( 22 septembre, 2015 )

LA SITUATION EN ALGERIE commentée par Bernard LUGAN

En Algérie, les récents limogeages opérés à la tête de l’armée et des services spéciaux ont une explication: le pays n’est plus gouverné par le président Abdelaziz Bouteflika, mais par Saïd, son frère.

Enseveli sous de très graves affaires de corruption, ce dernier sait qu’il ira dormir en prison au lendemain de la mort clinique de son aîné s’il ne s’est pas auparavant taillé un pouvoir à sa main. Or le temps presse puisque, depuis sa réélection le 17 avril 2015, Abdelaziz Bouteflika n’a assisté à aucune  cérémonie officielle en raison de son état de santé…

Voilà pourquoi le général « Toufik » Mediene qui avait osé dénoncer les trafics de « Monsieur frère » vient d’être remplacé à la tête de la DRS (le contre-espionnage) par le général Bachir Tartag. Quand des nominations officielles à des postes importants sont décidées, elles sont normalement annoncées par l’APS (Algérie Presse Service), l’agence de presse officielle; dans le cas présent, ce fut par d’obscurs canaux…remontant directement à Saïd Bouteflika.

Ce remplacement intervient après plusieurs autres, dont ceux du général M’Henna Djebbar, chef de la direction de la sécurité de l’Armée, du général Rachid Laalali, chef de la DSE (Direction de la sécurité extérieure), du général Ahmed Bousteila, chef de la gendarmerie etc. Tous au profit du général Ahmed Gaïd Salah, chef d’Etat-major et vice-ministre de la Défense, né en 1940.

L’alliance avec l’Etat-major a donc permis à Saïd Bouteflika d’écarter le très puissant général Mediene. Est-elle pour autant un gage de survie? Il est permis d’en douter.

Si parmi les hauts cadres de l’Odjak, ceux qui ont des comptes à rendre à la Justice devraient lui rester fidèles, la loyauté des autres est incertaine. Lesquels parmi les généraux, notamment chez les nouvellement promus, voudront en effet apparaître liés aux profiteurs du régime quand la rue grondera dans un dramatique contexte économique et social aggravé par l’effondrement du prix des hydrocarbures[2]?

Dans la course contre la montre engagée par Saïd Bouteflika, trois grandes hypothèses se dégagent :

1) Saïd Bouteflika et l’Etat-major s’entendent pour installer un homme de paille au pouvoir.

2) L’Odjak se refait une « vertu » à bon compte en donnant la tête de Saïd Bouteflika au peuple avant de placer l’un des siens aux commandes.

3) Prenant tout le monde de vitesse, « Monsieur frère » s’empare directement du pouvoir…

Une situation à suivre, mais qui interdit de fonder une politique sécuritaire régionale sur l’Algérie.

Bernard Lugan

19/09/2015


[1] Commandement des Janissaires. Lire ici l’Etat-major de l’armée.

[2] Voir à ce sujet les dossiers consacrés à cette question dans les numéros de mai, de juillet et d’août 2015  de l’Afrique Réelle. Le numéro du mois d’octobre y reviendra en l’actualisant.

( 20 septembre, 2015 )

Paris-Match ! de quel Moyen-Âge parle-t-on ?

Vu sur le blog de Bernard ANTONY

Dans le numéro de Paris-Match de cette semaine, sur le congrès islamique de Pontoise, une photo de pleine page est ainsi légendée : « Des prédicateurs français renvoient nos filles et nos épouses au Moyen-Âge » (sic !).
Les prédicateurs en tenue salafiste, Mehdi Kabir et Nader Abou Anas, peuvent bien en effet être hélas de nationalité française alors que leur vraie patrie semble plutôt être l’oumma islamique.
Mais pour ce qui est du Moyen-Âge, du nôtre, les femmes n’étaient pas murées dans des harems ou ne pouvant sortir qu’accompagnées. Elles n’étaient pas recouvertes de linceuls ne laissant apparaître que leurs yeux. Il n’est que de voir la beauté des robes et des parures au long des époques de ce que l’on appelle le « Moyen-Âge ».
Il y en eut beaucoup, grandes reines et princesses, pour gouverner, il y en eut pour écrire, il y en eut pour fonder des monastères et des œuvres admirables de charité, pour exercer très fréquemment la médecine, d’autres se consacrant à l’administration de domaines et de biens, d’autres à différents métiers, au commerce, à la littérature.
Il y eut en effet bien des femmes écrivains, des éducatrices et de grandes suzeraines. Et sait-on à Paris-Match que dans nos temps féodaux les filles étaient majeures à l’âge de 12 ans, deux ans avant les garçons ? Et il y eut aussi des femmes combattantes telles Jeanne Hachette et sainte Geneviève.
Mais à la fin du Moyen-Âge, Dieu fit surgir la plus grande des héroïnes de notre histoire, la plus extraordinaire des saintes : Jeanne d’Arc. Elle ne se déplaçait pas sous une burqa. Pour sa pureté, elle n’avait pas  besoin d’enfermement.
Puissent les Françaises et les Français d’âme et de cœur et de piété filiale se souvenir ou apprendre combien la Chrétienté médiévale, dans laquelle l’amour de la Vierge Marie tenait une immense place, a été une grande époque d’éclosion du génie féminin. La femme a œuvré beaucoup dans la Chrétienté et la Chrétienté a magnifié admirablement la femme.
Bernard Antony
PS : 1) Pour ceux qui voudraient mieux connaître la place de la femme dans ce que l’on appelle par commodité historique : « le Moyen-Âge », lire notamment Régine Pernoud :
-         « La femme au temps des cathédrales »
-         « La femme au temps des croisades »
Et puis, par exemple, découvrir l’œuvre de Sainte Hildegarde de Bingen.
2) J’ai cherché en vain dans deux librairies islamiques, à Paris et à Toulon, de cet islam dit de France, le moindre livre sur une femme ou signé d’une femme. En dehors des Hadîths avec les peu ragoûtantes histoires des femmes et concubines du prophète : rien ! Il est vrai que l’on n’y trouve non plus aucun livre de littérature française.
( 16 septembre, 2015 )

Cette haine que la République a toujours vouée à la France

500021990.jpgNous arrivons à la phase terminale de la haine inexpiable qu’une certaine conception nihiliste de la République a toujours vouée à la France comme patrie charnelle. Nul ne sait qui l’emportera.

La manipulation politico-médiatique à laquelle nous assistons depuis quelques jours, s’agissant de l’accueil en Europe, et plus particulièrement en France, de prétendus réfugiés, ne doit pas nous empêcher de raison garder. Ce déferlement d’immigrants illégaux, encouragé par certains États membres de l’Union européenne et par Bruxelles, provoque la sidération par son orchestration médiatique, qui n’hésite devant aucun mensonge ni aucune voyeurisme pour justifier l’imposture droit-de-l’hommesque.

Merkel, par cette politique d’appel d’air et ses menaces contre Schengen, qu’elle sait concrétiser, cherche à la fois à s’acheter une virginité humanitaire, à répondre aux besoins d’une Allemagne qui a besoin d’une main-d’œuvre à bon marché et à forcer, avec l’appui de Bruxelles, ses partenaires européens à adopter sa politique, même si en l’affaire elle a peut-être oublié la vertu de prudence.

S’agissant de la France, en tout cas, les diktats allemands, auxquels Hollande a pour habitude de se soumettre illico, permettent surtout à nos élites de concrétiser leur haine profonde du peuple français. Ce déferlement d’immigrants illégaux, que le « trouple » incestueux formé par le pays légal, les médias de l’oligarchie et le patronat encourage contre des franchouillards incurables, est, à leurs yeux, une chance démographique à saisir car elle leur permet d’accélérer la désintégration de la France.

C’est évidemment au nom des « valeurs de la République » qu’il convient d’accueillir, « sans discrimination » aucune, ces réfugiés, mâles à près de 80 % – chiffre de l’ONU -, qui ont courageusement laissé femmes et enfants au pays ou dans leur exil précédent avant de les faire venir chez nous. Autant, donc, de faux réfugiés et de vrais immigrants dont le ministre Macron, il y a quelques jours (vendant la mèche), a salué l’arrivée prochaine comme « une vraie opportunité économique ». Alors que le chômage ne cesse de progresser et que la fracture sociale s’aggrave désormais d’une fracture culturelle et religieuse.

Il est vrai, il s’agit maintenant de « faire société commune dans une société diverse », selon le titre d’un rapport fameux commandé en 2013 par le gouvernement, car « c’est au nom des valeurs fondatrices d’une République effective qu’il faut une reconnaissance franche du pluralisme de la société française et d’une république de la diversité ». La France doit dorénavant ressembler aux différentes communautés d’une société cultivée dans sa diversité éclatée.

Le premier secrétaire du PS, Cambadélis, déclarait en mai dernier : « Je ne sais pas ce qu’est l’identité française, je connais l’identité de la République. » On comprend, dès lors, la chance que représente ce déferlement migratoire qui n’est que le volet démographique et ethnique d’une politique plus générale visant à désintégrer la France, politique dont la réforme des programmes, qui dissout l’enseignement de la langue et de l’histoire françaises, constitue le volet scolaire, et les lois et projets de lois antidiscriminatoires le volet juridique.

Le peuple français vit à l’heure actuelle sa transfiguration, ou plutôt sa défiguration, en « république de la diversité ». Parler de « peuple français » est devenu pire qu’une incongruité : c’est une « Marianne » marquée au fer rouge sur le front des mal-pensants. La question ne se situe plus au plan des divisions politiques comme on a pu les connaître par le passé. Elle se situe au plan existentiel.

Nous arrivons à la phase terminale de la haine inexpiable qu’une certaine conception nihiliste de la République a toujours vouée à la France comme patrie charnelle. Nul ne sait qui l’emportera puisque seuls le temps que les Français mettront à se réveiller et l’énergie qu’ils consacreront à ce sursaut décideront de la victoire. Il appartient entre-temps aux patriotes de toutes obédiences de tout faire pour épargner à nos concitoyens une guerre qu’il sera, en tout cas, impropre d’appeler « civile »

directeur éditorial de L’Action Française 2000
( 3 septembre, 2015 )

Vers une intervention russe en Syrie ?

Tiré du site « politique magazine »

C’est le média i24news qui l’annonce : la Russie va intervenir militairement en Syrie pour tenter d’endiguer la progression de l’Etat islamique (EI). Selon des diplomates occidentaux, l’armée russe aurait d’ores et déjà installé une base aérienne près de Damas, dans une région contrôlée par le régime d’Assad. Y sont attendus des conseillers militaires, des instructeurs et, surtout, des pilotes de chasse. La composition exacte de cette force reste pour l’instant inconnue, mais il semblerait en effet que l’intervention russe soit uniquement aérienne. Ce qui devrait cependant changer la face du conflit.

Ce qui a déclenché cette intervention ? La crainte de voir Daech atteindre les républiques de l’ancienne URSS. Il s’agit donc de tout faire pour maintenir Assad au pouvoir afin que la Syrie serve de zone tampon entre Moscou et ses satellites du Caucase. Il a également été décidé de coordonner ces efforts avec l’Iran, partenaire fiable de la Russie dans la région. Le général iranien Qasem Soleimani, chef de la force Al-Quds, force spéciale des Gardiens de la Révolution, a ainsi visité Moscou pour discuter de la menace que fait peser l’EI : elle a abouti à cette décision stratégique.

Longtemps ostracisé, Téhéran est d’ailleurs en train de devenir un interlocuteur incontournable dans le conflit. En témoigne le réchauffement récent de ses relations avec Washington. Une administration américaine qui serait consciente de l’intention des Russes d’intervenir en Syrie et qui ne s’y opposerait pas : depuis quelques temps, les Etats-Unis ont renoncé à lancer des appels à la dissolution du régime d’Assad. Du coup, même la Turquie, qui a jusqu’ici évité toute action qui renforcerait Assad, s’est rapprochée du camp russo-iranien, conduisant Ankara, avec l’accord tacite américain, à mener ses propres frappes aériennes contre l’EI en Syrie. Enfin un retour à des positions raisonnables dans cette région du monde en proie à la folie destructrice de Daech. Qu’en pense Laurent Fabius ? 

 

( 23 août, 2015 )

TERRORISME • Combien faudra-t-il de morts pour que la France ait une réaction à la hauteur de la menace ? Cela a été dit mille fois depuis avant-hier soir : sans la présence évidemment fortuite de jeunes militaires Américains courageux et efficaces dans le Thalys Amsterdam-Paris de vendredi après-midi, un carnage se serait très probablement produit. Horrible et numériquement considérable. L’impavide Bernard Cazeneuve l’a souligné le soir même, ému, sans-doute sincèrement, à l’idée de ce qu’aurait pu être la catastrophe évitée. Mais évitée par un hasard heureux, une présence non programmée, et non pas du fait des services de sécurité français, qui montrent ici leurs limites. De sorte que comme l’a déclaré un ancien cadre de la DGSI, on peut redouter que le prochain coup sera le bon. En tout cas qu’il finisse par y en avoir un qui soit le bon. Les Français ont-ils bien compris que leurs déplacements, leurs voyages, leur sécurité dans les lieux publics et autres, leurs libertés, s’en trouveront presque inévitablement modifiés, restreints, en tout cas affectés ? Que leur vie quotidienne en sera changée ? Que leur insouciance ne sera peut-être bientôt plus de mise ? Ont-ils mesuré que l’extension du phénomène terroriste, du nombre d’acteurs et de leurs actions, excèdera peut-être bientôt la capacité de nos services de renseignement et de sécurité à les protéger, à garantir la sécurité pour tous ? S’ils n’en sont pas encore conscients, il leur faudra bien le devenir. Force est de constater que cette insécurité grandissante n’est pas le fait de Français de souche, ni d’acteurs issus des autres peuples d’Europe, mais de terroristes très généralement venus de différents pays d’Afrique ou du Moyen-Orient. Et de communautés musulmanes. Cela ne se discute pas, n’incrimine pas, de très loin, tous ceux qui en sont arrivés, mais désigne, tout au moins, la provenance de tous ceux qui nous menacent. Il y a longtemps que nous prévenons ici des dangers que notre législation laxiste, devenue inadaptée aux circonstances nouvelles, que notre politique – ou notre absence de politique – en matière d’immigration, que l’accueil d’étrangers en nombre excessif et de provenance monomorphe, qu’une certaine idéologie multi-culturaliste, que notre propension à la repentance, au déni voire au mépris de notre identité, que notre politique étrangère erratique, de surcroît, font courir au pays. Au peuple français. Il y a longtemps – huit ans – que nous disons ici-même que la République vit sur une poudrière. Il est évident que cette situation ne fait que s’aggraver. Jusqu’à quand, jusqu’à quelles extrémités, en laissera-t-on perdurer les causes ?

Réaction de « lafautearousseau » à la suite de l’attentat du « Thalis »

TERRORISME • Combien faudra-t-il de morts pour que la France ait une réaction à la hauteur de la menace ?      Cela a été dit mille fois depuis avant-hier soir : sans la présence évidemment fortuite de  jeunes militaires Américains courageux et efficaces dans le Thalys Amsterdam-Paris de vendredi après-midi, un carnage se serait très probablement produit. Horrible et numériquement considérable. L'impavide Bernard Cazeneuve l'a souligné le soir même, ému, sans-doute sincèrement,  à l'idée de ce qu'aurait pu être la catastrophe évitée. Mais évitée par un hasard heureux, une présence non programmée, et non pas du fait des services de sécurité français, qui montrent ici leurs limites. De sorte que comme l'a déclaré un ancien cadre de la DGSI, on peut redouter que le prochain coup sera le bon. En tout cas qu'il finisse par y en avoir un qui soit le bon.     Les Français ont-ils bien compris que leurs déplacements, leurs voyages, leur sécurité dans les lieux publics et autres, leurs libertés, s'en trouveront presque inévitablement modifiés, restreints, en tout cas affectés ? Que leur vie quotidienne en sera changée ? Que leur insouciance ne sera peut-être bientôt plus de mise ? Ont-ils mesuré que l'extension du phénomène terroriste, du nombre d'acteurs et de leurs actions, excèdera peut-être bientôt la capacité de nos services de renseignement et de sécurité à les protéger, à garantir la sécurité pour tous ? S'ils n'en sont pas encore conscients, il leur faudra bien le devenir.  Force est de constater que cette insécurité grandissante n'est pas le fait de Français de souche, ni d'acteurs issus des autres peuples d'Europe, mais de terroristes très généralement venus de différents pays d'Afrique ou du Moyen-Orient. Et de communautés musulmanes. Cela ne se discute pas, n'incrimine pas, de très loin, tous ceux qui en sont arrivés, mais désigne, tout au moins, la provenance de tous ceux qui nous menacent.    Il y a longtemps que nous prévenons ici des dangers que notre législation laxiste, devenue inadaptée aux circonstances nouvelles, que notre politique - ou notre absence de politique - en matière d'immigration, que l'accueil d'étrangers en nombre excessif et de provenance monomorphe, qu'une certaine idéologie multi-culturaliste, que notre propension à la repentance, au déni voire au mépris de notre identité, que notre politique étrangère erratique, de surcroît, font courir au pays. Au peuple français. Il y a longtemps - huit ans - que nous disons ici-même que la République vit sur une poudrière. Il est évident que cette situation ne fait que s'aggraver. Jusqu'à quand, jusqu'à quelles extrémités, en laissera-t-on perdurer les causes ?     dans actualités 3279038276

Cela a été dit mille fois depuis avant-hier soir : sans la présence évidemment fortuite de  jeunes militaires Américains courageux et efficaces dans le Thalys Amsterdam-Paris de vendredi après-midi, un carnage se serait très probablement produit. Horrible et numériquement considérable. L’impavide Bernard Cazeneuve l’a souligné le soir même, ému, sans-doute sincèrement,  à l’idée de ce qu’aurait pu être la catastrophe évitée. Mais évitée par un hasard heureux, une présence non programmée, et non pas du fait des services de sécurité français, qui montrent ici leurs limites. De sorte que comme l’a déclaré un ancien cadre de la DGSI, on peut redouter que le prochain coup sera le bon. En tout cas qu’il finisse par y en avoir un qui soit le bon.

Les Français ont-ils bien compris que leurs déplacements, leurs voyages, leur sécurité dans les lieux publics et autres, leurs libertés, s’en trouveront presque inévitablement modifiés, restreints, en tout cas affectés ? Que leur vie quotidienne en sera changée ? Que leur insouciance ne sera peut-être bientôt plus de mise ? Ont-ils mesuré que l’extension du phénomène terroriste, du nombre d’acteurs et de leurs actions, excèdera peut-être bientôt la capacité de nos services de renseignement et de sécurité à les protéger, à garantir la sécurité pour tous ? S’ils n’en sont pas encore conscients, il leur faudra bien le devenir.

Force est de constater que cette insécurité grandissante n’est pas le fait de Français de souche, ni d’acteurs issus des autres peuples d’Europe, mais de terroristes très généralement venus de différents pays d’Afrique ou du Moyen-Orient. Et de communautés musulmanes. Cela ne se discute pas, n’incrimine pas, de très loin, tous ceux qui en sont arrivés, mais désigne, tout au moins, la provenance de tous ceux qui nous menacent.

Il y a longtemps que nous prévenons ici des dangers que notre législation laxiste, devenue inadaptée aux circonstances nouvelles, que notre politique – ou notre absence de politique – en matière d’immigration, que l’accueil d’étrangers en nombre excessif et de provenance monomorphe, qu’une certaine idéologie multi-culturaliste, que notre propension à la repentance, au déni voire au mépris de notre identité, que notre politique étrangère erratique, de surcroît, font courir au pays. Au peuple français. Il y a longtemps – huit ans – que nous disons ici-même que la République vit sur une poudrière. Il est évident que cette situation ne fait que s’aggraver. Jusqu’à quand, jusqu’à quelles extrémités, en laissera-t-on perdurer les causes ?    • 

Lafautearousseau

( 29 juillet, 2015 )

LA GRECE EN CRISE

Bien entendu, la Grèce – comme pratiquement tous les pays ayant pour monnaie l’Euro – a triché – avec l’aide des banques – pour entrer dans l’Euro. Les banques en ont profité pour « faire » de l’argent en prêtant – comme à d’autres pays – et finalement ont demandés aux Etats de l’Union de payer quand la Grèce – comme d’autres – ne pouvait plus payer ses dettes. En « échange », ce pays a du suivre un sévère programme d’austérité ce qui lui a fait perdre près de 30 % de son produit intérieur brut et son industrie est passé sous contrôle étranger, particulièrement allemand. De ce fait, la crise s’est aggravée, le pourcentage de la dette par rapport au P.I.B. augmentant par ailleurs, les frais fixes – comme les retraites – augmentaient proportionnellement aussi. La majorité des Grecs n’ont plus les moyens de se nourrir, de se soigner, de se loger… et l’Union européenne, particulièrement l’Allemagne – responsables en grande partie de la situation – leur demande encore plus d’austérité.

C’en était trop pour les Grecs qui ont voté massivement pour un parti qui leur promettait d’en finir avec l’austérité. Ainsi arriva au pouvoir le parti Syriza avec son chef : Alexis Tsipras. Les débuts furent encourageant, ce dernier s’alliant non avec d’autres partis de gauche mais avec la droite souverainiste des « Grecs indépendants ». Hélas, Alexis Tsipras semble vouloir rester dans l’Euro et l’Union Européenne, il ne pouvait donc tenir ses promesses. L’Allemagne est intransigeante, exigeant le paiement des dettes – oubliant qu’elle n’a jamais, elle, payé la plus grosses parti des siennes le siècle dernier, entre autres à … la Grèce – et la poursuite d’un plan d’austérité encore aggravé, ce qui lui permettra de finir de faire de la Grèce une possession de nouveau « grand Reich » !

Le président Hollande, en bon valet de la chancelière du Reich, a pesé de tout le poids qui lui reste pour faire plier les Grecs devant les exigences allemandes, un véritable « ultimatum ». Aujourd’hui, les Grecs semblent accepter ce plan d’austérité qui ne fera qu’augmenter leurs difficultés alors qu’il aurait fallu qu’ils quittent l’Euro et l’Union Européenne car l’un ne va pas sans l’autre.

Si la France avait une véritable politique indépendante, elle aurait du accompagner la Grèce dans ce retrait, ce retour à l’indépendance, et quand je dis accompagner, c’est à dire faire de même pour la France en essayant d’entraîner d’autres pays : l’Italie, des pays des l’Est… Car, il faudra bien le faire un jour et, plus le temps passe, plus ce sera difficile.

René BASSON

( 29 juillet, 2015 )

PRESSE ET LIBRAIRIE – ETE 2015

 

OSONS DIRE LA VERITE A L’AFRIQUE – de Bernard LUGAN – Editions du Rocher, 218 pages, 19 €

Bernard LUGAN, sans doute le meilleur expert Français de l’Afrique, s’élève ici contre les inexactitudes qui sont propagées à l’heure actuelle par des pseudos connaisseurs du monde Africain. Examinant très précisément l’économie comme la politique africaine, il montre que la situation de l’Afrique est dramatique, surtout au sud du Sahara où elle est revenue à une économie de « comptoir » : Dans les siècles passés, elle exportait des esclaves, aujourd’hui des matières premières ce qui enrichit une infime minorité d’acteurs-profiteurs cependant que la masse de la population subit en tentant de survivre.

Non, il n’y a pas de création d’une « classe moyenne » ni de croissance autre que celle des exportations de matière première, et encore !

Il faut cesser de mentir à l’Afrique qui voit sa population affamée tenter de partir, prenant de grands risques, vers un supposé « paradis » européen.

Comment faire : il faut s’attaquer aux vraies causes du mal en n’essayant pas d’imposer à l’Afrique des « modèles occidentaux » qui ne peuvent donner de bons résultats et conduisent aux échecs actuels. Il faut respecter l’Afrique et les Africains tels qu’ils sont.

Bernard LUGAN nous donne ici des pistes de réflexions basées sur sa connaissance exceptionnelle de l’Afrique et des Africains.

Un livre à lire et faire lire.

 

LE SAINT GRAAL ou le vrai Calice de Jésus-Christ – de l’abbé Bernard LABOUCHE – Editions de Chiré,  B.P. 70001, 86190, Chiré en Montreuil, www.chire.fr – 106 pages – 15 €

Le Saint Graal, le calice du jeudi saint. Combien sont allés à sa recherche ? Pour l’abbé Bernard Labouche, il est  à la cathédrale de Valencia, en Espagne où il est vénéré. Il se réfère pour cela aux sources historiques et scientifiques dont nous disposons. Elles prouvent l’authenticité de cette Relique de la Passion de Jésus-Christ.

C’est pour faire le point sur cette Relique que l’abbé Bernard Labouche a écrit ce petit livre.

 

SI JE T’OUBLIE JAMAIS, SAIGON - de Alain SANDERS– Editions Atelier Fol’fer –BP 20047 – 28260 ANET – 165 pages – 17,70 € franco de port.

Il y a 40 ans, fin avril 1975, le Sud-Vietnam tombait face à une armée sur équipée, alors qu’il a été laissé à l’abandon par les Américains. Les troupes sud-vietnamiennes se battent courageusement jusqu’au bout, jusqu’au dernier jour et même après… Alain SANDERS se souvient, et s’il n’était pas présent à la chute de la capitale, il était présent quelques jours auparavant à Da Nang où il a aidé à essayer de sauver les Français présents de la barbarie communiste.

Témoignage poignant, très bien écrit avec ses tripes, Alain ne nous déçoit pas et nous aide à nous souvenir des toutes ces populations, de tous ces soldats morts pour notre liberté.

Livre à acheter, à lire et à diffuser pour le souvenir mais aussi pour l’avenir.

Jean NEDISCHER

( 29 juillet, 2015 )

LE BILAN CALAMITEUX DE TROIS ANNEES EN « HOLLANDIE »

Triste anniversaire pour un triste sire. Le président Hollande vient de souffler ses trois bougies à la tête du pays dans la discrétion la plus totale. On le comprend car pour le pays l’heure n’est vraiment pas à la fête avec un bilan économique et social désastreux, tant en matière de chômage, de réformes peu pertinentes ou absentes,  que sur le front de la dette publique et de la fiscalité.

Au dernier pointage, le taux de chômage avoisine les 6 millions de chômeurs (toutes catégories confondues), un vrai record ! Or à l’inverse d’un taux d’intérêt ou d’un niveau de dépense publique, on ne décrète pas un taux de chômage et celui-ci se forme au bout de la chaîne car il est la résultante d’une politique économique. C’est donc un zéro pointé qui est adressé au président d’un pays dans lequel, entre mai 2012 date de son arrivée au pouvoir et mars 2015, le nombre de demandeurs d’emplois a progressé de 28 % !

En outre, alors que le pays a besoin de réformes permettant de rendre de la compétitivité à nos entreprises et de libérer l’économie, là encore le résultat n’est guère encourageant. A titre d’illustration, alors que les entreprises demandaient des allégements immédiats de charge pour diminuer le coût du travail, le gouvernement Ayrault a mis en place un système complexe de crédit d’impôt (le fameux CICE) bénéficiant a priori à toutes les entreprises employant des salariés mais dont l’effet, différé dans le temps, n’a pas vraiment profité à la généralité d’entre elles. Seuls 4.8 milliards d’euros (sur 10 milliards budgétés) ont été déduits ou perçus par les entreprises en 2014, dont au passage « la Poste » ou les leaders de la grande distribution dont on se demande en quoi ces sociétés ont besoin d’améliorer leur compétitivité ?

Autre exemple emblématique, alors que les entrepreneurs réclamaient de la simplification administrative, on leur impose dorénavant  d’aller compter minute par minute le temps passé par leurs salariés à effectuer des tâches dites « pénibles »  dans le cadre d’une énième  « réformette » des retraites qui n’a emporté aucune décision de fond et qui nécessitera d’être révisée dans peu de temps.

Ainsi aucune véritable réforme structurelle n’aura été envisagée, ni même menée à terme sur des sujets aussi importants que le marché de l’emploi, le financement de la protection sociale, la réglementation du travail, le poids excessif des syndicats, etc. Les seules réformes amorcées au cours de cette troisième année du quinquennat se sont arrêtées à l’ouverture des magasins 12 dimanches par an et à l’ouverture à la concurrence du marché des autocars, ce qui est un peu maigre pour moderniser la France…

Et dans le même temps l’endettement du pays explose ! De la fin du 2ème trimestre 2012 à la fin du 4ème trimestre 2014, la dette publique a augmenté de 168 milliards (pour atteindre en fin d’année 2014, 2.037,8 milliards d’€ soit 95 % du PIB). La progression été certes moins élevée que sous le quinquennat de Sarkozy (600 milliards en 5 ans) mais la France avait alors dû affronter une crise financière internationale la plus importante depuis la seconde guerre mondiale. Bref cette dégradation continue n’en est pas moins préoccupante, surtout en cas de remontée prévisible des taux obligataires qui rendrait le poids du remboursement des intérêts de la dette rapidement insupportable pour notre pays.

Alors en l’absence de réformes fortes pour rendre de la confiance à notre économie, qu’a fait notre zélateur socialiste pour honorer la dépense publique  (sans, au passage, chercher à la baisser profondément…) ?  Il a fortement augmenté les impôts, ceux des plus riches (au moyen de la taxe à 75 % sur les revenus supérieurs à 1 million d’euros par an) mais surtout ceux des classes moyennes et des entreprises, qui ont dû s’acquitter de 30 milliards d’euros supplémentaires depuis le début de son quinquennat. Au fond, François Hollande l’a lui-même confessé lors de sa campagne de 2012, il n’aime pas les « riches ». Ce sont donc eux qu’il faut faire payer, même si en l’occurrence les familles françaises, lorsqu’elles sont assujetties à l’impôt sur le revenu qu’on augmente et auxquelles on rabote les allocations familiales, se demandent en quoi elles sont riches !

Durant ces trois années, les français auront donc été spoliés sans que le sacrifice consenti ne serve en rien au redressement économique de la France. A quelques décennies d’intervalle, Maurras écrivait déjà à propos de la politique socialiste, celle du front populaire (*) : « Job sur son fumier n’aura été ni plus pauvre ni plus grognon que les français Martin, Dupont et Durand sur les maigres dépouilles des deux cents familles et de quelques millions d’autres, une fois que les moyens de production ou les monuments d’épargne auront été lavés au plus bas prix ! Telles sont les réflexions que doivent inspirer le programme économique, social, financier de M. Blum. Son auteur a mérité la camisole ! »

Nous ajouterons le bonnet d’âne pour M. Hollande, hélas digne héritier au plan économique de ses plus tragiques précurseurs.

 

Baron LOUIS

 

(*) L’ACTION FRANçAISE du 7 juin 1936

( 29 juillet, 2015 )

PROCHAIN ROSAIRE POUR LA FRANCE A METZ

Le prochain Rosaire pour la France aura lieu samedi 1er août 2015, en l’église Sainte Ségolène, à Metz, 17h.

 

Nous serons très heureux de vous y accueillir.

PROCHAIN ROSAIRE POUR LA FRANCE A METZ dans actualités 01%2Baout%2B2015%2Brosaire%2Bfrance

N’hésitez pas à diffuser cette invitation autour de vous !

( 27 juillet, 2015 )

Robert Ménard : « La gauche vit dans le cauchemar de la parole libérée »

Tiré du site « lafautearousseau »

 

Robert Ménard a le double mérite de revendiquer la liberté de pensée – liberté aujourd’hui menacée – et de penser juste, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Il constate, ici, ce processus de perte de l’hégémonie intellectuelle et culturelle de la gauche française, que nous avons souvent évoqué nous-mêmes. Processus qui est encore loin d’être achevé comme Eric Zemmour le  signale à juste titre. Mais processus qui semble désormais inexorable.  LFAR

Robert Ménard, « l’affaire de la crèche de Béziers » revient sur le devant de la scène. La justice qui vous avait donné une première fois raison en référé vient à nouveau de débouter la Ligue des droits de l’homme, sur le fond, cette fois. C’est une grande victoire pour vous ?

Oui, une grande victoire, mais aussi une joie immense, et d’autant plus forte que nous redoutions un jugement défavorable. En effet, le rapporteur public avait donné raison à la Ligue des droits de l’homme et, très généralement, le tribunal suit ses recommandations.

Les motivations du jugement sont particulièrement réjouissantes. D’abord, le tribunal admet qu’il n’est pas nécessaire de justifier d’une tradition locale pour mettre en place une crèche. Ensuite, il reconnaît que son installation en mairie, à partir du moment où elle s’inscrit dans un camp culturel, ne contrevient pas à l’article 28 de la loi de 1905. Le tribunal affirme aussi que la commune avait parfaitement le droit d’acheter des santons, qu’il ne s’agissait nullement du financement d’un projet cultuel. Bref, sur l’essentiel, le tribunal nous a suivi ou, plutôt, a refusé de suivre une argumentation sectaire qui tient davantage de la bigoterie laïque que de la défense de la laïcité.

En tout état de cause, et même si la Ligue des droits de l’homme se pourvoit en appel, il y aura une crèche en mairie de Béziers à Noël 2015. Du reste, si le jugement nous avait été défavorable, nous aurions trouvé le moyen légal d’en installer une…

C’est, si je ne me trompe pas, la cinquième fois que la Ligue des droits de l’homme fait chou blanc avec vous… 

Oui, la Ligue ne se lasse pas de recevoir des fessées judiciaires. Elle a, à ce jour, outre le jugement dont nous venons de parler, perdu quatre référés. Nous menons donc 5 à zéro. De façon générale, la Ligue tente de faire annuler toutes nos décisions, que ce soit sur le conditionnement des aides sociales facultatives, l’interdiction des mineurs déambulant la nuit sans leurs parents, etc.

Cet acharnement s’inscrit dans une volonté de harcèlement. La Ligue n’est que le bras (faiblement) armé sur le plan judiciaire d’un mouvement plus large rassemblant des partis et des syndicats de gauche. Rassemblés récemment dans le Var, ils en ont fait l’aveu public : déposer systématiquement des plaintes ou des recours contre les municipalités FN ou, comme dans le cas de Béziers, soutenues par le FN.

Il s’agit d’une instrumentalisation de la justice qui, d’une certaine manière, rejoint la volonté de la gauche de criminaliser les propos ou les actes de tous ceux qui ne pensent pas comme elle.

Mais, pour vos adversaires, le principal n’est-il pas d’avoir remporté la première manche médiatique, la deuxième manche – judiciaire, la plus importante pourtant – ne faisant l’objet d’aucun écho, ou presque, dans la presse ? 

Je ne suis pas certain que nos adversaires aient gagné même cette première manche. À chaque fois, ils ont attaqué sur des sujets où, désormais, la majorité des Français est en accord avec nous. Au fond, la gauche n’est plus que sur la défensive. La réactionnaire, c’est elle. La conservatrice, qui essaye de conserver les « acquis » de Mai 68, c’est elle. Elle a peur de la révolution qui vient. La gauche vit dans le cauchemar de la parole libérée, de l’action libératrice, du retour de la vitalité et de la volonté. Alors, dans ce contexte qui apparaîtra ô combien historique aux historiens de l’avenir, qu’importe la Ligue des droits de l’homme, plus que centenaire, qu’importent les petites machinations médiatiques ! 

 

Robert Ménard 

Maire de Béziers

Ancien journaliste, fondateur de Reporters sans frontières et de Boulevard Voltaire

Propos recueillis par Gabrielle Cluzel

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