, à quelques rares exceptions près, leurs noms ne figurent guèredans les manuels d’Histoire.

A la Libération, les gaullistes et les communistes, avec les Francs-tireurs et partisans (FTP), tentèrent de s’accaparer l’exclusivité de la Résistance. C’était oublier un peu vite que c’est à l’autre extrême de l’échiquier politique, à l’initiative de militants royalistes, que se créèrent les tout premiers mouvements de résistance de la France Libre! Ce phénomène a souvent été occulté par l’histoire officielle jusqu’au livre de François-Marin Fleutot en 2000 Des royalistes dans la RésistanceN’oublions pas les royalistes, les premiers résistants ! dans informations royalistes. On y découvre notamment l’engagement royaliste de Daniel Cordier, ancien Camelot du roi, entré dans la Résistance dès juin 1940, puis secrétaire de Jean Moulin, auquel il consacrera une biographie en plusieurs volumes pour défendre la mémoire de son ancien patron.

Dans cet ouvrage sur la résistance royaliste, l’auteur convoque solennellement la mémoire des monarchistes qui payèrent de leur vie leur engagement dans la Résistance : Honoré d’Estienne d’Orves, descendant du général vendéen Charles d’Autichamp, fusillé à la prison du Cherche-Midi, Jacques Renouvin,

chef des groupes francs de Combat, mort à Mauthausen, Raymond Toublanc, membre du réseau royaliste de l’Anjou, longuement torturé par la Gestapo à Angers, avant de mourir en déportation…

Dans les Maquis de la Résistance, on croise encore Jacques Perret, cœur chouan sur la poitrine, qui racontera plus tard dans son livre pourquoi il fitBande à part. Le colonel Romans-Petit, chef des maquis de l’Ain, puis chef départemental de l’Armée secrète s’y trouve aussi, tandis que d’autres royalistes dirigèrent des unités du Maquis dans le Tarn, en Bourgogne, dans le Jura, en Bigorre… Les visages plus familiers du colonel Rémy ou du général de Bénouville, né d’un père normand et d’une mère alsacienne, se dessinent. Sans oublier, car moins connue, la tradition monarchique de deux maréchaux de la France Libre, le « roi » Jean, de Lattre de Tassigny et Leclerc, de son vrai nom Philippe de Hauteclocque, dans la famille duquel le drapeau blanc était de rigueur.

Mais parmi les nombreux royalistes engagés dans la Résistance dès la première heure, il y eut aussi les sans-grades, d’illustres inconnus, comme cet industriel de la vallée de Thann en Alsace. Membre de l’Action Française et de la Cagoule, l’Alsacien Paul Dungler sera à l’origine, dès l’annexion par les Nazis de l’Alsace-Moselle, de la 7e colonne d’Alsace enregistrée à Londres sous le nom de RéseauMartial. Il jouera un rôle essentiel dans la réussite de l’évasion du général Giraud fait prisonnier par les troupes allemandes le 19 mai 1940 et interné à la forteresse de Königstein près de Dresde. Le réseau royaliste Martial interviendra notamment pour faciliter son passage par la Suisse puis en zone Sud.

A l’autre extrémité de la France, le breton Luc Robet, issu d’une famille profondément catholique et royaliste, demandera aux Camelots du Roi et Ligueurs de Bretagne de se joindre à la Résistance. Membre actif des réseaux Hector, Alliance et de l’Organisation de Résistance de l’Armée, le Camelot Luc Robet sera arrêté par la Gestapo le 19 janvier 1944 à Rennes, torturé au cours de 17 interrogatoires, déporté au camp de Neuengamme en 1944. Ce fut en quelque sorte la Blanche Hermine contre la croix gammée.

La paix revenue, on taira ou minimisera souvent l’engagement de ces monarchistes dans la Résistance et, à quelques rares exceptions près, leurs noms ne figurent guère dans les manuels d’Histoire. A la Libération, la résistance communiste étoffera ses rangs et règlera quelques comptes, en réécrivant l’Histoire ! Il n’est pas inutile de rappeler ici que ce fut la Chambre du Front populaire qui vota les pleins pouvoirs au régime de Vichy, alors ue les résistants royalistes, injustement oubliés, n’ont pas attendu l’invasion de l’Union Soviétique par l’Allemagne pour entrer en lutte contre l’occupant…

( 9 mai, 2014 )

DEUX JOURNEES PATRIOTIQUES

Pour ceux qui ne seraient pas en Lorraine

2 Journées patriotiques : Samedi 10 et Dimanche 11 mai 2014

SAMEDI 10 MAI 2014 : RÉUNION PUBLIQUE

THÈME : LE PEUPLE, AVEC :

BÉATRICE BOURGES, porte-parole du Printemps français, FARIDA BELGHOUL, Présidente de la Journée de retrait de l’école, PAUL-MARIE-COÛTEAUX, président du SIEL (sous réserve), JEAN-CLAUDE MARTINEZ, tête de liste de Force Vie aux Européennes (Sud-Ouest), GUILLAUME DE PRÉMARE, ancien président de La Manif Pour Tous, ARNAUD GUYOT-JEANNIN, écrivain et journaliste, JEAN-PHILIPPE CHAUVIN, royaliste indépendant, ET HILAIRE DE CRÉMIERS, directeur de Politique magazine

19H00 – BANQUET D’ACTION FRANÇAISE

Venez partager un grand moment d’amitié d’Action française. La réputation des banquets n’est plus à faire ! Les chants de combat, les chants royalistes, les chants de traditions,… Au cours de ce banquet Olivier Perceval, secrétaire-général du CRAF et Antoine Desonay, secrétaire-général des étudiants d’AF prendront la parole.

 

LIEU : Foyer de Grenelle – 5, rue de la Croix-Nivert – 75015 Paris

 Colloque seul : Etudiants et chômeurs : 6 €, tarif normal : 10 €
Banquet seul : Etudiants et chômeurs : 16 €, tarif normal : 22 €
Colloque + banquet : Etudiants et chômeurs : 20 €, tarif normal : 30 €

Bulletin d’inscription

Madame, Mademoiselle, Monsieur : …………………………….……………………………………………

Adresse : ……………………………..…………………………………………………………………………

Téléphone : ……….………………… Courriel : ………………………………………………………………

Réservation obligatoire. Renseignements : contact@actionfrancaise.net - Chèque à l’ordre du CRAF – 10, rue Croix-des-Petits-Champs -75001 ParisWWW.ACTIONFRANCAISE.NET

 

DIMANCHE 11 MAI À 10 HEURES PLACE L’OPÉRA : DÉFILÉ DE JEANNE D’ARC

Paris, 11 mai 2014 : CORTÈGE DE JEANNE D’ARC

TOUS AVEC JEANNE POUR LA FRANCE !

11 MAI 2014, RENDEZ-VOUS À 10 HEURES PLACE DE L’OPÉRA

( 3 mai, 2014 )

Sainte Jeanne d’Arc : dépôt d’une gerbe à Nancy

NANCY

10 Mai – 12 heures

 

Dépôt d’une gerbe devant la statue de Sainte Jeanne d’Arc

Rue Lafayette à Nancy.

Venez nombreux

( 27 décembre, 2013 )

LE 19 JANVIER A NANCY

Messe pour le repos de l’âme du Roi Louis XVI

Dimanche 19 Janvier 2014

10 h 30

Eglise Marie-Immaculée

32 avenue du général Leclerc à Nancy

 

 

Fête des Rois de l’U.S.R.L.

Et de La LORRAINE ROYALISTE

 

 

Dimanche 19 Janvier

A partir de 12 h 15

 

 

Repas suivi de la galette traditionnelle

 

 

Restaurant « Chez Maître Marcel »

(au coin des rues Raymond Poincaré et de l’Armée Patton à Nancy)

 

 

Allocutions de

 

 

Jean-Marie CUNY

Jean-François GICQUEL

Paul LUPORSI

Philippe SCHNEIDER

 

 

Prix comprenant un apéritif, le plat principal, la galette et une boisson :

21 € par personne avec Choucroute comme plat principal (option 1)

22 € par personne avec blanquette de veau à l’ancienne (option 2)

10 € pour les enfants (saucisses, pommes de terre rôties, galette, une boisson)

 

Inscrivez-vous dès maintenant en renvoyant le coupon ci-dessous à La Lorraine Royaliste, 22 rue Victor Hugo, 54000, Nancy ou par courriel à lalorraineroyaliste@yahoo.fr ou téléphonez au 06 19 19 10 69.

Inscription impérativement pour le 13 Janvier au plus tard.

________________________________________________________________________________________________

 

M. Mme Mlle ……………………………………………………………….

Adresse : ……………………………………………………………………

Téléphone : ………………………………….. Courriel : ……………………………..

S’inscrit au repas du 19 Janvier (………. Personnes dont ….. option 1 et …… option 2 et …. Enfants et verse la somme de …….. € (chèque au nom de la L.R.)

(Si aucun choix n’est indiqué, il vous sera servi une choucroute)

 

Ne peut venir mais verse …….. € en don à La Lorraine Royaliste

( 27 décembre, 2013 )

Carrefour Royal – 18 janvier 2014

 

SAMEDI 18 JANVIER 2014

 De 14h à 19h, deux tables-rondes et un meeting d’AF

le samedi 18 janvier 2014, de 14h à 19 h, à la Maison des Mines, 270, rue Saint-Jacques, Paris 5ème (RER : Port Royal)

7 € au tarif normal et 3 € pour les étudiants et lycéens

 A partir de 20h, Banquet d’AF en plein cœur de Paris (25€ au tarif normal et 20€ pour les étudiants et lycéens)

Reservation obligatoire : 06 88 97 00 40

communication@actionfrancaise.net

A l’ordre du CRAF, à adresser au CRAF, 10 rue Croix des Petits Champs, 75001 paris

DIMANCHE 19 JANVIER 2014

 De 14h à 18h, Marche pour la Vie (action surprise dans l’esprit de la manif. !)

 De 18h45 à 20h, Cortège aux flambeaux d’hommage à Louis XVI, de l’église de la Madeleine à la Chapelle Expiatoire.

( 17 décembre, 2013 )

DELIGITIMER LA REPUBLIQUE

Le Mot Président

 Les parvenus de la politique politicienne n’ont que l’incantation aux valeurs de la république à la bouche. Que le président soit hué, les ministres chahutés, les décisions contredites, le pouvoir contesté ici et là, il ne peut s’agir au regard du reste de troupe de l’armée « mexicaine » du sombre Ayrault que la réplique toujours ressassée le la république en danger.

Maintenant que les idéologies sont en panne et que les socialistes aux affaires sont ralliés au libéralisme, plus rien n’existe dans le référentiel des gouvernants qui ne soit avatar des vieux slogans de 89. C’est là le dernier fortin idéologique sur lequel est tentée une refondation de légitimité. Mais le consensus ne fonctionne plus qu’en surface pour au moins trois raisons : l’histoire rectifiée et un bicentenaire profanateur ont d’abord écorné le mythe fondateur. La ficelle manœuvrière est d’autre part un peu grosse : c’est une véritable  corde à pendre tout opposant, étant entendu que les oligarques au pouvoir seraient les gardiens du Temple démocratique auxquels seraient dus respect et dévotion inconditionnels. Enfin, et peut-être surtout, le leitmotiv obsessionnel aux valeurs de la république semble une abstraction qui ne fait pas oublier les réalités vécues : fiscalité oppressante, chômage de masse, précarité étendue, retraites rognées, insécurité croissante, ascenseur social en panne, école en échec, familles spoliées, mariage dénaturé, justice en crise, immigration incontrôlée, diplomatie en berne, armée affaiblie, endettement public abyssal, corruption institutionnalisée, Conseils de contre-pouvoir aux ordres, Europe préférée à la France, intérêt national sacrifié aux partis et aux groupes de pression, partis discrédités, syndicats anémiés, représentation nationale faussée… Cette triste litanie, hélas non exhaustive, est la vraie vie sous les valeurs de la république. Soit celles-ci sont la vraie cause des difficultés et de la descente pour tous, soit elles sont la cause de l’incapacité intrinsèque à les résoudre. Les démonstrations sont possibles, point par point.

Mais il y a plus : il y a la réalité de plus en plus totalitaire de la démocratie. Son intensité varie selon les dirigeants en place (et les actuels sont des champions), mais loin d’être un déviationnisme aux grands principes elle est une mécanique qui déploie son infernale spirale. La conception démocratique de l’Etat a opéré ce que le théologien catholique canadien William Cavanaugh appelle dans un livre récent une migration du sacré. Si le Roi absolu était soumis à toutes sortes de contre-pouvoirs (loi divine, loi naturelle, lois fondamentales), le peuple souverain n’a d’autre référence et d’autre limite que sa propre volonté. Il en va de même de ceux qui gouvernent en son nom, la démocratie directe n’étant qu’exceptionnelle. Là est la source d’une conception omnisciente et proprement totalitaire de l’Etat. Le sacré a migré de l’Eglise vers l’Etat et, dans le nouvel Etat, il n’y a plus, comme sous la monarchie, distinction et alliance des pouvoirs temporel et spirituel, mais confusion des dits pouvoirs. La démocratie religieuse, pour parler comme Maurras, défie l’Etat : il est à la fois roi, législateur libre, et prétendu libérateur de l’individu. Cette confusion est la matrice du totalitarisme. Cela est patent aujourd’hui.

Ainsi, vivre le républicanisme, c’est vivre le royaume d’utopie, c’est vivre la supercherie de l’imaginaire fantasmatique d’un régime révolutionnaire. Toutes les révolutions ont soufflé dans le même pipeau. Il est heureux que les évènements récents et actuels donnent à réfléchir de façon pertinente à la question prioritaire de l’Etat. Les réactions qu’ils suscitent sont l’heureux sursaut des consciences et des intelligences.

Délégitimer la république est aujourd’hui la forme la plus nécessaire de l’action politique. J’ai conscience en écrivant cela de commettre un blasphème contre cette république du Panthéon dont les frères de Peillon voudraient réactiver le culte. Même si le régime s’en charge lui-même, il convient d’accompagner le mouvement et de l’amplifier jusqu’à  l’amener à sa conclusion politique logique. Diverses sont les composantes, diverses aussi les approches, mais possibles les convergences. Dans cette perspective les modes d’action sont multiformes mais passent par trois nécessités : la formation, afin d’être bien en phase avec les débats tels qu’ils se posent aujourd’hui ; la présence sur le terrain de la vie sociale, lieu privilégié de la communication la plus efficace ; la volonté de créer du lien autour d’un projet politique qui soit une vraie alternative à l’Etat républicain tant celui-ci est tout ce que l’on voudra sauf une valeur sûre.

Bernard PASCAUD

 

( 28 août, 2013 )

RESISTANCE ET RECONQUETE

LE MOT DU Président

 

Résistance ! Le mot est tellement connoté par l’historiquement-correct que son utilisation semble d’une incongruité absolue à nos gouvernants qui en sont devenus la cible. Le mot passe mal chez Taubira. Elle comprend qu’on ait pu résister à la prétention nazie de vouloir « créer un homme nouveau », pas à la sienne de vouloir « réformer la civilisation ». Le vocable étrangle aussi le ministre de l’intérieur, surnommé Manuel « Gaz » depuis les violences injustifiées de sa police. Les CRS6SS, aujourd’hui, ce sont les siens ! Les « veilleurs immobiles » qui se plantent devant les palais de justice, tels des bornes de protestation contre l’emprisonnement abusif, participent aussi d’un esprit de résistance. Celui-ci vise désormais l’ensemble du gouvernement et le Chef de l’Etat dont les mensonges, le mépris, les manipulations et les violences ont suscité en effet des mouvements et des réseaux dans toute la France. Plus encore, ce sont tous les « collaborationnistes » qui sont en cause, de quelque parti dont ils se réclament. Ils feraient bien de s’en souvenir quand les élections viendront !

Les explosifs utilisés par cette résistance Ne sont fort heureusement pas d’ordre pyrotechnique. L’indignation joyeuse ou recueillie qui caractérise ses formes d’action massive ou individuelle, ridiculise les propos fantasmés de la gauche et de leurs complices médiatiques. Elle peut néanmoins être très efficace. Aujourd’hui perdants, les acteurs du printemps français sont une formidable espérance. Pour qu’elle ne soit pas gâchée, il convient qu’elle se garde de s’enliser dans le domaine partisan. Ce qui ne signifie pas de rester des spectateurs passifs des joutes électorales. Au contraire, il n’est pas amoral de conditionner l’apport de sa voix à l’engagement précis des candidats pour les valeurs de la famille. Nous savons bien que les lois de bioéthique à venir seront votées au Parlement et non par les élus des prochaines municipales. Peu importe : il est temps qu’à n’importe quel niveau toute personne briguant un suffrage populaire sache sur quels points non négociables elle sera estimée. Une longue expérience législative a démontré depuis longtemps  combien le seul curseur droite-gauche manque de pertinence en la matière. Les politiciens sans courage,  genre   NKM,  doivent   apprendre   que   le  chantage électoral, « moi sinon pire », suscitera de moins en moins d’automatisme.

Cependant, le mouvement de fond dont le printemps français est l’expression mérite bien plus que cela. Le borner à des horizons électoraux serait un détournement fantastique d’espérance. Il doit donner lieu à une réflexion profonde sur la nature de la politique. Elle est déjà entamée et Ne demande qu’à être poursuivie. Ce qui est d’ores et déjà acquis par un grand nombre d’acteurs, c’est la pertinence du politique d’abord. C’est aussi la perception de l’irrationalité de la loi du nombre quand elle est conçue comme l’unique critère de l’agir humain. C’est encore la prise en compte de la crise de la politique, drame dont les raisons semblent moins conjoncturelles que structurelles. Ces considérations sont déjà bien au-dessus des bavardages sur les habilités politiciennes des uns et des autres ou sur la manipulations des sondages. Elles constituent une rupture d’enrôlement collectif dans les rangs d’une démocratie de plus en plus totalitaire. Elles susciteront progressivement des actions constructives, en dehors des sentiers battus et nauséabonds de nos pratiques démocratiques. Tel le mouvement d’Ecologie humaine lancé avec succès à la fin du mois de juin et qui peut constituer un rempart d’où défendre l’humain des nouvelles menaces déjà programmées. Il peut aussi être un de ces lieux où se redéfinisse la politique, car le temps viendra où il faudra reconstruire en vue du bien commun. Les déficits, la fiscalité, le chômage auront raison des incompétents qui nous gouvernent. Mais le changement de personnel politique ne changera pas grand-chose. Il faut une solution de rechange à cette démocratie que le sectarisme d’un Peillon voudrait élever au rang de religion (sic), mais qui doit être perçue pour ce qu’elle est : la maladie infantilisante de la politique.

Trois axes d’action s’imposent à nous en cet été : être présents dans toutes les instances où se mène le combat pour l’humain ; accompagner la perception progressive de la vraie nature de la politique ; soutenir et diffuser le plus possible les excellents derniers numéros de Politique magazine et de La Nouvelle Revue Universelle dont l’essentiel des articles est déjà une réponse aux grandes problématiques en cours.

                                                                                                                                                                                                                                 Bernard PASCAUD

 

( 15 mai, 2013 )

LE 12 MAI A PARIS

Allocution de Bernard PASCAUD,

Président de la RESTAURATION NATIONALE

devant la statue de Jeanne d’Arc à Paris, place des Pyramides

le 12 Mai 2013

 

 

Jeanne d’Arc, Jeanne d’Arc. Nous nous répétons la magnifique parole de Maurras :

 « Quelque éloignée que doive se sentir une pensée terrestre de cet astre allumé dans un éther aussi pur, ne nous défendons pas d’avouer que nous nous retrouvons sous son magistère. »

 

Pour Jeanne, il fallait que la bataille fût faite ; pour nous aussi, il faut que la bataille soit livrée. Et pour exactement, pour fraternellement, les mêmes hautes raisons : que sous le roi du ciel, règne, très régulièrement un roi de la terre, dans un royaume organisé avec le minimum de faiblesses humaines et le maximum de bon ordre naturel.

Politique d’abord, c’est le moyen, c’est la pratique de la jeune sainte guerrière. Vite, tout de suite, elle désigne le principe sauveur : la monarchie, et n’a de cesse que son dauphin ne devienne roi.

Politique d’abord, c’est le moyen, c’est la pratique qu’avec une même volonté, et dans le même respect de la primauté surnaturelle, nous faisons notre.

Oui, que cela plaise ou non, à des inconséquents ou à des sots, le roi d’abord, le roi tout de suite. Sinon pas de paix publique retrouvée, pas de respect pour les libertés essentielles et concrètes, familiales, professionnelles, régionales et nationales. Mais à la place, toujours une caricature d’Etat à coloration républicaine, toujours les nuées, l’ombre, les combines, l’inefficacité à servir le Bien Commun, et aujourd’hui les batailles sociétales perdues comme hier les succès militaires furent trahis par des politiciens poisseux. Car ce régime est consubstantiellement un rejet de la loi naturelle. Dès lors que surgit le fait démocratique ainsi conçu, toutes les conséquences antinaturelles s’inscrivent et il est dès lors prévisible qu’à un principe inhumain succède l’inhumanité des actes.

Il faut donc revenir vers l’humain et vers le social. Et le social et l’humain résident d’abord dans une politique familiale, dans la reconnaissance de cette première cellule sociale qu’on appelle la famille. Et en plus de l’Etat, le social et l’humain résident d’abord dans une institution qui met fin aux divisions et compétitions fratricides. Le social et l’humain résident dans la concordance des directions et intérêts de la famille-chef et de la famille française entière. C’est là le retour au réel, c’est là le retour à l’ordre naturel, le retour à l’être de l’homme et de la société, le retour à une vie naturelle droite. Au principe humain peuvent dès lors succéder des actes humains qui, parce qu’ils sont humains peuvent être chrétiens et s’élever jusqu’à la vie de la grâce et du surnaturel le plus pur.

Il faut donc revenir à l’humain. Mais il serait effectivement également lâche de gémir, pleurer, prier si nous ne dressions pas notre bataille face aux passions démentielles du système issu des Lumières. C’est la parole de Jeanne qui nous guide : les hommes combattent, et Dieu donne la victoire. Il n’y a pas de justification qui tienne pour se soustraire aux exigences du témoignage français, aux absolues nécessités du combat royaliste.

Hauts les cœurs royalistes, et hauts les courages, il faut combattre. Nous en sommes à l’heure où ce qui est illégitime est légal, où ce qui est antisocial est à la tête de la société, où les ennemis de l’ordre public commandent à la force publique, où les pervers et les monomanes se dévorent entre eux, et dévorent la France par leurs convulsions.

Où sont la stabilité et la grandeur que les institutions de la Vème République étaient sensées apporter ? Ce qui demeure, c’est l’angoisse et l’insécurité, c’est une société qui se défait et un peuple abandonné. Les Français cherchent un visage, un homme, quelqu’un, et ne voient défiler qu’une sarabande de masques, des avidités partisanes, et personne d’unique et de durable. A nous de leur désigner le visage ; à nous d’aider les Français à rencontrer et retrouver une légitimité amicale. A nous de leur montrer que nos rois furent les Pères de la Patrie ; et que la communion du peuple et du roi est nécessaire à l’action de la monarchie.

Notre conspiration à ciel ouvert récuse l’activisme outrancier. Elle s’affirme comme la nécessaire réaction de santé de la société française. Nous savons que  pour guérir, il faut atteindre le mal. Et c’est pourquoi nous convions les Français à ne pas s’attarder aux illusoires promesses de candidats qui jouent toujours la même farce, bourdonnent à l’envi qu’il faut permettre à l’homme de se réaliser, de se promouvoir, mais qui, dans un même temps, procèdent d’institutions qui  entraînent ce même homme, de la conception à la tombe, dans le seul ordre numérique et quantitatif. Car, enfin, si aujourd’hui tous les corps naturels sont contestés ou sapés, où sont les responsables ? Ils sont, nous le savons, dans ces idées anglomaniaques et rousseauâtres du XVIIIe siècle. Mais qui assume aujourd’hui cet héritage de la décomposition sociale si ce ne sont les hommes de la démocratie libérale ou ceux socialo-libertaires ?

 C’est face à cela qu’il faut faire retentir l’antique protestation de la jeune Antigone. Et comme Antigone, mes chers amis, nous entendons rendre à nos frères morts les devoirs légitimes, ceux qui consistent à assurer l’héritage français, à défendre les principes d’une communauté d’ordre où l’homme a toute sa place, où la loi écrite n’injurie point la loi non écrite, où la rumeur humaine n’injurie point la musique des sphères éternelles, où la famille française réconciliée s’épanouisse sous la garde de la famille-chef.

C’est à cette tâche de reconstruction qu’il nous faut être actif et inviter tous les Français.

Le printemps français auquel rêvent certains sera capétien ou ne sera pas.

C’est la leçon de Jeanne. C’est le devoir d’aujourd’hui. 

 

 

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