( 6 janvier, 2016 )

Remplacer le président de la République…

Tiré du blog de Jean-Philippe CHAUVIN

Ainsi, selon un sondage de ce début d’année, 74 % des Français ne veulent ni de M. Sarkozy ni de l’actuel président M. Hollande : pourtant, il y a quelques (mal)chances que l’un des deux soit élu ou réélu en 2017… Bienvenue en république d’Absurdie ! Le pays légal a tendance à se reproduire sans discontinuer, dans une tendance (presque) dynastique qui rappelle néanmoins plus l’empire romain que la monarchie capétienne : peut-on s’en satisfaire ?

Ma réponse est non, évidemment non ! Certes, je ne suis pas de ceux qui pensent qu’un échec politique doit forcément entraîner une mise à la retraite d’office comme je ne suis pas partisan d’une sorte de jeunisme qui voudrait que tous ceux qui ont dépassé la soixantaine devraient se taire définitivement et laisser la place à de jeunes loups aux dents encore plus longues que leurs prédécesseurs. Mais il me semble que les hommes politiques qui aspirent à exercer la magistrature suprême de l’Etat doivent entendre les doléances des citoyens et savoir, au moins pour un temps, s’extraire de leur bulle médiatique pour revenir aux réalités du moment sans négliger les perspectives de l’avenir.

 

Remplacer le président de la République... dans actualités couv22

Bien sûr, MM. Sarkozy et Hollande n’écouteront qu’eux-mêmes, persuadés de leur irremplaçable particularité, et, peut-être sinon sans doute, l’un des deux se trouvera confirmé dans cette impression par le verdict du second tour de l’élection présidentielle. Cela changera-t-il pour autant ce désagréable sentiment populaire que le vainqueur n’est là que par défaut, que par le « chantage au pire », comme on a pu le voir, dès 2002 à cette même élection, ou ces semaines dernières lors des élections régionales où les électeurs socialistes se trouvèrent acculés à mener campagne pour des listes de droite qu’ils n’aimaient pas vraiment ?

 

 

Les Français sont attachés à l’élection du président de la République au suffrage universel direct, c’est indéniable, mais ils en constatent pourtant de plus en plus les effets pervers sans pouvoir, pour l’heure, imaginer autre chose que cette magistrature suprême élective. Le royaliste que je suis le constate et le regrette, mais ne se contente pas de cette constatation et de ce regret : la proposition monarchique me semble le meilleur moyen de neutraliser les petits jeux de clientèles et de féodalités partisanes en arrachant la magistrature suprême à l’élection, fût-elle populaire chez nos concitoyens. Certains y verront un sacrifice de leur possibilité de choix qui, pourtant, est de moins en moins une liberté et un choix réel, si ce n’est entre deux « moins pires » (sic !), et qui ouvre plus à la frustration et à désillusion qu’à la joie et l’espérance…

D’autre part, laisser au hasard et à l’hérédité non choisie le soin de désigner le Chef de l’Etat permet l’indépendance de celui-ci et cette possibilité d’arbitrage au-dessus des partis et au-delà des différences et des diversités politiques sans pour autant les nier ou les écraser. Une possibilité d’arbitrage mais aussi de décentralisation (voire de fédéralisation) sans mettre en danger, pour la France, l’unité entre ses multiples parties historiques (et je ne parle pas de la caricature de régions créée par la récente réforme territoriale), le monarque incarnant cette unité à la fois historique et contemporaine, et « centrant » l’Etat sans pour autant centraliser tous les pouvoirs politiques dans le sein parisien.

 

kgrhqvn8e8vuzgleubphbwoz60_12 dans actualités

Et les électeurs là-dedans ? Dans une Monarchie active et arbitrale telle que je la souhaite, il n’est pas impossible de leur donner le pouvoir concret, par le suffrage universel direct, de désigner, au-delà des députés et des élus régionaux, les présidents d’assemblée et, pourquoi pas, le premier ministre lui-même sur un programme gouvernemental qu’il lui appartiendra de mettre en œuvre ou, plutôt, sur une ligne d’objectifs qu’il lui reviendra de suivre ou de faire valider par le recours (alors plus fréquent) au référendum. Le roi, quant à lui Chef de l’Etat, fixerait le cap politique à long terme (en particulier dans les domaines sociaux et environnementaux) et aurait charge de représenter l’Etat à l’intérieur comme à l’extérieur, de mener la diplomatie française dans le monde et de négocier (et garantir) la parole de la France au sein des institutions internationales : en somme, à lui l’autorité et l’arbitrage ; aux ministres, députés et élus locaux, la gestion des affaires économiques dans leur cadre d’exercice et de pouvoir ; aux citoyens, les libertés d’expression et de désignation de leurs pouvoirs politiques de proximité et centraux, ainsi que la « démocratie directe » au sein de leurs cadres politiques et sociaux locaux et nationaux, voire européens… C’était, à peu de choses près, l’esprit du programme monarchique du marquis de La Tour du Pin, dès la fin du XIXème siècle : « l’autorité au sommet, les libertés à la base », pourrait-on dire. Un programme toujours d’actualité et de nécessité, ne serait-ce que pour rendre à nos concitoyens le goût de la politique et de l’action, contre le fatalisme et l’indifférence

 Jean-Philippe CHAUVIN

( 5 janvier, 2016 )

Lettre ouverte à Riss : « Attention Charlie, pas d’amalgame !… »

Encore un très bon article sur la provocation de Charlie Hebdo, cette fois-ci d’Olivier Dejouy sur le site « LE RÉVEIL FRANÇAIS »

Quand le tragique fait perdre la raison.

 

charlie-em

Tu es content Riss, tu vas tirer à un million d’exemplaire. C’est une belle opération.
La une de Charlie Hebdo montre un Dieu que l’on voudrait représentatif de toutes les religions s’enfuyant avec un sourire sardonique, une Kalach à l’épaule avec en titre : « l’assassin court toujours ». On peut comprendre ta rage, Riss, auteur de cette première page et de l’article au vitriol qui l’accompagne, en tant que survivant blessé de la tuerie qui endeuillât le journal et la France entière il y a un an.
Mais la colère, qui peut être saine, ne doit pas faire perdre la raison ou pire, nourrir des sentiments de haine recuite servant tes années de révolte « alimentaire ».
Peut être que tu te souviens d’un dossier publié dans Marianne il y a quelques années où il s’agissait aussi d’expliquer la violence guerrière uniquement par les religions.
Pourtant, nous quittons un vingtième siècle où les plus grands conflits, ceux qui firent des morts par millions, ont été motivés par la suprématie raciale ou la dictature matérialiste du prolétariat. Point de religions belliqueuses à l’horizon. Hitler, Staline, Mao, Pol Pot… Qui ont été soutenus en leur temps par les intelligentsias occidentales, étaient tous des athées bouffeurs de curés.
Il est dans l’habitude des hommes, quand ils subissent la violence et l’injustice de se tourner vers un Dieu qu’ils ne connaissent pas, pour demander pourquoi et de le rendre responsable de tous nos maux.
C’est une grande interrogation humaine que l’on retrouve dans beaucoup d’œuvres littéraires, en particulier dans Camus. Sommes nous victimes d’un Dieu malveillant, où tout au moins indifférent à nos souffrances ?
Mais si nous voulions raison garder, nous serions bien inspirés de regarder en face la responsabilité humaine dans ces manifestations de violence.
D’abord, il serait injuste de renvoyer dos à dos ceux qui sont qualifiés avec un traitement égal de fanatiques religieux. Les chrétiens du moyen orient qui sont persécutés, assassinés, les femmes violées et éviscérées, les vieillards et les enfants abattus ou décapités ne peuvent être placés sur le même banc des accusés que leurs bourreaux. Car si effectivement, une violence religieuse aujourd’hui se manifeste, c’est d’abord des croyants « non conformes » qui en font les frais. Quelles sont les responsabilités de l’Occident athée, ou pour le moins relativiste, sur la question religieuse, dans les conflits armés qui ont embrasés le moyen Orient et une partie de l’Afrique ? Qui a détruit et plongé dans le chaos, l’Irak, la Lybie, la Syrie ?
Qui a nourrit l’hydre du fanatisme Islamique, qui s’affrontait déjà depuis longtemps entre Chiites et Sunnites, tandis que ceux-ci arrivaient bon an mal an à vivre dans une certaine paix du fait d’ un équilibre forcé par les Etats ?
Qui a ouvert la boite de Pandore ?
Il est vrai que les caricatures les plus injurieuses contre les personnages les plus sacrés de la Bible, Jésus , Marie, Joseph , ainsi que leurs représentants sur terre, les papes, ont de quoi décontenancer certains chrétiens qui se sentent naturellement offensés comme si l’on s’en prenait à leurs propres parents. Des procès ont été intentés le plus légalement du monde, et bien souvent en pure perte, le tribunal, sous prétexte de liberté d’expression, donnant raison aux caricaturistes.
Quoi qu’il en soit « les culs bénits » dont tu parles Riss, n’ont fait que réagir dans le stricte cadre de la loi, et ne sont jamais venu vider des chargeurs de AK 47 au sein de la rédaction de Charlie Hebdo.
Pourquoi cet amalgame avec les salafistes les plus extrêmes ?
On nous explique qu’il faut surtout distinguer les gentils musulmans des mauvais extrémistes, et Riss quant à toi,tu mélanges allègrement Chrétiens de tradition et assassins se réclamant de l’Etat Islamique ou d’Al Qaïda.
Non Riss, le fait que tu aies survécu au massacre ne te donne pas le droit de régler tes comptes de façon aussi mesquine et injuste. On aurait pu espérer qu’une telle épreuve te fasse prendre de la hauteur. Mais la vérité est redoutable, quand on commence à la pratiquer, Dieu sait où cela nous mène…
Tu préfères rester au chaud dans ton sectarisme rassurant et insulter toute transcendance qui passe à ta portée. Au fait Riss, tu préfères tirer dans le tas et peut être as-tu raison car les médias et « Homo Festivus » comme aurait dit Philippe Muray, te font la fête.
Pourtant,ne devrais-tu pas te placer largement au-dessus des « petits cons en cagoule » qui ont fait la peau à tes potes ?Dois-tu obéïr en effet à la même logique simpliste du camp du bien et du camp mal et surtout ne pas chercher à savoir ce qui se cache derrière tout cela ? Au risque de rester un allié du pouvoir, que dis-je, un serviteur de l’Etat qui préfère t’avoir comme pseudo contradicteur plutôt que ceux qui descendent dans la rue pour défendre des valeurs que tu t’acharnes à piétiner.
On sait que tu n’aimes pas les religions, mais en particulier celle de ton pays. On sait d’ailleurs que tu n’aimes pas non plus ton pays, ni ceux qui y vivent. Tu es donc notre ennemi, mais rassure toi, nous on ne flingue pas.

 

( 5 janvier, 2016 )

Quand Charlie Hebdo réécrit l’Histoire

Excellent article sur la provocation de Charlie Hebdo de Gabrielle Cluzel sur le site « BOULEVARD VOLTAIRE ».
Telle qu’elle l’arrange. Telle qu’il veut la voir, par le prisme de ses obsessions. Avec une mauvaise foi qui laisse sans voix.
Quand Charlie Hebdo réécrit l’Histoire dans actualités
Ecrivain, journaliste

Mercredi, jour anniversaire des attentats, sort un numéro spécial de Charlie Hebdo.

« Un an après, l’assassin court toujours », tel est le titre en une, au-dessus d’une caricature de Dieu portant tunique ensanglantée et kalachnikov en bandoulière.

Un an après, surtout, Charlie réécrit l’Histoire. Telle qu’elle l’arrange. Telle qu’il veut la voir, par le prisme de ses obsessions. Avec une mauvaise foi qui laisse sans voix. Et que personne ne veut ni ne peut dénoncer, puisque personne n’est sacré pour Charlie Hebdo, mais Charlie Hebdo est sacré pour tous.

Sur RMC, Benoît Apparu, soutien de Juppé pour les primaires aux Républicains, a fait ce commentaire : « C’est l’ADN de Charlie Hebdo que de provoquer. Certains seront choqués, d’autres non et riront. Pour ma part, je considère que l’amalgame considérant que les dieux sont des tueurs est un amalgame caricaturé. […] mais l’ADN de la France, c’est d’accepter ces caricatures. »

Et l’ADN de la France est aussi d’accepter le mensonge, même le plus scandaleux et le plus grossier ? Il faudrait donc acquiescer à l’idée assenée par Riss dans son éditorial, sur la page suivante, que les coupables seraient tous les « croyants » quels qu’ils soient ? Que les assassins ne seraient pas des terroristes musulmans mais Dieu ? Et pas n’importe quel Dieu, puisque le Dieu des musulmans ne se représente pas, mais le Dieu des catholiques, avec une barbe blanche tel qu’on le voit dans l’iconographie traditionnelle, et surmonté d’un triangle avec un œil central… triangle symbolisant habituellement la Trinité, triangle identique à celui que l’on trouvait déjà sur la couverture du numéro de Charlie Hebdo intitulé « Mgr Vingt-Trois a trois papas » et qui était censé figurer – légende à l’appui – le Saint-Esprit.

Abdallah Zekri, président de l’Observatoire de l’islamophobie, s’est insurgé contre cette une. Anouar Kbibech, président du CFCM, s’est déclaré, lui, « blessé ». Mais que devraient dire les catholiques, dont le moins que l’on puisse dire est qu’ils ne sont mêlés ni de près ni de loin à cette affaire, et qui se retrouvent soudain, comme dans un procès kafkaïen et par un glissement ubuesque, au premier rang sur le banc des accusés ? Exit Mahomet. Vive la provocation en pantoufles. C’est tellement plus simple, plus reposant, plus consensuel de s’attaquer à ceux dont on sait bien qu’ils resteront cois. Voire, pour certains, qu’ils souriront poliment un peu jaune, avec l’espoir naïf, en laissant conspuer leur Dieu, de passer pour des esprits éclairés.

Un million d’exemplaires ont été imprimés, pour part importante à destination de l’étranger.

Il y a un an, on pouvait trouver quelques circonstances atténuantes à ceux qui répétaient comme une incantation « Je suis Charlie ». Il y avait l’émotion et la peine pour les familles. Il y avait l’envie de se tenir chaud en se serrant les uns contre les autres et en bêlant à l’unisson, tel un troupeau de moutons effrayés par le coup de tonnerre. Il y avait surtout la méconnaissance de ce journal à la diffusion confidentielle.

Aujourd’hui, on ne le peut plus. Et laisser imaginer au monde entier – puisque nul, en haut lieu, n’est revenu sur ce point – que la France continue « d’être » ce canard, de ne faire qu’un avec lui, et donc de cautionner toutes les inepties qu’il débite, est profondément irresponsable.

( 5 janvier, 2016 )

La Une de « Charlie Hebdo » suscite le malaise chez les catholiques

Voici une très bonne analyse de la « une » de « Charlie Hebdo » parue sur le site « ALETEIA ». « Une » insultante et lâche : elle attaque les Catholiques qui n’ont jamais assassinés des journalistes de ce journal. Mais c’est plus facile de s’attaquer à eux qu’aux islamistes…

Philippe SCHNEIDER

À quelques jours des commémorations des attentats contre le journal satirique, une représentation de Dieu coiffé d’un symbole chrétien vient heurter les sensibilités déjà mises à l’épreuve.

 

Quelques jours avant les commémorations des attentats du 7 janvier 2015, Charlie Hebdo a dévoilé la Une de son journal à paraître mercredi. On y découvre un personnage barbu qui n’est autre que Dieu, armé d’une kalachnikov, et affublé d’une robe tâchée de sang, ainsi que ce titre : « Un an après, l’assassin court toujours ». Un petit détail vient semer l’ambiguïté et froisser les âmes : un triangle encadrant un œil, symbole de la Très Sainte Trinité coiffe le personnage. Pour le père Cédric Burgun, 36 ans, vicaire de Saint-Nicolas-des-Champs (Paris, 3e), prêtre du diocèse de Metz et professeur à l’institut catholique de Paris, cette Une et l’éditorial de Riss, patron du journal, viennent raviver des tensions au moment où la société manque cruellement de cohésion.

« Cette une est une insulte »

« Il me semble que Charlie a franchi un cap en caricaturant Dieu », estime le prêtre diocésain. Selon lui cette représentation « constitue une accusation claire et formelle. En tant que chrétien, elle nous heurte d’autant plus que le symbole de la Trinité est représenté », s’indigne-t-il. Faudrait-il rappeler que « dans la foi chrétienne, Dieu a déjà été mis au ban des accusés ? » souligne le père Burgun, avant d’ajouter que cette caricature « évoque ce procès truqué que le Christ a subi ». L’homme d’Église confie même son désarroi face ce qui lui paraît être une véritable provocation : « Je n’arrive pas à comprendre. Avec les drames que la France a vécus, la société a plus que jamais besoin de paix et non pas que l’on jette de l’huile sur le feu. Cette Une est insultante. »

( 4 janvier, 2016 )

LA FUITE DE TAUBIRA

jacques%20tremolet%20de%20villers%203.jpgNous sommes en état d’urgence jusqu’au 26 février. L’armée dans les rues, bérets rouges, verts, bleus, noirs ; tenues camouflées, pistolets mitrailleurs ; drapeaux tricolores aux fenêtres… On se croirait en 1958, après la bataille d’Alger.

Les moyens policiers autorisés par l’état d’urgence rappellent d’ailleurs, à nos souvenirs, ceux utilisés pendant cette lutte contre un terrorisme qui se prétendait déjà islamique. Les perquisitions administratives se multiplient à un rythme impressionnant, mais nécessaire si l’on pense que les possibles auteurs de massacres sont au moins vingt mille et que, depuis un trop long temps, la police et « les services » restaient « l’arme au pied », sans possibilité d’agir.

Maintenant, libérés des contraintes légales qui rendaient ces interventions impossibles, ils essaient de rattraper le temps perdu. Mais on n’entend pas notre Garde des Sceaux. Comme Hollande mange son chapeau en allant voir Poutine, Taubira ravale actuellement son idéologie en voyant sa police judiciaire se livrer à des actes « administratifs » sur lesquels elle n’a aucune prise !

L’état d’urgence et ses conséquences pratiques constituent la négation absolue de la doctrine pénale de son ministère – mais aussi des précédents, toutes catégories politiques confondues. Le méchant est méchant et le policier est un héros. jusqu’où va aller ce retournement et combien de temps durera-t-il ?

L’ennui, c’est que nos cadres judiciaires, formés à une méthodologie tout opposée aux contraintes de l’état d’urgence, risquent de s’abandonner à une double erreur, dont l’histoire nous montre qu’elle est fréquente : passer de l’extrême permissivité à l’extrême répression ou abandonner l’opération policière à sa propre loi en continuant de juger comme si rien n’avait changé.

Généralement, les situations de crise appellent des changements de législation. Mais, aujourd’hui, les attentats et la situation de guerre, reconnue par le président de la République devant le Congrès, appellent à une réflexion sur tout notre code pénal. Qui dit guerre dit force armée, interventions violentes, usage des moyens entraînant la mort de l’ennemi. Quand la guerre se fait sur le sol de la patrie, contre des compatriotes qui peuvent, à tout moment, tuer des Français, le cadre légal, connu et enseigné dans les écoles militaires pour des opérations extérieures ou des actions de commandos, est bouleversé. La jonction armée-police modifie les relations avec la Justice.

Nos ministres ont-ils prévu cette situation ? Ou comme ce fut le cas lors de la guerre d’Algérie, vont-ils laisser l’armée et la police se débrouiller, pour, ensuite, éventuellement leur reprocher d’avoir violé la Convention européenne des droits de l’homme ?

Les fous d’Allah nous rappellent à la réalité, de façon brutale, et nous constatons que nous étions bien endormis. Voilà les Français en première ligne, comme victimes et comme terroristes. Ce serait le moment de voir, dans cette première ligne, le ministre qui a reçu la mission de garder les Sceaux de la Justice. Mais celle qui était mobilisée pour faire voter et imposer le mariage des homosexuels ne répond plus. Le mariage des homosexuels ! Combien ces « avancées » paraissent aujourd’hui dérisoires !

Nous sommes au bord d’un brutal et immense changement – non pas une révolution idéologique – mais un violent rappel à la réalité. Il est urgent que ceux qui l’ont compris s’unissent pour en tirer les conséquences.

JACQUES TRÉMOLET DE VILLERS

Dans Politique magazine

( 4 janvier, 2016 )

Etat d’urgence

Le mot du Président de la RESTAURATION NATIONALE

 

Oui à l’analyse des récents succès électoraux du Front National quand ils cessent d’être uniquement considérés comme des votes de rejet mais aussi comme des votes de conviction. Plus précisément comme la traduction politicienne de profondes tendances à l’œuvre dans la société française d’aujourd’hui, parmi lesquelles le besoin d’identité, le désir de sécurité, la soif de justice, l’amour de la France.

Oui, mille fois oui également à ce qu’on lit sous les plumes les plus lucides : le multiculturalisme est un échec, l’islamisme remplit le vide créé par le laïcisme, le patriotisme resurgit, Maastricht, Schengen, le mondialisme ne font plus illusion, le système des partis est de plus en plus déconsidéré, toute une population et spécialement sa jeunesse se sont réveillées et s’engagent au service de la Cité. Des veilleurs à la multiplication des écoles hors contrat en passant par toutes les possibilités d’Internet, les formes de résistance à la déconstruction de notre société sont multiformes.

Toutes ces résistances vont-elles un jour se « connecter » ? Si oui, autour de quoi, de qui, de quelles idées ? Autour d’un nouvel homme prétendument providentiel ? Certains en appellent ainsi à Eric Zemmour, d’autres à Philippe de Villiers… Mais qui ne voit que leur candidature n’aboutirait qu’à quelques pourcentages de voix ? Il est peu probable que de tels hommes se laissent entraîner dans l’aventure. L’un a déjà donné, l’autre est trop futé pour cela. Le premier a tiré des leçons salutaires de son immersion dans le système foireux des partis, l’autre connaît trop bien son histoire politique française où se sont épuisées vainement tant de bonnes volontés patriotes.

La coordination se fera-t-elle, comme certains le souhaitent ou le craignent, par l’émergence d’une « droite hors les murs » localisée quelque part entre la gauche du Front National et la droite des Républicains ? La belle affaire ! Ce ne serait qu’une énième tentative de sursaut dont la seule satisfaction serait de donner bonne conscience à des électeurs pleins d’illusions.

Alors, droite molle, droite dure, droite hors les murs, droite extrême ? L’affrontement droite-gauche est-il l’horizon indépassable de la politique ? Est-on condamné à cela ou à la désertion du terrain politique ? Dans les deux cas on se retrouve toujours nus devant la Politique. On n’en sort pas.

Pour en sortir est justement le titre d’un livre de Charles Maurras. Il y est dit qu’ « il n’y a rien de plus urgent que de remplacer la République par le Roi » Et il se clôt par ce diagnostic toujours actuel : « Beaucoup de gens ont cru pouvoir se rendre utiles sous le régime en vigueur. Mais ce régime est conçu pour les épuiser vainement. Qu’ils voient la vérité ! Et qu’enfin elle leur impose ces ruptures libératrices qui leur rouvriront l’avenir ! » Pour aider nos compatriotes à voir la vérité, voici un petit questionnaire que je vous propose de tester autour de vous. Même limité à sept interrogations, il peut constituer un salubre dessillement.

• Pensez-vous qu’en période d’insécurité préoccupante comme celle d’aujourd’hui le sommet de l’Etat doit être prioritairement centré sur des questions électoralistes ?

• Les « valeurs de la République » vous apparaissent-elles la référence la plus utilement « structurante » – pour le peuple français plutôt que les références à la nation et aux communautés de destin naturelles et historiques ?

• Estimez-vous comme dépassée et répréhensible toute référence à l’identité nationale ?

• Estimez-vous que la représentation parlementaire soit le reflet fidèle de la nation française ?

• Croyez vous que les partis politiques soient une réserve de personnel prêt à se dévouer au Bien commun plutôt qu’à satisfaire des ambitions personnelles ?

• Pensez-vous qu’une réforme de fond des institutions soit utile et qu’un changement de personnel politique suffirait à résoudre nos problèmes ?

• Êtes-vous persuadé que le maintien du système politique actuel soit la condition pour vous permettre de voir la fin de la dette, des déficits, du chômage, et la France renouer avec une politique de grandeur ?

Si vous répondez oui à toutes ces questions, vous n’avez aucune raison de cesser d’être républicain, quel que soit le parti auquel vous consentez votre suffrage.

Si vous répondez non à ces questions, vous avez toutes les raisons de rejoindre la Restauration Nationale, car vous estimez qu’il y a un état d’urgence permanent en France : celui créé par son délabrement institutionnel.

Bernard PASCAUD

( 2 janvier, 2016 )

VOEUX

TOUTE L’ÉQUIPE DE LA LORRAINE ROYALISTE VOUS PRÉSENTE SES MEILLEURS VŒUX DE BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2016 ET SOUHAITE QUE QU’AU COURS DE CELLE-CI LA FRANCE COMMENCE A SE REDRESSER

( 30 décembre, 2015 )

Une Femen repentie dénonce le féminisme et l’avortement et s’excuse auprès des chrétiens

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

« C’est un retournement total. Sara Fernanda Giromin, dite « Sara Winter », est la fondatrice des Femen au Brésil où elle a lancé le mouvement féministe en 2012. Avec une poignée d’autres jeunes femmes, elle menait les opérations « seins nus » pour protester contre l’exploitation des femme. En octobre, elle a publiquement renié son engagement en dénonçant les abus dont elle a fait l’objet de la part d’un mouvement qui lui a fait beaucoup de mal. Elle a surtout dit son regret d’avoir avorté jadis, et elle est allée jusqu’à présenter ses excuses aux chrétiens.

Ce qui a provoqué ce qu’il faut bien appeler une conversion, c’est la naissance de son deuxième enfant, qui lui a fait prendre conscience de la signification de la vie.

Au mois d’octobre, Sara Giromin a fait paraître ce message sur sa page Facebook : « Je me suis repentie d’avoir eu un avortement et aujourd’hui je demande pardon. Il y a un mois hier que mon bébé est né et ma vie a un sens nouveau. J’écris ceci pendant qu’il dort sereinement sur mes genoux. C’est la sensation la plus extraordinaire du monde entier. »

« S’il vous plaît, vous ces femmes qui cherchez désespérément à avorter, réfléchissez-y, faites attention. Je regrette énormément de l’avoir fait. Je ne veux pas qu’il vous arrive la même chose », écrit-elle.

Depuis lors Sara Giromin a raconté à ses lecteurs ses déceptions par rapport au féminisme et à l’idéologie du genre, rejetant à titre personnel son orientation « bisexuelle ». Mieux, elle s’est excusée auprès des chrétiens pour avoir échangé un baiser lesbien avec une autre jeune femme seins nus sur fond de crucifix et d’église – celle de Notre Dame de Candelaria à Rio de Janeiro. La photo était devenue un symbole du mépris des LGBT à l’égard du christianisme au Brésil.

Aujourd’hui Sara Giromin regrette d’avoir délibérément offensé les chrétiens, reconnaissant qu’elle était allée « beaucoup trop loin » au risque de blesser de nombreuses personnes religieuses ou non : le geste avait été organisé comme un « blasphème ». Elle-même annonce avoir fait des « progrès » dans sa vie spirituelle.

Comme bien d’autres Femen, Sara Giromin a quitté le mouvement assez tôt après l’avoir intégré, en 2013, dénonçant le « business » qui en était à la base. Elle a alors créé un autre mouvement féministe composé de femmes et d’hommes, cette fois : les Bastardxs qui continuaient sur la lancée des manifestations seins nus.

Mais aujourd’hui « Sara Winter » a totalement rompu avec le féminisme, qu’elle dénonce comme une « secte » qui utilise les femmes comme des objets, fait la promotion du lesbianisme et couvre même la pédophilie parmi ses rangs. [...]« 

( 28 décembre, 2015 )

Mise au point de Robert Ménard à propos de la « milice musulmane » à Béziers

Lu sur le « salon beige »

Attaqué par Bernard Cazeneuve et SOS Racisme, le maire de Béziers ne se laisse pas faire :

« Dans la nuit de Noël, un groupe d’individus se présentant comme de « simples musulmans » s’est rendu à l’église du quartier de La Devèze puis à la cathédrale dans le centre-ville. Dès le lendemain, ce groupe a communiqué sur les réseaux sociaux pour promouvoir son action. Sa communication a été aussitôt relayée par les médias et notamment Midi Libre. Une communication en forme de conte de Noël : leur action visait, selon eux, à protéger les fidèles catholiques…

J’ai alors réagi en publiant à mon tour un communiqué. Celui-ci a été immédiatement condamné par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, à qui la lutte contre le terrorisme semble laisser quelques loisirs, puis par SOS Racisme qui annonce vouloir déposer plainte contre moi. Je le dis ici très clairement : je maintiens mes propos. Des propos que je souhaite maintenant développer et expliquer plus longuement qu’il me paraissait nécessaire dans un simple communiqué de réaction.

Lorsque j’ai écrit la phrase suivante, « depuis quand les pyromanes protègent les incendies », je visais expressément les deux chefs du groupe prétendument « protecteurs » de catholiques. Il est possible que Bernard Cazeneuve ignore leurs noms, mais son représentant dans l’Ouest de l’Hérault, le sous-préfet de Béziers, les connaît très bien puisque j’ai déjà eu l’occasion d’attirer publiquement son attention à leur sujet. Le premier de ces individus est un converti, Mehdi Roland. Le second est un certain Omar Kathiri. A eux deux, ils dirigent sur Béziers plusieurs associations au développement groupusculaire et auxquelles n’adhère pas la grande majorité des musulmans de la ville. Il serait trop long de donner ici tous les détails sur les fréquentations douteuses, les déclarations anti-républicaines et les actions illégales de ces deux individus. Les services de l’Etat sont parfaitement au courant. Je me bornerai à en donner quelques exemples.

Lorsque voici quelques mois, un individu, converti lui aussi, connu sous le pseudonyme de « Toubib Burger », a été arrêté à Béziers pour apologie de terrorisme, il a été découvert par la suite que le dénommé Mehdi Roland entretenait avec lui des relations sur les réseaux sociaux mais également dans la vie courante puisque « Toubib Burger » filmait les actions de rue de Mehdi Roland. Ce même Mehdi Roland ornait volontiers jusqu’à peu sa page facebook de photos montrant une Marianne décapitée et la tête remplacée par le Coran. Photo que, depuis notre publication dans le journal de la ville, il a fait disparaître. Il s’est également signalé par ses liens avec l’imam dit « de Brest » devenu tristement célèbre pour avoir expliqué à des enfants qu’écouter de la musique les transformerait en porcs et dont la mosquée a été perquisitionnée au lendemain des massacres du 13 novembre. Omar Kathiri s’est distingué, lui, en tentant à deux reprises de perturber le conseil municipal. Son comportement lui valant d’être expulsé par la police. Une plainte est en cours suite à cette affaire. Son activité principale est l’organisation et la participation, un peu partout en France, à des actions, souvent illégales, contre l’Etat d’Israël. C’est donc ces individus que je visais par mes propos.

Maintenant, parlons un peu du fond. Les églises catholiques dans la France de 2015 doivent-elles être protégées ? Il est exact que l’immense majorité des attaques contre des lieux de cultes visent les lieux chrétiens, arrivent ensuite les synagogues puis, bien plus loin, les mosquées. Mais les agressions de fidèles sont rares pour ne pas dire rarissimes. Le bon sens comme le sens républicain de la chose publique sait que si protection il doit y avoir celle-ci devrait être assurée par l’Etat. Comme il sait que ce même Etat, par lâcheté, par laxisme, par idéologie, a abandonné des pans entiers du territoire. Mais cet ordre que, trop souvent l’Etat ne maintient plus, ne saurait être légitimement mis en place par des groupes communautaristes. Sauf à renoncer à la république, sauf à avouer que ces zones ne sont plus tout à fait en France. Sauf à dire que notre pays se libanise.

Maintenant, posons la question : que diraient la presse, Bernard Cazeneuve et la conscience universelle si, en lieu et place d’un groupe de musulmans, un groupe de jeunes identitaires français patrouillaient autour des églises – ou même des mosquées ! – au prétexte de les « protéger » ? Tout le monde connaît la réponse : ces jeunes identitaires auraient été arrêtés par la police et jugés en référé. Midi Libre et ses confrères auraient crié à la provocation et le ministre de l’Intérieur serait venu sur les lieux apporter le réconfort de sa minuscule présence.

Il existe dans notre pays un deux poids deux mesures. En d’autres termes, une profonde injustice. Beaucoup de Français la ressentent. Ils n’ont plus confiance en la parole des représentants de l’Etat. Ils savent qu’ils sont mal protégés et que, si d’aventure, ils voulaient se protéger seuls, à eux l’Etat sauraient envoyer sa police. La « patrouille » musulmane de Béziers pour anecdotique qu’elle peut sembler marque une étape. Celle d’un pays où une religion inscrite au coeur de son identité semble si faible qu’il apparaisse possible aux tenants radicaux d’une autre religion, nouvellement arrivée, de s’arroger le droit de la « protéger ». Au demeurant, la protéger contre qui ? Contre les musulmans modérés ? Evidemment pas. Contre les bouddhistes fous ? Allons donc ! C’est donc un jeu très dangereux que joue le gouvernement en tolérant ces groupuscules et leurs actes qui ne sont, en fait, rien d’autre qu’une tentative de prise de possession, lente mais déterminée, de notre pays. »

Mise au point de Robert Ménard à propos de la

( 28 décembre, 2015 )

SAINTS INNOCENTS

En ce jour des « saints Innocents », je vous propose de prier pour ces centaines de milliers de « saints Innocents » assassinés dans le ventre de leur mère tous les ans en France.

Philippe SCHNEIDER

1...5253545556...74
« Page Précédente  Page Suivante »
|