( 15 septembre, 2021 )

Dominique Paoli s’en est allée… Elle était pour nous plutôt que la présidente de Radio Courtoisie, celle de l’Association des Amis de la Maison du Chemin de Paradis

 

Lu sur « Je Suis Français »

C’est au lendemain de l’hommage rendu à Charles Maurras par l’Action Française de Provence à Roquevaire et à Marseille, que nous avons appris par les réseaux sociaux le décès de Dominique Paoli. Elle aurait été heureuse de savoir qu’une jeunesse pleine d’ardeur avait pris part à cet hommage.

Dominique Paoli était devenue présidente de Radio Courtoisie. Les plus anciens d’entre nous l’ont connue à l’époque de leur jeunesse dans les Camps Maxime Réal de Sarte.

Les Provençaux l’ont surtout rencontrée à Martigues à chacune des grandes occasions où, grâce au dévouement jamais démenti de Jacques et Nicole Maurras et au sien propre, s’organisaient au Chemin de Paradis, autour de la mémoire de Charles Maurras, des rencontres prestigieuses et qui faisaient date. L’Union Royaliste Provençale y apportait son concours. Les Amis de la Maison du Chemin de Paradis savaient pouvoir y compter toujours.  Dominique Paoli lisait et appréciait Je Suis Français. Nous nous téléphonions de loin en loin pour évoquer nos sujets de préoccupation communs.

Son décès nous attriste. Son souvenir sera conservé parmi nous.

JE SUIS FRANÇAIS

( 15 septembre, 2021 )

Dominique Paoli nous a quittés.

 

Communiqué de LA RESTAURATION NATIONALE

 

C’est avec une pro­fonde tris­tesse que la Res­tau­ra­tion natio­nale – Action fran­çaise a appris le décès, dimanche matin, à l’âge de quatre-vingts ans, de Domi­nique Pao­li-Latil, petite-nièce de Charles Maur­ras, pré­si­dente de Radio Cour­toi­sie et de l’Association des Amis du Che­min de Paradis.

Mili­tante monar­chiste de tou­jours, Domi­nique Pao­li était une maur­ras­sienne indé­fec­tible. Elle était aus­si un grande his­to­rienne, spé­cia­liste, notam­ment, de la famille d’Orléans, à laquelle elle a témoi­gné, toute sa vie, une fidé­li­té sans faille.

La Res­tau­ra­tion Natio­nale – Action fran­çaise adresse à tous ses proches ses plus sin­cères condo­léances. Domi­nique Pao­li res­te­ra, pour la jeu­nesse, un exemple pour la constance de son engagement.

( 15 septembre, 2021 )

Arc de Triomphe : un genou à terre devant l’art… du néant

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

Pour avoir fait, jadis, l’éloge de l’inutilité, je ne m’élèverai pas contre des gestes vains, et encore moins contre la des causes et des combats perdus d’avance. À l’instar de Cyrano de Bergerac, je trouve que c’est encore plus beau lorsque c’est inutile. L’emballage de l’Arc de Triomphe pourrait ressembler à un poisson d’avril ou à une blague de potaches ; d’autres y voient une œuvre d’art puisqu’elle est présentée ainsi et qu’elle se situe dans la continuité des réalisations du célèbre Christo.

Je ne rentrerai pas dans le débat de savoir si c’est de l’art – art qui ne tient, selon moi, que par le discours snob et vaniteux de quelques coteries et par un excellent plan de communication. Qu’importe si c’est de l’art et même de l’art éphémère. Là n’est pas l’objet de mon courroux. L’Arc de Triomphe n’est pas n’importe quel bâtiment. Non seulement il est consacré à perpétuer le souvenir des victoires des armées françaises de tous les régimes, mais il est aussi un immense cénotaphe où sont gravés des centaines de noms ayant servi l’ ainsi que les noms de 158 batailles, et, depuis le 11 novembre 1920, il est la voûte qui surplombe la sépulture du Soldat inconnu.

En permettant l’emballage de l’Arc de Triomphe, non par nécessité mais par goût de la provocation prétendue artistique, l’on admet officiellement que ce qui symbolise la gloire de la France peut être sujet à la temporalité des modes artistiques. Peu me chaut que l’intention ne soit pas maligne, j’y vois un immense genou à terre devant l’art du vide et de l’inutile. Cet emballage montre à quel point il n’y a plus d’unanimité dans le sacré national. Chacun appréciera selon ses goûts, c’est le relativisme de la considération. Le principe est acquis : l’art du rien ou du laid est au même niveau que la symbolique illustre de l’Arc de Triomphe. Il le dépasse même, en l’occurrence, puisque l’un efface l’autre.

Nous connaissions déjà les souillures faites au château de Versailles. Ici, c’est carrément l’escamotage. L’emballage de l’Arc de Triomphe est une insulte aux gloires militaires, au Soldat inconnu et à tous les anciens combattants. C’est le symbole de l’effacement du prestige national. Le plus grave, c’est le silence des bonnes consciences car, apparemment, cela ne scandalise personne chez les ténors politiques.

Pourquoi pas, demain, un immense sac poubelle pour emballer le palais de l’Élysée ? Chiche ! Après tout… Cette prétendue œuvre d’art n’apporte rien. Au contraire, puisqu’elle efface l’œuvre originelle. C’est peut-être de l’art, l’art du néant, mais c’est surtout un camouflage, un escamotage qui efface notre Histoire, qui vole le monument à l’admiration des Parisiens, de tous les Français et des touristes. En outre, c’est très irrespectueux pour tous ceux qui y ont leur nom gravé. C’est aussi un outrage au respect que l’on doit envers les combattants.

Charles-Henri d’Elloy

 Écrivain, polémiste
( 15 septembre, 2021 )

NON AU PASSE SANITAIRE

 

L’Editorial de François Marcilhac (Le Bien Commun)

 

Le pouvoir et les médias mainstream pensent-ils vraiment que la grande majorité des Français sont dupes ? Certes, la politique de la peur fonctionne auprès d’un certain nombre d’entre eux, notamment auprès de l’électorat macronien, qui est, par définition, un électorat frileux, timoré, car    c’est la peur de perdre son capital qui le caractérise, qu’il s’agisse de ses sous ou de sa santé qui, chacun le sait, est un capital comme un autre. La situation sociale, l’âge, le refus de l’engagement — on entre en macronisme comme on signe une assurance-vie — se conjuguent auprès de ces éternels centristes surgis, sous la Convention, du Marais ou de la Plaine — tout un programme ! —  et qui ont traversé l’histoire sans jamais se départir de leur seule conviction profonde : le bien commun est au service de leur intérêt particulier et nul principe, nulle « valeur » ne saurait prévaloir face à une menace quelconque. « J’ai survécu » soupirait l’abbé Siéyès au sortir de la Révolution. Un électeur macronien n’a pas d’autre ambition : hier, survivre aux Gilets jaunes, aujourd’hui, survivre à la pandémie.

La Liberté, l’Égalité, la Fraternité, les sacro-saintes valeurs républicaines ? On s’aperçoit à quel point il ne s’agit que de mots vides de sens quand le pouvoir agite le chiffon rouge de la peur. Il y a quelques mois, face aux Gilets jaunes, un philosophe libéral s’étonnait qu’on n’ait pas encore demandé à l’armée de tirer sur ces nouveaux barbares, les forces du désordre établi se contentant de crever quelques yeux ou de mutiler quelques mains ; aujourd’hui, c’est « une vie de merde » (dixit un conseiller de l’Élysée) qu’on impose explicitement à ceux qui ne possèdent pas le nouveau sésame, devenant de ce fait des sous-citoyens. Et de recourir aux mêmes procédés de basse politique et de basse police que contre les Gilets jaunes : amalgames, diabolisation, criminalisation. En l’occurrence, amalgame des antipasse et des antivax ; diabolisation de l’ensemble sous la catégorie du complotisme (arme de destruction massive de toute expression différente de la parole officielle) ; criminalisation généralisée des manifestants en laissant penser, par exemple, que c’est l’égoïsme qui les souderait, quand ce n’est pas l’antisémitisme, à la suite de provocations isolées habilement exploitées par le pouvoir et des médias de connivence.

En étant, dès le premier jour, en première ligne des antipasse, l’Action française a, de nouveau, choisi le bon combat : celui du pays réel contre un pouvoir qui cherche à imposer, à son seul profit, une restriction disproportionnée des libertés fondamentales. Alors qu’il a failli dans la gestion de la crise sanitaire, se contredisant gravement à plusieurs reprises, il n’a, en revanche, jamais cessé de jouer sur la peur de nos concitoyens, de la nourrir même, pour mieux les déshabituer de la liberté, celle, réelle, concrète, qui se décline dans la vie de tous les jours. Nous n’avons pas à nous prononcer sur les vaccins : nous ne serons les charlatans, nous ne serons les médecins de Molière ni des pro-vax, ni des anti-vax. Nous refusons en revanche l’instauration de cette tyrannie sanitaire douce, conforme au projet saint-simonien de soumission de la délibération politique au savoir, réel ou prétendu, de prétendus sachants. Soumission qui est la porte ouverte à une mise en coupe réglée de la citoyenneté.

Fin août, Jean-François Delfraissy, le président du « Comité scientifique », a déclaré que nous verrions le but du tunnel courant 2022, confirmant les propos tenus quelques jours plus tôt par  Macron, son patron : « La crise sanitaire n’est pas derrière nous. J’ai eu l’occasion de le rappeler à plusieurs reprises, nous allons vivre pour encore plusieurs mois avec ce virus. » « Plusieurs mois », « courant 2022 » : il est clair que le pays légal prépare nos compatriotes à une élection présidentielle sous confinement. Ou comment le chantage au catastrophisme sanitaire permettra de voler aux Français la campagne électorale pour mieux disposer de leur vote et assurer la réélection de Jupiter…

( 14 septembre, 2021 )

Marine le Pen : un programme qui n’est pas (encore) à la hauteur

 

Lu sur « actionfrancaise.net »
L’Éditorial de François Marcilhac

 

Marine Le Pen ne se trompe pas : l’élection de 2022 sera un choix de civilisation, plus encore que de société, ce qui signifie que c’est la civilisation française elle-même qui sera en cause et non seulement la manière d’aménager nos rapports sociaux — même si, évidemment, les deux questions sont intimement liées. La déclaration à Rouen, le même jour que la sienne, d’Anne Hidalgo, faisant le don de sa (petite) personne à la France, l’a bien montré. Son élection, elle dont la candidature est celle de l’incompétence assumée, même si elle n’a guère de risque de convaincre les Français, mènerait notre pays à la catastrophe, simplement en aggravant la pente sur laquelle il est engagé, que ce soit en matière budgétaire, sociétale, d’immigration, d’écologie punitive ou de fracture sociale. Marine Le Pen a donc raison : elle a, du reste, cité Éric Zemmour sans le dire en déclarant que nous sommes « à la croisée des chemins » — c’est le titre du site internet de Zemmour dédié à la promotion de son prochain livre.

Encore faut-il être à la hauteur de l’enjeu et ne pas se contenter de mesures cosmétiques. Certes, nous ne connaissons pas encore dans le détail un programme qui doit présenter les moyens d’opérer les choix cruciaux que les Français devront faire à partir de 2022. Toutefois, ce que nous en savons pour le moment, loin de susciter l’enthousiasme, nous laisse sur notre faim. Que Marine Le Pen ait vanté dans Le Figaro, où elle était interviouvée la semaine dernière, comme deux mesures phares, la nationalisation des autoroutes et la privatisation de l’audiovisuel public sous prétexte qu’on ne voit plus très bien où est sa spécificité, ne laisse pas d’interroger sur la prise de conscience par la candidate de l’ampleur de la crise que nous traversons.

IMMIGRATION : UN APPEL D’AIR

Certes, elle a aussi proposé, dans son discours de dimanche, une mesure aussi cruciale que « la gratuité des trains », pour les étudiants et les jeunes travailleurs, mais en dehors des heures de pointe (mesquin) ou, plus intéressant, « inspiré par le modèle hongrois », « un prêt aux jeunes parents qui se transformerait en dotation budgétaire dès la naissance du troisième enfant ».  Or le fait que la situation migratoire en France n’est pas la même qu’en Hongrie — mais peut-être l’ignore-t-elle — change tout : elle ne s’aperçoit pas qu’une telle mesure, dans l’état actuel de notre droit et de la jurisprudence du Conseil constitutionnel, au nom du sacro-saint principe d’égalité — s’appuyant de plus, comme le crime sur le vice, sur le principe devenu constitutionnel de fraternité —, représenterait un véritable appel d’air en matière d’immigration, puisqu’il devrait s’appliquer également aux non-nationaux. Or Marine Le Pen ne prévoit aucune modification de la Constitution afin de permettre l’inscription dans notre droit positif de la préférence nationale. De plus, elle est allée jusqu’à affirmer, il y a quelques semaines, qu’il n’était plus question de remettre en cause notre soumission à la Cour européenne des droits de l’homme, sise à Strasbourg, bras juridique de la Convention du même nom… Et ce, alors que le plus européiste des candidats LR aux primaires du parti, l’ancien commissaire Michel Barnier, admettait lui-même il y a quelques jours, qu’il faudrait peut-être s’affranchir de ladite Convention précisément en matière… d’immigration. Certes, on n’est pas forcé de croire en sa sincérité, mais la question n’est pas là : que cet ectoplasme de la supranationalité en arrive à émettre une telle hypothèse montre tout simplement qu’il a conscience que les Français exigent des remises en cause fondamentales. Et c’est le moment qu’a choisi Marine Le Pen pour déclarer son amour à la CEDH !

UN GRAND FLOU INSTITUTIONNEL

Certes, certes, elle a aussi promis, dimanche, de « graver » dans la Constitution, après référendum, la supériorité du droit français sur le droit international. « Les décisions internationales contraires à un principe constitutionnel resteront simplement inappliquées », a‑t-elle assuré. Même les jugements de la CEDH ou ceux de la CJUE — la Cour de justice de l’Union européenne, sise à Luxembourg ? Si tel était le cas, cela ne règlerait de toute façon en rien le problème de la jurisprudence du Conseil constitutionnel lui-même, qui part en vrille chaque fois notamment qu’il s’agit d’immigration. Tout cela est bien flou, compte tenu, surtout, de l’enjeu de civilisation en cause…

Marine Le Pen a beau s’afficher comme la présidente des « Libertés, libertés chéries », en dépit de ce pluriel très concret, voire inconsciemment maurrassien (« La liberté n’est qu’un principe vide sans sa déclinaison avec un “s” »), le slogan fait surtout référence à la Marseillaise, où la « Liberté chérie » est bien au singulier, et à la tradition républicaniste qui est désormais l’horizon indépassable du Rassemblement national.

SPÉCIFICITÉ DE L’ÉTAT

En fait, c’est la question de la spécificité de l’État que Marine Le Pen néglige, non tant vis-à-vis de l’insécurité — elle a fait, dimanche, le « job » concernant ce fonds de commerce du FN-RN — que, surtout, en matière de souveraineté intérieure et extérieure. Cela se perçoit jusque dans les deux mesures phares de son projet présidentiel. La nationalisation des autoroutes : pour quoi faire ? Dépenser des milliards en rachat des concessions pour abaisser de 10 % à 15 % le péage, et ce, alors même que les Français les plus précaires n’empruntent de toute façon pas l’autoroute ? Un Etat restauré s’intéresserait surtout à la validité des contrats de concession et se conduirait envers les sociétés d’autoroute comme Philippe le Bel envers les Templiers ou Louis XIV envers Fouquet… Mais voilà, nous ne sommes pas en monarchie, mais en république, laquelle est intimement soumise aux puissances d’argent.

De même, s’agissant de la privatisation de l’audiovisuel public : pour redonner du pouvoir d’achat (avec la fin de la redevance) ? Parce qu’il est de gauche ? Même pas, mais parce qu’on ne verrait plus la différence avec le privé — qui sait, lui aussi, être de gauche et/ou mondialiste. Mais pourquoi ne voit-on plus la différence ? Sinon parce que le modèle du privé est devenu depuis de nombreuses années celui du public, dans la même course à l’audimat par la promotion systématique du médiocre, quand ce n’est pas celle de la vulgarité. Mais Marine Le Pen se moque de livrer aux puissances d’argent l’ensemble de l’audiovisuel alors que l’exemple des pays qui ont fait ce choix prouve qu’il entraîne une baisse catastrophique du niveau. Pourquoi, au contraire, ne pas renouer avec un nouveau modèle de service public ? Peut-on s’en passer dans une société dont les fractures s’aggravent tous les jours ? Ce qui semble malheureusement intéresser davantage Marine Le Pen, c’est d’afficher, en direction d’un public libéral, une mesure d’un thatchérisme ringard, fleurant bon les années 1980 — il y a plus de quarante ans. Oubliant que Thatcher elle-même renonça à privatiser la BBC !

Si les autres mesures phares de son projet présidentiel sont de la même eau, l’espace demeure grand ouvert pour une véritable candidature de rupture, qui prenne en considération dans toute sa gravité l’enjeu de civilisation puisque, c’est vrai, nous sommes « à la croisée des chemins ». Encore ce candidat, pour être crédible, devra-t-il devenir l’homme de la nation et non pas demeurer celui d’une obsession.

( 13 septembre, 2021 )

Macron n’aura fait que gesticuler et vider les caisses !

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

En France, le Président Macron vit de l’argent facile emprunté parce qu’il n’a jamais eu le courage de diminuer véritablement les dépenses publiques, nonobstant l’usine à gaz jamais réalisée de la réforme technocratique des retraites, après l’usine à gaz du prélèvement à la source en lieu et place d’un simple prélèvement mensuel pour les impôts. La seule véritable petite réforme économique du quinquennat, c’est l’assurance chômage. Macron ne savait pas ou n’a pas eu la volonté d’engager les réformes difficiles pour diminuer les dépenses publiques, dès le début de son mandat.

Actuellement, Macron et son gouvernement, au lieu de faire la guerre à l’insécurité dans nos banlieues et à l’invasion migratoire qui menace l’identité de la France, continuent à mener la guerre facile contre le Covid avec l’argent public emprunté, à coups de déclarations sans fin, de seringues et de passes sanitaires, et à nous faire miroiter une reprise économique conjoncturelle qui ne signifie absolument rien, tout comme les Byzantins se querellaient sur le sexe des anges avant de tomber sous les coups des cimeterres turcs.

La réalité économique de la France, c’est une dette publique avec les engagements hors bilan de 7.000 milliards d’euros, soit une dette de 100.000 euros par Français. Les exportent davantage que la France avec une balance commerciale excédentaire de 65 milliards d’euros, alors que la France est en déficit de 82 milliards d’euros. La part de marché mondial de la France dans les biens industriels est passée de 6,3 % à 3 %, soit moins que les Pays-Bas ! L’industrieuse, plus maligne et sérieuse Allemagne est en excédent de 182 milliards d’euros ; même l’ a une balance commerciale excédentaire de 64 milliards d’euros.

En quarante ans, le PIB industriel de la France est passé de 23 % à 10,5 % du PIB, tandis que le nombre d’emplois industriels est passé de 6 millions à 2,7 millions, avec une perte de 2 millions ces vingt dernières années. L’industrie française est laminée suite à la non-compétitivité française avec des charges sociales et fiscales trop lourdes, face aux autres pays de l’Union européenne et à la délocalisation dans les pays de l’Europe de l’Est, en Chine et dans les pays émergents.

Le gouvernement laisse filer les dépenses avant les élections, renonce définitivement à la réforme des retraites, annonce de nouvelles dépenses pour la contraception des femmes de moins de 25 ans et pour les jeunes (2 milliards d’euros), un nouveau plan de 30 milliards d’investissements avec de l’argent encore emprunté. Le pire déficit public en Europe pour 2021 sera le déficit français, supérieur à 9,11 % du PIB. Mais quand et qui va pouvoir payer la facture ? La dette publique qui vient s’alourdir de 424 milliards d’euros avec le « quoi qu’il en coûte » est déjà de l’ordre de 120 % du PIB. Alors, la relance du Président Macron avec de l’argent emprunté, des billets imprimés et des produits importés ? Une illusion pour se faire élire par ceux qui croient avoir remporté une bataille décisive pour l’avenir français face à la grippe parfois mortelle du Covid !

Le bilan de la BCE est gonflé comme jamais, suite à la création monétaire du « QE » (8.035 milliards d’euros au lieu de 1.200, en août 2007) ; le taux d’intérêt européen, qui était de 3,25 % en 2007, est passé aujourd’hui à -0,5 %. Les banques centrales n’ont fait que créer de l’argent ex nihilo en inondant le monde de liquidités, mais comment sortir de ce guêpier sans créer un krach et l’effondrement du système lorsqu’il faudra augmenter les taux d’intérêt ou réduire les liquidités (« tapering ») ? Avec un taux à 6 %, les intérêts à payer représenteraient environ les deux tiers du budget de l’État français !

Macron n’a fait que poursuivre la politique facile et démagogique de la fuite en avant de ses prédécesseurs, aidé par la BCE, en empruntant à tour de bras, sans s’attaquer aux dépenses publiques, en pratiquant seulement quelques réformes sociétales décadentes pour plaire à la galerie « bien-pensante » et en laissant rentrer 2.500.000 immigrés, ce que nous n’aurions pas connu avec Fillon. S’il est réélu, la seule chose de certaine, c’est que pendant son mandat, nous aurons probablement au moins 2.500.000 immigrés de plus, que la France connaîtra enfin la faillite méritée depuis longtemps lorsque les taux d’intérêt augmenteront et que le Système explosera en même temps que la zone euro !

Marc Rousset

 Économiste

NDLA : pour les chiffres de l’immigration, cf. les chiffres du ministère de l’Intérieur pour l’année 2019. 275.000 titres de séjour + 130.000 demandes d’asile, auxquels il faut ajouter 40.000 MNA et environ 60.000 clandestins (voir rapport du Sénat), soit un total annuel de 500.000. D’où 2.500.000 sur un quinquennat.

( 13 septembre, 2021 )

La francophonie des affaires, enfin ?

 

Lu sur « actionfrancaise.net »

 

Nous avons reçu ce texte qui nous réjouit, car il annonce un virage important dans la manière d’appréhender la francophonie. On passe de l’évocation éthérée d’une langue moribonde à la proclamation de la nécessité d’utiliser cette langue bien vivante, non pour promouvoir quel qu’idéologie humaniste, mais pour échanger, commercer, bref faire des affaires avec 512 millions de locuteurs. (NDLR)

L’an passé, la Francophonie institutionnelle a fêté ses cinquante années d’existence. Occulté par la crise sanitaire, cet événement n’aura guère marqué les esprits. Qui s’en souvient, qui s’en soucie ? Du bilan, hélas assez maigre, de ce demi-siècle de sommets, de déclarations et de manifestes, une conclusion se dégage néanmoins : cette Francophonie-là, celle des diplomates, des fonctionnaires et de l’argent public, aura marginalisé puis absorbé sa sœur aînée, la francophonie libre et spontanée née des rencontres privées ou professionnelles entre locuteurs, défenseurs ou amoureux de la langue française, d’où peuvent naturellement éclore complicités et communautés d’intérêt.

Et, comme tout monopole, elle aura contribué à assécher, à stériliser son domaine. Car elle pâtit, depuis ses origines, d’un vice rédhibitoire, à savoir son intellectualisme. Plus encore que politique, sa démarche est administrative, et ses priorités devenues exclusives sont d’ordre culturel, obéissant à cet axiome implicite qui veut que seuls les échanges intellectuels peuvent, sans heurter personne, amener progressivement peuples et nations à unir leurs destins dans une même confraternité.

Dès les tous premiers mots, tout oppose le Commonwealth et la Francophonie. Chez les uns, on parle d’emblée de richesse, et chez les seconds, on se contente de langue en partage. Cette dernière formule, qu’on pourrait attribuer à un curé en mal de consensus œcuménique, est certes bien belle, mais touchante de naïveté et porteuse d’immobilisme. Là où les anglophones promettent qu’en travaillant ensemble, chacun deviendra plus riche, nous évoquons le partage, forcément frugal et équitable, d’un bien aussi immatériel qu’une devise gravée au fronton d’une Préfecture.

S’enrichir c’est concret, mais finalement peu engageant. Alors qu’adhérer à un projet intellectuel, non seulement cela ne rapporte rien de sonnant ni de trébuchant, mais c’est déjà choisir un camp, une idéologie. Ce qui fait que malgré d’infinies précautions oratoires, la Francophonie s’est fait des ennemis, et ce depuis le début. Le plus visible et le plus irréductible est l’Algérie, mais le plus redoutable et le plus vivace est certainement l’ennemi intérieur, cette coalition de sorbonnards pour qui toute affirmation du fait français, même la plus timide, n’est qu’une intolérable manifestation impérialiste de domination et de néocolonialisme.

Et pourtant, ces dénonciateurs savent bien à quel point la Francophonie est devenue le cadet des soucis des autorités françaises et combien la part de l’Afrique dans le commerce extérieur français s’est réduite jusqu’à devenir tout à fait marginale. En fait, leurs discours hors sol, tout comme leurs attaques contre le franc CFA, ne sont que l’expression d’un besoin désespéré de quelques survivants du tiers-mondisme germanopratin de continuer à exister, et de se donner l’illusion de peser sur la marche du monde en faisant offrir colonnes et tribunes à leurs ex-étudiants africains devenus leurs disciples et continuateurs. Jadis, l’Université française avait ainsi produit un Ho Chi-Minh, puis un Pol Pot. Leurs successeurs ne sont plus que des écrivassiers de troisième zone dont les arguments ridicules ne trouvent d’écho que parce que, justement, c’est la nature de la Francophonie institutionnelle que de les susciter, à force de brasser idées creuses et proclamations convenues.

En plus de ces ennemis qu’elle ne sait pas faire taire, la Francophonie souffre de la présence d’écornifleurs, pays n’ayant qu’une inclination réduite pour la langue française mais soucieux d’occuper un strapontin dans cette ONU du pauvre qu’elle est progressivement devenue.

Pragmatiques, les Québécois sont finalement les seuls à avoir réellement su profiter de leur fort investissement francophone. Et il n’est pas impossible que ce soient leurs insolents succès qui ont récemment provoqué une réaction, qu’on espère salutaire, du patronat français : et si nous tirions avantage, nous aussi, du fait francophone, qui réunit 512 millions de locuteurs et compte pour 16% du PIB mondial ?

***

C’est ainsi que le MEDEF vient de réunir, à l’hippodrome de Longchamp, un vaste aréopage de personnalités de nombreux pays, tant politiques que représentant le monde des affaires, autour du projet de donner réellement consistance à une dimension économique de la Francophonie. C’est la première fois qu’un événement de cette ampleur est organisé sur ce thème. C’est la première fois que les organisations patronales francophones cosignent une déclaration qui pose explicitement les termes d’une ambition commune.

Certes, des colloques internationaux, il s’en tient des centaines chaque année. On les oublie vite. Et celui-ci a eu lieu au mois d’août, qui plus est dans un contexte où l’opinion comme les gouvernants ne sont préoccupés que par la situation sanitaire. Il ne faut donc pas exagérer l’importance d’une brochette de signatures prestigieuses au bas d’un texte de portée générale. Il faut attendre d’en voir les premiers effets. Cependant, pour qui a pu suivre sur une longue période l’évolution du monde des affaires par rapport à la question francophone, le retournement est total. C’est une époque nouvelle qui est, peut-être, en train de s’ouvrir.

Lors de la naissance de la Francophonie en 1970, le président du CNPF était Paul Huvelin. Deux ans plus tard, lui succédait François Ceyrac, un réactionnaire de la vieille école dont il portait toutes les qualités aujourd’hui regrettées et tous les défauts abondamment caricaturés. Les entreprises françaises présentes en Afrique ne se sentaient pas trop menacées et les questions linguistiques ne se posaient pas encore de manière aiguë. Rue Pierre 1er de Serbie, on parlait un français châtié.

Et bien que le successeur naturel de Ceyrac (Yvon Chotard) ait été battu en 1981 par Yvon Gattaz, il n’y eut pas alors de rupture, car l’essentiel de l’énergie du nouveau président (et il en avait !) fut consacré à l’affrontement avec le pouvoir socialiste. C’est en 1986, année de la première cohabitation, que l’arrivée de François Périgot marqua le tournant de la mondialisation. Venant d’Unilever, le nouveau président des patrons entendait internationaliser les entreprises françaises à marche forcée, et bien entendu il préférait s’exprimer en anglais. Tout ce qui touchait à la francophonie lui semblait ringard, passéiste, inefficace. Avec ce parti-pris, le fait que la Francophonie ne voulait pas s’intéresser à l’économie ne pouvait que lui donner raison.

Je ne vois pas, proclamait-il, pourquoi nous parlerions anglais moins bien que les autres. Il n’y avait pas là forcément malice ; pour être le plus compétitif, autant ne pas partir avec un handicap. Sans doute croyait-il sincèrement que le monde entier parlait anglais, ou allait très bientôt le faire, et que s’accrocher au français était aussi stupide que de rouler en diligence ou de s’éclairer à la lampe à pétrole. Il s’est lourdement trompé, mais il a donné au CNPF, devenu plus tard MEDEF, un état d’esprit, une impulsion, qui auront été la norme durant 35 ans. C’est peut-être ce qui est en train de changer sous nos yeux.

***

Car plus que la rédaction elle-même des textes des résolutions adoptées à Longchamp, il y a dans la succession des arguments, dans les intonations des orateurs, des éléments qui auraient été impensables il y a encore quelques années. Je me souviens, ce devait être en 2004, d’avoir entrepris une recherche de mécènes privés pour la restauration du château de Villers-Cotterêts, avec un certain soutien du Maire. Je dus vite l’interrompre, n’ayant aucun goût à passer durablement pour un imbécile. Car partout, et même à la Caisse des Dépôts, je me heurtai aux deux mêmes évidences : d’une part les entreprises ne financent que ce qui est bon pour leur image, c’est à dire l’ouverture, l’inclusion, tout le contraire de la francophonie qui n’évoque qu’un repli rabougri et dépassé, et d’autre part notre projet ne pouvait relever que d’un financement public, donc politique, soit de la culture, soit de la coopération, car bien entendu Afrique égale aide et rien d’autre.

Je ne suis pas pour grand’chose dans les évolutions qui ont suivi. Mes efforts dérisoires n’y sont certainement pour rien. Mais allez savoir… Au printemps prochain, la Cité de la Francophonie sera inaugurée dans le château de Villers Cotterêts refait à neuf. Et aujourd’hui j’entends le MEDEF reprendre les propos que je tenais aux « spécialistes » du mécénat il y a dix-sept ans. J’ai quand même le droit d’en tirer quelque satisfaction.

Il faut soutenir l’initiative du MEDEF. Je ne sais comment, mais nous le saurons bientôt, si nous y réfléchissons avec assez de perspicacité. Il faut que l’économie devienne l’épine dorsale et cesse d’être le parent pauvre de la Francophonie. Aux côtés du politique et du culturel, il faut qu’elle prenne toute sa place. Ce n’est pas là faire du Dumézil à la petite semaine, ni tracer un parallèle trop réducteur avec la montée en puissance de l’union européenne.

Non, car si Senghor, Bourguiba et Hamani Diori revenaient en notre monde, je ne doute pas un seul instant qu’ils seraient horrifiés par l’état de leurs pays, par le gouffre qui s’est creusé entre ceux-ci et le monde dit « développé ». Ce n’est pas cette Francophonie-là dont nous voulions, se lamenteraient-ils de concert.

Non, s’il est de bon ton de critiquer le tout économique, de souligner le caractère indispensable du spirituel, de fustiger le non-sens d’une société où chacun perd sa vie à essayer de la gagner, de vitupérer l’accumulation des biens comme seul but dans l’existence, de crier haro sur le Veau d’Or, il faut aussi reconnaître qu’ignorer l’économie, ou pire, l’éviter, c’est aboutir à coup sûr à un résultat également détestable, non seulement par la misère, mais aussi parce qu’aucune spiritualité n’y sera possible. Imagine-t-on la règle de Saint Benoît sans sa part de travail ?

Alors, il faut rééquilibrer la Francophonie. Assez d’intellectualisme, nous en avons une indigestion. Il faut passer aux affaires sérieuses, c’est à dire, simplement, aux affaires. Et au sein de ce vaste ensemble que sont les affaires entre francophones, une place spéciale doit être réservée à l’Économie Sociale, instrument privilégié d’un développement harmonieux et solidaire. Du boulot pour moi, et je ne serai pas seul.

Texte de Philippe Kaminski, (envoyé par le Carrefour des acteurs sociaux)
( 13 septembre, 2021 )

Quand le « droit » se donne en spectacle

 

Lu sur « Je Suis Français »

Vient donc de s’ouvrir le procès des attentats du 13 novembre 2015. 130 morts et 400 blessés !

Ils sont vingt accusés, présents ou absents, certains même présumés morts, la plupart des « belgo-marocains » (l’immigration est une chance, paraît-il ; en tout cas, pour l’islamo-terrorisme, cela est évident). On a bien compris que Salah Abdeslam, dans le rôle principal du fait qu’il serait le seul survivant des commandos terroristes (ce qui lui confère l’auréole d’une gloire certaine aux yeux des dizaines ou des centaines d’apprentis-jihadistes qui sommeillent dans nos banlieues), Salah Abdeslam n’est sans doute qu’un second couteau un peu minable.

Les parents d’Anna et Marion, deux jeunes femmes assassinées par les terroristes ce soir du 13 novembre 2015*, confient à la presse qu’ils n’assisteront pas au procès parce qu’ils n’en attendent rien. Ils ne sont pas tendres pour l’Etat trop souvent impuissant face à ceux qui ont décidé de faire parler les kalachnikovs et pour certains politiques qui les ont ignorés et dont ils ont senti le mépris, notamment M. Cazeneuve et Mme Taubira, alors ministres de l’Intérieur et de la Justice. Il est vrai que ces deux-là, au gouvernement entre l’attaque de Charlie Hebdo de janvier 2015 et les attentats de novembre, ont leur (grande) part de responsabilité dans l’insuffisance évidente de la lutte contre le terrorisme, sans doute à cause des œillères idéologiques du « pas d’amalgame » et du « vivre ensemble ».

En fait, il y a au moins deux écoles, deux réponses aux actes terroristes qui, de façon récurrente, frappent les pays dits « occidentaux ». A la suite du 11 septembre 2001, les Etats-Unis ont utilisé, pour s’affranchir à titre exceptionnel de leur propre système judiciaire fédéral, le statut d’extraterritorialité de la base de Guantanamo, base où croupissent toujours, dans l’attente d’un improbable procès, les cinq hommes accusés d’avoir planifié l’attaque contre New-York. Ils ont aussi traqué Ben Laden, chef du réseau terroriste Al-Qaïda et responsable des attentats du 11 septembre 2001, pendant dix ans avant d’avoir sa peau, sans autre forme de procès. Méthodes de cow-boys pense-t-on ici. La France, victime régulière et semble-t-il privilégiée de l’islamo-terrorisme, a certes pris des mesures d’ordre sécuritaire ; elle a surtout choisi de privilégier la réponse judiciaire, jugée plus convenable pour un Etat de droit et pour le pays des Lumières

Pour un peu, on devrait remercier les accusés de terrorisme qui nous permettent de manifester notre sagesse et d’en illuminer le reste de la planète. Mais à quel prix ? Les chiffres sont là. Une instruction qui aura duré plus de cinq ans pour un dossier de 542 tomes et un million de pages ! Neuf mois d’audience, 330 avocats, 1800 parties civiles, une salle aménagée spécialement dans le Palais de justice, d’exceptionnelles mesures de sécurité, etc. Un vrai délire pour en arriver à la conclusion que tous les prévenus, forcément coupables d’avoir participé, ou prêté la main, à un acte de guerre (revendiqué comme tel) contre la France, méritent la plus extrême sévérité – ce qu’un tribunal d’exception (paraît-il inconstitutionnel) aurait eu tôt fait de décider. Que de temps perdu, que de dépenses, que de gens (im-)mobilisés !

Cette « justice » à la française se veut la « réponse démocratique » au terrorisme. On peut se demander quel est l’intérêt, autre qu’idéologique, de « montrer qu’il est possible de juger démocratiquement le terrorisme » (Le Monde, 8 septembre).  Nombrilisme démocratique, nombrilisme judiciaire : dormez en paix, ou plutôt mourez en paix, braves gens, on vous protège mal, mais la Justice fonctionne bien. On le dira aux parents d’Anna et Marion

Louis-Joseph Delanglade

*Attentats du Bataclan. l’espérance qui nous fait vivre (Artège)

( 12 septembre, 2021 )

Soros et l’ONU : un rapport qui dérange

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

Genève, vendredi 3 septembre. Au siège des Nations unies, une bombe vient d’exploser. Il s’agit du nouveau rapport de l’European Center for Law and Justice (ECLJ), dirigé par Grégor Puppinck. Et ses conclusions risquent de déranger quelques experts prétendument bénévoles, aux poches en réalité bien remplies.

« Quelques organisations privées exercent une emprise croissante sur le plus haut niveau mondial de protection des droits de l’homme », révèle le rapport. Officiellement non rémunérés, des experts ont reçu « au moins 11 millions de dollars en dehors de tout contrôle de l’ONU, principalement en provenance de la fondation Ford, de l’Open Society de et de donateurs anonymes », écrit Valeurs Actuelles, premier média à avoir révélé l’affaire. Le milliardaire américain peut ainsi influencer, voire imposer son idéologie progressiste et mondialiste sur le Conseil des droits de l’homme de l’ par le biais d’un petit nombre d’ONG. L’UNICEF, l’OMS, le Haut-commissariat pour les réfugiés, l’UNESCO percevraient des milliards, pratique que l’ECLJ qualifie de « corruption silencieuse ».

C’est une « attaque furieuse » contre les droits de l’homme et « l’intégrité des procédures spéciales », rétorque Fionnuala Ní Aoláin, la rapporteuse spéciale très en colère contre ces affirmations. Elle est soutenue par « le Center for Reproductive Rights (un lobby pro-avortement), l’International lesbian & gay association (ILGA) ou encore par la Commission internationale des juristes (CIJ). Tous ont en commun d’être financés par l’Open society de Soros », indique l’hebdomadaire. Les critiques de ce rapport fusent aussi de la part de ces experts au financement opaque et, parmi eux, Ahmed Shaheed, qui milite pour la reconnaissance juridique de l’islamophobie.

Toujours selon , ce rapport, qui milite pour une plus grande transparence financière, aurait été apprécié par certains ambassadeurs auprès des Nations unies, « plusieurs États, excédés par l’activisme idéologique de quelques experts, [voulant] mettre de l’ordre dans le système ».

S’il est difficile de prévoir pour l’heure les conséquences de ce document, il aura au moins permis de faire la lumière sur les projets libertaires du milliardaire philanthrope dont l’objectif est officiellement de promouvoir la gouvernance démocratique, les droits de l’homme et des réformes économiques, sociales et légales, par son réseau de fondations. En réalité imposer une gouvernance mondiale et son idéologie sociétale « ouverte et sans frontière ».

Iris Bridier

 Journaliste
( 12 septembre, 2021 )

Vingt ans après, qu’a changé le 11 septembre ?

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

Le 9 novembre 1989, nous assistions, avec un rare bonheur, à la chute du mur de Berlin, symbole de l’oppression communiste. Les dizaines de millions de morts victimes de cette idéologie mortifère ne sauraient être oubliés, mais une page s’est définitivement fermée.

Le 11 septembre 2001, c’est une autre qui s’est ouverte, mortifère elle aussi : celle du terrorisme islamiste. L’Amérique, ce pays qui s’est toujours pris pour la nouvelle terre promise à « la destinée manifeste », était frappée au cœur.

L’ironie de l’histoire est qu’elle fut agressée par ceux-là mêmes qu’elle avait créés, en les armant et finançant des années durant, pour combattre l’ennemi soviétique en Afghanistan. Ben Laden s’est ensuite retourné contre son soutien numéro un, ce qui était tout de même vaguement prévisible.

Ce n’était pas la première fois que l’Amérique organisait des maquis islamistes afin de servir ses intérêts : la Bosnie fut, ainsi, le théâtre du deuxième djihad international de l’Histoire. Il s’agissait de faire éclater la Yougoslavie pour affaiblir la Serbie et, ainsi, chasser la Russie des Balkans. Ben Laden y apprendra beaucoup, tout comme quelques Français, notamment les premiers « convertis » avec Lionel Dumont et son « gang de Roubaix ». C’est le début d’une nouvelle ère pour la France : Mohammed Merah, les frères Kouachi et les tueurs du Bataclan sont les héritiers de Lionel Dumont, des maquis bosniaques et afghans. Ensuite, l’Amérique ira jusqu’au bout de l’ignominie avec l’agression de la Serbie pour lui arracher sa province du Kosovo et en faire un État islamo-mafieux avec l’active complicité de la France, de l’Angleterre et de l’Allemagne. La plus grande base américaine d’Europe se trouve, aujourd’hui, au Kosovo où des églises sont régulièrement détruites.

Cet aveuglement sur l’islamisme est confondant et il aura des conséquences terribles. Pour venger le 11 septembre, Bush envahit l’Afghanistan afin de chasser les talibans et de tuer Ben Laden, l’ancien ami. Ce dernier se réfugie chez ses amis pakistanais, tout le monde le sait, mais on ferme les yeux au nom d’une alliance jugée stratégique. Il sera tué dix ans plus tard alors qu’il ne servait plus à rien. Les talibans sont chassés, l’Amérique essaye d’implanter la démocratie en Afghanistan, ce qui relève du gag. On connaît la suite.

Cerise sur le gâteau : Bush décide de prendre le pouvoir en Irak. Il faut lui voler son pétrole, bien sûr, mais surtout renforcer l’implantation américaine au Proche-Orient. Le 11 septembre a, en effet, montré que l’ n’était pas un allié totalement sûr. La fable des armes de destruction massive ne trompe que les gogos et Saddam Hussein, qui avait pourtant gentiment déclaré la guerre à l’Iran pour faire plaisir à l’Occident, est chassé puis pendu. Au nom des droits de l’homme, bien sûr.

Les Américains décidèrent ensuite de licencier les fonctionnaires et officiers sunnites membres du parti Baas, c’est-à-dire à peu près tous. Ils seront, par pure vengeance, les cadres de Daech aux côtés de Baghdadi et ses amis, libérés par ces mêmes Américains.

La litanie des erreurs et des ignominies se poursuit : destruction de la Libye (demandée et obtenue par Sarkozy) qui s’enfonce dans l’anarchie et provoque un afflux de migrants africains inégalé en Europe, puis tentative de destruction de la Syrie. La CIA ainsi que les services secrets français, anglais et allemands (toujours d’accord pour les mauvais coups) aideront longtemps les milices islamistes financés également par la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar. Rien que du beau monde.

C’est alors que se produit le retour de la Russie qui sauvera, par son intervention, la de la barbarie islamiste. Mais qu’on se rassure : Bachar reste le méchant et la Syrie s’effondre, broyée par les sanctions occidentales.

La piteuse retraite américaine d’Afghanistan est dans la logique de ce que nous venons de résumer. Des erreurs stratégiques confondantes agrémentées d’un insupportable cynisme moralisateur.

Qu’a changé le 11 septembre ? Rien. L’Amérique n’a rien appris de l’islamisme et vient de lui livrer l’Afghanistan. Car il y a mieux à faire, maintenant, et un nouvel ennemi est désigné : la Chine, coupable de vouloir dépasser l’Amérique. Tous les efforts devront se porter contre elle, maintenant.

En attendant, l’islamisme continue sa progression implacable et l’Europe occidentale, avec des dirigeants aveugles et veules, se retrouve en première ligne.

Le pire est devant nous.

Antoine de Lacoste

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