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( 11 novembre, 2016 )

Editorial du numéro 329 de LA LORRAINE ROYALISTE

Une information récente a été peu divulguée malgré son importance et son symbole : pour remplacer son fusil d’assaut « FAMAS », l’armée française va acheter une arme allemande, le HK-416. Il n’est pas question ici de mettre en doute la valeur de ce fusil, de bonne qualité mais pas plus que d’autres en Europe ou ailleurs dans le monde. C’est le principe qui doit être remis en cause. La France ne sera plus équipée de matériel français fabriqué en France. Nous serons donc à la merci d’un pays étranger – certes ami pour l’instant, c’est à dire tant que nous lui obéissons ! – . Même si nos relations restent bonnes, que se passerait-il s’il nous fallait brusquement – en cas de crise grave – rapidement de nombreuses armes supplémentaires et qu’eux aussi en aient besoin ? Il est certain, et c’est normal, que l’armée allemande aurait la priorité. Et l’industrie française n’aurait plus la possibilité technique d’en fabriquer : il faut les techniciens et les usines nécessaires sans compter qu’il faut plusieurs années d’études pour arriver à mettre au point ce genre d’armes. Mais le fusil d’assaut n’est pas le seul domaine où la France dépend maintenant de l’étranger : pour ne citer que quelques exemples, il y a les munitions (divers pays), les lance roquettes (suédois), les missiles anti chars (américains), les canons de nos nouveaux navires de guerre (italiens), etc. Et puis, il y a notre industrie de l’armement terrestre (Nexter) en passe de passer sous contrôle allemand !

Notre indépendance est en cause, comme dans bien d’autres domaines. Bien sûr, notre gouvernement actuel n’est pas le seul en cause, cela est aussi la conséquence d’une manque d’investissements depuis plus de 20 ans, cela allant en s’aggravant. Et puis, cela revient moins cher d’acheter à l’étranger ! Politique libérale à courte vue qui, comme souvent en république, sacrifie l’avenir au présent immédiat : achetons le moins cher possible pour faire quelques économies et tant pis pour l’avenir !

C’est en fait la logique libérale qui s’impose également pour l’armée, jusqu’à une date récente domaine dans lequel la libre concurrence ne s’appliquait pas, ce qui reste vrai dans la plupart des pays, même faisant parti de l’Union Européenne. Mais pour notre gouvernement, l’indépendance n’est qu’un mot à consonance passéiste, voir extrémiste, « fasciste », à relent « nauséabond » comme dirait notre très mauvaise ministre de la culture…

Un autre exemple actuel de la politique anti nationale de notre gouvernement est celui des traités internationaux. Nous savons qu’il y avait un projet de Traité transatlantique entre les USA et Union Européenne qui mettait gravement en danger notre indépendance entre autres en établissant des tribunaux internationaux pouvant permettre à des sociétés multinationales de porter plainte contre des pays qui établiraient des lois qui risqueraient de faire baisser leurs bénéfices. Devant les multiples protestations et bien que les négociations se fassent dans le plus grand secret, ce traité est pour l’instant repoussé, même Hollande ayant annoncé son opposition. … Mais, voilà que l’Union Européenne veut signer le CETA, un autre traité international de libre échange, cette fois avec le Canada. Il comporte les mêmes clauses que le premier cité avec les mêmes dangers. Par ailleurs – et c’est très important pour nous, Français – la plupart des Appellations d’Origine pour nos produits agricoles ne seraient plus reconnus, 60 % pour les fromages par exemple. Tous pourraient être copiés et sous le nom de bons fromages des produits de mauvaise qualité vendus. N’oublions pas aussi qu’il y a un traité de libre échange (ELENA) entre les USA et le Canada ! Or, ce traité, tout le monde veut le signer, y compris le gouvernement Français. Seuls les Wallons tentent de bloquer cette signature scandaleuse. Honneur à eux et souhaitons qu’ils tiennent bon malgré les multiples pressions.

Voilà deux exemples qui montrent – ce que nous savions déjà – que notre gouvernement, pas plus que ceux de Sarkozy auparavant ou de Chirac…. ne défendent absolument plus les intérêts français. Ils se contentent d’obéir aveuglément à l’Union Européenne, à Berlin en fait, voir Washington et de gérer uniquement leur communication, ce que François Hollande semble faire très mal ! En plus, il couvre de ridicule la France par une politique étrangère absurde. Nous le voyons avec les déclarations imbéciles de François Hollande et Jean-Marc Ayraud. Politique à la remorque des Etats Unis, ce qui pourrait être très dangereux dans l’avenir, particulièrement si Hillary Clinton est élue. Cette femme est capable de déclencher une guerre !

Avec une France super endettée, à la merci de la moindre augmentation des taux d’intérêts, ce qui ne va pas manquer de venir, où la sécurité n’est plus assurée dans de nombreux secteurs, avec une immigration de plus en plus importante et non contrôlée, nous sentons la fin de régime…  Un symbole parlant est la fronde de la Police, fronde amplement justifiée mais qui n’arrive que très rarement. La dernière fois, c’était en 1957/1958, à la fin de la quatrième république.

Sortirons-nous de cette crise ? Et autrement qu’en disparaissant sous domination étrangère dans le cadre de la « mondialisation », et dans le « multiculturalisme » ou plutôt la disparition de la culture ?

Ce qui est sûr c’est que les élections présidentielles n’apporteront rien, même si un (une) candidat le moins mauvais était élu car il (elle) serait pris dans le système qui est mauvais par nature, comme l’a fort bien montré Hilaire de Crémiers lors de sa conférence à Nancy.

Rien ne pourra être sauvé à moins que la France ne retrouve un pouvoir indépendant des élections, ne pensant qu’à l’avenir de la France et des Français, son intérêt étant lié à son succès. Ce pouvoir, la France l’a connu durant plusieurs siècles, ce qui fit sa grandeur et sa puissance. Seul un changement de régime, de la république à la monarchie royale, pourra nous sauver. Mobilisons-nous pour en convaincre les Français. C’est ce que doivent comprendre, entre autres, les Français clairvoyants qui ont de nouveau massivement manifesté le 16 Octobre dernier à l’appel de la « Manif pour tous ».

Dernière minute : hélas, il semble que la Wallonie ait capitulé devant les pressions. Nous en subirons tous les conséquences désastreuses !

Philippe SCHNEIDER

( 26 septembre, 2016 )

Editorial du numéro 328 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

L’ambitieux Macron s’est dévoilé en démissionnant du gouvernement pour se « consacrer à son mouvement/parti ». Un de plus en lice pour l’élection présidentielle qui compte déjà pléthore de candidats. Il est vrai que le poste est bon, bien payé, et qu’il n’y a pas grand chose à faire si nous restons dans l’Union Européenne sinon soigner sa communication, son « image » en vue de l’élection suivante…

Ce politicien ce veut de gauche et libéral. « Le libéralisme est une valeur de gauche », a-t-il déclaré, ce qui a « choqué » de nombreux commentateurs, il a pourtant raison. Un des ses soutiens, sur une radio, expliquait que le libéralisme est né en France avec la loi Le Chapelier du 14 Juin 1791, cette loi révolutionnaire qui interdisait à tous les Français se s’associer dans le cadre de leur métier pour défendre « leurs prétendus intérêts communs ». C’est cette loi qui a permis l’exploitation des ouvriers durant le XIX° siècle. Aux libertés réelles qui permettaient les associations professionnelles protégeant tous les travailleurs – même si elles avaient des défauts et qu’il fallait favoriser leurs réformes –  étaient opposés La Liberté révolutionnaire qui favorisa l’exploitation de l’homme par l’homme. C’est ça la révolution, et c’est de « gauche » ! D’ailleurs, tous les socialistes se disent héritier de cette révolution, comme d’ailleurs, les partis politiques se disant de « droite », eux aussi « libéraux ».

Cette idéologie libérale – qu’il ne faut pas confondre avec la liberté d’entreprendre qui doit exister – règne sur le monde actuellement. Pour elle, les hommes sont avant tout des consommateurs et des producteurs. Pour que ces derniers accumulent des richesses, il faut que les consommateurs achètent et si possible tous les même choses dans le monde pour permettre des productions de masse à bas prix. Les hommes/consommateurs doivent donc être, devenir identiques, interchangeables donc « libérés » de tous les groupes qui peuvent les enraciner : familles, religions, nations, provinces, traditions… (raison pour laquelle, tout libéral est automatiquement pour les lois anti familles, le mariage « gay », l’avortement…). C’est bien ce qui veut se réaliser depuis de très nombreuses années avec l’Europe, la mondialisation, etc. L’objectif est bien de détruire tout ce qui peut unir les hommes. Ces derniers devant de plus pouvoir être envoyés partout dans le monde où « l’économie » aura besoin d’eux, c’est ce qui est appelé avec euphémisme la « liberté de mouvement » ! Nous comprenons dès lors que l’école doit former uniquement des hommes « utiles » pour l’économie mais surtout ignorant tout de leurs attaches.  L’enseignement de l’histoire du pays, des provinces, des cultures locales ou nationales doit être supprimé ou tellement « allégé » que cela revient au même. Quand nous regardons les programmes de l’Education dite nationale depuis fort longtemps, quelques soient les gouvernements de notre république, nous voyons bien que ce programme est appliqué.

Il ne peut pas être opposé sérieusement le libéralisme et le socialisme qui ne sont que deux faces d’une même réalité, ayant les mêmes fondements révolutionnaires même si dans la pratique les partis qui les représentent s’opposent pour défendre chacun leurs clientèles, ou du moins faire semblant.

Et c’est bien ce que nous voyons dans le cadre de la future élection présidentielle : la plupart des candidats ont des programmes finalement interchangeables et Emmanuel Macron sera comme les autres. Nous assistons essentiellement à des batailles de partis et d’ambitions personnelles, peu importe la France et les Français, deux notions destinées pour eux à « disparaître ». C’est pour cela que les partis et les candidats font semblant de se battre avec acharnement sur des sujets de détail pour éviter d’aborder les problèmes de fond.

Les Français commence à se rendre comte de ce phénomène, que les politiciens leurs font du « cinéma » mais s’occupent peu de l’avenir. Raison sans doute pour laquelle – selon un sondage BVA réalisé pour l’Alliance Royale en août dernier – près de 40 % des Français (ils étaient 23 % en 2007) estiment que la présence d’un Roi au somment de l’Etat aurait des conséquences positives sur l’unité nationale et la stabilité gouvernementale. Ajoutons que nous aurions alors un véritable arbitre au sommet de l’Etat et une personne pouvant défendre les intérêts de la Nation contre les groupes financiers et économiques, ceux-là même qui vivent de l’idéologie libérale.

C’est évidemment le sens de notre combat politique et je vous invite à vous mobiliser toujours plus nombreux pour faire aboutir ce combat de salut national.

Est-ce à dire qu’il faut se désintéresser de l’élection présidentielle qui se prépare. Sûrement pas car comme le fait remarquer Antoine Clapas dans une belle petite plaquette (1), « il convient au contraire de suivre une attitude civique et stratégique. » et il fait remarquer que ce fut toujours l’attitude de Charles Maurras et de l’Action Française. Il conviendra le moment venu ce choisir les candidats voulant redonner à la France son indépendance ou du moins déjà s’opposer à des nouveaux transferts de souveraineté et même revenir sur certains. Ce serait déjà quelques choses. Par ailleurs, il serait aussi souhaitable qu’un « bon candidat » s’engage à revenir sur les désastreuses lois « sociétales » votées ces dernières décennies.

Aussi, nous vous donnerons notre avis sans illusion car nous savons qu’en république, il est impossible d’avoir un bon gouvernement surtout avec le « carcans » européen qui nous asservit.

Donc je vous invite avant tout à rejoindre nos rangs et d’abord à venir le 30 septembre prochain écouter Hilaire de Crémiers à Nancy

Philippe SCHNEIDER

(1)      Dix axes de salut national, Centre Royaliste d’Action Française, 10 rue Croix des Petits Champs, 75001, Paris –www.actionfrancaise.net – 5 €

( 28 juillet, 2016 )

EDITORIAL DU N° 327 DE LA LORRAINE ROYALISTE

L’actualité récente était dominée par le « Brexit », elle l’est toujours car ce dernier aura des conséquences durables. Cependant, l’attentat de Nice a gravement endeuillé notre pays. Il a eu lieu le 14 Juillet (1)

Nous pensons tout d’abord aux victimes et à leurs familles, qui ont toute notre compassion et nous prions pour elles.

Le criminel auteur de l’attentat est décédé. Nous ne savons pas à ce jour s’il s’agit d’un complot, d’un acte individuel ou d’un petit groupe mais nous savons qu’il a agit au nom de l’islam et selon les instructions de l’Etat islamique. Un islam révolutionnaire qui fait tout pour porter la terreur en France et ailleurs dans le monde. Il se base sur une lecture littérale du coran et des « hadiths » qui relatent les actions du « prophète », y compris dans leurs aspects les plus cruels. Il doit être vigoureusement combattu en France et ailleurs. Pour cela, il faut s’en donner les moyens – ces moyens que nos gouvernements successifs depuis plus de 50 ans ont réduits – et en avoir la volonté. Or nous assistons à une gesticulation et des actions plus que symbolique – comme les quelques mini bombardements dont nous sommes encore capables ( !), un état d’urgence qui ne veut rien dire, une opération « sentinelle » qui immobilise beaucoup de militaires pour pas grand chose… –. Enfin, il faut bien désigner l’adversaire et ses complices (ceux qui les financent, y compris les Etats…), ce qui n’est pas fait.

Réorganiser notre armée, notre police et nos services de renseignements, leurs donner des moyens – notre effort de défense devrait être porté à 4 % de notre PIB -, c’est une chose nécessaire mais pas suffisante. En effet, cela ne servira à rien s’’il n’est pas donné aux Français, à tous les Français, même – surtout – à ceux qui viennent d’ailleurs, l’amour de la France. Or, c’est exactement le contraire que fait la propagande de l’Etat en particulier dans l’enseignement… Comme l’écrit très bien Philippe de Villiers dans la préface qu’il a donné au très beau livre d’Yvan Blot  La Russie de Poutine : « On meurt pour sa famille, sa patrie ou son Dieu, et non pour la laïcité ou la sécurité sociale ». C’est en ce sens que nous pouvons dire que nos gouvernants (et pas seulement les actuels) sont responsables de tous ces morts. Mais nos politiciens, englués dans leurs campagnes électorales, sont-ils capables de faire cette politique, même s’ils le voulaient ? Poser la question est y répondre.

L’autre grand fait politique aura été le referendum victorieux au Royaume Uni sur le « Brexit ». Victorieux malgré la propagande mensongère prévoyant une catastrophe si le « non » à l’Union Européenne l’emportait et l’exploitation éhontée de l’assassinat de Joe Cox qui a certainement fait perdre 5 à 6 % de voix aux indépendantistes.

La « catastrophe » prévue ne vient pas même si la Livre a perdu un peu de sa valeur, ce qui est plutôt bon pour l’économie britannique. L’Ecosse proteste, je dirai ni plus ni moins qu’avant, les Ecossais ne s’étant jamais senti très « anglais », au contraire !

Le Royaume Uni reprend donc son indépendance. C’est une bonne chose pour lui. Au moins, ses gouvernants pourront mener la politique qu’ils entendent sans avoir à en rendre compte à « Bruxelles », à passer tous les accords internationaux qu’ils voudront mais seulement si cela correspond aux intérêts de leur pays.

C’est un exemple qu’il nous donne à nous Français qui sommes encore plus dépendant qu’ils ne l’étaient, étant en plus prisonnier de cette calamiteuse monnaie unique, l’Euro. Il nous a été dit que cette monnaie unique nous amènerait prospérité et des emplois, maintenant il nous est dit seulement que ce serait pire autrement ! En fait, cette monnaie unique, comme les directives européennes, sont une catastrophe pour notre pays, comme pour la plupart des autres. Il est temps de suivre l’exemple anglais pour pouvoir enfin reconstruire des solidarités entre pays européens libres et indépendants.

Il faudrait pour cela un pouvoir qui ne pense qu’à la France et aux Français et non pas à la prochaine élection. En fait, il manque à la France son indépendance pour pouvoir se défendre, fermer ses frontières lorsque c’est nécessaire, choisir ses politiques migratoire, monétaire, étrangère… Il faut à la tête de l’Etat un pouvoir fort mais non dictatorial, indépendant des groupes de pression, qui peut rassembler les Français et prendre les mesures nécessaires lorsque cela est utile. La république divise par nature, le Roi rassemble.

Philippe SCHNEIDER

(1)                Jour où la république « fête » l’anniversaire d’un massacre ( !) prélude à beaucoup d’autres et d’un génocide voulu et organisé par le gouvernement de la république française.

( 6 mai, 2016 )

EDITORIAL DU N° 325 DE LA LORRAINE ROYALISTE

François Hollande a parlé longuement pour ne rien dire, comme d’habitude, rien qui puisse intéresser les Français. Il est typiquement, comme presque tous les autres dirigeants, complètement coupé des réalités. Il vit dans son monde, celui des politiciens dont le seul but est de se faire réélire.

Il ne comprend pas que les décisions qu’il prend n’ont aucun effet car elles sont uniquement techniques, coupées des réalités économiques et sociales, de ce que vit la population. Et comme il a pris ces décisions, les lois étant ou allant être votés, il pense que tout va pour le mieux. En plus, si quelques statistiques plus ou moins truquées vont dans ce sens, il est content et le dit. Il n’a pas peur même d’entrer dans des détails pour appuyer ses dires. Nous n’avons pas vu un chef d’Etat parler, mais un vague administrateur très satisfait de lui et qui tient à le faire savoir. Il a même eu de mal à nous faire croire qu’il décide en toute indépendance, nous l’avons vu lorsqu’il a parlé de ses relations avec Angela Merckel, nous avons senti qu’il lui était entièrement soumis.

Il ne voit pas qu’il fait des mécontents partout et doit s’étonner de sa popularité toujours en baisse, même parmi ceux qui l’ont soutenu.

Il n’a pratiquement pas parlé de politique étrangère, pourtant il allait s’envoler pour le moyen orient. Il est vrai que ce n’était que pour faire de la figuration, la France n’étant, hélas, plus prise très au sérieux.

Que faudrait-il y faire si la France était encore elle-même ? Notre pays a deux devoirs dans cette partie du monde : d’abord combattre ceux qui nous attaquent, soit l’Etat Islamique et ses amis/ennemis d’El Qaïda, le Front al Nostra (les « amis » de Fabius), par ailleurs deux groupes d’assassins. Puis, ce qui est notre devoir depuis Saint Louis, aider les Chrétiens, en particulier – mais pas uniquement – du Liban. Or, notre gouvernement est très mauvais sur ces deux points, se contentant de suivre les Américains dans leur politique catastrophique et de faire plaisir à nos bailleurs de fonds saoudiens et qataris. S’il n’y avait pas l’efficacité des Russes, il est probable que les islamistes ne subiraient pas leurs défaites actuelles.

Le Président n’a pas convaincu. Dans le gouvernement même, il semble que beaucoup veulent surtout préparer leur avenir personnel, comme dans le parti socialiste. Si ce n’est pour 2017,  au moins pour 2022 !

Nous assistons également à une contestation dans la rue de la part de l’ultra gauche sous forme  classique de grèves et de manifestations mais aussi avec les « nuits debout », pâle imitation des « Veilleurs » qui sont plus nombreux et présents dans toute la France depuis maintenant près de 3 ans… Mais la « grande presse »  n’en parle pas car cela ne va pas dans le sens de sa  propagande. Notons aussi que ces derniers, contrairement aux premiers, ne sont ni des violents, ni des casseurs, ni des sectaires… !

Chacun essaye donc de se positionner en vue des prochaines élections dans un pays où le gouvernement et le chef de l’Etat ont de moins en moins de pouvoir : politique économique, étrangère, « sociétale », justice, tout est maintenant dirigé de Bruxelles/Berlin, voire de Washington. Il s’agit surtout, pour les prétendants, de parvenir à un poste ou un strapontin qui garde prestige et avantages en tout genre. Ils en sont d’ailleurs très contents : ayant les prébendes sans le travail sinon celui de se mettre en avant et d’adopter les bonnes stratégies électorales.

Quand aurons-nous un prétendant qui veuille agir pour  le bien de la France et des Français ? Nous ne pouvons en avoir dans ce système républicain même si certains en avaient la volonté car le système électoral et les intérêts que le financent ne le veulent pas. Pourtant, l’histoire nous montre que ce n’est pas utopique mais il faut changer le système politique et d’abord supprimer l’élection du Chef de l’Etat qui est le mal absolu en France. Il faut redonner le pouvoir à son représentant légitime, le seul qui puisse être indépendant des groupes de pression financier ou autres, pouvant être ainsi un arbitre à l’intérieur tout en poursuivant une politique étrangère indépendante dans l’intérêt uniquement de la France et tenant compte des liens historiques qu’elle a. Ce Chef de l’Etat légitime, c’est notre Roi et notre rôle est de convaincre le maximum de Français que c’est ce qu’ils recherchent confusément.

Philippe SCHNEIDER

( 26 mars, 2016 )

Editorial du numéro 324 de LA LORRAINE ROYALISTE

Le sous titre du numéro de ce mois-ci de Politique Magazine est « l’année de tous les risques ». En effet, le monde, et plus spécialement la France, est dans une période de turbulence extrême. En politique étrangère, déjà, avec les risques que nous font courir les politiques agressives de la Turquie ou de l’Arabie Saoudite, le manque de réalisme des Etats Unis, l’inexistence de la France et des autres pays européens. Il suffirait d’une étincelle, d’une provocation voulue ou pas pour que cela dégénère (souvenons-nous de Sarajevo !). Or nous ne sommes pas prêt militairement et notre politique étrangère stupide de suivisme « otanien » peut nous entraîner là où nous ne voudrions pas aller. Sans compter Mme Merckel qui semble maintenant prendre seule des décisions pour l’Europe (voir son « accord » avec la Turquie) sans l’avis des autres dirigeants, français compris.  Et il ne faut pas compter sur celui qui nous sert de Président (comme sur ses prédécesseurs d’ailleurs) pour savoir réagir à temps !

De toutes les façons, nos politiciens ne s’y intéressent pas. Les seules choses qui comptent sont les tactiques à étudier, appliquer en vue de l’élection présidentielle de 2017. Le projet de réformes sur le droit du travail le montre bien : cherche-t-on a effectivement favoriser l’emploi tout en protégeant les Français ? Non, il convient seulement d’étudier quelles sont les mesures à prendre pour suivre les ordres de « Bruxelles »  – mais pas forcément à les appliquer ensuite – qui permettront de gagner des voix d’un côté sans trop en perdre de l’autre. Et tout est comme cela.

Comment faire confiance en ce gouvernement pour faire face aux dangers qui arrivent ? Cela tiendra bien jusqu’à la prochaine échéance électorale ! Tel semble être leur espérance et cela depuis plusieurs décennies. Et la situation n’en finit pas de s’aggraver ! Tenter de traiter les problèmes n’est pas le leur. Peu importe la crise économique qui n’en finit plus. Pas plus que la crise migratoire sur laquelle nous n’avons aucune prise et qui risque de s’aggraver : pensons en particulier à l’Algérie ! Ce pays soumis depuis sa séparation de la France à la dictature d’une sorte de « mafias » du parti FLN et aussi d’une « famille » et ses amis au pouvoir. Ces dirigeants  n’ont jamais profité de la « manne » pétrolière et gazière pour développer le pays – au contraire – seulement le « piller ». Ce pays ne pourra bientôt plus importer les biens nécessaires à la survie de la population. D’où un risque de guerre civile pire que la dernière et un exode massif qui voudra se diriger vers la France.

Des mesures importantes devraient être rapidement prises. Il faut pour cela un chef de l’Etat qui n’ait pas pour seule préoccupation sa prochaine élection mais seulement le salut nationale, l’avenir du pays et redonner de l’espérance aux Français. N’oublions pas qu’il n’y a pas que les besoins matériels à résoudre, mais que les Français ont aussi – surtout – à connaître de nouveau une renaissance culturelle, morale, spirituelle…

Redonner un visage humain au pouvoir tout en le rendant plus efficace. Voilà le but que devrait se donner toute personne qui fait de la « politique » au sens noble du terme et non pas faire de la démagogie en vue de la prochaine élection, ceci bien entendu sur le plan national.

Il n’y a pas de visage humain plus vrai que d’avoir une famille à la tête des familles françaises, car la famille est et doit rester la cellule de base de la société, ce que refuse l’idéologie libertaire des hommes au pouvoir et dans l’opposition. Nous avons eu pendant 8 siècles ce type de pouvoir en France, c’est lui qui a fait notre pays. Si nous voulons le sauver, nous devons renouer avec son histoire, son passé sans nostalgie mais pour y puiser des possibilités de progrès dans tous les domaines et en toute indépendance tout en ayant des rapports amicaux avec nos voisins.

Alors, mobilisons-nous pour faire de cette année difficile celle où nous convaincrons les Français à ne pas désespérer mais commencer à entrevoir la possibilité d’une renaissance autour de notre Roi.

Philippe SCHNEIDER

( 4 mars, 2016 )

Editorial du numéro 323 de LA LORRAINE ROYALISTE

Devant la faillite de sa politique, François Hollande a décidé de remanier son gouvernement. Taubira, qui avait réalisé tout le mal qu’elle pouvait faire  à la France et aux Français s’en était allée sans doute avec des arrières pensées de politicienne… Laurent Fabius, qui fut un de nos pires ministres des affaires étrangères – plutôt un « porte-parole » d’intérêts non français, va finir sa vie politique comme Président du Conseil Constitutionnel. Espérons qu’il ne va pas y provoquer de nouvelles catastrophes ! Et puis, il fallait se séparer de Fleur Pélerin qui n’était vraiment pas à la hauteur !  Enfin, le Président doit préparer les prochaines présidentielles et pour cela donner quelques « maroquins » à des personnes susceptibles de lui apporter quelques voix ou d’en enlever à d’autres, d’où l’appel à Jean-Michel Baylet et à quelques écologistes en rupture de banc. Il semble que d’autres personnalités plus prestigieuses aient été pressenties mais ont refusé, ne voulant certainement pas embarquer sur ce « bateau » en perdition.

C’est de la pure manœuvre électorale digne d’un politicien de la pire espèce, mais cela ne rapporte rien en termes d’efficacité gouvernementale. Le seul objectif est bien toujours l’élection de 2017 et toute la politique du président et de son gouvernement n’est que tactique électorale, le seul domaine où ils montrent une certaine efficacité, et encore ( !) Pour le reste : rien et, d’ailleurs, tout l’essentiel se décide ailleurs, à Bruxelles, Berlin ou Washington !

Pendant ce temps là, nos agriculteurs meurent, conséquence de 50 ans de politique agricole commune européenne. Il en est de même que notre industrie moribonde. Et puis, il y a cette crise migratoire, véritable invasion de la France et de l’Europe. Là, nous voyons l’incapacité totale de l’Union Européenne à y faire face et beaucoup de  pays – mais pas la France ! – prennent indépendamment les mesures nécessaires à la défense de leurs intérêts. Ils rejettent les « décisions » de Bruxelles dictées par Berlin. Les réalités nationales reprennent le dessus, ce qui normal, logique car il en va de la survie des nations. C’est sans doute le début de la fin de l’Union Européenne mais elle peut mettre des années, voire des décennies à mourir. Il faudrait accélérer le mouvement, le « Brexit » va-t-il le précipiter ? Ce serait souhaitable comme il serait bon que la France se retire aussi – avant qu’il ne soit trop tard – de l’U.E. et d’abord de cette monnaie unique qui la conduit à la ruine. Au lieu de cela, pour l’instant, c’est comme d’habitude la fuite en avant : l’Europe ne marche pas, donc faisons plus d’Europe. C’est ce qui est fait depuis le Traité de Rome. Chaque fois le résultat est catastrophique mais nos gouvernants décident d’aller plus loin ! Et pour couronner le tout, comme pour rendre notre asservissement irrémédiable, nous nous apprêtons à signer le catastrophique Traité Transatlantique.

Nos dirigeants républicains, mis à part quelques « nationaux », n’en ont à vrai dire pas grand chose à faire : ce qui compte avant tout pour eux, c’est garder les postes et les prébendes qui s’y rattachent. Et puis, tant mieux si tout est dirigé en dehors d’eux, ils ont moins de travail… Le seul qui leurs reste est la manœuvre électorale pour se faire réélire !

Plus que les hommes, c’est le système qui veut cela. Il est le mal qui ronge la France et qu’il conviendrait de réduire à néant.

Il est temps que les Français se rendent compte que la république nous conduit à la ruine. Que le fait d’élire le chef de l’Etat ne peut conduire qu’à une lutte sans merci pour le pouvoir, véritable guerre civile pour l’instant sans morts – mais ce ne fut pas toujours le cas - ! Il faut remplacer ce type de nomination sans tomber dans une dictature, autre forme de république. Il faut objectivement étudier notre histoire pour savoir quel est le régime qui convient à notre pays. Ceci nous conduit à cette monarchie royale qui a fait la France, qui peut lui redonner son indépendance et la continuité politique tout en respectant nos libertés. Travaillons à convaincre nos concitoyens.

Philippe SCHNEIDER

( 29 janvier, 2016 )

Editorial du numéro 322 de LA LORRAINE ROYALISTE

En ce début d’année politique, le président François Hollande veut prendre de la « hauteur ». Aussi, il préconise l’union nationale contre le terrorisme, le chômage… Son appel semble avoir de l’écho chez quelques « opposants » comme Jean-Pierre Raffarin !

Bien entendu, l’union nationale, la vraie, nous ne pouvons qu’être pour. Mais est-ce sérieux de la part d’un homme qui n’a pour but que de garder le pouvoir pour lui et ses amis ? Et puis, quelle est cette « union nationale » quand on commence à en éliminer entre 30 et 40 %  (sans tenir compte des abstentionnistes)?

Pour preuve de cette « union », le Président et son Premier ministre veulent montrer qu’ils vont s’occuper de la sécurité des Français en faisant voter des lois et même une réforme de la constitution. Cette dernière est faite uniquement pour donner l’impression de « faire quelque chose » car, dans les faits, elle ne servira à rien car la déchéance (ou la perte) de nationalité est déjà prévue par le Code Civil. C’est bien du « cinéma » fait pour occuper la scène politique – ce qui « marche » très bien – et faire oublier l’état lamentable de notre pays.

Certes, le gouvernement, outre cette « réforme », présente beaucoup de lois visant à donner plus de moyens à la police, donc au gouvernement. Comment cela sera-t-il utilisé par un pouvoir, un régime aux abois ? N’oublions pas que nous sommes en république, donc un régime de partis, toujours prêts à se défendre pour garder le pouvoir. Il est probable – et toute l’histoire de la république nous le montre – que ces moyens seront utilisés moins pour protéger le pays et les Français que les partis au pouvoir et leurs partisans. Et, lorsque je parle des partis au pouvoir, je pense non seulement aux socialistes, mais à leurs alliés et à l’opposition « officielle », celle avec qui ils s’allient dès qu’un autre risque de leurs prendre des places. Comment ne pas penser que tous ces « moyens » de répression seront en grand partie utilisés pour que les partis « politiquement correct », donc européo-mondialistes, gardent le pouvoir en 2017 ?

Pour défendre le pays efficacement, il faut bien sûr, quand il y a danger, que le gouvernement puisse prendre immédiatement les mesures nécessaires qui peuvent empiéter sur les libertés individuelles. Il faut que ces mesures soient proportionnées au danger et provisoires. Qui donc peut le faire sinon un chef de l’Etat indépendant des partis et des groupes de pression, donc non élu mais légitime : le Roi qui seul peut défendre l’intérêt de la France et des Français en sachant prendre les mesures qu’il faut mais uniquement lorsque cela est nécessaire. Seul le pouvoir royal peut avoir la souplesse que cela exige.

Le Roi saurait aussi avoir cette politique de défense qui manque tellement à notre pays. Défense militaire bien sûr mais aussi économique, financière, culturelle, migratoire sans se replier sur soi. Il convient à la fois de savoir défendre nos intérêts tout en ayant des relations étroites avec nos voisins et les autres pays du monde, ce qui nécessite une politique étrangère active, réfléchie, stable dans la durée, ce qui n’est pas possible avec notre régime républicain. Il en est d’ailleurs conscient car nous le voyons renoncer à toute idée d’avoir une politique, l’abandonnant à l’Europe, aux Etats-Unis… mondialisme oblige ! Nous jouons aujourd’hui le bon petit serviteur qui envoie des hommes  en première ligne sans même penser à les armer correctement ! La république a toujours su se mettre à faire la guerre après avoir désarmé !

Il faut vraiment que les Français se rendent compte qu’il ne peut y avoir d’avenir pour nous, nos enfants, dans ce régime sans consistance, sinon nous perdrons rapidement ce qui nous reste d’indépendance pour la Nation et de libertés pour tous les Français.

Œuvrons pour le faire comprendre à nos concitoyens. Cette nouvelle année doit marquer une nette progression de nos idées en France pour notre salut à tous.

Philippe SCHNEIDER

( 7 janvier, 2016 )

Editorial du numéro 321 de LA LORRAINE ROYALISTE

Après la tragédie de Novembre, ce mois de décembre aura été marquée par le retour de la politique politicienne avec les élections régionales. Nous y assistons à une nouvelle percée du Front nationale qui s’installe bien comme le premier – et de loin (ses concurrents étant des coalitions de plusieurs partis) – de France. Pourtant, il ne gouvernera aucune région, la « gauche » et la « droite » européiste et mondialiste ayant fait « bloc » pour lui barrer la route. Ces derniers donnent l’impression d’une « caste » voulant à tout pris garder le pouvoir et tous les avantages qui en découlent. Tous les arguments furent bons, même les plus fallacieux, pour faire peur aux électeurs, par exemple en disant que l’arrivée au pouvoir dans les régions des membres du Front ferait qu’elles seraient « isolées » du monde. C’est évidemment complètement idiot, mais cela peut « marcher » pour quelques électeurs… ce qui suffit souvent. En tout cas, cela ne grandit pas les journaux et les élus qui emploient de tels arguments !

Je pense surtout qu’il y a une grand peur chez ces élus en place : que des membres du Front gagnent et qu’ils montrent qu’ils gouvernent aussi bien qu’eux et même mieux. Et il y a l’exemple des villes que les frontistes ont gagnés et qui sont, pour l’instant, beaucoup mieux gérées qu’avant (il est vrai que ce n’était pas difficile de faire mieux dans certaines !).

Cela montre malgré tout que la « caste » dirigeante, puissamment aidée par la finance internationale et l’Union européenne, défend bien ses prérogatives. Si elle veut gagner en 2017, Marie Le Pen, comme le dit très bien Robert Ménard, devra trouver des alliés…

En attendant, c’est François Hollande qui a marqué des points en limitant ses pertes et en faisant de l’opposition « officielle » son « obligé ». Si l’on considère avec cela le « cinéma » fait autour de tous ces chefs d’Etat et de gouvernement rassemblés pour une « COP 21 » parfaitement inutile sauf pour donner du « prestige » à notre chef de l’Etat, nous pouvons dire qu’il mène bien sa barque pour arriver en bonne position à l’élection présidentielle. Même but en faire semblant de s’occuper de la sécurité des Français avec cette réforme constitutionnelle qui prévoit – entre autres – la déchéance de la nationalité pour les terroristes binationaux. Cela ne servira à rien, touchant peut-être un jour deux ou trois personnes dont certaines à tire posthumes. Par contre, il ne devrait pas être possible d’avoir une  double nationalité et la déchéance de la nationalité devrait être possible pour tous.

Les grands perdants, malgré les régions gagnées, semblent bien être l’opposition dite de droite et du centre. Elle donne l’impression d’être sans but sinon celui de prendre des places, sans idées, avec des chefs aux positions contradictoires.

En fait, ces élections auront surtout montrées, une fois de plus, que toutes ces stratégies partisanes ne visent qu’à organiser les « écuries » pour l’élection « reine » qui aura lieu en 1917. Peu importe de la France et des Français. A peine nous pouvons noter qu’une division entre les partis se fait de plus en plus nettement entre ceux qui disent vouloir défendre la France et les Français et ceux qui veulent maintenir la soumission de la France aux intérêts étrangers, spécialement allemands et américains. Et dire que ce sont ces derniers qui osent faire référence à la « résistance » !

Bien évidemment, les premiers auront notre préférence mais nous n’avons aucune  illusion car nous sommes en république, un régime qui pervertit tous les hommes et femmes politiques du fait même que le pouvoir suprême est soumis aux élections, donc aux partis et aux groupes de pression.

Il manque à la France cet arbitre suprême qui permettrait à la fois les libertés des Français tout en garantissant l’indépendance nationale et la continuité du pouvoir.

Souhaitons qu’en 2016, les Français prennent conscience de ce vide et s’emploient avec nous à le combler.

Philippe SCHNEIDER

( 6 décembre, 2015 )

Editorial du n° 320 de LA LORRAINE ROYALISTE

La France est endeuillée. Elle a de nouveau été touchée par de graves attentats de la part d’une organisation qui utilise, entre autres, le terrorisme comme mode d’action. Cette fois, il s’agit de l’Etat islamiste, la dernière fois il s’agissait de son « concurrent » : Al-Qaïda. Peu importe, il s’agit de deux organisations ennemis de la France qu’il convient de combattre ici et ailleurs pour les empêcher de nous nuire. Il est à noter qu’ils visent la France, pays de « croisés », la France chrétienne, fille aînée de l’Eglise, même si elle n’en a plus beaucoup les caractéristiques et non celle de la « Révolution dite française » dont ces « terroristes » sont en partie les héritiers. Leurs méthodes, leurs crimes, ressemblent en effet beaucoup à ceux de tous les révolutionnaires en partant des nôtres en passant par les divers marxistes et les nazis… N’oublions pas non plus que la France a subi déjà le même type de « terrorisme » avec le FLN algérien toujours au pouvoir de l’autre côté de la Méditerranée et avec qui nous sommes « amis » !

Face à ces actions criminelles, le Président Hollande a fait – entre autres – un grand discours appelant à l’union nationale devant le congrès réuni  Versailles. Nous pouvions quand même noter déjà dans ses paroles des volontés de récupération politicienne (les élections approchent !). Et puis, il essaye de se présenter en « chef de guerre », voulant regrouper une « coalition » de pays en vue d’éliminer « Daesh » – comme il dit – en y participant un peu avec les moyens minimes qu’une scélérate politique de désarmement menée depuis 1974 par tous les gouvernements nous laisse. Ce désarmement comprend évidemment l’armée proprement dite mais aussi le renseignement, la police… sans compter la justice. Et ce n’est pas la seule cause de notre affaiblissement, il faut aussi compter avec une immigration massive et incontrôlée, la complaisance envers nos ennemis surtout s’ils sont « riches » !…

Ce spectacle laisse dubitatif. Comment croire en leurs paroles, à leurs volontés à tous, qu’ils se disent de « droite » ou de « gauche ». Tous ne pensent qu’aux conséquences que cela peut avoir sur les prochains scrutins et c’est humain : ils en vivent et en vivent « bien ». Alors, la défense de la France et des Français, ils nous en parlent un peu lors de catastrophes comme celle d’aujourd’hui et puis c’est oublié… et cela recommencera la prochaine fois car les mesures nécessaires ne seront pas prises.

Comment dans ces moments difficiles, ne pas regretter qu’il n’y ait pas un chef d’Etat effectivement indépendant à la tête de notre pays ?

C’est à lui que reviendrait la nécessaire mise au point d’une véritable politique de défense avec tout ce que cela comporte : armée, bien sûr, mais aussi politique étrangère, économique, culturelle, migratoire… Cela ne se fait pas en un jour, en cinq ans mais sur quinze, vingt ans, voir plus pour certaines choses. Il représenterait la France et les Français, saurait les soutenir dans les moments difficiles comme aujourd’hui, toujours possibles même si le maximum de précautions étaient prises.

Hélas, la France est aujourd’hui désarmée, soumise à des lois extérieures, même si on s’exonère provisoirement de certaines règles comme en rétablissant pour quelques semaines des frontières, ce qui est ridicule mais prouve en passant qu’elles sont bien nécessaires !

Il faut bien constater que nos responsables politiques républicains, même s’il y en a quelques uns qui sont sincères, ne peuvent rien faire de sérieux du fait de la structure même du régime surtout en voulant s’appuyer sur ses « valeurs » qu’ils seraient bien en peine de définir tellement elles varient… Mais beaucoup pourraient faire de bons serviteurs de la France si elle avait un Roi à sa tête. Tout est là !

Philippe SCHNEIDER

( 4 novembre, 2015 )

Editorial du numéro 319 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

Quelques affichettes ont fleuri ces derniers temps sur les murs de notre province avec ce slogan : « Ni Etat, ni Nation ». Sans doute, elles émanent d’un groupe d’extrême gauche car je doute que les multinationales commanditent de tels affichages. Par contre, je les vois très bien financer la campagne car c’est bien un slogan qu’elles pourraient propager pour mieux asservir les peuples. L’extrême gauche dans sa lutte contre les Nations est en effet l’allié objectif des groupes économico-financiers internationaux et l’histoire nous apprend que ces derniers financèrent souvent les révolutionnaires car ils ont un ennemi commun : les Nations historiques, indépendantes, organisées, enracinées.

L’extrême gauche rêve d’individus libres, naturellement égaux, faisant ce qu’ils veulent quand ils veulent, l’Etat, les Nations, les organisations intermédiaires étant des carcans inutiles les dévoyant. C’est une utopie dangereuse pour tous les hommes, un rêve. Les multinationales, elles, ne rêvent pas : elles veulent des individus coupés de leurs racines, de toutes attaches, en fait de consommateurs achetant tout ce qu’elles produisent pour leur plus grand profit. Ils ont inventé une idéologie qui favorise leurs projets : le libéralisme.

Notre ministre de l’économie, Macron, a raison de dire que le libéralisme, qu’il soit économique ou « sociétal » est révolutionnaire. D’ailleurs, c’est bien la révolution dite française qui l’a établi en interdisant les organisations professionnelles, provinciales, religieuses, familiales pour que ne subsistent que des individus déracinés, malléables à merci.

Les résistances furent nombreuses car les hommes et les femmes de ce pays, souvent instinctivement, résistèrent longtemps à cette idéologie perverse. Mais le mal progresse imposé par les « révolutionnaires » agents des groupes financiers internationaux au pouvoir et c’est bien la raison pour laquelle ils veulent continuer à supprimer l’enseignement de tout ce qui nous rattache au passé : l’histoire bien entendu, mais aussi le latin…. Enfin, il faut faire disparaître ce qui nous unit : la Nation française. C’est la raison de la pseudo construction européenne, prélude à un mondialisme dans lequel les hommes supposés tous identiques, considérés uniquement comme des agents économiques,  mais surtout les capitaux pourront circuler « librement ». On arrive alors au « Meilleur des mondes » !

Pourtant, les réalités sont les plus fortes et lorsqu’un pays comme la France abandonne ses pouvoirs et ses prérogatives, ses libertés, d’autres en profitent. Ainsi, en Europe, nous voyons de plus en plus l’Allemagne imposer ses vues même si – à mon avis – elle se trompe et sacrifie aussi son avenir. Et c’est avec raison que Marine Le Pen a pu parler au parlement européen de Hollande comme du « vice chancelier administrateur de la province France ». D’ailleurs, le président français n’a rien trouvé aucun argument de sérieux pour lui répondre ! Comme ses prédécesseurs, il ne fait qu’occuper un poste qui a de moins en moins d’importance étant donné les abandons successifs de souveraineté qui ont été consentis au profit de l’Europe et du monde. Le traité atlantique qui se prépare très discrètement marquera un nouvel et grave abandon. En effet, entre autres, les entreprises multinationales pourront faire condamner les nations qui porteraient atteintes à leurs intérêts, comme par exemple, en adoptant des lois sociales…

Va-ton voir la fin des peuples ? des Nations ? Rien n’est moins sûr, beaucoup résistent et de plus en plus forts. De même, il est intéressant chez nous, que les Français s’intéressent de plus en plus à leur histoire, non seulement nationale mais aussi provinciale, familiales. Instinctivement, beaucoup recherchent leurs racines.  Cela est découragé, combattu, déjà par l’école mais cela existe. Comme il est remarqué chez les jeunes un besoin d’une structure familiale stable, spécialement chez ceux qui ont subi les désordres survenus depuis une soixantaine d’année.

Les bases d’une saine réaction existent, il suffirait de peu de choses pour qu’elle jaillisse à la surface. Nous devons y travailler. Combien ce travail serait facilité si, à la tête de notre pays, au lieu d’individus de rencontre ayant de moins en moins de pouvoir, il y avait une famille, la famille royale, celle qui a fait la France. Avec elle, la politique aura de nouveau droit de citer, la vraie, celle qui permet de gérer la Nation à long terme tout en laissant les Français s’organiser librement dans leurs métiers, leurs provinces, leurs communautés. Alors, au travail !

Philippe SCHNEIDER

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