( 17 mars, 2020 )

UNE REFORME JACOBINE

 

Article paru dans POLITIQUE MAGAZINE de Mars 2020

 

Du libéralisme au jacobinisme et du jacobinisme au totalitarisme,
il n’est qu’un pas que Macron franchit sans scrupule.

I

l y a tout lieu de penser qu’il faudra passer par le 49 -3. Que de cris, que d’indignation en perspective ! De quoi alimenter la rhétorique parlementaire, d’un côté comme de l’autre ! C’est ce qu’on appelle en France la vie politique. Et si vous souriez ou émettez un doute sur l’intérêt de pareilles institutions, vous serez soupçonné d’entretenir dans vos pensées un antiparlementarisme par définition coupable : vous attentez à la démocratie ! Où est Aristophane ?

L’exécutif à cette heure est certainement décidé à user de ce procédé commode qui permet d’arrêter des débats devenus oiseux et de faire aboutir une réforme qui, dans l’état, reste inachevée par principe puisqu’elle suppose par elle-même plus d’une vingtaine d’ordonnances sans compter les décrets d’application. Les 41 000 amendements qui se subdivisent en autant de sous-amendements, n’auront été que des querelles de mots par rapport à un texte indigeste que deux ans de gestation et de concertation n’ont fait qu’alourdir de multiples considérations contradictoires que le législateur prétend réduire peu à peu à une unité factice.

Niant l’évidence, le gouvernement, pendant quelques jours encore, va s’échiner à déclarer que le 49-3 n’est pas dans son intention puisque nul plus que lui n’a le sens du respect de la démocratie. Quand il passera à l’acte, il se dira donc contraint et forcé. Avec les mines de circonstance !

 

La réforme imposée

Étant donné la situation, la demande d’application du 49-3 viendra très vite et, peut-être même, au moment où ces lignes paraîtront, la procédure sera-t-elle entamée. L’émoi sera aussi grand que la manœuvre grossière. Même stratagème des deux côtés, l’obstruction systématique servant le parti présidentiel dans sa résolution, tout autant que la procédure d’urgence redynamisera l’opposition. Tel est le fonctionnement de la République aujourd’hui, tel il fut depuis toujours ; c’est structurel.  Que de farouches attitudes ! Que de lyriques discours ! Quelle hypocrite habileté à profiter ainsi les uns des autres ! Et comme il devient intéressant en ces circonstances de sièger alors qu’à l’ordinaire les gradins sont vides

Ainsi donc le président et le gouvernement veulent en finir avec cette loi organique et cette loi ordinaire qui portent la réforme du régime des retraites pour en faire un système unique, dit universel, par points. Cette réforme est, selon les dires de la macronie, la plus géniale qui ait jamais été conçue . Elle doit illustrer le quinquennat ; elle est « la matrice des autres réformes », celle qui justifie le mieux la conquête du pouvoir par ces parangons du progressisme.

Et voilà qu’elle leur pourrit la vie ! Alors même que Macron voudrait maintenant se dégager du temps pour passer, selon ses propres paroles, « au régalien », afin de donner du sens à l’Acte II de son quinquennat : belle stratégie, assurément, où « le régalien » n’est pas exercé pour lui-même dans la plénitude de la fonction du chef de l’État, mais en vue de gagner les présidentielles de 2022.

En fait, Macron est obligé de faire du Macron, à chaque instant, en politique intérieure comme en politique extérieure. Pour être lui-même électoralement parlant, en vue de s’identifier au pouvoir, dans cet esprit de conquête perpétuelle qui le caractérise.

C’est toujours ce même mécanisme qui le lie et l’entraîne. Celui qui le pousse, en l’occurrence et en dépit du bon sens, à faire de sa réforme des retraites un enjeu de gouvernement. Immédiat, global et définitif. Or son idée de départ était d’un simplisme si extravagant qu’au contact des réalités et des oppositions légitimes elle se transforme en un système d’une folle complexité, créant autant de régimes que de classes d’âge et de transitions spécifiques que de statuts particuliers. Le Conseil d’État s’est refusé à cautionner un tel texte. D’où la nécessité de procéder par ordonnances et par décrets et, tant qu’à faire, pour l’heure, de recourir au 49-3.

Dans le même temps pour habiller son message il lui a fallu donner à cette réforme qui aurait dû rester pratique, de hautes raisons métaphysiques, relevant d’une logique théorique où les mots d’égalité et de solidarité servent de normes suprêmes. Rien de plus sophistique : tous sur la même échelle et dans le même cadre ! Qu’y a-t-il de plus républicain ? Chacun sait bien que cette égalité est concrètement toute relative : il est toujours des gens plus égaux que d’autres. Personne ne s’y retrouve, ni les cadres supérieurs surtaxés et non garantis, ni les petits salaires à qui l’État fera la charité s’il le veut bien. Le « minimum retraite » ne saurait fonctionner pour de pauvres gens sans travail ! « Le niveau de vie digne », notion que les parlementaires sont si heureux d’avoir concoctée, n’est qu’un alignement de mots qui juridiquement n’a pas de signification.

On est allé chercher des modèles à l’étranger, dans des pays beaucoup moins variés et divers que le nôtre et où la structure communautaire est beaucoup plus forte. Nous sommes français ; nous avons une histoire, y compris une histoire sociale, perturbée stupidement par des institutions de guerre civile permanente La Ve République n’y échappe pas. Macron, non plus. Après tout, il n’est qu’un chef de bande qui s’est emparé de l’État, qu’il le veuille ou non.

Sa réforme est marquée de ce stigmate originel. Il accapare tout ce qui est un enjeu de pouvoir. Il a pris littéralement possession des retraites. Comme du reste. Comme du grand débat. Comme de la Défense, comme de la dissuasion nucléaire qu’il imagine à sa façon, comme de l’Europe qu’il prétend diriger, comme de l’Agriculture où il distribue les bons et les mauvais points, comme de la Santé, comme de tout. Il n’est plus un chef d’État ; il est le monsieur qui répond à tout, qui organise tout, qui sait tout, qui fait tout. Avec tous les revers, les échecs, les désillusions qu’un tel comportement entraîne ! Rien ne semble le corriger. Du coup, c’est toujours la faute des autres…

Il en est ainsi pour les retraites. Il a la vision d’ensemble du système à laquelle il pense que tout le monde devrait se rallier. Mais voilà : la réalité est tout autre. Comment voulez-vous, pour prendre cet exemple, que les avocats qui ont leur propre régime et leur propre caisse qui fonctionnent bien et qui sont bénéficiaires, renoncent à ce qui leur appartient en propre pour payer des cotisations plus élevées et recevoir des pensions moindres ! C’est un vrai problème, non ? Ainsi des autres… Et comment ménager tout le monde ?

Car le défaut essentiel du système Macron est qu’il se situe dans la logique continue du système républicain pris en main par les technocrates, formés à cet effet. Macron en est le dernier avatar. La République est à lui ; les retraites sont donc à lui.

 

La fin de toute citoyenneté

La vérité d’aujourd’hui est que leur retraite n’appartient plus aux Français. Cette réforme ne fait que s’ajouter à la série des autres réformes qui toutes allaient déjà dans le même sens. La retraite perd définitivement son caractère d’épargne. Pour parler le langage macronien, on passe d’un monde à un autre. À son origine, fort ancienne au demeurant, la retraite était un prélèvement de salaire pour les vieux jours. Le droit du travailleur français était direct et personnel ; et cette conception dominait encore les esprits jusqu’à récemment. C’est ce que l’État républicain cherche à démolir irréversiblement. Dès le sein de sa mère jusqu’à sa mort, le citoyen doit dépendre de l’État. C’est ce que veut la République ; c’est ce que veut Macron ; et, d’ailleurs, il l’a ouvertement dit.

En effet, malgré une gestion de plus en plus centralisée, organisée dès 1941 – pour raison d’occupation –, puis après 1945, subsistait cette idée qu’employeurs et salariés, selon leur profession, sous le regard de l’État, fixaient leur régime, leur cotisation, leur pension ; c’était encore leur affaire. Certes la solidarité intergénérationnelle était déjà appliquée selon laquelle une génération payait pour une autre dans une succession qui assurait en principe l’équilibre du système, puisque l’esprit républicain refusait – fort stupidement d’ailleurs – toute capitalisation (encore que…) pour promouvoir la seule répartition.

La tentation fut alors invincible chez les hauts fonctonnaires, à Bercy, et chez les politiciens de service, avides de domination et donc de systématisation, de tout uniformiser, en jouant démagogiquement sur le fait des inégalités des régimes et des droits dont, d’ailleurs, l’État employeur était le principal responsable. À quoi s’ajoutait le non-remplacement des générations en raison de la question démographique et de l’allongement de la durée de vie, ce qui laissait prévoir un inéluctable déficit budgétaire.

La réforme Juppé qui se voulait rationnelle, fut la manifestation évidente de cette tentative d’une mise sous contrôle total de l’ensemble du système social français. Bien sûr, sur le moment, devant la révolte populaire et, d’abord, bien sûr, de ceux qui étaient considérés comme les privilégiés des régimes spéciaux, il dut renoncer.

Mais le même esprit se maintint et la mise en œuvre s’opéra progressivement de Raffarin en Fillon. La loi Macron-Phlippe n’est que l’aboutissement du projet. L’État fait tout, décide de tout, règle tout. Il fixera l’âge d’équilibre, l’âge-pivot si besoin est, la valeur du point, et tout ce qui en dépend. Le budget de la Sécurité Sociale, dont celui des retraites, est désormais entièrement préparé par ses fonctionnaires ; les lois de financement, avec les innombrables arrangements joints et que personne ne voit, sont votés par des députés aux ordres dans des séances qui n’en sont pas. Philippe a concédé une « conférence de financement », temporaire, à des syndicats ridiculisés qui n’obtiendront rien et qui passent leur temps à se disputer.

Le but, maintenant, c’est de s’emparer des caisses, par une audacieuse opération de captation, pour créer, là aussi, cette unité de caisse si chère à l’État puisqu’il en est le maître exclusif et qu’elle constitue son principe substantiel. Les masses financières en jeu sont telles que nul ne pourra s’aviser de le braver. La République aura l’assurance de sa pérennité. Elle se sera enfin débarrassée des citoyens auxquels elle laisse pour l’amusement la comédie électorale. Elle sera à elle-même et sa cause et sa fin, ce qui fut toujours son but. Il n’est rien de tel qu’un libéral comme Macron, voire ultra-libéral, pour enfermer le peuple dans le pire jacobinisme.

Et pour donner de l’allure à l’ensemble, il est proclamé que l’État saura tirer profit de cette réorganisation pour voler au secours de la veuve et de l’orphelin, du pauvre et du déshérité. Vu ce que l’on constate aujourd’hui dans les rues de nos villes et dans le fond de nos campagnes où la misère gangrène le tissu social, le croira qui voudra.

Hilaire de CREMIERS

 

( 17 mars, 2020 )

Presse et Librairie (n° 360 de la Lorraine Royaliste)

 

 

LE FIGARO– Hors série JESUS CHRIST, cet inconnu – 14 boulevard Haussmann, 75009 Paris – www.figarostore.fr/ hors-série. Ce numéro 12,90 €. 172 pages.

 

Cette très belle revue est réalisée en partenariat avec  l’Ecole biblique de Jérusalem. L’excellent éditorial est écrit par Michel de Jaeghere. Nous y trouvons un nombre impressionnant de grandes signatures (archéologues, biblistes, historiens et théologiens) que je ne peux toutes citer faute de place. Toute la vie de Jésus est passée au crible, de sa naissance miraculeuse à sa mort sur la croix et sa résurrection. Les 7 erreurs les plus citées sur Lui sont passées au crible et la vérité rétablie.

Ajoutons que ce numéro spécial est très bien illustré.

Vous devez l’acquérir pour le lire

 

 

L’INCORRECT –– 28, rue Saint Lazare, BP 32149, Paris cedex 09, Paris. 5,90 €

 

Je vous ai déjà présenté cette belle revue de très grande qualité. Dans le numéro de Février 2020, il s’y trouve une grande enquête sur les Royalistes en France qu’il faut lire. Nous y trouvons aussi un reportage sur les Serbes du Kosovo martyrisés par les musulmans albanais dans l’indifférence générale et d’autres choses encore dont une présentation de grande qualité de la liste « Unis pour Nancy » qui s’est engagée, comme vous le savez, dans la conquête de la municipalité de la capitale ducale de la Lorraine.

Il faut absolument vous le procurer.

 

 

UNE POLITIQUE POUR LE XXI° SIECLE – de Pierre DEBRAY – Editions de Flore,  273 pages – 10 €. En vente aux Editions (10 rue Croix des Petits Champs, 75001, Paris – editions@cercledeflore.fr) ou à la Lorraine Royaliste..

 

Pierre Debray est une figure incontournable du mouvement Royaliste d’Action Française de la seconde moitié du siècle dernier. Rien ne le destinait à cela. Il était né dans une famille républicaine et ne se convertit au catholicisme qu’en 1939. Il participe activement à la résistance et devient un « compagnon de route » du parti communiste jusqu’à soutenir activement Staline. Puis il rencontre Pierre Boutang et devient royaliste. Il tient alors la rubrique « Combat des idées » dans Aspects de la France et anime la revue l’Ordre Français. Dans ce livre nous trouvons une analyse profonde la nouvelle société industrielle qui prend forme dans les années 80, analyse fondée sur l’empirisme organisateur de Maurras. Elle est encore largement valable aujourd’hui, il avait parfaitement prévu les « méfaits de notre actuelle crise de civilisation et désigne l’adversaire principal à combattre, l’ »établissement » et sa technocratie comme nouveau visage du Pays légal » . Il nous donne des raisons d’espérer.

Ajoutons qu’il y a une préface de Philippe Lallement et une postface de Gérard Leclerc.

Vous comprendrez qu’il faut vous procurer ce livre et aider à sa diffusion.

 

 

LOUIS XIV – de Louis BERTRAND -  Editions Via Romana, 379 pages – 23 €.

 

Il s’agit de la réédition d’un très beau livre de Louis Bertrand écrit en 1923. L’auteur, Lorrain d’origine, succédera à Maurice Barrès sous la Coupole en 1925, parrainé par Paul Bourgé et le maréchal Lyautey. Nous notons l’avertissement de notre ami Daniel Heck, lui aussi ancien Lorrain, Président-fondateur du Cercle des Amis de Louis Bertrand, une préface du professeur Jean-Paul Clément et une postface de Paul Bourget, de l’Académie française. Cette œuvre de Louis Bertrand montre notre grand Roi dans sa vie, étudiant son caractère, ce qui permet un « portrait permettant d’éclairer et de comprendre son œuvre comme sa vie ». Avec son style clair  permettant une lecture aisée, il nous fait découvrir le personnage du Louis XIV, le Roi comme le personnage privé.

Il faut vous procurer ce livre. Vous pouvez le commander auprès du « Cercle des Amis de Louis Bertrand », 1 rue abbé de l’Epée, 75005, Paris pour 23 € (le port est offert si vous vous réclamez de La Lorraine Royaliste).

 

LA GRACIEUSE HISTOIRE DE LA PETITE ANNE DE GUIGNE – de Etienne-Marie LAJEUNIE, O.P. -  Editions de Chiré -  BP 70001, 86190 , Chiré-en- Montreuil – www.chire.fr 94 pages – 13 €.

 

La petite Anne de Guigné est décédée d’une méningite le 14 janvier 1922 à l’âge de 11ans. Elle a eu cependant une vie admirable entièrement tournée vers Dieu. Elle devient, si jeune, un « maître spirituel », s’engageant sur les voies de la sainteté après avoir été une enfant difficile et colérique.. Elle est un modèle pour les enfants mais aussi les adultes. Ce livre a été écrit en 1924, soit deux ans seulement après son départ.

Lisez-le et faites le lire, ce livre est édifiant.

 

Jean NEDISCHER

( 17 mars, 2020 )

Municipales : la poussée verte

 

Lu sur ‘Boulevard Voltaire »

 

Outre la consolidation des maires RN ou apparentés, un constat s’impose : la poussée verte. Séisme à Lyon, où les candidats EELV sont en tête dans huit des neuf arrondissements, battant même Collomb dans le sien. En tête, également, la candidate verte de Strasbourg, et confirmation de la faveur des Grenoblois pour leur maire écolo-frénétique. Belles percées, également, à Bordeaux, Besançon ou Toulouse… Petite déception à Paris, mais la surenchère authentiquement surréaliste d’Hidalgo leur a coupé l’herbe sous le pied !

Tout cela n’est pas très étonnant. En effet, si les partis politiques traditionnels doivent, pour faire passer leurs messages, rivaliser de contacts, d’amitiés et de réseaux dans les milieux de la communication, les écologistes bénéficient d’une propagande gratuite et permanente qui commence dès l’école maternelle. Elle se poursuit avec l’éducation « transversale » au développement durable (bilan carbone des guerres de Louis XIV ?), « ancrée dans toutes les disciplines, tout au long de la scolarité », et peut faire ensuite l’objet d’une injection de rappel biquotidienne dans les journaux télévisés, au cas où l’on n’aurait pas bien compris.

Point culminant, les réceptions, à l’égal d’un chef d’État, par les organismes mondiaux les plus éminents, d’une ado suédoise psittacique. Tandis qu’on n’entendra nulle part l’avis de Gary Becker : « Ce qui menace la planète, ce n’est pas le réchauffement climatique, mais les politiques économiques stupides qui pourraient en dériver, poussées par des politiciens en quête d’une bonne cause. » Il est vrai qu’il n’est que prix Nobel…

Étonnez-vous, ensuite, que la religion verte ait tant d’adeptes pour se retrouver dans les urnes !

Mais contrairement aux ruraux, « pas assez savants pour raisonner de travers », comme disait Montesquieu, ces croyants se retrouvent presque exclusivement dans les grandes villes. Ce sont les gagnants de la mondialisation, les de Muray, les bobos bio en rollers qui adorent les sushis et partent trois fois par an sous les tropiques à grand renfort de kérosène, les fans d’éoliennes si voraces en terres rares, les mêmes qui sont indispensables au hardware de ces ultra-connectés permanents.

Ce vote écolo, ce sont les crocodiles qui défilent en faveur des maroquiniers… Peut-être quelques semaines de confinement leur mettront-elles les yeux en face des trous ?

Richard Hanlet

 Médecin
( 16 mars, 2020 )

Informations royalistes sur Nancy

 

 

Pour information, la section de Nancy suspend ses réunions hebdomadaires du mercredi jusqu’à nouvel ordre. Vous pouvez nous joindre sur nancy@actionfrancaise.net, sur lalorraineroyaliste@yahoo.fr ou au 06 65 64 72 17

Les ventes à la criée continue pour l’instant

( 16 mars, 2020 )

Pandémie du Coronavirus : Et maintenant ? Pandémie du Coronavirus : Et maintenant ?

 

Lu sur le site de l’Action Française

 

Notre ami Éric Bianchi, par ses fonctions, se trouve au cœur de lutte contre la pandémie. Pour l’AF, il fait un point sur les mesures prises, sans esprit polémique, mais sans concessions non plus.

Et maintenant qu’allons-nous faire, nous dirait le chanteur ? Nous voici arrivés dans le dur depuis jeudi soir. La fermeture des écoles annonce un nouveau processus. Que penser de ces mesures ? Tout d’abord depuis mon dernier papier la situation a évolué de manière catastrophique en Italie (Espagne ce jour) et inquiétante en France. Il n’y a pas de surprise. Nous suivons les courbes et les modèles statistiques établis dans les premiers pays infectés dont la Chine. Nous avons découvert que des pays occidentaux pouvaient vivre une crise sanitaire et que les soignants doivent choisir qui sauver. Nous avons découvert que le virus a une capacité à survivre sur des surfaces, ce qui n’est pas anodin et ne résume pas la contamination aux contacts humains. Nous avons découvert en Italie un taux de mortalité de 5 % (supérieur à la Chine officielle) un taux de gravité énorme avec une présence prolongée en réanimation qui explique la pénurie de respirateurs et une atteinte de sujets jeunes sans autres pathologies. Si la situation n ‘était pas catastrophique ce serait fascinant de voir la science se faire ainsi en direct. C’est une situation tout à fait exceptionnelle, plusieurs fois par jour des publications scientifiques apportent du nouveau, là où habituellement il faut des mois. On a beaucoup raillé les chinois mais leur apport a été et reste essentiel, à ce jour leurs « prédictions » se sont révélées exactes et ils nous annoncent en France une situation similaire au Wuhan. Les dernières publications scientifiques montrent que les chiffres en France sont sous-estimés et serrent plus entre 24 000 et 140 000 selon les modèles statistiques. Alors que penser de ces mesures, d’abord quel déficit de communication ! Le matin, les ministres font le tour des médias en jurant qu’il n’y aura pas de fermeture et le soir le Président ferme tout. Moralité tous les établissements de santé et scolaires se retrouvent dans la difficulté sans avoir pu anticiper quoique ce soit. L’absentéisme résultant de la fermeture des écoles est encore inconnu mais lentement les mairies mettent en place des solutions pour les enfants de soignants, les réseaux se mettent en place, le personnel se sent mobilisé. Lundi 16, dans mon établissement il y aura une absence prévue. Les congés sont annulés, chacun prend ses dispositions. Les couples de soignants étant fréquents, les organisations se mettent en place. Les stocks ont été vérifiés. Les ordres sont contradictoires mais les soignants commencent à reprendre le pouvoir sur les dirigeants comptables, RH et autres. La base est solide, j’ai confiance dans nos équipes, ils ont encaissé des chocs, attentat, inondations, ils tiendront. Ils tiendront si l’intendance suit et si on ne change pas à nouveau de stratégie en cours de bataille. Après s’être moqué des chinois, après avoir raillé les italiens, nos dirigeants commencent à prendre des mesures. Elles sont le minimum. Elles auraient dû être prises, il y a une semaine. Au lieu de devancer l’épidémie et la contrer nous courrons après. Pourtant nous avons toutes les données et les modèles à disposition. Il aurait fallu s’appuyer sur l’exemple italien qui se situe dans un pays occidental et l’épidémie se développe dans sa partie la plus équipée. Nous avons pris du retard. Pourrons-nous le rattraper ? Pas sûr, l’Espagne vient ce jour de décréter le confinement général, les Suisses déploient l’armée et ferment leurs stations de ski. Chez nous toujours pas de restrictions, les frontières ouvertes, les déplacements non limités et je ne parle pas des comportements aberrants. Lors Que Faire (et Lénine n’a rien à voir avec ça). Il existe plusieurs niveaux :

Au niveau individuel être rigoureux sur les mesures barrières, s’astreindre à des mesures de confinement, diminuer ses interactions sociales.

Au niveau social, exiger de ses employeurs, supérieurs, une politique cohérente de protection des populations.

Au niveau gouvernemental, espérer que les bonnes mesures soient prises, elles nécessitent du courage et seront rudes pour tous. Cette situation est aussi une chance de reprendre le pouvoir et de tout cela demain pourra surgir un bien. Nous serons là et vous aidez-nous en respectant les consignes, nous espérons que chacun accomplisse son devoir même le plus minime. C’est tous ensemble qu’il faut mener cette bataille.

Éric Bianchi, (Médecin, président de la CME.)

Grasse le 14 mars

( 16 mars, 2020 )

Face à Erdoğan, il n’y a plus que Poutine… et les Grecs !

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

Le néo-sultan Erdoğan, l’homme qui rêve de rétablir la splendeur de l’Empire ottoman, fait feu de tout bois.

En Syrie, il a misé sur la chute de Bachar el-Assad et n’a pas ménagé son soutien aux pires islamistes : la plupart des volontaires internationaux de Daech ont ainsi transité par la Turquie, qui était le chemin naturel pour le grand djihad. Prétextant un imaginaire danger terroriste kurde, il a ensuite envahi le nord-ouest et une partie du nord de la Syrie.

En Méditerranée orientale, il s’appuie sur l’occupation illégale du nord de Chypre pour prétendre empêcher la Syrie, le Liban, Israël et la partie libre de Chypre d’exploiter un sous-sol fort riche en gaz. Les intimidations de la marine militaire turque contre les compagnies gazières présentes (comme l’Italien ENI) sont fréquentes et plusieurs tentatives de forages illégaux ont été observées.

En Libye, il profite de la guerre civile qui oppose le très islamiste Sarraj au moins islamiste Haftar. Ce dernier, non reconnu par la communauté internationale bien que régulièrement reçu par elle, était en passe de l’emporter. Erdoğan a proposé son aide à Sarraj, qui l’a bien sûr acceptée. De nombreux miliciens islamistes syriens ont été envoyés sur place, encadrés par des officiers turcs. Ankara a reconnu l’envoi de plusieurs centaines de combattants (il y a même eu un vote du Parlement turc l’approuvant), mais ils seraient près de 6.000 selon certains journalistes, comme Georges Malbrunot. L’offensive d’Haftar a, de ce fait, été arrêtée aux portes de Tripoli.

Si l’on ajoute une présence turque active au Kosovo et en Bosnie, c’est finalement tout le territoire de l’ancien Empire ottoman qui est ainsi quadrillé.

Il est frappant de constater que cette activité se fait dans le sillage de toutes les décisions absurdes ou iniques prises ces dernières années par l’Europe et les États-Unis : soutien aux islamistes bosniaques ou kosovars (albanais, en fait) dans les Balkans, reconnaissance de Sarraj comme gouvernement légitime en Libye, passivité complice sur l’occupation de Chypre et, bien sûr, appui des islamistes en Syrie avec une admirable constance.

Face à lui, un seul homme : Poutine. La Russie est intervenue pour sauver la Syrie d’une victoire islamiste et a laissé partir plusieurs centaines de mercenaires en Libye soutenir Haftar. C’est le fameux groupe Wagner, créé par un oligarque russe proche du Kremlin.

Lors des récents combats qui ont embrasé la province d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, occupée par la Turquie et des milices islamistes, Erdoğan a envoyé des troupes en masse pour reprendre le terrain perdu. L’armée russe a méthodiquement contré le sultan en lui imposant ensuite un accord humiliant. La réponse des États-Unis a été de proposer à Erdoğan de lui vendre des missiles Patriot

Mécontent de la tournure prise à Idleb, Erdoğan a envoyé quelques milliers de migrants à sa frontière grecque pour apprendre à ses alliés de l’OTAN de ne pas le soutenir assez. Surprise : la Grèce a résisté, rejoignant ainsi la courageuse petite cohorte des pays d’Europe centrale qui ne sont pas d’accord pour devenir, un jour, islamistes.

Ainsi, le monde méditerranéen est maintenant dominé par la Russie et la Turquie : la roue de l’histoire tourne.

Antoine de Lacoste

( 16 mars, 2020 )

Mgr le Comte de Paris appelle les français à respecter les mesures de confinement

 

 

Communiqué officiel de

Monseigneur le Comte de Paris

Comme tous les Français, je suis avec gravité l’évolution de la crise épidémique en cours sur notre territoire. Toute ma famille, en bonne santé, est maintenant réunie au Domaine royal de Dreux.

 

Nous devons suivre, tant que possible, les instructions de confinement. Sans liberté, la France ne mérite plus son nom, mais il n’y a pas de liberté sans responsabilité. Montrons que des personnes libres peuvent, lorsqu’il le faut, mettre entre parenthèses leurs intérêts propres pour le bien supérieur du pays.

 

Je salue la fermeté du gouvernement dans sa détermination à freiner la contamination. Je m’interroge en revanche, alors que les écoles ont été fermées et que les messes dominicales ont été supprimées, sur la pertinence du maintien des élections. Les équipes municipales en place sont autant d’acteurs charnières dans la transmission de l’information et dans la gestion locale de la crise. Les changer en plein milieu du gué, n’est-ce pas ajouter de la difficulté à notre situation déjà compliquée ?

 

Je salue et remercie les soignants qui partout en France se mobilisent, en première ligne dans une lutte qui s’annonce ardue. Je pense aussi aux personnes âgées qui, privées de visites, seront victimes d’une solitude pénible. Je pense enfin aux chefs d’entreprises, entrepreneurs, artisans, commerçants, professions libérales, qui devront se battre dans les prochaines semaines pour maintenir à flot ces entreprises qui font la fierté de notre pays.

 

Chacun de nous quel que soit son âge, sa situation sociale, est le même devant la maladie. Soyons unis et la France, comme toujours, se relèvera.

 

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Jean, Comte de Paris

Domaine Royal de Dreux , dimanche 15 mars 2020

( 13 mars, 2020 )

Le Covid-19 et l’économie française

 

Lu sur « Je Suis Français »

 

Passé l’optimisme de rigueur, l’Europe et la France mondialistes découvrent à quel point elles ont lié leur destin à la Chine. La souveraineté économique est à nouveau à l’ordre du jour. Mais qui a fait en sorte que les états souverains ne puissent la garantir ?

Au début de la crise sanitaire qui a pris sa source dans la ville de Wuhan en Chine, le ministre français de l’économie, Monsieur Bruno Le Maire n’a pas craint de dire que l’économie française n’en souffrirait pas significativement. D’après lui, elle ne coûterait à la France que 0,1 point de croissance. Cet optimisme, alimenté par des calculs statistiques de technocrates, semble sous-estimer trois facteurs qu’il est important de prendre en considération : une donnée historique, des conséquences purement internes et enfin une interrogation sur le modèle de développement économique.

Les rapports privilégiés entre Wuhan et la France

Le ville nouvelle de Wuhan (regroupement de trois vieilles cités glorieuses : Wuchang, Hanyang et Hankou) n’est pas seulement celle où, en octobre 1911, Sun Yat-Sen a lancé la Révolution qui a chassé le dernier Empereur de Chine, elle est aussi une métropole jumelée avec la ville de Bordeaux, dont la croissance démographique a été l’une des plus fortes de Chine depuis le début du XXIe siècle. Mais cela n’est pas tout. Elle est le lieu privilégié des investissements français en Chine. Cet ancien comptoir français accueille le siège chinois de nombreuses entreprises françaises comme PSA (les pièces détachées de Citroën y sont fabriquées), Renault (et aussi Nissan), Seb, Danone, Kéolis, Sanofi, Suez, EDF… pour ne citer que quelques marques célèbres. Depuis 2016, une liaison ferroviaire bihebdomadaire la relie à Lyon dans le cadre de la « Nouvelle Route de la Soie ». Dans le domaine intellectuel, l’université de Wuhan entretient des rapports privilégiés avec celle de Lille-II et dans le domaine sanitaire, c’est le CHU de Nancy qui est en relation avec les hôpitaux de Wuhan. L’enseignement du Français y est important et les échanges d’étudiants avec la France sont significatifs.

C’est dans ce contexte que la France a, contre l’avis des Américains, participé à l’installation d’un laboratoire de « haute sécurité biologique P4 »[1], destiné à devenir « un fer de lance de notre lutte contre les maladies émergentes », comme l’avait dit solennellement Monsieur Cazeneuve quand il était venu l’inauguré le 23 février 2017. Dégageant un budget d’un million d’euros par an sur cinq ans, le Premier ministre français justifiait la décision de son Gouvernement par « les crises sanitaires [qui] portent avec elles des risques considérables de déstabilisation économique, sociale et politique ». Ce laboratoire qui devait apporter « à la recherche fondamentale un soutien décisif et la [mettre] au service de la prévention de risques qui nous menacent tous », a travaillé depuis sur les virus, notamment ceux véhiculés par les chauves-souris. Or, comme l’avait souligné alors Monsieur Cazeneuve, « la France mettra en outre à la disposition de la Chine son expertise technique pour soutenir l’amélioration continue de la qualité et de la sécurité du laboratoire ». Enfin, « la France et la Chine ont choisi d’exploiter ces atouts pour promouvoir ensemble, à Wuhan, un modèle urbain de développement innovant, celui de ville durable » !

Des conséquences immédiates

Au-delà des rapports économiques privilégiés entre la France et la province chinoise de Hubei, la crise sanitaire qui a conduit à arrêter plusieurs usines, d’abord en Chine, mais maintenant en Italie et peut-être demain ailleurs, a dès maintenant des conséquences non négligeables. Dans son analyse Monsieur Le Maire était parti du fait que la crise économique serait immédiatement suivie d’un rebond de production qui, en quelques semaines permettraient d’en gommer les effets. Il se référait à ce qui s’était passé avec la crise du SRAS en 2003. Mais, à l’époque, aucune mesure de confinement n’avait été prise. En faisant tourner des chaînes de production plus longtemps et plus intensément, une fois l’alerte passée, on comprend que l’on puisse rattraper le retard. Mais les voyages touristiques annulés, les nuits d’hôtel et les consommations au restaurant perdues ne se récupèrent pas de la même façon. Les avions cloués au sol pendant plusieurs jours ne peuvent pas, dans les jours suivants, doubler le nombre de leurs rotations.

Mais ceux qui risquent d’en pâtir le plus, ce sont les commerçants, déjà fragilisés par la crise des gilets jaunes, qui ne pourront pas renouveler leurs stocks et verront donc encore leur chiffre d’affaires rester en berne. Si l’on prend l’exemple du textile, il ne faut pas simplement considérer le fait que 27 % des vêtements vendus en France sont fabriqués en Chine. En effet, l’Italie est aussi un important fournisseur. Or les vêtements fabriqués en Italie, notamment dans la région de Florence, le sont souvent par des sociétés chinoises, s’approvisionnant exclusivement en Chine[2]. Pour faire bonne mesure, l’Union européenne a décidé le 12 février de suspendre le libre accès au marché européen du Cambodge puisque ce pays ne respecte pas les droits humains et les systèmes de gouvernance qu’elle promeut. Or les trois-quarts des exportations cambodgiennes à destination de l’Europe concernent les textiles et 11 % les chaussures.

Le Gouvernement français est conscient de ces difficultés que va rencontrer le commerce de détail – et dont les effets ne se rattraperont pas – aussi a-t-il annoncé qu’il allait donner des facilités de trésorerie et différer le recouvrement de certains impôts, taxes et contributions. Le 31 janvier, il a pris un décret pour faire verser par la Sécurité sociale – déjà déficitaire – aux salariés faisant « l’objet d’une mesure d’isolement, d’éviction ou de maintien à domicile » à cause de l’épidémie de Covid-19, les indemnités journalières prévues par le Code du travail. Que la mesure soit socialement juste, nul ne le conteste, cependant, économiquement parlant, elle viendra s’ajouter à la facture totale.

La remise en cause du modèle de développement économique

Mais ces mesures de court terme ne règlent pas la question de fond. Or, sur ce point, le mieux est de se référer à ce qu’en a dit la collaboratrice directe de Monsieur Bruno Le Maire, la secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher[3], répondant à un journaliste de La Croix, le 26 février. Pour elle les mesures prises par le Gouvernement chinois « soulèvent deux difficultés : d’une part il peut y avoir des perturbations sur les chaînes de production, et d’autre part, les Chinois réduisant leur consommation, l’industrie du luxe, du vin ou encore du tourisme font face à une baisse d’activité » !

Après cette constatation préliminaire elle a expliqué qu’elle a « demandé aux entreprises de vérifier leur degré de dépendance aux fournisseurs chinois », ajoutant qu’en fait, bien souvent, elles ne peuvent pas répondre à cette question « car elles achètent des pièces à des sociétés dont elles ne connaissent pas les fournisseurs ». Tout naturellement, elle en arrive donc à s’interroger sur la pertinence des délocalisations, sans aller pour autant à se poser la question de savoir si l’externalisation de certaines activités intermédiaires, pratiquée à outrance par les grands groupes internationaux, est légitime. Pour elle, dans de nombreux cas, les entreprises devront donc rechercher « un fournisseur alternatif ». Mais cela prendra beaucoup de temps car, lorsque l’on a délocalisé certaines productions, on a privé ceux que l’on mettait au chômage de la faculté de maintenir leur savoir-faire. Elle constate simplement que « dans l’automobile, cela peut prendre plus d’un an pour des outillages. Pour une pièce d’avion, il faut quatre ans pour qu’elle soit certifiée… ».

Comme il ne faut cependant pas inquiéter les populations ni dire que les décisions prises jusqu’à présent étaient mauvaises, elle se risque à une note d’optimisme : « La transformation vers l’entreprise du futur, plus automatisée et personnalisée, permet d’envisage des relocalisations, d’autant que les coûts augmentent en Asie ». Après avoir cité quelques-uns des secteurs de production considérés comme stratégiques et pour lesquels les relocalisations sont indispensables et urgentes elle en arrive à cette découverte merveilleuse : « Avec cette épidémie, on mesure à quel point les chaînes de production sont imbriquées. Et cela pose des questions de souveraineté économique, mais aussi des questions environnementales avec des composants qui traversent le monde, parfois plusieurs fois, avant de s’intégrer dans un produit fini. C’est absurde ». Il manque deux points dans son intervention : quels sont les responsables de cette situation qu’elle qualifie elle-même d’absurde et qui aura le courage de nous en faire sortir ?

François Schwerer 

[1] Avec le soutien du laboratoire Mérieux de Lyon.
[2] Selon Le Courrier International du 27 février 2020, citant La Republica, la population chinoise qui travaille à Prato représente 25 000 personnes sur les 195 000 habitants. Ils y font tourner « quelque 6 000 entreprises, dont 4 000 dans le secteur du prêt à porter ». Après y avoir phagocyté les petites entreprises artisanales de la région, cette « industrie textile […] fournit les grandes marques de la mode ».
[3] Cette secrétaire d’Etat en charge de « la reconquête économique » fait partie des Young Leaders de la France-China Foundation, au même titre qu’Edouard Philippe, Franck Riester, Brune Poirson, Matthieu Gallet ou encore Sibyle Veil, et aussi Alain Mérieux.
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11 mars

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Hommage de Monseigneur le Comte de Paris à la Légion Etrangère

 

Paru le 12 Mars sur la page « Facebook » de Mgr le comte de Paris

 

En cet anniversaire de la Légion étrangère, que le roi Louis-Philippe fonda, et dans laquelle servirent mon père et mon grand-père, rendons hommage à ceux qui se battent pour la grandeur de la France et la liberté du monde.

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