( 18 janvier, 2019 )

Les doléances royalistes dans le grand débat national. (partie 1)

 

Lu sur le blog de Jean-Philippe Chauvin

 

Depuis quelques semaines, les cahiers de doléances sont de retour, et cela nous rappelle aussi à notre propre histoire nationale et politique : le précédent de 1789 a ouvert la période révolutionnaire, dénaturant d’ailleurs rapidement le sens même des doléances rédigées dans les 60.000 cahiers issus de tous les coins et recoins du pays. Il est intéressant de noter que certains républicains pur jus s’inquiètent de ce « retour » d’une forme de consultation « pré-révolutionnaire », voire « contre-révolutionnaire » car ne s’inscrivant pas exactement dans le cadre de la démocratie représentative qui, parfois, porte si mal son nom ! En fait, c’est la première fois depuis l’audacieuse demande du roi Louis XVI adressée aux « peuples du royaume », que l’État prend, à une telle échelle et sous cette forme ancienne, la responsabilité de demander à tous les Français, dans leur commune, leurs souhaits, leurs revendications, leurs propositions, au moment même où les colères, multiples et parfois incontrôlées, débordent et s’affirment en tumultes parfois incontrôlables. 230 ans que ce que l’on pourrait qualifier de « pays réel », entier et pluriel, n’a pas été ainsi appelé par « l’État légal » à prendre la parole

 

Dans les cahiers de doléances finistériens et yvelinois étudiés par le quotidien Le Monde en son édition du dimanche 13-lundi 14 janvier 2019, et même si, à ce jour, la participation reste fort modeste et souvent œuvre de retraités, sans doute plus mobilisés par l’exercice du fait de la dévalorisation progressive des retraites, quelques revendications ressortent régulièrement, entre rétablissement de l’ISF (déjà repoussée par l’exécutif) et maintien, voire amélioration du pouvoir d’achat des gens modestes, entre suppression des avantages des anciens présidents de la République et mise en place du désormais célèbre Référendum d’Initiative Citoyenne, le RIC… Des revendications principalement matérielles avec une pointe de demande institutionnelle, comme pour rappeler que le « divorce » de plus en plus flagrant entre les classes dominantes « parisiennes » (au sens législatif du terme) et les classes dominées, souvent travailleuses et provinciales (sans méconnaître la part des populations franciliennes qui se sent aussi marginalisée au cœur même du système « parisien » mondialisé), mérite d’être évoqué et, surtout, surmonté.

 

Le grand débat national ne fait que commencer, et les cahiers de doléances n’en sont qu’un des aspects, mais que nous aurions tort de négliger ou de laisser à d’autres. Pourquoi bouder cette initiative, même si l’on peut légitimement être sceptique sur ses débouchés concrets et que l’on peut, même, s’inquiéter de certaines dérives liées aux effets de masse ou aux manipulations des groupes « féodaux », politiques comme syndicaux ? L’idée d’associer les maires à l’organisation du débat, ceux-là mêmes qui sont souvent les plus proches des préoccupations quotidiennes et qui forment, d’une certaine manière, « le pays réel des notables légaux » (mais sans grand pouvoir législatif, faute d’une décentralisation mieux ordonnée et plus poussée), est une bonne idée dont il faut souhaiter qu’elle ne soit pas le moyen de « court-circuiter » les citoyens actifs, ceux qui proposent et s’engagent dans les « discussions du concret ».

 

Il est des thèmes que les cahiers de doléances n’ont pas encore, semble-t-il, abordés et qui peuvent l’être en ces deux mois de débats et de rédactions, et que les royalistes auront à cœur d’évoquer : sur les questions régionales, par exemple, la nécessité d’un nouveau découpage territorial qui prenne aussi en compte les particularités historiques, comme en Alsace ou en Bretagne, avec le rattachement souhaitable de la Loire-Atlantique à la région administrative bretonne ; sur les questions d’aménagement du territoire avec un véritable « redéploiement rural » qui permette de redonner vie et vitalité à nos villages, et les nouvelles techniques de communication peuvent favoriser, par le télétravail par exemple, cette nécessaire politique ; sur les questions environnementales avec une meilleure prise en compte des intérêts locaux pour la préservation des paysages, ce qui éviterait bien des conflits et des blocages, comme on l’a vu jadis à Notre-Dame-des-Landes, dont la population a longtemps été tenue à l’écart des décisions prises « d’en haut » quand elles concernaient aussi les gens « d’en bas » ; sur les questions économiques, avec un soutien, étatique comme régional, plus actif au « Produire français » et un meilleur contrôle des pratiques de la grande Distribution ; sur les questions agricoles, avec le soutien aux agriculteurs qui veulent se dégager du productivisme et des jeux mortifères d’un Marché qui ne favorise plus que les « gros » quand il faut permettre à tous de vivre du travail de la terre et de la ferme ; sur les questions patrimoniales, avec une politique de rénovation et de valorisation à grande échelle de ce qui fait la richesse de notre pays en tous ses territoires, et pour lesquelles Stéphane Bern et tant d’autres ne cessent de se mobiliser malgré les petites manœuvres de Bercy ; sur les questions scolaires, avec la nécessité d’une plus grande autonomie de fonctionnement des établissements, de la maternelle à l’université, dans le cadre de la commune et de la région plutôt que dans celui de l’État qui ne doit jouer qu’un rôle d’arbitre et, éventuellement, d’investisseur (ou de facilitateur) pour certaines branches de la Formation des intelligences françaises…

 

Ne laissons pas à d’autres le monopole du débat et sachons, en tant que royalistes politiques et enracinés, soucieux du Bien commun et des libertés françaises, saisir l’occasion qui nous est donnée de faire entendre des idées que nous ne cessons de défendre depuis des décennies, non pour le plaisir mais pour le bien de la France, de ses territoires comme de ses habitants…

Jean-Philippe CHAUVIN

( 17 janvier, 2019 )

Des Gilets jaunes à la Monarchie ?

 

Lu sur le blog de Jean-Philippe CHAUVIN

 

L’année 2019 débute comme la précédente avait fini, sur la confrontation entre le gouvernement et les Gilets jaunes, et la violence n’en finit pas, là encore, de rebondir dans les médias et les commentaires des internautes, dans cette spirale qui ne cesse de m’inquiéter par son aspect vertigineux. Mais la mémoire courte des démocraties émotionnelles peut-elle satisfaire la réflexion politique ? Bien sûr que non, et nous aurions tort de négliger l’histoire des peuples de France qui retentit encore des révoltes passées, parfois anciennes mais qui peuvent nous fournir quelques éléments d’explication, non seulement pour comprendre ou saisir le moment, mais aussi pour proposer et agir, au-delà des slogans et des postures, souvent trop simplistes et peu compatibles avec l’inscription d’une politique dans la durée nécessaire à son efficacité.

 

Les Gilets jaunes sont un moment fort de la vie politique et, paradoxalement sans doute, participent de la recomposition en cours depuis quelques années : le « dégagisme » qui empêche désormais toute alternance paisible et toute continuité depuis le début des années 2000, trouve là une nouvelle et forte manifestation, après celle qui, en balayant les anciens monopoles politiques (les partis modérés de Droite et de Gauche) lors de la dernière élection présidentielle, avait placé M. Macron à la tête de l’État. Mais, comme le disait le « prince de la jeunesse » du Quartier Latin Henri Lagrange, ce royaliste passionné mort à vingt ans lors du premier conflit mondial, « 1789, c’est la toilette du condamné », et le président est la victime de la « deuxième lame » après celle de 2017 qui a tranché tant de têtes, de Montebourg à Hollande, de Sarkozy à Fillon, de Valls à Juppé, sans oublier celle de Duflot ou de Hamon… Le dégagisme poursuit sa course folle, comme une boule de flipper, désarçonnant les uns et les autres, y compris les mieux établis des pouvoirs, politiques ou syndicaux, et provoquant les peurs, immenses, des bourgeoisies mondialisées qui, tout d’un coup, voient ceux qui se proclament, sans le droit électoral et hors de toute « légalité » républicaine parlementaire, « le peuple », formule rituelle des banquets républicains d’antan détournée par le « petit peuple des ronds-points ».

 

La colère des manifestants du « Mai jaune » est violente, et ne s’embarrasse guère des circonvolutions langagières du « politiquement correct », au risque d’effrayer un peu plus ceux qui se pensaient intouchables et cultivaient le mépris, parfois intellectuel mais souvent « inné », à l’égard des « classes laborieuses » (celles qui travaillent, mais souvent sans le filet protecteur des aides sociales ou d’un statut acquis et « immobile »), celles-là mêmes qui, précarisées ou menacées par les mutations contemporaines, ruent dans les brancards d’une « modernisation » et d’une mondialisation qui semblent se faire sans leur avis ni même le respect qui devrait être dû à toutes les personnes de ce pays. Terrible choc de deux mondes, pourtant se partageant le même grand-espace (mais sans réel mélange ni véritable concorde) et le même temps (mais sans le même usage ni le même calendrier de vie), et qui, désormais, se regardent en chiens de faïence : plus encore qu’une lutte des classes (bien réelle désormais, mais surtout des plus aisés, « les gagnants », à l’égard des moins pourvus, considérés comme « les perdants » au regard des processus contemporains), sans doute est-ce une « lutte des autres contre les autres », l’altérité sociale et la différenciation (de mentalité) culturelle devenant, a contrario, les critères d’appartenance d’un groupe ou de son « contraire ». D’où la difficulté grandissante pour les pouvoirs publics de trouver un terrain d’entente avec leurs opposants qui ne parlent pas, ou plus, le même langage, la mondialisation ayant brouillé les repères de formation et de consolidation des nations et des citoyens, au risque de créer et d’entretenir conflits et révoltes dans une suite sans fin entre ce que d’aucuns pourraient qualifier de « pays réel(s) » (même si le pluriel est sans doute nécessaire pour être bien exact) et de « pays légal », les deux groupes de pays n’ayant plus de souverain commun reconnu et unificateur, alors que c’était encore le cas à la fin du XXe siècle, avant que « l’Europe » ne vienne se « surajouter » à la souveraineté de l’État national, au risque de la fragiliser et d’en opacifier la nature aux yeux des populations.

 

Retisser le lien social aujourd’hui bien défait, telle est l’ardente obligation politique des temps qui viennent pour éviter que ceux qui s’annoncent ne portent en eux de nouvelles tempêtes peut-être encore plus violentes et, à terme, dévastatrices : l’histoire nous enseigne que l’on ne joue pas avec les révolutions, et que le meilleur moyen d’en éviter les errements sauvages et terribles, c’est de les apaiser, de les accompagner, de les ordonner, parfois de les détourner, ce que le général de Gaulle, en 1958 et au cœur de l’ouragan qui était en train de balayer la Quatrième (le Pouvoir ne pouvant même plus compter sur ses forces de l’ordre, ouvertement « dissidentes »), réussit à faire en évoquant une légitimité qui devait plus à l’histoire (et à sa propre histoire…) qu’à un pays légal discrédité, affolé et cherchant une porte de sortie à peu près honorable pour éviter le mauvais sort que lui promettaient certains, militaires patriotes, pieds-noirs d’Algérie ou Camelots du Roi anti-parlementaristes. Aujourd’hui, nous sommes plus en 1958 qu’en 1940 ou en 1789, sans doute, et la crise est aussi (et peut-être d’abord) une crise de confiance et une révélation des défiances dont la République, au moins sous sa forme actuelle, risque bien de ne pas sortir totalement intacte, quelle que soit le destin de « l’émeute jaune ».

 

S’il n’y a pas de politique miracle, il peut y avoir un miracle du politique : c’est par ce moyen, « par le haut » beaucoup plus encore que par la base qui, elle et dans son extrême diversité, révèle le malaise et les défauts du système institutionnel, s’agite (et c’est parfois bienheureux et salutaire !) et bouscule mais sans pouvoir, à elle seule, refonder l’ordre politique souverain, que les espérances de ce qui « est et forme peuple » peuvent se trouver, sinon toujours comblées, du moins entendues et favorablement appréciées, sans démagogie ni exclusive. Encore faut-il une magistrature suprême de l’État qui ouvre cette possibilité du dialogue au-delà des contraintes de la légalité mais en fondant une « heureuse légitimité » susceptible d’accepter et d’ordonner le dialogue entre les composantes de l’ancien pays légal et celles des pays réels, au sein d’institutions qui soient appelées, d’une manière ou d’une autre, à inscrire la discussion civique dans un cadre pérenne.

 

Ce n’est pas en « républicanisant la République » ou en changeant à tout prix de numérotation pour celle-ci que la situation peut se dénouer, bien au contraire. Certains royalistes, dans la logique de la Cinquième, souhaitent une réactivation de l’élément monarchique et populaire des institutions issues de 1958, et la fin du quinquennat pourrait ouvrir favorablement, à leurs yeux, un nouveau cycle « gaullien et républicain » dans le respect de la tradition monarchique française ; d’autres, dont je suis (et cela sans être indifférent à la précédente option évoquée), pensent qu’il est sans doute temps de « dépasser la République » (certains diraient, en un clin d’œil sémantique, « couronner la République »…), non pour revenir à un mythique et obsolète « Ancien régime », définitivement mort en 1789, mais pour faire advenir un « nouveau régime » fondé sur un renforcement monarchique de la magistrature suprême de l’État, qui pourrait, par l’inscription dans une logique de continuité dynastique, permettre un desserrement du carcan administratif et la revitalisation, par des institutions législatives plus décentralisées (voire « autonomes ») et le recours à des « votations » locales plus fréquentes sans être anarchiques, de la citoyenneté populaire.

 

La nécessité d’une nouvelle concorde française, qui assure aussi à la France une visibilité heureuse et une crédibilité véritable aux yeux du monde, impose de refonder le pacte royal qui, jadis, a fondé ce que nous sommes, au fil de l’histoire et en face du destin, en tant que Français…

Jean-Philippe CHAUVIN

( 16 janvier, 2019 )

Pour une France apaisée?

 

 

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En ce début d’année, je souhaiterais vous adresser tous mes voeux pour 2019.

Je ne reviendrai pas sur l’année difficile que notre pays vient d’avoir avec, comme je l’ai écrit dans mon dernier message, un mouvement des gilets jaunes qui cristallise toutes les fractures de notre société mais avec des Françaises et des Français qui restent, me semble-t-il, demandeurs d’un projet social commun sur un socle partagé.

J’aimerais donner à tout cela de la perspective, en évoquant trois principes qui sont essentiels à la poursuite d’un bien commun social : la paix, la justice et l’autorité.

La paix – on pourrait dire la concorde – c’est l’effet. Sans paix sociale, sans relations apaisées entre les différentes composantes de notre société, nous ne pouvons avancer. Pour cela nous devons changer de philosophie politique et passer de cette volonté de satisfaire les désirs individuels à une vraie recherche du bien commun en mettant en avant, dans la relation sociale, la confiance et non la défiance comme c’est trop souvent le cas aujourd’hui.

La justice c’est la première condition. Sans justice, notamment à l’égard des plus démunis, pas de paix possible, car il y aura toujours le sentiment d’être lésé. Pour y arriver il faut pouvoir s’appuyer sur des règles simples comprises par tous. Le millefeuille de nos lois et règlements est certainement pour beaucoup dans le rejet des réformes nécessaires.

L’autorité, c’est la deuxième condition. Sans autorité, pas de saine dynamique qui fait avancer les choses. La notion de service doit être remise à l’honneur, le respect des libertés individuelles et publiques doit permettre aux corps intermédiaires d’agir en subsidiarité. Il faut donner au chef de l’Etat un autre rythme institutionnel pour qu’il puisse travailler dans la continuité aux réformes de fond, et cela, sans autoritarisme.

Voilà quelques principes qui permettraient à notre pays d’avancer vers la paix sociale nécessaire, avec plus de justice à l’égard des Françaises et des Français et avec un Etat qui a retrouvé son autorité. Espérance !

Bonne et nouvelle année à vous tous vos familles et vos proches.

Jean de France, Duc de Vendôme
Domaine Royal de Dreux.

( 15 janvier, 2019 )

Découvrir, lire, le numéro de janvier de Politique magazine et de s’y abonner …

Au sommaire de ce nouveau numéro …

Les noires humeurs de Macron. 

Dossier : Immigration et terrorisme. 

France : Que faire des étrangers délinquants ? 

Monde : Rien ne va plus dans la « Davocratie » !

Et aussi dans ce numéro…  54 pages d’actualité et de culture !

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Sommaire du mois

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( 14 janvier, 2019 )

Communiqué de VOSGES ROYALES

 

 

 

Chers Amis,

 

Nous avons été informé par l’abbé Botta qu’il se voyait obligé de modifier la date de la messe de requiem pour Louis XVI.

 

Celle-ci aura lieu le vendredi 18 janvier 2019 à 18h30 en l’église Saint Antoine, rue Armand Colle à Epinal.

Nous appelons le plus grand nombre à nous rejoindre pour cette célébration.

 

A l’issue de la messe nous vous convions à nous retrouver à la brasserie l’Epysode 17 Avenue de la Loge Blanche pour y partager un modeste repas en toute amitié, (chaque convive réglant sa quote part).

 

Afin d’évaluer le nombre de places à réserver auprès du restaurateur, nous vous serions gré de nous communiquer vos intentions, (même s’il sera possible pour ceux qui ne peuvent prendre une décision rapidement, d’ajouter une ou plusieurs assiettes le jour même.

 

De même, nous vous confirmons la réunion du 21 janvier à la salle Grandrupt, rue Grandrupt à  Golbey à 19h00, dont le thème est « tyrannie du mouvement ou stabilité royale » , après avoir évoqué la mémoire du roi Louis XVI.

( 14 janvier, 2019 )

L’arroseur arrosé

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

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La faute de M. Macron dans cette affaire est d’avoir pensé qu’il pouvait critiquer voire insulter des hommes politiques étrangers en raison de leurs idées alors même qu’ils exerçaient le pouvoir.

Ce faisant, il s’en prenait de fait à des pays, à des peuples, à des États. On se rappelle ainsi qu’en juin dernier, dans une vie politique antérieure à l’avenir plutôt serein et prometteur, il avait choisi l’Italie comme tête de Turc, notamment à propos de l’Aquarius, ce navire qui satisfaisait conjointement négriers et bobos humanistes. Déjà, la réaction de Rome l’avait obligé à mettre un bémol. Il y eut par la suite les attaques misérables de M. Moscovici, commissaire européen certes mais Français tout de même et surtout très proche de M. Macron. Attaques traitées à Rome par le mépris qu’elles méritaient.

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Toutefois, les Italiens ont la dent dure et sont intelligents. A l’image de M. Macron, c’est-à-dire dans un subtil mélange de politique intérieure (on sait la rivalité des deux partis de la coalition au pouvoir) et de politique européenne (faire de l’Italie l’avant-garde du mouvement populaire qui agite toute l’Europe), MM. Di Maio et Salvini, les deux vice-présidents du Conseil des ministres italien, proclament lundi 7 janvier leur soutien au mouvement des Gilets jaunes.

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Du coup, Mme Schiappa, en réponse à sa propre question à propos de la cagnotte des Gilets jaunes (« Qui finance les violences, qui finance les casseurs ? Il faut savoir si des puissances étrangères financent ces casseurs. » – France Inter, jeudi 10) Mme Schiappa donc nomme explicitement et prioritairement l’Italie. C’est peut-être vrai, cela relève peut-être de ce délire complotiste qui semble s’être emparé du gouvernement (on se rappelle les premiers propos de MM. Castaner et Darmanin, début décembre, sur les « factieux » et la « peste brune » en parallèle aux images de ces Gilets jaunes défilant au cri de « Salvini ! Salvini ! »). C’est à coup sûr une nouvelle version de la faute commise par M. Macron.

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Quoi qu’il en soit, l’ambition européenne de celui-ci se retrouve ainsi fortement compromise. Pour « refonder l’Europe » (Sorbonne, septembre 2017), il lui faut, selon sa propre feuille de route, obtenir une victoire éclatante aux élections de mai 2019, de façon à favoriser l’émergence au Parlement européen du groupe central à vocation majoritaire qu’appellent de leurs voeux les Bayrou, Juppé, Raffarin et autres vieux crabes de l’européisme militant. D’où le retour à des listes nationales, mode de scrutin  jugé plus favorables aux « marcheurs » ; d’où l’exacerbation du clivage progressisme-populisme qui avait plutôt bien fonctionné lors de la présidentielle. Mais cela, c’était avant. Avant la succession de problèmes et déconvenues du second semestre de l’année 2018. Désormais, le scrutin de mai, en raison même du mode choisi, risque fort de virer au référendum pour ou contre M. Macron, bien loin donc d’être gagné 1482558-madrid-nombreux-drapeaux-espagnols-ornent.jpg

pour le président. Quant aux attaques visant les pelés, les galeux (M. Macron lui-même parlait de « lèpre » – Quimper, juin 2018), elles sont contre-productives : non seulement le populisme continue de monter un peu partout en Europe (dernier exemple : la percée en Andalousie du parti Vox, ouvertement de « droite réactionnaire », percée qui le place dans une position incontournable) mais, désormais, à l’initiative de M. Salvini, les populistes tentent de s’organiser au plan européen dans la perspective du prochain scrutin, faisant ainsi du Macron contre M. Macron, lequel risque de se retrouver dans la fâcheuse situation de l’arroseur arrosé.

Louis-Joseph Delanglade

( 12 janvier, 2019 )

LES NOIRES HUMEURS DE MACRON

 

Editorial de POLITIQUE MAGAZINE de Janvier 2019

Le macronisme exsude peu à peu ses humeurs. La pellicule brillante et opaque qui recouvrait le mystérieux projet est devenu translucide et poreuse. Une liqueur poisseuse en sourd et se répand. Les médias réclament à nouveau que le peuple se taise puisqu’il ne sait pas parler – et d’ailleurs, qu’est-ce que le peuple puisqu’il est avéré qu’une portion du peuple, comme La Manif Pour Tous, ne peut pas être le peuple selon le CESE ? Les politiques, à nouveau, expliquent que leur politique est bonne quoi qu’en pensent les Français – si tant est que les Français pensent, cette bande de Gaulois haineux et lépreux. Et l’État, à nouveau, songe à taxer, du timbre-poste qui augmente aux droits de succession qui pourraient s’alourdir.

Le macronisme exsude une humeur noire qui est celle du vieux monde pourrissant. Griveaux-le-Radical (« nous devons aller plus loin dans le changement, être plus radicaux dans nos méthodes ») continuera à conspuer les prétendus radicalisés et à considérer avec méfiance les consultations populaires qui n’iraient pas dans son sens – les Français étant d’ailleurs pour moitié persuadés qu’elles ne serviront à rien.

Et quel changement promet Griveaux-le-Méthodique, au nom de Macron-le-Subtiligent ? De l’Europe, et des libéralités aux puissants, et du socialisme jacobin.

Quarante ans d’Union européenne, deux cents ans de démocratie bourgeoise et soixante-dix ans d’État-providence n’auront rien enseigné à ce quadragénaire qui refuse de considérer les raisons de l’échec du modèle français. Car si Macron dans ses vœux déclare vouloir « bâtir les nouvelles sécurités du XXIe siècle » et « bâtir un avenir meilleur reposant sur notre capacité à inventer de nouvelles manières de faire et d’être ensemble », il ne propose rien, en fait, que d’imposer les réformes que ses prédécesseurs n’ont pas su mettre en œuvre, c’est-à-dire accentuer une fiscalité confiscatoire, sauf pour les plus riches, au prétexte que l’économie finira par redémarrer, comme la Grèce l’a bien prouvé… et de le faire dans le cadre très ouvert et si peu sûr de l’Union européenne.

 

Mais le maître des horloges a-t-il considéré que l’heure n’est plus à ces réformes ? La mondialisation heureuse, c’est fini : même Klaus Schwab, le fondateur du Forum de Davos, fait l’éloge de la nation ! Le ruissellement, c’est fini – si même cela a jamais commencé ! Le président de la Fédération des industries mécaniques, Bruno Grandjean, remarquait dans L’Usine nouvelle « [qu’il n’avait] pas vu beaucoup de gens dont l’ISF a été supprimé qui démontrent de façon claire que cela déclenchait chez eux une volonté d’investir fortement et de redresser le pays. On a besoin que les chefs d’entreprise démontrent qu’ils sont vertueux et font leur part du job. Plus de liberté implique plus de responsabilité de notre part. On a l’impression que tant qu’il restera un euro de taxe de plus qu’en Allemagne, rien ne sera possible. Ce n’est pas responsable. » (18/12/18).

Macron, droit dans ses bottes, ayant lâché dix milliards en guise de « nouvelle manière d’être ensemble », affirme pourtant qu’il ne lâchera rien de son projet consistant à accoucher au forceps une France nouvelle et un peuple régénéré. Il ne lâchera rien quand bien même nombreux sont ceux qui aimeraient qu’il lâche les rênes du pouvoir. Comme ce pouvoir est fragile et que Macron n’entend pas être frustré trop vite de sa bizarre victoire, acquise à la faveur de la conjonction d’une abstention sans précédent, d’une justice complaisante et du soutien inconditionnel des faiseurs d’opinion, lui et ses troupes n’ont de cesse de disqualifier le Sénat, les opposants, le peuple même, affirmant que les institutions doivent se plier à Jupiter et non Jupiter respecter les institutions. Et pendant que la république française donne ainsi, une fois de plus, le navrant spectacle d’une caste installée comme un chancre au cœur du pouvoir et indifférente au sort des Français, les Français, eux, sont confrontés à la double menace de l’immigration qui dissout l’identité et de l’islamisme qui encourage à la sécession. Mais là, les politiques ne décident de rien, ou de si peu. Sinon, pour l’heure, de faire couler, sur un corps affaibli qui tente de se défendre, leurs noires humeurs réformatrices.

Philippe Mesnard

( 12 janvier, 2019 )

Ouest-France : des bons sentiments, un journalisme pépère et des ventes en chute libre

 

Très intéressante analyse de la presse locale par le grand et très intéressant quotidien  breton sur internet « BREIZH-INFO ». Elle peut être appliquée aux quotidiens Lorrains (Est Républicain, Républicain Lorrain, Vosges matin) !

 

Ces temps-ci, les attaques des Gilets jaunes contre les « journalistes  collabos » incitent les responsables d’Ouest-France et de Presse Océan à expliquer les règles rédactionnelles en vigueur dans les deux titres. On est très loin du vivant, du vécu, de l’humain qu’attendent les lecteurs.

On connaît le « règlement intérieur » d’Ouest-France. Mais Arnaud Wajdzik, directeur départemental de la Loire-Atlantique, a jugé utile de nous le rappeler : « Le journaliste (…) s’inscrit (…) dans une filiation, dans une histoire. Où l’on ne transige pas avec la déontologie. Nos chartes s’imposent à nous-mêmes. Et font office de bible pour chacun d’entre nous. C’est comme ça. C’est gravé dans le marbre. Dire sans nuire. Montrer sans choquer. Dénoncer sans condamner. Témoigner sans agresser » (Ouest-France, Loire-Atlantique, vendredi 4 janvier 2019).

Pas question de s’attaquer aux puissants

Propos lénifiants que le lecteur perspicace traduit en termes réalistes. Pas question de s’attaquer aux puissants – surtout s’ils appartiennent à la mouvance démocrate-chrétienne et sont, de ce fait, des copains de la direction. Pas question d’embêter les gros annonceurs avec des enquêtes dérangeantes. Pas question de faire des vagues en sortant du politiquement correct et de l’idéologie des droits de l’homme.

Il est vrai que les jeunes collaborateurs qui entrent dans la maison ne doivent trouver aucun inconvénient à se plier à cette discipline – idéologique et politique. Tout simplement parce que les écoles de journalisme formatent leurs élèves dans une ligne qui convient aux grands médias : libérale, européiste, mondialiste, immigrationniste… Ils sont donc mûrs lorsqu’ils présentent leur candidature à Ouest-France ou à l’un des trente hebdos (filiale Publihebdos) que possède le groupe. Ils savent à quoi s’en tenir quant à leur marge de manœuvre.

Dans un autre quotidien du groupe, Presse Océan, Jérôme Glaize poursuit le travail d’explication concernant le métier de journaliste. Commençant par le commencement, il dénonce les « manifestants mécontents de tel ou tel article » qui ont bloqué l’imprimerie de la Chevrolière (groupe Ouest-France).

Des « situations pénibles » qu’on devrait « épargner à une démocratie digne de ce nom ». « Lever le voile sur les réalités d’une profession » s’impose car « cela permettrait aussi de rappeler que, non, les journalistes n’écrivent pas sous la dictée et qu’ils ne reçoivent pas d’ordres du pouvoir en place, quel qu’il soit. » (Presse Océan, samedi 5 janvier 2019).

Cela n’est pas nécessaire puisqu’ils pratiquent l’autocensure. Dans une édition, le rédacteur de base connaît les sujets qu’il convient d’aborder avec précaution, voire éviter ; son « chef » le lui a expliqué. Quant aux gens importants, s’ils ont un « service » à demander, rassurons Jérôme Glaize, ils ne téléphoneront pas au journaliste de base dont ils ignorent même l’existence mais plutôt au rédacteur en chef  ou au directeur qu’ils fréquentent à la loge ou bien au Rotary. Lequel passera commande ensuite à un journaliste diligent de l’article attendu ou bien lui recommandera la « prudence » à propos d’un sujet gênant pour le « pouvoir en place » (préfet, président du département, président de région, maire de grande ville, grand patron…)

Spécialiste des médias Ingrid Riocreux met les pieds dans le plat

Dans un livre récent (Les marchands de nouvelles. Essai sur les pulsions totalitaires des médias –  L’Artilleur), Ingrid Riocreux ne va pas jusqu’à traiter les journalistes de « collabos » comme le font souvent les Gilets jaunes, mais elle met les pieds dans le plat. Les reproches sont multiples : ils « manifestent une forme d’allergie à la pensée divergente » ; ils servent facilement « un discours prémâché, avec les mots des collègues, un lexique réduit et idéologiquement orienté » ; ils cherchent à imposer « le mythe de l’objectivité journalistique, cette vaste hypocrisie »…

Ingrid Riocreux donne également quelques leçons au clergé médiatique : « Il faut arrêter d’entretenir la distinction factice et trompeuse entre média d’information et média d’opinions ». Mais surtout, « à partir du moment où il y a sélection, hiérarchisation et formulation de l’information, c’est-à-dire un discours sur le réel, il y a nécessairement une prise de parti » (Le Figaro magazine, 4 janvier 2019).

À Ouest-France, on a les moyens !

Justement on trouve un exemple récent de « prise de parti » dans un billet signé Agnès Clermont, « journaliste à la rédaction de Nantes » (Dimanche Ouest-France, 23 décembre 2018). En 110 lignes, deux intertitres, un titre sur quatre colonnes, un dessin de Chouët, Madame Clermont s’enthousiasme pour le « Pacte des migrations » qui se situe « au confins de deux mondes. Celui de la fraternité onusienne versus celui de la haine populiste ». Certes, la journaliste peut se flatter de parler de ce qu’elle a vécu puisqu’elle se trouvait à Marrakech, le jour de l’adoption du pacte. À Ouest-France, on a les moyens !

Se poser les bonnes questions

Conclusion :  Arnaud Wajdzick et Jérôme Glaize gagneraient à se poser les bonnes questions : pourquoi la vente de nos quotidiens chute-t-elle d’année en année ? Proposons-nous un produit intéressant pour le grand public ? pourquoi traitons-nous les faits divers par-dessus la jambe, par exemple en évitant de donner le nom du délinquant – surtout s’il s’agit d’un immigré ? La littérature d’Agnès Clermont doit-elle être montrée en exemple aux nouvelles recrues ?

Vaste programme pour des gens soucieux de fabriquer une petite soupe tiède. Donc de ne pas se préoccuper des attentes de la clientèle. Or le client est roi.

Bernard Morvan

( 11 janvier, 2019 )

Yves Cochet l’a écrit et personne (ou presque) n’a tiqué : il faut limiter notre nombre d’enfants pour mieux accueillir les migrants

 

Lu sur Boulevard Voltaire ce remarquable article de Gabrielle Cluzel qu’il convient de diffuser au maximum car il montre à quel niveau de stupidité sont tombés certains de nos politiciens !

 

La tribune est passé presque inaperçue. À peine quelques vagues sur les réseaux sociaux. Faut-il que notre société se soit accommodée à cette idée ? Il est vrai que, depuis quelques mois, le message est distillé, chuchoté, susurré sur tous les tons à l’oreille des Français : les enfants polluent, les enfaaaaannts pollueeeennnt, LES ENFANTS POLLUENT ! Écolo militant veut dire zéro enfant. La première fois, on a trouvé ça loufoque ; la deuxième fois, scandaleux ; la troisième fois, agaçant… puis, allez, on s’est habitué. C’est toujours ainsi.

Il faut dire que cette dernière offensive est parue dans un journal sérieux s’il en est – L’Obs – et que l’auteur, Yves Cochet, est un ancien ministre, ancien député, président d’un laboratoire d’idées au nom ronflant : Momentum. Bref, quelqu’un d’important. Mais, surtout, de prodigieusement effrayant.

La théorie, tout d’abord : « Renversons notre politique d’incitation à la natalité. » Il faut « [inverser] la logique des allocations familiales. Plus vous avez d’enfants, plus vos allocations diminuent jusqu’à disparaître à partir de la troisième naissance ! » Et devenir négative ensuite, comme en Chine ? Il ne le dit pas. Pas plus qu’il n’évoque la future cotisation retraite de ces petits « surnuméraires » personæ non gratæ dans leur pays, une fois qu’ils seront devenus grands, si d’aventure le système par répartition existe encore : la logique commanderait qu’elle soit réservée à leurs parents, qui les auront élevés par la seule force de leur poignet et le contenu de leur porte-monnaie.

La « fake news », ensuite : « Il fut un temps où des médailles d’honneur de la famille française étaient distribuées aux familles nombreuses. » Il est vrai qu’il y a là un chapelet de mots bien désuets : médaille, honneur, famille, française…

Pourtant, n’en déplaise à Yves Cochet, elle existe encore ! Le site service-public.fr – mis à jour en mai dernier – l’écrit en toutes lettres : « La médaille de la famille récompense les personnes qui ont élevé dignement de nombreux enfants. »

La conclusion enfin : « Je ne vise pas les pays les plus pauvres, qui font plus d’enfants que les autres. Au contraire. Les pays riches sont les premiers à devoir décroître démographiquement. Ce sont eux qui ont le mode de vie le plus polluant. Par ailleurs, limiter nos naissances nous permettrait de mieux accueillir les migrants qui frappent à notre porte. »

Un cran est franchi. Tous les enfants sont gênants, mais les nôtre sont les pires. Leur vie est moins légitime que celle des migrants (dont il faudra qu’on nous explique pourquoi, une fois installés dans leur nouveau mode de vie, ils ne généreraient pas autant de nuisances écologiques que ceux qui auront été recalés avant même d’être nés)…

« Mes petits sont mignons, beaux, bien faits et jolis sur tous leurs compagnons… » disait le hibou de La Fontaine. Le Français façon Yves Cochet trouve les siens dénués d’intérêt, comparés à ceux d’à côté. Mais pour rester dans le domaine ornithologique, inutile de s’acharner sur Yves Cochet en l’affublant de tous les noms d’oiseaux… il n’est pas le seul de son espèce, cette philosophie tend à contaminer, comme d’habitude sous les jolis atours de l’altruisme, toute une part de l’Occident.

Le film Lion (Oscar® du meilleur film 2017) raconte l’histoire touchante d’un petit Indien de 5 ans qui se perd dans les rues de Calcutta et finit par être adopté après moult péripéties par un couple de sympathiques Australiens jusque-là sans enfant. Parce que stériles ? Non. Parce qu’ayant décidé, sciemment, de ne pas procréer, attendu qu’il y a assez de bambins dont il faut s’occuper à travers le monde.

L’idéologie de la repentance est une poupée russe, une mise en abyme vertigineuse : tous les enfants sont polluants, l’espèce humaine est vraiment vilaine (c’est peu ou prou ce que pensent les vegans), mais parmi eux, ceux issus de l’Occident sont spécialement méchants. On n’en voit pas le fond mais on galope dans cette spirale suicidaire : fouette, Cochet !

Gabrielle Cluzel

Ecrivain, journaliste
( 11 janvier, 2019 )

Le procès du rappeur Nick Conrad a eu lieu

 

Communiqué de l’AGRIF

 

Le procès du rappeur Nick Conrad a eu lieu ce 9 janvier 2019 à la suite de la diffusion de son clip abominable dans lequel il appelle à prendre les blancs et à tuer les enfants dans les couveuses.

A l’audience, Nick CONRAD a prétendu vouloir dénoncer le racisme … anti-noir dans une inversion de ce que les noirs avaient vécu : esclavage, lynchage et ségrégation !

Nos avocats, Jérôme Triomphe et David Dassa-Le Deist ont démonté cette défense. Ils ont  souligné qu’il ne s’agissait pas d’une dénonciation de l’esclavagisme, mais d’un texte d’un racisme inouï appelant aux pires abominations que pourraient perpétrer aujourd’hui contre les blancs des noirs, pourtant accueillis en Europe sans aucun procédé esclavagiste. Ils ont cité notamment plusieurs textes de même tabac de Nick Conrad, sous prétexte d’une vengeance soi-disant légitime, des noirs contre les blancs. Ils ont souligné, et ils ont été les seuls à le faire évidemment, que Nick CONRAD était le produit d’une incessante campagne de victimisation des noirs et de  culpabilisation de l’Occident.

Nick CONRAD s’est bien gardé de rappeler que les noirs n’ont pas été d’abord victimes de la traite par les blancs mais principalement de la traite arabo-musulmane et de roitelets africains vendant leurs frères de sang comme esclaves. Ils ont souligné que Nick CONRAD était l’héritier du suprémaciste noir et raciste anti-blanc Malcom X qu’il cite dans son clip, admirateur du sanguinaire Che Guevara. Ils ont souligné que Nick CONRAD était le fils idéologique d’Houria BOUTELDJA et de Saïd BOUAMAMA et de tous ceux qui opposent les « noirs, arabes et musulmans aux blancs » dans la lignée des auteurs de Nique la France que l’AGRIF a été la seule à combattre.

Pour la première fois de son histoire, la LICRA plaidait aux côtés de l’AGRIF. Il est vrai que, depuis quelques années, la LICRA a reconnu l’existence d’un racisme anti-blanc. La LICRA a pourtant prétendu avoir été la première à le combattre ! En revanche, nos avocats ont souligné l’absence criante de toutes les autres associations prétendument antiracistes et qui ne pratiquent en réalité qu’un antiracisme à sens unique. C’est l’avocat de la LICRA qui a expliqué que ces autres associations avaient décidé de ne pas venir…pour ne pas faire de publicité à Nick CONRAD. Voilà un beau prétexte alors que la publicité a été nationale et la condamnation pour une fois unanime.

Puis le Procureur s’est levé. Alors qu’il a cité deux fois la LICRA, il n’a pas eu un mot pour l’AGRIF, pas même de remerciement, alors que ce sont ses avocats qui ont permis de sauver ses poursuites : ce sont eux qui ont constaté que le procureur avait poursuivi pour une audience à laquelle la prescription aurait été acquise s’ils n’avaient pas fait délivrer une citation interrompant la prescription.

Sur le fond, le procureur a commencé par souligner que la peine demandée tiendrait compte du fait que Nick CONRAD et ses parents (qui disent avoir fait l’objet de menaces de mort à la suite de la provocation au meurtre des blancs par leur fils…) avaient… déjà payé. De fait, il a requis 5.000 € d’amende avec sursis, ce qui équivaut pratiquement à une absolution… à condition de ne pas recommencer !

S’il a stigmatisé la violence des propos, il a trouvé bien des excuses à Nick CONRAD allant même jusqu’à dire que « pendez les blancs était manifestement l’expression d’une vraie souffrance » chez Nick CONRAD !

Surtout, le procureur a dit que ce clip constituait une atteinte à la dignité humaine et une demande d’élimination de toute une population (pendez-les « tous ») mais on se demande bien de laquelle puisque, pas à un seul moment, il ne prononcera le mot de racisme anti-blanc.

Si finalement il a demandé la condamnation, c’est parce que sa dénonciation du racisme anti-noir ne pouvait pas être comprise, faute de distanciation dans son clip. Il n’a pas dit un mot sur les autres textes de haine anti-blancs du rappeur, pourtant rappelés par nos avocats.

Sans surprise, les avocats de Nick CONRAD ont demandé sa relaxe, en prétendant que la race des blancs n’existait pas (après avoir fait remarquer que Nick CONRAD était le seul noir de l’assemblée !) et en invoquant le caractère artistique de son œuvre…

La décision sera rendue le 19 mars.

L’Agrif – 70 boulevard Saint-Germain – 75005 Paris

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