( 29 mai, 2020 )

Lettre ouverte, Aux Gens de France, Aux Peuples de France.

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Selon le vieil adage :

« Il y a quelque chose de pourri au Royaume de France. » (ce qui en fait une république), la peste qui nous assaille actuellement, cette pandémie COVID 19, met en lumière nos forces et nos faiblesses.

Nous sommes touchés, mais pas abattus pour autant. La guérison est au bout de nos efforts.

Français, Gens de France, Peuples de France, vous êtes hardis et audacieux, vous sortirez vainqueurs de cette infection. Guéris sans doute, mais gravement blessés et invalides. Cette épidémie sera enrayée, mais les dégâts causés seront irrémédiables, si vous ne changez pas de conduite ni de façon de vivre !

Il n’est pas question de considérer ce mal comme un châtiment, mais bien au contraire, il serait très judicieux d’en faire un signal fort pour corriger votre route.

Regardez et voyez vos dirigeants désemparés frapper à toutes les portes, interroger quiconque et zigzaguer…En-marche !

La principale préoccupation du gouvernement est d’organiser votre villégiature. Est-ce bien de vacances dont la France a besoin ? Comme si les Français en avaient l’urgent besoin ou même l’envie ; et d’autre part, il veille sur notre santé avec un soin infirmier coercitif.

Allons ! Nous sommes certes les… Enfants de la Patrie…

Mais trop c’est trop !

Vous finirez par étouffer, si vous ne contrez pas cette tyrannie !

Peut-il exister une autre voie ?

Peut-être faut-il entendre une autre voix ?

On le dit souvent, les Français sont restés monarchistes et accordent volontiers les prérogatives d’un roi à leur Président ; aussi pourquoi alors se contenter de la copie quand on peut avoir l’original ?

Le Roi en devenir est là prêt à servir.

Vous êtes le Peuple des Gens de France, vous pouvez renverser la table et faire appel à l’Homme que la Divine Providence met à votre service pour la grande gloire de la France et des Français.

Dites lui bien fort :

« France, tu es La Belle au Roi dormant, va l’embrasser, le réveiller et lui donner les rênes du char de l’État, et le sceptre de commandement. »

Guy Adain

28/05/2020

( 29 mai, 2020 )

Réponse à une jeune bourgeoise en manque de frissons victimaires

 

Lu sur « Action française.net »

 

Camélia, on ne se connait pas, mais je tenais à te dire que par certains côtés, nous sommes un peu sœurs. Moi aussi j’ai les cheveux frisés. Moi aussi, mon père est d’origine algérienne. Moi aussi, j’ai chanté pour la victoire de François Hollande (mais moi j’ai une excuse, je picole toujours les soirs d’élections, même pour les Miss France)
Par certains côtés donc, du moins « ethniques » et « capillaires », nous sommes un peu sœurs. Sœurs de souffrance en ce qui concerne les cheveux, parce que, je te l’accorde, c’est chiant quand il pleut. Toi, il parait que « quand tu portes tes cheveux frisés, tu ne te sens pas en sécurité face à un flic en France ». C’est ton ressenti, il t’appartient et tu as tout à fait le droit de l’exprimer. Personnellement, jamais un policier n’a émis le moindre jugement sur ma coiffure, et même quand j’ai un brushing impeccable, je ne peux pas exclure tout à fait l’hypothèse que les forces de l’ordre s’en foutent royalement.
Là où nous sommes différentes, Camélia, c’est que toi, tu as grandi dans une jolie villa dans le Var, alors que moi, je viens d’une moche citée de la banlieue lyonnaise. Là où nous sommes différentes, Camélia, c’est que toi, tu retournes certainement avec plaisir dans ta jolie villa alors que moi, j’évite de remettre les pieds dans mon ancien quartier, aujourd’hui gouverné par les dealers. Car vois-tu, quelle que soit ma coiffure, c’est au milieu de certains enfants de mes ex-voisins, que je ne me sens pas « en sécurité », surtout dans les périodes de rodéos sauvages.
Là où nous sommes différentes, Camélia, c’est que toi tu déclares vivre dans un monde où « des hommes et des femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue se font massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau ».
Moi je vis dans un monde où la violence est malheureusement très présente. Quand elle est policière, même si elle est le fruit d’une minorité, elle est hautement condamnable mais surement tout autant que celle, quotidienne, qui s’exerce sur les flics, qui se font insulter et caillasser. Et dans « mon monde », il n’y a pas des hordes de policiers assoiffés de sang qui massacrent d’innocents travailleurs du matin, des paisibles mères de familles et des étudiants pressés. Ou alors, dans un jeu vidéo peut-être. Mais au fait, ça fait combien de temps que tu n’as pas mis les pieds en banlieue Camélia ?
Nous avons besoin d’apaisement, d’éducation, de retour aux règles, nous avons besoin qu’un message de raison soit délivré partout, avec fermeté et respect.
Nous n’avons pas besoin qu’une jeune bourgeoise en manque de frissons victimaires viennent jeter de l’huile sur le feu et attiser une haine qui couve depuis trop longtemps déjà. Nous sommes presque au point de non-retour, il y a des drames, des gens qui souffrent vraiment de part et d’autre. Il y a des policiers qui se suicident, de rage, d’impuissance et de désespoir, avec leur arme de service. Il y a des habitants de quartiers qui sont abandonnés, entre incivilités, rodéo, règlements de comptes et trafics de drogue.
Alors, si tu as quelque chose à dire, de juste et d’honnête, qui prenne en compte la difficulté de la situation, si tu as quelque chose à proposer pour faire avancer les choses, vraiment, vas-y. Propose un débat à Castaner, il te répondra certainement sur twitter quand il aura terminé ses rdv avec Cyril hanouna et Aya Nakamura.
Mais si ta démarche consiste juste à mettre de l’huile sur le feu parce qu’il est de bon ton en ce moment d’être dans une posture victimaire raciale : arrête ! Tu nous fais du mal, tu fais du mal à la France. Ce pays dirigé par « de vieux mâle blancs riches » comme tu dis, c’est le tien comme le mien, c’est le nôtre, il ne va pas bien mais il mérite mieux que ces déclarations irresponsables de pompiers pyromanes.
Pour le reste, vas chez le coiffeur régler ton problème « d’insécurité capillaire », ou fais comme moi, attache-toi les cheveux. Tu verras, ça aère le cerveau.

Nathalie Bianco

( 28 mai, 2020 )

Libye : fin de partie pour le maréchal Haftar ?

 

Communiqué de  « l’Afrique Réelle »

 

Le maréchal Haftar n’a pas réussi à prendre Tripoli et cela, en dépit de ses annonces de victoire et des aides massives reçues de l’Egypte et des Emirats arabes unis. Ces dernières semaines, il a également subi de sérieux revers militaires en perdant la position stratégique de Gharyan et la base aérienne de Watiya en Tripolitaine.

 

Il y a quatre raisons à ces échecs :

1) Le maréchal Haftar ne dispose pas d’infanterie, ses seuls véritables combattants au sol étant des mercenaires, essentiellement soudanais, appuyés par des contractants russes de faible valeur militaire. Ces derniers viennent de se replier du front de Tripoli après avoir subi des pertes sérieuses face aux forces spéciales turques.

2) Les milices de Zintan dont il espérait le soutien se sont ralliées aux turco-tripolitains.

3) L’intervention militaire de la Turquie a renversé le rapport de forces au profit du GNA (Gouvernement d’Union Nationale) de Tripoli.

4) La Russie qui n’a jamais engagé son armée considère qu’il n’est plus l’homme de la situation.

 

Quatre questions se posent donc :

- Quelle est la ligne rouge tracée à la Turquie par la Russie ?

- Qui pour succéder au maréchal Haftar à Benghazi ?

- Quelle solution politique est-elle possible ?

- Quelles conséquences pour le président Déby dont les opposants sont installés au Fezzan ?

 

1) Où se situe la ligne rouge tracée par la Russie ?

 

Après avoir soutenu le maréchal Haftar, Moscou a compris qu’il était incapable de prendre le pouvoir à Tripoli. Les Russes savent également que le maréchal est détesté en Tripolitaine où ceux qui ont renversé le régime du colonel Kadhafi le considèrent, à tort ou à raison, comme son successeur. Voilà pourquoi ils semblent l’avoir lâché, mais tout en fixant une ligne rouge à la Turquie. Où passe-t-elle? Là est toute la question.

Pour Moscou, la priorité est de figer la situation sur le terrain, dans l’attente de trouver un successeur au maréchal Haftar, ce qui implique une évolution des positions de l’Egypte, et surtout des Emirats arabes unis qui soutiennent encore ce dernier. Militairement, et d’après ce qu’il est possible de savoir, Moscou aurait décidé de sanctuariser le front à l’ouest de Syrte.

Dans ce contexte, l’annonce américaine d’envoi d’avions russes ultra-modernes au général Haftar relève de la désinformation car, dans l’état actuel de ce que nous savons, ces aéronefs « modernes » sont en réalité au nombre de quatre appareils de seconde main qui, dans tous les cas ne changeront pas le rapport des forces sur le terrain.

2) Qui pour succéder au maréchal Haftar ?

 

Plusieurs noms sont avancés. Parmi eux, les « impétrants » les plus sérieux semblent être :

- Le général Abderrazak Nadhouri, l’actuel chef d’état-major, mais dont l’étoile a pâli depuis les défaites subies en Tripolitaine face aux forces turco-misraties.

- Le général Ahmed Aoun, de la tribu des Ferjan de la région de Syrte. Si cet ancien général de Mouammar Kadhafi, populaire dans l’armée du maréchal Haftar, est naturellement en mesure de rallier les kadhafistes de Tripolitaine, qu’en serait-il en revanche avec ceux qui ont renversé l’ancien régime, notamment les puissants zintani ?

- Aguila Salah, le président de la Chambre des Représentants qui siège à Tobrouk serait le poulain de l’Egypte. L’homme s’oppose au maréchal Haftar depuis que, conscient de l’impasse militaire dans laquelle s’était engouffré ce dernier, il avait proposé un plan de sortie de crise autour de la reformation d’un conseil présidentiel tripartite à base régionale (Tripolitaine, Cyrénaïque et Fezzan).

 

3) Les solutions politiques

 

La question s’expose simplement :

- La Turquie étant militairement engagée aux côtés du GNA, le général Haftar ne prendra pas Tripoli.

- La Russie sanctuarisant la Cyrénaïque, le GNA ne s’imposera pas à Benghazi.

Conclusion : la négociation peut donc reprendre. Mais sur des bases différentes de celles, irréalistes car uniquement électorales, de la « communauté internationale ». Ainsi :

1) Lors de la conférence de Berlin au mois de janvier dernier, le partage du pouvoir avait quasiment été acté, le commandement de l’armée revenant à la Cyrénaïque et la présidence à la Tripolitaine. Cependant, les négociations avaient buté sur la place à accorder au général Haftar qui, poussé par les Emirati, avait adopté une position maximaliste, ce qui avait déplu à la Russie.

2) Fayez el Sarraj, le chef du GNA (Gouvernement d’union nationale) installé à Tripoli pourrait démissionner. Qui le remplacerait alors ? Le Misrati Fahti Bachaga faisant l’unanimité de tous ceux qui redoutent la domination de la cité-Etat de Misrata sur la Tripolitaine, une option plus consensuelle serait celle du Zentani Oussama Jouli. D’autant plus que ce dernier a rallié à sa personne la fraction des Zintani jusque-là alliée au général Haftar, ce qui a permis aux forces turco-GNA de reprendre la base aérienne de Watiya le 12 mai dernier. Il est important de noter que, lors de la guerre contre le colonel Kadhafi, les forces spéciales françaises avaient appuyé les troupes d’Oussama Jouli.

L’on s’acheminerait ainsi, en quelque sorte, vers un large fédéralisme. Resterait à régler la question du partage des hydrocarbures, ce qui, compte tenu des positions géographiques des gisements permettrait de trouver facilement un équilibre territorial.

 

4) Les conséquences pour le Tchad

 

Les forces Misrata-GNA-Turquie ayant actuellement l’avantage, les tribus du Fezzan vont donc probablement se rallier à elles. Si tel était le cas, les conséquences régionales seraient alors importantes car la Turquie qui soutient déjà les groupes armés terroristes dans la BSS, serait donc directement au contact de la zone, contraignant ainsi Barkane à se repositionner à Madama.

En réalité, le général Haftar n’a jamais véritablement contrôlé le Fezzan, ses seuls appuis à peu près fiables y étant certaines tribus arabes dont les chefs sont achetés. Pour le reste, les Toubou qui détestent les Arabes se vendent au plus offrant, quant aux Touareg, ils penchent du côté de Tripoli.

Or, ce Fezzan où les tribus définissent leurs alliances en fonction des rapports de force à Tripoli et à Benghazi, est la base arrière des opposants au président Déby. Pour mémoire, en 2019, leur dernière offensive qui était en passe d’arriver jusqu’à N’Djamena n’a été bloquée que par l’intervention de l’aviation française.

Parmi ces opposants, celui qui paraît être actuellement le plus dangereux militairement pour le président Déby est le Toubou-Gorane Mahamat Mahdi Ali qui est à la tête du FACT (Front pour l’alternance et la concorde au Tchad). Ce dernier qui prétend disposer de 4000 combattants, sait qu’il peut compter sur le réservoir ethnique s’étendant sur les régions du Borkou, de l’Ennedi et du Kanem. Pour le moment, ses forces sont stationnées dans le centre de la Libye, à une soixantaine de kilomètres de Jufra, dans la région du jebel Sawad (Source : Fezzan Consultation). L’effondrement du général Haftar ouvrirait donc à Mahamat Mahdi Ali, une « fenêtre de tir » qu’il ne manquerait pas d’exploiter.
Bernard Lugan 
( 28 mai, 2020 )

Sur le site Front Populaire, encore quelques informations édifiantes sur Le Monde et Libération.

 

Lu sur le blog « Lafautearousseau » ce rappel fait par le site « frontpopulaire » dont il convient de se souvenir !

 

Site : https://frontpopulaire.fr/

Chers amis de Front Populaire,

Vous avez été très nombreux à réagir à l’article de Michel Onfray que nous avons publié hier sur Le Monde et Libération.

Au delà de la confiance et de l’amitié que vous nous faites, vous nous avez aussi envoyé plusieurs documents et informations qui permettent d’éclairer le passé trouble de ces deux quotidiens moralisateurs:

- Denis nous a ainsi envoyé les Unes de Libération des 17 et 18 avril 1975 qui montrent l’enthousiasme du journal de Jean-Paul Sartre pour l’arrivée au pouvoir de Pol-Pot (rappelons que celui-ci est l’homme d’un génocide qui a tué 1,7 millions de Cambodgiens).

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- Henri de Monvallier, auteur d’un livre sur la cohérence du trajet politique de Michel Onfray, nous signale que Le Monde fut aussi le journal dans lequel Robert Faurisson, l’inventeur du négationnisme en France, a publié une tribune négationniste le 29 décembre 1978. L’article s’intitulait: « Le problème des chambres à gaz ou la rumeur d’Auschwitz ». Une abjection.

- Dominique précise que « Le Monde comme Libération ne rectifient jamais. Libé n’a-t-il pas écrit en pleine période du sida que l’institut Pasteur transmettait le virus par l’intermédiaire de ses vaccins anti-hépatiques? » Le titre était: « Cancer gay: la contagion par le sang ».

- Jean Luc nous rappelle Le Monde touche non seulement chaque année près de 6 millions d’euros d’argent public, mais s’est vu également attribuer 2 millions d’euros par la fondation Bill Gates. On imagine avec quelle impartialité Le Monde peut aujourd’hui parler du milliardaire américain.

Merci à tous, car c’est à travers des rappels factuels (et pas des procès d’intentions) que l’on peut juger de l’indépendance de ces journaux. Au delà, votre participation à notre média confirme aussi notre intuition: Une grande agence de presse participative est possible.

Tous ensemble, nous sommes plus intelligents pour déjouer les pièges, les contre-vérités, les manipulations qui nous sont tendues. Nous serons très bientôt 20.000 à même de mener ensemble un travail de mise en perspective. Continuons.

Parlez de Front Populaire autour de vous, le seul média qui vous ouvre ses portes et qui refuse le formatage médiatique.

La rédaction de Front Populaire

( 28 mai, 2020 )

LA GLOBALISATION, COMBIEN DE MORTS ?

 

Pris sur « Je Suis Français »

 

Entretien avec Hervé Juvin

 

Essayiste et député français au parlement européen du groupe Identité et Démocratie.

Un grand entretien réalisé par Le Bien commun (Mai 2020) et qu’il est important de lire. Les analyses, les travaux, la réflexion d’Hervé Juvin est suivie ici depuis plusieurs années avec grande attention. Ce sont des contributions dont nous mesurons l’importance et les effets sur l’évolution des idées politiques en France.


« La pandémie est la conséquence de la mobilité forcenée et de l’abandon de tout dispositif de séparation entre les populations. »

Hervé Juvin, le monde traverse en ce moment une crise liée à la pandémie de Covid-19. La crise de la globalisation est-elle une défaite des idéologies mondialistes ?

Il s’agit d’une crise dans la globalisation. La carte de la pandémie correspond à celle des grands mouvements intercontinentaux d’aéroports à aéroports, des relations d’affaires internationales. La globalisation des affaires, la consommation touristique du monde ont facilité la propagation du virus. La pandémie est la conséquence de la mobilité forcenée et de l’abandon de tout dispositif de séparation entre les populations. La seule frontière qui protège à présent les individus reste leur propre épiderme. C’est une réalité brutale. L’abolition de toutes les séparations entre des êtres qui vivaient dans des milieux extrêmement différents, et développaient ainsi des systèmes immunitaires propres, est une réalité à certains égards effrayante. Il faut porter un masque, il ne faut plus s’approcher à moins d’un mètre de nos congénères… Nous recréons ainsi des frontières, mais entre les individus. La propagation des masques m’avait déjà choqué lors de mes voyages en Asie. J’avais alors réalisé qu’une grande partie de la population portait des masques dans la rue. Nous perdons l’altérité, l’échange avec l’autre. Le masque, comme peut le faire le voile islamique, supprime donc l’altérité. Sous prétexte de vivre-ensemble, d’abolition de barrières, une nouvelle succession de séparations sanitaires est rendue obligatoire entre les individus, du port du préservatif depuis l’épidémie du SIDA, au port du masque, en passant par la fin des poignées de mains et des embrassades. Nous assistons bien à une régression de la civilisation en modifiant la façon dont nous échangeons entre êtres humains. La situation va bien plus loin dans ses conséquences que les répercussions sur l’économie, le nombre de voyages internationaux… C’est la nature-même des relations humaines qui est en train d’évoluer : des familles se trouvent interdites de sorties à quatre ou cinq individus, il est illégal de pratiquer des activités physiques en groupe. L’idéologie du tous ensemble qui triomphe dans l’abolition des frontières aboutit ainsi à une séparation bien plus violente des individus qui sont beaucoup plus affectés qu’ils n’auraient pu l’être par les délimitations des Etats. La peau redevient la dernière frontière, elle a bien la même fonction : elle procède à des échanges, à travers la sueur, la respiration, elle est ce qui permet à tout être vivant d’accepter ce qui lui est favorable et de rejeter le défavorable.

Une grande partie de la société semble se plier aux règles imposées, notamment le confinement, et est prête à sacrifier beaucoup pour la santé, est-ce quelque chose de nouveau ?

Aux débuts de la révolution industrielle, un pacte a été conclu entre la démocratie et la croissance. Ce pacte consiste à dire que la liberté politique de la société de se donner ses propres lois va de pair avec la promesse d’abondance et d’enrichissement illimité pour chacun. C’est le pacte fondateur de la modernité, le pacte fondateur entre libéralisme politique et libéralisme économique. Ce pacte est maintenant en train de se rompre : il reposait principalement sur la colonisation et sur l’extraction de ressources de la nature qui n’est pas invitée au pacte. La conclusion de ce pacte sous-entendait aussi la négation du sacré, ce qui fait que les hommes peuvent tuer ou mourir pour quelque chose qui dépasse leur intérêt individuel. Le sacré c’est l’idée qu’il y a des choses qui dépassent la loi, qui dépassent l’intérêt et pour lesquelles un homme est capable de mettre sa vie en jeu. À l’heure du confinement, nous sommes invités à nous poser ces questions : est-ce qu’il reste du sacré dans nos sociétés ? Je suis frappé par l’absence de réaction alors que des milliers de Français seront morts absolument seuls dans les EHPAD ou dans les hôpitaux, d’autres causes que le co-ronavirus sans que leurs proches aient le droit de les assister. Les religieux en général n’ont pas le droit d’assister les mourants. Les édifices religieux sont fermés et les manifestations de communion de foi sont interdites. La population s’est soumise. Les lois humaines ne sont pas au-dessus de tout, elles passent après les intérêts des grands groupes pharmaceutiques et après les considérations géopolitiques sur qui sortira gagnant ou perdant de la crise. Puisqu’il y aura des gagnants et des perdants. Tous ces conflits nous font passer à côté des devoirs sacrés de l’homme qu’il a d’être présent auprès de ses proches lors de leurs derniers instants, celui d’assister religieusement les mourants. Et cela ne pose aucun problème à la majorité de la population, la priorité sanitaire absolue marque aussi une sortie de la religion et du sacré. Ce sacrifice des devoirs, des libertés à l’ordre sanitaire est par ailleurs inquiétant pour la démocratie.

Vous parlez de crise dans la globalisation et non pas de crise de la globalisation ?

Au lieu d’assister à un rétablissement des frontières et à une nouvelle régionalisation du monde, la globalisation peut ressortir grandie. Sachez que la fondation Microsoft de Bill Gates avait financé des recherches sur ce à quoi ressemblerait une pandémie mondiale. Par ailleurs, un certain nombre de milliardaires qui financent des organisations globa-listes profitent de la pandémie pour essayer d’instaurer une vaccination mondiale obligatoire et un système de contrôle sanitaire global. On peut craindre, après une remise en cause de la globalisation, une nouvelle marche en avant de la mondialisation au nom du vieux principe « si ça ne marche pas c’est qu’on n’en fait pas assez ». Les Big Pharma préparent l’offensive : la solution ce n’est pas la frontière, c’est la vaccination.

L’Union européenne semble d’ailleurs avoir profité du confinemént pour entamer des négociations pour discuter de l’entrée de la Macédoine.

Oui, il s’agit d’un sale coup, de la même manière que peut l’être de donner des financements à la Turquie et à plusieurs pays tiers. Je le redis en observant tous ces mouvements : soyons très prudents sur les conséquences de la crise que nous vivons. Les endettements seront monstrueux et échapperont aux États, au profit des grands fonds d’investissement. Les menaces sur les libertés publiques (se déplacer librement,…) se multiplient. Au lieu d’un retour des frontières, à la régionalisation, au localisme, à une nouvelle proximité avec la nature, je suis convaincu que les conséquences pourraient être l’inverse, avec l’établissement d’une autorité sanitaire globale soumettant le monde aux mêmes procédures, aux mêmes vaccins ; ou le renforcement de la sphère financière qui, grâce à l’endettement croissant des États continuera à exercer sa mainmise sur les politiques publiques et les progrès de vie, et une recherche de mainmise accrue sur le vivant.

Que pensez-vous de la « déclaration de guerre » d’Emmanuel Macron au virus ?

Nous ne faisons pas une guerre aux bactéries ou à un virus. Le virus fait partie de la vie. Le risque d’aller vers plus de contrôle de la vie est à prendre en compte. Ici, c’est le commerce d’animaux sauvages et la promiscuité de sociétés humaines aux systèmes immunitaires différents. La globalisation risque de donner la réponse suivante : plus de contrôle de la vie et artificialiser encore plus le monde. Le pacte que j’évoquais n’a été possible que par la colonisation et l’économie extractive. Aujourd’hui, la fuite en avant serait l’éradication. Ma conviction est que le combat contre la nature, contre la vie, ne peut être gagné. Les deux possibilités sont donc : on change de direction, ou on va encore plus loin dans la direction actuelle. En poursuivant, nous serions à la première étape d’un processus d’effondrement.


« Tous ces conflits nous font passer à côté des devoirs sacrés de l’homme
qu’il a d’être présent auprès de ses proches lors de leurs derniers instants, celui d’assister religieusement les mourants. »


Il s’agit du début des conséquences de l’Hybris humaine de la guerre menée contre la nature : refus de la mort, transhumanisme, le rêve de l’autodétermination — choisir son sexe, son âge, changer d’identité à plusieurs reprises. Il s’agit d’une illusion aux conséquences sociales et psychologiques terribles dont nous commençons seulement à payer le prix.

Ce tribut ne cessera pas de monter. Je rappelle que la véritable écologie politique, ce n’est pas le réchauffement climatique, la survie des espèces…

La planète continuera très bien sans l’homme. L’homme est très fragile et très agressif dans le même temps. Ce paradoxe est dangereux pour l’humain et se vérifie notamment dans les zones où l’homme s’est attaqué violemment à la nature, je pense à l’Angola où les animaux ont été massacrés pour faire de la viande de brousse pendant la guerre civile, aujourd’hui des régions entières de ce pays sont vidées des hommes, la nature reprend ses droits, animaux et végétaux croissent. Nous observons la même chose en Ukraine dans la zone où le drame de Tchernobyl a eu lieu. Ne nous faisons pas d’illusion : la véritable raison de l’écologie, c’est la préservation de l’espèce humaine.

La pandémie, aux effets statistiques relativement faibles au final par rapport aux cancers, aux maladies cardiovasculaires, a un effet de panique, de grande peur moderne. Derrière cette grande peur, on remarque que la pandémie tue en majorité des personnes diabétiques, qui souffrent de problèmes cardiaques, d’insuffisances respiratoires. Cela pose une question sur le modèle d’activité sédentaire, de nourriture industrielle très éloignée des produits directs de la nature, ce qui a pour conséquence une dégénérescence de l’espèce humaine qui la rend fragile aux pandémies de toutes sortes. Aujourd’hui les populations doivent être conscientes que nous faisons face à une dégénérescence de l’espèce : baisse de l’espérance de vie aux États-Unis, augmentation de l’obésité partout dans le monde…

Peut-on parler de manière générale d’une médicalisation, d’une industrialisation de la vie ?

C’est une artificialisation de la vie. On le voit avec la congélation des ovules, des laboratoires travaillent sur la reproduction industrielle du corps humain, en dehors du corps. Je reviens sur le masque, qui est un exemple de l’artificialisation de la vie humaine, un autre exemple est tout simplement l’air climatisé. Alors que le génie humain faisait que des populations pouvaient, pour certaines, vivre à 40 degrés en dessous de zéro et d’autres à 40 au-dessus. Actuellement, sous prétexte d’amélioration des conditions de vie, on prétend que tout le monde doit vivre avec une température de 19 ou 20 degrés en permanence. C’est dévastateur en termes de ressources naturelles, en termes de savoir-faire locaux, d’anciennes habitations d’Afrique ou d’Inde avaient d’excellents moyens pour laisser circuler l’air et protéger de la chaleur. L’industrie et la consommation d’énergie ruinent les savoir-faire locaux, les dernières personnes capables de construire un igloo disparaissent, comme les dernières personnes capables de construire des maisons rafraîchissant l’air. Ces adaptations culturelles disparaissent au nom de l’industrialisation et de l’uniformisation. Certains voient là un progrès, j’y vois une régression et une mise en danger de la survie de l’humanité.


« Le libéralisme et la gestion comptable de nos dépenses publiques, en
matière de santé et en général, fait que nous sommes dans un processus de sous-développement. »


L’épidémie part de Chine, la Chine vend ensuite des masques aux Européens, ces masques sont achetés au dernier moment par les États-Unis qui y mettent le prix fort. Assiste-t-on à une humiliation des pays européens ?

Bien plus que cela. En 2000, le système de santé français avait été apprécié comme étant l’un des  meilleurs du monde. On est entré dans un processus de sous-développement de nos équipements destinés au public. En 2008, la crise était une première étape, quand les experts occidentaux n’ont pu prédire l’ampleur de la crise économique. Dans le reste du monde, notamment en Chine, en Inde ou en Russie, les États ont pris conscience que les occidentaux ne sont pas meilleurs. La pandémie actuelle va selon moi renforcer cette idée. Il faut être très prudent dans nos affirmations mais parmi les pays qui semblent s’en tirer le mieux, nous voyons Taïwan, le Vietnam, la Corée du Sud où la discipline collective, le sentiment national sont extrêmement forts, alors que des nations occidentales subissent très fortement la crise. Je pense à l’Italie ou la France où le système de santé a été manifestement sous-développé et la réponse sanitaire insuffisante. La solution du confinement que nous avons adoptée est la solution du pauvre. Nous l’avons adoptée par défaut, faute de masques et de tests. C’est pire aux États-Unis, qui sont dans une détresse sanitaire alors qu’une partie de la population n’a pas les moyens de payer le moindre soin. Les gens ne se font ni tester ni soigner aux premiers signes, conditions très favorables à la propagation de la maladie. Le sentiment mondial : nous ne sommes vraiment pas aussi bons que ce qu’on disait. Le libéralisme et la gestion comptable de nos dépenses publiques, en matière de santé et en général, fait que nous sommes dans un processus de sous-développement. Nos sociétés font le sacrifice de leurs équipements pour acheter la paix sociale.

Propos recueillis par François-Marie Boudet 

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( 28 mai, 2020 )

A la reconquête des communes

 

Lu sur « Action Française.net »

 

Grâce au maire UDI, Jean-Yves Cavallini, les «  fidèles »ont pu se rassembler dimanche 18 mai, au stade municipal de Levallois… Fidèles ou infidèles ? Le journaliste de Valeurs Actuelles écrit en pleine confusion verbale, religieuse et historique. Sont dits «  fidèles  » ceux qui croient que Jésus-Christ est le Fils de Dieu. Sont dits«  infidèle s » ceux qui ont renié la foi chrétienne, au VIIe siècle.

Parions que la proposition de loi constitutionnelle d’Hervé Marseille, Président du groupe centriste au Sénat, vise davantage à s’insinuer dans cette confusion générale qu’à renforcer la «  règle commune  ». Arguant de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, qui a conduit les évêques à sacrifier la participation des fidèles aux fêtes pascales à des mesures sanitaires discutables, le sénateur souhaite compléter l’article 1er de la Constitution : «  nul individu ou nul groupe ne peut se prévaloir de son origine ou de sa religion pour s’exonérer du respect de la règle commune  ». L’initiative du maire de Levallois incite à douter des effets bénéfiques de cette proposition puisqu’elle jette le voile sur les «  libertés locales  » dont se réclame l’UDI !

Saluons la pugnacité de l’Union des musulmans de Levallois et réfléchissons au pouvoir du maire : il pouvait refuser ! Il pouvait juger d’après les recommandations du Conseil français du culte musulman qui invitait à rester chez soi ! Le maire a choisi de mettre en scène la fin du ramadan !

Constatons que les métèques qui bénéficient de cette surenchère électoraliste maîtrisent le pays légal, ce que tendent à dissimuler les violences urbaines et induit en erreur les survivants du pays réel, à la veille du scrutin.

Il n’est pas une ville ou un village où il ne faille peser de tout son poids, familial, religieux, professionnel, associatif, culturel, pour contrer l’inertie des candidats républicains. Le futur conseil municipal doit découvrir qu’il devra compter avec les voix royalistes. A moins, lecteur, que tu aies eu l’heur d’intégrer une liste et de chercher à libérer ta commune, à la suite de Jeanne !

Et d’eux va France descombrant,
En recouvrant chanteaux et villes,
Jamais force ne fut si grand,
Soient à cens, soient à miles.1

1 Christine de Pisan, Ditié (1429)

( 27 mai, 2020 )

Il est sûr que l’immigration coûte très cher à notre pays, mais …

 

Lu sur « Je Suis Français »

 

Il est sûr que l’immigration coûte très cher à notre pays, mais on ne peut réduire ce problème à sa dimension économique ou financière.

L’immigration ne coûterait-elle rien, ou enrichirait-elle notre pays qu’elle serait encore néfaste et dangereuse, pour des raisons culturelles et civilisationnelles.

Nous laissons s’installer sur notre sol une idéologie théologico-politique totalitaire, l’islam, et à ce propos je garde toujours en mémoire les paroles du poète kabyle Ferhat Mehenni :  » L’islam, c’est l’islamisme au repos, et l’islamisme, c’est l’islam en mouvement. C’est une seule et même affaire. L’un et l’autre se réclament d’un seul et même Coran.  »

Un sondage de l’Institut Montaigne révélait que 25 % des musulmans en France jugeaient que la charia devait prévaloir sur les lois de la Cité et ce pourcentage s’élevait à 35 chez les 18/25 ans. Il faut que ce soit un écrivain algérien, Boualem Sansal, qui nous alerte et dénonce notre aveuglement en parlant de l’installation en France d’une multitude de petites républiques islamiques.

Nous entrons dans une logique de partition territoriale, acceptée par les autorités comme le montraient ces récentes consignes données par un haut responsable de la police, de ne pas faire de contrôle de confinement dans les zones où on pratique majoritairement le ramadan, etc.

Les remarques que je peux faire n’ont rien à voir avec du racisme et j’ai la plus grande sympathie pour les arabes chrétiens (persécutés en permanence en terre d’islam) et même athées ou agnostiques, et l’islam, pour autant que je le sache n’est pas une race.

Les transformations civilisationnelles causées par l’immigration de masse arabo-musulmane et africaine crèvent les yeux et nous ne sommes certainement qu’au début d’un processus catastrophique, d’autant plus que dans cette immigration se manifestent de plus en plus une indifférence à l’égard de notre pays, un refus de s’intégrer et à plus forte raison de s’assimiler et même une haine à l’égard des Français, comme le savent tous ceux qui scrutent cet égout que sont les réseaux sociaux et sur lesquels se déversent un racisme anti-blanc totalement décomplexé.

Haine de la France, de sa culture et de son histoire qui se manifeste par exemple dans les milieux  » décoloniaux  » et  » racisés  » qui partent à la conquête de l’université. Alors une fois de plus, l’immigration enrichirait-elle la France qu’elle serait condamnable.

Dépêchons-nous de dire ces vérités avant que la loi Avia, digne de la Corée du Nord ou de la Chine communiste ne nous interdise de le faire.

Jean de Maistre

( 27 mai, 2020 )

Une femme pour succéder au cardinal Barbarin : de quoi se mêle Marlène Schiappa ?

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

Toute la presse en parle, notamment 20 Minutes : « Une femme candidate à l’archevêché de Lyon. » Et , sur son compte Twitter, applaudit des deux mains, mettant en exergue une citation : «  invite les femmes à candidater partout où elles se sentent bridées. »

On pourrait commencer par faire remarquer à Marlène Schiappa que l’archevêché de Lyon n’est ni Parcoursup ni la mairie de Paris : on n’y « candidate » pas. On sait qu’en ces temps de désert spirituel, on ne peut guère reprocher au jeune pigiste moyen de l’ignorer. Le très sérieux Monde, dans un involontaire hommage à Raymond Devos, n’a-t-il pas doctement affirmé, récemment, que l’Ascension tombait le Jeudi saint, que le Christ s’incarnait dans l’Esprit saint et que la Vierge était ressuscitée ? Mais de la mamie-boomeuse aux allures d’animatrice de pastorale surnommée par Libé « pétroleuse catho » – en 2009, elle avait créé avec sa comparse Christine Pedotti le Comité de la jupe puis commis le livre Les Pieds dans le bénitier pour dénoncer le sexisme de l’Église -, on était en droit d’attendre, au vu des hautes fonctions qu’elle brigue, expression moins hasardeuse : s’il y a un QCM « culture religieuse » au concours de catégorie Archevêque, ce qui n’est pas à exclure, un petit vernis dans ce domaine pouvant se révéler utile pour le poste, il faut que la dame révise ses fiches.

On pourrait lui dire, ensuite, que si la question des femmes dans l’Église la passionne, il y a eu, dans l’histoire de celle-ci, beaucoup de femmes « débridées », qui n’ont même pas eu besoin de « candidater » pour avoir un statut et une notoriété que n’atteindront jamais Anne Soupa, Marlène Schiappa ni même aucun homme d’État. Pour le savoir, il suffisait, il y a quelques jours, d’allumer sa télé et de regarder « Secrets d’Histoire » consacrée à sainte Thérèse de Lisieux : son livre Histoire d’une âme a été diffusé à plus de cinq cents millions d’exemplaires. Les Pieds dans le bénitier peuvent-il rivaliser ? Le genre de Thérèse, c’était plutôt la tête dans le psautier, elle est devenue docteur de l’Église, patronne des missions, et l’on trouve des statues à son effigie sur tous les continents.

On pourrait aussi se demander, dans le registre parité, pourquoi, au poste de secrétariat d’État à l’Égalité entre les sexes, on ne nomme jamais, au grand jamais, un homme… qui serait pourtant tout aussi concerné ? Serait-il « bridé », lui aussi, dans son aspiration à « candidater » ?

On pourrait encore… mais on ne le fera pas. Car sérieusement, pourquoi parlerait-on avec elle de ce qui ne la regarde pas ? De quel droit Marlène Schiappa vient-elle se mêler de tout ça ?

La séparation de l’Église catholique et de l’État est décidément compliquée. D’abord un divorce passionnel et sanglant, puis un accord à l’amiable – chacun chez soi avec un sourire crispé à chaque fois que l’on se croise – et, depuis quelque temps, une pente fâcheuse : l’État est devenu cet ex-conjoint intrusif et impérieux, un genre détestable que connaît bien pourtant Marlène Schiappa, qui sait mieux que son ancienne compagne elle-même — craintive et ployant déjà la tête sous les coups qu’elle anticipe – ce qui est bon pour elle : faussement protecteur, il juge avec condescendance et suspicion sa façon de s’occuper des enfants – et leur hygiène alors ? Se sont-ils bien lavé les mains au gel hydroalcoolique ? -, vient se mêler de tout et de rien, et surtout de ce qui ne le regarde pas, comme le mari violent qui rôde sous les fenêtres faute d’avoir été autorisé par le juge à rentrer : hier, c’était Christophe Castaner qui prétendait savoir mieux que l’Église l’endroit où elle devrait prier, aujourd’hui, c’est Marlène Schiappa qui donne son avis que personne n’a demandé dans la succession du .

Merci d’ôter vos pieds du bénitier et vos mains de la porte de la sacristie : vous violentez la laïcité, qui n’est pas seulement là, en théorie, pour vous arranger.

Gabrielle Cluzel

 Ecrivain, journaliste
( 26 mai, 2020 )

Étendard de la délivrance.

 

Lu sur « Politique Magazine »

 

Comment, en ce mois de Mai, ne pas parler de Jeanne d’Arc ?

 

Ma chronique judiciaire va vers cette accusée, condamnée, victime de juges iniques vendus à l’ennemi, abusant de leur pouvoir spirituel pour tenter de faire triompher un pouvoir temporel illégitime. Elle a vaincu dans le temps et dans l’éternité, pour les siècles des siècles.

L’étendard de Jeanne qu’elle « aimait quarante fois plus que son épée » et sur lequel les juges l’ont beaucoup interrogée, a été appelé, dans un hymne célèbre, « Étendard de la Délivrance ». C’est vrai que sous cette bannière confectionnée selon l’ordre de ses Voix, c’est-à-dire selon la volonté de Dieu – « je vous l’ai assez dit que je n’ai rien fait que du commandement de Dieu » –, Jeanne a délivré Orléans, la Vallée de la Loire, puis le royaume.

Aujourd’hui, face à un virus insaisissable et pervers, ce n’est plus seulement en France que personnes, familles et entreprises ont perdu leur liberté, mais c’est l’univers entier qui pratique l’assignation à résidence, la liberté surveillée et le contrôle sanitaire sous autorité policière.

Et c’est l’univers entier qui a besoin de la Délivrance.

Or l’Étendard de Jeanne, s’ il y figurait « un champ semé de lys » qui dit bien la vocation de la France dans l’histoire du salut, ne portait ni Charles VII, ni le dessin géographique du royaume, mais bien le monde entier, tenu par deux anges, avec en haut, sur le côté, Jhésus-Maria.

Jeanne n’était pas venue seulement pour le royaume de France mais pour l’univers, afin de rappeler, les armes à la main, que Jésus-Christ est Roi. Le Roi de justice et de liberté, le Roi de la Délivrance et de la santé, le Roi de bienfaisance et de paix n’est pas l’ONU ni sa filiale,l’OMS, ni l’Union Européenne, Donald Trump ou le Parti Communiste Chinois. Le seul Roi est Jésus-Christ.

Les juges ecclésiastiques de l’époque n’ont pas aimé cet étendard. Ils ont envoyé Jeanne au bûcher. Les Anglais et les Bourguignons de l’époque l’ont coupé en mille morceaux pour se partager « les échantillons », dérisoires trophées de leur éphémère victoire. Les Français l’ont oublié en parlant d’autre chose. Il est même arrivé aujourd’hui que de hauts dignitaires ecclésiastiques se plient sans débat aux injonctions de l’Office Mondial de la Santé dont les Américains viennent de dénoncer la scandaleuse incompétence. Face à ce virus, les grands de ce monde ont mis un masque, se sont lavés les mains et ont consigné tous leurs sujets à la maison parce qu’ils ne savaient pas comment les défendre. Puis, devant la catastrophe économique et sociale qu’ils avaient ainsi préparée, ils ont renvoyé chacun à ses responsabilités. Un petit virus de chauve-souris a mis les puissants en déroute.

Lorsque Maurice Barrès a présenté à la Chambre des députés la loi par laquelle elle allait déclarer Jeanne Héroïne Nationale en fixant la date de sa Fête, « Fête du patriotisme », au deuxième dimanche de mai, il a souligné, notamment, qu’elle avait devancé la Société des Nations puisqu’elle voulait, une fois la paix faite et quand chacun serait rentré chez soi, unir sous son étendard les peuples naguère divisés. « C’était la Bannière de Jésus-Christ », disait Barrès,  « elle vaut bien celle des États-Unis. »

Le temps est venu de dire qu’elle est la seule bannière salvatrice, le seul Étendard de la Délivrance et que l’Église, si elle est à la hauteur de sa mission, doit apparaître pour ce qu’elle est, « la seule Internationale qui tienne », comme l’écrivait, en pleine guerre, un certain Charles Maurras.

Jacques Trémolet de Villers

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( 25 mai, 2020 )

Philippe Douste-Blazy dénonce l’étude anti-chloroquine et lance un (énorme) pavé dans la mare !

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

Où nous voyons que les financiers – actionnaires ne cherchent qu’à faire des profits au détriment des malades. Il est temps que le politique reprenne le dessus ! L.R.

 

Récemment, une étude publiée par la revue scientifique The lancet a conclu à l’inefficacité du traitement à la chloroquine du professeur Raoult, voire à sa nocivité. Outre la réputation de la revue, le test porte sur 96.000 patients, ce qui apporte une crédibilité à ses résultats. Immédiatement, les médias ont répercuté ces résultats à grand renfort de publicité. Olivier Véran a saisi le Haut Conseil de la santé publique afin de revoir les conditions de prescription de ce médicament, assouplies il y a quelques semaines.

Interrogé sur BFM TV, Douste-Blazy a violemment critiqué cette étude, dont les résultats seraient biaisés. En effet, sur le groupe testé à la chloroquine, 20 % des personnes seraient atteintes de graves affections respiratoires, explique-t-il, contre seulement 7 % dans le groupe de contrôle… Un déséquilibre qui, évidemment, gonfle artificiellement la mortalité du groupe chloroquine. Et Douste-Blazy affirme avoir lu en détail les conditions de l’étude. « Si vous donnez de la chloroquine à des mourants, c’est sûr qu’ils vont mourir », a ajouté l’ancien ministre.

« Pourquoi des scientifiques reconnus fausseraient-ils des données médicales aussi importantes ? » lui demanda alors Apolline de Malherbe, qui l’interrogeait. La réponse de Douste-Blazy vaut le détour. Selon lui, une revue de renom comme The Lancet, comme d’autres revues aussi reconnues, sont désormais sous l’influence directe des multinationales du médicament. Les sommes en jeu sont tellement énormes que les labos financent en sous-main certains articles. « Si le laboratoire américain Gilead annonce qu’une de ses molécules marche, le Wall Street journal reprend cette info le lendemain et la hausse immédiate du cours de Bourse fait gagner quatre milliards de dollars aux actionnaires. Les laboratoires ne peuvent laisser passer cette chance unique de faire des profits colossaux », selon Douste-Blazy.

À travers les annonces fracassantes de l’ancien maire de Lourdes, et surtout ancien ministre de la Santé, on comprend que l’étude en question pourrait n’être qu’une tentative de déstabilisation du professeur Raoult par les multinationales, pour le discréditer et se donner du temps pour proposer leurs solutions. Au demeurant, a cité comme exemple le laboratoire Gilead : est-ce fortuit, quand on sait que cette société a investi des sommes énormes pour sortir le vaccin avant tout le monde ?

« Si on m’avait dit, après vingt ans de recherche, que je verrais de pareilles choses, je n’y aurais pas cru une seconde », a conclu Douste-Blazy, visiblement abasourdi par ce pavé qu’il a lui même lancé dans la mare. Voila donc à quoi tiendrait la santé publique à échelle mondiale, la survie de millions de malades, les cours de Bourse des multinationales de la santé ? Si les nations ne reprennent pas la main au plus vite, l’avenir de tous sera et restera entre les mains des financiers.

Olivier Piacentini

 Ecrivain, politologue
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