( 28 mai, 2020 )

Communiqué de BOULEVARD VOLTAIRE

 

 

Chère Madame, cher Monsieur,

Décidément, il ne fait pas bon penser et agir librement dans ce pays.

Le Pr Raoult, nouvelle cible des médias adeptes de la pensée unique, en sait quelque chose !

S’il ne nous appartient évidemment pas d’avoir un avis médical sur les traitements préconisés, nous avons le devoir de défendre la liberté d’expression, violemment attaquée ici, sans laquelle il n’y a aucun débat scientifique possible, digne de ce nom et indispensable pour trouver tous les remèdes au covid 19.

Et nous avons besoin de votre aide pour faire cesser cette forme odieuse de censure et ces attaques dangereuses contre la liberté d’expression.

Tout a commencé, vous vous en souvenez sûrement, par une tentative de censure pure et simple :

Sa publication relatant les espoirs liés à la chloroquine pour soigner le Covid-19 a été marquée de la mention « partiellement fausse » par les Décodeurs du Monde, jugement aussitôt suivi de sa sanction médiatique : l’invisibilisation de l’information sur Facebook.

Mais comme cela n’a pas suffi – loin de là ! – à stopper l’aspiration des Français à en savoir plus sur cet infectiologue de renommée mondiale et sur ses essais de traitement, les médias de la bien-pensance l’ont ajouté à leur liste noire et, depuis, ils tirent sur lui… à boulets rouges !

Morceaux choisis :

  • « Qu’il ferme sa gueule, il y en a marre de ce genre de mecs !«  (Daniel Cohn-Bendit sur LCI)
  • « Est-ce que, psychologiquement, le Pr Raoult n’est pas un fou furieux ? » (Maurice Szafran, éditorialiste à Challenges)
  • Raoult ? C’est un vulgaire « youtuber » (Yaël Goosz, chef du service politique de France Inter), l’animateur d’un « barnum« , un clown se donnant en spectacle dans un « cirque«  (Olivier Duhamel, animateur d’une émission sur Europe 1).
  • Les partisans de son traitement ? Ce sont des « hydroxychlori-connards« . (Roselyne Bachelot, chroniqueuse sur France 5).
  • Sans oublier les étiquettes infamantes de « populiste«  et « conspirationniste« . « Le professeur Didier Raoult est devenu une figure centrale des théories complotistes. » (Le Monde)
  • Ou encore de « sombre connard » (twitt de Robert Namias, directeur des rédactions du groupe Nice-Matin)

Après la récente publication dans la revue scientifique The lancet d’une étude concluant à l’inefficacité du traitement du professeur Raoult, et suite aux critiques et débat scientifique que ces conclusions déclenchent dans le monde médical, le pompon du mépris médiatique revient sans doute à Raphaël Enthoven : « On a autant de chances de convaincre un partisan du Dr Raoult qu’un platiste » (L’Express, 25 mai 2020)

Mais qu’est-ce qui vaut donc à ce médecin, directeur de l’institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection, ce mépris de journalistes sans aucune compétence médicale, ce dénigrement outrancier dans beaucoup de médias ?

Son message politiquement incorrect, bien sûr.

Car, au-delà de telle ou telle molécule contre le Covid-19 et des milliards d’euros en jeu pour l’industrie pharmaceutique, c’est tout un système de pensée contre lequel s’érige ce médecin : Non à la médecine bureaucratisée et aux recherches interminables, dirigées par des statisticiens, quand il y a urgence à soigner les gens en pleine épidémie !

« Laissons les médecins libres de soigner  » ! Voilà le message du Pr Raoult.

C’est avant tout un médecin libre, un homme libre. Et qui, donc, combat la pensée unique.

Voilà qui suffit à déclencher les foudres journalistiques.

Sa popularité sur les réseaux sociaux les a empêchés de le condamner aux oubliettes médiatiques. Alors, ils s’acharnent contre lui…

… comme ils l’ont fait contre Éric Zemmour, coupable à leurs yeux, de parler de l’immigration sans tabou. Comme ils l’ont fait aussi contre Alain Finkielkraut, lynché à la demande des féministes, contre Claude Allègre, persécuté depuis longtemps parce climato-sceptique, et contre bien d’autres encore.

Ce terrorisme intellectuel, qui vise à éradiquer toute pensée dissidente, est inacceptable.

Mais seule une mobilisation opiniâtre de tous les citoyens qui refusent cette censure odieuse, pourra en venir à bout.

C’est pourquoi nous vous demandons de signer le Manifeste pour la liberté d’expression !

Je signe le manifeste
pour la liberté d’expression

Il y a urgence à défendre la liberté d’expression, attaquée de toutes parts : en pleine crise sanitaire, elle est plus nécessaire que jamais pour ne négliger aucune piste.

C’est en faisant bloc et en étant sans cesse plus nombreux pour défendre la liberté d’expression que nous pourrons recréer le débat légitime et nécessaire pour construire un « monde d’après » où aucune information ni solution ne seront entravées par la censure.

Près de 50 000 personnes se sont déjà mobilisées pour manifester leur vive opposition au terrorisme intellectuel et à la censure dangereuse qui gangrène notre société.

Vous aussi, si vous ne l’avez pas encore fait, signez le Manifeste pour la liberté d’expression !

Je signe le manifeste
pour la liberté d’expression

Et après avoir signé le Manifeste, s’il vous plaît, faites suivre ce message à vos contacts, pour leur permettre de participer eux aussi à ce grand mouvement de résistance contre la censure.

N’hésitez pas non plus à partager la Manifeste sur vos réseaux sociaux :

https://mobilisations.boulevard-voltaire.fr/manifeste-pour-la-liberte-dexpression/

Merci d’avance pour votre mobilisation !

Bien cordialement,

L’équipe de Boulevard Voltaire

( 28 mai, 2020 )

Chronologie de la bataille du culte

 

Communiqué de l’AGRIF

 

Lorsque le bien commun est en jeu, il faut savoir rendre à chacun ce qui lui est dû. La bataille pour le culte remportée le 18 mai 2020 devant le Conseil d’Etat est de ces belles œuvres communes qui ont vu agir associations, congrégations, instituts religieux et fidèles du bout du banc animés par l’amour de l’Eglise et de Dieu.

Mais la justice ne peut exister sans la vérité.

L’une de ces associations, Civitas s’est octroyée le mérite de cette victoire en parlant avec mépris des autres requérants qui lui auraient « emboîté le pas ». Pour ce faire, elle a publié une fausse chronologie de l’affaire, en mettant en cause « ceux qui en parlent le plus » qui « sont souvent ceux qui en font le moins ». Il est donc indispensable de rectifier pour la justice et la vérité.

Cette victoire n’est en aucun cas due à cette association. On peut même dire que si on l’avait laissée agir, la bataille aurait été perdue, ce qu’elle s’est bien gardée de dire. Une ordonnance particulière, datée du 18 mai et visant plus précisément les référés-libertés de Civitas contre le décret du 23 mars et celui du 11 mai rejette expressément ces demandes.

Chronologie

Le 1er mai 2020, cette association annonce avoir déposé un référé-liberté contre le décret du 23 mars 2020 interdisant le culte public dans les églises, soit 37 jours après le début de l’interdiction du culte. Au-delà du caractère tardif de ce recours, une telle action visant le confinement initial imposé au pays entier était vouée à l’échec au nom de l’ordre public sanitaire et la protection de la santé publique justifiant des restrictions au culte comme le confirmera le Conseil d’Etat dans son ordonnance du 18 mai 2020 : « La liberté du culte doit, cependant, être conciliée avec l’objectif de valeur constitutionnelle de protection de la santé ». Quoiqu’il en soit, ce décret ayant été abrogé le 11 mai, cette première requête sera déclarée sans objet par le Conseil d’Etat, chose que cette association ne précise pas.

Le 4 mai 2020, Civitas annonce un nouveau référé-liberté contre les annonces verbales du Premier ministre. Une telle requête était également vouée à l’échec ainsi que l’a confirmé le Conseil d’Etat dans sa grande ordonnance du 18 mai 2020, rappelant que ne peuvent pas être attaquées de simples annonces verbales – évolutives et ayant évolué – de mesures de police à venir.

Le 11 mai 2020, cette association dépose un troisième et dernier référé-liberté, contre le décret n° 545 du lundi 11 mai 2020 déconfinant la France mais maintenant le confinement du culte. Mais ce décret n° 545 sera abrogé le soir même par un décret n° 548 publié le 12 mai 2020 au matin, désormais le seul en vigueur et qui sera seul déclaré manifestement illégal le 18 mai 2020. Ce 3ème référé-liberté sera lui aussi déclaré sans objet.

Ainsi, les trois requêtes déposées par cette association qui revendique pourtant la victoire seront toutes déclarées sans objet par le Conseil d’Etat.

C’est dans ces conditions que, dès le 11 mai 2020, deux requêtes ont été déposées contre le décret n° 545 du 11 mai 2020 par l’AGRIF, Bernard Antony, Guillaume de Thieulloy, et Jeanne Smits d’un côté, et par la Fraternité Saint Pierre, l’abbé Laguérie, l’Institut du Christ Roi et la Fraternité Saint Vincent Ferrier de l’autre.

Mais le 11 mai au soir, le décret n° 545 était purement et simplement abrogé et remplacé par le décret n° 548 publié le 12 mai au matin, désormais seul en vigueur et attaquable.

Or, seules quatre séries de requérants vont déposer le 12 mai 2020 de nouvelles requêtes en référé-liberté contre ce nouveau décret, seul applicable :

  • L’AGRIF, Bernard Antony, Guillaume de Thieulloy, et Jeanne Smits,
  • la Fraternité Saint Pierre, l’abbé Laguérie, l’Institut du Christ Roi et la Fraternité Saint Vincent Ferrier,
  • la Fraternité sacerdotale Saint Pie X,
  • Bruno Gollnisch.

Ces requérants se tenaient prêts depuis l’annonce verbale du 28  avril.

Contrairement à ce que prétend l’association revendiquant la victoire et sa supériorité sur les autres requérants, l’audience du 15 mai n’a pas été fixée à la suite du dépôt de sa requête du 11 mai contre un décret qui était d’ores et déjà abrogé.

Le Conseil d’Etat a en effet attendu les premières requêtes du 12 mai contre le nouveau décret n° 548, désormais seul en vigueur. Ce sont ces requêtes du 12 mai 2020 contre le seul décret désormais applicable que le Conseil d’Etat attendait pour fixer une audience pour l’ensemble des requérants, y compris Civitas qui avait déposé sa requête 11 jours plus tôt.

A l’inverse, le Conseil d’Etat a alors invité les autres requérants à régulariser leurs requêtes afin qu’elles visent le bon décret.

Ainsi, loin d’avoir « emboîté le pas » à l’association revendiquant pour elle-même la victoire, ce sont les requérants du 12 mai qui ont en réalité déclenché la fixation de l’audience que cette association attendait depuis 11 jours sans comprendre pourquoi elle n’était pas encore fixée.

Rappelons également que les procédures devant le Conseil d’Etat sont entièrement gratuites pour ceux qui ne se font pas représenter par un avocat.

Cette victoire n’appartient pas à l’un ou l’autre des requérants et il n’est pas question d’exclure de cette victoire ceux qui ont agi, même maladroitement, mais animés par l’amour de l’Eglise et le sens de la foi. Cette victoire appartient à tous, y compris à ceux qui sont partis trop tôt. Mais l’enjeu est trop grand et trop universel pour laisser l’un ou l’autre s’approprier cette victoire qui constitue notre bien commun à tous.

L’AGRIF

70 boulevard Saint-Germain
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( 11 mai, 2020 )

Référé-Liberté devant le Conseil d’État

 

 

Paris, le 11 mai 2020,
Bernard Antony, président de l’AGRIF,
Communique :

Référé-Liberté devant le Conseil d’État

Le décret gouvernemental confirmant le prolongement de l’interdiction du culte public est paru ce matin.
Comme nous l’avions annoncé la semaine dernière, l’AGRIF, qui l’a préparé depuis une semaine et a travaillé également pour d’autres requérants, dépose donc ce jour, son référé-liberté devant le Conseil d’État.

Bernard Antony,
Guillaume de Thieulloy,
Jeanne Smits

( 8 mai, 2020 )

Les offices religieux toujours interdits. Pourquoi cela ?

 

Bernard Antony, président de l’AGRIF,

communique :

 

S’exprimant lors de la conférence de presse gouvernementale de ce jour, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a confirmé que les bibliothèques, les médiathèques, les musées et certaines plages réouvriraient dès le 11 mai. En revanche, il a annoncé, sans autres précisions, que les offices religieux demeurent interdits, au moins jusqu’à la fin du mois.

Il s’agit là d’une discrimination attentatoire à la liberté de culte, véritablement scandaleuse.

Car il est notamment évident que les messes catholiques peuvent être organisées avec toutes les précautions sanitaires, sans que l’on y courre plus de risques que dans les médiathèques et les musées, et beaucoup moins que dans les transports.

Ainsi, la France n’est pas seulement frappée par un virus venu de Chine communiste, voilà que la religion est actuellement traitée comme dans ce pays. Histoire, peut-être, de faire prendre le pli aux Français d’une religion confinée aujourd’hui, étouffée demain.

L’AGRIF attend le décret de confirmation des propos de Christophe Castaner. Elle agira ensuite, selon le droit, pour défendre le principe de liberté constitutif de la République.

 

L’AGRIF

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( 7 mai, 2020 )

Communiqué de l’abbé Benoît Paul-Joseph

 

 

Communiqué de l’abbé Benoît Paul-Joseph
Supérieur du District de France de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre

Mercredi 6 mai 2020

Chers fidèles, amis de la Fraternité Saint-Pierre,

L’hypertrophie de la communication tend à discréditer l’agir laborieux au profit des paroles : toutefois, sans que les prêtres de la Fraternité Saint-Pierre renoncent à leur travail silencieux auprès des âmes, il me semble indiqué de vous faire part de quelques réflexions au sujet de l’annonce du Premier ministre, le 28 avril dernier, à propos de la reprise des cérémonies religieuses dans le cadre du plan de déconfinement. Avant tout, je tiens à souligner l’extrême complexité de la situation et les difficultés redoutables auxquelles sont confrontés les membres du Gouvernement. Ceci étant, il est évident que la déclaration du Premier ministre, annonçant que les communautés religieuses ne pourront pas organiser de cérémonies avant le 2 juin a été une immense déception, teintée d’un sentiment d’injustice en comparaison des décisions prises pour d’autres secteurs d’activités. En effet, il est difficile de comprendre et donc d’accepter que les cérémonies religieuses demeurent interdites à la date prévue du déconfinement (11 mai), alors que la vie culturelle pourra en partie reprendre (médiathèques, bibliothèques, petits musées).

Mais il ne faut pas non plus s’étonner que la République française, fille de la Révolution de 1789 et persécutrice de l’Eglise catholique tout au long de son histoire (dès sa naissance, puis régulièrement sous la IIIe République et de façon insidieuse durant la Ve République), considère notre religion, au mieux, à égalité avec les cinémas ou les salles de théâtre. A vrai dire, il ne s’agit pas à proprement parler d’une persécution mais du déroulement normal de ce processus d’indifférence amorcé depuis de nombreuses années et qui plonge ses racines dans les fondements même de notre République d’où les droits de Dieu sont absents. Il aurait été étonnant qu’il en fût autrement dans un pays où la religion est devenue une affaire privée, sans aucun fondement dans la réalité, inutile au bien commun, considérée à l’égal d’un sport individuel ou d’un suivi psychologique. Dans la crise grave que nous traversons, il est donc demandé aux catholiques et à tous les croyants de se concentrer sur « l’essentiel » – c’est-à-dire la santé physique – et de suspendre leurs « simagrées religieuses » tant que le danger n’aura pas été suffisamment écarté. Soit dit en passant, cela permet de mesurer l’inconscience et l’aveuglement de certains catholiques pour lesquels le règne social du Christ et l’influence de l’Eglise catholique sur les institutions politiques sont des combats d’un autre âge. On voit aujourd’hui le résultat de la déconnexion absolue entre politique et religion : en situation de crise, l’Etat laïque, laissé à lui seul, escamote totalement les besoins et les secours spirituels de l’homme.

Mais bien qu’il ne faille pas s’étonner des annonces du Gouvernement au sujet des cérémonies religieuses, ces décisions n’en demeurent pas moins blessantes et injustes. Blessantes car, même si les Pouvoirs publics ne le reconnaissent pas, l’homme ne vit pas seulement de pain et de soins, a fortiori dans les moments les plus éprouvants de son existence. L’être humain possède une dimension spirituelle qui ne peut être totalement ignorée et occultée. Par ailleurs, nous autres catholiques croyons – et, n’en déplaise à la République française, cela n’est pas affaire d’opinion mais a trait à la réalité la plus certaine, la plus solide, celle que Dieu nous a révélée – que les secours spirituels de l’Eglise sont vitaux, c’est-à-dire nécessaires pour persévérer dans la Vie divine, telle que Dieu nous l’a transmise par son Fils Jésus-Christ. Nous pourrions patienter encore de longs mois si la messe dominicale n’était qu’un rendez-vous réconfortant, un soutien spirituel et fraternel pour nous aider à affronter la grisaille de nos journées. Mais la messe, renouvelant le sacrifice de la Croix, nous met en contact avec le Dieu vivant et verse en nos âmes les arrhes de la Vie éternelle. Aussi ce rendez-vous est-il vital et il n’est pas anodin de s’en passer durant douze semaines.

Décisions injustes, ensuite, puisqu’elles sous-entendent, nonobstant les propositions faites par la Conférence des évêques de France, que les catholiques ne seraient pas capables de mettre en place des mesures sanitaires exceptionnelles pour l’exercice de leur culte. Cette confiance est accordée aux établissements scolaires, aux transports en commun, à de nombreuses entreprises et elle est refusée aux catholiques. Cette décision est irrecevable au moment où le Premier ministre nous avertit qu’il faudra désormais apprendre à « vivre avec le virus (protéger, tester, isoler), agir progressivement, adapter localement » : pourquoi ces consignes ne pourraient-elles pas s’appliquer aux cérémonies religieuses, comme elles le sont, par exemple, dans les supermarchés ?

Chers amis de la Fraternité Saint-Pierre, depuis plusieurs semaines, les prêtres de notre communauté essaient de vous soutenir spirituellement par de nouveaux moyens : retransmission de cérémonies liturgiques, diffusion d’enseignements catéchétiques, lettres électroniques. A certains endroits, en plus de leur disponibilité pour les grands malades, ils peuvent vous entendre en confession ou vous donner la Sainte communion. Mais selon les diocèses où la Fraternité Saint-Pierre exerce un apostolat, les situations sont très différentes et les prêtres ne peuvent agir de la même façon. S’ajoutent à cela le caractère et la prudence personnelle de chaque prêtre, ce qui engendre d’inévitables disparités entre nos apostolats. Nous en sommes conscients, mais il est impossible d’uniformiser notre ministère en cette période compliquée. Comme vous vous en doutez – et je vous remercie de votre prière à leur intention – la situation est aussi très difficile pour les prêtres : privés de leur apostolat habituel, empêchés – dans la grande majorité des cas –  d’aller assister les mourants dans les hôpitaux, ils se retrouvent démunis, devant faire preuve de beaucoup d’ingéniosité. Aussi, sans diminuer en rien l’épreuve à laquelle vous êtes confrontés, je tiens cependant à remercier mes confrères pour leur générosité et leur persévérance dans le ministère singulier qu’ils exercent depuis plusieurs semaines.

Mais pour que cette situation pernicieuse ne se prolonge pas, et en raison du caractère inique du décret de déconfinement en ce qui concerne les cérémonies religieuses, la Fraternité Saint-Pierre fera tout ce qui est en son pouvoir pour contester le fondement de cette décision. Plusieurs évêques ont déjà donné l’impulsion en ce sens, nous leur en sommes reconnaissants.

Plus que jamais il nous revient de persévérer dans la prière, à l’image des Apôtres et de la Mère de Dieu, attendant l’envoi du Saint-Esprit. N’oublions pas que les épreuves qui nous frappent et les souffrances qui nous affectent sont toujours – certes mystérieusement – permises par Dieu. Enfin, un des grands enseignements de l’Evangile est que désormais la souffrance n’est plus condamnée à la stérilité, mais peut être un vecteur de grâce, qui nous rapproche du Cœur de Jésus, ce qui est le tout de notre vie. Quelles que soient les circonstances dans lesquelles sera célébrée la fête de la Pentecôte, puisse-t-elle renouveler nos âmes et rendre fécondes les épreuves que nous aurons traversées.

Que Dieu vous bénisse et vous garde,

Abbé Benoît Paul-Joseph

( 1 mai, 2020 )

En France, vous pouvez avorter mais pas assister à la messe

 

 

Communiqué de Laissez-les-vivre SOS-Futures-Mères :

« Nous sommes en guerre. »

Contre le virus bien sûr, mais aussi et peut-être surtout contre le système…

Nous sommes en guerre contre le virus. Cela, tout le monde le sait. En guerre contre le virus, qui ne pourrait pas à ce jour en être au courant ? Les longues listes de nombre de morts, de nombre de patients en réanimation, de nombre de personnes guéries, sont froidement égrainées tous les soirs par le sinistre directeur de la Santé Jérôme Salomon : telles que l’étaient les listes des noms de soldats morts pour la patrie par les maires des villages au lendemain de la Première Guerre mondiale, mais, à l’époque, c’était avec respect et reconnaissance.

Il est nécessaire de respecter les fameux gestes barrière : cela semble relever du civisme élémentaire, même si, de ci de là, s’élèvent des voix qui affirment qu’il ne s’agirait là que d’une expérience d’ingénierie sociale qui aurait pour but de tester la capacité de résilience de toute une population. De toute façon, il semble qu’un minimum de charité chrétienne soit en jeu : éviter de contaminer les plus fragiles et les plus âgés. L’exceptionnelle et inoubliable figure du Docteur Dor, fauché en pleine santé par la maladie, en fournit un exemple émouvant.

Mais pour quelles raisons sommes-nous tant en guerre contre le système ? 

Tout d’abord, il nous cache qu’il agit en faveur de la culture de mort.

Le scandaleux allongement du délai pendant lequel l’avortement chimique est permis en fournit un exemple éclatant : ledit délai est passé de six à neuf semaines, presque en catimini, et ce, par la circulaire du 21 mars, allongeant de trois semaines le délai de l’avortement chimique pendant le temps du confinement. Mais, il semble peu probable que cette condition, dite d’exception, soit abolie une fois le confinement passé. Pour l’instant, l’allongement du délai de l’avortement chirurgical de 12 à 14 semaines de grossesse n’a finalement pas encore été admis par le gouvernement. Mais pour combien de temps ? Laurence Rossignol et ses acolytes ne manqueront pas de revenir à la charge. Nos numéros Sos Futures Mères 0800 868 838 et 01 42 85 14 70 sont disponibles pour recevoir les appels des futures mères angoissées par des grossesses imprévues.

Concernant le sort réservé aux personnes âgées, le scandale est plus criant encore. Non seulement, il leur a été impossible d’obtenir de la chloroquine (médicament aux effets non miraculeux mais prometteurs selon les propos mêmes de son initiateur, le Professeur Raoult) tant qu’ils n’étaient pas encore trop malades ; mais, une fois hospitalisés, bien peu ont eu accès aux soins. Pour la plupart, ils ont été privés de réanimation sur décision ministérielle. En effet, la circulaire du 18 mars demandait aux médecins hospitaliers de ne pas admettre en services de réanimation les personnes âgées ou fragiles. Plus précisément, à partir du 28 mars, l’usage de produits calmants à des doses létales est autorisé, et même préconisé dans les hôpitaux, les Ephad et pour les médecins de ville. Cela a constitué un véritable passeport pour l’euthanasie. Les révélations du Canard enchaîné, qui, une fois n’est pas coutume, penche du bon côté, ont démontré, chiffres à l’appui, la chute considérable du pourcentage de population âgée dans les services de réanimation entre fin mars et début avril.

En outre, pendant le temps du confinement, les contenus pornographiques de nombreux médias en ligne sont devenus gratuits.

Si notre Président n’avait pas voulu traiter le Pape comme un vulgaire fonctionnaire onusien, il aurait pu aborder avec lui tous ces sujets ; mais cela ne fut pas le cas. Il a préféré noyer le poisson en abordant des sujets vagues de politique internationale. Un seul peut sembler juste même s’il fait l’objet de nombreuses critiques : la remise des dettes des pays africains, décision somme toute assez colonialiste ou du moins néo-colonialiste, mais finalement assez humaine.

Ensuite, le gouvernement n’a pas cessé de nous mentir. Le nombre de masques et de gants étant insuffisant, le pouvoir a menti quant à leur utilité. Tout d’abord, il a été affirmé qu’ils étaient totalement inefficaces, puis qu’il fallait les réserver aux soignants : et, maintenant, on nous annonce que chaque Français doit porter un masque et le port de celui-ci sera même obligatoire dans les transports.

Concernant la contagiosité des enfants, le discours a aussi beaucoup varié : de vecteurs principaux de propagation du virus, ils sont devenus peu contagieux pour permettre la réouverture des crèches et des écoles primaires.

Les libertés publiques sont fragilisées par la mise en œuvre de l’application Stop-Covid qui permettrait de tracer les citoyens soit sur leur portable soit par des bracelets électroniques. Un vaccin, qui pourrait être obligatoire, est en préparation : et, pour vérifier que tout le monde soit bien vacciné, des puces électroniques pourraient être insérées dans le corps.

Dans ce scénario proche du Meilleur des Mondes, un manque se fait cruellement sentir, notamment en France et en Italie. Une absence de plus en plus pesante : celle de « cette vieille superstition des anciens temps », comme Aldous Huxley faisait dire à son héroïne Lénina pour qualifier la religion. En effet, malgré le début du déconfinement, il n’est pas encore prévu de reprise des messes. Les évêques et les prêtres ont beau protester, pétitionner, les messes publiques demeurent impossibles dans les deux vieilles nations catholiques que sont la « Fille aînée de l’Eglise » et la nation du trône de Pierre. Force est de constater qu’Emmanuel Macron et Guiseppe Conte semblent rivaliser de cynisme, d’autoritarisme et de refus de tout recours religieux. Certes, on ne se serait pas non plus attendu à ce que, à l’instar du Président polonais Andrejz Duda ou du Président de Centre Afrique Faustin Archange Touadera, ils implorent pour leur peuple la bénédiction divine : mais ils auraient pu faire preuve de davantage de tolérance envers les catholiques. N’est-il d’ailleurs pas révélateur que ce soit dans les pays européens les plus hostiles au retour des messes que la mise en route de l’application Stop-Covid soit la plus avancée, comme s’il s’agissait de s’enfoncer toujours plus dans le Meilleur des Mondes ? Ainsi, que ce soit en matière d’avortement, d’euthanasie, de libertés publiques ou de droit d’assister à la messe, il semblerait que le provisoire soit en passe de devenir définitif.

( 30 avril, 2020 )

Injures racistes par deux policiers et sanglant attentat terroriste par un islamiste : étrange traitement médiatique ! Réaction de l’AGRIF

Bernard Antony, président de l’AGRIF,

communique :

Injures racistes par deux policiers et sanglant attentat terroriste par un islamiste : étrange traitement médiatique ! Réaction de l’AGRIF

Bien sûr, il est inacceptable de traiter qui que ce soit de « bicot » et plus encore lorsque c’est le fait de policiers dont la colère, compréhensible en elle-même, ne saurait être une excuse. Leur propos mérite donc une sanction disciplinaire.

Mais, il n’en est pas moins stupéfiant et scandaleux que l’injurié, doublement délinquant, puisque sans papiers et auteur de délits de vol, ait été précédemment libéré par le parquet de Nanterre alors qu’il était sous le coup d’un « OQTF » (Obligation de Quitter le Territoire Français).

L’injure a entraîné un très fort déferlement d’indignation médiatique. Peu après, l’attentat criminel perpétré à Colombes par le fanatique islamiste Youssef, ayant percuté volontairement deux motards de la police (grièvement blessés) et se réclamant de l’État islamique, n’a guère soulevé plus d’indignation.

En revanche, il a entraîné un flot d’enthousiasme sur les réseaux sociaux, significatif de la progression de la haine raciste antifrançaise dans certaines populations conquérantes revendiquant leur domination sur « leurs territoires ».

À l’évidence, le virus du corona n’a que trop occulté d’autres virus non éliminés à ce jour. Et notamment ceux de l’islam jihâdiste progressant sans cesse par une lecture littérale du Coran que l’on peut qualifier de « corano-virus » et qui se propage dans nombre de mosquées et autres lieux.

L’AGRIF charge ce jour ses avocats d’étudier la possibilité d’intervenir dans cette procédure.

Elle exprime ce jour, aussi, son total soutien aux forces de l’ordre et aux pompiers qui s’efforcent d’assurer la sécurité des Français, trop souvent, et de plus en plus, dans de véritables zones de non-France.

L’AGRIF

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( 19 avril, 2020 )

Le génocide français s’accélère : plus que jamais, résistance !

 

 

Bernard Antony communique :

Le génocide français s’accélère : plus que jamais, résistance !

Sous le rideau de fumée de l’agitation médiatico-coronavirale, le génocide français (culturel et moral, démographique, politique) s’accélère :

  • Alors que nul souci gouvernemental pour la protection des mères enceintes et de leurs bébés n’a été manifesté en cette période, les acharnées ministricules de la culture de mort et de l’avortement ont fait accomplir une nouvelle avancée au meurtre légal des enfants à naître : l’avortement chimique est désormais permis jusqu’à la neuvième semaine d’aménorrhée. Peu à peu, la banalisation de l’I.V.G. progresse vers celle de l’infanticide.
  • Le coronavirus cache de plus en plus le corano-virus islamiste qui s’est propagé par les effets de la tsunamigration et de l’islamigration. Le gouvernement et les médias alignés dissimulent la réalité d’émeutes dans nombre de ville comme Grigny, encadrées par des « grands frères » islamistes, tels qu’il y en a, nombreux, parmi les cinq mille détenus libérés par la ministre de la justice Nicole Belloubet.

Et voilà que cent quatre parlementaires demandent la régularisation de tous les immigrés clandestins en cette période de confinement tandis que des centaines de milliers de sans-papiers s’apprêtent encore à déferler sur les pays d’Europe dès la fin de l’épidémie.

Se développant sur les deux axes de l’avortement (élimination de deux cent mille enfants à naître chaque année) et de l’immigration (plus de deux cent mille entrées chaque année), notre pays subit le processus d’un génocide par substitution.

Il est évidemment sous tendu « culturellement » par toutes les formes du vieux déconstructionnisme freudo-marxiste soixanthuitard modifié peu à peu, il est vrai, par les avancées conquérante islamo-gauchistes.

Face à cela, l’Agrif non seulement ne renonce pas mais développera sa résistance en fidélité à la parole de Jean-Paul II : « Tenez à l’identité culturelle de vos nations comme à la prunelle de vos yeux ».

Dès que possible, ses avocats reprendront leurs actions judiciaires.

Plus que jamais, adhérez ou réadhérez à l’Agrif !

L’AGRIF

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( 9 avril, 2020 )

In memoriam : docteur Xavier Dor (30 janvier 1929 – 4 avril 2020)

 

 

Communiqué de RENAISSANCE CATHOLIQUE

 

Son bon sourire n’illuminera plus nos Universités d’été.

Nous n’entendrons plus sa voix chaleureuse nous dire, après qu’il nous eût chaleureusement serré les mains, et comme si nous étions les seuls à compter à ses yeux : « Oh ! Comme je suis heureux de vous voir ! » Alors qu’il n’avait fait que reconnaître notre voix, étant aux trois quart aveugle…

Il ne sera plus, à la face du monde, la si parfaite incarnation de la belle devise : « fortiter ac suaviter, courageusement et avec douceur », témoin exigeant et sacrifié de la radicalité de l’Évangile. Parce que nous le trouvions toujours devant nous chaque fois que la vie de l’enfant à naître était en danger, nous croyions, naïvement, qu’il serait éternellement avec nous. Il nous a quittés et nous ne parvenons pas à le croire. Il nous manque déjà.

Le docteur Xavier Dor, fondateur de l’association SOS Tout-Petits est décédé ce 4 avril, victime du corona virus, « mal qui répand la terreur, mal que le ciel en sa fureur inventa pour punir les crimes de la terre ». (Jean de La Fontaine in Les animaux malades de la peste)

SOS Tout-Petits

Dès la promulgation de la loi Veil, en 1975, le docteur Dor, pédiatre puis embryologiste, s’était engagé dans la défense de la vie humaine innocente, fondant en 1986 l’association SOS Tout-Petits. Parmi la nébuleuse pro-vie le charisme propre de l’association était de se rendre dans les lieux où avaient lieu les avortements afin de discuter, et prier, avec les patientes et le personnel médical, tout en leur distribuant des médailles miraculeuses. Ce mode d’action étant pénalement non répréhensible fut votée en 1993 une loi ad hominem, dite loi Neiertz, instituant un délit d’entrave à l’avortement. Si les actions du docteur Dor étaient prioritairement visées, aujourd’hui déconseiller à qui que ce soit : une amie, une parente, etc. de recourir à l’avortement est passible de poursuites. Il en fallait plus pour décourager cette âme de feu, habitant un corps pourtant chétif et frêle. Le docteur Dor poursuivit son action, s’éloignant seulement un peu physiquement des centres d’avortement. Onze condamnations s’ensuivirent aboutissant à cinq mois de prison pour avoir présenté à une jeune femme qui venait d’avorter des chaussons de bébé. Insupportable violence de la layette ! Qui dira qu’il n’y a pas de justice en France et que les prisons sont engorgées ? A cette occasion le docteur Dor demanda, en décembre 1997, à bénéficier du droit d’asile à la nonciature à Paris. Il fut refoulé à l’issue d’une journée de présence.

Trois leçons

Le docteur Dor nous a appris trois choses essentielles.

Tout d’abord : « La conscience n’est pas la lumière, elle est l’œil qui regarde la lumière. » Il existe une réalité objective du bien et du mal. L’homme a la responsabilitéde rechercher cette réalité qui s’appelle la loi naturelle. Il n’a pas à décider de ce qui est bien et de ce qui est mal.

Ensuite, il est essentiel de bien distinguer le pécheur et le péché. Ce qu’il faut condamner c‘est le péché. Quant au pécheur il faut implorer pour lui la miséricorde de Dieu. Cette miséricorde, dont nous savons qu’elle est sans limites, mais pas sans conditions.

Enfin, le combat pour la défense de la vie humaine innocente revêt une dimension eschatologique. Ne sont pas en jeu que des forces naturelles. Ce combat met aux prises Satan lui-même avec la création. Ce que Satan hait en toute créature humaine, c’est qu’elle soit constituée à l’image de Dieu. Entraver la vie et son développement c’est ainsi réduire le nombre des élus appelés à partager la vision béatifique avec Dieu. Contre cette action proprement satanique il n’existe qu’un remède : « Cette sorte de démons ne se vainc que par la prière et la pénitence. » (Matt XVII,21)

Ses adversaires ont présenté le docteur Dor comme un ayatollah illuminé. Il n’y avait pas plus doux ni plus raisonnable que ce digne vieillard, très cultivé, d’une candeur désarmante qui nous a fait l’amitié et l’honneur de participer à quasiment toutes nos universités d’été depuis sa première venue en 1996. (Face à la culture de mort in Qui a peur du baptême de Clovis ?)

Le docteur Dor n’était pas un adepte de la langue de buis. A rebours de nombreux mouvements pro-vie toujours dans la surenchère sur leur positionnement « aconfessionnel et apolitique », il se voulait fièrement catholique et dénonçait, sans relâche, la franc-maçonnerie dans laquelle il voyait l’origine de toutes les législations diaboliques contre le respect de la loi naturelle : avortement, divorce, contraception, etc. Plusieurs fois il manifesta et pria devant le siège du Grand Orient de France, rue Cadet.  Le docteur Dor n’était pas l’homme des « accommodements raisonnables » ni d’une honnête médiocrité mondaine mais un cœur ardent, toujours jeune de l’éternelle jeunesse de la vérité.

Un nouvel intercesseur

Nous confions, dans la prière et l’espérance, la belle âme du docteur Dor à la miséricorde de Dieu. En d’autres temps c’est à Notre-Dame de Paris que se fussent célébrées les funérailles de ce héraut de l’Evangile de la vie avec grand concours de peuple et foule de cardinaux, évêques et archevêques. Pour l’heure, plus modestement, nous nous réjouirions d’un communiqué de la conférence des évêques de France pour saluer la mémoire de ce bon et fidèle serviteur…

Si nous avons perdu, ici-bas, un ami et un maître nous ne doutons pas d’avoir gagné, au ciel, un protecteur et un intercesseur. Requiescat In Pace.

Jean-Pierre Maugendre

Renaissance Catholique
25 A rue Montebello
78000 VERSAILLES
Tél : 01 39 51 97 03

( 4 avril, 2020 )

Pouvons-nous encore leur faire confiance ?

 

communiqué de Renaissance Catholique

 

« Au fond comme chef de l’Etat, deux choses lui avaient manqué : qu’il fût un chef ; qu’il y eût un Etat. » Ne les croirait-on pas écrites par un historien du futur, à propos de notre Jupiter élyséen, ces lignes qui sont, en réalité, le jugement peu amène que porte le général De Gaulle sur son prédécesseur, le président Lebrun, dans Les mémoires de guerre. Emmanuel Macron s’agite, visite les hôpitaux et les usines. Il parle beaucoup, sans doute trop. Il ne sait pas faire synthétique et impose à son public de longs monologues moralisateurs, en jamais moins de 25 minutes. Au lendemain du putsch des généraux, le général De Gaulle était intervenu à la télévision, le 23 avril 1961, pendant 6 minutes 20 secondes. Ce fut clair, direct et percutant :  j’ordonne, j’interdis, j’ai décidé, par tous les moyens. Trois jours plus tard le putsch était avorté, les condamnations pleuvaient, « l’ordre républicain était rétabli. »

Le fiasco du coronavirus

Le fait est que la France s’avère être un des pays les plus sévèrement touchés par la pandémie du coronavirus. Des pays comme Taiwan, la Corée du sud, le Japon ou l’Allemagne enregistrent un nombre bien moins important de victimes que la France. La recette gagnante semble être : fermeture des frontières / mise à disposition de tests et de masques / capacités hospitalières. Malheureusement, pour nous, notre pays, depuis le début, a joué à contre-emploi et à contre-temps. Par idéologie, les frontières n’ont pas été immédiatement fermées. Par mercantilisme les stocks de masques et de tests n’ont pas été entretenus et reconstitués. Par impéritie, depuis des décennies, le système de soin, qu’avec sa modestie habituelle notre classe dirigeante présentait comme le plus performant du monde, s’est avéré inadapté et obsolète. Après nous avoir expliqué que les masques ne servaient à rien, et que d’ailleurs elle ne savait pas en mettre un, la pétulante porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye – une toute jeune française naturalisée il y a moins de 4 ans – a dû opérer un retro pédalage spectaculaire, Emmanuel Macron ne se déplaçant plus sans son masque de combat. La réalité est que comme il n’y avait pas assez de masques disponibles, il était plus expédient d’affirmer qu’ils ne servaient à rien.

Auraient-ils changé ?

Le Président de la République et l’équipe gouvernementale en appellent à l’Union nationale… autour d’eux. Mais, sans doute en font-ils un peu trop : l’entourage du Président évoque ainsi, sans rire, sa « présence thaumaturge. » Bientôt Emmanuel 1er guérira les écrouelles ! De son côté Emmanuel Macron multiplie les mâles déclarations, brûlant aujourd’hui ce qu’il adorait hier. À l’entendre il aurait tiré les leçons de ces événements et en appelle à « produire davantage sur notre sol », « rebâtir notre souveraineté nationale », etc. Quelle créance accorder à ces propos ? Adaptant une réflexion d’Etienne Gilson on serait tenté de penser : « Qu’est-ce qu’un ministère d’union nationale ? C’est un ministère de mondialistes qui fait appel au dévouement des patriotes pour l’aider à tirer la France du péril où le mondialisme l’a mise et, l’en ayant tiré, continuer de la persécuter. » Le premier ministre arpente à grandes enjambées les allées du pouvoir soupirant : « C’est une catastrophe ! C’est une catastrophe ! » Le pouvoir politique se réfugie derrière l’autorité des comités Théodule et l’avis des experts, illustrant le propos de monsieur de Bonald :  Quand les esprités nés pour gouverner deviennent rares, on multiplie les délibérations et les conseils. Le vaisseau qui n’a plus de boussole se dirige à l’estime. » À aucun moment nos dirigeants ne se remettent en cause et en tirent les conséquences. Tout cela c’est de la faute à pas de chance et aux mauvais Français qui ne respectent pas le confinement.

Pouvons-nous encore leur faire confiance ? dans communiqués

Le Préfet de police de Paris, Lallement, manifestement un joyeux drille, vient d’expliquer avant de s’excuser, mais c’est toujours le premier mouvement qui est révélateur du fond des êtres, que les personnes hospitalisées l’avaient, en définitive, bien mérité puisque, manifestement, elles n’avaient pas respecté le confinement.

Enfin, en ce mois d’avril, presque un an après l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris aurons-nous la cruauté de rappeler que l’État, qui n’avait pas su prévenir l’incendie, s’engageait par la voix de son chef, à la rebâtir, dans un délai de cinq ans « plus belle encore ». Y a-t-il un inconscient prêt à prendre des paris sur cette reconstruction dans les délais annoncés ?

Ils n’ont pas changé.

Cependant, les vieux réflexes demeurent, laissant entrevoir la queue du chat et l’entourloupe en cours. Christophe Castaner, Ministre de l’Intérieur, demande de faire preuve de « pédagogie » et de « discernement » lors des contrôles de confinement dans ce qu’ils appellent les « quartiers populaires » et qui sont en fait des enclaves étrangères.  Pour les autres ni pédagogie, ni discernement : l’amende et la trique.

Olivier Véran déplore quant à lui « la réduction inquiétante du recours à l’IVG » pendant que la sénatrice Laurence Rossignol demande que l’avortement soit possible sans délai d’aménorrhée, puisque les difficultés psychologiques de cette période pourraient assimiler tout avortement à une IMG (Interruption Médicale de Grossesse) effectivement légale jusqu’à la naissance.

La focalisation sur l’hôpital public, au détriment de la médecine libérale et des cliniques privées, dans le traitement du coronavirus remet en mémoire ce célèbre slogan du théoricien du fascisme, Giovanni Gentile : « Tout pour l’État, tout par l’État, rien en dehors de l’État. » Ce même État qui, actionnaire principal de La Poste, laisse celle-ci décider unilatéralement de la cessation de la distribution du courrier. Il y a presque un siècle les hommes de l’Aéropostale Guillaumet, Mermoz et Saint-Exupéry défiaient la cordillère des Andes pour transporter le courrier ; aujourd’hui les agents du « service public » de La Poste sont aux abonnés absents à la demande de leur direction ou en grève, au nom du principe de précaution. La France qui gagnait parce qu’elle osait, a laissé la place à une France qui semble avoir oublié que : « Une civilisation repose sur ce qui est exigé des hommes, non sur ce qui leur est fourni. » A de Saint-Exupéry in Citadelle

Nous n’avons pas confiance

Tout au long du développement de la crise des gilets jaunes les déclarations se sont multipliées : Nous vous avons compris, rien ne sera plus comme avant, etc. Rien de fondamental n’a changé si ce n’est que l’État a fait quelques chèques. Les mêmes nous refont aujourd’hui exactement le même coup. Leur crédibilité est nulle. Le problème ce ne sont pas les hommes mais le Système. Qui osera le remettre en cause alors que beaucoup de nos contemporains ne peuvent plus supporter ni leurs maux ni leurs remèdes ? Quant à nous, disons-le tout net :  nous n’avons aucune confiance dans les responsables de notre déroute pour mener à bien les nécessaires réformes, parfois radicales, dont notre pays à besoin pour continuer d’exister.

Jean-Pierre Maugendre

Renaissance Catholique
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