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( 31 janvier, 2020 )

Editorial du n° 359 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Le 31 décembre, nous avons eu droit aux « vœux » du président que je résume en quelques mots : tout va mieux, vous le verrez bientôt et ceux qui contestent n’y connaissent rien.  Il était visible qu’il était content de lui et qu’il méprisait ses adversaires, ce peuple ignare qui voudrait continuer à vivre de son travail chez lui. A l’heure de la mondialisation, lui, qui a fait des études d’administration publique, doublé d’expériences dans la haute finance, sait ce qu’il faut faire pour… Mais oui, pour quoi, au fait ? Pour faire progresser sa « caste », ces privilégiés qui dominent la finance et la ont la volonté de gouverner le monde. Ils disent être sûrs que cela fera progresser la vie de chacun d’entre nous car tous sont appelés à les suivre dans leur système.

Ils agissent là avec une méconnaissance complète des hommes qui aspirent généralement à pouvoir vivre en famille de leur travail chez eux, dans leur métier, dans leur ville, leur province, leur pays. Ils veulent pouvoir décider eux-mêmes de leur manière de vivre dans leurs communautés. Ils en ont assez des règlements, des lois tatillonnes, des directives nationales, voire internationales, qui ne tiennent pas compte des spécificités locales. Comme le disait fort justement Georges Pompidou en 1966 : « Arrêtez donc d’emmerder les Français ! Il y a trop de lois, trop de textes, trop de règlements dans ce pays ! On en crève ! Laissez-les vivre un peu et vous verrez que tout ira mieux ! Foutez-leur la paix ! Il faut libérer ce pays ! ». C’était en 1966, que dirait-il aujourd’hui, les choses n’ayant fait qu’empirer ?

Et nous ne faisons tout le temps que légiférer pour tout, ajoutant des lois aux lois, des règlements aux règlements, sans savoir souvent qu’ils se contredisent ou qu’ils existent déjà ! Nos élus doivent faire semblant de faire quelque chose alors qu’ils n’ont pratiquement plus de pouvoirs sur l’avenir du pays, tout se décidant des d’obscurs salons dans lesquels nous retrouvons des financiers et des administrateurs voulant faire appliquer leurs décisions. Or ces gens là ne veulent que des individus sans attaches, sans racines, pour qu’ils ne soient que des agents économiques, des producteurs et consommateurs interchangeables.

Or, cela va à l’encontre de la nature humaine. C’est la raison profonde du malaise que ressentent les Français plus que des lois souvent injustes qui leurs enlèvent de leurs libertés. Ils veulent aussi la sécurité, sécurité matérielle dans leurs métiers, leurs familles, mais aussi physique. Or cette dernière est de moins en moins assurée en France même dans les zones dites « surs ». Il y a en plus ces quartiers où la police n’ose même plus aller, souvent tenu en main par des gangs et où les islamistes – souvent « alliés » aux  gangs – font régner un certain ordre, leur ordre… Territoires qu’il faudra un jour reconquérir à moins que ce soit eux qui « gagnent » en s’étendant à tout le pays.

Mais peu importe pour certains, si cela permet de faire circuler l’argent et de commercer, quelque soit le « type » de « commerce » !

Rendre les libertés aux personnes, leurs permettre de s’organiser librement. Peu importe que la Lorraine s’organise un peu différemment de la Bretagne, que les commerçants n’aient pas la même organisation professionnelle que d’autres métiers, pas les mêmes retraites… Rendre les libertés aux Français, ces libertés qui leurs ont été confisquées au nom de La Liberté révolutionnaire et de l’égalitarisme tout aussi révolutionnaire et liberticide.

Rendre aux Français leurs libertés mais aussi à la France sa liberté. La France de plus en plus asservie à une Union Européenne qui décide de tout en accord avec les « lobbies » financiers. Notre gouvernement, comme je l’ai déjà montré, est complice et agit comme s’il voulait que notre pays disparaisse définitivement.

Pourtant, si nous savons que toute civilisation peut disparaître, nous savons – car nous avons cet espoir profondément ancré au plus profond de nous-mêmes – que notre France survivra et même redeviendra ce grand pays qu’il mérite d’être. Mais, comme disait sainte Jeanne d’Arc : « les hommes d’armes batailleront et Dieu donnera la victoire ». Si nous ne « bataillons » pas, nous n’aurons pas de victoire, nous ne mériterons pas de victoire. Aussi, rejoignez nos rangs, venez avec nous pour faire connaître et progresser l’idée royale. Car nous savons que seul un Roi, indépendant des groupes de pression car non élu, pourra rendre sa grandeur à notre pays, saura agir pour le bien commun  et permettre à nos libertés de s’épanouir.

En attendant, je vous souhaite à tous un bonne et heureuse année 2020.

Philippe SCHNEIDER

( 30 décembre, 2019 )

Editorial du n° 358 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

La France est à l’arrêt et il est probable qu’il en sera toujours de même lorsque vous recevrez ce journal. La cause immédiate est la réforme des retraites voulue par le Président Macron. La première question qui se pose est de savoir pourquoi donc l’Etat s’occupe des retraites ? Si un Roi de France avait voulu s’en occuper, il se serait rapidement fait « remettre en place » par les organisations professionnelles et elles auraient eu raison car le Roi aurait empiété sur leurs libertés. Il devrait en être de même aujourd’hui si le régime républicain n’avait pas supprimé toutes les libertés réelles au nom de… la Liberté ! L’Etat ouvant intervenir que lorsqu’il y a conflit ou problème et sur un appel à arbitrage des organisations professionnelles, selon le principe de subsidiarité.

Hélas, nous sommes en république et l’Etat s’occupe de tout et, comme toujours, mal car ce n’est pas dans sa fonction.

Dans ce cas précis, il veut imposer une loi de réforme mais sans dire exactement ce qu’il y aurait dedans. Dans son discours de présentation, Edouard Philippe a insisté sur le seul point (âge « pivot » de retraite à 64 ans), qui faisait l’unanimité contre lui, comme si il voulait faire descendre dans la rue même les syndicats qui étaient plutôt favorables au projet ! Ceci dit, il y avait sans doute une meilleure solution pour marquer son opposition qu’une grève dure qui empêche beaucoup de Français de se déplacer en cette période marquée par les fêtes de fin d’année. Un service minimum devrait pouvoir être imposé et ce serait là un rôle de l’Etat.

Certains « régime spéciaux » peuvent paraître « hors normes » et c’est la dessus que la propagande du gouvernement joue. Cependant, des contrats ont été signés et lorsque l’on signe un contrat, il doit être respecté, même si l’on considère après coup qu’il n’était pas « bon ». Il serait donc juste que tous ceux qui ont été embauchés à la SNCF, la RATP ou ailleurs gardent les mêmes contrats avec les retraites prévues. Par contre, les nouveaux entrants peuvent avoir des contrats différents, c’est d’ailleurs ce qui est prévu à terme au moins à la SNCF avec le changement de statut qui arrive.

En fait, le problème, avec le système de retraite par répartition généralisé est essentiellement démographique : depuis près de 50 ans, le nombre des enfants par femme diminue, certes moins que dans d’autres pays, mais tout aussi réellement. Pour régler le problème des retraites, c’est sur cette question qu’il faut se pencher. Il y a bien sur déjà les quelques 220.000 enfants légalement assassinés tous les ans dans le ventre de leurs mères. Ils manquent cruellement ! Il y a aussi la politique anti familiale de tous les gouvernements : baisse des allocations familiales depuis les années 60, baisse des avantages fiscaux et aujourd’hui – si l’on en croit les « orientations » du plan Delevoye – baisse des avantages pour les retraites des parents de familles nombreuses… Seule une véritable politique familiale en faveur des familles françaises pourrait redresser la courbe fatale de la dénatalité. Mais notre gouvernement n’en veut pas et « envisage » plutôt de favoriser encore l’immigration, dixit le calamiteux Delevoye ! C’est le « grand remplacement » (qui n’existe pas, évidemment !) contre une politique vraiment Française !

Tout se passe comme si ceux qui gouvernent la France voulait sa disparition, et il n’y a pas que dans le domaine démographique que nous le constatons, il y a aussi, entre autres, le domaine économique : nous ne pouvons que constater que la France est vendue à la « découpe », particulièrement concernant ses entreprises les plus performantes. Quelques exemples : il y a eu le cas d’Alstom, scandaleusement bradé à General Electric – ce qui est sans doute une des plus grands scandales de la V° république – ce qui met en danger notre indépendance, cette entreprise étant un important fournisseur de nos centrales et de nos sous-marins nucléaire. Et dire qu’il y a des « imbéciles » se réjouissant que G.E. Belfort va sans doute participer à la réalisation de notre futur porte avions ! Autant dire qu’il sera en partie américain, et dans un domaine primordial, la propulsion !

Il y a aussi ces jours-ci la scandale Latécoère. Cette vieille entreprise française qui fut une pionnière  dans le domaine aéronautique ne fabrique plus d’avions mais des pièces de précisions aussi bien pour Airbus que pour Dassault (Rafales en particulier). De plus, elle vient de mettre au point la « Li-Fi » qui permettra de communiquer avec des ondes lumineuses au lieu des ondes radio (la WIFI que tout le monde utilise aujourd’hui). Un progrès extrêmement important – le nouveau système serait 100 fois plus rapide – et s’est, s’était devons-nous dire maintenant Français car Létécoère a été vendu à un fond de pension américain. Pourtant, cette société était parfaitement rentable et bénéficiaire. Le gouvernement n’a rien fait alors que notre indépendance était en jeux, la aussi, dans un domaine crucial. Ce sera l’honneur des militants royalistes d’Action Française d’avoir fait une opération d’occupation du siège de Latécoère pour tenter d’alerter l’opinion.

Ajoutons, autre exemple, que la seule papèterie française fabriquant du papier pour réaliser des billets de banque a été liquidée.

Tout se passe comme si le gouvernement non seulement ne cherchait plus à protéger l’indépendance nationale, mais en plus faisait tout pour que si un gouvernement à tendance nationale arrivait au pouvoir il n’ait plus les moyens de redresser la France, ses entreprises étant toutes soit disparues soit aux mains de puissances étrangères. C’est de la haute trahison telle que nous n’en avons jamais vu depuis le funeste traité de Troyes qui prétendait donner la France aux Anglais !

Il est vraiment primordial pour notre avenir d’en finir avec le régime de trahison. Le système est pourri et nous n’en sortirons pas en restant dedans, même si nous pouvons utiliser les dernières libertés qui nous restent pour le faire comprendre à nos concitoyens. Pour avoir une véritable politique familiale, il faut à la tête de familles française une famille, la famille Royale. Pour retrouver notre indépendance nationale et nos libertés en France un pouvoir indépendant des groupes de pression, des financiers : Le Roi.

Philippe SCHNEIDER

( 25 novembre, 2019 )

Editorial du n° 357 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Philippe Mesnard conclut son éditorial dans Politique Magazine d’Octobre 2019 de la manière suivante : « À Paris, Emmanuel Macron (LREM) a expliqué que « on ne naît pas parent, personne ». Ce genre d’affirmations d’une brutale absurdité rappelle Jean-Louis Touraine (LREM) expliquant « Il n’y a pas de droit de l’enfant à avoir un père » ou Nicole Belloubet (LREM) assénant que « ce n’est pas l’accouchement qui fait la filiation. » Comme Celui-qui-parle-bien-de-tout a ajouté que l’État allait s’occuper des mille premiers jours de l’enfant, c’est à dire de son troisième mois utérin à ses deux ans révolus, force est de constater que la France est en train de se transformer en pays fasciste où l’État décide que plus rien n’est intime et qu’il possède, littéralement, le droit de décider de nos vies. Il n’y a pas plus grande nuée que celle-ci, ni gaz plus insidieux, ni nuage plus étouffant. Et on peut bien craindre que la vanité de Macron ne le pousse à nous étouffer pour asseoir sa domination. Pour notre bien, et en toute transparence décarbonée, bien sûr. »

L’Etat républicain a toujours voulu « tenir » et endoctriné la jeunesse. Remarquons que c’est également la volonté de tout état totalitaire (nazis, communiste en particulier). Cela commence par l’école, des organisations de jeunesse « encadrées ». En France, il existe heureusement encore (pour combien de temps ?) des organisations de jeunesse libres bien qu’étroitement « surveillées ». Et puis, il y a la télévision qui déverse sa propagande à longueur de journée. Il y a enfin, et c’est plus subtile les « smartphones » ou autres « tablettes ». Les jeunes – et moins jeunes – qui les utilisent ont l’impression d’être « libres », de pouvoir choisir ce qu’ils regardent. En fait, ils deviennent « accros », avalant toute la propagande athée, « LGBT…. » antinationale qui est déversée sur ces instruments avec l’appui de l’Etat et plus encore des grandes multinationales qui dirigent les réseaux. Cela fait du mal à nos jeunes – mais aussi à la majorité des adultes – qui sont tout le temps sur leurs « machines infernales ». Combien sont les parents qui savent résister à la demande des leurs enfants de posséder ce type d’écran ? La pression sociale, médiatique est tellement importante !

Pour l’Etat, comme pour ces multinationales, il s’agit de faire de nos enfants, dès le plus jeune âge des « robots » qui deviendront de parfaits consommateurs pour l’économie libérale. Leurs rêves : les fabriquer et c’est ce qui est envisagé avec, comme début, les PMA et GPA ! Bien sûr, beaucoup de Français s’en rendent compte, à preuve les centaines de milliers de personnes qui ont manifesté le 6 octobre dernier à Paris. Vous noterez que cette manifestation fut minimisée par tous les médias « officiels » et beaucoup de « réseaux sociaux » ! Nous avons même entendu une importante radio faire ce jour là un grand reportage sur une manifestation écologiste rassemblant quelques dizaines de personnes et pratiquement passer sous silence celle contre la PMA pour tous !

Beaucoup sont continuellement sur leurs écrans et malgré tout soumis aux difficultés de la vie. Ils n’y sont de moins en moins préparés dans leurs familles, dans leur environnement social. Ils considèrent que tout leur viendra particulièrement de l’Etat. Un Etat qui veut s’occuper de tout mais qui le fait mal. Ainsi, la France va de plus en plus mal : insécurité, pauvreté – même ceux qui travaillent ne peuvent souvent pas « survivre », cause, en grande partie, des manifestations des « gilets jaunes » – crise de la médecine, des hôpitaux (et pas que les services d’urgence !), sapeurs pompiers qui manquent de moyens et sont souvent attaqués dans les quartiers « difficiles », police surmenée, armée insuffisants, enseignements déficients… Enfin, nous sommes sous la menace d’une grande crise économique et financière à laquelle notre pays surendetté ne pourra faire face.

Macron est en cause mais pas seulement, c’est la politique républicaine depuis que ce régime existe mais plus encore depuis Valéry Giscard.

L’Etat doit se contenter de s’occuper des affaires régaliennes, il n’a pas à intervenir partout. Il doit laisser agir les familles d’abord, les communes, les provinces, les métiers, les différents corps sociaux (Eglise, organisations professionnelles, syndicats, écoles, universités, médecine….). Il ne doit intervenir que lorsque ces institutions sont défaillantes ou qu’il y a conflits entre elles. C’est sont rôle d’arbitre. Or, le pouvoir républicain fait l’inverse : il veut organiser toute notre vie, montrer qu’il agit aux électeurs mais ne s’occupe plus de ses devoirs : monnaie maintenant européenne, armée sous équipée sous les ordres de l’OTAN et que vous voulons européenne, affaires étrangères aux ordres de l’étranger….

Redonner aux Français leurs libertés, à l’Etat ses prérogatives. Voilà les conditions du redressement du pays. Pour cela, il faut un pouvoir indépendant des factions, des groupes financiers, donc de l’élection. Une famille à la tête des familles de France, d’un Père de la Nation. C’est le Roi, notre Roi !

Philippe SCHNEIDER

( 30 septembre, 2019 )

Editorial du n° 356 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Dans le numéro 974 (Août 2019) du bimensuel « Monde et Vie » (1), l’abbé Guillaume de Tarnoüarn relève un propos significatif de la ministre Agnès Buzyn : « La GPA est aujourd’hui contraire à nos principes fondamentaux. ». Il remarque fort justement que le mot important dans cette phrase est « aujourd’hui » bien dans la logique révolutionnaire qui, en fait, ne reconnaît aucun principe fondamental car, qu’est-ce qu’un « principe fondamental » qui n’existait pas hier et qui, sans doute, n’existera pas demain ?

C’est ce qui nous différencie fondamentalement (sans jeu de mot) des « révolutionnaires », qu’ils soient libéraux, marxistes ou autres est que nous savons qu’il y a des principes fondamentaux immuables comme, par exemple, le respect de la vie, les lois de la nature, la famille traditionnelle, cellule de base de la société, etc. Ce qui est la base d’une véritable écologie.

Ce sont ces lois naturelles que les révolutionnaires ne respectent pas, ne veulent pas respecter, par principe car, pour eux, tout est évolutif. C’est la raison pour laquelle ils nous parlent toujours, entre autres, des « valeurs républicaines » sans jamais les définir et, pour cause, car elles peuvent changer en fonction des circonstances, de l’opinion du public ou plutôt de ce qu’on lui dit de penser en fonction des intérêts des grands groupes économico-financiers ou autres qui « pilotent » nos dirigeants politiques.

Or, que veulent-ils ? Des humains individualisés au maximum, sans attaches familiales, territoriales, historiques, religieuses (surtout catholiques). Ces encrages aident les hommes à réfléchir, à être responsables de leur vie, à s’organiser pour assurer leur avenir et celui de leurs familles. Or, ils veulent des hommes interchangeables, qu’ils puissent déplacer en fonction de leurs intérêts économiques et financiers. Ils doivent être de parfaits rouages de la machine économique comme le dénonce si bien Natacha Polony.  Si certains résistent, ils seront matés par une police et une justice qui obéira aux mêmes principes aux applaudissements de médias « aux ordres » car ils appartiennent à ces mêmes intérêts.

Tout va dans le même sens. Ainsi, sont supprimés des communes, des provinces au profit de regroupements totalement artificiels et même les nations qui doivent disparaître dans un conglomérat plus grand comme l’Union Européenne qui n’a aucune réalité historique ou politique, seulement économique car cela seul compte à leurs yeux. De même, à la base, les liens familiaux sont dénaturés, réduits à un simple contrat éphémère entre deux personnes (pourquoi 2, d’ailleurs, cela changera sans doute bientôt !) sans but précis car la filiation naturelle ou artificielle n’est bien évidemment plus le but de l’institution familiale, le dire sera sans doute bientôt interdit car considéré comme « homophobe » ! Quant au Catholicisme, il n’est plus considéré comme une vague « croyance » comme une autre, encore tolérée mais qui ne doit en aucun cas servir de base à une politique. D’ailleurs, les catholiques faisant de la politique sont priés de mettre leur « croyance » entre parenthèse, ce qu’ils font pour la plupart lâchement de peur de perdre leurs prébendes.  Et nous en voyons de nombreux qui disent – sérieusement ! – qu’il ne faut pas confondre sa foi avec la politique ! Tout le monde en connaît, de haut en bas, du simple militant au président de parti (comme Bayrou ) en passant par tous les élus… Nous pourrons observer ceux qui auront le courage de manifester le 6 octobre prochain.

Or, l’histoire nous le montre, de l’antiquité au monde moderne, tout pays ayant un système politique ne respectant pas les lois naturelles s’effondre tôt ou tard, entraînant la ruine des habitants et même souvent de ceux qui croyaient gagner beaucoup en les bafouant. Ce fut la raison de la chute de l’empire romain comme du communisme soviétique, prédit, pour cette raison dès le année 20 par l’A.F.

Nous  vivons de plus en plus dans un monde artificiel, sans attache, ne s’occupant que du court terme pour se faire plaisir et/ou en gagnant de l’argent. Que veut dire, par exemple, cette bourse sur évaluée dont les taux ne montent que grâce à la spéculation de plus en plus coupée de l’économie réelle ? Les investisseurs s’en rendent peut-être compte et il est probable que certains prévoient un grand « krak » boursier dans les années prochaines, raison pour laquelle ils acceptent de prêter aux Etats à des taux très bas et même souvent négatifs. Ainsi, ils perdront beaucoup moins lors du « krak » et regagneront en rachetant des entreprises en faillites du fait de la baisse des courts boursiers.

Va-t-on longtemps suivre cette voie suicidaire ?  Les politiques vont-ils se rendre compte de la catastrophe prochaine ? En fait, certains en sont conscients mais ne savent pas comment en sortir, pris dans un système républicain qui les dépasse.

Souvent, ce ne sont pas les hommes qui sont mauvais mais le système les tient. Il est mauvais par nature en France. Il faut absolument que nous sachions convaincre les Français mais aussi nos politiques que ce n’est qu’en retrouvant le système politique qui a créé notre pays que nous pourrons le sauver et tous les habitants avec, notre monarchie royale. Il pourra permettre que ce retissent les liens naturels entre les Français, liens familiaux, communaux, provinciaux, professionnels, économiques, religieux.

Philippe SCHNEIDER

 

(1)   15 rue d’Estrée, 75007, Paris. www.monde-vie.com

( 19 juillet, 2019 )

Editorial du n° 355 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

« EN MARCHE » VERS LA BARBARIE

 

Les élections au pseudo parlement européen ont eu lieu. La gauche, des « macronistes » à Lutte Ouvrière, en est sortie largement majoritaire. Les « bourgeois » dits de droite ont voté pour LaREM de peur de perdre de l’argent ! Ils ont perdu leur honneur et perdront leur argent car la politique de Macron, dictée par l’Union Européenne et les financiers, nous conduit au désastre. Pour résumer, Marine Le Pen et le Rassemblement National ont gagné mas Macron et ses partisans n’ont pas perdu. La « percée » écologiste est un épiphénomène sans importance, ce n’est pas la première fois qu’ils font un bon « score » aux élections européennes, ils ont même fait beaucoup mieux ! Les Républicains ne se remettent pas de leurs défaites précédentes et il est probable que sans Bellamy ils auraient été en dessous de 5 % ! Le passé nous montre cependant qu’il ne faut pas trop tirer de leçons d’une élection européenne, les Français s’y « défoulant » sachant que cette élection n’a que peu d’importance.

Nous avons aussi remarqué que beaucoup de « bourgeois catholiques » ont voté assez massivement pour la liste gouvernementale – c’est spécialement vrai dans l’Ouest de la région parisienne mais pas seulement -, alors même que ce gouvernement multiplie les signes contre les principes catholiques : aggravation des lois en faveur de l’avortement, adoption de la PMA avant, prochainement, de la GPA et dans un avenir proche l’euthanasie qu’il nous prépare avec l’assassinat de Vincent Lambert. Car, ce n’est pas un hasard si le gouvernement à ordonné à la cour de Cassation de casser le jugement de la cour d’appel de Paris qui ordonnait de nourrir à nouveau Vincent.

Le Cardinal Robert Sarah nous prévient : « Je suis persuadé que cette civilisation vit une crise mortelle. Comme à l’époque de la chute de Rome, les élites d’aujourd’hui ne se soucient que d’augmenter le luxe de leur vie quotidienne et les peuples sont anesthésiés par des divertissements de plus en plus vulgaires. Comme évêque, je me dois de prévenir l’Occident ! L’incendie de la barbarie vous menace ! Et qui sont les barbares ? Les barbares sont ceux qui haïssent la nature humaine, Les barbares sont ceux qui bafouent le sens du sacré, Les barbares sont ceux qui méprisent et manipulent la vie et veulent « augmenter l’homme » ! Quand un pays est prêt à laisser mourir de faim et de soif un homme en état de grande faiblesse et de dépendance, il marche sur les voies de la barbarie ! Le monde entier a regardé la France hésiter à nourrir Vincent Lambert, un de ses enfants les plus faibles. Mes chers amis, comment votre pays pourrait-il après cela donner au monde des leçons de civilisation ? Quand un pays s’arroge le droit de vie et de mort sur les plus petits et les plus faibles, quand un pays assassine les enfants à naître dans le sein de leurs mères, il marche vers la barbarie ! L’occident est aveuglé par sa soif de richesses ! L’appât de l’argent que le libéralisme répand dans les cœurs endort les peuples ! Pendant ce temps, la tragédie silencieuse de l’avortement et de l’euthanasie continue »

C’est lumineux. C’est hélas la vérité. Et merci à ce grand Prélat africain de nous donner des leçons. Pour les « élites » qui nous gouvernent, seul compte la rentabilité. Or, un Vincent Lambert n’est pas « rentable ». Au contraire, il coûte à la société comme tous les handicapés qu’il vaut mieux « éliminer » avant la naissance sinon les « aider à mourir dans la dignité », comme disaient les nazis. Il est symptomatique de constater que nos « libéraux » emploient exactement les mêmes termes. Espérons qu’ils disparaîtront aussi dans les poubelles de l’Histoire !

Il faut bien se rendre compte que l’un des devoirs d’un Chef de l’Etat, avec ses responsabilités régaliennes, est la protection des plus faibles d’entre nous : les veuves et les orphelins disaient-on mais cela comprend aussi les pauvres, les indigents, les handicapés… Nos Rois ont toujours su le faire car ils ont toujours considéré que, même diminués, ces hommes restaient des êtres humains, des Français, ses enfants. Il était le père du peuple. Aujourd’hui, mais cela se voyait déjà chez les pseudos philosophes dits « des lumières », chez nos révolutionnaires et leurs héritiers libéraux, communistes, nationaux-socialistes, etc. seuls comptent les hommes, les individus (il n’est plus question de familles) qui « peuvent suivre », qui ont les mêmes objectifs que les dirigeants, qui sont « rentables ». C’est le propre des sociétés « matriarcales » comme dirait Sylvain Durain telles qu’elles existaient dans les populations barbares avant que le christianisme d’abord en Europe et spécialement en France puis dans le monde ne construise une civilisation humaine. Elle n’était pas parfaite –rien n’est parfait dans notre monde – mais ce fut en grand progrès. Aujourd’hui, nous assistons au retour à la barbarie, comme le dit très bien le cardinal Sarah. Il faut se souvenir qu’il y a des « lois » immuables qui régissent la nature humaine, lois qu’il ne faut pas transgresser. Celui à la vie en est un.

Il faut en sortir ! Ce n’est certainement pas en faisant confiance à notre système politique qui conduit nos gouvernants à organiser cette décadence infernale. Pourtant, tout n’est pas perdu. Inconsciemment les Français veulent retrouver las réalités, renouer des liens humains entre eux, des liens naturels et c’est ce qui a poussé en grande partie le mouvement des « gilets jaunes ». Il nous faut montrer aux Français que cela est possible et quoi de mieux que, pour le rendre possible, mettre à la tête de la Nation une famille qui fédérerait les familles françaises ? Cette famille, nous l’avons : c’est notre famille royale dont le chef a pour devise : « Je pense en prince chrétien, j’agis en prince Français ». C’est ainsi que nous éviterons la barbarie qui vient et qui délégitime le pouvoir en place qui promeut cette barbarie.

Philippe SCHNEIDER

( 10 juin, 2019 )

Editorial du n° 354 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Dans le numéro du 10 mai de l’hebdomadaire « La France Catholique », nous trouvons un très bel entretien avec le cardinal Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou. Il termine cet entretien en disant : « En outre, en tant que chrétien et pasteur, Notre-Dame de Paris est un symbole extraordinaire de foi et du culte catholique du peuple français d’hier et même d’aujourd’hui. Dans les sociétés matérialistes et athées, les croyant ont le droit de cité. Le drame de Notre-Dame de Paris souligne justement que la Vierge Marie est bel et bien la protectrice de tout le peuple chrétien. N’en déplaise à ceux qui prônent la « mort de Dieu », cet incendie invite la France et l’Europe à retrouver leurs racines chrétiennes. » Il rappelle également, comme l’a fait dernièrement le cardinal Sarah l’appel du Pape Jean-Paul II au Bourget en Juin 1980 : « France, Fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? ».

Ces prélats africains semblent bien aujourd’hui à la « pointe » de notre Eglise, nous montrant à tous – même non catholiques – le chemin à suivre !

Notre Dame de Paris a brûlé. Elle est gravement endommagée. Nous espérons bien un jour connaître la cause exacte de ce sinistre. Laissons faire les experts. Nous verrons ! Nous remarquerons simplement que le pouvoir essaye d’en tirer profit. Dans quel but ? Monseigneur Aupetit a eu raison de faire remarquer à Emmanuel Macron que le terme « catholique » n’était pas une insulte ! Ce drame aurait pu être rapproché des dizaines de sinistres provoqués ou non qui touchent nos églises, nos chapelles, nos cimetières tous les mois et de plus en plus. Et nous devons d’être inquiets sur le devenir de cette belle cathédrale quand nous voyons la précipitation du président qui veut la reconstruire en 5 ans ! Il fait même voter une loi spécialement sur Notre Dame pour s’affranchir de certaines règles d’urbanisme. Espérons qu’elle ne sera pas dénaturée par quelques architectes « fous » comme la cour du Louvre à Paris ou le futur aménagement du musée lorrain à Nancy !

Et puis, il faut bien faire remarquer, ce qui n’apparaît nulle part – du moins je n’ai rien lu sur le sujet - : lorsque l’Etat républicain a frauduleusement volé les biens de l’Eglise en 1905, il s’était engagé, pour les églises (les autre bâtiments étant utilisés à son profit ou vendus) de les entretenir en les mettant à la disposition de l’Eglise. La charge étant partagée selon le type d’églises  ou chapelles entre l’Etat et les collectivités territoriales. Or, ceci est très mal fait, quelques fois pas du tout. C’est peut-être une des causes de l’incendie et, en l’occurrence – Notre Dame étant une cathédrale – c’est l’Etat qui est responsable. En cas de sinistre, c’est donc à lui – comme l’Etat n’assure pas ses bâtiments – de payer la note et non pas par le moyen d’une souscription. Mais, nous la savons bien, la république ne respecte jamais ses engagements ; Et le président Macron le montre tous les jours, que ce soit lors de ce drame ou dans sa politique quotidienne.

En fait, comme tous les présidents, il ne pense qu’à sa future réélection. Le reste lui importe peu. Il n’est occupé que par cela tous les jours et pour ça, il faut qu’il se montre, qu’il parle, qu’il fasse semblant d’agir et c’est en réalité plus de l’agitation que de l’action et s’il y en a un peu, elle n’est pas « française », bien au contraire ! Nous l’avons vu avec le pseudo « grand débat » au public soigneusement sélectionné comme les sujets. Mise à part les augmentations d’essence, les grands sujets soulevés par les « gilets jaunes » sont les pouvoirs d’action locale, l’Europe et l’immigration. Si le premier fut effleuré, les deux autres furent éliminés. Pourtant, ce sont bien des drapeaux européens qui sont brûlés dans les manifestations et des drapeaux français fièrement brandis sauf par les quelques militants d’extrême gauche qui ont cherchés à manipuler les gilets jaunes en cherchant à les entraîner dans les violences révolutionnaires. En tout cas, nous avons vu qu’Emmanuel Macron avait beaucoup de temps libre ! Il en a usé aussi pour faire la campagne des élections européennes ! Son rôle de chef de l’Etat ne le prend pas trop ! Surtout dans les domaines régaliens qu’il a, dans la continuité de ses prédécesseurs, abandonnés au profit de l’Union européenne. Il aurait encore, s’il le voulait, un rôle à jouer, comme savez le faire nos Rois : celui de la protection des plus faibles lorsqu’il était fait appel à lui. Là, Macron se défile, il s’en « lave les mains » comme un certain Ponce Pilate quand il lui est demandé d’agir dans l’affaire Vincent Lambert. Il est vrai qu’il est plutôt pour l’euthanasie comme pour l’avortement, le mariage « gay », la PMA ou la GPA. En fait contre la famille traditionnelle qu’il veut détruire comme il veut détruire cette « famille de familles » qu’était la France, qu’elle est encore un peu mais qu’il faudrait restaurer.

A l’heure où j’écris, les élections européennes n’ont pas eu lieu. Quelle importance d’ailleurs. Rien n’empêchera plus notre gouvernement de brader – entre autres –  ce qui reste d’industrie nationale : nous l’avons vu avec Alstom – pourtant très important stratégiquement – les chantiers de l’Atlantique, ce qui reste de notre sidérurgie et bientôt Saint Gobain/Pont à Mousson, et j’en passe beaucoup ! Tout cela pour détruire notre France car, pour eux, il ne faut pas qu’elle ait les moyens un jour de se relever, ce serait trop grave pour nos dirigeants européens et surtout pour les groupes financiers qui les mènent. La politique d’immigration va dans le même sens

Pourtant, nous en sommes persuadés, lorsqu’elle retrouvera ses origines de « fille aînée de l’Eglise » avec une famille à la tête de familles françaises, notre famille royale, elle pourra reprendre sa marche en avant en toute indépendance. C’est ainsi qu’elle pourra alors vraiment avoir des accords basés sur de justes rapports avec les autres pays. Autrement, nous risquons, avec l’U.E. des conflits.

 Philippe SCHNEIDER

( 2 mai, 2019 )

Editorial du n° 353 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

LE NATIONALISME, C’EST LA PAIX

 

 

Auteur d’un livre intitulé The Virtue of Nationalism, Yoram Hazony  est docteur en philosophie politique. Il est aussi théologien et il enseigne à l’Université de Jérusalem.

Qu’appelle-t-il un nationaliste ? : « J’appelle « nationaliste » quelqu’un qui souhaite vivre dans un monde constitué de nations indépendantes. » répond-il à un journaliste du Figaro-Magazine (Paul Sugy) qui l’interroge. Pour lui, le modèle nationaliste « permet à chaque nation de décider ses propres lois en vertu de ses traditions particulières. Un tel modèle assure à tous les pays de déployer leur génie à montrer que leurs institutions et leurs valeurs sont les meilleures. Un tel équilibre international ressemblerait à celui qui s’est établi en Europe après les traités de Westphalie signés en 1648 ».

Les nationalistes veulent à tout prix éviter la guerre qui tue et détruit car ils veulent le bien du pays et de ses habitants. Yoram Hazony dit très bien : « Le nationaliste, lui, dessine une frontière par terre et dit au reste du monde : « au-delà de cette limite, je renonce à faire imposer ma volonté. Je laisse mes voisins libres d’être différents ».

Le nationaliste est à opposer à l’impérialiste (1). Pour lui cet impérialisme nous vient de l’Empire romain qui voulait dominer le monde connu. Ce fut ensuite le Saint Empire Romain Germanique et la France a subit les tentatives de cet empire de l’envahir. C’est la raison pour laquelle les Rois de France ont toujours essayé d’empêcher l’unification de l’empire allemand. Cette politique fut menée avec succès ce qui valut à la France de ne pas être envahi, même en parti, durant près de deux siècles. L’autre grand danger, lui aussi impérialiste, fut le « califat musulman », qui revient ! Ajoutons qu’il fait remarquer que la France, rompant avec son passé, fut elle aussi « impérialiste » sous Napoléon, héritier de la révolution française : « Napoléon, dit-il, (…) n’avait pour but que d’imposer son modèle de gouvernement « éclairé » à tous les pays qu’il avait conquis : les Pays-Bas, l’Allemagne (2), l’Italie, l’Espagne, … Son projet, en somme, était le même que celui de l’Union européenne aujourd’hui : réunir tous les peuples sous une seule et même législation. » C’est exactement ce qu’un nationaliste ne veut pas : il est pour la liberté des peuples.

Yoram Hazony ajoute que cet « impérialisme » peut être idéologique et financier : c’est ce à quoi nous assistons en voyant qu’une certaine idéologie dite « démocratique » et libérale veut imposer à tous les pays du monde son mode d’existence, ce qui amène guerres, oppressions, massacres. Nous l’avons vu récemment au Moyen-Orient, en Lybie, en Afrique, en Asie… et en Europe.

Le monde est divers, les nations sont toutes différentes et c’est en le constatant et en les respectant toutes que nous pouvons arriver à un monde où les guerres, les oppressions pourraient être non point éradiquer (le monde n’est pas parfait !) mais au moins limitées. Le cas de l’Union Européenne est caricatural, notre écrivain dit très justement : « un gouvernement impérialiste comme celui de l’Union européenne tue toute forme de diversité dans l’œuf. Les élites bruxelloises sont persuadées de savoir déjà avec exactitude la façon dont le monde entier doit vivre. Il est pourtant manifeste que ce n’est pas le cas… »

Il ne s’agit pas de vivre chacun de son côté car « Des nations indépendantes sont tout à fait capables de se coordonner entre elles ». C’est exactement ce que nous pensons. Je dirai même que des nations indépendantes ont intérêts à avoir de bonnes relations entre elles pour éviter au maximum tout conflit. A l’opposé, si l’on tente de forcer les pays à vivre tous pareils, y compris en favorisant le mélange de populations, cela ne peut que conduire à terme à des explosions qui seront d’autant plus terrible qu’elles se dérouleront sur des mêmes territoires ; l’histoire nous le montre, une des dernières étant la disparition dans le sang de la fédération yougoslave.

C’est la voix de la raison mais la raison n’est plus partagée par nos gouvernants complètement coupés des réalités, isolés dans leur « bulle » technocratique. Nous le voyons encore avec le feuilleton du « Brexit » où tout semble fait, aussi bien du côté de Thérésa May que des dirigeants européens, pour empêcher le Royaume Uni de quitter la galère européenne. Que ceci nous serve de leçons : quand nous quitterons cette « galère », il nous faudra dénoncer unilatéralement les traités européens sans nous soumettre à la procédure prévue (article 50 du traité de Lisbonne – reprise du projet de constitution européenne  refusée par les Français par référendum en 2005 – . Il faut quitter le plus rapidement possible l’Union européenne qui n’est pas réformable, contrairement  ce que pensent certains qui disent défendre les intérêts de la France

Pour cela, il faudra évidemment à la France un Etat qui soit réellement Français, nationaliste Français. Ce ne peut pas être le cas dans notre république apatride soumise aux pouvoirs de groupes de pression économique, financier, politiques… étrangers, internationalistes pour la plupart. Retrouver un pouvoir français au service de la France et des Français, c’est notre but. Nous devons y travailler !

Philippe SCHNEIDER

 

(1)   L’auteur emploi le mot « impérialiste ». Charles Maurras, lui, avait forgé le mot « nationalitariste » pour désigner ce même faux nationalisme qui ne correspond pas à la tradition royale française mais est proche du militarisme agressif révolutionnaire.

(2)   Les Allemagnes devrait-on plutôt dire à l’époque.

( 13 mars, 2019 )

Editorial du n° 352 (Mars 2019) de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Dans le mensuel « Le Bien Commun »  de Février, nous lisons un article très intéressant de Charles Saint-Prost intitulé « La France face à l’Europe allemande ». Il rapporte en particulier cet échange entre Charles de Gaulle et Konrad Adenauer lors de la signature du traité franco-allemand de 1963 :

« Alors mon Général, vous avez encore peur de l’Allemagne ?

« Bien sûr que non, répondit celui-ci.

« Vous avez tort, mon général, moi, j’en ai peur ».

Charles Saint-Prost explique ensuite : « Ce catholique rhénan, partisan de l’autonomie de sa province après la Première guerre mondiale, voulait dire par là qu’il craignait le retour au pouvoir des Allemands du Nord, Prussiens et autres. Or, n’est-ce pas ce qui s’est passé avec Angela Merkel, fille d’un pasteur ayant choisi l’Allemagne de l’Est ? Au XXI° siècle, l’Allemagne, redevenue prussienne depuis la funeste unification de 1990, est bien « l’homme dangereux de l’Europe » dont se méfiait tant le chancelier Adenauer… »

Ajoutons que l’histoire nous montre que l’Allemagne unie (le Reich) a toujours été un danger pour la France et l’Europe toute entière. Ceci parce que ce pays n’est pas une Nation, ne l’a jamais été, mais un empire qui devait réunir tous ceux qui ont une langue germanique ou… assimilée.  C’est la raison pour laquelle nos rois ont toujours voulu qu’il y ait beaucoup de nations allemandes, ce qui correspondait aussi au souhait de la plupart de ces pays. D’ailleurs, nos rois ont toujours eu beaucoup d’alliés en Allemagne. Ce fut une grande réussite et c’est malheureusement pour tous que nos républicains, Napoléon compris, ont favorisé la constitution de l’empire allemand, d’où les guerres désastreuses qui suivirent. Aujourd’hui, certes et pour l’instant, nous ne parlons pas de guerre, du moins sur le plan militaire. L’Allemagne veut nous asservir sur le plan économique et toute l’Europe avec nous. Elle a déjà en parti réussi en Europe de l’Est et du Sud (Balkans – sauf Serbie – Grèce…) et en grande partie la France avec la complicité de nos gouvernants. Nous notons cependant que des réactions se font jour un peu partout. La France, si elle le voulait, aurait un grand rôle à jouer en s’alliant avec tous ces pays pour faire pièce à l’empire allemand.

Au contraire, nous venons de le voir avec le funeste traité d’Aix la Chapelle, la France se couche. Pourtant, l’Allemagne est fragile en particulier avec sa démographie désastreuse et ce n’est pas en accueillant des immigrés en grand nombre que cela s’arrangera. Bien sûr, à très court terme, cela fait des employés pour les usines mais très vite cela fera – fait déjà – des groupes ethniques et sociaux unis obéissant non à l’Etat allemand mais à leurs pays d’origine, ce qui est normal de leur part mais catastrophique pour le pays accueillant. A noter que nous risquons – avons déjà – des problèmes identiques. En attendant, les dirigeants allemands, qui connaissent tous ces problèmes, veulent établir définitivement la domination de leur pays avant qu’ils ne deviennent insolubles. Ils veulent aller vite. Notre intérêt, à nous Français, serait de les bloquer mais nous ne pouvons le faire en restant dans l’Union Européenne, organisation faite pour favoriser leur domination (1). Il est illusoire de croire que le système peut être changé de l’intérieur en ayant, par exemple, beaucoup d’élus au parlement européen. Il est dommage de voir que certains partis républicains comme le Rassemblement National ou Debout la France, s’engouffrent dans cette impasse ! Aussi, pourquoi voter le 26 mai prochain ?

Retrouver notre indépendance doit être notre seul but pour redonner à la France un avenir. Notre pays pourrait être celui qui aide les autres nations, en Europe et ailleurs dans le monde, à retrouver leurs libertés. Il faut bien entendu, retrouver d’abord la nôtre en nous libérant du carcan de l’Union Européenne. Il n’y a qu’une seule possibilité : reprendre notre liberté en dénonçant unilatéralement les traités européens (ne pas s’engager surtout dans des négociations comme le Royaume Uni). A partir de là, notre liberté retrouvée – et nous serions très certainement suivi par d’autres – il serait possible de reconstruire autre chose : des alliances économiques, militaires et politiques avec les autres nations européennes mais aussi d’autres pays ailleurs dans le monde.

Pour réaliser cela, il faut que la France retrouve un pouvoir fort, indépendant, tout en permettant aux libertés locales, professionnelles… de s’épanouir. Et ce pouvoir pourrait s’appuyer sur une jeunesse française qui ne demande que cela, nous l’avons vu en particulier avec ces dizaines de milliers de jeunes – mais aussi quelques « moins jeunes » – qui ont manifesté pour la Vie à Paris le 20 janvier dernier. Et il y a d’autres exemples.

L’avenir est à nous si nous savons convaincre les Français que nous avons un avenir avec notre Prince, notre Roi Jean IV à la tête de notre France.

Au travail !

Philippe SCHNEIDER

(1)     Illustration de ce fait : nous apprenons du Centre de Politique Européen (organisme allemand) que, selon une projection du PIB par habitant si l’euro n’avait pas été adopté, que chaque Français a perdu avec l’Euro 56.000 € et chaque Allemand gagné 23.116 € !

( 21 février, 2019 )

Editorial du n° 351 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

La France semble s’enfoncer dans une crise dont les gouvernants ne comprennent ni les origines, ni les espoirs. Cette crise vient de loin, elle est l’expression du désarroi de la France profonde, celle qui travaille mais qui ne peut plus en vivre car assommée par les charges qu’elle doit payer. Il n’y a pas seulement les impôts et taxes diverses, il y a aussi le fait que, trop souvent, les Français ne peuvent vivre près de l’endroit où ils travaillent : dans les grandes villes, le prix des logements est trop élevés et dans les banlieues, il y a une priorité de fait pour les populations issues de l’immigration qui ne veulent – ou ne peuvent – s’intégrer. Et puis, plus profondément, il y a un mal être imposé par le matérialisme ambiant : qu’espérer si l’on a pour seul espoir d’arriver à la fin du mois sans trop de dettes… ? Enfin, une grande partie de la population a été déracinée, obligée de quitter sa ville, sa province pour satisfaire  « l’économie ». En fait, il y a la volonté de supprimer tout ce qui fait d’un homme un homme et non une machine. Il est voulu un « homo aeconomicus » comme disent les économistes : plus d’enracinement, de religion, de  nation… la meilleure preuve en est la suppression de fait de l’enseignement de notre histoire. Il faut couper les Français de leur passé.

Et nous le voyons avec la révolte dite des « gilets jaunes ». Ce ne sont pas les habitants des « banlieues » qui manifestent (certains – une petite minorité mais très organisée et violente – viennent seulement à la fin pour casser et « faire leurs courses »  en pillant des magasins !). Ce sont des Français qui travaillent, d’où les manifestations les samedis. Certes, et c’est là que nos voyons les dégâts commis par la propagande de l’enseignement, ils veulent comparer leur « révolte » à celle de 1789, croyant qu’à l’époque il y eut une révolte du peuple, ce qui ne fut pas la réalité. Nous devons leurs montrer que les héritiers de 1789, ce ne sont pas les « gilets jaunes » mais nos gouvernants actuels qui finissent pas réaliser le rêve des révolutionnaires de l’époque : la destruction de notre pays, nos libertés, nos familles,  nos traditions…

Bien entendu, dans un premier temps, il y a le plus pressé : pouvoir finir le mois avec ses revenus. Le chef de l’Etat, après avoir ordonné, sans succès, une répression impitoyable – du jamais vu depuis des dizaines d’année même durant les émeutes des banlieues en 2005 – va essayer de répondre un petit peu à ce problème en faisant quelques gestes financiers. Cela soulagera certainement quelques familles provisoirement car l’Etat finira bien par reprendre ce qu’il a concédé. Pour ce faire, Macron est reparti en campagne sous couvert d’un grand débat dans lequel les sujets importants (Europe, immigration, famille, culture…) sont exclus ! Il fait de grandes réunions avec des maires (soigneusement sélectionnés), des représentants de la population bien choisis… Son but, gagner les élections européennes de mai prochain, peut-être en y ajoutant un référendum. Peut-on rêver de questions telles que : Faut-il dénoncer le traité de Lisbonne ? Faut-il arrêter toute immigration ?… Certainement pas car ce serait « politiquement incorrect » ! Pourtant, lorsque nous allons discuter avec les manifestants, l’immigration et l’Europe sont des sujets récurrents, contrairement à ce que nous dit la « presse officielle » ! En fait, le chef de l’Etat et ses amis sont repartis en campagne électorale, dans laquelle tous les « coups » sont permis, y compris le lancement de pseudos listes « gilets jaunes » aux européennes !

Pour le pouvoir, il faut gagner du temps afin de rendre irréversible l’évolution vers la mondialisation. Une mondialisation où les financiers domineront un monde devenu « harmonieux » où tous les hommes seraient interchangeables, pouvant vire n’importe où selon ce que l’économie a besoin, sans attaches familiales ou autres. C’est de l’utopie complète mais qui fait gagner beaucoup d’argents à quelques uns avant que tout ne s’écroule car ce n’est pas conformer à l’ordre naturel des choses, cet ordre naturel qui est nié. Plus le temps passe, plus le réveil risque d’être douloureux et violent.

Il me revient à l’esprit le dernier « tweet » que Monseigneur le prince Henri, comte de Paris, écrivit le 9 janvier dernier : La politique est un service. Elle ne doit pas être un métier. Il faut savoir hiérarchiser les pouvoirs au sein d’une société en fonction des compétences propres à chaque pouvoir. Et chaque Français (e) y a sa partition. Tout y est sous entendu : laisser libre les Français de s’organiser à tous les échelons de la société et, bien entendu, d’abord la famille. Chaque pouvoir, du plus petit au plus grand, doit pouvoir décider à son niveau. Le pouvoir suprême, celui du Roi, étant d’abord un service, celui de l’arbitrage, celui de la justice, celui qui doit permettre au pays de  garder sa liberté. Et dans ce cadre, il est fort possible de concevoir des « référendums d’initiatives citoyennes » surtout au plan local, mais pas uniquement dans un cadre à étudier.

A l’heure où nous le pleurons, quelle regret de ne pas l’avoir vu régner. Mais tout espoir n’est pas vain car sa personne, aussi attachante qu’elle fut, n’est rien, son principe est tout, comme le disait le comte de Chambord. Aussi, tous nos espoirs reposent maintenant sur son fils, le nouveau comte de Paris, qui régnera sous le nom de Jean IV. A nous de travailler à son avènement.

Philippe SCHNEIDER

( 9 janvier, 2019 )

Editorial du numéro 350 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Bien triste fin d’année dans les manifestations et les revendications. La révolte dite des « gilets jaunes » s’amenuise un peu pour les fêtes de Noël et de la nouvelle année mais ce n’est sans doute pas la fin car les causes réelles de la révolte sont toujours là et ce n’est pas, loin de là, une simple question d’argent. C’est la France profonde qui s’est révoltée car elle ne veut pas disparaître dans le carcan « libéralo-mondialo-technocratique» que nos gouvernants veulent lui imposer. Ils veulent retrouver leurs libertés locales, professionnelles, la souveraineté nationale, en somme pouvoir vivre libre chez eux de leur travail.

Pour répondre à cette révolte, le gouvernement a utilisé plusieurs tactiques. D’abord laisser faire les « débordements » violents en espérant voir la population ayant peur du désordre le soutenir, comme il avait fait lors des violences du 1er mai. Il est bien évident que la police n’a pas été débordée, elle avait les moyens d’empêcher les violences, entre autres en empêchant de nuire les groupes d’extrême gauche dont la plupart des membres sont connus de la police. Ce sont ces derniers – surnommé « Black blocs » – qui provoquent des heurts, des casses ciblées, entraînant derrière eux quelques « gilets jaunes » énervés par les charges souvent provocatrices de la police et surtout des voyous des banlieues venant « faire leurs courses » ! Les policiers et gendarmes ne sont pas ici mis en cause, ils ne faisaient qu’obéir aux ordres du calamiteux ministre de l’intérieur.

Cette tactique a en grande partie échouée, la population, dans sa majorité, continuant à soutenir le mouvement. Le président Macron est donc intervenu pour leur donner quelques « miettes » en supprimant une future taxation des carburants, mais ne revenant pas sur celles déjà faites, en avançant l’augmentation de la prime d’activités pour certains bas salaires et en supprimant les charges et imposition sur les heures supplémentaires, la seule mesure vraiment intéressante. Rien sur le fond. Certes, il a bien parlé de l’immigration (sujet omniprésent sur les « ronds points »)… le jour même où la France signait le pacte onusien de Marrakech ! Rien sur le reste sinon une vaque promesse de discussions à venir. Sur quoi ?

Ces « gilets jaunes » sont fiers de leurs racines et aiment la France. Ils sont bien l’expression du « pays réel » qui veut simplement pouvoir vivre librement de son travail dans leurs communes. Il faudrait pouvoir réaliser une vraie décentralisation en laissant les Français s’organiser. D’abord dans leurs communes qui doivent pouvoir s’organiser comme elles le désirent, décidant librement de déléguer certaines fonctions à des alliances de communes… C’est le contraire qui est fait avec les communautés de communes imposées par le pouvoir, enlevant des pouvoirs aux maires. C’est contraire aux libertés, à la démocratie locale et en plus cela coûte cher et est inefficace ! Mais cela fait « bien » dans un schéma technocratique vu par des « énarques » coupés des réalités. Il y en a même qui voudraient des fusions de commune, comble de la stupidité : plus un ensemble est grand, plus il est source de gaspillage et les élus ne sont plus proches de la population. Or, si la révolte en cour montre bien une chose, c’est que les Français voudraient retrouver des libertés avec un pouvoir locale proche d’eux, avec lequel ils pourraient parler. Il faut une vraie « subsidiarité » qui consiste à laisser libre les habitants de s’organiser comme ils le veulent au niveau le plus bas, la famille d’abord, la commune ensuite et l’on monte ainsi jusqu’au niveau national mais c’est chaque fois le niveau le plus bas qui délègue ce qu’il n’a pas les moyens de faire et non pas l’inverse comme aujourd’hui. C’est ce que montre enfin la revendication du « référendum d’initiative citoyenne » qui doit se situer à tous les niveaux, du communal au national pour les questions qui touchent les Français. Bien entendu, il conviendrait de le définir précisément pour éviter des dérives mais l’idée en soi est saine.

La caste au pouvoir ne peut comprendre les demandes des Français. Cette crise montre, en cette fin de l’année du 150ème anniversaire de la naissance de Charles Maurras, qu’il avait vu juste quand il démontrait la cassure entre le pays légal et le pays réel. C’est certainement encore plus vrai aujourd’hui que lorsqu’il était vivant.

Aidons le pays réel à vivre, à s’occuper de ses affaires qui n’a que faire des directives gouvernementales, des technocrates européistes ou des groupes financiers. Mais, le chef de l’Etat doit montrer qu’il s’occupe de tout pour préparer les prochaines élections, c’est là le mal dont nous souffrons. Il faut retrouver un chef d’Etat indépendant de l’élection qui pourrait laisser libre les Français de  s’occuper de leurs affaires, ne jouant que le rôle d’arbitre en cas de conflit ou si il est fait appel à lui. En fait, agir en père du peuple, rôle du Roi  comme le rappel Sylvain Durain dans L’Incorrect. Et ainsi, le monarque, plus libre, pourrait s’occuper efficacement des biens du royaume dans les domaines régaliens que sont essentiellement la justice, la défense, les affaires internationales, la monnaie. Nous remarquerons que ce sont justement toutes ces affaires que le pouvoir actuel a abandonné au profit de puissances supranationales. N’a-t-on pas vu le chef de l’Etat prêt à accepter l’abandon du siège permanent de notre pays au conseil de sécurité de l’ONU comme l’exige l’Allemagne ?

Le pouvoir républicain oppresse le peuple dans sa vie quotidienne mais ne remplit pas son devoir.

C’est ce qu’il nous faut montrer aux Français qui en ont  le pressentiment, le mouvement actuel des « gilets jaunes » et sa popularité la montre. Aidez nous, en 2019 à démontrer la nécessité du Roi en France.

En attendant, je vous souhaite à tous, amis lecteurs, une bonne et heureuse année 2019.

Philippe SCHNEIDER

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