( 2 novembre, 2017 )

L’AFP et 20 minutes condamnés pour avoir fabriqué des faits contre le FN.

 

 

Lu sur « le Réveil Français »

 

Aucun média n’en parle

 

Vu sur : La gauche m’a tuer, écrit par : Rédaction du blog : Dreuz Info
Bon , on peut ne pas être d’accord avec un grand parti d’opposition, mais on sait depuis longtemps que la presse n’est pas objective, la preuve, elle écrit et recopie sans vérifier ce que lui dicte l’AFP. Il apparait clairement que les partis et mouvements patriotes jouissent d’un régime particulier en matière de relais d’information.

 

L’AFP et 20 minutes condamnés pour avoir fabriqué des faits contre le FN. dans actualités AFP

’Agence France-Presse et le quotidien 20 minutes ont été condamnés le 19 octobre pour avoir inventé des faits dans le but de salir le Front national.
L’AFP a été condamnée pour une dépêche datée du 5 avril 2016 et titrée «Panama Papers : la liste des pratiques fiscales opaques s’allonge, le FN et la Société générale épinglés», alors que, relève le tribunal correctionnel de Paris, l’article du Monde sur lequel l’AFP base sa dépêche, « n’évoque ni ne suggère aucune implication du FN ».
20 minutes a lui été condamné pour le sous-titre d’un article du 5 avril 2016 indiquant «Fraude : le système dénoncé aurait été utilisé par le FN pour sortir de l’argent de France au moyen de sociétés-écrans et de fausses factures». Mais, dit le tribunal, «aucun élément de nature à caractériser l’utilisation d’un système offshore par le FN » n’existe nulle part.
L’affaire est si importante, venant d’une agence dont les médias tirent leurs informations en toute confiance, que la presse a décidé de ne pas en parler du tout.
Mise au point
Personne ne m’accusera de soutenir le Front national, mes objections contre ce parti politique sont de notoriété publique, elles sont à la fois anciennes, nombreuses et solidement argumentées, mais il ne me viendrait pas à l’idée de mentir pour salir le FN, ce qu’ont fait l’Agence France-Presse et 20 minutes, sans doute parce qu’ils considèrent comme un devoir moral de protéger les Français contre la tentation du Front national, ce qui n’est pas leur rôle, faut-il le rappeler dans cette époque où la frontière entre rapporter les faits honnêtement et avec objectivité et exprimer son opinion a été effacée par les salles de rédaction.
L’AFP, c’est la mort de la démocratie
Au lieu de rapporter cette confondante affaire aux retentissements incalculables sur les fondements de la démocratie, à savoir le droit de tout citoyen à une information honnête et non partisane afin d’exercer sans influence son droit de vote, vos médias tous bien noté par le Décodex du Monde ont préféré couvrir une affaire bien plus importante pour la survie de la société : Marine Le Pen a été augmentée de 2000 € !
Que signifie cette condamnation
Les responsables de la publication de l’AFP et de 20 Minutes ont été reconnus coupables de «diffamation publique», à savoir que le tribunal a reconnu qu’ils ont inventé que le Front national était coupable d’actions immorales et répréhensibles tout en sachant qu’ils les inventaient, ceci dans le but de porter atteinte à sa réputation.
Un code civil qui détruit la liberté d’expression quand il devrait la protéger
En France, les condamnations de ce genre sont extrêmement légères parce que le droit est mal fait.
D’une part, le montant de la condamnation n’est pas proportionné au dommage, donc la réparation ne répare pas grand-chose.
Ensuite, une personne qui dit avoir subi un préjudice n’a pas à le démontrer, ce qui ouvre la porte à une réduction dramatique de la liberté d’expression. Il suffit que quelqu’un dise avoir subi un préjudice pour qu’un juge condamne celui qu’il accuse. Le juge n’a pas le droit de se demander si le préjudice est réel ou s’il a est inventé ! Il n’a pas le droit de se demander si l’accusation n’est pas destinée à faire taire un opposant ou une opinion qu’il n’aime pas !
Les diffamateurs ont donc été condamnés à des amendes infiniment faibles par rapport au mal qu’ils ont fait au parti dit d’extrême droite (pour moi, il s’apparente à un parti sérieusement à gauche doublé de nationalisme) : 1 000 euros d’amende et 2 000 euros de dommages et intérêts à verser au Front National (FN), ainsi que 2 000 euros chacun pour les frais de justice. Dire que ces montants sont ridicules pour une agence qui encaisse 300 millions de chiffre d’affaires par an, a quelque 5000 clients/médias qui pour beaucoup ont reçu la dépêche infâme, se passe de démonstration.
Conclusion
Le mensonge de 20 minutes mais surtout de l’AFP, doublé de la couverture du mensonge par les grands médias, enfonce les derniers clous dans le cercueil de la neutralité du journalisme.
Mais comme me disait mon père, celui qui te ment une fois, honte sur lui, celui qui te ment deux fois, honte sur toi.
J’ai par exemple assez peu d’indulgence pour ceux qui savent, preuves en main, que l’AFP manipule, désinforme et ment toute l’année sur le conflit du monde arabe contre Israël, et avalent sans discernement les calomnies qu’elle écrit sur le Président Trump.
En savoir plus sur http://lagauchematuer.fr/2017/10/20/lafp-et-20-minutes-condamnes-pour-avoir-fabrique-des-faits-contre-le-fn-aucun-media-nen-parle/#Ee5koKtjTCP7Q6ET.99

 

( 2 novembre, 2017 )

C’est bien, d’être de gauche. On peut mettre ses neurones sur off

 

Lu sur « le Réveil Français »

 

« Ça doit être sympa, d’être de gauche. D’être du côté des gentils, des bons, du bien, de ceux qui ont toujours raison.

 

Vu sur : Boulevard Voltaire, écrit par : Gabrielle Cluzel
Ceux qui sont dans le bon camp, car il est bien connu que l’on peut être soi de gauche ou fasciste., ont décidément la vie belle. Ils peuvent commettre les pires ignominies, et ils ne se gênent pas, ils auront toujours la mansuétude des média, lesquels depuis longtemps ont abdiqué de leur honnêteté et de leur professionnalisme. C’est ainsi, ils sont les bons et leurs opposants sont les méchants..

 

C’est bien, d’être de gauche. On peut mettre ses neurones sur off dans actualités Gabrielle-Cluzel-300x168

Christine Boutin vient de se retirer de la politique. Beaucoup de remerciements, bien sûr, mais il faut lire, aussi, les injures que cette annonce suscite. Il faut voir les seaux d’immondices que des anonymes, bien planqués derrière les volets occultants des réseaux sociaux, lui déversent sur la tête. Comme à chacune de ses interventions, d’ailleurs. Et elle, stoïque, ne répond rien. Peu ou prou comme Ludovine de La Rochère, et avec le même flegme, elle subit quotidiennement les flèches hargneuses, graveleuses, misogynes, ordurières, insultantes… de ceux-là qui arborent, deux tweets plus bas, le plus sérieusement du monde, le hashtag #BalanceTonPorc. Si Christine Boutin devait balancer tous les porcs qu’elle a, malgré elle, côtoyés, il ne suffirait pas d’une journée.
C’est chouette, d’être de gauche. On peut être schizophrène, de la plus grossière mauvaise foi… et se sentir dans son bon droit.
On dénonce, donc, le harcèlement sexuel, avec des airs douloureux de rosière outragée, mais – on ironise – « faut-il que vous ayez le front bas et l’esprit puritain ! » – on s’indigne avec effroi – « Goebbels, va ! » – si vous suggérez qu’on pourrait commencer par balancer (à la poubelle ou, en tout cas, hors de l’espace public) ces « œuvres d’art » autoproclamées imposant au passant un regard aussi poétique sur la femme et la sexualité que le « vagin de la reine », le plug anal ou, récemment, devant Beaubourg, « Domestikator » (sic).
C’est bien, d’être de gauche. On peut mettre ses neurones sur off, son cerveau en vacances, déserter toute réflexion critique en laissant simplement une alarme qui détecte les effractions dans la maison pensée unique : elle fonctionne avec quelques mots clés, s’appelle réductio ad hitlerum (ou, variante, ad FNum, ad LMPTum, ad SensCommunum) et, quand elle couine, fait un boucan de tous les diables. Aucune chance que le brigand téméraire – suicidaire ? – tente une nouvelle incursion.
C’est commode, d’être de gauche, parce qu’on fait sa propre loi. Robin de La Roche l’évoquait, hier, avec l’éloquence qu’on lui connaît : on peut publier, à l’instar d’Europe 1 sur l’Action française, les plus grossières Fake News – imaginons, mutatis mutandis, un fiché S soupçonné de passer à l’action qui aurait un court moment fréquenté telle mosquée, puis l’aurait quittée ne la trouvant pas assez « radicalisée »… que dirait-on du journal qui oserait titrer : « Enquête sur cette mosquée islamiste qui fomentait un attentat » ? – et continuer à plastronner sans complexe, auréolé du Décodex.
Ça fait rêver, d’être de gauche. Ou pas. Le joker permanent qu’est l’anathème est mère de l’indigence intellectuelle la plus crasse. Plus besoin de réfléchir, de justifier, de traquer in petto ses propres incohérences avant de s’exprimer, puisqu’on ne démontre plus : on assène. On tient les autres licou serré, mais on se laisse aller, pour soi, avec paresse – qui jugerait les juges ? – à la pensée relâchée.
Leur tyrannie intellectuelle aura eu cet effet purificateur de forcer le camp qu’ils exècrent à l’exigence, l’honnêteté, la rigueur, car observé, surveillé, matraqué, celui-ci n’a pas le droit à l’erreur. Et c’est sans doute le meilleur service qu’ils lui auront, involontairement, rendu. »
( 1 novembre, 2017 )

La Pologne parle de totalitarisme sournois après la décision du Conseil d’État

 

 

Lu sur « boulevard Voltaire »

 

Le ridicule ne tue pas, mais il nuit.

Après toutes les attaques d’Emmanuel Macron contre le gouvernement polonais au prétexte qu’il porterait atteinte à la démocratie et aux « valeurs européennes », la décision du Conseil d’État d’obliger la commune bretonne de Ploërmel à enlever la croix surmontant une statue de Jean-Paul II érigée en 2006 ne pouvait pas passer inaperçue au pays du pape polonais. Sur son compte Twitter officiel, le Premier ministre Beata Szydło a fait, le 28 octobre, une proposition inhabituelle pour défendre l’intégrité de la statue : la faire venir en Pologne « sous réserve de l’accord des autorités françaises et de la communauté locale ».

Voici le texte de la proposition, à méditer par l’arrogant locataire de l’Élysée :

« Jean-Paul II disait que l’Histoire nous apprend que la démocratie sans valeurs se transforme en totalitarisme sournois. Ce grand Polonais, ce grand Européen, était un symbole de l’Europe unie chrétienne. La dictature du politiquement correct, de la laïcisation de l’État, fait de la place pour des valeurs qui nous sont culturellement étrangères, qui conduisent à terroriser les Européens dans leur vie quotidienne. Le gouvernement polonais va s’efforcer de sauver la statue de notre compatriote de la censure et nous proposerons qu’elle soit transportée en Pologne. »

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Les commentaires sont nombreux sur les bords de la Vistule, mais l’on peut encore signaler celui du ministre de la Science et de l’Enseignement supérieur, qui est aussi vice-Premier ministre. Contrairement à Beata Szydło, Jarosław Gowin n’est pas membre du PiS et il a même été ministre de la Justice sous Donald Tusk. Il fait très justement remarquer que « si cette croix disparaît vraiment, elle sera remplacée d’ici une quinzaine d’années par un croissant », et que « l’Europe commet un suicide moral et spirituel en enlevant la croix de l’espace public », même si « cela ne concerne heureusement pas encore la Pologne ni les nouveaux États membres de l’Union européenne ». Rappelant que le christianisme est le fondement de l’Europe, Gowin constate que « se couper de ce fondement entraîne une dérive de l’Europe qui devient l’homme malade du monde contemporain ».

Jarosław Gowin le reconnaît, la proposition du Premier ministre de faire venir ce monument en Pologne sera bien évidemment rejetée par le gouvernement français, « mais il est important que dans le débat public européen une voix se fasse entendre pour appeler à la raison ». Il n’y a d’ailleurs pas qu’en Pologne que la croix de saint Jean-Paul II à Ploërmel fait parler d’elle. Une école de la banlieue de Budapest, en Hongrie, s’est déjà portée candidate pour l’accueillir chez elle.

La décision du Conseil d’État, plus haute juridiction administrative française, pose encore un problème : celui de la soumission notoire de cet organe judiciaire au pouvoir exécutif. Les reproches du Président Macron à la Pologne étant officiellement motivés, entre autres choses, par les réformes du PiS accusées de remettre en cause l’indépendance de la justice polonaise, il n’est pas bon pour l’image de la France à l’étranger, en particulier en Europe centrale et orientale, que notre Conseil d’État fasse ainsi parler de lui en ce moment. Un journal polonais proche du PiS remarquait d’ailleurs, lundi matin, que le Président Macron, si prompt à donner des leçons de démocratie à la Pologne, avait refusé la semaine dernière de « donner des leçons hors de tout contexte » sur les droits de l’homme au président égyptien Al-Sissi en visite officielle à Paris. « De la même façon que je n’accepte qu’aucun autre dirigeant ne me donne des leçons sur la manière de gouverner mon pays […], je crois à la souveraineté des États », a déclamé notre champion du « en même temps ».

Français expatrié en Pologne depuis 1993, correspondant du quotidien catholique français Présent, contributeur du site Visegrád Post, collaborateur de l’hebdomadaire conservateur polonais Do Rzeczy et commentateur du quotidien Gazeta Polska Codziennie.

Le ridicule ne tue pas, mais il nuit.

( 18 octobre, 2017 )

Les Russes décapitent al-Nosra en Syrie

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Le Front al-Nosra a longtemps été le fer de lance de la mouvance islamiste en Syrie. A la pointe des combats dès 2012, il s’est imposé comme le plus puissant (et le plus cruel) des nombreux groupes de combattants islamistes qui se faisaient une concurrence féroce. Son affiliation à Al-Quaïda (la nébuleuse créée par Ben Laden) contribuait beaucoup à son prestige dans les milieux sunnites radicaux.

L’émergence de Daesh en 2013, et les succès initiaux de celui-ci, allait l’affaiblir durablement. Plusieurs milliers d’hommes l’ont alors abandonné au profit de l’Etat islamique, attirés par la création du califat et…par une solde bien supérieure. Les méthodes de terreur et de barbarie différaient peu.

Son point d’ancrage territorial dans la Province d’Idleb (au nord-ouest de la Syrie) va lui permettre de passer ce cap difficile.

Il va d’abord se lancer dans une vaste opération de communication que les medias occidentaux relaieront complaisamment : il change de nom et devient Fatah al-Cham (Cham étant un nom antique désignant la Grande Syrie, englobant donc le Liban, la Palestine et la Jordanie). Parallèlement, il rompt avec Al-Quaïda et s’allie avec d’autres groupes islamistes. Il contribue enfin au recrutement des fameux Casques blancs, ces secouristes soi-disant neutres que l’Occident honorera avec une naïveté confondante.

Aujourd’hui, sous le nom de Tahrir el-Cham, c’est bien Al-Nosra qui règne sur la Province d’Idleb.

Hormis quelques bombardements syriens et quelques frappes ciblées des Américains ou des Russes, la région était relativement épargnée par les combats. L’armée syrienne et ses alliés chiites avaient certes d’autres priorités (Alep et maintenant Deir ez-Zor) mais surtout, les Russes en avaient fait le réceptacle des combattants islamistes de toutes tendances qui avaient accepté de se rendre.

Récemment encore, plusieurs centaines de combattants islamistes ont quitté sous bonne escorte des enclaves qu’ils contrôlaient le long de la frontière libanaise pour rejoindre Idleb, avec familles et armes légères. Le régime syrien n’a jamais vu d’un très bon œil ces transactions, mais les Russes considèrent que c’est la façon la plus économique de nettoyer définitivement des poches islamistes, toujours difficiles à éradiquer maison par maison.

Dans les zones de « désescalades » (une sorte de cessez-le-feu) mises au point par les Russes, Idleb figure en quatrième position (les autres sont la Goutha, près de Damas, la frontière jordanienne et la région de Homs).

Bien sûr, les terroristes d’al-Nosra sont exclus de ces accords de désescalades qui ne concernent donc que les autres groupes, notamment ceux qui sont soutenus par les Turcs. L’idée des Russes est bien évidemment de créer des tensions entre islamistes et de sécuriser d’abord les villes stratégiques du pays.

Pour surveiller l’application de l’accord concernant Idleb, Turcs et Russes se sont mis d’accord lors de la conférence d’Astana il ya quelques mois : les groupes soutenus par Ankara surveillent le nord et une police militaire russe le sud.

Mais récemment, al-Nosra a tenté de percer les lignes russes et syriennes au sud, a repris quelques villages à l’armée syrienne et a menacé la ville d’Hama. Idleb ressemble de plus en plus à une nasse, et al-Nosra l’a bien compris.

L’aviation russe a mis bon ordre à cela mais une quarantaine de policiers russes se sont retrouvés encerclés et ont dû se défendre avec acharnement pendant plusieurs heures avant d’être dégagés par des hélicoptères.

Pour l’armée russe, même si elle ne déplore que des blessés dans ses rangs, l’affront devait être lavé.

Une réunion au sommet entre les principaux chefs du groupe terroriste s’est tenue quelques jours plus tard. Les Russes l’ont su et al-Nosra l’a payé cher : douze dirigeants tués par un bombardement parfaitement dirigé. Le sort du numéro un, Abou Mohamed al-Joulani, reste incertain mais il serait soit mort, soit grièvement blessé (un bras ou une main en moins selon les sources).

Cette opération, qui décapite provisoirement al-Nosra, en dit long sur le niveau d’infiltration des mouvements islamistes par les Russes…

Concluons sur cette dernière information intéressante : la majorité des policiers russes attaqués étaient musulmans, issus des républiques caucasiennes du sud, dont nombre de Tchétchènes fidèles à Moscou..

Antoine de Lacoste

( 16 octobre, 2017 )

Le cynisme européiste d’Emmanuel Macron

 

Editorial de l’Action Française 2000 n° 2963 du 05 Octobre 2017.

 

Une Europe souveraine, unie, démocratique  »  : le titre du discours de Macron à la Sorbonne, le 26 septembre, suffit à prouver le tour de passe-passe, comme hier la «  fédération d’États-nations  » inventée par Jacques Delors – une fausse synthèse d’éléments inconciliables pour faire passer la pilule. Selon Delors, une Europe fédérale ne remettait pas en cause l’indépendance des nations, puisqu’elle préservait les États, ce qui était évidemment contradictoire  ; selon Macron, il convient d’attribuer à l’Europe les attributs de la nation  : la souveraineté, l’unité et un régime politique – la démocratie – reposant sur l’existence d’un imaginaire demos européen. Opposées en apparence dans leur formulation, les deux supercheries, aussi fédéralistes que ringardes, sont identiques. Macron regarde l’avenir dans le rétroviseur des «  pères fondateurs  ». Comme s’il s’était trompé d’époque. Comme s’il n’avait pas vu que l’Europe ne fait plus rêver des peuples qui, d’ailleurs, y ont toujours vu autre chose que leurs voisins  : pour les démocrates-chrétiens, surtout français, la garantie de la paix en sortant de l’histoire grâce à la constitution d’un ersatz de chrétienté  ; pour d’autres, notamment les Allemands, la possibilité de retrouver à plus ou moins long terme “leur” suprématie continentale – la «  destinée manifeste  » à la sauce germanique  ; pour d’autres encore, une assurance-indépendance contre un voisin – russe – jugé par nature menaçant. Et pour beaucoup, la possibilité d’appartenir à un club économique et monétaire permettant d’assurer leur développement, appartenance qui, ayant ses contraintes, peut se retourner en cauchemar car l’Europe est tout sauf solidaire – les Grecs l’ont appris à leurs dépens. Quant au Royaume-Uni, qu’il ait été dehors ou dedans (mais toujours à moitié), il est fidèle à la doctrine de Churchill  : le projet européen, c’est bon pour les nations continentales.

Histoire, identité et horizon

Macron a beau pérorer que l’Europe est «  notre combat  », «  notre histoire, notre identité, notre horizon  », il mêle là encore une platitude – l’Europe est en un sens «  notre histoire  » – à deux affirmations idéologiques. En quoi serait-elle «  notre combat  » – Quel «  citoyen  » européen serait prêt à mourir pour Gdansk davantage que pour Dantzig  ? – ou «  notre identité  »  ? Comme s’il existait une identité européenne préexistante aux identités nationales qui n’en seraient que les déclinaisons alors que, bien au contraire, l’identité européenne n’a jamais été que le carrefour des identités nationales. Non, évidemment, que ce dialogue n’ait eu d’incidence sur la culture de chacun des peuples qui y ont, inégalement du reste, participé dans l’histoire. Mais jamais ce dialogue n’a fini par constituer le brouet insipide d’une identité européenne. Enfin, en instituant l’Europe comme «  notre horizon  », Macron rétrécit singulièrement celui de nations historiques comme l’Espagne, le Portugal, le Royaume-Uni (dont il justifie ainsi la sortie) ou évidemment la France, dont les horizons se confondirent toujours avec la terre entière – reculant, comme il se doit, au fur et à mesure que ces nations avançaient. «  Notre horizon  » ne saurait se limiter au «  petit cap du continent asiatique  » (Paul Valéry).

Macron a évoqué les «  pères fondateurs  », eux qui, instrumentalisant le traumatisme de deux guerres mondiales dont les nations furent avant tout les victimes et à peine la cause occasionnelle, conçurent aussitôt leur projet comme un asservissement du politique à l’économique au plus grand profit de l’hégémonie américaine. Il est vrai que c’est de cette idéologie matérialiste que Macron est le héraut. Idéologie consumériste qui constitue le brouet insipide européen que nous évoquions à l’instant. C’est pourquoi, disciple de Monnet, il veut explicitement substituer le «  débat scientifique  » au «  débat politique  » et abandonner l’Europe aux «  experts  », c’est-à-dire aux lobbies.

Un souverainisme de repli  ?

Aussi, après Mitterrand à Strasbourg en 1995 – «  le nationalisme, c’est la guerre  » –, a-t-il beau dénoncer en «  continuateur  » plus qu’en «  révolutionnaire  » (Pierre-André Taguieff) «  nationalisme, identitarisme, protectionnisme, souverainisme de repli  », «  idées qui se présentent comme des solutions préférables  » auxquelles il avoue, deux lignes plus haut, préférer «  les bourrasques de la mondialisation  »  : ses propos n’en font que mieux ressortir son aveuglement et son cynisme. Aveuglement devant la résurgence, partout dans le monde, singulièrement en Europe, d’un besoin d’identité face, précisément, aux dégâts culturels, plus encore qu’économiques, du mondialisme. Car avant d’être des «  idées  », «  nationalisme, identitarisme, protectionnisme, souverainisme de repli  » traduisent un besoin de persévérer dans l’être auquel c’est le mondialisme, par ses ravages, qui risque de donner un visage peu amène – et le succès relatif de l’AFD en Allemagne n’est pas forcément pour nous réjouir. Il en est de même du faux nationalisme catalan, sur fond d’égoïsme économique  : que traduit-il sinon un “chacun pour soi” que le mondialisme favorise  ? Macron est dans le domaine des idées, ou plutôt de l’idéologie. Aux prétendues idées de repli, il oppose une Europe qui «  ne vivra que par l’idée que nous nous en faisons  ». Idée en l’occurrence sonnante et trébuchante, puisqu’elle consiste à faire de l’Europe un open space – parlons macronien – du mondialisme, comme le montre l’entrée en vigueur, avant même sa ratification par les parlements nationaux, du CETA, traité de libre-échange euro-canadien, auquel Macron a toujours été favorable. C’est là tout son cynisme. Faire servir, comme les «  pères fondateurs  », une idée apparemment généreuse à la mise en coupe réglée des peuples et des civilisations sous un impératif de primauté de l’économique cachant la volonté de puissance de l’Argent sans rivages. La souveraineté, l’unité et la démocratie dont il rêve, ce sont celles des marchés dictant leur loi à des peuples submergés, à l’identité éclatée. Il est vrai  : «  Moi je n’ai pas de ligne rouge, je n’ai que des horizons.  »

C’est à Giscard, qu’il fait penser. “Jeune” président (plus jeune même), centriste et atlantiste, il mêle lui aussi, en libéral-libertaire assumé, volonté de faire éclater les cadres de la société (l’avortement et le divorce pour Giscard, la PMA et bientôt la GPA et l’euthanasie pour Macron) et dépassement du national au profit d’une Europe mondialisée. Giscard est l’instigateur de l’élection du Parlement européen au suffrage universel, du regroupement familial puis de la Constitution européenne, devenue le traité de Lisbonne. Pour Macron  : listes européennes transnationales, Europe à deux vitesses pour forcer le passage au fédéralisme, budget «  du cœur de l’Europe  », valorisation du «  défi  » migratoire. Et comme Giscard à l’époque, peut-être notre «  pionnier  » se pense-t-il trop jeune pour prendre sa retraite après deux mandats nationaux et se voit-il déjà le premier président de l’Europe. Mais il faut auparavant diluer la France dans le grand tout européen. Bien sûr, les Allemands, Merkel en tête, n’ont pas les mêmes projets, surtout en matière budgétaire. Les Français ont toujours été les seuls «  Européens  ». Alignement explicite sur le «  modèle allemand  », que viendra sanctionner un nouveau «  traité de l’Élysée  », en matière sociale (la «  convergence  »), monétaire (la dogmatique austéritaire) et migratoire, bradage des derniers fleurons de notre industrie au profit du capitalisme d’outre-Rhin (Alstom dernièrement)  : les Allemands se contentent de ramasser ce que Macron leur offre. Ils savent que la condition d’une Allemagne toujours plus forte est une France toujours plus «  européenne  », c’est-à-dire toujours plus faible.

François Marcilhac

( 14 octobre, 2017 )

17 octobre 1961 : un « massacre » sans cadavres

 

Voici une mise au point très bien venue de Bernard Lugan.

 

 

Comme chaque année à la date anniversaire de la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris, communistes et socialistes, amis du FLN et militants « anticolonialistes » (sic), vont commémorer un « massacre » qui aurait été perpétré par la police française. Ils se réuniront ensuite sur le Pont Saint-Michel d’où, toujours selon  eux, des dizaines, voire des centaines d’Algériens auraient été précipités dans la Seine.

 

Le seul problème, mais il est de taille, est que ce « massacre » n’a pas eu lieu… Quant aux noyades, à l’exception de celles pratiquées par le FLN sur les membres du MNA ou sur les Harkis, elles n’ont pas davantage existé…car nous sommes en réalité en présence d’un montage.

 

Démonstration [1] :

 

1) Le 18 octobre 1961 au matin, le bilan de la manifestation de la veille parvient à Maurice Legay, directeur général de la police parisienne. Il est de 3 morts. Nous voilà donc loin des dizaines, voire des centaines de morts et de noyés avancés par certains.

 

2) Or, deux de ces trois morts, à savoir Abdelkader Déroués et Lamara Achenoune n’ont aucun lien avec la « répression » du 17 octobre puisqu’ils ont été tués, non pas à coups de matraque, mais par balle, non pas dans le centre de Paris, mais à Puteaux, donc loin de la manifestation. De plus, le second a été préalablement étranglé…

 

3) Un mort, un seul, a tout de même été relevé dans le périmètre de la manifestation et il ne s’agit pas d’un Algérien, mais d’un Français « de souche » nommé Guy Chevallier, décédé vers 21h devant le cinéma REX de fractures du crâne. Etait-il un simple passant ou bien un porteur de valises manifestant avec le FLN ? Nous l’ignorons. Fut-il tué lors d’une charge de la police ou bien par les manifestants ou bien par une toute autre cause ? Nous ne le savons pas davantage.

 

La conclusion qui s’impose à tout esprit doté d’un minimum de réflexion est que la « répression » de la manifestation algérienne du 17 octobre semble n’avoir paradoxalement provoqué aucun mort algérien…

 

A ces faits, les tenants de la thèse du « massacre » répondent que le vrai bilan de la « répression » policière n’a pu être établi que plusieurs jours plus tard, une fois pris en compte les blessés qui décédèrent ultérieurement, et une fois les cadavres retirés de la Seine. Mais aussi, parce que, terrorisés, les manifestants cachèrent d’abord les corps de leurs camarades.

 

Trois grandes raisons font que cette argumentation n’est pas recevable :
- Les archives des hôpitaux parisiens ne mentionnent pas une surmortalité particulière de « Nord-Africains » (selon la terminologie de l’époque), durant la période concernée. Même si de nombreux manifestants blessés à coups de matraques y furent pris en charge.

- La police ayant totalement et hermétiquement bouclé le périmètre de la manifestation, l’on voit mal comment des porteurs de cadavres auraient pu passer à travers les barrages.

- Et, in fine, que seraient devenus les cadavres en question ? Ils n’apparaissent en effet pas dans les archives de l’IML, l’Institut médico-légal (la Morgue), où sont transportés les morts relevés sur la voie publique ou repêchés dans la Seine et dans la Marne.

Le « Graphique des entrées de corps « N.A » (Nord-africains) par jour. Octobre 1961 », à l’Institut médico-légal de Paris, pour la période allant du 17 octobre au 21 octobre, nous apprend ainsi que:

- Le 17 octobre, alors que se déroulait dans Paris un prétendu « massacre », l’Institut Médico-Légaln’a enregistré aucune entrée de corps de « NA ».
- Le 18 octobre, deux corps de « NA » furent admis à l’IML. Il s’agissait d’Achour Belkacem, qui avait été tué ce 18 octobre à Colombes, donc le lendemain de la manifestation, par un policier invoquant la légitime défense. Le second était Abdelkader Bennahar relevé lui aussi à Colombes et portant des blessures à la tête avec possibilité, dixit le rapport de police, d’écrasement par un véhicule.
- Les 19 et 20 octobre, l’IML n’a comptabilisé aucune entrée de corps de « NA ».
- Le 21 octobre, soit 5 jours après la manifestation, 1 corps fut déposé à l’IML, celui de Ramdane Mehani décédé vers 22h 30 durant son transfert du commissariat du 13° arrondissement au palais des Sports de la Porte de Versailles. Le registre de l’IML parle de mort naturelle, donc, là encore, sans aucun lien avec la manifestation du 17 octobre.

 

 

Conclusion : nous sommes donc en présence d’un « massacre » sans cadavres, ce qui s’explique parce qu’il n’y eut pas de « massacre » !!!

 

C’est donc un « massacre » imaginaire qui va être commémoré le 17 octobre prochain à l’occasion d’une grande cérémonie culpabilisatrice à laquelle des médias incultes ou partisans vont une fois de plus donner une grande publicité.

 

Un « massacre » imaginaire fruit d’un montage politique fait à l’époque par le FLN voulant peser psychologiquement sur les négociations en cours avec le gouvernement français. Montage qui fut ensuite orchestré par le parti communiste et  plus que complaisamment relayé par les médias… hier comme aujourd’hui.

 

Pour les historiens du futur ce prétendu « massacre » restera donc comme la fabrication d’un des grands mythes du XXe siècle. A l’image de Katyn, des cadavres de Timisoara en Roumanie, des « couveuses » du Koweit et des « armes de destruction massive » en Irak. Leur principal sujet d’étonnement sera cependant l’insolite caution donnée à un tel mensonge par les plus hautes autorités de l’Etat français sous la présidence de François Hollande…

 

Bernard Lugan

13/10/2017

 

 

[1] La brièveté synthétique de cette mise au point interdisant de développer un argumentaire détaillé, la bibliographie et l’historiographie de ce « massacre » seront faits  dans le numéro de novembre 2017 de l’Afrique Réelle que les abonnés recevront le 1er novembre. On pourra également voir à ce sujet le chapitre IX de mon livre : Algérie, l’histoire à l’endroit. 

( 12 octobre, 2017 )

Niger : derrière la mort des soldats américains, l’opposition Peul-Touareg et les conséquences de l’ « embouteillage » sécuritaire

 

Analyse de Bernard Lugan (www.bernard-lugan.com) sur les récents combats au Niger.

 

Le 4 octobre 2017 un élément américano-nigérien à ossature de forces spéciales est tombé dans une embuscade à quelques kilomètres de la frontière entre le Niger et le Mali, près de Tongo Tongo, un village situé à proximité de Tillabery. Cette embuscade a fait 4 morts parmi les soldats américains et au moins cinq parmi les Nigériens ainsi que plusieurs blessés. Les véhicules de la patrouille ont été détruits. Qui se cache derrière cette attaque marquant un palier supplémentaire dans le conflit sahélien ?

 

Pour la première fois, des assaillants viennent donc de s’en prendre ouvertement et dans un combat frontal à une force occidentale. Qui plus est, à des forces spéciales. Jusque-là, l’essentiel des pertes essuyées par les forces françaises étaient provoquées par des IED, mines placées sur les axes empruntés par les convois ou les patrouilles. Nous sommes donc en présence d’une montée en puissance des jihadistes car l’embuscade était bien organisée, ses auteurs fortement armés et équipés de véhicules et de motos. Après l’attaque, les assaillants se sont volatilisés dans la savane.

L’attaque s’est produite dans une zone particulièrement propice aux embuscades où les forces armées nigériennes ont déjà subi de lourdes pertes. La question qui se pose est double.

1) Qui sont les auteurs de cette attaque ?

Les autorités nigériennes accusent les groupes jihadistes maliens, notamment deux organisations, l’Etat islamique du Grand Sahara (EIGS) et le Jamat Nosrat al-Islam, nouveau mouvement apparu au mois de mars 2017 et dont le chef est Iyad ag Ghalid, un chef touareg malien de la grande tribu des Ifora passé au jihadisme et affilié à Al-Quaida.

Or, nous devons bien voir que dans cette région, le paravent islamique cache le cœur de la question qui est une fois de plus l’ethnie. Comme je ne cesse de le dire depuis plusieurs années, le jihadisme sahélien est d’abord, la surinfection d’une plaie ethnique. Ici, tout se greffe en effet sur l’opposition entre Peul (Fulani), Touareg, Touareg Imghad et autres groupes, engagés dans une féroce compétition, d’abord pour le contrôle des trafics, mais aussi des points d’eau et des pâturages. Depuis plus d’une année, sous paravent islamique, se cache en réalité une terrible guerre ethnique qui oppose ces deux populations d’éleveurs nomades et qui a fait des dizaines de morts.

Dans cet imbroglio, certains Fulani (Peul) se sont jihadisés afin de pouvoir lutter contre leurs rivaux et concurrents, notamment, mais pas exclusivement, les Imghad. Ces derniers qui ont été armés par le Mali pour lutter, certes contre les jihadistes, mais d’abord contre les Iforas, profitent de la situation pour s’en prendre à leurs rivaux ethniques.

Les jihadistes ont beau jeu d’attiser ce conflit millénaire. Ils légitiment ainsi la réaction des Peul par les grands jihad des XVIIIe-XIXe siècles, quand le paysage politique de l’ouest africain sahélien fut remodelé par leurs ancêtres qui constituèrent alors de vastes Etats inspirés par le jihad. Alimentés à la fontaine du mythe, bien des jeunes peuls se sont mis à rêver à des destins comparables à ceux d’Ousmane Dan Fodio (1754-1817), fondateur de l’Empire de Sokoto, de Seku Ahmadu (1773-1844), qui créa l’empire peul du Macina ou encore à Omar Tall dit el-Hadj-Omar (1796-1864) fondateur de l’empire Toucouleur ou Torodbe qui s’était fixé pour but l’islamisation de l’Ouest africain.

 

Alors, certes, ce sont bien des jihadistes qui ont mené la sanglante embuscade du 4 octobre 2017. Mais en prenant appui sur la marqueterie ethnique régionale. Il est donc une fois de plus essentiel de voir ce qui alimente ce jihadisme. Pour cela, cessons d’analyser la situation en termes « globaux » ou en parlant de déficit de démocratie, de « développement » ou autres fadaises ânonnées ad nauseam par le politiquement correct ou le psittacisme journalistique. Autrement, le combat sera perdu par avance.

 

2) Du danger de l’ « embouteillage sécuritaire »

Dans de précédents articles ou communiqués, j’avais fortement mis en garde contre la multiplication des structures de lutte anti-jihadiste au Sahel. Elles constituent en effet une juxtaposition de forces dont la coordination est moins rapide que la prise de décision unique par les responsables jihadistes.

Le coup très dur qui vient d’être porté aux forces spéciales américaines illustre hélas mon propos. Ces dernières ont deux emprises régionales, à Aguellal et à Diffa, plus des éléments équipés de drones à Agadez ainsi qu’une emprise sur l’aéroport de Niamey. Leur connaissance du terrain est technique et disons-le « livresque ». Il leur manque la « profondeur historique » et pour tout dire cette connaissance de la géopolitique ethnique régionale que notre vieille Infanterie de marine, la « Coloniale », possédait sur le bout des doigts.

Aux forces américaines, viennent s’ajouter régionalement diverses composantes onusiennes, d’autres issues de l’Eurocorps. Ce mille-feuilles sécuritaire est également composé d’armées nationales, de forces conjointes issues de ces mêmes armées nationales, de milices ethniques anti-jihadistes et maintenant du G5 Sahel…Un véritable volapük militaire qui prête le flanc à toutes les catastrophes. D’autant plus que ces forces enchevêtrées et qui, toutes, luttent en principe contre les jihadistes, doivent de plus être coordonnées avec la colonne vertébrale du dispositif qui est Barkhane…

Depuis la nuit des temps, l’expérience a pourtant appris trois choses aux militaires :

1) La nécessité de l’unité du commandement

2) La connaissance du terrain

3) L’identification de l’ennemi que l’on combat

 

Bernard Lugan

( 12 octobre, 2017 )

Qui se soucie des agriculteurs ?

 

Lu sur le « salon beige » ce témoignage d’un agriculteur ami, Loup Mautin

 

« Nous étions en classe ensemble, Mickaël s’est tiré une balle dans la tête.

Il était un voisin, Jean-Loup a été retrouvé pendu dans un de mes hangars.

Ancien conseiller municipal de la commune, Bernard a mis fin à ses jours dans sa cour… deux jeunes installés voisins morts dans la même semaine à cinq km de la maison. Tous agriculteurs !

Épuisé physiquement, débordé administrativement et désespéré irrémédiablement, un agriculteur met fin à ses jours toutes les 48 heures. Quelles que soient les productions, cette endémie n’a d’équivalent dans aucune autre catégorie socioprofessionnelle. Leur entourage familial et leur insertion dans la vie locale n’y font rien. Les paysans sont de plus en plus seuls… et le chiffre des suicides de plus en plus alarmant.

La nature même de l’activité agricole, dépendante des aléas climatiques et tributaire des contraintes agronomiques locales, en fait un métier à part. Le salarié ordinaire peut faire connaître son mécontentement ou revendiquer ses exigences envers un employeur indélicat par de multiples moyens. C’est même un sport national dans notre beau pays. On ne manifeste ni ne fait grève contre la pluie, la canicule ou le gel. « C’est le travail qui commande ! » ont coutume de répondre ceux à qui on demande leur mode de fonctionnement.

À ces exigences naturelles permanentes et inaltérables s’ajoutent aujourd’hui de nombreuses contraintes artificielles. Celles du législateur et du technocrate qui n’en finissent pas de modifier les textes au gré des tendances fiscales, commerciales et environnementales du moment. Aux cycles naturels lents et longs viennent brutalement s’imposer des règlements applicables immédiatement. L’Union européenne ne s’en prive pas et les États en rajoutent. Or, on ne change pas des façons culturales en un clin d’œil, on ne se lance pas dans une nouvelle production en claquant des doigts. L’agriculture a besoin de visibilité sur le long terme et de temps pour s’adapter.

Quant aux revenus procurés par ce métier que nous avons choisi et que nous aimons, ils sont dérisoires, pour ne pas dire indécents. Qui travaillerait, en 2017, pour 350 € par mois, comme c’est le cas pour 40 % d’entre nous, d’après le dernier recensement de la Mutualité sociale agricole ? Ces chiffres sont à rapprocher des exigences horaires et des contraintes liées aux différentes productions, en particulier celles de l’élevage… en voie de raréfaction, et pour cause. Il ne nous est pas rare de travailler dix heures dans la journée, d’y passer une partie de la nuit, de ne prendre aucunes vacances, c’est notre liberté. Mais nous voudrions pouvoir en vivre !

C’est la raison pour laquelle le poids des charges – naturelles et artificielles – associé aux désillusions du quotidien, face à un lendemain incertain, explique aisément l’angoisse qui, tout d’un coup, altère le raisonnement et fait commettre les gestes que nous avons tous connus autour de nous.

Ils sont des victimes. Que ces lignes leur soient dédiées. »

Qui se soucie des agriculteurs ? dans actualités

( 9 octobre, 2017 )

Conférence à Nancy le 12 Octobre 2017

 

 

« Jeanne d’Arc et le procès de Rouen »

 

Conférence

Me Jacques TREMOLET DE VILLERS

Avocat à la cour, historien, écrivain

Jeudi 12 Octobre 20 h 00

Hôtel Ariane

10, rue de Saône à Laxou

Parking sur place, bus ligne 5, arrêt « Vezouze »

Conférence organisée par

Histoire et Culture

La Lorraine Royaliste

Nancy Ville Humaine

Participation libre aux frais

L’auteur dédicacera ses livres

(en vente sur place)

( 9 octobre, 2017 )

Editorial du n° 338 de LA LORRAINE ROYALISTE

 

Le pouvoir « macronien » est maintenant bien installé. La réforme du droit du travail faites sous forme d’ordonnances et avec une grande publicité sera appliquée. Il y a peu de résistances et les outrances de Mélanchon servent plutôt le gouvernement. Les syndicats ne font que peu d’opposition car, en fait, elles ne changent pas grand-chose même si elles vont fragiliser un peu les salariés. Nous remarquons en particulier que le seuil de 50 employés à partir duquel de grosses charges supplémentaires pèsent sur les entreprises n’est pas remis en question. Et puis, ce n’est pas ce genre de petite réforme qui poussera les entreprises à embaucher sauf  à la marge, peut-être. Les charges sur le salariat sont toujours trop lourdes et surtout il faut que l’économie redémarre. Saurons-nous profiter de la légère – et sans doute éphémère -  reprise mondiale pour « doper » notre économie ?  Ce ne peut se faire qu’à la marge sur le plan commercial car – hélas – notre industrie n’est plus performante et plusieurs secteurs industriels ont complètement disparu. Et cela continue comme on le voit avec notre industrie navale à vendre comme les entreprises ferroviaires (Ce qui reste d’Alstom bradé aux Allemands). Stupidement, notre gouvernement dit vouloir créer dans ces domaines des « airbus » européens pour mieux cacher ce qui sera des disparitions de nouveaux pans de notre industrie. Notre gouvernement, peut-être encore plus que les précédents, ne voient que de l’économie à court terme alors qu’il faudrait de véritables plans de reconstitutions de notre industrie à long terme.  Bien sur, il faut des entreprises performantes, à la pointe de l’innovation mais que seront-elles, à terme, si elles dépendent d’importation de produits de base ? Nous serons – nous sommes déjà – à la merci du moindre chantage à l’importation. Par ailleurs, il est certain, et nous le voyons déjà, que beaucoup de pays qui fabriquent des produits de base sont aussi à la pointe du progrès.

Réindustrialiser le pays est une nécessité et cela permettrait de redonner du travail à beaucoup. Cependant, nous nous heurterons là à une opposition de l’Union Européenne (il faudrait protéger, au moins au départ, certaines de nos industries en reconstruction) et de l’Allemagne qui ne veut pas voir renaître un concurrent.

Dans ce domaine comme dans d’autres (frontières, immigration sauvage, identité nationale…), l’obstacle européen surgit. Ce n’est peut-être pas « rentable » électoralement de remettre en cause l’Union Européenne et ses carcans mais faut-il pour autant cacher la vérité ?

Or le Président Macron nous le montre tous les jours comme lors de son discours délirant à Athènes : il veut toujours  nous enfermer dans une Europe encore plus contraignantes. Il voudrait même un gouvernement et un ministre de l’économie européen ayant pouvoir sur tous les pays. C’est toujours la même fuite en avant : puisque cela ne va pas dans l’Europe et de moins en moins bien, faisons plus d’Europe ! Non seulement cela n’améliorera aucunement les choses mais risque de provoquer une révolte des nations et un éclatement violent.

Ceux qui nous gouvernent – et je ne parle pas seulement des élus – le sentent bien. Raison pour laquelle ils veulent aller très vite pour détruire les nations européennes – mais pas seulement – dans leurs identités, leurs traditions, leurs modes de vie… C’est sans doute – entre autres – une des principales raisons pour laquelle ils favorisent de plus en plus une immigration massive.

Le but est de n’avoir – partout – que des individus interchangeables, sans racines, sans histoire, sans liens. Raison pour laquelle il faut aussi détruire la famille traditionnelle. C’est toute la politique « familiale » de nos gouvernements républicains – comme ailleurs surtout en Europe - : facilitation du divorce, scolarisation prolongée, mariage « pour tous », PMA bientôt « pour tous » comme la « GPA »…,  C’est sans doute le point qui provoque le plus de résistance dans la population et c’est pourquoi l’offensive est d’autant plus forte avec – en particulier – notre ministre Marlèle Chiappa soutenue par tous les lobbies anti-famille et « LGBT ». Les combats à venir seront principalement dans ce domaine et il faut s’y préparer. C’est le cardinal Sarah qui l’a très bien dit lors de sa visite en Vendée. Il convient de le citer : « Les idéologues de la Révolution veulent anéantir le lieu naturel du don de soi, de la générosité joyeuse et de l’amour. Je veux parler de la famille ! L’idéologie du genre, le mépris de la fécondité et de la fidélité sont les nombreux slogans de cette révolution. Les familles sont devenues comme autant de Vendées à exterminer. »

Défendre la famille est notre devoir mais cela ne sera qu’un combat d’arrière garde nécessaire mais pas suffisant si nous ne nous  posons pas le problème politique : le système républicain, en France, est par nature destructeur de notre pays, nos tradition, notre civilisation. Il faut donc le mettre en cause pour restaurer dans notre pays son pouvoir royal qui, seul, peut faire respecter et progresser notre civilisation, nos familles unis derrière la famille royale de France.

A nous d’y travailler !

Philippe SCHNEIDER

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