( 21 juin, 2017 )

En marche pour sauver le Système ?

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

En deux mots.jpgNous serions sacrément incohérents si nous pleurions sur le coup de balai exterminateur qui vient d’être promptement donné dans la fourmilière politicienne, les députés sortis, les caciques et les vieux profiteurs renvoyés, le concept même de parti contesté, la présidence normale abolie, etc.

Sera-ce seulement au profit d’un nouveau parti, d’une jeune caste aux dents encore plus longues que celle de ses prédécesseurs repus, d’une nouvelle « élite » mondialisée, anglicisée, encore plus proche que l’autre du monde de l’Argent ? Au fond, le Système n’avait-il plus d’autre ressource que de sacrifier ses anciens pour se sauver ?

Dans tous les cas de figure, ce qui vient de se passer – le « coup » Macron – signe l’épuisement du régime bien plus que sa résurrection.

Macron ou un autre quelconque ne réussira pas à grand-chose s’il ne s’agit ni de sauver le Pays de son déclin, ni son identité en péril, mais seulement le Système, sa caste dirigeante, son idéologie et la mise en œuvre de cette dernière.

S’il ne s’agit que de cela, quelle que soit la force persistante des Institutions de la Ve République, il y a de fortes chances pour que Macron et ses amis soient assez rapidement et assez durement rejetés.

Sans-doute est-il en train de monter dans le Pays – Patrick Buisson l’a montré – une aspiration insistante à des changements d’une tout autre nature et profondeur.

Contredisant tous les dogmes de la démocratie française, c’est à un homme – non â un parti, non â une idéologie – que les Français ont remis le pouvoir.

Un homme, c’est â quoi les peuples ont toujours cru, se sont toujours confiés pour être gouvernés. A fortiori, lorsqu’au-delà de l’homme, une lignée, une dynastie instaure une légitimité.

Alors, au delà de Macron, en marche pour une monarchie en bonne et due forme ?

( 19 juin, 2017 )

PRESSE ET LIBRAIRIE

 

 

LA NOUVELLE REVUE D’HISTOIRE – Le numéro : 6,90 € – abonnement : 50 € (6 numéros + 2 hors série)- NRH service abonnement, 88 avenue des Ternes, 75017, Paris

 

Le dossier du numéro 90 (Mai-Juin 2017) de cette excellente revue d’histoire est consacré à l’émergence de l’Amérique impériale depuis sa montée en puissance (1890-1914), son entrée dans le conflit mondial et la « paix manqué de Wilson ». Nous trouverons aussi dans cette revue – entre autres – un article remarquable d’Henri-Christian Giraud sur le « duel » ayant opposé De Gaulle et Saint-Exupéry.

Vous devez vous le procurer.

 

 

JEANNE D’ARC – de Reynald SECHER, Guy LEHIDEUX et Charlie KIEFER – 64 pages – 14 € à Reynald Sécher Editions, 3 rue de Rennes, 35690, Acigné. www.reynald-secher-editions.com

 

Voilà une bande dessinée de très bonne qualité (comme toutes les BD éditées par Reynald Secher !), très accessibles aux enfants qui apprendront ou approfondirons leur connaissance de la Sainte de la patrie. Après une dizaine de page montrant de contexte historique de l’époque en France, il y est décrit la vie de Jeanne d’Arc, son activité, ses combats, sa foi…

En plus de la BD, nous y trouvons 16 pages de textes écrits par Reynald Secher, Jacques Trémolet de Villers, Nicolas de Villiers, Président du Puy du Fou sur l’anneau de Jeanne d’Arc, et de l’abbé Jacques Ollivier de la Fraternité Saint Pierre. Les parents de ce dernier, lorrains, ont restauré l’ermitage de Notre Dame de Bermont où Jeanne, enfant, aimait à venir prier.

Voilà une bande dessinée à acheter et à offrir.

 

 

LA FRAND-MACONNERIE et les projets Ferry –  d’E. d’AVESNE – 144 pages – Editions de Chiré, BP 70001, 86190 Chiré en Montreuil, www.chire.fr, 16 € port compris.

 

E. d’Avesne est le pseudonyme du Père Rouvier, Jésuite, né à Marseille le 21 mars 1851, grand spécialiste de la Franc-Maçonnerie.

Dans ce livre, l’auteur décrit les « avancées » de la Franc-Maçonnerie tout au long du XIX° siècle, ses méthodes pour imposer ses idées dans le monde politique. En particulier, il montre avec de nombreux documents à l’appui, comment elle en arriva à établir les lois sur l’école laïque que nous connaissons sous le nom de « loi Ferry ».

Livre très intéressant à lire surtout aujourd’hui où elle a acquit une puissance encore plus grand, on le voit avec le nouveau gouvernement…

 

ESPERANCE BANLIEUES – de Harry ROSELMACK et Eric MESTRALLET – 189 pages – Editions du Rocher – 16,90 €

 

L’échec scolaire est un des grands drames de la France aujourd’hui. Il est encore plus important dans les « banlieues » difficiles. L’Etat met beaucoup d’argent dans les écoles dans ces zônes et pourtant nous ne pouvons constater que son échec, le pourcentage d’enfants ne sachant ni lire ni écrire est de plus en plus important. Constatant l’échec de l’école publique comme de l’école libre « sous contrat » car toutes deux soumises aux instructions du ministère de l’éducation, la Fondation Espérance Banlieues a décidé de relever le défit en créant une école associative issue de la société civile. C’est le Cours Alexandre Dumas de Montfermeil.

L’école, dit Eric Mestrallet a « six objectifs principaux : conforter les familles dans leur rôle de premiers éducateurs de leurs enfants ; transmettre les connaissances fondamentales ; transmettre l’amour de la France et de sa culture ; accompagner le développement de toute la personne de l’enfant ; diffuser une culture de paix ; enfant, favoriser l’insertion professionnelle des jeunes. »

L’école, hors contrats, a une organisation originale, qui s’adapte aux enfants, leurs donnant des responsabilités…

Pour tout savoir si cette école pilote, lisez ce livre passionnant qui montre qu’il est possible de sortir permettre à des enfants en difficulté du fait de la cité dans laquelle ils vivent d’avoir un avenir prometteur à condition de sortir du carcan de l’éducation nationale.

A noter qu’à la suite de cette école pilote, 7 autres se sont créés sous le même principe et une trentaine sont à l’étude dont une à Nancy.

 

 

Jean NEDISCHER

( 19 juin, 2017 )

ENFIN UN TRAM A NANCY !

 

 

La Métropole du Grand Nancy semble se décider enfin pour l’installation à Nancy sur la ligne principale de transport en commun d’un tram moderne sur rails. Nous nous souvenons que dans les années 80, il avait déjà été envisagé de réaliser un tram de ce type. Les études avaient d’ailleurs commencées dès les années 70. Nous avions approuvé ce projet mené par un adjoint dynamique, Mr Debano. Hélas, à l’époque, le Maire, M. Coulais, refusa comme il le fit pour beaucoup d’autres choses et ce fut le catastrophique trolleybus… suivi du tram sur pneus…

Espérons que la Métropole ira jusqu’au bout de ce projet avec – en prime – la possibilité de le relier au réseau de la SNCF.

Philippe SCHNEIDER

( 18 juin, 2017 )

Macron : un colosse aux pieds d’argile

 

Éditorial paru dans l’Action Française 2000 n° 2957 du 15 Juin 2017.

 

Lorsque paraîtront ces lignes, toutes les analyses auront été déjà faites et toutes seront justes. Oui, cette abstention historique exprime le raz-le-bol des Français de plus d’une année de campagnes électorales et de scrutins – primaires comprises –, mais traduit également l’absence d’engouement pour le président nouvellement élu. Non, en dépit de ce que sera probablement le résultat du second tour, les Français ne sont pas devenus des Macrons de Panurge. Oui, la majorité dont le président disposera à l’Assemblée sera écrasante, mais, paradoxalement, il restera élu par défaut, puisqu’il se voit définitivement privé, par un scrutin législatif entaché d’une abstention plus écrasante encore que sa majorité, de toute dynamique populaire. Oui, nos institutions sont à la fois absurdes et apparemment solides. Absurdes puisqu’une majorité écrasante peut traduire non pas une adhésion enthousiaste mais un sentiment de fatalité et de lassitude, tout en étant la conséquence d’une remise en cause des vieilles pratiques politiques à travers celle des partis qui les incarnaient. Mais une remise en cause illusoire – la démocratie n’est-elle pas le régime de l’illusion ? –, puisque les Français se sont aperçus dès le lendemain de la nomination du nouveau gouvernement que la République en marche ne fait que détourner la “vieille politique” à son profit après avoir simplement ravalé la façade. Des institutions toutefois solides, puisque la lente mais, semble-t-il, inexorable érosion de la participation aux législatives depuis 2002 apparemment ne les affaiblit pas : en dépit d’une représentativité en peau de chagrin du Parlement et d’un écart toujours plus béant entre pays légal et pays réel, rien ne semble sérieusement les menacer, pas même la perspective d’une VIe République que les Français n’ont pas plébiscitée alors même qu’elle était censée leur redonner les clés du pouvoir…

Les élections n’ont jamais rien changé

C’est une vérité historique : jamais, en France, depuis la Révolution, des élections n’ont permis une modification radicale de la donne politique. Elles ont pu confirmer cette modification, lui apporter un vernis de « légitimité démocratique », mais le suffrage universel n’a jamais été à l’origine d’un tournant historique. Ce sont l’événement, le coup de force, le désastre ou le revirement militaires qui, trouvant à se traduire dans un homme ou une faction, ont, pour le meilleur ou, plus souvent encore, pour le pire, rythmé notre histoire politique contemporaine depuis que celle-ci n’épouse plus le temps humain d’une famille royale, ne s’incarne plus dans une dynastie. Certes, les vérités historiques ne sont pas absolues : elles relèvent du relatif. C’est pourquoi l’Action française a toujours pris soin de préciser qu’elle souhaitait le rétablissement de la monarchie par tous les moyens, même légaux. Mais ceux qui enferment leur espérance dans la conquête électorale se préparent à une déception permanente. Ils peuvent toujours, après coup, insulter l’« électeur », abstraction qui dissimule leur compatriote : cela les soulage mais ne fait en rien avancer la question, aveuglés qu’ils sont sur leur incohérence, qui est de chercher le Bien commun sans remettre en cause un régime politique, la République ou l’Empire plébiscitaire, qui, fondé sur un suffrage universel détourné de son domaine de compétence, ne peut, par définition, assurer les conditions du Bien commun que par intermittence et après une grave crise nationale. À quoi ont servi les « chambres introuvables » non pas de 1815 – on ne le sait que trop bien –, mais de 1871, de 1919, voire de 1968 ? Elles ont été condamnées à l’inaction et à l’échec par la logique parlementaire.

LR, PS, FN : tous coupables

Aussi ne sert-il à rien d’être déçu. Déçu, de quoi, du reste ? En refusant de s’opposer aux candidats macronistes, LR et le PS avaient déjà avalisé leur sortie, qu’ils espèrent provisoire, de l’histoire parlementaire, d’autant plus facilement que le macronisme exprime le substrat idéologique commun de leurs projets respectifs : la disparition de la France comme nation souveraine incarnant une identité de civilisation au profit d’une Europe village-témoin du mondialisme. Quant au Front national, il ne fait que recueillir le fruit de ses ambiguïtés et de son refus permanent de participer à une véritable dynamique d’union nationale, son arrogance dissimulant mal un amateurisme quasi atavique.

Macron aura apparemment les mains libres. Du moins au début, ce qui lui permettra, sans doute – il l’espère – de faire passer sans trop de contestation, outre le gadget législatif de Bayrou sur la moralisation de la vie politique, serpent de mer démocratique, surtout sa réforme du Code du travail. Au Parlement, la contestation sera assurément cosmétique. Rien ne dit toutefois que s’il réussit à boucler les ordonnances avant la fin de l’été, la rue ne viendra pas dès la rentrée se rappeler au bon souvenir de députés godillots, surtout si le texte est adopté dans toute sa violence – que Libération a révélée. On peut toujours ânonner les mêmes reproches à un Code du travail pléthorique (en oubliant qu’il intègre la jurisprudence et qu’une simplification outrancière créerait une nouvelle jurisprudence), ou à un paritarisme qui engraisse des syndicats non représentatifs. Faut-il pour autant jeter le bébé avec l’eau du bain et laisser le salarié français seul face à l’alliance de la finance mondiale, indifférente au sort de l’économie française, et d’un État devenu sa simple courroie de transmission ? Car l’objectif de Macron est évidemment de soumettre le salarié français aux exigences européennes et internationales sous le prétexte, fallacieux s’agissant des TPE et PME dont il se moque, de renforcer la compétitivité des entreprises. Le texte est en revanche aux petits soins des multinationales. Entre autres mesures ? Outre le fameux renversement de la hiérarchie des normes et une fragilisation des contrats de travail – CDI ET CDD – en vue de compenser le peu constitutionnel et déjà retoqué plafonnement des indemnités en cas de licenciement abusif – il contrevient au principe juridique de la réparation intégrale –, le texte vise aussi à redéfinir le périmètre géographique en matière de licenciement économique, afin de permettre à une multinationale de réduire les effectifs de sa filiale française en dépit de résultats florissants à l’étranger ! Quand on sait comment ces mêmes multinationales déprécient déjà, de manière artificielle et avec la complicité du pays légal, leurs bénéfices réalisés en France pour échapper à l’impôt sur les sociétés…

Macron impose son pouvoir personnel

Macron sait déjà qu’il ne pourra pas en appeler au pays réel contre les « corporatismes », pour la simple raison qu’il ne pourra pas transformer un simple attentisme en soutien populaire, d’autant que sa majorité, composée à 90 % de CSP +, est totalement déconnectée du peuple. Autant dire qu’il est un colosse aux pieds d’argile. D’où sa volonté d’imposer son pouvoir personnel, par le biais tant de nouvelles dispositions liberticides en matière sociétale ou mémorielle que, surtout, de l’instauration d’un état d’urgence permanent par l’inscription des dispositions de celui-ci dans le droit commun. Macron, ses satellites et, demain, sa « chambre introuvable » menacent nos libertés fondamentales, principalement politiques. Les premiers visés seront comme toujours les patriotes. Un événement pourrait alors déclencher la colère du pays réel, car l’histoire de France parle pour elle : les Français n’ont jamais été longs à se révolter contre la tyrannie. Il sera alors possible de vérifier la solidité d’institutions vidées de toute légitimité faute d’incarner le Bien commun.

François Marcilhac

( 18 juin, 2017 )

Les meilleurs chercheurs sur la trisomie 21 viennent de présenter leurs travaux au Congrès scientifique international

 

 

Communiqué de La Fondation Lejeune :

 

« Un congrès international de la Trisomy Research Society a rassemblé les spécialistes mondiaux de la trisomie 21 à Chicago du 7 au 11 juin 2017. La fondation Jérôme Lejeune y a présenté ses activités de recherche.

Ce deuxième congrès de la T21 Research Society a été un carrefour stratégique pour faire le point sur l’état des recherches fondamentales dans le monde, avec un aperçu des recherches thérapeutiques et des recherches croisées (comme les liens entre la trisomie et Alzheimer ou la trisomie et le cancer). Roger Reeves (lauréat du Prix Sisley-Jérôme Lejeune en 2012) est actuellement le président de la T21 Research Society.

La fondation a présenté ses nouveaux projets de recherche :

  • Perseus, une étude de recherche clinique à destination d’une population d’enfants de 6 à 12 ans. Elle prend la suite de l’étude clinique TESDAD qui a testé l’efficacité de la molécule EGCG sur des adultes atteints de trisomie 21.
  • Horizon 21, un programme européen auprès de 1 000 personnes trisomiques 21. Il vise à mieux caractériser les symptômes de la maladie d’Alzheimer, qui touche deux fois plus les personnes trisomiques, développer des marqueurs de diagnostic et d’évolution, ainsi que des traitements efficaces pour prévenir ou retarder l’apparition de cette maladie. Il est lancé dans les semaines à venir.

Plusieurs acteurs de la fondation Jérôme Lejeune et de l’Institut Jérôme Lejeune ont présenté leurs travaux à Chicago : Catherine Lemonnier (pour la direction de la recherche à la fondation Jérôme Lejeune), ainsi que le docteur Anne-Sophie Rebillat (programme Horizon 21) le docteur Cécile Cieuta-Walti (futur programme Perseus) pour l’Institut Jérôme Lejeune.

Le Congrès confirme la dynamique constructive d’un pôle international de la recherche sur la trisomie 21. Il a permis des échanges, des rencontres et des discussions entre plus de 200 scientifiques sur les derniers projets et des résultats obtenus. La fondation Jérôme Lejeune se félicite de la vitalité des recherches sur les maladies génétiques de l’intelligence et l’intérêt mondial qu’elles suscitent désormais. »

( 16 juin, 2017 )

Trump et l’axe sunnite

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

La récente tournée de Donald Trump au Proche-Orient est riche d’enseignements.

Le 21 mai, à Ryad, capitale de l’Arabie Saoudite, devant 37 chefs d’Etat ou de gouvernement, le Président américain a tracé sa route géopolitique au Proche-Orient.

Comme on pouvait le craindre, il s’est aligné sans la moindre ambiguïté sur les positions les plus classiques des Bush, père et fils et de leurs inspirateurs de toujours : les faucons néo-conservateurs. Hillary Clinton n’aurait pas fait pire ; c’était bien la peine…

Le mal est clairement désigné : l’Iran « principal financeur et organisateur du terrorisme international ».

On croit rêver ! Tous les attentats des dernières années au Proche-Orient, aux Etats-Unis et en Europe ont été le fait de sunnites. Tous les terroristes, tous les kamikazes, tous les djihadistes sont sunnites. Toutes les mosquées salafistes du monde sont sunnites, tous les imams appelant à la guerre sainte contre l’occident sont sunnites.

Mais rien n’y fait : le mal c’est la grande puissance chiite, l’Iran.

Trump rejoint ainsi la grande cohorte des présidents américains et leurs mensonges d’Etat, dont Bush junior fut un grand symbole avec l’invention des armes de destruction massives de Sadam Hussein, qui n’ont bien sûr jamais existé. Mais elles ont justifié l’invasion de l’Irak qui a semé la ruine et le chaos au Proche-Orient.

Le plus cocasse de l’affaire, c’est ce que c’est à Ryad que Trump a tenu ces propos. Ryad qui a engendré Ben Laden, finance chaque année la construction de milliers de mosquées salafistes dans le monde entier, arme les pires milices islamistes en Syrie (en concurrence avec le Qatar il est vrai).

Que l’on ne s’y trompe pas : les propos du Président américain sont tout à fait réfléchis et annoncent la poursuite de l’immuable stratégie américaine depuis 1945 : soutien inconditionnel à la dynastie saoudienne. Le fait que le premier voyage diplomatique de Trump ait eu pour destination Ryad puis Israël n’est pas fortuit.

Bien sûr, il y a des raisons économiques à ces propos : 300 milliards de dollars de contrats sont prévus entre les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite. Cela vaut bien quelques compensations verbales. Mais de là à faire de l’Iran l’organisateur du terrorisme international il y avait tout de même un semblant de vraisemblance qui aurait pu être sauvegardé…

Obama, avec l’aide de la Russie et en dépit des efforts désespérés de Laurent Fabius avait remis l’Iran dans le jeu diplomatique. Les protestations d’Israël et de l’Arabie Saoudite n’y avaient rien changé.

On assiste aujourd’hui à un revirement ou, plus exactement, à un retour aux sources. C’est bien ce que laissait prévoir le bombardement symbolique d’un aéroport militaire syrien il y a quelques semaines.

Dans le même temps, on observe une augmentation des effectifs des membres des forces spéciales américaines en Syrie, vers Raqqa, capitale de l’Etat islamique, pour encadrer leurs affidés kurdes, et le long de la frontière irakienne, à Al-Tanf en particulier.

Des soldats syriens ont même été attaqués par des avions américains pour s’être un peu trop approchés d’une base de ces forces spéciales.

Est-ce à dire que les Américains prévoient une occupation partielle de la Syrie ? Il est encore trop tôt pour en être sûr, mais une telle hypothèse réjouirait assurément l’Arabie Saoudite et Israël en coupant l’arc chiite Est-Ouest que veut mettre en place l’Iran.

Il se pourrait donc que l’on assiste au retour de l’interventionnisme américain au Proche-Orient et, compte tenu de son bilan, ce n’est vraiment pas une bonne nouvelle.

Fort heureusement, par rapport à l’ère Bush, un grand changement s’est opéré entre-temps : la présence des Russes. Les Américains ont cette fois en face d’eux une puissance militaire qui tient le terrain et le connait mieux. Les deux états-majors se parlent d’ailleurs beaucoup en ce moment.

Poutine n’a pas fait tous ces efforts pour laisser la place à l’Amérique dont la stratégie en Syrie est loin d’être définitivement arrêtée.

Les Russes ont incontestablement plusieurs coups d’avance en Syrie et Trump devra en tenir compte.

Antoine de Lacoste

( 16 juin, 2017 )

Communiqué de l’UNION DES SECTIONS ROYALISTES LORRAINES

 

 

Après le prévisible mais catastrophique premier tour des élections législatives qui promet une large majorité mondialiste et libertaire sur le plan « sociétal », les Royalistes lorrains pensent qu’il faut une opposition la plus importante possible. Aussi, l’U.S.R.L. demande à ses amis de voter pour tous ceux qui s’opposent aux candidats de la « république en marche ». Plus particulièrement, les royalistes soutiennent en Meurthe et Moselle Cédric Marsolle dans la 6ème circonscription, Valérie Debord dans la 2ème, Thibaut Bazin dans le 4ème et Dominique Potier dans la 5ème. En Moselle Laurence Burg à Metz 1 et Marie-Jo Zimmermann à Metz 3.

Communiqué envoyé à la presse le 13 Juin 2017

( 14 juin, 2017 )

Le Prince Jean de France : Un patrimoine chrétien, vivant

 

article paru sur le site « princejeandefrance »

 

30378855.jpg« Rome, Chartres, Dreux. Trois lieux qui ont en commun d’appartenir à notre patrimoine chrétien, vivant.

Rome où je viens de rencontrer le Pape François. La ville antique mais aussi le siège des successeurs de Pierre. Une ville colorée et chaleureuse avec ses rangées d’orangers parfumés, ses ballets de diplomates qui vont et viennent encadrés par des voitures de police bruyantes dans un trafic toujours plus dense mais où visiblement chacun trouve son chemin, à la « romaine ». Avec ses bâtiments avec terrasses où vous pouvez déguster votre café « ristretto » tout en embrassant d’un coup d’œil les toits de la ville, en profitant de la légère brise qui arrive d’Ostie.

2-Chartres.jpgNous étions avec Philomena à Chartres pour la messe solennelle de clôture du pèlerinage de la Pentecôte. Quelle merveille du Moyen-Âge que cette cathédrale. Tout me plait. La voir au loin dans cette Beauce que j’aime, signe du lien tissé en France entre la terre et le ciel. Ses vitraux mis en valeur par les restaurations successives qui ont rendu au chœur tout son éclat. La liturgie de cette messe de clôture sous les bons offices de Monseigneur Pansard, évêque de Chartres, dans une cathédrale pleine à craquer de jeunes gens aux visages marqués par la fatigue, mais heureux. Ces chants du chœur qui s’élèvent sous les hautes voûtes comme un hymne d’action de grâce.

Et notre chère Chapelle Royale, enfin, où nous venons d’accueillir les VMF de la région. Lieu de culture et de culte tel que l’a voulu le Roi Louis-Philippe. Un vrai bijou du XIXe siècle dans son architecture, sa sculpture, son orgue et ses vitraux. Une œuvre d’art inséparable de notre l’histoire chrétienne et monarchique. Eléments toujours présents aujourd’hui et je l’espère à l’avenir. Tout cela dans un cadre paisible ouvert sur la ville et la région.

Un patrimoine vivant où les actes posés continuent de tracer l’histoire des liens qui existent entre l’homme et Dieu. »

 

Le 12 juin 2016
Jean de France, Duc de Vendôme

( 12 juin, 2017 )

« En même temps » …

 

Lu sur « lafautearousseau » cet article en réaction aux premier tour des législatives qui permet de réfléchir un peu plus loin que les simples chiffres.

 

823330531.jpgLes résultats du 1er tour des législatives – en mode plébiscitaire – sont ce que l’on attendait, comme le seront ceux du second tour.  La lassitude des Français pour les jeux démocratiques, qui ont beaucoup trop duré,  s’est manifestée soit par une abstention record, soit en se contentant de voler au secours de la victoire. Ainsi est en train de se parachever au Parlement cette sorte de coup d’Etat mené tambour battant par Emmanuel Macron pour s’emparer du Pouvoir. A la française, bien-sûr, c’est-à-dire par les voies semi-légales, comme Bonaparte, le 18 Brumaire, comme son neveu Louis-Napoléon le 2 décembre 1851, comme Charles De Gaulle, en mai-juin 1958. Et, en quelque sorte, à marches forcées, par élection anticipée des médias et des élites, par une pression sans précédent sur l’électorat. Après tout, ce n’est pas, en soi-même, ledit coup d’Etat qu’il convient de critiquer mais la politique qu’il sous-tend, au moins selon ce que l’on peut en savoir.

Emmanuel Macron est un personnage complexe, subtil, et cultivé, narcissique et autoritaire. On ne peut le traiter comme un vulgaire Hollande ou Sarkozy, simplement par la polémique ou la moquerie. L’une et l’autres inappropriées. Pour être crédibles et efficaces, les royalistes, l’Action française, se doivent de donner une explication acceptable des événements politiques. *

« En même temps » …

L’esprit de la politique selon Macron peut se résumer dans sa formule, mille fois reprise : « En même temps ». Comme Napoléon qui voulut en même temps, continuer la Révolution et rétablir l’ordre, instituer l’Empire, créer une nouvelle noblesse et rappeler l’ancienne, épouser, enfin, l’archiduchesse Marie-Louise d’Autriche, petite-nièce de Marie-Antoinette.  Comme Louis-Philippe qui tenta la réconciliation de la Révolution avec la Royauté. Ou comme Charles De Gaulle qui pensa raccorder la République sur la tradition royale et rêva, peut-être, d’un certain rétablissement de la monarchie.

Ainsi Emmanuel Macron entend-il tout à la fois que la France reste grande ouverte à l’Europe, à la mondialisation, à l’immigration, au multiculturalisme, à la diversité et qu’elle affirme sa grandeur. Ainsi l’a-t-on vu tenir physiquement tête à Donald Trump à Taormine. Mais qu’en sera-t-il quant au fond ? Que fera-t-il du TAFTA ? Ainsi l’a-t-on vu recevoir Poutine en très grande pompe à Versailles et y manifester la grandeur française. Mais quid de notre future politique russe ? Ainsi l’observe-t-on rabrouant les journalistes – qui l’ont fait élire ! – et le voit-on tenter de rendre à la fonction présidentielle sa dignité et même sa verticalité. Ainsi choisit-il un bon ministre de l’Education nationale qui devrait, semble-t-il y imprimer une salutaire inflexion. Propice à l’instruction des enfants et à la culture. Même si Macron, sans autre explication, a imprudemment affirmé au cours de sa campagne qu’il n’y a pas de culture française.

Tout se déroule, avec Macron, toujours dans l’esprit de son permanent en même temps.

Quelle prévalence ?

Patrick Buisson vient de donner au Figaro magazine un remarquable entretien – tout fondé sur un soubassement d’esprit monarchique et de droite légitimiste – où il synthétise en une formule lapidaire ce que Maurras eût peut-être appelé le dilemme d’Emmanuel Macron : « On ne peut pas être à la fois Jeanne d’Arc et Steve Jobs ». Tout est dit ! Nous aurons d’ailleurs à revenir sur le propos de Buisson à propos du phénomène Macron.

Jean Guitton – un bon maître de jadis – nous a enseigné qu’il y a, en réalité, dans tout centrisme, toute prétention au juste milieu |Ni de droite, ni de gauche ou bien et de droite et de gauche] ce qu’il appelait une prévalence, un des éléments qui prévaut, domine, surplombe … En la matière, l’équilibre est illusion. Qu’est-ce donc qui est prévalent chez Macron du patriotisme ou du mondialisme, de Jeanne d’Arc ou de Steve Jobs, pris comme mythes ou personnifications des deux grands termes du dilemme ?

L’avenir confirmera ou infirmera ce que nous en pensons à ce jour : ce qui devrait l’emporter chez Macron ressort de sa formation politique, des milieux d’où il est issu, qui l’ont soutenu, de la pente même du Système qu’il a bien plus sauvé, d’une échéance qui aurait pu lui être contraire, que renversé. Ce qui devrait l’emporter chez Macron, c’est la fuite en avant dans l’européisme fédéraliste, l’intégration dans le mondialisme financiarisé, la soumission aux lobbies et aux injonctions supranationales immigrationnistes, l’idéologie diversitaire, le libéralisme sociétal.

Ce que nous pensons et redoutons pour la France, qui porte sur le plus grave, sur l’essentiel, c’est que Macron finisse toujours par être bien plus Steve Jobs que Jeanne d’Arc.

( 11 juin, 2017 )

Espagne : des députés à la mentalité de guerre civile veulent retirer la dépouille de Franco du Valle de los Caídos

 

Lu sur « lafautearouseau ». Bien entendu, nous approuvons entièrement de « Grain de sel »

 

Mur-bleu gds.jpgIl n’est ni dans notre vocation ni dans nos habitudes de nous ingérer dans les affaires intérieures d’un pays souverain. Nous avons du reste bien assez à faire comme cela en nous occupant seulement de notre tâche centrale : faire tout ce qui est en notre pouvoir afin de rétablir dans sa vigueur passée notre chère France, que le Système déclasse inexorablement depuis 1875.

Pourtant, il est des moments où l’on peut – où l’on doit – ne pas rester indifférent à ce qui se passe ailleurs, et même réagir avec vigueur. Car, en l’occurrence, la France est concernée par le lamentable épisode dont vient de se souiller lui-même le parlement espagnol. Pour ceux qui l’ignoreraient, une motion est passée au parlement afin de retirer de sa sépulture du Valle de los Caidos la dépouille de Francisco Franco, qui y repose depuis sa mort, le 20 novembre 1975, selon sa volonté.

Laissons aux Espagnols le soin de se mettre au clair avec leur histoire. Mais il se trouve qu’à un moment de la nôtre, le généralissime Franco a été intimement, et d’une façon décisive, lié à la nôtre : et pour nous, ce fut « pour le meilleur ». Rencontrant Hitler à Hendaye, le 23 octobre 1940, il lui refusa tout ce qu’Hitler demandait, notamment le passage de ses troupes par l’Espagne pour aller attaquer notre armée d’Afrique du Nord. Ce danger immédiat écarté, nos forces purent être préservées, et se préparer pour leur rôle futur.

Mais il y a plus encore : on sait la puissance des partis communistes français et italiens, à l’époque, et combien la religion révolutionnaire – heureusement morte depuis – soulevait les foules. Il est clair que si Staline et le Komintern, maîtres absolus de cette sanglante marionnette qu’on appelait « République espagnole », s’étaient emparés de l’Espagne, ils prenaient la France et l’Europe de l’Ouest à revers. Nous, Français, nous courions alors le risque et le grand danger de devenir une « démocratie populaire » avant la lettre, comme le devinrent en 45, pour leur plus grand malheur, les pays de l’Europe de l’est, enfermés pour quarante ans dans une oppression épouvantable, et qui connurent une terrible régression, dans tous les domaines de leur existence. C’est à Franco que nous devons d’avoir échappé à cette horreur.

Pour ce service immense rendu à la France et à la liberté, et par son attitude face à Hitler, dans toute la mesure de ses moyens, il est juste de dire que Franco évita un mal effroyable, hâta la fin des hostilités et le retour de la paix. Il agit donc bien en ami de la France, mais aussi de la Paix. Cela nous donne le droit de dire notre reconnaissance, en tant que nation, à l’attitude courageuse du généralissime Franco, et d’exprimer notre plus profonde commisération envers le ramassis de députés qui ont osé voter une motion à leur image : parfaitement méprisable !

La France et la Paix, l’Histoire disent merci à Franco. La honte reconnaitra les siens.

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