( 25 avril, 2019 )

Décision tragique pour Vincent Lambert : le Conseil d’Etat confirme son euthanasie

 

Mercredi 24 avril 2019

COMMUNIQUE

 

Le Conseil d’Etat vient de confirmer le jugement du Tribunal Administratif (TA) de Châlons-en-Champagne conduisant à l’euthanasie de Vincent Lambert.

C’est le pire dénouement possible pour Vincent, pour ses parents, les frères et sœurs qui le soutiennent, pour ses amis et les 110 000 soutiens du comité, mais aussi pour les milliers de patients qui vivent en France dans le même état pauci-relationnel que Vincent.

Les experts mandatés par le Tribunal Administratif avaient eux-mêmes affirmé que sa prise en charge ne relevait pas de l’acharnement thérapeutique ou d’une obstination déraisonnable. Ils avaient préconisé son transfert. En avril 2018, alors que la vie de Vincent était déjà gravement menacée, 70 médecins avaient rappelé dans un quotidien national que Vincent Lambert n’était pas en fin de vie et que des unités spécialisées existaient dans notre pays pour le prendre en charge.

La justice en a décidé autrement et préfère avaliser des pratiques d’élimination des handicapés sous couvert de lutte contre l’acharnement thérapeutique et de la manière la plus hypocrite qui soit : en provoquant la mort de faim et de soif pour éviter d’avoir à pousser sur la seringue.

Vincent Lambert est dans un état stable. Il n’est pas en fin de vie. Il n’est pas sous assistance respiratoire ni cardiaque. Il n’a pas perdu le réflexe de déglutition Ses parents qui le visitent chaque jour voient bien qu’il n’est pas le légume décrit par les médias et beaucoup de médecins le constatent avec eux (Tribune des 60 médecins). Vincent Lambert est un très grand handicapé, en état de conscience minimale, mais beaucoup d’autres le sont comme lui et accepter qu’il trouve la mort dans les conditions d’une euthanasie déguisée condamnerait de facto tous ses semblables.

Cette décision du Conseil d’Etat n’est pas définitive. Les avocats qui défendent la vie de Vincent ont annoncé de nouveaux recours, en premier lieu devant les instances internationales défendant les droits des handicapés en application de conventions auxquelles la France a adhéré.

( 24 avril, 2019 )

Sri Lanka : permanence de la fureur islamiste génocidaire des chrétiens.

 

           Bernard Antony, président de l’AGRIF, président de  Chrétienté-Solidarité, communique :

Sri Lanka : permanence de la fureur islamiste génocidaire des chrétiens.

Cette fois, dans les médias, sur les massacres de Pâques au Sri Lanka, on ne s’est plus risqué à raconter la fable récurrente des attentats commis par des « déséquilibrés » ou des « loups solitaires ».

Le bilan n’est hélas pas définitif, il s’alourdit de jour en jour : plus de trois cents morts et des centaines de blessés, le plus souvent atrocement. Ce sont les chrétiens qui étaient visés, parce que chrétiens, rassemblés ce jour en famille dans leurs églises pour célébrer la Passion et la Résurrection du Christ.

Une fois encore l’islamisme jihâdiste a perpétré, avec notamment la préparation d’attentats-suicides, un ensemble de tueries relevant de la définition du crime contre l’humanité. Le gouvernement sri lankais, qui n’a tenu aucun compte des alertes précises de ses services de renseignement sur leur préparation, porte une responsabilité accablante dans la négligence criminelle de ces massacres à visées populicides.

Il y a cent quatre ans exactement, le 24 avril 1915, commençait à Istanbul, jadis Constantinople, le génocide par les Jeunes Turcs des Arméniens, des Assyro-chaldéens, des Grecs et autres chrétiens des territoires de l’actuelle Turquie.

Au long de plus d’un siècle, les exterminations des chrétiens n’ont jamais cessé dans le monde, souvent avec aussi celles d’autres populations à génocider, les juifs bien sûr mais aussi tous les peuples que ciblaient les barbaries nazies et communistes et que cible l’islamisme terroriste.

Par dizaines de millions, les chrétiens ont été éliminés, cible constante de toutes les monstruosités totalitaires. Depuis le début du siècle, avec les attentats de Ben Laden, les abominations de l’islamisme jihâdiste n’ont jamais cessé.

En premier et toujours est visé par cette idéologie religieuse mortifère le christianisme, taxé dans le Coran et les hâdiths du seul crime impardonnable par Allah : celui d’associer d’autres Dieux à Dieu ainsi qu’il en serait selon Mahomet dans la foi en la Sainte Trinité.

Bien sûr les musulmans, dans leur immense majorité, réprouvent le terrorisme. Mais force est de constater que presque partout où sont des populations musulmanes le virus criminogène de l’islam radical en contamine des fractions plus ou moins marginales.

La méconnaissance par les responsables religieux ou politiques des textes fondamentaux de l’islam sur lesquels s’appuie indubitablement ce radicalisme exterminateur est ainsi véritablement inexcusable. Le maréchal Sissi a naguère courageusement exprimé la nécessité d’en finir avec leur sacralisation.

Chrétienté-Solidarité partage aujourd’hui le deuil des catholiques du Sri Lanka. Nous sommes tous les chrétiens sri lankais ! Comme nous sommes tous, au long de leurs hécatombes, des chrétiens d’Orient, d’Afrique, d’Extrême-Orient…

( 18 avril, 2019 )

l’AGRIF engage des poursuites contre Hafsa de l’UNEF

 

Communiqué de l’AGRIF

 

L’AGRIF a chargé ce jour ses avocats d’entamer la procédure qui s’impose contre la déclaration de la dénommée Hafsa du bureau national de l’UNEF.

Cette dernière a en effet publié la déclaration pousse-au-crime et raciste que voici : «  « Les gens ils vont pleurer pour des bouts de bois. Wallah vous aimez trop l’identité française alors qu’on s’en balek objectivement c’est votre délire de petits blancs. »

Par ailleurs l’AGRIF saisit le Parquet pour que celui-ci engage l’enquête qui s’impose à l’évidence contre les auteurs de la provocation au crime taguée sur de nombreux murs ou relayés par internet : « la seule église qui illumine est celle qui brûle ».

L’AGRIF

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( 21 mars, 2019 )

mercredi 20 mars 2019 Contre le rappeur Nick Conrad, auteur de « Pendez les blancs… », grande victoire de l’AGRIF !

 

Communiqué de l’AGRIF

 

Le tribunal de Paris a condamné aujourd’hui Nick Conrad à une amende de 5000€ avec sursis mais également à payer 1000€ à l’AGRIF et 1000€ à la Licra.

Cette dernière avait raccroché son wagon à l’AGRIF qui, par ailleurs, a sauvé la procédure alors que le Parquet allait laisser prescrire !

( 19 mars, 2019 )

Action judiciaire contre l’infamie de Charlie Hebdo

 

Communiqué de l’AGRIF

 

La couverture de Charlie-Hebdo de cette semaine, immonde crachat sur le Christ en croix est une vomissure d’obsédé sexuel et scatologique.

Son auteur se glorifie d’avoir atteint les sommets de la dérision pornographique blasphématoire.

On imagine sans mal dans quel univers mental habite ce misérable.

Ce serait se ravaler à son  niveau de putridité que de camper sa gueule dans une composition aussi infra-humaine.

Le personnage est évidemment un lâche. Il sait qu’il ne risque rien en offensant les catholiques. Car aujourd’hui encore, pareille abomination sur le prophète Mahomet déclencherait un tsunami d’indignation dans tout l’islam, pas seulement chez les jihadistes.

Certains nous diront que le blasphème, même au plus haut degré d’abjection, ne tombe pas sous le coup de la loi.

Mais l’atteinte au respect de la dignité humaine ne peut être sans limite.

Sur ma demande, nos avocats préparent dès aujourd’hui l’action judiciaire qui s’impose sur le fondement de la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

Bernard ANTONY

( 18 mars, 2019 )

Barbarie d’ultra-gauche sur les Champs Élysées mais barbarie du « meilleur des mondes » au gouvernement !

 

Communiqué de l’AGRIF

 

La sauvagerie de l’ultra-gauche rouge ou noire a pu déferler ce dernier samedi sur les Champs Élysées.

La France est ainsi ce début du XXI° siècle confrontée à plusieurs barbaries.

La plus sanguinaire à ce jour a évidemment été celle de l’islam jihâdiste à l’image de ce qu’il est toujours et partout dans le monde avec notamment ses organisations terroristes  internationales, telles qu’Al-Qaïda, l’État islamique, Boko Haram et autres, faisant dans des sommets d’atrocités des centaines de milliers de victimes, chrétiennes ou yézidies, et juives encore, mais aussi dans les populations musulmanes d’autres branches honnies de l’islam.

Mais une autre barbarie s’est une fois encore manifestée en marge des gilets jaunes…

À Paris surtout, mais pas seulement, la violence émeutière, curieusement, incroyablement non prévenue, a été le fait de véritables organisations d’une extrême-gauche de guerre civile, « Black Blocks », « antifas » et autres groupuscules d’anarchisme révolutionnaire admirant Action Directe, la bande à Baader ou les brigades rouges.

Comment sur ce point oublier l’extraordinaire complaisance judiciaire à sens unique dont ont bénéficié naguère les agresseurs « antifas » dans l’affaire de l’agression délibérée ayant hélas entraîné la mort de l’un d’entre eux, Clément Méric, tombé sous le coup violent qu’il avait manifestement provoqué.

Mais, pourquoi ces groupuscules de l’ultra-gauche violente et même criminelle qui ce samedi encore ont incendié, pillé, dévasté, et commis des violences qui auraient pu être mortelles n’avaient-ils pas été dissous comme il en fut de très nombreux  groupuscules présentés comme dangereux pour la République et qualifiés « d’ultra-droite » ? Sans que l’on s’avise de préciser en quoi leurs idées semble-t-il vaguement inspirées pour certains par les idéologies totalitaires du fascisme et du nazisme, pouvaient bien être de droite.

De quelles connivences l’ultra-gauche émeutière bénéficie-t-elle donc ? Ou alors, pour quelle instrumentalisation politique entend donc l’utiliser monsieur  Castaner, si pitoyable ministre de l’Intérieur ?

Mais il est une autre barbarie, non émeutière et sans doute jamais médiatiquement dénoncée, et au contraire exaltée comme le règne du progrès, c’est celle du « meilleur des mondes ». Celle de la culture de mort, par d’abord la libre suppression en France du droit à la vie, chaque année pour deux cent mille enfants à naître. Celle ensuite de toutes les manipulations des embryons d’êtres humains sous le couvert d’une soi-disant bioéthique, à des fins d’eugénisme, et bien sûr pour le libre cours à l’euthanasie, mot qui sonne justement comme « État nazi ».

Quiconque désormais s’avise de dire son opposition à la suppression d’une vie qu’est tout avortement ou toute euthanasie se voit  aussitôt médiatiquement et politiquement lynché, menacé des foudres de la loi, notamment par de sinistres femmes ministres, véritables furies prosélytes de la barbarie du meilleur des mondes.

Ainsi est non seulement bafoué le respect de la vie humaine innocente mais exaltée comme un progrès sa suppression. Comme dans le « 1984 » de Georges Orwell, l’inversion du sens des mots est radicale. Les actes de mort comme l’IVG sont présentés comme des conquêtes de la vie sociale !

Qui ne le mesure, entre les idées des incendiaires anarcho-gauchistes et celles des bourgeois libéraux libertaires au pouvoir, façon Macron, Schiappa, Buzyn, il n’y a que des différences de degrés, pas de nature.

Les plus fondamentalement pernicieux pour la défense de la vie et de l’écologie humaine ne sont pas les premiers.  

L’AGRIF

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( 14 mars, 2019 )

La bombe à retardement algérienne nullement désamorcée

 

Communiqué de l’AGRIF

 

L’ultime utilisation par la gérontocratie FLN-ALN de la momie du sieur Bouteflika depuis longtemps gaga, ne fait peut-être que retarder l’explosion de la bombe à retardement algérienne dont nous avons depuis longtemps annoncé la menace.

Déjà moitié mort, moitié vivant, presque aussi rafistolé et siliconé que la charogne de Lénine sous son mausolée, la momie Bouteflika devrait servir encore à donner un peu de temps aux vieux fellaghas et aux islamistes en embuscade pour négocier une transformation digne de celle préconisée dans le film « Le Guépard » : « il faut que tout change pour que rien ne change ».

Plus que jamais, l’histoire et la réalité de l’Algérie sont extraordinairement soumises à la désinformation, aux occultations, aux mensonges.

Cela, bien que des centaines de milliers de « franco-algériens » aillent et viennent au fil des mois entre les deux pays aussi fermé aux journalistes et aux informateurs que les pays communistes. La vérité, c’est qu’on a su bien peu de chose sur les tenants et les aboutissants des dernières manifestations contre la 5ème  « candidature » de Bouteflika.

La vérité, c’est qu’on nous a présenté et qu’on nous prédit un « printemps algérien » avec la même légèreté que jadis pour les « printemps arabes ».

En revanche, ce qui relève d’une information sûre, c’est la dégradation visible de la situation économique et sociale, c’est l’accroissement du chômage, c’est la révolte d’une grande partie de la jeunesse, qu’elle soit « islamiste » ou au contraire aspirant à une société libérée du carcan de la charia.

Mais presque tous regardent vers la France, beaucoup persuadés qu’ils doivent en continuer la conquête, d’autres qu’elle leur appartient de plein droit en raison du « crime contre l’humanité perpétré par le colonialisme » ainsi que le leur a enseigné lamentablement Emmanuel Macron.

Seule hélas, une trop petite minorité sait ce qu’il en fut de la réalité de l’Algérie barbaresque sous férule ottomane, avec son système esclavagiste.

Trop peu encore savent aujourd’hui que le FLN qui dirige leur pays depuis 1962, nullement du fait  d’une victoire militaire mais grâce à l’abandon de la France, a massacré par centaines de milliers les kabyles ou arabes, rétifs ou opposés à sa domination. Sans parler des crimes et abominations perpétrés contre les Européens et les juifs indigènes.

Mais il n’y a que la mémoire de « l’abomination colonialiste » à être entretenue par le régime et toutes ses institutions. Non sans l’appui de la plupart dans la médiacratie française.

En revanche, pour les hécatombes et les atrocités de la guerre civile des années 1990-2000 entre les islamistes et l’armée, la règle est l’omerta.

Rappelons qu’entre 1830 et 1962, nonobstant les pertes d’abord entraînées par la conquête et puis à partir de 1945 par la guerre dite de décolonisation, la population de l’Algérie passa d’environ deux millions et demi à plus de dix millions d’habitants.

Aujourd’hui elle compte environ 42 millions d’habitants. Ils devraient être 50 dans dix ans.

C’est ainsi que poussés par la misère ou par un nouveau conflit entre le régime et les islamistes, et ceux qui ne veulent plus du carcan de la charia, des millions d’algériens pourraient encore venir demain gonfler les flots de l’immigration déjà considérable.

On pèse là combien il serait nécessaire pour la France d’en finir avec une culture de repentance masochiste sur son rôle pendant 132 ans en Algérie afin de ne plus accueillir des populations hostiles, affaiblissant toujours plus, dans un grand remplacement, les fondements de son identité.

L’AGRIF

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( 1 mars, 2019 )

Abus sexuels : une réunion pour (presque) rien

 

 

Communiqué de RENAISSANCE CATHOLIQUE

 

Du 21 au 24 février dernier, s’est déroulée à Rome, à la demande du pape François, une réunion de 190 cardinaux, évêques, supérieurs religieux, experts, etc. du monde entier afin de lutter contre les abus sexuels dans l’Église. À son issue, le pape François a prononcé un discours qui a déçu de nombreux observateurs et victimes.

 

Les faits

Depuis plusieurs années se multiplient les révélations à propos d’abus sexuels perpétrés par des clercs contre des adolescents. Faits longtemps couverts par la hiérarchie ecclésiastique, sous le prétexte de ne pas nuire à la réputation de l’institution. L’Irlande et les États-Unis ont été particulièrement frappés par ce phénomène qui a, de manière considérable, in fine, nuit à l’image de l’Église. Ainsi, la pratique religieuse s’est effondrée en Irlande et les vocations sacerdotales y ont quasiment disparu.

Les juridictions civiles, saisies de ces crimes, enquêtent sur les clercs coupables mais aussi sur leurs supérieurs qui les auraient couverts. Des condamnations ont été prononcées et, en particulier aux États-Unis, des sommes considérables ont dû être versées aux victimes. Chaque révélation est l’objet d’un lynchage médiatique en règle de la part des médias dominants.

 

Les causes

Les spécialistes n’établissent pas, paraît-il, de lien entre homosexualité et pédophilie. Peut-être. Néanmoins la réalité est brutale : aux États-Unis, 80 % des actes pédophiles sont de nature homosexuelle. Or depuis plusieurs décennies, la culture homosexuelle s’est étendue dans l’Église atteignant des proportions inimaginables. Le livre de Frédéric Martel, Sodoma, s’il n’est certainement ni désintéressé ni au dessus de tout soupçon, livre cependant un ensemble de faits qui ne font que confirmer les graves accusations portées contre certains évêques et prêtres par Mgr Vigano en août 2018. Ainsi, en août 2016, Mgr Martin, archevêque de Dublin, avait dû retirer ses séminaristes du séminaire national de Maynooth, reconnu comme foyer actif d’homosexualité militante. Le regard sur l’homosexualité a changé, le discours moral s’est amoindri, les règles d’ascèse et de prudence se sont estompées. L’Église a renoncé à s’opposer au monde et à une de ses revendications emblématiques : la légitimité puis l’exaltation de la culture gay. Tout le monde a en mémoire la fameuse formule du pape François : « Qui suis-je pour juger une personne gay… qui cherche le Seigneur avec bonne volonté ? » La seconde partie de la phrase est souvent oubliée mais change-t-elle quelque chose, quant au fond ? Enfin il est incontestable que le pape François est entouré ou a facilité la carrière de nombreux ecclésiastiques gay-friendly ou ayant protégé des prêtres soupçonnés d’abus sexuels : les cardinaux Mac Carrick et Cupich, NNSS Zanchetta, Ricca ou Barros.

 

La réunion des évêques : un cataplasme sur une jambe de bois

À l’issue de cette réunion, le Saint-Père a prononcé un discours largement dominé par des considérations sociologiques. Les enfants sont victimes d’abus de la part de personnes…qui les fréquentent : famille, éducateurs, entraîneurs sportifs, prêtres, etc. Ce constat ne constitue pas une avancée conceptuelle majeure. Dans le même registre : ceux qui se noient sont généralement en contact avec un élément liquide ! Le pape dénonce ces « crimes abominables, l’abus de pouvoir, le mystère du mal », il en appelle à « transformer ce mal en opportunité de purification », etc. Bene ! Recte ! Optime ! Malheureusement ces bonnes intentions ne s’incarnent dans aucune mesure concrète. Il y a dans ces vœux pieux quelque chose de profondément pathétique. Ainsi, la limite d’âge des mineurs (14 ans, selon le droit canon) sera haussée mais on ne sait pas à quel niveau. Si « aucun abus ne doit jamais être couvert », on ignore les sanctions encourues par les éventuels coupables. Or ces sanctions existent et les mesures pour remédier à des situations de crise morale dans l’Église sont connues. En effet, ce n’est pas la première crise que vit l’Église. Les réformes grégorienne au XIe siècle et tridentine au XVIe siècle donnent les clés d’une vraie réforme de l’Église : rappels précis de la doctrine, mises au pas des évêques récalcitrants, formation sérieuse des candidats au sacerdoce, exigences ascétiques et mystiques, etc. En conclusion de l’encyclique Pascendi (8 septembre 1907) dénonçant et condamnant le modernisme, saint Pie X établit un vrai plan de bataille contre l’hérésie : revalorisation de la philosophie thomiste, exclusion des modernistes du sacerdoce et des chaires d’enseignement, interdiction de publier des ouvrages modernistes, mise en place de conseils de vigilance diocésains, obligation de prestation du serment antimoderniste pour les candidats au sacerdoce, etc. Aucune mesure de ce type n’est annoncée dans le document pontifical.

Mais, sur le fond, il y a bien pire. Un silence, complice, est fait sur l’homosexualité ou, plus bénignement, sur le non respect par de nombreux prêtres de la loi du célibat ecclésiastique. L’impression est donnée que l’Église ne s’intéresse en fait qu’aux perversions morales qui obtiennent le consensus de l’opinion publique et des médias dominants. À cet égard, le recours systématique aux juridictions civiles laisse pantois. C’est d’abord, pratiquement, nier l’existence d’un droit spécifique à l’Église, le droit canon, étroitement associé à son statut de société parfaite. L’Église semble avoir renoncé à juger, selon son droit propre, ses membres qui contreviendraient à ses lois sans se mettre en infraction avec la loi civile. Existe-t-il des tribunaux ecclésiastiques qui jugent, encore, des cas d’homosexualité ou de concubinage notoire à l’égard de prêtres ou d’évêques ? La question mérite d’être posée. Il faut ensuite être d’une désarmante candeur, d’une naïveté touchante, n’était l’importance des enjeux, pour faire une absolue confiance à la justice civile. En France, 30 % des magistrats sont syndiqués au Syndicat de la Magistrature, officine gauchiste dont la haine de l’Église est une ligne d’action constante. N’oublions pas, également, la présence massive de la franc-maçonnerie dans la magistrature. « J’ai confiance en la justice de mon pays », c’est beau comme l’antique, mais pas avant d’avoir bu trois verres de Muscadet.

 

Conclusion

Il est certain que cette réunion des évêques et le discours de François n’ont guère convaincu. « Le poisson pourrit par la tête » dit l’adage populaire, « L’escalier se balaie par le haut », enseignent les spécialistes en management. Tant que perdurera l’impunité canonique dont bénéficient évêques, cardinaux et prélats de Curie, aucune réforme de l’Église ne sera possible. Tant que l’homosexualité ne sera pas dénoncée et combattue comme un acte « intrinsèquement désordonné » (CEC § 2357), les abus sexuels se multiplieront. Enfin, parce que c’est la loi de la vie, il faudra des exemples. Ainsi, en 1627, François de Montmorency-Bouteville fut décapité pour avoir négligé le fait que le duel jusque-là interdit et toléré, devenait désormais, le cardinal de Richelieu gouvernant, interdit et…interdit.

Jean-Pierre Maugendre

( 22 février, 2019 )

Communiqué de « la Manif pour tous »

Propos de Marlène Schiappa :
La Manif Pour Tous attend des excuses immédiates

 

La secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa évoque dans une interview à Valeurs Actuelles « l’existence d’une convergence idéologique » entre La Manif Pour Tous et « les terroristes islamistes » !

Ce scandaleux amalgame enrôle le terrorisme dont il méprise les victimes et insulte les millions de Français mobilisés depuis 2012 pour témoigner pacifiquement de leur attachement aux droits de l’enfant et à la famille, premier lieu de solidarité et refuge pour les plus vulnérables.

En comparant l’incomparable, Marlène Schiappa se livre à une provocation qui augure très mal du débat à venir sur les enjeux majeurs de la révision de la loi de bioéthique. Les caricatures et les violences verbales n’ont pas leur place dans le débat public. Trop, c’est trop ! La Manif Pour Tous attend des excuses immédiates de Marlène Schiappa.

 

( 18 février, 2019 )

Entre Simone Veil et Simone Weil, nous avons depuis longtemps choisi.

 

Communiqué de l’AGRIF

 

Je ne suis pas toujours d’accord, notamment sur la loi Giscard-Chirac-Veil, avec Marine Le Pen et Gilbert Collard. Mais j’approuve totalement ce qu’ils ont dit des abrutis racistes et antisémites qui ont agressé Alain Finkielkraut, dont je partage depuis longtemps son affection pour Charles Péguy et certaines analyses sur les dérives de l’esprit public.

On attend avec impatience de savoir si, comme cela semble probable, ces agresseurs sont de la mouvance de « l’ultra-gauche » ou d’une « extrême-droite » ultra-gauchisée ou tout simplement de l’islamo-gauchisme dont l’inénarrable Benjamin Griveaux, qui n’a jamais entendu parler d’Houria Bouteldja, dit ne pas savoir ce que c’est !

Cela dit, n’est-il pas odieux de déverser médiatiquement, comme on le voit et l’entend sans cesse, de malhonnêtes et même monstrueux amalgames entre les antisémites et les défenseurs du respect de la vie innocente, qu’il s’agisse de dire non à la massive banalisation de l’avortement ou de celle de l’euthanasie ?

Le régime nazi ne fut-il pas ardemment prosélyte et atrocement acteur de l’extermination de petits enfants handicapés, face à laquelle se dressa l’héroïque évêque Monseigneur Clemens August Von Galen, bientôt appelé « le lion de Münster » parce qu’il faisait rugir Hitler ?

Mgr Galen a été béatifié par Benoît XVI.

Actif promoteur de l’avortement et de l’euthanasie, et des manipulations génétiques, Hitler n’était-il pas aussi quelque peu antisémite ?…

Inversement, il y a quelques années, lors d’une immense marche pour la vie à Washington, je fus heureux d’y constater la sympathique présence de nombreux et courageux rabbins, et notamment de l’un d’entre eux, superbe orateur, qui traita avec beaucoup d’affliction du cas de leur coreligionnaire française Simone Veil.

C’est avec consternation que j’ai encore appris hier au soir sur une chaîne en continu l’idée saugrenue, déjà médiatiquement répandue notamment par M. Daniel Cohn-Bendit, de sculpter désormais les bustes de Marianne sous les traits de cette dernière.

Déjà que l’avortement est de plus en plus tristement érigé en valeur sacralisée, n’y a-t-il pas là une annonce de divinisation de Simone Veil à la façon de l’antiquité romaine ?   De quoi être jaloux pour messieurs Giscard d’Estaing et Chirac dont la loi sur l’IVG porte tout de même le nom avant celui de madame Veil !

Mais pour ce qui est de nous, ne niant certes nullement la part d’héroïsme de Simone Veil, rescapée de l’enfer nazi, et triste pour elle du rôle que lui firent jouer messieurs Giscard et Chirac, nous continuerons plus que jamais à lui préférer Simone Weil, l’admirable militante, philosophe, mystique et résistante, ayant rejoint la France Libre, morte à Londres en 1943 et dont l’essentiel de l’œuvre a été rééditée chez Gallimard (collection Zuarte).

Bernard Antony

L’AGRIF

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