( 18 octobre, 2013 )

UN LORRAIN OTAGE AU QATAR

 

Un Lorrain, Jean-Pierre Marongiu, ingénieur, a créé une société de maintenance au Qatar. Comme il est de norme dans ce pays – ce que je ne critique pas, pensant que j’on devrait faire de même – un étranger ne peut être que minoritaire et donc avoir un associé quatari. La société fonctionne bien et prospère. L’associé autochtone  veut à ce moment là récupérer la totalité de la société, ce qui peut se comprendre mais ne pas indemniser notre Lorrain de sa part et de son travail, ce qui n’est pas normal.

Que se passe-t-il alors ? le gouvernement du Qatar non seulement bloque tous les avoirs de notre Lorrain mais l’emprisonne. Pire, sa femme  et ses enfants, un moment, sont aussi bloqués dans ce coin de désert. Ils sont heureusement rentrés maintenant dans notre Province, mais pas Jean-Pierre, toujours retenu véritablement comme un otage.

Que fait le gouvernement français ? Pratiquement rien, Hollande s’en f…, préférant récolter l’argent de ces « esclavagistes » comme on peut le voir aussi dans les réalisations des stades pour la coupe du monde de « foot », ce qui commence à transparaître dans la presse… un peu…

René BASSON

( 18 octobre, 2013 )

LE MOYEN ORIENT EN FEU

Il y eut des pseudos « Printemps arabes », en Tunisie tout d’abord puis en Egypte. Dans ces deux pays, les « Frères musulmans », fortement aidés par le Qatar, prirent le pouvoir lors d’élections plus ou moins « libres ».

En Tunisie, ils sont en difficulté. En Egypte, le Président (frère musulman) tenta d’imposer un pouvoir islamiste. Devant les manifestations monstres des Egyptiens, il tenta  de prendre tous les pouvoirs par un véritable « coup d’Etat », croyant avoir l’armée, dont il avait changé tous les chefs, avec lui. Mal lui en prit, c’est l’armée qui le chassa, approuvée par l’immense majorité de la population et la plupart des chefs religieux, Chrétiens comme Musulmans (sauf les « Frères »). Les USA, qui ont un jeu très trouble, condamne ce coup de force, comme le Qatar et la Turquie, cependant que l’Arabie Saoudite l’approuve, donnant une aide financière importante au nouveau pouvoir. Espérons, pour les Egyptiens, que cela ne débouchera pas sur une guerre civile mais sur un pouvoir fort – indispensable en Egypte – mais respectueux des habitants. Nous avons besoin d’une Egypte stable et prospère.

En Syrie, le problème est différent et les informations qui nous parviennent de ce pays sont très différentes, voire totalement contradictoires selon les interlocuteurs. Ce qui est certain, c’est que, au départ, les habitants, croyant « surfer » sur le « printemps arabe » ont voulu manifester leur opposition, légitime, contre une des plus dure des dictatures au monde. Mais, justement, contrairement à la Tunisie et à l’Egypte, il s’agissait d’une vraie dictature qui s’est défendue violemment. Certains militaires,  minoritaires, refusant cette répression, créèrent avec des civiles l’armée syrienne libre  arrivant à conquérir quelques positions dans le pays. Rapidement, voulant profiter de l’affaire, les Turcs, le Qatar et l’Arabie Saoudite soutinrent, armèrent et renforcèrent en « volontaires » des groupes islamiques différents (il semble que Turcs et Qataris en aident certains et l’Arabie Saoudite d’autres). Ces derniers groupes se montrent particulièrement violents, procédant à des massacres, spécialement de Chrétiens, si bien qu’il y a maintenant des Syriens, qui ont pourtant soufferts de la dictature, qui se rapprochent du pouvoir d’Assad. Les forces armées du pouvoir et les forces alliées (milices, volontaires…) ont repris beaucoup de terrain ces derniers temps.

Il est certain, à mon avis, qu’ à terme, il faudra que la famille Assad abandonne le pouvoir, sa dictature n’a qu’assez duré mais pour mettre qui à la place ? Il faut à tout prix éviter une prise de pouvoir par les extrémistes islamiques. Un accord est-il possible entre le pouvoir et l’ASL ? Des élections libres me paraissent une parfaite  utopie et il serait bien possible que Bachard el Assad soit élu !

Quant à la France, réduite qu’elle est à son impuissance, elle ne devrait intervenir, comme elle le fait depuis Saint Louis, que pour aider les Chrétiens de Syrie et du Liban aujourd’hui aussi menacés par le conflit. Si nous ne faisions que cela, mais en le faisant bien, nous pourrions au moins apparaître comme un peu moins ridicule qu’aujourd’hui du fait de la stupidité de celui qui nous sert de Président !

Philippe SCHNEIDER

NDLR : Il s’agit là d’une analyse succincte qui mériterait des compléments, en particulier au sujet des interventions étrangères à la Syrie (en plus de celles citées, il y a Israël, USA, Russie, Iran, Hezbollah libanais,…).

 

( 7 octobre, 2013 )

Le drame de Lampedusa : une conséquence directe du renversement du colonel Kadhafi

 
Lu sur le Blog « L’AFRIQUE REELLE »
de Bernard LUGAN
 
Les vrais responsables du drame de Lampedusa sont ceux qui, pour des raisons encore bien obscures, ont déclaré la guerre au colonel Kadhafi. Comme je l’ai maintes fois dit sur ce blog, mais il importe de le redire, en dépit de tous ses défauts, le « guide libyen » était devenu un partenaire, pour ne pas dire un allié dans deux combats essentiels :
1) La lutte contre le fondamentalisme islamiste qu’il avait entrepris d’éradiquer en Libye.
2)  La lutte contre l’immigration clandestine venue depuis l’Afrique sud-saharienne, la Corne ou les régions du Proche-Orient et transitant par la Libye. Grâce aux bons rapports qu’il entretenait avec le président du Conseil italien Silvio Berlusconi, des accords très concrets avaient été conclus en ce sens et la Libye contrôlait ses côtes. Il est important de faire remarquer à ce sujet  que la plupart des points d’embarquement libyens étaient situés en Cyrénaïque et que, ruinées par les interventions de la police, les mafias organisant le commerce des hommes constituèrent, avec les islamistes, le noyau de départ de la rébellion à Derna et à Benghazi. En intervenant pour empêcher les forces du colonel Kadhafi de reprendre la région, l’aviation française, sur ordre du président Sarkozy, a donc rendu un grand service aux marchands d’esclaves. Aujourd’hui, ces derniers ont repris leur lucratif « commerce » …
Le drame de Lampedusa s’explique parce que la Libye est en pleine anarchie. Le pays a éclaté en fiefs tribaux et miliciens. Le « gouvernement » n’est même pas capable de se faire respecter à Tripoli, la capitale où les milices se combattent au grand jour. Faire la liste des affrontements qui se déroulent dans le pays est impossible tant ils sont nombreux. Rien que samedi 5 octobre, jour de rédaction de ce communiqué, 15 soldats libyens furent tués au nord de Bani Walid par des islamistes présumés.
Jusque là, ces derniers se contentaient de contrôler le sud de la Libye et les régions frontalières du Niger, du Tchad et du Soudan. Voilà qu’ils remontent vers le Nord afin de tendre la main à leurs « frères » qui tiennent une grande partie de la Cyrénaïque, dont  les hauteurs du jebel Akdar dans l’arrière-pays de Benghazi. Or, ces islamistes ont pris le contrôle du trafic transsaharien, dont celui des migrants, avec lequel ils se financent.
L’un des résultats de l’intervention française au Mali fut de forcer les trafiquants à ouvrir de nouvelles routes vers la Méditerranée car les réseaux maffieux transsahariens de l’ouest africain furent coupés. Le principal axe par lequel la cocaïne sud-américaine débarquée en Guinée Bissau était transportée à travers le Mali jusque dans les ports du Maghreb ne pouvant plus être emprunté, les trafiquants ont donc réorienté leurs réseaux vers la Libye où il n’existe plus d’Etat. Désormais, le trafic se fait sur l’axe Nigeria-Niger-Libye.
Or, à partir du nord du Nigeria avec Boko Haram, jusqu’à Benghazi et Derna, tout le trafic, dont celui de la drogue et celui des migrants, est désormais contrôlé par les islamistes.
Au lieu de faire savoir aux Européens qui sont les trafiquants qui lancent sur les eaux les pitoyables cargaisons d’êtres humains qui échouent sur les côtes européennes, les médias, largement aidés par l’Eglise pour laquelle plus le prochain est lointain et plus il semble devoir être aimé, ont au contraire entrepris de culpabiliser les populations qui subissent ces débarquements.
Le drame de Lampedusa nous plonge enfin directement dans le « Camp des Saints » de Jean Raspail. Ce livre prophétique, puisqu’il date de 1973, décrit l’implosion des sociétés occidentales sous le débarquement de milliers de clandestins arrivés sur des navires-poubelle. Clandestins devant lesquels toutes les institutions s’effondrent en raison de l’ethno masochisme des « élites » européennes gavées de mièvrerie et déboussolées par un sentimentalisme qui a pris le pas sur la raison et même sur les instincts vitaux.
 
Bernard Lugan
05/10/2013
( 3 octobre, 2013 )

MALI : TOUT EST DONC A REFAIRE ?

 Communiqué de Bernard LUGAN, Directeur de L’AFRIQUE REELLE

A Bamako, le  20 septembre dernier, François Hollande a peut-être parlé un peu vite quand, dans un bel élan d’optimisme, il déclara : « Nous avons gagné cette guerre. Nous avons chassé les terroristes ».

Le 26 septembre, moins d’une semaine plus tard, les milices nordistes (touareg et arabes) rompaient les « accords de Ouagadougou » ; signés au mois de juillet précédent ces derniers avaient permis à l’armée et à l’administration sudistes de reprendre pied au Nord. Le 29 septembre un attentat suicide revendiqué par AQMI ensanglanta Tombouctou et le 30, des affrontements armés opposèrent des Touareg du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad) à des soldats maliens. Au même moment, à Bamako, des militaires mutinés exigeaient  des promotions à l’image de celle obtenue par le capitaine putschiste Sanogo promu général de brigade par le nouveau président…

Le nuage islamiste repoussé vers le sud de la Libye ,  le réel malien est donc vite réapparu. Tout le bénéfice de l’Opération Serval est-il donc perdu ?

 

Militairement, Serval fut pourtant une réussite, mais, comme il fallait hélas le craindre – et comme je l’avais annoncé -, la « relève » des militaires par le Quai d’Orsay a abouti à une catastrophe pour deux grandes raisons :

 

1) Mentalement englués dans leur impératif démocratique, les diplomates français en charge du dossier ont appliqué la recette qui, de la Libye à la Côte d’Ivoire a partout échoué dans les situations de crise, à savoir organiser des élections.

 

2) Les mêmes ne voulurent pas peser sur les Maliens afin de régler une fois pour toutes le problème de fond qui est celui de la question ethno-régionale.

 

Dans ces conditions, comme aux yeux de toutes les parties maliennes, le principal résultat de l’Opération Serval  est d’avoir permis aux Sudistes de réoccuper le nord Mali d’où les Nordistes les avaient chassés, les évènements négatifs vont donc s’additionner.

Comment éteindre ce foyer récurrent de troubles qui ne cesse de se rallumer depuis 1960 ?

 

Le cœur du problème sahélien et notamment malien est que, depuis la nuit des temps, Sudistes et Nordistes sont en rivalité pour le contrôle des zones intermédiaires situées entre le désert du nord et les savanes du sud. 

Plus au sud, à partir de la fin du XVIII° siècle, les royaumes animistes bambara subirent les razzia esclavagistes menées par les Maures  vivant dans le désert, à l’ouest des espaces touareg. Ils furent conquis, ravagés et islamisés. Or, toutes les populations nomades nordistes, Touareg, Maures, Arabes, mais aussi dans une large mesure Peuls, furent esclavagistes et puisèrent dans le « vivier humain » sudiste du Bilad al Sudan, le « pays des Noirs ». Les Sudistes gardent la mémoire de ces périodes dramatiques. La colonisation qui les sauva rassembla ensuite vainqueurs et vaincus, esclavagistes et razziés, nomades et sédentaires, dans les limites administratives du Soudan français. Avec l’indépendance, ce puzzle humain composé de Touareg, de Maures, de Peul, de Songhay, de Bambara, de Soninké et de  Malinké  devint le Mali. Les Touareg qui refusèrent d’être soumis aux Sudistes se soulevèrent à maintes reprises. Sur ce terreau se développèrent les trafiquants de toutes sortes, puis les islamistes prospérèrent.

 

Le vrai problème du Mali est donc celui de ses équilibres ethno-régionaux. La question touareg qui, au mois de janvier 2012, fut le déclencheur des évènements n’ayant pas été réglée, et le nouveau président, « IBK », n’ayant ni les moyens ni l’intention de le faire, elle se repose donc avec intensité.

Or, sans règlement du problème Nord-Sud, les guerres ne cesseront pas et c’est pourquoi, au lieu de la démocratie d’abord, c’est bien de la question ethnique d’abord qu’il faut parler. Mais un tel changement de paradigme ne peut être  pris en compte sans une profonde remise en question des dogmes démocratiques auxquels nos dirigeants sont soumis. Pourtant, l’utopie universaliste est ici d’autant plus crisogène que la variante africaine de la démocratie fondée sur le « one man, one vote » est d’abord une ethno-mathématique qui donne automatiquement le pouvoir aux plus nombreux, en l’occurrence les Sudistes, ce que les Nordistes, et pas seulement les Touareg, n’acceptent plus. Dans ces conditions, vouloir faire vivre dans le même Etat et selon les principes démocratiques reposant sur l’addition des votes individuels, les agriculteurs noirs sédentaires du Sud et les nomades berbères ou arabes du Nord, est une nuée dévastatrice des équilibres locaux et régionaux.

 

Cependant, comme le nord Mali, ou Azawad, n’est qu’en partie peuplé de Touareg et comme il existe en réalité trois Azawad, celui de l’ouest qui est Maure, celui de l’est qui est Touareg et celui du fleuve qui est à majorité Songhay et Peul, il ne peut donc être question de reconnaître aux seuls Touareg, lesquels sont de plus divisés socialement, politiquement et géographiquement, la possession de la totalité de l’Azawad.

La solution qui pourrait alors être envisagée serait celle d’une confédération malienne avec un Azawad composé de plusieurs régions. Mais de cela, les Sudistes ne veulent pas, continuant, contre toute évidence, à parler d’un Mali unitaire. L’erreur française fut ne pas avoir conditionné l’intervention militaire au préalable confédéral. Rien n’est donc réglé au Mali.

L’Opération Serval aura du moins servi à  tester les capacités d’adaptation et de réaction d’une armée française devenue la variable d’ajustement des déficits de l’Etat et dont les moyens sont continuellement rabotés.

 

Bernard Lugan

02/10/2013

( 3 octobre, 2013 )

NON AU TRAVAIL DU DIMANCHE

Editorial de L’AF 2871 : VERS L’ETAT PS

 

Il suffit donc que quelques grandes enseignes violent avec cynisme une décision de justice protégeant le principe du repos dominical pour que le gouvernement se plie à leur volonté : il est vrai qu’il s’agit de porter une nouvelle atteinte à la fois à la structure chrétienne de la société française et à la famille.

 

Et que la majorité socialiste semble avoir été élue pour cela ! S’il faut une nouvelle preuve de la collusion idéologique entre la droite libérale et la gauche sociétaliste, l’aggravation de la très sarkosyste loi Mallié la fournit aisément sous couvert, évidemment, de laisser à ceux qui le « désirent » la possibilité d’exercer leur « liberté » de travailler le dimanche… Maurras parlait dans Libertés et Libéralisme, texte écrit en 1906 mais d’une actualité toujours aussi brûlante, de la célèbre liberté …libérale de mourir de faim. Cette idéologie mortifère ne change pas, qui, avec cynisme, impose aux salariés de choisir entre leur vie familiale et sociale et leur salaire, tout en réduisant les Français au consumérisme. On dira que le travail le dimanche concerne les étudiants ? Outre qu’il s’agit d’un mensonge — l’encadrement n’est pas composé d’étudiants —, cette ouverture a également pour conséquence, voire pour objet, une concurrence déloyale envers un moyen commerce qui ne peut pas rivaliser… Et qui devra licencier non pas des étudiants, mais des salariés chargés de familles lorsque l’ouverture des grandes enseignes aura été généralisée. De toute façon, on ne réglera pas le problème du revenu des étudiants en déstructurant la société. Quant à l’argument économique, il ne tient pas : on ne dépense que ce qu’on a, dimanche compris. Et on peut changer des habitudes artificiellement imposées. D’ailleurs, un pays comme l’Autriche, qui est impitoyable sur le principe du repos dominical, a un taux de chômage — 4,7 % — à faire pâlir la France — 11 % !

Le projet de budget pour 2014 est lui aussi une agression à l’égard des familles, principalement des classes moyennes. L’UMP, là encore, ne manque pas d’air en accusant le gouvernement d’étrangler les Français : Sarkozy a passé son quinquennat à créer de nouvelles taxes tout en délaissant la politique familiale. Mais il est vrai que, Hollande regnante, le paradis socialiste se transforme en enfer fiscal : abaissement du plafond du quotient familial, suppression de la réduction d’impôt pour frais de scolarité et de l’exonération fiscale des majorations de retraite pour charges de famille, hausse des taux de TVA, non-indexation des aides au logement (APL)… Jamais les familles françaises, et parmi elles les plus nombreuses, n’auront été autant punies d’assurer le renouvellement des générations et donc l’avenir de la société. Il est vrai que l’Europe a déjà prévu de remplacer la démographie nationale par l’immigration, une politique de grand remplacement que Manuel Valls a décidée de favoriser en revenant aux 100 000 naturalisations annuelles du sarkozysme triomphant (2007-2010). On comprend qu’il s’attaque avec un mâle accent aux Roms… Si évidemment il ne s’agit pas de nier les graves problèmes, y compris en termes de délinquance et de criminalité, que posent certains membres de ces populations dont le mode de vie est « en confrontation » (dixit Valls) avec celui des Français , comment ne pas voir qu’ils sont l’arbre qui cache la forêt, d’autant que le pays légal — PS et UMP réunis — n’a pas l’intention de remettre en cause l’ouverture totale des frontières européennes au 1er janvier 2014 ? Manuel Gaz est le ministre de l’esbroufe, sauf quand il s’agit de harceler et de priver de leurs droits civiques les défenseurs de la famille et de la société française.

Nous revenons à notre sujet initial et, malheureusement, craignons de devoir encore le faire souvent… tant que la France sera en république. Mais le cynisme de Hollande a passé la mesure ces dernières semaines. Rappelez-vous : s’agissant de l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) des couples hétérosexuels — excusez le pléonasme, rendu nécessaire par la loi Taubira — médicalement stériles aux paires féminines qui le sont, elles, structurellement, Hollande avait déclaré le jeudi 28 mars sur France 2 qu’il « respecterait » l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) sur le sujet. D’aucuns y avaient vu alors une façon d’enterrer le projet… C’était sans compter sur le manque de scrupule d’un président par défaut qui dirige l’Etat comme il dirigeait le PS : en jouant sur les « courants ». Aussi n’a-t-il pas hésité à faire main basse sur ce même CCNE en en changeant vingt-deux membres sur trente-neuf à l’occasion d’un renouvellement obligatoire de sept d’entre eux : non content d’évincer, sans même les prévenir, les représentants des religions, il y a désigné des amis personnels, tel Jean-Pierre Mignard, et des personnalités dont la compétence se résume à être proches des courants sociétalistes les plus « progressistes », telle la sénatrice PS Michel Meunier. N’est- ce pas dans la suite logique du traitement scandaleux réservé aux représentants des religions, principalement à Mgr Vingt-Trois, lors de leur audition sur le « mariage pour tous » devant l’Assemblée nationale ? Une nouvelle composition bienvenue également pour les avis que ce même CCNE sera bientôt invités à rendre, n’en doutons pas, sur l’euthanasie ou la GPA — pour les paires masculines.

Parallèlement, Hollande a coupé les vivres au Haut Conseil à l’intégration, qui avait préconisé, en avril dernier, l’interdiction du port du voile islamique à l’université, au profit du nouvel Observatoire de la laïcité, présidé par Jean-Louis Bianco et auquel Jean-Marc Ayrault a nommé, le 22 septembre, Dounia Bouzar, ancienne membre du Conseil français du culte musulman qui, dès le le lendemain, dans le magazine Challenges, a déclaré que la France, Etat laïque, « doit remplacer deux fêtes chrétiennes par Yom Kippour et l’Aïd »… Ou comment, sous prétexte du contraire, favoriser le communautarisme, en déstructurant toujours davantage la société française par la négation de ses racines chrétiennes. Pierre Bergé et Jacques Attali, inspirateurs du pouvoir, y sont eux aussi publiquement favorables. Là encore, le libéralisme, sachant qu’il a dans le PS un allié idéologique, favorise la déchristianisation de la France : à peine Hollande élu, en juin 2012, le congrès de l’Association nationale des DRH, qui est dans l’orbite du MEDEF, n’a-t-il pas demandé au ministre du travail de supprimer trois fêtes chrétiennes, en vue de favoriser le communautarisme au sein de l’entreprise ?

Ceux qui, tout en se disant patriotes et « sociaux », ne comprennent pas combien le rétablissement économique du pays est solidaire de la lutte pour la cohésion sociale n’ont rien compris. Un pouvoir financier apatride a trouvé dans l’Etat PS, qui s’instaure, un complice zélé pour mettre le peuple français en coupe réglé. Nous combattrons l’un et l’autre sans aucune faiblesse.

François Marcilhac – L’AF 2871

la lorraine Royaliste approuve totalement cet article

( 1 octobre, 2013 )

Bientôt une royaliste au Panthéon?

 

Ce texte est tiré du site « LAFAUTEAROUSSEAU » dont on ne dira jamais assez de bien !

 

Bientôt une royaliste au Panthéon? Ou : comment on réécrit l’Histoire, à propos d’Olympe de Gouges, qui n’était pas révolutionnaire, mais… royaliste !

Olympe de gouges tele.jpg

N’est-elle pas charmante, Louise Bourgoin ? Il semblerait qu’on puisse lui donner le Bon Dieu sans confession, comme on dit, non ? Par contre, pour ce qui est de l’Histoire, nous serions partant, à lafautearousseau, pour nous « occuper d’elle » (en tout bien tout honneur, évidemment, vous l’imaginez…) et lui proposer un stage intensif de remise à niveau, qui s’impose; et lui apprendre, par exemple, qui fut vraiment Marie Gouzes, plus connue sous le pseudonyme qu’elle s’était choisi d’Olympe de Gouges, broyée, comme tant d’autres victimes innocentes,  par la Révolution…

Dans l’espèce d’hystérie qui s’est emparée d’un peu tout le monde depuis que l’idée a été lancée de « féminiser le Panthéon » - ce lieu dont la crypte sinistre est d’un symbolisme abracadabrantesque, comme le dit Léon Daudet – cet article de La Provence, en date du mois d’avril dernier, est le premier d’une longue série de déclarations et prises de positions aussi comiques que révélatrices.

Révélatrices de quoi ? Mais, de l’ignorance crasse, de l’inculture générale qui sévit partout, de la consternante « ignaritude » comme pourrait le dire Ségolène, qui sévit chez celles et ceux qui, ne sachant pas, n’en éprouvent cependant pas la moindre gêne pour se mettre en avant, parler de ce qu’ils ignorent et, donc, offrir le spectacle à la fois réjouissant et consternant de ceux qui disent n’importe quoi. Mais, vraiment, n’importe quoi… Même plus des choses « hénaurmes », à la Flaubert, mais, pour en revenir à Ségoilène, des « hénaurmitudes »…

La plus pitoyable, mais aussi celle qui nous a fait passer le meilleur moment, il faut bien le dire, fut Anne Hidalgo, au JT de TF1, le lundi 2 septembre, lorsqu’elle prit parti, elle aussi, pour l’entrée au Panthéon de « la révolutionnaire Olympe de Gouges » : certes, il vaut mieux entendre cela que d’être sourd, mais tout de même ! La candidate socialiste à la Mairie de Paris a gagné ce soir là un surnom : non plus « Anne », mais « bonnet d’âne » Hidalgo… 

Car, enfin, arrêtons le délire, et sifflons la fin de la récréation : Olympe de Gouges n’ayant jamais existé (pas plus que Stendhal, Georges Sand ou Molière), qui fut en réalité cette Marie Gouzes, qui jugea, on la comprend, que le pseudonyme « Olympe de Gouges » vous avait une autre allure ?

Royaliste, comme tout le monde, en 1789 (il n’y avait pas dix républicains en France, selon le mot de Saint Just, mais il y avait bien, selon le mot d’Alain Decaux, « 26 millions de royalistes »), elle adopta l’enthousiasme des idées nouvelles au moment où, pour tout le monde, cette révolution semblait n’être que l’évolution nécessaire dont avait rêvé, par exemple, un Mirabeau. Mais assez vite, par la suite, révoltée et effrayée par les horreurs dont Marat, Danton, Robespierre et consorts se rendirent coupables, et lucide sur les conséquences de ce qui ne pouvait plus que déboucher sur le Totalitarisme, Marie/Olympe redevint la royaliste qu’elle avait été.

Elle eut le courage, la noblesse de coeur et la grandeur d’âme de défendre Louis XVI et de rédiger des pamphlets contre Marat et Robespierre. Mais les conventionnels lui interdisirent d’aider concrètement Malesherbes à défendre le Roi, au cours de son procès. Un tel courage (et il en fallait, en ces temps où la Terreur n’était pas loin !…) ne pouvait bien sûr pas rester impuni : Robespierre la fit guillotiner le 3 novembre 1793, trois semaines après Marie Antoinette, à qui Marie/Olympe avait crânement adressé le préambule de sa « Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne » !…

Il est attesté qu’elle monta à l’échafaud en faisant preuve d’un grand courage et d’une grande sérénité, illustrant le naufrage des Lumières dans la Terreur…

Et voilà celle que des journalistes (!) ou une candidate socialiste nous présenteraient comme une révolutionnaire !

On croit rêver devant une telle ignorance, mais, prenons les choses du bon côté, soyons patients, et vous verrez qu’un jour, « ils » ou « elles » nous proposeront peut-être (qui sait ?)… Maurras, pour le Panthéon !

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Le supplice d’Olympe de Gouges, gravure d’époque
 
( 20 septembre, 2013 )

CMRDS 2013 : le reportage

Tiré su site du CRAF
vendredi 20 septembre 2013 , par Garde Suisse

En doublant le nombre de campeurs de son UDT, qui a réuni 150 participants , l’Action française n’a fait, du 25 au 31 août au Château d’Ailly près de Roanne, que recueillir les fruits légitimes d’une année militante très riche

 

… — merci Taubira ! —, tout en amplifiant par un saut quantitatif plus qu’appréciable la dynamique observée depuis trois ans et que la vingtaine d’adhésions enregistrées parmi les nouveaux campeurs sur six jours seulement — les filles un moment surpassant les garçons — n’a fait que vérifier.

CMRDS 2013 : le reportage dans actualités dsc_0118 Première chose : la montée du drapeau devant lequel, chaque matin, aura lieu le rassemblement, à 8h10, et sera chantée La Royale.

vlcsnap-2013-09-06-15h02m37s114-3e000 dans actualités vlcsnap-2013-09-06-15h04m33s1-9989a Le château d’Ailly vlcsnap-2013-09-06-15h03m26s96-b62c2 Quelques tentes… wp_20130830_002-1_2-3-2 …et une bonne ambiance permanente.

C’est que l’Action française, conformément à sa tradition, sait allier l’action et la raison : délaissant un activisme et un intellectualisme également stériles, préférant mettre l’intelligence au service du bien commun, elle a toujours refusé la démagogie, faisant confiance aux compétences diverses de ses militants, mais exigeant toujours d’eux le maximum. dsc_0073-2 Le stand des livres, dans la salle de conférence

C’est pourquoi elle sait marier — un mariage, celui-là, qui n’est pas contre-nature — l’enseignement d’une doctrine forte et toujours réactualisée à la préparation physique aux luttes à venir, l’un ne pouvant aller sans l’autre. D’où un programme de travail — oui de travail, mais toujours dans la bonne humeur — sur plusieurs plans.

Tout d’abord, le matin, une double série de conférences : une première, axée sur les fondamentaux de la doctrine, sans cesser d’être en lien avec les révolutions nihilistes en cours, la seconde développant le thème retenu pour l’UDT 2013 : « Reprendre le pouvoir ». dsc_0174 Un auditoire attentif

C’est ainsi que, le lundi matin, après un questionnaire de niveau et une première revue de presse — créée par Maurras pour l’AF quotidienne avant la première guerre mondiale —, l’africaniste Bernard Lugan a ouvert la première série de conférences par la géopolitique — une autre tradition de l’AF —, en l’occurrence celle des Printemps arabes. af0-3a39d Bernard Lugan évoquant les printemps arabes

Le lendemain, François Marcilhac, directeur éditorial de L’AF 2000, traita à fond la question du mythe révolutionnaire de l’égalité, au nom duquel l’actuel gouvernement prétend imposer une « réforme » totalitaire de civilisation. Le mercredi, ce fut au tour de Stéphane Blanchonnet d’évoquer différentes figures de la légitimité — notamment Jeanne d’Arc et Antigone —, s’appuyant sur des textes fondamentaux de Maurras dont l’actualité est saisissante. N’oublions pas que pour Maurras, c’est Créon l’anarchiste car sa démesure dissout l’Etat quand Antigone, qui respecte les lois non écrites, est la « petite légitimiste ». Une légitimité avec laquelle Hollande a rompu… Le jeudi, le jeune philosophe Paul C. a abordé la question de la rupture anthropologique, démarche nihiliste qu’il n’a pas hésité à faire remonter à la révolution française et qui aujourd’hui atteint son paroxysme avec le mariage homo, la théorie du gender, la PMA et la GPA, sans oublier la réduction des embryons humains au statut de matériau pour la recherche scientifique ou, bientôt, la légalisation de l’euthanasie… Vendredi, enfin, Léo G. et Pierre B., jeunes intellectuels d’Égalité & Réconciliation Rhône-Alpes venus au camp animés par une saine curiosité politique, abordèrent la question des racines catholiques du courant social d’Action française, ainsi que l’histoire du Cercle Proudhon. af5-91bf6_-_copie-d4468 Léo G. et Pierre B.

La seconde série de conférences tourna plus spécifiquement autour du thème du camp, Reprendre le Pouvoir : Philippe Mesnard, rédacteur de l’ancienne revue Les Epées, évoqua, après une année de contestation qui se cherche un second souffle, l’Extension du domaine de la lutte,… dsc_0173 Philippe Mesnard

… tandis que Sylvain Roussillon, un des responsables historiques de la Génération Maurras des années 90 fit l’histoire des tentatives insurrectionnelles notamment royalistes afin d’en tirer des enseignements. dsc_0234 Sylvain Roussillon

Le sociologue Michel Michel évoqua les conditions du coup d’Etat,… photo0162_copie-2-3 L’auditoire durant la conférence de Michel Michel

downloadedfile-1-11-0eea5… avant que, clôturant la semaine, François Marcilhac ne reprenne la parole pour mettre en valeur la confluence des deux séries de conférence, en traitant de l’ouvrage majeur de Pierre Boutang Reprendre le pouvoir : reprendre concrètement un pouvoir confisqué par l’oligarchie ploutocratique suppose en effet préalablement de reprendre la question même du pouvoir en montrant à nos concitoyens combien la démocratie est une imposture car elle est le règne du mensonge.

vlcsnap-2013-09-06-15h07m39s65-41794 François Marcilhac commentant Reprendre le Pouvoir

OUI, IL FAUT DÉLÉGITIMER LA RÉPUBLIQUE AUX YEUX DE NOS CONCITOYENS, en leur faisant perdre ce réflexe, acquis à l’école et entretenu par les media, de la considérer comme synonyme du bien commun et de la liberté, alors qu’elle n’est dans les faits que la dictature des ploutocrates et le règne de l’étranger. La république ne va-t-elle pas jusqu’à nous rendre étrangers à nous-mêmes via notamment une immigration galopante ou des lois sociétales qui sapent les fondements de notre civilisation gréco-latine et chrétienne en sapant l’identité du peuple, de la société, jusqu’à celle des personnes (théorie du gender) ?

Faire perdre toute légitimité à la république, c’est engager cette contre-révolution des esprits et des cœurs comme étape préalable à la contre-révolution politique. Créer un état d’esprit royaliste, comme disait Maurras…

Car il s’agit bien de reprendre le pouvoir. Les ateliers politiques de l’après-midi sur les fondamentaux de la doctrine maurrassienne (politique naturelle, égalité et progrès, démocratie et libéralisme, nationalisme, politique et morale, royalisme, les institutions et la décentralisation) précédaient des ateliers pratiques (tracter, afficher, animer une section, faire face à la répression, communiquer, animer les réseaux sociaux, etc.) plus concrets, avant que la pratique sportive (mens sana in corpore sano) ne termine, ou presque, une journée de formation bien remplie, car chaque groupe devait préparer à tour de rôle une revue de la presse sur les événements politiques de la journée et la lecture qu’en faisaient les media. dsc_0187-1 L’échauffement dsc_0030 Une partie de balle au pied dsc_0199 Initiation à la boxe anglaise dsc_0217-2 La revue de la presse concilie information, analyse critique et prise de parole.

Notons aussi la venue de deux invités de marque, le vendredi, pour clore la trop courte semaine du CMRDS au château d’Ailly. Alain Soral, président d’Egalité et Réconciliation, prononça une allocution sur le thème « La Révolte des nations », suivie d’un débat approfondi : où comment la nation demeure le seul rempart contre la dictature de l’oligarchie mondiale. af3-f33c9_-_copie-aaea1 Stéphane Blanchonnet, président du Comité directeur de l’AF, annonçant l’intervention d’Alain Soral, président d’Egalité et Réconciliation

Quant à Maître Pichon, fondateur du Collectif des Avocats Contre la Répression Policière (CARP) , il évoqua la répression d’un gouvernement qui, ne se contentant plus d’être illégitime, flirte avec l’illégalité dans les méthodes employées pour réprimer un mouvement national historique de refus d’un totalitarisme d’un nouveau …genre. Et dire que certains benêts de droite regardent encore Manuel Gas avec les yeux de Chimène ! vlcsnap-2013-09-06-14h51m33s130-49979 Maître Pichon s’opposa également avec virulence à la guerre américaine dans laquelle Hollande veut nous embarquer… avant de joindre sa voix aux chants d’AF qui ponctuent les repas et lancent la veillée. dsc_0078-2-d3e03 Un indispensable outil de travail…

vlcsnap-2013-09-06-14h55m52s163-92956 Le dernier soir, Antoine Desonay, secrétaire général des étudiants, dresse le bilan du camp… vlcsnap-2013-09-06-14h59m14s135-6cbb0 …et suscite l’enthousiasme général.

Non contents de participer activement à la semaine de formation la plus exigeante du paysage politique étudiant, nos militants ont terminé samedi 31 en encadrant la manifestation du Printemps des Libertés (voir la vidéo ici) au cours de laquelle Olivier Perceval, Secrétaire Général, a pris la parole au nom de l’Action française.

photo0178-5-4b36f-2-1130d Olivier Perceval s’exprimant au Printemps des libertés

Si le déroulement du camp préfigure celui de l’année militante, alors celle-ci fera date. La qualité des interventions et des participants nous permet d’afficher un optimisme et une confiance dont nous aurons besoin tout au long de l’année : « Au nom des résultats acquis, en vue des résultats possibles, l’Action française demande à tous les royalistes, anciens ou nouveaux, un concours ardent, dévoué, incessant. » (Charles Maurras, Si le coup de force est possible)

ET POUR QUE VIVE LA FRANCE, VIVE LE ROI !

L’ÉQUIPE DU CMRDS

Merci à FiX pour le reportage photos.

( 19 septembre, 2013 )

Syrie : Gregorios III répond à Mgr Dagens, le va-t’en-guerre

 

Patriarcat Grec Melkite Catholique

d’Antioche et de tout l’Orient

d’Alexandrie et de Jérusalem

 

Prot. 434/2013D                                                                      Damas, le 13/9/2013

 

 

Son Excellence Mgr Claude Dagens

Evêque d’Angoulême

 

Excellence et cher frère dans l’épiscopat,

Vous m’avez gravement et publiquement mis en cause sur les ondes de Radio Notre-Dame. Vous n’imaginez sans doute pas combien vos paroles diffamatoires ont blessé – et mis en danger – la communauté melkite si cruellement éprouvée depuis tant d’années.

Quel contraste avec la sollicitude du Pape François et la solidarité spirituelle si touchante de mes frères dans l’épiscopat et de tant de Français anonymes !

J’ajoute que beaucoup de chrétiens d’Orient sont des francophones fervents et ont été du coup particulièrement peinés par les attaques de l’Académicien que vous êtes.

De légitimes différences d’appréciation géopolitiques ne me semblent pas justifier le fait de porter violemment atteinte à la fraternité épiscopale et de choquer toute une Eglise en attaquant son Patriarche.

Sur la brèche et faisant front à toutes les difficultés et les tragédies de ces deux dernières années je n’ai eu de cesse d’appeler au dialogue et surtout à la réconciliation unique planche de salut pour la Syrie et pour laquelle je suis prêt à offrir ma vie en sacrifice.

Demeurant à votre disposition pour en reparler, je vous assure, Excellence, de ma prière pour la paix, la communion ecclésiale, vous-même et votre diocèse.

 

                                                           + Gregorios III

                                                                        Patriarche

( 17 septembre, 2013 )

Changements de noms de rues à ORANGE

tiré du célèbre blog « le salon Beige »

Les collaborateurs Maurice Thorez et Jacques Duclos

perdent une rue chacun

Lors du conseil municipal du lundi 16 septembre à Orange, la mairie a voté le changement de nom de 2 rues : la rue Maurice Thorez devient la rue Honoré d’ESTIENNE d’ORVES et la rue Jacques Duclos devient la rue Pierre BROSSOLETTE. Extrait de la délibération :

« 2013 est l’année de commémoration nationale de la Résistance et du C.N.R. (Conseil National de la Résistance), qui célèbre son 70ème anniversaire.

A cette occasion, Mme HALOUI, Conseillère Municipale, a sollicité la Ville lors du Conseil Municipal du 27 Mai 2013, en question orale, afin qu’une voie soit dénommée Rue du Conseil National de la Résistance.

La Ville est favorable à cette requête, mais souhaite rendre cet hommage à la résistance française, non en honorant un sigle, mais en choisissant deux personnalités emblématiques de ce que fût, dès le début cette résistance. Le choix s’est porté sur messieurs Honoré d’Estienne d’Orves et Pierre Brossolette.

Néanmoins, afin de pouvoir procéder à ces dénominations, il convient de débaptiser deux rues portant des noms de personnalités contemporaines de la seconde guerre mondiale, dont l’attitude entre 1939 et 1941 n’a pas été conforme à l’esprit et aux actes de la résistance. Ces deux rues sont situées dans le quartier La Tourre.

La première porte le nom de Maurice Thorez.

Maurice Thorez a moins de 40 ans au moment de la déclaration de guerre. Il est mobilisé et rejoint son régiment le 3 Septembre 1939 à Arras. Il déserte un mois plus tard seulement en Octobre 1939 sur ordre du secrétaire de l’Internationale Communiste, Dimitrov, en raison du pacte germano-soviétique. Il s’installe alors à Moscou, le 8 Novembre 1939. Il y passe toute la guerre. Le 20 Janvier 1944, il est reçu par la délégation de la France libre à Moscou. Il prétend à cette occasion être resté « à son poste de combat », en France, jusqu’en Mai 1943 et demande à rejoindre Alger. Charles De Gaulle répond quelques semaines plus tard que la condamnation de Maurice Thorez pour désertion garde force de loi. Le 6 Novembre 1944 quelques jours avant le voyage de Charles de Gaulle à Moscou, Maurice Thorez bénéficie d’une grâce individuelle et rentre en France le 27 Novembre. Il reprend immédiatement la tête du Parti Communiste.

La seconde rue porte le nom de Jacques Duclos.

Agé de plus de 40 ans au début de la guerre, Jacques Duclos n’est pas mobilisé, mais il quitte la France dès la dissolution du Parti Communiste, en Septembre 1939, en raison du pacte germano-soviétique, et s’installe à Bruxelles, au siège de l’Internationale. Il y demeure sur ordre de Moscou jusqu’en Juin 1940, date à laquelle il rentre en France pour tenter d’obtenir de l’occupant nazi la reparution de l’Humanité. Les Allemands sont favorables à cette demande qui est finalement refusée sur pression du Gouvernement du Maréchal Pétain. Il reprend à Benoît Frachon la tête du PC en France et dirige les éditions clandestines du Parti Communiste, dont le ton est essentiellement anti-impérialiste, anti-anglais, anti-Pétain, anti-De Gaulle et anti-Blum. Il faut attendre Juin 1941, l’invasion de l’URSS par les nazis et la rupture du pacte germano-soviétique, pour que Jacques Duclos réserve enfin ses attaques à l’Allemagne.

Dans son édition clandestine du 1er Juillet 1940, l’Humanité publie une condamnation de l’appel du 18 Juin : « Le Général De Gaulle et autres agents de la finance anglaise voudraient faire se battre les Français pour la City. ». Le 1er Mai 1941, elle flétrit dans un même élan les Etats-Unis, l’Angleterre et Charles De Gaulle, qualifiés de « ploutocrates », d’ « impérialistes », de « réactionnaires ».

A cet effet, il est nécessaire de modifier la délibération du Conseil Municipal en date du 4 Novembre 1980 n° 311 – visée en Préfecture de Vaucluse le 10 Novembre 1980, décidant le classement et la dénomination des voies de la Résidence « La Tourre », pour les deux appellations énoncées ci-dessus, et, de les remplacer comme suit :

Rue Honoré d’Estienne d’Orves – Verrières-le-Buisson, 5 Juin 1901 – Suresnes, 29 Août 1941 – (ex Rue Maurice Thorez).

Cet officier de marine rejoint Londres dès l’été 40. Il part en mission clandestine en France en décembre 1940. Dénoncé par un de ses hommes, il est arrêté en janvier 1941. Condamné à mort, il est fusillé, avec deux autres personnes, en août 1941, en représailles de l’assassinat d’un officier d’intendance allemand par un militant communiste. Honoré d’Estienne d’Orves était un homme de droite, sympathisant de l’Action française. Nationaliste, il est allé au bout de son devoir et de son amour pour la France.

Rue Pierre Brossolette – Paris, 25 Juin 1903 – Paris, 22 Mars 1944 – (ex Rue Jacques Duclos).

Cet agrégé d’histoire est décoré pour son courage au feu avant la défaite de 40. Il entre en résistance dès le début de l’occupation allemande. Il crée de nombreux réseaux, va à Londres et en revient à de multiples reprises pour des missions dangereuses. Arrêté en février 1944, il n’est pas immédiatement identifié. C’est chose faite en mars et il est alors transféré au siège de la gestapo à Paris. Torturé, il parvient à se jeter par la fenêtre de la salle d’interrogatoire.

Il meurt dans la nuit de ses blessures.

Pierre Brossolette était un homme de gauche, franc-maçon, membre de la ligue contre l’Antisémitisme, militant de la SFIO, ancien candidat Front Populaire aux législatives de 1936. Socialiste, il est allé au bout de ses convictions et de son idée de la France. »

Michel Janva

Si seulement d’autres villes suivaient cet exemple salutaire !

( 13 septembre, 2013 )

Bilan des Journées Chouannes 2013 Les 31 AOUT et 1 Septembre

30/09/2013
Bilan des Journées Chouannes 2013 Les 31 AOUT et 1 Septembre  

 

Bilan des 43èmes Journées chouannes
Chiré-en-Montreuil, 31 août et 1er septembre 2013  

« Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais » : c’est sous la « présidence » de François-Athanase de Charette (1763-1796), que s’est déroulée la 43e édition des Journées chouannes de Chiré-en-Montreuil, qui fut un grand succès, en cette année qui voit le 220e anniversaire de l’insurrection vendéenne. 

Le samedi, trois conférenciers ont entretenu l’assistance du thème de la contre-révolution sous différents aspects :
- La « Contre-révolution dans l’Eglise entre 1950 et 1970 » fut évoquée par le père Jean-Dominique qui a dressé le portrait et retracé le combat du père Roger-Thomas Calmel (1914-1975), grande figure de la résistance traditionaliste aux réformes issues de Vatican II ;
- Jean-Baptiste Geffroy, professeur de droit, a présenté le personnage de l’abbé Barruel (1741-1820) et ses Mémoires pour servir à l’histoire du jacobinisme, à l’occasion de la parution récente aux Editions de Chiré de la troisième édition de cette somme qui montre la responsabilité de la franc-maçonnerie dans les complots anticatholiques et antimonarchiques dans l´Europe du XVIIIe siècle et qui montrent par quels mécanismes, ces complots ont abouti à la révolution de 1789 ;
- Enfin, Arnaud de Lassus, président de l’Action Familiale et Scolaire, exposa la pensée contre-révolutionnaire du philosophe Louis Jugnet (1913-1973), à travers différentes études, et notamment son cours de Doctrines philosophiques et Systèmes politiques (de Platon à Maurras), réédité cette année à Chiré pour le centenaire de sa naissance et le 40e anniversaire de son décès.
Le renouvellement annuel de la consécration de la Diffusion de la Pensée Française, précédée de l’allocution du père Jean-Marie, nouveau supérieur de la Fraternité de la Transfiguration (Mérigny), a clôturé cet après-midi. 

Après le dîner, organisé et servi cette année par l’équipe de Chiré, et qui rassembla plus de 300 personnes, les participants assistèrent à la projection sur grand écran en avant-première du nouveau film documentaire de l’historien Reynald Secher, La Virée de Galerne (18 octobre-23 décembre 1793), qui évoque une période douloureuse et méconnue des guerres de Vendée.  

Le lendemain, la messe traditionnelle dominicale, chantée selon la coutume par M. l’abbé Cottard (Fraternité Saint-Pie X) ouvrit cette journée placée sous le thème des media et de l’actualité, et du 220e anniversaire des guerres de Vendée. 

L’après-midi débuta par la conférence de Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polemia, qui lutte contre la désinformation entretenue par les media « politiquement corrects », sur le thème de la tyrannie médiatique qui impose un « prêt à penser » et une information arbitraire. 

L’actualité politique de l’année passée et des derniers mois due aux « changements de société » depuis l’élection de François Hollande donna ensuite lieu à une table ronde dirigée par Olivier Destouches, rédacteur de Lectures Françaises, sur quelques thèmes importants : euthanasie, « mariage » des homosexuels, totalitarisme du pouvoir en place, … avec les interventions de Jean-Claude Martinez (auteur de Euthanasie, stade suprême du capitalisme), Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance Catholique (l’ordre immoral, la démocratie totalitaire), et Jeanne Smits, rédactrice en chef du quotidien Présent (bioéthique). 

En fin d’après-midi, Philippe de Villiers a évoqué devant un public nombreux et captivé la grande figure de Charette, généralissime de l’Armée catholique et royale.
La journée fut conclue par François-Xavier d’Hautefeuille, directeur de Chiré-DPF, suivie du mot spirituel du père Lecareux, fondateur de la Fraternité de la Transfiguration. 

F.-X. d’Hautefeuille a fait le bilan de l’année écoulée et présenté les projets éditoriaux à venir de la maison de « Chiré » :
- plusieurs nouveaux livres ont été publiés ou réédités depuis les précédentes Journées chouannes : L’ultime transgression du docteur Dickès (2 éditions en un an !), Madame de Ventadour et Louis XV de Marie-Magdeleine Del Perugia, Mon journal de sage-femme de Lisbeth Burger (un des grands classiques de « Chiré »), Doctrines philosophiques et Systèmes politiques de Louis Jugnet, « Bonne Maman » (Marie Tribou et la Miche de Pain) et enfin la réimpression des Mémoires de l’abbé Barruel ;
- deux titres en préparation : d’une part, les Problèmes et grands courants de la philosophie de L. Jugnet, qui complète le précédent livre du même auteur déjà publié. D’autre part, un inédit, L’Epuration et les poètes de Léon Arnoux, à l’honneur des chantres emprisonnés et/ou exécutés pour leurs idées après la Seconde Guerre mondiale.
- la crise du livre est toujours là, aussi Chiré a toujours autant besoin de votre soutien. 

Il faut noter une affluence exceptionnelle pour cette manifestation, qui est pour nous un signe de continuer le bon combat du livre contrerévolutionnaire. Il nous reste encore à remercier tous ceux qui ont contribué à la réussite de ces journées : les conférenciers et auteurs qui se sont, comme chaque année, déplacés bénévolement (nous espérons revoir les nouveaux venus l’année prochaine), l’équipe de jeunes gens et jeunes filles qui œuvrent pour la préparation et le bon déroulement des Journées, les prêtres et religieux (présents en force cette année) qui contribuent à l’atmosphère chrétienne de ce rassemblement, les amis éditeurs, associations et producteurs qui sont venus présenter leurs publications et/ou leurs activités. 

A tous nos fidèles abonnés, lecteurs, clients fidèles, un grand merci, et à l’année prochaine !   

CHIRE-DPF – BP 1 – 86190 Chiré-en-Montreuil
Tél : 05 49 51 83 04 – Fax : 05 49 51 63 50
Courriel : contact@chire.fr
www.chire.fr

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