( 17 juillet, 2017 )

Parlons massacre d’innocents !

 

Lu sur « boulevard Voltaire » ce très beau texte qui doit nous faire réfléchir

 

Une forte probabilité que l’enfant soit trisomique suffit aujourd’hui à justifier son meurtre.


Pour des propos visant l’extermination des handicapés et des homosexuels, un médecin exerçant à Cherbourg a été suspendu six mois (dont trois avec sursis) par le Conseil de l’ordre, qui a estimé que ses déclarations étaient « contraires au respect de la vie humaine, de la personne et de sa dignité prôné par le Code de la santé publique ».

Au-delà du caractère aberrant de la faible durée de suspension, nous pouvons être surpris que le Conseil de l’ordre se souvienne tout d’un coup de l’existence d’un « respect de la vie humaine ». En poussant un peu, ils se rappelleront même qu’il existe un serment d’Hippocrate. Serment lors duquel les futurs médecins jurent de ne « jamais provoquer la mort délibérément ».

Et pourtant, en France, des médecins tuent. Je ne vais pas vous parler directement d’avortement, le sujet fait controverse. Plutôt que d’IVG, j’aimerais que l’on parle d’IMG, deux sigles si proches qu’ils sont bien souvent confondus. L’un signifie interruption volontaire de grossesse, l’autre interruption médicale de grossesse.

Après que sont passées les douze semaines pendant lesquelles l’avortement est légal, les équipes médicales peuvent proposer le meurtre (à aucun moment ce fait n’est remis en doute) de l’enfant jusqu’à la veille de sa naissance. Les conditions pour avoir recours à cette pratique sont très larges, une « forte probabilité que l’enfant à naître soit atteint d’une affection d’une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic » (art. L2213-1 du Code de la santé publique). Une forte probabilité que l’enfant soit trisomique suffit aujourd’hui à justifier son meurtre. Remarquons que, dans le vocabulaire utilisé, il n’est pas fait mention de fœtus mais bien d’enfant.

 Notre société s’émeut (à raison) qu’un médecin veuille massacrer des handicapés, mais reste coite concernant le massacre de ces mêmes handicapés quelques jours avant leur naissance.

Le sujet de l’avortement avant douze semaines de grossesse est encore trop délicat pour être abordé de front : il faut donc procéder par étapes pour pouvoir de nouveau en discuter et faire réfléchir sur la question. La première est de montrer la réalité de l’IMG. Les témoignages de mères abondent, exprimant leur détresse après avoir senti leurs enfants bouger dans leur ventre puis, sous la pression médicale, accepté l’assassinat de celui-ci.

Ce qui se passe avec les enfants trisomiques est un eugénisme : la tentative de l’amélioration de la race humaine par l’élimination quasi systématique d’une partie de la population à naître (96 %). Le seul moyen de lutter contre ce transhumanisme est l’information, la prise de conscience des parents et leur accompagnement. Le combat à mener doit également se dérouler dans les facultés de médecine ; en finir avec les cours d’idéologues et un droit d’usage de la liberté de conscience pour les étudiants serait un bon début.

À quoi bon se battre contre les massacres du monde entier si nous sommes incapables d’agir dans notre propre pays ?

Étudiant
( 2 février, 2017 )

L’Action française face à l’élection présidentielle

 

Lu sur « boulevard Voltaire »

 

L’élection présidentielle est, que cela nous plaise ou non, le moment le plus décisif de notre vie politique.

 

L’élection du Président au suffrage universel dans la Ve République et la forte personnalisation du pouvoir qui en résulte sont un paradoxe pour les royalistes.

Elles nous apparaissent d’abord comme un hommage du vice républicain à la vertu monarchique. Elles confirment que la monarchie, qui a fait la France, est la constitution naturelle du pays. Elles valident le combat de Maurras et de son école contre le régime parlementaire de la IIIe République, faible là où il devait être fort (en haut, dans l’exercice des fonctions régaliennes de l’État) et fort là où il devait être faible (en bas, dans le contrôle et l’administration de la société).

Mais elles nous apparaissent aussi comme un condensé des défauts de la démocratie, dans la mesure où le chef élu reste un homme de parti, incapable d’incarner l’unité de la nation, et plus préoccupé par sa réélection que par les réformes à mener dans l’intérêt du pays.

Ce dernier défaut a d’ailleurs été accentué par le passage au quinquennat.

Mais l’élection présidentielle est, que cela nous plaise ou non, le moment le plus décisif de notre vie politique, celui où vont se décider les grandes orientations des cinq années suivantes. Les royalistes, ceux de l’Action française du moins, ont coutume de dire qu’ils entendent « préserver l’héritage en attendant l’héritier ». Ils ne se retirent donc pas dans leur tour d’ivoire ! Ils sont présents sur le champ de bataille, même s’ils veulent conserver une certaine hauteur de vue.

Ils se désintéressent d’autant moins de l’élection présidentielle de 2017 qu’elle se déroule à un moment crucial pour la survie du pays. L’indépendance, la sécurité et l’identité de la France sont menacées comme jamais par la conjonction de la mondialisation, du terrorisme et de l’immigration de masse.

Comme tous les adversaires des processus de destruction en cours, nous regardons avec bienveillance le populisme (le rejet des élites politiques ou médiatiques, responsables de la situation), le souverainisme (la volonté de reprendre en main notre destin national) et le renouveau identitaire (la réponse à la mondialisation culturelle comme au communautarisme induit par l’immigration).

Mais sur chacun de ces points, nous portons un regard original qu’il nous appartient de faire connaître : nous savons que le populisme conduit au césarisme et à ses périls là où le recours à la légitimité traditionnelle concilie autorité, service du bien commun et modération ; nous savons aussi que le souverainisme, s’il se réclame seulement de la démocratie, n’est pas suffisant pour garantir l’indépendance de la France car une majorité du peuple peut renoncer à sa liberté aussi bien qu’une assemblée ; nous savons, enfin, que l’identité française n’étant ni la race ni le contrat social républicain, elle ne peut se penser sans référence à notre longue histoire royale et catholique.

Professeur agrégé de lettres modernes
Président du Comité directeur de l’Action française
( 22 janvier, 2017 )

Albert Camus :« Cet échafaud ne marque pas un sommet, il s’en faut. Certes, c’est un répugnant scandale »

 

 

Lu sur « lafautearousseau » ce très beau texte d’Albert Camus. Merci à LFAR de l’avoir publié.

 

 

albert_camus.jpgLe 21 janvier, avec le meurtre du Roi-prêtre, s’achève ce qu’on a appelé significativement la passion de Louis XVI. Certes, c’est un répugnant scandale d’avoir présenté, comme un grand moment de notre histoire, l’assassinat public d’un homme faible et bon. Cet échafaud ne marque pas un sommet, il s’en faut. Il reste au moins que, par ses attendus et ses conséquences, le jugement du roi est à la charnière de notre histoire contemporaine. Il symbolise la désacralisation de cette histoire et la désincarnation du Dieu Chrétien. Dieu, jusqu’ici, se mêlait à l’histoire par les Rois. Mais on tue son représentant historique, il n’y a plus de roi. Il n’y a donc plus qu’une apparence de Dieu relégué dans le ciel des principes.

Les révolutionnaires peuvent se réclamer de l’Evangile. En fait, ils portent au Christianisme un coup terrible, dont il ne s’est pas encore relevé. Il semble vraiment que l’exécution du Roi, suivie, on le sait, de scènes convulsives, de suicides ou de folie, s’est déroulée tout entière dans la conscience de ce qui s’accomplissait. Louis XVI semble avoir, parfois, douté de son droit divin, quoiqu’il ait refusé systématiquement tous les projets de loi qui portaient atteinte à sa foi. Mais à partir du moment où il soupçonne ou connaît son sort, il semble s’identifier, son langage le montre, à sa mission divine, pour qu’il soit bien dit que l’attentat contre sa personne vise le Roi-Christ, l’incarnation divine, et non la chair effrayée de l’homme. Son livre de chevet, au Temple, est l’Imitation de Jésus-Christ. La douceur, la perfection que cet homme, de sensibilité pourtant moyenne, apporte à ses derniers moments, ses remarques indifférentes sur tout ce qui est du monde extérieur et, pour finir, sa brève défaillance sur l’échafaud solitaire, devant ce terrible tambour qui couvrait sa voix, si loin de ce peuple dont il espérait se faire entendre, tout cela laisse imaginer que ce n’est pas Capet qui meurt mais Louis de droit divin, et avec lui, d’une certaine manière, la Chrétienté temporelle. Pour mieux affirmer encore ce lien sacré, son confesseur le soutient dans sa défaillance, en lui rappelant sa « ressemblance » avec le Dieu de douleur. Et Louis XVI alors se reprend, en reprenant le langage de ce Dieu : « Je boirai, dit-il, le calice jusqu’à la lie ». Puis il se laisse aller, frémissant, aux mains ignobles du bourreau.

 

Albert Camus

L’homme révolté, La Pléïade, pages 528-529

( 9 janvier, 2017 )

« Notre identité, c’est la république », dit Vincent Peillon. Certainement pas !

 

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Mur-bleu gds.jpgOn l’a déjà dit, et c’est très vrai, la Révolution, c’est comme Daech (ou l’inverse) : Daech fait commencer l’histoire du monde avec Mahomet, la république idéologique française, héritière de la Révolution, la fait commencer avec cette révolution, en 1789. Et nous ampute donc de 2.000 ans d’histoire ! De même Daech détruit, autant qu’il le peut, tous les trésors monumentaux et artistiques datant d’avant l’Islam (Al Qaïda avait fait la même chose), comme la révolution a détruit entre le quart et le tiers de notre patrimoine artistique. La parenté est nette entre Daech et la république idéologique : l’un et l’autre pensent être eux-mêmes l’identité du peuple, et que rien d’autre n’existe en dehors d’eux. Définition parfaite du Totalitarisme. Vincent Peillon – qui, de notre point de vue, a évidemment tort – ne fait que réciter la doxa de la république idéologique, en digne continuateur de ses prédécesseurs en idéologie. Quelqu’un a parfaitement expliqué tout ceci : il s’agit de Philippe Val, qui a travaillé à Charlie Hebdo, et qui a « commis » une très intéressante chronique sur France Inter, à l’époque où la droite envisageait de faire passer des test ADN aux soi-disant enfants d’immigrés, pour limiter les fraudes ; chronique qui remonte à 2007 et qu’il est fort utile de réécouter aujourd’hui.

En trois minutes et vingt-quatre secondes (dont quatre d’un mémorable bafouillement…) Philippe Val nous dit en somme que les pays en royauté sont ceux qui conservent leurs traditions, leurs mœurs et leurs coutumes, fondées sur la transmission biologique du pouvoir (incarnée par la Famille Royale), car ils n’ont pas connu de rupture radicale avec leur passé ; alors qu’en France la république, après la coupure révolutionnaire, a décidé de « mettre un point final à la transmission génétique du pouvoir ».

La conséquence immense de cette révolution est que les transmissions – qui se faisaient « naturellement » en France, avant la Révolution, sur une base biologique, donc charnelle, enracinée, comme c’est toujours le cas dans les pays en royauté – se font maintenant sur une base abstraite et idéologique : ce n’est plus la filiation qui crée le droit à un héritage, c’est une idée, une théorie désincarnée.

En clair, les Français ne sont plus les maîtres de la France ; ils ne peuvent plus se transmettre de père en fils, « naturellement », leur Nation, leur Patrie. Celle-ci est à tout le monde, à la terre entière, à n’importe qui. La France est un hall de gare aux dimensions de l’univers ; vient qui veut ; elle est aux autres autant qu’à nous ! Nous sommes ainsi dépossédés de notre héritage, de notre bien le plus précieux, et tout simplement parce que nous sommes en république !

« La république, et c’est sa force, et c’est son identité, affirme qu’en son sein l’élection et le rôle d’un individu dans la société ne seront plus jamais liés à une quelconque hérédité. Et ce qui est vrai pour les dirigeants, qui seront désormais élus selon leurs mérites par les suffrages de leurs égaux, est aussi vrai pour les citoyens dont le statut ne peut, en aucune façon, être lié à l’hérédité biologique. Voilà pourquoi l’instauration d’un test ADN pour décider du sort d’un individu est une violation de la Loi républicaine et un scandale constitutionnel… »

« Terra Nova » est le nom qu’a pris le groupe de réflexion du Parti socialiste, pour qui le propos de Philippe Val est parole d’évangile. « Terra perennis » serait le nom que prendrait un groupe de réflexion royaliste, ou simplement de citoyens français qui veulent simplement rester ce que l’Histoire les a faits, et continuer à vivre selon leurs coutumes et leurs traditions sur la terre que l’Histoire a faite leur. Et qui, pour cela, opposeraient la juste pensée de Charles Maurras aux lubies d’un Philippe Val ou d’un Vincent Peillon :

« Ce pays-ci n’est pas un terrain vague. Nous ne sommes pas des bohémiens nés par hasard au bord d’un chemin. Notre sol est approprié depuis vingt siècles par les races dont le sang coule dans nos veines. La génération qui se sacrifiera pour le préserver des barbares et de la barbarie aura vécu une bonne vie… » (L’Action française, 6 juillet 1912).

( 26 novembre, 2016 )

Mesdames et Messieurs les candidats, n’oubliez pas les pauvres !

 

Lu sur le blog de « Jean-Philippe Chauvin »

 

La question de la pauvreté contrainte est un sujet qui ne me laisse pas indifférent, et cela depuis fort longtemps, sans doute aussi parce que, en d’autres temps, j’en ai personnellement connu quelques aspects et quelques légères morsures… Lors des dernières élections européennes, au printemps 2014 et sous les couleurs de L’Alliance Royale, j’en avais même fait un de mes principaux thèmes de campagne, à la fois pour sensibiliser les électeurs à cette question toujours pendante mais souvent occultée, et pour proposer quelques pistes pour faire reculer cette insécurité sociale qui ronge nos sociétés et les affaiblit. Mais c’est un thème qui n’est pas assez électoralement porteur, sans doute, pour que les partis politiques et leurs dirigeants s’y intéressent, et il semble être « abandonné » aux associations comme le Secours catholique ou les Restos du cœur qui font, d’ailleurs, un travail important pour soulager, autant que faire se peut, la misère dans nos villes. Les royalistes du Groupe d’Action Royaliste, quant à eux, organisent régulièrement des « Soupes du Roi », et cela depuis presque dix ans, fidèles à leurs prédécesseurs du début XXe siècle mais aussi des siècles précédents, gardant en mémoire que, au Moyen âge, le Roi était « le père des pauvres »

Mesdames et Messieurs les candidats, n'oubliez pas les pauvres ! dans Articles de fond chomage-rue

Pourtant, la pauvreté n’est pas un sujet mineur en France et les récents chiffres donnés par le Secours catholique la semaine dernière font plutôt froid dans le dos : « En 2000, on comptait 7,8 millions de personnes pauvres ; on en recense 8,8 millions aujourd’hui. Parmi ces personnes, entre 4 et 4,5 millions sont des jeunes de moins de 30 ans, ce qui devrait nous interpeller concernant l’impact de la pauvreté sur l’avenir de notre société », explique son secrétaire général Bernard Thibaud dans les colonnes de La Croix du jeudi 17 novembre dernier. Sans oublier que, selon Eurostat, 21,2 % des enfants de France sont menacés de pauvreté…

Bien sûr, il y a toujours eu des pauvres depuis que les sociétés humaines existent, mais elle est scandaleuse aujourd’hui au regard de toutes les richesses naturelles que nous exploitons et de toutes celles qui envahissent nos sociétés au risque de l’engloutir sous une débauche de produits marchands souvent inutiles : la démesure est dans cette invasion des objets qui semble nous faire oublier notre prochain, notre voisin.

 Le politique ne peut ignorer ceux qui souffrent de « n’avoir pas assez » quand d’autres consomment sans compter. Il ne s’agit pas de dénoncer la richesse mais plutôt la démesure et l’égoïsme, et de rappeler, comme le fait régulièrement le pape François à la suite de tant d’autres princes de l’Eglise, la valeur du partage.

laudato-si-opusdei_20150619120102407989 dans Articles de fond

J’espère que cette question de la pauvreté contrainte sera abordée dans les prochains débats présidentiels, mais, au regard des jeux médiatiques actuels, je crains que cela ne soit pas le cas : « cachez ces pauvres que je ne saurais voir »… J’entends même quelques uns dire qu’en parler serait faire du « populisme » ! C’est dans ce genre de réaction stupide que l’on mesure le grand écart qu’il y a entre des élites mondialisées et le commun des mortels, mais aussi cette absence de compassion à l’égard des « perdants de la mondialisation » : est-ce la (triste) victoire de Benjamin Franklin ? Je préfère, en bon Français, l’exemple de saint Martin de Tours, de celui qui n’hésita pas à couper son manteau pour en donner la moitié à un malheureux transi de froid, un soir d’hiver de l’an 334… Et les candidats de 2017 pourraient bien y trouver quelque source d’une inspiration sociale bienvenue en ces temps d’incertitude…

Jean-Philippe CHAUVIN

 

( 23 novembre, 2016 )

Soyez au courant du Coran

 

 

Les gens de mon village sont dans l’ensemble bien sympathiques, tranquilles, travailleurs et sans histoires. Comme on dit dans les magazines parisiens, c’est la France profonde. Hélas, cette France est appelée à changer. Pour cela, par exemple, ont réparti des milliers d’envahisseurs, dit migrants ou réfugiés, à travers le territoire. On sait déjà qu’ils ne risquent pas de s’intégrer et ils exigent même que l’on se plie à leurs coutumes.

Dans mon village, il n’y a plus de bistrot où l’on cause. On bavarde donc d’une maison à l’autre. Depuis quelques temps, on m’aborde en disant : « Vous avez vu ce qui se passe à tel endroit ? On ne comprend pas ! » Les gens pensent qu’ils sont bien informés. Ils ne manquent pas le « Ji-té » (journal télévisé), ni les articles du journal républicain de l’Est que l’on se passe dans le village. Comme ils savent que je ne possède pas de télévision et que je ne lis pas les mêmes journaux, ils demandent mon avis sur différents sujets. Mes analyses les effrayent un peu, car les gens veulent ignorer les réalités. Pourtant les braves gens devraient comprendre qu’il va falloir devenir des gens braves. L’Etat de guerre contre la France est déclaré. Je lis dans un journal conformiste le propos d’une personnalité qui alerte ses concitoyens en déclarant que « le but du terrorisme islamique ne vise qu’à abattre l’idéal démocratique. Concernant l’implantation de l’Islam en France, on évoque des raisons qui n’en sont pas. Il faut prendre conscience que l’état de guerre contre les chrétiens n’est plus seulement réservé aux peuples du Moyen-Orient. Il faut bien se rendre compte que l’islamisme s’implante de plus en plus chez nous. Ils veulent la France et déclarent clairement : « L’Islam est notre objectif, le prophète est notre chef, le Coran est notre loi » La conquête est en marche… Ce n’est pas le tout de pleurnicher « Je suis Charlie », « Je suis Bataclan’, « Je suis Nice », « Plus jamais ça ! » et autres niaiseries. On allume une bougie et l’on jette une rose à l’endroit d’un drame. C’est naïf, c’est gentil, mais cela ne lutte pas contre les réalités sanglantes. Nous sommes prévenus que depuis l’attentat au journal ordurier « Charlie Hebdo », la guerre est déclarée. Non pas à une armée en ordre de bataille, mais aux simples quidams que nous sommes. Le but est d’être colonisé par l’Islam conquérant, de plus en plus radical et exigeant. Même si la plupart des faits restent cachés au public ou sont édulcorés, les exemples abondent autour de nous… Combien d’assassinats sordides avant l’égorgement de ce prêtre a l’autel au cours de sa messe ? Les tortures affreuses racontées par les survivants rescapés du massacre du Bataclan ont été passées sous silence. On oublie volontairement les morts écrasés et les familles traumatisées par l’attentat de Nice où un camion a été lancé sur la foule. La secrétaire d’Etat de l’aide aux victimes a déclaré que c’est « la République qui a été attaquée le soir du 14 juillet 2016 ».Les 86 morts de cet attentat effroyable et les très nombreux blessés plus ou moins graves ne se doutaient pas que ce n’est pas à eux que le terroriste-camionneur en voulait, mais à la République… Ces attentats sont spectaculaires, mais il y en a d’autres sans cesse que l’on tente d’édulcorer et de minimiser.

 

Résultat de l’incompétence de nos gouvernants, les massacres vont continuer. Il ne faut pas nous leurrer. Les Islamistes sont parmi nous de plus en plus nombreux et décidés. Voyez l’histoire de l’implantation de l’Islam au cours des siècles, ce n’est que guerres, massacres et tortures au nom du Coran.  Il est clairement dit qu’Allah punira violemment les infidèles, incitant les musulmans à la haine et au mépris des juifs, chrétiens et idolâtres. Pour être au courant, lisez le Coran et les hadiths. Voyez, par exemple, le verset 187, sourate II : « Tuez vos ennemis partout où vous les trouverez ; chassez-les des lieux où ils vous auront chassés… » Verset 57, sourate VIII : « L’incrédule qui refuse de croire à l’islamisme est plus abject que la brute aux yeux de l’Eternel. » Verset 59 : « Si le sort des armes les fait tomber entre vos mains, effraye par leur supplice ceux qui les suivent, afin qu’ils y songent. »  Verset 68 : Aucun prophète n’a jamais fait de prisonniers qu’après avoir versé le sang d’un grand nombre d’ennemis. »Sourate IX, verset 5 : « Les mois sacrés écoulés, mettez à mort les idolâtres, partout où vous les rencontrez. Faites-les prisonniers. Assiégez leurs villes. Tendez des embûches de toutes parts… » Sourate XXIV, verset 56 : « L’infidèle n’aura point sur terre d’abri contre notre vengeance, et les flammes seront son habitation. Malheur à ceux qui y seront précipités. » Sourate XLVII, verset 4 : « Si vous rencontrez les infidèles, combattez-les jusqu’à ce que vous ayez fait un grand carnage ; chargez de chaînes les captifs » … Etc.

Voyez que ces règles du Coran sont très éloignées de l’Evangile où il est dit « Aimez-vous, les uns les autres » Pour connaître ce qui attend notre civilisation chrétienne, soyez au courant du Coran, car les fous d’Allah sont parmi nous.

 

Jean-Marie Cuny

 

En allant plus loin

En lisant l’article ci-dessus de notre ami Jean-Marie CUNY, certains objectent : oui, il ya ces versets inquiétants, mais il y en a aussi qui encouragent à la paix et à l’amour. C’est aussi vrai.

Le problème est que, pour un musulman, les textes sont « sacrés », ils ne sont pas, comme chez les Catholiques, « inspirés par Dieu mais écrits par des hommes », ils sont directement dictés par « Allah ». Ils ne peuvent donc pas être « changés » ou même interprétés, du moins chez les « sunnites », ce qui est le cas de la presque totalité des musulmans demeurant en France. C’est un peu différent chez d’autres, en particulier chez les chiites.  Dans les faits, ce « dogme » n’est pas totalement suivi car, sinon, il n’y aurait pas différentes tendances chez eux. Nous savons cependant que nombreux sont  les musulmans rejettent ces versets belliqueux, considérant qu’ils ne sont plus valables aujourd’hui. Certains mêmes voudraient que les « textes sacrés » soient interprétés comme le Maréchal Sissi, chef de l’Etat Egyptien et, semble-t-il, le Roi du Maroc et bien d’autres. Toutefois, même si cela était fait, cela ne voudrait pas dire qu’ils soient « suivis » car il n’ ya pas de hiérarchie, de chef chez les musulmans, chacun peut lire le Coran et les hadiths et suivre ce qu’il lit. N’importe qui ou presque peut se déclarer Iman et créer sa petite salle de prière en entrainant des « fidèles à sa suite », il n’ya pas de « chef » qui aura le pouvoir de le lui interdire.

Philippe SCHNEIDER

( 18 novembre, 2016 )

Au fait, qu’est-ce que le « Système » dont nous parlons ? Essai de définition …

 

Lu sur « lafautearousseau ». Réflexion utile et à poursuivre

 

Publié le 29.03.2016 et réactualisé le 18.11.2016

3436523574.2.jpgLa question – évidemment importante et légitime – nous a été posée dans les commentaires : « Le « Système »  et sa contestation sont à l’ordre du jour. S’agit-il là d’une tendance lourde ? (…) Il est temps d’éclairer les uns et les autres sur ce que nous nommons  » le système « . (…) Pour lutter contre le Système, (…) encore faut-il le définir avec plus de précisions et en dessiner finement le contour.» Mais la réponse ne va pas de soi. Même si, « aujourd’hui, la contestation du Système se généralise massivement et si on ne peut donc pas nier que le terme soit « ressenti ».» 

Par définition, un « système », bien qu’il constitue une unité active, est chose complexe, composite. Il n’est donc pas si simple de le définir. Hasardons néanmoins quelques réflexions qui, si elles n’épuisent pas le sujet, contribueront à y mettre un début d’ordre et de clarté.

Qu’est-ce qu’un système ? Classiquement, les dictionnaires en donnent une définition de ce type : « Un système est un ensemble d’éléments interagissant entre eux et se définit par : ses éléments constitutifs ; les interactions entre ces derniers ; sa limite ». Voilà qui correspond bien à notre sujet.

Notons que (sans-doute dans les années 1920) Léon Daudet dit son opposition au Régime, celle de l’Action française, alors qu’aujourd’hui nous avons plutôt tendance – par delà Droite et Gauche – à pointer le Système, le second incluant et subordonnant de plus en plus le premier. Tendance lourde ? Sans doute.

Lorsque Daudet dit son opposition au Régime, il s’agit évidemment de la République, en l’occurrence de la IIIe. Aujourd’hui comme hier, la Constitution définit les Institutions de la République : la Présidence de la République ; le Gouvernement ; le Parlement, Assemblée Nationale et Sénat ; les Partis politiques qui, de fait, les composent et dont la Constitution consacre le rôle ; le Conseil Constitutionnel … Etc. Tel est notre Régime politique. Mais l’on « ressent » bien que le Système avec lequel, selon la définition des dictionnaires, le Régime interagit – dont il est l’un des éléments, théoriquement le premier – est un ensemble qui s’étend bien au-delà des Institutions politiques proprement dites et se compose d’autres éléments, devenus, somme toute, souvent tout aussi déterminants. Dans l’écart entre ces deux termes (Régime et Système) se trouve sans doute la réponse à la question que nous nous posons. En son temps, l’Action française avait déjà élargi sa critique du régime proprement dit à ce qu’elle nommait le Pays légal. Réalité assez voisine sans-doute du ce qu’aujourd’hui l’on appelle – en un sens communément péjoratif – le Système.

Par delà les Institutions de la République proprement dites et leurs différents moyens d’action, les autres éléments constitutifs du Système – en interaction permanente avec les Institutions aussi bien qu’entre eux – sont assez aisément discernables. Pour être brefs, nous nous bornerons, sans les analyser en détails, à les désigner :

Une pensée dominante (le Politiquement correct, la Bien-pensance, les sempiternelles et indéfinies valeurs de la République …) qui, malgré un nombre croissant d’oppositions et de réactions, est très généralement partagée par l’ensemble des composantes du Système ; elle a valeur politique, sociétale, morale, voire religieuse. Rien à voir avec l’une de ces grandes pensées politiques, dont Edgar Morin déplore la disparition. Il s’agit d’un ensemble d’opinions.

Les moyens de communication et d’information, notamment audiovisuels, et la grande presse, largement peuplés de journalistes et de managers en grande majorité pénétrés de la doxa que nous avons évoquée précédemment et spontanément appliqués à la diffuser, l’imposer à tous, la ressasser incessamment comme croyances et morale obligées. A noter que cette profession n’est pas loin de constituer, ne serait-ce que du simple point de vue des rémunérations, une communauté de privilégiés. A noter, aussi, les nombreux couplages existant entre le monde politique et celui des médias.

Le monde clos des financiers, propriétaires, soutiens et utilisateurs des moyens de communication en question (chaînes de télévision, grands titres de la presse écrite, etc.). Ils les achètent ou ils les vendent. Ils payent leurs factures et assurent leurs fins de mois.

Ce que l’on nomme de plus en plus, comme s’agissant d’un tout homogène et mono-orienté, les Associations, à peu près comme l’on dit les Institutions (!). N’ont d’influence et d’interaction avec les autres éléments du Système que les associations conformes à la doxa commune, quelle que soit leur importance réelle. (Aucune chance pour la Manif pour tous d’exercer une influence sur le Régime ou sur le Système).

L’Etat, en France, s’en étant attribué la responsabilité et le contrôle, l’Education Nationale  est, à l’évidence, une autre composante essentielle du Système. Monopolisée par une caste de faiseurs de programmes et de pédagogistes – qui se renouvellent, d’ailleurs par cooptation – elle a de moins en moins pour mission la transmission des savoirs, comme l’atteste la dégringolade des niveaux scolaires. Il s’agit bien davantage de former la jeunesse de notre pays aux dogmes et comportements qu’implique la doxa commune, cette Religion républicaine qui, selon Vincent Peillon, doit remplacer les anciennes religions et façonner le citoyen nouveau. L’introduction de la théorie du Genre à l’école, qui implique la négation des sexes, montre que cette Religion nouvelle admet les lubies les plus extrêmes. Terra nova, le nom que s’est donné le principal think tank socialiste, dit tout de l’ambition que poursuit le Système.

Si l’on ajoute aux composantes du système, les appareils syndicaux et, malgré leur faible représentativité, leurs cohortes d’apparatchiks, largement intégrés à la classe des bureaucrates de l’Administration ou, même, des grandes entreprises, un certain monde de la culture et des arts ou prétendus tels, l’on comprend que cette imposante conjonction de moyens, d’hommes, de structures et d’argent, puisse exercer sur l’ensemble du peuple français une sorte de totalitarisme mou et qu’il soit, bel et bien, largement ressenti comme tel.

Chacune des composantes du Système énumérées ci-dessus mériterait une étude spécifique qui, ici, nous mènerait trop loin. Toutes nous semblent concourir à un même résultat : celui de la destruction ou  – d’un terme suggérant méthode et volonté systématique - déconstruction.

Il n’est pas forcément mauvais qu’un peuple, une nation, un Etat soient régis par un Système quasi unanimement reconnu et respecté, sous réserve qu’il n’étouffe ni les libertés, ni les différences légitimes. L’erreur du nôtre, sa spécificité, est qu’il vise la déconstruction : déconstruction nationale, déconstruction sociétale, déconstruction culturelle, déconstruction anthropologique.

Nous n’avons pas épuisé ce (trop) vaste sujet. Les réalités multiformes du quotidien nous y ramèneront immanquablement.  

Lafautearousseau

( 11 novembre, 2016 )

Arguments pour la Monarchie en France.

 

 

Lu sur le blog de « Jean-Philippe CHAUVIN »

 

 

Pourquoi une monarchie en France serait-elle la plus efficace pour affronter les défis du XXIe siècle et dépasser les défauts de l’actuelle République, pourtant « monarchique » dans son esprit mais républicaine dans sa forme ?

La Monarchie « à la française », tout d’abord, n’est pas la pâle copie de celles qui peuvent avoir cours dans d’autres pays : ni simplement parlementaire, ni autocratique ou théocratique, elle est d’abord propre à la France et à son histoire, à sa tradition politique et à sa structure nationale.

Le roi, par le mode de désignation héréditaire et dynastique, ne dépend d’aucun milieu particulier, d’aucun parti ni d’aucune idéologie (même royaliste), et il n’a pas de clientèle à se faire pour devenir le souverain : il est indépendant par sa naissance, la seule chose qui ne s’achète pas et dont il n’a pas non plus la maîtrise. Le roi n’est pas choisi par des politiciens ou des hommes de parti, et il n’a pas non plus choisi de naître fils de roi et successeur du roi en place. Cette indépendance lui permet d’incarner l’unité même du pays, d’être une sorte de trait d’union entre toutes les communautés, provinces ou opinions, et, non pas d’être neutre, mais d’être un arbitre impartial, ce qui n’est pas négligeable au moment où notre société tend à présenter des fractures parfois inquiétantes.

Arguments pour la Monarchie en France. dans Articles de fond voeux-jean

Cela lui permet aussi de « dégager » la magistrature suprême de l’Etat de la compétition électorale, aujourd’hui si pesante et si incapacitante pour le faîte de l’Etat et son autorité : ainsi, il peut aussi incarner une continuité qui n’est pas remise en cause à chaque élection quinquennale, et qui est symbolisée par la formule traditionnelle « Le roi est mort, vive le roi », qui fait du passage d’un souverain à un autre une simple formalité, lourde de sens car elle se fait par le drame de la mort d’un roi et par la survie de l’Etat à travers le nouveau roi, et qu’elle rappelle à celui-ci sa condition humaine…

De plus, comme le signale Régis Debray, l’ancien conseiller du président Mitterrand, la Monarchie est aussi une famille royale, fort utile pour incarner la France à l’étranger comme le fait la famille royale britannique au sein du Commonwealth, et susceptible de « catalyser » sur elle « le besoin de spectaculaire » de l’opinion publique qui, de plus, peut se reconnaître dans une famille qui représente toutes les familles du pays. Sans oublier également que la dynastie s’inscrit dans une histoire longue et qu’elle assume toute l’histoire (même républicaine) de la nation que, d’ailleurs, elle a construite depuis 987 jusqu’à la Révolution française… Comme le roi Juan Carlos en son temps, un monarque restauré ou « ré-instauré » n’a pas de revanche à prendre sur quiconque mais se doit « d’être » la nation, et c’est ce qui lui permet, justement, de pouvoir dépasser les conflits anciens et de réunir les adversaires autour d’une même table quand le besoin s’en fait sentir.

C’est aussi le monarque qui peut écouter tous les premiers ministres et les accueillir, y compris en cas d’alternance politique, tout en garantissant la permanence de l’Etat : que le gouvernement soit de droite ou de gauche, le roi, de par sa position, peut tout écouter et tout entendre, sans, par ailleurs, dévoiler ce qui peut lui être dit par les uns ou les autres. En Europe, les souverains sont réputés pour leur discrétion et un secret ou un doute confié par un ministre au monarque reste un secret, quand, dans le même temps, le monarque peut conseiller, en toute liberté, le ministre reçu.

statuelouis dans Articles de fond

Dans le modèle français de la Monarchie, le roi n’est pas inactif, loin de là, et son rôle d’arbitre peut être appréciable en cas de conflit ou de blocage politique. Un rôle d’autant plus important que, constitutionnellement, le roi est le garant de la Constitution de la nation elle-même, et qu’il est le Chef de l’Etat, autant pour les Français que vis-à-vis des autres nations du monde.

Alors que nous sommes, en République quinquennale, toujours en campagne électorale, la Monarchie « libère » la Première place du joug de ceux qui « font » les élections, puissances d’argent ou partis politiques : ce n’est pas anodin et c’est plutôt rassurant car cela force tous les acteurs de l’Etat et du gouvernement à « servir et non se servir »… Dans le même temps, la Monarchie permet de faire des économies importantes et, même, lors des fêtes familiales (mariage royal, naissances, etc.), de rapporter à l’Etat quelques revenus supplémentaires tandis que l’image du pays est valorisée par la couverture médiatique de l’événement ! La Monarchie, à bien y regarder, est moins coûteuse et plus profitable que la République aux campagnes présidentielles onéreuses (tous les cinq ans) et au train de vie souvent fastueux, parfois scandaleux…

Jean-Philippe CHAUVIN

( 5 novembre, 2016 )

Islamo-gauchisme + islamo-capitalisme = haine de l’identité française

 

Lu sur « boulevard Voltaire » cette analyse très juste sur ces ennemis de la France et des Français

Quel est le point commun entre Clémentine Autain, Jean-Luc Mélenchon, Edwy Plenel, Roger Garaudy ?

 

 

Quel est le point commun entre Clémentine Autain, Jean-Luc Mélenchon, Edwy Plenel, Roger Garaudy ? À en croire le Premier ministre Manuel Valls, comme le secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen, ils constitueraient l’Axe « islamo-gauchiste » par excellence, soit cette frange infantile du gauchisme folâtrant avec les fous d’Allah, troquant volontiers Le Capital de Marx contre le gros livre vert du Coran.

Dans une tribune rééditée par Le Figaro, cet été, l’historien de gauche Jacques Julliard se demandait « pourquoi et comment une poignée d’intellectuels d’extrême gauche, peu nombreux mais très influents dans les médias […] ont-ils imposé une véritable sanctuarisation de l’islam dans l’espace politique français ? » Et de suggérer que « l’islamo-gauchisme est né du jour où l’islamisme est devenu le vecteur du terrorisme aveugle et de l’égorgement. Pourquoi cette conversion? Parce que l’intelligentsia est devenue, depuis le début du XXe siècle, le vrai parti de la violence. Si elle préfère la Révolution à la Réforme, ce n’est pas en dépit mais à cause de la violence. » Pour être complet, il estimait également que la « haine du christianisme » constituait le second moteur de cette islamophilie crypto-marxiste.

Dans un ouvrage publié ces jours-ci, l’islamologue Gilles Keppel s’en prend, en un semblable élan polémique, aux « idéologues utiles des islamistes », qu’il qualifie d’« autruches de la pensée dénégationniste ». Pour lui, leur « cécité les conduit à minimiser le péril djihadiste de peur de désespérer Molenbeek comme les compagnons de route du Parti communiste s’interdisaient de dénoncer les exactions du stalinisme de peur de “désespérer Billancourt” » (L’Obs, 2 novembre).

C’est bien vu, mais, somme toute, insuffisant. Car Julliard comme Keppel et, dans une certaine mesure, Michel Onfray paraissent reléguer l’islamo-capitalisme – cette autre face de l’islamolâtrie à la mode – dans un impensé politique d’autant plus regrettable qu’il est, chronologiquement, à l’origine de l’islamisation de la France et de l’Europe.

Dans le souci inconséquent d’augmenter ses bénéfices tout en pesant à la baisse sur les salaires des travailleurs indigènes, le grand patronat apatride n’a-t-il pas encouragé, dès les Trente Glorieuses, avec la complicité aveugle des politiques, à ouvrir toujours plus largement les vannes de l’immigration ? Avec, qui plus est, la bénédiction de ces mêmes gauchistes impénitents qui, sous couvert d’antiracisme militant, furent les idiots utiles de ce capitalisme nomade.

Mais surtout, l’exécration commune des identités enracinées rapproche encore davantage le mondialisme financiaro-libéral du cosmopolitisme gaucho-libertaire. Ainsi, à peu de frais, voit-on reparaître, depuis quelques années, ce que Pierre-André Taguieff dénommait « l’antisionisme arabo-islamophile », soit une reviviscence du vieux fond de sauce antisémite qui caractérisa, en propre, la gauche française du XIXe siècle à la collaboration.

À ce compte-là, il serait aisé d’en conclure que le racisme anti-français n’est qu’un avatar de l’antique « haine du Juif », lequel « se voit alors exposé au double reproche de communautarisme et d’être relativement réfractaire au métissage, par les extrêmes gauches, les pseudo-écologistes et autres altermondialistes », selon le psychanalyste Georges Gachnochi.

Pourtant, paradoxalement, notre sort ressortirait bien plus à celui des Palestiniens…

Docteur en droit, journaliste et essayiste
( 3 novembre, 2016 )

De Nicolas Sarkozy à François Hollande, la Ve République sur la sellette

 

lu sur « lafautearousseau »

 

L’autorité de François Hollande est remise en cause. C’est une litote. Cependant, Frédéric Rouvillois entend démontrer ici [Figarovox - 31.10] qu’au-delà des personnes, ce sont les fondements de la « république gaullienne » qui vacillent (autre litote ?) ce que le livre de Patrick Buisson décrit minutieusement. Frédéric Rouvillois dégage de cette lente évolution une analyse critique originale et profonde. Mais pourquoi cette érosion s’est-elle produite, conduit-elle à l’inexorable déclin de ce régime bâti pour rendre à l’Etat puissance et légitimité ? Etait-il réellement possible de concilier les institutions républicaines à la française, leur esprit profond, et l’intention d’une rupture « avec cette volonté d’abstraction qui remonte à la révolution de 1789 », et de renouer « avec une tradition plus longue, plus ancienne et plus profondément enracinée, selon laquelle en France, pays latin de culture chrétienne, le pouvoir suprême s’exerce non par délégation, mais par incarnation » ?  Pouvait-on marier l’eau et le feu, accorder deux traditions aussi historiquement et idéologiquement opposées, marier durablement ces contraires ? N’était-ce pas tout bêtement mission impossible ? L’expérience des trente ou quarante dernières années répond par l’affirmative. Les monarchistes que nous sommes, aussi.  Lafautearousseau  

 

778806829.jpgComparaison n’est pas raison, nous dit la sagesse des peuples. Ce qui n’empêche pas certains rapprochements troublants. Au printemps 1958, l’agonie piteuse de la IVe République avait été marquée par des manifestations de policiers ulcérés par l’impuissance de l’État, par des dissensions amères au sein du gouvernement et de la classe politique, par la perte de légitimité du système et par son incapacité visible à trouver des réponses aux questions les plus urgentes. Et même, par l’électrochoc suscité par la parution d’un livre événement, Les princes qui nous gouvernent, dans lequel un « homme de l’ombre », Michel Debré, consignait lucidement les indices de la phase terminale du régime. Soixante ans plus tard, c’est la Ve République, ou plutôt, ce qu’en ont fait les gouvernants depuis une trentaine d’années, qui se trouve sur la sellette. Et c’est un autre grand livre, La cause du peuple, de Patrick Buisson, qui se charge de dresser le constat, en confrontant le régime tel qu’il avait été conçu à l’origine, à l’ombre caricaturale et falote de ce qu’il est devenu.

Au début de De l’Esprit des lois, Montesquieu expliquait que chaque gouvernement a son principe, qui est « ce qui le fait agir ». En historien et en politiste avisé, Patrick Buisson rappelle quel était celui de la République singulière établie par De Gaulle en 1958, et parachevée en 1962 avec l’élection du président au suffrage universel direct.

Au sommet de ce que le Général n’hésitait pas à qualifier de « monarchie populaire », le président incarne « de façon indivisible » l’autorité de l’État, et en dispose seul lorsque la nation est confrontée à un péril grave et immédiat. C’est d’ailleurs, souligne Buisson, la grandeur de la république gaullienne, que d’avoir osé rompre « avec cette volonté d’abstraction qui remonte à la révolution de 1789 », et renouer « avec une tradition plus longue, plus ancienne et plus profondément enracinée, selon laquelle en France, pays latin de culture chrétienne, le pouvoir suprême s’exerce non par délégation, et par incarnation ». À la base, le peuple en majesté : un peuple qui n’est plus le « souverain captif » dénoncé sous la IIIe République par André Tardieu, le mentor du Colonel de Gaulle, mais le souverain tout court, qui choisit au suffrage universel celui qu’il entend faire chef de l’État. Entre les deux, enfin, entre la base et le sommet, le « principe » de cette république singulière : un « courant de confiance » sur lequel se fonde l’autorité du président, mais qui implique en retour sa responsabilité politique devant le peuple. La légitimité du président résulte à la fois de cette confiance, et de la poursuite du bien commun – ce qui suppose qu’il se comporte comme le président de tous les Français, et non comme représentant, à l’Élysée, de son parti ou des soi-disant élites qui l’environnent.

Or, démontre impitoyablement Buisson, ce « principe » s’est évaporé depuis une trentaine d’années.

Au lieu d’un pouvoir incarné combinant «présence et distance, proximité et verticalité», on « oscille entre ces deux pôles de la désacralisation que sont l’exhibition de la personne et la vulgarisation de la fonction». Dérive dont « le narcissisme de Nicolas Sarkozy (…) et le bonhommisme de François Hollande (…) auront été l’aboutissement », l’un comme l’autre n’hésitant pas à se réclamer d’une même « logique de l’abaissement ». Voilà pourquoi, entre l’homme à la Rolex et l’homme au scooter, entre le président du Fouquet’s et le président normal, ce sont surtout les similitudes qui frappent. Le Chef de l’État renonce à sa singularité, à sa hauteur, à cette distance qui fonde l’autorité, pour se présenter comme un « hypoprésident », un citoyen ordinaire, très ordinaire même, jetant ostensiblement aux orties le frac présidentiel pour endosser son survêtement et ses charentaises. Sauf que ce président « normalisé » oublie à quel point il en devient anormal au regard du principe d’un régime où l’autorité présidentielle est conditionnée par la responsabilité et la légitimité de son titulaire. Le président ne dispose en effet des pouvoirs qui lui sont attribués, qu’aussi longtemps qu’il bénéficie de la confiance du peuple. Lorsqu’il l’a perdue, il n’y a plus aucun titre, et son pouvoir n’est plus qu’une forme de despotisme. Un despotisme mou et inefficace, certes, mais un despotisme tout de même, et dont on comprend, jusqu’au cœur de l’État, qu’il n’a plus droit au respect ni à l’obéissance.

Mais la conséquence de cette désincarnation, c’est également l’érosion du caractère démocratique du système, la responsabilité, qui en théorie fonde l’autorité du président, étant aussi le moyen, pour le peuple, de faire entendre sa voix. De là, pointe Patrick Buisson, « un Kratos sans Démos »: un pouvoir retiré au peuple au nom de la démocratie elle-même, sans que le subterfuge suscite autre chose qu’un sentiment de malaise – et une abstention de plus en plus massive chez les jeunes et dans les catégories les moins favorisées.

Et c’est ainsi que la Ve République, Monarchie populaire, voit ses deux piliers vaciller en même temps. Alors que le monarque l’est de moins en moins, hésitant entre le lampiste et le despote mais refusant d’un même mouvement incarnation et responsabilité, le peuple voit s’évanouir sa souveraineté, réduite en miettes puis répartie entre d’innombrables intervenants, représentants qui ne représentent pas même la moitié des électeurs, juges, experts européens, technocrates bruxellois, instances partisanes sélectionnant les candidats à la présidentielle, etc. Le tout fabriquant une manière de « postdémocratie » qui n’est jamais qu’une antidémocratie. Une démocratie dépassée, remplacée par un Kratos désincarné, lointain, inaccessible, situé dans quelque introuvable cloud politique. 

Frédéric Rouvillois 

Frédéric Rouvillois est écrivain et professeur agrégé de Droit public à l’Université Paris-Descartes, spécialiste du droit de l’État et d’histoire politique. Auteur de nombreux ouvrages, il a notamment publié Crime et Utopie, une nouvelle enquête sur le nazisme (éd. Flammarion, 2014) ; Être (ou ne pas être) républicain (éd. Cerf, 2015) et dernièrement La Clameur de la Terre. Les leçons politiques du Pape François (éd. Jean-Cyrille Godefroy, 2016).

12345...8
Page Suivante »
|