( 27 novembre, 2021 )

TVLibertés, fer de lance de vos idées : mobilisation générale

 

Communiqué de TVLibertés

 

En 2021, sans bruit et sans publicité, TVLibertés a battu tous les records d’audience depuis sa naissance en 2014. Grâce à la confiance totale de nos donateurs, nous avons traversé huit années passionnantes d’engagement pour nos téléspectateurs.
Déjouant les actes de censure, les anathèmes, les oukases, TVLibertés a été au rendez-vous de tous les combats, de toutes les justes causes.
Nous avons donné la parole aux millions de Français de la Manif pour Tous contre les destructeurs ou les dé-constructeurs de la famille et de ses valeurs.
Nous avons donné la parole aux millions de Français des Bonnets Rouges et des Gilets Jaunes contre cette caste hors-sol qui les a ignorés, dénigrés, privés de leur dignités, dépossédés de leur identité.
Nous avons donné la parole aux millions de Français opposés au pass-sanitaire, face aux gouvernants qui suppriment les libertés individuelles, fondamentales et imposent, par un contrôle permanent, une société de surveillance.
Mais TVLibertés, ce n’est pas que cela ! C’est aussi la mise en lumière de milliers d’intellectuels, spécialistes, responsables, influenceurs et YouTubeurs. On cherchait à les faire taire. Nous nous sommes faits leur porte-voix pour contrer la mainmise de la gauche sur la culture et l’audiovisuel ; cette gauche frelatée qui conditionne les Français avec l’argent de leur redevance.
Symbole des nouveaux médias alternatifs, TVLibertés a bousculé la presse audiovisuelle dans son entier. Les médias les plus lucides comprennent dorénavant que leur survie se joue avec un esprit d’ouverture à toutes les sensibilités et à de nouveaux visages.
Mais ce n’est plus suffisant ! Le temps est venu de remplacer le vieux monde médiatique subventionné, épuisé, recuit. Procédons ensemble à ce grand remplacement !
Nous n’avons jamais été aussi prêts de renverser la table. Certains cherchent à le faire électoralement, mais que cela soit clair dans tous les esprits : les politiques ne font que récolter le fruit du travail d’influence et d’éveil mené, jour après jour, par la presse alternative.
L’année 2022 qui s’annonce va être l’année de tous les dangers. La France, chacun le sent bien, est à un tournant décisif où va se livrer la mère des batailles.
TVLibertés ne cesse de renforcer son audience et son influence. Nous touchons dorénavant les Français par millions. Le système et ses représentants ne nous pardonnent pas cette réussite. Ils ne nous épargneront aucun mensonge, aucun fake, aucun coup bas. Il faudra avoir les moyens de répondre et riposter, créer et innover, se battre pied à pied, maintenir les positions, lancer les offensives, gagner du terrain, briser les lignes adverses, remporter des victoires décisives, faire gagner nos justes causes.
Nous sommes à un tournant. Jamais depuis 2014, nous n’avons eu autant besoin de vous. Jamais !
Nous avons besoin de votre soutien et de votre don. Nous avons vraiment besoin de nouveaux dons pour continuer de peser et empêcher la ruine de notre nation.
Je vous demande de répondre dès maintenant à notre appel pour faire de TVLibertés une arme : le fer de lance du renouveau, de la renaissance, du redressement.
TVL, une arme : le fer de lance de vos idées.

Martial Bild
Directeur général TVLibertés

( 22 novembre, 2021 )

Le troisième référendum en Nouvelle-Calédonie : Les propos de Lecornu annoncent une nouvelle trahison macronienne

 

Communiqué de l’AGRIF

 

Alors que les deux premiers ont donné une nette majorité aux partisans du maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France, voici qu’un troisième référendum est organisé en Nouvelle-Calédonie pour le 12 décembre prochain.

Ce dimanche 14 novembre le ministre des Outre-Mer, le bien nommé Lecornu  a proféré ceci : « Au sens des Nations-Unies, la Nouvelle-Calédonie fait partie des territoires qui sont encore à décoloniser. On ne peut pas y échapper, c’est une parole qui a été donnée à l’ensemble des parties par les présidents de la République successifs ». C’est évidemment là une double énormité. Car il y a encore dans le monde des pays abominablement colonisés comme le Tibet par la Chine rouge et il n’y a aucune nécessité à ce que la France se soumette à un ukase onusiaque.

Si la manœuvre consistant à larguer la Nouvelle-Calédonie au mépris de la plus grande partie de ses habitants (certains odieusement interdits de scrutin) aboutissait, ce serait, en effet, le feu vert pour une inéluctable colonisation économique et politique par la Chine rouge ou l’Australie.

Pour nos compatriotes de ces terres françaises des antipodes, cela signifierait l’acceptation d’une soumission à une ou plusieurs mainmises internationales et celle de la fin de leur identité française. Pour la France, ce serait l’abandon de sa souveraineté sur une immense superficie maritime avec toutes les richesses qu’elle recouvre.

Or, manifestement, le petit Micro-Néron veut imiter le grand décolonisateur Charles de Gaulle. Or, on ne cesse pourtant de mesurer ce qu’a coûté en dizaines de milliers de vies humaines l’abandon par ce dernier de l’Algérie, dans les conditions atroces que l’on sait et qui auraient pu être évitées pour des dizaines de milliers de Français musulmans, juifs ou chrétiens : et sans que cela ait permis à la France de ne pas subir depuis la déferlante sans fin de « l’islamigration » algérienne conquérante.

Ce ne sont certes pas quelques milliers à peine de Mélanésiens indépendantistes – car, tant s’en faut, les Kanaks ne le sont pas tous – qui pourraient se livrer à de pareilles abominations.

Il n’en est pas moins criminel de vouloir perpétuer, à toutes forces, la trahison de l’abandon de la Nouvelle-Calédonie. Car, il faut le dire, la grande majorité des habitants ne veulent pas d’une autre souveraineté que celle de la France et dont la France a besoin pour continuer à exister avec un espace maritime de grande puissance.

Bernard Antony

70 Boulevard Saint-Germain
75005 Paris
01.40.46.96.31

( 29 octobre, 2021 )

Incroyable mais vrai : en 2021, en France, il y a encore, toute honte bue, un candidat communiste ! Plus que jamais s’impose la nécessité d’un « Nuremberg » du Communisme !

 

Communiqué de l’AGRIF

 

Fabien Roussel, le patron du parti communiste en France, est aussi candidat aux élections présidentielles de 2022.

Dans une parfaite continuité d’abjection lénino-stalinienne ce personnage a sans vergogne appelé à ce que soit interdite la candidature d’Eric Zemmour.

Mais c’est le fait qu’il puisse y avoir encore aujourd’hui en France un candidat communiste qui est particulièrement monstrueux.

Dès son congrès de Tours à la fin de l’année 1920, le parti communiste français, approuvant les « 21 conditions de Moscou » rédigées par Lénine, entamait l’histoire de son approbation inconditionnelle du système soviétique dans toute son ampleur criminelle jusqu’en 1990.

C’est le 16 novembre 1948 que devant l’Assemblée nationale, le Ministre de l’Intérieur, le socialiste Jules Moch, héros des deux guerres, père d’un fils résistant tué par la Gestapo, martelait, pesant bien ses mots dans un discours titré « le communisme et la France » : « Le bolchevisme moderne est la plus gigantesque entreprise de dépravation de l’homme qui ait jamais existé. »

Le parti du camarade Roussel avait approuvé en 1920 la création de la Tchéka, la police politique d’extermination omniprésente, omnipuissante, voulue dès 1917 par Lénine et Troski, dirigée par Félix Dzerjinski, monstre de cruauté, qui officiait à la Loubianka, le grand centre de la torture soviétique au cœur de Moscou. Ce dernier exigeait des tortionnaires qu’il recrutait de «  faire souffrir le plus possible et le plus longtemps possible » ses victimes.

Dans le quotidien du parti, l’Humanité, son poète Aragon a appelé de ses vœux la création d’un « Guépéou » (nouveau nom de la Tchéka) à la française, et à chanter « l’éclat des fusillades ».

Le parti du camarade Roussel a approuvé l’organisation par la Tchéka puis par le Guépéou, puis par le NKVD, des famines génocidaires des paysanneries d’Ukraine et du Caucase pendant les années 1930-1932 avec plus de cinq millions de victimes. Il a approuvé la grande Terreur des « purges » staliniennes des années 30.

Le parti du camarade Roussel a glorifié avec Aragon les éliminations des dirigeants soviétiques  que Staline n’aimait pas, par les Procès de Moscou.

Le parti du camarade Roussel a approuvé les tortures et éliminations perpétrées par les communistes pendant la guerre civile espagnole bien sûr contre les nationalistes mais aussi contre les autres composantes du camp dit « républicain ».

Ce parti, doublement collabo, a soutenu le pacte germano-soviétique entre Hitler et Staline signé le 24 août 1939. Il a approuvé l’invasion de la moitié de la Pologne par la Wehrmacht le 1er septembre, et celle de l’autre moitié par l’armée rouge, le 17 septembre. Il n’a rejoint la Résistance en France, après dix huit mois de collaboration qu’après l’éclatement de la guerre en juin 1941 entre soviétiques et nazis.

Ce parti a choisi délibérément le camp de la trahison au profit du Viêt-Minh pendant la guerre d’Indochine. C’est un de ses agents, le traitre-tortionnaire Georges Boudarel, qui a lui-même tenu les fonctions de « commissaire politique » dans le camp 113 où la proportion des morts fut égala celle des camps de la mort du nazisme.

Ce parti a soutenu pendant la guerre d’Algérie le camp des ennemis de la France.

Mais on n’en finirait pas d’esquisser le bilan du communisme, du plus gigantesque système de mort qui ait jamais existé en effet, avec désormais ses plus de cent millions de victime .

Comme l’écrivait le grand Soljenitsyne : « le communisme tuait avant que le nazisme ne tue, il tue hélas toujours alors que le nazisme a été heureusement vaincu. »

On ne s’abaissera pas à exiger que le camarade lénino-stalinien Roussel ne puisse se présenter à l’élection présidentielle.  Mais le triste pour notre pays est qu’il puisse y avoir encore chez nous un parti communiste et un candidat pour le représenter.

En revanche, plus que jamais s’impose pour l’honneur de l’Histoire la mise sur pied d’un tribunal international pour juger des crimes communistes contre l’humanité. Nous avions été les premiers à réclamer cela dès 1979 lors de notre campagne « contre l’organisation en 1980 des Jeux Olympiques à Moscou, pays du goulag. »

Aujourd’hui, alors que en Chine, en Indochine, en Corée-du-nord, le communisme tue toujours immensément et que ses virus mutants se propagent dans les révolutions « woke » et islamo-gauchistes, la nécessité de ce tribunal s’impose toujours.

Bernard Antony

70 Boulevard Saint-Germain
75005 Paris
01.40.46.96.31

( 30 septembre, 2021 )

Une capitulation sans conditions

 

 

Communiqué de la NAR du 27 septembre 2021
La rupture par l’Australie de l’accord signé avec la France illustre une nouvelle fois la maxime gaullienne : « un pays n’a pas d’amis, mais seulement des alliés ». Les alliances se nouent ou se défont selon les intérêts nationaux. C’est cette règle que les Américains et les Australiens ont froidement appliquée. C’est cette même règle que MM. Macron et Le Drian ont voulu ignorer. La France paie le très lourd prix de leur légèreté.
La France va aussi payer le prix de leur lâcheté. Au lieu de laver l’affront par une mobilisation nationale en vue de la relance d’une politique mondiale, celui qu’on appelait Jupiter s’est entendu avec Joe Biden sur un communiqué de reddition. Mais rien n’est perdu : les peuples se vengent toujours des humiliations qu’ils ont subies.
Face à ce triple échec, stratégique, diplomatique et industriel, le Parlement aurait dû sanctionner par une motion de censure un gouvernement qui s’est tristement illustré par son incompétence et son esprit d’abandon et se prononcer pour une sortie immédiate et sans conditions du commandement militaire intégré de l’Otan. Ce que nos représentants, et notamment ceux des oppositions, n’ont hélas pas tenté.
En conséquence, La Nouvelle Action royaliste  appelle tous les électeurs patriotes à sanctionner le pouvoir actuel dans les urnes. Pas une voix ne doit se porter sur les candidats macronistes, ni à la prochaine présidentielle, ni lors des élections législatives qui suivront !
La NAR apporte également son soutien aux milliers d’ouvriers, de techniciens et d’ingénieurs de nos arsenaux, et plus largement de nos industries naval et de défense, qui viennent de perdre des millions d’heures de travail et qui sont fondés, eux aussi, à demander des comptes au pouvoir.

Pour nous contacter

Nouvelle Action Royaliste
Bloc C, BAL 13 – 36,38, rue Sibuet, 75012 PARIS

lejournal@nouvelle-action-royaliste.fr

( 17 septembre, 2021 )

La place Charles-de-Gaulle outragée

 

Communiqué de l’ASAF (Association de Soutien à l’Armée Française)

 

Parmi les monuments et lieux de mémoire dont regorge Paris, il en est deux particuliers parmi les plus visités : l’un symbolise l’âme de la capitale, c’est la cathédrale Notre-Dame, en cours de reconstruction, et l’autre son cœur, c’est l’Arc de Triomphe.

L’Arc est situé à la confluence de douze avenues prestigieuses – Champs-Élysées, Friedland, Hoche, Wagram, Mac-Mahon, Carnot, Grande-Armée, Foch, Victor-Hugo, Kléber, Iéna et Marceau – qui forment une étoile qui a longtemps donné son nom à la place qui les relie et, en position légèrement surélevée, il semble éclairer à l’est la ville qui s’étale à ses pieds.

« Vous ne rentrerez dans vos foyers que sous des Arcs de Triomphe ! » s’était exclamé l’empereur Napoléon au lendemain de la bataille d’Austerlitz. En 1806, par décret impérial, il ordonnait l’édification de cet Arc de Triomphe, pour « perpétuer le souvenir des victoires des armées françaises ». Il fallut pourtant attendre trente ans pour que, en1836, le monument soit officiellement inauguré par Louis-Philippe.

Quatre-vingt-trois ans plus tard, le 14 juillet 1919, défilèrent sous l’arche immense les troupes victorieuses de la Grande Guerre avant que n’y soient inhumés, le 28 janvier 1921, les restes d’un soldat inconnu. Dès lors, le monument changeait de nature. En plus d’être un lieu de mémoire, il devenait l’écrin magnifique et grandiose d’un tombeau renfermant la dépouille d’un soldat qui en représentait 1 400 000 autres et qui lui conférait un caractère sacré.

Enfin, le dernier événement marquant la vie bien remplie de ce monument fut, par arrêté du 13 novembre 1970, soit quatre jours après la mort de l’intéressé, la décision de rebaptiser la place de l’Étoile en place Charles-de-Gaulle sans qu’à ce patronyme ne soit ajouté aucun titre particulier tel que général ou président. C’est l’homme Charles de Gaulle qui est honoré ici et qui inclut certes, le général et le président, mais aussi le soldat de la Grande Guerre et l’écrivain, car à ce titre il tenait beaucoup.

Et patatras ! Alors qu’il entame les neuf derniers mois de son mandat de président, soit à peine la durée d’une année scolaire, le candidat potentiellement déclaré à sa réélection, Emmanuel Macron, fait procéder à l’emballage de cette sépulture. Il y avait déjà eu les outrages du 1er décembre 2018, quand des autoproclamés « gilets jaunes » s’étaient introduits dans le musée que le monument renferme pour en détruire le contenu. Ce même jour, veille de l’anniversaire de la bataille d’Austerlitz, les piliers de l’Arc ont recueilli des graffitis où s’exprimait la haine d’une foule hystérique envers nos gouvernants. Ce saccage avait suscité une réprobation générale et tout le monde était tombé d’accord sur un mot d’ordre alors impératif : « Plus jamais cela ! ».

À l’heure où vous lirez ces lignes, cet emballage stupide et odieux sera en cours et cachera pendant au moins deux semaines les noms des batailles mémorables comme ceux des combattants illustres qui sont gravés sur les piliers. Cette insulte aux gloires passées est insupportable à nos cœurs de soldats. Le général de Gaulle, auquel se réfère volontiers notre actuel président et à qui il rend hommage chaque année à Colombey, le jour anniversaire de sa mort, serait sans doute lui aussi révolté par cette honteuse mascarade. Et d’ailleurs, pourquoi n’est-il pas venu à l’esprit de l’actuel président d’emballer la tombe de son prédécesseur ?

Le 11 novembre 2019, le président de la République inaugurait, dans le parc André Citroën, à Paris, un monument depuis longtemps attendu, dédié aux soldats morts en opérations extérieures depuis la fin de la guerre d’Algérie. Sur les murs qui le bordent étaient alors gravés 549 noms de soldats tués sur 17 théâtres d’opérations. Depuis, ce chiffre s’est accru d’au moins 10 noms supplémentaires. Viendrait-il à l’idée de quelqu’un de cacher ces noms pendant quinze jours ? Quelle serait alors la réaction des familles ? Peut-on, au nom d’un « art » éphémère inventé par l’esprit tortueux d’un artiste étranger, aujourd’hui décédé et inhumé aux États-Unis, tout faire ? Pourquoi monsieur Christo n’a-t-il pas emballé le Capitole ou le mémorial Lincoln à Washington ?

Monsieur le Président, peut-être ne le savez- vous pas parce que personne n’a eu le courage de vous le dire, mais vous commettez là une grave erreur. En privé, des maires d’arrondissement à Paris, des députés, des directeurs d’administrations centrales du ministère des Armées et même des ministres désapprouvent ce projet. Ils ont compris eux que le monde combattant considérait cette initiative comme une véritable déclaration de guerre. Ils savent aussi que, toujours englués dans une crise sanitaire qui n’en finit pas, les Français ont bien d’autres préoccupations que d’apprécier ou non des initiatives artistiques douteuses et vont considérer cela comme une diversion bien mal venue.

Depuis un siècle, la tombe du Soldat inconnu est fleurie tous les jours par des Français venus de tous les horizons et souvent entourés de touristes étrangers de passage. Cet hommage modeste, qui émane du cœur du peuple, accompagné du ravivage de la Flamme qui éclaire le tombeau et qui, même sous l’occupation allemande, n’a jamais cessé, ne se suffit-il pas à lui-même et n’est-il pas plus signifiant qu’un énorme « barnum » qui n’avait pour objet initial que de satisfaire son « inventeur » ?

 

La RÉDACTION de L’ASAF
www.asafrance.fr

( 14 septembre, 2021 )

Libre journal du lundi soir du 13 septembre 2021 : « Hommage à Dominique Paoli »

 

 


Michel Leblay, avec la participation d’Anne Collin et de Pierre-Alexandre Bouclay ainsi que l’assistance de Françoise, reçoit :

 

  • Thierry Delcourt, cadre dirigeant, patron du Libre journal des amitiés françaises
  • Laurent Artur du Plessis, géopolitologue, économiste, patron du Libre journal de la crise
  • Alain Lorans, prêtre, parton du Libre journal des traditions
  • Nicolas Stoquer, fondateur du Rassemblement pour la France, patron du Libre journal de la résistance française
  • Guillaume de Tanoüarn, prêtre, patron du Libre journal de chrétienté
  • Jean des Cars, historien
  • Salsa Bertin, journaliste, patron du Libre journal de la jeunesse
  • Vincent Meylan, rédacteur en chef de Point de Vue
  • Valérie d’Aubigny, critique littéraire jeunesse, patron du Libre journal de la transmission
  • Alain Sanders, journaliste, écrivain, éditeur, ex-patron du Libre journal de la résistance française
  • Hilaire de Crémiers, directeur de la Nouvelle revue universelle et conseiller éditorial de Politique magazine, suppléant pour le Libre journal de Jacques Trémolet de Villers
  • Philippe Conrad, historien, patron du Libre journal des historiens
  • Jean Sévillia, journaliste, historien
  • Patrick Simon, avocat, écrivain, patron d’Il était une fois…
  • Jean-Yves Le Gallou, journaliste, écrivain, président de Polémia
  • Carl Hubert, contributeur à Polémia, politologue

Thèmes : « Hommage à Dominique Paoli ; Chronique du grand large ; Chronique du courrier des auditeurs ; Rendez-vous politique de la réinformation »

Message de Pascale Maurer, patron du Libre journal des cultures et de l’exploration :

Je suis, comme nous tous, consternée et très triste de la disparition de Dominique Paoli. Je souhaite rendre hommage à son professionnalisme, à tout le temps qu’elle a consacré à la radio, à son souci de la moderniser comme le démontre la mise en place de la matinale. Sans oublier sa grande gentillesse et sa délicatesse. Chère Dominique, merci, vous allez beaucoup nous manquer.

Une Messe en hommage à Dominique Paoli sera dite par l’abbé Guillaume de Tanoüarn, lundi 20 septembre 2021 à 11 heures, en l’église Saint-Eugène Sainte-Cécile (4 rue du Conservatoire, 75009 Paris)

( 9 septembre, 2021 )

Lettre aux catholiques du monde entier

 

Communiqué

 

Quel père, si son fils lui demande du pain, lui donnera une pierre ? (Mt 7, 9)

Chers Frères et Sœurs dans le Christ,

C’est avec une immense tristesse que nous avons appris la décision du pape François d’abroger les principales dispositions du Motu Proprio Summorum Pontificum promulgué par le pape Benoît XVI, le 7 juillet 2007. Après des décennies de divisions et de querelles, ce Motu Proprio fut, pour tous les fidèles catholiques, une œuvre de paix et de réconciliation.

Rome viole la parole donnée par le pape Benoît XVI, avec brutalité et intransigeance, bien loin de l’accueil fraternel tant vanté.

La volonté affirmée du pape François, dans le Motu Proprio Traditionis Custodes du 16 juillet 2021 est de voir disparaître la célébration de la messe de la Tradition de l’Eglise. Cette décision nous plonge dans la consternation. Comment comprendre cette rupture avec le Missel traditionnel, réalisation « vénérable et antique » de la « loi de la foi », qui a fécondé tant de peuples, tant de missionnaires et tant de saints ? Quel mal font les fidèles qui souhaitent, simplement, prier comme le firent leurs pères depuis des siècles ? Peut-on ignorer que la messe tridentine convertit de nombreuses âmes, qu’elle attire des assemblées jeunes et ferventes, qu’elle suscite de nombreuses vocations, qu’elle a fait surgir des séminaires, des communautés religieuses, des monastères, qu’elle est la colonne vertébrale de nombreuses écoles, œuvres de jeunesse, catéchismes, retraites spirituelles et pèlerinages ?

Beaucoup d’entre vous, frères catholiques, prêtres, évêques, nous avez fait part de votre incompréhension et de votre profonde douleur : merci pour vos nombreux témoignages de soutien.

Favoriser la paix de l’Église afin de construire l’unité dans la charité, mais aussi amener les catholiques à renouer avec leur propre héritage en faisant découvrir au plus grand nombre les richesses de la tradition liturgique, trésor de l’Église, tels étaient les buts poursuivis par Summorum Pontificum. Le pape émérite Benoît XVI voit son œuvre de réconciliation détruite de son vivant.

Dans une époque imprégnée de matérialisme et déchirée par les divisions sociales et culturelles, la paix liturgique nous apparaît comme une nécessité absolue pour la foi et la vie spirituelle des catholiques dans un monde qui meurt de soif. La restriction drastique de l’autorisation de célébrer la Messe selon sa forme traditionnelle fera resurgir la méfiance, le doute et annonce le retour d’une querelle liturgique déchirante pour le peuple chrétien.

Nous l’affirmons solennellement, devant Dieu et devant les hommes : nous ne laisserons personne priver les fidèles de ce trésor qui est d’abord celui de l’Église. Nous ne resterons pas inactifs devant l’étouffement spirituel des vocations que prépare le Motu proprio Traditionis Custodes. Nous ne priverons pas nos enfants de ce moyen privilégié de transmission de la foi qu’est la fidélité à la liturgie traditionnelle.

Comme des fils à leur père, nous demandons au pape François de revenir sur sa décision, en abrogeant Traditionis Custodes et en rétablissant la pleine liberté de célébration de la messe tridentine, pour la gloire de Dieu et le bien des fidèles. Du pain plutôt que des pierres.

Le 8 septembre 2021, en la fête de la Nativité de la Très sainte Vierge Marie

Journaliste-Directrice de Blog – Jeanne Smits
Renaissance Catholique – Jean-Pierre Maugendre
Rédacteur en chef de l’Homme Nouveau – Philippe Maxence
Président de ND de Chrétienté – Jean de Tauriers
Editeur de presse – Guillaume de Thieulloy
Président de SOS Chrétiens d’Orient – Charles de Meyer
DG de SOS Chrétiens d’Orient – Benjamin Blanchard
Président de Paix Liturgique – Christian Marquant
Journaliste et essayiste – Michel de Jaeghere
Vice-Président de ND de Chrétienté – Hervé Rolland
LifeSiteNews – Maike Hickson
Ecrivain – Robert Hickson
Ecrivain – Roberto de Mattei
The Remnant – Michael Matt
Professeur- Marie-Pauline Deswarte
Docteur en Droit – Jean-Baptiste Pierchon
Docteur en Droit – Hugues Petit
Journaliste, Historien, écrivain – Jean Sévillia
Forum catholique – Xavier Arnaud
Journaliste – Laurent Dandrieu
Ecrivain, compositeur, chercheur – Henri Sire
Historien d’art – Jacques Charles-Gaffiot
Pdt Academia Christiana – Victor Aubert
AGRIF – Bernard Antony
Historien – Reynald Secher
Fondation de Service politique – François Billot de Lochner
Journaliste et écrivain – Anne Brassié
Avocat – Jérôme Triomphe
Professeur avocat eccl. – Cyrille Dounot
Professeur avocat eccl. – Thibault Colin
The European Conservative – Alvino-Mario Fantini
Christianitas – Paweł Milcarek
Ancien pdt de la Diète de Pologne – Marek Jurek
Maître de conférence – Philippe Pichot-Bravard
ULB Paris Assas – Philippe Lauvaux
Paris Assas – Claude Goyard
Ancien ministre, écrivain – Philippe de Villiers
Avocat – Max Guazzini
Haut fonctionnaire, écrivain – Pierre de Lauzun
Journaliste – Directeur de Blog -Yves Daoudal
Journaliste – Anne Le Pape
Journaliste – Jean-Marie Molitor
Summorum Pontificum Freiburg – Michael Hageböck

( 18 août, 2021 )

Communiqué de presse de « Créer son école – Educ’France »

 

 

 

Sur la décision du Conseil Constitutionnel de ce jour relative à la loi confortant le respect des principes de la République. Une décision du Conseil constitutionnel qui doit ouvrir une nouvelle ère pour la liberté d’enseignement.

Les faits

Par sa décision n° 2021 – 823 DC rendue aujourd’hui, le Conseil constitutionnel a estimé que l’instruction en famille (IEF) n’avait pas valeur constitutionnelle.

Ce faisant, il a dissocié définitivement la liberté de faire l’école à la maison du champ de la liberté d’enseignement. Nous ne pouvons qu’en prendre acte et adapter sans tarder notre stratégie de soutien à ces précieuses libertés.

Nous invitons les journalistes à notre conférence de presse du lundi 30 août prochain à 14 heures à Paris XIème.

Les directeurs d’écoles, les familles qui instruisent à la maison et ceux qui réfléchissent à créer leur école sont invités à un FACEBOOK LIVE le vendredi 27 août à 18 heures, pour poser toutes leurs questions juridiques et concrètes leur permettant de prendre des décisions éclairées.

Les précisions seront sur le site « www.creer-son-ecole.com » et « www.educfrance.org » et les réseaux sociaux associés.

Validées par le juge constitutionnel, les nouvelles dispositions législatives concernant l’éducation dans la loi confortant le respect des principes de la République auront des effets à la fois immédiats et concrets.

A partir de la rentrée de septembre, l’Instruction en Famille ne sera plus un droit. Elle sera donc interdite, sauf dérogations très restrictives. Pour en bénéficier, il faudra demander une autorisation à l’administration et remplir l’un des 4 motifs suivants :

« 1° L’état de santé de l’enfant ou son handicap ;

« 2° La pratique d’activités sportives ou artistiques intensives ;

« 3° L’itinérance de la famille en France ou l’éloignement géographique de tout établissement scolaire public ;

« 4° L’existence d’une situation propre à l’enfant motivant le projet éducatif, sous réserve que les personnes qui en sont responsables justifient de la capacité de la ou des personnes chargées d’instruire l’enfant à assurer l’instruction en famille dans le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant. Dans ce cas, la demande d’autorisation comporte une présentation écrite du projet éducatif, l’engagement d’assurer cette instruction majoritairement en langue française ainsi que les pièces justifiant de la capacité à assurer l’instruction en famille ».

L’autorisation par l’administration ne sera valable que pour une année.

Par dérogation cependant, à titre transitoire, les enfants pratiquant actuellement l’IEF pourront continuer pendant deux ans l’école à la maison, même s’ils n’entrent pas dans ces 4 cas restrictifs, à condition que les contrôles effectués aient été positifs en 2020 – 2021.

Cette même loi confortant le respect des principes de la République prévoit, pour les établissements privés hors contrat, une répression pénale aggravée pour les peines déjà existantes à l’encontre des directeurs d’établissement et la fermeture administrative des établissements, décidée par le préfet, y compris pour non-respect de la mise en demeure ; jusqu’alors un établissement hors contrat ne pouvait être fermé que par un juge !

Le Conseil constitutionnel ne s’est pas prononcé sur ces nouvelles dispositions, qui pourront donc être contestées par voie de QPC (questions prioritaires de constitutionnalité) lors de leur mise en application.

Notre position

L’association « Créer son école-Educ’France » s’est engagée clairement dès le 2 octobre 2020 en faveur du maintien de la liberté de l’instruction en famille.

Elle a mobilisé une coalition d’acteurs inédite au service de la défense de cette liberté qui peut se révéler précieuse pour chaque enfant. Autour d’elle se sont mobilisés des familles, des juristes et des universitaires, des hommes et des femmes politiques de sensibilités diverses. Des anciens élèves qui ont fait l’école à la maison, des experts, rodés aux questions de respect des droits fondamentaux de la personne, et en tout premier lieu des droits des enfants.

Il n’est pas question pour nous de renoncer à notre soutien résolu à la liberté d’enseignement mais il va falloir innover, nous adapter vite et trouver les moyens de continuer à servir les droits des enfants.

Alors RDV aux journalistes le 30 août à 14 heures à Paris pour la conférence de presse de rentrée qui donnera les chiffres de création d’école, les tendances et analysera les défis juridiques et pratiques qui se posent après cette décision. Et le 27 août à 18h pour le Facebook live de questions/réponses concrètes pour les familles, les créateurs et directeurs d’école.

Rendez-vous le 30 Août 2021 pour la Conférence de Presse de « Créer son École ». Réservez votre place à liberte@educfrance.org

CONTACT PRESSE

  • Anne Coffinier : 06 34 38 90 30 anne@educfrance.org
  • Axelle Girard : 07 63 62 73 92 liberte@educfrance.org
( 22 juillet, 2021 )

Communiqué officiel de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre suite à la publication du Motu proprio Traditionis Custodes

 

 

 

Fribourg, le 20 juillet 2021

La Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, dont le but est la sanctification des prêtres par l’observance fidèle des traditions liturgiques antérieures à la réforme voulue par le Concile Vatican II (cf. Constitutions n. 8), a reçu le Motu proprio Traditionis Custodes du Pape François avec étonnement.

Fondée et approuvée canoniquement selon les dispositions du Motu Proprio Ecclesia Dei Adflicta de saint Jean Paul II du 2 juillet 1988, la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre a toujours professé son attachement à tout le Magistère de l’Église et sa fidélité au Pontife romain et aux successeurs des Apôtres, exerçant son ministère sous la responsabilité des évêques diocésains. Évoquant, dans ses Constitutions, les enseignements du deuxième Concile du Vatican, elle a toujours cherché à s’inscrire dans ce que le pape émérite Benoît XVI a appelé en 2005 : « l’herméneutique de la réforme dans la continuité de l’Église » (Discours à la Curie romaine, 22 décembre 2005).

La Fraternité Saint-Pierre est donc aujourd’hui profondément attristée par les motifs invoqués afin de limiter l’usage du missel de saint Jean XXIII, qui est au centre de son charisme. La Fraternité ne se reconnaît nullement dans les critiques formulées. Il est surprenant que ne soient pas évoqués les nombreux fruits visibles dans les apostolats attachés au missel de saint Jean XXIII et la joie des fidèles de pouvoir bénéficier de cette forme liturgique. Bien des personnes ont découvert ou sont revenues à la foi grâce à cette liturgie. Comment ne pas remarquer par ailleurs que les communautés de fidèles qui y sont attachées sont souvent jeunes et florissantes, et que de nombreux foyers chrétiens, prêtres ou vocations religieuses en sont issus ?

Dans le contexte actuel, nous tenons à réaffirmer d’une part notre fidélité indéfectible au successeur de Pierre, et d’autre part notre volonté de rester fidèles à nos Constitutions et à notre charisme, en continuant à servir les fidèles comme nous l’avons fait depuis notre fondation. Nous espérons pouvoir compter sur la compréhension des évêques dont nous avons toujours respecté l’autorité, et vis-à-vis desquels nous avons toujours agi avec loyauté.

Confiant en l’intercession de Notre-Dame et de notre saint Patron, saint Pierre, nous voulons vivre cette épreuve dans la foi et la fidélité.

 

( 19 juillet, 2021 )

François: le pape de l’exclusion

 

Communiqué de « RENAISSANCE CATHOLIQUE »

 

La trêve aura été de courte durée : 2007-2021. Par le Motu proprio Traditionis custodes le pape François a relancé la guerre liturgique que son prédécesseur, par le Motu proprio Summorum pontificum, avait suspendue. Tout le monde s’accorde sur le sujet : la mesure est brutale. Ainsi les livres liturgiques postérieurs à Vatican II deviennent « la seule expression de la lex orandi du Rite romain », le missel antérieur à la réforme de 1970 ne pourra pas être utilisé régulièrement dans les églises paroissiales, aucun nouveau groupe ne pourra être constitué, c’est le Siège apostolique qui donnera aux prêtres diocésains l’autorisation de célébrer selon l’usus antiquior, etc. Jean-Marie Guénois a parfaitement formulé l’objectif de ces mesures : « réduire l’influence des traditionalistes ». Celle-ci, en effet, ne cesse de croître. Les « tradis » fournissent régulièrement environ 20% des ordinations sacerdotales annuelles en France et constituent une présence notable dans les diocèses, 5 à 6% du total des pratiquants dans notre pays selon Guillaume Cuchet (La Nef No 338), certainement plus en réalité, à cause du décrochage massif (30% selon Mgr Chauvet) de nombreux fidèles « conciliaires », sensiblement plus âgés que leurs homologues « tradis », suite à la pandémie du coronavirus.

Les raisons d’une exclusion                                                         

Chacun s’interroge. Pourquoi une mesure d’une telle dureté de la part d’un pape dont le moins que l’on puisse dire est que les chantiers qui devraient mobiliser toute son énergie ne manquent pas : scandales financiers à répétition, situation quasi schismatique de l’Eglise d’Allemagne, immense confusion doctrinale et liturgique, effondrement du denier de Saint Pierre, suites des scandales de pédophilie dans l’Eglise, gestion des orgies sexuelles au Vatican etc. ? 

L’argument avancé par le Saint-Père est que ces communautés « doutant du Concile » mettraient en péril l’unité de l’Eglise dont le pape est le garant. L’argument, n’était la gravité du sujet, prêterait à sourire. Quelle unité de l’Eglise quand :

- il n’y a pas deux messes identiques célébrées dans deux églises différentes,

- dans un diocèse les divorcés remariés sont admis à la Sainte communion et pas dans l’autre,

- 69% des catholiques américains affirment ne pas croire à la présence substantielle du Christ sous les apparences du pain et du vin après la consécration ( enquête Pew Research Center-août 2019),

- en toute impunité des prêtres allemands bénissent dans leurs églises, pavoisées aux couleurs arc-en-ciel, des unions homosexuelles, etc.                                                                                                                

Le pape qui a signé la déclaration d’Abou Dhabi affirmant : « Les diversités des religions sont une sage volonté divine » écrit dans la lettre aux évêques accompagnant le Motu proprio : « Rester dans l’Eglise non seulement « avec le corps » mais aussi « avec le cœur » est une condition du salut ». On pense à la fable de La Fontaine : La chauve-souris et les deux belettes : « Je suis Oiseau : Voyez mes ailes/ Je suis souris : Vivent les rats. » Bien loin du Est. Est. Non. Non évangélique.

En outre, en quoi nuisent à l’unité de l’Eglise ceux qui, souvent convertis, assistent à la messe traditionnelle et souhaitent bénéficier d’une pastorale sacramentelle et catéchétique qui a fait ses preuves ? Pourquoi jeter l’opprobre sur eux ? Ils refuseraient le Concile. Pour être franc, l’immense majorité d’entre eux se fiche éperdument du Concile qui ne les intéresse pas et leur apparaît comme une lubie de vieillards idéologues et nostalgiques. Ce que ces fidèles demandent c’est une liturgie qui les porte vers Dieu et un enseignement moral et doctrinal qui leur permette de rester fidèles au Christ et donc de résister aux séductions d’une société apostate.

Laissez-nous faire l’expérience de la Tradition                                                     

Dans les années 70 l’intuition originelle et fondatrice de Mgr Lefebvre se résumait en une formule : « Laissez-nous faire l’expérience de la Tradition ». Cette expérience a été faite et les fruits en sont sous nos yeux. L’apostolat traditionnel, quel que soit son cadre institutionnel, est incontestablement fécond. Les communautés se sont développées, de nombreuses conversions s’y sont opérées. Des familles jeunes et nombreuses les font vivre. Les fameux lapins qui essayent de rester fidèles aux exigences du mariage chrétien, dont se moquait, dans un humour douteux, François.

Notons que, selon le pape, l’objectif des concessions liturgiques de ses prédécesseurs était de ramener les brebis égarées lefebvristes, « en temps voulu au rite romain promulgué par les saints Paul VI et Jean-Paul II ». Ce n’est manifestement pas ce qui s’est passé, à l’encontre de ce que craignaient certains dénonçant le « ralliement » inexorable des prêtres et des laïcs traditionnels qui chercheraient un accord juridique avec les autorités romaines. L’expérience ayant été un succès il est décidé de….mettre fin à l’expérience ??? Le Christ nous a demandé de juger l’arbre à ses fruits et de jeter au feu le figuier stérile. Pas l’arbre qui porte du fruit. Cinquante années après sa clôture les bons fruits du Concile ne seraient toujours pas apparus mais la récolte serait prochaine. Qui le croit ?

Fondamentalement ce Motu Proprio semble marquer la fin de la tentative de Benoît XVI d’établir une herméneutique de continuité entre le Concile Vatican II et l’enseignement antérieur de l’Eglise. La croyance en la continuité entre l’enseignement pré conciliaire et l’enseignement post conciliaire expliquait une forme de bienveillance vis à vis de la messe traditionnelle. En revanche l’hostilité militante de François envers la messe traditionnelle manifeste la conviction que l’Eglise conciliaire, pour reprendre l’expression du cardinal Benelli, est d’une autre nature que l’Eglise qui l’a précédée. On ne rejette pas avec cette violence ceux dont le seul tort est d’avoir cinquante ans de retard. En revanche on lutte farouchement contre ceux que l’on croit être les tenants d’une autre Eglise. Ainsi, paradoxalement, le pape François rejoint-il, sur ce point, les positions de la Fraternité Saint Pie X.

Il faut que tout change pour que rien ne change

Concrètement il semble que, dans la réalité, pas grand chose ne changera. Ce motu proprio est inapplicable. Il va geler la situation mais ne réduira pas l’influence des communautés traditionalistes. En effet :

- le pape a 85 ans et sa position est très affaiblie

- un certain nombre d’évêques sont contents de l’action des communautés traditionalistes

- certains évêques, en particulier en France, ont assez de soucis comme cela. Ils savent, par exemple, que retirer aux communautés traditionalistes l’usage des églises paroissiales serait inéluctablement susciter des manifestations, des occupations d’églises, etc. Plusieurs évêques, prudents, ont immédiatement dit que rien ne changerait dans leur diocèse.

Enfin il ne faut pas négliger le fait que l’opinion publique, catholique ou non, ne comprend pas les raisons de cet ostracisme alors qu’il n’est question, dans la bouche du Souverain Pontife, que de miséricorde, d’accueil, de pardon, de respect de l’autre, etc. L’éditorial étincelant de Michel Onfray, athée revendiqué, « Ite missa est » dans Le Figaro du 19 juillet est le signe manifeste de ces incompréhensions.

Dans une conférence à Paris le 25 juin dernier Mgr Schneider interrogé sur l’éventuelle suppression de Summorum Pontificum n’hésitait pas à déclarer :  »Les fidèles et les prêtres ont le droit à une liturgie qui est une liturgie de tous les saints (…). Par conséquent le Saint-Siège n’a pas le pouvoir de supprimer un héritage de toute l’Eglise, c’est un abus, ce serait un abus même de la part d’évêques. Dans ce cas, vous pouvez continuer de célébrer la messe même sous cette forme : c’est une forme d’obéissance (…), à tous les papes qui ont célébré cette messe ».  

On ne saurait conclure sans observer le sentiment de trahison que vivent les prêtres et les laïcs, attachés à la liturgie traditionnelle qui ont fait confiance aux autorités romaines, à qui on avait promis la liberté de culte et le respect de leurs convictions. Ils n’imaginaient sans doute pas que cette liberté serait celle de l’indien dans sa réserve…

Sans amertume, ni révolte nous assumons cette nouvelle épreuve dans la prière, sereins, confiants et déterminés, affermis chaque jour dans notre fidélité par les premières paroles de la messe traditionnelle : Introibo ad altare dei. Ad deum qui laetificat juventutem meam  Je monterai à l’autel du seigneur. Vers Dieu qui réjouit ma jeunesse ».                                  

Jean-Pierre Maugendre

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