( 16 mai, 2018 )

Quatre ans après l’Euromaïdan, l’Ukraine continue de tuer au Donbass

 

Lu sur « boulevard Voltaire ».

Hélas – mais est-ce si étonnant – la « presse officielle » n’en parle pas !

 

Malgré cette résistance admirable, le Donbass a besoin de notre aide.

 

Je viens de me rendre au Donbass pour une nouvelle mission humanitaire avec l’association Ouest-Est pour aider les habitants de cette région qui est en guerre depuis 2014 et dont aucun média dominant ne parle. Ces mêmes médias qui nous avaient vendu l’Euromaïdan de 2014 comme une manifestation pour la liberté et la démocratie en Ukraine ne veulent pas nous avouer qu’il a donné lieu, au contraire, à une explosion de chaos et de terreur.

L’est et le sud de l’Ukraine sont majoritairement russophones pour des raisons historiques (les habitants étaient russes avant même que l’Ukraine n’existe) et une partie de ces habitants a pris les armes dès le coup d’État de 2014 pour prendre son destin en main contre un régime imposé par la violence qui avait promis, entre autres, de leur interdire l’usage de la langue russe.

Quatre ans plus tard, l’Ukraine est un vortex de destruction : l’économie est un bateau ivre, les salaires ont été divisés par deux, la corruption gangrène le pays et la guerre a scindé le peuple. Seuls Bruxelles et Washington tirent leur épingle du jeu en assujettissant progressivement Kiev à l’Union européenne et l’OTAN et en y lançant la Gay Pride, passage obligatoire de tout protectorat atlantiste qui doit prouver son attachement à l’émancipation de l’homme moderne brisé par deux millénaires d’obscurantisme chrétien.

Au Donbass la situation est difficile aussi, mais la mentalité est tout autre. Au Donbass, on ne veut ni de l’Union européenne, ni de l’OTAN, et encore moins de la destruction de la famille traditionnelle. Au Donbass, on refuse les OGM, on ne brade pas son économie aux conglomérats et on produit localement. La République populaire de Donetsk offre même gratuitement l’accès à ses hôpitaux aux Ukrainiens qui habitent de l’autre côté de la ligne de front en geste de solidarité avec tous les civils de la région. En quatre ans seulement, des administrations se sont créées, deux armées se sont formées, l’économie se relance et un esprit de résistance s’est solidement ancrée dans la population. Sur place, j’ai rencontré de nombreuses personnes et, à chaque fois que je leur demandais si la résistance valait la peine, ils m’ont tous répondu « Oui, sans aucun doute ». La guerre peut créer, paradoxalement, des solidarités et des dynamiques, et on sent très bien l’énergie positive qui se dégage des habitants du Donbass, dix fois moins nombreux que le reste de l’Ukraine et qui se défendent héroïquement malgré les bombardements de l’armée de Kiev.

Malgré cette résistance admirable, le Donbass a besoin de notre aide. Il est urgent de mettre la pression sur nos hommes politiques pour que la France exige de l’Ukraine la fin immédiate des hostilités, conformément aux accords de Minsk 2 que Kiev a signés et que Paris a cosignés. Il en va de la stabilité de notre continent et de l’avenir de ces milliers de familles du Donbass et d’Ukraine qui n’aspirent qu’à vivre librement. Librement et en paix.

Responsable d’une association humanitaire
( 16 mai, 2018 )

Mais qui veut donc de leur Europe ?

 

Lu sur le blog « La Couronne », le blog de soutien à la famille Royale de France.

 

Des trois « Grands » : le Royaume Brexit s’est désuni de cet équipage hétéroclite ; les chefs des deux autres se verraient bien « Présidents de la République » d’Europe ! Dans cet univers mondialisé, le titre de « Président » fait plus penser à un président du club de boules local qu’à la fonction prestigieuse de « Chef d’État. » « Chancelier » a une autre allure …

Mais nous le Petit Peuple, qui nous considérons comme un Grand Peuple, nous, nous avons à cœur de rester Français ; unis dans une Europe des Nations ! Nos aspirations ne sont pas celles de nos dirigeants !  Et en ce moment, Jupiter se rêverait bien César d’un empire Franco-Germanique. Jamais les citoyens de notre pays n’auront été aussi…Assujettis ! Il faut faire de nous des « Frankeuros » comme ils ont fait de notre monnaie des « Euros Francs » et… Nous savons mesurer combien nous avons gagné au change ! Sommes-nous là pour servir les ambitions de notre Élu en chef, ou est-il là pour servir la France et les Français d’abord et avant tout ?

La France mérite un Royaume et les Français méritent un Roi ! Il faut cesser de réduire les Français au format : « électeurs dociles et assistés. » Non, les Français ne sont pas des veaux, et ils n’ont pas le veau d’or comme idole ! Les Français sont des « Gens d’âmes », vous l’oubliez trop souvent « Messieurs les Politiques », vous ne leur parlez que de… fric et de frac. Vous croyez parler à des murs qui n’entendent rien, mais détrompez-vous, les murs ont des oreilles, les Français vous entendent, vous ont compris et peut-être démasqués… Votre Europe n’est qu’une grande surface commerciale, une foire d’empoigne dont nous ne voulons pas être les bestiaux.

Demain, les Peuples d’Europe se réveilleront, ils retrouveront leur diversité, leur histoire, leurs racines et leur dignité, ils s’affranchiront de vos oukases et renverront tous les prétentieux eurocrates aux oubliettes… Vous rêvez d’Empire, mais ni le Premier ni le Second n’ont réussi chez nous, et quant au Reich chez nos voisins… Vous rêvez d’uniformiser les Peuples, d’en faire des consommateurs obéissants, des électeurs soumis, chaussés de bons godillots pour être…En-Marche ! Mais le modèle n’enchante pas les foules…

Demain, il faudra autre chose pour prétendre décoller les Jeunes de leur portable.

Autre chose pour que les Cheminots reprennent leur chemin…de fer !

Autre chose pour que les Zadistes se mettent à cultiver des OGM,

Autre chose pour faire voler Air France !

Autre chose pour soumettre les Insoumis

Autre chose pour que Retraite ne rime plus avec Bérézina et moral avec chaussettes !

Ah, si notre Bon Roi savait !

Ah, si notre Bon Roi osait !

Mais, mieux encore, si nous, Français décidions d’être ce que nous sommes : fiers, intrépides, solidaires ; et sans attendre que « Tous les gars du Monde » nous donnent l’exemple, nous nous donnions la main… Osons bouter hors de France, et avec perte et fracas, ce mot ridicule qui n’a rien à faire dans notre dictionnaire : « Impossible » Car « Impossible n’est pas français. » Une voie royale peut s’ouvrir devant nous, à nous de l’emprunter !

Guy Adain

( 16 mai, 2018 )

Égarés dans le métro, ces Autrichiens ont été verbalisés : les Parisiens, eux, sont tellement disciplinés !

 

Lu sur « boulevard Voltaire ». Eh oui ! C’est cela la France républicaine !

 

En France,« les règles sont faites pour être appliquées »… mais seulement par ceux qui sont trop bien élevés pour s’asseoir dessus.

 

La mésaventure de ce couple d’Autrichiens en goguette dans la capitale a rencontré un grand succès sur les réseaux sociaux.

On ne les imagine peut-être pas, bien sûr, en culotte de peau ni feutre à plume sur la tête, mais au moins bras dessus, bras dessous, le nez au vent et l’appareil photo autour du cou, car Paris au printemps – Ach, Paris ! -, c’est un peu La Mélodie du bonheur.

Sauf qu’évidemment, ils se sont perdus dans les dédales du métro et ont emprunté par inadvertance, comme le rapporte un élu de Courbevoie qui se trouve être leur beau-frère, un sens interdit. Verboten! Éberlués, ils se sont vus aussi sec verbalisés, et allégés de 25 euros, par l’agent de la RATP auquel ils demandaient leur chemin. La mélodie de la stupeur.

Mais si cette déconvenue anecdotique a fait le buzz sur les réseaux sociaux, ce n’est pas seulement parce qu’on la trouve un peu discourtoise et mesquine. Elle est surtout emblématique d’un mode de fonctionnement délétère qui tend à se généraliser.

Le couple d’Autrichiens, lit-on, même s’il est un peu éberlué, ne conteste pas l’amende : « Les règles sont faites pour être appliquées. »

Bien sûr. La France étant un pays discipliné, sécurisé, où aucun étranger ne se permet de braver le moindre interdit, surtout pas, par exemple, de passer une frontière sans y avoir été invité, parce que, pardon, mais chez nous, attention-ça-ne-rigole-pas, Paris étant une manière de ville suisse où chacun balaie son pas de porte, prend soin des Vélib’, ramasse les détritus et les papiers gras, nettoie les crachats et les déjections canines, et où, grâce à toutes ces belles règles d’hygiène-là, on n’a jamais vu un rat (non, mais, quelle horreur, vous n’y pensez pas), le métro étant un havre de paix aseptisé où personne ne s’est jamais rien fait voler et où nul ne se colle à celui qui le précède pour passer à deux avec un seul ticket… il ne manquerait plus, saperlipopette, qu’un ménage de touristes autrichiens ait le toupet de venir mettre le fourbi, le bazar, le chantier – dont son pays, comme chacun sait, est coutumier – dans notre vivre ensemble si bien huilé !

Allez savoir pourquoi, j’ai pensé, en lisant cette histoire, à un petit scout qui s’est fait verbaliser sous mes yeux dans une gare de banlieue parce qu’il n’avait qu’une photocopie de sa carte famille nombreuse (mais quelle mère sensée donnerait l’original à un gamin de 12 ans ?). Le contrôleur, sourcils froncés sous la casquette, concentré, remplissait consciencieusement les cases du PV – « Tu peux m’épeler ton nom ? » – tandis qu’à côté de lui, on sautait gentiment par-dessus le portillon pour passer sur le quai.

Et aussi à ces Blacks Blocs qui ont tout cassé sans qu’il ne soit rien demandé aux organisateurs de la manif à laquelle ils s’étaient agrégés, alors que l’on avait exigé, quelque cinq ans auparavant, à LMPT d’indemniser la mairie de Paris pour une pelouse légèrement piétinée.

Et encore aux limitations de vitesse à 80 km/h dans nos campagnes, aux impôts dont les classes moyennes sont assommées, aux charges dont les PME sont accablées (malheur aux unes et autres si elles venaient à se tromper au moment de déclarer).

Les guides touristiques autrichiens devraient le mentionner, pour que leurs voyageurs ne soient pas étonnés : en France, « les règles sont faites pour être appliquées », mais seulement par ceux qui sont trop bien élevés pour s’asseoir dessus, truander et violenter l’agent par-dessus le marché.

Et lorsque ceux-ci sont pris dans ces drôles de filets qui retiennent la friture mais laissent passer les gros poissons, ils doivent morfler, pour compenser. C’est la conception de la solidarité à la française. Pas la mélodie du bonheur mais la rhapsodie du tricheur.

Ecrivain, journaliste
( 15 mai, 2018 )

Affaire Litvinenko, Syrie : des preuves, vous avez dit des preuves ?

 

Lu sur « boulevard Voltaire »

 

Comment se fait-il que deux mois après les faits, aucun gouvernement, aucun média mainstream ne s’étonnent bruyamment

en réclamant ces « preuves » qui jouent à l’Arlésienne ?

 Lors de mes études de droit que des gauchistes déchaînés s’efforcèrent de perturber à la mode soixante-huitarde, mes professeurs m’ont inculqué qu’il ne saurait exister de Justice sans preuve. En droit romain, comme en droit français ou anglo-saxon, la preuve demeure la clef de voûte qui permet à une cour de justice d’entrer en voie de condamnatio

C’est pourquoi, avant de sanctionner un comportement juridiquement punissable, les dirigeants des nations dites « civilisées » (comprenez : plus et mieux armées que les autres !) étalent les « preuves » qui les autorisent à intervenir et sollicitent un mandat onusien.

Ces dernières semaines, les dirigeants de la Grand-Bretagne, des États-Unis et de la France ont pris, dans deux affaires différentes, des décisions extrêmes en arguant de « preuves » qu’ils disaient détenir.

Le MI6 britannique nous a d’abord ficelé un remake de l’affaire du FSB qui, en 2006, aurait empoisonné au polonium le malheureux espion russe Litvinenko. Cette fois, c’est Skipral, ex-espion agent double russe emprisonné il y a plusieurs années en Russie, puis libéré, vivant officiellement à Londres depuis 2011, qui aurait été « empoisonné » avec sa fille Youlia (pourquoi elle ?) par un produit qui, comme par hasard, serait d’origine russe : le novitchok. Mme May pleine d’une morgue thatchérienne, nous assena que c’était un coup de Poutine, qu’elle en détenait « les preuves » et qu’elle les dévoilerait pour ridiculiser les complotistes sceptiques. Et de dénoncer unanimement la fourberie du « tsar », sans toutefois nous expliquer les motifs qui l’auraient poussé à vouloir éliminer (sans succès, puisque les deux ont survécu !) un espion rangé des voitures depuis plus de dix ans et sa fille. Applaudissements américains ! Et motif suffisant pour expulser allègrement un contingent de diplomates russes, sans que nul pays occidental ne s’en offusque.

En point d’orgue, tel Colin Powell brandissant sa fiole remplie de je-ne-sais-quoi à la tribune des Nations unies, voici Trump hurlant à l’attaque chimique en Syrie et accusant les troupes de Bachar el-Assad, qui n’en avaient nul besoin stratégique, d’en être les auteurs. Lui aussi « avait des preuves », il allait nous les montrer, foi de Yankee ! Et les toutous occidentaux, faisant allégeance et foi au verbe trumpien (Élysée en tête), emboîtèrent le pas aux États-Unis. Les voilà donc partis, sans la moindre habilitation de l’ONU, pour s’en aller bombarder joyeusement, et aux grands frais du contribuable, le territoire de l’État souverain syrien, foulant aux pieds un droit international réputé devoir s’appliquer au monde entier… sauf, comme par hasard, aux États-Unis, à son bras armé l’OTAN et à leurs vassaux…

Mais non, tout cela ne relève pas d’un délire impérialiste galopant, d’un mépris total pour le droit international, auquel se substitue « le droit du plus fort » (immortalisé en son temps par Jules César) ! Ce seraient là de vilaines pensées complotistes. Impossible de douter de la parole de la perfide Albion, ou de celle des États-Unis vêtus de candide probité, ces hérauts de la vérité.

Les « armes de destruction massive » de Saddam Hussein ont, bien entendu, été présentées à tous pour pleinement justifier l’anéantissement de l’Irak. Le « coup de la preuve qu’on détient mais qu’on ne montre pas » vous a comme un goût de réchauffé. Comment se fait-il que, deux mois après les faits, aucun gouvernement, aucun média mainstream ne s’étonne bruyamment en réclamant ces « preuves » qui jouent à l’arlésienne.

La crainte interdirait-elle désormais toute indépendance et tout contrôle des « preuves » ?

Liberté, Vérité, Indépendance appartiennent-elles désormais au passé de notre civilisation ?

avocat retraité
( 12 mai, 2018 )

TRUMP, MAY, MACRON

 

 

Tout a commencé avec Theresa May, la première ministre britannique, qui nous a raconté une histoire « ubuesque » d’empoisonnement d’un ex espion russe. Bien entendu, elle a accusée la Russie sans fournir la moindre preuve, refusant même de donner un peu du poison utilisé pour qu’il soit analysé !

Ensuite, nous avons eu l’attaque au gaz en Syrie. Le gouvernement syrien est accusé, sans preuve la aussi par les trois compères : Trump, May et Macron.  Examinons un peu les faits tels que nous les connaissons : l’armée syrienne aurait utilisé des gaz à Douma. Mais pourquoi donc alors que la bataille était gagnée, les derniers islamistes négociant leur reddition. Il aurait fallu être fou pour utiliser, pour rien, du gaz alors que le gouvernement syrien sait très bien qu’il est surveillé spécialement sur ce sujet. Y a t-il eu réellement du gaz utilisé ? Par qui ? On sait que certains groupes islamistes possèdent des armes chimiques !

Sans plus réfléchir, nos trois gouvernements décident de frapper la Syrie, une centaine de missiles sont lancés dont un peu moins de la moitié vont atteindre leurs objectifs, lesquels ont été choisis avec l’accord des Russes ! Bien entendu, aucune destruction sérieuse de réaliser. Un des objectifs venait d’ailleurs d’être vérifié par l’Organisation pour l’interdiction de l’arme chimique de La haye qui n’avait rien trouvé de répréhensible.

Pourquoi donc cette agression ? Quel est le but réel en plus de faire de la « com » ? Nous pouvons nous le demander à moins qu’il ne s’agisse de…. gaz ! Celui que l’on a découvert dans la zone économique syrienne ! Moyen de pression pour avoir des parts ? Où est-ce la Russie qui est visée ?

En tout cas, en tant que Français, nous ne pouvons qu’être inquiets du suivisme d’Emmanuel Macron.

René BASSON

( 12 mai, 2018 )

Maurras, hier, aujourd’hui et demain

 

 

Qu’une dame Nyssen, de nationalité française récente, se plie aux injonctions haineuses d’intellectuels faussaires pour juger de ce qui peut, ou pas, être commémoré dans l’histoire de France, voilà ce qui est moins un scandale qu’une démonstration. La preuve est faite que les ressorts du système sont ceux du sectarisme et du complotisme groupusculaire. Pour refuser à Maurras en ce 150e anniversaire de sa naissance, de figurer parmi les événements retenus par le Haut Comité aux commémorations nationales, le parfait illettré qu’est Frédéric Potier a cru se donner l’occasion de paraître intraitable en énonçant cette énormité : « commémorer, c’est rendre hommage ». Croit-il donc qu’on s’apprête à rendre hommage à la grippe espagnole, événement retenu dans la liste des commémorations prévues ? Quant à la LICRA, toujours grande dans sa volonté d’interdire, de censurer et de contrefaire, son aversion pour Maurras lui fait exhiber l’unique fiche qui lui tient lieu de culture à son sujet, celle d’un homme condamné pour « intelligence avec l’ennemi », sans aller, bien sûr, jusqu’à dire que ce fut à l’issue d’un procès dont un colonel Rémy a dit qu’il fut une forfaiture. Que de tels procédés qui rappellent ceux des totalitarismes du XXe siècle soient aujourd’hui le fait d’un ministère dit de la Culture ont quelque chose d’inquiétants. Au point qu’on sourit à l’idée que ces censeurs n’ont peut-être pas fait un bon calcul en s’autocensurant de la sorte. Car organisées par eux les commémorations auraient probablement sacrifié à un discours convenu et à un esprit moralisateur conforme à l’air du temps. Autant dire que l’air de la malédiction et de l’anathème aurait dominé les débats. La démarche scientifique, la probité intellectuelle, la simple vérité factuelle n’y auraient pas trouvé leur compte.

 

Au-delà de l’écume de ces controverses, et n’en déplaise à tous les Torquemada de la pensée, l’œuvre de Maurras demeure. Elle est aujourd’hui rendue plus facilement accessible par les nouvelles technologies de l’information. Les autodafés par le vide des bibliothèques, par la conspiration du silence et par la calomnie s’en trouvent contournés. Ceux qui auront la curiosité d’y aller voir verront de quel amour de la France brûla le cœur de Charles Maurras. Ils verront surtout quelles fortes raisons, vérifiées aux détours de l’Histoire, ont scandé son combat politique quotidien et fonder son royalisme. Aujourd’hui les mêmes biens publics qu’il appelait de ses vœux, font défaut ou sont menacés : la sécurité (contre l’invasion), les libertés (contre l’oppression), le besoin de Justice, la concorde entre Français. Si les situations concrètes et par suite les défis ne sont plus les mêmes, les besoins du pays restent identiques et ses carences ont toujours des causes idéologiques et institutionnelles. Le pacifisme porteur de guerre a pris l’allure de la mondialisation heureuse et de l’immigrationnisme à tout vent. La Liberté n’est toujours qu’un mot creux, mais qui formule, hélas, le triomphe de la modernité justement libérale : la totale autonomie de l’individu à l’égard du réel. Les avancées sociétales qui en découlent sont autant de reculs très préoccupants pour l’homme. Les libertés concrètes dont devraient jouir les communautés de destin qui structurent la vie sociale, subissent toujours un carcan idéologique, qu’aucune réforme sérieuse n’est venue véritablement contrarier, ni sur la question de la décentralisation, ni sur celle de la représentation. Au cours de l’histoire, c’est au Prince dont le sens de la Justice se traduisit en magistrature bienfaisante qu’est allée la confiance des Français. En l’absence d’un tel juge suprême l’autorité judiciaire n’est plus honorée d’une telle confiance. Quant à la concorde entre Français, elle suppose la forte réalité de la nation, ce « nous » commun favorisant l’entente plutôt que la discorde. On lui substitue un abstrait et inconsistant vivre-ensemble censé se confondre avec les valeurs et pratiques républicaines naturellement diviseuses. Il en résulte une société toujours plus éclatée oscillant entre individualisme et communautarisme, que ne corrigera aucune « citoyenneté européenne » ni aucun esprit cosmopolite.

 

Décidemment le dossier Maurras n’est pas clos. Ni pour l’histoire, ni pour la politique française présente et à venir.

 

Bernard Pascaud

 

( 11 mai, 2018 )

Mai 68, la bacchanale des dupes

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

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Politiquement, ce fut un vrai jeu de massacre : tout au long des « événements » de Mai 1968, les gagnants ont tous fini dans les cordes.

Lancé par des groupuscules d’étudiants trotskystes, doctrinaires austères durement embrigadés, le mouvement s’amplifia à la faveur d’une vague anarcho-libertaire qu’ils vouaient aux gémonies. Et lorsque les vieilles organisations syndicales, obsolètes et minoritaires, tentèrent de reprendre la main, elles se virent doublées par la « base » qui, portée par ses rêves de bien-être, les entraîna au blocage total du pays. La gauche socialiste, enfin – avec Mitterrand et Mendès –, persuadée de pouvoir « surfer » sur la vague avant de ramasser la mise, dut assister, impuissante, au triomphe électoral du parti gaulliste. Triomphe lui-même éphémère : il préludait à la chute brutale, un an après, du général de Gaulle.

En 1974, après la parenthèse pompidolienne, cette bacchanale des dupes allait connaître son ultime prolongement : l’élection de Giscard d’Estaing consacrera l’aboutissement des valeurs intimes de Mai 68. Son programme « décomplexé » – primauté de l’économique et libération des mœurs – célébrait les noces du libéralisme et de l’idéal libertaire. Sous le signe d’un libre-échangisme généralisé, l’extrémisme libéral embrassait l’illimitation du désir. Giscard, jeune surdoué convaincu d’avoir découvert la pierre philosophale de la politique, le nombre d’or de la « société libérale avancée », entendait mettre la France sur la voie du Progrès, identifiée à sa dissolution dans le conglomérat européen. Il lui a offert un veau d’or : la déesse Consommation devenait reine de France, vouée à l’adulation des foules.

Et les choses se déroulèrent ainsi afin que s’accomplît la parole des prophètes : Maurras dans L’Avenir de l’Intelligence (1905) – « le règne de l’or, maître du fer, devenu l’arbitre de toute pensée séculière » – et Péguy dans L’Argent (1913) – « cet automatisme économique du monde moderne où nous nous sentons toujours plus étranglés par le même carcan de fer…»

Aujourd’hui, le veau d’or est vainqueur, mais où est sa victoire ? Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve : au milieu des décombres de Mai 68, ne l’oublions pas, a aussi germé une profonde insurrection de l’esprit. 

( 10 mai, 2018 )

ACCORD NUCLÉAIRE AVEC L’IRAN : TRUMP L’APPRENTI SORCIER !

 

COMMUNIQUE DE PRESSE de Jacques MYARD

 

Article du Réveil Français , écrit par : Jacques MYARD Maire de Maisons-Laffitte Membre Honoraire du Parlement Président du Cercle Nation et République

ACCORD NUCLÉAIRE AVEC L’IRAN : TRUMP L’APPRENTI SORCIER ! dans actualités Trum-Iran

En ce 8 mai qui marque la fin de la 2éme guerre mondiale, cauchemar de l’Humanité, vient de Washington l’annonce du President Trump que les Etats-Unis ont décidé de se retirer de l’accord nucléaire avec l’Iran.
Un accord qui fut difficile à conclure mais qui aux affirmations des experts de l’AIEA de Vienne est respecté par Téhéran. Ce qui est confirmé par la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne du coté européen.
Pour avoir suivi en direct le discours du Président Trump sur une chaine anglaise on ne peut qu’être sidéré par ses accusations de terrorisme contre l’Iran alors qu’il passe sous silence que ses chers alliés l’Arabie-Saoudite, le Qatar ont financé et continuent de financer des Islamistes intégristes en Syrie et hier en Irak.
De plus l’Arabie-Saoudite conduit une guerre d’agression au Yemen aves la complicité coupable de Washington acheté par Ryad avec de juteux contrats d’armement.
Son discours est proprement surréaliste et d’une totale hypocrisie !
Sa décision de retrait s’accompagne de menaces de sanctions contre les sociétés qui commerceraient avec l’Iran ce qui va provoquer de nouvelles tensions avec les pays européens.
Nous devons regarder la réalité en face et prendre conscience que la politique des néoconservateurs est de retour à Washington; après celle de Bush II qui a créé le chaos au Proche et Moyen-Orient, Donald Trump emboite le pas et conduit cette région déjà martyre- clé de voûte pour la paix du monde- dans de très graves tensions, voire dans une guerre sans fin au mépris de l’intérêt des peuples y compris israélien, n’en déplaise à Netanyahou !
De plus cette décision n’est pas de nature à maitriser la prolifération des armes de destruction massive, car les pays qui ont atteint le seuil nucléaire risquent de réfléchir à deux fois avant de croire dans la signature des Américains.
La décision de D.Trump est aussi un échec cuisant, cinglant pour Emmanuel Macron qui prétendait, il y a peu et sans rire, qu’il pouvait faire changer d’opinion le président américain, son atlantisme l’aveugle.
Il devrait méditer les paroles sages de Virgile :
 » Jamais de confiance dans l’alliance avec un puissant «
( 9 mai, 2018 )

Situation aggravée au Proche-Orient : Les pressions d’Israël pour que Trump dénonce l’accord nucléaire avec l’Iran

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Cette chronique a été rédigée avant que Trump ait fait connaître sa décision. On sait qu’en l’espèce la raison ne l’a pas emporté. L’analyse d’Antoine de Lacoste n’en est pas moins pertinente sur le fond et parfaitement éclairante.  LFAR

 

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C’est le grand feuilleton que Donald Trump savoure depuis longtemps.

Déjà, pendant sa campagne électorale, le futur Président n’avait pas de mots assez durs pour dénoncer cet accord, « le pire » que l’Amérique ait signé. Il est vrai qu’avec lui, le pire est souvent atteint.

Depuis son élection, le discours a certes connu des variations, mais la tendance générale est à la dénonciation et donc au retrait américain de ce traité qui fut signé par les cinq membres du Conseil de sécurité de l’ONU, plus l’Allemagne et l’Iran.

Appelé JCPOA (Joint Comprehensive Plan of Action) il avait été très complexe à mettre en œuvre. La France y était opposée malgré les pressions des milieux d’affaires qui rêvaient de s’implanter en Iran. Laurent Fabius, fit tout pour faire capoter les négociations. Israël également. Mais l’habileté de Lavrov, la détermination d’Obama et les concessions iraniennes aboutirent à une signature en juillet 2015.

Les fréquentes envolées de Trump sur le sujet laissaient penser que l’affaire était entendue et que le retrait américain était certain, comme pour le traité sur le climat.

Mais la détermination européenne (on croit rêver en accolant ces mots) a fini par peser sur l’obstination de Trump. La France et l’Allemagne lui ont rappelé qu’un accord, même imparfait, était préférable à l’absence d’accord. Macron a donc proposé de le renégocier pour y inclure des discussions sur les missiles balistiques et sur la présence iranienne en Syrie.

Les Russes ont doctement rappelé que l’accord était signé et qu’il n’y avait pas de raisons de revenir dessus. Quant aux Iraniens, furieux, ils déclarent qu’aucune nouvelle négociation n’aura lieu. Mais, en réalité, ils sont très inquiets et voient s’éloigner les levées définitives des sanctions qui empêchent le décollage économique du pays.

Israël, est à nouveau entré en scène. Tout en rappelant, comme d’habitude, que sa sécurité était en jeu, Benjamin Netanyahu a affirmé que l’Iran violait l’accord de 2015 et qu’il avait des preuves. Mais, comme pour l’attaque chimique en Syrie, on les attend toujours. Personne ne l’a cru, et son mensonge a été finalement contre-productif.

C’est le 12 mai que Trump annoncera sa décision. En attendant, il jubile : « Personne ne sait ce que je vais faire le 12 mai. Je pense que nous aurons une super occasion de faire un bien plus gros accord, peut-être. » Voilà qui n’est pas limpide, mais rappelons-nous que Trump a ses propres règles du jeu.

En attendant le 12 mai, l’Iran ne se fait guère d’illusions et le Président Rohani s’est permis une sortie étonnante. A la télévision iranienne,  il a ainsi interpellé Trump: «Vous n’avez aucune expérience en matière de traités internationaux. Comment un marchand, un constructeur de tours, peut-il émettre des jugements sur les affaires internationales ? ».

Espérons que la raison l’emportera chez Trump et que l’on évitera le saut vers l’inconnu.

Antoine de Lacoste

( 9 mai, 2018 )

Donald Trump 1, Xi Jinping 0 : les États-Unis en passe de gagner leur guerre commerciale ?

 

Lu sur « boulevard Voltaire »

 

Au fond, il n’y a qu’en Europe qu’on se laisse manger la soupe sur la tête.

 « I always win », disait Donald Trump lors de la campagne électorale qui lui a permis de devenir le président des États-Unis. Celui qu’on croyait fou ne serait-il pas un négociateur génial, rodé par des décennies dans l’immobilier new-yorkais ? Dans un tweet, The Donald a déclaré : « La Chine va retirer ses barrières douanières parce que c’est ce qu’il faut faire. Les taxes vont devenir réciproques et un accord sera trouvé sur la propriété intellectuelle. » Après avoir fait monter les enchères, la Maison-Blanche descend donc d’un ton, réaffirmant son amitié à l’endroit du président chinois Xi Jin

On nous prédisait une guerre commerciale, elle n’aura peut-être finalement pas lieu ; du moins, pas dans les proportions que pouvaient imaginer les Cassandre. Pour être plus précis, le monde est plongé dans une guerre commerciale généralisée depuis déjà des décennies, comme l’a expliqué Emmanuel Todd au Figaro : « Notre libre-échange, avec la tension structurelle sur la demande, c’est déjà de la guerre commerciale. Donald Trump ne fait qu’inverser les règles du jeu à l’intérieur de cette situation de guerre. Il faut arrêter de faire comme si tout cela n’était pas sérieux seulement parce qu’il s’agit de Donald Trump et que la couleur de ses cheveux ne nous plaît pas ou qu’il n’est pas populaire auprès des acteurs milliardaires d’Hollywood… »

Le déficit commercial américain avec la Chine est colossal, de l’ordre de 375,2 milliards de dollars en 2017. Pour Donald Trump, les pratiques commerciales et monétaires prédatrices et déloyales chinoises, comme la sous-évaluation de sa monnaie, maintes fois dénoncée pendant la campagne, avant que le président américain ne nuance ses propos, en seraient l’une des causes principales.

Premiers promoteurs du libre-échangisme économique à sens unique sur la scène internationale, les États-Unis n’ont jamais rechigné au protectionnisme, par pur pragmatisme – un penchant qui, avec Trump, pourrait bien devenir une habitude. Ce même pragmatisme que nous refusons sous nos latitudes, engoncés que nous sommes dans l’« idéologie sans-frontiériste » de l’Union européenne, qui nous condamne à croire que l’ouverture inconsidérée de nos économies, la suppression de toutes les barrières, y compris celles qui ne font que filtrer, nous garantiraient une sorte de prospérité éternelle, sinon de paix structurée autour de l’harmonie concurrentielle.

Aux États-Unis comme en France, les vingt dernières années ont vu les classes moyennes et populaires se paupériser, l’ascenseur social se bloquer, et des pans entiers des territoires se désindustrialiser et se désertifier – comme l’illustre de façon spectaculaire la hausse de la mortalité des Américains blancs défavorisés (le « white trash », comme s’autorisent encore parfois à dire les bien-pensants d’outre-Atlantique, chez qui l’adulation d’un multiculturalisme à la Terra Nova le dispute au classisme et au racisme anti-blanc), selon une étude d’Angus Deaton, prix Nobel d’économie.

Les périphéries exclues des centres profitant de la mondialisation perdent sur toute la ligne, mais elles font aussi des dégâts collatéraux. En subventionnant leurs exportations pour gagner des parts de marché aux États-Unis, les Chinois ont provoqué des dizaines de milliers de pertes d’emploi dans l’Amérique de la « Rust Belt » qui a plébiscité Donald Trump, où se trouve notamment l’industrie de la sidérurgie.

Le libre-échange ne profite pas aux pays qui sont acquis à la doxa, mais à ceux qui trichent. La Chine réussit dans la mondialisation parce qu’elle se protège avec l’outil monétaire et des normes. Idem pour l’Inde de Narendra Modi, qui a augmenté ses droits de douane sur des dizaines de produits de consommation en début d’année, sans que pourtant personne ne s’en émeuve. On le voit avec Donald Trump, du reste, la menace fonctionne. La Chine sait que les États-Unis veulent négocier.

Au fond, il n’y a qu’en Europe qu’on se laisse manger la soupe sur la tête. Et si, nous aussi, nous comprenions enfin les règles non écrites de la mondialisation économique ?

Députée française au parlement européen
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