( 22 octobre, 2018 )

Le prince Jean de France salue l’élection de son cousin brésilien

 

Sur son compte Facebook officiel, Son Altesse Royale, le Prince Jean de France, Duc de Vendôme, félicite son cousin brésilien Dom Luiz-Philippe d’Orléans-Bragance pour son élection comme député fédéral de Sao Paulo.

« Toutes mes félicitations à mon cousin Luiz-Philippe d’Orléans –Bragance pour son élection comme député fédéral de Sao Paulo. Les brésiliens ont décidé d’accorder de nouveau leur confiance à un membre de la famille impériale qui incarne par son nom, l’indépendance, la force, le courage d’une nation face à l’adversité, l’intégrité, la fierté et la continuité d’une grande histoire qui a façonné le visage du Brésil. »

Le Prince Jean termine son billet par un clin d’œil affectueux à sa grand-mère la Comtesse de Paris, en reprenant à son compte le titre emblématique des mémoires de sa défunte grand-mère. Le Prince écrit en effet : « Je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée émue pour ma grand-mère paternelle, la Comtesse de Paris, qui avait été très sensible à la campagne pour la restauration de la monarchie en 1993. Aujourd’hui « Tout m’est bonheur ».

Tiré du blog « la Couronne »

( 22 octobre, 2018 )

L’affaire Khashoggi, ou le cynisme occidental face à l’Arabie saoudite

 

Lu sur « boulevard Voltaire »

 

Depuis le début de l’affaire Khashoggi, ce journaliste tué dans les locaux du consulat saoudien en Turquie, l’Arabie saoudite a multiplié les mensonges. Après avoir affirmé que le journaliste était ressorti libre du consulat, elle a finalement admis, devant l’évidence, qu’il y était mort, mais à la suite d’une bagarre. On imagine, en effet, aisément, alors que le journaliste venait chercher des papiers lui permettant d’épouser une Turque, ce dernier cherchant à se colleter avec les barbouzes du consulat…

Personne ne croit à cette thèse et il semble évident que les deux jets ayant fait l’aller-retour Riyad-Istanbul le même jour transportant plusieurs membres des services secrets saoudiens se sont déplacés pour régler le cas Kashoggi.

Ce dernier était un islamiste convaincu, ce que l’on oublie un peu, et ses liens avec feu Ben Laden sont bien connus. Il était ensuite devenu proche des Frères musulmans, donc du Qatar, nouvel et récent ennemi de l’Arabie saoudite de Mohammed ben Salmane. Il semble que ce soit pour éviter de faire partie de la vague d’arrestations qui a frappé le royaume l’année dernière que Jamal Khashoggi avait préféré s’enfuir aux États-Unis. Il y comptait de nombreux amis, avait été fort bien accueilli et, depuis, réglait ses comptes avec le régime saoudien par de nombreux articles publiés dans le Washington Post.

Depuis cette disparition, le monde occidental est bien embarrassé. Si sourcilleux sur le respect des droits de l’homme quand il s’agit de la Syrie, de la Russie et maintenant, pourquoi pas, de la Hongrie, peut-il passer l’éponge aussi facilement sur ce qui s’apparente bien à un crime d’État ?

Alors, comme d’habitude, on fait semblant : Bruno Le Maire annule sa participation au « Davos du désert » prévu à Riya,d mais cela « ne remet pas en cause le partenariat stratégique avec l’Arabie saoudite », Emmanuel Macron attend les résultats de l’enquête, le PDG de Thales annule également son déplacement mais, rassurez-vous, le patron de la branche spatiale sera bien là…

Ce qu’il y a de bien, avec Donald Trump, c’est qu’il ne se croit pas obligé de faire semblant. Ses récentes déclarations à Fox Business portent assez haut le cynisme assumé : « S’ils étaient au courant, c’est mauvais. S’ils ne savaient rien, des événements malheureux peuvent arriver. ». Certes, surtout dans un consulat… Il ajoute, finaud : « Nous voulons être malins. Je ne veux pas renoncer à 110 milliards. Il s’agit d’emplois. »

Son amitié pour Riyad est, d’ailleurs, assez ancienne. Ne disait-il pas, lors de sa campagne électorale : « Les Saoudiens, ils m’achètent des appartements. Ils dépensent 40, 50 millions de dollars. Je les aime beaucoup ! » On sait prévoir l’avenir, à Riyad.

La flagornerie occidentale vis-à-vis de l’Arabie saoudite est très ancienne, et cette affaire ne remettra pas en cause une servilité si éprouvée.

Elle embarrasse toutefois le roi Salmane Al Saoud, qui a écarté des cercles du pouvoir deux proches du prince héritier Mohammed ben Salmane. De plus, un des membres des services secrets saoudiens, le lieutenant Saad al-Bostani, présent au consulat, vient de mourir opportunément d’un accident de voiture à Riyad. Mohammed ben Salmane doit comprendre qu’il ne faut pas faire n’importe quoi.

Mais que l’on se rassure : quoi qu’il arrive, au Proche-Orient, les gentils sont Israël et l’Arabie saoudite et les méchants les Iraniens et les Syriens. Ainsi en a décidé la grande Amérique.

Antoine de Lacoste

( 22 octobre, 2018 )

Afin que vive la France

Notre Prince, notre Roi, a fait paraître ce texte sur son blog. A lire et diffuser.

 

L’Empire ne contre attaque plus. Il nous submerge de ses armes de destruction massive et tente d’asservir le monde par des ukases qui contreviennent à la liberté de commerce, à notre liberté de choix politico-économiques, jusqu’à notre liberté de conscience.

Lorsqu’un scorpion est entouré nos flammes, il s’immole. Les incendies qui ravagent les côtes Ouest et Est de l’Empire seraient-ils la cause des folles décisions de toute une classe politique où faucons riment avec néo-conservateurs?

Peut-être que l’apparition d’une nouvelle monnaie créée par le Bloc Russo-Chinois afin de libérer le commerce international des contraintes et des diktats du dollar sont cause des cauchemards de l’Empire et de la rage destructrice de celui qui ne « trompe » plus personne.

Il n’est plus temps pour l’Europe de jouer au plus fin e de compter les points, mais plutôt de faire des choix intelligents, comme de constater que le mondialisme né aux confins de l’Empire et les créations des humanoïdes robots n’apportent que ruine et destruction, non seulement de notre terre, de ses plantes et animaux, mais encore, ce qui me semble plus grave, de nos âmes, de nos valeurs et de la beauté de notre civilisation chrétienne.

Nous ne pouvons plus, puisqu’envahis par l’Islam, nous contenter de demeurer arbitres. N’oublions pas l’Empire qui nous a poussé à créer les brèches par lesquelles la charia est en train de nous ronger l’âme. N’oublions pas la destruction des Balkans, celle du Moen-Orient, et le soi-disant Printemps Arabe qui ont semé le chaos jusqu’au fin fond de nos campagnes. L’Europe est devenue un ventre mou que la charia est en train d’engrosser et problablement d’ici une génération les femmes porteront la burka et retourneront à l’esclavage. La théocratie prendra la place d’une démocratie moribonde, si l’on ne change pas l’Europe en réaménageant les traités de Lisbonne et de Maastricht afin de redonner à chaque pays sa liberté financière, ses frontières protégées , sa capacité et les moyens de se défendre, de même que des choix de grands projets économiques à construire en commun. Je pense par exemple à un plan de développement humanitaire et économique pour l’Afrique, notre partenaire historique, faute de quoi nous devrons craindre le pire pour nos enfants et nos petits-enfants.

La France, avec l’Italie, l’Espagne, et le Portugal et les autres partenaires européens qui le désireraient, devraient revoir leur stratégie diplomatique et ne plus considérer la Russie comme un ennemi mais plutôt comme un allié puisque nous partageons des liens historiques depuis Hugues Capet qui épousa la Princesse de Kiev, fille de Saint Stanislas de Russie.

Tout va dépendre également de la prise de conscience et de la décision des Français et des Françaises aux prochaines élections pour l’Europe, puis à l’élection d’un véritable chef, digne de ce nom, pour gouverner la France, cette terre de nos ancêtres qui l’ont construite avec leur sang et leur sueur, avec leur intelligence et leur courage, avec l’amour de la Patrie, de son village et et des terres qui parsèment les océans.

Henri,
Comte de Paris.

( 20 octobre, 2018 )

Les grimaces de Mélenchon…

 

Lu sur « boulevard Voltaire »

 

L’affaire ne pourrait être qu’une sorte de tragi-comédie un peu cocasse si elle ne cachait une machine efficace de répression par une sournoise judiciarisation de la politique de notre pays à l’instigation du pouvoir en place. On sait comment Mélenchon avait, sans scrupule aucun et avec un zèle gourmand, rejoint la meute des faiseurs d’opinion au moment de l’exécution politique de Fillon et de la même tentative contre Marine Le Pen. Il faut croire, pour le premier, que, le poulain étant Juppé à l’époque (ou Macron par défaut), Fillon était déjà trop à droite, surtout après le soutien de Sens commun, et qu’il constituait, du coup, un obstacle majeur à la prise du pouvoir.

Aujourd’hui, c’est Mélenchon qui fait les frais de ce traitement réservé à tous ceux qui portent une voix discordante, rebaptisée populiste, alimentant la colère des Français contre le libéralisme sauvage de l’Élysée. Les sondages mettent en effet aujourd’hui au plus bas la popularité de Macron, en dépit de la multiplication des « selfies » et autres tentatives de communication « pipole ». Les bénéficiaires de ce désenchantement du peuple de Jupiter en sont surtout ce que les journalistes appellent, en se pinçant le nez, les extrêmes. C’est-à-dire le Rassemblement national et La France insoumise.

Les circonstances nécessitent, juste avant la campagne des européennes, de dégainer un article de loi, assez flou pour en permettre l’application brutale et sans contrôle, car il y a toujours des juges et des procureurs zélés désireux soit de régler des comptes idéologiques, soit de faire carrière, ou les deux. Les médias indignés accompagneront la procédure pour la rendre légitime aux yeux du grand public et, connaissant le caractère ombrageux du personnage ciblé, c’était chose gagnée d’avance.

Il n’empêche que, quoi qu’on pense du bonhomme, dont on connaît par ailleurs l’intransigeance sectaire, la vraie violence la plus implacable vient sans aucun doute de l’Élysée et d’une partie non négligeable de la haute administration. C’est la même violence qui s’est exercée contre la Manif pour tous en 2013, laquelle, sans la moindre vitrine brisée ni le moindre véhicule brûlé, fit peur au pouvoir de l’époque (pas si différent de celui d’aujourd’hui) comme un raz-de-marée, un tsunami : ordre fut donné de taper dans le tas et d’arrêter et mettre en examen un grand nombre de ces contestataires pacifiques, au point que la commission de suivi de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe s’en était ému (dans le plus grand silence de la presse hexagonale).

Les médias, imbéciles ou serviles, ressassent, scandalisés, le respect de l’État de droit et que personne, même un parlementaire, n’est au-dessus des lois.

Mais quelle loi autorise d’interdire l’accès des locaux d’un parti représenté au Parlement à son président ?

Ils veulent la peau de Mélenchon avant le scrutin européen, car la montée de l’euroscepticisme est annoncée. La « lèpre » populiste et nationaliste justifie, aux yeux des indignés à géométrie variable, tous les coups, et ils ne se priveront pas d’en donner.

Ne tombons pas dans le piège, on n’est pas obligé d’aimer Mélenchon et ses séides, mais la machine mise en œuvre par le pouvoir et l’oligarchie financière qui le dirige réellement visent toute opposition sérieuse, c’est-à-dire qui ne se situe pas dans les différentes variantes du libéralisme apatride.

Après que chacun s’est livré à la « minute de la haine » face au visage grimaçant du parlementaire, il convient quand même de revenir à une appréciation plus critique sur le contexte politique environnant.

Le vrai scandale est là et pas dans la réaction tonitruante du patron de La France insoumise dont se repaissent les médias drapés dans leur dignité virginale et, une fois n’est pas coutume, relayée par les réseaux sociaux, y compris patriotes.

L’esprit partisan, souvent, l’emporte sur l’analyse politique et la lucidité aveuglée par le concert assourdissant du poulailler médiatique.

La judiciarisation progressive, depuis plusieurs années, dans le paysage politique français devient une arme de destruction massive annonçant le totalitarisme rampant de l’oligarchie au pouvoir.

Ne nous laissons pas enfumer.

Olivier Perceval

 Membre du comité directeur de l’Action Française
( 19 octobre, 2018 )

Editorial du numéro 173 de POLITIQUE MAGAZINE

 

Comment peut-on être Français ?

 

La France est un pays bizarre autant qu’étrange. Elle reste une des premières nations du monde, ce qui est en soi un sujet d’étonnement. Car dans la période récente, le peuple a porté à la fonction suprême un nerveux hyperactif, un cauteleux cynique puis un adepte solennel du Tout et de Son Contraire. Leurs efforts conjoints permet de dresser un état des lieux impressionnant ; on peine à résumer les « avancées » qui ont bouleversé les règles et les usages sur lesquels avaient été fondés les rapports sociaux  et la prospérité des temps anciens. La France, dans le concert des nations occidentales vassalisées par l’empire américain, s’est distinguée par le zèle de ses dirigeants pour la transformer en modèle exemplaire de cette révolution lourde et molle. Politique Magazine analyse, commente et scrute ces transformations depuis vingt ans. Son équipe dirigeante change mais pas votre magazine qui tentera toujours de répondre, chaque mois, à cette question cruciale : comment être Français ?

Comment être Français quand le Français est réputé coupable, encore coupable, toujours coupable. Pour les « crimes » de ses parents et de ses aïeux, et pour sa difficulté à toujours comprendre le bien-fondé des pensées « nouvelles ».

Coupable d’avoir fait des guerres, de les avoir gagnées, et sans doute encore plus de les avoir perdues. Coupable d’avoir imposé sa férule à des peuples qui jusque là vivaient dans l’état d’innocence et de bonté propre à la nature selon Jean-Jacques, coupable d’avoir apporté ses maladies et ses mauvais sujets en même temps que ses hôpitaux et ses infrastructures, ses techniques et sa langue.  Coupable d’avoir pratiqué un temps l’esclavage, qui n’avait perduré depuis la fin de l’empire romain que dans les sociétés orientales, et coupable d’être l’un des premiers pays à l’avoir abrogé. Coupable d’avoir tardé à admettre que les textes fondant le droit de la famille devaient valoriser  au premier chef les pratiques minoritaires en-dehors de toutes contraintes naturelles ou culturelles. Coupable de ne pas aimer les éoliennes, ni les systèmes d’échange de taxe carbone si pratique pour justifier en même temps des investissements colossaux et des profits si faciles. Coupable de rechigner à aimer un « art » qui ne recherche pas le Beau, et qui pourtant permet un stockage de valeur presque plus aérien que les mécaniques boursières automatisées. Bref, coupable de ne pas aimer le Progrès y compris dans ses aspects les plus déroutants et les plus destructeurs.

Et comment être Français sous le joug d’une triple contrainte étouffante ? Contrainte légale, contrainte sociale, contrainte  morale.

Contrainte légale : lorsque les choses trainent, quand non seulement les citoyens mais aussi les parlementaires rechignent à « progresser », les juges  se chargent de remédier à la situation, en toutes matières. Et la plus haute juridiction de l’Etat , le Conseil constitutionnel , sorti de ses rails, ne rechigne pas à l’ouvrage. Le tout sous la tutelle des institutions et juridictions européennes, dont l’action réduit le rôle des gouvernants nationaux à une gestion sans vision et sans ambition, même dans les matières les plus essentielles.

Contrainte sociale : lorsque des voix discordantes expriment une divergence par rapport à l’opinion dominante, elles sont rappelées aux « fondamentaux », le libéralisme ayant quand même des limites. Si ces voix persévèrent dans la défense de valeurs, et surtout d’intérêts contraires à la croyance dominante, elles sont mises au rencard. Le conformisme est de rigueur.

Contrainte morale : comme dans toute classe, il faut faire régner la discipline, faire désapprendre les mauvaises habitudes et valoriser les bases nouvelles. Et pour cela, les « grands » médias, écrits, parlés et audiovisuels sont requis. L’esprit critique n’est plus la valeur de référence. Ce qui compte, c’est de respecter les codes. Et surtout le nouveau code, qui n’est pas de gouverner en recherchant des explications mais de gouverner en désignant les méchants, Nation ou Famille, Russie ou Syrie – et de taire ce qu’on ne comprend pas, Chine ou Turquie, violences et pauvretés, Peuple et libertés. La règle est de proclamer la vision et de ne plus traiter du réel, ce bagage encombrant.

Politique magazine est un mensuel d’information et d’opinion. Il ne joue pas sur des manichéismes faciles. Il s’attache à analyser des faits et des situations pour contribuer à éclairer ses lecteurs, dans la période de périls qui se précise. En faisant appel  à leur jugement, à leur intelligence, à leur curiosité ; afin de rechercher ce qui peut contribuer à construire un avenir pour la France et les Français ; en n’écartant ni les véritables novations, ni la véritable tradition. En n’écartant que cette triple contrainte étouffante.

Politique magazine est un espace de liberté, pensé, construit et rédigé par une équipe fondatrice animé par le souci du bien commun. C’est dans cette voie que nous poursuivons la publication, après une phase économiquement difficile qui est sans doute la rançon de l’indépendance. Faites connaître Politique magazine, envoyez nous vos commentaires, ensemble nous ferons grandir ce nécessaire espace de liberté.

 Hilaire de CREMIERS

 

( 19 octobre, 2018 )

L’élection de Luiz-Philippe d’Orléans-Bragance au parlement Brésilien relance les espoirs de restauration monarchique

 

Lu sur le blog « la Couronne »

 

L’élection de Luiz-Philippe d’Orléans-Bragance au parlement Brésilien relance les espoirs de restauration monarchique dans Princes brasil

L’ancienne famille impériale fait son grand retour sur la scène politique brésilienne. Luiz Felipe a été élu député fédéral du parti social libéral et relance les espoirs de restauration monarchique. 

 

7 octobre, les Brésiliens retiennent leur souffle. Tout au long de la journée, ils ont été des millions à se déplacer  pour renouveler les 513 députés du parlement et autres élus provinciaux. Les résultats tombent un à un. Le Parti Social-Libéral du candidat Jair Bolsonaro rafle la mise avec 52 sièges, se positionnant comme le premier parti d’opposition du pays juste derrière le Parti des Travailleurs qu’il talonne de peu.  Parmi tous les candidats élus, un nom a retenu particulièrement l’attention des médias. Celui d’un membre de la maison impériale.

 

42885061_1139475346212782_5193566383803203584_o dans Princes«Le prince». C’est ainsi que Luiz-Philippe d’Orléans –Bragance est surnommé par les brésiliens. A 49 ans, ce descendant des deux empereurs du Brésil, dont la monarchie n’a pas excédé sept décennies d’existence entre 1822 et 1889, a été l’objet de toutes les passions. Notamment dans la mouvance monarchiste qui s’est largement divisée sur son engagement au côté d’un parti dirigé par un leader aux déclarations controversées. Luiz-Philippe a été de tous les combats politiques. En septembre 2016, il précipite même avec son mouvement politique, Acorda Brasil, la chute de la présidente Dilma Rousseff, destituée lors d’un vote parlementaire. Le destin de cet entrepreneur, partisan d’une économie libérale, est en marche.  Derrière lui une «machine de guerre» prête à suivre ce membre de la dynastie impériale qui incarne le renouveau du monarchisme brésilien, moribond depuis l’échec de la restauration de l’empire lors du référendum de 1993. Lorsqu’il annonce son engagement au côté de Jair Bolsonaro, le prince a déjà fait éditer un livre à succès quelques mois auparavant «Pourquoi le Brésil est-il un pays arriéré? – que faire pour entrer enfin au XXIe siècle» et a participé à toutes les manifestations anticorruptions.

 

Friands de réseaux sociaux, les monarchistes sont extrêmement bien organisés et vont rapidement couvrir autant la campagne du prince que celle du Parti-Social Libéral (PSL). Notamment parmi les plus conservateurs d’entre eux, ce que l’on nomme les Vassouras, du nom de cette branche qui revendique le trône et dont  l’octogénaire Louis-Gaston est le chef de la maison impériale. Dans le sang de Luiz-Philippe coule celui de Louis-Philippe Ier, roi des Français. Il n’hésite pas à mouiller ses chemises, multiplie les meetings et les conférences en caméra sur Facebook. Pressenti pour être même le futur vice-président au côté de Bolsonaro, le prince marque des points. Sa famille aussi. Le 3 avril, Dom Bertrand, le frère du prétendant au trône, appelle autant ses partisans que ses concitoyens à «prendre les rues du Nord au Sud du Brésil».

 

Discrètement et sans prendre position afin de rester dans le principe de neutralité qui s’impose, la famille impériale s’est lancée dans la bataille. Refus du mariage pour tous, critique de l’avortement, défense de la religion catholique, le Parti des Travailleurs, une extrême-gauche responsable de tous les maux du pays. Le programme de Jair Bolsonaro auquel adhère le prince Luiz-Philippe qui répète, lors de toutes ses interview et à satiété, qu’il est «un homme libre». Non dynaste suite au mariage inégal de son père, il préserve ainsi la famille impériale de toutes collusions avec le PSL  dont il porte les couleurs mais qui ne se prive pas de prendre la parole en pleine rue. Lors d’une importante manifestation pro-vie, 2 jours avant le scrutin, le prince Dom Bertrand a harangué ses partisans du haut d’un char, dont la plupart était habillé d’un tee-shirt orné du portrait de Bolsonaro et agitait l’ancien drapeau impérial. Une proximité entre le PSL et la branche des Vassouras difficile à ignorer. D’ailleurs le communiqué officiel de la maison impériale, à la veille du scrutin, ne faisant pas mystère de son choix, «invitant tous les monarchistes et tous les brésiliens à empêcher une nouvelle dictature vénézuélienne de s’installer au Brésil».

 

112 000 voix plus tard, le nouveau député de Sao Paulo entend porter la voix d’un nouveau Brésil conservateur  et de l’idée monarchique au sein d’un hémicycle qui a brisé le blason de sa maison lors d’un coup d’état. «La monarchie, qui a bien plus de vertus que la République, fait partie de l’identité nationale. Plus nous nous éloignons de cette identité, plus l’état se désagrège» déclare le prince Luiz-Philippe, mandaté par  le «Trump brésilien» pour aider à la rédaction d’une nouvelle constitution. Un nouveau pari sur l’avenir pour les Vassouras, décidément bien proches de Jair Bolsonaro.

 


Frederic de Natal,

Publié sur le site « L’incorrect »

 

( 15 octobre, 2018 )

Les institutions en faillite

 

L’Action Française a publié ce communiqué le 12 octobre.

 

Logo_action_francaise.jpgAlors que certaines postures d’Emmanuel Macron avaient pu donner, dans les premiers mois du quinquennat, l’illusion d’une restauration de la verticalité du pouvoir et d’une incarnation plus satisfaisante des institutions, la succession des petites phrases, des bévues, des selfies, et surtout la calamiteuse affaire Benalla, a ramené l’homme à sa dimension réelle, — c’est-à-dire dérisoire —, celle du bateleur hystérique de la campagne électorale des présidentielles.

La faillite de la Macronie à laquelle nous assistons serait comique si elle n’emportait pas avec elle le pays vers le gouffre ! Mais au-delà du cas Macron, il convient de considérer, en cette année du soixantième anniversaire de la constitution, la faillite des institutions elles-mêmes qui, à force d’être dénaturées, ont perdu l’essentiel de leur vertu monarchique.

Comme le rappelle le prince Jean de France dans un récent article donné au Figaro, le passage au quinquennat notamment, a joué un rôle déterminant dans cette dégradation : « Selon une logique implacable, le président de la République a pris en charge toute la politique de la nation au détriment du Premier ministre en titre et le chef de l’État est devenu, plus directement que jamais, le chef du parti majoritaire. La fonction arbitrale, qui se confond avec celle de chef de l’État dans notre tradition millénaire, n’est plus assumée de manière effective. Dès lors, il n’est pas étonnant que les Français, attachés à la symbolique politique, se prononcent à chaque élection présidentielle par des votes de rejet plus que d’adhésion. »

Mais le quinquennat n’est pas le seul en cause. En effet, comment un régime, quelle que soit la valeur de sa constitution, pourrait-il servir le Bien commun de la nation en étant asservi pour l’essentiel des décisions politiques à des instances supranationales et technocratiques dont la légitimité n’est plus reconnue par les peuples, si elle l’avait jamais été ?

( 15 octobre, 2018 )

Pour empêcher l’offensive syrienne, la Turquie fait pression sur les djihadistes d’Idleb

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

Depuis que la Turquie a envahi le nord-ouest de la Syrie pour en chasser les Kurdes, les djihadistes sont chez eux dans la province d’Idleb. Une partie d’entre eux est passée sous pavillon et financement turcs. Elle contrôle environ 30 % de la province, dont la fameuse ville d’Affrin, reprise aux Kurdes après de violents combats.

Les 70 % restants sont occupés par l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda (ex Front al-Nosra également), appelée en ce moment Hayat Tahrir al-Cham (HTC). Très entraînés après sept ans de guerre, bien armés, les 10.000 hommes qui composent ce groupe n’ont aucunement l’intention de passer sous contrôle turc.

Alors que l’armée syrienne préparait, cet été, une grande offensive contre Idleb, Vladimir Poutine a jugé plus prudent de l’ajourner et de parler avec Erdoğan, qui menaçait de s’opposer par la force à une éventuelle attaque syrienne.

Cet attentisme était rendu d’autant plus nécessaire que les Américains avaient averti qu’ils interviendraient contre l’armée syrienne en cas d’attaque chimique. La ficelle était un peu grosse. On sait, depuis la grande bataille de la Ghouta, la banlieue de Damas, que les islamistes possèdent d’importantes quantités de chlore et que la mise en scène d’une pseudo-attaque chimique est assez aisée. Elle l’est d’autant plus que les medias occidentaux ne sont pas très regardants sur la véracité des faits depuis le début de la guerre…

La ficelle était si grosse que les Américains ont élargi leur possibilité d’intervention au cas « de grave crise humanitaire » ! Autant dire qu’ils se réservent le droit d’intervenir où ils veulent quand ils veulent. On le savait, mais maintenant, c’est officiel.

Poutine et Erdoğan sont parvenus à un accord, le 17 septembre dernier, à Sotchi. En échange de l’annulation de l’offensive, une zone tampon de 15 à 20 km de large est créée sur le pourtour de la province. Les djihadistes devront se retirer de cette zone avec retrait définitif de leurs armes lourdes.

Les Syriens n’ont guère été enthousiasmés par cet accord qu’ils jugent trop favorable à la Turquie. Celle-ci, au fond, souhaite annexer cette province, comme elle l’avait fait, avec la complicité du Front populaire, pour le sandjak d’Alexandrette en 1937.

Mais Poutine a préféré gagner du temps, ne pas se fâcher avec Ankara et laisser Erdoğan se débrouiller avec les djihadistes. De plus, cette zone tampon permettra à ses bases de Tartous et de Hmeimim de ne plus subir d’assauts de drones.

Comme on s’en doute, HTC a refusé d’approuver cet accord. Plusieurs dirigeants de ce groupe, parmi les plus durs, ont opportunément été assassinés depuis, d’autres ont été arrêtés et croupissent dans les geôles d’Idleb. Les djihadistes, sachant qu’ils ne sortiraient pas vivants d’un bras de fer avec les Turcs, ont alors commencé leur retrait.

Les Occidentaux observent avec inquiétude cette bonne entente russo-turque et ont brocardé cet accord. De toute façon, leur voix ne compte guère. C’est Damas qui est amer. Et Bachar a rappelé que tout cela n’était que provisoire et qu’Idleb serait, un jour, reconquise par l’armée syrienne.

Le dossier est loin d’être clos.

Antoine de Lacoste

( 15 octobre, 2018 )

Le CNIP officiellement installé en Moselle

 

 

Communiqué du CNIP Moselle
Ce samedi 13 octobre, a vu le lancement de la fédération de Moselle du CNIP (Centre National des Indépendants et Paysans), en présence de son président National, M. Bruno North, de 6 conseillers régionaux du Grand-Est, de 5 conseillers municipaux mosellans et d’une  cinquantaine de personnes, adhérents et sympathisants. Le sénateur, Jean-Louis Masson, également présent, a non seulement  à apporté son amical soutien mais aussi   participé activement  aux travaux de cette assemblée. Le CNIP, qui incarne la « Droite des valeurs et du courage », libérale et conservatrice, apparait comme une réelle force en devenir. Ce parti  historique est associé au sein du collectif  des « Amoureux de la France », à « Debout La France » et au PCD (Parti Chrétien Démocrate); ceci , afin de soutenir et accompagner  Nicolas Dupont-Aignan aux élections européennes du printemps prochain. Le responsable CNIP pour le « Grand-Est », M. Thierry Gourlot, conseiller régional et conseiller municipal de Metz devient président de cette jeune fédération de Moselle et son vice-président est M. Jean Michel Rossion, lui même  conseiller municipal de Metz. Enfin, pour conforter cette structure et occuper le terrain, Un responsable devrait être prochainement désigné dans chacune  des circonscriptions du département 57. Aussi, dans le climat actuel de déliquescence de la vie politique actuelle, tant nationale que locale, Le CNIP entend désormais être un acteur engagé lors des futures élections européennes et municipales en portant, haut et fort, les couleurs  de la Droite qui ne renie aucune de ses convictions.
( 15 octobre, 2018 )

Rwanda : raison d’Etat ou nouvelle humiliation nationale ?

 

 

L’affaire serait cocasse si elle n’était le révélateur du niveau d’abaissement de la France. Lors du sommet de l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie) qui vient de se tenir en Arménie, le président Macron a, de son propre chef, fait élire une nouvelle présidente en la personne de Louise Mushikiwabo, ministre rwandaise des Affaires étrangères, une habituée des virulentes et continuelles attaques contre la France.

Voilà donc cet organisme désormais présidé par la représentante d’un pays dont le gouvernement a rasé au bulldozer le centre culturel français à Kigali, un pays qui a déclassé le français au profit de l’anglais, un pays qui, si l’on en croit la presse, ne cotisait plus à l’OIF, un pays qui n’a cessé de traiter de génocidaires ou de complices de génocide, le président Mitterrand et ses ministres, ainsi que MM. Balladur et Juppé ; un pays enfin qui a menacé de traîner en justice plusieurs dizaines d’officiers et de hauts fonctionnaires français…

La raison d’Etat a certes ses impératifs, mais certainement pas au prix d’une nouvelle humiliation nationale.

D’autant plus qu’au même moment, un vice-procureur du Parquet anti-terroriste français signait une insolite réquisition aux fins de non-lieu dans l’affaire de l’assassinat, le 6 avril 1994, de deux chefs d’Etat en exercice, celui du Rwanda et celui du Burundi, assassinat qui fut le déclencheur du génocide du Rwanda.

Or, il est essentiel de savoir que cette réquisition fut prise trois mois après que les magistrats instructeurs eurent eu communication d’un document exclusif émanant du TPIR (Tribunal pénal international pour le Rwanda). Il s’agit d’un rapport jusque-là gardé secret par le Procureur de ce tribunal, dans lequel ses propres enquêteurs désignent le président Kagamé comme étant le donneur d’ordre de l’assassinat de son prédécesseur Juvénal Habyrimana, meurtre qui, rappelons-le, déclencha le génocide du Rwanda.

Ce rapport confirmait trois autres enquêtes indépendantes qui concluaient toutes à la culpabilité de Paul Kagamé dans l’attentat contre l’avion du président Habyarimana, à savoir le « Rapport Hourigan », l’enquête française du juge Bruguière et l’enquête espagnole du juge Merelles.

Puis, venant à l’appui de ce rapport, le 10 octobre 2018, le journal canadien The Globe and Mailrévéla, sous le titre « New information supports claims Kagame forces were involved in assassination that sparked Rwandan genocide », qu’au terme d’une enquête rocambolesque, le professeur belge Filip Reyntjens avait réussi à se procurer, preuves photographiques à l’appui, les numéros de série des 40 missiles sol-air livrés par l’URSS à l’Ouganda, pays soutenant Paul Kagamé, ce dernier ayant précédemment été officier des services secrets ougandais. Or, les numéros des deux missiles ayant abattu l’avion du président Habyarimana sont de la même série[1]…

Ces documents seront sans nul doute communiqués à la justice française et aux parties civiles, ce qui fait que la réquisition de non-lieu va être fortement contestée sur ce point et sur bien d’autres. Il va donc être « difficile » aux magistrats instructeurs de suivre les demandes du vice-procureur Ranucci.

D’autant plus que ce dernier accumule les erreurs et les contre-vérités. Ainsi, page 92 de sa réquisition, il écrit, contre toute évidence et contre tout ce que contient le dossier, et cela le jour même où le Globe and Mail publiait une nouvelle preuve de la possession par le FPR de Paul Kagamé des missiles utilisés le jour de l’attentat : « Les investigations menées n’ont pas établi de manière formelle que l’APR (l’armée de Paul Kagamé) disposait en 1994 de missiles sol-air ».

Une justice indépendante ne pourra donc que balayer ce réquisitoire aux fins de non-lieu qui ressemble fortement à un mémoire en défense.

Plusieurs chercheurs anglo-saxons menant actuellement des recherches détaillées, l’on peut donc s’attendre à d’autres révélations. Le tribunal de l’Histoire sera finalement le juge ultime, et du commanditaire du crime, et des tentatives diverses d’étouffement de l’enquête.

 Bernard Lugan

[1] Dans son numéro de novembre que les abonnés recevront le 1er novembre, l’Afrique Réelle reviendra longuement sur ces deux documents. Pour l’état des connaissances voir mon livre « Rwanda, un génocide en questions »…

Si vous désirez être tenu au courant de ce qui se passe  réellement en Afrique, nous vous conseillons vivement de vous abonner à L’AFFRIQUÉ RÉELLE, www.bernard-lugan.com.

L.R.

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