( 14 septembre, 2021 )

Libre journal du lundi soir du 13 septembre 2021 : « Hommage à Dominique Paoli »

 

 


Michel Leblay, avec la participation d’Anne Collin et de Pierre-Alexandre Bouclay ainsi que l’assistance de Françoise, reçoit :

 

  • Thierry Delcourt, cadre dirigeant, patron du Libre journal des amitiés françaises
  • Laurent Artur du Plessis, géopolitologue, économiste, patron du Libre journal de la crise
  • Alain Lorans, prêtre, parton du Libre journal des traditions
  • Nicolas Stoquer, fondateur du Rassemblement pour la France, patron du Libre journal de la résistance française
  • Guillaume de Tanoüarn, prêtre, patron du Libre journal de chrétienté
  • Jean des Cars, historien
  • Salsa Bertin, journaliste, patron du Libre journal de la jeunesse
  • Vincent Meylan, rédacteur en chef de Point de Vue
  • Valérie d’Aubigny, critique littéraire jeunesse, patron du Libre journal de la transmission
  • Alain Sanders, journaliste, écrivain, éditeur, ex-patron du Libre journal de la résistance française
  • Hilaire de Crémiers, directeur de la Nouvelle revue universelle et conseiller éditorial de Politique magazine, suppléant pour le Libre journal de Jacques Trémolet de Villers
  • Philippe Conrad, historien, patron du Libre journal des historiens
  • Jean Sévillia, journaliste, historien
  • Patrick Simon, avocat, écrivain, patron d’Il était une fois…
  • Jean-Yves Le Gallou, journaliste, écrivain, président de Polémia
  • Carl Hubert, contributeur à Polémia, politologue

Thèmes : « Hommage à Dominique Paoli ; Chronique du grand large ; Chronique du courrier des auditeurs ; Rendez-vous politique de la réinformation »

Message de Pascale Maurer, patron du Libre journal des cultures et de l’exploration :

Je suis, comme nous tous, consternée et très triste de la disparition de Dominique Paoli. Je souhaite rendre hommage à son professionnalisme, à tout le temps qu’elle a consacré à la radio, à son souci de la moderniser comme le démontre la mise en place de la matinale. Sans oublier sa grande gentillesse et sa délicatesse. Chère Dominique, merci, vous allez beaucoup nous manquer.

Une Messe en hommage à Dominique Paoli sera dite par l’abbé Guillaume de Tanoüarn, lundi 20 septembre 2021 à 11 heures, en l’église Saint-Eugène Sainte-Cécile (4 rue du Conservatoire, 75009 Paris)

( 9 septembre, 2021 )

Lettre aux catholiques du monde entier

 

Communiqué

 

Quel père, si son fils lui demande du pain, lui donnera une pierre ? (Mt 7, 9)

Chers Frères et Sœurs dans le Christ,

C’est avec une immense tristesse que nous avons appris la décision du pape François d’abroger les principales dispositions du Motu Proprio Summorum Pontificum promulgué par le pape Benoît XVI, le 7 juillet 2007. Après des décennies de divisions et de querelles, ce Motu Proprio fut, pour tous les fidèles catholiques, une œuvre de paix et de réconciliation.

Rome viole la parole donnée par le pape Benoît XVI, avec brutalité et intransigeance, bien loin de l’accueil fraternel tant vanté.

La volonté affirmée du pape François, dans le Motu Proprio Traditionis Custodes du 16 juillet 2021 est de voir disparaître la célébration de la messe de la Tradition de l’Eglise. Cette décision nous plonge dans la consternation. Comment comprendre cette rupture avec le Missel traditionnel, réalisation « vénérable et antique » de la « loi de la foi », qui a fécondé tant de peuples, tant de missionnaires et tant de saints ? Quel mal font les fidèles qui souhaitent, simplement, prier comme le firent leurs pères depuis des siècles ? Peut-on ignorer que la messe tridentine convertit de nombreuses âmes, qu’elle attire des assemblées jeunes et ferventes, qu’elle suscite de nombreuses vocations, qu’elle a fait surgir des séminaires, des communautés religieuses, des monastères, qu’elle est la colonne vertébrale de nombreuses écoles, œuvres de jeunesse, catéchismes, retraites spirituelles et pèlerinages ?

Beaucoup d’entre vous, frères catholiques, prêtres, évêques, nous avez fait part de votre incompréhension et de votre profonde douleur : merci pour vos nombreux témoignages de soutien.

Favoriser la paix de l’Église afin de construire l’unité dans la charité, mais aussi amener les catholiques à renouer avec leur propre héritage en faisant découvrir au plus grand nombre les richesses de la tradition liturgique, trésor de l’Église, tels étaient les buts poursuivis par Summorum Pontificum. Le pape émérite Benoît XVI voit son œuvre de réconciliation détruite de son vivant.

Dans une époque imprégnée de matérialisme et déchirée par les divisions sociales et culturelles, la paix liturgique nous apparaît comme une nécessité absolue pour la foi et la vie spirituelle des catholiques dans un monde qui meurt de soif. La restriction drastique de l’autorisation de célébrer la Messe selon sa forme traditionnelle fera resurgir la méfiance, le doute et annonce le retour d’une querelle liturgique déchirante pour le peuple chrétien.

Nous l’affirmons solennellement, devant Dieu et devant les hommes : nous ne laisserons personne priver les fidèles de ce trésor qui est d’abord celui de l’Église. Nous ne resterons pas inactifs devant l’étouffement spirituel des vocations que prépare le Motu proprio Traditionis Custodes. Nous ne priverons pas nos enfants de ce moyen privilégié de transmission de la foi qu’est la fidélité à la liturgie traditionnelle.

Comme des fils à leur père, nous demandons au pape François de revenir sur sa décision, en abrogeant Traditionis Custodes et en rétablissant la pleine liberté de célébration de la messe tridentine, pour la gloire de Dieu et le bien des fidèles. Du pain plutôt que des pierres.

Le 8 septembre 2021, en la fête de la Nativité de la Très sainte Vierge Marie

Journaliste-Directrice de Blog – Jeanne Smits
Renaissance Catholique – Jean-Pierre Maugendre
Rédacteur en chef de l’Homme Nouveau – Philippe Maxence
Président de ND de Chrétienté – Jean de Tauriers
Editeur de presse – Guillaume de Thieulloy
Président de SOS Chrétiens d’Orient – Charles de Meyer
DG de SOS Chrétiens d’Orient – Benjamin Blanchard
Président de Paix Liturgique – Christian Marquant
Journaliste et essayiste – Michel de Jaeghere
Vice-Président de ND de Chrétienté – Hervé Rolland
LifeSiteNews – Maike Hickson
Ecrivain – Robert Hickson
Ecrivain – Roberto de Mattei
The Remnant – Michael Matt
Professeur- Marie-Pauline Deswarte
Docteur en Droit – Jean-Baptiste Pierchon
Docteur en Droit – Hugues Petit
Journaliste, Historien, écrivain – Jean Sévillia
Forum catholique – Xavier Arnaud
Journaliste – Laurent Dandrieu
Ecrivain, compositeur, chercheur – Henri Sire
Historien d’art – Jacques Charles-Gaffiot
Pdt Academia Christiana – Victor Aubert
AGRIF – Bernard Antony
Historien – Reynald Secher
Fondation de Service politique – François Billot de Lochner
Journaliste et écrivain – Anne Brassié
Avocat – Jérôme Triomphe
Professeur avocat eccl. – Cyrille Dounot
Professeur avocat eccl. – Thibault Colin
The European Conservative – Alvino-Mario Fantini
Christianitas – Paweł Milcarek
Ancien pdt de la Diète de Pologne – Marek Jurek
Maître de conférence – Philippe Pichot-Bravard
ULB Paris Assas – Philippe Lauvaux
Paris Assas – Claude Goyard
Ancien ministre, écrivain – Philippe de Villiers
Avocat – Max Guazzini
Haut fonctionnaire, écrivain – Pierre de Lauzun
Journaliste – Directeur de Blog -Yves Daoudal
Journaliste – Anne Le Pape
Journaliste – Jean-Marie Molitor
Summorum Pontificum Freiburg – Michael Hageböck

( 18 août, 2021 )

Communiqué de presse de « Créer son école – Educ’France »

 

 

 

Sur la décision du Conseil Constitutionnel de ce jour relative à la loi confortant le respect des principes de la République. Une décision du Conseil constitutionnel qui doit ouvrir une nouvelle ère pour la liberté d’enseignement.

Les faits

Par sa décision n° 2021 – 823 DC rendue aujourd’hui, le Conseil constitutionnel a estimé que l’instruction en famille (IEF) n’avait pas valeur constitutionnelle.

Ce faisant, il a dissocié définitivement la liberté de faire l’école à la maison du champ de la liberté d’enseignement. Nous ne pouvons qu’en prendre acte et adapter sans tarder notre stratégie de soutien à ces précieuses libertés.

Nous invitons les journalistes à notre conférence de presse du lundi 30 août prochain à 14 heures à Paris XIème.

Les directeurs d’écoles, les familles qui instruisent à la maison et ceux qui réfléchissent à créer leur école sont invités à un FACEBOOK LIVE le vendredi 27 août à 18 heures, pour poser toutes leurs questions juridiques et concrètes leur permettant de prendre des décisions éclairées.

Les précisions seront sur le site « www.creer-son-ecole.com » et « www.educfrance.org » et les réseaux sociaux associés.

Validées par le juge constitutionnel, les nouvelles dispositions législatives concernant l’éducation dans la loi confortant le respect des principes de la République auront des effets à la fois immédiats et concrets.

A partir de la rentrée de septembre, l’Instruction en Famille ne sera plus un droit. Elle sera donc interdite, sauf dérogations très restrictives. Pour en bénéficier, il faudra demander une autorisation à l’administration et remplir l’un des 4 motifs suivants :

« 1° L’état de santé de l’enfant ou son handicap ;

« 2° La pratique d’activités sportives ou artistiques intensives ;

« 3° L’itinérance de la famille en France ou l’éloignement géographique de tout établissement scolaire public ;

« 4° L’existence d’une situation propre à l’enfant motivant le projet éducatif, sous réserve que les personnes qui en sont responsables justifient de la capacité de la ou des personnes chargées d’instruire l’enfant à assurer l’instruction en famille dans le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant. Dans ce cas, la demande d’autorisation comporte une présentation écrite du projet éducatif, l’engagement d’assurer cette instruction majoritairement en langue française ainsi que les pièces justifiant de la capacité à assurer l’instruction en famille ».

L’autorisation par l’administration ne sera valable que pour une année.

Par dérogation cependant, à titre transitoire, les enfants pratiquant actuellement l’IEF pourront continuer pendant deux ans l’école à la maison, même s’ils n’entrent pas dans ces 4 cas restrictifs, à condition que les contrôles effectués aient été positifs en 2020 – 2021.

Cette même loi confortant le respect des principes de la République prévoit, pour les établissements privés hors contrat, une répression pénale aggravée pour les peines déjà existantes à l’encontre des directeurs d’établissement et la fermeture administrative des établissements, décidée par le préfet, y compris pour non-respect de la mise en demeure ; jusqu’alors un établissement hors contrat ne pouvait être fermé que par un juge !

Le Conseil constitutionnel ne s’est pas prononcé sur ces nouvelles dispositions, qui pourront donc être contestées par voie de QPC (questions prioritaires de constitutionnalité) lors de leur mise en application.

Notre position

L’association « Créer son école-Educ’France » s’est engagée clairement dès le 2 octobre 2020 en faveur du maintien de la liberté de l’instruction en famille.

Elle a mobilisé une coalition d’acteurs inédite au service de la défense de cette liberté qui peut se révéler précieuse pour chaque enfant. Autour d’elle se sont mobilisés des familles, des juristes et des universitaires, des hommes et des femmes politiques de sensibilités diverses. Des anciens élèves qui ont fait l’école à la maison, des experts, rodés aux questions de respect des droits fondamentaux de la personne, et en tout premier lieu des droits des enfants.

Il n’est pas question pour nous de renoncer à notre soutien résolu à la liberté d’enseignement mais il va falloir innover, nous adapter vite et trouver les moyens de continuer à servir les droits des enfants.

Alors RDV aux journalistes le 30 août à 14 heures à Paris pour la conférence de presse de rentrée qui donnera les chiffres de création d’école, les tendances et analysera les défis juridiques et pratiques qui se posent après cette décision. Et le 27 août à 18h pour le Facebook live de questions/réponses concrètes pour les familles, les créateurs et directeurs d’école.

Rendez-vous le 30 Août 2021 pour la Conférence de Presse de « Créer son École ». Réservez votre place à liberte@educfrance.org

CONTACT PRESSE

  • Anne Coffinier : 06 34 38 90 30 anne@educfrance.org
  • Axelle Girard : 07 63 62 73 92 liberte@educfrance.org
( 22 juillet, 2021 )

Communiqué officiel de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre suite à la publication du Motu proprio Traditionis Custodes

 

 

 

Fribourg, le 20 juillet 2021

La Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, dont le but est la sanctification des prêtres par l’observance fidèle des traditions liturgiques antérieures à la réforme voulue par le Concile Vatican II (cf. Constitutions n. 8), a reçu le Motu proprio Traditionis Custodes du Pape François avec étonnement.

Fondée et approuvée canoniquement selon les dispositions du Motu Proprio Ecclesia Dei Adflicta de saint Jean Paul II du 2 juillet 1988, la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre a toujours professé son attachement à tout le Magistère de l’Église et sa fidélité au Pontife romain et aux successeurs des Apôtres, exerçant son ministère sous la responsabilité des évêques diocésains. Évoquant, dans ses Constitutions, les enseignements du deuxième Concile du Vatican, elle a toujours cherché à s’inscrire dans ce que le pape émérite Benoît XVI a appelé en 2005 : « l’herméneutique de la réforme dans la continuité de l’Église » (Discours à la Curie romaine, 22 décembre 2005).

La Fraternité Saint-Pierre est donc aujourd’hui profondément attristée par les motifs invoqués afin de limiter l’usage du missel de saint Jean XXIII, qui est au centre de son charisme. La Fraternité ne se reconnaît nullement dans les critiques formulées. Il est surprenant que ne soient pas évoqués les nombreux fruits visibles dans les apostolats attachés au missel de saint Jean XXIII et la joie des fidèles de pouvoir bénéficier de cette forme liturgique. Bien des personnes ont découvert ou sont revenues à la foi grâce à cette liturgie. Comment ne pas remarquer par ailleurs que les communautés de fidèles qui y sont attachées sont souvent jeunes et florissantes, et que de nombreux foyers chrétiens, prêtres ou vocations religieuses en sont issus ?

Dans le contexte actuel, nous tenons à réaffirmer d’une part notre fidélité indéfectible au successeur de Pierre, et d’autre part notre volonté de rester fidèles à nos Constitutions et à notre charisme, en continuant à servir les fidèles comme nous l’avons fait depuis notre fondation. Nous espérons pouvoir compter sur la compréhension des évêques dont nous avons toujours respecté l’autorité, et vis-à-vis desquels nous avons toujours agi avec loyauté.

Confiant en l’intercession de Notre-Dame et de notre saint Patron, saint Pierre, nous voulons vivre cette épreuve dans la foi et la fidélité.

 

( 19 juillet, 2021 )

François: le pape de l’exclusion

 

Communiqué de « RENAISSANCE CATHOLIQUE »

 

La trêve aura été de courte durée : 2007-2021. Par le Motu proprio Traditionis custodes le pape François a relancé la guerre liturgique que son prédécesseur, par le Motu proprio Summorum pontificum, avait suspendue. Tout le monde s’accorde sur le sujet : la mesure est brutale. Ainsi les livres liturgiques postérieurs à Vatican II deviennent « la seule expression de la lex orandi du Rite romain », le missel antérieur à la réforme de 1970 ne pourra pas être utilisé régulièrement dans les églises paroissiales, aucun nouveau groupe ne pourra être constitué, c’est le Siège apostolique qui donnera aux prêtres diocésains l’autorisation de célébrer selon l’usus antiquior, etc. Jean-Marie Guénois a parfaitement formulé l’objectif de ces mesures : « réduire l’influence des traditionalistes ». Celle-ci, en effet, ne cesse de croître. Les « tradis » fournissent régulièrement environ 20% des ordinations sacerdotales annuelles en France et constituent une présence notable dans les diocèses, 5 à 6% du total des pratiquants dans notre pays selon Guillaume Cuchet (La Nef No 338), certainement plus en réalité, à cause du décrochage massif (30% selon Mgr Chauvet) de nombreux fidèles « conciliaires », sensiblement plus âgés que leurs homologues « tradis », suite à la pandémie du coronavirus.

Les raisons d’une exclusion                                                         

Chacun s’interroge. Pourquoi une mesure d’une telle dureté de la part d’un pape dont le moins que l’on puisse dire est que les chantiers qui devraient mobiliser toute son énergie ne manquent pas : scandales financiers à répétition, situation quasi schismatique de l’Eglise d’Allemagne, immense confusion doctrinale et liturgique, effondrement du denier de Saint Pierre, suites des scandales de pédophilie dans l’Eglise, gestion des orgies sexuelles au Vatican etc. ? 

L’argument avancé par le Saint-Père est que ces communautés « doutant du Concile » mettraient en péril l’unité de l’Eglise dont le pape est le garant. L’argument, n’était la gravité du sujet, prêterait à sourire. Quelle unité de l’Eglise quand :

- il n’y a pas deux messes identiques célébrées dans deux églises différentes,

- dans un diocèse les divorcés remariés sont admis à la Sainte communion et pas dans l’autre,

- 69% des catholiques américains affirment ne pas croire à la présence substantielle du Christ sous les apparences du pain et du vin après la consécration ( enquête Pew Research Center-août 2019),

- en toute impunité des prêtres allemands bénissent dans leurs églises, pavoisées aux couleurs arc-en-ciel, des unions homosexuelles, etc.                                                                                                                

Le pape qui a signé la déclaration d’Abou Dhabi affirmant : « Les diversités des religions sont une sage volonté divine » écrit dans la lettre aux évêques accompagnant le Motu proprio : « Rester dans l’Eglise non seulement « avec le corps » mais aussi « avec le cœur » est une condition du salut ». On pense à la fable de La Fontaine : La chauve-souris et les deux belettes : « Je suis Oiseau : Voyez mes ailes/ Je suis souris : Vivent les rats. » Bien loin du Est. Est. Non. Non évangélique.

En outre, en quoi nuisent à l’unité de l’Eglise ceux qui, souvent convertis, assistent à la messe traditionnelle et souhaitent bénéficier d’une pastorale sacramentelle et catéchétique qui a fait ses preuves ? Pourquoi jeter l’opprobre sur eux ? Ils refuseraient le Concile. Pour être franc, l’immense majorité d’entre eux se fiche éperdument du Concile qui ne les intéresse pas et leur apparaît comme une lubie de vieillards idéologues et nostalgiques. Ce que ces fidèles demandent c’est une liturgie qui les porte vers Dieu et un enseignement moral et doctrinal qui leur permette de rester fidèles au Christ et donc de résister aux séductions d’une société apostate.

Laissez-nous faire l’expérience de la Tradition                                                     

Dans les années 70 l’intuition originelle et fondatrice de Mgr Lefebvre se résumait en une formule : « Laissez-nous faire l’expérience de la Tradition ». Cette expérience a été faite et les fruits en sont sous nos yeux. L’apostolat traditionnel, quel que soit son cadre institutionnel, est incontestablement fécond. Les communautés se sont développées, de nombreuses conversions s’y sont opérées. Des familles jeunes et nombreuses les font vivre. Les fameux lapins qui essayent de rester fidèles aux exigences du mariage chrétien, dont se moquait, dans un humour douteux, François.

Notons que, selon le pape, l’objectif des concessions liturgiques de ses prédécesseurs était de ramener les brebis égarées lefebvristes, « en temps voulu au rite romain promulgué par les saints Paul VI et Jean-Paul II ». Ce n’est manifestement pas ce qui s’est passé, à l’encontre de ce que craignaient certains dénonçant le « ralliement » inexorable des prêtres et des laïcs traditionnels qui chercheraient un accord juridique avec les autorités romaines. L’expérience ayant été un succès il est décidé de….mettre fin à l’expérience ??? Le Christ nous a demandé de juger l’arbre à ses fruits et de jeter au feu le figuier stérile. Pas l’arbre qui porte du fruit. Cinquante années après sa clôture les bons fruits du Concile ne seraient toujours pas apparus mais la récolte serait prochaine. Qui le croit ?

Fondamentalement ce Motu Proprio semble marquer la fin de la tentative de Benoît XVI d’établir une herméneutique de continuité entre le Concile Vatican II et l’enseignement antérieur de l’Eglise. La croyance en la continuité entre l’enseignement pré conciliaire et l’enseignement post conciliaire expliquait une forme de bienveillance vis à vis de la messe traditionnelle. En revanche l’hostilité militante de François envers la messe traditionnelle manifeste la conviction que l’Eglise conciliaire, pour reprendre l’expression du cardinal Benelli, est d’une autre nature que l’Eglise qui l’a précédée. On ne rejette pas avec cette violence ceux dont le seul tort est d’avoir cinquante ans de retard. En revanche on lutte farouchement contre ceux que l’on croit être les tenants d’une autre Eglise. Ainsi, paradoxalement, le pape François rejoint-il, sur ce point, les positions de la Fraternité Saint Pie X.

Il faut que tout change pour que rien ne change

Concrètement il semble que, dans la réalité, pas grand chose ne changera. Ce motu proprio est inapplicable. Il va geler la situation mais ne réduira pas l’influence des communautés traditionalistes. En effet :

- le pape a 85 ans et sa position est très affaiblie

- un certain nombre d’évêques sont contents de l’action des communautés traditionalistes

- certains évêques, en particulier en France, ont assez de soucis comme cela. Ils savent, par exemple, que retirer aux communautés traditionalistes l’usage des églises paroissiales serait inéluctablement susciter des manifestations, des occupations d’églises, etc. Plusieurs évêques, prudents, ont immédiatement dit que rien ne changerait dans leur diocèse.

Enfin il ne faut pas négliger le fait que l’opinion publique, catholique ou non, ne comprend pas les raisons de cet ostracisme alors qu’il n’est question, dans la bouche du Souverain Pontife, que de miséricorde, d’accueil, de pardon, de respect de l’autre, etc. L’éditorial étincelant de Michel Onfray, athée revendiqué, « Ite missa est » dans Le Figaro du 19 juillet est le signe manifeste de ces incompréhensions.

Dans une conférence à Paris le 25 juin dernier Mgr Schneider interrogé sur l’éventuelle suppression de Summorum Pontificum n’hésitait pas à déclarer :  »Les fidèles et les prêtres ont le droit à une liturgie qui est une liturgie de tous les saints (…). Par conséquent le Saint-Siège n’a pas le pouvoir de supprimer un héritage de toute l’Eglise, c’est un abus, ce serait un abus même de la part d’évêques. Dans ce cas, vous pouvez continuer de célébrer la messe même sous cette forme : c’est une forme d’obéissance (…), à tous les papes qui ont célébré cette messe ».  

On ne saurait conclure sans observer le sentiment de trahison que vivent les prêtres et les laïcs, attachés à la liturgie traditionnelle qui ont fait confiance aux autorités romaines, à qui on avait promis la liberté de culte et le respect de leurs convictions. Ils n’imaginaient sans doute pas que cette liberté serait celle de l’indien dans sa réserve…

Sans amertume, ni révolte nous assumons cette nouvelle épreuve dans la prière, sereins, confiants et déterminés, affermis chaque jour dans notre fidélité par les premières paroles de la messe traditionnelle : Introibo ad altare dei. Ad deum qui laetificat juventutem meam  Je monterai à l’autel du seigneur. Vers Dieu qui réjouit ma jeunesse ».                                  

Jean-Pierre Maugendre

( 5 juillet, 2021 )

Au tribunal de Toulouse, l’affaire Mohamed Tataiat : le venin de la Dépêche du Dhimmi contre l’Agrif

 

Communiqué de l’AGRIF (5 juillet 2021)

 

Toute une journée a été consacrée ce 29 avril, au tribunal correctionnel de la ville rose, au procès de Mohamed Tataiat l’imam algérien de la grande mosquée de Toulouse.

Dans un long prêche en arabe prononcé et filmé le 15 décembre 2017, l’imam avait cité en effet un hadith du traditioniste  sunnite al-Bokhari, ainsi traduit dans l’œuvre des plus grands islamologues de l’école des langues orientales (O.Houdas-et W.Marçais-chapitre 94). Titre 46) : « D’après Abou-Hourayra, l’envoyé de Dieu a dit : « L’heure du jugement n’arrivera pas avant que vous n’ayez combattu les Juifs, et à tel point que la pierre derrière laquelle s’abritera un Juif dira « Musulman ! Voilà un Juif derrière moi, tue le ! » » ».

Rappelons que les hadiths sont les « faits et gestes » du prophète islamiquement authentifiés par une « chaîne de transmission » (en arabe isnad) et que par exemple, cette citation est également rapportée par 23 autres traditionistes (Abdallah-ben-Omar, etc…)

Le moins qu’on puisse dire c’est que les explications embrouillées de Mohamed Tataiat relevèrent d’un surréaliste salmigondis, prétextant que son prêche avait été « mal compris », « sorti de son contexte ».

Tataiat, qui est en France depuis 33 ans, prétextant ne pas pratiquer la langue française, avait exigé un traducteur !

Quoiqu’il en soit, au grand dam de Madame le procureur, on ne peut par exemple jamais savoir si Tataiat, évoquant le « contexte » de la citation du hadith en question, parlait de l’ensemble de son prêche ou de l’époque à laquelle il avait été prononcé ( au moment du transfert de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem), ou encore de la perspective de la fin des temps ne pouvant arriver, à bien lire le hadith, avant que les Musulmans n’aient tué les Juifs.

Tataiat s’affirma ainsi, avec les traductions floues de son interprète, comme artistiquement expert en esquive, en réponses à côté, sorte d’ingénu surpris de ce qu’on lui fasse la méchanceté de lui imputer de citer le hadith dans lequel même les pierres invitent à tuer les Juifs, pour une autre intention qu’une volonté de paix, d’amour et de tolérance. Ce que martela un de ses témoins, professeur de mathématiques lançant : « Tout le monde sait que l’imam est très modéré ».

Bien sûr, bien sûr…

Les mots de Mahomet : « Voilà un juif derrière moi, tue le » relèvent en effet indubitablement d’un grand sommet de modération de ce prophète célèbre pour avoir lui-même, selon les hadiths et la Sira, égorgé à Médine un millier d’hommes de la tribu juive des Banu Qurayza, ligotés, décapités, précipités dans de grandes fosses.

Mais ni le président Bonhomme, ni madame le procureur Alix-Marie Cabot-Chaumeton, ni même les avocats des organisations juives, la plupart plutôt pertinents dans leurs propos, ne semblaient néanmoins avoir assez de connaissance en hadiths pour demander au cheik-imam-mufti Tataiat si par hasard il n’y avait pas une certaine continuité dans l’exhortation du prophète à tuer le juif et l’exploit du massacre des Qurayza massacrés, précipités dans les fosses creusées sur la place du marché de Médine.

Madame le procureur avait, il est vrai, tenu à marteler que le procès ne pouvait être « ni d’ordre religieux, ni d’ordre politique » mais strictement mené sur un plan juridique…

Position évidemment intenable mais affirmée pour que l’islam ne soit surtout pas mis en cause dans les débats.

Une fois interrogé par le tribunal, Maître Jérôme Triomphe fut le premier des avocats à poser clairement, courtoisement, à Mr Tataiat des questions visant à éclairer davantage les magistrats. Et notamment, puisque ce dernier avait placé le rappel du Hadith en question dans une nécessité de docte enseignement de la doctrine islamique sur les fins dernières, sur ce qu’il enseignait sur la destinée dans l’au-delà pour tous les non-musulmans.

Son interprète traduisit sa réponse selon laquelle cela était du ressort d’Allah.

Or aussi bien le Coran (qui est du ressort d’Allah, non ?) que les Hadiths, que tous les docteurs et oulémas de l’islam affirment, sans exception, que ceux qui n’auront pas choisi la vraie religion iront tous en enfer.

Cela est par exemple clairement écrit dans le chapitre « Notions de base » de « l’initiation à l’islam » de la Mosquée de Paris : « Croyants et incroyants ne peuvent pas être égaux : les uns vont au Paradis et les autres en Enfer : mais il s’agit là de l’au-delà. Mais généreusement, avec une grande tolérance comme celle de l’imam Tataiat, il est écrit : »Quant à la vie d’ici-bas, les juristes musulmans ont préconisé depuis toujours la plus grande égalité possible (c’est-à-dire compatible avec la foi)…

Maître Triomphe, pour ne pas prendre trop de temps eut la bonté de ne pas demander à l’imam, en service à Toulouse, quoique fonctionnaire de l’Etat algérien, quelle était l’état de la liberté religieuse en Algérie ?

Mais de ses questions, posées sans l’ombre d’une recherche polémique le plumitif Jean Cohadon de la Dépêche du Midi (en vérité bien plutôt «  Dépêche du dhimmi ») a restitué ce 29 juin que : « l’Agrif était venue cracher son venin extrémiste anti-islam» (sic !)

Sans aucun doute, pareille assertion, digne de la Pravda des grandes années staliniennes lui vaudra beaucoup de considération dans la presse islamiquement correcte, mais elle ne mérite de notre part que commisération.

Les plaidoiries des avocats des organisations juives furent pour la plupart de qualité, non sans être souvent empreintes d’une émotion compréhensible en cette ville de Toulouse marquée en mars 2012 par l’atroce tuerie, perpétrée par l’islamiste à la double nationalité ( algérienne et française) Mohamed Merah, de trois petits enfants juifs et d’un enseignant juif à la sortie de l’école Ozar Hatorah (sans oublier l’assassinat d’un militaire à Toulouse et de deux autres à Montauban).

Mais au lieu d’essayer de répliquer à la plaidoirie de Maître Triomphe, deux des trois avocats de l’imam Tataiat, ne se grandirent pas par leur façon de réagir :

– Pour le premier, Maître Jean Iglesis, point médiocre dans l’ensemble mais émettant d’hallucinantes et ineptes considérations de religions comparées ;

– Pour le second, Maître William Bourdon, bouillant de haine idéologique contre l’Agrif et son président n’émettant la moindre esquisse de réfutation de notre islamologie sans haine, il ne parvint contre l’Agrif et Bernard Antony qu’à la plus éculée des injures gauchistes les plus pavloviennes : « Fachiste ! » sic. Ce que ce dernier eut tôt fait d’arrêter par quelques mots qui s’imposaient.

Car ce n’est certes pas à l’Agrif que l’on invoque les grands héros cités par le mufti Tataiat: le cheik Ahmed Yassine, un des fondateur du Hamas ou encore  l’idéologue islamiste al Zahiri tous deux admirateurs de Hussein Amal-Al-Husseini, le grand Mufti de Jérusalem, grand ami d’Adolf Hitler.

Il avait sans doute échappé aussi à l’imam si modéré Mohamed Tataiat que, comme le rappela judicieusement un des avocats des organisations juives, le Hamas a fait figurer dans l’article 7 de sa charte le fameux Hadith faisant l’objet du procès de ce 29 juin 2021.

On comprenait mieux hier pourquoi le si prudent docteur Dalil Boubakeur de la grande Mosquée de Paris, après avoir dans un premier temps défendu l’imam Tataiat mais ayant mieux analysé ses propos, n’avait finalement pu que le désavouer.

Très possiblement, sinon probablement, il sera fait appel, par l’une ou l’autre des parties, du jugement qui sera prononcé sur le procès de Toulouse.

On peut faire confiance à l’Agrif pour développer, toujours sans crainte et sans haine pour les personnes des musulmans, les considérations qui s’imposent pour que, hors de tout double langage, soit dite la vérité sur l’idéologie politico-religieuse de l’islam et la réalité funeste de la plupart de ses Etats, et d’abord de l’Algérie.

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( 25 juin, 2021 )

Élections régionales du 20 juin : une énorme abstention faute de choix possible pour des candidats défenseurs des valeurs fondamentales.

 

Communiqué de l‘AGRIF

 

On cherchait en vain certains mots dans les professions de foi pour ce dernier scrutin.

La défense de la famille naturelle, le respect de la vie innocente n’y figuraient pas.

Pas davantage la protection de la France face à la tsunamigration continue, face à l’islamisation galopante, à la déconstruction de notre civilisation, de notre langue, et de notre culture française. Rien non plus sur l’effondrement de l’école dite de la République.

Bref, rien sur la défense et la promotion des valeurs fondamentales de la personne humaine et de la société, c’est-à-dire de l’écologie véritable.

Et pourtant, tout cela est bien du ressort des Conseils régionaux,  (politiques de la ville, des lycées, de la formation professionnelle, de la culture, des transports…).

Les électeurs partisans des idéologies marxistes-léninistes, islamo-gauchistes, nihilistes, déconstructionnistes, n’avaient que l’embarras du choix entre les candidats de gauche, d’extrême-gauche et de l’écologisme dénaturé.

Mais globalement, les électeurs de la droite de conviction n’ont pas eu une offre répondant à leurs aspirations essentielles.

Ainsi, pour ne considérer que ces deux-là, rien d’une politique de la vie et de l’enracinement chez un Xavier Bertrand, franc-maçon du Grand Orient de France, et pas davantage chez la conformiste Valérie Pécresse.

Mais, plus tristement, car on aurait pu attendre autre chose, les professions de foi du RN étaient d’une désolante médiocrité, somme toute semblables à celles des UMP ou RPR de jadis : rien sur la défense de la vie, et nullité totale sur la question de l’islam. Marine Le Pen n’arrive pas à comprendre que l’on peut à la fois respecter les musulmans en tant que personnes mais combattre nécessairement la perniciosité de l’islam en tant qu’idéologie politico-religieuse, expansionniste. Car les formes de l’islamisme n’en sont que des variantes extrémistes dans une différence de degrés mais pas de nature.

À moins d’une revigoration politique et doctrinale, assez improbable, le RN de Marine Le Pen semble n’être pas prêt à incarner les valeurs fondamentales nécessaires pour que survive la France. L’élection d’hier pose donc la question majeure d’une reconstruction d’une droite de conviction.

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( 21 juin, 2021 )

La traite négrière arabo-musulmane : un génocide par castration ! L’escroquerie de son occultation

 

Communiqué de l’AGRIF

 

Il semble que l’on doive encore supporter quelques temps le salmigondis des nouvelles idéologies révolutionnaires concomitantes :

  • de la racialisation et de la pensée décoloniale en Europe,
  • du mouvement « woke » et de la « cancel culture » en Amérique.

Leur fusion transatlantique n’est pourtant rendue possible que par une insigne escroquerie mémorielle qui devrait soulever l’indignation des populations noires en Afrique et en Europe.

L’esclavagisme qui a été dans le passé le fait de tous les peuples a certes été notamment pratiqué par les nations européennes après la découverte de l’Amérique selon le triste système dit de « la traite négrière » consistant à acheter aux roitelets africains de la main d’œuvre servile pour les colonies d’Amérique. C’est ce qui a été désigné par le terme de « traite occidentale ».

Cet abominable commerce, qui a duré près de trois siècles, a transplanté dans les Amériques une population d’environ 12 à 15 millions d’esclaves. Par les mariages, toujours autorisés et par la démographie qui en a résulté, cette population afro-américaine de l’Amérique du Nord à l’Amérique du Sud dépasse largement aujourd’hui le chiffre de cent millions.

Elle a sécrété ses traditions culturelles, ses formes de chant et de musique, (jazz, etc…), ses littératures, fait émerger des élites et même un président des États-Unis, exemple emblématique des rencontres d’un fréquent métissage.

En regard du phénomène de cette traite « occidentale » et des sociétés qui en ont résulté, il faut considérer la traite dite « orientale », c’est-à-dire les traites, pas seulement négrières, pratiquées par les esclavagistes arabo-musulmans dès la naissance de l’islam et quasiment jusqu’à nos jours, soit sur plus de douze siècles !

Car des millions d’hommes, de femmes, d’enfants européens ont été également enlevés et vendus sur tous les marchés islamiques. Et d’ailleurs on sait bien l’étymologie du mot « esclavage » : « ex slaves », les populations slaves étant très recherchées par les caravaniers du prophète…

Mais pour nous en tenir au seul esclavage islamique des africains, portant sur un chiffre également estimé à quelque quinze millions de personnes, qu’en résulte-t-il aujourd’hui ? Un simple chiffre : un million environ, un million à peine de noirs dans les populations arabo-islamiques. Soit beaucoup moins d’un pour cent de celle des noirs afro-américains !

Et ce, sans aucune émergence de quelque jazz, de quelque musique originale, de quelque littérature nouvelle…

Alors pourquoi cette infime population ? Pourquoi cette éradication culturelle ? Cela tient en un mot : « castration » !

Les hommes en effet achetés aux esclavagistes africains étaient systématiquement castrés. Les maîtres arabo-musulmans ne voulaient que des eunuques. Et les eunuques n’ont pas de progéniture ! Voilà pourquoi  il n’y a guère de descendants des esclaves noirs  dans les nations arabes, turques ou iraniennes !

Et c’est ainsi que la castration systématique des esclaves noirs ne peut être qualifiée que de génocidaire !

Ce dont madame Houria Bouteldja, admiratrice inconditionnelle de l’Algérie des barbaresques, ne parle guère.

Ce dont ne parle pas non plus madame Assa Traoré, issue de la plus grande tribu de chasseurs et vendeurs d’esclaves du Sahel : les Soninké.

Voilà pourquoi madame Houria Bouteldja n’a pas accepté le débat que nous lui avons proposé sur Radio-Courtoisie. Car la vérité, c’est que son idéologie dite « décoloniale » est une escroquerie !

Voilà pourquoi l’AGRIF dénonce le négationnisme raciste de la castration génocidaire des esclaves noirs dans l’islam. Il faut que cela soit enseigné dans les écoles !

Bernard Antony

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( 15 juin, 2021 )

La scolarisation obligatoire dès 3 ans, c’est pour bientôt…

 

Communique de SOS Education

 

Nous approuvons entièrement ce communiqué. L.R.

 

Chère amie, Cher ami,

La scolarisation obligatoire dès 3 ans, c’est pour bientôt…

Triste spectacle, ce mercredi 9 juin, dans le théâtre de la commission spéciale de l’Assemblée nationale statuant sur l’article 21 du projet de loi confortant le respect des principes de la République et de lutte contre les séparatismes, avant le vote solennel de la loi fin juin.

Entre le Bac, la réouverture des restaurants, les élections régionales, l’actualité vive des dernières semaines… l’information est passée presque inaperçue.

Pourtant, ce qui est en jeu est très important. Une liberté fondamentale est sur le point d’être sacrifiée.

L’article 21 vient d’être rétabli en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, après avoir été supprimé par le Sénat. L’article 21 fait passer l’instruction en famille d’un régime contrôlé de déclaration à un régime dérogatoire soumis à autorisation préalable.

Souvenez-vous, en janvier et février dernier, SOS Éducation avait produit un travail d’analyse approfondi pour démontrer que la mise sous contrainte du libre choix de l’instruction ne résoudrait pas les risques de dérives communautaires, de sectarisme et d’islamisme radical, et donc que le projet de loi ne remplirait pas ses objectifs.

Nos travaux insistaient sur le fait que seuls des contrôles accrus et des sanctions systématiques et sévères, appliqués partout où ces dérives sont détectées, peuvent avoir un impact véritable et positif.

Dans notre analyse complète, nous avions mis en évidence, rapports officiels à l’appui, que les risques de communautarismes sont installés au sein de l’Éducation nationale.

En conséquence rien ne justifie d’en attribuer publiquement la faute et le risque à un mode d’instruction qui concerne quelques dizaines de milliers de familles dont le choix est avant tout éducatif et pédagogique.

Le Conseil d’État avait émis, en décembre 2020, des « doutes sérieux » sur le caractère constitutionnel d’une loi qui viendrait mettre fin à une liberté fondamentale de la République française : la liberté du citoyen de choisir le mode d’instruction de son enfant (cf. décembre 2020, rapport dit Bergeal, du nom de Catherine Bergeal, présidente adjointe de la section de l’administration du Conseil d’État).

Liberté jusqu’alors dévolue à tout parent qui l’exerce dans le respect du droit à l’instruction de l’enfant. Un dispositif de contrôle annuel des apprentissages académiques de l’enfant permet de veiller au bon déroulement de l’instruction en famille dans le respect du droit de l’enfant.

Seul un danger imminent et avéré justifierait de restreindre cette liberté fondamentale. Or, aucun élément tangible n’a permis de caractériser ni le danger imminent ni d’avérer que l’origine en serait l’instruction en famille.

Ce fut d’ailleurs la première réaction du Conseil d’État : l’étude d’impact transmise par le gouvernement n’apportait pas la charge de la preuve nécessaire à une restriction si forte et irrémédiable.

Pendant des mois, familles et associations n’ont cessé de nourrir le débat en démontrant la bonne foi des parents qui pratiquent l’instruction en famille et leurs motivations éducatives. Parcours et témoignages des enfants, point de vue d’enseignants et même d’inspecteurs chargés des contrôles.

Les arguments pleuvent. Forts, précis. Loin des clichés matraqués par l’exécutif.

  • L’instruction en famille est très souvent une étape passerelle pour des enfants passés auparavant par les bancs de l’école.
  • Elle est parfois la seule solution de scolarisation d’enfants en situation de handicap physique ou cognitif, d’enfants victimes de harcèlement, d’élèves souffrant de phobie scolaire…
  • Pour les familles installées en zone rurale, elle est une solution plus respectueuse du rythme de l’enfant.
  • Elle est aussi le dispositif adapté pour tous les élèves qui concilient une activité artistique ou sportive de haut niveau.
  • L’instruction en famille peut aussi être le choix des parents de partager pendant quelques années un moment de vie privilégié avec leurs enfants.

Rien qui ne soit proche d’un discours revendicatif ni d’une intention de séparatisme avec les valeurs républicaines…

Pour contrer le risque d’inconstitutionnalité, le gouvernement revoit alors sa copie. Il ajoute une liste à la Prévert de motifs dérogatoires permettant désormais de « garantir » le retour à cette liberté à tous les parents capables de fournir un projet pédago-éducatif conforme aux attentes de l’inspection académique. Un pas en avant, 3 pas en arrière…

Unanimement, les voix s’élèvent et préviennent… le dispositif dérogatoire soumis à autorisation préalable de l’instruction en famille sera arbitraire et ne lèvera pas le risque de séparatisme.

Pire, le nouveau système de demande dérogatoire structure les conditions pour le contourner et en dévoyer la finalité : l’intérêt de l’enfant.

Le fond du problème est là. Veiller à l’intérêt supérieur de l’enfant.

Or, seuls 70 % des familles sont contrôlées. Et selon les associations de parents qui pratiquent l’instruction en famille, principalement celles qui ne posent pas de problème…

Il n’est donc pas convaincant d’ajouter des contraintes administratives aux familles et de surcharger l’État par la gestion des demandes dérogatoires individuelles. Alors que le système n’est déjà pas capable d’assurer les premiers niveaux de contrôle de manière systématique.

La meilleure solution pour protéger les enfants est connue : contrôles systématiques, accrus en cas de doute, et des sanctions immédiates et sévères aux parents qui utilisent l’instruction en famille pour endoctriner les enfants.

Mais ce 9 juin, lors de la commission spéciale de l’Assemblée nationale qui a rétabli l’article 21, l’entêtement du gouvernement à sacrifier la liberté de choix des parents du mode d’instruction de leurs enfants est toujours incompréhensible.

Les députés déterminés à défendre le maintien de cette liberté fondamentale se sont échinés à réaffirmer leurs inquiétudes légitimes, en avançant des arguments solides. Ils ont martelé l’évidence. Le problème n’est pas l’instruction en famille, mais le contrôle et les sanctions de ceux qui ont des pratiques sectaires.

Ils étaient face à un mur puisque la majorité votante à l’Assemblée nationale est acquise au gouvernement. Voilà comment l’article 21 a été réintégré dans le projet de loi confortant les principes de la République et de lutte contre les séparatismes.

Si le texte est voté en l’état à la fin du mois de juin, et il est peu probable qu’il en soit autrement, instruire en famille ne sera plus une liberté dans le respect du droit de l’instruction de l’enfant, mais une possibilité dérogatoire, mise sous contrainte.

Et ce, dès l’âge de 3 ans.

Oui ! Puisque depuis 2017, et la loi de Jean-Michel Blanquer pour une école de la confiance (sic), l’instruction est obligatoire dès 3 ans. Avec l’article 21, c’est maintenant la scolarisation des « petits » qui devient obligatoire. Aucun autre pays d’Europe n’impose la scolarisation à cet âge…

D’ailleurs l’opinion publique n’y est pas favorable.

Selon deux études, l’une de l’IFOP pour SOS Éducation auprès de 1 026 personnes de plus de 18 ans représentatives de la population française, et l’autre sur la base du même questionnaire administré par SOS Éducation auprès de 4 700 parents, grands-parents et enseignants :

  • 25 % des Français de plus de 18 ans sont opposés à l’obligation de scolarisation des enfants avant l’âge de 6 ans.
  • 83 % des parents, grands-parents et enseignants ayant répondu à l’enquête administrée par SOS Éducation sont opposés à l’obligation de scolarisation des enfants avant l’âge de 6 ans.

La restriction de la liberté du choix d’instruction des familles pour les enfants dès 3 ans ne permettra pas de combattre les dérives séparatistes, pas plus qu’elle ne présente un intérêt éducatif.

Une fois encore, les libertés fondamentales de tous sont sacrifiées par manque de courage et d’autorité vis-à-vis d’une infime minorité qui bafoue le droit de l’enfant à l’instruction.

SOS Éducation défend la liberté de choix du mode d’instruction des parents comme constitutive du pluralisme éducatif qui permet, en France, d’accompagner tous les profils d’enfants dans l’école publique, dans des établissements privés sous et hors contrat, et par l’instruction en famille.

De même SOS Éducation soutient sans réserve toutes les initiatives efficaces pour lutter contre les dérives sectaires et protéger les enfants.

Mais saupoudrer l’argument de « l’intérêt supérieur de l’enfant » sur une position dogmatique pour stigmatiser un mode d’instruction par rapport aux autres ne suffit pas à lui conférer une vertu éducative.

Les preuves contre l’instruction en famille manquent sérieusement dans le dossier du gouvernement pour laisser sacrifier, sans rechigner, une liberté aussi fondamentale que celle du choix de l’instruction…

Retrouvez l’analyse complète de SOS Éducation dans sa note de synthèse publiée en janvier 2021.

Priorité à l’Éducation !

Signature Sophie Audugé

Sophie Audugé,
Déléguée Générale de SOS Éducation

 

P.S. : SOS Éducation a réalisé un travail important pour informer et sensibiliser l’opinion publique et les parlementaires sur le sujet de la liberté du choix d’instruction.

C’est grâce aux dons de généreux donateurs que nous pouvons mener nos combats pour améliorer le système éducatif.

Comme vous le savez, SOS Éducation ne touche aucune subvention publique, pour conserver une parole parfaitement libre. Aussi nous avons besoin de votre soutien financier pour pouvoir continuer notre action indépendante pour l’Éducation.

Si vous le pouvez, MERCI de rejoindre les donateurs de l’Association.

Toute contribution, même modeste, permet à SOS Éducation d’agir pour une meilleure École ! Pour faire un don, rendez-vous sur notre page de dons sécurisée.

 

( 11 mai, 2021 )

Création d’un observatoire du français en Afrique

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

Nous avons l’autorisation par le Carrefour des Acteurs Sociaux, de diffuser cet appel qui nous parait fort opportun pour favoriser l’émergence d’une nouvelle politique africaine de la France. (NDLR)

Par le Carrefour des Acteurs Sociaux

Appel pour la création d’un observatoire du français en Afrique à Villers-Cotterêts centré sur l’économie et les entreprises

Avec le soutien du pôle francophonie du Carrefour des Acteurs Sociaux, de l’association Avenir de la langue française, du Centre d’Études et de Réflexion sur le Monde Francophone (CERMF) …

L’évolution rapide de la situation en Afrique nous semble justifier la création d’un observatoire du français sur ce continent, à but principalement professionnel

Le contexte

Dans le cadre des projets d’activités à Villers-Cotterêts, le Carrefour des acteurs sociaux a rassemblé le premier quelques dizaines de propositions, dont celle d’un observatoire du français en Afrique.

Cette proposition répond à plusieurs constatations :

•             la chance extraordinaire pour le rôle mondial de la langue française et pour les entreprises françaises en particulier d’avoir un espace d’environ 500 millions d’habitants où l’on peut travailler en français, même si une partie rapidement décroissante de la population n’est que peu ou pas francophone, si

La remise en cause de cette situation côté français, par une certaine ignorance de l’importance du travail en français à l’étranger (ayant travaillé dans une douzaine de pays, j’ai été sensibilisé aux questions de langue de travail et de la langue des relations avec l’extérieur), ignorance qui se traduit souvent par des affirmations du genre : « dans mon entreprise, j’ai suffisamment de personnes parlant moyennement anglais et ça suffit pour travailler n’importe où ».

•             La remise en cause de cette situation d’utre part côté africain dans certains milieux, heureusement en général non économiques, mais qui ont un rôle médiatique et culturel important, notamment en matière de programmes scolaires et de la langue d’enseignement. Cela dans le cadre de mouvements « décoloniaux », voire directement antifrançais

D’où la nécessité d’un observatoire NON UNIVERSITAIRE de la situation du français dans ces pays, pour faire connaître l’importance que le français a pris non seulement comme langue officielle et de travail mais aussi comme langue maternelle, familiale, d’usage professionnel et de langue commune « dans la rue » dans beaucoup de villes africaines. Un des objectifs est d’éviter la catastrophe qu’a été au Maghreb l’arabisation de l’enseignement, en faisant mieux connaître que le français est devenu une langue africaine largement diffusée, tout aussi légitime que les autres langues locales ou nationales, et souvent plus utile.

Le tout diplomatiquement et en bonne connaissance des autres idées qui ne sont pas toutes à écarter, notamment concernant la pédagogie des premières années du primaire.

Que faire ?

Concrètement, mettre en place un centre de documentation et d’échanges (colloques, documentation sur les formations utiles…)

Confier cette mise en place à une institution solide compétente en économie, ayant déjà des réalisations dans ce domaine. Cette institution doit avoir une bonne expérience des entreprises. D’où mon affirmation ci-dessus du caractère impérativement non universitaire.

Pourquoi ? Beaucoup d’universitaires sont certes très compétents en matière africaine, mais ils le sont moins en matière d’entreprise, et surtout nombreux ont des biais intellectuels dans le domaine linguistique.

Soit ils sont linguistes et se passionnent pour une langue africaine pour laquelle ils rêvent d’un rôle inaccessible du fait des moyens financiers et surtout humains qu’ils réclameront aux politiques et qui pèseront sur le développement.

Soit ils ont une attitude politique, comme ce fut le cas au Maghreb, et comme c’est le cas aujourd’hui dans certains états du Sahel avec des tentatives de promotion de l’arabe, ou, dans d’autres milieux, de l’anglais.

Il conviendrait d’exposer en détail des raisons de cette catastrophe maghrébine, et de ce que certains prévoient en Afrique subsaharienne : sous prétexte d’enseigner en langue maternelle, on enseigne en fait une langue normalisée (l’arabe standard, le wolof standard etc.) qui n’est la langue maternelle de personne. Par ailleurs le vocabulaire économique et de gestion n’existe souvent pas dans beaucoup de langues africaines. Et surtout il n’existe pas de personnes compétentes pour enseigner dans toutes les langues locales, ni de formation de formateurs dans ces domaines. Bref, comment Maghreb on commence par casser ce qui existe avant s’apercevoir que c’est quasi impossible à remplacer.

On risque enfin de dévaloriser les classes qualifiées dont le français est la langue maternelle ou d’usage.

En étant un peu brutal, on pourrait dire que cet observatoire aurait pour but d’une part de ramener certaines élites locales à la réalité linguistique de leur pays, et de montrer aux entreprises françaises tout le bénéfice qu’elles pourraient tirer d’un environnement francophone.

Appel

En conséquence, j’appelle toute personne qualifiée attentive au développement économique et humain de l’Afrique à appuyer cette proposition.

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