( 24 mai, 2017 )

Un éleveur tué par deux gendarmes, pas de quoi perturber « ceux d’en haut » !

 

 

Lu sur« Boulevard Voltaire ». En avez-vous entendu parlé dans vos médias ? Non. Ceci montre à quel point la « grande presse » fait essentiellement de la « propagande » !

 

L’éleveur ne supportait plus les contrôles qui altéraient son métier.

 

– Ce samedi 20 mai, Jérôme Laronze a été tué par deux gendarmes. Cet éleveur bovin de 37 ans, originaire de Trivy, commune de Saône-et-Loire, était un agriculteur atypique, cultivé et intelligent. Mais il était surtout un homme poussé à bout qui ne s’était jamais relevé d’un incident survenu le 6 juin 2016. Il avait confié au Journal de Saône et Loire : « Ce jour-là des fonctionnaires de la direction départementale de la protection des populations procédaient à une identification de mes bovins dans leurs pâtures. Mais les bêtes paniquent et une vingtaine d’entre elles se précipitent dans un ruisseau. Cinq n’y survivront pas. Plus tard, on m’a demandé de ne rien dire concernant ces bêtes pour que mon dossier soit régularisé. »

Voilà comment il expliquait ses griefs face à une administration tatillonne et persécutrice. Griefs qui, pour lui, touchaient toute sa profession :

« Mon cas est anecdotique, mais il illustre l’ultra-réglementation qui conduit à une destruction des paysans. Les dossiers de la politique agricole commune sont devenus tellement compliqués que les paysans payent des gens pour faire leurs déclarations. Ils perdent ainsi la main sur leurs propres exploitations. »

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Quelques lignes plus loin, il n’hésitait pas à nommer les responsables : « L’hyper-administration n’apporte rien aux agriculteurs, sinon de l’humiliation et des brimades. Cela ne rapporte qu’aux marchands et aux intermédiaires. » Il était patent que l’éleveur ne supportait plus les contrôles qui altéraient son métier.

– Ce samedi 20 mai se déroulait, à Cannes, la montée des marches pour l’équipe du film 120 battements par minute. Pour l’occasion, les acteurs et le réalisateur sortant de leur Rolls s’exhibaient en smoking, les comédiennes parfaitement maquillées exposaient aux paparazzis massés en grappe leurs corps harmonieux moulés dans des robes de grands couturiers. Canal+ et les autres télés étaient là elles aussi, là où il fallait être, là où séjournerait durant quinze jours l’actualité.

Pendant ce temps, dans la Saône-et-Loire profonde, un homme fuyait. Jérôme avait laissé sa maison proprette aux volets bleus pour prendre le maquis à bord de sa vieille voiture. Il avait foncé neuf jours plus tôt avec son tracteur sur les gendarmes lors du énième contrôle de son exploitation. Hélas, ce 20 mai il n’y avait pas de tapis rouge sur le sentier et les deux gendarmes face à lui ne formaient pas de haie d’honneur comme à Cannes mais requéraient son arrestation. Que s’est-il passé ? L’enquête nous le dira mais, coincés sur le chemin, les militaires, voyant débouler la voiture, ont fait feu.

Selon Le Parisien, la balle tirée vers le véhicule a ricoché et sectionné une artère, provoquant une hémorragie fatale. Le SAMU n’a pu ranimer le trentenaire.

Un homme de la terre est mort, un homme qui ne mobilisera aucun artiste comme Adama Traoré, un homme qui n’enflammera pas les rues de Trivy ni n’entraînera d’attaque de la gendarmerie.

Pendant ce temps, le réalisateur Robin Campillo, le comédien Nahuel Pérez Biscayart et l’actrice Adèle Haenel gravissaient tout sourire les marches du Palais des Festivals. Symboles du politiquement correct, ils représentaient un film sur le combat des militants d’Act Up Paris face au SIDA. Un film encensé par les critiques bien-pensantes.

Quelle confrontation, ce dualisme entre une « œuvre » médiatisée à outrance conçue pour « ceux d’en haut » et un drame des campagnes, dont le journal de 12 h 30 de FR3 n’a même pas daigné parler. Il faut dire que le sort de « ceux d’en bas » n’attire pas le feu des sunlights.

Jérôme, c’est le drame d’un « cul terreux », pas de quoi faire un bon sujet de long métrage.

Ancien officier de Gendarmerie
Diplômé de criminologie et de criminalistique
( 24 mai, 2017 )

La Roumanie dit non au mariage homosexuel : et si le salut venait des pays de l’Est ?

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

Les pays de l’Est sont les premiers à manifester une véritable résistance aux diktats de Bruxelles.

 

La semaine dernière, le Parlement roumain a voté à une majorité écrasante la définition constitutionnelle du mariage comme étant celui d’un homme et d’une femme.

Acte peu conforme à l’idéologie qui prévaut à Bruxelles !

Mais quel est donc ce vent de révolte qui souffle chez les pays de l’ancien bloc soviétique ?

La Pologne et la Hongrie ont déjà manifesté leur attachement aux valeurs traditionnelles de la famille et refusé de se mettre à l’heure des idéologies LGBT.

Et ce n’est pas tout !

Plusieurs de ces pays de l’Est que sont la Slovaquie, la République tchèque, la Hongrie et la Pologne s’unissent au sein du groupe de Visegrád pour rejeter la politique migratoire imposée par l’Union européenne au nom de la bonne vieille souveraineté des États.

Quelle ingratitude vis-à-vis des concepteurs de l’Union européenne qui, en les accueillant généreusement, leur promettaient prospérité économique et avenir meilleur !

Paris, Berlin, Bruxelles, Londres, ces grands centres comptaient pourtant débarrasser leurs petits élèves du vieil homme et leur faire faire leur mue. Éradication des frontières, suppression des racines et du modèle familial unique ; exit les valeurs traditionnelles, place à la religion européiste et mondialiste des droits de l’homme et des LGBT ; c’était ça, le programme !

Et voilà qu’à présent, ces mauvais élèves de l’Union européenne font preuve d’insoumission ! Qu’à cela ne tienne : menaces de sanctions économiques, nomination d’experts « mouchards », chantage à la privation du droit de vote au Conseil de l’Europe finiront bien par étouffer les voix de ces « périphéries » récalcitrantes !

Martin Schulz en personne, l’ancien président du Parlement européen, a même été jusqu’à supplier les États trop populistes de ne plus organiser de référendums au prétexte que « les gens votent sur n’importe quoi ».

Cette fracture idéologique entre les membres de l’Union européenne est une parfaite illustration de ce phénomène de désamour entre le peuple et les élites que nous connaissons en France. Les pays de l’Est sont les premiers à manifester une véritable résistance aux diktats de Bruxelles.

Forts de leur expérience passée, ils ne paraissent guère enclins à passer d’une dictature idéologique à une autre.

( 24 mai, 2017 )

Un ancien ministre algérien prédit l’effondrement de l’Algérie en 2019 : de grands risques pour la France

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Par Ziad Alami 

C’est une analyse importante de la situation algérienne que nous mettons ici en ligne. Nous y adjoindrons un commentaire limité au nécessaire. Cet article publié hier 23.05 sur le journal marocain en ligne Le360 se nourrit des analyses d’un ancien ministre algérien en charge du Trésor qui redoute le pire pour son pays sous deux ans. L’ensemble est donc vu du Maghreb, notamment du Maroc qui a toute raison de s’inquiéter d’un éventuel chaos chez son grand voisin. Mais une telle situation ferait courir aussi de grands risques à la France. Lafautearousseau les a signalés de longue date et à plusieurs reprises. Autour de 1956, le chef du gouvernent de l’époque, le socialiste Guy Mollet, affirmait que l’Algérie était indissolublement liée à la France. Cette dernière y était alors souveraine, ce qui n’est plus. La situation s’est inversée mais, en un sens qui nous est devenu défavorable. La France, volens nolens, reste liée à l’Algérie, non seulement par le voisinage méditerranéen, mais aussi par la présence sur son sol de millions de résidents d’origine algérienne.  Et, parmi eux, un certain nombre constitutifs de lourdes menaces. Un chaos algérien signifierait une nouvelle vague migratoire massive,  sans compter les risques de transposition du chaos algérien en territoire français.  Pour la France l’enjeu est d’une importance majeure et ce serait à Emmanuel Macron, s’il en est capable, de faire face à la situation.  LFAR

Une nouvelle sinistre prédiction de l’effondrement du régime algérien à l’horizon 2019, établie cette fois par l’ancien ministre au Trésor, Ali Benouari. Il explique comment le président Bouteflika a réuni tous les ingrédients d’un chaos total en Algérie.

« Attention à ce qui se passe en Algérie ! Ce grand pays, le plus grand d’Afrique et du monde arabe, est menacé d’effondrement, dans l’indifférence générale ». L’alerte n’émane pas cette fois d’une quelconque « partie ennemie », elle n’est donc pas l’oeuvre d’un « complot extérieur », comme le régime de Bouteflika a tendance à le claironner à chaque mise en garde internationale contre le scénario de chute de ce régime rentier, grabataire et en rupture de ban. Non, l’avertissement provient de l’intérieur de l’Algérie, précisément de l’ancien ministre algérien au Trésor, Ali Benouari. Dans une tribune libre publiée sur le site algérien CNP News (Clair, Net et Précis), il détaille les uns après les autres les syndromes d’une faillite inévitable. « Cela ne se voit pas encore, mais tel un meuble mité, il (le pays) est rongé de l’intérieur », diagnostique-t-il, mettant le doigt à la plaie. L’Algérie est « mitée par une gestion désastreuse qui n’a jamais fait l’objet de la moindre autocritique, en cinq décennies de gestion populiste, nourries par la rente pétrolière », assène-t-il.

A défaut de travail d’auto remise en question, il va donc incomber à d’autres de le faire à la place du régime. Ali Benouari, ancien argentier sous le gouvernement Ahmed Ghozali (91-92), en fait partie. Dans sa tribune libre, il va droit au but et pointe l’index vers  le régime et précisément « l’artisan en chef du Système politique algérien à l’Indépendance », en l’occurence Abdelaziz Bouteflika, qui « a fini par l’incarner totalement à partir de 1991 ». « Son triomphe total aura été paradoxalement l’accélérateur de la débâcle d’un système qui a réussi à diviser les Algériens, détruit le rêve d’une union des peuples nord-africains et compromis la stabilité et l’avenir de la région », pointe Ali Benouari. Elevant la servilité au rang de critère absolu pour accéder aux hautes fonctions, au détriment de la méritocratie, « l’actuel pouvoir a poussé à l’exil des centaines de milliers de cadres et perdu une occasion unique de rattraper les retards accumulés dans tous les domaines », relève M. Benouari, lui-même amené à chercher une autre nationalité, en l’occurence la nationalité suisse, à défaut d’opportunités dans le cadre d’un régime incroyablement méprisant envers les compétences nationales algériennes. « Le refus obstiné (du régime) de voir l’Algérie telle qu’elle est, dans un monde qui a profondément évolué, l’a conduit à refuser d’introduire la moindre réforme à un système de gouvernance aussi inefficace que dangereux », relève-t-il encore. Avant de larguer cette bombe à fragmentation : « Il est quasiment certain qu’en 2019, au terme de son quatrième mandat, le pays sera passé à côté de quelque chose de géant : une manne de près de 1000 milliards de dollars engrangés en 20 ans, fruits de ressources non renouvelables. Qui aurait suffi à financer les besoins en développement de tout le continent africain » !

Vous avez bien lu : une manne de 1000 milliards qui aurait suffi à financer les besoins en développement de tout le continent africain !

Circulez, rentrez, il n’y rien à voir. Cette manne « céleste » aura plutôt servi à  » créer les conditions d’un chaos indescriptible, au lieu de servir à remettre (rien que) le pays sur les rails grâce à des réformes hardies que personne n’aurait pu contester » !, indique l’ancien Trésorier de l’Algérie, la mort dans l’âme. Pire encore, « les énormes besoins sociaux, dopés par la rente pétrolière et une démographie galopante (un accroissement de plus de 20 millions d’habitants au cours de la période 1999-2019) ne pourront plus être couverts par suite de la dissipation de la rente pétrolière », observe-t-il. Et d’enfoncer encore ce clou : « Le pays ne produit presque rien. Il survit grâce aux importations » ! Rien donc hors des hydrocarbures (98% des exportations), alors que le reste, soit les 2% restants, sont aussi un don de la Nature, en l’occurrence les minerais dont regorge l’Algérie !

Ce qui risque de se passer à l’horizon de 2019

L’ancien Trésorier de l’Algérie étaie ses prévisions par des arguments chiffrés. « Le déficit de la balance des paiements atteindra des sommets en 2019, de même que le chômage et l’inflation. Son ampleur exposera le pays à une crise de la dette analogue sinon plus grave que celle qui a résulté de la crise pétrolière de 1986-1987. Il tourne à 30 à 35 Milliards de dollars par an depuis trois ans », chiffre-t-il. « Le déficit budgétaire dépasse déjà 15% du PIB et restera au moins aussi important qu’aujourd’hui. Il ne peut plus être couvert par les recettes fiscales accumulées au titre du Fonds de régulation de recettes, qui sont déjà épuisées », prévient-il. Une prévision qui, qu’à Dieu ne plaise, entraînera des conséquences désastreuses. « Ce déficit empêchera, s’il n’était résorbé d’une manière ou d’une autre, de payer les fonctionnaires, d’assurer les services publics et maintenir les subventions aux catégories sociales les plus vulnérables ». «En 2019, ces déficits ramèneront les avoirs extérieurs du pays à zéro. Ce scénario n’a rien d’exagéré, le pays l’ayant déjà vécu ».

Il en ressort qu’à l’issue du quatrième mandat du président Bouteflika, l’Etat algérien, ou ce qu’il en reste, n’aura même pas de quoi payer les salaires de ses fonctionnaires, à plus forte raison « acheter la paix sociale » via la subvention tout azimut des besoins de la majorité des citoyens habitués à la rente.

Une éventualité qui risque de sonner le glas définitivement du régime algérien, qui ne doit sa « survie » qu’à l’ « achat de cette paix sociale ». Le spectre du début des années 90 et donc de la guerre civile, avec son long cortège funèbre (250. 000 morts), risque ainsi de se reproduire. « A mon arrivée au gouvernement en 1992, les caisses étaient vides et la banque centrale ne pouvait plus dénouer les opérations de swaps sur or (c’est-à-dire racheter l’or vendu au comptant) effectuées l’année précédente. Il manquait, pour ce faire, 1,5 milliards de dollars. Autant dire que les réserves de change étaient négatives ! », rappelle Ali Benouari. « Cette situation nous avait conduits à mobiliser tout l’appareil de l’Etat dans une gigantesque opération de mendicité internationale dont les seuls résultats étaient de nous maintenir dans le même état de précarité financière mais avec des abandons progressifs de souveraineté et un enlisement progressif du pays dans la guerre civile ».

Voilà, le mot est lâché : la « guerre civile » risque de se reproduire au bout du quatrième mandat de Bouteflika. Autant que le spectre d’un « rééchelonnement en bonne et due forme qui fût décidé en 1994, permettant de reporter sur 15 ans les échéances de la dette qui absorbaient la quasi-totalité de nos recettes extérieures ». « Le risque est donc sérieux de se retrouver de nouveau dans la situation de ne pas pouvoir couvrir les besoins du pays en nourriture, biens d’équipements et matières premières pour maintenir l’économie en état de fonctionnement minimal », prévient encore Ali Benouari. Une prévision confirmée par les rapports internationaux mais que le régime de Bouteflika, qui fait de la fuite en avant une  » politique d’Etat  » !, ne veut pas regarder en face.

( 23 mai, 2017 )

Les « terroristes » de 89 sont toujours là… A la fête de Jeanne d’Arc à Paris et Marseille, par exemple …

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Mur-bleu gds.jpgLa Révolution a été faite par la violence et la Terreur. Elle est née dans elle, par elle, et seulement grâce à elle. Ainsi, bien sûr, que la République dont elle a accouché. Même Emmanuel Macron, alors ministre, l’avait affirmé, reconnaissant avec raison que le peuple français n’avait pas voulu la mort du Roi…

Et, si Lénine parlait – en un autre domaine – de « maladie infantile du communisme », on peut parler, à propos de Révolution et de Républiques, de leur maladie congénitale, en rappelant ce mot si juste de Gustave Thibon faisant remarquer le lien – génétique, pourrait-on dire – entre « le chaos explosif des révolutionnaires » et « le chaos figé des conservateurs du désordre ». La République, devenue le régime de la France, puis maintenant un véritable Système, emploie alternativement, en fonction de la situation et de ses besoins, l’une ou l’autre forme de ce « chaos ». Qu’elle est. Aucun nuage ne se présente-il à l’horizon ? Elle offre le spectacle rassurant d’un régime calme et normal, cachant soigneusement l’immense fleuve de sang d’où elle est sortie. Des oppositions, des dangers surgissent-ils ? Les descendants des sectionnaires de Robespierre sont toujours là car, c’est bien connu, « la république gouverne mal mais se défend bien » …

A Paris et à Marseille, on a pu voir, à l’occasion de cette dernière Fête de Jeanne d’Arc, que la violence terroriste des héritiers de la Révolution et de sa République était loin d’avoir disparu, bien au contraire.

A Paris, à la fin du colloque du Cercle de Flore du samedi 13 mai, auquel le Prince Jean de France participait, un groupe d’une cinquantaine de terroristes a surgi, soudain, pensant probablement disperser le colloque, ou quelque chose dans ce genre. Les militants royalistes les ont promptement fait déguerpir, par un usage approprié de la force, mise au service de la raison

A Marseille, le jeudi 18, en fin d’après-midi, autre scénario : le dépôt de gerbe et l’allocution prononcée au pied de la statue de Jeanne d’Arc des Réformés (en haut de la Canebière) ne fut perturbé que par des cris haineux d’une vingtaine de terroristes, auxquels il fut décidé de ne même pas répondre – comme à Paris – en les forçant à se taire.

Il n’en demeure pas moins que ces deux événements nous permettent de renvoyer à ceux qui aiment la manier – en la « retournant » à leur intention – la fameuse phrase : il est encore fécond, le ventre d’où est sorti la bête immonde !

La bête immonde, c’est le Terrorisme, né en France avec et par la Révolution, qui a causé le génocide vendéen, le premier des temps modernes, et la mort d’environ six cent mille Français. Un terrorisme qui s’est survécu au fil des décennies, avec une Louise Michel, et la mise à feu de Paris pendant la Commune ; avec la sinistre Epuration de 44-45, et l’assassinat de milliers de Français…

L’amusant – si l’on peut employer ce mot, ici – c’est que le terrorisme est pratiqué par des groupuscules qui s’auto nomment « antifascistes », alors qu’ils ne sont que de « prétendus » antifascistes : les fascistes, ce sont bien eux, ceux qui veulent interdire l’expression de toute autre idée que la leur, et ne faire régner qu’une loi, la leur ; qu’un parti, le leur. Et qui sont les frères, les fils et filles de tous les fascismes et terrorismes venus des origines terroristes de la République, le fascisme rouge du marxisme offrant d’ailleurs de curieuses similitudes avec le fascisme vert de Daech, qui, comme la Révolution, fait commencer l’Histoire avec son apparition, et cherche à détruire autant qu’il peut tout ce qui l’a précédé…

( 19 mai, 2017 )

Entre effondrement du prix du cacao et mutineries militaires, le « miracle » ivoirien ressemble de plus en plus à un mirage

 

Communiqué de Bernard Lugan, le grand spécialiste de l’Afrique. Lisez son mensuel par internet : L’AFRIQUE REELLE : contact@bernard-lugan.com

 

En Côte d’Ivoire, à l’effondrement du prix de la noix de cacao, vient de s’ajouter une nouvelle mutinerie militaire, la seconde depuis le début de l’année. Le plus grave pour le régime est que ce mouvement émane de ceux qui portèrent le président Ouattara au pouvoir.

 Retour en arrière : début janvier 2017, une première mutinerie affecta le noyau dur des fidèles du président, ceux qui avaient combattu pour le hisser au pouvoir et qui, en récompense, avaient été intégrés à l’armée nationale. Ne se satisfaisant pas de ces « embauches », les mutins exigeaient non seulement le versement de primes, mais encore l’équivalent de 7500 euros… plus une maison. Des prétentions insensées dans un pays où la moitié de la population survit avec un euro par jour. Et pourtant, paniqué et impuissant, le gouvernement céda immédiatement à ces demandes exorbitantes. Or, loin d’apaiser la situation, cette capitulation provoqua une réaction en chaîne de la part de tous les « corps habillés », à savoir les policiers, les gendarmes, les douaniers et les pompiers.

 Respectant sa promesse, le gouvernement versa 5 millions de francs CFA, soit 7620 euros à chacun des 8400 hommes concernés, le reste devant l’être en plusieurs termes. Or, les responsables de la mutinerie du mois de janvier négocièrent avec le gouvernement dans le dos de leurs mandants et, à l’issue d’un marchandage complexe, ils renoncèrent officiellement au versement du reste des sommes promises, à savoir environ 7 millions de francs CFA par mutin. La « base » n’ayant pas accepté ce geste « patriotique », elle a accusé ses leaders d’avoir été achetés…Voilà pourquoi, le 12 mai, une nouvelle mutinerie a éclaté à Bouaké, puis à Abidjan. Une mutinerie d’hommes de base livrés à leur bon vouloir et n’ayant plus de cadres pour les contrôler…

 Pour encore compliquer l’affaire, ceux des « anciens combattants » ayant porté Alasssane Ouattara au pouvoir et qui n’ont pas été intégrés dans l’armée, réclament eux aussi ce qu’ils estiment être leur dû. Or, en raison de l’effondrement du prix de la noix de cacao, les caisses de l’Etat sont vides.

 Le président Ouattara se trouve donc face à un choix douloureux :

1) Soit céder une nouvelle fois en confirmant ainsi que son pouvoir est d’une extrême faiblesse, avec pour conséquence que sa survie politique pourrait ne pas durer jusqu’à la fin de son mandat prévu en 2020.

2) Soit faire preuve d’autorité et tenter de mettre au pas des mutins avec pour résultat d’entrer en confrontation directe avec le cœur de ses partisans. Pour le plus grand profit de ses opposants…

Dans le numéro du mois de juin 2013 de l’Afrique Réelle, j’écrivais :

« Hissé au pouvoir par le président Sarkozy, Alassane Ouattara n’a toujours pas réussi à se dégager de l’image de fondé de pouvoir du nouvel ordre économique mondial qui lui colle à la peau. Arrivé à la présidence dans les fourgons des forces spéciales de l’ancien colonisateur, son prestige est limité ; c’est pourquoi il n’a pas réussi à prendre ses marques, prisonnier qu’il est d’une histoire politique dont il ne parvient pas à s’extraire ».

 A moins d’une rapide et spectaculaire reprise en main, l’avenir de la Côte d’Ivoire s’annonce donc difficile. Or, avec le Nigeria et l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire est l’une des trois « locomotives » de l’Afrique sud-saharienne… Mais le Nigeria est en récession et en proie à de très graves problèmes régionaux dont, mais pas exclusivement, celui de Boko Haram ; l’Afrique du Sud  a une croissance de 0,1% et traverse une très grave crise politique, économique et morale. Quant à la Côte d’Ivoire…Au-delà de leur portée régionale, les évènements  de Bouaké et d’Abidjan illustrent la faillite d’un continent auquel « experts » et « spécialistes » mentent depuis l’époque des indépendances. Un « pieux » mensonge fondé sur l’approche économique, l’illusion universaliste et la juteuse escroquerie qui a pour nom développement [1].

 Bernard Lugan

15/05/2017

( 19 mai, 2017 )

Des dirigeants européens sans enfant pour préparer notre avenir ?

 

Lu sur le site « boulevard Voltaire » cet article de Gabrielle Cluzel d’un grand intérêt sur nos dirigeants en Europe tous sans enfants…

 

Tout devrait être mené avec le pragmatisme aimant et prévoyant d’un bon père de famille et d’une bonne mère de famille. Y compris un État.

 

L’étrange constat se répand sur les réseaux sociaux comme une traînée de poudre, relayé par de nombreux internautes, troublés : les principaux dirigeants européens actuels n’ont pas d’enfants. Emmanuel Macron, bien sûr, mais encore Angela Merkel et Theresa May, et aussi l’Écossaise Nicola Sturgeon, l’Italien Paolo Gentiloni, le Néerlandais Mark Rutte, le Luxembourgeois Xavier Bettel, le Suédois Stefan Löfven et enfin Jean-Claude Juncker lui-même.

Quelle importance, direz-vous ? Il n’est pas besoin d’être parent pour être compétent. D’aucuns diraient même que cela leur permet de se donner tout entiers à leur pays. Non, bien sûr, il ne s’agit pas d’un vaste complot d’égoïstes « No Kids » ayant décidé tous ensemble de se rendre les maîîîîtres du monde ! Chacun a, bien sûr, des raisons qui lui sont propres – pas d’enfants parce que trop d’investissement politique ou, à l’inverse, un investissement politique parce que pas d’enfants ? -, un parcours personnel et parfois des souffrances : Nicola Sturgeon n’a pas caché avoir fait une fausse couche il y a 6 ans.

Individuellement, cette infécondité ne veut rien dire. Mais collectivement, elle est autrement chargée de sens.

Tout d’abord pour le symbole : nos pays européens vieillissants à la natalité en berne ont des dirigeants à leur image, révélateurs d’un état d’esprit – quelle que soit, encore une fois, l’histoire de chacun – où la vie de famille, la procréation, l’envie de transmettre ne sont pas les priorités. Comme ceux qui les gouvernent, nos nations acceptent de disparaître sans postérité.

Ensuite pour le malaise qui en résulte : alors que l’horizon semble si chaotique, que les peuples ont l’impression qu’une élite décide de leur avenir – et donc de celui de leur progéniture – sans les consulter, comment ne pas soupçonner ces dirigeants qui n’auront pas l’un des leurs embarqué dans l’esquif France – ou Allemagne, ou Italie, etc. – de s’en moquer finalement comme d’une guigne : pourvu que le rafiot tienne encore quelques années, hein… après moi, le déluge !

Enfin, pour les implications concrètes : un enfant vous préserve d’être complètement hors-sol. Vous fait faire l’expérience du don de soi, d’un intérêt supérieur qui prime sur le vôtre, du sentiment de n’être que le maillon d’une chaîne, de l’attachement charnel qui prime sur le sentimentalisme utopique.

« Je n’ai pas d’enfant moi-même, mais tous les enfants du monde sont mes enfants ! », m’avait lancé sur un plateau de télévision la féministe Isabelle Alonso. C’est joli et touchant, mais ce n’est pas vrai, bien sûr. Nous sommes capables d’empathie pour tous les enfants du monde, mais l’amour qu’une mère porte à ses enfants est un sentiment différent. Car, sinon – pardon de le dire brutalement -, toute mère viendrait hurler de douleur quotidiennement dans la morgue de Necker, devant chaque petit cercueil blanc inconnu.

On le sait – fondamentalisme féministe oblige -, l’expression « bon père de famille » a disparu du droit. Pour satisfaire ces dames dans un esprit de parité, il aurait mieux valu la conserver et lui adjoindre celle de « mère de famille ».

Car tout devrait être mené avec le pragmatisme aimant et prévoyant d’un bon père de famille et d’une bonne mère de famille. Y compris un État. Veillant au grain et au bien-être de chacun, à son épanouissement, à sa sécurité et à celle de son foyer en fermant à double tour sa porte, ce qui ne l’empêche nullement d’accueillir les pauvres gens dans le besoin, pour autant qu’il ne donne pas à ses propres enfants le sentiment de les spolier ou les brimer.

Quand nos dirigeants, qui n’ont jamais fait cette expérience intime-là, semblent n’être que des consultants en management. Et cela, forcément, fait froid dans le dos.

Ecrivain, journaliste
( 17 mai, 2017 )

DEUX JOURS EN CONTRASTE : 13 – 14 MAI 2017

 

Lu sur « lafautearousseau » ce très beau texte de Jacques Trémolet de Villers

 

Dans ces deux jours, des 13 et 14 mai 2017, se sont déroulés deux événements étonnamment et absolument contraires. Comme un contraste destiné à éclairer. Y-a-t-il une leçon ?

 

Le premier évènement est la prise de fonction du nouveau président de la République.

Forte majorité électorale. Fort consensus, malgré les débuts de fronde. Grand espoir suscité par une allure délibérément sérieuse, presque majestueuse, pleine de respect envers la fonction. Une fonction républicaine qui s’inscrit dans l’histoire de la Ve République.

Chef des Armées. Command-car. Visite aux soldats blessés.

Mais aussi, invitation du « compagnon » du policier tué sur les Champs-Elysées. Le « compagnon » est comme le veuf et la veuve.

Emmanuel Macron avait placé sa campagne sous le signe de Jeanne d’Arc « Comme une flèche, sa trajectoire est nette, Jeanne fend le système et porte un rêve fou qui finit par s’imposer comme une évidence ».

Il saluait en elle son « intuition de l’unité », alors que la France déchirée était « coupée en deux ».

Dans son premier discours de Chef de l’Etat – le 14 mai, jour officiel de la Fête de Jeanne d’Arc – il dit « sa volonté constante de réconcilier et de rassembler l’ensemble des Français… ».

On ne peut qu’adhérer à l’intention… mais la question vient « les réconcilier et les rassembler sur quoi ? »

Sur Emmanuel Macron ?

En Marche (Emmanuel Macron) … la République En Marche (Emmanuel Macron).

C’est dans la droite ligne du fondateur de la Ve République, qui se considérait comme « l’incarnation de la légitimité » française… et s’était toujours fait « une certaine idée de la France ».

Emmanuel Macron, est-il ce « centre de pureté, de vérité, autour duquel les énergies latentes viennent se grouper ? » ; est-il ce « peu, mais ce peu sera tout, un souffle, une lumière, une doctrine, une direction, une voix venue du fond de la conscience de la France et qui aille au-delà du présent ? »…

Et sera l’analogue de ce que Jeanne fut ?

Emmanuel Macron est-il, comme il l’a laissé entendre à Orléans, une Jeanne d’Arc pour notre temps ?

Second événement, tout en contraste.

Dans un local de la rue de Cléry « l’espace Cléry » … deux à trois cents personnes, de tous âges, mais avec beaucoup de jeunes gens, débattent « du bien commun ».

Le colloque est organisé par l’Action Française.

Un invité de marque : le Prince Jean d’Orléans, héritier des quarante rois. L’intervention du Prince, comme celle des autres d’ailleurs, est sous la forme moderne d’un entretien « questions / réponses ».

Le Prince évoque sa famille, sa femme, ses enfants, le prince Gaston, sept ans, à qui il apprend à bien planter ses radis… car la ligne n’est pas toujours droite… mais il est obligé de composer entre la nécessité de « planter bien droit les radis et aussi le désir de voir son fils y parvenir par lui-même, et donc, accepter que la ligne ne soit pas toujours impeccable… », car l’attention et la volonté propre, comme la satisfaction – et aussi le résultat – sont plus éducatifs pour l’enfant. C’est, bien sûr, une petite parabole sur la méthode capétienne.

Après les radis, il parlera des poules et des poussins, puis du Domaine de Dreux, puis de la ville de Dreux, avec leurs expériences quotidiennes et modestes… dans le seul désir « d’améliorer l’entente entre les habitants, et de désamorcer les possibles explosions de haine. ».

Après deux autres interventions, je dois conclure.

Je dis en substance que notre « bien commun », aujourd’hui, dans cet espace Cléry, c’est le Prince, et sa famille, sa descendance … que le bien commun, nous ne l’avons ni choisi, ni élu, qu’il nous est donné par la nature et par l’histoire, c’est-à-dire par Dieu, et que notre honneur est de le servir.

Je souligne le contraste entre « la campagne Macron », tirée au cordeau du marketing le plus moderne, et le Prince qui apprend à son fils à planter des radis…

Le royaume de France, bien sûr, est du côté des radis… Mon neveu à qui je raconte l’anecdote me fait observer que radis, c’est la racine, celle dont se nourrissaient les serfs selon l’histoire officielle, au Moyen-âge « les paysans mangeaient les racines ».

C’est aussi la racine d’un royaume dont « labourage et pâturage sont les deux mamelles ». Le contraste est absolu entre l’élu triomphant d’un monde hors-sol et l’héritier des quarante rois qui enseigne à son fils le plant de radis.

Je ne peux pas rester au Banquet du soir où le Prince restera, mangeant, buvant et chantant avec les militants, après avoir téléphoné à la Princesse et dit en souriant « je reste, j’ai la permission ».

Quelque soixante nervis « anti-fa » se présentent, armés de coups de poing américain et de barres de fer pour « casser la réunion ». Ils sont vigoureusement repoussés, avec les mêmes armes. Un blessé grave chez eux.

L’organisateur, inquiet, s’excuse auprès du Prince, de ce trouble, mais le Prince, souriant, répond… « C’est normal, je m’y attendais. ».

18447013_1186577194785704_644037050458448161_n.jpgLe lendemain à 10h, défilé, de la place de l’Opéra à la statue de Jeanne. Un gros millier de personnes… les organisateurs pourraient le multiplier, mais je ne pense pas qu’on puisse dépasser ce chiffre.

Des drapeaux de l’Action française, des portraits de Maurras, Bainville, Daudet … Des slogans, brutaux, comme tous les slogans, « A bas la ruine publique… ».

Arrivée à Jeanne – Silence – Rassemblement – Discours.

Je dis qu’à ce moment où, dans la cour de l’Elysée, la République triomphante installe son nouveau président, nous sommes au pied de Jeanne pour lui dire notre espérance.

Notre espérance, c’est le petit prince de Dreux, qui apprend à planter ses radis et à élever ses poules. C’est notre histoire aussi simple et aussi pure qu’elle est humble et féconde. Elle est sainte aussi. Car Jeanne, c’est la sainteté là où on ne la trouve pas, dans la politique, dans la guerre et dans les tribunaux.

Orléans, pour la guerre, Reims pour la politique, Rouen pour la justice et le martyre.

La sainteté de Jeanne, dans la vie politique est dans un seul geste, à genoux devant le Dauphin, à Chinon, puis à genoux devant le Roi à Reims. « L’envoyée du Ciel met un genou à terre devant le Roi désigné », sans regarder à sa qualité personnelle – à sa prestance, à sa puissance matérielle, à ses chances de l’emporter.

La sainteté en politique, c’est de servir … non seulement le royaume, la France… l’Etat… de entités abstraites, mais de servir celui qui incarne le bien commun de ces entités, le Roi.

A qui ne sert pas quelqu’un, on ne peut pas faire confiance, car il ne sert que lui-même.

Je regarde mes auditeurs. Ce n’est pas l’ENA, ni Polytechnique… c’est plutôt artisans, ouvriers, employés, smicards ou étudiants…Ce n’est pas « le peuple » des discours. C’est le peuple, en vrai.

En puissance, c’est dérisoire.

Dans l’instant, Macron est tout. Le Prince n’est rien.

Mais, aujourd’hui, Macron est sans descendance. Sa postérité n’est que politicienne, par l’énarchie et les autres grandes écoles.

Le Prince a deux fils et deux filles.

Si ce n’est pas lui, comme il me l’a dit, il y a quinze ans, ce sera mon fils, ou mon petit-fils… mais cela sera, car « nous autres les rois, nous avons le temps avec nous… ».

Entre les deux images, l’hésitation n’est pas permise. L’honneur, la joie, la beauté et la fécondité sont du coté du Prince et de son fils, de la poule au pot et des racines.

Si c’était, comme dans la vie mystique, la méditation sur les Deux Etendards, celui de Jésus-Christ et celui du Prince de ce Monde, on ferait un choix absolu.

Mais c’est dans la vie temporelle, tout est mélangé. On peut voir que l’espérance temporelle est du côté du Prince de l’enfance et des jardins, mais il n’est pas interdit d’y joindre une nécessaire compromission pratique avec le monde électoraliste et technologique, tel qu’il est.

Encore que … ça se discute.

Macron peut compter sur la République pour le paralyser, ou, au moins le canaliser… sauf à ce qu’il devienne dictateur… Auguste. ? ou Caligula. ?

Ou autre chose … un bon intendant en attendant le maitre de maison ?

Ou, malheureusement, un jeune homme trop doué, trop avenant, trop chanceux … que les médiocres s’acharneront à détruire.

De toutes les façons, la seule issue, c’est le rien ou le royaume.

Continuons le royaume. L’avenir est dans le jardin, comme le bonheur est dans le pré.

Jacques Trémolet de Villers

( 15 mai, 2017 )

Le peshmerga entarté

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Qu’il est difficile d’être un philosophe militant ! M. Lévy ne le sait que trop, lui qui vient de se faire « entarter ». Cet affront, surtout répété (une dizaine de fois depuis 1985), couvre M. Lévy de chantilly et de ridicule. Aucun panache donc dans cette mésaventure : ni inquisiteur pour vouer aux flammes ni dictateur pour « engeôler » ce docteur de la bien-pensance; non, tout juste un peu de crème pâtissière sur la veste et le visage. Personne ne le plaindra : après tout, il vit confortablement de ses idées, de ses convictions, de ses certitudes ; cela vaut bien d’être payé d’une petite tarte de temps à autre.

Sa dernière mésaventure, ce 10 mai à Belgrade, ne se ramène pourtant pas à une simple « potacherie ». Imputé à un groupuscule communiste, l’entartage avait pour but de le punir pour son engagement bosno-islamique virulent durant la guerre civile de Yougoslavie. On n’a oublié à Belgrade ni les victimes des bombardements de l’Otan ni l’amputation du Kosovo, en passe de devenir une enclave islamiste au coeur de l’Europe. A ceux qui l’assaillaient aux cris de « Assassin  ! Va-t’en de Belgrade  ! », M. Lévy, se croyant peut-être dans une assemblée révolutionnaire, a répondu par « Vive la démocratie à Belgrade ! » – de l’idéologie, encore et toujours.

Il était pourtant venu, rempli de bonnes intentions à l’égard de lui-même, pour la présentation de son film Peshmerga, sorte de « long reportage sans nuances » (Télérama) sur la ligne de front entre soldats kurdes irakiens et combattants de l’Etat islamique. Le seul mérite de ce film de 2015 est de valoir à peine mieux que l’insupportable Serment de Tobrouk (2012), film d’autopromotion où celui qui a contribué à inspirer la calamiteuse intervention de Libye a l’outrecuidance et le ridicule de prendre la pose du héros.

Et de s’ériger en héraut (autoproclamé) de la démocratie. On pourrait le juger pitoyable si son immixtion médiatique récurrente et son pouvoir de nuisance dans les « affaires étrangères » de la France n’étaient avérés (voir ses rapports avec MM. Hollande et Sarkozy). Satisfait du soutien de la coalition occidentale aux peshmergas du Kurdistan irakien, il doit se féliciter que M. Trump se propose aujourd’hui d’élargir ce soutien en y incluant les Kurdes de Syrie, au motif que ce sont eux qui reprendront Raqqa à l’Etat islamique. Sans doute y voit-il une opportunité, lui qui prône un Kurdistan indépendant en affirmant de façon péremptoire que les Kurdes « deviendraient, s’ils l’emportaient, un modèle pour la région ». Or, si une aide purement tactique contre l’Etat islamique est parfaitement fondée, il ne faut pas en minimiser les effets pervers qui favoriseraient l’irrédentisme kurde : la majorité des Kurdes (vingt à trente millions) se trouvent en Iran et en Turquie, deux pays nécessaires à l’équilibre régional « post-Daesh ».

Le nationalitarisme pro-kurde de M. Lévy d’ores et déjà décrédité eu égard aux maux et problèmes engendrés par ses précédentes menées idéologiques, on attend la onzième tarte

Louis-Joseph Delanglade

( 11 mai, 2017 )

Natacha Polony: «Monsieur Hollande, merci pour ce quinquennat»

 

Lu sur « le Réveil Français »

 

Puique François Hollande est finalement satisfait de son quinquénat, puisque BHL, ce philosophe génial (et géniar) a déclaré du haut de sa superbe et de ses petites certitudes a tressé des lauriers sur la tête ridicule de ce président « normal »,on est assez content d’entendre la petite musique de Natacha Polony glissant quelques bémols dan les portées de cette mélodie un peu trop céleste.
Le Réveil Français

 

Natacha Polony: «Monsieur Hollande, merci pour ce quinquennat» dans actualités Polony

Le Figaro Par Publié le 05/05/2017 à 19h04
CHRONIQUE – Pendant ces cinq ans, tous les maux qui rongeaient la France ont progressé. Mais le monopole de l’alternative a été sciemment laissé au Front national.
Monsieur le Président de la République, vous vous apprêtez à quitter l’Élysée dans une indifférence polie. Car les Français sont polis. Ils pourraient même aller jusqu’à vous accorder leur compassion pour cette pitoyable sortie. Mais ils sont trop occupés à montrer à chaque patrouille de la brigade des mœurs idéologiques leur visa de conformité, ce vote Macron qu’il faut porter en bandoulière dans la démocratie transparente qui est désormais en marche.
«À aucun moment vous n’avez semblé comprendre ce que signifie porter les destinées d’un peuple millénaire qui a choisi l’universel comme particularisme»
Vous avez pris soin de réciter vous-même votre panégyrique, ce qui dénote une certaine lucidité de votre part, conscient que personne d’autre ne s’y risquerait. Mais vous devriez finalement vous en sortir sans trop de honte: les livres d’histoire ne pouvant se contenter du récit de l’insignifiance, les épisodes les plus emblématiques de votre quinquennat n’empliront que les archives des gazettes people. Les petites vengeances de votre compagne, par tweet ou par livre, le scooter, les croissants… cet épanchement permanent d’un petit moi, cet écoulement de l’ego trahissant votre incapacité radicale à assumer le pouvoir dans sa dimension sacrificielle. À aucun moment vous n’avez semblé comprendre ce que signifie porter les destinées d’un peuple millénaire qui a choisi l’universel comme particularisme.
Ni face à la jeune Leonarda, galvanisée par sa médiatisation soudaine au point d’instrumentaliser crânement la tradition d’asile politique de la France, ni face à ces journalistes que vous avez cru manipuler pour édifier votre statuette. Ni quand vous avez laissé un premier ministre velléitaire torpiller le volontarisme politique d’Arnaud Montebourg, qui tentait de vous faire tenir votre promesse de Florange, ni quand vous avez abîmé la parole présidentielle, sur le fond et sur la forme, en trahissant autant la grammaire que vos promesses de campagne.
Mais il y eut mieux. Pendant ces cinq ans, tous les maux qui rongeaient la France ont progressé. Désindustrialisation, désertification des territoires, effondrement de pans entiers de notre économie. À votre décharge, il fallait être commentateur médiatique pour ne pas connaître votre parcours idéologique et pour s’imaginer que vous alliez remettre en cause la mécanique ravageuse qui nous impose de choisir entre endettement et destruction de notre modèle social, entre dépendance aux marchés et tiers-mondisation des modes de vie. Vous êtes de ceux qui, avec vos ennemis de la finance, feignent d’ignorer que la globalisation et le libre-échange ont, certes, atténué la pauvreté de millions d’Indiens et de Chinois, mais en ruinant les classes moyennes et populaires des pays occidentaux. Pendant qu’elles s’enrichissent, les élites progressistes font la leçon aux pauvres en leur disant que refuser la mondialisation, c’est refuser que des malheureux sortent de la misère. Et votre réponse, comme il a été dit à Whirlpool, est de leur expliquer qu’ils coûtent trop cher. Ils ne sont pas compétitifs et vous, comme votre prédécesseur, aviez promis à Angela Merkel et aux caciques de la BCE qu’ils le deviendraient à marche forcée. Parce l’ENA ne vous a pas appris autre chose.
«Vous avez obstinément refusé de nommer la cause de plus de 230 morts en France sous votre quinquennat»
Pendant ces cinq ans, la déstructuration de la communauté nationale s’est poursuivie dans votre silence assourdissant. Vous avez obstinément refusé de nommer la cause de plus de 230 morts en France sous votre quinquennat, laissant entendre que le combat contre l’islamisme pouvait être assimilé à une mise en accusation de l’islam. Et vous n’avez proposé qu’un débat politicien sur cette déchéance de nationalité qui vous indignait tant naguère. Vous avez été élu en 2012 sur une promesse fondamentale, celle d’apaiser la France. Un objectif ô combien nécessaire alors que les fractures se creusent et que les haines s’attisent. Mais qu’avez-vous fait d’autre que d’utiliser à votre profit politicien la dénonciation d’une part de la population supposée raciste ou réactionnaire? Qu’avez-vous fait sinon abandonner sciemment au FN le monopole de l’alternative? Les frustrations, le ressentiment, la colère, toutes les passions tristes habitent désormais une communauté nationale qui ne croit plus en sa capacité à se rassembler autrement que contre un ennemi désigné. Les Français, pourtant, aspirent à la grandeur, à l’espérance, mais également à la reconquête de l’économie par le politique, c’est-à-dire au retour de la démocratie comme expression de la souveraineté du peuple.
Mais au sortir de cette quinzaine de l’antifascisme, au sortir d’une campagne atterrante qui n’a fait émerger aucun enjeu, ni la remise en cause du pouvoir des multinationales, ni la définition d’un modèle alternatif et durable au consumérisme béat, ni la définition d’une identité commune, qui rassemble les Français de toutes origines et de toutes confessions, acceptez malgré tout, Monsieur le Président, nos félicitations pour votre réélection.

 

( 10 mai, 2017 )

Les catholiques pratiquants plébiscitent Emmanuel Macron

 

Lu sur le Salon Beige. En tant que Catholique pratiquant « de base », j’approuve totalement le texte de ce « prêtre diocésain ».

Philippe SCHNEIDER

 

Le candidat d’En marche! a obtenu 62% des suffrages exprimés par l’ensemble des catholiques (idem chez les pratiquants), et même 71% chez les pratiquants réguliers (qui vont à la messe au moins une fois par mois).

Le président élu a réalisé des scores plus élevés que dans l’ensemble de la population chez les protestants (67%), et beaucoup plus nettement encore chez les musulmans (92%).

Un prêtre diocésain m’envoie ce coup de gueule :

170507111624193430« Evêque, c’est par toi que je meurs ».

Telle fut l’apostrophe de Jehanne à Mgr Cauchon. Telle est celle de la France, « fille aînée de l’Eglise », en ce matin du 8 mai 2017. Elle est adressée à tous les évêques « collabos » qui ont appelé à voter Macron ou fait en sorte, par leurs écrits ou leurs paroles, peu ou prou, qu’il soit désormais Président de la République.

Les fidèles laïcs de France ne vous remercient pas Messeigneurs. Les francs-maçons par contre…

Ces évêques sont et seront co-responsables devant Dieu des lois et mesures contraires à la défense de la vie, à la défense du mariage, à la défense de la famille, à la défense du droit des parents à éduquer leurs enfants selon la raison et l’Evangile. Et la liste risque d’être longue…

Nous attendons, il faut bien le dire, en tremblant, les nouveautés de monsieur Macron et de tous ceux et celles qui vont œuvrer avec lui. Mais nous n’oublierons pas à qui nous les devrons aussi.

Mgr Cauchon s’est peut-être converti avant sa mort : nous lui souhaitons cette grâce. Nous prions aujourd’hui pour ceux de nos évêques qui sont des collabos et nous remercions les autres pour leur fidélité. Notre prière leur est acquise. Car il y a eu des évêques français clairvoyants, courageux et justes qui ont fait honneur à leur ministère pastoral. Nous leur en sommes reconnaissants. Si les laïcs sont tenus de subvenir aux besoins de l’Eglise, ils ne sont pas obligés de soutenir leur évêque : pourquoi ne donneraient-ils pas leur « denier de l’Eglise » à un autre diocèse dont l’évêque ne s’est pas compromis ? Les arguments financiers sont parfois plus entendus que les raisonnements théologiques, aussi évidents soient-ils.

Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat ; soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous le demandons en suppliant. Et vous, prince de la milice céleste, repoussez en enfer, par la force divine, Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre les âmes. Amen. »

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