( 4 novembre, 2013 )

Otages : le billard à trois bandes de Iyad Ag Ghali

par Bernard Lugan

Fondateur du mouvement touareg islamiste Ansar Dine et responsable de la prise de Mopti (Konna) le 9 janvier 2013 et du raid sur Bamako qui déclencha l’Opération Serval, Iyad Ag Ghali, vient de réussir un coup de maître qui le replace au cœur du jeu politique malien.

 

En utilisant les otages, il a négocié un blanc-seing avec les Français, mais, surtout, débarrassé de ses encombrants alliés d’Aqmi par l’Opération Serval, il a réussi ce qu’il cherchait en vain à faire depuis le mois de janvier 2012, début de la guerre du Mali, à savoir être un interlocuteur « incontournable ».

Rappel historique : né dans la région de Kidal dans les années 1955, Iyad Ag Ghali est un Touareg de grande tente puisqu’il est de noble ascendance ifora. En 1990, il déclencha la grande révolte des Touareg du Mali qui se termina en 1992 par un accord au terme de négociations parrainées par l’Algérie et par la France. La paix revenue, il se lança dans les « affaires », c’est-à-dire dans tous les trafics à travers le Sahara et il devint ensuite l’interlocuteur de toutes les chancelleries à l’occasion des nombreux enlèvements de ressortissants européens qui eurent lieu dans la région.

En mai 2006, avec Ibrahim Ag Bahanga, à Kidal, il lança une rébellion qui se termina moins d’un mois plus tard à la suite d’accords signés à Alger le 4 juillet. Afin de l’éloigner du Mali, le président de l’époque, Amadou Toumani Touré, dit ATT, le nomma comme diplomate en Arabie saoudite. Il en fut rapidement rappelé, les autorités saoudiennes le soupçonnant d’activités illicites et lui reprochant un mode de vie peu conforme aux lois islamistes en vigueur dans le pays. Il s’installa alors à Bamako où il afficha une subite et radicale conversion à l’islam le plus rigoriste, ce qui surprit ses amis, ses goûts plus que connus pour les divers plaisirs de la vie n’étant pas un secret…Contrairement à ce qui est souvent dit, ce n’est pas en Arabie saoudite qu’il reçut l’ « illumination religieuse », mais à Bamako, auprès des islamistes locaux dont il entreprit de se faire des alliés. Ceux qui l’ont fréquenté avant cette « conversion » pensent qu’il fit là un choix peut-être d’abord politique. [...]

La suite sur Afrique Réelle

(NDLR : cet article a été écrit avant l’assassinat des deux journalistes français. L’analyse n’en est pas pour autant obsolète)

( 29 octobre, 2013 )

Les portiques de l’injustice fiscale en Bretagne.

Tiré du blog de Jean-Philippe CHAUVIN

 

Les cafés rennais résonnaient dimanche et encore ce lundi matin des échos de la colère des agriculteurs bretons et de la bataille autour du portique de Pont-de-Buis destiné au prélèvement automatique de la fameuse écotaxe : les télévisions d’information passaient en boucle les mêmes images des fumées, des bonnets rouges défiant les gardes casqués ou des manifestants blessés, à terre… Et cela discutait sec en lisant « Le journal du Dimanche » ou « Ouest-France-dimanche » qui faisaient chacun leur couverture sur « Les révoltés de l’écotaxe » ou « Vent de fronde en Bretagne ». Sur le comptoir d’un bistrot, comme une sorte d’intersigne, il y avait aussi le numéro « hors-série histoire » du magazine « Bretons » qui titrait, insolemment, « La Bretagne contre la Révolution ? », un chouan montant la garde en couverture…

 

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 Ce qui a mis le feu aux poudres en Bretagne, c’est cette taxe supplémentaire qui doit entrer en application au 1er janvier prochain, au moment même où la Bretagne affronte une de ses plus graves crises de l’emploi, entre les licenciements dans l’industrie automobile (usine PSA de Rennes-La Janais), dans celle des télécommunications (Alcatel-Lucent, là encore à Rennes mais aussi à Lannion), et, surtout, dans ce qui constitue encore l’un des principaux réservoirs de métiers et d’emplois de la province, le secteur agroalimentaire, avec la fermeture de nombreux abattoirs et d’entreprises de transformation de la viande et du poisson, en particulier dans le Finistère, là où la tension sociale est désormais la plus palpable et la plus explosive comme les jours derniers l’ont bien montré.

 Cette écotaxe est donc bien mal venue : ce n’est ni le moment ni le lieu, si l’on peut dire, de l’appliquer, alors que la Bretagne subit de plein fouet les effets délétères d’une mondialisation qui respecte si peu (voire pas du tout…) les règles d’équité économique, de justice sociale et de souci environnemental ! Quelques exemples de cette folle et terrible mondialisation sans freins ni entraves : la concurrence déloyale des abattoirs allemands qui exploitent une population d’ouvriers misérables venus de l’Europe orientale et centrale, certains d’entre eux étant payés moins de 400 euros mensuels (!), et cela dans la première puissance économique de l’Union européenne, au cœur de celle-ci, sans que cela émeuve beaucoup la Commission européenne ; les multiples violations par les grandes multinationales de l’agroalimentaire des milieux naturels (destruction des forêts brésilienne ou africaine pour produire de l’huile de palme ou des agrocarburants, saccage des littoraux ou des fonds marins pour en tirer à moindre frais le maximum de ressources monnayables, etc.) et l’indifférence totale de celles-ci pour le bien-être animal ou la diversité des espèces végétales, etc.

 Soyons clair : le système agroalimentaire dominant breton n’est pas exempt de reproches, loin de là, qui a, au nom de la modernisation (depuis les années 50-60 en particulier) et de la compétitivité, trop souvent pris les traits d’un productivisme agroindustriel polluant et de moins en moins « paysan »… Les mises en garde de quelques paysans traditionalistes de l’époque, comme ceux de la revue « Le Paysan biologiste », n’ont pas été entendues. D’ailleurs, comment auraient-elles pu l’être quand l’heure était dans les milieux économiques, les médias, mais aussi à travers les manuels scolaires de géographie par exemple, à vanter « l’adaptation de l’agriculture bretonne à la mondialisation », et se félicitant, au nom de la nécessaire modernité et « pour sortir de l’archaïsme » (termes mille fois entendus et lus depuis mes années de lycée et d’université), de la mise en place d’un système de production vu sous le seul angle économique et oublieux des conditions mêmes de production : il fallait produire, disait-on, coûte que coûte, pour exporter hors de Bretagne et « nourrir le pays », et les arguments développés par les milieux économiques dominants étaient les mêmes que ceux aujourd’hui utilisés pour pousser à la rapide modernisation des agricultures de l’Europe centrale et orientale, avec la bénédiction d’une Commission européenne là encore aveuglée par les seules finalités financières et économiques, mais aussi pour, dit-on, permettre le développement des pays d’Asie et d’Afrique ! Il suffit de parcourir la presse économique mais aussi et surtout les manuels de géographie de Seconde par exemple (les pages sur la question alimentaire…) pour s’en rendre compte ! Belle hypocrisie de ceux qui, de Paris ou de Bruxelles, des quartiers bobos ou des milieux « Verts », viennent désormais faire la leçon à des Bretons qui auraient, sans doute par facilité plus que par discernement, mais aussi souvent de bonne foi (qui n’est pas toujours la vérité…), adopté ce modèle agroindustriel hier vanté et aujourd’hui décrié en France mais toujours prôné pour les pays en développement, au nom de ce même « développement »…

Dans cette affaire, quoi qu’il en soit, les Bretons sont les principales victimes, certes parfois consentantes hier, mais aujourd’hui sacrifiées sur l’autel des grands principes et des petites vertus qui fondent la République centrale. Et, au lieu d’impulser en Bretagne (et ailleurs !) une politique nouvelle de redéploiement agricole plus respectueuse de l’environnement, la République fiscalise un peu plus une province fragilisée par la mondialisation et un secteur agricole menacé dans sa survie même : politique de Gribouille quand on pourrait espérer de l’Etat une véritable stratégie sur le long terme pour « réparer et préparer » ! Mais nous sommes en République, malheureusement, et le seul horizon semble être celui des élections : un horizon bien étroit, en somme, quand il faudrait regarder au loin, au-delà du calendrier électoral, et penser en terme de générations et de transmission…

Cette écotaxe, de plus, n’a rien de très écologiste : elle est d’abord une taxe qui profitera, entre autres, au consortium privé Ecomouv qui gère les fameux portiques et la perception de la taxe, consortium qui touchera, sur 1,2 milliard d’euros prévus par an, environ 250 millions (soit, pour l’ensemble de la France, plus de 8 fois ce qui sera prélevé par les portiques en Bretagne !). On aurait pu attendre, au moins, que la République évite de rétablir ce qui a, d’ailleurs, coûté si cher à la Monarchie d’Ancien Régime, c’est-à-dire le système des « fermiers généraux » chargés de récupérer taxes et impôts dans la royaume.

 De plus, cette taxe si mal nommée « éco » doit, paraît-il, financer des projets d’aménagements ferroviaires, en particulier de ferroutage, alors même que la SNCF, elle, semble négliger dans sa propre stratégie le secteur fret, et qu’elle ne prévoit pas vraiment de recréer des voies de chemin de fer là où elles seraient bienvenues et nécessaires pour le transport de marchandises agricoles à moindre coût environnemental… De qui se moque-t-on, alors ?

Doit-on rappeler, aussi, que cette écotaxe ne sera pas perçue là où elle aurait pu avoir le plus de sens et de rapport, c’est-à-dire sur les autoroutes, aujourd’hui privatisées (à déraison, d’ailleurs) ? Du coup, les multinationales du Transport routier comme de l’agroalimentaire seront indéniablement favorisées, favorisant en retour les principes si peu vertueux sur le plan écologique d’une mondialisation « carbonée » à grande échelle ! Où est l’écologie là-dedans ?

 La colère de la Bretagne, cette chouannerie agricole et industrielle, est donc plus que légitime : mais elle ne doit pas être qu’une colère, elle doit penser les sources de la crise et remonter à celles-ci, dans un exercice de « tradition critique », autant sur le plan économique, environnemental aussi, que politique… « Les Bretons contre la Révolution ? » : oui, deux siècles après, contre les conséquences de ses principes républicains, ceux d’un libéralisme économique mêlé de centralisme administratif et politique, et contre les attitudes d’un « pays légal et central », contre cette arrogance des maîtres de Bercy et des chantres d’une mondialisation qui pensent en chiffres et oublient les femmes et les hommes de chair et de sang !

 Il est encore des portiques de l’injustice fiscale à faire tomber…


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( 29 octobre, 2013 )

[Paris] 1er novembre : Hommage à nos morts

Action française

Lettre d’information du Centre royaliste d’Action française – 28 octobre 2013

le Centre Royaliste d’Action Française vous invite à participer le vendredi 1er novembre 2013 à 10 heures au cimetière de Vaugirard (320, rue Lecourbe – 75015 / Métro : Lourmel ou Convention) à la cérémonie du souvenir devant les tombes des morts de l’Action française, des Camelots du roi et de la Restauration Nationale.

 

( 24 octobre, 2013 )

« N’oubliez pas vos frères d’Orient qu’on assassine sur le parvis de leur église »

Nous avons lu sur l’excellent site « Le Salon Beige », ce texte de Monseigneur PODVIN, porte-parole de la conférence des évêques de France, qui ose dire la vérité sur la situation des Chrétiens en Syrie et dans le reste du Moyen-Orient qui est catastrophique. Nous le repreduisons ci-dessous :

« Vous qui venez de vivre une sympathique rentrée paroissiale, sous un été indien, n’oubliez pas vos frères d’Orient qu’on assassine sur le parvis de leur église.

Vous qui participez à des colloques sur les droits de l’homme, n’oubliez pas vos frères d’Orient qui n’ont guère le luxe de vivre ces « nuances » envers les dictateurs en place.

Vous qui chantez les béatitudes, apprenez que c’est un combat effroyable de résister aux corruptions d’une guerre civile. Vous qui aimez voyager, n’oubliez pas que vos frères chrétiens sont « chez eux » en Orient. Ils sont orientaux et disciples de Jésus, habitant le berceau historique de la même foi qui nous anime en Occident.

Vous que l’interculturalité passionne, n’attendez pas que la minorité chrétienne ait totalement disparu du Proche Orient, pour déplorer la régression de cette région.

Vous qui prônez le dialogue interreligieux, n’oubliez pas que rien de crédible ne se construit sans réciprocité. Vous qui êtes pleins d’assurance quant aux solutions diplomatiques et militaires concernant cette poudrière, consultez donc vos frères d’Orient. Ils vous diront ce qu’ils pensent, par exemple, de ce qui est advenu en Irak.

Vous qui pensez que les réseaux sociaux suffisent à construire un « printemps » politique, écoutez donc la sagesse de ces chrétiens « du parchemin », fils des Pères du désert.

 

Vous qui vous regardez fréquemment dans la glace, afin de savoir si vous êtes encore chrétien, savez-vous que c’est à Antioche, en cette région meurtrie, que vos aînés ont reçu pour la première fois le nom de chrétiens ?

Vous qui idéalisez la diaspora, croyez-vous sincèrement que vos frères dans la foi n’ont d’autre issue que l’exil ?

Vous qui avez quelque influence sur l’économie du monde, nous direz-vous à quel prix vous consentez perdre votre âme ? Vous qui voulez aider les chrétiens d’Orient, ne les transformez pas en « occidentaux » au risque de les exposer davantage.

Vous qui voyez l’Orient de loin, chaussez des lunettes, appréciant l’irremplaçable contribution des chrétiens à la société, à l’économie et la culture de leur peuple.

Vous qui regardez les images récentes de réfugiés syriens, n’oubliez jamais que nombre d’irakiens, kurdes, palestiniens, et tant d’autres, ne sont jamais rentrés chez eux, et sont des « réfugiés permanents ».

Vous qui projetez un séjour en Jordanie, savez-vous ce que subissent comme pression ces pays, derniers havres de la région ?

Vous qui, à juste titre, n’avez pas de mots assez forts pour dénoncer les exactions chimiques, entendez-vous les chrétiens d’Orient vous dire que la mort ajoutée à la mort ne donnerait pas la vie ?

Vous qui déplorez votre inculture religieuse, instruisez-vous très vite de ce que représente la mosaïque des appartenances religieuses en cette région. D’ici peu, ces familles prendront l’avion, dans le meilleur des cas. Elles prendront, hélas, la route bombardée dans le cas le plus prévisible.

Vous qui défendez les chrétiens d’Orient et d’Asie, ayez en très haute estime les musulmans qui sont à leurs côtés pour faire une chaîne humaine contre le terrorisme aveugle.

Vous qui détestez à juste titre qu’on violente un être humain au nom de Dieu, ne demandez pas à l’épicier de votre quartier de porter sur ses épaules tout l’intégrisme du monde.

Vous qui regardez dans le rétroviseur des siècles, le christianisme antique qui fut prospère, entendez-vous le Christ vous dire aujourd’hui « de ne pas craindre, petit troupeau » ?

Ne baissons pas les bras. Luttons contre l’amnésie qui ronge nos cœurs d’occidentaux résignés. L’étau dans lequel se trouvent nos frères d’Orient est étroit. Un oriental est quelqu’un qui se répète souvent dans sa poésie ou sa mélopée. Ne nous lassons pas de crier, sur toute agora, que l’avenir des chrétiens d’Orient est question de vie ! »

Le devoir de la France serait de soutenir ces Chrétiens comme elle l’a fait depuis Saint Louis. Hélas, la France n’est plus LA FRANCE et elle trahit ses amis avec un pouvoir désastreux et lamentable.

( 24 octobre, 2013 )

Le Téléthon soulève de graves problèmes

 Voici un texte important de Monseigneur Marc Aillet, que nous avons trouvé sur le blog « Riposte Catholique », que nous approuvons entièrement :

A l’approche de la 27ème édition du Téléthon, qui aura lieu le week-end des 6 et 7 décembre 2013, Mgr Marc Aillet donne la position de l’Eglise et met en garde les diocésains :

« Je tiens avant toute chose à saluer le dévouement des bénévoles engagés dans la préparation du téléthon et bien entendu, la grande générosité des Français qui par solidarité vis-à-vis des personnes atteintes de myopathie et leurs familles, participent chaque année à cette formidable campagne médiatique de collecte de fonds au profit de la recherche médicale et de la lutte contre les maladies génétiques.

Au cours des dernières années, l’Eglise catholique n’a cependant pas manqué d’exprimer, par la voix de plusieurs évêques ou de ses responsables, ses réserves et ses inquiétudes à propos du téléthon. C’est ainsi que le cardinal Ricard, alors président de la conférence des évêques de France, considérait dès le mois de décembre 2006, qu’il était « légitime qu’à l’occasion du téléthon, beaucoup de catholiques s’interrogent sur l’affectation de leurs dons », ou que le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, estimait il y a quelques années, qu’on ne saurait « signer des chèques en blanc » en faveur du téléthon. De même, un communiqué de presse du 2 décembre 2011 disponible sur le site du diocèse de Paris souligne qu’il est nécessaire de « s’engager résolument pour des recherches qui respectent pleinement la vie humaine ».

Nul ne peut en effet ignorer que les orientations et les choix de l’Association Française contre les Myopathies (AFM), qui est à l’origine du téléthon et qui l’organise chaque année, ne font pas l’unanimité et soulèvent de graves problèmes d’ordre éthique.

Première difficulté : certaines recherches financées par le Téléthon concernent l’utilisation de cellules souches embryonnaires qui se traduit nécessairement par la destruction d’embryons humains (1).

D’un point de vue strictement médical, l’utilisation de cellules souches embryonnaires est d’autant plus discutable que leur efficacité thérapeutique n’a jamais été démontrée, contrairement aux espoirs que font naître l’utilisation de cellules souches issues du sang de cordon ombilical, ou depuis deux ans, le recours aux cellules pluripotentes induites (dites cellules iPS) issues de la reprogrammation de cellules souches adultes (2).

Mais quoi qu’il en soit, la destruction d’embryons humains est éthiquement inacceptable. Certes, la loi française autorise aujourd’hui l’expérimentation sur les embryons humains, mais faut-il rappeler que le « légal » n’est pas nécessairement « moral » ? Pour sa part, l’Eglise catholique défend, comme elle l’a toujours fait, le respect de la vie humaine de la conception jusqu’à la mort naturelle, en insistant particulièrement sur le fait que l’embryon humain doit être considéré comme une personne humaine.

Seconde difficulté : le Téléthon revendique la mise en œuvre de pratiques d’inspiration eugéniste :

Le diagnostic prénatal est utilisé pour repérer les fœtus atteints de myopathie qu’une « interruption médicale de grossesse » permet ensuite d’éliminer. Dans le même esprit, la technique du « diagnostic pré-implantatoire » consiste à sélectionner puis à supprimer tous les embryons conçus in vitro porteurs de la myopathie. Ainsi, et comme le soulignait dès 2006 le spécialiste en éthique médicale qu’est Mgr Michel Aupetit, aujourd’hui évêque auxiliaire de Paris, dans une note publiée sur le site internet du diocèse de Paris, « les « bébéthons » qui sont présentés comme un grand succès thérapeutique ne sont pas le fruit d’une guérison due à la recherche sur le génome, comme on aurait pu l’espérer, mais le fruit d’une sélection embryonnaire. On pratique une fécondation in vitro de plusieurs embryons et on sélectionne l’embryon sain en éliminant les autres. Ce n’est donc pas un bébé « guéri » mais un bébé « survivant » ».

Troisième et dernière difficulté : les responsables du téléthon refusent obstinément la mise en place d’un système de fléchage des dons qui permettrait à de nombreux donateurs d’affecter leurs dons aux recherches de leur choix, en évitant de contribuer au financement de programmes impliquant l’utilisation et la destruction d’embryons.

Ce fléchage des dons et la transparence financière qui en découlerait sont pourtant réclamés depuis plusieurs années par un certain nombre de personnalités et d’associations ainsi que par plusieurs diocèses. Telles sont les considérations qu’après avoir consulté l’Académie diocésaine pour la Vie et les experts qui travaillent en lien avec elle, je souhaite porter à la connaissance des fidèles du diocèse.

Si l’Eglise est pleinement dans son rôle lorsqu’elle s’efforce d’éclairer ou d’alerter les consciences vis-à-vis de certaines dérives contraires au respect de la vie et de la dignité de la personne humaine, je ne peux pour ma part qu’inviter les personnes qui s’interrogent sur l’opportunité de soutenir ou non le téléthon, à faire preuve, en la matière, d’une grande prudence et d’un authentique discernement moral et spirituel.

+ Marc Aillet le 23 octobre 2013

1) L’AFM souligne que le financement de recherches entrainant la destruction d’embryons ne dépasse pas un ou deux millions d’euros par an (soit moins de 2% du total des fonds collectés par le téléthon) ; ces programmes n’en sont pas pour autant plus légitimes…

2) C’est pour cette découverte d’un intérêt scientifique considérable que le japonais Yamanaka a reçu, en 2012, le prix Nobel de médecine.

( 21 octobre, 2013 )

LA LYBIE aujourd’hui

 

 

Deux ans après le lynchage du colonel Kadhafi, la Libye n’existe plus.

 

lundi 21 octobre 2013 , par Garde Suisse

 

Deux ans après le lynchage du colonel Kadhafi (20 octobre 2011), la presse découvre que la Libye est en plein chaos. Il lui aura donc fallu 24 mois pour s’en apercevoir à travers une sanglante succession de massacres, d’attentats et de désordres divers…

 

 

 

Longtemps, journalistes, observateurs et « experts » ont voulu faire croire que, « libéré » du dictateur, le pays était sur la voie de la normalisation, que l’économie redémarrait avec la reprise des exportations de pétrole et de gaz et que des institutions démocratiques avaient été mises en place à la suite des élections législatives du 7 juillet 2012. Aveugles et sourds, ils s’enthousiasmèrent quand la « maturité » du corps électoral libyen permit la défaite des fondamentalistes islamistes et la victoire de l’Alliance des forces nationales (AFN) insolitement baptisée « libérale ». La Libye allait donc à son tour connaître la félicité démocratique… Ils n’avaient oublié qu’une chose : le pays n’existe plus…

Le colonel Kadhafi avait réussi, certes au prix d’une dictature, à imposer la stabilité intérieure à un ensemble naturellement éclaté. Lui parti, la Libye s’est fragmentée en cinq zones. Ce sont donc cinq stratégies différentes que nos impératifs sécuritaires nous imposent désormais de suivre car la conséquence de l’erreur historique, politique et stratégique que fut l’intervention militaire française en Libye a eu pour résultat la création d’un foyer de déstabilisation majeur en Méditerranée et dans toute la zone sahélo saharienne.

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( 18 octobre, 2013 )

UN LORRAIN OTAGE AU QATAR

 

Un Lorrain, Jean-Pierre Marongiu, ingénieur, a créé une société de maintenance au Qatar. Comme il est de norme dans ce pays – ce que je ne critique pas, pensant que j’on devrait faire de même – un étranger ne peut être que minoritaire et donc avoir un associé quatari. La société fonctionne bien et prospère. L’associé autochtone  veut à ce moment là récupérer la totalité de la société, ce qui peut se comprendre mais ne pas indemniser notre Lorrain de sa part et de son travail, ce qui n’est pas normal.

Que se passe-t-il alors ? le gouvernement du Qatar non seulement bloque tous les avoirs de notre Lorrain mais l’emprisonne. Pire, sa femme  et ses enfants, un moment, sont aussi bloqués dans ce coin de désert. Ils sont heureusement rentrés maintenant dans notre Province, mais pas Jean-Pierre, toujours retenu véritablement comme un otage.

Que fait le gouvernement français ? Pratiquement rien, Hollande s’en f…, préférant récolter l’argent de ces « esclavagistes » comme on peut le voir aussi dans les réalisations des stades pour la coupe du monde de « foot », ce qui commence à transparaître dans la presse… un peu…

René BASSON

( 18 octobre, 2013 )

LE MOYEN ORIENT EN FEU

Il y eut des pseudos « Printemps arabes », en Tunisie tout d’abord puis en Egypte. Dans ces deux pays, les « Frères musulmans », fortement aidés par le Qatar, prirent le pouvoir lors d’élections plus ou moins « libres ».

En Tunisie, ils sont en difficulté. En Egypte, le Président (frère musulman) tenta d’imposer un pouvoir islamiste. Devant les manifestations monstres des Egyptiens, il tenta  de prendre tous les pouvoirs par un véritable « coup d’Etat », croyant avoir l’armée, dont il avait changé tous les chefs, avec lui. Mal lui en prit, c’est l’armée qui le chassa, approuvée par l’immense majorité de la population et la plupart des chefs religieux, Chrétiens comme Musulmans (sauf les « Frères »). Les USA, qui ont un jeu très trouble, condamne ce coup de force, comme le Qatar et la Turquie, cependant que l’Arabie Saoudite l’approuve, donnant une aide financière importante au nouveau pouvoir. Espérons, pour les Egyptiens, que cela ne débouchera pas sur une guerre civile mais sur un pouvoir fort – indispensable en Egypte – mais respectueux des habitants. Nous avons besoin d’une Egypte stable et prospère.

En Syrie, le problème est différent et les informations qui nous parviennent de ce pays sont très différentes, voire totalement contradictoires selon les interlocuteurs. Ce qui est certain, c’est que, au départ, les habitants, croyant « surfer » sur le « printemps arabe » ont voulu manifester leur opposition, légitime, contre une des plus dure des dictatures au monde. Mais, justement, contrairement à la Tunisie et à l’Egypte, il s’agissait d’une vraie dictature qui s’est défendue violemment. Certains militaires,  minoritaires, refusant cette répression, créèrent avec des civiles l’armée syrienne libre  arrivant à conquérir quelques positions dans le pays. Rapidement, voulant profiter de l’affaire, les Turcs, le Qatar et l’Arabie Saoudite soutinrent, armèrent et renforcèrent en « volontaires » des groupes islamiques différents (il semble que Turcs et Qataris en aident certains et l’Arabie Saoudite d’autres). Ces derniers groupes se montrent particulièrement violents, procédant à des massacres, spécialement de Chrétiens, si bien qu’il y a maintenant des Syriens, qui ont pourtant soufferts de la dictature, qui se rapprochent du pouvoir d’Assad. Les forces armées du pouvoir et les forces alliées (milices, volontaires…) ont repris beaucoup de terrain ces derniers temps.

Il est certain, à mon avis, qu’ à terme, il faudra que la famille Assad abandonne le pouvoir, sa dictature n’a qu’assez duré mais pour mettre qui à la place ? Il faut à tout prix éviter une prise de pouvoir par les extrémistes islamiques. Un accord est-il possible entre le pouvoir et l’ASL ? Des élections libres me paraissent une parfaite  utopie et il serait bien possible que Bachard el Assad soit élu !

Quant à la France, réduite qu’elle est à son impuissance, elle ne devrait intervenir, comme elle le fait depuis Saint Louis, que pour aider les Chrétiens de Syrie et du Liban aujourd’hui aussi menacés par le conflit. Si nous ne faisions que cela, mais en le faisant bien, nous pourrions au moins apparaître comme un peu moins ridicule qu’aujourd’hui du fait de la stupidité de celui qui nous sert de Président !

Philippe SCHNEIDER

NDLR : Il s’agit là d’une analyse succincte qui mériterait des compléments, en particulier au sujet des interventions étrangères à la Syrie (en plus de celles citées, il y a Israël, USA, Russie, Iran, Hezbollah libanais,…).

 

( 7 octobre, 2013 )

Le drame de Lampedusa : une conséquence directe du renversement du colonel Kadhafi

 
Lu sur le Blog « L’AFRIQUE REELLE »
de Bernard LUGAN
 
Les vrais responsables du drame de Lampedusa sont ceux qui, pour des raisons encore bien obscures, ont déclaré la guerre au colonel Kadhafi. Comme je l’ai maintes fois dit sur ce blog, mais il importe de le redire, en dépit de tous ses défauts, le « guide libyen » était devenu un partenaire, pour ne pas dire un allié dans deux combats essentiels :
1) La lutte contre le fondamentalisme islamiste qu’il avait entrepris d’éradiquer en Libye.
2)  La lutte contre l’immigration clandestine venue depuis l’Afrique sud-saharienne, la Corne ou les régions du Proche-Orient et transitant par la Libye. Grâce aux bons rapports qu’il entretenait avec le président du Conseil italien Silvio Berlusconi, des accords très concrets avaient été conclus en ce sens et la Libye contrôlait ses côtes. Il est important de faire remarquer à ce sujet  que la plupart des points d’embarquement libyens étaient situés en Cyrénaïque et que, ruinées par les interventions de la police, les mafias organisant le commerce des hommes constituèrent, avec les islamistes, le noyau de départ de la rébellion à Derna et à Benghazi. En intervenant pour empêcher les forces du colonel Kadhafi de reprendre la région, l’aviation française, sur ordre du président Sarkozy, a donc rendu un grand service aux marchands d’esclaves. Aujourd’hui, ces derniers ont repris leur lucratif « commerce » …
Le drame de Lampedusa s’explique parce que la Libye est en pleine anarchie. Le pays a éclaté en fiefs tribaux et miliciens. Le « gouvernement » n’est même pas capable de se faire respecter à Tripoli, la capitale où les milices se combattent au grand jour. Faire la liste des affrontements qui se déroulent dans le pays est impossible tant ils sont nombreux. Rien que samedi 5 octobre, jour de rédaction de ce communiqué, 15 soldats libyens furent tués au nord de Bani Walid par des islamistes présumés.
Jusque là, ces derniers se contentaient de contrôler le sud de la Libye et les régions frontalières du Niger, du Tchad et du Soudan. Voilà qu’ils remontent vers le Nord afin de tendre la main à leurs « frères » qui tiennent une grande partie de la Cyrénaïque, dont  les hauteurs du jebel Akdar dans l’arrière-pays de Benghazi. Or, ces islamistes ont pris le contrôle du trafic transsaharien, dont celui des migrants, avec lequel ils se financent.
L’un des résultats de l’intervention française au Mali fut de forcer les trafiquants à ouvrir de nouvelles routes vers la Méditerranée car les réseaux maffieux transsahariens de l’ouest africain furent coupés. Le principal axe par lequel la cocaïne sud-américaine débarquée en Guinée Bissau était transportée à travers le Mali jusque dans les ports du Maghreb ne pouvant plus être emprunté, les trafiquants ont donc réorienté leurs réseaux vers la Libye où il n’existe plus d’Etat. Désormais, le trafic se fait sur l’axe Nigeria-Niger-Libye.
Or, à partir du nord du Nigeria avec Boko Haram, jusqu’à Benghazi et Derna, tout le trafic, dont celui de la drogue et celui des migrants, est désormais contrôlé par les islamistes.
Au lieu de faire savoir aux Européens qui sont les trafiquants qui lancent sur les eaux les pitoyables cargaisons d’êtres humains qui échouent sur les côtes européennes, les médias, largement aidés par l’Eglise pour laquelle plus le prochain est lointain et plus il semble devoir être aimé, ont au contraire entrepris de culpabiliser les populations qui subissent ces débarquements.
Le drame de Lampedusa nous plonge enfin directement dans le « Camp des Saints » de Jean Raspail. Ce livre prophétique, puisqu’il date de 1973, décrit l’implosion des sociétés occidentales sous le débarquement de milliers de clandestins arrivés sur des navires-poubelle. Clandestins devant lesquels toutes les institutions s’effondrent en raison de l’ethno masochisme des « élites » européennes gavées de mièvrerie et déboussolées par un sentimentalisme qui a pris le pas sur la raison et même sur les instincts vitaux.
 
Bernard Lugan
05/10/2013
( 3 octobre, 2013 )

MALI : TOUT EST DONC A REFAIRE ?

 Communiqué de Bernard LUGAN, Directeur de L’AFRIQUE REELLE

A Bamako, le  20 septembre dernier, François Hollande a peut-être parlé un peu vite quand, dans un bel élan d’optimisme, il déclara : « Nous avons gagné cette guerre. Nous avons chassé les terroristes ».

Le 26 septembre, moins d’une semaine plus tard, les milices nordistes (touareg et arabes) rompaient les « accords de Ouagadougou » ; signés au mois de juillet précédent ces derniers avaient permis à l’armée et à l’administration sudistes de reprendre pied au Nord. Le 29 septembre un attentat suicide revendiqué par AQMI ensanglanta Tombouctou et le 30, des affrontements armés opposèrent des Touareg du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad) à des soldats maliens. Au même moment, à Bamako, des militaires mutinés exigeaient  des promotions à l’image de celle obtenue par le capitaine putschiste Sanogo promu général de brigade par le nouveau président…

Le nuage islamiste repoussé vers le sud de la Libye ,  le réel malien est donc vite réapparu. Tout le bénéfice de l’Opération Serval est-il donc perdu ?

 

Militairement, Serval fut pourtant une réussite, mais, comme il fallait hélas le craindre – et comme je l’avais annoncé -, la « relève » des militaires par le Quai d’Orsay a abouti à une catastrophe pour deux grandes raisons :

 

1) Mentalement englués dans leur impératif démocratique, les diplomates français en charge du dossier ont appliqué la recette qui, de la Libye à la Côte d’Ivoire a partout échoué dans les situations de crise, à savoir organiser des élections.

 

2) Les mêmes ne voulurent pas peser sur les Maliens afin de régler une fois pour toutes le problème de fond qui est celui de la question ethno-régionale.

 

Dans ces conditions, comme aux yeux de toutes les parties maliennes, le principal résultat de l’Opération Serval  est d’avoir permis aux Sudistes de réoccuper le nord Mali d’où les Nordistes les avaient chassés, les évènements négatifs vont donc s’additionner.

Comment éteindre ce foyer récurrent de troubles qui ne cesse de se rallumer depuis 1960 ?

 

Le cœur du problème sahélien et notamment malien est que, depuis la nuit des temps, Sudistes et Nordistes sont en rivalité pour le contrôle des zones intermédiaires situées entre le désert du nord et les savanes du sud. 

Plus au sud, à partir de la fin du XVIII° siècle, les royaumes animistes bambara subirent les razzia esclavagistes menées par les Maures  vivant dans le désert, à l’ouest des espaces touareg. Ils furent conquis, ravagés et islamisés. Or, toutes les populations nomades nordistes, Touareg, Maures, Arabes, mais aussi dans une large mesure Peuls, furent esclavagistes et puisèrent dans le « vivier humain » sudiste du Bilad al Sudan, le « pays des Noirs ». Les Sudistes gardent la mémoire de ces périodes dramatiques. La colonisation qui les sauva rassembla ensuite vainqueurs et vaincus, esclavagistes et razziés, nomades et sédentaires, dans les limites administratives du Soudan français. Avec l’indépendance, ce puzzle humain composé de Touareg, de Maures, de Peul, de Songhay, de Bambara, de Soninké et de  Malinké  devint le Mali. Les Touareg qui refusèrent d’être soumis aux Sudistes se soulevèrent à maintes reprises. Sur ce terreau se développèrent les trafiquants de toutes sortes, puis les islamistes prospérèrent.

 

Le vrai problème du Mali est donc celui de ses équilibres ethno-régionaux. La question touareg qui, au mois de janvier 2012, fut le déclencheur des évènements n’ayant pas été réglée, et le nouveau président, « IBK », n’ayant ni les moyens ni l’intention de le faire, elle se repose donc avec intensité.

Or, sans règlement du problème Nord-Sud, les guerres ne cesseront pas et c’est pourquoi, au lieu de la démocratie d’abord, c’est bien de la question ethnique d’abord qu’il faut parler. Mais un tel changement de paradigme ne peut être  pris en compte sans une profonde remise en question des dogmes démocratiques auxquels nos dirigeants sont soumis. Pourtant, l’utopie universaliste est ici d’autant plus crisogène que la variante africaine de la démocratie fondée sur le « one man, one vote » est d’abord une ethno-mathématique qui donne automatiquement le pouvoir aux plus nombreux, en l’occurrence les Sudistes, ce que les Nordistes, et pas seulement les Touareg, n’acceptent plus. Dans ces conditions, vouloir faire vivre dans le même Etat et selon les principes démocratiques reposant sur l’addition des votes individuels, les agriculteurs noirs sédentaires du Sud et les nomades berbères ou arabes du Nord, est une nuée dévastatrice des équilibres locaux et régionaux.

 

Cependant, comme le nord Mali, ou Azawad, n’est qu’en partie peuplé de Touareg et comme il existe en réalité trois Azawad, celui de l’ouest qui est Maure, celui de l’est qui est Touareg et celui du fleuve qui est à majorité Songhay et Peul, il ne peut donc être question de reconnaître aux seuls Touareg, lesquels sont de plus divisés socialement, politiquement et géographiquement, la possession de la totalité de l’Azawad.

La solution qui pourrait alors être envisagée serait celle d’une confédération malienne avec un Azawad composé de plusieurs régions. Mais de cela, les Sudistes ne veulent pas, continuant, contre toute évidence, à parler d’un Mali unitaire. L’erreur française fut ne pas avoir conditionné l’intervention militaire au préalable confédéral. Rien n’est donc réglé au Mali.

L’Opération Serval aura du moins servi à  tester les capacités d’adaptation et de réaction d’une armée française devenue la variable d’ajustement des déficits de l’Etat et dont les moyens sont continuellement rabotés.

 

Bernard Lugan

02/10/2013

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