( 11 juin, 2017 )

Espagne : des députés à la mentalité de guerre civile veulent retirer la dépouille de Franco du Valle de los Caídos

 

Lu sur « lafautearouseau ». Bien entendu, nous approuvons entièrement de « Grain de sel »

 

Mur-bleu gds.jpgIl n’est ni dans notre vocation ni dans nos habitudes de nous ingérer dans les affaires intérieures d’un pays souverain. Nous avons du reste bien assez à faire comme cela en nous occupant seulement de notre tâche centrale : faire tout ce qui est en notre pouvoir afin de rétablir dans sa vigueur passée notre chère France, que le Système déclasse inexorablement depuis 1875.

Pourtant, il est des moments où l’on peut – où l’on doit – ne pas rester indifférent à ce qui se passe ailleurs, et même réagir avec vigueur. Car, en l’occurrence, la France est concernée par le lamentable épisode dont vient de se souiller lui-même le parlement espagnol. Pour ceux qui l’ignoreraient, une motion est passée au parlement afin de retirer de sa sépulture du Valle de los Caidos la dépouille de Francisco Franco, qui y repose depuis sa mort, le 20 novembre 1975, selon sa volonté.

Laissons aux Espagnols le soin de se mettre au clair avec leur histoire. Mais il se trouve qu’à un moment de la nôtre, le généralissime Franco a été intimement, et d’une façon décisive, lié à la nôtre : et pour nous, ce fut « pour le meilleur ». Rencontrant Hitler à Hendaye, le 23 octobre 1940, il lui refusa tout ce qu’Hitler demandait, notamment le passage de ses troupes par l’Espagne pour aller attaquer notre armée d’Afrique du Nord. Ce danger immédiat écarté, nos forces purent être préservées, et se préparer pour leur rôle futur.

Mais il y a plus encore : on sait la puissance des partis communistes français et italiens, à l’époque, et combien la religion révolutionnaire – heureusement morte depuis – soulevait les foules. Il est clair que si Staline et le Komintern, maîtres absolus de cette sanglante marionnette qu’on appelait « République espagnole », s’étaient emparés de l’Espagne, ils prenaient la France et l’Europe de l’Ouest à revers. Nous, Français, nous courions alors le risque et le grand danger de devenir une « démocratie populaire » avant la lettre, comme le devinrent en 45, pour leur plus grand malheur, les pays de l’Europe de l’est, enfermés pour quarante ans dans une oppression épouvantable, et qui connurent une terrible régression, dans tous les domaines de leur existence. C’est à Franco que nous devons d’avoir échappé à cette horreur.

Pour ce service immense rendu à la France et à la liberté, et par son attitude face à Hitler, dans toute la mesure de ses moyens, il est juste de dire que Franco évita un mal effroyable, hâta la fin des hostilités et le retour de la paix. Il agit donc bien en ami de la France, mais aussi de la Paix. Cela nous donne le droit de dire notre reconnaissance, en tant que nation, à l’attitude courageuse du généralissime Franco, et d’exprimer notre plus profonde commisération envers le ramassis de députés qui ont osé voter une motion à leur image : parfaitement méprisable !

La France et la Paix, l’Histoire disent merci à Franco. La honte reconnaitra les siens.

( 5 juin, 2017 )

Terreur sur l’Europe

 

 

Suite aux attentats de Londres, lu sur « lafautearousseau » cet article qui résume très bien la situation.

 

3578948983.jpgLe 8 janvier 2015, au lendemain des tueries du 7, notamment chez Charlie Hebdo, nous écrivions ceci, qui s’applique parfaitement à ce qui vient d’arriver en Grande-Bretagne, qui, de plus, menace, aujourd’hui, toute l’Europe d’un long temps de terreur véritable :

« Quand on laisse entrer chez soi, en un laps de temps relativement court, des millions d’immigrés venus d’un autre continent, nés d’une civilisation radicalement différente, guidés par les mirages d’un niveau de vie que leur misère originelle rend terriblement attrayants et qui n’ont que peu de sens et de respect de ce que sont les mœurs, les lois, les traditions du pays où ils arrivent, quand on en a soi-même largement perdu l’amour et la pratique, il n’y a pas de quoi être étonnés des troubles et des violences qui se produisent inéluctablement. C’est la première réflexion qui nous vient à l’esprit après les évènements tragiques d’hier, à Paris. Il y a longtemps, ici, en effet, que nous mettons en garde contre la politique d’immigration de la France, devenue plus périlleuse encore du fait de la crise économique et du laxisme de nos gouvernants. Du fait, aussi, d’un certain nombre de nos erreurs – de graves erreurs – en matière de politique étrangère. Il y a longtemps que nous signalons à quel point notre République vit sur une poudrière et qu’il peut arriver un temps où le travail de nos services de sécurité ne suffira plus à empêcher la multiplication des violences et des attentats. Ce temps est peut-être arrivé et il ne faut pas manquer d’en rechercher les causes, d’en marquer les responsabilités. Certes, tous les musulmans de France ne sont pas des terroristes. Loin de là. Nombre d’entre eux sont probablement en voie d’intégration. Et le réalisme devrait conduire, si nous en sommes capables, à les y aider, à les y encourager. Mais les risques de l’immigration massive demeurent ; elle est un terreau porteur de terribles dangers. Et, en tout cas, tous les terroristes qui menacent aujourd’hui la France le font au nom de l’Islam.   »

Avions-nous tort ? Il nous semble au contraire avoir vu juste. Les causes profondes des attentats étaient énoncées : accueil inconsidéré, idéologique, d’une immigration massive provenant d’une civilisation qui nous est étrangère, voire opposée, souvent hostile ; abandon de notre propre héritage ; ignorance ou, pire, mépris de notre histoire ; graves erreurs et initiatives hasardeuses, en matière de politique étrangère et interventionnisme irréfléchi ; laxisme généralisé de nos gouvernants et de nos semblants d’élites ; extrême fragilité de la société française en général. De l’enfance à la vieillesse. Le problème qui se pose à la France, à la Grande-Bretagne , ou ailleurs, on le voit, est loin d’être seulement sécuritaire.

Sur ce dernier aspect, qui n’est pas, de loin, celui où nous sommes le plus faibles, nous envisagions qu’il pourrait « arriver un temps où le travail de nos services de sécurité ne suffira plus à empêcher la multiplication des violences et des attentats. ». Les spécialistes nous disent, au lendemain de l’attentat de Londres, que ce moment est arrivé. En matière de commission d’attentats, les acteurs potentiels sont devenus trop nombreux, trop disséminés, trop autonomes, les initiatives trop spontanées, pour que les forces spécialisées puissent y suffire. Les voici virtuellement débordées par le nombre. Désormais, empêcher les drames risque de devenir prouesse, miracle, chance, etc.

Au demeurant, ces forces de sécurité font leur travail avec professionnalisme, courage et une sévérité qui tue. Peu de terroristes survivent à leurs actions. Ils y sont supprimés. Peine de mort comme rétablie, a priori, sans tribunaux ni jugement… Les trois tueurs du London Bridge y sont morts, samedi soir.

Qui ne voit qu’une politique antiterroriste de grande ampleur, française et si possible européenne, devrait en urgence être définie ; qu’elle devrait consister en un vaste retournement non seulement en matière d’immigration – à réduire presque à zéro - mais aussi d’enseignement, de culture, de mœurs, de médias, de politique étrangère …

Pour éradiquer la menace terroriste, intégrer les immigrés qui peuvent l’être, exclure de notre sol ceux qui ne le peuvent, les moyens sont avant tout – du moins en profondeur – idéologiques, politiques et moraux. Irréductibles tant au dispositif sécuritaire, pour indispensable qu’il soit, qu’au prêchi-prêcha régnant. Il faudrait que Français et Européens cessent de ne pas s’aimer en tant que tels et, comme en d’autres temps face à l’Islam, décident, non pas d’aimer la terre entière, mais de défendre et sauver intégralement leur civilisation attaquée. S’il y avait une Europe, comme il y en eut une, mais là encore en d’autres temps, s’il y avait des dirigeants européens, ils se hâteraient de proclamer cette urgence.

( 3 juin, 2017 )

Trump a raison. Écolo qui s’en dédit !

 

Lu sur « boulevard Voltaire » cette tribune d’une grand intérêt qui met en cause certaines « idées » que l’on veut nous imposer !

 

Il nous manquait, en France, la « climatophobie ». On y va tout droit et Hulot qui s’en dédit.

 

Des watts, sinon rien ! La température de la Terre est de 342 watts par mètre carré. L’effet de serre en renvoie fort heureusement 324, car sans cette diminution, il ferait en moyenne moins 15 degrés sur la Terre, l’activité humaine ne comptant en moyenne que pour 1 et 2 watts par mètre carré.

Vite, le réchauffement ! Les Groenlandais attendent depuis le Moyen Âge de pouvoir faire re-paître leurs vaches et les Suédois de re-cultiver leurs vignes. Les Russes n’attendent, quant à eux, que la fonte de la banquise pour pouvoir naviguer en hiver vers Pékin par la voie du nord et le détroit de Béring sans passer par Panama. Et la population mondiale a besoin d’une extension des zones cultivables.

Il est, par ailleurs, nécessaire de rappeler que nous ne mourrons pas tous noyés car ce n’est que l’extrême pointe des glaciers qui dépasse de l’eau et que leur énorme masse sous-marine est déjà comptée dans le niveau des océans. La glace est, en effet, d’une densité inférieure à l’eau et sa fonte n’a pas plus d’effet sur l’élévation du niveau des océans que dans votre verre de whisky. Vous pouvez tester… avec modération, s’entend.

L’atmosphère. Onze gaz composent l’air sec. L’azote pour 78 % et l’oxygène pour 20 %. Il ne reste que 2 % pour les neuf autres gaz, dont le gaz carbonique (CO2), qui compte pour 0,035 %. Et c’est ça qui agite nos idéologues verts, GIEC en tête ? Alors que c’est un gaz totalement inoffensif et non polluant à ce degré.

L’Association nationale pour la prévention et l’amélioration de la qualité de l’air fixe ainsi à 10 % de densité en CO2 l’apparition de troubles visuels et de sueur, à 15 % la perte de connaissance et à 25 % l’arrêt respiratoire. Faites le calcul.

Merci CO2 ! Le CO2 est le premier vecteur de toute vie organique – homme compris, donc. Ce qu’illustrent au moins deux faits objectifs : le verdissement de la planète (l’augmentation du CO2 atmosphérique est responsable – avec l’hygrométrie – d’une augmentation de la couverture foliaire de 11 % des zones chaudes et sèches entre 1982 et 2010). Et les agriculteurs n’ont pas attendu de connaître ces données pour améliorer le rendement de leurs cultures sous serre en enrichissant leur atmosphère de 1.000 parties par millions (ppm) en CO2. À titre de comparaison, l’air à la campagne contient 330 à 400 ppm (malgré les pets de vache), l’air en ville 700 ppm et l’air expiré par une personne entre 40.000 et 50.000 ppm. La COP21 n’a fort heureusement pas prévu la limitation alternée de la respiration !

De qui se moque-t-on ? On doit poser la question d’à qui profite le crime. Les 100 milliards de dollars par an que la COP21 a décidé de dégager d’ici 2020 vont tout simplement continuer de pourvoir grassement les rentes de situation politiques et industrielles. Payés, d’ailleurs, majoritairement par les pays riches qui ne se privent pas de polluer un maximum depuis plus d’un siècle pour atteindre leur niveau de vie actuel, mais qui l’interdisent maintenant aux plus pauvres qui n’ont d’autre choix que l’émigration massive.

Le président Trump, en bon businessman, se fonde sur les données de vrais scientifiques et de mathématiciens, et fort peu sur les données politiciennes, idéologiques ou pseudo-scientifiques. Et il n’a pas du tout envie de payer pour des billevesées à la mode. Le « Trump bashing » va donc continuer. Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté ! Il nous manquait, en France, la « climatophobie ». On y va tout droit et Hulot qui s’en dédit.

( 2 juin, 2017 )

Mélenchon et Sylvie Goulard : parité oblige !

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Mur-bleu gds.jpgNous allons nous plier, volontairement, et pour une fois seulement, à l’imbécile obsession de la parité : nous parlons donc aujourd’hui d’un homme et d’une femme, pour bien faire comme tout le monde, horresco referens

Finalement, ce sera probablement Mélenchon qui aura prononcé le meilleur commentaire sur la conférence de presse commune Macron-Poutine, à Versailles. A ceux qui reprochent à Poutine d’être un oligarque (on sait qu’il ne les aime guère) Mélenchon a fait remarquer – et ce n’est pas faux – que Macron est lui aussi un oligarque : regardez son entourage immédiat, dit-il, et deux ou trois de ses ministres, toutes personnes haut placées dans les administrations de grands groupes et/ou de secteurs « stratégiques », comme dit le jargon de commentateurs radio/télé. C’est assez bien vu : le nouveau président, qui veut « faire jeune », « faire nouveau », change surtout les apparences, par rapport aux deux désastreux quinquennats précédents. Pour ce qui est du « fond », on ne va pas tarder à s’apercevoir que les choses seront tout autres. Par exemple, comment faut-il interpréter cette sorte de menace à peine voilée sur la presse, à propos de l’affaire Ferrand ? Y aurait-il de l’apprenti-tyranneau, chez le sémillant ex-banquier ? Des velléités de Staline (aux petits pieds, quand même, n’exagérons rien) ?…

Mais, s’il reste perspicace, avez-vous remarqué que Mélenchon a, de nouveau, changé ? Il est redevenu méchant. Tout le monde le sait, il a très mal pris sa défaite à la dernière présidentielle. Déjà, en 2012, il avait fait une vraie dépression ; là, c’est un peu pareil : sauf qu’il a la dépression agressive, comme d’autres ont le vin mauvais. Il se remet à vociférer, à insulter ; même ce pauvre Cazeneuve – pourtant bien terne, plus terne que lui, tu meurs ! – s’est fait traiter d’assassin. Et du coup, il sort de sa légendaire placidité, et porte plainte. Comme, d’ailleurs, le gendarme qui a lancé la grenade à l’origine du décès de Rémy Fraisse.

Ne parlons même pas de Menucci, que Mélenchon est venu affronter dans sa circonscription pépère, au lieu d’aller croiser le fer avec Ravier, dans les quartiers Nord. Il est vrai que sa dernière défaite, humiliante, devant Marine Le Pen, à Hénin-Beaumont, où il avait été sorti dès le premier tour, et ses larmes en direct, à la télé, l’ont rendu prudent. Insoumis, oui, peut-être, puisque cela plaît « au peuple », mais plus trop téméraire !…

Et Sylvie Goulard ? Pourquoi parler de Sylvie Goulard ? D’abord parce qu’il nous semble que c’est une erreur d’avoir changé Le Drian de ministère : il était très bon aux Armées, pourquoi l’en avoir « sorti » ? Et puis, qu’est-ce que c’est que cet intitulé grotesque : Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères ?

Mais, bon : revenons à Sylvie Goulard. Elle est comme beaucoup de gens, elle parle trop. Qu’est-ce qui lui a pris de trouver malin de claironner un peu partout que, née Grassi, et ses quatre grands-parents étant italiens, elle ne se sentait pas française ? A force, à force, on a fini par l’entendre : le député Jacques Myard s’en est ému, lorsqu’il apprit que cette dame devenait ministre des Armées (« Sylvie Goulard me confiait dans notre parcours commun au ministère des Affaires étrangères : Je ne me sens pas française » …).

La surprise de Jacques Myard – et le mot surprise est un euphémisme – nous paraît justifiée, et nous la partageons. Européiste fanatique, Sylvie Goulard fut « conseiller politique » de Romano Prodi, le président de la Commission européenne, et même présidente du « Mouvement européen-France «, une officine fédéraliste ! En somme, pour elle, la France semble bien n’être qu’une région, un land de l’Union européenne.

C’est son droit de le penser, d’avoir cette conception de notre cher et vieux pays, et de militer pour elle. Après tout, il y a toujours un parti pro-étranger et anti-français en France, depuis les origines de notre Nation ; des Français qui ont pris parti pour le roi d’Angleterre ou pour le roi d’Espagne ; une autre fois, un petit roi Anglais fut sacré à Notre-Dame-de-Paris par le clergé parisien, « en uniforme et avec ses outils », comme dit Peppone dans un Don Camillo ; même la Sorbonne, au temps d’Henri IV, délia les Français du devoir d’obéissance au roi légitime ! Mais, nommer une des représentantes du parti de l’effacement de la France ministre des Armées, monsieur Macron, franchement, est-ce bien raisonnable ?

( 2 juin, 2017 )

Que cherchent les Américains en Syrie ?

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

La situation militaire en Syrie s’améliore de semaine en semaine.

Autour de Damas, l’étau se desserre lentement mais sûrement. Plusieurs banlieues de l’est ont été libérées et les combattants islamistes évacués avec leurs armes légères et leurs familles.

Beaucoup se sont demandés pourquoi le régime syrien laissait ainsi partir sains et saufs des adversaires résolus, prêts à combattre à nouveau dès que possible. La réponse est simple : tout d’abord c’est une volonté des Russes, désireux d’accélérer le processus de libération du territoire syrien et de ne pas s’embourber dans un conflit sans fin, ce que l’Amérique leur avait prédit.

Ensuite, réduire des poches de résistances urbaines tenues par mille ou deux mille combattants aguerris peuvent être très coûteuses en hommes et l’armée syrienne n’en a guère les moyens.

Enfin, il faut voir où ces combattants sont envoyés : dans la province d’Idlib, dernier territoire important tenu par la rébellion, au nord-ouest du pays. Or, dans cette province, des milliers de combattants islamistes sont éparpillés, avec des intérêts antagonistes, et donc des règlements de compte réguliers qui font le bonheur de tous…

Il faut d’ailleurs souligner à ce propos que si l’évacuation de plusieurs banlieues de Damas a été possible, c’est aussi parce que plusieurs factions rebelles se sont joyeusement exterminées grâce notamment aux attaques répétées de Fatah el Cham (l’ex front al Nosra) contre ses concurrents légèrement moins islamistes qu’eux. L’armée syrienne a pu observer cela avec délectation.

syrie.pngPar ailleurs, des succès ont également été enregistrés au nord de Damas, entre Homs et Hama où plusieurs positions islamistes ont été pilonnées avec succès et, là-aussi, des centaines de combattants islamistes ont dû se replier vers Idlib. Cela n’a pas été sans mal car Fatah el Cham cherche précisément à éviter de subir cette stratégie d’enfermement dans la province d’Idlib et a lancé de nombreuses contre-attaques avec des bulldozers blindés bourrés d’explosifs conduits par des kamikazes.

Une fois de plus l’apport de l’aviation russe a été décisif.

Mais le front actuel le plus important concerne bien sûr les avancées vers Raqqua, capitale de l’Etat islamique, située dans le centre du pays.

La grande originalité de ce front, c’est que les forces spéciales américaines y sont très présentes et soutiennent activement les kurdes, officiellement chargés de libérer Raqqa.

Raqqa n’est pas du tout située dans une zone de peuplement kurde mais qu’importe : il faut bien utiliser la chair à canon disponible, cela évitera le retour de cercueils de boys en Amérique et donc des ennuis avec l’opinion publique.

syrie 2.pngLe problème c’est après : Raqqa tombera, c’est sûr, simple question de temps. Mais que feront les Américains après ? Vont-ils repartir pour finir de s’occuper de l’Etat islamique en Iraq et laisser les mains libres aux Russes en Syrie ? Ce serait logique mais la CIA, cet Etat dans l’Etat, ne l’entendra pas de cette oreille. De plus, avec Trump qui dit et fait n’importe quoi depuis qu’il est élu, tout est possible et surtout le pire.

Il va donc falloir observer avec soin les évènements des prochaines semaines car les incertitudes sont immenses.

Une seule chose est maintenant certaine mais elle est de taille : les islamistes ne prendront pas le pouvoir en Syrie. Les chrétiens syriens pourront donc progressivement reconstruire leurs maisons et leurs églises en remerciant les Russes et les Iraniens de les avoir sauvés d’un génocide programmé.

Parallèlement ils se demanderont longtemps comment leur vieille amie, la France, a pu soutenir avec autant de zèle des bandes islamistes armées et financées par le Qatar et l’Arabie Saoudite.

C’est une honte collective qu’il faudra réparer.

Antoine de Lacoste

( 1 juin, 2017 )

Misrata et l’anarchie libyenne

 

L’Afrique Réelle N°90 – Juin 2017

Sommaire

Actualité :

- Les dossiers africains du président Macron

- Libye : derrière la bataille de Brak

- Centrafrique : Les quatre erreurs de François Hollande

- Algérie : une société bloquée au bord de l’implosion

 

Economie :

L’impasse économique africaine

Génétique :

L’Afrique du Nord n’est pas arabe

 

Editorial de Bernard Lugan :

Misrata et l’anarchie libyenne

 

En Libye la guerre est désormais totale. Jusqu’à présent tous se battaient contre tous dans un climat d’anarchie duquel aucune solution ne pouvait émerger. Désormais, trois grands camps s’affrontent qui devraient peu à peu engerber les multiples forces secondaires qui mettent le pays en coupe réglée. Nous commençons donc à y voir plus clair car, c’est du rapport de force qui va s’établir entre ces trois grandes composantes que sortira la paix future et la reconstruction de la Libye.

 

1) En Cyrénaïque, depuis le début du mois de mai 2014, le général Khalifa Haftar, a lancé l’Opération dignité contre les milices islamistes. Aujourd’hui, il contrôle la région, à l’exception de la ville de Derna. Après les derniers attentats dirigés contre les coptes et qui furent téléguidés depuis Derna, le maréchal Sissi va appuyer encore davantage le général Haftar, avec une priorité : liquider cette poche islamiste.

Le général Khalifa Haftar est issu de la tribu des Ferjany dont le fief est la ville de Syrte, ville natale du colonel Kadhafi. Il fut avec ce dernier, un des auteurs du coup d’Etat militaire qui renversa le roi Idriss en 1969. S’il s’est ensuite brouillé avec son camarade, il n’a en revanche jamais rompu les liens avec sa tribu, ce qui le place au cœur d’une alchimie tribale stratégique située à la jonction de la Cyrénaïque et de la Tripolitaine. Il est soutenu par l’Egypte, les Emirats arabes unis et la Russie. Actuellement, il livre bataille dans le Fezzan afin d’isoler les forces de Misrata (voir l’article consacré à la bataille de Brak page 3 de ce numéro).

 

2) A Tripoli, le GLUN (Gouvernement libyen d’union nationale) est désormais disposé à s’entendre avec le général Haftar. C’est pourquoi il est actuellement combattu par Misrata (Frères musulmans) qui serait la grande perdante d’un accord GLUN-Haftar. Alliées à de multiples composantes islamistes, les milices de Misrata occupent une partie de Tripoli, ce qui provoque l’exaspération de la population. Pour mémoire, le 15 novembre 2013, les miliciens de Misrata y avaient ouvert le feu sur une foule réclamant déjà leur départ, faisant plusieurs dizaines de morts et des centaines de blessés.

 

3) Misrata, ville riche, puissante, fief des Frères musulmans et tournée culturellement et politiquement vers la Turquie est une sorte de corps étranger sur le littoral libyen. De tout temps, elle a mené une politique autonome et, aujourd’hui, elle sent bien qu’elle risque d’être prise en étau entre le général Haftar et un pouvoir tripolitain reconstitué. Bien que soutenue par la Turquie et par le Qatar, sa position est fragile. Misrata a en effet contre elle, outre la population de Tripoli, les milices de Zenten, celles du djebel Nefusa, celles des Warfalla et les  tribus de la région de Syrte qui n’ont pas oublié le traitement ignominieux que ses membres réservèrent au colonel Kadhafi après qu’ils l’eurent capturé.

Comme rien ne pourra être entrepris en Libye tant que la puissance de Misrata demeurera intacte, les actuels combats de Tripoli doivent donc être suivis avec attention. En effet, si les milices de Misrata étaient chassées de la ville, une telle défaite marquerait un tournant dans le conflit libyen car deux options seraient alors ouvertes :

1) Misrata accepte de négocier. La sortie de guerre prendrait alors la forme d’un fédéralisme à trois têtes : Tripolitaine, Misrata et Cyrénaïque. Le Fezzan des Toubou regarderait vers Benghazi et      celui des Touareg vers Tripoli.

2) Misrata refuse de négocier. Toutes les forces de Libye risquent alors de se coaliser contre elle et des comptes séculaires se régleront alors.

 

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( 1 juin, 2017 )

Aux coptes, les chrétiens d’Occident disent merci !

 

Lu sur Boulevard Voltaire.

Oui, avec Gabrielle Cluzel, disons « Merci » au Coptes qui nous montrent ce qu’est le courage de savoir professer sa Foi quelque soit la circonstance.

 

Les coptes nous secouent les puces, nous bottent le train, nous tapent sur l’épaule : Eh, vous vous êtes vus quand vous avez tout perdu ?

 

Cinq jours que près d’une trentaine de coptes ont été assassinés par des islamistes. Nous autres, chrétiens occidentaux, voudrions bien les aider. Nous dégainons aussi sec notre carnet de chèques, d’abord parce que c’est la façon avec laquelle nous pensons pouvoir régler tout problème, ensuite parce qu’il faut bien dire : ils en ont cruellement besoin.

Mais qui aide le plus l’autre ? Qui devrait dire merci ? Les coptes nous secouent les puces, nous bottent le train, nous tapent sur l’épaule : Eh, vous vous êtes vus quand vous avez tout perdu ?

« Ils ont été tués parce qu’ils n’ont pas voulu renier leur foi », a-t-on pu lire, phrase anachronique s’il en est, dans les journaux.

C’est encore possible, ça ? Ce genre de scénario existe ailleurs que dans Ben-Hur et Quo Vadis ? Il aurait suffi, peut-être, de quelques mots pour sauver leur peau et ils ont répondu, dans leur langue à eux, non possumus, comme disaient les premiers martyrs dans l’arène romaine ?

Forts de leur exemple, nous ne pouvons plus, nous non plus. Non possumus continuer à ranger distraitement notre religion dans la case art de vivre et développement personnel – entre le yoga et la pensée positive – avec un gentil curé en guise de coach.

Non possumus laisser le coq chanter à se faire une extinction de voix dans nos activités professionnelles, politiques, amicales, alors que seule notre réputation risque de se faire flinguer.

Non possumus transmettre à nos enfants un non-catéchisme, dont l’alpha est le vivre ensemble et l’oméga la charte de Nicolas Hulot, parce que les mystères de l’Incarnation, de la Rédemption, de la Sainte-Trinité, trop vintage et abstrus, ont été mis au rebut, et que 2.000 ans de théologie ont été définitivement résumés en chanson par le prophète Michel Polnareff : « On ira tous au paradis. »

Non possumus les laisser confondre, dans une tentation de dialogue interreligieux irénique, charité et relativisme, vérité et syncrétisme. Parce que si toutes les religions se valent, ou presque, c’était un peu ballot, n’est-ce pas, de la part des coptes, de mourir pour si peu !

Ce n’est quand même pas l’épitaphe que les chrétiens d’Occident souhaitent offrir aux coptes ? Alors réformons-nous.

Ecrivain, journaliste
( 30 mai, 2017 )

Martyrs coptes de Minya : les récits poignants de leurs derniers instants

 

Lu sur ALETEIA. Ces victimes sont un exemple pour nous tous.

Trois jours après la tuerie perpétrée par l’État islamique contre des pèlerins chrétiens égyptiens, différents récits attestent leur fin admirable. Les victimes ont toutes refuser d’apostasier, ce que leur proposaient leurs bourreaux en échange de la vie sauve.

 

Alors qu’à l’occasion de la fête de l’Ascension, ils se rendaient en bus au monastère Saint-Samuel, situé à 200 kilomètres au sud du Caire, des dizaines de pèlerins coptes sont tombés vendredi dans une embuscade sanglante tendue par l’État islamique. Le bilan est terrible : au moins 29 morts et 25 blessés, tombés sous les balles des terroristes. Il s’agit là du dernier attentat antichrétien d’une désormais longue série. Début avril, 45 fidèles coptes étaient morts dans des attaques suicides commises contre deux églises.

Dans le cas de l’attaque de Minya, selon plusieurs témoignages concordants, tout semble indiquer que les coptes égyptiens assassinés vendredi, dont de nombreux enfants, sont morts en martyrs objectifs de la foi. Après avoir dépouillé les pèlerins de leur argent, de leurs bijoux et autres effets précieux, les assassins les auraient, en effet, incités à apostasier et à prononcer la profession de foi islamique : la chahada. Les captifs, agenouillés, auraient catégoriquement refusé. Ils auraient été alors immédiatement abattus d’une balle dans la nuque, la tête, la gorge ou la poitrine.

Le quotidien Libération, dans son édition de lundi, publie ainsi le reportage poignant de son envoyé spécial dans le village de Nazlet, qui déplore sept victimes :

« Une dizaine d’hommes masqués et armés nous ont coupé la route. Ils nous ont demandé de renoncer à Dieu. On leur a dit non, il n’en est pas question. Alors le massacre a commencé », raconte ainsi une femme endeuillée.

Le père Pernaba Fawzi Hanine, qui dessert la paroisse de Nazlet, emploi sans hésiter le terme de « martyr » :

« Nous devons être fiers de nos morts. Aucun d’entre eux n’a renié Dieu. Ils sont morts en croyants. Ce sont nos martyrs ».

Le correspondant de l’Agence France Presse, fait état de témoignages similaires dans une dépêche publiée ce dimanche :

« Ils ont fait descendre les hommes du bus, ont pris leur carte d’identité et l’or qu’ils avaient sur eux, leur alliance ou leurs bagues ». Puis « ils leur ont demandé de prononcer la profession de foi musulmane », indique Maher Tawfik, un homme venu de Caire à Bani Mazar, dans la province de Minya, soutenir sa paroisse endeuillée.

Le père Rashed, comme son confrère de Nazlet, souligne aussi l’héroïsme et la fidélité des victimes :

« Ils leur ont demandé de renier leur foi chrétienne, un à un, mais tous ont refusé », a raconté la prêtre.

Dimanche, c’est le pape François lui-même, à l’issue de la prière du Regina Cœli, qui a utilisé le qualificatif de « martyr » pour désigner les victimes du massacre :

« Les victimes, dont des enfants, sont des fidèles qui se rendaient à un sanctuaire pour prier, et ils ont été tués après avoir refusé de renier leur foi. Que le Seigneur accueille dans sa paix ces courageux témoins, ces martyrs, et qu’il convertisse les cœurs des terroristes », a souligné le souverain pontife.

Coïncidence poignante, le président Al-Sissi avait fait construire une église aux frais de l’État dans la ville de Minya pour rendre hommage aux 20 coptes égyptiens, ainsi qu’à un ressortissant africain, égorgés par Daesh sur une plage de Libye, le 15 février 2015. Les victimes, qui étaient originaires de la région, sont également considérées comme mortes en martyrs. Beaucoup d’entre eux auraient prononcé le nom de Jésus avant d’avoir la gorge tranchée. Ils figurent désormais au catalogue des saints coptes et sont vénérés le 15 février.

« Ils ont seulement dit : “Jésus, aide-moi !” Ils ont été assassinés simplement parce qu’ils sont chrétiens. (…) Qu’ils soient catholiques, orthodoxes, coptes, luthériens n’a pas d’importance : ils sont chrétiens ! Le sang de nos frères chrétiens est un témoignage qui crie », avait commenté le pape François le 16 février 2015.

( 29 mai, 2017 )

« J’en appelle à toutes les mères »

 

Lu sur « boulevard Voltaire » ce très bel article de Juliette Mondon qui résume si bien la réalité de la république d’alors et d’aujourd’hui. Sa conclusion est juste – la famille ne meurt pas – mais le pouvoir fait tout pour la détruire et Macron va encore en « rajouter une couche »

L.R.

 

Ces mots prononcés par Marie-Antoinette, face au tribunal qui l’accuse, résonnent en cette fête des Mères d’une façon à la fois tragique et prophétique.

 

Ces mots prononcés par Marie-Antoinette, face au tribunal qui l’accuse, résonnent en cette fête des Mères d’une façon à la fois tragique et prophétique.

Voici une femme, une mère présentée face à cette cour de justice improvisée, exposée à la vindicte populaire, face à ces révolutionnaires, qui se sont autoproclamés juges et tribuns et bourreaux. Ces délateurs auront réussi, après avoir assassiné le roi, après avoir séparé chacun des membres de la famille, arraché l’enfant des bras de sa mère, à ourdir un complot machiavélique destiné à faire mourir la mère sous l’accusation de son propre fils. Un enfant de huit ans.

Ainsi cette femme, qui se tient debout devant ses délateurs sanguinaires, ce n’est plus la reine. C’est d’abord la mère. Cette mère que la folie collective a voulu transformer en femme incestueuse, en putain, en sorcière. Comme l’opinion est prompte à se laisser emporter par la rumeur et la calomnie !

Lancée par quelques-uns, voici que cette rumeur grandit, s’étend et se transforme en images maudites, en peurs irrationnelles, en folie destructrice.

Cette mère est accusée de tous les maux, dont le plus ignoble : l’inceste. Car à travers cette accusation, c’est finalement, symboliquement, la mère que l’on tue. Ou plutôt le lien mère-enfant. Certes, il y a la monarchie de droit divin que l’on veut anéantir, comme si la mort des uns permettait la vie des autres, comme si l’on pouvait anéantir le sens du sacré, par la mort de ses témoins.

Mais il y a quelque chose d’encore plus radical, d’encore plus pernicieux. C’est qu’en faisant mourir le père, la mère et son enfant, on brise aussi symboliquement, et non pas seulement comme un effet collatéral, le lien sacré de la famille. En séparant le père de sa femme, le fils de sa mère, on commence par briser symboliquement le lien charnel existant entre chacun de ses membres.

Et puis, comme on pensait qu’en tuant le roi et la reine, on supprimerait la monarchie de droit divin, qu’on tuerait le sacré, qu’on anéantirait Dieu lui-même, on les a assassinés. Tous.

Tragique erreur commise que de croire qu’en supprimant une personne, on peut supprimer aussi la dimension sacrée de sa vie. Qu’en broyant une famille, on parvient à briser toute famille.

La République est née du meurtre d’une mère, du meurtre d’une famille. Voilà ce qui m’apparaît, aujourd’hui, comme une prise de conscience. La République a voulu naître dans le sang d’une famille. Réaliser cela est horrible, pour la mère que je suis. Et cela éclaire d’un jour nouveau ce que nous vivons aujourd’hui.

Et cela me fait brutalement prendre en horreur cette « République » que l’on sert à toutes les sauces comme ultime rempart contre les intégrismes.

Car comment accepter que ce système, que nous honorons dans les institutions d’aujourd’hui, se soit rendu coupable de la mort « par omission » d’un enfant de huit ans, muré et abandonné dans la prison du Temple après l’assassinat de ses parents ? Comment accepter une telle violence, une telle injustice ?

Qu’un idéal, quel qu’il soit, ait pu conduire à une telle folie, à une telle barbarie, qu’une volonté d’affranchissement ait pu à ce point s’aveugler sur le sens du sacré, sur la « mort du sacré », me révolte. Quel est donc le socle de cette devise républicaine, sur la liberté, la fraternité et la solidarité, si la « liberté » et cette « fraternité » se sont écrites dans le sang d’un innocent ? Aucun système ne peut fonder son existence sur le meurtre d’un innocent.

« Ô liberté, que de crimes on commet en ton nom ! » aurait crié Madame Roland avant d’être guillotinée.

« J’en appelle à toutes les mères. »

Cette phrase désespérée lancée par une mère à toutes les mères de France résonne en moi d’une façon poignante. Car je lis une continuité entre la décapitation de la famille de Louis XVI et ce que nous vivons aujourd’hui. Et surtout entre cet appel de Marie Antoinette et l’appel que nous, les mères, devons lancer à toutes les mères de ce pays simplement pour que survive notre humanité.

Que reste-t-il des valeurs de cette humanité dans une société qui n’a de cesse de saper, ruiner, détruire la famille ? Il n’en reste pas. Je constate tous les jours que la haine n’est pas morte.

J’en veux pour preuve l’autisme de notre société, qui n’accepte plus que nous rappelions la plus simple des évidences : simplement de penser qu’un enfant a besoin d’un père et d’une mère pour exister. Oui, ne vous en déplaise, Messieurs les fossoyeurs : la première famille d’un enfant est d’abord celle qui lui donne la vie.

Les révolutionnaires ont cru décapiter le sacré… mais le sacré ne meurt jamais. Les lobbies LGBT ont cru décapiter la famille… mais la famille ne meurt pas. Et elle ne mourra jamais.

( 26 mai, 2017 )

Le quinquennat d’Emmanuel Macron signera-t-il la fin de la parenté ?

Lu sur « ALETEIA ». Emmanuel Macron semble en effet vouloir détruire notre société par la destruction de la famille, en continuité des présidents précédents.

Les propos du nouveau président Emmanuel Macron, ainsi que ceux du porte-parole d’En Marche, Benjamin Griveaux, laissent présager une extension du droit à la PMA pour tous. Et avec, la remise en question des rôles essentiels du père et de la mère ?

 

 

L’élection d’Emmanuel Macron relance, quelques jours à peine après l’annonce de la formation du nouveau gouvernement, le débat sur l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes. Dans un tweet, le porte-parole d’En Marche !, Benjamin Griveaux, a assuré, mercredi 17 mai, lors de la journée nationale de lutte contre l’homophobie, que le gouvernement allait « ouvrir la PMA à toutes les femmes ».

De son côté, Emmanuel Macron n’avait pas caché au cours de sa campagne sa volonté d’étendre l’accès à la PMA à toutes les femmes, et ne plus la réserver aux seules « indications médicales », même s’il souhaitait au préalable « entendre les recommandations du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) », dont les membres ont tous été remplacés par François Hollande au cours de son quinquennat. Pas de surprise donc à attendre de ce côté là.

Quatre ans après le vote de la loi Taubira, et dans une parfaite continuité, se dessine la poursuite de la destruction programmée de la famille, de la filiation et de la parenté, que la suppression du ministère de la Famille risque d’accélérer encore.

Mais c’est d’abord par la volonté de fondre dans un seul « statut » des réalités distinctes — le couple parental et le couple homosexuel — qui risque d’accélérer le processus

La loi Taubira avait généré une confusion sur le statut du « parent », puisque la loi a mis sur un pied d’égalité la parenté d’intention et la parenté biologique, qui est celle de l’engendrement humain.

Or ces deux statuts sont distincts :

La parenté est le statut des parents qui sont à l’origine de la conception d’un enfant ; un enfant possède un père, une mère, c’est-à-dire ceux qui l’ont engendré.

La parentalité est le processus éducatif, qui peut s’appliquer éventuellement à des personnes extérieures à la filiation de l’enfant, mais qui s’impliquent dans son éducation, lorsque les parents sont défaillants.

Cette confusion entre parenté et parentalité est très grave, au regard de l’anthropologie, mais aussi au regard de l’intérêt de l’enfant. On ne ment pas à un enfant sur ses origines, on ne l’ampute pas d’une partie de sa filiation, sans le flouer d’un droit fondamental : celui de connaître ceux qui sont à l’origine de sa conception.

Or la loi Taubira a conduit à cet amalgame intenable, qui ne peut se faire qu’au détriment des enfants eux-mêmes. Ces mécanismes délétères semblent appelés à se poursuivre sous le quinquennant d’Emmanuel Macron.

Vers une disparition de la parenté ?

Aujourd’hui, le processus de recherche « d’égalité des droits » conduit nécessairement à la PMA, à savoir à la conception d’enfants délibérément privés de père (PMA) pour être rendus adoptables en France. C’est un détournement de l’adoption. Et à la gestation pour autrui (GPA), c’est-à-dire à la marchandisation de l’enfant, objet de contrat entre commanditaires et mère porteuse : cette pratique est d’ailleurs condamnable en soi, qu’il s’agisse de répondre à un désir d’enfant de couples homosexuels ou hétérosexuels.

Mais cette pratique est aujourd’hui à nouveau sur le devant de la scène, et certains ne cachent plus leur souhait de la voir légaliser.

À travers cela se posent des questions essentielles : allons-nous vers une disparition pure et simple de la parenté, c’est-à-dire la négation du rôle essentiel de la conception dans le développement de l’enfant ? La suppression de la reconnaissance du rôle essentiel du père et de la mère ?

Au delà de la rhétorique pour l’égalité des droits se profile l’avènement d’une nouvelle société, d’un « nouvel âge » en matière de parentalité, qui vise, non plus seulement à le mettre sur un pied d’égalité avec d’autres « formes de parenté », mais à éradiquer toute reconnaissance de l’engendrement humain.

Certains sociologues n’hésitent pas à l’affirmer purement et simplement : la filiation biologique ne serait pour les partisans de la PMA et de la GPA qu’un simple apport de gamètes, sans portée, sans conséquence pour l’enfant. Ce qui conduit Irène Théry, sociologue, tête pensante de la loi Taubira, à affirmer que « deux femmes sont les mères de leur enfant ».

La conception d’enfant hors sol, hors conjugalité, hors sexualité, conduit à ce type de dérives. Elle remet gravement en question la filiation humaine.

Les responsables politiques doivent se saisir de ces questions essentielles, car elles conditionnent l’avenir de notre humanité. La question la plus importante est celle-ci : quelle humanité voulons nous construire pour nos enfants ?

Il paraît nécessaire de ré-enraciner la filiation, comme il faut ré-enraciner la culture ; ces domaines sont inextricablement liés. Un pays qui se coupe de ses racines n’a pas d’avenir, comme un enfant qui, coupé de ses racines, ne peut grandir ni se tenir debout.

Cette voie là est la seule qui permette de construire une société véritablement durable.

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