( 20 octobre, 2014 )

17 octobre 1961 : arrêtons les mensonges !

Tiré du blog « le salon beige » – un article qui dit la vérité !

17-octobre-61
Le 19 octobre 2014

Chaque année, le 17 octobre, les grands médias français et algériens nous resservent le même mensonge d’État.

Chaque année, le 17 octobre, les grands médias français et algériens nous resservent le même mensonge d’État, la même désinformation, la même falsification à propos de cette manifestation d’Algériens du FLN dans les rues de Paris. Une manifestation interdite par le préfet de police, Maurice Papon, qui avait imposé un couvre-feu obligatoire.

À l’époque, j’appartenais à la rédaction du quotidien L’Aurore et j’ai enquêté dès le lendemain auprès de la morgue et des services hospitaliers, également auprès des établissements et des riverains qui longeaient la Seine. J’ai accompagné le colonel Raymond Montaner, commandant de la Force de police auxiliaire des harkis de Paris, dont le rôle principal était la protection des Algériens de la région parisienne contre les exactions du FLN, qui a enquêté en compagnie de ses deux adjoints, le capitaine de Roujoux et le lieutenant Champsavin. Voici le résultat absolument vérifiable de ses conclusions :

Il n’y eut, cette nuit du 17 octobre, aucune intervention anormale des pompiers parisiens, ni de police secours, ni de la Croix-Rouge, ni d’aucun service d’ambulance. 2.300 blessés en une seule nuit, cela laisse pourtant des traces, non ? Toutes les urgences et même les cliniques privées auraient dû être totalement débordées. Où sont donc passés ces 2.300 blessés ? Disparus comme par magie !

Après mon enquête auprès de l’Institut médico-légal (la morgue), je constate que celui-ci n’a enregistré aucune entrée de corps de « NA » (NA = Nord-Africain, dans la terminologie de l’époque). Il n’a reçu, entre le 18 et le 21 octobre, que 4 cadavres de « NA » :

- Le 18 octobre, Achour Belkacem tué par un policier invoquant la légitime défense et Abdelkader Benhamar mort dans un accident de la circulation à Colombes.
- Le 20 octobre, Amar Malek tué par balles par un gendarme.
- Le 21 octobre, Ramdane Mehani, mort dans des circonstances inconnues.

Mais ceux qui nous gouvernent aujourd’hui et qui disent tout haut que « les Algériens qui manifestaient pour leur indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression » sont sans doute persuadés que les médecins légistes et les fonctionnaires d’État ont été « payés » ou ont subi des pressions afin de « dissimuler » ces 200 à 300 cadavres… et que, depuis plus de cinquante, ans ils se taisent !

Ces mêmes archives inscrivant les entrées de corps « NA par jour » nous apprennent que, pour tout le mois d’octobre 1961, les 90 corps enregistrés par l’Institut médico-légal étaient, pour la plupart, des victimes du FLN. Et que pour l’intégralité de l’année 1961, 308 cadavres de « NA » sont passés par l’IML, en très grande majorité exécutés par le FLN dans sa guerre contre les messalistes. Sur ces 308 cadavres de « NA », 34 retrouvés dans la Seine ou la Marne notamment étaient des harkis, des partisans de la France, ou des membres du MNA (Mouvement national algérien), une des méthodes d’assassinat du FLN consistant à noyer ses opposants. Ces chiffres cités dans les différents ouvrages que j’ai publiés ainsi que dans mes articles. Aucun n’a jamais été contesté. Une fois pour toutes, rétablissons la vérité sur ces événements.

( 18 octobre, 2014 )

Quelques réflexions intéressantes et instructives des VEILLEURS DE METZ

Hier soir, nous étions six sur la place d’armes.

Nous avions mal choisi le moment parait-il, les prêtres chantaient Michel Sardou au Galaxie d’Amnéville.

Nous, nous n’avons pas chanté ni lu de texte, mais néanmoins nos chandelles étaient allumées et de notre sono montait vers le Ciel l’Ave Maria de Schubert.
Nous devisions dans la douceur inhabituelle de ce soir d’octobre. Des passants venaient nous demander la raison de notre présence. Ce soir-là, j’avais fait  des tracts sur le mouvement des Veilleurs que nous pouvions leur distribuer.
Même réduite à sa plus simple expression, une Veillée demeure une présence, sème des graines au hasard des vents.

Une femme sortant d’un groupe de touristes étrangers nous a demandé si nous vendions des CD de musique.
Trois jeunes gens visiblement en désaccord ont néanmoins poliment échangé avec nous durant quelque temps.
Un monsieur enthousiaste et son épouse ont dit qu’ils nous rejoindraient à la prochaine veillée…

Nous n’étions que six et je repensais à l’interrogation de cette jeune fille.
Pourquoi nous bloquer de cette façon ? Pourquoi ne pas accepter que des gens s’aiment et aient des enfants, indépendamment de leur orientation sexuelle ? Après tout la loi Taubira est passée et finalement la société parait ne pas s’y mal s’en accommoder.
Peut-être que ce raisonnement infuse même dans notre camp. Peut-être que beaucoup parmi nous pensent que les veillées ne servent plus à grand-chose.

C’est dommage, car d’après certaines sources, il parait que notre action suscite quelque émoi dans les strates du pouvoir local ou national (pour ce qui est de la Manif pour Tous, on a bien vu Manuel Valls, comme pris de panique deux jours avant le 5 octobre, jurer subitement ses grand dieux qu’il n’y aurait jamais de PMA en France).
De la pénombre des loges, on nous observe et on s’éponge fiévreusement le front.
Nous n’en sommes pas forcément conscients mais notre rassemblement désintéressé (nous ne revendiquons rien de matériel, contrairement aux autres, et on ne peut nous acheter) est un grain de sable dans leurs mécanismes bien huilés de lobotomisation des masses.
Malgré toutes les propagandes menées, malgré tous les soporifiques déversés, les Veilleurs tiennent bon et bravent l’opinion instillée à la masse.

Pourquoi continuer le combat ? Parce que notre décadence est une chute sans fin.

Prenons un peu de recul. Il y a quelques années on nous proposait que les homosexuels puissent s’unir via un PACS en nous promettant qu’il ne serait jamais question de mariage. Ensuite on a tout de même fait le mariage homosexuel, mais en nous promettant cette fois qu’il ne déboucherait pas sur le « droit à l’enfant ». Et aujourd’hui nous y sommes…

« Mais ce n’est pas grave, acceptez juste cela et c’est fini » répondait la jeune fille avec qui je discutais.

Ça n’est pas vrai, ce n’est pas fini, une pierre qui roule ne s’arrête pas seule au milieu de la pente.
Peut-être d’ailleurs, dans notre milieu, certains ont-ils tort de se contenter de réclamer le retour au stade antérieur de décadence. Peut-être gagnerions-nous en force et en cohérence à plaider pour une pleine restauration de la société.

Les prochaines étapes, nos yeux les voient peu à peu se dessiner dans l’ombre, au fur et à mesure de notre descente.
En Allemagne, le Conseil d’éthique vient de proposer de dépénaliser l’inceste entre frère et sœur.
Jamais l’opinion publique française n’acceptera cela dîtes-vous ? Il suffit pourtant de remonter le temps pour constater sa remarquable plasticité. Lors du combat contre le PACS, même les plus à gauche assuraient qu’ils étaient contre le mariage homosexuel, ainsi du journaliste Laurent Ruquier qui a aujourd’hui changé d’opinion.
Jusqu’en 1982, l’homosexualité était considérée comme un délit par la République. Aujourd’hui cette même République se condamnerait pour homophobie.

Mais il suffit de s’attarder sur l’horreur de la GPA
De plus en plus, des personnes fortunées et pénétrées du droit d’avoir un enfant, vont faire leurs courses sur internet. Des docteurs Folamour leur y proposent les meilleures ovules et embryons soigneusement sélectionnés. Plus d’enfants handicapés certes, principalement de mignons blondinets aux yeux bleus, porteurs des meilleurs gènes et ne présentant heureusement aucun trait commun avec la pauvresse indienne qui les portera neuf mois durant. Cloitrée dans une clinique spécialisée, celle-ci est renvoyée dans son bidonville aussitôt après l’accouchement et remise de la marchandise, une poignée de billets serrée dans sa main.

Eugénisme et esclavage, voilà les nouvelles mamelles du progrès républicain en marche.

« Qu’importe, si ces enfants grandissent dans un foyer stable » rétorqueront certains.
Un foyer qui, à l’avenir, pourra aussi bien compter trois ou quatre parents. Car soyons lucides, le nombre traditionnel de deux parents est uniquement lié à la complémentarité de l’homme et de la femme. Quand de riches résidents du Marais décideront d’agrémenter leur communauté de bambins de compagnie, soyez certains qu’ils ne s’embarrasseront pas de ce genre de détails obsolètes et que la loi légalisera tôt ou tard ces états de fait.

L’euthanasie est une autre étape importante.
Comment peut-on dénier à quelqu’un le droit de mourir dans la dignité, nous clame-t-on ? Effectivement, il est plus facile de faire mourir que de faire vivre dans la dignité. « Mais la loi n’autorisera cela que dans des cas exceptionnels de détresse et de gravité » assure-t-on.
On connait la chanson. L’avortement aussi devait être exceptionnel, et chaque année ce sont plus de 200 000 enfants qui sont sacrifiés sur l’autel du droit de la femme à disposer de son corps et aussi de la chose qui bouge dans son ventre. Cela dans l’indifférence générale.

Gageons que l’indifférence sera aussi grande lorsque qu’on seringuera à tour de bras dans les maisons de retraite. N’ayez crainte, aucune trace de rébellion ne se lira dans les yeux tristes de nos grands-mères. Depuis le temps elles ont bien compris que si elles étaient dignes de mourir, elles ne l’étaient plus de vivre.
Après tout, nous-mêmes ne voulons plus de nos anciens dans nos maisons, lesquels se retrouvent placés dans d’autres qui coûtent fort cher. Et comme nous n’allons jamais les voir, c’est vrai que c’est un peu de l’argent perdu.

A l’école, la confusion et l’insensibilité sont travaillées au corps et à l’âme. En classe c’est la théorie du genre, à la récréation ce sont les égouts d’internet en libre circulation.
De leurs smartphones greffés à la main, nos enfants reçoivent et partagent leur dose régulière d’immondices.
Avant même d’aborder les notions de mariage, de couple, d’amour, les voilà fascinés par les images les plus crues et les plus violentes.
J’exagère ? Pourtant c’était le sujet du dernier Envoyé Spécial qui, je crois, n’est pas plus extrémiste ni intégriste que moi.
Il arrive au Media de mettre certaines réalités sordides bien en face du public, de la même façon sans doute qu’on donne des coups de pieds à un cadavre pour s’assurer qu’il ne bouge plus.

Il y a plus de dix ans maintenant, un reportage de TF1 avait levé un voile, lourdement retombé depuis, sur l’arrière-boutique de notre société. Pour ceux que cela intéresse, voici un aperçu précurseur de l’avenir radieux de notre humanité.

Hier soir, nous étions six sur la place d’armes à témoigner de la Résistance.

Nous étions six et nous avons passé une bonne soirée.

J’espère que vous passerez la prochaine avec nous.

J’espère que la flamme continuera de brûler dans la nuit.
N’ayons pas peur de l’entretenir. Ce n’est pas à nous d’avoir peur. Celui qui craint Dieu ne craint personne.

Rendez-vous jeudi 20 novembre 2014, 21h, place d’armes à Metz.

Devant la Cathédrale, face à l’Hôtel de Ville.

Florent
Les Veilleurs de Metz

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( 1 octobre, 2014 )

AGRIF : Appel contre le jugement de relaxe du « dessinateur » Plantu.

 

La 17° chambre du tribunal de Paris a débouté l’AGRIF de sa plainte contre le « dessinateur » Plantu, auteur d’un dessin ignoble représentant le pape Benoît XVI sodomisant un enfant.

Le tribunal a concédé que cela pouvait certes susciter l’indignation mais n’en a pas moins condamné l’AGRIF à verser à Plantu 2000 € pour ses frais de procédure. Il a en effet estimé que le dessin devait être considéré dans le contexte d’une polémique somme toute normale.

Or l’ignominie de Plantu s’inscrit dans une pratique continuelle de dérision et de crachat contre les chrétiens. De jure et de facto, le tribunal encourage cela. On sait d’expérience que pareille provocation à la haine contre d’autres communautés serait impitoyablement poursuivie par le Parquet et réprimée par la justice.

L’AGRIF, qui ne se résoudra jamais à cet état de fait, a donc décidé d’interjeter appel de ce jugement.

 

Bernard Antony

( 19 septembre, 2014 )

Valls ou la frime

Tous ne pensent plus qu’à « l’après-Hollande » qui se résumera à : « Moi ou Marine Le Pen ». Valls le premier. C’est à ce dilemme que se réduit aujourd’hui la politique française. Les événements qui la secouent corroborent, et même plus qu’il ne faut, les analyses de Politique magazine.

Le régime politique français est entré en phase avancée de décomposition. Il n’y a plus qu’un simulacre de chef de l’État. Ses propres ministres l’ont bafoué et ce qui s’est passé avec un Montebourg et un Hamon, manifeste le souverain mépris de la classe politique pour la personne même de François Hollande. Il en résulte que, dorénavant, toute personne avisée qui fait de la politique ne pense plus qu’à « l’après-Hollande ».

Ainsi Montebourg s’est mis publiquement en réserve de la République, en précisant que son objectif était de la sauver. Autrement dit : encore un candidat à la candidature ! A gauche, cette fois, quand à droite il y a dès maintenant pléthore, comme si tout le monde s’attendait à une précipitation des évènements et à une accélération des échéances.

Aussi l’affolement est général chez les élus de gauche qui ont raison de redouter le pire dans les mois qui viennent et ce « pire » ne peut que favoriser une réaction nationale dont profitera, ce qui est naturel, le Front National. C’était le sens de la déclaration de Montebourg, en annonçant son départ : dans son esprit il appartient à une « vraie gauche » de récupérer la réaction populaire à son profit. Et lui se sent capable de porter ce défi, là où un Mélenchon a échoué.

 

Un ministère de combat

Dans pareilles conditions le Premier ministre, fût-il Valls, ne pourra commander ses troupes. écologistes et frondeurs socialistes vont lui mener la vie dure. Les ricanements redoubleront quand il affectera ses airs martiaux ; c’est que tout le monde comprend que lui-même, comme les autres, fixe son attitude sur les perspectives de « l’après-Hollande », unique explication aujourd’hui de tous les positionnements politiques, à gauche comme à droite.

Manuel Valls n’a formé son nouveau ministère que dans ce but. Le précédent n’ayant duré que cinq mois, il a pu mesurer la fragilité de toute tentative gouvernementale dans l’état de déliquescence du régime. La démission de l’ensemble de son gouvernement comme sa recomposition ministérielle ne sont là que pour manifester sa volonté à lui. Il croit qu’il va pouvoir consolider son statut de sauveur de la République, lui aussi. Donc un candidat de plus, encore ! Il compte sur son gouvernement revu et corrigé pour mieux définir sa conception de la République. Ainsi, il est décidé à maintenir la ligne déterminée par le groupe des financiers, des banquiers, des hommes d’influence et des francs-maçons de haut vol, avec qui il fait affaire, qui l’ont promu et dont certains composaient, avec les copains de la promotion Voltaire de l’ENA, l’entourage d’Hollande dans les premiers temps de sa candidature à la présidentielle : des gens comme les Pigasse, les Niel, les Berger, les Augier (le trésorier aux deux comptes aux Îles Caïman !), d’autres encore, tel déjà le fameux Macron. Cette ligne tient en deux propositions qui n’ont rien de contradictoire : continuer dans les avancées dites sociétales et jusqu’au bout, en bravant la France des familles et des clochers, qualifiée de réactionnaire ; sortir la gauche de la gangue d’un socialisme archaïque en l’ouvrant à « l’esprit et l’intelligence de l’argent », de l’argent moderne , qualifié de « bon argent », celui des affaires, des règles budgétaires, des équilibres macroéconomiques, de l’Europe sociale-libérale, de la mondialisation.

L’axe de l’action gouvernementale

Ces deux pôles constituent désormais l’axe sur lequel devrait tourner l’action gouvernementale ; il sont parfaitement représentés par les deux noms en qui se résume grosso modo tout le remaniement ministériel : d’un côté, Najat Vallaud-Belkacem nommée ministre de l’éducation nationale et il n’est pas difficile de pressentir que la République va devenir de plus en plus intransigeante sur les sujets anthropologiques qui fâchent et qui vont faire partie de son corpus doctrinal, obligatoire, gratuit et laïc ; et le maintien de la Taubira à la Justice va dans le même sens. De l’autre côté, Emmanuel Macron nommé à l’économie, à l’Industrie et au Numérique : ce jeune et brillant sujet de 36 ans, normalien et énarque, ancien banquier d’affaires chez Rothschild, ami des hommes d’argent et de pouvoir, est censé opérer le redressement de l’économie française qui est la condition première du redressement des comptes de la France. Mais, là, le jeune homme d’apparence sympathique entre dans la spirale des cercles vicieux où disparaissent depuis de longues années toutes les illusions politiques françaises, car les mauvais comptes plombent l’économie qui, elle-même plombée, plombe les comptes. On n’en sort pas et tous les chiffres sont déjà là, comme nous l’écrivions dès le début de l’année dans Politique magazine, qui prouvent et prouveront demain encore l’inanité de tant de projets et de discours, pacte de responsabilité et réforme territoriale compris. Car la question est d’abord politique.

Retour au peuple

Le mécanisme des institutions est tel qu’ils seront broyés, eux aussi. La France ne fonctionne plus, l’Europe ajoutera son poids insupportable, l’euro, ses contraintes. La bête, chargée, surchargée, fouettée, bridée, malmenée, finira par s’abattre ou se révolter. Aucun ton ni autoritaire ni cajoleur ne viendra à bout de l’effroyable inertie. Ce n’est pas en défiant et en affrontant, à la fois, la France traditionnelle de droite et la gauche des comices et des cafés qu’il est possible de résoudre le problème de la France !

Valls a voulu mettre la main sur l’appareil d’État. Son coup d’autorité d’aujourd’hui n’est dans ses calculs que le prélude de ceux de demain. Il les anticipe dès aujourd’hui. Il sait qu’il peut achopper à chaque instant sur un défaut de majorité puisqu’il est, dans le cadre institutionnel ordinaire, à la merci de la moindre défaillance des troupes socialistes dont une partie est en rébellion ouverte. Sauf à gouverner aux forceps, le 49-3, le vote bloqué ou même par ordonnances. Il suffit de prendre prétexte du péril de la République et de l’urgence. Il y songe évidemment. La chute de sa popularité en quelques mois est telle que, pour ne pas disparaître dans les bas-fonds du chef de l’État, il lui sera indispensable, ne serait-ce que par fierté personnelle devant les outrages des chahuts répétés, de se démarquer à son tour de l’Hollandisme institutionnel. À la vérité, peu lui importe. Il est prêt, en cas d’échec, à laisser Hollande à sa misérable nullité pour préserver l’avenir. Cet avenir s’élabore dans sa tête sous forme de dilemme, le même qui couve sous les têtes de tous les politiciens dont il n’est, en dépit de sa rage, qu’un pauvre exemplaire parmi d’autres : « Moi ou Marine Le Pen ». Puisque c’est à ce dilemme que se réduit toute la politique française !

Ainsi, tous, gauche, droite, centre, et Valls en premier, entrent dans le schéma qui ne peut que renforcer « l’hydre » qu’ils prétendent évincer. Les Universités d’été retentissent d’accents donquichotesques. Les chroniques journalistiques en viennent toutes à évoquer le nécessaire « retour au peuple », ce que demande précisément le Front National : dissolution de l’Assemblée qui ne peut que se conjuguer pour la bonne coordination gouvernementale avec la démission du président. Oui, mais pour quoi faire ? Pour recommencer ?

Et si un jour venait, enfin, où une possibilité nouvelle s’offrait aux Français de dire « non » à pareil système de destruction infinie, oui, si…   Bref, le choix de la France, pour la France et par la France : c’est possible. Il suffit de vouloir. Politique magazine se veut l’organe d’expression d’une telle volonté.

Hilaire de CREMIERS

 

 cet article est paru dans le numéro 132 de

 

POLITIQUE MAGAZINE

 

Dont le thème est

L’ AFFRONT NATIONAL

 

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( 19 septembre, 2014 )

FACE A L’ISLAMISME

Lorsqu’il y a dans un pays un pouvoir tyrannique, despotique, corrompu, ne respectant pas les lois naturelles, il y a un devoir de révolte ou de renversement de ces pouvoirs par des interventions qui peuvent être extérieures. Il a toujours été reconnu par les grands philosophes, par le Bible et jusqu’à, entre autres, saint Thomas d’Aquin. Mais il y a une règle : il faut être sûr que cette révolte n’aboutisse pas à un pouvoir encore pire ou, ce qui est souvent plus grave, à une guerre civile. C’est cette règle que n’ont pas respecté les Américains entre autres en Irak, puis en Lybie avec les Français et les Anglais en Lybie.

Comme il était prévisible,  des catastrophes sont arrivées et les populations de ces pays sont dans une situation pire qu’avant. De plus, ce sont tous les pays voisins qui ont été déstabilisées, certains pays jouant un jeu très trouble pour envenimer les situations et essayer d’en profiter : Turquie, Qatar, Arabie Saoudite. Au Moyen-Orient,  c’est très clair et cela a entrainé la formation de groupes extrémistes se disant islamistes particulièrement violents, en particulier celui qui se fait appeler « Etat Islamiste » qui mène une guerre pour l’instant en Irak et en Syrie mais qui veut l’étendre à tout le Moyen Orient et même chez nous. Il s’en prend en particulier aux Chrétiens et aux Yésidis. Il faut évidemment tout tenter pour le mettre hors d’état de nuire. La France devrait être en première ligne dans la défense des Chrétiens comme elle a su le faire depuis Saint Louis mais il faudrait pour cela être capable d’intervenir avec un puissant corps expéditionnaire (la menace si elle est crédible pourrait peut-être suffire), mais nous n’en avons plus les moyens, notre armée ayant été réduite à très peu de chose par tous les pouvoirs depuis de Gaulle, Giscard, et plus près de nous Chirac, Sarkozy et Hollande.

De même, notre intervention en Lybie fut catastrophique et entraîne aujourd’hui une déstabilisation de tous les pays du Sahel jusqu’au Nigéria où la secte Boko Haram se trouve renforcée. Là aussi, les Chrétiens sont les premiers visés.

Que faire ? Les combattre, c’est sûr. Aider les populations martyrisées aussi mais faire en sorte (et s’en donner les moyens) qu’elles puissent vivre en paix chez eux. Bien sûr aussi accueillir ceux qui ne peuvent rester, mais ce n’est pas la meilleure solution. Hélas, nos moyens sont bien faibles et la politique de nos dirigeants inéxistante, voire néfaste.

Nous reviendrons dans nos prochains numéros sur ces problèmes.

Jean NEDISCHER

( 19 septembre, 2014 )

1914-2014, centenaire incompris

Cent ans après le début du conflit, que Barrès a nommé « La Grande Guerre », l’incompréhension est complète concernant la tactique militaire employée à cette époque. Le camouflage était alors ignoré, voire méprisé. Se cacher de l’ennemi passait pour honteux. L’honneur du soldat était de faire face et de mépriser la mort. Les assauts en pantalons rouges sous les tirs de mitrailleuses sont considérés par nos contemporains comme totalement insensés.

Aujourd’hui, nous sommes tellement obsédés par notre petit confort et par notre rejet du moindre risque que l’esprit de panache des temps anciens nous semble une folie totalement absurde. On a pourtant vu au début du conflit des jeunes Saint-Cyriens charger l’ennemi en casoar et gants blancs.

La guerre de tranchée était inimaginable chez les combattants. Face à l’armement moderne, il a pourtant fallu s’y résoudre.

Ma simple réflexion en cette page résulte de la lecture d’articles discutables et tendancieux ainsi que des propos entendus et trop souvent répétés.

Des historiens de renom, des érudits et des spécialistes incontestés ont produits des études et des travaux d’une grande qualité, hélas, ils sont ignorés du grand public qui nous ressasse des vieux poncifs semant le trouble dans les esprits peu avertis. « L’absurdité de la guerre » est souvent évoquée. La réflexion est ridicule en regard de la réalité. La France était agressée. La défense était donc légitime. On entend dire que les chefs étaient incapables. Rappelons quand même que certains ont été limogés dès les premiers mois du conflit (combien d’officiers ont trouvé la mort avec leurs hommes ? Par exemple, 41 généraux ont été tués et trois fois plus ont été blessés). Les mots « boucherie », « abattoir », « chair à canon » sont trop souvent employés par les commentateurs de comptoir. Ces termes sont des qualificatifs à proscrire car ils comparent le soldat à un animal contraint et bafouent la dignité humaine. C’est mépriser l’héroïsme, la grandeur et le sacrifice de la plupart de nos poilus.

La justice militaire est toujours contestée. Il a pourtant bien fallu juger les refus d’obéissance, de mutinerie et les désertions. On a trop tendance à considérer les fusillés comme des victimes innocentes sans tenir compte des réalités de la guerre. Enfin, le pantalon rouge, dit garance est l’objet de très nombreuses et sévères critiques. Jamais on ne nous a dit que depuis les années 1880 de nouvelles tenues étaient proposées par l’Etat-major. Plusieurs de ces propositions ont été refusées par l’opinion publique, la presse et les politiques. Le ministre de la guerre Eugène Etienne proclamait alors : « Le pantalon garance, c’est la France ! ».

Bref, rendons hommage à tous nos poilus sans exception, sinon, mieux vaudrait ne pas commémorer le centenaire.

                                                                               Jean-Marie Cuny

 

( 16 septembre, 2014 )

Des Journées Chouannes 2014 aussi réussies qu’ensoleillées

 


 Des Journées Chouannes 2014 aussi réussies qu'ensoleillées dans actualités
Après le passage de Philippe de Villiers en 2013, l’affluence aux Journées Chouannes ne faiblit pas ! Le beau temps aidant, les personnes présentes purent passer deux jours tout à fait splendides, dans une atmosphère des plus conviviales, à l’ombre des charmes de la propriété poitevine de La Caillauderie.
 dans actualités
Le samedi, dès quatorze heures, Jean-Jules Van Rooyen, Pierre Hillard et Philippe Pichot-Bravard se sont succédé pour donner à leurs auditeurs des conférences captivantes, explorant les détails des idéologies occultes, révolutionnaires et mondialistes. De quoi devenir incollable sur ces thèmes. Le soir, après le succès de l’an passé, l’idée d’un repas servi par l’équipe de Chiré a été renouvelée, et c’est tant mieux ! La machine était bien huilée : la rapidité du service a été au rendez-vous pour servir des mets délicieusement apprêtés, appréciés à leur juste valeur par tous les convives. Avec du bon vin, nous voilà dans une ambiance bien française ! Les personnes présentes étaient ainsi mieux disposées à participer à une soirée dédiée à Gustave Thibon, un philosophe rural attaché à la terre comme au réel. En bref, un samedi qui a fait le plein !
Le dimanche, sous un soleil radieux, a attiré les foules ! Cette journée s’est ouverte, comme il se doit, par la Sainte Messe, célébrée par l’abbé Cottard. L’après-midi, placé sous le signe de la Première Guerre mondiale, a vu se dérouler une table ronde fort instructive, à la suite d’une émouvante prise de parole par le R.P. Argouarc’h, de Riaumont. Mais les enfants ne furent pas en reste, étant invités à prendre part à une animation sur les Guerres de Vendée. Enfin, pour conclure de magnifiques 44èmes Journées Chouannes, Bernard Lugan a impressionné son auditoire par la clarté de son discours et l’étendue de ses connaissances sur les conflits qui agitent le continent africain.
Les Journées Chouannes ont été conclues par le R.P. Lecareux, fondateur de la Fraternité de la Transfiguration, et par François-Xavier d’Hautefeuille, directeur de D.P.F. et organisateur de cette grande manifestation. Ce dernier a donné une conférence sur le sujet du livre et de la lecture, dont voici un court extrait : « À l’heure du virtuel, de l’image, de l’instantané, pourquoi se pencher sur l’écrit ? La lecture, si lente, si laborieuse, ne représente-t-elle pas une perte de temps, un encouragement à la rêverie et à la langueur, ennemies de la productivité ? Combien de fois avons-nous dit ou entendu : “Les gens ne lisent plus”, “Les jeunes ne lisent plus” ? On ne se pose jamais la question : pourquoi se nourrir ? […] Il est vrai que l’on peut vivre sans lire, mais tout dépend de ce que l’on entend par vivre ! Et l’esprit lui aussi a nécessairement besoin de se nourrir ! »
François-Xavier d’Hautefeuille a également annoncé le programme éditorial de sa maison pour la fin de l’année 2014. Les Éditions des Petits Chouans seront enrichies d’un Missel pour tout-petit de Mechtilde Savigny, de Pour Dieu… avec Miguel. Le grand miracle de Calanda de Francine Bay, de Sainte Philomène en vers et de Pour Dieu et le roi… avec Cathelineau de Brigitte Lundi. Les Éditions de Chiré, quant à elles, feront paraître fin septembre Le Cardinal Pie de Dom Besse et « L’ennemi intérieur » de la IIIe République (1938-1940) de Pierre-Denis Boudriot, avant de procéder à une réédition du Message d’amour du Cœur Immaculé de Marie à Fatima du R.P. Stanislas du Chambon-Feugerolles ainsi que de la Petite histoire de France d’Henri Servien.
L’équipe du quotidien Présent était présente, et voici ce qu’elle a pensé de ces deux journées, dans le n° 8183 du mardi 9 septembre 2014, au sein d’un article titré « Merci pour ce moment ! » : « C’est le titre à la mode… Il s’applique beaucoup mieux aux Journées chouannes de Chiré en Montreuil magnifiquement organisées par François-Xavier d’Hautefeuille qu’à la vengeance d’une harpie. […] Dans le cadre ravissant du domaine de la Caillauderie au cours de la journée la plus ensoleillée de tout l’été, nous avons rencontré des familles, des jeunes, des enfants dans une joyeuse affluence d’amateurs de bons livres et de bons auteurs. »
Ci-joint, des photographies inédites de nos 44èmes Journées Chouannes
Si vous étiez absent cette année, nous vous disons à l’an prochain ! Réservez dès à présent vos journées des 5 et 6 septembre 2015 pour participer aux 45èmes Journées Chouannes, qui s’annoncent tout autant immanquables !
CHIRÉ-D.P.F. – B.P. 70001 – 86190 Chiré-en-Montreuil
Tél. : 05 49 51 83 04 – Fax : 05 49 51 63 50
Site web :
www.chire.fr – Courriel : contact@chire.fr

 

 

( 12 septembre, 2014 )

Colère contre M. Moscovici !

tiré du blog de Jean-Philippe CHAUVIN

 

Ainsi M. Moscovici vient-il d’être nommé commissaire européen aux Affaires économiques : à ce titre, il sera sans doute rapidement amené à condamner sa propre action ministérielle des années précédentes et à formuler des « recommandations » au gouvernement français pour que celui-ci réduise des déficits dont il est, lui-même ancien ministre de l’économie, en grande partie (mais pas seul) responsable ! Quelle étrange situation, qualifiée dans Le Figaro (11 septembre 2014), de « schizophrénie »… Mais d’autres voix, en particulier parmi mes collègues du lycée, font entendre des mots bien plus durs à l’égard de ce représentant-type de l’oligarchie européenne, et une colère, qui n’était pas feinte, agitait tout à l’heure notre salle de conversation qui, d’ailleurs, en a entendu bien d’autres depuis la rentrée.

Il est vrai que l’hypocrisie de nos élites autoproclamées et des parlementaires partisans de M. Hollande, mais aussi des autorités moralisatrices drapées dans un européisme de plus en plus rejeté par les populations (européisme qui n’est rien d’autre qu’une idéologie ou une maladie intellectuelle qui fait oublier l’Europe réelle au nom d’une Europe virtuelle et idéelle…), me navre au plus haut point et appelle quelques remarques qu’il sera bon de faire entendre (et sans doute pas seulement par la voie littéraire ou informatique), autant dans la rue que par l’action politique raisonnée et constructive.

 

Colère contre M. Moscovici ! dans actualités europe-vitre-cassee

 

Car, disons-le tout net : M. Moscovici est le plus mal placé, en fait, pour occuper ce poste de commissaire européen, même s’il connaît bien les arcanes de l’Union européenne. Le plus mal placé parce que, durant deux ans, son ministère fut celui de l’inefficacité par déni de réalité et par manque d’imagination (sauf en ce qui concerne la fiscalité…) ; le plus mal placé parce que, sous son « règne temporaire » sur Bercy, le chômage n’a cessé de progresser et les recettes de diminuer(au moins au regard des prévisions), confirmant le fameux adage « Trop d’impôt tue l’impôt » ; le plus mal placé parce qu’il a fait perdre deux ans à la France dans la lutte contre les déficits et dans la réforme de l’Etat ; le plus mal placé parce que c’est lui qui, il y a quelques mois encore, venait implorer la pitié de Bruxelles pour obtenir de nouveaux délais pour atteindre des « objectifs »dont on ne vit, en fait, jamais l’horizon…

Et c’est le même qui, demain, au nom d’un « intérêt général européen » qu’il a si mal servi hier en même temps que l’intérêt général français, donnerait des leçons à notre pays ? Le sanctionnerait, même, au nom de règles qu’hier encore il ne respectait pas ? Mais de qui se moque-t-on ?

 

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Attention à la colère des peuples : elle peut être terrible, et terriblement juste !

Le cynisme de ces gens-là m’encolère ! Leur irresponsabilité me choque au plus haut point, eux qui parlent d’économie et oublient les réalités sociales, humaines. Il faudra bien, qu’un jour, ce détestable règne de l’hypocrisie et du mépris social soit sanctionné et que ces messieurs de la République et de Bruxelles soient rappelés à leurs devoirs d’Etat et de justice sans lesquels il n’y a pas d’ordre respectable ni respecté.

( 30 août, 2014 )

Ukraine : Et maintenant ?

Très bonne  étude de Dominique JAMET sur « Boulevard Voltaire »

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Le 29 août 2014

Les aveugles et les somnambules dont nous dépendons pour notre malheur sont en train de créer les conditions d’une troisième guerre mondiale.

Résumé des chapitres précédents :

1/ Une « révolution » d’un orange douteux, fortement inspirée, soutenue, subventionnée et instrumentalisée par l’Occident, chasse le président régulièrement élu mais indiscutablement impopulaire. Une des premières décisions du gouvernement issu de l’émeute est de retirer au russe son statut de deuxième langue officielle de l’Ukraine. Avantage à l’Occident.

2/ Les régions géographiquement, historiquement, culturellement, économiquement, ethniquement et politiquement les plus proches de la Russie se soulèvent contre les nouveaux oligarques de Kiev. Les séparatistes du Donbass, encouragés, soutenus, armés par Moscou, contestent la légitimité et récusent l’autorité du gouvernement de Kiev Ils prennent le contrôle des oblasts de Louhansk, Slaviansk et Donetsk. Avantage à la Russie.

3/ Après avoir hésité, tergiversé, procrastiné, le nouveau président ukrainien, élu dans des conditions d’une opacité chocolatière, décide de régler la question par la force. L’Ukraine, financièrement exsangue et affectivement divisée, lance pourtant l’assaut contre la « République populaire du Donbass ». L’armée ukrainienne, ressurgie du néant, met en difficulté puis en déroute les sécessionnistes. La liquidation de l’insurrection pro-russe semble n’être plus qu’une question d’heures. La Russie, méprisée, sanctionnée, mise à l’index, injuriée, calomniée par les gouvernements et les médias occidentaux, est fermement invitée à ne pas se mêler des affaires du pays voisin, qui sont l’affaire de Washington, de Bruxelles, de Varsovie et de Paris. Avantage à l’Occident.

4/ Comme on pouvait aisément le prévoir, Vladimir Poutine ne se résigne pas à laisser succomber, l’arme au pied, ceux qui se réclament de l’éternelle Russie et le supplient d’intervenir. L’intervention russe renverse le cours des événements et les forces loyalistes, stoppées, contrées, puis encerclées, prises au piège, sont menacées d’anéantissement. Avantage à la Russie.

5/ L’Ukraine, riveraine, comme chacun sait, des rives de l’Atlantique, sollicite son admission dans l’OTAN ! L’Union européenne et les Etats-Unis annoncent de nouvelles mesures de représailles contre la Russie. Là où il était possible et souhaitable de décentraliser, de fédéraliser, de finlandiser un pays dont l’unité nationale est une fiction, on a laissé les affrontements dégénérer en guerre fratricide puis on a internationalisé un conflit qui n’en méritait pas tant. Alors que les métastases du fondamentalisme islamiste s’étendent à l’ensemble du Proche et du Moyen-Orient, les aveugles et les somnambules dont nous dépendons pour notre malheur sont en train de créer, cent ans après Sarajevo, les conditions d’une troisième guerre mondiale.

 

( 25 août, 2014 )

Libye : est-il encore possible d’empêcher la création d’un « Etat islamique d’Afrique du Nord » ?

Communiqué de L’AFRIQUE REELLE 

contact@bernard-lugan.com

 

Au point de vue militaire la situation libyenne a considérablement évolué depuis mon précédent communiqué en date du 17 août dernier:

- A l’Est, en Cyrénaïque, l’offensive du général Haftar a été bloquée par les milices islamistes; le 22 juillet, à Benghazi, le quartier général de ses forces spéciales a même été pris d’assaut.

- A l’Ouest, en Tripolitaine, les milices de Misrata (Frères musulmans) et les salafistes de Tripoli surarmés par le Qatar et par la Turquie, paraissent prendre peu à peu le dessus sur les milices berbères de Zenten dans la région de l’aéroport principal de Tripoli. Le second aéroport de la capitale, celui de Maïtigua, est déjà contrôlé par les islamistes d’Abdelhakim Belhaj.

 La stratégie des salafistes, des Frères musulmans et du Qatar est désormais claire: faire de la Libye une base de déstabilisation régionale. De fait, l’Egypte et l’Algérie sont directement menacées cependant que la Tunisie n’arrive pas à liquider les maquis des monts Chaambi. Quant au Maroc, il va être dans les prochains mois la cible d’un nouveau mouvement fondamentaliste baptisé Unicité et jihad au Maghreb al-Aqsa. Au Sud, le Mali, le Niger et le Tchad vont automatiquement subir la contagion de la situation libyenne.

 Le processus de déstabilisation de la Libye a été très largement pensé et supporté par le Qatar qui, dans un premier temps, a utilisé Al-Jazira pour diaboliser le régime Kadhafi. Le bras armé de cet insatiable et arrogant petit émirat fut Nicolas Sarkozy qui, subverti par BHL, imposa l’intervention internationale en reprenant à son compte les mensonges d’Al-Jazira au sujet d’une menace inventée sur les populations de Benghazi.

 La situation étant aujourd’hui ce qu’elle est, est-il encore possible d’empêcher la création d’un « Etat islamique d’Afrique du Nord  » avec toutes les conséquences régionales qu’aurait un tel événement ?

Les Européens n’ont comme d’habitude qu’une seule solution à proposer: encore et toujours la démocratie. Le 4 août, jour de sa première réunion à Tobrouk, ils ont ainsi reconnu la légitimité du nouveau parlement pourtant élu par à peine 10% des électeurs, et ils ont appelé ses membres à une « gouvernance démocratique »… Il est difficile d’être davantage déconnecté des réalités, d’être plus prisonnier des nuées, de l’idéologie…

 La solution réaliste comporte deux volets, l’un est militaire, l’autre politique:

 1) Comme je l’annonçais dans mon communiqué daté du 15 juillet 2014, une triple intervention de l’Egypte, de l’Algérie ( en dépit des déclarations contraires du Premier ministre Sellal) et de la France est dans les cartons.

2) Si une telle intervention n’a pas encore débuté c’est parce qu’elle doit impérativement se faire en appui à une résistance libyenne. Or, et je viens de le dire, le général Haftar a perdu sa crédibilité. Il devient donc urgent et nécessaire de reconstruire le système d’alliances tribales qui existait du temps du colonel Kadhafi. Sans lui, il n’y aura pas d’intervention étrangère permettant d’abord de contenir, puis ensuite de réduire les salafistes d’Ansar al Charia et leurs alliés en Cyrénaïque, les résurgences du GICL (Groupe islamique combattant en Libye) en Tripolitaine et les Frères musulmans de Misrata.

 Or, que cela plaise ou non, Seif al-Islam, le fils du colonel Kadhafi, est le mieux placé pour constituer un tel rassemblement (voir à ce sujet mon communiqué du 17 août). A défaut, toutes les forces islamistes risquent d’être engerbées et coagulées dans un futur « Etat islamique d’Afrique du Nord » à l’imitation de l’EIL d’Irak.

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