( 18 juillet, 2019 )

Algérie : « Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux »

 

Communiqué de L’AFRIQUE RÉELLE

 

Cette phrase d’Etienne de la Boétie résume la relation franco-algérienne. A chaque fois qu’il est en difficulté, le « Système » algérien sort en effet le joker-martingale de l’accusation de la France, sachant qu’il sera immédiatement relayé par les héritiers des « porteurs de valises », ethno-masochistes buvant goulûment  au calice de la repentance et de la contrition.
Le 15 juillet dernier, montrant en cela qu’il n’est pas encore mentalement décolonisé, Mohand Ouamar Bennelhadj, membre essentiel du « Système » algérien puisqu’il est le secrétaire général par intérim de l’ « Organisation nationale des moudjahidines », les « anciens combattants », a ainsi appelé le parlement algérien à voter une loi criminalisant la colonisation française. Il a en outre demandé que cette loi ouvre la voie à des « compensations », osant écrire que les Français ont « génocidé » les Algériens et que, après avoir pillé le pays, ils « n’ont laissé ici que des broutilles, des choses sans valeur».
Ces accusations ne relèvent pas de l’anecdote. Ce n’est pas de sa propre initiative que ce pâle apparatchik dont l’association constitue le pivot du « Système » et dévore 6% du budget de l’Etat -plus que ceux des ministères de l’Agriculture (5%) et de la Justice (2%)-, a lancé ces accusations gravissimes. Depuis deux ou trois semaines, acculé par la rue, le général Gaïd Salah a en effet ordonné qu’une offensive anti-française destinée à tenter de faire dévier la contestation populaire soit lancée. Face à cette véritable déclaration de guerre, le président Macron garde un étourdissant silence…
 Alors, puisque, comme ils en ont hélas l’habitude, les « lapins de coursive » qui dirigent la France se tairont, il est donc nécessaire que les « réseaux sociaux » s’emparent de  l’affaire, à la fois pour exiger une réponse officielle des autorités françaises, et pour « remettre les pendules à l’heure ».
En 1962, la France a légué à l’Algérie un héritage exceptionnel et non des « Broutilles » et des  « choses sans valeur », à savoir 54 000 kilomètres de routes et pistes (80 000 avec les pistes sahariennes), 31 routes nationales dont près de 9000 kilomètres étaient goudronnés, 4300 km de voies ferrées, 4 ports équipés aux normes internationales, 23 ports aménagés (dont 10 accessibles aux grands cargos et dont 5 qui pouvaient être desservis par des paquebots),  34 phares maritimes, une douzaine d’aérodromes principaux, des centaines d’ouvrages d’art (ponts, tunnels, viaducs, barrages etc.), des milliers de bâtiments administratifs, de casernes, de bâtiments officiels, 31 centrales hydroélectriques ou thermiques, une centaine d’industries importantes dans les secteurs de la construction, de la métallurgie, de la cimenterie etc., des milliers d’écoles, d’instituts de formations, de lycées, d’universités avec 800 000 enfants scolarisés dans 17 000 classes (soit autant d’instituteurs, dont deux-tiers de Français), un hôpital universitaire de 2000 lits à Alger, trois grands hôpitaux de chefs-lieux à Alger, Oran et Constantine, 14 hôpitaux spécialisés et 112 hôpitaux polyvalents, soit le chiffre exceptionnel d’un lit pour 300 habitants. Sans parler d’une agriculture florissante laissée en jachère après l’indépendance, à telle enseigne qu’aujourd’hui l’Algérie doit importer du concentré de tomates, des pois chiches et de la semoule pour le couscous…
Tout ce que la France légua à l’Algérie avait été construit à partir du néant, dans un pays qui n’avait jamais existé et dont même son nom lui fut donné par la France. Tout avait été payé par les impôts des Français. Daniel Lefeuvre a montré qu’en 1959, toutes dépenses confondues, l’Algérie engloutissait 20% du budget de l’Etat français, soit davantage que les budgets additionnés de l’Education nationale, des Travaux publics, des Transports, de la Reconstruction et du Logement, de l’Industrie et du Commerce !
Tous les arguments permettant de réfuter la fausse histoire de l’Algérie écrite par les profiteurs du « Système » se retrouvent dans mon livre Algérie, l’histoire à l’endroit.
Bernard Lugan
( 18 juillet, 2019 )

Ni France des homards, ni France des kebabs… on a le droit ?

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

Ce n’est pas rien, d’être porte-parole du gouvernement. On en est à la fois le miroir, l’émissaire, le traducteur, l’intermédiaire, l’avocat, l’identité. On porte cette parole du gouvernement respectueusement comme le Saint-Sacrement et sans la travestir.

Si Sibeth N’Diaye est ce fidèle reflet, il y a de quoi s’interroger.

Le premier langage, celui que l’interlocuteur perçoit tout d’abord, est celui du corps. Passons sur le piercing lingual, qu’elle « tient à conserver malgré ses fonctions de porte-parole du gouvernement », explique Gala (11 juillet 2019), parce qu’il « lui rappelle son engagement passé et le travail de terrain qu’elle effectuait pour convaincre les jeunes de se mobiliser, notamment après le coup de tonnerre du 21 avril 2002 », et qu’elle « avait entamé un tour de France avec l’UNEF entre les deux tours de la présidentielle, pour convaincre la jeunesse étudiante de se mobiliser contre le FN ». Quel rapport ? Mais admettons. Après tout, s’il ne l’empêche pas de s’exprimer – l’organe sur lequel il est posé étant quand même son outil de travail -, cela ne nous regarde pas.

Passons sur ses tenues bigarrées diverses et variées. Les goûts et les couleurs, ma foi… et convenons que les costumes ajustés d’Emmanuel Macron ont remplacé les tenues tirebouchonnées de François Hollande sans que cela ne change d’un iota le mal-être des Français.

Ses atours « très décontractés » – comme les décrit (toujours) Gala – du 14 juillet ont fait, en revanche, légitimement tousser. Son tee-shirt imprimé « Tous les garçons et les filles », refrain de Françoise Hardy, sera sans doute du meilleur effet sur la plage, mais aucun ministre n’aurait eu l’idée d’arriver accoutré de son pendant masculin, version Jacques Dutronc « Je suis un opportuniste, je retourne ma veste », même si c’est souvent vrai.

Emmanuel Macron n’arborait ni tongs ni bermuda, les forces armées qui défilaient devant la tribune officielle dans leur costume chamarré auraient assez peu apprécié. La moindre des choses, pour un porte-parole, serait de se mettre modestement au diapason. Mais casser les codes est devenu le nouveau code. Et ses origines, qu’elle convoque à l’envi pour tétaniser ses détracteurs, ne sont pas le sujet. J’ai fait ma première communion au Sénégal, pays natal de Sibeth N’Diaye, et me différenciais, ce matin-là, à mon grand dam, des autres enfants par deux caractéristiques, les photos peuvent en témoigner : ma couleur de peau, à laquelle nul ne pouvait rien, et ma tenue que je reprochais in petto à ma mère… je portais robe à bretelles et sandales quand toutes les fillettes avaient les épaules couvertes et des socquettes bien tirées dans des chaussures fermées, ce qui, trouvais-je, me faisait ressembler par comparaison à une va-nu-pieds.

Mais ce sont surtout ses mots du 17 juillet, pour commenter la démission du ministre de l’Écologie, qui ont déchaîné les passions sur les réseaux sociaux : « Tout le monde ne mange pas du homard, on mange plutôt du kebab. » Pour la porte-parole de l’Élysée, exit le jambon-beurre, la quiche lorraine, la salade parisienne, le petit salé, la galette bretonne, le gratin dauphinois et tutti quanti… le plat populaire français symbolique est désormais le kebab.

En février 2017, Emmanuel Macron ironisait sur « les petits bourgeois », « les immobiles », ces empêcheurs de consommer en rond qui s’opposaient aux ouvertures le dimanche parce que, ce jour-là, « on reste chez soi à manger la blanquette de veau en famille ». Ce dont Emmanuel Macron rêvait, sa porte-parole Sibeth N’Diaye l’a fait : la France blanquette de veau n’est plus, écrasée entre la France des hauts lieux, celle des homards, et la France des banlieues, celle des kebabs. Avec le néant au milieu.

Son piercing, suggère Gala, serait un porte-bonheur dans sa lutte contre l’extrême droite ? Si elle multiplie ce genre de déclarations, au vu des tombereaux d’indignation, c’est tout un champ de clous en rangs serrés qu’il va falloir planter avant les prochaines élections.

Gabrielle Cluzel

 Ecrivain, journaliste
( 17 juillet, 2019 )

Le sens d’une mise à mort

 

 

 

Paru dans « La France Catholique », un hebdomadaire de grande qualité

 

La mise à mort de Vincent Lambert pose des questions d’ordre civilisationnel par-delà une tragédie personnelle et familiale. On a pu, à juste titre, regretter que le cas singulier d’un homme soit, en quelque sorte, jeté en pâture à l’opinion publique. Mais il est malhonnête d’en faire porter la responsabilité au père et à la mère dont la résistance au verdict de mort ne trouvait sa raison que dans l’attachement à un fils bien-aimé. Michel Houellebecq, dans une remarquable tribune publiée dans Le Monde, a souligné le fait que «  Vincent Lambert est mort d’une médiatisation excessive, d’être malgré lui devenu un symbole  ». Mme Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, qui porte la responsabilité d’avoir permis de franchir le dernier obstacle à la mise à mort, n’a-t-elle pas voulu, comme beaucoup de leaders d’opinion «  faire un exemple  » afin de «  faire évoluer les mentalités  », «  ouvrir une brèche  » à la légalisation de l’euthanasie  » ?

Une dignité inaltérable

Telle était bien l’orientation de la campagne qui se poursuit d’ailleurs au-delà de l’événement. Le lobby qui prétend défendre «  le droit de mourir dans la dignité  » exige qu’on tire les conclusions de l’affaire Vincent Lambert et qu’on légalise enfin, comme chez nos voisins belges et néerlandais, le suicide assisté. L’argument principal tient dans cette notion de dignité. Vincent Lambert aurait donc perdu sa dignité humaine, du fait de son état physique et mental. Seule l’extinction de son souffle vital était en mesure de lui rendre une condition respectable. Mais là encore, Michel Houellebecq explique de façon cinglante que «  la dignité (le respect que l’on vous doit), si elle peut être altérée par divers actes moralement répréhensibles, ne peut en aucun cas l’être par une dégradation, aussi catastrophique soit-elle, de son état de santé  ».

La responsabilité des croyants

Nous cernons ainsi l’extrême gravité de l’exemple qui nous a été donné, avec l’aval de la puissance de l’État, des plus hautes instances du droit et de la médecine, qui s’arrogent désormais la responsabilité de transgresser les plus vieux principes de l’humanité. Transgresser le principe «  tu ne tueras pas  » en même temps que celui du respect inconditionnel de la personne en dépit de ses faiblesses et de ses handicaps, c’est donner crédit aux grands prophètes qui annonçaient que la technicisation nihiliste de la modernité signifiait «  l’obsolescence de l’homme  ». Dans un tel climat, on ressent le poids de responsabilité qui repose sur les épaules de ceux dont la foi dans le Dieu ami des hommes conduit à professer, à l’encontre du courant mortifère qui nous emporte, cette dignité pour laquelle l’humain doit être respecté de la conception jusqu’à la mort naturelle.

Gérard LECLERC

( 16 juillet, 2019 )

Greta Thunberg à l’Assemblée : interdit de rigoler…

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

Ainsi donc, dans quelques jours, Greta Thunberg arrivera en France pour recevoir, à Caen, le prix Liberté… et s’exprimer devant l’Assemblée nationale. Richard Ferrand, sur son perchoir, tel le vieillard Siméon, tendra sans doute une main tremblante vers l’enfançon : « Et nunc dimittis ».

À la question très sérieuse de Libération – qui a obtenu de haute lutte un entretien – « Vous avez choisi de venir parler devant l’Assemblée nationale le 23 juillet »,  elle répond sans complexe : « J’ai reçu de nombreuses invitations pour m’exprimer devant de nombreux Parlements. J’ai dû décliner pour beaucoup. Cette fois, cela semblait être un bon timing pour la France. »

On comprend donc qu’il faut, en sus, que nous nous sentions honorés. Peut-être même devrions-nous nous prosterner ? Viva Greta Thunberg, viva notre bienfaitrice !

« On ne sait pas ce qui va se passer, tout est possible » est la citation de la jeune fille que Libération a choisi de mettre en exergue dans son titre. Merci de cette lapalissade. C’est un assez bon résumé de la condition humaine. Dit autrement par Woody Allen : « Tant que l’homme sera mortel, il ne sera jamais décontracté. » De fait, Greta Thunberg ne semble pas très détendue. Et c’est donc cela que tout un parterre de députés recueillis, la tête penchée, les mains jointes prêtes à applaudir à tout rompre, va devoir se coltiner sans ricaner ?

Après l’enfant-roi, l’ado-Dieu. Remettre en doute son « expertise » promue dogme de foi – qu’elle reconnaît pourtant elle-même aussi incertaine qu’invérifiable : « On ne sait pas ce qui va se passer, tout est possible » – devient un blasphème, faisant de celui qui le profère un parangon du camp du mal : « Êtes-vous affectée par le fait d’être ciblée par des campagnes de dénigrement de l’extrême droite ? » demande Libération. « Bien sûr que cela m’atteint. Mais, malheureusement, c’est ce qu’on doit supporter quand on soutient une cause  : recevoir de la haine, des menaces, être la cible de mensonges. » Greta Thunberg, pour sauver la planète, est prête au martyre. Sous les ors de la République et les ovations des puissants, quand même.

La petite va prendre une année sabbatique pour aller porter la bonne parole. S’il s’agit de répéter ce fantastique aphorisme ci-dessus cité dans toutes les langues « Wir wissen nicht was passieren wird, alles ist möglich, we do not know what will happen, everything is possible, no sabemos qué va a pasar, todo es posible, non sappiamo cosa accadrà, tutto è possibile… », ma fille qui a peu ou prou le même âge veut bien s’en charger : pour voir du pays, c’est mieux qu’Erasmus. Sauf que ses parents (des tortionnaires) sont plutôt du genre à l’envoyer ranger sa chambre, faire des maths et ne la laisser s’intéresser au climat que pour décider ou non de prendre un parapluie. Ce que c’est, que l’obscurantisme.

« De jeunes Français engagés pour le climat » seront également là, a précisé à l’AFP le député Matthieu Orphelin, à l’initiative de cette merveilleuse intervention. Choisis, donc, parmi ceux qui, le 15 mars, ont séché les cours pour manifester. Loin d’être sanctionnés, ils se voient dérouler le tapis rouge. Non contente de ne leur avoir pour ainsi dire rien transmis, aucune connaissance ou si peu, notre société les encourage en sus à venir dispenser eux-même leur cours magistral sur la tribune comme s’ils avaient la science infuse et le don de prophétie.

Sur Twitter, une jeune Martiniquaise répondant au prénom d’Alexane explique doctement, ces derniers jours, avoir « boycotté l’épreuve de littérature du bac L de cette année qui portait sur un roman [Hernani] du RACISTE NOTOIRE Victor HUGO » et initié une pétition. Sa vidéo, vue plus de 750.000 fois, fait le buzz. Un début encourageant.

Sans doute se voit-elle comme la Greta du racisme ? Et pourquoi n’aurait-elle pas, elle aussi, sa place sur le podium ? Pourquoi ne saurait-elle pas mieux que les adultes le sujet qu’il faut donner et les auteurs à dégager ?

Chers amis profs, vous avez raison de vous reposer. Dans ce monde de fous, la rentrée de tous ces jeunes promet…

Gabrielle Cluzel

 Ecrivain, journaliste

 

 

( 11 juillet, 2019 )

Bras de fer américano-russe autour des S-400 livrés à la Turquie

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

En septembre 2017, les Turcs ont signé avec la Russie l’acquisition de missiles antiaériens S-400. Le montant du marché était de 2,5 milliards de dollars et il devrait trouver sa conclusion dans les prochains jours. Les médias turcs ont, en effet, annoncé l’imminence de la livraison, ce qu’Erdoğan a confirmé : « Les S-400 arriveront par avion. Ne me demandez pas la date. »

Les Américains sont, naturellement, très en colère et multiplient les pressions sur la Turquie pour la contraindre de renoncer à cette acquisition de haute valeur symbolique. Le Congrès prépare des sanctions économiques, les pilotes turcs ne peuvent déjà plus s’entraîner sur les bases américaines et la Turquie sera exclue du programme de construction de la dernière génération des chasseurs furtifs américains, les F-35.

Les pressions sont très fortes car une telle acquisition auprès du concurrent russe (ennemi, même, pour le Congrès) représenterait un tournant spectaculaire dans la diplomatie turque. La Turquie est un pilier fondamental de l’OTAN depuis son adhésion en 1952. Les Américains y ont plusieurs bases qui ont beaucoup servi lors des agressions contre l’Irak et la Serbie. Au-delà du symbole, il y a aussi un problème de sécurité : les Américains craignent que les radars des S-400, très performants, puissent percer les secrets du F-35. Une aubaine pour les Russes.

Les Américains ont donc donné jusqu’au 31 juillet à la Turquie pour qu’elle renonce à l’installation, sur son sol, des S-400 russes.

Trump, comme d’habitude, souffle le chaud et le froid. Il tempête un jour et minimise le lendemain. À Osaka, lors de la récente réunion du G20, Trump et Erdoğan ont discuté de tout cela et le président américain s’est montré confiant sur une solution apaisée. Erdoğan n’a pas vraiment confirmé mais il s’est dit certain de ne pas subir de sanctions. Celles-ci seraient particulièrement malvenues alors que l’économie turque souffre beaucoup. La lassitude s’est emparée de la population et cela a coûté la mairie d’Istamboul au parti d’Erdoğan.

Ce dernier prend donc des risques, mais c’est une façon de faire payer aux Américains leur attitude de ces dernières années, et avant tout le soutien aux Kurdes. Le Pentagone s’est appuyé sur les combattants kurdes en Syrie (leur seul allié) pour être les fantassins de la lutte contre Daech. Les Kurdes en ont profité pour développer une autonomie sans précédent dans le nord de la Syrie, sous protection de l’armée américaine. Cela a, bien sûr, provoqué l’ire d’Erdoğan, pour qui la lutte contre les Kurdes est une priorité absolue. De plus, lors de la tentative de coup d’État contre le pouvoir turc en juillet 2016, c’est la Russie qui a alerté Erdoğan, tandis que les États-Unis l’appelaient au respect des droits de l’homme… Cela non plus n’a pas été oublié.

En position de force, Poutine ne dit rien. Les prochains jours seront décisifs, mais si les Turcs vont jusqu’au bout, ce serait un tournant important dans le jeu des alliances.

Antoine de Lacoste

( 6 juillet, 2019 )

« Nique la France » désormais avec la complicité de l’État !

 

Lu sur le blog de Bernard Antony cet article que nous approuvons totalement

 

Le journaliste Amaury Brelet a, sur le site de « Valeurs Actuelles » de ce 3 juillet, publié un article justement titré « L’étrange compromission de l’État avec le cofondateur des indigènes de la République ».
Les adhérents de l’AGRIF, tous nos lecteurs et auditeurs sur Radio-Courtoisie et Radio-Libertés savent nos années de combat judiciaire contre les provocations de haine antifrançaise et de racisme antiblanc de l’islamo-gauchiste Houria Bouteldja, de son principal comparse le « sociologue » Saïd Bouamama et de l’interprète artistique à leur niveau, le rappeur Saïdou, auteur de l’impérissable éructation « Nique la France » dont la disquette accompagnait le bouquin du même titre.
Ce bouquin, c’est la publication sur pleine page de plusieurs dizaines de photos d’individus des deux sexes faisant un « doigt d’honneur » en très suggestives illustrations du titre et, sur un certain nombre de pages encore, en regard des photos, les textes de 12 articles de Bouamama sur la même thématique niquelarde.
À noter, la photo au centre du bouquin d’un quidam vêtu d’un tee-shirt à l’inscription révélatrice : « Solidarité avec les militants d’Action Directe ». C’est-à-dire avec les assassins terroristes alors encore emprisonnés au moment de la publication (il n’y en a plus aujourd’hui).
En bon manieurs d’une dialectique d’inversion des postures, la souchienne algérienne Bouteldja et le souchien Bouamama n’ont cessé de dissimuler leur racisme sous le blanc manteau de l’antiracisme et de la lutte contre l’islamophobie.
Et plus c’est grossier, plus c’est cousu de fil rouge-vert, plus ça prend parmi les bobobos (1) et autres idiots utiles arborant, lors des procès que nous avons intentés à Nique la France, des keffiehs palestiniens et autres foulards algériens. Et hélas, Nique la France a progressé aussi avec l’évidente bienveillance de magistrats des différentes juridictions. Et maintenant avec celle de l’État !
En effet le « sociologue » Bouamama bénéficie désormais de toute la considération du Comité interministériel de prévention et de la délinquance (CIPDR) qui en fait un membre de son « comité scientifique » !
Or, on croit rêver, halluciner, cauchemarder, car, comme le rapporte Amaury Brelet, c’est sous la direction de Bouamama que s’est déroulé, avec toutes les approbations ministérielles, ces deux derniers jours, au TGI de Bobigny, un « colloque international » intitulé « Mécaniques de l’extrémisme violent » organisé par l’association Sauvegarde de Seine-Saint-Denis présentée comme une association de protection de l’enfance qui « assure une mission de service public habilitée par le ministère de la justice et le Conseil départemental et financée par ce dernier à… 85 % !
Cette association « prend en charge les personnes signalées radicalisées ou mises en examen en Seine-Saint-Denis voire condamnées pour des faits de terrorisme ».
Oui, ici, on atteint des sommets.
On confie donc à l’algérien islamo-gauchiste radical Bouamama le soin de diriger des colloques sur la déradicalisation ! Nul doute que ce suave Bouamama radicalo-islamiste va témoigner de beaucoup de compréhension pour ces radicalisés. Et Bouteldja en est bien satisfaite.
Pour Lénine, même en enfer, il y a là de quoi se tordre de rire.
Avec cette belle complicité grandissante des collabos et des idiots utiles, la révolution islamo-gauchiste n’est plus une vue de l’esprit.
(1)  Bourgeois-bohêmes-bolcheviques
( 5 juillet, 2019 )

Assassinat de Vincent Lambert : les membres du gouvernement qui se réclament du catholicisme sont à la limite de l’excommunication

Lu sur « Le Salon Beige »

 

De l’abbé Michel Viot :

007

Ces trois chiffres, qu’on voit accolés au nom d’un célèbre héros de romans d’espionnage, portés de surcroît à l’écran, signifie que l’agent secret qui se les voit attribués, a le permis de tuer. On comprend qu’un tel pouvoir fasse fantasmer, surtout dans un pays qui a aboli la peine de mort et se livre à de longues et méticuleuses enquêtes sur des policiers, gendarmes ou militaires qui ont fait usage de leurs armes, se croyant agressés et de ce fait en situation de légitime défense. Ce pays, patrie des droits de l’homme, comme beaucoup de nos orateurs ou écrivains « patentés » aiment à le rappeler (en pensant à 1789, bien sûr !), la France serait donc ainsi la championne du respect de la vie, de la liberté, bref, de tous les bienfaits de la modernité issue des Lumières du XVIIIème siècle qui n’en finissent plus de nous éblouir. Le temps des vacances est propice, pour les dirigeants, à la réalisation de mauvais coups. Mon regretté père me disait qu’à cette période de l’année « la moitié de la France peut crever, l’autre moitié s’en fout. »

Ainsi, en ce mardi 2 juillet nous apprenons en même temps, que nos députés vont discuter et légiférer sur la vertu ou la nocivité des fessées et que le médecin responsable des soins de Vincent Lambert va arrêter de le nourrir et de l’hydrater suite à une décision de la Cour de Cassation. Curieux État que celui dont le pouvoir législatif s’inquiète des traumatismes que pourrait causer une fessée et dont le pouvoir judiciaire donne le permis au pouvoir médical (qui a prêté serment de sauver la vie humaine) de laisser un handicapé mourir de faim et de soif, avec, il est vrai pour l’achever une miséricordieuse piqûre finale. Serions-nous en fait dans le royaume du Père Ubu ?

007 n’appartient plus qu’aux seuls agents secrets et à ceux qui en avaient le droit, et dont c’était même le devoir d’état. Ce sigle est très officiellement étendu à d’autres personnes si nous avons bien compris le réquisitoire de Monsieur le Procureur général près la Cour de Cassation.

Les premiers bénéficiaires de ce pouvoir sont, si j’ose dire, les hauts magistrats. De fait, ils ont par leur verdict rétabli le châtiment suprême contre un handicapé. Rassurez-vous, on ne remontera pas la vieille guillotine. L’exécuteur des hautes œuvres sera un médecin qui, oh plaisir exquis de la transgression, va agir contre son serment, entraînant toute son équipe dans ce grave crime. Et qui demandait avec insistance la mort de cette personne dépendante ? Son épouse, chargée de sa tutelle ! Étrange ? Comment peut-on demeurer tuteur d’une personne dont on souhaite la mort ? Non pas dans un pays où Ubu est roi!

Dans ce qu’on pourrait appeler l’échelle des actes graves de cette très triste affaire, il y a en tout premier lieu la vie de Vincent, réduite certes sur le plan de la communication intellectuelle, mais existant sans autre assistance que la manière artificielle dont il doit être hydraté et nourri, compte tenu de son handicap. Ensuite, et c’est peut-être pire, parce que cela peut justifier d’autres morts, il y a cette phrase terrible du procureur général ! Ce haut magistrat dont la compétence est indiscutable, et qui n’a d’égale que son expertise sur tous les terrains, a exprimé la crainte selon laquelle «  faire de la vie une valeur suprême remettrait en cause la loi Léonetti et le droit à l’IVG. ». Ces paroles sont gravissimes, elles vont dans le sens d’une banalisation de l’avortement, qui pour Madame Veil n’était pas l’expression d’un droit mais plutôt d’un échec (ce qui ne justifie pas sa loi) et d’une légalisation totale de l’euthanasie. Il me semble de plus, mais je ne suis pas juriste, qu’elles dépassent le champ d’action des magistrats de Cassation qui ne jugent que sur la forme et auraient dû s’en tenir à tous les niveaux à la seule question de la compétence de la cour d’Appel, et non invoquer des lois moralement discutables, auxquelles aucun catholique ne peut obéir. Libre à lui de s’en moquer, mais pas au point de mêler des arguments de fond, qui, à la place qu’il occupe, ne le regardent pas selon moi. Je ne sais que trop que notre république est laïque, mais est-ce une raison pour attaquer de front et avec agressivité l’enseignement de l’Eglise catholique? Et ce, quelques mois après que le président de la République ait déclaré vouloir réparer le lien abîmé avec l’Eglise. […]

Je n’ai rien à dire à Madame le Ministre de la santé qui a fait appel au nom du gouvernement à la Cour de Cassation. Elle a joué le jeu de la solidarité ministérielle, comme le veulent nos usages républicains, et elle n’a fait qu’obéir au Premier Ministre et surtout au Chef de l’Etat, mais elle n’appartient pas à ma chapelle. En revanche les membres du gouvernement qui se réclament du catholicisme doivent savoir qu’ils sont à la limite de l’excommunication. Le procureur général lui, a dépassé cette limite, puisque son propos fait l’apologie de l’avortement et de l’euthanasie et incite à la mise à mort d’un handicapé. Qu’il se rassure, il n’est pas tout seul, les magistrats qui l’ont suivi sont tous dans le même cas. Concrètement, à moins de repentir public, leurs cercueils ne devraient pas entrer dans une église. Et j’espère bien que mes confrères sauront avoir le courage de dire non et de soumettre le cas à leur évêque (et je ne souhaite pas leur mort, bien au contraire, comme le prophète Ezéchiel (18 v 23) je dis « ce que je désire, est-ce que le méchant meure ? dit le Seigneur, l’Eternel. N’est-ce pas qu’il change de conduite et qu’il vive. » mais nous quitterons tous un jour ce monde et aurons des comptes à rendre.)

Tout cela, le moment venu, je le redis, sera de la responsabilité de l’évêque du lieu. Même chose pour les médecins et le personnel hospitalier qui accompagnera l’exécution dirigée par le docteur Sanchez du CHU de Reims. Tous ces 007 auto proclamés se sont mis eux-mêmes en dehors de l’Eglise, certains déjà par leurs paroles, d’autres bientôt par leurs actes. Dire cela ne me donne pas bonne conscience et ne me procure aucun plaisir. Se savoir appartenir à un pays qui fait si bon marché de la vie humaine donne honte. Et ce n’est pas parce que dans le même temps nos députés se laveront les mains en les privant de fessées que cela nous mettra du baume au cœur. Même s’ils agissent avec la bonne intention que ne se renouvelle plus une fessée telle que celle qui contribua grandement à rendre folle Théroigne de Méricourt en 1793 (ce qui lui avait épargné quand même la guillotine mais pas vingt ans d’asile d’aliénés où elle mourut), cela ne dédouane personne en France de la mise à mort d’un handicapé mental. « Tu ne fesseras plus indûment mais tu tueras plus largement. »ne sera jamais qu’un commandement digne du roi Ubu. Et ce n’est pas un nostalgique de la fessée qui vous le dit comme une chanson de 1818 de l’irrévérencieux chansonnier Béranger pourrait le laisser croire puisque dans son refrain de sa chanson sur les « Les révérends pères » (jésuites), il écrit :« C’est nous qui fessons, et qui refessons, les jolis petits, les jolis garçons. ». Voilà les vilaines pratiques cléricales, sources des brutalités contre les enfants, condamnées par nos députés. Cela ne fera jamais oublier l’agonie programmée de Vincent Lambert qui commence aujourd’hui.

( 1 juillet, 2019 )

General Electric / Celui qui supprime 1000 emplois est un haut fonctionnaire en disponibilité, ancien conseiller de Manu!

 

Lu sur le blog « Délit d’image » (à suivre).

Nous voyons là la collusion entre le monde international des affaires et le monde des politiciens français aux ordres des multinationales !

 

Hugh Bailey, le nouveau directeur de GE France chargé d’appliquer un plan social d’ampleur, principalement à Belfort, est un haut fonctionnaire en disponibilité qui a travaillé à Bercy au moment où l’Etat autorisait le rachat d’Alstom.

Il existe très peu de photos de Hugh Bailey, le directeur de General Electric France, nommé en avril. Un patron de 37 ans aux yeux clairs et à la barbe parfaitement taillée, qui affectionne la discrétion. C’est pourtant lui qui doit piloter, dans les semaines qui viennent, l’un des plus vastes plans sociaux de ces dernières années. L’homme sans visage ou presque va se retrouver sous le feu des projecteurs.

En ce qui le concerne, les apparences sont trompeuses. Malgré son prénom et son patronyme aux consonances anglo-saxonnes, Hugh Bailey est français. Il a même travaillé dans la haute administration, jusqu’à avoir été un conseiller d’Emmannuel Macron à Bercy. Plus étonnant encore, selon nos informations, il appartient toujours à la fonction publique. En fait, il s’est juste mis en disponibilité. […]

Nouvel Obs

( 25 juin, 2019 )

Peul contre Dogon et Bambara : une plaie ethnique ancienne surinfectée par le jihadisme contemporain

 

Communiqué de Bernard Lugan

 

Dans le sud du Mali, dans le nord et dans l’est du Burkina Faso, les massacres se multiplient depuis plusieurs semaines. Vouloir les expliquer par le jihadisme contemporain est une vue de l’esprit car leur arrière-plan est à la fois ethno-historique et inscrit dans la longue durée.

 

Nous sommes en réalité en présence de la résurgence de conflits datant de la fin du XVIIIe et de la première moitié du XIXe siècle. La région fut alors dévastée et conquise par des éleveurs peul dont l’impérialisme s’abritait derrière le paravent religieux. Il y eut alors trois jihad peul. Celui d’Ousmane dan Fodio débuta en 1804 et il dévasta le pays Haoussa ; celui de Seku Ahmadou ravagea le Macina à partir de 1818. Quant à celui d’El-Hadj Omar, il s’étendit à toute la région de la boucle du Niger ainsi qu’au Macina à partir de 1852.

 

Partout les sédentaires furent razziés pour être réduits en esclavage. Au Mali, les principales victimes furent les Bambara et les Dogon. Au Burkina Faso, dans le Gourma, la constitution de l’émirat peul du Liptako se fit par l’ethnocide des Gourmantché et des Kurumba (le numéro de juillet 2019 de l’Afrique Réelle contiendra un dossier consacré à la question du Gourma-Liptako et à la région dite des « Trois frontières »
Les actuels affrontements, notamment ceux opposant Peul et Dogon, tirent directement leur origine de ces épisodes ignorés ou lointains pour les Européens, mais totalement présents dans la mémoire locale.
A partir de 1893, la colonisation établit la paix et les Dogon redescendirent peu à peu des falaises dans lesquelles ils s’étaient réfugiés pour se réinstaller dans la plaine occupée par les Peul. Or, depuis deux ou trois décennies, en raison, de l’essor démographique et de la péjoration climatique, la cohabitation entre les deux peuples est de plus en plus difficile. D’où de très nombreux affrontements avec constitution de milices ethniques d’auto-défense. Avec opportunisme, les jihadistes ont infiltré les milices peul. Résultat, les Dogon pensent revivre le retour du jihad qui, au XIXe siècle les chassa de leur terre.

Dans les immensités sahéliennes, domaine du temps long, l’affirmation d’un islamisme radical est d’abord le paravent d’intérêts économiques ou politiques à base ethnique. Mais, pour le comprendre, encore faut-il connaître l’ethno-histoire régionale. C’est pourquoi j’ai écrit « Les Guerres du Sahel des origines à nos jours », un livre spécialement consacré à cette question. En commande ici.

 

Bernard Lugan

 

 

( 25 juin, 2019 )

Pourquoi la France doit défendre ses îles Éparses qu’Emmanuel Macron voudrait brader à vil prix

 

Lu sur Boulevard Voltaire.

Nous pouvons ajouter que l’influence indienne se fait aussi très présente à Madagascar. L’armée indienne y étant présente. LR

 

Connaissez-vous les îles Éparses ? Sans doute pas ou seulement par ouï-dire et sans aucun espoir de vous y rendre un jour. Composées des îles Europa, Bassas da India et Juan de Nova d’une part, situées dans le canal du Mozambique, et les îles Glorieuses et Tromelin d’autre part, situées respectivement au nord et à l’est de Madagascar, elles constituent l’un des cinq districts des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Ces îles inhabitées, exclusivement occupées par des fonctionnaires français (gendarmes, ingénieurs, personnels techniques), appartiennent à la France qui y exerce sa pleine souveraineté depuis 1897, bien qu’elle en découvrît certaines dès le XVIIIe siècle.

Au moment de l’indépendance de Madagascar, en 1960, la France décida de conserver ces îles dans son giron, tant pour des motifs économiques (à elles seules, elles forment 640.400 km2 de zone économique exclusive [ZEE]) que géostratégiques, leur position sur une importante route maritime permettant de relier l’Asie et le Moyen-Orient à l’Europe et l’Amérique, lui offrant, qui plus est, une façade maritime non négligeable.

Vierges de toute pollution méga-touristique et industrielle, elles sont considérées comme une des plus importantes réserves naturelles au monde, compte tenu d’une faune (notamment aviaire) extrêmement diversifiée et d’une flore luxuriante (mangrove). Parsemées de stations météorologiques, elles sont idéalement placées pour étudier les cyclones tropicaux qui tourmentent régulièrement le sud-ouest de l’océan Indien.

Mais leur convoitise par les Comores, l’île Maurice et Madagascar qui, chacune, en revendiquent l’appartenance au prix d’infinies arguties historiques, juridiques, géostratégiques, n’en finit pas d’être excitée par la présence supposée d’importants gisements de pétrole (estimés à plus de dix années de consommation française, selon Wikipédia).

Pourtant, en dépit des incommensurables richesses de ces joyaux du bout du monde, le président de la République s’est récemment engagé, devant Andry Rajoelina, le chef de l’État malgache, à les lui « restituer », lors même que, du propre aveu du ministre des Affaires étrangères malgache, « Madagascar, aujourd’hui, n’a pas les moyens de sécuriser cette zone » (!). Tananarive excipe du contenu de deux résolutions non contraignantes de 1979 et 1980 émises par l’Assemblée générale de l’ONU pour fonder son droit à la souveraineté sur ces miettes d’empire (pas plus de 40 km2 de terres émergées), résolutions implicitement validées par la Cour internationale de justice dans son avis consultatif du 25 février 2019 (différend similaire portant sur la licéité internationale du détachement de l’archipel des Chagos au moment de l’indépendance de Maurice en 1968).

Assurément, Emmanuel Macron, mû par une sentimentalité impolitique largement dictée par son tropisme mondialiste, commet une grave erreur en abandonnant ce patrimoine insulaire à un des pays parmi les plus pauvres de la planète (trois quarts de ses 25 millions d’habitants vivent sous le seuil de pauvreté), structurellement caractérisé par une économie de la rapine et qui est à l’Afrique australe ce que l’Algérie est au Maghreb, un grenier sous-exploité de richesses agricoles et minières. L’île serait, d’ailleurs, sous dépendance commerciale chinoise depuis un accord de pêche conclu, le 5 septembre 2018, entre l’Agence malgache de développement économique (AMDP) et un consortium d’investisseurs chinois, ouvrant sa ZEE (et demain celle des îles Éparses ?) aux bateaux chinois (sans parler de leurs techniques).

La France devrait donc conserver ses îles, tant pour protéger les pêcheurs malgaches que pour préserver les ressources halieutiques et assurer ses positions diplomatiques, à l’heure où se dessine la création d’une Communauté de l’océan Indien qui marquerait une montée en puissance de la sous-région par rapport à l’actuelle Commission de l’océan Indien.

Aristide Leucate

 Docteur en droit, journaliste et essayiste
Pourquoi la France doit défendre ses îles Éparses qu’Emmanuel Macron voudrait brader à vil prix dans actualités
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