( 30 octobre, 2018 )

L’hypocrisie de la laïcité républicaine :

 

Texte du « Groupe d’Action Royaliste » à diffuser

 

Les républiques en France ont toujours été anticléricales par essence. Depuis la Convention jusqu’à la Cinquième, chacune à leur manière, elles ont lutté de façon acharnée contre la religion catholique.

Celle qui a ouvertement fait de l’anticléricalisme son cheval de bataille fut la Troisième république. Faisons d’ailleurs un petit bilan rapide et non exhaustif des lois antireligieuses qui furent votées durant cette période :

  • 1879 : Exclusion du clergé des commissions administratives des hôpitaux et des bureaux de bienfaisance;
  • 1880 : Suppression des aumôniers militaires. Interdiction aux magistrats d’assister en corps aux processions de la Fête-Dieu. Suppression de l’enseignement religieux dans les examens
  • 1881 : Suppression de l’enseignement religieux dans les écoles maternelles. Sécularisation des cimetières ;
  • 1882 : Crucifix enlevé des écoles. Suppression des aumôniers de lycées. Enseignement religieux interdit dans les écoles primaires.
  • 1883 : Interdiction aux troupes de paraître en corps aux cérémonies religieuses ;
  • 1884 : Suppression des prières à la rentrée du Parlement. Suppression des aumôniers dans les hôpitaux et de l’exemption des clercs du service militaire ;
  • 1886 : Exclusion des congréganistes de l’enseignement public. Organisation de l’école laïque
  • De 1901 à 1904 – Dissolution et spoliation des Ordres religieux. Suppression du crucifix dans les tribunaux. Suppression aux Congréganistes de tout droit d’enseigner.
  • Emile Combe alors ministre de l’Instruction publique et des Cultes, met en pratique ses convictions laïques et fait fermer en quelques jours plus de 2.500 écoles religieuses. Le 7 juillet 1904, il fait voter une nouvelle loi qui interdit d’enseignement les prêtres des congrégations.
  • Le 9 décembre 1905, le député socialiste Aristide Briand fait voter la loi concernant la séparation des Églises et de l’État. La loi s’applique aux quatre confessions alors représentées en France : le catholicisme, les protestants luthériens, les protestants calvinistes et les israélites. Elle clôture 25 ans de tensions entre la République et l’Église catholique, l’une et l’autre se disputant le magistère moral sur la société. La loi de séparation de l’église et de l’état (1905) avait prévu de remettre les bâtiments des églises à des « associations cultuelles », que les fidèles devaient constituer. Avant ce transfert de responsabilité, la loi organisa un inventaire des biens de chaque église.
  • 1907 – Suppression des aumôniers de la marine ainsi que de la formule : « Dieu protège la France », inscrite jusque-là sur les monnaies…
  • Etc…

 

L’hypocrisie de la laïcité républicaine : dans Articles de fond

« La separation de l’Eglise et de l’Etat », septembre 1903. Caricature de Rost ro. De gauche a droite : le general Andre, ?, Camille Pelletan, Jules Guesde , Pierre Waldeck-Rousseau, Pierre Delcasse, Emile Combes, Emile Loubet. Fran ce – 09/1903

Après ce bref bilan, on comprend bien que la religion catholique est un sérieux problème pour la république en France. Mais posons-nous la question : Pourquoi ? Pourquoi la religion catholique est-elle un problème aux yeux des républicains ? Qu’y a-t-il dans cette religion qui les dérange à ce point ? Pourquoi autant d’acharnement à faire disparaître le catholicisme en France ?

La religion catholique est-elle si néfaste que ça pour notre civilisation et son développement ? Pourtant au regard d’un athée, qu’est-ce que la religion catholique si ce n’est une simple doctrine, voire une idéologie dotée d’un système de valeurs, avec pour maître à penser Jésus Christ ? L’article 10 de la charte de Droit de l’Homme de 1789, n’impose-t-il pas de considérer la religion comme n’étant qu’une simple opinion ? : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi. »

Donc dans cette logique, pourquoi interdire cette « opinion » catholique ayant un minimum d’influence dans notre société au même titre que toutes les autres doctrines ou idéologies comme le socialisme, le libéralisme, le communisme, le nationalisme…etc ? Est-ce parce que cette « doctrine » est rattachée à une puissante organisation qu’on appelle l’Eglise ? Est-ce le fait que cette Eglise risquerait d’agir comme une sorte de lobby ou comme une puissance étrangère au sein de notre pays ? Mais dans ce cas-là pourquoi la république tolère-t-elle l’organisation maçonnique en son sein, ainsi que de nombreux autres lobbys ? Est-ce à cause de l’histoire de l’Eglise et de ses épisodes jugés peu glorieux, comme les Croisades, le massacre des Cathares, l’Inquisition, la Saint Barthélémy…etc. Et tout ce que l’imagination peut interpréter de plus négatif ! Pourtant encore une fois de plus si c’est ce seul reproche historique qui est fait à l’Eglise, alors pourquoi la république accepte-t-elle en son sein un parti communiste si l’on en juge la tragédie sanglante que fut cette idéologie au cours du XXème siècle ? Dans « Le Livre noir du communisme » l’historien Stéphane Courtois totalise le nombre de morts liés à cette idéologie autour des 100 millions, alors même qu’elle dura moins d’un siècle d’existence dans les différents pays qui la subirent…

Alors qu’est-ce qui ne va pas avec le catholicisme ? Pour mieux comprendre ou se trouve la problématique, il suffit de prendre connaissance des enseignements du Christ.

 dans Articles de fond

Le problème majeur que pose la religion catholique au regard de la république, c’est son rejet du règne de l’argent. N’oublions pas que l’une des premières choses que firent les révolutionnaires en 1791, a été de supprimer les corporations de métier avec interdiction de les recréer. En sommes, ils appliquaient les conséquences économiques du libéralisme  et l’apparition du prolétariat en fut la conséquence. L’argent devenait la valeur centrale sur laquelle tout se décidait. Alors que le Christ enseigne qu’on ne peut servir deux maîtres à la fois, Dieu ou Mammon ! Il rajoute aussi qu’il est plus aisé pour un chameau d’entrer par le trou d’une aiguille, que pour un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu. (Évangile selon saint Matthieu, XIX, 24)

Léon Bloy dans le « Désespéré » précisait également :

« Tout riche qui ne se considère pas comme l’intendant et le domestique du Pauvre est le plus infâme des voleurs et le plus lâche des fratricides. Tel est l’esprit du christianisme et la lettre même de l’Evangile.»

Avec l’esprit individualiste, base philosophique et anthropologique, il est clair que le christianisme n’a pas sa place dans le monde moderne !

Mais le pire encore aux regards des hommes d’argent c’est Paul Lafargue qui le précisa dans son « droit à la paresse » :

« Sous l’ancien régime, les lois de l’Eglise garantissaient au travailleur 90 jours de repos (52 dimanches et 38 jours fériés) pendant lesquels il était strictement défendu de travailler. C’était le grand crime du catholicisme, la cause principale de l’irréligion de la bourgeoisie industrielle et commerçante. Sous la Révolution, dès qu’elle fut maîtresse, elle abolit les jours fériés, et remplaça la semaine de sept jours par celle de dix afin que le peuple n’eût plus qu’un jour de repos sur dix. Elle affranchit les ouvriers du joug de l’Eglise pour mieux les soumettre au joug du Travail. »

Paul Lafargue – Le Droit à la Paresse – Henry Oriol Editeur, 1883 – p27 et 28

90 jours de repos pendant lesquels il était strictement défendu de travailler. Voilà qui a dû être en effet une abomination au regard d’un patronat du XIXe siècle, héritier des lois révolutionnaires de 1791, réduisant en esclavage le monde ouvrier incluant femmes et enfants, et faisant par jours des heures de travail inhumains, dans des conditions tout aussi déshumanisante…

Voilà ou se trouve, entre autre, le crime du catholicisme. C’est une religion qui, de par son rejet du matérialisme, met un frein à l’esprit d’usure donc au règne du capitalisme libéral.

La république, tout comme la démocratie, sont de ce fait des systèmes idéals pour l’épanouissement du règne de l’argent. Jean-Jacques Rousseau en avait lui-même fait l’aveu dans sa « Lettre à d’Alembert sur les spectacles » (1758). Il écrivait :

« Jamais, dans une monarchie, l’opulence d’un particulier ne peut le mettre au-dessus du prince ; mais, dans une république, elle peut aisément le mettre au-dessus des lois. Alors, le  gouvernement n’a plus de force, et le riche est toujours le vrai souverain. »

-Jean-Jacques Rousseau – Lettre à M. d’Alembert sur les spectacles, Paris, Hachette, 1896 – p172

De plus, la religion catholique est loin d’être anthropocentrique et individualiste, contrairement à ce que prône l’idéologie des Droits de l’Homme, glorifiant un Homme abstrait et le dotant essentiellement de droits sans devoirs !

Les Droits de l’Homme c’est la religion de ceux qui n’en n’ont pas !

Parce que le catholicisme ne favorise pas le règne de l’argent, ni la pratique de l’usure, parce qu’elle n’est pas une religion anthropocentrique et matérialiste, parce qu’elle interdit toute dépravation sexuelle et reconnaît les inégalités naturelles entre les hommes, sauf devant Dieu. Parce qu’elle ne favorise pas l’individualisme, mais prône au contraire la charité. Parce qu’elle considère la vie sur terre comme une préparation aux âmes à la vie éternelle, et non une recherche perpétuelle d’un bonheur hypothétique tinté d’hédonisme issu du monde matériel. Parce qu’elle ne favorise pas non plus le cosmopolitisme, ayant retenu les leçons de la Tour de Babel, mais aussi et surtout parce qu’elle s’oppose à toute considération idéologique de l’Homme en tant qu’homme nouveau sans aide de la Grâce Divine, si cher aux régimes totalitaires. Pour toutes ces raisons, on comprend maintenant pourquoi la république s’obstine à toujours vouloir évincer la religion Catholique de la sphère publique. D’autant plus que la république reposant sur un système de valeurs opposées est donc par essence satanique. Son acharnement contre la religion catholique en est d’autant plus logique. La République repose pour résumer sur l’antique conception du pouvoir de l’homme sur l’homme, en un mot de l’esclavage. C’est la pente sur laquelle se trouve une société dominée par un nouvel ordre mondial, entraînant les populations vers des délocalisations infinies, une soumission aux machines, dénoncée par Bernanos en son temps, et un nouvel esclavage des peuples !

On se rend compte aussi à quel point la déchristianisation de notre pays, nous a rendu faibles et inoffensifs face aux assauts répétés de nos adversaires… Expliquant de ce fait, l’état actuel de notre pays…

Historiquement, la société vers la fin des temps médiévaux s’est détourné de l’invisible, temps où les hommes vivaient humblement, assumaient leurs fautes, aidaient leurs prochain tout comme ils vivaient en communautés. C’était le temps de la féodalité, du respect et de la courtoisie, du sens de la parole donnée. Le matérialisme changea doucement les mœurs, amenant l’individualisme, colporté par la doctrine libérale. Les « Lumières » en firent leur idéologie, comprenant bien que pour réussir à faire pleinement éclore leur « religion » du progrès, il fallait briser la barrière du catholicisme, qui empêchait les hommes de faire du profit sur leur prochain. C’est ainsi que l’idéologie du mal triompha des anciennes structures sociales de l’Ancien régime. Le Roi étant chrétien, il fallut le renverser pour se débarrasser du catholicisme, la nouvelle idéologie triomphante se maquillant de vertu pour dénoncer les inégalités d’hier, afin de convertir le peuple français à ses idées…

Ainsi, pour lutter efficacement contre le catholicisme, la république, fille de la Révolution s’est dotée d’une arme redoutable : la laïcité. Elaborée et pilotée dans l’ombre des « Sociétés de pensée » anticléricales, cette laïcité que la république nous présente essentiellement comme un acte de neutralité de l’Etat et de respect de toutes les religions, s’avère être dans les faits une arme anticatholique particulièrement efficace.

Laissons s’exprimer les grands apôtres de cette laïcité pour s’en convaincre :

Le 24 juin 2003, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, recevait les représentants des obédiences maçonniques françaises. Voici un extrait de son discours : « La franc-maçonnerie a joué un rôle décisif dans l’affirmation du caractère laïc de la République. (…) Historiquement, la laïcité c’est d’abord un combat pour la consolidation de la République contre la religion catholique supposée monarchiste. »

Son propos est parfaitement juste. La Franc-maçonnerie, surtout depuis la Troisième république, a toujours fait de la lutte contre le catholicisme son cheval de bataille. Elle s’est acharnée durablement à détruire le catholicisme en France. Les citations à ce sujet ne manquent pas. Prenons par exemple cette citation d’Emmanuel Arago caractérisant la pensée maçonnique face à l’Eglise : « Plus de Dieu ! Plus d’Église ! Nous devons écraser l’Infâme ; or, l’Infâme, ce n’est pas le cléricalisme, c’est Dieu. Nous devons éliminer de la France toute influence religieuse, sous quelque forme qu’elle se manifeste» Jean Ousset in Pour qu’il règne – Dominique Martin-Morin Ed. Paris. pp. 244-245.

Ce n’est pas pour rien si le pape Léon XIII dans son Encyclique Humanum genus du 20 avril 1884, avait qualifié la Franc Maçonnerie d’association criminelle ! Avant malheureusement de soumettre les catholiques français à son idéologie par le biais du ralliement à la république huit ans plus tard…

On comprend mieux maintenant pourquoi la Femen ukrainienne Inna Shevchenko fut reçue le 14 novembre 2017 par Anne Hidalgo à l’Hôtel de Ville de Paris afin d’y recevoir son “grand prix international” de la laïcité, cérémonie présidée par l’ancien Grand Maître du GODF Patrick Kessel. Ces « salariées » ukrainiennes du riche proxénète Georges Soros, remerciées pour :

  • avoir Sciées une Croix à Kiev,
  • mimées un avortement puis urinées devant l’autel de la Madeleine à Paris,
  • gazées des familles avec leurs enfants défilant lors des Manifs pour tous,
  • tapées sur des cloches à l’intérieur de Notre-Dame de Paris, insulter le pape… Etc.

Le tout dans une ambiance d’hystérie et de slogans outranciers. Cela au nom d’un soi-disant féminisme à la gloire des femmes… Nous n’avons pas les mêmes valeurs, d’autant plus que les femmes doivent se sentir dégradées par de telles représentantes, que nous plaignons par ailleurs. Mais quand l’argent dirige, les êtres humains s’avilissent !

Et Patrick Kessel concluant la cérémonie avec cet aveux : «Nous somme anticlérical, mais pas antireligieux» Au moins c’est dit ! Même s’il est très difficile de croire que l’anticléricalisme n’a pas pour conséquence le sentiment antireligieux… Néanmoins Patrick Kessel associe bien anticléricalisme avec laïcité…

 

Avec Vincent Peillon, ancien ministre de l’éducation nationale du gouvernement Ayrault et disciple de Ferdinand Buisson, on va un peu plus loin : la laïcité devrait être ni plus ni moins qu’une religion. Selon lui, la révolution de 1789 n’a pas fait la révolution dans la morale et le spirituel. Même si à cette époque, certains révolutionnaires avaient lancé les cultes de la Raison et de l’Être suprême, cultes anthropocentriques issus de l’idéologie des Lumières, il faut reconnaitre qu’en dehors de ces délires, la république ne sut jamais remplacer véritablement le culte catholique qu’elle s’acharne à détruire. La morale et le spirituel furent donc laissés momentanément à l’Eglise. Or pour Vincent Peillon, il faut rattraper le temps perdu et reprendre l’idéologie de la Révolution comme de la République qui en accoucha, bref créer une religion républicaine de substitution au catholicisme, et qui serait selon lui, la laïcité :

« Mais comme on ne peut pas non plus acclimater le protestantisme en France, comme on l’a fait dans d’autres démocraties, il faut inventer une religion républicaine. Cette religion républicaine, qui doit accompagner la révolution matérielle, mais qui est la révolution spirituelle, c’est la laïcité. Et c’est pour ça d’ailleurs qu’on a pu parler au début du XXe siècle, de foi laïque, de religion laïque, et que la laïcité voulait être la création d’un esprit public, d’une morale laïque, et donc l’adhésion à un certain nombre de valeurs. »

Or dans cette logique, si la laïcité est une religion qu’en est-il alors des écoles laïques ? Elles deviennent de facto des écoles purement religieuses. Et quel serait le rôle de cette religion laïque au sein des écoles de la république ? Il le précise dans une interview du JDD : « Le but de la morale laïque est de permettre à chaque élève de s’émanciper, car le point de départ de la laïcité c’est le respect absolu de la liberté de conscience. Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix. »

Vincent Peillon interview au JDD le 1er septembre 2012

Voilà ! En sommes, faire de la jeunesse française une jeunesse déracinée, qui après l’avoir arraché à tous les déterminismes, familial, ethnique, social et intellectuel, aurait soi-disant une liberté de choix. Mais alors au final quels choix restera-t-il si ce n’est l’enseignement des valeurs laïco-républicaines enseignées au sein des écoles publiques ? Où se trouve la place des valeurs de la Religion chrétienne et des enseignements de l’Histoire de la civilisation française depuis Clovis ? Nulle part bien évidemment. D’ailleurs on n’enseigne guère plus l’économie sociale des temps médiévaux ni la doctrine sociale de l’Eglise, rejetant l’usure. Et c’est un aveu de plus de la part d’un républicain franc-maçon prouvant que la république n’est pas la France et la France n’est pas la république, que l’existence de l’une inclus indéniablement la disparition de l’autre !

Le message est très clair, la laïcité n’a jamais été neutre vis-à-vis de la religion catholique. Elle est l’outil pour détruire tout catholicisme, le christianisme étant le dernier rempart contre l’exploitation de l’homme sur l’homme, la dernière chance de la liberté contre le libéralisme exploiteur (Voir les travaux de Kaplan : « Le Pain, le Peuple et le Roi : la bataille du libéralisme sous Louis XV »). C’est une lutte acharnée contre les valeurs de notre religion multiséculaire qui forgea l’âme et le caractère de notre civilisation française.

Interrogé en 2014 par le quotidien italien Il Foglio, le philosophe français libéral Pierre Manent ne disait pas mieux : « En France, il s’agit d’une guerre civile : République contre christianisme (…) Ce qu’ils [les gens du pouvoir] nomment la laïcité, c’est la formulation juridique d’une guerre civile remportée par un côté et perdue par l’autre. La France républicaine a subjugué la France catholique et la France catholique l’a accepté. Aujourd’hui nous vivons la suite de cette guerre civile (…)

« La laïcité française a toujours constitué à expulser l’Église de l’espace public, un projet qui a été couronné de succès en offrant aux citoyens un nouveau code moral. Et dans ce projet, l’Église est considérée comme l’ennemie de la République ».

De plus, si on considère, comme le veut la définition officielle, que la laïcité impose toute neutralité religieuse à l’état, alors pourquoi n’y a-t-il jamais eu de séparation de la secte maçonnique et de l’Etat ? La raison se sont les Francs-maçons eux-mêmes qui la fournissent : « La maçonnerie, c’est la République à couvert, de même que la République n’est autre chose que la franc-maçonnerie à découvert. » (Convent G∴O∴ 1894, p. 389).

La raison pour laquelle la république n’a donc jamais cherché à séparer la F∴M∴ de l’Etat est parfaitement clair, car celle-ci est la République !

On comprend mieux aussi cette lutte aussi puérile que stérile des associations de « libres penseurs » contre les crèches de Noël dans les lieux publics au nom de la laïcité. Quoi de plus logique quand on considère la laïcité comme étant une arme anticatholique avant tout. Au final, parler de laïcité républicaine comme étant avant tout une garantie du respect des religions et de la neutralité de l’état, n’est qu’une vaste hypocrisie. Comme nous l’avons vu, la laïcité républicaine n’incite à aucun respect envers la religion catholique. Cette laïcité vise au contraire à faire disparaître toute influence de la religion catholique au sein du peuple français. Le but du mondialisme est de déraciner les peuples, par la déculturation, la délocalisation et la séparation des familles, afin de mieux créer la vaste entreprise mondiale pour le bénéfice d’une minorité vivant de l’usure et de l’appauvrissement généralisé

Quant à la neutralité de l’Etat ripoublicain, on est loin du compte avec ses valeurs sectaires ! Sachant qu’en plus cette laïcité se montre souvent bien moins virulente et même parfaitement conciliante avec d’autres religions exotiques. La République se sert des autres religions comme bélier contre le catholicisme mais attention car les croyants ne respectant souvent que les autres croyants, ils « vomissent » eux aussi ceux qui n’ont d’autres valeurs que le Cac40 ! Ceux qui arborent la laïcité comme bouclier suprême contre le développement de l’Islam en France, devraient y réfléchir à deux fois.

Cette attitude laïcarde ne date pas d’hier, dans le serment de la Ligue d’Action française créée en 1905, on pouvait y lire : « L’esprit républicain désorganise la défense nationale et favorise des influences religieuses directement hostiles au catholicisme traditionnel. » On remarquera la méthode constante de la république pour ce qui est de sa lutte contre la religion catholique, et à travers elle, contre la France ! Bref ! Au-delà des délires malsains de la république, la notion de laïcité reste néanmoins parfaitement valable. Un Royaume de France chrétien, catholique de surcroît, se devra de faire respecter une certaine laïcité. Celle que le Christ lui-même nous a enseigné : « Il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » En somme une distinction parfaite entre le temporel et le spirituel.

Chacun son domaine. La France n’a pas à être une Théocratie, ce n’est pas au Vatican de diriger notre pays. Elle ne peut être non plus une Théocratie car Dieu ne réside pas politiquement sur Terre. Elle sera tout au plus une Nomocratie pour ce qui est des Lois fondamentales sur lesquelles reposent toutes civilisations chrétiennes : le Décalogue. Ne nous leurrons pas non plus sur le fait qu’aucun gouvernement sur terre n’est neutre pour ce qui est du système de valeurs qui les régit. En Vè république actuelle, le système de valeurs qui régit les gouvernements sont : les Droits de l’Homme, la laïcité anticléricale, les valeurs maçonniques issues du philosophisme et de l’anthropocentrisme des Lumières, l’égalitarisme, la liberté abstraite, le cosmopolitisme etc… La Monarchie que nous défendons, possède ses valeurs chrétiennes catholiques, qui viennent du fond des âges et qui dorment en nous. Le Roi en tant que Lieutenant du Christ sur terre, en sera le garant. Le roi, chrétiennement sacré reste indépendant de l’Eglise, l’histoire de France l’enseigne. La grande différence demeure dans le respect des autres ! Même si notre rôle est d’alerter sur les agissements d’organisations comme la franc-maçonnerie, constituant un lobby, il n’en demeure pas moins que notre objectif principal consiste à faire ouvrir les yeux sur la nécessité de construire pour demain, un monde plus juste et équilibré. La vie n’a pas comme finalité le profit sur autrui, il y a autre chose : l’élévation et le service et non le matérialisme et l’esclavage des peuples. Que les grands apôtres du libéralisme apprennent une bonne foi pour toute à respecter les autres civilisations comme les cultures et traditions. Qu’ils cessent d’exploiter les pays, qu’ils arrêtent de délocaliser les peuples. Mais qu’attendre de plus du libéralisme ? Seules les valeurs enseignées par notre grande civilisation chrétienne multiséculaire, permettront l’équilibre entre les êtres. Du respect pour nos valeurs chrétiennes, pas une adhésion obligatoire, voilà la distinction !

La chevalerie sous la monarchie incarnait alors des valeurs, fruits des apports des anciennes religions comme du christianisme. Ces valeurs comme ses mythes dorment au fond de nos consciences et attirent toujours par ses images, les rêves des enfants comme des adultes d’ailleurs. La franc maçonnerie essaie de copier quelques brides de tradition templière sans y parvenir d’ailleurs, le goût du secret est loin d’incarner ce que la chevalerie représentait, l’élévation des âmes au service des autres ne souffrent pas l’orgueil des sectes. Mais qu’importe, il n’est jamais trop tard pour grandir. La terre de France est un creuset où peuvent s’unir toutes les bonnes volontés pour construire un avenir meilleur. Qu’importe les échecs, qu’importe ceux qui se sont trompés, il suffit de voir clair désormais. La foi est un apport qui aide à améliorer les hommes dans le service et l’humilité, que sommes-nous si nous n’aidons notre prochain. Tous unis nous referons un grand siècle si nous le désirons, notre terre comme notre civilisation de la Grèce antique aux mondes celtiques apportent cette lumière vers laquelle la France apportent l’espérance au monde, retroussons nos manches et notre jour viendra !

 

« Les générations actuelles, sont les plus médiocres que la France ait jamais connues. Mais chaque jour qui passe les décime, l’heure viendra où elles rempliront les cimetières, et je me demande si elles seront seulement capables d’engraisser, mortes, une terre qu’elles n’ont pas su défendre, vivantes. La France doit tenir bon jusque-là. J’écris ces lignes sans haine et sans mépris pour ces condamnés. Il faut qu’elles disparaissent pour que disparaissent avec elles les mensonges mortels qui ont hideusement proliféré sur leur médiocrité. »

Bernanos – Le chemin de la Croix-des-Âmes – Gallimard N. R. F. – 1948 – p X

P-P Blancher et Frédéric Winkler

( 29 octobre, 2018 )

PEUR SUR LA VILLE

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DES ELUS CNIP DE METZ

 

Une fois de plus, une fois de trop, une rixe violente a fait 3 blessés au centre-ville de Metz, ce dimanche au matin.
Il ne sert à rien de vouloir cacher la réalité comme on « cache la poussière sous le tapis; elle finit toujours par se rappeler à ceux qui faisaient semblant de ne pas la voir, par naïveté au mieux ou par idéologie…au pire ! Il est désormais temps de réagir, et nous ne  pouvons qu’approuver, même s’il y a mis du temps, l’exigence du maire à solliciter auprès de « qui de droit », pour sa ville, notre ville, des forces  supplémentaires de Police Nationale, notamment..la nuit. En outre, nous lui suggérons à nouveau, et-là, c’est de son ressort propre, d’instaurer rapidement un équipage de la Police Municipale en service de nuit, ceci toujours dans le cadre de leurs missions allouées, venant ainsi en appui de leurs collègues de la Police Nationale. De plus, une enquête aussi s’impose sur les établissements de nuit d’où proviennent ou gravitent autour, les individus et les bandes d’agresseurs. Tous les élus se doivent de mener ce combat, pour rétablir l’ordre et la tranquillité dans la ville.
Enfin, aucun élu, se prétendant vouloir être responsable et  solidaire de ses administrés, ne doit jamais oublier que pour ses derniers, la sécurité est la première des libertés, c’est aussi et avant tout notre vision première.
( 27 octobre, 2018 )

Gérard BEDEL à NANCY

 

 

Très belle soirée en ce 18 octobre à la brasserie « les 2 palmiers ». Public nombreux, intéressé, avec beaucoup de jeunes.

La soirée débuta par une intervention de Philippe SCHNEIDER qui annonça que la fusion officielle des deux mouvements royalistes d’Action Française (Restauration Nationale et CRAF) sera annoncée lors d’une réunion à Paris courant novembre et deviendra effective le 1er janvier 2019. Ce nouveau mouvement aura un organe de presse dénommé « Bien commun » dont le premier numéro paraîtra le 1er novembre 2018. Cette nouvelle fut très bien accueillie par l’assemblée. Il présenta ensuite Gérard Bedel, l’invité de la soirée.

Ce dernier présenta son dernier livre : « le gaullisme, maladie sénile de la droite ». Il a étudié longuement le personnage de Charles de Gaulle, ses écrits, ses actions. Le bilan est pour lui largement négatif pour la France et les Français. Il s’en expliqua largement et bien. Un débat suivit alimenté en particulier par la présence de quelques gaullistes qui présentèrent quelques objections. Débat amical et fructueux qui se poursuivit autour d’un buffet bien garni.

Vous pouvez vous procurer ce livre très intéressant et très utile pour la compréhension de l’histoire récente de la France auprès des éditions de Chiré (www.chire.fr ou BP 70001, 86190, Chiré en Montreuil – tel : 05 49 51 83 04). Prix du livre : 23 €

L.R.

( 26 octobre, 2018 )

Réunion VOSGES ROYALES le 26 novembre

 

 

    réunion-débat des Vosges royales aura lieu

 

       Lundi 26 novembre 2018 à 19h00

        Salle Barbelouze (face à l’hôtel de ville)

                                                                                   à Golbey

                                                                       

Le thème exposé sera

                                           

   « réalité politique du peuple »

( 26 octobre, 2018 )

Silhouettes de poilus piétinées : ils meurent une seconde fois !

 

Lu sur « boulevard Voltaire »

 

La haine de la France semble bien être la caractéristique principale du pouvoir marcronien. L.R.

 

Quelques jours après l’annonce de la commémoration de l’armistice sans citer le nom des huit maréchaux de la Grande Guerre, sans organiser de défilé militaire, on apprend que les silhouettes des poilus, installées à Clichy (92) en leur hommage pour commémorer la victoire de la France, n’ont pas plu du tout à certains. Elles ont été « vandalisées, renversées, piétinées ». « Savoir où ils vivaient, quel âge ils avaient », dit le maire, ne les intéresse pas, ne les émeut pas mais, au contraire, provoque en eux un rejet haineux.

Aujourd’hui à Clichy (60.819 habitants), mais déjà, à deux reprises, en 2016, dans un tout petit village de 248 âmes – Bossan, en Haute-Garonne -, nos poilus, qui furent pour ma génération nos grands-pères et que nos familles nous ont appris à chérir sans même les avoir connus, meurent donc une seconde fois, sous les coups d’antifas antimilitaristes ? De jeunes des banlieues qui haïssent la France ou seulement d’idiots désœuvrés qui vandalisent pour le plaisir ?

Cent ans après qu’ils ont subi la boucherie et l’enfer des tranchées, il paraît donc, selon une source de l’Élysée, que « le sens de cette commémoration n’est pas de fêter la victoire de 1918 ». Cela serait terriblement déplacé et arrogant, n’est-ce-pas, venant d’un président de la République face à une fragile maman Merkel, dont la retenue et l’humilité font la une des journaux depuis son élection ! D’un côté, minimiser la grandeur de la France en n’offrant plus à tous ceux qui sont morts pour elle l’hommage qu’il leur est dû, de l’autre, effacer ses bienfaits et inventer des crimes qu’elle n’a pas commis : c’est cela, la France du banquier mondialiste Macron.

Mais revenons à nos chers poilus. 1,5 million à s’être fait trouer la peau pour leur patrie et pour que leurs enfants ne parlent jamais allemand, 1,5 million de paysans, d’ouvriers, de patrons, d’artisans, d’instituteurs, de médecins, de fonctionnaires, de curés à se battre et mourir, unis par un sentiment patriotique chevillé à l’âme. Une hécatombe au cours de laquelle la France perdit 27 % de ses enfants âgés de 18 à 25 ans. Dont aucun d’eux, jamais, n’aurait fait de doigt d’honneur photographié avec le Président. Et les poilus, ce sont aussi les 15.000 « gueules cassées », les grands mutilés, les infirmes, les estropiés. Avec leurs coups de pied, ce sont eux aussi que ces « jeunes » ont continué de massacrer. Les sans-visage auxquels l’État, pour toute gratitude, ne versera pas de pension d’invalidité, « les blessures de la face » ne donnant droit à aucune aide publique car jugées non invalidantes… Ah, l’État : déjà !

Rien d’étonnant à ce qu’au travers de ce vandalisme de silhouettes où chaque nom et âge sont inscrits, « certains mettent déjà en pratique le mépris total affiché par Emmanuel Macron, qui refuse de commémorer la victoire de 1918 et le sacrifice de nos poilus » (pour reprendre le tweet de Marine Le Pen).

Caroline Artus

 Ancien chef d’entreprise
( 24 octobre, 2018 )

Comment peut-on être Français ?

 

Sur « Politique Magazine »

La France est un pays bizarre autant qu’étrange.

Elle reste une des premières nations du monde, ce qui est en soi un sujet d’étonnement. Car, dans la période récente, le peuple a porté à la fonction suprême successivement un nerveux hyperactif, un cauteleux cynique, puis un adepte solennel du Tout et Son Contraire. Leurs efforts conjoints permettent, aujourd’hui, de dresser un état des lieux impressionnant : on peine à résumer les « avancées » qui ont bouleversé les règles et les usages sur lesquels avaient été fondés les rapports sociaux et la prospérité des temps anciens ! La France, dans le concert des nations occidentales vassalisées par l’empire américain, s’est distinguée par le zèle de ses dirigeants à la transformer en modèle exemplaire de cette révolution lourde et molle. Politique Magazine analyse, commente et scrute ces transformations depuis seize ans. Ce numéro d’octobre est un anniversaire. Une nouvelle équipe dirigeante prend les rênes ; mais votre magazine ne changera pas. Il restera ce magazine que vous aimez et qui tentera toujours de répondre, chaque mois, à cette question cruciale qui est plus que jamais la nôtre : comment être Français ?

Comment être Français quand le Français est réputé coupable, encore coupable, toujours coupable. Pour les « crimes » de ses parents et de ses aïeux, et pour sa difficulté congénitale à comprendre le bien-fondé des pensées « nouvelles ». « Réfractaires », dit la plus haute autorité !

Coupable d’avoir fait des guerres, de les avoir gagnées, et sans doute encore plus de les avoir perdues. Coupable d’avoir imposé sa férule à des peuples qui jusque là vivaient dans l’état d’innocence et de bonté propre à la nature selon Jean-Jacques, coupable de leur avoir apporté ses maladies et ses mauvais sujets en même temps que ses hôpitaux et ses infrastructures, ses techniques et sa langue. Coupable d’avoir pratiqué un temps l’esclavage, qui n’avait perduré depuis la fin de l’empire romain – faut-il le rappeler ? – que dans les sociétés orientales, et coupable d’être l’un des premiers pays à l’avoir abrogé ! Coupable d’avoir tardé à admettre que les textes fondant le droit de la famille devaient valoriser au premier chef les pratiques minoritaires en-dehors de toutes contraintes naturelles ou culturelles. Coupable de ne pas aimer les éoliennes, ni les systèmes d’échange de taxes carbone, si pratiques, pourtant, pour justifier en même temps des investissements colossaux et des profits si faciles. Coupable de ne pas s’enthousiasmer à aimer un « art » qui ne recherche pas le Beau, et qui pourtant permet un stockage de valeur presque plus aérien que les mécaniques boursières automatisées. Bref, coupable de ne pas aimer le Progrès, y compris dans ses aspects les plus déroutants et les plus destructeurs.

Et comment être Français sous le joug d’une triple contrainte étouffante ? Contrainte légale, contrainte sociale, contrainte morale.

Contrainte légale : lorsque les choses traînent, quand non seulement les citoyens mais aussi les parlementaires rechignent à « progresser », les juges se chargent alors de remédier à la situation, en toutes matières. Et la plus haute juridiction de l’État, le Conseil constitutionnel, sorti des limites de son pouvoir, n’hésite pas à l’ouvrage. Le tout sous la tutelle des institutions et juridictions européennes, dont l’action réduit le rôle des gouvernants nationaux à une gestion sans vision et sans ambition, même dans les domaines les plus essentiels.

Contrainte sociale : lorsque des voix discordantes expriment une divergence par rapport à l’opinion « dominante », habilement fabriquée, elles sont rappelées aux « fondamentaux » de la démocratie programmée et obligatoire, la liberté ayant quand même des limites ! Si ces voix persévèrent dans la défense de valeurs, et surtout d’intérêts, qui se révèlent contraires à la croyance dominante et surtout aux intérêts des dominants, elles sont mises au rancart. Le conformisme est de rigueur.

Contrainte morale : comme dans toute classe, il faut faire régner la discipline, désapprendre les mauvaises habitudes et valoriser les bases de la nouvelle sociabilité. Et, pour cela, les « grands » médias, écrits, parlés et audiovisuels sont requis. L’esprit critique n’est plus la valeur de référence. Ce qui compte, c’est de respecter « les codes ». Et surtout « le nouveau code », qui n’est pas de gouverner en cherchant à faire valoir ce qui relève du bien commune et de l’intérêt national. Non, mais de gouverner en désignant les méchants, nation ou famille, Russie ou Syrie, et de faire silence sur les sujets qui fâchent, Chine et Turquie, islam et islamisme, violences et pauvretés, peuple et libertés. La règle est de proclamer la vision universelle et de ne plus traiter du réel national, ce bagage encombrant.

Politique magazine est un mensuel d’information et d’opinion. Il ne joue pas sur des manichéismes faciles. Il s’attache à analyser des faits et des situations pour contribuer à éclairer ses lecteurs, dans la période de périls qui se précise. En faisant appel à leur jugement, à leur intelligence, à leur curiosité ; afin de rechercher ce qui peut contribuer à construire un avenir pour la France et les Français ; en n’écartant ni les véritables novations, ni la véritable tradition. En n’écartant que les contraintes étouffantes.

Politique magazine est un espace de liberté qui a été pensé et construit par une équipe fondatrice. C’est dans cette voie que nous poursuivons maintenant la publication, après une phase économiquement difficile qui est sans doute la rançon de l’indépendance. Faites connaître Politique magazine, envoyez-nous vos commentaires, ensemble nous ferons grandir ce nécessaire espace de liberté.  

Jean Viansson Ponté
Politique magazine – Octobre 2018
( 24 octobre, 2018 )

Un si grand soleil : la série pour endoctriner les Français… et, en plus, ils jouent comme des pieds

 

Lu sur « boulevard Voltaire »

 

Après Plus belle la vie, voici Un si grand soleil. La suivante, puisque l’adverbe d’intensité semble être de règle, devrait s’appeler Tellement bébête, la série. Les Espagnols, assez doués dans le domaine des fictions télévisées, peuvent dormir sur leurs deux oreilles : aucun risque que les nôtres ne leur fassent de l’ombre.

D’abord parce que, soyons francs, elles sont jouées comme des pieds. Le Huffington Post a ainsi fait tourner un extrait, pour ceux qui ne seraient pas vissés à 20 h 40 devant France 2, en précisant que celui-ci avait « fâché la Manif pour tous » : il dure moins de 30 secondes, mais il n’en faut pas plus pour saisir la complexité de l’intrigue digne du Club des Cinq et le passage secret et discerner les (très) méchants des (très) gentils. Les acteurs peinent à réciter leur leçon ; pour leur défense, il est vrai que la grande binarité de celle-ci ne laisse guère de place à la créativité théâtrale :

Personnage 1 (scrutant une photo dans son téléphone) : « C’est le maire adjoint de Berargue ! »
Personnage 2 (dégoûté) : « Mais ce n’est pas une mairie d’extrême droite, ça ? »
Personnage 1 (encore plus dégoûté) : « Oui ! Et lui, c’est le profil du catho tradi ! Il est proche de Sens commun, tu vois le genre ! »
Personnage 2 : (encore tellement plus dégoûté) : « Ah ouais ! »
Personnage 3 (candide) : « C’est quoi, Sens commun ? »
Personne 2 (écœuré) : « Ben t’sais, c’est un mouvement euh Manif pour tous, pfffft, Manif pour tous… enfin, manif CONTRE tous ! »
Personnage 3 (choqué, yeux exorbités) : « Ah, mais ça veut dire qu’il est contre l’homosexualité, alors ! »
Personnage 2 (hochant la tête, encore plus écœuré) : « Ah, ça ! »
Personnage 3 (encore plus choqué, incrédule) : « Mais je ne comprends pas ce que Jo fait avec un type pareil ! »

Dans ce name-dropping manquent évidemment encore quelques mots-clés, comme Éric Zemmour ou prêtre pédophile, mais il faut en garder pour la suite, la série ne fait que commencer, olé !

Ensuite, parce qu’elles sont évidemment inexportables, les obsessions mono-maniaques des scénaristes, très franco-françaises, n’ayant guère de chances d’être comprises à l’étranger. Si l’on se sent obligé d’expliquer au téléspectateur français, dans l’hypothèse où le matraquage des dernières présidentielles lui aurait échappé, ce qu’est Sens commun, quid de celui péruvien ou suédois ?

Enfin, parce que la chute est déjà pliée, le suspense mort-né, la surprise impossible. Le coupable est déjà désigné : l’affreux, l’abominable, le fourbe, l’opportuniste, l’homophobe, etc., maire adjoint de Bérargue !

Sauf si, évidemment (c’est la seule option), cet homme se trouve être prisonnier d’un horrible maître-chanteur à pull en V et petites lunettes catho-tradi-sens-commun-manif-pour-tous qui a les moyens de le faire chanter et se sert de lui pour devenir… le maaaaaîîîîître du monde ! Mes amis, quel retournement haletant de situation !

Mais la qualité de la série importe assez peu, laissons cela aux chaînes commerciales. L’objectif est tout autre. Il est simplement de distiller – soyez remerciés pour vos impôts – la leçon de catéchisme du soir aux Français réunis : vous avez bien compris, les petits ? Répétez après moi : Sens commun très vilain, catho pas beau…

Le site toutelatélé.com, qui recense les audiences, nous apprend aujourd’hui qu’Un si grand soleil est en difficulté. Peut-être parce que les Français sont moins niais que ses producteurs l’avaient imaginé ?

Gabrielle Cluzel

 Ecrivain, journaliste
( 24 octobre, 2018 )

Politique magazine numéro d’octobre: « Un Islam de France ? » Un nouveau départ pour Politique Magazine

 

Au sommaire de ce nouveau numéro :

La Ve République, 60 ans.

Le Brexit, la France et l’Union Européenne  

Hommage à Jean Piat

Et aussi dans ce numéro…  54 pages d’actualité et de culture !

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Sommaire du mois

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( 23 octobre, 2018 )

Mise en concertation de l’utilisation de la force nucléaire française avec l’Allemagne ?

 

Paul-Marie Coûteaux nous alerte. Si cela se vérifie, nous aurons confirmation qu’Emmanuel Macron veut bien la disparition de notre pays.

 

Mise en concertation de l’utilisation de la force nucléaire française avec l’Allemagne ?  dans actualités

Paul-Marie Coûteaux @pmcouteaux

Information exclusive : se tient demain au Ministère des Armées, sous la Présidence du Chef d’Etat Major des Armées ( CEMA ) une réunion sur la « mise en concertation, avec notre partenaire allemand, de l’utilisation de la force nucléaire française ». Affaire gravissime. 

( 23 octobre, 2018 )

« Personnes LGBT » ? Honte et misère de l’expression postmoderne

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

 

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Pour dire les choses simplement, nous sommes passablement fatigués d’entendre parler indéfiniment par la nébuleuse prétentieuse et sotte des médias audio-visuels, de personnes LGBT

Vous croyez que des personnes peuvent s’appeler LGBT ? Comme un matricule en prison, comme une marque au fer rouge dans les camps de concentration ou au goulag, comme un substitut aux patronymes interdits dans le Cambodge de Pol Pot, comme la SNCF ou la RATP ? Comme le CAC 40 ou le G 20 ?

Quel mépris pour les personnes ! Quel abaissement ! Quelle réduction ! Quel manque d’épaisseur et de substance infligé aux personnes dans leur vraie et entière substance ! Et quelle médiocrité, quelle misère !

870x489_homophobie3.jpgNotre époque sera sans-doute, de toute l’Histoire, celle qui aura le plus stupidement exalté la personne humaine, ses droits, sa dignité, et tout cet attirail de mots creux. Mais ce sera aussi celle qui l’aura le plus dépouillée, abaissée, réduite à l’épaisseur d’un papier à cigarette.

La modernité ? La postmodernité ? Il n’y a vraiment pas de quoi s’en gargariser.

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