( 28 juin, 2017 )

Les Américains s’installent en Syrie

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Depuis quelques semaines les Américains sont passés à la vitesse supérieure en Syrie.

Jusqu’au siège d’Alep et à son heureuse conclusion, leur présence était assez discrète. Des avions stationnés au Qatar ou en Turquie venaient bombarder des positions de l’Etat islamique autour de Raqqa, ou du Front al Nosra dans la Province d’Idlib. Des drones étaient envoyés pour éliminer quelques figures islamistes. Et des membres des forces spéciales étaient discrètement présents pour aider à la coordination de tout cela mais aussi pour encadrer leurs alliés kurdes et éviter toute attaque des Turcs.

Cependant le gros de l’effort se portait en Irak et la Russie semblait avoir les mains libres en Syrie.

Tout a changé avec le siège de Mossoul en Irak. De nombreux djihadistes ont alors fui vers l’ouest syrien pour rejoindre Der es Zor et ses environs, encore tenus par Daech. Un peu plus loin, toujours vers l’ouest, il y a Raqqa, capitale de l’Etat islamique.

L’Etat-major américain a alors décidé de lancer une offensive contre Raqqa. Sans mandat de l’ONU bien sûr (personne n’en a d’ailleurs) et sans l’accord de l’Etat syrien, contrairement aux Russes et aux Iraniens qui sont intervenus à sa demande. Mais quand on a la mission sacrée de défendre et promouvoir la démocratie universelle, on peut s’affranchir de bien des contraintes inutiles..

Les Kurdes ont été choisis pour être la chair à canon de l’histoire. Protégés, financés et armés par les Américains, ils n’ont guère le choix et, de toutes façons, cela vaut mieux que d’affronter l’armée turque qui voit d’un très mauvais oeil l’autonomie kurde s’organiser dans le nord de la Syrie.

Comme il n’y a aucun peuplement kurde dans la région de Raqqa, il faut tout de même des combattants arabes et la CIA a improvisé quelques unités issues des rangs rebelles. Les soi-disant modérés chers à nos médias !

La solde étant confortable et l’équipement de qualité, le recrutement a été facile, d’autant qu’après la victoire (certaine comme à Mossoul), il y a la perspective de se tailler un fief dans la région. Ce sera face à l’armée syrienne mais sous haute protection américaine et les Russes pourront difficilement se mettre en travers, sauf à provoquer une dangereuse escalade.

Bachar a bien tenté de réagir mais ses hommes et ses chars ont été tenus à distance par l’aviation américaine. Un avion syrien a même été abattu.

Parallèlement, les Américains ont pris une initiative plus audacieuse encore : construire une base dans le sud de la Syrie, près des frontières irakienne et jordanienne.

Elle s’appelle Al-Tanf et a été érigée dans une zone reprise à Daech. Ce ne fut d’ailleurs pas très compliqué, la zone étant assez désertique et le nombre de combattants islamistes plus que réduit.

Mais l’endroit n’a pas été choisi au hasard : il s’agit, sous couvert de lutte contre l’Etat islamique, d’empêcher la continuité d’un axe chiite partant de l’Iran, traversant l’Irak et la Syrie jusqu’au Sud-Liban, fief du Hezbollah chiite.

Cet axe chiite potentiel est le cauchemar des sunnites et d’Israël.

Rappelons qu’un des objectifs des sunnites dans cette guerre syrienne était la création d’un axe sunnite sud-nord qui passait nécessairement par la prise de contrôle de la Syrie. Si ce conflit aboutit au contraire à la mise en place d’un arc chiite est-ouest, l’humiliation est totale.

Quant à Israël, elle a évidemment intérêt au morcellement de son vieil ennemi syrien et à l’isolement du Hezbollah. C’est ce qui explique son appui, discret mais réel, à la rébellion islamiste depuis le début de la guerre.

Les Américains qui soutiennent indéfectiblement Israël et qui viennent de renforcer leur alliance avec l’Arabie Saoudite, semblent donc s’orienter vers une intervention directe pour empêcher cette continuité chiite Iran-Irak-Syrie-Sud-Liban. Personne en effet ne prendra le risque d’attaquer une base américaine.

C’était d’ailleurs bien la peine de renverser Saddam Hussein, ce sunnite au pouvoir dans un pays majoritairement chiite, mais passons…

Les Russes, pour l’instant, ne bougent pas et se contentent de protester. Poutine prend toujours son temps et ne réagit jamais à chaud, contrairement à son homologue américain.

L’affaire ne fait que commencer.

Antoine de Lacoste

( 28 juin, 2017 )

Le chemin de Damas

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

La chute probable et prochaine de Mossoul et Raqqa annonce la disparition  de l’assise territoriale de l’Etat islamique. Dans une Syrie déchirée, chacun prépare donc le coup d’après, c’est-à dire le nouvel état de fait et/ou de droit qui prévaudra. La tension entre les deux camps est évidente, à preuve cet avion de l’armée syrienne volontairement abattu le 18 juin par un missile américain, les Russes considérant en retour « comme des cibles » les avions de la « coalition ». M. Guetta a, une fois n’est pas coutume, raison d’affirmer (France Inter, 20 juin) : « A travers leurs protégés respectifs, Américains et Russes jouent leur influence régionale et la guerre de Syrie prend aujourd’hui une nouvelle et inquiétante dimension. »

D’un côté donc les Américains et leurs affidés sunnites du Golfe, de l’autre les Russes et leurs alliés chiites d’Iran et de Damas. Les Etats-Unis souhaitent à l’évidence, au nom du dollar et de la démocratie, et comme ils l’ont fait  tant de fois ailleurs dans le passé, un bouleversement politique et un réaménagement territorial, oubliant volontiers que, du dépeçage de l’Empire ottoman concocté par les Français et les Anglais aux guerres d’Irak conduites par eux-mêmes, cette politique n’a entraîné que des catastrophes. La France, aujourd’hui partie prenante de la coalition dirigée par les Etats-Unis, doit-elle se contenter de suivre elle aussi et donc se résigner à disparaître à terme d’une région dans laquelle elle a joué un si grand rôle au cours des siècles ? C’était encore la seule perspective probable lors des quinquennats précédents. Cependant, outre qu’il est essentiel pour elle de développer une diplomatie indépendante, la France a ou peut avoir un intérêt légitime à entretenir de bonnes relations avec l’Iran ou la Russie, sans pour autant être en guerre avec les Etats-Unis ou les monarchies du Golfe.

Or, dans un entretien récent (Le Figaro, jeudi 22), M. Macron semble plus réaliste et plus politique que ses prédécesseurs. « Mes lignes sont claires, dit-il. Un : la lutte absolue contre tous les groupes terroristes. Ce sont eux, nos ennemis. […] Deux : la stabilité de la Syrie, car je ne veux pas d’un État failli. […] Trois : j’ai deux lignes rouges, les armes chimiques et l’accès humanitaire. […] Quatre : je veux une stabilité syrienne à moyen terme. Cela veut dire un respect des minorités. » Au risque de déplaire à certains, et en premier lieu à M. Guetta (mais c’est tant mieux) qui rejette en bloc (France Inter, 22) les propositions du chef de l’Etat, nous dirons que ce dernier a raison de rappeler que notre seul vrai ennemi au Proche-Orient est le « terrorisme islamiste » et qu’à l’évidence la Russie ne cherche pas « notre affaiblissement ou notre disparition »; raison de ne pas faire de la destitution de M. Assad « un préalable à tout », car il n’a pas de « successeur légitime » ; raison de souhaiter la restauration d’une Syrie stable car le pire ce sont bien ces « Etats faillis » (Irak, Libye) où « prospèrent les groupes terroristes ».

Reste bien sûr l’essentiel, c’est-à-dire le passage au réel. L’« initiative diplomatique » envisagée, quoique indispensable, ne suffira sans doute pas. La France dispose encore de quelques atouts. Mais rien n’est possible sans une volonté politique affichée. S’il devait se révéler que M. Macron est capable de passer aux actes, on pourrait dire qu’il a trouvé son chemin de Damas.

Louis-Joseph Delanglade

( 22 juin, 2017 )

Les vraies raisons de se réjouir du triomphe d’En Marche 0 comments

 

Lu sur « le Réveil Français »

 

En Marche triomphe, même si ce triomphe est plus limité qu’attendu. Voici quelques bonnes raisons de s’en réjouir. Surtout quand on n’a pas voté Macron aux présidentielles.
Il s’agit d’une libre opinion qui mérite débat…

 

Les vraies raisons de se réjouir du triomphe d’En Marche 0 comments    dans actualités En-marche-300x150

Commençons par les mauvaises raisons de se réjouir de ce triomphe. Certains imaginent qu’Emmanuel Macron profitera de cette victoire et que celle-ci aidera directement l’intérêt général. C’est évidemment une erreur magistrale d’interprétation.
En réalité, la victoire d’En Marche est à la fois trop étroite et trop large pour que le Président en retire un véritable bénéfice politique durable. Trop étroite, car elle est loin des 450 sièges évoqués un temps et elle montre que l’électorat a commencé ses premiers repentirs devant la majorité présidentielle. Trop large, car elle donne une majorité absolue au seul mouvement En Marche, qui pourra gouverner sans contradiction.
Commence désormais une période où le principal risque auquel le candidat sera exposé sera de voir sa majorité devenir la caricature d’elle-même. L’image d’une France d’en-haut qui écrase la France d’en-bas risque de prendre forme dès les prochaines semaines.
Personne ne peut d’ailleurs anticiper quelles difficultés, quels conflits sociaux hanteront ce mouvement de caricature.
LES VRAIES RAISONS DE SE RÉJOUIR
Non ! la vraie raison de se réjouir tient à l’implosion des élites politiques traditionnelles qui ont contribué à enkyster le pays dans le désespoir et dans la haine de soi. C’en est fini de ces boulets appelés Marisol Touraine, par exemple, et quelques autres, qui tiennent depuis des années des discours hors-sol et prolongent indéfiniment des politiques qui n’ont pas d’avenir.
On accordera une mention particulière au coup de force mené par Manuel Valls à Évry. L’ancien Premier ministre jette le masque sur une brutalité anti-démocratique qui illustre bien le mensonge sur lequel la classe au pouvoir a bâti sa fortune.
Au cœur de ce grand nettoyage, la débandade de la droite historique est la meilleure nouvelle qui nous soit arrivée depuis longtemps. Après une campagne lunaire, François Baroin a en effet sapé méthodiquement toutes les chances que la droite parlementaire avait de sauver ses meubles. Face au vide idéologique, En Marche jouait sur du velours. Enfin, cette génération bien née portée au pouvoir par Chirac et Sarkozy pour mener une politique godillot, et qui s’est soudain crue sortie de la cuisse de Jupiter, va partir.
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Peut-être avons-nous enfin une chance d’entamer une autre construction de la France de demain, ni étatiste, ni corporatiste.
Tous ceux qui sont convaincus que les grandes adaptations de la France à son destin ne peuvent passer par des processus fluides se réjouiront pour une autre raison. Avec Macron et la victoire d’En Marche, la France met le doigt dans un processus de décomposition radicale. Ce n’est pas une fin, c’est un début.
Macron n’est pas synonyme d’une nouvelle ère. Il finalise juste la disparition de l’ancien monde. Le vrai renouvellement est pour demain.

Éric Verhaeghe.

( 21 juin, 2017 )

En marche pour sauver le Système ?

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

En deux mots.jpgNous serions sacrément incohérents si nous pleurions sur le coup de balai exterminateur qui vient d’être promptement donné dans la fourmilière politicienne, les députés sortis, les caciques et les vieux profiteurs renvoyés, le concept même de parti contesté, la présidence normale abolie, etc.

Sera-ce seulement au profit d’un nouveau parti, d’une jeune caste aux dents encore plus longues que celle de ses prédécesseurs repus, d’une nouvelle « élite » mondialisée, anglicisée, encore plus proche que l’autre du monde de l’Argent ? Au fond, le Système n’avait-il plus d’autre ressource que de sacrifier ses anciens pour se sauver ?

Dans tous les cas de figure, ce qui vient de se passer – le « coup » Macron – signe l’épuisement du régime bien plus que sa résurrection.

Macron ou un autre quelconque ne réussira pas à grand-chose s’il ne s’agit ni de sauver le Pays de son déclin, ni son identité en péril, mais seulement le Système, sa caste dirigeante, son idéologie et la mise en œuvre de cette dernière.

S’il ne s’agit que de cela, quelle que soit la force persistante des Institutions de la Ve République, il y a de fortes chances pour que Macron et ses amis soient assez rapidement et assez durement rejetés.

Sans-doute est-il en train de monter dans le Pays – Patrick Buisson l’a montré – une aspiration insistante à des changements d’une tout autre nature et profondeur.

Contredisant tous les dogmes de la démocratie française, c’est à un homme – non â un parti, non â une idéologie – que les Français ont remis le pouvoir.

Un homme, c’est â quoi les peuples ont toujours cru, se sont toujours confiés pour être gouvernés. A fortiori, lorsqu’au-delà de l’homme, une lignée, une dynastie instaure une légitimité.

Alors, au delà de Macron, en marche pour une monarchie en bonne et due forme ?

( 19 juin, 2017 )

ENFIN UN TRAM A NANCY !

 

 

La Métropole du Grand Nancy semble se décider enfin pour l’installation à Nancy sur la ligne principale de transport en commun d’un tram moderne sur rails. Nous nous souvenons que dans les années 80, il avait déjà été envisagé de réaliser un tram de ce type. Les études avaient d’ailleurs commencées dès les années 70. Nous avions approuvé ce projet mené par un adjoint dynamique, Mr Debano. Hélas, à l’époque, le Maire, M. Coulais, refusa comme il le fit pour beaucoup d’autres choses et ce fut le catastrophique trolleybus… suivi du tram sur pneus…

Espérons que la Métropole ira jusqu’au bout de ce projet avec – en prime – la possibilité de le relier au réseau de la SNCF.

Philippe SCHNEIDER

( 18 juin, 2017 )

Macron : un colosse aux pieds d’argile

 

Éditorial paru dans l’Action Française 2000 n° 2957 du 15 Juin 2017.

 

Lorsque paraîtront ces lignes, toutes les analyses auront été déjà faites et toutes seront justes. Oui, cette abstention historique exprime le raz-le-bol des Français de plus d’une année de campagnes électorales et de scrutins – primaires comprises –, mais traduit également l’absence d’engouement pour le président nouvellement élu. Non, en dépit de ce que sera probablement le résultat du second tour, les Français ne sont pas devenus des Macrons de Panurge. Oui, la majorité dont le président disposera à l’Assemblée sera écrasante, mais, paradoxalement, il restera élu par défaut, puisqu’il se voit définitivement privé, par un scrutin législatif entaché d’une abstention plus écrasante encore que sa majorité, de toute dynamique populaire. Oui, nos institutions sont à la fois absurdes et apparemment solides. Absurdes puisqu’une majorité écrasante peut traduire non pas une adhésion enthousiaste mais un sentiment de fatalité et de lassitude, tout en étant la conséquence d’une remise en cause des vieilles pratiques politiques à travers celle des partis qui les incarnaient. Mais une remise en cause illusoire – la démocratie n’est-elle pas le régime de l’illusion ? –, puisque les Français se sont aperçus dès le lendemain de la nomination du nouveau gouvernement que la République en marche ne fait que détourner la “vieille politique” à son profit après avoir simplement ravalé la façade. Des institutions toutefois solides, puisque la lente mais, semble-t-il, inexorable érosion de la participation aux législatives depuis 2002 apparemment ne les affaiblit pas : en dépit d’une représentativité en peau de chagrin du Parlement et d’un écart toujours plus béant entre pays légal et pays réel, rien ne semble sérieusement les menacer, pas même la perspective d’une VIe République que les Français n’ont pas plébiscitée alors même qu’elle était censée leur redonner les clés du pouvoir…

Les élections n’ont jamais rien changé

C’est une vérité historique : jamais, en France, depuis la Révolution, des élections n’ont permis une modification radicale de la donne politique. Elles ont pu confirmer cette modification, lui apporter un vernis de « légitimité démocratique », mais le suffrage universel n’a jamais été à l’origine d’un tournant historique. Ce sont l’événement, le coup de force, le désastre ou le revirement militaires qui, trouvant à se traduire dans un homme ou une faction, ont, pour le meilleur ou, plus souvent encore, pour le pire, rythmé notre histoire politique contemporaine depuis que celle-ci n’épouse plus le temps humain d’une famille royale, ne s’incarne plus dans une dynastie. Certes, les vérités historiques ne sont pas absolues : elles relèvent du relatif. C’est pourquoi l’Action française a toujours pris soin de préciser qu’elle souhaitait le rétablissement de la monarchie par tous les moyens, même légaux. Mais ceux qui enferment leur espérance dans la conquête électorale se préparent à une déception permanente. Ils peuvent toujours, après coup, insulter l’« électeur », abstraction qui dissimule leur compatriote : cela les soulage mais ne fait en rien avancer la question, aveuglés qu’ils sont sur leur incohérence, qui est de chercher le Bien commun sans remettre en cause un régime politique, la République ou l’Empire plébiscitaire, qui, fondé sur un suffrage universel détourné de son domaine de compétence, ne peut, par définition, assurer les conditions du Bien commun que par intermittence et après une grave crise nationale. À quoi ont servi les « chambres introuvables » non pas de 1815 – on ne le sait que trop bien –, mais de 1871, de 1919, voire de 1968 ? Elles ont été condamnées à l’inaction et à l’échec par la logique parlementaire.

LR, PS, FN : tous coupables

Aussi ne sert-il à rien d’être déçu. Déçu, de quoi, du reste ? En refusant de s’opposer aux candidats macronistes, LR et le PS avaient déjà avalisé leur sortie, qu’ils espèrent provisoire, de l’histoire parlementaire, d’autant plus facilement que le macronisme exprime le substrat idéologique commun de leurs projets respectifs : la disparition de la France comme nation souveraine incarnant une identité de civilisation au profit d’une Europe village-témoin du mondialisme. Quant au Front national, il ne fait que recueillir le fruit de ses ambiguïtés et de son refus permanent de participer à une véritable dynamique d’union nationale, son arrogance dissimulant mal un amateurisme quasi atavique.

Macron aura apparemment les mains libres. Du moins au début, ce qui lui permettra, sans doute – il l’espère – de faire passer sans trop de contestation, outre le gadget législatif de Bayrou sur la moralisation de la vie politique, serpent de mer démocratique, surtout sa réforme du Code du travail. Au Parlement, la contestation sera assurément cosmétique. Rien ne dit toutefois que s’il réussit à boucler les ordonnances avant la fin de l’été, la rue ne viendra pas dès la rentrée se rappeler au bon souvenir de députés godillots, surtout si le texte est adopté dans toute sa violence – que Libération a révélée. On peut toujours ânonner les mêmes reproches à un Code du travail pléthorique (en oubliant qu’il intègre la jurisprudence et qu’une simplification outrancière créerait une nouvelle jurisprudence), ou à un paritarisme qui engraisse des syndicats non représentatifs. Faut-il pour autant jeter le bébé avec l’eau du bain et laisser le salarié français seul face à l’alliance de la finance mondiale, indifférente au sort de l’économie française, et d’un État devenu sa simple courroie de transmission ? Car l’objectif de Macron est évidemment de soumettre le salarié français aux exigences européennes et internationales sous le prétexte, fallacieux s’agissant des TPE et PME dont il se moque, de renforcer la compétitivité des entreprises. Le texte est en revanche aux petits soins des multinationales. Entre autres mesures ? Outre le fameux renversement de la hiérarchie des normes et une fragilisation des contrats de travail – CDI ET CDD – en vue de compenser le peu constitutionnel et déjà retoqué plafonnement des indemnités en cas de licenciement abusif – il contrevient au principe juridique de la réparation intégrale –, le texte vise aussi à redéfinir le périmètre géographique en matière de licenciement économique, afin de permettre à une multinationale de réduire les effectifs de sa filiale française en dépit de résultats florissants à l’étranger ! Quand on sait comment ces mêmes multinationales déprécient déjà, de manière artificielle et avec la complicité du pays légal, leurs bénéfices réalisés en France pour échapper à l’impôt sur les sociétés…

Macron impose son pouvoir personnel

Macron sait déjà qu’il ne pourra pas en appeler au pays réel contre les « corporatismes », pour la simple raison qu’il ne pourra pas transformer un simple attentisme en soutien populaire, d’autant que sa majorité, composée à 90 % de CSP +, est totalement déconnectée du peuple. Autant dire qu’il est un colosse aux pieds d’argile. D’où sa volonté d’imposer son pouvoir personnel, par le biais tant de nouvelles dispositions liberticides en matière sociétale ou mémorielle que, surtout, de l’instauration d’un état d’urgence permanent par l’inscription des dispositions de celui-ci dans le droit commun. Macron, ses satellites et, demain, sa « chambre introuvable » menacent nos libertés fondamentales, principalement politiques. Les premiers visés seront comme toujours les patriotes. Un événement pourrait alors déclencher la colère du pays réel, car l’histoire de France parle pour elle : les Français n’ont jamais été longs à se révolter contre la tyrannie. Il sera alors possible de vérifier la solidité d’institutions vidées de toute légitimité faute d’incarner le Bien commun.

François Marcilhac

( 16 juin, 2017 )

Trump et l’axe sunnite

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

La récente tournée de Donald Trump au Proche-Orient est riche d’enseignements.

Le 21 mai, à Ryad, capitale de l’Arabie Saoudite, devant 37 chefs d’Etat ou de gouvernement, le Président américain a tracé sa route géopolitique au Proche-Orient.

Comme on pouvait le craindre, il s’est aligné sans la moindre ambiguïté sur les positions les plus classiques des Bush, père et fils et de leurs inspirateurs de toujours : les faucons néo-conservateurs. Hillary Clinton n’aurait pas fait pire ; c’était bien la peine…

Le mal est clairement désigné : l’Iran « principal financeur et organisateur du terrorisme international ».

On croit rêver ! Tous les attentats des dernières années au Proche-Orient, aux Etats-Unis et en Europe ont été le fait de sunnites. Tous les terroristes, tous les kamikazes, tous les djihadistes sont sunnites. Toutes les mosquées salafistes du monde sont sunnites, tous les imams appelant à la guerre sainte contre l’occident sont sunnites.

Mais rien n’y fait : le mal c’est la grande puissance chiite, l’Iran.

Trump rejoint ainsi la grande cohorte des présidents américains et leurs mensonges d’Etat, dont Bush junior fut un grand symbole avec l’invention des armes de destruction massives de Sadam Hussein, qui n’ont bien sûr jamais existé. Mais elles ont justifié l’invasion de l’Irak qui a semé la ruine et le chaos au Proche-Orient.

Le plus cocasse de l’affaire, c’est ce que c’est à Ryad que Trump a tenu ces propos. Ryad qui a engendré Ben Laden, finance chaque année la construction de milliers de mosquées salafistes dans le monde entier, arme les pires milices islamistes en Syrie (en concurrence avec le Qatar il est vrai).

Que l’on ne s’y trompe pas : les propos du Président américain sont tout à fait réfléchis et annoncent la poursuite de l’immuable stratégie américaine depuis 1945 : soutien inconditionnel à la dynastie saoudienne. Le fait que le premier voyage diplomatique de Trump ait eu pour destination Ryad puis Israël n’est pas fortuit.

Bien sûr, il y a des raisons économiques à ces propos : 300 milliards de dollars de contrats sont prévus entre les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite. Cela vaut bien quelques compensations verbales. Mais de là à faire de l’Iran l’organisateur du terrorisme international il y avait tout de même un semblant de vraisemblance qui aurait pu être sauvegardé…

Obama, avec l’aide de la Russie et en dépit des efforts désespérés de Laurent Fabius avait remis l’Iran dans le jeu diplomatique. Les protestations d’Israël et de l’Arabie Saoudite n’y avaient rien changé.

On assiste aujourd’hui à un revirement ou, plus exactement, à un retour aux sources. C’est bien ce que laissait prévoir le bombardement symbolique d’un aéroport militaire syrien il y a quelques semaines.

Dans le même temps, on observe une augmentation des effectifs des membres des forces spéciales américaines en Syrie, vers Raqqa, capitale de l’Etat islamique, pour encadrer leurs affidés kurdes, et le long de la frontière irakienne, à Al-Tanf en particulier.

Des soldats syriens ont même été attaqués par des avions américains pour s’être un peu trop approchés d’une base de ces forces spéciales.

Est-ce à dire que les Américains prévoient une occupation partielle de la Syrie ? Il est encore trop tôt pour en être sûr, mais une telle hypothèse réjouirait assurément l’Arabie Saoudite et Israël en coupant l’arc chiite Est-Ouest que veut mettre en place l’Iran.

Il se pourrait donc que l’on assiste au retour de l’interventionnisme américain au Proche-Orient et, compte tenu de son bilan, ce n’est vraiment pas une bonne nouvelle.

Fort heureusement, par rapport à l’ère Bush, un grand changement s’est opéré entre-temps : la présence des Russes. Les Américains ont cette fois en face d’eux une puissance militaire qui tient le terrain et le connait mieux. Les deux états-majors se parlent d’ailleurs beaucoup en ce moment.

Poutine n’a pas fait tous ces efforts pour laisser la place à l’Amérique dont la stratégie en Syrie est loin d’être définitivement arrêtée.

Les Russes ont incontestablement plusieurs coups d’avance en Syrie et Trump devra en tenir compte.

Antoine de Lacoste

( 12 juin, 2017 )

« En même temps » …

 

Lu sur « lafautearousseau » cet article en réaction aux premier tour des législatives qui permet de réfléchir un peu plus loin que les simples chiffres.

 

823330531.jpgLes résultats du 1er tour des législatives – en mode plébiscitaire – sont ce que l’on attendait, comme le seront ceux du second tour.  La lassitude des Français pour les jeux démocratiques, qui ont beaucoup trop duré,  s’est manifestée soit par une abstention record, soit en se contentant de voler au secours de la victoire. Ainsi est en train de se parachever au Parlement cette sorte de coup d’Etat mené tambour battant par Emmanuel Macron pour s’emparer du Pouvoir. A la française, bien-sûr, c’est-à-dire par les voies semi-légales, comme Bonaparte, le 18 Brumaire, comme son neveu Louis-Napoléon le 2 décembre 1851, comme Charles De Gaulle, en mai-juin 1958. Et, en quelque sorte, à marches forcées, par élection anticipée des médias et des élites, par une pression sans précédent sur l’électorat. Après tout, ce n’est pas, en soi-même, ledit coup d’Etat qu’il convient de critiquer mais la politique qu’il sous-tend, au moins selon ce que l’on peut en savoir.

Emmanuel Macron est un personnage complexe, subtil, et cultivé, narcissique et autoritaire. On ne peut le traiter comme un vulgaire Hollande ou Sarkozy, simplement par la polémique ou la moquerie. L’une et l’autres inappropriées. Pour être crédibles et efficaces, les royalistes, l’Action française, se doivent de donner une explication acceptable des événements politiques. *

« En même temps » …

L’esprit de la politique selon Macron peut se résumer dans sa formule, mille fois reprise : « En même temps ». Comme Napoléon qui voulut en même temps, continuer la Révolution et rétablir l’ordre, instituer l’Empire, créer une nouvelle noblesse et rappeler l’ancienne, épouser, enfin, l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche, petite-nièce de Marie-Antoinette.  Comme Louis-Philippe qui tenta la réconciliation de la Révolution avec la Royauté. Ou comme Charles De Gaulle qui pensa raccorder la République sur la tradition royale et rêva, peut-être, d’un certain rétablissement de la monarchie.

Ainsi Emmanuel Macron entend-il tout à la fois que la France reste grande ouverte à l’Europe, à la mondialisation, à l’immigration, au multiculturalisme, à la diversité et qu’elle affirme sa grandeur. Ainsi l’a-t-on vu tenir physiquement tête à Donald Trump à Taormine. Mais qu’en sera-t-il quant au fond ? Que fera-t-il du TAFTA ? Ainsi l’a-t-on vu recevoir Poutine en très grande pompe à Versailles et y manifester la grandeur française. Mais quid de notre future politique russe ? Ainsi l’observe-t-on rabrouant les journalistes – qui l’ont fait élire ! – et le voit-on tenter de rendre à la fonction présidentielle sa dignité et même sa verticalité. Ainsi choisit-il un bon ministre de l’Education nationale qui devrait, semble-t-il y imprimer une salutaire inflexion. Propice à l’instruction des enfants et à la culture. Même si Macron, sans autre explication, a imprudemment affirmé au cours de sa campagne qu’il n’y a pas de culture française.

Tout se déroule, avec Macron, toujours dans l’esprit de son permanent en même temps.

Quelle prévalence ?

Patrick Buisson vient de donner au Figaro magazine un remarquable entretien – tout fondé sur un soubassement d’esprit monarchique et de droite légitimiste – où il synthétise en une formule lapidaire ce que Maurras eût peut-être appelé le dilemme d’Emmanuel Macron : « On ne peut pas être à la fois Jeanne d’Arc et Steve Jobs ». Tout est dit ! Nous aurons d’ailleurs à revenir sur le propos de Buisson à propos du phénomène Macron.

Jean Guitton – un bon maître de jadis – nous a enseigné qu’il y a, en réalité, dans tout centrisme, toute prétention au juste milieu |Ni de droite, ni de gauche ou bien et de droite et de gauche] ce qu’il appelait une prévalence, un des éléments qui prévaut, domine, surplombe … En la matière, l’équilibre est illusion. Qu’est-ce donc qui est prévalent chez Macron du patriotisme ou du mondialisme, de Jeanne d’Arc ou de Steve Jobs, pris comme mythes ou personnifications des deux grands termes du dilemme ?

L’avenir confirmera ou infirmera ce que nous en pensons à ce jour : ce qui devrait l’emporter chez Macron ressort de sa formation politique, des milieux d’où il est issu, qui l’ont soutenu, de la pente même du Système qu’il a bien plus sauvé, d’une échéance qui aurait pu lui être contraire, que renversé. Ce qui devrait l’emporter chez Macron, c’est la fuite en avant dans l’européisme fédéraliste, l’intégration dans le mondialisme financiarisé, la soumission aux lobbies et aux injonctions supranationales immigrationnistes, l’idéologie diversitaire, le libéralisme sociétal.

Ce que nous pensons et redoutons pour la France, qui porte sur le plus grave, sur l’essentiel, c’est que Macron finisse toujours par être bien plus Steve Jobs que Jeanne d’Arc.

( 11 juin, 2017 )

Espagne : des députés à la mentalité de guerre civile veulent retirer la dépouille de Franco du Valle de los Caídos

 

Lu sur « lafautearouseau ». Bien entendu, nous approuvons entièrement de « Grain de sel »

 

Mur-bleu gds.jpgIl n’est ni dans notre vocation ni dans nos habitudes de nous ingérer dans les affaires intérieures d’un pays souverain. Nous avons du reste bien assez à faire comme cela en nous occupant seulement de notre tâche centrale : faire tout ce qui est en notre pouvoir afin de rétablir dans sa vigueur passée notre chère France, que le Système déclasse inexorablement depuis 1875.

Pourtant, il est des moments où l’on peut – où l’on doit – ne pas rester indifférent à ce qui se passe ailleurs, et même réagir avec vigueur. Car, en l’occurrence, la France est concernée par le lamentable épisode dont vient de se souiller lui-même le parlement espagnol. Pour ceux qui l’ignoreraient, une motion est passée au parlement afin de retirer de sa sépulture du Valle de los Caidos la dépouille de Francisco Franco, qui y repose depuis sa mort, le 20 novembre 1975, selon sa volonté.

Laissons aux Espagnols le soin de se mettre au clair avec leur histoire. Mais il se trouve qu’à un moment de la nôtre, le généralissime Franco a été intimement, et d’une façon décisive, lié à la nôtre : et pour nous, ce fut « pour le meilleur ». Rencontrant Hitler à Hendaye, le 23 octobre 1940, il lui refusa tout ce qu’Hitler demandait, notamment le passage de ses troupes par l’Espagne pour aller attaquer notre armée d’Afrique du Nord. Ce danger immédiat écarté, nos forces purent être préservées, et se préparer pour leur rôle futur.

Mais il y a plus encore : on sait la puissance des partis communistes français et italiens, à l’époque, et combien la religion révolutionnaire – heureusement morte depuis – soulevait les foules. Il est clair que si Staline et le Komintern, maîtres absolus de cette sanglante marionnette qu’on appelait « République espagnole », s’étaient emparés de l’Espagne, ils prenaient la France et l’Europe de l’Ouest à revers. Nous, Français, nous courions alors le risque et le grand danger de devenir une « démocratie populaire » avant la lettre, comme le devinrent en 45, pour leur plus grand malheur, les pays de l’Europe de l’est, enfermés pour quarante ans dans une oppression épouvantable, et qui connurent une terrible régression, dans tous les domaines de leur existence. C’est à Franco que nous devons d’avoir échappé à cette horreur.

Pour ce service immense rendu à la France et à la liberté, et par son attitude face à Hitler, dans toute la mesure de ses moyens, il est juste de dire que Franco évita un mal effroyable, hâta la fin des hostilités et le retour de la paix. Il agit donc bien en ami de la France, mais aussi de la Paix. Cela nous donne le droit de dire notre reconnaissance, en tant que nation, à l’attitude courageuse du généralissime Franco, et d’exprimer notre plus profonde commisération envers le ramassis de députés qui ont osé voter une motion à leur image : parfaitement méprisable !

La France et la Paix, l’Histoire disent merci à Franco. La honte reconnaitra les siens.

( 5 juin, 2017 )

Terreur sur l’Europe

 

 

Suite aux attentats de Londres, lu sur « lafautearousseau » cet article qui résume très bien la situation.

 

3578948983.jpgLe 8 janvier 2015, au lendemain des tueries du 7, notamment chez Charlie Hebdo, nous écrivions ceci, qui s’applique parfaitement à ce qui vient d’arriver en Grande-Bretagne, qui, de plus, menace, aujourd’hui, toute l’Europe d’un long temps de terreur véritable :

« Quand on laisse entrer chez soi, en un laps de temps relativement court, des millions d’immigrés venus d’un autre continent, nés d’une civilisation radicalement différente, guidés par les mirages d’un niveau de vie que leur misère originelle rend terriblement attrayants et qui n’ont que peu de sens et de respect de ce que sont les mœurs, les lois, les traditions du pays où ils arrivent, quand on en a soi-même largement perdu l’amour et la pratique, il n’y a pas de quoi être étonnés des troubles et des violences qui se produisent inéluctablement. C’est la première réflexion qui nous vient à l’esprit après les évènements tragiques d’hier, à Paris. Il y a longtemps, ici, en effet, que nous mettons en garde contre la politique d’immigration de la France, devenue plus périlleuse encore du fait de la crise économique et du laxisme de nos gouvernants. Du fait, aussi, d’un certain nombre de nos erreurs – de graves erreurs – en matière de politique étrangère. Il y a longtemps que nous signalons à quel point notre République vit sur une poudrière et qu’il peut arriver un temps où le travail de nos services de sécurité ne suffira plus à empêcher la multiplication des violences et des attentats. Ce temps est peut-être arrivé et il ne faut pas manquer d’en rechercher les causes, d’en marquer les responsabilités. Certes, tous les musulmans de France ne sont pas des terroristes. Loin de là. Nombre d’entre eux sont probablement en voie d’intégration. Et le réalisme devrait conduire, si nous en sommes capables, à les y aider, à les y encourager. Mais les risques de l’immigration massive demeurent ; elle est un terreau porteur de terribles dangers. Et, en tout cas, tous les terroristes qui menacent aujourd’hui la France le font au nom de l’Islam.   »

Avions-nous tort ? Il nous semble au contraire avoir vu juste. Les causes profondes des attentats étaient énoncées : accueil inconsidéré, idéologique, d’une immigration massive provenant d’une civilisation qui nous est étrangère, voire opposée, souvent hostile ; abandon de notre propre héritage ; ignorance ou, pire, mépris de notre histoire ; graves erreurs et initiatives hasardeuses, en matière de politique étrangère et interventionnisme irréfléchi ; laxisme généralisé de nos gouvernants et de nos semblants d’élites ; extrême fragilité de la société française en général. De l’enfance à la vieillesse. Le problème qui se pose à la France, à la Grande-Bretagne , ou ailleurs, on le voit, est loin d’être seulement sécuritaire.

Sur ce dernier aspect, qui n’est pas, de loin, celui où nous sommes le plus faibles, nous envisagions qu’il pourrait « arriver un temps où le travail de nos services de sécurité ne suffira plus à empêcher la multiplication des violences et des attentats. ». Les spécialistes nous disent, au lendemain de l’attentat de Londres, que ce moment est arrivé. En matière de commission d’attentats, les acteurs potentiels sont devenus trop nombreux, trop disséminés, trop autonomes, les initiatives trop spontanées, pour que les forces spécialisées puissent y suffire. Les voici virtuellement débordées par le nombre. Désormais, empêcher les drames risque de devenir prouesse, miracle, chance, etc.

Au demeurant, ces forces de sécurité font leur travail avec professionnalisme, courage et une sévérité qui tue. Peu de terroristes survivent à leurs actions. Ils y sont supprimés. Peine de mort comme rétablie, a priori, sans tribunaux ni jugement… Les trois tueurs du London Bridge y sont morts, samedi soir.

Qui ne voit qu’une politique antiterroriste de grande ampleur, française et si possible européenne, devrait en urgence être définie ; qu’elle devrait consister en un vaste retournement non seulement en matière d’immigration – à réduire presque à zéro - mais aussi d’enseignement, de culture, de mœurs, de médias, de politique étrangère …

Pour éradiquer la menace terroriste, intégrer les immigrés qui peuvent l’être, exclure de notre sol ceux qui ne le peuvent, les moyens sont avant tout – du moins en profondeur – idéologiques, politiques et moraux. Irréductibles tant au dispositif sécuritaire, pour indispensable qu’il soit, qu’au prêchi-prêcha régnant. Il faudrait que Français et Européens cessent de ne pas s’aimer en tant que tels et, comme en d’autres temps face à l’Islam, décident, non pas d’aimer la terre entière, mais de défendre et sauver intégralement leur civilisation attaquée. S’il y avait une Europe, comme il y en eut une, mais là encore en d’autres temps, s’il y avait des dirigeants européens, ils se hâteraient de proclamer cette urgence.

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