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( 22 avril, 2021 )

Editorial du n° 369 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Les « administrateurs » qui nous gouvernent

 

Plus d’un an de privation, de « dictature sanitaire » disent certains. Ce qui est sûr, c’est que notre pays, comme pratiquement le monde entier avec plus ou moins d’intensité, est touché par un « coronavirus » apparu en Chine en 2019. Cette épidémie n’est certes pas aussi importante que d’autres ayant touché le monde et notre pays dans le passé, mais ce n’est pas non plus une « simple grippe » un peu plus importante que généralement. Le nombre de morts – même si nous pouvons avoir des doutes sur les chiffres émis – est suffisamment important pour provoquer une réaction.

Le pouvoir français, comme d’autres, a réagi de manière plutôt désordonnée, ordonnant tout et son contraire, se contredisant souvent et encore aujourd’hui. A‑t-il bien agi ? Je ne suis pas de ceux qui condamneraient systématiquement les actions du gouvernement. Je lui fait crédit d’avoir fait ce qu’il croyait utile en fonction des informations qu’il lui était données par des personnes dites « scientifiques » qui n’étaient peut-être pas aussi « indépendantes » que l’on croyait mais souvent – pas tous – liés à des « groupes pharmaceutiques ». Il semble même que le président Macron s’en soit aperçu, raison pour laquelle il semble de moins en moins suivre les demandes de ces « scientifiques », quelques fois médecins mais de ce genre de médecins plus proches des industries pharmaceutiques, des médias ou de groupes politiques que des malades qu’ils ne voient guère ou pas du tout !

Bien sur, nous pouvons considérer que notre gouvernement a fait preuve d’erreurs, mais quel pouvoir issu d’élections donc n’ayant ni expérience ni science de l’Histoire aurait fait autrement ? Par contre, nous pouvons juger sévèrement le fait qu’il profite de la situation pour faire passer des lois liberticides et anti humaines qui n’ont rien à voir avec la pandémie mais beaucoup avec leurs idées visant à détruire notre pays, notre civilisation. Que l’on songe qu’il est mis en avant la peur (bien cultivée) de la mort pour nous faire accepter de nombreuses suppressions de libertés et des contraintes économiques et « en même temps » il a la volonté de favoriser l’assassinat des enfants et l’euthanasie ! Là, c’est la mort en direct !

En ce qui concerne la crise que nous vivons, nous attendons des responsables politiques qu’ils en tirent les leçons pour qu’à l’avenir, nous n’en subissions pas des conséquences aussi néfastes.

Plusieurs points sont à étudier :

  • Très mauvais état de notre système médical, en particulier hospitalier. Nous le soupçonnions depuis longtemps – déjà en 2002, nous manquions de lits (voir les titres de la presse à l’époque, les mêmes qu’aujourd’hui ! ) – et cela n’a fait qu’empirer d’années en année sous prétexte « d’économie  budgétaire ».
  • Bureaucratisation trop importante de notre système médical – mais c’est aussi vrai dans de nombreux domaines -. Il faut savoir supprimer les « procédures », « protocoles », « normes », surveillances centralisées dont nous souffrons et qui coûtent très chers.
  • Pourquoi n’avons-nous pas cherché à soigner les personnes atteintes du COVID ? Des médicaments existent, des médecins ont proposé des procédures de soins. Certes, elles ne sont pas parfaites ni « homologuées » mais elles ont montré un certain succès dans une majorité de pays, guérissant des malades. En France, ce fut pratiquement interdit. Il est vrai que ces médicaments étaient très peu chers donc ne rapportaient rien aux laboratoires pharmaceutiques. Doit-on y voir une relation de cause à effet ? Ce serait gravissime et il faut le savoir.
  • Notre désindustrialisation devient dramatique et notre dépendance vis-à-vis de l’étranger catastrophique.
  • Fiasco total de l’Union Européenne dans tous les domaines, de dernier étant celui des vaccins. Heureusement pour eux, beaucoup de pays européens se débrouillent par eux-mêmes. Pas la France !
  • Notre réponse à l’épidémie par des confinements plus ou moins importants. Était-ce bien nécessaire ?

Répondre à ces questions devrait être le devoir d’un gouvernement digne de ce nom. Mais, hélas, il est bien trop occupé à préparer les prochaines élections et ceci est vrai aussi pour les oppositions républicaines.

Et puis, Macron et ses soutiens n’ont –ils pas d’autres buts ? C’est Jacques Attali, il y a déjà fort longtemps, qu’il faudrait profiter d’une « pandémie » ou d’un autre problème du même genre pour établir un pouvoir mondialiste dominé par de grands groupes financiers et favoriser l’élimination des petites entreprises et des travailleurs indépendants, pas assez « dociles ».  Le « forum de Davos » allait dans le même sens. Or, notre Président est un élève de Jacques Attali et un membre de ce « forum ».

La grave crise économique due à ces confinements qui menace comme les mesures liberticides vont accentuer le phénomène.  Cela risque de n’aboutir à rien de moins que la disparition de notre pays. Sauf si cela fait enfin réagir les Français. Ajoutons – ce qui va dans le même sens – que les dirigeants Français et européens favorisent toujours l’immigration sauvage, ce qui ne fait qu’aggraver encore la situation.

Les « administrateurs » qui nous gouvernent ne sont pas des politiques, à peine de mauvais politiciens ! Pour sortir notre pays de cette crise sanitaire, économique, sociale, humaine – les conséquences psychologiques sur les personnes sont graves, elles aussi –. La baisse catastrophique de notre démographie en est sans doute une conséquence.  Il faut de véritables hommes politiques. Ils devront redresser le pays, notre civilisation. Ces hommes et femmes existent mais il faut à leur tête un personnage indépendant qui fixe à direction à suivre et pas un politicien de passage arrivé au pouvoir au hasard d’une élection. Cet homme, ce ne peut être que notre Roi, indépendant par définition et donc pouvant mener ce redressement que nous appelons de notre vœu.

Philippe SCHNEIDER

( 19 février, 2021 )

Editorial du N° 368 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

 

Face à l’islamisme, le « séparatisme » comme dit le gouvernement, que faire ? A cette question, Xavier Lemoine, le maire de Montfermeil, ville de la banlieue parisienne dont la population est en grande partie composé d’immigrés ou descendants d’immigrés, répond dans l’hebdomadaire « France Catholique » du 8 janvier 2021 : « On ne peut en vouloir aux personnes de ne pas nous respecter si on ne leur dit pas ce que la France a de plus beau. Il faut faire connaître, respecter et aimer la France. C’est ce que j’essaye de faire dans ma ville, en emmenant par exemple des jeunes, dont certains ont un casier judiciaire chargé, au Puy-du-Fou. Au début, c’était un car, maintenant il y en a deux ! Malgré leur profil, il n’y a eu aucun problème, car ils étaient en face de la grandeur de la France. » C’est le bon sens même mais le pouvoir ne veut pas que les Français aiment la France.

Dans le même sens, Mgr le comte de Paris a effectué des visites commentées de la basilique cathédrale de Saint Denis et du château de Dreux avec des enfants défavorisés en particulier venant des banlieues parisiennes en particulier. 

Nous avons aujourd’hui en France, qu’on le veuille ou non, une part importante de jeunes issus de l’immigration ou immigrées devenues Français. Que soit arrêtée aujourd’hui l’immigration – ce qui est souhaitable – ne résoudra pas le problème. Or, soit ils sont laissés dans leurs « ghettos », à la merci de groupes ethniques organisés voulant en faire des agents de leurs pays d’origine, ou d’organisations islamistes, soit nous faisons en sorte de les intégrer dans notre Patrie. Dans le premier cas, ils deviendront, pour ceux qui ne le sont pas déjà, nos ennemis avec tous les risques de conflits, de guerres futures à l’intérieur de nos frontières. C’est le scénario hélas le plus prévisible aujourd’hui si la politique actuelle est poursuivie. Et ce ne sont pas les politiques de l’urbanisme – gouffre financier – qui y changeront quelque chose ! Ces politiques ne peuvent être utiles qu’à la condition d’être accompagnées par une véritable politique d’assimilation de ces populations.

Encore faut-il savoir à quoi les « assimiler » ? Le Prince Jean, comme Xavier Lemoine et, heureusement, beaucoup d’autres en France, le disent bien : si nous leur montrons la grandeur de la France, de son histoire, nous pouvons en faire de vrais Français et, alors, tout espoir est permis. Mais comment le pouvoir actuel pourrait-il faire aimer la France et son histoire alors qu’il dénigre tous les jours le passé de notre pays et qu’il veut qu’elle disparaisse dans un ensemble supra national dirigé par des financiers apatrides ? Je n’en prends pour preuve que les déclarations du président Macron sur notre histoire en Afrique, Asie ou même en Europe où il montre, d’ailleurs, qu’il ne la connaît pas. Et il y a sa politique – la même que celle de ses prédécesseurs – de soumission à l’Union Européenne, donc à l’Allemagne,  et aux Etats Unis d’Amérique qui nous enlève toute possibilité d’action. Il faut bien se rendre compte que nous avons abandonné pratiquement tous les pouvoirs régaliens : justice inféodée aux lois « européennes », affaires étrangères guidées par Washington ou Berlin (notre autonomie est de plus en plus limitée), monnaie à Francfort et même maintenant défense que l’on voudrait « européenne ». Heureusement, ce n’est pas encore fait mais, déjà, une bonne partie de notre industrie d’armement n’est plus nationale. Est-ce voulu ? L’exemple de Latécoère – entre autres – semble le démontrer.

Eh oui, pour faire aimer la France, il faut d’abord un pouvoir qui montre qu’elle l’aime, qui donne l’exemple, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Sans cela, il n’y aura pas d’intégration possible des jeunes issus de l’immigration. C’est aussi le problème des jeunes français dit « de souche » plus ou moins lointaine qui n’y sont plus attachés « grâce », souvent, à la propagande anti française que nos enfants subissent dans la plupart des écoles. Ces établissements scolaires dépendant du gouvernement !

Nous le voyons, si toutes les initiatives individuelles sont utiles et nécessaires, il est indispensable d’avoir une volonté gouvernementale de faire aimer la France. Et la première chose est d’avoir des personnes à la tête de l’Etat qui aiment la France, la défendent, veulent lui rendre son indépendance et sa grandeur. Or, nous le constatons, hélas, tous les jours, ce n’est pas le cas des individus qui nous gouvernent actuellement, bien au contraire.

Nous constatons que c’est dans la nature de notre régime républicain d’avoir des gouvernants de plus en plus apatrides et anti français, à de rares exceptions prêts. Et cela s’aggrave au fur et à mesure que le temps passe et qu’ils ont de moins en moins de culture française et historique. Au moins, les « hussards noirs » du siècle dernier, s’ils étaient anticléricaux, faisaient au moins aimer notre nation ! Nous sommes tombés bien bas depuis !

Il en serait tout autrement si nous avions à la tête de l’Etat un homme, une famille, qui ne soit pas tributaire des lobbies électoraux et financiers. Un homme représentant historiquement la Nation Française. Cet homme, c’est notre Roi. Il saurait, lui, faire aimer la France non seulement aux Français dit « de souche » mais aussi à tous les autres et en faire de bons Français, attachés à leur pays. Et l’action du Prince Jean montre bien qu’il ne s’agit pas de « paroles en l’air ». Bien sûr, il y aurait des récalcitrants qui continueraient à préférer un autre pays. Eh bien, il faudrait les satisfaire et les prier d’y aller… C’est ce que Léon Blum a su  bien faire avant la deuxième guerre mondiale avec ceux qui ne voulaient pas s’assimiler à la France.

Avec notre Roi et tous les Français, nous reconstruirons alors notre pays. Il faut travailler à son instauration.

Philippe SCHNEIDER

( 19 janvier, 2021 )

Editorial du n° 367 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Pour un état indépendant s’inscrivant dans le temps long

Pauvre année que nous venons de vivre ! La France a été touchée, comme beaucoup d’autres pays, par une épidémie venue de Chine et dont les causes sont encore inconnues. Il faut dire que les Chinois ne font pas grand-chose pour nous éclairer. Il semble même que de nombreux témoins du début de l’épidémie aient « disparus » ! Cette épidémie a entraîné un peu partout des morts, moins, beaucoup moins, que lors des grandes pandémies du passé mais suffisamment pour que nous devions en tenir compte surtout que ce virus était (est encore) pratiquement inconnu.

Les réactions furent différentes d’un pays à l’autre : fermeture totale des frontières ou, comme la France, les laisser ouvertes. Confinement total, partiel de la population ou non…

Cette crise, qui n’est pas finie, aura montré aussi beaucoup de faiblesses dans notre pays :

-Notre système de santé n’est pas au point, il s’est même largement dégradé au fil des années à la suite de mesure « d’économies ». Cela est particulièrement criant concernant les places disponibles dans le système hospitalier (hôpitaux et cliniques rassemblés). Et pourtant, nous sommes un des pays qui dépense le plus pour sa santé ! En fait, notre système est beaucoup trop centralisé et bureaucratique engendrant des dépenses folles (plus du double en moyenne que les autres pays de l’OCDE) en personnel administratif pour rien sinon remplir des formulaires, des fiches administratives… mais pas soigner !

-Notre industrie pharmaceutique qui dépend maintenant largement de l’étranger pour la fourniture des produits permettant la fabrication des médicaments. Certains sont même  totalement importés. Ce n’était pas le cas avant la « mondialisation » ! Et ceci se vérifie pour nombre d’autres industries. Nous risquons de ne plus pouvoir soigner nos malades en cas de vrai grave crise mondiale et qu’arriverait-il si les voies de communication étaient coupées ? Et c’est aussi le cas pour de nombreux autres produits. La France a beaucoup perdu sur le plan industriel au nom d’une politique à courte vue du « moindre coût » dans le cadre du « libre échange ».

-Par respect des « accords » de l’Union Européenne, la France n’a pas fermé ses frontières, se contentant de demander que les frontières européennes le soient. Pourtant, nous remarquons que beaucoup de pays, l’Allemagne en particulier, les ont fermées.

Faiblesse du gouvernement Français incapable réfléchir avant d’agir, mais « frappant » très fort pour montrer qu’il existe sans penser aux conséquences de ses actions désordonnées. Centralisateur, il empêcha toute initiative locale. Faiblesse également de l’Europe qui a montré toute son inefficacité pendant longtemps. Sans compter les choix des médicaments ou vaccins sans doute plus liés aux « pressions » des industries pharmaceutiques que de leurs valeurs !

Si nous avons tous subit cette épidémie comme il y en eu beaucoup dans notre histoire et de bien plus graves, certains en profite pour assoir leurs puissances. C’est Jacques Attali qui, il y a quelques années déjà, souhaitait une grande pandémie touchant le monde entier pour permettre d’imposer un « gouvernement mondial ». Et il est certain que beaucoup d’idéologues et de financiers en profitent pour pousser dans cette direction pour en finir avec les Nations. Et nous le voyons déjà en Europe avec ces « emprunts européens » – en fait de la monnaie fabriquée par la banque centrale européenne – qui sont redistribués aux divers pays. Notre indépendance financière n’existait déjà pratiquement plus, mais c’est encore pire car nous serons tous tenus à la merci du plus puissant financièrement et économiquement des Etats européens, l’Allemagne. Cette dernière étant à la remorque des Etats Unis d’Amérique.  Il faut aussi se poser la question des conséquences de ce déversement jamais vu de sommes pharamineuses dans l’économie ne reposant sur rien. Cet argent artificiel permet certes à certains qui ne peuvent plus travailler de survivre mais essentiellement se retrouve dans le monde financier, ce qui explique que les bourses ne cessent de progresser alors même que l’économie est en grande partie à l’arrêt. Ceci provoque la création de « bulles » financières qui, immanquablement, « éclateront » un jour provoquant faillites et catastrophes en série. Seuls les plus solides économiquement, financièrement et – j’ajouterai – politiquement s’en sortiront. Et ce n’est pas le cas de la France prisonnière de l’Union Européenne, financièrement exsangue et économiquement malade.

Notre économie, déjà mal en point il y a un an, va-t-elle pouvoir se remettre  de plusieurs mois d’arrêt presque total dans certains secteurs ? Ne revenons pas sur les divers confinements, couvre-feux et autres limitations à mon avis en grand partie injustifiés mais il faut maintenant songer à l’avenir : comment reconstruire ? Il est déjà certain que cela ne pourra se faire si nous restons dans l’Union Européenne.

Reconstituer notre industrie nationale pour nous permettre de retrouver une certaine indépendance tout en nous projetant dans les nouvelles industries innovantes. Ceci sans dépendre de l’étranger pour les composants en particulier pour l’industrie pharmaceutique mais aussi dans l’électronique. Mais comment faire confiance en notre république qui, nous l’avons vu entre autres avec Alstom et Latécoère, brade nos entreprises performantes à des sociétés étrangères ? Cela nécessiterait aussi de retrouver notre indépendance financière en ne dépendant plus de la banque centrale européenne pour nos opérations.

Nous le voyons, tout ceci nécessiterait une volonté farouche de l’Etat de reconstituer une France forte et indépendante. Pour cela, outre la volonté, il faudrait un Etat et donc un chef de l’Etat qui ait le temps devant lui car rien ne peut se faire à court terme. Autant dire que cela est impossible dans notre régime où le président est élu pour 5 ans. Il faut à la France un chef de l’Etat qui ne s’occupe pas – comme Macron – des affaires quotidiennes mais qui ait une vue à long terme, conduise les grands projets mais sans entrer dans les détails, rôle des ministres, voire des entreprises, des pouvoirs locaux… Seul un personnage indépendant des factions, donc non élu, mais ayant une légitimité historique peut le faire. En France, c’est notre Roi. Travaillons à son instauration.

Philippe SCHNEIDER

 

( 25 décembre, 2020 )

Editorial du n° 366 de LA LORRAINE ROYALISTE

Islamisme et République, les deux ennemis de la France

 

Dans le numéro 3700 du remarquable hebdomadaire « La France Catholique » (1), j’ai –entre autres – relevé un article de Frédéric Guillaud intitulé : La République, l’Islam et Hegel… Il s’interroge sur les réactions après les derniers attentats (décapitation du professeur Paty et tuerie dans une église à Nice) en redoutant la survenue d’autres… Ces terroristes attaquaient la France non la république qui n’est « qu’une somme de droits formels et de principes abstraits ». Elle n’est que négations : « Son seul sacré, écrit-il, la désacralisation. Son seul contenu : l’ironie à l’égard de tout contenu. La République n’a ainsi qu’un programme à offrir pour nourrir l’âme et pour combattre l’ennemi : le vide ». Il rappelle ensuite qu’il y a une ressemblance étonnante entre l’islamisme et la naissance de la république : fanatisme, décapitations, destructions des œuvres du passé, du patrimoine historique… Il conclut son article en écrivant : « Le deux grands cultes idolâtriques de notre temps – l’islamisme d’un côté et l’égalitarisme absolu de l’autre – sont incompatibles avec la nature des choses et stérilisent la vie spirituelle et morale. Il est donc parfaitement absurde de sauter sur sa chaise en répétant que la République est le rempart contre l’Islam : la République n’a rien à opposer de concret aux fanatiques musulmans. Après avoir fait le vide chez nous et fait de notre pays un terrain vague, elle leur propose de faire le vide chez eux. Mais la nature a horreur du vide. Le seul rempart, c’et la France. »

Tout ceci est très juste mais qui parle encore de la France aujourd’hui chez nos dirigeants ? Ils n’ont que le mot « république » en tête ou « valeurs républicaines » ( ?) qu’ils se gardent de définir et pour cause car elles n’existent pas ! Les seules « valeurs » que préconisent nos gouvernants semblent être que la volonté de détruire la France en dénigrant son histoire, sa culture, sa langue… Elle n’est pour eux qu’une région qui doit se fondre dans une Europe supra nationale voire dans un magma mondial.

Quelle réponse au danger terroriste ? Le gouvernement va faire une loi non contre l’islamisme, ou le séparatisme (mot ne voulant pas dire grand-chose !) mais loi « confortant les principes républicains » ( ?). Pour définir cet intitulé, on hésite entre « risible », « stupide » ou « affligeant ». Je prendrai plutôt le dernier pour désigner ceux qui ont trouvé cette nomination… Nous voyons bien là le « vide » de leur pensée ! Dans cette loi, il n’y a rien de sérieux pour combattre le terrorisme islamique, le seul auquel nous sommes confrontés aujourd’hui. Rien sur l’immigration en particulier. Il est amusant de constater que nos dirigeants, généralement athées, raisonnent sur l’Islam avec un prisme catholique : Ils considèrent l’Islam comme une religion à l’image du Catholicisme. Ainsi ils ne veulent pas voir qu’il n’y a pas chez eux de séparation entre le religieux et le politique, l’Islam étant avant tout une loi civile, une manière de vivre, devant s’imposer à tous. Par ailleurs, ils oublient qu’il n’y a pas de « clergé » dans la religion musulmane (sauf chez le chiites), pas de hiérarchie, qu’un Imam peut-être « autoproclamé » et que celui qui aurait reçu une formation n’est pas « supérieur » à un autre qui ne l’est pas… Il n’y a pas de contrôle possible à moins de créer une sorte d’Islam français dirigé par l’Etat, ce serait stupide et d’ailleurs non suivi – à juste raison – par les musulmans français.

La seule possibilité d’éviter au maximum le « séparatisme » serait déjà (à défaut d’en convertir le maximum au catholicisme, ce qui serait l’idéal et, heureusement, beaucoup d’organisations catholiques s’y emploient par le dialogue comme les missionnaires de la miséricorde divine) serait de leur faire aimer la France, toute la France avec son histoire, sa culture. Mais c’est l’inverse que nos gouvernants avec l’Éducation dite nationale font. Et, hélas, le président montre le mauvais exemple avec ses déclarations.

Si cette loi échouera dans son objectif avoué, elle risque de réussir dans son véritable objectif qui est de réduire encore les libertés des Français. C’est en particulier affiché dans la volonté de supprimer la liberté des parents de donner un enseignement chez eux. Certes, notre gouvernement dit qu’en Allemagne, c’est déjà le cas, oubliant de signaler qu’il s’agit chez eux d’une loi de 1938… Macron serait-il un admirateur du dictateur qui y sévissait  à ce moment là ? Il est probable que ce n’est qu’un prélude, si on le laisse faire, à la suppression des écoles libres hors contrat…

Dans son très bon livre (La France a besoin d’un Roi) que nous évoquons dans ce numéro, le père Michel Viot écrit fort justement : « La royauté héréditaire est fondée sur le respect des règles familiales et donc sur le respect total de sa structure fondatrice : la famille. Y toucher pour la défigurer ou la travestir, c’est fausser le système politique lui-même sur qui devrait reposer la France. N’oublions jamais que tous les régimes totalitaires, aussi bien que ceux qui ont voulu porter atteinte aux libertés fondamentales de l’individu, se sont toujours ingéniés à corrompre la famille, et à lui prendre ses enfants le plus tôt possible pour les formater à son idéologie. En France, le roi ne peut être roi que parce qu’il est le chef d’une famille. C’est ainsi qu’il pouvait apparaître comme étant aussi le père de ses sujets…. »

Tout est dit et notre gouvernement poursuit bien la politique républicaine de destruction des structures même de notre pays et d’abord de la famille.  Il faut pour eux que les individus soient désincarnés, seuls, interchangeables, facilement manipulables par les groupes économiques et financiers pour leurs plus grands profits. Il faut absolument empêcher les hommes de s’organiser librement. Le même but est poursuivi par toutes les directives concernant officiellement la lutte contre le « COVID 19 » sans compter l’ambigüe loi sur la sécurité et  les discrets décrets  du 4 décembre autorisant de ficher les Français selon leur « opinions politiques, religieuses ou appartenances syndicales ». C’est la dictature républicaine « en marche » !

Il est temps que les Français se rendent compte que ce régime détruit nos libertés en même temps que notre pays et que seul notre Roi pourrait nous sauver. Tous nos lecteurs, tous nos amis doivent participer activement à ce combat de salut public. Il n’y a pas d’espoir dans une « bonne élection » républicaine !

Philippe SCHNEIDER

  • 21 rue de Varize, 75016, Paris
( 9 novembre, 2020 )

Editorial du n° 365 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Macron parle, le gouvernement s’agite, les Français souffrent. Voilà la situation résumée en peu de mots mais qui décrit bien la réalité. Et j’ajouterai que les Français vont encore plus souffrir sous un pouvoir qui devient de plus en plus totalitaire.

Il y a deux évènements indéniables qui touchent la France : une épidémie qui semble importante et l’islamisme qui provoque des attentats sanglants et le dernier est particulièrement horrible.

Macron parle. Il donne la désagréable impression de lire des textes auxquels il ne croit pas, malgré des talents certains de comédien. Le gouvernement s’agite beaucoup, ses membres discourent aussi alignant des chiffres, des statistiques, des décisions… se contredisant volontiers, sans perspectives. Et cela dure depuis le mois de mars dernier. Nous noterons en passant qu’il fut annoncé il y a 7 mois l’augmentation du nombre des lits de réanimation (ils devaient passer de 5.000 à 12.000), or rien n’a été fait, d’où la « panique » actuelle. Tout semble fait pour transmettre à la population une peur importante. Or, si l’épidémie semble importante, on est loin des « grandes » épidémies du temps passé comme la grippe « espagnole » il y a un siècle et, plus proche, de celle dite de « Hong Kong » en 1969 (sans citer les précédentes souvent énormément plus meurtrières !). Or, il n’y avait pas eu de mesures extrêmes comme aujourd’hui. Il vaudrait peut être mieux – comme nombre de scientifiques le disent – laisser l’épidémie s’étendre pour qu’un maximum de personnes soient immunisées. Mais, pour cela, il faudrait avoir les moyens de soigner ceux qui sont le plus touchés, ce que nous n’avons plus et rien ne semble fait pour améliorer la situation. Bien entendu, le chef de l’Etat actuel n’est pas le seul responsable de cet état de fait, il n’a fait que continuer la politique désastreuse de ses prédécesseurs en particulier depuis Sarkozy. Il y aurait aussi beaucoup à dire sur notre santé beaucoup trop centralisée et administrée. D’importantes économies pourraient être faites dans ce domaine, lesquelles pourraient servie à améliorer les salaires et les moyens des soignants.

Il faut dire aussi que la peur permet de faire passer des mesures et des lois liberticides qu’il aurait été difficiles de faire passer autrement.

Notre situation économique est grave et va s’aggraver avec des décisions comme le couvre feu et peut-être des nouveaux « confinements ». – A l’heure où j’écris, nous attendons les décisions du gouvernement. -  Non seulement, sur le plan intérieur mais aussi extérieur : nos entreprises perdent des marchés face à celles de pays n’ayant pas ou peu « confinés ». Nous allons le payer cher, y compris en nombre de morts ! Mais il faut constater que cela est bien utile pour limiter les marques de mécontentements, les manifestations hostiles au gouvernement et les actions politiques…

Et puis, et c’est peut-être le plus important pour Macron et sa clique, cela va-t-il sans doute permettre le report des élections cantonales et régionales prévues pour le printemps prochain. Elles auraient certainement été catastrophiques pour les « macroniens ». En les reportant d’un an, donc après les présidentielles, ils peuvent espérer, si Macron est hélas réélu, qu’ils profiteraient d’un moment favorable, comme on le voit chaque fois pour les législatives. Calcul de politiciens qui valent bien que l’on sacrifie la France et les Français !

Enfin, cette période de peur dictée par le pouvoir permet de « faire passer » discrètement des lois scélérates et liberticides. : Surveillance de plus en plus précise de tous nos faits et gestes. Lois bioéthiques élargissant la PMA et ouvrant la porte à la GPA. Passage de 12 à 14 semaines des délais pendant lesquels l’avortement et possible et même 9 mois en cas de « détresse psycho-sociale » de la mère, ce qui est en fait un infanticide. Suppression de la clause de conscience des médecins et du personnel médical. La culture de mort s’étend en France. L’Etat ne protège plus les plus faibles, au contraire il veut leurs disparitions. Un Etat qui agit ainsi n’est plus légitime, ce n’est plus un véritable « Etat de Droit » ! Espérons, sans trop y croire, que nos élus reviendront sur ces votes qui ne sont pas encore définitif.

L’Etat républicain veut aussi limiter nos libertés. Nous l’avons vu quand il impose aux collectivités locales qui ne lui plaisent pas des décisions unilatérales sans même les consulter. Nous le voyons aussi dans sa politique familiale et plus particulièrement dans le domaine de l’instruction. Prenant prétexte qu’une infime parti des parents faisant l’école à la maison refusent les contrôles, il veut interdire à tous cette possibilité. Ces quelques familles seraient des extrémistes islamistes qui prépareraient de futurs terroristes. Stupidité absolue : les terroristes viennent soit de l’immigration soit, quand ils sont français,  de l’école publique. Faudrait-il interdire cette dernière ? En fait, il y a la volonté de supprimer une liberté fondamentale des familles de choisir comment leurs enfants seront instruits et ce n’est qu’une étape en vue d’établir un service unique d’éducation nationale, véritable centre d’endoctrinement. Comme  Gérard Leclerc nous le rappelle dans une chronique diffusée sur Radio Notre Dame et reprise dans son « bloc-notes » dans La France Catholique, Danton déclarait : « Mon fils ne m’appartient pas, il est à la République. C’est à elle de lui dicter des devoirs pour qu’il la serve. ». Nous voyons que ce n’est pas une idée nouvelle. Elle fut d’ailleurs reprise par tous les régimes totalitaires, qu’ils soient communistes ou nazis. Macron est dans la même ligne.

Or, un véritable gouvernement respectant les libertés, celui que nous appelons de nos  vœux, ne devrait avoir qu’un ministère de l’instruction qui veillerait à ce que tous les Français soient instruits (français, mathématique, histoire, géographie…..), l’éducation étant l’affaire des parents. Mais pour cela, il faut un chef d’Etat indépendant ne cherchant pas à « fabriquer » des Français bien « endoctrinés » : seul notre Roi peut répondre à ce souhait.

Philippe SCHNEIDER

( 4 septembre, 2020 )

Editorial du n° 364 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Dans son éditorial du numéro d’Août 2020 de l’excellent mensuel « Monde et Vie », notre ami Eric Letty écrit : « Le coronavirus menace de nouveau la France, paraît-il. Réelle ou imaginaire, cette « deuxième vague » est bien pratique pour détourner l’attention des Français de ce que combine la macronie, concernant par exemple la calamiteuse loi dite de « bioéthique » par une subvention du sens de ce mot. »

Par cette loi, non seulement il est effacé la notion de « Père » dans une famille dénaturée, mais l’enfant devient un produit comme un autre, ce qui est la négation de la nature humaine. Il peut même être tué jusqu’au 9ème mois de grossesse en cas de « détresse psychosociale » de la mère. Cette notion n’est même pas définie, ce qui signifie que l’avortement, ce qui a toujours été et reste un crime, peut être accompli jusqu’à la naissance. Nous pouvons nous demander pourquoi pas après la naissance si le bébé, devenu simple « produit », ne convient pas… comme nous le voyons dans certains pays quand des parents renvoient un enfant conçu par GPA parce qu’il ne correspond pas à ce qu’ils voulaient. D’ailleurs, la GPA est l’étape suivante, déjà préparé lorsque l’on sait que les enfants nés de GPA à l’étranger reçoivent la nationalité française !

C’est en fait, et il faut le dire et le faire admettre, une dérive toujours plus importante depuis la sinistre loi « Giscard-Chirac-Veil » du 17 janvier 1975 en passant par la loi « Hollande-Taubira », entre autres (il y en a plein d’autres !). La famille traditionnelle, base de notre société, doit disparaître, l’homme n’étant qu’un objet interchangeable sans racine au service de l’économie. C’est la base de la « nouvelle société » que, depuis la révolution dite française, les matérialistes veulent nous imposer. Aujourd’hui, ils sont proches d’arriver à leur but mais il faut le « cacher » en ayant toujours à la bouche les mots « droits de l’homme ». Et il faut dire que si cette pandémie, qui est bien présente mais semble bien exagérée, est bien utile pour faire passer ces lois scélérates qui marquent une accélération dans le changement de société en cour.

Et puis, cela sera aussi bien pratique pour interdire les manifestations qui ne manqueront pas d’être tentées car ils sont nombreux les Français qui se rendent compte de cette ignominie et qui veulent lutter contre ces lois négationnistes. Mais attention, de grâce, ne luttons plus uniquement contre les dernières lois, officialisant ainsi « l’effet de cliquet » mais contre toutes les lois anti familles que le pouvoir républicain nous a imposées.

Le pouvoir est aux abois. Car non seulement il y a ces lois abominables, mais il y a aussi la crise économique qui arrive, qui est déjà présente, due en grande partie au « confinement » qui nous a été imposé du fait de l’impréparation sanitaire de la France mais pas seulement. Comme nous l’avons déjà signalé dans nos colonnes, une crise financière menaçait. Les cours de la bouse était beaucoup trop élevés du fait de la spéculation et ne correspondaient plus de tout à l’économie réelle. Il y avait une « bulle » comme le disent les économistes. La crise sanitaire, c’est bien pratique pour le passer sous silence ! Aujourd’hui, les places boursières, après une baisse importante, se stabilisent à un niveau qui me paraît encore trop élevé, la spéculation a repris l

Le pouvoir en profite aussi pour aggraver notre dépendance : la mise en place d’un grand « emprunt européen » dont le produit sera redistribué par l’intermédiaire de banques aux divers Etats nationaux va nous assujettir encore plus dans le grand ensemble européiste. En effet, ce sont les Etats les plus endettés – et le notre en fait parti – qui auront le plus de mal à rendre et donc seront soumis aux pays ayant une meilleure situation et en premier l’Allemagne. Nous ne pourrons plus rien lui refuser, ce qui est déjà, reconnaissons le, en grande partie le cas. Macron cache ceci en parlant de « victoire », ce qui montre qu’il est soit idiot soit déjà soumis, comme ses prédécesseurs !

Enfin, il ne veut pas que nous nous rendions compte que la situation intérieure du pays est de plus en plus grave : les violences, les émeutes sont de plus en plus nombreuses, des zones entières échappent au contrôle de la police.. Cela se voit de plus en plus, le pouvoir et les médias « officiels » n’arrivent plus à le passer sous silence. Il est, hélas, probable qu’un jour prochain, il soit nécessaire de déployer ce qui reste de notre armée pour tenter de rétablir un ordre qui restera instable.

Pour montrer qu’il existe encore, il voyage et fait des déclarations largement diffusées en politique internationale. Déclarations ambigües (Liban, Biélorussie) ou justes (Grèce – Turquie) mais déclarations…. Car, hélas, la France n’a plus les moyens de son action : notre armée est, par la faute des divers gouvernements, insuffisantes pour faire quelques chose de sérieux, nos possibilités financières sont très faibles et, question suprême : l’Union Européenne, donc l’Allemagne, nous laisserait-il agir ?

Notre France est décidément mal en point. Le pouvoir républicain ne pourra rien pour y remédier. Il n’y a pas d’espoir à avoir dans les élections de 2022. Même si un « bon » (qui ?) chef de l’Etat était élu, que pourrait-il faire dans ce système ? Restaurer le pays dans son indépendance, lui redonner les bases nécessaires à sa renaissance, donc déjà restaurer la famille, base de la société, ne peut se faire dans ce régime républicain. Seul un Roi pourrait le réaliser.

Philippe SCHNEIDER

( 23 juillet, 2020 )

Editorial du n° 363 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

Nous assistons depuis quelques semaines a des agissements inquiétants : des bandes de fous furieux s’en prennent à notre pays, son passé, son histoire, des statues ou des noms de rue. Ce sont souvent des groupes composés d’immigrés ou descendants d’immigrés ayant souvent des comportements que l’on pourrait qualifier de « racialistes ». Ils sont aidés par les habituels agitateurs d’extrême gauche. Ils manifestent, souvent violemment, et bénéficient de la complaisance du pouvoir « macronien » et de la complicité de la « gauche » en général. Certains marxistes y voient la possibilité de mettre en place un processus révolutionnaire en remplaçant la lutte des classes, qui ne fonctionne plus, par la lutte des races comme l’a très bien dénoncé Manuel Vals. Après tout, le processus révolutionnaire, c’est d’opposer une partie d’un pays contre une autre pour « arriver à un monde meilleur ». Alors pourquoi pas la « lutte des races ». Ils ne voient pas ou font semblant de ne pas voir qu’ils se rapprochent ainsi de leurs « cousins/ennemis » qu’étaient ces autres révolutionnaires, les « nazis » ! Et ceux qui, en face, voudrait défendre la « race blanche » rentrent dans ce même jeux révolutionnaire et s’en font, bien involontairement souvent, les complices. Ce sont les Français qu’il faut défendre !

Tous ces révolutionnaires, y compris les Français particulièrement durant les heures les plus sombres de notre histoire (fin XVIII°), mais aussi avant avec les milices protestantes, s’en prennent aux symboles de notre civilisation.

« La fusion des races a commencé dès les âges préhistoriques. Le peuple français est un composé. C’est mieux qu’une race. C’est une nation. » Écrivait le grand historien Jacques Bainville, historiquement un des responsables de l’Action Française. C’est cette nation que tous les Français reçoivent en héritage et doivent – c’est leur devoir –  transmettre à leurs héritiers si possible après l’avoir améliorée. Il leur faut donc d’abord la connaître et c’est par l’histoire – tous les domaines de l’histoire – que cela peut se réaliser. L’étude de la littérature, des monuments, des hommes – particulièrement ceux « statufiés » ou qui ont donné leur nom à une rue – et d’autres choses encore, est indispensable à cette connaissance qui nous fait aimer notre pays. Oh, certes, il y eut des moments moins glorieux que d’autres, des dirigeants peu recommandables, des actions, des faits condamnables mais dans l’ensemble nous pouvons être fiers de notre passé, de nos ancêtres. Mais nous devons tout connaître afin d’en tirer les leçons afin de préparer un avenir qui soit moins mauvais. C’est toute la méthode que nous a appris Charles Maurras. Il l’appelait « l’empirisme organisateur » qu’il résumait ainsi : « la mise à profit des bonheurs du passé en vue de l’avenir que tout esprit bien né souhaite à son pays. » Et il ajoutait : « La méthode qui me sembla toujours la mieux accordée aux lois de la vie n’a jamais délivré un quitus général au « bloc » de ce que les Pères ont fait. En accordant à leurs personnes un respect pieux, l’esprit critique se réserve d’examiner les œuvres et les idées » et encore : « Mais l’esprit critique voir clair : l’esprit révolutionnaire ne sait ni de veut regarder : Du passé faisons table rase, dit sa chanson. Je hais ce programme de l’amnésie. »

Tout est dit. Nous reprenons totalement cette méthode et voulons l’appliquer aujourd’hui. C’est pourquoi nous condamnons tout dommage à notre patrimoine et souhaitons que toute atteinte à son intégralité soit sévèrement condamnée. Les révolutionnaires veulent faire de tous les habitants de notre pays des individus déracinés, sans passés, sans attache, sans famille stable, vivant dans le présent, exigeant un monde « meilleur » fantasmé. Cela convient fort bien aux financiers qui dominent le monde car eux aussi souhaitent avoir une population déracinée, manipulable, interchangeable, prête à acheter ce qu’ils veulent quand ils le veulent. C’est la raison pour laquelle nos dirigeants républicains font en sorte que l’histoire ne soit plus enseigné ou très mal, coupant les jeunes français de leur passé. Ils peuvent ainsi plus facilement être manipulés. Et comme il vaut mieux qu’ils ne se posent pas trop de question, rien de mieux que de supprimer monuments, statues, noms de rue….

Pourtant, si nous voulons retrouver la paix civile, de plus en plus mise à mal dans notre pays, il faut que tous nos enfants connaissent le passé de la France pour aimer notre pays et travailler tous ensembles à l’améliorer. J’écris bien tous, y compris les Français de fraiche date. C’est la seule manière de les intégrer. Un homme d’ascendance magrébine le résumait très bien en disant que l’expression symbolique « nos ancêtres les gaulois » devait être intégré par tous les Français non, bien sûr, « biologiquement » mais « intellectuellement ». Il voulait dire par là que tous doivent intégrer le passé de la France, l’aimer pour poursuivre tous ensemble l’histoire de notre Nation. Philippe de Villiers, dans son dernier livre, écrit en conclusion : « La France n’est pas seulement un état civil, elle se déploie, depuis les Tropiques jusqu’au neiges éternelles, comme un poème de nature et de vie aux harmoniques sublimes. Elle est encore plus que tout cela. La France est un roman d’amour. ».

Comment recomposer notre pays, faire de tous ses habitants, ou du moins de la plupart d’entre eux, des « amoureux de la France » dans une république qui divise par principe ? Poser la question est y répondre : il n’y a pas de possibilité de redressement dans ce régime. L’histoire, et sainte Jeanne d’Arc, nous montre le chemin : pour sauver la France, il faut lui rendre son Roi !

Philippe SCHNEIDER

( 23 juin, 2020 )

Editorial du n° 362 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

« Je veux aussi domestiquer le commerce de l’argent. L’argent n’est qu’un serviteur, le vrai capital, c’est savoir-faire. Il est pernicieux que l’argent produise de l’argent. Toute stipulation d’intérêt relève d’une vilaine paresse car elle vient, sans labeur, grossir, au moment de la restitution, la somme prêtée. Je veux interdire l’usure et l’argent qui prospèrent en dormant ». Voici une belle citation du Roi Louis IX, Saint Louis.

Citation brulante d’actualité. Comme vous le savez, elle fut pourtant écrite il y a 8 siècles. François Mitterrand, homme de culture et qui connaissait l’histoire – deux choses ignorées par nos dirigeants actuels – avait repris la même image en parlant des financiers qui s’enrichissaient en dormant. Hélas, il n’a rien fait contre…

Comme nous le voyons, rien n’a vraiment changé depuis le règne de Louis IX sauf que lui mettait en application ces principes salutaires pour notre pays et ses habitants. Nos Rois, par la suite, surent également mettre toujours en avant les intérêts de la France et des Français face aux financiers qui existaient déjà bien qu’ayant moins de moyens qu’aujourd’hui du fait des techniques modernes spécialement en communication. C’est d’ailleurs, une des causes majeures de la révolution qui ne fut pas faites pour le « peuple » comme les ignorants le disent mais pour permettre à « l’argent » et ses détenteurs de régner sur le pays. Nous en avons  vu les conséquences : exploitation de la population, misère généralisée dans nos campagnes et nos villes, division de la population… et cela sans grand résultant : rappelons que la France était la première puissance économique avant la révolution et qu’elle n’a fait que régresser ensuite.

Aujourd’hui, il est « à la mode » de parler du « monde d’après » qui serait différent de celui d’avant la crise sanitaire que nous avons vécu (en espérant qu’elle est bien terminée !). En particulier, nous devrions « relocaliser » certaines de nos productions essentielles. Si nous sommes arrivés si bas, c’est en grande partie parce que nous sommes gouvernés par des financiers qui veulent avant tout faire des profits à court terme, moyen terme dans le meilleur des cas. Ainsi, on fait fabriquer là où cela coûte le moins cher, on cherche le profit maximum dans les entreprises quitte à sacrifier certaines production pas assez rentables bien que nécessaires à la nation, produire là où les salaires sont les moins élevés en sacrifiant le personnels, etc. A la moindre crise, tout peut s’écrouler, entraînant encore plus de misères mais gageons que les financiers arriveront encore à gagner plus…

C’est aux principes qu’énonçaient Saint Louis qu’il faudrait revenir. Ce savoir-faire, comme l’écrit le roi, c’est le travail effectué par les Français. Et Saint Thomas d’Aquin, contemporain de notre Prince, ajoute : « Chacun, de par sont labeur, doit pouvoir vivre dignement ainsi que sa famille, et épargner ». Tout est dit. Aujourd’hui, nous pourrions parler de salaire universel (et non pas de revenu universel), idée dont a parlé le Pape François. 

C’est la justice, premier devoir d’un chef de l’Etat. Nos rois en étaient conscients. Nos dirigeants actuels, non. Pour avoir une chance de réaliser cet objectif en France, il faut que chacun ait la possibilité d’avoir un travail, ce qui nécessite à la fois une bonne formation pour les hommes et femmes de notre pays, et des entreprises qui peuvent les faire travailler. Ces entreprises doivent pouvoir vendre leurs produits et donc ne pas avoir à faire face à une concurrence déloyale du fait de salaires et de charges moindre. Il est donc nécessaire que l’Etat puisse rétablir l’équilibre par exemple en taxant les produits étrangers en fonction des kilomètres parcourus pour arriver sur le sol national. En plus ce serait très « écologique » car cela diminuerait les transports internationaux. Cette idée est à étudier car elle est, à mon avis, d’avenir. Il est également vital pour notre pays d’avoir une indépendance nationale dans tous les domaines où cela est possible, en particulier sur les plans de la défense, de l’énergie, de la nourriture, de la médecine…  Enfin, pour en revenir à la finance, il faut pouvoir empêcher les prises de contrôle des entreprises stratégiques, donc de ces secteurs, de passer sous contrôle étranger, particulièrement de certains fonds de pension qui ne cherchent qu’à faire des profits à court terme quitte à mettre en péril les entreprises. Nous connaissons plusieurs cas précis dans ce domaine. Or, avec la crise que nous traversons, nous risquons beaucoup de voir des sociétés françaises faire l’objet de prise de contrôle par ces fonds que l’on surnomme fort justement « vautours ».  Nous ne devons pas les laisser jouer avec la France et les Français comme ils joueraient au casino mais en gagnant toujours ! Un gouvernement vraiment français devrait être très attentif et intervenir. L’on peut même se demander s’il ne serait pas judicieux de fermer un temps la bourse ! Gageons qu’il n’en sera rien. Nous l’avons vu, entre autres, avec  Alstom et Latécoère et bientôt, sans doute, avec Pont à Mousson (du groupe Saint Gobin Pont à Mousson) qui risque bientôt de passer sous contrôle chinois.

Le pouvoir ne fera rien car d’une part il est prisonnier de l’Union Européenne qui lui interdit de prendre les mesures indispensables et d’autre part car il ne le veut pas : tout ce passe en effet comme si le président Macron haïssait la France, veut qu’elle disparaisse pour le plus grand profit des financiers qui ont aidé à la prise de pouvoir.

Il est temps que la France retrouve les principes qu’énonçaient Louis IX et saint Thomas d’Aquin. Pour cela, il faut qu’elle retrouve à sa tête le descendant légitime de ce grand roi : Jean IV, actuel comte de Paris. Travaillons à cela.

Philippe SCHNEIDER

 

PS : à noter que cet éditorial est écrit avant l’intervention de Macron prévue le 15 juin. Si jamais il annonçait quelque chose de bien – on peut croire aux « miracles » ! – j’en ferai part sur le blog de La Lorraine Royaliste que, je n’en doute pas ( !), vous consultez tous les jours.

En ce jour (23 juin), je ne peux que constater que le Président n’a rien dit d’intéressant, comme il était prévisible. A noter qu’il a parlé de souveraineté nationale tout déclarant, juste après, qu’il était très heureux qu’il soit réalisé un emprunt « européen » pour nous « sauver » de la crise, ce qui revient à abandonner tout volonté de souveraineté !

( 6 juin, 2020 )

Editorial du n° 361 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

La France est en crise, triple crise en vérité : sanitaire, économique et politique. De toute, c’est la politique qui est la pire car elle conditionne les autres.

Sur le plan sanitaire, nous avons assisté à une épidémie due à un virus qui est sans doute une des plus importantes depuis près d’un siècle. Il y eut certes il y a quelques temps la grippe dite de Hong Kong, le SRAS… qui tuèrent beaucoup mais relativement peu sur le continent européen. Ce n’est pas le cas cette fois ci. La cause en est incertaine mais il semble bien que ce virus provienne d’un laboratoire de la ville de Wuhan en Chine communiste. Laboratoire très perfectionné construit avec l’aide technique de la France, inauguré par le premier ministre français (Cazeneuve) et plusieurs personnalités dont le professeur Lévy, actuel époux de l’ex ministre Agnès Buzyn.  C’est ainsi que la France aide la Chine à développer des industries de pointe – et il n’y a pas que dans ce domaine ! – pour qu’elle vienne nous concurrencer ensuite ! Mais il paraîtrait que les chinois n’étaient pas très stricts sur la sécurité, d’où sans doute cette pandémie ? En tout cas, elle est arrivée en France, probablement en décembre. Le gouvernement français a réagit en mars ! Très durement concernant le « confinement » (1) des personnes mais sans fermer nos frontières, qui ne le seront jamais, Macron faisant confiance aux européens pour fermer les « frontières » de l’Europe de Maastricht ! Sans porter de jugement, notons simplement que les pays ayant réagit très vite en fermant immédiatement toutes leurs frontières et avec un confinement beaucoup plus souple s’en tirent  aussi bien sinon mieux que nous. Il est vrai qu’ils étaient mieux équipés en masques, matériels de test, et hôpitaux. Depuis une douzaine d’année – cela avait commencé sous Sarkosy – l’Etat voulait faire des économies dans le domaine de la santé !

La crise actuelle nous a fait voir l’état lamentable de notre économie dans ce domaine. Non seulement les hôpitaux sont délabrés mais ils manquent de personnel médical. Dans le domaine administratif, c’est plutôt le contraire du fait des paperasses inutiles à faire, des normes, des procédures à respecter. Ce qui n’existe pas dans la plupart des autres pays. Il y a là une énorme source d’économie à faire, ce qui permettrait de mieux payer le personnel médical.  Nous avons aussi pu voir que notre industrie pharmaceutique dépendait de l’étranger (Chine et Inde surtout) pour pouvoir fabriquer des médicaments.  Or l’Inde, du fait de la pandémie,  diminuait ses exportations et la Chine nous faisait « chanter ». Ce pays d’où la maladie est partie – mentant comme les communistes savent bien le faire – a fait repartir son industrie très rapidement et nous impose ses produits. Comment expliquer autrement, rien que pour les masques, nous achetons chez eux alors que d’autres peuvent nous les fournir – sans compter des entreprises françaises dont certaines attendent toujours des commandes - ? Les chinois nous tiennent parce que nous avons laissé les financiers  à qui appartiennent nos industries faire fabriquer en Chine des produits stratégiques importants pour notre survie. Et pas seulement dans le domaine médical ! Tout cela pour faire plus de profits à court terme, ce qui est le but de ces financiers. C’est à la bourse que se décide la politique, une bourse qui était déjà surévaluée du fait des spéculations ce qui a sans doute aggravé sa baisse.

Et pourtant, c’est le politique doit prendre le dessus. Le président Macron et son gouvernement (2) à sa suite dit avoir tiré les leçons de la crise ! Il en parle beaucoup ! Il parle d’ailleurs beaucoup pour ne rien dire, passant une demi-heure pour dire ce qui pourrait l’être en 5 minutes et, du coup, ce qui l’aurait peut-être rendu plus compréhensible ! Mais pour tirer les leçons de la crise, il faudrait qu’il change totalement de politique. D’abord reconnaître réellement – pas seulement en parole – la qualité de tous ces personnes qui nous ont permis de vivre pendant ce confinement : personnel médical, bien sûr, mais aussi des super marchés, en particulier les caissières, les éboueurs, électriciens, gaziers, pompiers, forces de l’ordre, militaires et j’en passe… Savoir aussi constater que la centralisation abusive de notre pays, outre qu’elle nous fait perdre par son administration, énormément d’argent, montre surtout son inefficacité. Enfin, cette crise montre qu’il faut relocaliser notre agriculture et nos industries. Car cette crise économique qui arrive, qui est déjà là, laissera des traces avec des entreprises et des personnes sur « le carreau ». Ajoutons que  nos entreprises fragilisées seront des proies faciles pour les financiers internationaux ou nationaux (les Chinois en particulier). Il faudrait empêcher ces prises de contrôle (fermer la bourse au moins pour un temps ?). Et puis, pour nous protéger, taxer les produits en fonction du nombre de kilomètres parcourus pour arriver en France. Ce serait une mesure aussi très écologique.  Mais comment faire confiance à quelqu’un qui approuve, en plein crise, de nouveaux accords de libre échange et qui a participé, entre  autres, au dépeçage et la vente d’Alstom, à la vente de latécoère  et de bien d’autres. ! D’ailleurs, ne parle-t-il pas de souveraineté « nationale et européenne », ce qui est contradictoire ? Et pourtant, l’Union Européenne a montré sa faillite dans cette crise et nous avons vu tous les pays – sauf la France ! – défendre avant tout ses intérêts, refusant même d’aider les pays voisins. Et Bruxelles a été totalement absent, essayant de se « réveiller » en ce début mai.

Il est ainsi hélas fort probable que le « monde de demain » ressemblera beaucoup au « monde d’hier ». Nos gouvernants vont poursuivre la même politique mondialiste, ne tenant aucun compte des leçons de la crise que nous subissons. Et nous le voyons quand ils veulent financer la future reprise par des emprunts « européens », ce qui nous fera encore perdre de notre autonomie. Un véritable gouvernement français refuserait cette solution. Il ne le fera pas car nos gouvernants sont des technocrates soumis à des financiers, quand ils ne sont pas les deux !

Tant que nous n’aurons pas à la tête de l’Etat un prince indépendant de tous ces groupes de pression qui  ne veulent plus de Nations, il n’y aura pas d’avenir pour la France et les Français.

Philippe SCHNEIDER

 

(1)     Dans lequel nous voyons que le pouvoir montre un mépris absolu des Catholiques car, dans la plupart des églises, le culte était possible en respectant toutes les règles de « distanciation », beaucoup plus que dans d’autres lieux ouverts au public.

(2)     Ils ont montré qu’ils mentaient tous et qu’ils se contredisaient entre eux. Quant à leur fameux « conseillers scientifiques », ils sont peu crédibles car souvent plus politiciens que médecins, membres depuis longtemps des cabinets ministériels, ou très proches de laboratoires pharmaceutiques !

( 12 mars, 2020 )

Editorial du n° 360 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Le 31 janvier 2020 est une date qui restera dans l’histoire. C’est ce jour qu’un pays reprend la liberté qu’il avait perdu en s’enfermant dans un ensemble supra national lui enlevant la maîtrise de ses intérêts, de son économie, de son avenir : l’Union Européenne. Cette « libération » fut fêtée joyeusement comme il se doit par les Anglais. Pourtant, le Royaume va devoir  encore durant plusieurs mois respecter les règles de l’Union, au moins jusqu’à la fin de l’année, jusqu’à qu’un accord – ou pas – soit conclu. Il avait choisi,  après le référendum du 23 juin 2016 ayant décidé du retrait du Royaume Uni de l’U.E., d’appliquer l’article 50 qui prévoit la possibilité pour un pays de se retirer. C’était s’engager dans un engrenage dangereux. Cela entraina plus de 4 ans d’incertitudes, de négociations difficiles dans lesquelles la commission européenne fait tout pour « faire payer » (selon le mot de Sarkosy) aux Anglais leur volonté de reprendre leur indépendance. Il s’agit de tout faire pour montrer qu’il est très dur, voire impossible de quitter la structure européenne pour éviter que d’autres pays aient la même idée…  Le premier ministre Boris Johnson, contrairement à Théresa May, entend cependant bien aller au plus vite, quitte à ce qu’il n’y ait pas d’accord, ce qui pourrait être aussi bien pour son pays ! Il faudra s’en souvenir au moment béni où la France quittera ce magma européiste, ce que je souhaite le plus proche possible. Le mieux serait sans doute de dénoncer unilatéralement tous les traités nous liant dans l’Union Européenne avec un délais très court, quitte ensuite, une fois libre, à entreprendre des négociations d’accords sur des points précis, plus de pays à pays qu’avec la bureaucratie de « bruxelloise ». Il y a d’ailleurs fort à parier que d’autres nous suivraient et que ce serait le début de la fin de cette utopie européiste, s’il n’a pas déjà un peu commencé avec le Brexit !

La crise du « Coronavirus » nous démontre encore plus que nous avons raison et que l’Union Européenne et son mondialisme nous conduisent au désastre. Il ne s’agit pas de l’épidémie en elle-même. Il y en a toujours eu et il y en aura toujours. Et elles se propageront, comme toujours (souvenons-nous entre autres de la « peste noire » au XIV° siècle !) par des personnes qui voyagent mais ce n’est pas une raison pour interdire les voyages, les contacts entre les nations, les échanges. Tout cela est utile et doit être favorisé. Après, il faut savoir protéger nos nationaux contre la maladie et, comme cela a toujours été, c’est du domaine des médecins et du système de santé. Par contre, là nous voyons les méfaits du mondialisme et spécialement dans le domaine médical : nous apprenons que la plus grande partie de nos médicaments sont produits à partir de produits importées. Serions-nous incapables de les fabriquer ? Non, simplement, nos industries pharmaceutiques font des économies en achetant ces produis de  base en Chine, en Inde  ou ailleurs dans le monde. C’est purement une question financière à court terme. Voilà ce qu’un Etat digne de ce nom devrait interdire. C’est vrai dans ce domaine mais aussi dans beaucoup d’autres : toute notre industrie, toute notre agriculture aussi, pourrait ainsi être paralysée du jour au lendemain si les Chinois (mais pas qu’eux) ne voulaient plus, ou ne pouvaient plus, nous approvisionner ou si les transports (par ailleurs très pollueurs) étaient paralysés. Et nous ne pouvons pas  réagir, l’Union Européenne nous l’interdit !

Et ce ne sont pas nos dirigeants politiques qui vont défendre les intérêts de la France ! Ils sont entièrement soumis à l’idéologie internationaliste comme le veulent les grands groupes financiers qui sont leurs amis. Ils ne veulent pas défendre les intérêts de la France et des Français, cela ne les intéresse pas. Voyez, autre exemple, comment nos centrales nucléaires, pourtant gage de succès, non polluantes, garantes en grande partie de notre indépendance énergétique sont sacrifiées par idéologie et peut-être aussi par intérêt de certains groupes financiers (ils ne les tiennent pas en main !). Dans un autre domaine, comment ne pas être confondu devant le discours pour ne rien dire de Macron sur la fracture du pays, lui qui, de fait, favorise les frères musulmans en France.

Il ne faut pas compter sur eux pour que renaisse l’indépendance française.

Penser à long terme n’est pas possible dans un régime où les dirigeants ne pensent qu’à la prochaine élection et à faire plaisir à leurs commanditaires. Il faut à la France retrouver un pouvoir suprême indépendant des élections et qui sache poursuivre à long terme les intérêts de la France et des Français.  Ce pouvoir, c’est celui du Roi de France qu’il nous faut rétablir à la tête du pays.

Le Roi fixe l’avenir, permet l’unité du Pays et donne l’espoir à la population. A tous les Français, quelque soit leurs origines, il donne la fierté d’être Français. C’est autour du Roi que nous reformerons l’unité nationale de toutes les parties du peuple français alors que la république, par définition, divise.

Philippe SCHNEIDER

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