• Accueil
  • > Editoriaux de la Lorraine Royaliste
( 14 avril, 2017 )

Editorial du numéro 334 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Débats et discours, commentaires de politiciens ou de journalistes, la campagne électorale se poursuit. Nous nous apercevons que peu de candidats présentent de projets sérieux. Ils font plus de la communication que de la politique. A la suite des débats, nous pouvons peut-être apercevoir un projet un peu structuré, global, chez trois candidats : Jean-Luc Mélanchon, Marine Le Pen et Nicolas Dupont Aignan. D’autres présentent des techniques pour résoudre de leur point de vue quelques problèmes, c’est en particulier le cas de Benoît Hamon ou de François Fillon. Enfin, il y en a un qui parle pour faire plaisir à tout le monde, discours vides mais plaisant à écouter bien que souvent en mauvais français mais qui ne présente rien, c’est Emmanuel Macron. La seule chose que nous retenons de lui au détour de discours, d’expressions, c’est qu’il ignore complètement l’histoire, la géographie, la culture française et qu’il hait tout ce qui est français et ceux qui voudraient défendre le pays. Plus encore que ces impressions, il y a les personnages « nauséeux » – comme l’on dit souvent « à gauche » – qui l’entourent…

Il est certainement le candidat le plus dangereux pour l’avenir de la France et des Français, il se pourrait même que nous regrettions son maître, François Hollande, si par malheur il était élu président. Cet ignorant mais très sur de lui est capable de nous enlever encore plus de libertés, d’augmenter la « dictature » de la pensée unique, du « politiquement correct » dans la ligne de la scandaleuse loi sur le délit d’entraves à l’IVG avec l’appui de ses commanditaires banquiers, financiers, hommes d’affaires et tous ces partisans de la pseudo libéralisation des mœurs. Ils sont d’ailleurs souvent les deux à la fois.  Macron est un « libéral-libertaire » caricatural. Et puis, n’oublions pas son action comme ministre : Alstom démantelé, Areva, l’affaire SFR, mise en difficultés d’entreprises françaises…  C’est pour cela qu’il faut tout faire pour qu’il n’accède pas à la magistrature suprême. D’autant plus qu’il va dans le sens des « profiteurs » de la mondialisation avec l’appui de la direction de l’Union Européenne. Personne ne pourrait l’arrêter !

Ceci dit, lorsque nous examinons les autres candidats, ce n’est guère mieux : François Fillon semble plus « présentable », moins « décadent » mais il fait une place beaucoup trop importante à l’UDI souvent au détriment de catholiques et il laisse entendre qu’il nommerait François Baroin comme premier ministre. Ce personnage pourrait tout autant l’être d’Emmanuel Macron tant ils sont proches ! Et puis, il veut rester dans le cadre des traités de l’Union Européenne, ce qui condamne d’office toute sa volonté – s’il en a une – de restauration du pays. Il y a Marine Le Pen, affreusement laïciste – comme les autres -et jacobine mais qui, au moins, remet en cause le carcan européen, comme Nicolas Dupont Aignan ou François Asselineau. Ce dernier est sans doute la révélation du débat du 4 avril par sa connaissance des mauvais traités européens. Il a parfaitement démontré qu’un retrait ne serait pas préjudiciable à la France, au contraire. Macron et Fillon ont beau dire que cela serait une « catastrophe », cela ne fait pas sérieux. D’ailleurs, très nettement – en particulier Fillon – ils n’y croyaient pas. Ils disaient cela « pour le principe » et parce qu’ils ne veulent pas d’une indépendance nationale.

Pourtant, tous – ou presque – ces hommes politiques ne sont pas des « idiots », ils sont capables de faire quelque chose pour le pays. C’est le régime qui les pousse à n’être que des « compétiteurs », prêts à tout pour arriver, quitte à se mettre au service de puissances économiques et financières qui les aideront à atteindre leur but. Et c’est là que nous nous mettons à rêver à l’existence d’un arbitre qui serait au-dessus d’eux, indépendant donc non élu dont l’intérêt serait de garantir à court, moyen et long terme les intérêts de la France et des Français. Cet arbitre pourrait très bien utiliser tous ces hommes au service du pays et bien d’autres qui ont des capacités à servir. Servir, un mot qui n’est plus d’actualité aujourd’hui, ils pensent tous surtout à « se servir » !

Le régime qui permettait l’existence de cet arbitre, l’histoire nous le montre, a existé en France. Les politiciens veulent nous le cacher, raison sans doute pour laquelle ils ne veulent plus que l’histoire de France soit enseignée !  Ce régime, c’est la monarchie royale qui a fait la France, sut la moderniser, la faire progresser jusqu’à devenir un des pays les plus puissants du monde. Raison pour laquelle il faut nous mobiliser avant tout pour « royaliser » le pays. C’est ce que nous vous proposons. Nous vous attendons…

En attendant, il faudra sans doute voter. Au premier comme au second tour, soutenons des candidats qui prônent l’indépendance nationale et qui peuvent battre Macron, donc le retrait de l’Euro, de l’Union Européenne ou au moins la renégociation complète des traités pour permettre un retour à la souveraineté des pays européens tout en poursuivant des coopérations.

Philippe SCHNEIDER

( 10 mars, 2017 )

Editorial du n+ 333 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

Quel spectacle lamentable que cette élection présidentielle ! Il s’agit essentiellement de s’envoyer des « boules puantes » pour « disqualifier » l’adversaire. Il est vrai qu’il n’y a pas beaucoup de différences dans les projets des Fillon (1), Macron et même Hamon : ils font tous preuve de vassalité envers l’Union Européenne, l’Allemagne, les Etats-Unis… En somme, ils sont tous « mondialistes ». Il y a seulement une différence de style, de présentation et de vitesse à laquelle ils veulent faire disparaître la France. Seuls, Marine Le Pen, Nicolas Dupont Aignan et quelques autres plus « petits » ayant peu de chances d’arriver au premier tour disent vouloir une France indépendante et forte. Surtout, seuls ils mettent en avant le mal qui nous paralyse : l’Union Européenne et d’abord l’Euro. Mais, même élus, iront-ils au bout de leur démarche, paralysé qu’ils sont par le régime, la funeste république ?

Emmanuel Macron est le pire : soutenu à la fois par des grands financiers, des milliardaires propriétaires de groupe de presse comme Patrick Drahi (2) Pierre Bergé, Jean-Michel Baylet, Bernard Mourad…et des gauchistes libertaires de la pire espèce, comme le déjà nommé Pierre Bergé, Daniel Cohn Bendit… C’est sans doute ce qui explique le grand courant « de la presse dite libre » qui essaye de le porter vers le pouvoir. En fait, tous ceux qui veulent détruire le plus vite possible la France et réduire les Français en « esclavage » le soutiennent. Alliance sommes toute « traditionnelle » le la haute finance et des révolutionnaires gauchistes : Ils ont tous intérêt, pour les manipuler plus facilement, d’avoir des Français complètement déracinés, individualisés, ignorants de leur passé, de leur culture, incultes. Macron est finalement le plus « franc », car il ne se cache pas de cette volonté même s’il ne le dit pas ouvertement sauf quelques fois comme en Algérie où il crût bon de « cracher » sur la France sans doute pour gagner des soutiens et quelques voix, ce qui n’est même pas certain ! Mais nous ne pouvons que remarquer qu’il veut ainsi continuer la politique poursuivie depuis plus de 50 ans par nos politiciens – de « droite » comme de « gauche » – avec un accentuation certaine sous Sarkozy et Hollande.

Après les « présidentielles », nous aurons les « législatives » avec une incertitude beaucoup plus grande qu’en 2007 ou 2012 : y aura-t-il une « majorité présidentielle » ? Il est en effet fort probable qu’aucun parti ou groupe de partis plus ou moins alliés n’ait la majorité. Vous me direz que c’est relativement sans grande conséquence car tout ce qui est important se décide maintenant hors de France. C’est vrai mais cela peut entraîner une plus grande instabilité, ce qui n’est jamais bon.

Les députés sont, si l’on en croit nos élus, les représentants de la population. Dans les faits, ils sont plutôt les représentants des partis politiques. Rares sont en effet les personnes qui se présentent indépendamment des partis et qui ont des chances d’être élus. Pourtant les « représentants » devraient réellement, dans un monde politique équilibré, représenter la population et non des partis auprès d’un pouvoir qui devrait être aussi indépendant des factions ! Mais ceci n’est pas « républicain » ! Aussi, nous saluons les candidats courageux qui se lancent « hors des partis » comme, par exemple, Laurent Garcia, homme de terrain, maire de Laxou, cadre d’entreprise,  dans la deuxième circonscription de Meurthe et Moselle.

En attendant ces élections, le pouvoir semble vouloir à tout prix affaiblir la France. Ainsi, nous avons eu le vote en faveur du funeste traité dit « CETA » avec le Canada, le soutien aux « manifestants/casseurs » au plus haut niveau de l’Etat, l’immigration sauvage encouragée, des mesures visant à affaiblir encore l’enseignement en France…

Tant que nous n’aurons pas un véritable pouvoir indépendant à la tête de l’Etat Français, indépendant aussi bien de l’étranger que des groupes financiers et/ou économiques, des partis, il n’y aura pas de possibilités de redressement de notre pays. Nous devons y travailler.

Que faire en attendant ? Voter, bien sûr, car l’abstention n’est pas une attitude « politique ». Mais nous ne pouvons voter que pour un « moindre mal », pour éviter le pire et peut-être avoir une petite amélioration, même s’il elle est provisoire. La seule « amélioration » que nous pouvons espérer, c’est de retrouver au moins en partie notre indépendance nationale ce qui peut permettre une amélioration de la vie de nos concitoyens. Or, il n’y a pas 36 candidats proposant au moins cette amélioration : il y en a deux : Marine Le Pen et Nicolas Dupont Aignan, ce dernier n’ayant que peu de chances d’arriver au second tour. Certains ont peur de quitter l’Euro et l’Union Européenne. Pourtant, cela se fera tôt ou tard si nous voulons survivre et plus nous tarderons, plus ce sera dur et le redressement difficile ensuite. Il faut le faire très vite.

Cependant, même si nous allons dans ce sens, l’avenir est sombre : incertitudes électorales, internationales, économiques, financières, terrorisme sans compter l’immigration sauvage…

Et puis nous savons que, dès les élections terminées, nos politiciens vont préparer les suivantes…

Philippe SCHNEIDER

(1)       Il serait intéressant de savoir qui et pourquoi quelqu’un ( ?) a donné les documents permettant d’attaquer Fillon au « Canard enchaîné ». Il faut croire qu’il gênait réellement cette personne ou son commanditaire. Voilà qui serait réellement le travail d’un « journaliste d’investigation ». Peut-être était-il soupçonné de vouloir appliquer la meilleure partie de son programme ? Mais sera-t-il encore candidat quand vous lirez ces lignes ?

(2)            Il serait d’ailleurs intéressant, s’il y avait réellement des » journalistes d’investigation », de savoir si l’accord d’Emmanuel Macron permettant à Patrick Drahi d’acheter SFR (alors que le précédent ministre de l’économie s’y opposait) n’est pas pour quelque chose dans son soutien actif. D’où vient aussi le financement de sa campagne ?…

( 23 janvier, 2017 )

Editorial du n° 332 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

Je vous ai entretenu dernièrement du scandale des fusils d’assaut que la France achète maintenant en Allemagne, ne faisant plus l’effort d’en réaliser. Il paraît qu’ils seront en parti construits avec un peu d’acier « français ». Il est cependant à noter qu’il n’y a plus d’entreprises françaises fabriquant de l’acier sur notre territoire, elles sont en général indienne (Mittal, Tata) ou autres… ! La France perd encore de son indépendance, c’est le seul fait notable. Nous apprenons aussi que la société « Renault Truck défense »  qui produit beaucoup de nos blindés est de nouveau à vendre, mais elle n’était déjà plus française ! De même, l’entreprise de construction navale STX de Saint Nazaire est encore à vendre. Cette société très rentable produit des paquebots mais aussi des portes hélicoptères et c’est la seule capable aujourd’hui en France de réaliser des portes avions. La société italienne qui doit racheter (Fincantieri) produit – entre autres – les mêmes produits. Sa tentation sera grande l’éliminer ainsi un concurrent. L’Etat, qui a déjà 33% des actions, se doit d’intervenir pour qu’à cette occasion STX redevienne française. Il en a les moyens s’il le veut directement ou indirectement par l’intermédiaire de sociétés françaises, et tant pis si l’Union Européenne s’y oppose !

L’industrie d’armement française se délite. Il faut dire que l’armée française ne commande plus beaucoup, n’ayant plus les moyens financiers de le faire. Il faut savoir que la France envoie ses soldats au combat avec du matériel périmé, hors d’âge et souvent non opérationnel une grande partie du temps ! C’est criminel mais bien républicain !

Le général Pierre de Villiers s’est permis de le faire remarquer. Il est rare qu’un chef d’Etat Major intervienne ainsi publiquement. Bien entendu, il reste très « modéré » dans ses propos, demandant simplement que le budget de l’armée soit porté à 2 % du PNB en 2020. C’est totalement insuffisant : comme nous l’écrivons depuis longtemps, notre budget de la défense devrait être porté à 4 % de notre Produit National Brut le plus rapidement possible (d’ici 2 ans) si nous voulons avoir une défense correcte. Il va de soit que les armements achetés alors devraient l’être à des entreprises françaises appartenant à des Français. Cela permettrait ainsi de conforter des entreprises françaises et de favoriser l’emploi. Gageons que les candidats à l’élection présidentielle n’en parleront que très peu, voir pas du tout pour certains, c’est pourtant primordial pour l’avenir du pays.

Il est vrai qu’il y a des choses beaucoup plus importantes à traiter, comme l’interdiction de la fessé ! Ce sujet, traité par les députés, semble un peu « débile » mais il est symptomatique des tendances de l’Etat français : s’occuper beaucoup des problèmes qui ne devraient pas le concerner comme la vie en famille, mais pas de ses devoirs régaliens. L’Etat veut s’occuper de notre vie personnelle jusque dans les détails et c’est la définition même de l’Etat totalitaire. A noter que c’est le « Conseil de l’Europe » qui, depuis mars 2015, demande à la France de légiférer sur ce sujet ! Comme pour la taille des légumes, le choix des entreprises, etc, la vie familiale est aussi dépendante de directives européennes.

Comme la France n’a pratiquement plus de marges de manœuvre sur le plan diplomatique, militaire, économique et même pour la vie privée des Français, à quoi bon s’intéresser aux élections présidentielles qui viennent ? Finalement, les politiciens s’agitent beaucoup pour élire une personne qui aura  les pouvoirs d’un « gouverneur ». Mais il est vrai que le poste est très lucratif !

Pourtant, les Français ont encore le pouvoir d’élire une personne qui cherche à rendre son indépendance à la France, ce qui implique un retrait de l’Union Européenne et bien entendu de l’Euro. C’est la seule solution pour que nous ayons une chance de retrouver à terme une nation prospère, de voir notre économie se redresser, même s’il y aura des moments difficiles. Pour cela, il faut aussi, en même temps, reconstituer notre pays sur des bases saines : la famille, le respect de la vie de la conception à la mort naturelle… C’est en ayant une bonne politique indépendante que nous pourrons retrouver une économie prospère et non l’inverse.

Il n’y a pas d’espoir à mettre dans l’élection présidentielle, même si des candidats peuvent s’approcher de ces objectifs. De toutes les façons, même si un candidat le voulait et soit élu, il serait pris par le système politique, son électoralisme qui le paralyserait. Nous ne pouvons espérer qu’un « moindre mal » !

La France, pour s’en sortir, ne peut le faire qu’en retrouvant son régime naturel, indépendant des groupes de pression en particulier financiers, c’est à dire la monarchie royale.

Souhaitons, en ce début d’année, que les Français se retrouvent sur cette possibilité et en attendant, je souhaite à tous nos lecteurs une bonne et heureuse année 2017.

Philippe SCHNEIDER

( 27 décembre, 2016 )

Editorial du numéro 331 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

La vie politique en France ressemble de plus en plus à un cirque dans lequel des bêtes fauves se déchirent pour mieux se placer devant des électeurs qui les regardent de moins en moins. Nous avons eu la bataille entre les candidats dits de « droite et du centre », nous avons maintenant celle de « gauche », du moins une partie d’entre eux, ceux qui « jouent le jeu » de la « primaire ».  Entre temps, passé presque inaperçu, une partie des « écologistes » a fait la sienne… Tout cela avant de se lancer dans une nouvelle « bataille électorale » pour la présidentielle. Ensuite, dès septembre 2017 – après les vacances – pour se relancer dans une nouvelle bataille : celle des présidentielles de 2022 ! Ils y retrouveront ceux qui ont refusé, avec raison, la « case » primaire Sans compter les élections « intermédiaires » : européennes, régionales, départementales, municipales. Ces dernières sont utiles car elles désignent nos représentants dans des instances qui gèrent notre vie quotidienne mais elles sont trop souvent  déviées car nous avons tendance à voter pour – ou contre – les candidats du parti du Président. Nous ne pouvons que constater, et c’est dommage, que tout tourne en France autour de l’élection présidentielle et c’est encore pire depuis que le « quinquennat » a été institué.

Beaucoup d’énergie et d’argent dépensés. Et tout cela pour quoi ? Pour pas grand chose car le Président a de moins en moins de pouvoir. En fait, notre politique se décide essentiellement au niveau européen selon l’idéologie « libérale/libertaire » en vogue chez les fonctionnaires européens et l’essentiel des dirigeants de l’Union. Nous pouvons le regretter mais c’est un fait. Reste que nous pouvons espérer élire un candidat qui se propose de renégocier les traités européens, voire de rompre avec l’Union Européenne. Cela nous permettrait au moins ensuite de pouvoir de décider notre avenir entre Français, sans direction extérieure, même s’il faut, bien entendu, nous entendre avec les autres pays, européens ou autres, passer des accords… mais ceci en toute indépendance et sans nous faire dicter ce que nous devons faire aussi bien sur les plans politiques, économiques, de société, etc.

C’est donc certainement le point principal qui doit nous guider dans le choix d’un candidat  pour lequel voter, ce qui en élimine la presque totalité.

Pour le reste, nous ne pouvons qu’enregistrer des propositions électorales qui ne seront pas suivi d’effets. Beaucoup ont apporté leur soutien à François Fillon lors des « primaires » de la droite et du centre. Ce personnage rassure et avance quelques rares propositions intéressantes comme sur l’enseignement. Tiendra-t-il ses promesses ? Philippe de Villiers, parlant de lui et de son complice Retailleau dit : « Connaissant ces deux hommes, connaissant leur passé, connaissant la pente de leur caractère, je pense que c’est une gigantesque imposture. Ces gens là prennent des idées auxquelles ils n’ont jamais cru, qui les ont portés là où ils sont, pour mieux les trahir ensuite lorsqu’ils seront au pouvoir. » Je pense qu’il a entièrement raison. Déjà, nous voyons que Fillon parle de « souverainisme » mais « européen » sans vouloir renégocier les traités. Autrement dit, cela ne vaut rien.

Le futur élu aura à gérer une France en faillite et la situation risque fort de s’aggraver avec une faible croissance internationale et avec des  taux d’intérêt qui commencent à remonter, notre dette abyssale pèsera de plus en plus lourd dans nos comptes. La période plutôt favorable que nous venons de vivre se termine et Hollande n’a pas su – ou pas pu avec l’U.E. – en profiter. Il faut bien se rendre compte que, prisonnier que nous sommes de nos « accords » internationaux, nous sommes entièrement tributaires de la conjoncture internationale. De plus, privé de souveraineté monétaire, nous n’avons aucune marge de manœuvre.  Reprendre notre indépendance, c’est ce que proposent Marie Le Pen et Nicolas Dupont Aignan. C’est un « bon point » pour eux. Pourront-ils le faire s’ils prennent le pouvoir dans notre régime républicain ? J’en doute.  Pour le reste, comme les autres, ils ne proposent rien de sérieux concernant la société : ils veulent poursuivre dans la « culture de mort » en vigueur. Ils croient sans doute ainsi gagner des électeurs, ce en quoi ils se trompent. Au contraire, ils risquent d’en perdre.

Pour restaurer notre pays, lui permettre un avenir, il faudra bien un jour – que nous souhaitons le plus proche possible – avoir un Etat, un pouvoir qui restaure les « fondamentaux » et d’abord la famille, le respect de la vie et des personnes, l’indépendance nationale, la protection des Français. Alors, il sera possible de restaurer la France et de donner un nouvel espoir aux Français. Pour cela, comme nous le disons régulièrement dans notre modeste mensuel, il faut s’en donner les moyens en retrouvant un pouvoir indépendant des groupes de pression car indépendant de l’élection pouvant être réellement l’arbitre et le père de la Nation : la monarchie royale telle que l’incarne le comte de Paris, de jure Henri VII de France. Lisez son livre qui vient de paraître (La Royauté de l’homme), vous verrez que c’est « autre chose » que les programmes de nos politiciens !

En attendant, bon Noël (1) et bonnes fêtes de fin d’année.

Philippe SCHNEIDER

 

(1)     J’écris le 21 décembre.

( 17 décembre, 2016 )

Editorial du n° 330 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

Ce mois de novembre fut très chargé en informations politiques. La première est l’élection, à la surprise de tous, de Donald Trump à la présidence des Etats Unis. Il avait contre lui toute la grande presse, les banques, les multinationales… et il a pourtant été élu. C’est très inhabituel dans ce pays. La seule question qui se pose est de savoir quelles en seront les conséquences pour nous, les Français. Je considère d’abord que nous avons évité le pire car son adversaire, Hilary Clinton, était un danger pour la paix dans le monde, ce qu’elle avait déjà montré en tant que Secrétaire d’Etat bien qu’elle fut un peu réfrénée par le Président Obama. Où nous aurait-elle entraînés en tant que Présidente ? Pour le reste, il faut attendre et voir ce qu’il fera. D’après ses discours et ses premières annonces, il semble que le président élu prenne des orientations qui nous seront plutôt favorable comme le refus des traités de libre échange. Mais saura-t-il résister aux pressions des multinationales qui les veulent pour mieux soumettre les nations ? Ses positions sur l’avenir de l’OTAN semble aussi aller dans le bon sens et devrait nous faire réfléchir – nous Français – à notre future défense nationale qui devrait être forte et indépendante, ce qui n’exclue pas – au contraire – les alliances. Ses orientations en politique étrangère semblent aussi plus réalistes que celles du Président actuel.

Mais la France aura-t-elle des gouvernants capables de profiter des occasions présentées par cette nouvelle donne ? Le premier épisode des élections présidentielles n’est pas fait pour nous rendre optimiste.

La aussi, nous avons eu des surprises et les préférés des médias ont mordu la poussière : Sarkozy et Juppé. Nous ne nous en plaindrons pas, au contraire ! Je regrette pour ma part que Jean-Frédéric Poisson n’est pas fait un meilleur score, lui le seul véritable candidat catholique, mais il fut balayé par le « votre utile » en faveur de François Fillon. Par son style, sa vie personnelle – plus que sa vie politique – il a attiré à lui les électeurs de « droite ». Son libéralisme économique est le même – à peu de choses prêts – que ceux de ses concurrents et sur le plan « sociétal » il ne veut rien changer à la dérive actuelle, aussi bien sur l’avortement que la loi « Taubira », à peine a-t-il dit vouloir en limiter les effets, en particulier sur les adoptions. Ira-t-il jusqu’au bout ? Lui qui a toujours voté les pires lois qu’il  dit pourtant personnellement réprouvées. Nous pourrions lui citer les noms de nombres de députés plus courageux q mais il est vrai qu’ils ne voulaient pas être président ! Notons cependant, pour être juste, qu’il propose de bonnes choses concernant la réforme de l’enseignement, en particulier en histoire. Fera-t-il ce qu’il na pas fait en tant que ministre de l’Education Nationale ou premier ministre ?

Nous noterons que, lors des débats, beaucoup de sujets importants ne furent pas abordés, sans doute d’un « commun accord ». Rien sur l’Europe en particulier. Or, si le futur président veut réellement redonner une puissance économique et financière à la France – seule solution pour faire reculer durablement le chômage –  il faudrait bien se libérer du carcan européen, en particulier de l’Euro. Ils n’en ont même pas parlé malgré plusieurs tentatives de Jean-Frédéric Poisson pour aborder le sujet. Tous les autres étaient d’accord pour ne rien toucher à la calamité européenne. Rien non plus sur les sujets de société mis à part dans le dernier débat entre Juppé et Fillon au cours duquel  les deux se sont trouvés d’accord pour continuer dans la même culture de mort. Rien de sérieux sur le danger islamiste et l’immigration non plus !

De fait, tout ce que nous pouvons espérer avec François Fillon, est un ralentissement de notre décadence, sans plus. C’est déjà ça, mais c’est peu. Ce n’est pas avec cela que la France va se redresser.

Bien entendu, il y d’autres candidats, certains énoncent bien la nécessité de reprendre notre indépendance nationale en quittant l’Euro, voir l’Union Européenne, ce qui est objectivement une nécessité. Et puis, il faudra bien revenir – entre autres – sur cette scandaleuse loi « Taubira ».

Nous analyserons les programmes de chacun dans nos prochains numéros et vous dirons ce que nous en pensons. Néanmoins, même si un candidat avait un programme irréprochable (cela peut-il exister ?) incluant déjà une politique économique défendant les intérêts français (1), une défense de la vie de la conception à la mort naturelle, une politique migratoire sérieuse…, nous savons qu’il ne pourrait l’appliquer – une fois élu – dans ce régime républicain car il lui faudrait pouvoir résister aux groupes de pression et ne pas penser à sa réélection et à celles de ses amis !

Rien de possible, comme nous l’écrivons numéros après numéros, sans le pouvoir indépendant qui construisit la France. Il a pour lui la légitimité historique et avec lui, nous pourrions reconstruire notre pays. Je saurai trop conseiller à nos lecteurs de lire le seul livre politique actuel qui sorte de l’ordinaire et fasse réfléchir : La Royauté de l’homme du Prince Henri, comte de Paris.

Philippe SCHNEIDER

(1)   N’oublions pas que c’est d’abord en réalisant une bonne politique que l’on a une bonne économie et non pas l’inverse

( 11 novembre, 2016 )

Editorial du numéro 329 de LA LORRAINE ROYALISTE

Une information récente a été peu divulguée malgré son importance et son symbole : pour remplacer son fusil d’assaut « FAMAS », l’armée française va acheter une arme allemande, le HK-416. Il n’est pas question ici de mettre en doute la valeur de ce fusil, de bonne qualité mais pas plus que d’autres en Europe ou ailleurs dans le monde. C’est le principe qui doit être remis en cause. La France ne sera plus équipée de matériel français fabriqué en France. Nous serons donc à la merci d’un pays étranger – certes ami pour l’instant, c’est à dire tant que nous lui obéissons ! – . Même si nos relations restent bonnes, que se passerait-il s’il nous fallait brusquement – en cas de crise grave – rapidement de nombreuses armes supplémentaires et qu’eux aussi en aient besoin ? Il est certain, et c’est normal, que l’armée allemande aurait la priorité. Et l’industrie française n’aurait plus la possibilité technique d’en fabriquer : il faut les techniciens et les usines nécessaires sans compter qu’il faut plusieurs années d’études pour arriver à mettre au point ce genre d’armes. Mais le fusil d’assaut n’est pas le seul domaine où la France dépend maintenant de l’étranger : pour ne citer que quelques exemples, il y a les munitions (divers pays), les lance roquettes (suédois), les missiles anti chars (américains), les canons de nos nouveaux navires de guerre (italiens), etc. Et puis, il y a notre industrie de l’armement terrestre (Nexter) en passe de passer sous contrôle allemand !

Notre indépendance est en cause, comme dans bien d’autres domaines. Bien sûr, notre gouvernement actuel n’est pas le seul en cause, cela est aussi la conséquence d’une manque d’investissements depuis plus de 20 ans, cela allant en s’aggravant. Et puis, cela revient moins cher d’acheter à l’étranger ! Politique libérale à courte vue qui, comme souvent en république, sacrifie l’avenir au présent immédiat : achetons le moins cher possible pour faire quelques économies et tant pis pour l’avenir !

C’est en fait la logique libérale qui s’impose également pour l’armée, jusqu’à une date récente domaine dans lequel la libre concurrence ne s’appliquait pas, ce qui reste vrai dans la plupart des pays, même faisant parti de l’Union Européenne. Mais pour notre gouvernement, l’indépendance n’est qu’un mot à consonance passéiste, voir extrémiste, « fasciste », à relent « nauséabond » comme dirait notre très mauvaise ministre de la culture…

Un autre exemple actuel de la politique anti nationale de notre gouvernement est celui des traités internationaux. Nous savons qu’il y avait un projet de Traité transatlantique entre les USA et Union Européenne qui mettait gravement en danger notre indépendance entre autres en établissant des tribunaux internationaux pouvant permettre à des sociétés multinationales de porter plainte contre des pays qui établiraient des lois qui risqueraient de faire baisser leurs bénéfices. Devant les multiples protestations et bien que les négociations se fassent dans le plus grand secret, ce traité est pour l’instant repoussé, même Hollande ayant annoncé son opposition. … Mais, voilà que l’Union Européenne veut signer le CETA, un autre traité international de libre échange, cette fois avec le Canada. Il comporte les mêmes clauses que le premier cité avec les mêmes dangers. Par ailleurs – et c’est très important pour nous, Français – la plupart des Appellations d’Origine pour nos produits agricoles ne seraient plus reconnus, 60 % pour les fromages par exemple. Tous pourraient être copiés et sous le nom de bons fromages des produits de mauvaise qualité vendus. N’oublions pas aussi qu’il y a un traité de libre échange (ELENA) entre les USA et le Canada ! Or, ce traité, tout le monde veut le signer, y compris le gouvernement Français. Seuls les Wallons tentent de bloquer cette signature scandaleuse. Honneur à eux et souhaitons qu’ils tiennent bon malgré les multiples pressions.

Voilà deux exemples qui montrent – ce que nous savions déjà – que notre gouvernement, pas plus que ceux de Sarkozy auparavant ou de Chirac…. ne défendent absolument plus les intérêts français. Ils se contentent d’obéir aveuglément à l’Union Européenne, à Berlin en fait, voir Washington et de gérer uniquement leur communication, ce que François Hollande semble faire très mal ! En plus, il couvre de ridicule la France par une politique étrangère absurde. Nous le voyons avec les déclarations imbéciles de François Hollande et Jean-Marc Ayraud. Politique à la remorque des Etats Unis, ce qui pourrait être très dangereux dans l’avenir, particulièrement si Hillary Clinton est élue. Cette femme est capable de déclencher une guerre !

Avec une France super endettée, à la merci de la moindre augmentation des taux d’intérêts, ce qui ne va pas manquer de venir, où la sécurité n’est plus assurée dans de nombreux secteurs, avec une immigration de plus en plus importante et non contrôlée, nous sentons la fin de régime…  Un symbole parlant est la fronde de la Police, fronde amplement justifiée mais qui n’arrive que très rarement. La dernière fois, c’était en 1957/1958, à la fin de la quatrième république.

Sortirons-nous de cette crise ? Et autrement qu’en disparaissant sous domination étrangère dans le cadre de la « mondialisation », et dans le « multiculturalisme » ou plutôt la disparition de la culture ?

Ce qui est sûr c’est que les élections présidentielles n’apporteront rien, même si un (une) candidat le moins mauvais était élu car il (elle) serait pris dans le système qui est mauvais par nature, comme l’a fort bien montré Hilaire de Crémiers lors de sa conférence à Nancy.

Rien ne pourra être sauvé à moins que la France ne retrouve un pouvoir indépendant des élections, ne pensant qu’à l’avenir de la France et des Français, son intérêt étant lié à son succès. Ce pouvoir, la France l’a connu durant plusieurs siècles, ce qui fit sa grandeur et sa puissance. Seul un changement de régime, de la république à la monarchie royale, pourra nous sauver. Mobilisons-nous pour en convaincre les Français. C’est ce que doivent comprendre, entre autres, les Français clairvoyants qui ont de nouveau massivement manifesté le 16 Octobre dernier à l’appel de la « Manif pour tous ».

Dernière minute : hélas, il semble que la Wallonie ait capitulé devant les pressions. Nous en subirons tous les conséquences désastreuses !

Philippe SCHNEIDER

( 26 septembre, 2016 )

Editorial du numéro 328 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

 

L’ambitieux Macron s’est dévoilé en démissionnant du gouvernement pour se « consacrer à son mouvement/parti ». Un de plus en lice pour l’élection présidentielle qui compte déjà pléthore de candidats. Il est vrai que le poste est bon, bien payé, et qu’il n’y a pas grand chose à faire si nous restons dans l’Union Européenne sinon soigner sa communication, son « image » en vue de l’élection suivante…

Ce politicien ce veut de gauche et libéral. « Le libéralisme est une valeur de gauche », a-t-il déclaré, ce qui a « choqué » de nombreux commentateurs, il a pourtant raison. Un des ses soutiens, sur une radio, expliquait que le libéralisme est né en France avec la loi Le Chapelier du 14 Juin 1791, cette loi révolutionnaire qui interdisait à tous les Français se s’associer dans le cadre de leur métier pour défendre « leurs prétendus intérêts communs ». C’est cette loi qui a permis l’exploitation des ouvriers durant le XIX° siècle. Aux libertés réelles qui permettaient les associations professionnelles protégeant tous les travailleurs – même si elles avaient des défauts et qu’il fallait favoriser leurs réformes –  étaient opposés La Liberté révolutionnaire qui favorisa l’exploitation de l’homme par l’homme. C’est ça la révolution, et c’est de « gauche » ! D’ailleurs, tous les socialistes se disent héritier de cette révolution, comme d’ailleurs, les partis politiques se disant de « droite », eux aussi « libéraux ».

Cette idéologie libérale – qu’il ne faut pas confondre avec la liberté d’entreprendre qui doit exister – règne sur le monde actuellement. Pour elle, les hommes sont avant tout des consommateurs et des producteurs. Pour que ces derniers accumulent des richesses, il faut que les consommateurs achètent et si possible tous les même choses dans le monde pour permettre des productions de masse à bas prix. Les hommes/consommateurs doivent donc être, devenir identiques, interchangeables donc « libérés » de tous les groupes qui peuvent les enraciner : familles, religions, nations, provinces, traditions… (raison pour laquelle, tout libéral est automatiquement pour les lois anti familles, le mariage « gay », l’avortement…). C’est bien ce qui veut se réaliser depuis de très nombreuses années avec l’Europe, la mondialisation, etc. L’objectif est bien de détruire tout ce qui peut unir les hommes. Ces derniers devant de plus pouvoir être envoyés partout dans le monde où « l’économie » aura besoin d’eux, c’est ce qui est appelé avec euphémisme la « liberté de mouvement » ! Nous comprenons dès lors que l’école doit former uniquement des hommes « utiles » pour l’économie mais surtout ignorant tout de leurs attaches.  L’enseignement de l’histoire du pays, des provinces, des cultures locales ou nationales doit être supprimé ou tellement « allégé » que cela revient au même. Quand nous regardons les programmes de l’Education dite nationale depuis fort longtemps, quelques soient les gouvernements de notre république, nous voyons bien que ce programme est appliqué.

Il ne peut pas être opposé sérieusement le libéralisme et le socialisme qui ne sont que deux faces d’une même réalité, ayant les mêmes fondements révolutionnaires même si dans la pratique les partis qui les représentent s’opposent pour défendre chacun leurs clientèles, ou du moins faire semblant.

Et c’est bien ce que nous voyons dans le cadre de la future élection présidentielle : la plupart des candidats ont des programmes finalement interchangeables et Emmanuel Macron sera comme les autres. Nous assistons essentiellement à des batailles de partis et d’ambitions personnelles, peu importe la France et les Français, deux notions destinées pour eux à « disparaître ». C’est pour cela que les partis et les candidats font semblant de se battre avec acharnement sur des sujets de détail pour éviter d’aborder les problèmes de fond.

Les Français commence à se rendre comte de ce phénomène, que les politiciens leurs font du « cinéma » mais s’occupent peu de l’avenir. Raison sans doute pour laquelle – selon un sondage BVA réalisé pour l’Alliance Royale en août dernier – près de 40 % des Français (ils étaient 23 % en 2007) estiment que la présence d’un Roi au somment de l’Etat aurait des conséquences positives sur l’unité nationale et la stabilité gouvernementale. Ajoutons que nous aurions alors un véritable arbitre au sommet de l’Etat et une personne pouvant défendre les intérêts de la Nation contre les groupes financiers et économiques, ceux-là même qui vivent de l’idéologie libérale.

C’est évidemment le sens de notre combat politique et je vous invite à vous mobiliser toujours plus nombreux pour faire aboutir ce combat de salut national.

Est-ce à dire qu’il faut se désintéresser de l’élection présidentielle qui se prépare. Sûrement pas car comme le fait remarquer Antoine Clapas dans une belle petite plaquette (1), « il convient au contraire de suivre une attitude civique et stratégique. » et il fait remarquer que ce fut toujours l’attitude de Charles Maurras et de l’Action Française. Il conviendra le moment venu ce choisir les candidats voulant redonner à la France son indépendance ou du moins déjà s’opposer à des nouveaux transferts de souveraineté et même revenir sur certains. Ce serait déjà quelques choses. Par ailleurs, il serait aussi souhaitable qu’un « bon candidat » s’engage à revenir sur les désastreuses lois « sociétales » votées ces dernières décennies.

Aussi, nous vous donnerons notre avis sans illusion car nous savons qu’en république, il est impossible d’avoir un bon gouvernement surtout avec le « carcans » européen qui nous asservit.

Donc je vous invite avant tout à rejoindre nos rangs et d’abord à venir le 30 septembre prochain écouter Hilaire de Crémiers à Nancy

Philippe SCHNEIDER

(1)      Dix axes de salut national, Centre Royaliste d’Action Française, 10 rue Croix des Petits Champs, 75001, Paris –www.actionfrancaise.net – 5 €

( 28 juillet, 2016 )

EDITORIAL DU N° 327 DE LA LORRAINE ROYALISTE

L’actualité récente était dominée par le « Brexit », elle l’est toujours car ce dernier aura des conséquences durables. Cependant, l’attentat de Nice a gravement endeuillé notre pays. Il a eu lieu le 14 Juillet (1)

Nous pensons tout d’abord aux victimes et à leurs familles, qui ont toute notre compassion et nous prions pour elles.

Le criminel auteur de l’attentat est décédé. Nous ne savons pas à ce jour s’il s’agit d’un complot, d’un acte individuel ou d’un petit groupe mais nous savons qu’il a agit au nom de l’islam et selon les instructions de l’Etat islamique. Un islam révolutionnaire qui fait tout pour porter la terreur en France et ailleurs dans le monde. Il se base sur une lecture littérale du coran et des « hadiths » qui relatent les actions du « prophète », y compris dans leurs aspects les plus cruels. Il doit être vigoureusement combattu en France et ailleurs. Pour cela, il faut s’en donner les moyens – ces moyens que nos gouvernements successifs depuis plus de 50 ans ont réduits – et en avoir la volonté. Or nous assistons à une gesticulation et des actions plus que symbolique – comme les quelques mini bombardements dont nous sommes encore capables ( !), un état d’urgence qui ne veut rien dire, une opération « sentinelle » qui immobilise beaucoup de militaires pour pas grand chose… –. Enfin, il faut bien désigner l’adversaire et ses complices (ceux qui les financent, y compris les Etats…), ce qui n’est pas fait.

Réorganiser notre armée, notre police et nos services de renseignements, leurs donner des moyens – notre effort de défense devrait être porté à 4 % de notre PIB -, c’est une chose nécessaire mais pas suffisante. En effet, cela ne servira à rien s’’il n’est pas donné aux Français, à tous les Français, même – surtout – à ceux qui viennent d’ailleurs, l’amour de la France. Or, c’est exactement le contraire que fait la propagande de l’Etat en particulier dans l’enseignement… Comme l’écrit très bien Philippe de Villiers dans la préface qu’il a donné au très beau livre d’Yvan Blot  La Russie de Poutine : « On meurt pour sa famille, sa patrie ou son Dieu, et non pour la laïcité ou la sécurité sociale ». C’est en ce sens que nous pouvons dire que nos gouvernants (et pas seulement les actuels) sont responsables de tous ces morts. Mais nos politiciens, englués dans leurs campagnes électorales, sont-ils capables de faire cette politique, même s’ils le voulaient ? Poser la question est y répondre.

L’autre grand fait politique aura été le referendum victorieux au Royaume Uni sur le « Brexit ». Victorieux malgré la propagande mensongère prévoyant une catastrophe si le « non » à l’Union Européenne l’emportait et l’exploitation éhontée de l’assassinat de Joe Cox qui a certainement fait perdre 5 à 6 % de voix aux indépendantistes.

La « catastrophe » prévue ne vient pas même si la Livre a perdu un peu de sa valeur, ce qui est plutôt bon pour l’économie britannique. L’Ecosse proteste, je dirai ni plus ni moins qu’avant, les Ecossais ne s’étant jamais senti très « anglais », au contraire !

Le Royaume Uni reprend donc son indépendance. C’est une bonne chose pour lui. Au moins, ses gouvernants pourront mener la politique qu’ils entendent sans avoir à en rendre compte à « Bruxelles », à passer tous les accords internationaux qu’ils voudront mais seulement si cela correspond aux intérêts de leur pays.

C’est un exemple qu’il nous donne à nous Français qui sommes encore plus dépendant qu’ils ne l’étaient, étant en plus prisonnier de cette calamiteuse monnaie unique, l’Euro. Il nous a été dit que cette monnaie unique nous amènerait prospérité et des emplois, maintenant il nous est dit seulement que ce serait pire autrement ! En fait, cette monnaie unique, comme les directives européennes, sont une catastrophe pour notre pays, comme pour la plupart des autres. Il est temps de suivre l’exemple anglais pour pouvoir enfin reconstruire des solidarités entre pays européens libres et indépendants.

Il faudrait pour cela un pouvoir qui ne pense qu’à la France et aux Français et non pas à la prochaine élection. En fait, il manque à la France son indépendance pour pouvoir se défendre, fermer ses frontières lorsque c’est nécessaire, choisir ses politiques migratoire, monétaire, étrangère… Il faut à la tête de l’Etat un pouvoir fort mais non dictatorial, indépendant des groupes de pression, qui peut rassembler les Français et prendre les mesures nécessaires lorsque cela est utile. La république divise par nature, le Roi rassemble.

Philippe SCHNEIDER

(1)                Jour où la république « fête » l’anniversaire d’un massacre ( !) prélude à beaucoup d’autres et d’un génocide voulu et organisé par le gouvernement de la république française.

( 6 mai, 2016 )

EDITORIAL DU N° 325 DE LA LORRAINE ROYALISTE

François Hollande a parlé longuement pour ne rien dire, comme d’habitude, rien qui puisse intéresser les Français. Il est typiquement, comme presque tous les autres dirigeants, complètement coupé des réalités. Il vit dans son monde, celui des politiciens dont le seul but est de se faire réélire.

Il ne comprend pas que les décisions qu’il prend n’ont aucun effet car elles sont uniquement techniques, coupées des réalités économiques et sociales, de ce que vit la population. Et comme il a pris ces décisions, les lois étant ou allant être votés, il pense que tout va pour le mieux. En plus, si quelques statistiques plus ou moins truquées vont dans ce sens, il est content et le dit. Il n’a pas peur même d’entrer dans des détails pour appuyer ses dires. Nous n’avons pas vu un chef d’Etat parler, mais un vague administrateur très satisfait de lui et qui tient à le faire savoir. Il a même eu de mal à nous faire croire qu’il décide en toute indépendance, nous l’avons vu lorsqu’il a parlé de ses relations avec Angela Merckel, nous avons senti qu’il lui était entièrement soumis.

Il ne voit pas qu’il fait des mécontents partout et doit s’étonner de sa popularité toujours en baisse, même parmi ceux qui l’ont soutenu.

Il n’a pratiquement pas parlé de politique étrangère, pourtant il allait s’envoler pour le moyen orient. Il est vrai que ce n’était que pour faire de la figuration, la France n’étant, hélas, plus prise très au sérieux.

Que faudrait-il y faire si la France était encore elle-même ? Notre pays a deux devoirs dans cette partie du monde : d’abord combattre ceux qui nous attaquent, soit l’Etat Islamique et ses amis/ennemis d’El Qaïda, le Front al Nostra (les « amis » de Fabius), par ailleurs deux groupes d’assassins. Puis, ce qui est notre devoir depuis Saint Louis, aider les Chrétiens, en particulier – mais pas uniquement – du Liban. Or, notre gouvernement est très mauvais sur ces deux points, se contentant de suivre les Américains dans leur politique catastrophique et de faire plaisir à nos bailleurs de fonds saoudiens et qataris. S’il n’y avait pas l’efficacité des Russes, il est probable que les islamistes ne subiraient pas leurs défaites actuelles.

Le Président n’a pas convaincu. Dans le gouvernement même, il semble que beaucoup veulent surtout préparer leur avenir personnel, comme dans le parti socialiste. Si ce n’est pour 2017,  au moins pour 2022 !

Nous assistons également à une contestation dans la rue de la part de l’ultra gauche sous forme  classique de grèves et de manifestations mais aussi avec les « nuits debout », pâle imitation des « Veilleurs » qui sont plus nombreux et présents dans toute la France depuis maintenant près de 3 ans… Mais la « grande presse »  n’en parle pas car cela ne va pas dans le sens de sa  propagande. Notons aussi que ces derniers, contrairement aux premiers, ne sont ni des violents, ni des casseurs, ni des sectaires… !

Chacun essaye donc de se positionner en vue des prochaines élections dans un pays où le gouvernement et le chef de l’Etat ont de moins en moins de pouvoir : politique économique, étrangère, « sociétale », justice, tout est maintenant dirigé de Bruxelles/Berlin, voire de Washington. Il s’agit surtout, pour les prétendants, de parvenir à un poste ou un strapontin qui garde prestige et avantages en tout genre. Ils en sont d’ailleurs très contents : ayant les prébendes sans le travail sinon celui de se mettre en avant et d’adopter les bonnes stratégies électorales.

Quand aurons-nous un prétendant qui veuille agir pour  le bien de la France et des Français ? Nous ne pouvons en avoir dans ce système républicain même si certains en avaient la volonté car le système électoral et les intérêts que le financent ne le veulent pas. Pourtant, l’histoire nous montre que ce n’est pas utopique mais il faut changer le système politique et d’abord supprimer l’élection du Chef de l’Etat qui est le mal absolu en France. Il faut redonner le pouvoir à son représentant légitime, le seul qui puisse être indépendant des groupes de pression financier ou autres, pouvant être ainsi un arbitre à l’intérieur tout en poursuivant une politique étrangère indépendante dans l’intérêt uniquement de la France et tenant compte des liens historiques qu’elle a. Ce Chef de l’Etat légitime, c’est notre Roi et notre rôle est de convaincre le maximum de Français que c’est ce qu’ils recherchent confusément.

Philippe SCHNEIDER

( 26 mars, 2016 )

Editorial du numéro 324 de LA LORRAINE ROYALISTE

Le sous titre du numéro de ce mois-ci de Politique Magazine est « l’année de tous les risques ». En effet, le monde, et plus spécialement la France, est dans une période de turbulence extrême. En politique étrangère, déjà, avec les risques que nous font courir les politiques agressives de la Turquie ou de l’Arabie Saoudite, le manque de réalisme des Etats Unis, l’inexistence de la France et des autres pays européens. Il suffirait d’une étincelle, d’une provocation voulue ou pas pour que cela dégénère (souvenons-nous de Sarajevo !). Or nous ne sommes pas prêt militairement et notre politique étrangère stupide de suivisme « otanien » peut nous entraîner là où nous ne voudrions pas aller. Sans compter Mme Merckel qui semble maintenant prendre seule des décisions pour l’Europe (voir son « accord » avec la Turquie) sans l’avis des autres dirigeants, français compris.  Et il ne faut pas compter sur celui qui nous sert de Président (comme sur ses prédécesseurs d’ailleurs) pour savoir réagir à temps !

De toutes les façons, nos politiciens ne s’y intéressent pas. Les seules choses qui comptent sont les tactiques à étudier, appliquer en vue de l’élection présidentielle de 2017. Le projet de réformes sur le droit du travail le montre bien : cherche-t-on a effectivement favoriser l’emploi tout en protégeant les Français ? Non, il convient seulement d’étudier quelles sont les mesures à prendre pour suivre les ordres de « Bruxelles »  – mais pas forcément à les appliquer ensuite – qui permettront de gagner des voix d’un côté sans trop en perdre de l’autre. Et tout est comme cela.

Comment faire confiance en ce gouvernement pour faire face aux dangers qui arrivent ? Cela tiendra bien jusqu’à la prochaine échéance électorale ! Tel semble être leur espérance et cela depuis plusieurs décennies. Et la situation n’en finit pas de s’aggraver ! Tenter de traiter les problèmes n’est pas le leur. Peu importe la crise économique qui n’en finit plus. Pas plus que la crise migratoire sur laquelle nous n’avons aucune prise et qui risque de s’aggraver : pensons en particulier à l’Algérie ! Ce pays soumis depuis sa séparation de la France à la dictature d’une sorte de « mafias » du parti FLN et aussi d’une « famille » et ses amis au pouvoir. Ces dirigeants  n’ont jamais profité de la « manne » pétrolière et gazière pour développer le pays – au contraire – seulement le « piller ». Ce pays ne pourra bientôt plus importer les biens nécessaires à la survie de la population. D’où un risque de guerre civile pire que la dernière et un exode massif qui voudra se diriger vers la France.

Des mesures importantes devraient être rapidement prises. Il faut pour cela un chef de l’Etat qui n’ait pas pour seule préoccupation sa prochaine élection mais seulement le salut nationale, l’avenir du pays et redonner de l’espérance aux Français. N’oublions pas qu’il n’y a pas que les besoins matériels à résoudre, mais que les Français ont aussi – surtout – à connaître de nouveau une renaissance culturelle, morale, spirituelle…

Redonner un visage humain au pouvoir tout en le rendant plus efficace. Voilà le but que devrait se donner toute personne qui fait de la « politique » au sens noble du terme et non pas faire de la démagogie en vue de la prochaine élection, ceci bien entendu sur le plan national.

Il n’y a pas de visage humain plus vrai que d’avoir une famille à la tête des familles françaises, car la famille est et doit rester la cellule de base de la société, ce que refuse l’idéologie libertaire des hommes au pouvoir et dans l’opposition. Nous avons eu pendant 8 siècles ce type de pouvoir en France, c’est lui qui a fait notre pays. Si nous voulons le sauver, nous devons renouer avec son histoire, son passé sans nostalgie mais pour y puiser des possibilités de progrès dans tous les domaines et en toute indépendance tout en ayant des rapports amicaux avec nos voisins.

Alors, mobilisons-nous pour faire de cette année difficile celle où nous convaincrons les Français à ne pas désespérer mais commencer à entrevoir la possibilité d’une renaissance autour de notre Roi.

Philippe SCHNEIDER

1234
Page Suivante »
|