( 23 juillet, 2014 )

Au sujet du « crash » de l’avion malaisien en Ukraine

Voici deux informations intéressantes parues sur le site « LE SALON BEIGE »

 

La Russie continue d’interroger Américains et Ukrainiens

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Le 17 juillet, jour où le Boeing de la compagnie Malaysia Airlines s’est écrasé dans la région de Donetsk, les radars russes ont repéré un chasseur de l’armée de l’air ukrainienne, a priori un Su-25, qui se trouvait à 3-5 km de l’avion de ligne. Cette information a été annoncée par le général Andreï Kartapolov, chef du commandement opérationnel de l’État-major général de l’armée russe.

Le ministère russe de la Défense a également demandé aux Américains, qui refusent de répondre, de fournir les données de leur reconnaissance satellite. Le ministère a rappelé qu’un satellite de reconnaissance militaire américain destiné à détecter et suivre les lancements de missiles survolait cette région au moment du crash.

Le ministère russe a démenti le transfert aux miliciens du Donbass d’armes russes, y compris des Bouk qui auraient pu servir à abattre le vol MH17, et voit dans les images témoignant du passage d’un Bouk d’Ukraine en Russie « une falsification« .

« C’est une manipulation des faits. Ces images ont été prises dans la ville de Krasnoarmeïsk (contrôlée par l’armée ukrainienne), comme le confirme le panneau publicitaire au bord de la route, où est indiquée l’adresse d’un concessionnaire automobile: 34, rue Dnepropetrovskaïa ».

Au sujet du

Crash : les Etats-Unis refusent de répondre à la Russie

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Nouvel épisode de la guerre froide post-soviétique : le département d’Etat américain n’envisage pas de répondre aux questions de l’Etat-major de l’armée russe relatives au crash du Boeing 777 malaisien dans l’est de l’Ukraine, a annoncé la porte-parole de la diplomatie américaine Mary Harf. Selon cette dernière, les déclarations publiques de la partie russe ne méritent aucune confiance, Moscou étant impliqué « dans la propagande et la désinformation« . Les Etats-Unis restent fidèles à leur position selon laquelle les insurgés ukrainiens

« possèdent un missile sol-air SA-11 (Bouk), le tir ayant été effectué depuis le territoire contrôlé par les séparatistes ».

Elle a accusé la Russie de livrer aux insurgés de l’est de l’Ukraine des armements, y compris des systèmes de DCA, précisant que d’après les informations du département d’Etat, les insurgés avaient reçu le missile en question le 14 juillet au plus tard.

L’Etat-major russe a publié ses données sur le crash du Boeing. Selon lui, l’avion a dévié de l’itinéraire initialement prévu et une activité excessive des radars ukrainiens a été constatée près de la zone de la catastrophe. Par ailleurs, selon l’armée russe, un avion de combat ukrainien évoluait dans le couloir aérien réservé aux vols de l’aviation civile peu de temps avant le crash du Boeing malaisien.

Dans le même temps, on apprend que l’armée de l’air ukrainienne a attaqué mardi la ville de Chakhtersk (région de Donetsk), à 30 km du lieu où le Boeing malaisien s’est écrasé, et ce malgré l’ordre du président Piotr Porochenko de cesser le feu dans un rayon de 40 km du lieu du crash. Deux avions militaires ukrainiens, probablement des Su-25, ont tiré des missiles.

( 23 juillet, 2014 )

Musulman, il donne sa vie pour les chrétiens de Mossoul

Posted: tiré du site « LA SALON BEIGE« 

D’après le site chaldéen Ankawa (en arabe), le Dr Mahmoud Dr Mahmoud al-Asali, professeur à l’Université de Mossoul, a été assassiné par les jihadistes de l’EIIL, pour avoir protesté contre l’exil forcé des chrétiens.

L’association Fraternité en Irak rapporte, quant à elle, que des musulmans ont tenté de s’interposer vendredi, sans succès, pour empêcher les membres du pseudo Etat islamique de saccager et incendier l’archevêché syriaque catholique de Mossoul.

Dimanche à Bagdad, à l’issue de la messe, des musulmans se sont réunis devant l’église Saint Georges, pour manifester leur solidarité à l’égard des chrétiens persécutés dans leur pays. Sur leurs pancartes, cette inscription : « #Je suis Irakien, #Je suis chrétien ».

Bagdad

En France, on attend toujours un communiqué du Conseil français du culte musulman condamnant les persécutions des chrétiens en Irak.

( 21 juillet, 2014 )

CHRETIENS MASSACRES

Partout dans le monde, aujourd’hui, des Chrétiens sont martyrisés, massacrés dans l’indifférence générale. Bien sûr, les médias et les hommes politiques parlent un peu de ceux perpétraient par  la secte « Boko Haram » au Nigéria surtout mais aussi dans les pays limitrophes surtout depuis l’affaire des 200 jeunes filles enlevées pour être réduites en esclavages à moins… qu’elles ne se convertissent à l’Islam… Mais c’est journellement qu’il y a des enlèvements et des massacres : populations mitraillées, brûlées vives, torturées parce que chrétiennes. C’est par dizaines de milliers que les morts se comptent. Et nous ne savons pas tout car cela n’intéresse que peu les « journalistes » !

Massacres aussi au Moyen Orient où l’Etat islamique et Irak et au Levant renommé Etat Islamique veut établir un « califat » qui couvrirait, pour commencer, l’Irak, la Syrie, le Liban, la Jordanie, la Palestine,… tous ces pays doivent pour eux être « libérés » de toute présence chrétienne et ceci par tous les moyens. Ainsi, en Syrie ils torturent, brûlent et même crucifient les chrétiens, hommes, femmes, enfants… Ils font de même en Irak maintenant qu’ils ont mis en fuite l’armée irakienne de l’Ouest du pays. Parfois, comme à Mossoul, ils donnent aux Chrétiens 24 heures pour partir avant que les massacres commencent, sans doute a-t-on affaire là à des « modérés » !

Bien entendu, églises, couvents, statues… sont détruites par ces vandales.

Nous aimerions voir une mobilisation générale de toutes les « grandes consciences », les médias, des politiques. Tous restent étrangement ( ?) silencieux, inaudibles…

Aidons ces Chrétiens de notre mieux. Entre autres vous pouvez vous rendre sur le site « soschretiensd’orient.fr ».

Jean NEDISCHER

( 21 juillet, 2014 )

Irak : Ce ne sont que des Chrétiens…

Tiré du site « boulevard Voltaire »

Jihadistes à Mossoul: l’exode de 15.000 chrétiens – 16/06 - YouTube thumbnail
Le 19 juillet 2014

Aujourd’hui 19 juillet 2014, prenait fin l’ultimatum de l’Etat Islamique aux chrétiens de Mossoul.

Ils étaient encore 100.000 avant l’invasion américaine de 2003. Ils sont 5.000 depuis. Aujourd’hui 19 juillet 2014, prenait fin l’ultimatum de l’Etat Islamique aux chrétiens de Mossoul. La conversion, la jizyia ou le glaive. Reprenant à leur compte une prescription supposément attribuée au calife Omar, les islamistes ont appliqué la législation la plus rétrograde de l’Islam : soit les chrétiens se convertissent, soit ils paient une taxe spéciale censée les protéger (environ 200 euros par tête), soit ils seront exécutés. Les islamistes de l’Etat Islamique avaient déjà commencé à marquer leurs maisons cette semaine, les désignant ainsi à l’exil ou à des représailles. L’exode a déjà commencé.

Les chrétiens d’Irak ont commencé à fuir massivement la ville, laissant derrière eux leurs biens, leur terre et leurs lieux de culte dont personne ne garantira l’immunité. La Mésopotamie qui a vu sans discontinuer depuis deux millénaires s’épanouir une des chrétientés les plus anciennes du monde est appelée à disparaître. A rebours de la longue tradition de cohabitation des diverses minorités au Proche Orient, le fondamentaliste wahhabite qui s’est imposé depuis trente ans grâce aux pétrodollars des pays arabes du Golfe, continue son œuvre de normalisation de l’Islam. Et les « born again » djihadistes qui affluent d’Occident sont d’autant plus enclins à cette purification religieuse qu’ils n’ont du christianisme qu’une image brouillée par le spectacle de la décadence occidentale ou des délires évangélistes appelant à la croisade. Ils ne comprennent pas que l’on peut-être chrétien et arabe, qu’une liturgie chrétienne peut-être célébrée dans la langue mère de l’arabe, l’araméen et que ce sont leurs frères qu’ils persécutent. Malgré l’appel déchirant des patriarches orientaux, le monde reste muet. Après Maaloula et Kessab en Syrie, le revers de la médaille des « printemps arabes » apparaît au grand jour.

La faiblesse de la mobilisation de l’Occident n’a pas encouragé ces populations fragiles à voir encore un avenir pour eux et pour leurs enfants. Le monde arabo-musulman est en train de se mutiler en se privant de sa composante chrétienne, composante dont il faut rappeler qu’elle est indigène, profondément enracinée dans la culture arabe. La normalisation fondamentaliste d’un islam sunnite sur le modèle wahhabite, résultat de près d’un demi-siècle du déversement des pétrodollars du golfe est en train de changer radicalement l’identité même des sociétés musulmanes. Les chrétiens en font les frais en premier, mais aussi l’islam traditionnel, avec ses saints et ses pratiques de dévotion que rejettent violemment les islamistes en les assimilant à la Jahiliyya, c’est-à-dire l’ « ignorance » censée avoir caractérisé les siècles précédant la venue de l’Islam. A terme, c’est l’ensemble du monde arabe qui y perdra. Les chrétiens d’Irak sont en voie de disparition. Ce faisant, à l’instar de leurs coreligionnaires syriens, ils emporteront avec eux un pan entier de la culture de l’Orient. Et les remords de l’Occident…

( 20 juillet, 2014 )

France, réveille toi…

Cela devient douloureux à chaque occasion de relever les contradictions et autres approximations politiques du président normal, lequel loin d’être capable de piloter la France, ferait bien de se rabattre définitivement sur son scooter somme toute normal lui aussi.

Mais après-tout , la sacro-sainte république encore chère au cœur de bon nombre de Français n’a que ce qu’elle mérite, elle qui fonde sa légitimité sur les lobbys, les groupes de pression, les modes, les audimats et autres campagnes de désinformation, allant jusqu’à réécrire l’Histoire, déconstruire les enseignements, contredire et mettre en cause les principes naturels, elle qui n’a de cesse que de promouvoir toutes sortes de « communautés » exception faite de la communauté nationale qui s’est construite en quinze siècles. La République délite et corrompt la France depuis que s’inspirant des « Lumières » elle s’est installée sur le trône, les babines encore dégoulinantes du sang du peuple et de la famille royale mêlés et unis dans le même holocauste.

Il était écrit et il ne pouvait en être autrement que ce système calamiteux qui tenta de sauver la face avec sa cinquième tentative de restauration vite retaillée, le costume gaullien était trop ample, pour retrouver des dimensions « normales » plus adaptées aux nains qui se succèdent à chaque scrutin présidentiel.

France, réveille toi… dans actualités une_2890-46393Aujourd’hui, on pourrait être tenté de se réjouir de voir enfin les Français ouvrir les yeux sur la réalité du système aberrant qui leur est imposé. Le taux d’abstention à toutes les élections et le rejet des politiciens de partis perçus de plus en plus comme des profiteurs et des menteurs, un peu comme ces marchands d’élixirs et potions miracles d’autrefois, la popularité toujours en baisse du président personnage de vaudeville partagé entre ses affaires d’alcôves, et ses antichambres d’affairistes, tout cela semble provoquer une nausée générale.

Et pourtant, que nous annoncent les sondages ? L’homme politique le plus populaire dans notre pays n’est autre que l’ancien premier ministre de Chirac, Alain Juppé.

Ce triste individu , ancien patron de l’UMP, outre qu’il a été lui aussi mêlé à des affaires retentissantes (emplois fictifs à la mairie de Paris ente autres) — mais cela n’a rien d’exceptionnel dans ce système dont la corruption est inscrite dans les gènes —, ce personnage hautain et puant de suffisance qui n’a toujours eu que mépris pour la France des clochers ( comme pour le Pape Benoît XVI d’ailleurs qu’il brocarda méchamment après le discours de Ratisbonne, dont il ignorait le contenu) s’était inscrit en son temps avec délectation dans les manœuvres de ralliement de nos armées à l’OTAN, partisan convaincu de l’abandon de notre souveraineté à l’Union Européenne : il y voit une étape obligée vers la mondialisation laïque et obligatoire.

Si les Français veulent de cet homme, c’est que décidément ils ne comprendront jamais rien et qu’ils ne sont pas prêts de changer ce régime construit par et pour les arrivistes A moins, que, comme me le souffle un jeune militant d’Action française formé au CMRDS, ce soient les oligarchies supranationales qui aient désigné Juppé comme futur manager de la succursale France et que tout simplement les instituts de sondages toujours à leur service préparent le terrain. Ah, nos jeunes, qu’est-ce qu’ils sont suspicieux tout de même !

Olivier Perceval, secrétaire général de l’Action française - L’AF 2890

( 20 juillet, 2014 )

DIRECTIONS POUR L’ACTION

Le Mot Président

 Dans son numéro de juin, Politique Magazine a publié un passionnant dossier consacré au réveil de la société civile. Cet article de méthodologie d’action politique se termine par ces lignes : « L’insurrection de l’esprit surgie du pavé parisien au printemps 2013 annonce avec certitude que quelque chose, un jour, se passera. L’ébranlement est là, chacun, en France, l’a ressenti. Il reste à tout faire pour acquérir la possibilité d’agir lorsque la chance historique sera là. Chaque nuit qui vient, nous le savons, porte en ses plis la possibilité d’une aube nouvelle. Il n’y a pas de fatalité. Les mécanismes de l’histoire sont héroïques. La volonté de quelques hommes décidés peut, dans des circonstances favorables, emporter la décision. Mais pour réussir, nous devons tenir les deux bouts de la chaîne : préparer le nouveau consensus intellectuel et moral qui rassemblera les Français… et être prêts à reprendre le pouvoir. Ce qui suppose des convictions solidement étayées sur ce que doit être la politique de la France et, conséquemment, sur les institutions qui pourraient les porter ». (1) Le complément logique  et indispensable de ces directions pour l’action est formulé dans la brochure du Cercle Vauban Une espérance pour la France : la monarchie (2). Car, sauf à se résigner au rôle d’éternelles pleureuses dans une atmosphère débilitante, les mouvements citoyens de la saine réaction en cours devront redécouvrir le sens d’une politique réaliste. Autrement dit, il s’agit bien de reprendre le pouvoir. Cette démonstration reste notre mission essentielle. Il est heureux que les circonstances nous aident à la faire voir puis comprendre.

 C’est que le logiciel officiel tourne de plus en plus en vase clos. Il rabâche que la vie, c’est les partis et que les nations sont dépassées. L’actualité vraie lui réponde par le rejet grandissant des partis et le retour du fait national. Mais rien ne sert de leçon aux gens des partis : à gauche, après la « journée de la veste » des élections européennes, l’Etat-PS ne fait que de l’enfumage : un changement de gouvernement qui n’en est pas un, un nouveau premier ministre qui se sent autant Catalan que Français, un projet de réforme territoriale qui sacrifie aux tenants de l’Europe des régions, une exaltation du traité transatlantique qui accentue davantage encore la sortie de l’histoire des nations européennes. A droite, on continue comme toujours sur l’air de la division et des manœuvres. Voyez Alain Juppé : à n’en plus pouvoir de se rêver à l’Elysée, il est sûrement le plus emblématique des hommes de droite à avoir renoncé à la défense de tous les repères structurants de la société, de la famille à la nation. Rien de tout cela qui permette de fonder une espérance.

 En réalité, il n’y a plus, dans les partis dits de gouvernement, d’hommes politiques qui croient qu’un chemin français soit encore possible. Tous ne croient qu’en leur chemin personnel ! Pourtant toute la géopolitique depuis la seconde guerre mondiale, mais surtout depuis 1990, tend à prouver que les Etats-nations en restent les acteurs principaux. Les Etats-Unis son convaincus de leur « destinée manifeste » et développent une stratégie mondialiste, c’est-à-dire la transformation du monde à l’image de l’Amérique (à ne pas confondre avec la mondialisation qui n’est que l’accroissement des interdépendances des espaces mondiaux du fait des moyens techniques). Le malheur pour nous est que nos dirigeants ne croyant plus en la France aient facilité cette manœuvre. Il est vrai que nos élites participaient à des oligarchies transatlantiques, notamment par le biais des réseaux de la franc-maçonnerie… Dès l’origine, l’Europe envisagée fut celle de Jean Monnet, citoyen et banquier américain en même temps que citoyen français. Elle fut conçue comme un prolongement des Etats-Unis. C’est cette politique qui continue aujourd’hui avec les extensions récentes de l’OTAN et la signature du Traité transatlantique. Mais il est à noter que l’Union Européenne est un cas à part : les autres grandes organisations régionales (ALENA, MERCOSUR, ASEAN, etc.) se sont faites dans un esprit exactement contraire, celui du renforcement des nations. Semblablement, l’affirmation des puissances émergentes révèle la volonté de grandes nations de s’affirmer  sur la place internationale, et pas seulement de façon marchande. Cela est patent pour les plus connues : Brésil, Russie, Inde, Chine. Mais ce ne sont pas les seules. Plus encore, partout dans le monde, les peuples rejettent la vision unipolaire du mondialisme. Même en Europe, on vient d’en avoir un écho, s’affirme la volonté des peuples d’exister face au système de l’UE, liberticide des identités et aux prétentions impérialistes.

 Au total : les Etats-nations restent la meilleure grille de compréhension du monde et la multipolarité qu’ils entraînent est probablement le cas de figure le moins belligène. Au contraire la vision unilatéraliste risquerait de faire se reconstituer des blocs rivaux. N’en déplaise aux rêveurs du village planétaire, le monde reste varié et, dans ce contexte, on ne voit pas pourquoi la France n’aurait pas la possibilité de jouer à nouveau un rôle digne de son Histoire. Mais encore faut-il qu’elle résolve enfin son problème politique. A tous ceux qui s’interrogent aujourd’hui sur le Bien commun français il faut montrer que l’équation gagnante ne pourra qu’être : saines réactions + réflexion sur les institutions = projet politique à la fois nouveau et fidèle à l’identité française.

Bernard PASCAUD

(1)  Article de Christian Tarente « Nécessité d’un sens politique » dans Politique magazine n° 130 (Juin 2014)

(2) Cercle Vauban Une espérance pour la France : la Monarchie, Regalia éditions, 6 €. A commander au siège de la R.N.

( 14 juillet, 2014 )

Urgence politique

Editorial du numéro 131 de Politique Magazine

Il y a urgence. Urgence à réformer. En cette période estivale qui s’ouvre, tous les indicateurs sont au rouge. Au plan économique, rien dans les mesures prises par le gouvernement n’a permis à la croissance de réapparaître. Des entreprises ferment tous les jours. La barre des 5 millions de chômeurs a été franchie au mois de mai et l’Insee ne prévoit pas de baisse du chômage pour l’année zor4. Au plan politique, les querelles intestines et les scandales qui éclaboussent l’opposition achèvent de déconsidérer la classe politique. La récente mise en examen de Nicolas Sarkozy pour « corruption active » est le dernier épisode en date du jeu de dupes qui se joue autour de l’Élysée. Le chef de l’État est totalement discrédité et sa majorité ressemble à une cour de fin de règne où tous les couteaux sont tirés. La vie politique française, sur fond de dérives économiques et de scandales politiciens, donne ainsi l’impression d’un délabrement rarement atteint.

À gauche, les deux cinglants revers électoraux des municipales et des européennes n’ont fait qu’ajouter l’indécision à l’improvisation. Passées les peu coûteuses – mais politiquement suicidaires – réformes sociétales, on bricole un redécoupage administratif sans prendre la peine de consulter les principaux citoyens concernés. Et tandis que la majorité parlementaire se déchire sur le sujet, ce qui était plus que prévisible, on apprend que les ABCD de l’éducation seraient finalement abandonnés… tout en comprenant par ailleurs qu’ils seront, en fait, généralisés sous une autre appellation à la rentrée 2014 ! Pendant ce temps, à droite, les rebondissements de l’affaire Bygmalion n’ont pas fini de produire leurs effets. Au point que l’avenir même de I’UMP est incertain. Juppé, Fillon, Sarkozy se disputent la propriété d’un cadavre qui ressemble de plus en plus à un squelette, décharné de tout projet d’avenir.

Dans ce paysage politique dévasté, seul le FN tire son épingle du jeu. Il est même devenu l’unique parti d’opposition à un gouvernement moribond. Mais que veut-il ? Sauver le régime ? Au vrai, c’est tout un système vermoulu qui s’effondre comme un château de cartes. La Ve République, qui n’est plus représentée que par des dirigeants à la légitimité contestée, est atteinte dans son existence même. Tout est à reconstruire. L’État, la justice, la diplomatie, l’éducation et même, à l’heure où les Français semblent surtout dégoûtés de leur classe politique, l’esprit public. Amis lecteurs, c’est ce que vous lirez dans les pages de ce magazine qui a osé inscrire au fronton de sa « une » le mot « Politique ». Ce numéro d’été propose des réflexions qui, pour ne pas être en forme de futur programme, entrent dans le vif du sujet. Car tous les scénarios deviennent envisageables. À commencer par l’émergence d’une formation politique d’alternance capable d’assumer le pouvoir au pied levé.

« La politique consiste à rendre possible ce qui est nécessaire », disait le cardinal de Richelieu. Dans ce contexte de pourrissement avancé de la sphère publique, une restauration du politique est possible et donc nécessaire : c’est à une réforme en profondeur que la France est appelée.

 

Jean-Baptiste d’Albaret

rédacteur en chef de Politique magazine

 

( 12 juillet, 2014 )

L’honneur des joueurs grecs.

 | postauthoriconÉcrit par Jean-Philippe | PDF | Imprimer | Envoyer

Pris sur le blog de Jean-Philippe CHAUVIN 

La coupe du monde de balle-au-pied se termine dimanche et le Brésil se retrouve face à une situation sociale qui ne se soldera pas seulement à l’automne prochain par l’élection présidentielle : comme toutes les puissances émergées récemment, il est à un tournant de son histoire, ce qui peut expliquer que la Chine suit avec beaucoup d’attention l’actualité de la rue brésilienne. Quant à la France et malgré le relais sportif assumé par le Tour de France cycliste, l’actualité redevient plus politique et il est fort probable que l’été soit marqué, entre autres, par la question régionale, le projet de redécoupage des régions étant débattu à l’Assemblée nationale à partir de mardi prochain : un débat qui s’annonce chaud et qui risque bien de déborder (et tant mieux, d’une certaine manière) des travées du Palais-Bourbon, en particulier à l’ouest de la France…

Pour l’heure, les équipes défaites au Brésil sont revenues dans leurs pays respectifs, parfois dans l’opprobre mais aussi dans la fête, certaines nations retrouvant dans « leurs joueurs » une fierté que les politiques ont souvent, au temps et au nom d’une mondialisation dénationalisante, abandonnée (sauf à l’heure des échéances électorales), et les drapeaux agités à l’arrivée des équipiers français étaient bien « nationaux », aucun drapeau étoilé de l’Union européenne n’ayant, à ce jour, été aperçu lors d’une rencontre internationale de balle-au-pied, ce qui n’est pas totalement anecdotique et révèle aussi ce qui manque à cette Union, c’est-à-dire une réalité sentimentale et affective

 

L'honneur des joueurs grecs. dans actualités athenesacropole1_web

L’équipe nationale de Grèce est celle qui a le mieux montré, sans doute, son côté patriotique, voire « nationaliste intelligent » : ainsi, le rapporteMarianne ce vendredi : « Les joueurs de l’équipe de foot [ndlr : balle-au-pied] de Grèce, qui a atteint les huitièmes de finale pour la première fois de son histoire, ont refusé de toucher leurs primes. Dans une lettre collective adressée au Premier ministre, Antonis Samaras, ils disent : « Nous ne jouons que pour la Grèce et le peuple grec. » ». Ainsi, les joueurs hellènes rappellent qu’ils portent des couleurs nationales et que cela leur donne des devoirs (en particulier de solidarité), qu’ils sont fiers d’être de cette nation-là, et non d’une autre, sans agressivité à l’égard de leurs adversaires, mais avecreconnaissance de (et pour !) leur appartenance à cette équipe plus vaste que l’on appelle la nation. Dans un monde du sport souvent caractérisé par l’individualisme et l’argent malsain, voici une information heureuse, éminemment politique, et qui aurait mérité une plus grande publicité de la part des médias…

 

( 30 juin, 2014 )

Quand les nazis pratiquaient la «mort miséricordieuse»

Tribune parue dans Le Figarovox :

« Stupeur à la lecture de vos quotidiens en cette fin de semaine, partout le même titre: «Kouchner veut bannir le terme “euthanasie” à cause du mot “nazi”». A première vue on s’étonne, on sourit, puis, voyant qu’il ne s’agit pas d’un canular, on lit l’article. Y sont alors retranscrites les déclarations de Bernard Kouchner, prononcées sur France Inter ce jeudi 26 juin au sujet de l’affaire Bonnemaison. Selon lui, il faut arrêter d’employer le mot d’ «euthanasie» parce qu’il «y a le mot nazi, ce qui n’est pas gentil» (sic)… Pour l’ancien ministre de la Santé il convient plutôt d’«employer des mots doux parce que sinon, on a tout de suite l’impression qu’il y a une agression, qu’on va forcer les gens».

Pourtant, en rejetant l’emploi du mot euthanasie, Bernard Kouchner pointe du doigt, involontairement, un fait historique sur lequel on ne pourra faire l’impasse si un projet de loi sur l’euthanasie et le suicide assisté venait à voir le jour… Ne vous en déplaise Monsieur Kouchner, il existe bien une résonnance historique avec une pratique de l’état nazi appelée l’aktion T4. Evidemment, les sentinelles du “point Godwin” ne manqueront pas de s’élever face à cette référence, hurlant à une “reductio ad hitlerum” pourtant en l’occurrence tristement réelle.

Il convient pourtant de ne pas oublier ce que nous enseigne notre histoire et d’en tirer les leçons adéquates.

L’aktion T4, appelé aussi «programme d’euthanasie» est un véritable protocole d’élimination des handicapés physiques et mentaux mis en œuvre dès 1939 à la demande expresse d’Adolph Hitler. Pour qualifier cette entreprise, le führer employa lui aussi un mot plus doux, celui de «gnadentod» qui peut se traduire par «mort infligée par pitié» ou «mort miséricordieuse». Loin de ne concerner que les assassinats par le moyen des chambres à gaz, de nombreux auteurs y incluent l’élimination des malades mentaux par des injections médicamenteuses létales et d’autres méthodes.Ces opérations étaient effectuées sans avertir les proches des patients concernés. L’Etat nazi voyait ces personnes comme une charge pour la société n’ayant aucune utilité pour la nation. Les personnes à exterminer étaient sélectionnées par les médecins et répartis en trois groupes: celles souffrant de maladie psychologique, de sénilité, ou de paralysie incurable; celles hospitalisées depuis au moins cinq ans ; et enfin celles internées comme aliénés criminels, les étrangers et celles qui étaient visées par la législation raciste nationale-socialiste. Ce programme de mise à mort préfigurait l’extermination systématique des Juifs mise en œuvre à partir de 1942. Lors du procès de Nuremberg (1945- 1946), le nombre de 275 000 victimes fut retenu. [...]« 

( 26 juin, 2014 )

Réforme Territoriale

 

Caméra en bandoulière, la télévision débarque chez moi début juin, pour un reportage concernant le bidouillage territorial voulu par l’actuel gouvernement. L’affaire a été décidée très rapidement à l’échelon gouvernemental sans concertation avec les responsables de régions. N’étant pas à l’affût quotidien, et heure par heure, de l’actualité, j’ignorais complètement la décision parisienne de remanier les régions. Mais les journalistes du petit écran voulaient voir ma bobine et connaître mon sentiment sur ce nouveau découpage de la France. L’opinion publique intéresse toujours les journalistes de l’éphémère, aussi on interroge souvent et gravement les ignorants sur touS les sujets. J’ai donc donné mon avis peu éclairé sur cette réforme territoriale accouplant l’Alsace à la Lorraine.

Pour les Parisiens, l’Est de la France, c’est « l’Alsace-Lorraine ». Le cliché datant de l’annexion d’une partie du territoire au Reich germanique en 1871 est resté bien ancré dans l’esprit des gens de l’intérieur et de ceux que l’on nomme les décideurs. Il faut pourtant considérer que ces deux provinces sont fort différentes culturellement et géographiquement.

Bien que rattachéS à la France depuis le XVIIe siècle, les Alsaciens sont des Rhénans et les Lorrains, devenus Français plus tard, en 1766, sont de culture Romane. Il faut noter que l’ancien territoire annexé au Reich a conservé un droit local particulier resté sous le régime du Concordat de 1801. Bref, la décision gouvernementale est contre-nature et s’il s’agit d’un problème économique, ajoutons que l’équilibre n’existe pas non plus entre nos deux régions.

Après la départementalisation révolutionnaire pour démembrer les provinces, la République continue à imposer ses volontés éloignées des réalités de terrain.

 

                                                                                                Jean-Marie Cuny

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