( 9 novembre, 2018 )

L’avenir de la France ?

 

Le renouveau du site d’Action française

 

Ce n’est un scoop pour personne : l’avenir de la France reste à l’Action française notre préoccupation première et le moins que l’on puisse dire, à cette question angoissante les réponses sont loin d’être rassurantes.

Nos élites ont en effet résolument pris la décision de dissoudre notre nation dans un globalisme funeste, tant elles considèrent cet espace géographique, historique et culturel comme une survivance d’un passé révolu, dont la population anomique et interchangeable compte pour du beurre.

La finance internationale qui nous gouverne en effet, ne souhaite pas s’encombrer de cette plèbe réactionnaire et populiste, tout juste bonne à payer des taxes et des hausses de CSG, pour apurer un déficit public et des intérêts colossaux contractés auprès des banques privées.

Mais ce pouvoir apatride pourrait bien voir sa morgue lui revenir comme un boomerang en pleine figure.

Une « bien pensance » savamment organisée par les médias officiels et relayée par des intellectuels acquis au système  moralisateur et répressif  qui s’est  mis en place progressivement , découvre avec stupeur que cette population méprisable refuse de plus en plus les règles du jeu imposées.

Mieux, d’autres intellectuels issus de tous les horizons politiques et culturels, se dressent par grappes et dénoncent avec force le cercle oligarchique  dominant, remettant en cause sa légitimité. Cela au risque de perdre  le droit de s’exprimer, voire même d’exercer leur métier.

Il appartient à l’Action française de faciliter la convergence des contestations et  de projeter le plus lisiblement possible la restauration de la primauté du bien commun et du bon sens.

C’est ainsi qu’un ministre (de l’intérieur) du système multiculturel du « vivre ensemble », découvre que l’on s’achemine vers le vivre « face à face ». C’est ainsi également, car tous les sujets se tiennent finalement, que l’on découvre que le pape est catholique, que l’on redécouvre le circuit court des producteurs qui se passent de la grande distribution, que la politique d’état a besoin du « temps long » et que ce même état doit contrôler ses finances (sans le recours à la banque). Certains retrouvent même la vertu des frontières…

« Le désespoir en politique est une sottise absolue », d’autant plus que les multiples entreprises de démolition du pays génèrent des « anticorps » au sein même de la nation, malgré les efforts déployés par nos ennemis pour provoquer l’abrutissement  du peuple réduit à une masse de consommateurs dociles.

Il nous appartient  d’apporter notre pierre et de soutenir de nouvelles élites naissantes en leur offrant encore et toujours l’occasion de prendre des  « cures d’altitude mentale » avec nos analyses acérées et sans complaisance. En montrant du doigt les histrions, en récusant les idéologies  rebattues et par principe destructrices du réel, nous ferons reculer la trahison programmée et assumée par les théoriciens du libéralisme individualiste.

Pour mieux nous combattre, les bateleurs de foire du système  nous accusent naturellement de nous réfugier dans la victimisation et la théorie du complot. Stratégie bien commode pour bâillonner toute forme d’opposition,  Il faut y voir en réalité le signe de faiblesse de ceux qui doutent eux même du bien fondé de leur action : « Circulez, y’a rien à voir ». Ils sont en effet tellement englués dans leur échec patent, dans le désastre annoncé qu’ils ne pourront éviter, qu’ils n’ont d’autre possibilité que de se réfugier dans le déni, d’adopter une attitude autistique, en espérant survivre jusqu’aux prochains scrutins.

C’est donc par le jeu de l’intelligence active que nous les saisirons au collet  et que nous leur ferons rendre gorge.

Ce site, secondant notre presse écrite, devra traquer l’actualité et faire tomber les masques de la pitoyable commedia Dell’Arte de cette société du spectacle, décrite par le très lucide Guy Debord, tristement animée par l’homo festivus cher à Philippe Murray.

C’est la mission de l’Action française : nous battre pour la vérité et les libertés, contre les fossoyeurs appointés par Bruxelles et les grands réseaux internationaux, afin de préparer la France  à accueillir le retour de nos princes capétiens.  ■

Olivier Perceval
Rédacteur en chef

( 7 novembre, 2018 )

L’insupportable déclaration du Premier Ministre Édouard Philippe à la gloire d’Hô Chi Minh.

L’insupportable déclaration du Premier Ministre Édouard Philippe à la gloire d’Hô Chi Minh. dans communiqués

Bernard Antony communique :

 
Dans son livre « Vietnam, le dossier noir du communisme », Michel Tauriac, le journaliste de France-Inter, d’une très grande probité, faisait naguère le bilan des répressions et exterminations de couches entières de la population perpétrées au Nord Vietnam par le Vietminh sous contrôle communiste de Hô Chi Minh.
Ce fut notamment le massacre, sur le modèle des exterminations soviétiques et maoïstes en URSS et en Chine, de 700 000 paysans du Nord.
Hô Chi Minh fut aussi le bourreau en chef du système des camps de la mort pour les combattants français prisonniers du Vietminh, tel le camp 113 du traître tortionnaire Boudarel, où l’on mourait dans les mêmes proportions qu’à Auschwitz. Souvenons-nous enfin des civils français épouvantablement massacrés par milliers, à Hanoï et ailleurs.
On aurait compris que le Premier Ministre Édouard Philippe aille au Vietnam et à Dien Bien Phu pour évoquer les sacrifices des soldats des deux camps. Mais à Hanoï, visitant le quartier général de Hô Chi Minh, il a déclaré ceci :
« À Hanoï, je suis heureux de célébrer l’amitié entre nos deux peuples et de rendre hommage au Président Hô Chi Minh, artisan de l’indépendance d’une grande et belle Nation. L’austérité sereine du bureau de Hô Chi Minh montre combien le travail et le calme, la détermination et la constance servent les projets des États ».
Cette glorification du bourreau de tant de nos compatriotes et alliés héroïques du peuple vietnamien est tout simplement abjecte.
Elle relève d’une impardonnable trahison mémorielle.
( 5 novembre, 2018 )

Édouard Philippe à Hanoï : ce qu’on eût aimé lui entendre dire

 

Lu sur « boulevard Voltaire »

 

En visite à Hanoï, le Premier ministre a, sur un livre d’or, écrit ces lignes en l’honneur d’Hô Chi Minh :

« À Hanoï, je suis heureux de célébrer l’amitié entre nos deux peuples et de rendre hommage au Président Hô Chi Minh, artisan de l’indépendance d’une grande et belle Nation. L’austérité sereine du bureau de Hô Chi Minh montre combien le travail et le calme, la détermination et la constance servent les projets des États ! »

Le samedi 3 novembre, il s’est rendu sur le site de la bataille de Ðiện Biên Phủ, où il a rendu hommage aux morts des deux camps. « Il me semblait qu’il était utile de regarder notre passé commun de façon apaisée », s’est-il justifié.

On ne sait s’il faut être indigné de cet hommage rendu au père de l’indépendance vietnamienne ou consterné par l’opportunisme intéressé du Premier ministre. Quand on va signer des accords commerciaux qui avoisinent les dix milliards d’euros, on peut comprendre qu’on fasse preuve de diplomatie. Mais faut-il aller jusqu’à honorer la mémoire du chef communiste de la rébellion contre la France ? Pire encore : devait-il célébrer « le travail, le calme, la détermination [qui] servent les projets des États », faisant ainsi implicitement allusion au comportement qu’il prête à Emmanuel Macron ?

7 mai 1954 : après des semaines de combat, c’est la chute de Ðiện Biên Phủ. Plus de 1.700 soldats français morts, 1.600 disparus, 10.300 prisonniers, dont 4.000 blessés, puis les camps de rééducation, les tortures et ceux qu’on ne retrouvera jamais… Faut-il rappeler le rôle ambigu des États-Unis, qui n’apportèrent aucune aide à la France pour ne pas incommoder la Chine et, pressés d’étendre leur influence en Asie, s’enlisèrent, de longues années, dans la guerre du Vietnam ? Et comment oublier tous les Vietnamiens qui, jusqu’à la dernière minute, firent confiance à la France et s’accrochaient aux navires en partance ? Faut-il évoquer les exploits du sinistre Boudarel, militant communiste passé à l’ennemi, qui fut nommé commissaire politique dans un camp de rééducation et se serait rendu coupable de tortures contre l’armée française, avant de terminer paisiblement sa vie comme universitaire à Paris ?

Il faut avoir vécu ces événements pour pouvoir en parler dignement. J’ai, sous les yeux, les mémoires d’un officier de marine, qui fit deux campagnes en Indochine. Je tombe sur cette phrase : « Tous ceux qui ont connu et aimé ce pays ont le cœur déchiré. » Et, un peu plus loin : « À la veille de quitter Saïgon, le 4 juin 1975, le dernier ambassadeur occidental, le Français Jean-Marie Morillon, se vit sacrer “ami du peuple vietnamien” par le gouvernement communiste dont il prenait congé. Un ami est celui qui aime et que l’on aime. Si beaucoup de Français ont encore le mal du Vietnam, le Vietnam, sans trop l’avouer, a toujours le mal de la France. Et ce mal, qu’on le veuille ou non, est un mal d’amour. »

Voilà le genre de propos qu’aurait pu tenir Édouard Philippe, sans blesser en rien ses hôtes. On ne lui reproche pas de n’être pas né avant la bataille de Ðiện Biên Phủ, mais au moins pouvait-il s’informer de ce que fut réellement la présence française en Indochine et célébrer la réconciliation de deux peuples qui se sont toujours respectés. Au lieu de cela, un discours convenu, aux arrière-pensées politiciennes. Il a même trouvé le moyen, devant les élèves du nouveau lycée français d’Hanoï, de défendre la hausse des taxes sur les carburants. Lamentable ! On raconte qu’Hugues Aufray, alors tout jeune, renonça à chanter, le soir de la chute de Ðiện Biên Phủ : cela avait une autre allure !

Rendons, à notre tour, hommage aux combattants de Ðiện Biên Phủ, en écoutant la chanson que Jean-Pax Méfret leur consacra : « Aujourd’hui tout le monde s’en fout / De Ðiện Biên Phủ / Mais nous nous restons fiers de vous ! / Ðiện Biên Phủ ! »

Philippe Kerlouan

( 5 novembre, 2018 )

Un président ne devrait pas dire ça

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Alors qu’il commence son « itinérance mémorielle » à l’occasion du centenaire de 1918, M. Macron vient de prouver qu’il est décidément fâché avec l’Histoire.

Il faut quand même une bonne dose de méconnaissance ou de mauvaise foi ou d’esprit partisan, ou des trois,  pour se dire « frappé par la ressemblance entre le moment que nous vivons et celui de l’entre-deux-guerres » (Ouest-France, mercredi 31). M. Macron nomme ainsi les dangers qui menaceraient l’Europe : d’abord « les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique » ; ensuite « celui de se démembrer par la lèpre nationaliste et d’être bousculée par des puissances extérieures. Et donc de perdre sa souveraineté » (sic). Commençons par là : en quoi l’Union européenne (car c’est d’elle, et non de l’Europe qu’il s’agit) est-elle souveraine ? Hormis dans le domaine de la monnaie unique dont les bienfaits et les méfaits sont encore discutables, l’Union ne dispose d’aucun des attributs de la souveraineté réelle : elle n’est même pas capable de tenir ses propres frontières. La souveraineté ne relève de toute façon que des Etats et c’est seulement leur entente directe qui peut permettre de fonder une défense commune, au sens large du terme.

Pour le reste, et suivant la formule de Mme Lefebvre (Le Figaro, jeudi 1), il s’agit d’une « impasse comparative » ; nous ajouterons : une manipulation scandaleuse de l’Histoire à des fins politiciennes. Dans les années trente, existaient en effet en Europe deux grandes puissances impérialistes et sur-militarisées, l’Allemagne et l’Union soviétique. Des alliances, des blocs, des pays hostiles que tout poussait vers la guerre : rien de cela, aujourd’hui, aucun pays européen ne menaçant un autre pays européen. S’il existe bien une tendance hostile, c’est la réaction commune et légitime contre ce qui est perçu par tous les peuples d’Europe comme le même ennemi : l’islam. Au lieu d’ânonner que « le nationalisme, le populisme l-annee-1929.jpgc’est la guerre », le chef de l’Etat aurait dû ajouter pour dire la vérité « la guerre à l’islam conquérant » qui nous agresse tous. Curieusement, M. Macron n’y fait pas allusion ; pas plus qu’il ne voit de similitude – lui qui aime pourtant les comparaisons -  entre le rôle du capitalisme financier et spéculatif dans la crise de 1929 et celui de ce même capitalisme financier et spéculatif aujourd’hui.

Mais il s’agit pour notre président de revendiquer son appartenance au camp « progressiste » (dénomination qui porte sa propre condamnation quand on voit où la religion du progrès nous a menés) et d’opposer dans un manichéisme historique insensé les camps du bien et du mal. Pire qu’une réduction caricaturale, ses propos constituent une insulte inadmissible pour certains de nos voisins, amis et alliés d’Europe. En laissant croire qu’on peut les comparer aux nazis ou aux bolcheviks, dont on sait tout le mal qu’ils ont pu faire ; en les traitant de lépreux, même s’ils ne sont pas nommés. Nommons-les donc : MM. Orban, Salvini, Kurtz, Morawiecki, etc. et les peuples de Hongrie, d’Italie, d’Autriche, de Pologne, etc.. Pour les avoir anathématisés ainsi, M. Macron mérite l’opprobre : lui, le moraliste hypocrite, vient de mettre ses pas dans les pas des tricheurs de 2005, ce pays légal européiste, politiciens de droite et de gauche confondus, qui refusa de respecter le « non » du peuple au référendum sur la Constitution européenne ; il est, écrit encore fort justement Mme Lefebvre, « l’homme de ce système : la société ouverte, inclusive, du village global, des flux sans contrôle de marchandises et des hommes – catégories bientôt synonymes. » Il est donc l’homme d’un système qui porte l’entière responsabilité de l’enchaînement des causes et conséquences ayant conduit l’Union, et avec elle l’Europe, au bord du précipice : invasion migratoire, assujettissement aux marchés financiers, refus de tout ce qui devrait faire notre fierté d’être l’Europe et impuissance induite d’envisager de nous défendre sérieusement.

870x489_maxpeopleworld973046.jpgMais M. Macron a quand même compris quelque chose : l’échec de son parti aux élections européennes du printemps prochain pourrait bien lui causer de très gros soucis. S’il tord le cou à l’Histoire, c’est donc bien pour la mettre de son côté. Cette instrumentalisation ne trompe pourtant personne, sauf certains journalistes particulièrement incultes. Pour se rassurer, M. Macron pourra toujours se dire qu’il a le soutien de M. Hollande, lequel vient de dénoncer (Rennes, jeudi 1) le « moment très grave pour la démocratie » que constitue la « vague » populiste actuelle. « Il ne faut jamais croire que la démocratie peut être irréversible », a-t-il ajouté. M. Hollande a parfois du bon sens

Louis-Joseph Delanglade
( 5 novembre, 2018 )

Daesh inflige une lourde défaite aux Kurdes dans l’est de la Syrie

 

lu sur « le salon beige »

 

Au début du mois de septembre, la coalition internationale, menée par les Etats-Unis, avait annoncé à grands renforts de publicité l’assaut final contre l’un des derniers réduits de Daesh dans l’est de la Syrie. C’était à Hajine, dans la province de Deir es-Zor.

Le début de l’offensive ne s’était pas trop mal passé. Les Kurdes, regroupés avec quelques combattants arabes (anciens islamistes recrutés par les Américains) au sein des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) avaient progressé de plusieurs kilomètres. Des villages avaient été repris. Le soutien aérien américain était massif et les hommes de Daesh reculaient non sans combattre vigoureusement, comme toujours d’ailleurs.

L’affaire semblait entendue et les Américains prédisaient que la réduction de cette poche n’était qu’une question de jours.

Mais, comme souvent, la dure réalité syrienne a rattrapé les illusions américano-kurdes. Daesh s’était replié, certes, mais dans des terrains difficiles d’accès, parsemés de grottes, de collines et de vallées. Ses combattants attendaient le moment propice.

Il est venu la semaine dernière à la faveur d’une tempête de sable. L’aviation américaine était clouée au sol et plusieurs centaines d’islamistes ont brutalement contre-attaqué semant la panique chez les FDS. Ces derniers ont abandonné en une journée toutes les positions conquises les semaines précédentes, laissant près d’une centaine de morts sur le terrain sans compter des dizaines de disparus. Une fois de plus, les kamikazes ont été redoutablement efficaces.

Cerise sur le gâteau, cette petite victoire va permettre à Daesh de faire la jonction avec d’autres groupes présents en Irak, le long de la frontière syrienne.

Les FDS ont quitté la zone et se sont repliés vers le nord. Un de leurs responsables a annoncé que des renforts étaient attendus et que l’offensive reprendrait avec de nouvelles unités. Mais il a reconnu qu’une des causes de cette défaite était la parfaite connaissance du terrain par Daesh alors que ses hommes le découvraient.

C’est bien là tout le problème : les Kurdes occupent depuis plusieurs mois le sud-est de la Syrie qui n’est peuplé que d’Arabes. Traditionnellement, une occupation kurde est toujours totalitaire et les observateurs ont constaté que de nombreux villages arabes ont fait preuve de neutralité bienveillante vis-à-vis de Daesh tant les exactions kurdes étaient insupportables.

Voilà bien longtemps que Russes et Syriens demandent aux Américains de retirer leurs supplétifs et de permettre à l’armée syrienne, dont c’est tout de même le pays, de pouvoir passer l’Euphrate et d’affronter eux-mêmes Daesh.

Une tentative de mercenaires russes et afghans issus de la minorité chiite il y a quelques mois avait provoqué un violent bombardement américain. Une centaine de personnes avaient été tuées. Aujourd’hui, c’est un peu l’arroseur arrosé, et cette défaite ne doit pas faire grand peine aux Russes et aux Syriens.

Elle repose en tout cas le problème de l’occupation de près du tiers du territoire syrien par les Américains et leurs alliés kurdes. Mais ne pas laisser les mains libres à Poutine est une obsession croissante aux Etats-Unis. Quel qu’en soit le prix.

Antoine de Lacoste

( 4 novembre, 2018 )

Asia Bibi : que sont les musulmans modérés devenus ?

 

Lu sur « boulevard Voltaire ».

Gageons que les musulmans « modérés » ne diront rien ! L.R.

 

Il est de bon ton de distinguer les islamistes des musulmans modérés vivant leur religion avec tolérance et esprit de paix. Cette notion se maintient contre vent et marées, on aimerait que l’affaire Asia Bibi, au Pakistan, permette de l’étayer.

Ce cas est emblématique. En effet, grâce à de nombreuses actions, il a été largement médiatisé dans le monde, nul ne peut prétexter l’ignorance à son sujet. C’est d’ailleurs le poids de cette mobilisation qui a abouti, jusqu’à ce jour, à sa survie après 9 ans d’incertitudes et de privation de sa liberté et de tous ses droits civiques.

Rappelons les faits : c’est une dispute qui a mal tourné en 2009. Cette employée agricole chrétienne avait bu un verre d’eau provenant d’un puits réservé en principe aux musulmans- bonjour le vivre ensemble – et a été dénoncée par des voisines avec lesquelles sa famille était en froid.
Elle fut accusée d’avoir insulté le Prophète. Aussitôt jetée en prison, Asia Bibi a été jugée en novembre 2010 et condamnée à la peine capitale par pendaison. En effet il existe au Pakistan une loi de 1986 durcissant la punition du blasphème par la peine de mort. Cette mère de famille, qui clame son innocence, avait fait appel de cette décision. Les juges l’ont finalement acquittée mercredi au « bénéfice du doute ». Tout cela fait rêver, pour un verre d’eau !

Aussitôt des manifestations massives et très violentes des « islamistes » se sont déclenchées et, devant les risques réels de guerre civile, le gouvernement a accepté un recours sous forme d’une requête en révision du jugement de la Cour Suprême, avec inscription d’Asia Bibi sur une liste de personnes interdites de quitter le territoire. Aux dernières nouvelles, Asia Bibi serait peut-être sortie du Pakistan. Son avocat aussi du fait de menaces sur sa vie. Mais ces informations sont loin d’être sûres. L’enfer existe bien, il est dans les pays où l’islam règne en maître !

Nous attendions une forte mobilisation de nos organisations musulmanes modérées « de souche »… Toujours promptes à monopoliser les médias pour dénoncer l’islamophobie, et la persécution que subirait l’islam, nous expliquant que l’islam ce n’est pas ça ! Gageons que l’accès aux grands médias leur serait grand ouvert si elles s’engageaient dans une action d’envergure en faveur d’Asia Bibi.

Or nous n’avons strictement rien vu ni entendu, ces modérés semblent regarder ailleurs. Pourtant chez nous, ils ne risquent pas leur vie, en principe. Car si on peut comprendre la peur de s’exprimer dans les pays où la charia règne en maître, où on est à la merci d’une fatwa, il est difficile de croire qu’ici les musulmans « modérés » sont menacés, et si c’est le cas, la situation est très grave.

Il est donc de plus en plus légitime de se poser la question : l’islam modéré est-il un oxymore ? Messieurs (Mesdames ?) du CCIF et autres CFCM à vous de jouer, la balle est dans votre camp avant le carton rouge que vous donneront les peuples souverains.

Alain de Peretti

 Dr vétérinaire
Président de Vigilance Halal
( 3 novembre, 2018 )

Action Française • Le Bien commun, un nouveau mensuel … « Soyons Charlie » ! Soyons Français !

 

 

Fichier 5.jpgPour le bien commun

Le Bien Commun ?
Parce qu’il est ce qui manque le plus aux Français et ce à quoi ils aspirent le plus.

Il est ce qui manque le plus aux Français, à l’heure où le semble-État, au service d’intérêts oligarchiques ennemis de l’intérêt national, est devenu la proie d’élites dénationalisées ; à l’heure aussi où le régime républicain, fidèle à sa tradition, les oppose comme jamais les uns aux autres en divisant la nation en autant de factions rivales.

Mais il est aussi ce à quoi les Français aspirent le plus, lorsqu’ils refusent la logique mortifère de la dépossession de soi dans lequel le régime les a installés afin de les contraindre à accepter un changement de civilisation qui signera leur mort en tant que peuple libre. Négation des racines chrétiennes de la France, destruction jumelle des repères anthropologiques et de la famille, immigration galopante, insécurité, zones de non-droit devenues le foyer de la barbarie islamiste, négation de la culture française, précarité économique, perte de toute souveraineté politique, financière et juridique au profit d’un pays légal supranational, tels sont les multiples visages de Gorgones de cette dépossession. Ne nous laissons pas pétrifier par la peur de les combattre !

Le Bien Commun, donc, parce qu’il faut nous opposer à cette œuvre de mort et parier pour la pérennité d’un miracle français auréolé de quinze siècles d’histoire. Parce que nous pensons que, par-delà leur légitime diversité, les Français partagent un héritage vivant, appelé à féconder leur avenir. Parce que, tout simplement, nous croyons à l’existence d’un peuple français.

Le Bien Commun, parce que ce qui nous réunit est plus important que ce qui nous divise, parce que nous refusons «  le désordre établi  » et que nous pensons que l’apparente décadence du peuple français « est surtout le fait de fausses élites qui l’aveuglent d’un écran de grossiers mensonges et l’étourdissent de modes et de mots »*.

Le Bien Commun, parce que nous adressant, comme nos aînés, « au Peuple français tout entier », nous « prenons ce qu’il y a de commun entre nous et nous demandons au lecteur de se placer au même point de vue fraternel ». Parce que « nous savons qu’il y a partout du patriotisme et que la raison peut se faire entendre partout »**. Parce que nous voulons être les porte-paroles des gens qui ne sont rien, les porte-paroles du pays réel.

Le Bien Commun, en un mot, parce que, résolument patriotes et héritiers critiques d’une longue tradition au service du seul intérêt national, il nous faut promouvoir un nationalisme pour le XXIe siècle. Parce que, résolument patriotes et résolument nationalistes, nous sommes résolument d’Action française. Parce que, résolument d’Action française, nous sommes résolument royalistes et réaffirmons, contre tous les facteurs de dissolution et de mort, notre confiance inébranlable dans les fils d’Hugues Capet pour restituer la France aux Français.  

Le Bureau politique de l’Action française
François Bel-Ker, Stéphane Blanchonnet, Charles du Geai, Pierre Marchand, François Marcilhac, Philippe Mesnard

*  Manifeste de L’Action Française – 21 mars 1908
** Manifeste de La Nation Française – 12 octobre 1955
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( 31 octobre, 2018 )

ASIA BIBI ACQUITTEE

 

 

ASIA BIBI ACQUITTEE dans communiqués
Bernard Antony communique:
Il faut rendre hommage au courage du juge musulman Saqib Nisar qui a prononcé le verdict d’acquittement par la Cour Suprême du Pakistan de toutes les accusations et diffamations déversées  contre la chrétienne Asia Bibi, simplement haïe parce que chrétienne et ayant entraîné sa détention dans de terribles conditions dix ans durant.
À Chrétienté-Solidarité, qui organisa à Paris le 23 octobre 2014 devant l’ambassade du Pakistan la plus grande manifestation en France pour réclamer la libération d’Asia Bibi, nous accueillons la nouvelle avec émotion.
Nous l’accueillons aussi avec angoisse, nous souvenant des assassinats par des islamistes fanatiques de magistrats et gouvernants intègres chrétiens ou musulmans.
En effet, selon son avocat, les formalités de la libération d’Asia Bibi, quoique suprême, devraient prendre plusieurs jours.
Puisse le ministère pakistanais de la justice mettre en œuvre les moyens de sa protection et de son exfiltration de sa prison et sans doute du pays.
( 31 octobre, 2018 )

TOUS A PARIS LE 17 NOVEMBRE

 

 

Samedi 17 novembre 2018
Journée d’Action Française 
12h – Messe aux intentions de Charles Maurras et de tous les morts d’Action Française, en la chapelle du Calvaire de l’église Saint Roch, 24 rue Saint Roch, 75001 Paris.
15h – Mot d’accueil et inauguration du siège rénové de l’Action Française par François Bel-Ker, secrétaire-général de l’AF.
15h30 – Colloque en hommage à Charles Maurras dont nous commémorons les 150 ans de la naissance.
         - « Maurras philosophe » par Axel Tisserand, philosophe et écrivain.
         - « Maurras religieux » par Gérard Leclerc, journaliste et écrivain.
         - « Maurras mystérieux » par Hilaire de Crémiers, directeur de La nouvelle Revue Universelle.
18h – Le Centre Royaliste d’Action Française et La Restauration Nationale annonceront officiellement la fusion des deux mouvements d’Action Française.
Cette journée d’Action Française sera clôturée par un coktail dînatoire.
PAF :
Colloque + cocktail dînatoire : 10€ / 5€ (étudiants, chômeurs) / 20 € (soutien)
Lieu : 10 rue Croix-des-Petits-Champs, 75001 Paris
digicode : 7501
Escalier A, 2ème étage
Nous vous attendons nombreux pour cette belle journée !

Inscriptions obligatoires : https://www.billetweb.fr/journee-daction-francaise

( 30 octobre, 2018 )

Macron, le poids plume de l’Europe

 

 

 

L’essentiel, aujourd’hui, ce sont, sur fond de Brexit, les élections européennes qui se profilent — seules élections prévues en 2019. On sait combien nos compatriotes, comme la plupart des autres peuples européens, les boudent d’ordinaire, tout simplement parce qu’ils ne perçoivent pas, à raison, la légitimité des députés européens, à tort, leur pouvoir de nuisance.

Or, si ces élections revêtent pour Macron une telle importance, c’est pour plusieurs raisons, tant de politique intérieure que de politique internationale, ce qui est normal, puisque l’enjeu européen est transversal.

 

Macron s’est tout d’abord aperçu, assez rapidement, être le seul Européen, non seulement en France, où le parti de l’étranger domine largement le pays légal et les médias, mais plus encore en Europe même, d’où son échec à persuader nos partenaires de l’intérêt de listes européennes et non plus nationales. Merkel est d’ailleurs généralement restée de marbre face à toutes ses avances vers plus un plus grand fédéralisme, qui impliquerait, pour l’Allemagne, plus de responsabilités et donc de sacrifices, notamment financiers.

 

Elle n’a jusque-là accordé à Macron, notamment sur la question de doter la zone euro d’une capacité budgétaire et d’un ministre des finances, que des satisfactions purement verbales, particulièrement humiliantes. Manifestement, imposer en France des réformes réclamées par Bruxelles et Berlin n’a pas suffi à notre président pour imposer sa crédibilité, si bien qu’il ne pèse dans la négociation sur l’Union économique et monétaire que d’un simple poids plume… Et ce n’est pas aujourd’hui, où elle est dans son propre pays l’objet de vives critiques au sein de son propre camp – toujours l’effet du million de migrants qu’elle a imposés à son peuple –, que Merkel prendra un quelconque risque politique pour plaire à un jeune homme trop pressé qui prend ses désirs pour des réalités. Et dont l’aura internationale pâlit aussi vite qu’elle s’était mise à étinceler.

 

Élections européennes : un enjeu crucial pour Macron

 

On comprend que, dans ces conditions, Macron, dont la politique tarde également à séduire les Français, c’est le moins qu’on puisse dire au vu des sondages, ait décidé de faire de ces élections un enjeu crucial, espérant pouvoir ainsi redorer son blason auprès des Français comme auprès des Européens, en cas de large victoire des listes d’En Marche. D’autant – l’enjeu européen traverse nos politiques intérieure et extérieure – que différentes élections législatives, ces derniers mois, ont  montré ou confirmé un réveil des peuples européens, que les menaces du Parlement, comme de la Commission, contre notamment les peuples hongrois et polonais, n’ont pas su enrayer. C’est ainsi que le peuple italien a décidé lui aussi de reprendre son destin en main en portant au pouvoir une coalition qui refuse de se laisser intimider. Macron se considère dès lors en première ligne pour défendre « nos valeurs », ce qui, à coup sûr, n’est pas pour lui déplaire, même si notre Don Quichotte est condamné à des rodomontades qui ne préoccupent personne, mais dont les conséquences, du moins en Europe, est de faire apparaître la France dans toute son arrogance de donneuse de leçons universelles, notamment auprès des peuples italien et hongrois.

Diviser les Français

On comprend aussi pourquoi il est dans l’obligation de durcir le trait entre les progressistes, dont il se proclame le héraut, et les nationalistes, qu’il n’a eu de cesse, depuis son élection, dès son premier discours à Versailles, en juillet 2017, à celui qu’il a prononcé à l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre dernier, de fustiger comme les ennemis même du genre humain.

Certes, tous les nationalismes ne se valent pas et ne sont pas également enviables. En revanche, toutes les nations ont droit au respect de leur identité et de leur souveraineté. En dramatisant l’opposition du point de vue progressiste – c’est-à-dire du point de vue mondialiste –, Macron, en courtier de l’oligarchie internationale, cherche à faire peur aux Français, pour mieux les diviser.

Car c’est bien sur les registres de la peur et de la division qu’il joue, quitte à exclure de la communauté nationale les Français qui voteraient pour des listes patriotes. On dira qu’il joue aussi explicitement la prudence, quitte à se faire taper sur les doigts par les associations immigrationnistes, en n’accueillant en France qu’à l’unité près, pour ne pas alimenter le populisme et le vote nationaliste, le nombre de migrants déversés par l’Aquarius en Europe ? Personne n’est dupe : nos frontières sont grandes ouvertes et le nombre des reconduites à la frontière des déboutés du droit d’asile toujours aussi insignifiant.

 

Vers une majorité eurosceptique ?

 

L’Europe légale, derrière Macron, aurait-elle vraiment peur d’une majorité eurosceptique au futur Parlement européen ? La chose ne serait évidemment pas pour nous déplaire même si une telle majorité risquerait bientôt de se fracasser sur le principe de réalité : les intérêts divergents des nations composant l’Union européenne, et dont la résolution ne demande pas d’être étouffés dans cette prison des peuples qu’est devenue l’Europe, mais réclame ces négociations et ces compromis bi- ou multilatéraux qui ont toujours fait les rapports entre États.

 

Toutefois, une telle majorité permettrait peut-être de briser le carcan institutionnel. Car c’est évidemment de l’intérieur, surtout pour un pays de premier plan comme la France, qu’il convient de détruire l’Europe de Bruxelles. Quoi qu’il en soit, Macron fera tout pour éviter que la France ne participe de ce grand mouvement de libération des peuples qui se dessine peu à peu sur le continent. Sa dramatisation des enjeux favorise l’appel à une vaste coalition progressiste intégrant la droite d’En Marche – non seulement l’UDI, prête à manger à tous les râteliers, mais, chez Les Républicains, pour faire court, la sensibilité juppéiste – contre la résurgence de la peste brune. Il n’est pas certain toutefois que les cibles potentielles des sirènes macronniennes ne fassent pas la sourde oreille à un Macron continuant de dévisser dans les sondages, et préfèrent jouer leur carte.

Peu importent du reste ces calculs politiciens. L’essentiel sera le nombre de députés patriotes que les Français enverront à Strasbourg, que ce soit, comme c’est peu probable, et  peu souhaitable, sur une liste unique, ou plutôt, sur plusieurs. Sachons en tout cas que la clique au pouvoir n’épargnera rien aux patriotes pour les empêcher de triompher :  puisqu’ils sont l’ennemi du genre humain, tout n’est-il pas permis à leur encontre, du harcèlement judiciaire à l’intimidation, de la lutte contre les prétendues fausses nouvelles à la persécution politique, voire l’élimination ou l’interdiction de listes déplaisant au pouvoir en place ?

François Marcilhac

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