( 19 mai, 2019 )

Le 20 mai, Macr(é)on laissera-t-il mourir Vincent Lambert ?

 

lu sur « boulevard Voltaire »

 

On reconnaît, dit-on, un arbre à ses fruits. À quoi, donc, reconnaît-on une société humaine organisée, si ce n’est à sa Constitution naturelle, à la valeur qu’elle accorde aux règles non écrites du Beau, du Vrai et du Bien ?

Telle est, précisément, la question qui se pose solennellement, à quelques heures de l’exécution létale de Vincent Lambert, par le médecin de l’hôpital de Reims qui a fait savoir qu’il appliquerait sans faiblesse l’ordonnance du Conseil d’État, en infligeant la mort à son patient par sédation profonde, le 20 mai prochain. Rappelons que le Comité international des droits des personnes handicapées de l’ONU, saisi par les avocats de Vincent, avait accordé, le 3 mai, le bénéfice de mesures conservatoires en vertu de la Convention relative aux droits des personnes handicapées signée par la France en 2010. Il vient de réitérer sa demande à la France de maintien provisoire des soins.

Le 24 avril dernier, la haute juridiction administrative statuant en référé (trois juges) avait confirmé le jugement du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne du 31 janvier 2019, qui validait lui-même l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent. Pour les robins du Palais-Royal, deux éléments venaient conforter cette peine capitale. D’une part, l’état végétatif chronique de profondeur stable consécutif à des lésions cérébrales graves, étendues et irréversibles, autant d’éléments constituant des « indicateurs d’un pronostic clinique négatif ». D’autre part, la volonté manifestée par Vincent Lambert avant son accident, « qui n’aurait pas voulu vivre dans de telles conditions ».

On se souvient que, le 29 septembre 2008, Vincent Lambert est victime d’un accident de voiture. Hospitalisé au service de réanimation du Centre hospitalier de Châlons-en-Champagne, il est alors plongé dans un état de coma profond dont il émergera pour se retrouver en « état pauci-relationnel », ou état de « conscience minimale plus ». Depuis lors, ses parents et leurs avocats se battent pied à pied contre les institutions médicales et judiciaires pour que l’ancien infirmier psychiatrique ne soit pas euthanasié malgré son handicap.

Dimanche 19 mai, la mère de Vincent Lambert se rendra, à 15 h, devant l’hôpital de Reims pour supplier l’équipe médicale de continuer à hydrater et nourrir son fils tétraplégique… Précisons que l’hôpital fait l’objet, pour l’occasion, d’une mesure Vigipirate de « sécurité renforcée, risque attentat ».

Le geste de Mme Lambert fait douloureusement écho au cri d’Antigone s’élevant contre le tyran Créon qui refusait une sépulture à son frère Polynice. Il montre que notre société postmoderne, drapée dans la vanité immaculée de ses droits de l’homme universels, sûre de son bon (État de) droit, n’est, in fine, pas moins tyrannique que le dernier roi de Thèbes. Elle est même pire que lui car, en toute bonne conscience, elle conjugue la cruauté à la tartuferie cynique en faisant passer le handicap d’un malheureux, certes très lourd, pour une maladie incurable.

Cela dit, on aurait tort de taxer Viviane Lambert d’anarchisme, de rébellion aux lois de l’État et aux sentences de ses tribunaux. Boursouflées d’orgueil, nos sociétés oublient qu’« un simple édit, même royal, n’est pas assez fort pour infirmer les principes inécrits, ces données synthétiques de l’Ordre, ces hautes traditions des Autels, des Foyers, des Tombeaux, dont nul ne connaît l’origine et auxquels la simple décision d’un homme ne peut se comparer » (Charles Maurras, Antigone, Vierge-Mère de l’Ordre, 1944).

Nous en appelons au droit de grâce du président de la République, sauf à encourir les déchaînements courroucés des Érinyes – ces Furies de la Rome antique qui pourchassaient ceux qui avaient enfreint les lois de l’ordre moral…

Aristide Leucate

 Docteur en droit, journaliste et essayiste
( 17 mai, 2019 )

Le divorce franco-allemand ce n’est pas une nouvelle, ce qui l’est c’est que maintenant on l’affiche …

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

 

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Le langage diplomatique qui s’impose entre grandes nations voisines a mille façons et mille moyens de manifester une montée de leur antagonisme.

Hier, l’Allemagne demandait à la France de céder à l’Union Européenne son siège au Conseil de Sécurité de l’ONU. Aujourd’hui, elle conteste que le Parlement européen doive continuer de siéger à Strasbourg, en alternance avec Bruxelles. C’est une politique de dessaisissement de la France d’un certain nombre de ses prérogatives issues de l’Histoire récente.

Le divorce progressif franco-allemand résulte pourtant de raisons plus profondes qui tiennent à des réalités objectives, démographiques, financières, industrielles, de plus en plus divergentes voire antagonistes entre les deux nations. La montée en puissance de l’Allemagne et symétriquement le décrochage de la France dans ces différents domaines creusent un fossé qui, pour l’instant ne cesse de s’élargir, tandis que l’Allemagne prend conscience des menaces intérieures et extérieures qui pèsent à plus long terme sur son avenir économique et, en tant que peuple, sur son identité.

Les termes varient. Et se graduent. Macron parle de « confrontation féconde ». Plus franchement, Merkel fait part de ses « relations conflictuelles » avec Emmanuel Macron. Le Figaro de mercredi titrait sur « la brouille franco-allemande ».

S’agit-il seulement d’une « brouille » ? D’une mauvaise entente entre personnes ? Entre dirigeants ? Nous avons dit que La France et l’Allemagne nous paraissent s’éloigner aujourd’hui l’une de l’autre pour des raisons structurelles bien plus que conjoncturelles. Il est bien possible, tout simplement, qu’un cycle remontant à l’après-guerre soit en train de s’achever. Et qu’il ait entamé son déclin du jour de la réunification allemande. Ainsi, il se pourrait bien que le temps de l’amitié radieuse franco-allemande soit révolu. Sans-doute faut-il commencer à s’y résoudre. Et même à s’y habituer.

Gérard POL

( 15 mai, 2019 )

VIVRE POUR VAINCRE

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

 

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Décidément, il y a des gens qui ne sont pas faits pour la politique, des gens qui n’y comprennent rien, qui tombent dans tous les panneaux, toutes les facilités, épousent tous les errements. Ils ne sont pas faits pour ça… 

Ainsi de ceux qui, dès connue la nouvelle que deux Français avaient été capturés au Benin, ont enfourché aussitôt les trompettes de la plainte, de la compassion, du soutien, et versé des larmes de crocodile indigné sur nos deux concitoyens devenus otages de l’horrible Islam. Et, éventuellement du Dieu-Argent …  Les otages de ce genre sont surtout monnayables à bon prix. La France paiera.

Mais qui étaient ces deux Français ? Pourquoi étaient-ils au Bénin ? Qu’étaient-ils allés y faire ? À quoi s’occupaient-ils aux frontières à haut risque du Bénin et du Burkina Faso ?  On n’a pas cherché à savoir. On n’a pas eu cette curiosité élémentaire, cet esprit critique minimum, qui manquent tant à ceux qui parlent trop vite et trop. Il fallait plaindre et s’indigner. Sans tarder, sans savoir. Ceux-là dont nous parlons qui n’ont pas de sens politique, sont souvent de grands sentimentaux. Des gens « moraux », comme les nommait ironiquement l’Action Française des débuts. Moraux jusqu’à l’exaltation. Alors, on a sommé la France d’agir. La France à qui l’on impose la repentance mais aussi, sans-doute pour se faire pardonner ses crimes, la libération des damnés de la terre. Une mère d’otage exigeante rappelait d’autorité la France à ses devoirs sur toutes les antennes. On peut la comprendre mais à coup sûr elle n’avait pas cet héroïsme patriotique dont avait fait preuve il y a peu l’admirable mère d’Arnaud Beltrame. La mère du touriste du Bénin n’était pas suppliante, elle était comminatoire. Selon l’expression que De Gaulle appliquait jadis à l’Église de France, ce n’était pas le patriotisme qui l’étouffait. Son fils avait tous les droits. La France tous les devoirs. Elle les a remplis.

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L’on a appris assez rapidement la libération des otages, capturés le 1er mai au Bénin, libérés le 10 au Burkina Faso. Le premier réflexe du pouvoir avec le relais indéfectible des médias a été de les recevoir en grande pompe, comme on recevait jadis à Rome les consuls victorieux. Macron serait de la partie et autour de lui, outre l’aréopage de ses collaborateurs, insignifiant mais pléthorique, tout l’attirail technique et humain des chaînes d’information en continu toujours gourmandes de ces rituels à base d’émotion à six sous.

Les choses, comme on le sait, ont fini différemment. Il ne pouvait guère en être autrement après que l’on eut appris que les deux Français futurs otages étaient occupés à un safari dans le grand parc animalier du nord du Bénin et que, tout à leur passion de touristes en goguette, ils s’étaient aventurés dans une zone dangereuse, classée orange ou rouge et fortement déconseillée, à la frontière du Bénin et du Burkina Faso – où nos soldats sont en opération. Le doute s’installait déjà sur le comportement des deux acolytes voyageurs lorsqu’on apprit qu’ils avaient été libérés par nos troupes et que dans l’opération, deux jeunes soldats français avaient trouvé la mort.  Ces derniers avaient pris le maximum de  risque pour que les otages en courent le minimum. Celui d’être tués.

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Les deux adeptes nigauds des safaris béninois n’ont pas été reçus en grande pompe. La poignée de main du président Macron a été brève et pas de celles qu’on réserve aux héros. Le moins qu’on puisse en dire est qu’elle ne s’imposait pas. La chose est devenue claire pour beaucoup de gens : les deux safaristes passablement stupides ont été cause, fût-elle involontaire, fût-elle inconsciente,  de la mort de deux jeunes hommes, deux soldats français. Ce sont eux qui seront reçus en héros. Faut-il, d’ailleurs, continuer toujours de sauver des vies aussi sottement aventurées, à un tel prix ?

Deux réflexions nous viennent à l’esprit.

La première est que les deux Français en question ont une forte ressemblance avec cet homme, ce consommateur, ce voyageur, ce touriste descendant de son camping-car en bermuda, que stigmatisait Philippe Muray : « l’Occident s’achève en bermuda… » La conscience politique et morale de nos deux otages est à l’image de la société postmoderne : faible, sinon inexistante.

Notre deuxième réflexion est suscitée par les déclarations du ministre des Armées, Florence Parly. Elle a cru bon d’exalter l’acceptation du martyre par les deux jeunes soldats français morts. Elle a eu tort. La mère d’Arnaud Beltrame s’était élevée contre cette conception de l’action ultime de son fils. Il n’avait nullement l’intention, disait-elle, d’aller au martyre mais de vaincre ses adversaires, les capturer et, s’il l’avait fallu, les tuer. La vocation d’un soldat français, Madame le ministre, n’est pas le martyre. Elle est de vivre pour vaincre. ■ 

Gérard POL

( 14 mai, 2019 )

Livre : Actualité de Charles Maurras, d’Axel Tisserand

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

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Axel Tisserand, philosophe nourri à la source vive et pure des plus classiques humanités, ayant soutenu, en 2002, une thèse remarquée sur Aristote, Boèce. Logique médiévale et théologie chrétienne, élève de Pierre Boutang, lui-même disciple du Martégal, nous dispense, avec son Actualité de Charles Maurras (sous-titré « Introduction à une philosophie politique pour notre temps ») une magnifique, limpide et haute leçon de maurrassisme intégral, c’est-à-dire intègre, exhaustive et à l’usage théorique et pratique des générations qui viennent. Ce faisant, s’inscrit-il dans le sillage tracé par son lointain devancier Albert Thibaudet qui, il y a cent ans, avait écrit un magistral Les Idées de Charles Maurras, désormais illisible pour qui se trouve dénué de latin et de grec.

Aucune question n’y est éludée, pas même celle – sensible, épineuse, épidermique jusqu’à l’hystérie – de « l’antisémitisme imaginaire » de Maurras qui, en nos temps tyranniques de terne monochromie politiquement correcte, suffit à dilacérer l’enfant de Martigues et à le jeter dans les eaux fangeuses de l’abjection et de l’ignominie. Prenant soin de déminer le terrain, Tisserand n’y consacre pas moins de 80 pages, expliquant, d’une part, que l’on se condamne aux pires contresens si l’on s’obstine à décontextualiser l’antisémitisme maurrassien d’une époque où il était, à gauche comme à droite, largement « posé dans le débat politique et n’interdisait pas […] le dialogue, la disputatio », d’autre part, que cet antisémitisme, exclusivement politique, n’était que la conséquence injustement nécessaire – mais froidement (certes tristement) logique – du nationalisme intégral – celui-ci défendant, indissociablement, le principe d’une monarchie héréditaire, traditionnelle, antiparlementaire et décentralisée. Maurras, lui-même – qui aura manqué sa rencontre avec Péguy –, s’est, par surcroît, toujours fermement défendu de tout racialisme pseudo-scientifique, comme en attestent ses propres mots écrits dans L’Action française du 18 février 1937 (Hitler était alors au pouvoir depuis 1933) : « L’antisémitisme est un mal, si l’on entend par là cet antisémitisme “de peau” qui aboutit au pogrom… »

En outre, insistant sur la dimension éminemment anthropologique de la doctrine maurrassienne, l’auteur opère un substantiel passage en revue de tous les concepts (politique naturelle, « politique d’abord », nationalisme intégral, inégalité protectrice, fédéralisme…), souvent galvaudés et, la plupart du temps, incompris, qui innervent cette pensée foisonnante directement inspirée de la phusis aristotélicienne. Si Carl Schmitt et Julien Freund nous ont enseigné, respectivement, l’existence et l’essence du politique, c’est à Maurras, adossé à la sagesse des expériences passées (le fameux et trop oublié, bien qu’omniprésent, « empirisme organisateur »), que l’on doit d’avoir dégagé les lois fondamentales (c’est-à-dire naturelles) qui la gouvernent et justifient, logiquement, sa transmutation du masculin ontologique au féminin ontique. La politique est le suprême souci du bien commun.

Tisserand rappelle comment le « maurrassisme » n’est pas seulement une appellation commode – bien que susceptible d’abus entre des mains ignorantes –, tant l’on oublie volontiers que ce corps de doctrine à l’édification duquel ont tout aussi bien contribué Bainville, Daudet ou Boutang menait tout droit à la solution monarchique à laquelle le mouvement Action française consacra tous ses efforts, dans la rue comme sur le marbre typographique de son journal. La « France seule » ne signifiait donc pas autre chose que l’intérêt bien compris de ce « nous » multiséculaire qui s’est forgé sous le regard équanime de ses rois, ses « pères » préoccupés de défendre la Cité, c’est-à-dire principalement de la gouverner.

La pensée de Charles Maurras, à propos de laquelle tant de sottises ont été proférées et ne cessent, encore, hélas, d’être déversées par tous les clercs qui ne l’ont évidemment jamais lu, a trouvé son livre. Définitif. Indispensable. Incontournable. Nous en savons infiniment gré à son auteur.

Aristide Leucate

 Docteur en droit, journaliste et essayiste
( 13 mai, 2019 )

Véronique Lévy sur Vincent Lambert

 

Lu sur « le salon beige »

 

Texte magnifique :

Vincent Lambert n’est pas sous acharnement thérapeutique; il est maintenu dans un couloir, le couloir de la mort, dans un service qui n’est pas adapté à sa pathologie, dans un service de soins palliatifs. Or Vincent n’est ni mourant, ni dans le coma, ni sous assistance respiratoire… Vincent réagit, Vincent est conscient… simplement il ne peut ni parler, ni se nourrir. Mais aujourd’hui, en France, un assassin n’a pas été jugé et un handicapé est condamné. A la mort de la faim, de la soif … au nom des ”droits de l’homme” et de la ”dignité de l’individu”. Il ne s’agit pas non plus d’une euthanasie car l’euthanasie, toute mortifère qu’elle soit et opposée à la Sainte Loi de Dieu, doit être volontaire… Or Vincent aime la vie, Vincent a survécu à un mois de privation de nourriture… Pensez-vous que ce fait si singulier puisse relever d’un homme souhaitant ardemment la mort ? ou même y ayant consentie? Vincent est condamné à disparaître contre la volonté des parents et dans l’ignorance de la sienne. Contre celle du Droit international des personnes handicapées.

Une civilisation qui élimine les embryons surnuméraires et se débarrasse de ses handicapés est une civilisation barbare. Elles se croit moderne et juge la religion comme une régression.Mais la religion créé des liens, la culture de mort les dissout. La Foi unifie, le nihilisme déracine ce qui fut la splendeur de l’Homme : le Visage de Dieu, tel une rose s’ouvrant au coeur du génome dévasté par les démiurges de la mort propre et de la sélection économique. La vie est un don de Dieu; pour les apprentis sorciers, elle s’achète … son prix est à l’aune de son efficacité ou pas.

Un crime se prépare, au nom du droit à “mourir dignement”, inaugurant ainsi la légalisation du meurtre de la faiblesse, du handicap, de la vieillesse; contre la volonté des patients, parfois même, comble de la perversion, souhaitée et financée par eux. La mort, risque de devenir demain, -elle l’est dès aujourd’hui déjà-, l’effacement licite des inadaptés… ou mieux, le shoot empoisonné labellisé par les labo pharmaceutiques et les tueurs à gage de la santé publique.

République née dans le sang du roi, des princes, des paysans,des chevaliers, des prêtres… des ouvriers. Tu es une imposture. Il n’y a qu’un Royaume: Celui de l’Amour, Celui du Christ, Celui de Dieu.

( 11 mai, 2019 )

Communiqué des avocats des parents de Vincent Lambert :

 

Communiqué des avocats des parents de Vincent Lambert :

 

 

Le docteur SANCHEZ du CHU de REIMS vient d’annoncer ce 10 mai 2019 à la famille de Vincent LAMBERT qu’il mettrait sa décision du 9 avril 2018 à exécution la semaine du 20 mai 2019, sans autre précision.

Dès cette annonce du docteur SANCHEZ, la famille a découvert la mise en place par le CHU de REIMS d’un plan vigipirate contre on ne sait quels terroristes.

Si cette décision était exécutée, Vincent LAMBERT mourrait en quelques jours, entouré probablement de forces de l’ordre en nombre, et le docteur SANCHEZ pourrait remettre à Viviane LAMBERT un fils mort pour la fête des mères le 26 mai prochain.

C’est au mépris des mesures provisoires ordonnées par l’ONU le 3 mai 2019 au profit de Vincent LAMBERT, handicapé, vulnérable et sans défense, que le docteur SANCHEZ a décidé qu’il mourrait dans le couloir de la mort dans lequel il est enfermé à clés depuis des années.

Les experts judiciaires désignés ont pourtant clairement affirmé que Vincent LAMBERT n’était pas en situation d’obstination déraisonnable. Il s’agit en fait de l’euthanasie d’une personne handicapée pour la seule raison qu’elle est handicapée.

Il n’y a aucune urgence médicale à arrêter l’alimentation et l’hydratation de Vincent LAMBERT et rien ne justifie une violation aussi éhontée du droit international et des mesures provisoires réclamées par l’ONU.

Comment la France peut-elle prétendre prendre la présidence du Conseil de l’Europe le 24 mai prochain quand elle viole aussi délibérément les traités qu’elle ratifie, qui plus est à la veille des élections européennes ? Quel message pour les Français et pour la communauté internationale !

Nous en appelons dès à présent au défenseur des droits, qui a été chargé par la France de veiller à l’application stricte de la Convention internationale des droits des personnes handicapées.

Nous en appelons également au Président de la République qui est le garant de la parole donnée de la France pour que notre pays ne se déshonore pas.

Nous saisissons la justice pour que soit respecté le droit international au profit de Vincent LAMBERT.

( 9 mai, 2019 )

NANCY défiguré – suite

 

 

Chers Amis,
A la suite de l’article sur « Nancy défiguré » paru dans le numéro d’Avril de LA LORRAINE ROYALISTE, je vous invite à signer la pétition de l’association Mémoire de la Ville de Charles III
Amicalement
Philippe SCHNEIDER
Il ne se passe guère de temps à Nancy, sans que le patrimoine ne soit l’objet de nouvelles et graves menaces.
Ainsi après l’immeuble Emblème sur la place Veil, l’extension du Musée lorrain, Grand Nancy Thermal, voici que les édiles ont autorisé la construction de deux immeubles de 19 logements dans l’emprise de l’ancienne église du Noviciat des Jésuites.
Cet édifice de 1602, qui offre sa belle façade au passant près de la Porte Saint-Nicolas, est un haut lieu de l’histoire de Nancy et de la Lorraine. A l’arrière, les vestiges subsistants permettraient d’en faire un lieu public significatif accueillant une Maison du secteur sauvegardé et un Centre d’interprétation de l’architecture et du Patrimoine.
L’inculture a préféré le lotir et lui ôter toute figure d’église.
Découvrez ci-dessous la genèse récente de cette nouvelle affaire. Élevez-vous contre la spoliation de Nancy, de son histoire et de sa beauté.
Signez et partagez la pétition.
TROP, C’EST TROP.

Association Mémoire de la Ville de Charles III

https://www.mesopinions.com/petition/autres/derriere-belle-facade-rue-saint-dizier/64199=

( 8 mai, 2019 )

ENVIE D’EUROPE ?

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

 

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Deux mots et un constat suffisent à vérifier la futilité et l’inconsistance de la démocratie française : 33 listes ont été enregistrées pour les élections européennes du 26 de ce mois.  

Cependant, les sondages s’accordent à annoncer une participation de 40%. À supposer que ces 40% de votants se répartissent à parts égales sur les 33 listes, cela fait 1,21 voix, si l’on peut dire, par tête de pipe. Ce n’est pas grand-chose.

Certes, ce n’est pas ainsi que les choses se passeront. Il y aura ceux qui auront 20 ou 25% des 40% de votants, ceux qui en auront 13 ou 15, 8 ou 9, etc. Les autres ramasseront les miettes sous la table de ce festin électoral du pauvre. Voire du très pauvre. Car même ceux qui auront les plus hauts scores, n’auront pas grand-chose non plus. Ceux-là crieront victoire. Et les médias retiendront leurs chants, au fond ridicules. L’opinion s’y laissera prendre plus ou moins. Elle oubliera qu’elle n’a pas voté ou bien peu. Et cette comédie s’achèvera avec un semblant de vainqueur et de vaincu.

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Quelle est la légitimité de ce psychodrame ? Des élus qu’il engendrera ? Elle est nulle. Et les Français le sentent bien, qui ne s’y intéressent guère.

Nous ne disons pas qu’il faut s’en désintéresser. Nous dirons même qu’il serait bon que la politique européenne d’Emmanuel Macron soit sanctionnée comme elle le mérite, pour son irréalisme obstinément contraire aux intérêts vrais de la France et de l’Europe.

Il n’empêche : selon toute apparence, cette campagne pour l’élection du parlement européen n’est pas plus sérieuse que ce parlement lui-même. Jean-Claude Junker lui-même, un jour de sainte colère, l’avait jeté à la figure des parlementaires abasourdis : « je vous le dis, nous sommes ridicules ».

Tant mieux si les partisans d’une Europe des nations et des États y entrent en force. Nous voterons en ce sens. Mais la fracturation de l’Europe de Bruxelles, accélérée par le Brexit, tient à des facteurs objectifs autrement déterminants que les parlotes d’une quelconque assemblée. Le divorce aggravé du couple franco-allemand, la crise financière à venir dont tout le monde pressent l’imminence et sans-doute la gravité, la montée des populismes identitaires qu’ils exercent déjà le pouvoir ou qu’ils ambitionnent de l’exercer avec de bonnes raisons de l’espérer, sont par contre des facteurs objectifs de nature, ceux-là, à opérer la salutaire dislocation des institutions de Bruxelles. Elles ont failli. Elles sont déjà sur la défensive.

Alors, comme nous ne sommes pas du tout des ennemis de l’Europe, il faut souhaiter que nous serons capables de la reconstruire sur des bases nouvelles et saines. Une Europe des peuples, des nations et des États, redevenus souverains mais désireux de s’entendre. Pour une Europe grande de nouveau, car elle l’a été bien avant que Jean Monnet. Robert Schuman et consorts eussent existé. Et leurs émules ont échoué. Europe Great again ? Va pour great again ! Moscovici et Barnier comprendront mieux. C’est triste à dire. ■ 

Gérard POL

( 6 mai, 2019 )

Fausses nouvelles d’Agnès Buzyn sur Vincent Lambert

 

Lu sur « Le Salon Beige »

 

Le Gouvernement français a annoncé qu’il répondrait favorablement à la demande du Comité international des droits des personnes handicapées de l’ONU (CIDPH), qui souhaite un rapport d’observations ainsi que le maintien provisoire des soins de Vincent Lambert, tétraplégique depuis 2008 à Reims.

Toutefois, le ministre de la Santé Agnès Buzyn a déclaré dimanche que la France n’était pas tenue légalement de respecter cette demande.

« Aujourd’hui, juridiquement parlant, tous les recours sont arrivés au bout, et toutes les instances juridictionnelles, qu’elles soient nationales ou européennes, confirment le fait que l’équipe médicale en charge de ce dossier est en droit d’arrêter les soins [sic : il s’agit d’arrêter de l’hydrater et le nourrir]». « Les parents de Vincent Lambert se sont retournés vers ce comité qui s’occupe des personnes handicapées, et non des personnes en état végétatif comme Vincent Lambert [re-sic]»« Nous ne sommes pas tenus par ce comité légalement, mais bien entendu nous prenons en compte ce que dit l’ONU et nous allons leur répondre ».

Or Vincent Lambert n’est pas en état “végétatif”. Il est tétraplégique à la suite d’un grave accident de la route en 2008. Concrètement il est en état pause-relationnel comme 1700 personnes en France.

L’ONU a accordé six mois à l’Etat français pour fournir ses observations au Comité. D’ici là, ce dernier a insisté pour que la France veille à ce que l’alimentation et l’hydratation de Vincent Lambert ne soient pas suspendues, en vertu de la convention relative aux droits des personnes handicapées.

( 5 mai, 2019 )

Algérie : les dernières cartouches du général Gaïd Salah

 

 

Communiqué de Bernard Lugan

 

Le général Gaïd Salah, désormais cible principale de la contestation, tente de se sauver tout en sauvant ce qui reste du « Système ». Il le fait en livrant à la foule les personnalités honnies de l’ancien régime et ses ennemis personnels.
Après les oligarques, les généraux Tartag et Toufik, tous deux anciens patrons des « Services », ainsi que Saïd Bouteflika, dorment donc en prison. Mais, dans sa pathétique course pour la survie, le général ne peut plus rien offrir en pâture à la rue car, avec ces arrestations, il vient de tirer ses dernières cartouches.
Or, il est en première ligne comme l’a montré la manifestation de vendredi dernier durant laquelle son nom fut conspué à l’égal de celui de Saïd Bouteflika lors des précédentes protestations. Et il peut être inquiet car le peuple n’est pas dupe de l’ultime manœuvre de celui qui est l’incarnation même à la fois du « Système » et du clanisme de l’ancien régime et qui, de plus en plus isolé, s’est lui-même condamné à la fuite en avant.
Mais, dans les casernes, les esprits bouillonnent. Nombreux sont en effet ceux qui n’acceptent pas que, dans le combat pour sa propre survie, le général Gaïd Salah finisse par emporter avec lui la cohésion et le prestige de l’institution militaire.

L’impasse constitutionnelle étant totale et le personnel politique étant plus que discrédité, la question qui se pose désormais est de savoir si ceux des jeunes officiers les moins liés au « Système » oseront trancher le nœud gordien avant de franchir le Rubicon. 

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