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( 9 janvier, 2019 )

Editorial du numéro 350 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Bien triste fin d’année dans les manifestations et les revendications. La révolte dite des « gilets jaunes » s’amenuise un peu pour les fêtes de Noël et de la nouvelle année mais ce n’est sans doute pas la fin car les causes réelles de la révolte sont toujours là et ce n’est pas, loin de là, une simple question d’argent. C’est la France profonde qui s’est révoltée car elle ne veut pas disparaître dans le carcan « libéralo-mondialo-technocratique» que nos gouvernants veulent lui imposer. Ils veulent retrouver leurs libertés locales, professionnelles, la souveraineté nationale, en somme pouvoir vivre libre chez eux de leur travail.

Pour répondre à cette révolte, le gouvernement a utilisé plusieurs tactiques. D’abord laisser faire les « débordements » violents en espérant voir la population ayant peur du désordre le soutenir, comme il avait fait lors des violences du 1er mai. Il est bien évident que la police n’a pas été débordée, elle avait les moyens d’empêcher les violences, entre autres en empêchant de nuire les groupes d’extrême gauche dont la plupart des membres sont connus de la police. Ce sont ces derniers – surnommé « Black blocs » – qui provoquent des heurts, des casses ciblées, entraînant derrière eux quelques « gilets jaunes » énervés par les charges souvent provocatrices de la police et surtout des voyous des banlieues venant « faire leurs courses » ! Les policiers et gendarmes ne sont pas ici mis en cause, ils ne faisaient qu’obéir aux ordres du calamiteux ministre de l’intérieur.

Cette tactique a en grande partie échouée, la population, dans sa majorité, continuant à soutenir le mouvement. Le président Macron est donc intervenu pour leur donner quelques « miettes » en supprimant une future taxation des carburants, mais ne revenant pas sur celles déjà faites, en avançant l’augmentation de la prime d’activités pour certains bas salaires et en supprimant les charges et imposition sur les heures supplémentaires, la seule mesure vraiment intéressante. Rien sur le fond. Certes, il a bien parlé de l’immigration (sujet omniprésent sur les « ronds points »)… le jour même où la France signait le pacte onusien de Marrakech ! Rien sur le reste sinon une vaque promesse de discussions à venir. Sur quoi ?

Ces « gilets jaunes » sont fiers de leurs racines et aiment la France. Ils sont bien l’expression du « pays réel » qui veut simplement pouvoir vivre librement de son travail dans leurs communes. Il faudrait pouvoir réaliser une vraie décentralisation en laissant les Français s’organiser. D’abord dans leurs communes qui doivent pouvoir s’organiser comme elles le désirent, décidant librement de déléguer certaines fonctions à des alliances de communes… C’est le contraire qui est fait avec les communautés de communes imposées par le pouvoir, enlevant des pouvoirs aux maires. C’est contraire aux libertés, à la démocratie locale et en plus cela coûte cher et est inefficace ! Mais cela fait « bien » dans un schéma technocratique vu par des « énarques » coupés des réalités. Il y en a même qui voudraient des fusions de commune, comble de la stupidité : plus un ensemble est grand, plus il est source de gaspillage et les élus ne sont plus proches de la population. Or, si la révolte en cour montre bien une chose, c’est que les Français voudraient retrouver des libertés avec un pouvoir locale proche d’eux, avec lequel ils pourraient parler. Il faut une vraie « subsidiarité » qui consiste à laisser libre les habitants de s’organiser comme ils le veulent au niveau le plus bas, la famille d’abord, la commune ensuite et l’on monte ainsi jusqu’au niveau national mais c’est chaque fois le niveau le plus bas qui délègue ce qu’il n’a pas les moyens de faire et non pas l’inverse comme aujourd’hui. C’est ce que montre enfin la revendication du « référendum d’initiative citoyenne » qui doit se situer à tous les niveaux, du communal au national pour les questions qui touchent les Français. Bien entendu, il conviendrait de le définir précisément pour éviter des dérives mais l’idée en soi est saine.

La caste au pouvoir ne peut comprendre les demandes des Français. Cette crise montre, en cette fin de l’année du 150ème anniversaire de la naissance de Charles Maurras, qu’il avait vu juste quand il démontrait la cassure entre le pays légal et le pays réel. C’est certainement encore plus vrai aujourd’hui que lorsqu’il était vivant.

Aidons le pays réel à vivre, à s’occuper de ses affaires qui n’a que faire des directives gouvernementales, des technocrates européistes ou des groupes financiers. Mais, le chef de l’Etat doit montrer qu’il s’occupe de tout pour préparer les prochaines élections, c’est là le mal dont nous souffrons. Il faut retrouver un chef d’Etat indépendant de l’élection qui pourrait laisser libre les Français de  s’occuper de leurs affaires, ne jouant que le rôle d’arbitre en cas de conflit ou si il est fait appel à lui. En fait, agir en père du peuple, rôle du Roi  comme le rappel Sylvain Durain dans L’Incorrect. Et ainsi, le monarque, plus libre, pourrait s’occuper efficacement des biens du royaume dans les domaines régaliens que sont essentiellement la justice, la défense, les affaires internationales, la monnaie. Nous remarquerons que ce sont justement toutes ces affaires que le pouvoir actuel a abandonné au profit de puissances supranationales. N’a-t-on pas vu le chef de l’Etat prêt à accepter l’abandon du siège permanent de notre pays au conseil de sécurité de l’ONU comme l’exige l’Allemagne ?

Le pouvoir républicain oppresse le peuple dans sa vie quotidienne mais ne remplit pas son devoir.

C’est ce qu’il nous faut montrer aux Français qui en ont  le pressentiment, le mouvement actuel des « gilets jaunes » et sa popularité la montre. Aidez nous, en 2019 à démontrer la nécessité du Roi en France.

En attendant, je vous souhaite à tous, amis lecteurs, une bonne et heureuse année 2019.

Philippe SCHNEIDER

( 22 décembre, 2018 )

Editorial du n° 349 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

11 Novembre 2018. Il y a 100 ans, l’armistice était signé entre l’Allemagne et les alliés à Rethondes. La guerre était finie. Les armées alliées, la française en étant la principale par le nombre et l’organisation, avaient vaincues. Pourtant, la victoire n’était pas totale, le territoire de l’empire allemand n’étant pas touché. Il aurait fallu, comme le voulaient, en particulier, les généraux Pétain, Franchet d’Espérey et de Castelnau – certainement trois des meilleurs de la guerre – lancer l’offensive prévue à l’est et sur le Danube. Nous ne refaisons pas l’histoire, mais cela aurait peut-être changé les termes de la mauvaise paix qui suivit.

Ce 11 novembre, le Président Macron a réuni chefs d’Etat et de gouvernement à Paris non pour célébrer la victoire mais la paix. Pas question de rendre hommage aux soldats français – et alliés – ni à ceux qui les commandaient. D’ailleurs, cela n’aurait pas fait plaisir à Angela Merkel qui semble avoir « supervisé » la cérémonie ! « Veut-on, écrit Bertrand Renouvin dans « Royaliste », marquer notre soumission à Berlin ? ». Hélas, nous en sommes bien là.

D’autres questions se posent : comment a-t-il pu faire chanter durant la cérémonie une mauvaise chanteuse dont le seul tire de gloire est d’avoir fait des interventions contre le président américain. Bêtise ou provocation ? Donald Trump l’a très mal pris et il avait raison. Comment ne pas s’offusquer aussi de voir le président Serbe relégué sur une estrade annexe, lui qui représentait le pays qui, proportionnellement, eut le plus de victimes durant la guerre et participa largement à la victoire ? Ceci alors même qu’il était mis à une place d’honneur le chef du pseudo état Kosovo, « pays » – il devra redevenir une province serbe –  islamiste, mafieux, persécutant les chrétiens. Cette cérémonie fut une honte pour la France.

Et que dire de ce rassemblement pour la Paix qui suivit ? Notre président aime que l’on rappelle les années 30. Il devrait savoir que c’est à cause des discours et des actions pacifistes semblables aux siennes, du calamiteux Aristide Briand en particulier, que l’on doit le désastre de la seconde guerre mondiale. C’est en effet parce que, au nom de la Paix, nous avons abandonné les quelques avantages que nous avions obtenus face à l’Allemagne et que nos gouvernants ont refusé d’agir quand il en était encore temps contre l’Allemagne qui réarmait – comme le réclamait l’Action Française – qu’Hitler à  pu nous vaincre. Va-t-on recommencer avec Macron ce type de politique suicidaire ? Notre soumission à l’Allemagne et à la finance internationale est de plus en plus flagrante et il n’a pas l’excuse d’avoir une armée étrangère occupant notre territoire !

Notre président semble vivre dans un monde irréel, formaté par une idéologie mondialiste, voulant ignorer l’histoire de notre pays, comme de ceux qui l’habitent actuellement. Méprisant publiquement la France et les Français. Nous le voyons aussi avec la crise dite des « gilets jaunes ». Visiblement, il ne comprend pas qu’une partie de plus en plus grande de nos concitoyens qui travaillent ont de plus en plus de mal à vivre, à « boucler » leur fin de mois. Soyons juste, il paye une politique – mais il la poursuit – qui est en place depuis Giscard : augmentation continuelle des prélèvements pour alimenter un Etat de plus en plus dépensier, accumulant les dettes. Pourtant, il est de plus en plus inefficace concernant ses devoirs régaliens (défense, justice en particulier). Où passe l’argent ? C’est la question qui est sur toutes les lèvres… car comment comprendre que les Français sont de plus en plus taxés mais ont de moins en moins de services publics ? Il est certain que l’augmentation des taxes sur les carburants n’a été que la « goutte d’eau qui a fait déborder le vase ». Il faut la supprimer surtout que cela ne sert à rien sinon à renflouer un peu les caisses de l’Etat. L’excuse écologique est sans valeur : la pollution par les voitures, si elle existe, ne représente qu’une infime partie des problèmes et elle ne diminuera pas en augmentant les taxes, la plupart des Français ne pouvant se déplacer autrement, ne serait-ce que pour travailler. Le plus grand pollueur est le transport des marchandises par cargos géants et un peu par avions. C’est lui qu’il faudrait diminuer en favorisant systématiquement les productions locales. Pour le réaliser : taxer les produits en fonction du chemin parcouru pour arriver chez le consommateur. Voilà une solution qui serait efficace et favoriserait  nos produits, donc l’emploi. Evidemment, cela diminuerait le commerce international et donc les profits colossaux qui y sont liés. Raison pour laquelle il n’en est pas question. Mais preuve aussi que nos gouvernants n’ont en réalité rien à faire de l’écologie qui n’est qu’une excuse pour taxer et favoriser les groupes financiers qui investissent dans des solutions dites alternatives et souvent totalement inopérante, voire contre productive comme les éoliennes.

Que va faire le gouvernement ? Proposer une aide à certains salariés pour leurs déplacements ? C’est idiot de vouloir compenser des hausses de taxes par des aides, cela fait des dépenses supplémentaires pour les distribuer sans rien régler. Il faut permettre aux familles de vivre de leur travail et donc diminuer les charges, cela soulagera les Français et pourra relancer la croissance.

Maintenant, si rien de sérieux n’est fait, la crise continuera car le mécontentement est grand, même si nous assisterons peut-être à une diminution durant les fêtes de fin d’année. Attention aussi à la tentation de vouloir pousser les Français les uns contre les autres en mentant sur les chiffre des manifestants, en exagérant les dommages, voire en les favorisant. Tout cela, il semble bien que le gouvernement le fasse déjà et s’est dangereux mais il est vrai que c’est bien dans la tradition républicaine !

En fait, notre gouvernement ne peut pas grand chose, pris entre les exigences de l’Europe, des multinationales et de son idéologie technocratique et mondialiste. Plus que le gouvernement, c’est le système lui-même qui est sclérosé mais il se défend bien. Nous pouvons même penser que Macon étant déjà usé, il est cherché un autre personnage pour prendre sa suite et qui sera imposé « démocratiquement ». Il est sans doute déjà trouvé et j’ai quelques soupçons sur son identité…

Il faut sortir de ce système et faire savoir aux Français que c’est la république qui est mauvaise car elle ne permet pas un gouvernement indépendant des partis travaillant avant tout pour la population de notre pays. L’alliance du peuple et du Roi contre les féodaux, c’est ce qui a fait la grandeur de notre monarchie royale et s’est ce qui doit permettre la restauration de notre pays.

Philippe SCHNEIDER

( 16 novembre, 2018 )

Editorial du n° 348 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

L’Alsace a reçu à Strasbourg la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault. Voilà un titre « ronflant » qui a le mérite de bien montrer le centralisme d’Etat. Elle venait voir les élus alsaciens qui veulent la fusion des deux départements bas et haut Rhin et plus de pouvoirs. A la suite de cette visite, une délégation de ces élus furent reçus à Matignon par le premier ministre, car il faudrait une loi pour changer la situation actuelle. Les Alsaciens ont un projet mais ils ne peuvent décider de la suite à donner. Nous sommes en république, c’est donc l’Etat qui décide de toute l’organisation territoriales et c’est ainsi dans pratiquement tous les domaines. Les Alsaciens ont-ils raison ou tord. Je dirai que cela ne nous regarde pas et ne devrait pas regarder l’Etat sauf s’il y a des conséquences internationales (on rentrerait là dans le domaine régalien du pouvoir central). La vraie démocratie, c’est cela : laisser les personnes libres de s’organiser comme elles le veulent. Il m’a toujours semblé aberrant que toutes les villes, toutes les provinces, toutes les structures territoriales soient organisées selon le même modèle. Nous avons aussi les directives de l’Etat imposant des aberrantes intercommunalités ! Il faut laisser libre les habitants et leurs élus qui ne doivent pas forcément être partout désignés partout de la même manière. Il me sera objecté que cela ne serait pas égalitaire ! Et alors ! Laissons libres les personnes, les familles, les organisations territoriales, les provinces, les professions de s’organiser mais la république n’aime pas les libertés, ceci au nom de ce qu’elle appelle « La Liberté » ! Et surtout, pour les dirigeants de notre république, pouvoir agir sur le quotidien des Français en toute occasion particulièrement pour des raisons électorales. Notre maître, Charles Maurras, avait bien montré la nécessité  pour ce régime de tout centraliser et pas seulement ce qui dépend les pouvoirs régaliens de l’Etat. Le régime républicain l’empêche les libertés en France (ce n’est pas le cas partout, cela dépend de l’histoire de chaque pays) mais un Roi ne dépendant pas de l’élection peut rendre libre les Français.

Ajoutons que beaucoup d’Alsaciens voudraient quitter la stupide  région « Grand Est » et ce serait leur droit. De plus en plus de Lorrains, dont de nombreux élus, aimeraient voir renaître La Lorraine. Nous en sommes. Nous aussi aimerions pouvoir nous organiser librement. Et cela est sans aucun doute vrai dans toute la France.

Le gouvernement veut tout régenter sur le territoire, tout surveiller. Pendant ce temps là, il ne s’occupe pas ou mal de ce qui est son devoir, ce que nous nommons les pouvoirs régaliens : justice, affaires étrangères, défense nationale, intérieur, monnaie. Déjà, il n’a plus aucun pouvoir sur la monnaie avec l’Euro et de moins en moins en affaires étrangères car à la remorque de puissances étrangères. Tout juste le président est-il capable de donner quelques « coups de menton » généralement inappropriés, voire insultants, en tous les cas contre productifs ! Il montre en plus qu’il ne connaît rien à l’histoire des peuples européens… mais veut donner des leçons « historiques » !

La défense nationale, nous l’avons déjà montré, est insuffisante et notre industrie de l’armement est bradée. Nous serions incapables de faire face à une grave crise internationale ou interne. C’est sans doute la raison profonde de la démission de Gérard Colomb qui n’a pas pu avoir les moyens d’une véritable politique de maintien de l’ordre. Moyens en hommes, matériels mais aussi juridiques. D’où son pessimisme lorsqu’il déclare que les Français mais pas seulement – il faut compter avec des immigrés toujours plus envahissants et certains islamistes issus de l’immigration – vont bientôt non plus se trouver côte à côte mais « face à face ». C’est ce qui définit une guerre civile. Les heurs se multiplient partout en France bien qu’ils soient la plupart du temps « étouffés » par les médias. Chez nous dans la banlieue messine la situation devient inquiétante et peu d’élus semblent bouger mis à part Jean-Louis Masson, les élus CNIP ou RN et quelques autres… Alors, cela n’est pas étonnant qu’il ait fallu longtemps pour trouver un nouveau ministre de l’intérieur, les personnes contactées refusant. Emmanuel Macron s’est finalement résolu à nommer le pâle et inconsistant Castaner !

Il serait temps que les forces de l’ordre aient les moyens indispensables à leur travail et que les lois, la justice donc, leurs permettent d’agir efficacement. Enfin, le maintien de l’ordre ne suffit pas, il faut une véritable politique d’intégration des populations exogènes. Nous devons travailler à ce qu’ils deviennent de vrais Français, leurs apprendre à penser en Français ou…. partir, comme le disait Charles Aznavour ! Mais le pouvoir républicain ne sait pas faire cela. Il repousse même ceux qui ne demandent que ça : il n’y a qu’à voir ce crime que fut, qu’est toujours, l’attitude du pouvoir républicain face aux harkis. Et cela continue car nous avons appris qu’il fut refusé à des afghans qui avaient travaillé pour l’armée française de venir en France. Ils sont maintenant morts assassinés et souvent leurs familles avec.

Si l’on ajoute à cela les déclarations scandaleuses du chef de l’Etat qui n’arrête pas d’insulter la France et les Français, surtout quand il est à l’étranger, nous voyons que nous vivons un moment difficile de notre histoire.

Il serait temps, pour la restauration de notre pays et de nos libertés de retrouver notre régime naturel, celui qui a fait la France : la monarchie royale.

Philippe SCHNEIDER

( 11 octobre, 2018 )

Editorial du n° 387 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

Quelle rentrée ! Tout se passe comme si l’illusion macronienne s’était déjà dissipée. La cote de popularité de notre Président ressemble à celle de Hollande, ce qui est mauvais signe pour son avenir. Et ce n’est pas en insultant les Français qu’il va remonter la pente ! Il est vrai qu’il a accumulé les déconvenues. Il y eut d’abord l’affaire « Benella », son garde du corps qui semble avoir été beaucoup plus… tellement que le pouvoir ne semble pas apprécier que le Sénat enquête. Les ministres, les amis de Macron semblent tous se liguer pour faire pression, comme s’il y avait panique à bord. Y a-t-il vraiment quelque chose de « gros » à cacher ? Où agitent-ils cette affaire pour occuper politiques et journalistes et éviter ainsi qu’ils regardent ailleurs ? Par exemple du côté des ministres quelques peu soupçonnés « d’affairisme » ? Ou tout simplement cacher la calamiteuse politique gouvernementale ?

Le médiatique Nicolas Hulot a démissionné avec fracas. Ce n’est pas une perte réelle mais c’en est une sur le plan de la communication. Cet homme surtout connu pour avoir réussi à faire fortune avec l’écologisme n’a rien fait de sérieux. Comment, d’ailleurs, et avec lui tous les autres – ou presque – politiciens dit écologistes peuvent être pris au sérieux ? Comme l’a écrit très justement notre Saint Père le Pape François dans son encyclique Laudato Si sur l’environnement, la première chose qu’un véritable défenseur de la nature doit assurer, c’est celle de la vie des hommes de la conception à la mort naturelle. C’est le premier et primordial point d’un vrai respect de la nature. Le reste doit suivre… Or, nos écologistes sont pour l’avortement, souvent l’euthanasie, la PMA et la GPA (sauf José Bové qui a courageusement signalé que ce n’était pas naturel)… Ce sont donc de faux écologistes. Et puis, ne voyons-nous pas des pseudos défenseurs des oiseaux défendant les éoliennes qui les tuent par milliers ! Alors, qu’ils ne viennent pas nous donner des leçons ! Et pourtant, ils en donnent avec leurs amis de gauche : voyez comme ils tombent à « bras raccourcis » contre le docteur de Rochambeau, Président des gynécologues, qui ose dire qu’un médecin n’a pas à enlever la vie, ce qui n’est que la stricte vérité. Nous le soutenons bien entendu pour son courage face aux attaques qu’il doit subir.

Le Président veut rebondir et pour cela, il fait des discours présentant deux plans : pauvreté et santé. Il y a quelques bonnes idées dans ces « plans » mais il n’a pas réussi à sortir de sa pensée technocratique. Comme toujours en république – et cela s’est aggravé avec l’ENA ! -, le pouvoir donne des ordres qui doivent être suivis partout en France. La centralisation est extrême. Donc, cela ne peut que coûter cher sans résultat. Il faudrait laisser les Français, les communautés locales, les professions s’organiser, l’Etat n’intervenant que lorsqu’il y a conflit ou lacune, comme savait le faire la Monarchie royale française. C’est impossible en république dont le chef veut tout contrôler, d’où ses échecs continuels. Et puis, comment combattre réellement la pauvreté en continuant à détruire la famille ? C’est la décomposition de la cellule familiale qui est en grande partie cause de la pauvreté.

Les ignorants ou les menteurs parlent de « dérive monarchique » du pouvoir. C’est bien mal connaître notre histoire car la monarchie française laissait libre les Français de s’organiser. Ils confondent avec le pouvoir impérial de Napoléon qui n’était qu’une forme de république !

Notre pouvoir veut tout régenter en France mais s’occupe mal de ce qui devrait être ses priorités : les pouvoirs régaliens que sont essentiellement la Justice, les Affaires étrangères, l’armée, la monnaie… Il est vrai qu’il les a « délégués » pratiquement à l’Europe !

Il compte aussi beaucoup sur la campagne des élections européennes pour se refaire une santé. Il pense, ce qui est loin d’être sûr, que cela intéresse beaucoup les Français ! Il se veut le champion de l’intégration européenne (et de l’immigration) contre ce qu’il appelle « les populistes », en fait les patriotes qui existent de plus en plus sur notre continent. Ainsi il attaque violemment Victor Orban ou Matteo Salvini sans compter les dirigeants polonais, tchèques, slovaques, autrichiens…. qui osent défendre leurs pays. La condamnation par le parlement européen de la Hongrie est pour le moins scandaleuse et nous saluons ceux qui ont voté contre en particulier ceux qui, comme la Lorraine Nadine Morano,  ont eu le courage de s’opposer à leur parti. Le pari de Macron est loin d’être gagné bien qu’il aura les financiers, les médias et une grande partie de la classe politique avec lui.

Le président Macron poursuit en fait les politiques désastreuses de ses prédécesseurs. Il n’y a rien de nouveau car le régime est tel qu’il paralyserait même les meilleures volontés.

Philippe SCHNEIDER

 

Travaillons à changer ce régime, à rendre à la France son pouvoir naturel, celui qui peut permettre un redressement national tout en protégeant, en rendant plutôt, aux Français leurs libertés. Le mouvement royaliste d’Action Française vous propose de travailler à cela. Rejoignez-nous !

 

 

 

( 7 juin, 2018 )

Editorial du n° 345 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Le président Emmanuel Macron s’est rendu sur le territoire français de Nouvelle Calédonie. Cette parcelle de France va subir un scandaleux référendum sur son avenir : va-t-elle ou non rester français ? Or, non seulement le président ne le dit pas mais signale même qu’il reste « neutre », qu’il ne veut pas prendre parti. En fait, il se fiche totalement de savoir si la Nouvelle Calédonie va rester Française. Disons tout de suite que l’instauration même de ce référendum fut une stupidité sans aucun fondement : l’archipel est Français et cela ne doit pas être contesté ! Mais, après tout, ce petit territoire ne compte pas dans la politique mondialiste qu’il mène et peu importe ses habitants, c’est si peu de voix aux élections ! Autant s’en débarrasser ! C’est la même chose pour Mayotte qui s’est battue pour rester française. Cette île nous coûte. Alors, laissons là envahir par des immigrés comoriens qui, devenus majoritaires, pourront demander leur rattachement aux Comores. Quelle idée de vouloir rester Français alors que nous sommes à l’heure de l’Union européenne ! La France n’est plus qu’une idée. C’est d’ailleurs ce qu’il a dit en définissant la patrie comme une idée, un idéal alors qu’il s’agit avant tout de quelques chose de concret : la terre de nos parents que nous devons maintenir et faire progresser. Cela nécessite la connaissance de son histoire, de ses traditions, de sa culture, toutes choses qui sont de plus en plus exclues, voire « interdites ». Il n’y a pas de « pensée » territoriale chez Macron Tout ceci ne compte pas, ne doit pas compter, face aux chiffres de l’économie, des bénéfices à réaliser, de la finance internationale avec laquelle nous devons composer. C’est le nouvel « idéal » de l’équipe que pouvoir, ce qui ne change guère de celles des présidences précédentes.

Tout se passe comme si le président Macron voulait faire de la France une petite entité relativement efficace sur le plan économique mais complètement intégrée dans un ensemble européen et mondial et rendre impossible tout retour en arrière. Ainsi, il favorise le commerce, la finance, les banques au détriment de l’industrie qu’il brade à l’étranger – Alstom est le cas le plus typique -. C’est aussi le cas de notre industrie militaire français en train de disparaître. Il ne veut favoriser que des  grandes entreprises internationales comme Airbus. Avec lui, la France est en danger de mort. Mais soyons juste, il ne fait que poursuivre les politiques de ses prédécesseurs en les systématisant et en les rendant plus efficaces en essayant de « casser » tout ce qui peut s’opposer à un libéralisme absolu destructeur de nos libertés.

Destruction de nos libertés, nous le voyons aussi dans sa volonté, comme je l’ai déjà écrit, d’une nouvelle centralisation jacobine, laissant de moins en moins d’autonomie aux collectivités locales, spécialement aux communes. Ce sont pourtant elles qui sont et qui  doivent rester à la base de notre organisation territoriale.

Il a lancé beaucoup de réformes mais qui ne changent pas grand chose sur le plan pratique, comme la loi « travail ». La réforme de la                 SNCF va-t-elle aboutir à autre chose qu’à affaiblir cette entreprise sans la rendre plus efficace ? Même le statut du personnel s’il est remplacé par une convention collective qui reprendra en gros les mêmes choses que le statut, ce vers quoi nous tendons ! Et puis, il faut bien se rendre compte que la SNCF a un rôle d’aménagement du territoire, de service public qui n’a pas forcément à être rentable. Si nous la mettons en concurrence, seule les lignes pouvant amener des bénéfices verront apparaître des autres sociétés. Faudra-t-il alors abandonner les lignes secondaires ? Ne plus les entretenir ? Alors, que deviendront les villes qui ne seront isolées ? Ce serait une grosse erreur sur le plan humain, écologique mais aussi économique car, contrairement à ce que nos technocrates semblent penser, les provinces, les régions rurales peuvent aussi et peut-être plus que les grandes métropoles produire de la richesse en France.

Il faut se rendre compte que la France souffre d’une centralisation trop poussé, de charges trop élevés et d’une dette qui l’étouffe. Or, le  gouvernement centralise de plus en plus tout en abandonnant ses fonctions régaliennes au profit de l’Union européenne. Il augmente encore les charges et la dette reste toujours aussi importante. Il faudrait réduire les dépenses. Une des premières choses seraient de supprimer beaucoup de subventions. Réformer l’Education nationale en la décentralisant, rendant autonome les centres d’enseignements, cassant la lourde structure administrative qui coûtent extrêmement cher tout en rendant l’instruction inefficace. L’Etat ne doit garder que les ministères régaliens – et les voies de communication font parti de la charge de l’Etat, en collaboration avec les provinces – et ne garder pour le reste qu’une organisation souple de surveillance et de soutien éventuel en cas de défaillance des secteurs privés, territoriaux ou associatifs.

De grosses économies pourraient ainsi être faites tout en permettant d’augmenter les budgets des ministères régaliens qui en ont bien besoin comme la défense ou la justice, mais cela nécessite de changer totalement la mentalité de nos dirigeants. Cela demandera aussi du temps. A court terme, pourquoi ne pas baisser brutalement les charges, les impôts en espérant une relance économique. C’est un peu le pari que semble vouloir prendre les Italiens. Il y a un gros risque : augmenter les déficits sans relancer l’économie du fait des frontières ouvertes.

Les techniciens de l’économie nous gouvernent et nous gouvernent mal car ce n’est pas leur rôle. Ils doivent conseiller dans leur domaine le pouvoir politique, mais un vrai pouvoir politique, c’est à dire un pouvoir qui gouverne pour le bien de la France et des Français à long terme. Nous ne voulons plus de politiciens qui font continuellement de la « com » – et Macron est le maître à ce sujet – et qui ne veulent qu’assouvir leur soif de puissance.

Un vrai pouvoir politique indépendant, cela, vous le savez, n’est pas possible dans notre régime républicain. Il nous faut donc en changer. A nous d’y travailler !

Philippe SCHNEIDER

( 11 mai, 2018 )

Editorial du n° 343 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Il y a 50 ans, il y eut « Mai 68 ». La France fut paralysée par les manifestations d’une partie des étudiants suivies par une grève générale. Ce mouvement n’eut pas lieu seulement en France mais aussi dans plusieurs pays d’Europe, aux USA, … Ce ne fut pas un mouvement spontané. Déjà en 1967, puis depuis le début de l’année, une agitation existait. Toute une jeunesse ne croit plus en rien et est prête à se jeter dans les bras de quelques agitateurs bien organisés qui savent, eux, ce qu’ils veulent. Il faut dire qu’ils sont bien aidés par une grande partie de l’Eglise catholique qui est en crise ouverte depuis la fin du concile. C’est l’époque de « l’esprit du concile » qui, souvent, n’a plus grand chose à voir avec le Catholicisme. Plus de certitudes, le relativisme règne Ainsi, dans les groupes de jeunes « catholiques », il est plutôt chanté des chants révolutionnaires, l’internationale, que des cantiques… Je l’ai subit. Ainsi, cette jeunesse déboussolée n’a plus grand chose à croire sinon à la « révolution » que lui proposent des agitateurs marxistes – de toutes les formes de marxismes – sous forme de « solidarité » envers les « masses » et surtout envers les révolutions armées, spécialement la vietnamienne. Et cela marche. C’est la contestation de l’existence même des Nations, des valeurs fondant notre société qui est mise en œuvre. C’est le triomphe de l’individualisme et du matérialisme. Après une reprise en main purement formelle, le pouvoir républicain laissa la contestation, « l’esprit de mai 68 » se développer dans les esprits.

Cinquante ans plus tard les révolutionnaires de l’époque et leurs héritiers sont au pouvoir. Ils se sont rendu compte que l’ultra libéralisme est plus efficace que le marxisme pour détruire les nations. Ultra libéralisme sur le plan économique comme sur le plan de la société. Tout doit disparaître (provinces, traditions, nations, valeurs, famille, respect de la vie,) devant l’individu qui n’est plus un homme mais seulement un sujet économique, une ressource au service de l’économie générale. Un individu « flexible », sans bases, sans attaches, sans formation, parfaitement utilisable par le capitalisme financier international.

Tous nos gouvernants, qu’ils se disent « de droite » ou « de gauche » ont poursuivi plus ou moins ce programme de dislocation. Il apparaissait bien que la population ait l’illusion de choisir entre deux propositions « adverses » qui alternaient au pouvoir. C’est ce à quoi nous avons assisté pratiquement lors de ces 50 ans même si cela avait commencé avant, en particulier, mais pas seulement, dans l’enseignement, la dissolution des mœurs, etc. Il y eut enfin une accentuation certaine ces 15 dernières années.

Pour que la société ne soit plus composée que d’individus-acteurs économiques, il convient qu’ils ne soient plus attachés à rien, en particulier les territoires, les traditions, la famille surtout. La structure familiale ne doit être qu’un contrat comme un autre, résiliable quand l’on veut. C’est la raison principale pour laquelle fut réalisé le « mariage pour tous » non pour faire plaisir aux « homosexuels » mais pour détruire la base même de la famille qui est l’union d’un homme et d’une femme en vue de créer un foyer avec des enfants. Il fallait aussi réduire la valeur de la vie qui doit être considéré comme ne valant pas la peine d’être vécue si elle n’est pas « rentable » économiquement. Ainsi, l’avortement fut toujours plus favorisé, le but étant de ne plus voir naître des enfants handicapés. Au besoin, comme nous venons de le voir en Angleterre, médecins et justice s’entendront pour les faire mourir après la naissance ! Il en est de même pour l’euthanasie que l’on cherche à nous imposer en France. Bien entendu, contrairement à Hitler qui voulait l’imposer par la force, il est procédé par des lois au nom de la liberté et des droits de l’Homme ! La présentation est différente, le but est le même : eugénisme et euthanasie. Il en est de même pour cette immigration que l’on désire vivement pour noyer nos concitoyens sous un afflux de personnes trop important pour pouvoir être ‘assimilées. La aussi, la volonté est de n’avoir plus que des individus déracinés et cela se fait pour notre malheur mais aussi, surtout peut-être, pour celui des immigrés et des pays d’où ils viennent.

Pourtant, les Français bougent. Beaucoup de veulent pas se laisser faire : ils veulent garder, voire retrouver, leurs vrais libertés, leur pays. La révolte gronde, à droite surtout mais aussi à gauche. Nos dirigeants ont pris peur et ils ont décidé de se réunir : fini la fausse alternance, il fut suscité un candidat qui réunissait tous ceux qui avaient le même but de destruction et ce fut Emmanuel Macron ! Sa mission est de terminer au plus vite le programme pour que les Français n’aient même plus la possibilité de réagir. L’alerte fut trop chaude en 2017 sans compter que plusieurs pays européens commencent à sérieusement s’élever contre cet avenir que l’on veut nous imposer.

Comment en sortir. La France bouge. Des initiatives se font jour. Une des dernières est cette tentative de rassemblement portant le joli nom des « Amoureux de la France » avec Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), Jean-Frédéric Poisson (P.C.D) et Bruno North (C.N.I.P.) avec le sénateur Jean-Louis Masson en Lorraine. Initiative intéressante mais purement électorale, comme d’autres. Pourtant, il faudra bien se poser la question de savoir pourquoi nous en sommes arrivés là : il ne s’agit pas seulement d’hommes, souvent individuellement compétents et de bonnes volontés, mais surtout du régime. Tant que les politiques ne se poseront pas la question du régime, rien ne sera possible car c’est bien la république qui, depuis sa création, conduit la France à la ruine.

A nous donc de montrer aux Français, mais aussi aux femmes et hommes politiques (plusieurs sont comprennent nos positions même s’ils ne peuvent pas le dire s’ils veulent être élus !) qu’il n’y aura pas de salut pour notre pays sans changer de régime, sans retrouver celui qui a fait notre pays : la monarchie royale.

Philippe SCHNEIDER

( 19 avril, 2018 )

Editorial du n° 343 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

La France est de nouveau endeuillée par des actions du terrorisme islamique. Soulignons particulièrement à ce sujet l’attitude splendide du Lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, héros qui fait honneur à la France, au catholicisme, à l’armée. Vous lirez à ces sujets dans ce numéro les articles remarquables d’Hilaire de Crémiers, tout y est dit.

Ce n’est hélas pas le seul sujet inquiétant pour l’avenir de notre pays et de nos libertés : le Président Macron semble vouloir nous priver de nos libertés locales, provinciales et nationales. Ceci en poursuivant et aggravant les politiques de ses prédécesseurs.

Il y a tout d’abord, ce que nous devons à François Hollande – Mais Macron faisait parti de son gouvernement – le stupide regroupement des régions, coupant encore plus les Français de leurs histoires provinciales. Pour nous, ce fut la « disparition », au moins administrative, de notre Lorraine fusionnée avec l’Alsace et la Champagne/Ardennes dans un ensemble loufoque n’ayant aucun sens, même économique. Saluons à ce sujet l’intervention de la sénatrice lorraine Christine Herzog qui a demandé que soit permis que des provinciaux, par référendum, puisse choisir de revenir à leurs anciennes régions, spécialement les Alsaciens et les Lorrains. Cette demande a été approuvée par le sénateur Jean-Louis Ma   sson et 16 députés dont Thibaut Bazin. Elle a pour l’instant reçu qu’une fin de non recevoir du gouvernement. Nous approuvons totalement cette demande. Le gouvernement ne voudra pas revenir sur ces grandes régions, qui coûtent pourtant fort chers, contrairement à ce qui était prévu, parce qu’elles sont plus artificielles, donc plus facilement manipulables politiquement.

Dans la continuité aussi des quinquennats précédents, le pouvoir cherche à limiter nos libertés communales. Pour que le pouvoir soit le plus loin possible de la population, ce qui favorise une vraie démocratie, les regroupements de communes sont favorisés, voire imposés. En supprimant la Taxe d’habitation, qui permettait le financement des collectivités locales. Ce n’était pas forcément un « bon » impôt mais une collectivité fixait librement son taux d’imposition, ce qui permettait aux électeurs de juger de l’efficacité des élus. Il sera compensé, dit-on, par une dotation d’Etat. Comment sera-t-elle fixée ? Il est probable – comme toujours en république – que les « bons » élus aux yeux du gouvernement seront favorisés par rapport aux opposants. Ce sont bien des libertés qui nous sont enlevés.

L’état macronien n’aime pas les libertés locales. Nous l’avons vu avec la Corse à laquelle il refuse une autonomie qui serait pourtant naturelle. Un autre exemple parmi d’autres : il est prévu – espérons que cela ne se fera pas – que les organismes publics de logements sociaux soient regroupés, soit disant pour faire des économies. Il est mentionné le chiffre minimum de 15.000 logements par organisme. Cela revient à supprimer les organismes dépendant des collectivités locales petites ou moyennes, et donc leur enlever en grand partie la liberté d’avoir une politique de logement adaptée à leur situation.

D’un côté, l’Etat veut supprimer ce qui reste de libertés locales pour centraliser au maximum, de l’autre, il veut supprimer à l’Etat ses prérogatives régaliennes en les transférant au niveau européen. Nous l’avons eu sur le plan économique avec, entre autres, la suppression de notre monnaie, avec la politique étrangère voulu sur le plan européen et maintenant, sur le plan militaire avec la volonté de plus en plus marquée de vouloir créer une « défense européenne ».

Soulignons en passant le suivisme stupide, mais bien dans la ligne de la suppression de notre indépendance nationale, dont nous avons fait preuve à la suite de l’accusation d’empoisonnement sans aucune preuve à ce jour des anglais contre la Russie. Il s’agit bien, pour l’instant, d’une fausse nouvelle. Il serait d’ailleurs intéressant de savoir ce que cherchent réellement les Anglais et leurs amis en la lançant ! Une France réellement indépendante n’aurait jamais suivi en prenant des sanctions contre nos amis Russes, dans l’attente… de preuves qui ne viendront sans doute jamais !

En suivant cette actualité, nous ne pouvons qu’être « nostalgique » de notre grande France royale qui nous seulement savait garder son indépendance mais laissait aux Français leurs libertés locales, provinciales, professionnelles, etc. La France était un pays « hérissé de libertés ». Aujourd’hui, il nous est parlé souvent d’une « Liberté » mythique tout en nous supprimant ce qui nous reste de libertés réelles.

Il serait temps que les Français retrouvent ce pouvoir indépendant, libre, qui permettait aux libertés réelles de s’épanouir – même si tout n’était pas parfait, loin de là – tout en garantissant à la France sa liberté, son indépendance qu’aujourd’hui il nous faut retrouver.

Sachons convaincre les Français que nous devons pour cela retrouver le régime qui a fait la France : la Monarchie royale car, sans Roi, le pouvoir d’un seul ne peut conduire qu’à la suppression des libertés, une dictature réelle même déguisée en république !

 

N.B. : Notre France est en partie paralysée par des grèves : la SNCF que l’Etat veut réformer ou supprimer ? Nous y reviendrons car les causes sont au moins partagées. N’oublions pas, entre autres, que sa dette importante est due essentiellement à des investissements inconsidérés mais voulu par les gouvernements ! Les Universités bougent un peu : des groupes de gauche – extrêmement minoritaires, en bloquent quelques unes, matraquant les étudiants qui veulent s’y opposer. Si ces derniers osent riposter, ils sont condamnés par tous comme « extrémistes de droite », les médias en premier ! L’évolution de la situation est à suivre mais remarquons que rien n’est fait pour réconcilier les Français entre eux !

Philippe SCHNEIDER

( 10 mars, 2018 )

Editorial du n° 342 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

A grands renforts de propagande, le président et son gouvernement ont annoncé une loi de programmation militaire prévoyant, disent-ils, un effort budgétaire important. Il s’agit en fait d’une mini augmentation d’1,7 milliards d’euro aux quels il faut enlever les coûts des opérations extérieures. Ces dernières sont maintenant comptabilisées dans le budget de la défense. Elles sont prévues à 450 millions mais, nous l’avons vu l’an dernier, elles seront sans doute de plus d’un milliard. Autant dire  que l’augmentation est plus que symbolique ! Comme d’habitude, Emmanuel Macron et son équipe nous « enfument » ! Nous ne pouvons rien attendre de sérieux de sa part concernant la défense nationale. D’ailleurs, il la veut de plus en plus « européenne », la Nation française étant, pour lui, destinée à disparaître.

Toujours sur de lui, nous l’avons vu arpenter les allées du salon de l’agriculture. ¨Pour lui, l’agriculture est une industrie comme une autre qui doit rapporter en coûtant le moins cher possible. Les agriculteurs doivent s’adapter, être plus forts que leurs concurrents, même en subissant des taxes et directives plus pesantes. Or, l’agriculture, ce n’est pas cela. Nous ne dirons jamais assez ce qui devrait être évident : le monde agricole est avant tout destiné à nourrir les Français de produits de bonne qualité en faisant en sorte que les agriculteurs vivent correctement de leur travail. Ceci est évidemment également vrai pour l’industrie agricole qui transforme et vend les produits. Nourrir dans tous les domaines (légumes, viande, céréales, fruits….). Ajoutons qu’il est nécessaire que nous produisions tout ce qui lui est indispensable (semences, nourritures des animaux, engrais…). Or, ce n’est plus du tout le cas en France. Il ne faut pas oublier non plus  l’agriculture doit répondre aussi à un besoin d’aménagement et d’entretien du territoire, ce qui implique que les zones les plus arides ou difficiles d’accès soient également cultivées, entretenues, ce qui peut nécessité des aides.

Tout ceci impliquerait une refonte complète de la politique agricole qui n’est d’ailleurs plus française mais européennes, voir mondiale. Bien entendu, il ne faut pas  d’accord de libre échange avec le « Mercosur » comme il convient de ne pas ratifier le « CETA » avec le Canada. Ce sont deux premiers points mais qui ne suffisent pas. Sur le principe, il n’est pas sain que les agriculteurs vivent de subventions, ils doivent pouvoir vivre des produits qu’ils vendent. Pour cela, ils doivent être vendus à un « juste prix » permettant la production et un revenu décent. Les revendeurs ne devraient pas avoir le droit d’acheter en dessous des prix fixés par ce qui pourrait être une organisation professionnelle agricole. Les mêmes produits venant de l’étranger étant eux aussi portés au minimum à ce prix en les taxant s’il le faut, ce qui ferait un revenu pour le pays. C’est contraire à la politique agricole européenne qui nous a conduits à l’impasse actuelle. Raison de plus pour la quitter et reprendre notre indépendance dans ce domaine comme dans d’autres ! Et les exportations ? Ce doit être surtout le domaine des produits de « luxe » comme les alcools, le vin…, comme les importations. Il faut aussi favoriser les circuits courts, l’agriculture locale.

Agriculture locale, nationale, limitant l’accès au commerce international. Voilà en plus qui est très écologique car diminuant les transports très pollueurs. Cependant, nous le savons, cette pollution provoquée par les transports de marchandise, pourtant la plus importante, n’est pas combattue par nos « écologistes » car c’est contraire à leur idéologie libérale.

Pour être mise en place, il faut renoncer à cette politique à courte vue qui prévaut actuellement et en avoir une de réformes à long terme laissant une grande place aux initiatives du monde agricole. L’Etat ne doit pas tout faire mais seulement inciter et accompagner.

Le gouvernement s’attaque aussi aux chemins de fer. Certes, il y a sans doute des économies à faire, des statuts du personnel à revoir. La question qui se pose est : à quoi doit servir la SNCF ? Elle doit transporter des voyageurs dans les meilleures conditions possibles et des marchandises, ce qui est de moins en moins le cas. Pourtant, il serait souhaitable que beaucoup de transports soit fait par ce moyen et non par la route. Elle a aussi un rôle d’aménagement du territoire, d’où certainement la nécessité de maintenir des « petites » lignes dans nos campagnes, même si elles ne sont pas « rentables ». Ces liaisons peuvent permettre le maintien de petites entreprises en secteur rural ou semi-rural et même d’en créer. Tout ceci mérite d’être étudié en liaison avec les collectivités locales, les activités locales… Il faut comprendre que la logique comptable n’est pas toujours la meilleure, loin de là. Tout ceci demande du temps…

Le temps ! Dans les trois domaines que nous venons de survoler – il n’est pas question ici de donner des solutions mais seulement des orientations – nous voyons qu’il faut du temps. Or, c’est essentiellement ce qui manque à notre pouvoir. Il doit faire agir ou plutôt faire semblant d’agir très rapidement, avant les prochaines échéances électorales. C’est la même chose dans tous les domaines, le pouvoir intervient dans la précipitation, souvent – de plus – sur injonctions extérieures.

Avoir le temps pour réformer et donc agir pour le mieux en laissant au maximum les organisations professionnelles, les collectivités locales…, prendre en charge les réformes nécessaires, l’Etat ne doit jouer qu’un rôle d’incitation, d’arbitrage. Pour cela, il lui faut être indépendant, au-dessus des factions, pouvant refuser toute ingérence extérieure et avoir le temps pour lui. Tout ceci n’est pas possible dans notre république où le Président doit tenir compte de ses engagements envers les groupes de pression, des échéances électorales… Seul un pouvoir indépendant, celui du Roi, pourrait entreprendre, en liaison avec le peuple et ses représentants une véritable réforme de notre pays et permettre sa renaissance.

Philippe SCHNEIDER

( 12 février, 2018 )

Editorial du n° 341 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Une nouvelle année commence. Les Français, malgré quelques mouvements de contestation, semblent plutôt sereins. Déjà, comme le remarque l’éditorialiste du site quotidien « lafautearousseau », ils « n’ont plus honte de leur président », qui les représente mieux que les trois précédents. Il est vrai que cela n’est pas difficile tant nous étions tombés bas ! L’autorité semble revenue, il sait parler aux chefs d’Etat étranger sauf exception comme en Afrique, ainsi qu’aux Français. Les critiques n’ont pas prises sur la population. Notons que c’est beaucoup dû à la plus grande partie de la presse qui est de son côté !

Ajoutons que l’économie semble aller un peu mieux avec une croissance plus forte, mais due surtout à la bonne conjoncture internationale et à une hausse de la consommation. Cela permet une augmentation du chiffre d’affaire de notre commerce mais qui vend la plupart du temps des produits fabriqués à l’étranger, d’où une aggravation du déficit de notre balance commerciale, ce qui est très mauvais pour l’avenir. Nous avons vu notre président réunir à Versailles des grands chefs d’entreprises étrangères. Quelques uns ont promis d’investir un peu en France, ce qui leur permettra de concurrencer plus facilement des entreprises françaises sans doute avec des aides du gouvernement. Quelques emplois à court terme mais du chômage supplémentaire après ? Sans compter que ces sociétés étrangères peuvent partir aussi vite qu’elles sont venus après avoir éliminé leurs concurrents français. Car enfin, est-ce utile, pour ne prendre qu’un exemple, qu’un fabriquant des pâtisseries congelées s’installe en France ? Avec quelles subventions ? Alors qu’il en existe beaucoup de françaises sur ce créneau ?

En fait, notre président s’agite beaucoup pour faire illusion. Il fait penser, en plus sérieux, à Sarkozy. Mais, pratiquement, que fait-il ?

Concernant, par exemple, la défense nationale, il annonce un effort « sans précédent » sur son budget. Pourtant, les quelques millions de plus qu’il donne seront en grande partie utilisés pour payer les déploiements de nos forces à l’étranger. Autant dire qu’il ne restera pratiquement rien pour l’équipement de nos forces. Or, nos armées sont notoirement sous équipées d’un matériel hors d’âge, usé jusqu’à la corde et nous n’avons même plus les moyens de l’entretenir ! Comme nous l’avons souvent écrit ici, ce n’est pas vers 2% du PIB dans 5 ou 6 ans qu’il faut tendre mais 4% dans les 2 ou 3 ans. Comment peut-il sérieusement se positionner en chef d’une « grande puissance » en sachant que nous n’avons plus les moyens militaires de peser sur la situation internationale ? Arriverons-nous même à « tenir » longtemps en Afrique ? Sans compter le terrorisme qui nous menace et la situation internationale qui est de plus en plus dangereuse. Il est vrai qu’il a une réponse à cela – la même dans tous les domaines, d’ailleurs – : il faut une intégration européenne plus importante. Il est clair qu’il veut fondre notre armée dans une hypothétique armée « européenne » dont personne ne  veut sauf les Allemands, peut-être, pour en prendre la direction !

Mais faire cela, c’est la fin de la France. Ce qui fait l’existence d’un pays, d’une nation, c’est son indépendance. Or, pas d’indépendance sans armée indépendante, sans une économie saine, une monnaie nationale, une culture propre et dynamique,… Nous pouvons remarquer que sur ces quelques points, il ne reste déjà plus grand chose… Et notre président – il ne s’en cache pas -, veut supprimer ce qui reste et je n’aborde même pas cet autre gros problème qu’est l’existence d’une immigration trop importante, sapant les bases de notre nation car nous ne pouvons pas l’intégrer.

C’est l’existence même de notre patrie qui est en danger. C’est notre Pape François qui le rappelait lors de sa récente visite en Amérique Latine : « L’amour de la patrie est un amour pour la mère, nous l’appelons la Mère Patrie parce que nous y sommes nés ; mais, à la manière de toutes les mères, elle nous apprend à marcher, et elle se donne à nous pour que nous la fassions survivre dans les autres générations. » Posons-nous la question : arriverons-nous à transmettre aux générations futures une belle France que nous aurons améliorée, comme ce serait notre devoir ? Si nous continuons dans la voie que nous suivons depuis Giscard et même avant, accentuée depuis les trois derniers présidents -et Macron semble encore vouloir accélérer le processus -, nous ne transmettrons rien à nos descendants, la France aura disparu.

Mais Charles Maurras nous l’a dit et répété : « le désespoir en politique est une sottise absolue ». C’est pourquoi nous ne devons pas désespérer et poursuivre le combat pour la restauration de notre France qui ne peut passer que par la restauration de notre monarchie royale.

Souhaitons que 2018 soit une année faste pour notre combat et je vous invite tous à redoubler d’efforts pour convaincre nos concitoyens de cette nécessité vitale pour notre nation.

Philippe SCHNEIDER

( 17 janvier, 2018 )

Editorial du numéro 340 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

A l’heure où j’écris ces lignes, l’année 2017 se termine. Cette année fut terrible pour la France qui n’en finit plus de baisser dans tous les domaines. Depuis son élection, le président Macron fait illusion grâce à sa tenue, plus digne que celle de ses prédécesseurs – il est vrai que cela n’était pas difficile ! – mais aussi par sa manière de présenter les évènements, ses projets, ses actions aux Français. Il donne l’impression d’agir et de préparer des « jours meilleurs ». Pourtant, si nous regardons de prêt, il n’en est rien :

-          En politique étrangère, il veut faire illusion en s’agitant beaucoup (il commence à faire penser à Sarkozy !), faisant de « grandes déclarations » comme sur la Syrie cherchant à cacher par là notre manque de moyens : ce n’est pas quelques avions sous commandement américains qui changent la donne. Et quelle leçon veut-il donner à Bachar el-Assad alors qu’il vient de faire « ami-ami » avec Abdelaziz Bouteflika ? Dans sa tournée en Afrique – malgré quelques paroles intéressantes devant les étudiants de Ouagadougou –, il n’a pas pu s’empêcher de « cracher » sur la France en parlant de « crimes de la colonisation » (1) et disant que la France n’a plus de politique africaine. Nous pouvons alors nous demander ce qu’il faisait là ! La France, plus que beaucoup d’autres pays, se doit d’avoir une « politique africaine » d’amitié et de coopération, principalement envers les pays francophones. Mais nous voyons là aussi que le Président considère que la France, s’est finie ! Ajoutons qu’il fut d’une impolitesse rare envers le Président Burkinabé -  Roch Marc Christian Kaborqui – qui, plus intelligent que lui, fit mine de ne pas en être vexé !

-          En économie, nous assistons à un léger mieux sur le plan de la croissance, grâce à une légère amélioration de l’économie mondiale. Elle est portée essentiellement par la consommation, ce qui entraîne un déficit accru de notre balance commerciale et donc de nos dettes envers l’étranger. Notre industrie n’a en effet plus la possibilité de répondre à la demande. Elle est « délocalisée », vendue à des capitaux étrangers, dépecée… Un exemple emblématique fut le groupe Alstom démantelée et vendue par morceau, le dernier à l’Allemagne ! Nous voyons même nos terres agricoles vendues à des groupes Chinois ! Comment espérer se redresser dans ce cadre ? Surtout que nos dettes augmentent et que les taux d’intérêts risquent de repartir à la hausse. Et puis, il y a cette continuelle hausse des bourses ne correspondant à l’état réel des économies et qui fait craindre un « krak » brutal et sévère.

-          Le Président veut faire de l’écologie le « phare » de sa politique. Il a convoqué des dirigeants de la planète à Paris pour en parler. Beaucoup de paroles mais rien de sérieux. D’ailleurs, il est à remarquer que l’on veut bien défigurer nos paysages, notre territoire avec plein d’éoliennes, supprimer les énergies « fossiles » (2)… mais que il n’est jamais parlé dans ces réunions de ce qui est un des principaux pollueurs : le transport. Avec ses camions, ses grands navires transportant dans le monde entier des produits pouvant être construit sur place, c’est le plus grand pollueur. Mais le remettre en cause, c’est mettre en cause le libre échange et la finance internationale qui y gagne beaucoup. Donc, il n’en est jamais parlé !

-          La Défense : il en parle beaucoup, va voir nos soldats… mais rien de sérieux dans le budget pour donner à notre armée les moyens d’agir, de défendre notre Pays et ses intérêts. La mini augmentation de 2018 est un leurre car elle est déjà « mangée » par les dépenses des « OPEX », les retards du budget 2017 et, sans doute, son nouvel avion pour se promener …! Et puis, il ne pense en fait que de liquider notre défense pour l’intégrer dans une « armée européenne » !

Le Président Macron brasse du vent et les quelques mini réformes qu’il fait ne sont réalisées que pour mieux intégrer la France dans un ensemble mondialiste.

Hilaire de Crémiers, dans l’éditorial du dernier numéro de « Politique Magazine » résume très bien l’ambition d’Emmanuel Macron : « Mais ce qu’il voit, ce n’est pas la France, ce n’est plus la France en tant que telle ; c’est un rêve, son rêve, tel qu’il l’a forgé à l’écoute de ses professeurs, de ses inspirateurs et de ses instigateurs : la construction d’une Europe fédérale totalement intégrée qui aurait, de plus, dans son esprit, l’avantage de résoudre le problème français, car la France est pour lui un problème. Il n’en a pris la direction que pour la conduire vers l’Europe du seul salut. Il croit en sa mission : cette certitude ressort de tous ses discours. Son action n’est dictée que par cette conception qui est une sorte de foi laïque. Il n’envisage de règlement des difficultés que dans cette configuration. Il le dit à toutes occasions, en toutes circonstances, comme ce numéro de Politique magazine le montre encore. En cela il est le parfait  élève de toute la génération précédente dont il prend la suite. Sauf que lui, il croit : il y croit et il se croit. Il se sert de sa foi comme d’un tremplin.

Il ne refaçonne le système que pour réussir dans son entreprise. Comprenons bien : il ne renie nullement le système ; il le transforme pour en améliorer l’efficacité à son service et pour son plan ; il joue des partis, bien sûr, en installant le sien qui doit absorber les autres ou les annihiler. Son intention est de renouveler au niveau européen ce qu’il considère comme son succès français. Demain Macron, chef charismatique d’abord, puis président d’une nouvelle Europe : oui,  tel est le rêve ! »

Rêve pour le plus grand malheur de la France et des Français. Rêve qui a peu de chances de se réaliser car nos assistons partout dans le monde, Europe comprise, au réveil des Nations or, pour que ce réalise ce « rêve », il faut que les Nations disparaissent, ce qu’il veut réaliser d’abord par la France.

Contrairement à ce que pensent beaucoup, la France ne pourra être sauvé en gardant ce régime qui la détruit par nature, même avec un « bon » Président. Il lui faut renouer avec son régime naturel, qui l’a fondé, créé grâce à une politique continue et patient de plusieurs siècles. Renouons avec la Monarchie Royale pour sauver la France. A nous d’y travailler.

Philippe SCHNEIDER

 

(1)     Même s’il y a eu des imperfections, dus essentiellement à notre régime républicain et laïciste, la colonisation eut beaucoup de bienfaits. Par contre, la décolonisation, très mal réalisée, fut pour beaucoup un « crime » que les populations africaines payent aujourd’hui et nous aussi par l’émigration.

(2)     Nous avons stupidement pris l’engagement de ne plus faire de recherches alors que nous pouvons récupérer du gaz entre autres dans les anciennes mines, ce qui nous éviterait les importations. C’est un crime contre le pays.

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