( 15 novembre, 2017 )

Recul général des islamistes en Syrie

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Les forces de Daesh sont de plus en plus acculées sur la frontière irakienne, prises en étau entre l’armée syrienne (appuyée par les Russes dans les airs et les Iraniens au sol) et l’armée irakienne. Les Kurdes, depuis la rive gauche de l’Euphrate, suivent et surveillent les mouvements syriens sans vraiment combattre les islamistes. C’est ainsi depuis la prise de Raqqa, conformément aux consignes américaines.

 

Les islamistes se défendent avec acharnement et, plus d’un mois après l’offensive syrienne, Deir ez-Zor n’est toujours pas totalement libérée. Il est vrai que de nombreux étrangers sont parmi eux (Caucasiens, Tunisiens, notamment, sans oublier les « Français ») et, n’ayant pas beaucoup de clémence à attendre en cas de reddition, sont bien décidés à se battre jusqu’au bout. Mais leur défaite ne fait plus aucun doute.

 

Dans l’autre place forte islamiste, la province d’Idleb (au nord-ouest de la Syrie), c’est le Front al Nosra (rebaptisé Fatah al-Cham) qui domine. Mais depuis le déploiement de l’armée turque, la situation évolue.

 

On sait qu’Ankara et Moscou, depuis leur réconciliation et les discussions d’Astana, se sont mis d’accord pour une installation durable des Turcs dans le nord de la Syrie. Idleb est en effet la quatrième zone de « désescalade » après la Ghouta (dans la banlieue est de Damas), Deraa (dans le sud) et Homs (au centre). Et ce sont les Turcs qui sont chargés de veiller au bon déroulement des accords.

 

Erdogan avait de toute façon bien l’intention de ne pas laisser une zone kurde autonome s’organiser tout le long de sa frontière sud, et une implantation solide dans le nord de la Syrie lui permet d’atteindre cet objectif. Quant à l’armée syrienne, occupée à l’est, elle n’a pas les moyens de mener plusieurs opérations d’envergure en même temps.

 

Al-Nosra a choisi de ne pas combattre les Turcs, faute de moyens suffisants et malgré l’affaiblissement incontestable de l’armée turque depuis les purges d’Erdogan. Elle les a donc accueillis et doit, progressivement, leur céder plusieurs de ses bases. Cette docilité en dit long sur l’état de ses forces dans une région où, pourtant, les islamistes pullulent.

 

De plus, al-Nosra est minée par les divisions. Deux courants s’opposent : l’aile dure, dite jordano-égyptienne, composée des anciens d’al-Qaida et hostile à la Turquie, et une aile plus modérée (si l’on peut dire…) dite syro-saoudienne. Les services secrets turcs jouent de ces divisions, espérant, à terme, provoquer une scission.

 

Al-Nosra s’inquiète d’autant plus que des assassinats ciblés continuent de l’atteindre. Ces derniers jours, six dirigeants importants ont été discrètement liquidés. Les auteurs sont potentiellement nombreux : services secrets russes, turcs voire syriens (toujours très actifs), règlements de comptes internes ou venant d’un autre mouvement islamiste.

 

Sur le front diplomatique les choses avancent également. Une nouvelle réunion a débuté lundi à Astana où Russes, Iraniens et Turcs vont poursuivre leurs discussions en présence du gouvernement syrien et de représentants de l’opposition.

 

Le Ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, mène les discussions avec l’habileté qu’on lui connait.

Les Russes ont toujours la main en Syrie.

Antoine de Lacoste

 

 

( 9 novembre, 2017 )

Prophète de l’Europe

 

 

Il est terrible pour un pays d’avoir pour chef un esprit faux.

Notre président s’agite : il essaye d’être sur tous les fronts. Partout, ce ne sont que discours, les uns soigneusement préparés, prolixes autant que minutieux, les autres jetés à la venvole comme autant de propos perdus où se glissent des répliques incongrues qui ne révèlent que trop ce que l’homme est et ce qu’il pense.

Des réformes. Pourquoi ?

Il s’exténue et il exténue ses ministres à tenter de résoudre des problèmes, en fait, dans le cadre actuel, sans solution.  Il le sait, d’ailleurs, pertinemment. Plus rien de ce dont s’occupent l’État et les pouvoirs publics, ne fonctionnent correctement en France. Les premiers à le dire sont les ministres concernés : « le pays est à réparer ». Bravo pour ceux qui sont passés avant !

Des mesures sont prises ; les fameuses ordonnances promulguées ; des lois votées à tour de rôle. Après l’annonce d’une renaissance qui se ferait grâce à la vaste conception d’un programme différent, plus intelligent et mieux adapté que tous les autres, ces mesures, décidées les une après les autres,  paraissent quelque peu dérisoires et personne ne comprend ni ne voit quel bénéfice en tirer. Chacun, en revanche, évalue ce qu’il va lui en coûter, particuliers ou collectivités : moins d’aides, voire pour certains beaucoup moins ; moins de revenus  ou de recettes, voire beaucoup moins. Inutile ici d’aller dans le détail. Les coups de rabot sur certains secteurs deviennent des coups de hache : emploi, logement, bâtiment, administration des territoires et des collectivités à qui sont retirés 13 milliards au bas mot, industrie, commerce, tout en souffrira.

On a beau dire, au vu de quelques chiffres, que la situation s’améliore ; le citoyen de base a le clair sentiment du contraire. Les responsables publics savent fort bien, eux, qu’ils ne peuvent plus arriver à faire vivre les communautés, les collectivités, les institutions et les  établissements dont ils ont la charge.  Si l’on savait au moins à quoi sert l’effort exigé !

Très joli de dire que la flexisécurité ( !) revitalisera le marché du travail et redynamisera l’économie : vient un moment où les mots ne sont plus que des mots. Plus personne n’est content. Groupe après groupe, corps après corps, profesion après profession, tous se retournent contre un président et un gouvernement dont il est permis de se demander s’ils ont encore le souci des Français.

Leur cote de popularité, paraît-il, remonte ; mais que signifie-t-elle ? Les évènements prennent peu à peu une allure tragique : pas seulement à cause des menaces du terrorisme, mais à cause d’un sentiment diffus d’insécurité générale que tout le monde éprouve,  nationale et sociale, morale autant que matérielle. Que dire aux Français qui voient démanteler et  brader, avec le consentement des plus hauts responsables, leurs plus beaux fleurons industriels, les uns après les autres, dont Alstom est l’exemple-type ? Et sacrifier leur agriculture à l’Europe et aux traités imposés de la mondialisation ? Et livrer leur commerce à un libre-échange aberrant ?

L’Europe seule

Macron, que peut-il ? Que fait-il ? Eh bien, c’est là toute la question ! Il suffit de bien l’écouter pour comprendre ? Il est, au fond, indifférent à la situation française actuelle ; à la vérité, il se considère comme au-dessus. Il s’active, certes, mais il resitue ses actions dans le plan grandiose qu’il a dans la tête et qui, pour lui, est le guide de sa réflexion et de sa vie. Il le dit clairement : les réformes qu’il entame pour la France, ne sont entreprises que pour satisfaire à des exigences futures, premières adaptations qu’il envisage progressivement pour mettre la France d’hier à l’heure de l’Europe de demain. Pas de l’Europe d’aujourd’hui ! De l’Europe de demain dont il a conscience d’être  le promoteur attitré  et dont il exerce en vertu d’un charisme supérieur la mission prophétique. Entendez -le proférer son oracle sur la Pnyx, devant le Parthénon ! Écoutez-le enseigner son docte savoir à la Sorbonne : il délivre en longues phrases qui se veulent lyriques, son message  au nouveau peuple de l’Europe qu’il interpelle pour l’engager sur la voie sublime de l’avenir. Il sait ce qu’il faut à l’Europe ; il le propose ;  il va même l’imposer. « La feuille de route », comme il dit, de la nouvelle Europe, celle qui doit la sortir des erreurs du passé récent pour retrouver l’élan des pères fondateurs, est déjà établie. Et par ses soins. Il possède la vision, la vraie, l’intelligente, celle à laquelle tous ne peuvent que se rallier.

C’est une refondation, mais non bureaucratique et normative. « Ceux qui voudraient fantasmer une identité figée ne savent donc pas quel est le mythe né sur ces rives : celle d’une métamorphose constante… ». Voilà l’idée qui doit stimuler l’imagination ! Rien n’est pire que « le rétrécissement sur les frontières »,  « le recroquevillement » : l’Europe des chiffres et des techniques y avaient  cédé, en quelque sorte.

La souveraineté ne doit plus appartenir aux nations, aux États. C’est à l’Europe nouvelle d’assumer toute la souveraineté qu’il est nécessaire et moral d’arracher aux nationalismes, car le nationalisme est le mal absolu, principe de haine et de division. « Le repli national est un naufrage collectif » ; toute action limitée au cadre national n’est plus, de nos jours, qu’ « une absurdité ». Qui ne saisit qu’une réforme institutionnelle s’impose dans la logique de cette conception ? « Il faudra inventer  une gouvernance forte qui nous fera souverain, avec un budget de la zone euro, avec un véritable responsable exécutif de cette zone euro et un parlement de la zone euro devant lequel il devra rendre compte. » Et déjà, lance-t-il, « je veux défendre pour les prochaines élections européennes des listes transnationales » !

Les peuples  ne sauraient dire « non » ; sinon – et c’est ce qui est arrivé – les dirigeants sont obligés de manœuvrer dans l’hypocrisie. Pas de référendum donc, mais de la pédagogie : « Que partout où les dirigeants choisiront de suivre cette voie, et je le souhaite avec ardeur, dans chacun des États membres, nous puissions pendant six mois (le premier semestre 2018 !) organiser des consultations, des conventions démocratiques qui seront le temps durant lequel partout dans nos pays nos peuples discuteront de l’Europe dont ils veulent. ». Et ce sera, bien sûr, l’Europe de Macron ! N’est-ce pas génial ? Ce sera, dit-il, « la vraie démocratie », « la vraie souveraineté », car ses propositions ont toujours cette caractéristiques d’êtres « vraies ». Le reste est fausseté, mensonge, stupidité, incohérence. Les « il faut », les « on doit », les « je veux » rythment ses phrases, toutes impérieuses, qui déroulent  son plan implacable et grandiose.

Du mauvais Hugo

Et, dans son discours à la Sorbonne, d’énumérer  tous les domaines , en insistant sur le numérique, bien sûr, pour faire ultra-moderne, où cette Europe souveraine, enfin démocratique, s’imposera comme la grande puissance du futur. Merveille qui éclairera l’humanité tout entière et d’où rayonneront sur le monde les valeurs de l’Humanité, du Droit, de la Justice et de la Culture.

Ah ! la culture, comme Macron en parle, quand il évoque cette Europe « plurilinguistique » – eh, oui ! – où tout jeune aura à cœur de parler au moins deux langues ! Lesquelles, au juste direz-vous ? Le français ? Que bientôt le petit Français ne saura plus ? Vous n’y êtes pas : « Nous sommes nous, Européens, les habitants de cette improbable Babel  que la diversité des langues et des traditions ne cesse d’enrichir et d’enthousiasmer ! » Là, Macron fait plus fort que le vieil Hugo dans tous ses délires !

Pour mener à bien ce projet immense, il jette à la volée des idées qui se traduiront, annonce-t-il, en autant de « chantiers ouverts », « d’autorités » instituées, « d’agences » créées, « d’assises » tenues, des trucs, encore des trucs, toujours des trucs ! L’Europe de la simplification ! Quoi !

Comme citoyen d’Europe, lui qui se dit «  jupitérien », a cité avec aplomb, Périclès « l’Olympien» et désigné le Parthénon comme le temple fondateur, oubliant que Périclès, aristocrate défenseur du peuple, n’était guidé que par la seule pensée de la grandeur d’Athènes qu’il mettait au-dessus de tout, et que le Parthénon  était le temple de l’unique Athéna, la déesse protectrice de la cité. Rien de plus contraire à toutes ses billevesées. Au mieux, Macron n’est qu’un médiocre Isocrate, prêt à livrer au Thrace, au Barbare, la merveille unique de la civilisation française.

En vérité, Macron n’est qu’un faux prophète : ses promesses de bonheur se tourneront en malheur !

Hilaire de CREMIERS

( 9 novembre, 2017 )

Les Rohingyas, des « migrants » chassés du Bengale par les Anglais car dangereux et prédateurs…

 

Lu sur « le Réveil Français »

 

Vu sur : Riposte laÏque, écrit par : Manuel Gomez
Il est curieux de constater comment l’information parvient jusqu’à nous quand elle passe notamment par les agences de presse, comme notre célèbre AFP. Il ne s »agit pas pour autant de minimiser la tragédie que vivent des familles Rohingyas en Birmanie. Quand on a 4 ans on ne peut être jugé coupable de rien. Mais cette situation de tension dans un pays qui se remet lentement de la dictature militaire encore proche, mériterait de la part de nos informateurs des investigations un peu plus sérieuses que les cris d’orfraie, dont ils nous abreuvent.

 

Les Rohingyas, des « migrants » chassés du Bengale par les Anglais  car dangereux et prédateurs… dans actualités des-refugies-rohingya-lors-d-un_359f7a307d21d9950fc22656adbaddba-300x195

30 Oct 2017 Pierre Grenne International, Islam, Manipulations médiatiques
Pour remettre les pendules à l’heure.
Depuis quelques jours il n’est question que de ces « malheureux ROHINGYAS » qui par dizaines de milliers se voient contraints de quitter « leur pays », la Birmanie, chassés par l’armée Myanmar Birmane. C’est tout juste si on ne nous demande pas d’accueillir chez nous, en Europe, ces « pauvres musulmans » persécutés.
Mais au fait, qui sont-ils très exactement ces Rohingyas ?
Ce sont justement des « migrants » qui ont envahi la Birmanie au cours du XIXe siècle parce qu’ils étaient chassés du Bengale par les Anglais, qui les considéraient comme une minorité religieuse « très dangereuse, prédatrice et parasite » ; en quelques mots : des « criminal tribes » (tribus criminelles).
Depuis leur arrivée en Birmanie, il y a deux siècles, les Rohingyas vivent en communauté, refusent de s’intégrer, rejettent les traditions, la culture et le mode de vie birman, tout en revendiquant tous les avantages que leur accorde la citoyenneté birmane.
Depuis le début de ce XXIe siècle et le développement mondial de l’islamisme, depuis le début de la guerre déclarée par l’État islamique au reste du monde, les Rohingyas du sud de la Birmanie se révoltent : ils saccagent les élevages de porcs et les restaurants qui en servent, ils veulent imposer la charia et leurs mœurs dans cette Birmanie dont la majorité de la population est bouddhiste.
Ce dernier mois de ramadan, la violence, provoquée par le terrorisme islamiste, s’est accentuée : notamment une vingtaine de postes de police détruits par des djihadistes rohingyas dans la région de Rakhine, d’où la décision qui a été prise par les autorités birmanes d’y mettre un terme et d’expulser cette minorité rohingyas vers leur pays d’origine, le Bangladesh.
Plus de deux cent mille clandestins rohingyas ont déjà été expulsés.
Bien entendu tous les pays musulmans du monde crient au génocide (et qui mieux qu’eux peut en parler puisqu’ils le pratiquent depuis des siècles et des siècles) contre cette campagne antiterroriste, et au premier rang desquels, les organisations islamistes internationales, suivies par certains pays qui se veulent démocratiques, laïques, républicains, et soi-disant respectueux des droits de l’homme, comme par exemple la France et sa presse pro-musulmane, pro-« chances pour la France » !
En revanche, on se garde bien de vous informer sur la persécution permanente des chrétiens du Timor, d’Indonésie, des coptes en Égypte, des Syriaques en Irak et des juifs, dans tous ces pays essentiellement musulmans.
On passe sous silence les attentats répétés commis par une minorité musulmane, se revendiquant de l’État islamique, dans ce pays, les Philippines, à majorité chrétienne !
Nos médias critiquent ouvertement le silence de Aung San Suu Kyi, l’actuel chef du gouvernement birman, qu’il y a peu de temps encore était encensée pour le Prix Nobel de la Paix qui lui était décerné.
Les pays qui, eux, sont parfaitement au courant de cette situation dramatique pour la Birmanie, comme l’Inde et la Chine, lui apportent un soutien inconditionnel.
Gardons-nous de jeter la première pierre contre ces pays qui se défendent courageusement contre le terrorisme religieux islamique puisque nous sommes incapables d’y mettre un terme !
Il est primordial que la population française soit informée sur ces événements par d’autres médias que ceux « subventionnés » pour la désinformer quotidiennement.
( 3 novembre, 2017 )

De la mondialisation

 

 

 

 

648211564.jpgLe monde a déjà connu des phénomènes en partie comparables à ce que l’on nomme aujourd’hui la mondialisation. L’empire romain dans l’Antiquité, l’expansion européenne et la première épopée coloniale à la Renaissance, la seconde épopée coloniale et la domination économique et financière du Royaume-Uni à l’ère de la Révolution industrielle et jusqu’en 1914.

Comme l’actuelle mondialisation, ces phénomènes furent des faits, ni bons ni mauvais en eux-mêmes, résultant de causes politiques, militaires, technologiques, démographiques, plus ou moins contingentes mais dont la force une fois déchaînée fut irrésistible, n’en déplaise à ceux qui pensent pouvoir nier ou arrêter l’histoire ! Notons à l’inverse, à l’intention des progressistes béats, que la mondialisation du commerce à la Renaissance a requis la traite négrière et que le libre-échangisme et l’accroissement des forces productives au XIXème siècle se sont achevés dans la Première guerre mondiale.

La mondialisation contemporaine, comme les précédentes, est un Janus. Elle présente une face souriante, qui tient à la rapidité des communications et au développement technologique, et une face grimaçante avec le déracinement, les migrations, les catastrophes écologiques, les chocs de civilisation. Devant cette réalité, l’Action française, parce qu’elle défend l’idéal gréco-latin et chrétien de la raison et de la mesure, souhaite poser des digues, des frontières, des limites, pour corriger les effets pervers de la mondialisation sur notre identité, notre souveraineté et nos libertés. Mais parce qu’elle n’est pas un cénacle réactionnaire utopiste, elle n’appelle pas pour autant à une hypothétique décroissance, synonyme de renoncement de la France à la puissance, au rayonnement et à l’influence.

Alors que les gauchistes militent vainement pour un monde sans frontière et sans limite (politique, humaine ou morale), manifestant ainsi leur rôle d’alliés objectifs du Capital le plus apatride, le nationalisme intégral souhaite que la France joue pleinement son rôle dans le monde tel qu’il est mais à sa manière (avec un État stratège par exemple), conformément à son génie propre et sans renoncer à son identité. C’est ce qu’ont réussi les Japonais à la fin du XIXème siècle. Un exemple à méditer à plus d’un titre.  •

Stéphane BLANCHONNET

A Rebours

( 2 novembre, 2017 )

Une mise en scène à la Fouché !

 

 

La grossière piste d’un complot de l’extrême droite, une opération de basse police.

 

Article du Réveil Français , écrit par : Olivier Dejouy
On se rappelle que, tandis que le terroriste Merah ensanglantait le sud de la France, les services du ministère de l’intérieur privilégiaient la piste de l’extrême droite, jusque à la dramatique tuerie de l’école juive Ozar Hatorah à Toulouse. L’ancien patron du renseignement toulousain indiquait pourtant , bien avant cette dernière tragédie, dans un rapport, que le djihadiste était un suspect probable, compte tenu des éléments compilés dans sa fiche , sans être entendu, car l’enjeu était évidemment politique.
Il est bien connu que l’extrême droite représente en France un danger sans précédent !
Les dits « militants d’extrême droite » qui viennent d’être mis en garde à vue sont en fait quelques individus affligeants et sans intelligence qui, faisant leur pub sur Face Book, appelaient en effet à la violence, propos comme on en trouve malheureusement un peu partout sur les réseaux sociaux.
Des racistes, des néo-nazis, il y en a et il y en aura toujours quelques-uns… Ce sont plutôt des cas pathologiques, des complexés en révolte permanente, adeptes des trois B (bière, baise, baston,) des petites frappes ayant un pois chiche dans la tête, qui rêvent d’un grand soir genre Nuremberg. On trouve exactement les mêmes de l’autre côté, qui se nourrissent aussi de haine, de ressentiment, d’injures grossières et de violence chez les antifas… Cela n’en fait pas des terroristes qui passent à l’acte.
C’est là que le grossier plan des manipulateurs institutionnels, largement relayé par les médias, la mise en scène digne du sanglant et tristement célèbre Fouché se mettent en place : La police politique, en plein état d’urgence dû aux attentats islamistes, désigne subitement l’extrême-droite, cible orwelienne tellement facile comme un danger majeur, dans le but inavoué d ‘enrayer le malaise croissant du pays face à la montée de la violence issue de l’immigration massive.
La situation de notre pays est telle qu’il est vraisemblable que le ras-le-bol des Français devienne vite insurmontable aux yeux des sociologues et autres analystes politiques et il convient d’allumer des contre-feux, des quarts d’heure de la haine, en inquiétant le bourgeois.
Face au danger que représentent les extrêmes, on invitera les citoyens à se regrouper derrière les modérés, c’est-à-dire ceux qui se partagent le pouvoir depuis des décennies.
Une fois la lumière faite, on s’apercevra que le pseudo groupuscule ne représente pas grand chose de solide ; alors on cherchera à rapprocher quelques-uns de ces énergumènes d’organisations plus concrètes. Ainsi, monsieur Mélenchon, qui aurait été désigné parmi les possibles victimes de ces terroristes d’opérette vient il de réclamer la fermeture du local de l’Action française, mouvement qui n’a pas l’heur de plaire aux « antifas ». Ce sont pourtant bien les militants d’Action française qui sont agressés continuellement, avec une rare violence par ces mêmes antifas. Une bombe a même été déposée devant le local au risque de blesser ou tuer un passant ! Il semble que la police n’ai pas à l’époque fait preuve d’autant de pugnacité face à un attentat réel celui-là…
Mais ça ne s’arrêtera pas là ! Par capillarité, un jour ou l’autre d’autres organisations patriotiques et souverainistes seront à leur tour incriminées…
Certes, le montage est grossier ! C’est une opération de basse police, une tactique politicienne médiocre. Cela va probablement faire « pschitt », mais alimentera la thèse commode du « fascisme », désigné par les ennemis de la France comme repoussoir institutionnel que l’on peut actionner chaque fois que nécessaire.
 
Une mise en scène à la Fouché ! dans actualités Je-suis-de-gauche-272x300

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( 2 novembre, 2017 )

L’AFP et 20 minutes condamnés pour avoir fabriqué des faits contre le FN.

 

 

Lu sur « le Réveil Français »

 

Aucun média n’en parle

 

Vu sur : La gauche m’a tuer, écrit par : Rédaction du blog : Dreuz Info
Bon , on peut ne pas être d’accord avec un grand parti d’opposition, mais on sait depuis longtemps que la presse n’est pas objective, la preuve, elle écrit et recopie sans vérifier ce que lui dicte l’AFP. Il apparait clairement que les partis et mouvements patriotes jouissent d’un régime particulier en matière de relais d’information.

 

L’AFP et 20 minutes condamnés pour avoir fabriqué des faits contre le FN. dans actualités AFP

’Agence France-Presse et le quotidien 20 minutes ont été condamnés le 19 octobre pour avoir inventé des faits dans le but de salir le Front national.
L’AFP a été condamnée pour une dépêche datée du 5 avril 2016 et titrée «Panama Papers : la liste des pratiques fiscales opaques s’allonge, le FN et la Société générale épinglés», alors que, relève le tribunal correctionnel de Paris, l’article du Monde sur lequel l’AFP base sa dépêche, « n’évoque ni ne suggère aucune implication du FN ».
20 minutes a lui été condamné pour le sous-titre d’un article du 5 avril 2016 indiquant «Fraude : le système dénoncé aurait été utilisé par le FN pour sortir de l’argent de France au moyen de sociétés-écrans et de fausses factures». Mais, dit le tribunal, «aucun élément de nature à caractériser l’utilisation d’un système offshore par le FN » n’existe nulle part.
L’affaire est si importante, venant d’une agence dont les médias tirent leurs informations en toute confiance, que la presse a décidé de ne pas en parler du tout.
Mise au point
Personne ne m’accusera de soutenir le Front national, mes objections contre ce parti politique sont de notoriété publique, elles sont à la fois anciennes, nombreuses et solidement argumentées, mais il ne me viendrait pas à l’idée de mentir pour salir le FN, ce qu’ont fait l’Agence France-Presse et 20 minutes, sans doute parce qu’ils considèrent comme un devoir moral de protéger les Français contre la tentation du Front national, ce qui n’est pas leur rôle, faut-il le rappeler dans cette époque où la frontière entre rapporter les faits honnêtement et avec objectivité et exprimer son opinion a été effacée par les salles de rédaction.
L’AFP, c’est la mort de la démocratie
Au lieu de rapporter cette confondante affaire aux retentissements incalculables sur les fondements de la démocratie, à savoir le droit de tout citoyen à une information honnête et non partisane afin d’exercer sans influence son droit de vote, vos médias tous bien noté par le Décodex du Monde ont préféré couvrir une affaire bien plus importante pour la survie de la société : Marine Le Pen a été augmentée de 2000 € !
Que signifie cette condamnation
Les responsables de la publication de l’AFP et de 20 Minutes ont été reconnus coupables de «diffamation publique», à savoir que le tribunal a reconnu qu’ils ont inventé que le Front national était coupable d’actions immorales et répréhensibles tout en sachant qu’ils les inventaient, ceci dans le but de porter atteinte à sa réputation.
Un code civil qui détruit la liberté d’expression quand il devrait la protéger
En France, les condamnations de ce genre sont extrêmement légères parce que le droit est mal fait.
D’une part, le montant de la condamnation n’est pas proportionné au dommage, donc la réparation ne répare pas grand-chose.
Ensuite, une personne qui dit avoir subi un préjudice n’a pas à le démontrer, ce qui ouvre la porte à une réduction dramatique de la liberté d’expression. Il suffit que quelqu’un dise avoir subi un préjudice pour qu’un juge condamne celui qu’il accuse. Le juge n’a pas le droit de se demander si le préjudice est réel ou s’il a est inventé ! Il n’a pas le droit de se demander si l’accusation n’est pas destinée à faire taire un opposant ou une opinion qu’il n’aime pas !
Les diffamateurs ont donc été condamnés à des amendes infiniment faibles par rapport au mal qu’ils ont fait au parti dit d’extrême droite (pour moi, il s’apparente à un parti sérieusement à gauche doublé de nationalisme) : 1 000 euros d’amende et 2 000 euros de dommages et intérêts à verser au Front National (FN), ainsi que 2 000 euros chacun pour les frais de justice. Dire que ces montants sont ridicules pour une agence qui encaisse 300 millions de chiffre d’affaires par an, a quelque 5000 clients/médias qui pour beaucoup ont reçu la dépêche infâme, se passe de démonstration.
Conclusion
Le mensonge de 20 minutes mais surtout de l’AFP, doublé de la couverture du mensonge par les grands médias, enfonce les derniers clous dans le cercueil de la neutralité du journalisme.
Mais comme me disait mon père, celui qui te ment une fois, honte sur lui, celui qui te ment deux fois, honte sur toi.
J’ai par exemple assez peu d’indulgence pour ceux qui savent, preuves en main, que l’AFP manipule, désinforme et ment toute l’année sur le conflit du monde arabe contre Israël, et avalent sans discernement les calomnies qu’elle écrit sur le Président Trump.
En savoir plus sur http://lagauchematuer.fr/2017/10/20/lafp-et-20-minutes-condamnes-pour-avoir-fabrique-des-faits-contre-le-fn-aucun-media-nen-parle/#Ee5koKtjTCP7Q6ET.99

 

( 2 novembre, 2017 )

C’est bien, d’être de gauche. On peut mettre ses neurones sur off

 

Lu sur « le Réveil Français »

 

« Ça doit être sympa, d’être de gauche. D’être du côté des gentils, des bons, du bien, de ceux qui ont toujours raison.

 

Vu sur : Boulevard Voltaire, écrit par : Gabrielle Cluzel
Ceux qui sont dans le bon camp, car il est bien connu que l’on peut être soi de gauche ou fasciste., ont décidément la vie belle. Ils peuvent commettre les pires ignominies, et ils ne se gênent pas, ils auront toujours la mansuétude des média, lesquels depuis longtemps ont abdiqué de leur honnêteté et de leur professionnalisme. C’est ainsi, ils sont les bons et leurs opposants sont les méchants..

 

C’est bien, d’être de gauche. On peut mettre ses neurones sur off dans actualités Gabrielle-Cluzel-300x168

Christine Boutin vient de se retirer de la politique. Beaucoup de remerciements, bien sûr, mais il faut lire, aussi, les injures que cette annonce suscite. Il faut voir les seaux d’immondices que des anonymes, bien planqués derrière les volets occultants des réseaux sociaux, lui déversent sur la tête. Comme à chacune de ses interventions, d’ailleurs. Et elle, stoïque, ne répond rien. Peu ou prou comme Ludovine de La Rochère, et avec le même flegme, elle subit quotidiennement les flèches hargneuses, graveleuses, misogynes, ordurières, insultantes… de ceux-là qui arborent, deux tweets plus bas, le plus sérieusement du monde, le hashtag #BalanceTonPorc. Si Christine Boutin devait balancer tous les porcs qu’elle a, malgré elle, côtoyés, il ne suffirait pas d’une journée.
C’est chouette, d’être de gauche. On peut être schizophrène, de la plus grossière mauvaise foi… et se sentir dans son bon droit.
On dénonce, donc, le harcèlement sexuel, avec des airs douloureux de rosière outragée, mais – on ironise – « faut-il que vous ayez le front bas et l’esprit puritain ! » – on s’indigne avec effroi – « Goebbels, va ! » – si vous suggérez qu’on pourrait commencer par balancer (à la poubelle ou, en tout cas, hors de l’espace public) ces « œuvres d’art » autoproclamées imposant au passant un regard aussi poétique sur la femme et la sexualité que le « vagin de la reine », le plug anal ou, récemment, devant Beaubourg, « Domestikator » (sic).
C’est bien, d’être de gauche. On peut mettre ses neurones sur off, son cerveau en vacances, déserter toute réflexion critique en laissant simplement une alarme qui détecte les effractions dans la maison pensée unique : elle fonctionne avec quelques mots clés, s’appelle réductio ad hitlerum (ou, variante, ad FNum, ad LMPTum, ad SensCommunum) et, quand elle couine, fait un boucan de tous les diables. Aucune chance que le brigand téméraire – suicidaire ? – tente une nouvelle incursion.
C’est commode, d’être de gauche, parce qu’on fait sa propre loi. Robin de La Roche l’évoquait, hier, avec l’éloquence qu’on lui connaît : on peut publier, à l’instar d’Europe 1 sur l’Action française, les plus grossières Fake News – imaginons, mutatis mutandis, un fiché S soupçonné de passer à l’action qui aurait un court moment fréquenté telle mosquée, puis l’aurait quittée ne la trouvant pas assez « radicalisée »… que dirait-on du journal qui oserait titrer : « Enquête sur cette mosquée islamiste qui fomentait un attentat » ? – et continuer à plastronner sans complexe, auréolé du Décodex.
Ça fait rêver, d’être de gauche. Ou pas. Le joker permanent qu’est l’anathème est mère de l’indigence intellectuelle la plus crasse. Plus besoin de réfléchir, de justifier, de traquer in petto ses propres incohérences avant de s’exprimer, puisqu’on ne démontre plus : on assène. On tient les autres licou serré, mais on se laisse aller, pour soi, avec paresse – qui jugerait les juges ? – à la pensée relâchée.
Leur tyrannie intellectuelle aura eu cet effet purificateur de forcer le camp qu’ils exècrent à l’exigence, l’honnêteté, la rigueur, car observé, surveillé, matraqué, celui-ci n’a pas le droit à l’erreur. Et c’est sans doute le meilleur service qu’ils lui auront, involontairement, rendu. »
( 1 novembre, 2017 )

La Pologne parle de totalitarisme sournois après la décision du Conseil d’État

 

 

Lu sur « boulevard Voltaire »

 

Le ridicule ne tue pas, mais il nuit.

Après toutes les attaques d’Emmanuel Macron contre le gouvernement polonais au prétexte qu’il porterait atteinte à la démocratie et aux « valeurs européennes », la décision du Conseil d’État d’obliger la commune bretonne de Ploërmel à enlever la croix surmontant une statue de Jean-Paul II érigée en 2006 ne pouvait pas passer inaperçue au pays du pape polonais. Sur son compte Twitter officiel, le Premier ministre Beata Szydło a fait, le 28 octobre, une proposition inhabituelle pour défendre l’intégrité de la statue : la faire venir en Pologne « sous réserve de l’accord des autorités françaises et de la communauté locale ».

Voici le texte de la proposition, à méditer par l’arrogant locataire de l’Élysée :

« Jean-Paul II disait que l’Histoire nous apprend que la démocratie sans valeurs se transforme en totalitarisme sournois. Ce grand Polonais, ce grand Européen, était un symbole de l’Europe unie chrétienne. La dictature du politiquement correct, de la laïcisation de l’État, fait de la place pour des valeurs qui nous sont culturellement étrangères, qui conduisent à terroriser les Européens dans leur vie quotidienne. Le gouvernement polonais va s’efforcer de sauver la statue de notre compatriote de la censure et nous proposerons qu’elle soit transportée en Pologne. »

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Les commentaires sont nombreux sur les bords de la Vistule, mais l’on peut encore signaler celui du ministre de la Science et de l’Enseignement supérieur, qui est aussi vice-Premier ministre. Contrairement à Beata Szydło, Jarosław Gowin n’est pas membre du PiS et il a même été ministre de la Justice sous Donald Tusk. Il fait très justement remarquer que « si cette croix disparaît vraiment, elle sera remplacée d’ici une quinzaine d’années par un croissant », et que « l’Europe commet un suicide moral et spirituel en enlevant la croix de l’espace public », même si « cela ne concerne heureusement pas encore la Pologne ni les nouveaux États membres de l’Union européenne ». Rappelant que le christianisme est le fondement de l’Europe, Gowin constate que « se couper de ce fondement entraîne une dérive de l’Europe qui devient l’homme malade du monde contemporain ».

Jarosław Gowin le reconnaît, la proposition du Premier ministre de faire venir ce monument en Pologne sera bien évidemment rejetée par le gouvernement français, « mais il est important que dans le débat public européen une voix se fasse entendre pour appeler à la raison ». Il n’y a d’ailleurs pas qu’en Pologne que la croix de saint Jean-Paul II à Ploërmel fait parler d’elle. Une école de la banlieue de Budapest, en Hongrie, s’est déjà portée candidate pour l’accueillir chez elle.

La décision du Conseil d’État, plus haute juridiction administrative française, pose encore un problème : celui de la soumission notoire de cet organe judiciaire au pouvoir exécutif. Les reproches du Président Macron à la Pologne étant officiellement motivés, entre autres choses, par les réformes du PiS accusées de remettre en cause l’indépendance de la justice polonaise, il n’est pas bon pour l’image de la France à l’étranger, en particulier en Europe centrale et orientale, que notre Conseil d’État fasse ainsi parler de lui en ce moment. Un journal polonais proche du PiS remarquait d’ailleurs, lundi matin, que le Président Macron, si prompt à donner des leçons de démocratie à la Pologne, avait refusé la semaine dernière de « donner des leçons hors de tout contexte » sur les droits de l’homme au président égyptien Al-Sissi en visite officielle à Paris. « De la même façon que je n’accepte qu’aucun autre dirigeant ne me donne des leçons sur la manière de gouverner mon pays […], je crois à la souveraineté des États », a déclamé notre champion du « en même temps ».

Français expatrié en Pologne depuis 1993, correspondant du quotidien catholique français Présent, contributeur du site Visegrád Post, collaborateur de l’hebdomadaire conservateur polonais Do Rzeczy et commentateur du quotidien Gazeta Polska Codziennie.

Le ridicule ne tue pas, mais il nuit.

( 18 octobre, 2017 )

Les Russes décapitent al-Nosra en Syrie

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Le Front al-Nosra a longtemps été le fer de lance de la mouvance islamiste en Syrie. A la pointe des combats dès 2012, il s’est imposé comme le plus puissant (et le plus cruel) des nombreux groupes de combattants islamistes qui se faisaient une concurrence féroce. Son affiliation à Al-Quaïda (la nébuleuse créée par Ben Laden) contribuait beaucoup à son prestige dans les milieux sunnites radicaux.

L’émergence de Daesh en 2013, et les succès initiaux de celui-ci, allait l’affaiblir durablement. Plusieurs milliers d’hommes l’ont alors abandonné au profit de l’Etat islamique, attirés par la création du califat et…par une solde bien supérieure. Les méthodes de terreur et de barbarie différaient peu.

Son point d’ancrage territorial dans la Province d’Idleb (au nord-ouest de la Syrie) va lui permettre de passer ce cap difficile.

Il va d’abord se lancer dans une vaste opération de communication que les medias occidentaux relaieront complaisamment : il change de nom et devient Fatah al-Cham (Cham étant un nom antique désignant la Grande Syrie, englobant donc le Liban, la Palestine et la Jordanie). Parallèlement, il rompt avec Al-Quaïda et s’allie avec d’autres groupes islamistes. Il contribue enfin au recrutement des fameux Casques blancs, ces secouristes soi-disant neutres que l’Occident honorera avec une naïveté confondante.

Aujourd’hui, sous le nom de Tahrir el-Cham, c’est bien Al-Nosra qui règne sur la Province d’Idleb.

Hormis quelques bombardements syriens et quelques frappes ciblées des Américains ou des Russes, la région était relativement épargnée par les combats. L’armée syrienne et ses alliés chiites avaient certes d’autres priorités (Alep et maintenant Deir ez-Zor) mais surtout, les Russes en avaient fait le réceptacle des combattants islamistes de toutes tendances qui avaient accepté de se rendre.

Récemment encore, plusieurs centaines de combattants islamistes ont quitté sous bonne escorte des enclaves qu’ils contrôlaient le long de la frontière libanaise pour rejoindre Idleb, avec familles et armes légères. Le régime syrien n’a jamais vu d’un très bon œil ces transactions, mais les Russes considèrent que c’est la façon la plus économique de nettoyer définitivement des poches islamistes, toujours difficiles à éradiquer maison par maison.

Dans les zones de « désescalades » (une sorte de cessez-le-feu) mises au point par les Russes, Idleb figure en quatrième position (les autres sont la Goutha, près de Damas, la frontière jordanienne et la région de Homs).

Bien sûr, les terroristes d’al-Nosra sont exclus de ces accords de désescalades qui ne concernent donc que les autres groupes, notamment ceux qui sont soutenus par les Turcs. L’idée des Russes est bien évidemment de créer des tensions entre islamistes et de sécuriser d’abord les villes stratégiques du pays.

Pour surveiller l’application de l’accord concernant Idleb, Turcs et Russes se sont mis d’accord lors de la conférence d’Astana il ya quelques mois : les groupes soutenus par Ankara surveillent le nord et une police militaire russe le sud.

Mais récemment, al-Nosra a tenté de percer les lignes russes et syriennes au sud, a repris quelques villages à l’armée syrienne et a menacé la ville d’Hama. Idleb ressemble de plus en plus à une nasse, et al-Nosra l’a bien compris.

L’aviation russe a mis bon ordre à cela mais une quarantaine de policiers russes se sont retrouvés encerclés et ont dû se défendre avec acharnement pendant plusieurs heures avant d’être dégagés par des hélicoptères.

Pour l’armée russe, même si elle ne déplore que des blessés dans ses rangs, l’affront devait être lavé.

Une réunion au sommet entre les principaux chefs du groupe terroriste s’est tenue quelques jours plus tard. Les Russes l’ont su et al-Nosra l’a payé cher : douze dirigeants tués par un bombardement parfaitement dirigé. Le sort du numéro un, Abou Mohamed al-Joulani, reste incertain mais il serait soit mort, soit grièvement blessé (un bras ou une main en moins selon les sources).

Cette opération, qui décapite provisoirement al-Nosra, en dit long sur le niveau d’infiltration des mouvements islamistes par les Russes…

Concluons sur cette dernière information intéressante : la majorité des policiers russes attaqués étaient musulmans, issus des républiques caucasiennes du sud, dont nombre de Tchétchènes fidèles à Moscou..

Antoine de Lacoste

( 14 octobre, 2017 )

17 octobre 1961 : un « massacre » sans cadavres

 

Voici une mise au point très bien venue de Bernard Lugan.

 

 

Comme chaque année à la date anniversaire de la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris, communistes et socialistes, amis du FLN et militants « anticolonialistes » (sic), vont commémorer un « massacre » qui aurait été perpétré par la police française. Ils se réuniront ensuite sur le Pont Saint-Michel d’où, toujours selon  eux, des dizaines, voire des centaines d’Algériens auraient été précipités dans la Seine.

 

Le seul problème, mais il est de taille, est que ce « massacre » n’a pas eu lieu… Quant aux noyades, à l’exception de celles pratiquées par le FLN sur les membres du MNA ou sur les Harkis, elles n’ont pas davantage existé…car nous sommes en réalité en présence d’un montage.

 

Démonstration [1] :

 

1) Le 18 octobre 1961 au matin, le bilan de la manifestation de la veille parvient à Maurice Legay, directeur général de la police parisienne. Il est de 3 morts. Nous voilà donc loin des dizaines, voire des centaines de morts et de noyés avancés par certains.

 

2) Or, deux de ces trois morts, à savoir Abdelkader Déroués et Lamara Achenoune n’ont aucun lien avec la « répression » du 17 octobre puisqu’ils ont été tués, non pas à coups de matraque, mais par balle, non pas dans le centre de Paris, mais à Puteaux, donc loin de la manifestation. De plus, le second a été préalablement étranglé…

 

3) Un mort, un seul, a tout de même été relevé dans le périmètre de la manifestation et il ne s’agit pas d’un Algérien, mais d’un Français « de souche » nommé Guy Chevallier, décédé vers 21h devant le cinéma REX de fractures du crâne. Etait-il un simple passant ou bien un porteur de valises manifestant avec le FLN ? Nous l’ignorons. Fut-il tué lors d’une charge de la police ou bien par les manifestants ou bien par une toute autre cause ? Nous ne le savons pas davantage.

 

La conclusion qui s’impose à tout esprit doté d’un minimum de réflexion est que la « répression » de la manifestation algérienne du 17 octobre semble n’avoir paradoxalement provoqué aucun mort algérien…

 

A ces faits, les tenants de la thèse du « massacre » répondent que le vrai bilan de la « répression » policière n’a pu être établi que plusieurs jours plus tard, une fois pris en compte les blessés qui décédèrent ultérieurement, et une fois les cadavres retirés de la Seine. Mais aussi, parce que, terrorisés, les manifestants cachèrent d’abord les corps de leurs camarades.

 

Trois grandes raisons font que cette argumentation n’est pas recevable :
- Les archives des hôpitaux parisiens ne mentionnent pas une surmortalité particulière de « Nord-Africains » (selon la terminologie de l’époque), durant la période concernée. Même si de nombreux manifestants blessés à coups de matraques y furent pris en charge.

- La police ayant totalement et hermétiquement bouclé le périmètre de la manifestation, l’on voit mal comment des porteurs de cadavres auraient pu passer à travers les barrages.

- Et, in fine, que seraient devenus les cadavres en question ? Ils n’apparaissent en effet pas dans les archives de l’IML, l’Institut médico-légal (la Morgue), où sont transportés les morts relevés sur la voie publique ou repêchés dans la Seine et dans la Marne.

Le « Graphique des entrées de corps « N.A » (Nord-africains) par jour. Octobre 1961 », à l’Institut médico-légal de Paris, pour la période allant du 17 octobre au 21 octobre, nous apprend ainsi que:

- Le 17 octobre, alors que se déroulait dans Paris un prétendu « massacre », l’Institut Médico-Légaln’a enregistré aucune entrée de corps de « NA ».
- Le 18 octobre, deux corps de « NA » furent admis à l’IML. Il s’agissait d’Achour Belkacem, qui avait été tué ce 18 octobre à Colombes, donc le lendemain de la manifestation, par un policier invoquant la légitime défense. Le second était Abdelkader Bennahar relevé lui aussi à Colombes et portant des blessures à la tête avec possibilité, dixit le rapport de police, d’écrasement par un véhicule.
- Les 19 et 20 octobre, l’IML n’a comptabilisé aucune entrée de corps de « NA ».
- Le 21 octobre, soit 5 jours après la manifestation, 1 corps fut déposé à l’IML, celui de Ramdane Mehani décédé vers 22h 30 durant son transfert du commissariat du 13° arrondissement au palais des Sports de la Porte de Versailles. Le registre de l’IML parle de mort naturelle, donc, là encore, sans aucun lien avec la manifestation du 17 octobre.

 

 

Conclusion : nous sommes donc en présence d’un « massacre » sans cadavres, ce qui s’explique parce qu’il n’y eut pas de « massacre » !!!

 

C’est donc un « massacre » imaginaire qui va être commémoré le 17 octobre prochain à l’occasion d’une grande cérémonie culpabilisatrice à laquelle des médias incultes ou partisans vont une fois de plus donner une grande publicité.

 

Un « massacre » imaginaire fruit d’un montage politique fait à l’époque par le FLN voulant peser psychologiquement sur les négociations en cours avec le gouvernement français. Montage qui fut ensuite orchestré par le parti communiste et  plus que complaisamment relayé par les médias… hier comme aujourd’hui.

 

Pour les historiens du futur ce prétendu « massacre » restera donc comme la fabrication d’un des grands mythes du XXe siècle. A l’image de Katyn, des cadavres de Timisoara en Roumanie, des « couveuses » du Koweit et des « armes de destruction massive » en Irak. Leur principal sujet d’étonnement sera cependant l’insolite caution donnée à un tel mensonge par les plus hautes autorités de l’Etat français sous la présidence de François Hollande…

 

Bernard Lugan

13/10/2017

 

 

[1] La brièveté synthétique de cette mise au point interdisant de développer un argumentaire détaillé, la bibliographie et l’historiographie de ce « massacre » seront faits  dans le numéro de novembre 2017 de l’Afrique Réelle que les abonnés recevront le 1er novembre. On pourra également voir à ce sujet le chapitre IX de mon livre : Algérie, l’histoire à l’endroit. 

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