( 8 mai, 2018 )

Vive Jeanne, vive la France ! (et en chantant, s’il vous plaît)

 

Lu sur « boulevard Voltaire« .

Il n’y a rien à rajouter à ce qu’écrit Gabrielle Cluzel. Il nous faut vraiment nous bouger pour sauver la France.

 

Puisse ce 8 mai nous donner l’envie de nous bouger le train.

« « Sonnez fanfares triomphales, Tonnez canon, battez tambours ! Et vous, cloches des cathédrales, ébranlez-vous comme au grand jour ! En ce moment la France toute entière est debout avec ses enfants, pour saluer comme nous la bannière de la pucelle d’Orléans !

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Tel est le premier couplet du cantique À l’Etendard qui devrait résonner ce soir à Orléans, pour honorer la Pucelle. Après des siècles, ou presque, d’oubli, elle fut quasi-simultanément (en 1920) canonisée par l’Église et honorée par la République à travers une fête nationale fixée le 8 mai. Date, qui hasard de l’Histoire, célèbre aujourd’hui la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Quiconque, à 15 ou 20 ans, a entendu résonner cet hymne dans une cathédrale sans frissonner, est un sourd ou un menteur. Et celui qui n’était pas là ce jour-là a raté sa vie. Cela sans vouloir faire mon Jacques Séguéla.

L’historien républicain Jules Michelet appelait Jeanne d’Arc, de façon toute oxymorique, « la Sainte laïque ». Elle est, en effet, à la fois symbole de fierté et de réconciliation. Et Emmanuel Macron lui-même – adepte d’un « en même temps », interprétable, au choix, comme ambivalent ou unitaire – l’a compris, qui l’a citée lors de l’hommage aux Invalides à Arnaud Beltrame, évoquant « [l’incarnation] de l’esprit français de résistance ».

La France, la résistance… mais aussi l’espérance. Les unes n’allant pas sans l’autre. Soyons clairs : à quoi bon se fatiguer, ma brave dame, si tout est plié ? Autant aller tout de suite en Belgique nous faire euthanasier. Non mais quel monde allons-nous laisser à nos enfants ? De vous à moi, d’ailleurs, est-il bien raisonnable d’en faire encore à présent ? Tout est écrit, c’est inéluctable, la France est finie, on vous dit : c’est la marche funèbre des défaitistes, le requiem des toutestfoutuistes, qui hantent parfois, il faut bien le dire, jusqu’aux colonnes de Boulevard Voltaire : « Les mauvais succombent à la tentation du mal ; mais les bons succombent à une tentation infiniment pire : à la tentation de croire qu’ils sont abandonnés », fait dire Charles Péguy à Jeanne d’Arc, figure emblématique s’il en est de « Cette petite espérance qui n’a l’air de rien du tout. Cette petite fille espérance. Immortelle. »
Parce qu’évidemment, nous qui connaissons la fin, ne pouvons imaginer la grande pitié d’alors au Royaume de France, bref, à quel point c’était mal barré, pour le dire façon Renaud plutôt qu’archange Saint Michel. Et l’humble outrecuidance, qu’il fallait à cette fillette pour prétendre sauver la France. Avec en sus un « gentil dauphin » pusillanime et tristounet, plus boulet que soutien.

Mais l’espérance n’est pas l’insouciance, et peut même rimer avec souffrance. Sa mort sur le bûcher montre que les procès en sorcellerie, les condamnations d’aujourd’hui peuvent être les canonisations de demain. Et vice versa. Pour se consoler, c’est toujours ça.

Notre époque a aussi ses sacrifiés, et sans grandiloquence, on a le droit de supposer que leur sang versé saura aussi féconder le sol français : parmi eux, Arnaud Beltrame, on l’a dit, mais aussi, le Père Hamel, ou encore, victimes non pas de l’islamisme mais de notre laxisme, deux fillettes placées par leurs parents sous le patronage de la petite bergère de Domrémy : Jeanne-Marie Kegelin, et Anne-Lorraine Schmitt.

« Étendard de la délivrance,
À la victoire il mena nos aïeux
À leurs enfants il prêche l’espérance
Fils de ces preux, chantons comme eux Chantons comme eux !
Vive Jeaaaaanne, vive la Fran-an-ce ! »

​‌”

Voilà le refrain.

Les « fils de ces preux » – frileux, grincheux ou même paresseux – manquent parfois cruellement d’entrain. Puisse ce 8 mai nous donner l’envie de nous bouger le train.

Ecrivain, journaliste
( 7 mai, 2018 )

Anniversaires et impostures

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

 

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M. Macron fête aujourd’hui son premier anniversaire à l’Elysée. Il avait, paraît-il, envisagé de commémorer (pour d’aucuns « célébrer ») le cinquantenaire des événements de Mai 68. Il y aurait renoncé.

Dans les faits, d’autres s’en chargent à sa place et à leur façon, c’est-à-dire dans un alliage confus de violence, de mensonge et de vulgarité – sans qu’on sache trop si cela est dû à l’arrivée du printemps, à une sorte de manoeuvre politicienne ou, plus simplement, à cette manie de certains de penser qu’ils peuvent tout dire et tout faire en toute impunité.

Certains étudiants, fort peu nombreux au demeurant, ont voulu rejouer Mai 68 en occupant des locaux universitaires. Grand écho dans la presse de gauche où, militantisme oblige, on a substitué la formulation volontairement mensongère  « les étudiants » à la bonne, c’est-à-dire « des étudiants ». Quelques « crasseux » donc (le mot est de Mme Le Pen), quelques gauchards minables réclamant une bonne note sans examen (pour eux, bien entendu, le seul moyen de l’obtenir, à en juger par le niveau zéro de leurs banderoles), quelques voyous colportant dehors de faux témoignages après avoir cassé et dégradé dedans tout ce qu’ils pouvaient : les étudiants bourgeois de mai 1968 avaient cru – c’en était grotesque – qu’ils rejouaient les barricades de 1848 ; ceux de 2018 n’ont fait jusqu’à présent que singer des singes.

D’aucuns arguëront que les douze cents black blocs du 1er mai sont la preuve qu’un mouvement sérieux et dangereux existe. Ce n’est pas si sûr. Derrière la logorrhée d’extrême gauche, on devine une « dimension carnavalesque » (l’expression est de M. Boulouque, historien de l’ultra-gauche). De fait, les propos tenus sous couvert de l’anonymat par certains participants renvoient à un comportement infantile de jeunes adultes pensant bien participer à un jeu video grandeur nature. Et, comme d’habitude, il est avéré que les révolutionnaires en noir sont de bons bourgeois bien installés dans l’existence comme le montre le profil de ceux qui ont été arrêtés (reportage de France Info). 

Les syndicats paraissent a priori plus respectables. Voire ! Ces organisations nullement représentatives (taux de syndicalisation autour de 10%), donc indûment qualifiées de « corps intermédiaires » par une presse inculte, sont plutôt de riches entreprises propriétaires d’importants biens fonciers (et autres), financées par l’Etat et assurant à leurs nombreux permanents des revenus plus que corrects. Ils jouissent pourtant du privilège exorbitant d’organiser des grèves fort préjudiciables pour le pays, dans le cadre d’un système socio-politique qui les privilégie au détriment de l’intérêt général. Les grèves actuelles montrent que certains sont prêts à aller beaucoup trop loin, oubliant qu’il y a des limites – comme le prouve la disparition de la S.N.C.M.* victime, entre autres choses, d’une emprise syndicale meurtrière. 

Et comment ignorer ici les politiciens dits « insoumis ? On sait que M. Mélenchon, conforté en cela par l’admiration béate de certains médias (la même qu’ils vouaient et pour les mêmes raisons à Mme Taubira, la culture, si peu qu’on en ait, en imposant toujours aux ignares), se prend pour Victor Hugo parce qu’il donne à ses interventions et ses vaticinations une dimension historique et littéraire. En ce mois de mai, son compère, M. Ruffin, fils d’un bourgeois de Calais, qui a eu le privilège de faire une partie de ses humanités chez les jésuites d’Amiens (dans le même établissement que M. Macron) mais se veut, comme il se doit, « un homme du peuple », lui fait écho en s’auto-proclamant porte-parole des obscurs, des petits et des sans grade. Au nom de quoi il a organisé, samedi 5 « la fête à Macron », manifestation dont le seul intitulé fleure bon la violence vulgaire, au moins verbale (ceux qui en douteraient n’ont qu’à consulter un dictionnaire) en contradiction totale avec l’interprétation bon enfant donnée par son promoteur (« une manifestation pot-au-feu »).

Pendant ce temps-là, M. Macron voyage(ait) aux antipodes. A Canberra, il aurait été question « d’un axe Paris-New Delhi-Canberra […] pour faire contrepoids à ce qui pourrait bientôt devenir l’hégémonie chinoise en Asie » (M. Guetta, France Inter). Voilà qui, contredisant son idéologie mondialiste, pourrait ne pas être de mauvais augure. En tout cas, vu de là-bas, Mai 68 paraît bien loin.

Louis-Joseph Delanglade

* Société nationale Corse-Méditerranée

( 6 mai, 2018 )

Crise en Centrafrique : à la conquête du diamant au prix d’une guerre civile ?

 

Lu sur « boulevard Voltaire » cette étude intéressante de Dominique Bilde sur la situation catastrophique en République Centre Africaine, dont la France semble se désintéresser.

 

L’insuffisance de mise en œuvre de mesures adaptées par la RCA, et le trop plein d’intrusions des intervenants internationaux dans l’ensemble du continent africain, nous amènent à anticiper un risque d’aggravation de la vague d’immigration…

 
Pays de plus de 4,5 millions d’habitants, la Centrafrique (« RCA ») est un pays dont la production de diamants destinés à la haute joaillerie s’établit à environ 500.000 carats bruts par an. Paradoxalement, la RCA reste classée parmi les premiers pays les plus pauvres de la planète. Au surplus, à la suite du renversement en 2013 du président François Bozizé, la RCA a connu un réel bouleversement. La situation très instable s’est aggravée après le départ du président Djotodia, contraint à l’exil en janvier 201

Ce chambardement politique a conduit les chrétiens à se constituer en milices connues sous le nom d’anti-balaka, afin de prendre leur revanche suite aux sévices des musulmans de la Séléka. Ce climat a tourné à l’affrontement interreligieux dont l’enjeu est clair : les vainqueurs de ces affrontements auront droit au contrôle des ressources naturelles dont regorge la RCA, notamment les diamants.

Le pays ne parvient plus à sortir de cette spirale de violence, et ce, nonobstant la présence de l’armée française dans le cadre de l’opération Sangaris, qui a pris fin le 31 octobre 2016, ainsi que de la MINUSCA (mission de l’ONU en Centrafrique). En effet, début avril, les forces de sécurité centrafricaines, en accord avec l’ONU, avaient lancé une opération militaire contre les groupes armés du PK5, principal quartier musulman de Bangui, afin de « ramener la paix » dans le quartier.

Le président Touadéra, en fonction depuis mars 2016, a fait appel à la Russie pour ramener l’ordre dans le pays. Cependant, cela n’a pas empêché l’attaque de l’église de Notre-Dame de Fatima le 1er mai dernier, prise d’assaut par des hommes armés musulmans en plein office religieux, dans laquelle étaient rassemblés des centaines de fidèles catholiques pour une messe en hommage à saint Joseph, patron des travailleurs. Le bilan est lourd : au moins 16 morts et 99 blessés (selon la Croix-Rouge centrafricaine). Ce climat « électrique » et ce regain de violences font craindre à beaucoup un embrasement comme la ville n’en a pas connu depuis plusieurs années.

La situation précaire du pays fait de celui-ci une cible évidente pour les pays étrangers, que l’envie de contrôle attire. Il faudra que les autorités centrafricaines redoublent de vigilance afin de conserver leur autonomie. L’attribution de missions claires aux intervenants internationaux parait, dès lors, essentielle. À ce titre, il faudra arrêter la rébellion, retrouver l’intégrité territoriale du pays, ainsi que traduire les chefs rebelles devant la Cour pénale spéciale de Bangui et la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. À ce stade, la RCA va-t-elle tirer son épingle du jeu ?

L’insuffisance de mise en œuvre de mesures adaptées par la RCA et le trop-plein d’intrusions des intervenants internationaux dans l’ensemble du continent africain nous amènent à anticiper un risque d’aggravation de la vague d’immigration d’ores et déjà inquiétante en Europe, en offrant une illusion de « sauveur » à ces peuples. Une solution plus rationnelle serait de soutenir ces pays dans le développement de leurs propres richesses, plutôt que de s’immiscer dans leurs affaires internes et de se substituer aux autorités en place, ce qui ne peut qu’encourager l’immigration.

L’équilibre proposé par ces intervenants étrangers à la majeure partie des pays africains conduit inévitablement à un déséquilibre profond dont les conséquences se répercutent tant au niveau interne africain, par une perte d’indépendance et d’autonomie, qu’au niveau européen, par la hausse de l’arrivée de migrants sur le territoire.

Députée française au parlement européen du FN

( 5 mai, 2018 )

SYRIE – FIN D’UNE ARNAQUE ?

 

Lu sur « le Réveil Français »

 

Les Etats-Unis gèlent (enfin) le financement des «Casques blancs»

les fameux casques blancs, dont les médias occidentaux et singulièrement français , qui ne veulent voir que le mirage des bons rebelles prêts à aider leur prochain, alors que tous les gens assez bien informés savent que se sont des terroristes inféodés à l’Etat islamique ou Al kaïda , financés par les fonds américains , entreraient dans une période de remise en cause par ces mêmes américains atteints d’un éclair de lucidité, et le robinet tendrait à se refermer. On doit saluer cela comme une bonne nouvelle pour les syriens

 

SYRIE – FIN D’UNE ARNAQUE ? dans actualités Casue-blanc-300x139

WASHINGTON DC, Etats-Unis (07h04) – Ils prétendent avoir sauvé 70 000 vies. Ils prétendent être des humanitaires. Ils prétendent faire le bien or, les Casques blancs syriens ne sont que des imposteurs, des terroristes qui s’habillent d’oripeaux élogieux. Forts du soutien américain, ils ont menti tout au long de ce conflit syrien. L’attaque chimique présumée de Douma, dans la Ghouta orientale, est-elle le mensonge de trop ? Visiblement. On a appris hier, tard dans la nuit, que les Etats-Unis ont décidé de geler l’aide apportée à ce groupuscule terroriste.
Et pourtant, il y a moins de deux mois, le Département d’État avait accueilli des membres des Casques blancs à Foggy Bottom. À l’époque, le groupe dit « humanitaire » recevait des louanges pour avoir soi-disant sauvé des vies en Syrie« Nos réunions de mars ont été très positives et les hauts responsables nous ont même fait part de leurs engagements à long terme jusqu’en 2020. Il n’y a eu aucune suggestion sur l’arrêt du soutien », a déclaré Raed Saleh, le leader du groupe, à CBS News.
Maintenant, ils ne reçoivent aucun financement des États-Unis, car le Département d’État dit que le soutien est «en cours d’examen». Les États-Unis représentaient environ un tiers du financement global du groupe.
« C’est un développement très inquiétant », a déclaré un responsable des Casques blancs. « En fin de compte, cela aura un impact négatif sur la capacité des travailleurs humanitaires à sauver des vies. »
Les Casques blancs, formellement connus par les Etats-Unis et les Occidentaux sous le nom de « Défense civile syrienne », sont un groupe de 3 000 sauveteurs-terroristes bénévoles. En réalité, rien de tout ceci n’est vrai…
( 4 mai, 2018 )

1er mai : Face à la gauche radicale, les syndicats ne font plus le poids

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

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Ce qui s’est passé à Paris le 1er mai – un terrorisme en action en plein centre-ville – ne nous renseigne pas seulement sur la virulence de l’ultragauche mais aussi sur la déchéance syndicale.

On se paye de mots, en effet, avec le syndicalisme français qui n’a de représentativité que celle qu’on lui reconnaît par habitude, facilité et lâcheté. (5% d’adhérents dans le secteur privé, 7% dans le secteur public !).

images.jpgLes troupes ont fondu, vieilli, les militants sont partis au Front National ou chez Mélenchon, les ex-gros bras de la CGT d’antan sont de vieux messieurs démotivés. Comme le PCF somme toute, qui n’a pour ainsi dire plus d’électeurs ni d’organisations militantes dignes de ce nom. Et encore moins de capacité révolutionnaire comme jadis. Tout cela ce sont des souvenirs. Ne restent plus que des bureaux, des apparatchiks à hauts salaires et des services comptables pour gérer les subventions et les aides diverses. Des coquilles vides. Le décompte des manifestants des grandes démonstrations de force se faisait jadis pour Paris et quelques grandes villes. Pour produire des chiffres de participation un peu moins ridicules, les syndicats, la police et les médias donnent désormais des résultats nationaux. 250 000 ? 140 000 ? Pour toute la France, cela ne fait plus grand chose. Le mythe révolutionnaire du Grand soir a fait long feu et le syndicalisme français, divisé, discrédité et exsangue, est une immense faillite, même s’il conserve, par le jeu de quelques minorités, un pouvoir de nuisance résiduel dont Emmanuel Macron fait en ce moment l’expérience.

Place donc dans la rue aux terroristes de la gauche radicale face à laquelle, désormais, les appareils syndicaux ne font plus le poids. Finis, en effet, les grands services d’ordre musclés de la C.G.T. ou du P.C.F. qui, il fut un temps pas si lointain, les auraient expulsés sans coup férir, ce premier mai.

Nous n’avons plus affaire aujourd’hui à la révolution prolétarienne mais à la violence pure, aveugle et nihiliste.

( 1 mai, 2018 )

« On se réjouit du retour de Charles Maurras au cœur de l’actualité ! »

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

Vendredi 27 avril dernier, quatre des militants de l’Action française ont été mis en examen pour « attroupement armé » après avoir été pris à partie par un groupe antifasciste qui tentait d’empêcher la tenue d’un cercle d’étude sur Charles Maurras.
François Bel-Ker, secrétaire général de l’Action française, revient au micro de Boulevard Voltaire sur cet événement. Il se réjouit que l’exclusion de Charles Maurras des commémorations ait eu pour effet de remettre sa personne au cœur de l’actualité et dénonce le regain de violence dont sont victimes les membres de l’Action française.

Quatre des quatorze militants stéphanois de l’Action Française ont été mis en examen pour participation à un attroupement armé. Que s’est-il passé à Saint-Étienne ce vendredi soir ?

La presse a en effet évoqué l’interpellation de 14 personnes, dont quatre militants et une dizaine de sympathisants de l’Action Française.
Vendredi soir, un premier cercle de la section de Saint-Étienne devait réunir une cinquantaine de militants de Saint-Étienne Roanne et de Clermont-Ferrand. Il avait pour thème « Une première rencontre avec Maurras ». Une contre-manifestation a rassemblé, selon la presse, 110 anti-fascistes. Ils ont essayé de s’opposer physiquement à la tenue de ce cercle d’étude. Le cercle n’était pas encore commencé lorsqu’une attaque des militants anti-fascistes est survenue. Quatre adhérents et dix sympathisants de l’Action Française ont été interpellés alors que l’Action Française ne faisait qu’organiser ce cercle. Les anti-fascistes qui eux étaient les assaillants n’ont en revanche subi aucune interpellation.

La presse parle davantage de Charles Maurras et de l’Action Française ces temps-ci. Comment vivez-vous cette remédiatisation du mouvement ?

Nous nous réjouissons que la personne de Charles Maurras revienne au cœur de l’actualité. Nous nous réjouissons également de la décision de dix des douze membres du comité national des commémorations de se désolidariser des choix du ministre et de démissionner suite au retrait de Maurras des commémorations nationales. Emmanuel Macron, en marge du dîner du CRIF, a estimé qu’il était anormal que Maurras soit retiré des commémorations nationales. Maurras est réédité et des ouvrages sur Charles Maurras paraissent. Un volume de plus de 1300 pages est édité aux éditions Robert Laffont.
Quant à l’Action Française, elle se développe énormément depuis une dizaine d’années, sur l’ensemble du territoire. Et quand un député comme Coquerel s’en prend soit à l’intérêt national, soit à des symboles comme la Basilique de Saint-Denis, il est normal que l’Action Française réagisse comme elle l’a fait pour s’opposer à de telles menées anti-nationales.

Craignez-vous un regain de violence contre l’Action Française ?

Nous ne craignons pas un regain de violence contre l’Action Française, nous le constatons. L’année dernière, une bombe a explosé sur nos locaux à Marseille. Notre colloque sur le bien commun a lui aussi été attaqué par une cinquantaine de militants anti-fascistes. À ma connaissance, nos plaintes sont laissées sans suite.
À Saint-Étienne, nous constatons également un regain des actions contre l’Action Française sans que les auteurs de ces attaques contre nos colloques, nos points de vente à la criée, nos salles d’études, nos réunions et nos locaux soient interpellés et sanctionnés. Nous constatons donc en effet un regain des activités d’extrême gauche et anti-fascistes contre l’Action Française.
Nos premières occupations ne sont toutefois ni ces groupuscules anti-fascistes ni ces groupuscules d’extrême gauche. Notre préoccupation première est la question de l’intérêt national. Nous souhaitons surtout débattre sur la forme des institutions avec les partis en place. Nous ne souhaitons ni disperser nos actions ni les réduire à une simple lutte des royalistes contre les anti-fascistes.
Les militants anti-fascistes ne sont que les idiots d’un système qu’ils ne cessent de défendre. Ils feraient mieux de lutter contre l’ultra-libéralisme défendu par le président Macron.

( 30 avril, 2018 )

Livraisons de S-300 russes à Damas, ou la subtile diplomatie de Poutine

 

Lu sur « boulevard Voltaire »

 

Poutine sait jouer aux échecs mais ne veut mettre personne mat, hormis les islamistes bien sûr.

La Russie a annoncé, il y a quelques jours, la livraison de missiles sol-air S-300 à l’armée syrienne. Au premier abord, cette nouvelle est logique : face à la dernière agression américano-franco-anglaise contre la Syrie, le Kremlin décide de renforcer la défense aérienne de son allié afin de décourager toute nouvelle tentation belliqueuse.

La défense anti-aérienne de la Syrie n’est, certes, pas catastrophique, comme l’a prouvé la destruction en vol de plus de 70 des missiles américains lancés vers Damas et Homs. De plus, chacun a encore en mémoire la destruction d’un F-16 israélien en février dernier à la suite d’un énième raid en Syrie de l’aviation de l’État hébreu. C’était la première fois depuis trente ans qu’Israël perdait un avion.

Depuis, celle-ci ne s’y est d’ailleurs plus risquée et la dernière attaque contre une base syrienne s’est faite depuis le Liban, l’aviation israélienne se gardant bien de s’aventurer à nouveau dans le ciel syrien. On notera, à ce propos, que ces violations répétées de l’espace aérien de ses voisins par Israël n’émeuvent pas beaucoup les pays occidentaux : il semble aujourd’hui acquis qu’Israël se situe au-dessus du droit international.

La livraison de ces S-300 est, en fait, une vieille histoire. Voilà plusieurs années que Damas les espère et qu’Israël les redoute. C’est, d’ailleurs, à la demande de l’État hébreu que Poutine a accepté à plusieurs reprises d’en différer la livraison. La diplomatie de Poutine est très différente de celle du monde occidental, qui ferait bien parfois de s’en inspirer : pas de leçons de morale et les dirigeants ne sont pas classés en bons et en méchants ; il y a des alliés que l’on ne lâche pas, mais on parle avec tout le monde, même à ceux qui attaquent son allié. Nous sommes loin des postures idéologiques des Américains et des Européens.

Mais, aujourd’hui, la donne a changé et cette annonce est une réponse envoyée à la coalition. Que les Occidentaux continuent à prendre pour argent comptant toute provocation d’attaque chimique en Syrie doit engendrer une parade. Il serait, d’ailleurs, intéressant de savoir qui finance ces fameux Casques blancs, toujours présents dans les grands moments de manipulation et parfaitement relayés par les médias occidentaux.

Cela étant, ce n’est pas Poutine lui-même qui a annoncé cette livraison, ce qui signifie qu’un différé est encore envisageable.

Un autre élément important est à noter : les bases russes de Tartous et Hmeimim sont dotées de missiles S-400, extrêmement performants. Il n’a jamais été question que les bases syriennes en soient dotées : les Israéliens en feraient un casus belli et, donc, les Américains aussi. Avec les S-300, nous sommes à la lisière.

Poutine sait jouer aux échecs mais ne veut mettre personne mat – hormis les islamistes, bien sûr. C’est grâce à cette subtile diplomatie qu’il est aujourd’hui le seul chef d’État qui peut parler avec tous les acteurs du dossier syrien.

( 26 avril, 2018 )

Merci, Monsieur Wauquiez…

 

Lu sur « boulevard Voltaire » ce très bon commentaire suite au « dérapage » de Laurent Wauquiez

 

Cette France préexistait à la république, et pourrait fort bien lui survivre.

 

De vouloir faire de moi un délinquant en puissance, justiciable des foudres correctionnelles, puisque je ne suis pas, loin s’en faut, un laudateur fanatique des vertus de la république !

En voulant instaurer une nouvelle loi scélérate, pire que la loi Gayssot d’inspiration communiste, vous souhaitez promulguer le délit « d’incitation à la haine de la république », franchissant ainsi un nouveau degré de l’échelle des lois scélérates contre la liberté d’expression.

Cette proposition liberticide, si elle venait à être adoptée, signifierait la fin du droit à la critique de ce qui n’est qu’un régime politique parmi d’autres et à appeler de ses vœux le droit à la venue d’un autre régime.

La propension des guignols censés nous gouverner à employer le mot « république » en lieu et place du mot « France » fait penser à celle de certains « journalistes » à user du mot « compliqué » au lieu du mot « difficile », bien que chacun ait une signification propre et parfaitement distincte.

Autrefois, on eût appelé cela « dire brique pour marteau » !

La France existait depuis 1.400 ans quand la bourgeoisie lui imposa par la force un régime républicain plus favorable à ses intérêts financiers et à son appétit de pouvoir.

Cette France qui préexistait à la république, et pourrait fort bien lui survivre, est un « concept » réunissant en son sein un territoire, des valeurs, une civilisation propre, un mode de vie, des coutumes particulières, un peuple, une histoire, un patrimoine et une religion. Ce concept dépasse, et de loin, celui de république, aussi étriqué et limité tant dans l’esprit que court en durée historique.

Il deviendrait interdit de dénoncer les causes ou effets nocifs de ce mode de gouvernement dont, faut–il le rappeler, l’esprit initial a été profondément perverti et dénaturé au fil des ans.

Nous serions contraints par « main de justice » de nous confondre en admiration béate pour un régime dont, pourtant, certains effets néfastes ne sont plus à démontrer.

Terminées les recherches historiques sur le génocide vendéen, la Terreur, la confiscation des biens, « l’épuration » et les massacres de « Libération », l’abandon de l’Algérie et le non-respect des accords d’Évian, les dérives post-soixante-huitardes… Les « vérités républicaines » officiellement proclamées deviendraient nos « haddiths » républicains, vérités intangibles, révélées !

Le maréchal Sissi, en Égypte, veut instaurer un « délit d’athéisme ». Monsieur Wauquiez veut instaurer, en France, un délit de « scepticisme républicain », les ukases normatifs devenant des normes intangibles, la république élevée à un statut de divinité.

L’analogie des démarches est de nature à nous amener à nous interroger sur la convergence de ces tyrannies de la pensée et de la liberté d’expression de l’esprit humain. Elles consacreraient notre entrée définitive dans l’ère de Big Brother, celle des citoyens déracinés d’une nation enchaînée et bâillonnée.

Gageons que, demain, l’intelligence artificielle si chère à nos mondialistes forcenés et irresponsables sera programmée pour être d’une parfaite orthodoxie républicaine et dénoncer les éventuels comportements déviationnistes d’humains réfractaires, pour la satisfaction jubilatoire d’un Soros.

Tout cela, Monsieur Wauquiez, rappelle furieusement les ukases soviétiques et maoïstes et leurs conséquences liberticides et génocidaires dont les victimes se chiffrent par dizaines de millions.

Combien de « mal-pensants » ont–ils été « redressés » ou « éradiqués » à coups de goulags, de famines provoquées, d’exécutions et de camps de la mort ?

Y penser devrait vous inciter à plus de réflexion, de modération et de sagesse. La politique politicienne et l’intérêt personnel dont vous êtes un expert doivent s’effacer devant la vie, la liberté, la France et la nation. C’est ce genre de distinction qui marque la différence entre un petit politique opportuniste et un grand homme politique, Monsieur Wauquiez.

avocat retraité
( 26 avril, 2018 )

Jean-Pierre Chevènement : cachez cet antisémitisme que je ne saurais voir

 

Lu sur « Boulevard Voltaire » ce très bon commentaire suite aux élucubrations de certains concernant le « nouvel antisémitisme »

 

On serait bien en peine de trouver dans les Évangiles, textes fondateurs du christianisme, le moindre appel au meurtre ciblé.

 Le Manifeste « contre le nouvel antisémitisme » n’en finit pas de faire réagir. Les forces et faiblesses de ce texte ont été pointées, ici et là, et notamment dans les colonnes de Boulevard Voltaire. Les forces, c’est évidemment la mise en avant de cette réalité indiscutable : l’« épuration ethnique à bas bruit ». 50.000 Israélites obligés de déménager en Île-de-France, « parce qu’ils n’étaient plus en sécurité dans certaines cités et que leurs enfants ne pouvaient plus fréquenter l’école de la République », ce n’est tout de même pas rien. Autre force de ce texte : celle de pointer du doigt le fait que les textes coraniques ne sont pas qu’amour et paix. Les faiblesses : cette demande que soient « frappés d’obsolescence par les autorités théologiques » « les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants ». Naïveté, fausse naïveté ?

Faiblesse que ce parallélisme entre l’abolition, par Vatican II, des « incohérences de la Bible » et ce que pourrait être une sorte de mise à l’index musulman. Cela ressemble diablement à ces fausses fenêtres que l’on dessinait autrefois sur une façade pour ne pas nuire à l’harmonie de l’édifice. Parallélisme d’autant plus bancal qu’on serait bien en peine de trouver dans les Évangiles, textes fondateurs du christianisme, le moindre appel au meurtre ciblé. Les prières officielles de l’Église ont toujours appelé, notamment dans la liturgie du Vendredi saint, à la conversion des juifs, des infidèles et des païens. Jamais au meurtre. Mais fallait-il demander à Philippe Val, principal rédacteur de ce manifeste, une rigueur d’exégète, lui qui passa une grande partie de sa carrière, notamment lorsqu’il dirigeait Charlie Hebdo, à taper sur l’Église (catholique, ça va sans dire !) ?

Multiplication des réactions à ce manifeste, disions-nous. Mardi, c’était au tour de Jean-Pierre Chevènement, président de la Fondation de l’islam de France, de réagir en déclarant qu’il jugeait « dangereux » de pointer « un nouvel antisémitisme musulman » et que cela contribuait à « créer un climat de guerre civile ». Donc, il ne fallait pas pointer du doigt ? Donc, il fallait passer sous silence ces 50.000 Israélites qui ne se sentent plus en sécurité ? Allons jusqu’au bout : ne confondons pas le sentiment d’insécurité et l’insécurité. Ce fut, des décennies durant, le discours des socialistes. Et Jean-Pierre Chevènement fut des leurs durant toutes ces années. Donc, il faut continuer à dire que tout va bien.

Pour préparer ce papier, je me suis promené sur le site de cette fondation présidée par l’ancien ministre de Mitterrand. Et j’y ai trouvé des choses intéressantes. Cette fondation se donne, entre autres missions, de promouvoir, « dans le respect du principe de laïcité, la connaissance du fait religieux musulman ainsi que l’histoire des civilisations et des sociétés musulmanes ». Fort bien. Un peu plus loin, on lit : « Ainsi, la Fondation veut-elle être un pont dans le dialogue des cultures. Elle aidera les Français à s’approprier cet héritage [la relation qui lie la France à l’islam] pour que l’apport de l’islam soit pleinement intégré dans la civilisation française. » Fort bien encore. Mais nous parlions plus haut de parallélisme. Pour la Fondation de l’islam de France, il y a donc des « civilisations et sociétés musulmanes » – ce qui est un fait – et la « civilisation française », expression très belle, certes, mais, il faut l’avouer, très vague aussi. Nulle part n’est évoquée notre civilisation chrétienne qui reste, quoi qu’on en dise, le fondement de notre société.

Nier ou, pour être plus juste, éviter les évidences – la France est un pays laïc et de tradition chrétienne, le nouvel antisémitisme contraint les Israélites en certains endroits de France à un exode interne – consiste à repousser vers l’avant les problèmes. Cela peut, peut-être, empêcher de « créer un climat de guerre civile », pour reprendre les mots de l’ancien ministre. Pas certain que cela empêche un jour la guerre civile.

Colonel à la retraite
( 23 avril, 2018 )

Que reste-t-il de Daech en Syrie ?

 

Lu sur « boulevard Voltaire »

 

L’État islamique constitue encore une menace.

 L’État islamique est vaincu. Il a subi des pertes considérables et de nombreux volontaires venus de pays étrangers sont repartis. Certains vers leurs pays d’origine, d’autres vers de nouveaux points de conflit : Afghanistan, Mali, Libye.

Ceux qui sont encore présents en Syrie tiennent quelques poches d’où ils parviennent à mener des raids meurtriers. La plus emblématique, et la plus restreinte, est celle de Yarmouk, dans la banlieue sud de Damas. À l’origine, c’est un camp de réfugiés palestiniens. Lorsque ces derniers ont été chassés de leurs terres en 1948, plusieurs dizaines de milliers ont trouvé refuge là. Au fil des décennies, il est devenu une vraie ville comptant 250.000 habitants.

Yarmouk a vu de nombreux combats, depuis 2011, entre Palestiniens, islamistes et armée syrienne. Finalement, en 2015, c’est Daech qui l’a emporté contre Al-Nosra et les islamistes palestiniens, l’armée syrienne ne tenant plus qu’une partie du camp aidée par des Palestiniens loyalistes.

Depuis, c’était le statu quo. Il a été rompu lors de l’attaque syrienne contre la Ghouta. Daech a profité du relâchement de l’armée dans son secteur pour attaquer de nouveaux quartiers, faisant plusieurs victimes et étendant son territoire.

Maintenant que la Ghouta a été vaincue, la reconquête de Yarmouk est à l’ordre du jour. Des troupes sont déployées à proximité depuis quelques jours et seront épaulées par des Palestiniens bien décidés à prendre leur revanche. Ce ne sera pas facile, tant le réseau de tunnels creusés par Daech est dense et profond. Tout en pilonnant les positions islamistes depuis le 21 avril, Damas a ouvert des négociations afin d’obtenir une évacuation qui lui éviterait de lourdes pertes.

Le deuxième territoire tenu par Daech est plus vaste et plus mouvant. Il se situe tout à fait à l’est, à la frontière avec l’Irak. C’est une zone désertique, mais le terrain y est accidenté, permettant les caches. Nous sommes à l’est de l’Euphrate, là où l’armée américaine s’est installée avec ses alliés kurdes. Cela permettait aux Américains de combattre Daech et de mettre la main sur les puits de pétrole syriens…

Mais depuis que les Turcs ont attaqués les Kurdes à Affrine, ceux-ci, mécontents du lâchage des Américains, ont, pour beaucoup, quitté la région et rejoint leurs frères dans le nord afin les aider en cas de nouvelle attaque turque. La lutte contre Daech a donc quasiment cessé, lui permettant de se réorganiser et de se déplacer à cheval sur les deux frontières. Malgré cela, les Américains interdisent toujours à l’armée syrienne de passer l’Euphrate, pour le plus grand bonheur de Daech, qui s’est même permis une attaque éclair contre la ville de Mayadine, il a quelques jours.

Quelques centaines de combattants de Daech se déplacent également dans le désert entre Palmyre et Mayadine, sans constituer un réel danger pour l’instant.

L’État islamique constitue donc encore une menace et la libération de Yarmouk est donc incontournable.

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