( 21 juin, 2018 )

La fin de la cavalerie

 

Puisque nous sommes encore dans les années du centenaire de la Grande Guerre, je tiens à évoquer ici un sujet qui n’a pas été abordé lors des commémorations et resté ignoré dans les très nombreuses publications concernant les années de guerre 1914-1918. Le premier conflit mondial marque la fin de la cavalerie à cheval pour laisser place à la mécanisation. Les régiments de cavalerie montée ont pourtant régné en maîtres durant des siècles au sommet de l’armée. Par sa vitesse, la cavalerie permettait les manœuvres les plus brillantes, les plus inattendues et souvent décisives.

L’armement moderne a fait disparaître le cheval de guerre, remplacé par la mécanique. Les charges de cavalerie pouvaient être facilement décimées par le fusil à tir rapide, la mitrailleuse, le canon, le char d’assaut, l’avion, les réseaux de barbelés… Voilà ce qui a tué la cavalerie, reine des batailles depuis l’origine de tous les conflits.

La guerre avait changé de nature. On l’avait déjà observé lors des combats de 1870 où la cavalerie chargeait sabre au clair et lance en avant, fauchés par les tirs de mitrailleuses, notamment chez nous, sur le plateau de Mars-la-Tour et Gravelotte…

En 1914, la cavalerie était une arme périmée. On le savait. Tout le monde le savait. Alors pourquoi, direz-vous, Français et Allemands avaient-ils quand même conservé tant de régiments de pure cavalerie à cheval ? Sans doute, cela est même certain, il était difficile de se défaire d’un état d’esprit de tant de souvenirs glorieux, de victoires inoubliables. Depuis les temps les plus anciens on s’était toujours battu à cheval. Aucun état-major ne pouvait consentir à se séparer de ses prestigieux régiments de cavalerie. De plus, l’opinion publique se serait fortement émue et aurait très vivement réagit à l’annonce de la suppression de sa glorieuse et légendaire cavalerie.

Le 3 août 1914 quatre-vingt-neuf régiments de cavalerie à cheval, cuirassiers, dragons, chasseurs, hussards, augmentés des chasseurs d’Afrique, des spahis et goumiers marocains de l’armée d’Afrique devaient s’opposer aux régiments montés allemands des cuirassiers blancs, des dragons, des uhlans, des chevaux-légers et des hussards de la mort.

En Lorraine, dès la déclaration de guerre, les 10e, 15e, 19e et 20e dragons avaient rejoins la 2e division de cavalerie de Lunéville afin d’assurer la couverture de la IIe armée du général de Castelnau.

Dès août 1914, les 15e et 20e corps avaient passé la frontière de 1871 au-delà de la Seille et s’avançaient sans d’importantes difficultés. Seulement nos braves soldats étaient attendus sur des positions préparées d’avance par les Allemands, sur un front continu, puissamment aménagé et fortifié, bien avant la déclaration de guerre.

Seulement, selon la doctrine militaire française de l’époque, toute l’armée devait pratiquer l’offensive à outrance. C’était négliger la puissance de feu de l’armement moderne. Méprisant le tir continu des mitrailleuses et de l’artillerie, les 15e et 20e Corps s’étaient rués, baïonnette au canon, a l’assaut, contre les ouvrages fortifiés. Le formidable élan de nos troupes devait être totalement brisé par les rafales de balles et tirs d’obus. Sans avoir vu l’ennemi, des bataillons entiers, officiers en tête, étaient alors fauchés par la mitraille. La retraite fut ordonnée, couverte par la cavalerie déployée sur la Vezouze. Après ce que l’on a nommé le désastre de Morhange et de Sarrebourg, la IIe armée se repliait sur le Grand Couronné.

Rupprecht de Bavière se croyant vainqueur s’était alors avancé sur le Grand Couronné, mais sans succès, car malgré ses pertes, nos troupes s’étaient ressaisies. Castelnau qui avait ses troupes bien en main, avait repoussé le prétentieux kronprinz de Bavière. De son coté, la cavalerie était chargée de ralentir l’avancée allemande. Elle eut à livrer de violents combats, notamment à Franconville et à Rozelieures. La victoire de Lorraine était principalement due à la cavalerie, notamment aux 15e et 20e dragons. C’était peut-être les derniers combats de la cavalerie qui a quand même eut un rôle important dans l’incontestable victoire de la Marne qui se termina le 14 septembre 1914 au crépuscule, après 34 jours de terribles combats. L’armée allemande était alors en retraite précipitée. Mais dans l’euphorie de la victoire de la Marne, on a laissé les Allemands se ressaisir. Les combats, prenaient de nouvelles formes, s’installant dans une guerre de positions où la cavalerie n’avait plus son utilité.

1918, le 11 du 11e mois à 11h, le clairon sonna l’armistice et, sans aucun doute, la fin de la guerre à cheval, même si quelques régiments à cheval ont persisté au début de la guerre suivante.

Jean-Marie Cuny

Réf.  Général Chambe « Adieu, Cavalerie » (Plon 1979).

( 21 juin, 2018 )

De DOMREMY à VAUCOULEURS

 

 

Comme tous les ans depuis 40 ans, sous la direction de Jean-Marie Cuny, ce 13 Mai nous avons suivi le chemin emprunté par sainte Jeanne d’Arc pour aller de Domrémy à Vaucouleurs. Ainsi avait débuté son épopée.

Parti à 8 h 30 de l’église de Domrémy, nous arrivâmes à Champougny pour la messe après être passé entre autres à l’Hermitage de Bermont où aimait aller la petite Jeanne. La messe fut célébrée par le chanoine Dumain de l’Institut du Christ Roi spécialement venu de Bruxelles. Cela lui rappelait les souvenirs de sa jeunesse lorsqu’il faisait le pèlerinage avec les scouts.

Un pique nique – sous la pluie  – eut lieu ensuite arrosé d’un peu de champagne pour marquer les 40 ans avant de reprendre la route pour Vaucouleurs.

Malgré le temps, voici un  bel hommage rendu à la sainte de la Patrie. Tous reviendront avec des amis l’an prochain.

 

Philippe SCHNEIDER

( 21 juin, 2018 )

Quel Aquarius pour sauver l’Europe ?

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

 

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Pour qui n’a pas de pensée ni de culture, ni de sentiment social historique, communautaire, pour qui n’est constitué de nulle autre substance que l’individualisme hors sol, c’est à dire sans racines, qui caractérise la modernité, sauver des vies, porter secours, réagir dans l’urgence, s’impose sans-doute comme un impératif moral et, somme toute, naturel, spontané, catégorique.

Et, en un sens, il l’est. C’est pourquoi les ONG mobilisent, recrutent, convoquent à l’action humanitaire nombre de gens qui ne sont pas forcément des idéologues et – ou des militants. A quoi d’autre de grand et de généreux invite-t-on aujourd’hui en Europe aussi bien la jeunesse que les compétences de l’âge mûr ? A quel supplément d’âme ? Aux fausses délices de la consommation et du marché ? On préférera sauver les vies de pauvres types, arabes et surtout noirs, venus d’Afrique et d’Orient, en masse, par milliers, centaines de milliers, millions. Peut-être devrions-nous faire l’effort de le comprendre.

Le comprendre, oui, l’approuver, sûrement pas. Car le simple sens moral de certains se double en réalité de la redoutable idéologie multiculturaliste et diversitaire qui veut le métissage généralisé des cultures, des peuples, des ethnies et des races, lequel effacera les nations de la réalité immémoriale du monde et donnera naissance à une ère universellement et uniformément postnationale. Une ère nouvelle sans civilisation ni qualité. Cette entreprise est en cours de réalisation en France et en Europe.

Pour empêcher qu’elle ne se brise, à terme, sur le refus et la colère des peuples européens, il est fait appel à toutes les puissances de l’émotion, de la morale et du sentiment,  de la spiritualité et des religions. A commencer par l’Église catholique, pape en tête, dont les prédécesseurs avaient jadis prêché la résistance de l’Europe aux diverses poussées de l’Islam, et qui aujourd’hui concourt à son suicide. L’immense campagne des médias et des politiques à l’occasion des tribulations de l’Aquarius a consisté en une opération de pure et simple propagande. De formatage de l’opinion, morale et politique confondues.

Mais tout ce qui est fait maintenant pour contrecarrer au moyen de l’émotion et sous l’invocation de la morale la vague de rejet des migrants qui monte dans toute l’Europe ne réussit plus à l’arrêter.

Tout ce qui constitue le Système s’en effraie : médias, journalistes, intellectuels de gauche et de droite, politiciens conformes et gouvernements. Leur réaction d’autodéfense par la propagande est simplement à la hauteur de leur inquiétude. Elle s’apparente à la panique.

C’est sans-doute que les nations elles aussi sont des personnes ; que chacune a un visage qui l’identifie, une terre, une histoire, une culture, une civilisation, des morts et des vivants, des mœurs et des croyances, une religion. Elles aussi veulent vivre. Être et durer. Elles aussi méritent la sollicitude des généreux, des sensibles, des moraux et des charitables. Elles auront droit par surcroît à l’engagement des réalistes qui savent qu’il y a un ordre du monde fait de limites et de différences et au soutien des peuples qui, eux, à l’inverse de leurs « élites », sous la menace se redécouvrent patriotes. Le temps n’est pas encore venu, semble-t-il, où l’on pourra leur imposer le suicide et la mort par nivellement, mixage et submersion.

C’est ce que les peuples manifestent en ce moment d’un bout à l’autre du continent européen. Comme un Aquarius géant pour le sauvetage de l’Europe

( 20 juin, 2018 )

Comité de Soutien Vincent Lambert

 

 

Communiqué

 

L’audience au Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne vient de se terminer.La décision sera rendue dans quelques heures ou quelques jours.

Les amis de Vincent Lambert veulent que la vérité médicale sur Vincent soit établie, et demandent une nouvelle expertise ainsi que la nomination d’un nouveau collège d’experts.

Si cela n’était pas le cas, ce serait un véritable scandale. Le tribunal se contenterait d’une vérité pré-écrite sur l’état de santé de Vincent.

Les experts judiciaires qui se sont dessaisis avaient recommandé la nomination de spécialistes de patients en état pauci-relationnel, des experts éthiques ainsi que le transfert dans un établissement adapté.

 

Ces demandes sont celles du Comité de soutien.

( 20 juin, 2018 )

Aujourd’hui, Monseigneur le comte de Paris inaugure sa 19ème année de titulature

 

Lu sur le Blog « La Couronne » ce très beau texte que nous approuvons totalement

 

Aujourd’hui, Monseigneur le comte de Paris inaugure sa 19ème année de titulature dans Princes 19-annee-du-comte-de-paris

 

Le 19 juin 1999, Feu le Comte de Paris quittait le Royaume de France pour le Royaume des Cieux, et ce n’était pas triste ! Après une vie dense et bien remplie, pleine de joies et de douleurs l’heure était venue de passer la « Main de Justice » à son fils aîné et successeur. Beaucoup de choses ont été dites et écrites sur son « Règne de jure », il a fait tout ce qu’il a pu pour exister et faire vivre le rôle et l’idée monarchique, et il y est parvenu !  Rien n’est parfait, seule l’intention compte, et il a su imposer l’image du « Comte de Paris »  à tous, comme successeur des Rois qui ont fait la France !

 

Le 19 juin 1999 selon l’adage : « Le Roi est mort, vive le Roi »,  nous avions un nouveau Prince, un nouveau Comte de Paris. Héritier de l’Histoire de France dans un pays en proie à de grands changements. Un pays très différent de celui que venait de quitter feu le Comte de Paris. Succession difficile et périlleuse, l’encre qui écrivait l’Histoire est effacée, il en reste quelques passages mais presque illisibles…Relever le Sceptre et la Main de Justice est une gageure ; et pourtant notre Prince s’y attelle, il hérite du carrosse certes, mais point pour s’y pavaner, mais plutôt pour le tirer ! Et il est lourd le Carrosse de France et les chemins pas commodes !

 

Et voilà 19 ans qu’il tire son carrosse et « La France à bout de bras *».
Notre Prince est un Sage qui rayonne comme un phare, il éclaire, illumine si possible, ne reste pas sous le boisseau : c’est un « Roi de cœur », qui œuvre discrètement et fait les choses «invisibles pour les yeux et qu’on ne voit bien qu’avec le cœur » St Exupéry (Sic).» La tâche sans être insurmontable est plus qu’ardue, être Fils de Rois aujourd’hui et dans notre pays n’est pas chose aisée ! Mais la flamme de France brûle toujours, et l’Espérance est visible, l’Internet est une révolution qui va dans le bon sens, et le « Bon Sens » peut se répandre : de Blog en Tweets et de Tweets en Facebook…

 

Des gardiens de la Flamme viennent d’être créés : « Les Officiers de la Couronne » Ils sont là autour du Prince, ils sont sa garde rapprochée, sa « Garde Royale » ! Notre Prince règne sur son Royaume de cœur, « Ailleurs en France », il règne par l’Amour qu’il porte à la France, l’Amour qu’il porte aux Français, ainsi qu’à tous les Peuples de France.

Souhaitons lui l’Amour de tous en retour, il n’espère rien d’autre !
Longue vie à notre Prince !  Dieu le garde.
( 20 juin, 2018 )

Jean de France : « Il nous faut retrouver le chemin des grecs et des latins »

 

Lu sur le site « princejeandefrance »

 

 

Après avoir dévoré Marc-Antoine : un destin inachevé entre César et Cléopâtre de Pierre Renucci et le dernier livre de Jacques Trémolet « En terrasse avec Cicéron », me voilà plongé dans l’Iliade et l’Odyssée d’Homère.

 

Les grecs ont inventé la philosophie. Sur la base de celle-ci, les romains ont inventé le droit. D’autres cultures ont apporté leur contribution au monde, mais jamais autant que ces deux-là, du moins en Occident.

 

Philosophie, Raison droite, Nature, Relation avec le divin, Vertu, Droit, Organisation de la société… Toutes ces valeurs fondatrices des civilisations hellènes et latines sont liées. Ce sont aussi des invariants de la nature humaine. Elles contrastent avec la « dictature de l’opinion » qui sévit dans notre monde contemporain et avec la superficialité de certains raisonnements, pour ne pas dire de leur égarement. De mon point de vue, rien ne les a dépassées depuis ; encore moins la fausse croyance que les idées nouvelles ont apporté quelque chose de plus. Des variantes, peut-être, comme l’organisation politique mise en place par nos rois, au moins dans le temps long.

 

Cette culture grecque et latine est-elle morte ? On peut le penser. En tout cas, elle est de plus en plus rarement enseignée, nos contemporains n’y trouvant sans doute pas d’intérêt. Mais, la poésie d’un Grand Corps Malade est-elle à la hauteur de celle d’un Homère, le verbe d’un Bernard-Henri Levy à celui d’un Cicéron, la philosophie d’un Peter Sloterdijk à celle d’un Aristote, les actions d’un Donald Trump à celles d’un Marc-Antoine ? Je ne le crois malheureusement pas, même si l’on peut leur reconnaître des mérites.

 

Il nous faut retrouver le chemin des grecs et des latins. Difficile dans notre société de masse ou le désir prime sur la raison ! Et pourtant, nous pouvons retrouver le goût de cette culture au détour d’une lecture, d’une conversation ou une conférence. Rien n’empêche d’apprendre le chinois ou l’arabe pour être dans le vent, mais ne négligeons pas la culture classique. Comment être à la hauteur sans une tête bien faite ?

 

Je me souviens que chez les jésuites, où j’ai fait ma terminale, les pères parlaient tous le latin, quelques élèves aussi. Parfois, pour ne converser qu’entre eux, sans être compris des autres, ils passaient au grec. « Cool » comme on dit aujourd’hui !

 

Jean de France : « Il nous faut retrouver le chemin des grecs et des latins » dans Princes armes-du-dauphin-de-france

Mgr le prince Jean de France, duc de Vendôme

Domaine Royal de Dreux, le 19 juin 2018

( 20 juin, 2018 )

Laurent Wauquiez a congédié Virginie Calmels. Et ça m’en fait une belle

 

Lu sur « boulevard Voltaire »

 

Gabrielle Cluzel a une vue juste du Chef qu’il faudrait à La France. Nous ne le trouverons pas dans notre régime républicain. C’est en fait la figure du Roi qui manque à la France qu’elle nous présente.

L.R.

 

Les politiques sont comme les acteurs de cinéma : ils doivent envoyer du rêve. Et force est de constater que les dernières productions, à droite, sont plutôt des navets.

Laurent et Virginie, c’est fini. Wauquiez a limogé Calmels. Ah, d’accord. Et on est censé pousser des oh et des ah, chanter un Te Deum ou, au contraire, se mettre des cendres sur la tête ? Si j’était vulgaire et que mon anatomie le permettait, je dirais, pour citer un Président célèbre, que ça m’en touche une sans, etc. Vous voyez l’idée. Et je crois ne pas être la seule à le penser.

Les politiques sont comme les acteurs de cinéma : ils doivent envoyer du rêve. Et force est de constater que les dernières productions, à droite, sont plutôt des navets. Pour la défense de Laurent Wauquiez – qui fait des efforts pour retrouver des postures fières de jeune premier téméraire, renouant avec Sens commun, distribuant « Pour que la France reste la France », donnant son congé sans préavis à sa caution centriste Virginie Calmels ou encore avouant à Houellebecq son obnubilation pour Marion Maréchal -, c’est toute la droite qui est frappée, par un syndrome que l’on pourrait appeler « post-politique ». On a cru aux partis, mais c’est fini. Et la déception est à la hauteur des espérances nourries. Tout s’est arrêté il y a un an. Après la Bérézina burlesque de François Hollande, il était si évident que la droite – et une droite digne de ce nom – reviendrait aux commandes. Fillon a été éjecté, puis Marine Le Pen à son tour. Le « système » était trop fort, et eux autres, sans doute, trop faibles, à plusieurs égards.

Dans un article du Monde, il y a un an, la philosophe Chantal Mouffe, proche de Jean-Luc Mélenchon, définissait la « perspective post-politique » comme la « conviction qu’il n’y [avait] pas d’alternative à la mondialisation néo-libérale », à cette « nouvelle forme de gouvernance nommée “centrisme radical” ». Pour elle, « Emmanuel Macron [était] le stade suprême de la post-politique ».

Qui scrute de près le « nombre de vues », aisément consultable à la fin de chaque article sur Boulevard Voltaire, le constate très vite : la tambouille électorale ne passionne pas. Trop de médecins impuissants se sont présentés au chevet du pays, tandis que d’autres étaient empêchés d’approcher. Et maintenant, le patient est mourant.

« Pour que la France reste la France ? » L’est-elle seulement encore ? Il sont nombreux à se le demander. Certains, optimistes ou croyants, attendent le miracle, guettent ici et là des signes de renaissance ; les autres, stoïciens, commentent sobrement la déconfiture, qu’en leur for intérieur ils appellent La Chute de l’Empire romain, saison 2. Tous s’indignent, périodiquement, de tel nouveau coup de piolet civilisationnel qui les heurte tout spécialement. Saluent ici ou là, dans l’actualité, un acte de courage individuel ou collectif, un homme qui se lève, un notable qui s’oppose, une résistance symbolique – ce sont ces papiers-là qui font le buzz sur Boulevard Voltaire – mais la stratégie organisée au sein d’un parti et en vue de gagner les élections ne semble, pour beaucoup, qu’une option dépassée. Nous sommes à l’ère « post-politique », on vous dit. Et celle-ci peut se révéler explosive car elle n’est régulée, domestiquée, jugulée, contenue par aucun cadre connu, aucun enclos, aucune soupape de sécurité, aucune perspective de changement raisonnable.

Le mouvement est-il irrémédiable ? Sans doute pas. Mais celui qui renversera la vapeur devra avoir ces marques de caractère que l’on a observées, dans l’exercice du pouvoir, à l’étranger et qui, l’espace d’un instant, ont fait vibrer plus désenchantés : le respect de la parole donnée de Giuseppe Conte, l’implacabilité de Vladimir Poutine, le « parler trash » de Donald Trump, etc., mais proprement françaises, débarrassées d’un tropisme KGB, néocon ou pagailleux à l’italienne… ces qualités-là, et bien d’autres encore, avec, au centre d’entre elles, une cohérence complète et assumée. On conviendra que ce n’est pas encore gagné.

Ecrivain, journaliste
( 17 juin, 2018 )

Le pape sur l’avortement : aujourd’hui nous faisons comme les nazis et en gants blancs

 

Lu sur « le salon beige »

 

« J’ai entendu dire qu’il est à la mode, ou au moins habituel, de faire au cours des premiers mois de grossesse des examens pour voir si l’enfant ne va pas bien ou s’il naîtra avec quelque chose (un problème, ndlr), le premier choix étant de s’en débarrasser », a déclaré le pape en recevant au Vatican des représentants d’associations familiales.

« Au siècle dernier, tout le monde était scandalisé par ce que faisaient les nazis pour veiller à la pureté de la race. Aujourd’hui nous faisons la même chose en gants blancs« , a déclaré le pontife argentin.

Le pape s’est aussi interrogé: « Pourquoi ne voit-on plus de nains dans les rues ? Parce que le protocole de nombreux médecins dit: il va naître avec une anomalie, on s’en débarrasse ».

S’exprimant sur la question de la famille, le pape a observé qu’ »aujourd’hui on parle de familles diversifiées, de divers types de familles. Oui c’est vrai: famille est un seul et même mot, on dit aussi la famille des étoiles, la famille des animaux ». « Mais la famille, à l’image de Dieu, homme et femme, il n’y en a qu’une seule« , a poursuivi Jorge Bergoglio.

« La famille est une belle aventure et aujourd’hui, c’est une souffrance que de le dire, on observe que souvent on pense à fonder une famille, à se marier, comme s’il s’agissait d’une loterie. Si ça va, ça va et si ça ne va pas, on efface tout et on recommence », a déploré le pape.

( 16 juin, 2018 )

LE 7 JUIN A NANCY

 

 

Très belle réunion à Nancy avec Hilaire de Crémiers. Public nombreux, attentif, intéressé. L’orateur, présenté par Philippe SCHNEIDER, rappela d’abord l’action des royalistes d’Action Française lors des évènements de Mai 68. A l’époque, étant le responsable des étudiants d’A.F.. Il fut l’un des organisateurs des premières contre manifestations qui réunirent à l’Arc de Triomphe à Paris de quelques centaines de personnes pour la première à  près de 50.000 personnes à la fin. Elles furent arrêtées lorsque les gaullistes des SAC voulurent les détourner. En effet, s’il s’agissait de combattre la révolution, il n’était pas question de soutenir le régime. Ensuite, les militants royalistes allèrent porter la contradiction dans les lycées et facultés avec un certain succès : des stands purent être installés avec presse et tracts royalistes.

Ensuite, Hilaire de CREMIERS nous parla du « mystère » Maurras en s’appuyant  sur son livre « le chemin de paradis », celui-là même que ses adversaires disent « païens », anti catholiques… Or, l’orateur, qui a étudié ce livre depuis fort longtemps, nous démontra qu’il s’agissait de contes « crypté » dont il a trouvé la clef. A noter qu’il utilisera le même procédé dans d’autres livres.  Non, Maurras n’était pas païen ni anti catholique, au contraire, mais montrait que l’Eglise se trompait en ralliant la république, qu’elle y perdrait beaucoup – ce qui s’est vérifié – y compris intérieurement, ce qui s’est aussi vérifié. Ce ralliement était aussi un mauvais coup porté à la France. Il voulut le « réparer » en démontrant que la France avait besoin de la monarchie royale pour se sauver.en se basant uniquement sur les lois naturelles. Il mènerait le combat sans l’Eglise.  Il prédisait aussi (son livre est de 1894) que son œuvre n’aboutirait pas de son vivant mais… plus tard.

( 16 juin, 2018 )

Ils veulent tuer TV Libertés

 

 

Message de TV Libertés suite à la censure de Youtube hier :

« Vous l’avez sans doute constaté hier soir (14 Juin), la chaine Youtube de TV Libertés a purement et simplement été supprimée suite à des plaintes, émises bien évidemment par nos ennemis.

L’heure est grave, mais nous ne lâcherons rien et à la fin, nous remporterons ce combat médiatique, soyez en certain.

La décision de clôturer la chaîne Youtube intervient au même moment que le grand lancement lundi de notre grande campagne TVL pour lutter contre le plan anti-fake news et contre le Ministère de la Vérité ; TVL étant honteusement assimilé à un site diffusant de fausses informations car non conformes au politiquement correct.

Martial Bild explique :

« YouTube a bloqué la diffusion du Journal Télévisé du jeudi 14 juin pour atteinte aux droits d’auteur. Une mesure inédite et fausse. En effet, nous pouvons aisément faire valoir le droit de citation, argument juridique incontestable. Avant même de procéder aux recours et aux modifications nécessaires, la chaîne TVLibertés a été tout bonnement supprimée. Une décision unilatérale, arbitraire et sans aucun avertissement préalable. À partir d’un argument juridique dérisoire à été prise une décision politique majeure spoliant les 100 000 abonnés de la chaîne de la presse alternative. C’est au moment où TVLibertés entamait une campagne de dons cruciale et s’imposait définitivement comme la chaîne de la presse alternative et de contre-pouvoir, que ce sale coup lui est porté.»

Nos équipes ont travaillé toute la nuit pour vous permettre de visionner le journal de TV Libertés via notre chaine Youtube de secours (rendez-vous sur www.tvlibertes.com). Nous nous activons actuellement par ailleurs pour rechercher une solution, forcément très coûteuse, qui nous permettra de ne plus être à la merci de Youtube et de ces GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon …) qui nous veulent du mal, et qui obéissent aux ordres de la galaxie Soros.

Cette solution ne nous sera accessible que par vous tous qui vous mobilisez déjà depuis plusieurs jours massivement pour TV LIbertés. C’est le moment d’appuyer sur l’accélérateur. C’est le moment de faire front, tous ensemble, pour remporter la bataille médiatique. Mobilisez-vous, mobilisez autour de vous, dans vos familles, chez vos proches. Et donnez à TV Libertés, soutenez le combat pour un audiovisuel libre et à contre courant du politiquement correct. Plus que jamais, chaque téléspectateur doit soutenir financièrement TVL. Les téléspectateurs qui n’ont jamais fait de don sont fortement incités à rejoindre la communauté de résistance des donateurs de TVL. »

La Lorraine Royaliste vous engage à soutenir TV LIBERTES

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