( 15 juillet, 2017 )

Le défilé du 14 Juillet ne saurait masquer l’état de délabrement de notre armée de l’air

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Nous retiendrons surtout de cet article les intéressantes données données chiffrées sur l’état de nos armées. Les appréciations politiques peuvent être objet de débat.  LFAR 

 

L’acteur de théâtre Macron compte faire le beau avec Trump pour le 14 Juillet en lui présentant quelques échantillons de nos forces armées. Mais le rapport présenté à la commission des finances de l’Assemblée nationale le 28 mars 2017 par le député Cornut-Gentille décrit dramatiquement ce qu’il en est quant à l’insuffisance et la vétusté des capacités françaises de transport aérien.

Macron, malgré ses singeries au bout d’un filin pour être héliporté sur un sous-marin nucléaire, brille pour la communication mais ne passe pas du tout, en réalité, dans le milieu militaire. Macron est un technocrate bancaire allergique au militaire sans aucune conviction patriotique. Macron parle de 2 % du PIB en 2025 pour le budget de la Défense alors qu’il faudrait de façon urgente 3 % du PIB demain matin. Le budget représente aujourd’hui environ 1,6 % du PIB.

La réalité, c’est que jamais l’effort de Défense n’a été aussi faible depuis plus d’un demi-siècle. Trois exemples illustrent la situation : aucun des avions ravitailleurs, qui ont pourtant plus de cinquante ans, n’a été remplacé ; plus de 50 % des hélicoptères sont indisponibles (par manque d’argent, effort est fait sur les OPEX, mais il n’y a pas assez d’hélicoptères pour l’entraînement en France) ; 15 % des militaires ne reçoivent toujours pas le montant exact de leurs rémunérations plus de six ans après la mise en place du nouveau système informatique LOUVOIS ( LOgiciel Unique à VOcation Interarmées de la Solde).

La liste exhaustive de nos faiblesses en matière de transport aérien stratégique est trop longue. Selon la Cour des comptes, la France ne peut couvrir au mieux qu’un quart de ses besoins stratégiques. En 2013, année de fortes sollicitations, la capacité est tombée à 7,4 %. L’armée de l’air dispose, par exemple, de deux A340, 22,5 ans d’âge moyen, trois A310, 30,6 ans d’âge moyen, onze C-135 et trois KC-135 (ravitaillement en vol ou 25 tonnes de fret), âge moyen classifié dépassant les cinquante ans. D’où le recours permanent aux flottes étrangères, principalement américaines, notamment pour le soutien OPEX. Il est fait recours aussi d’une façon occulte – ce qui représente un abandon de souveraineté – à plusieurs types d’avion loués à prix d’or à la Russie, à l’Ukraine ou aux États-Unis tels que les Antonov An-124 (100 tonnes), les Boeing 747 de l’US Air Force (70 tonnes) et les Iliouchine II-76 (35 tonnes).

En matière de transport aérien tactique, les chiffres sont aussi critiques et lamentables, suite à une usure avancée. Les C-160 Transall, malgré les efforts des mécaniciens de l’armée de l’air, sont à bout de souffle. Il ne restait que 21 Transall C-160 disponibles fin 2016. Le taux de disponibilité de la flotte des C-130, qui était de 72 % en 2011, a chuté en 2016 à 22,5 %. Quant aux CASA, l’acquisition de nouveaux appareils n’a pas permis d’enrayer la baisse du taux de disponibilité, situation préoccupante qui souligne l’hétérogénéité du parc.

L’A400M dont parlent continuellement les médias a pris un retard considérable suite à de sérieux problèmes techniques. Il faudra attendre au moins 2025 pour disposer des cinquante appareils prévus. Il est loin, le temps du général de Gaulle où la France avait un taux de budget de la Défense de 5,1 % du PIB ! Quarante ans de décadence avec l’UMPS et Macron, Hollande bis, continue sur le même chemin…

Marc Rousset

( 14 juillet, 2017 )

Cession d’un terrain communal à la confédération Islamique du Milli Görus : et la réciprocité ?

 

Bravo à Thierry Gourlot pour son intervention.

LR

 

Intervention de Thierry Gourlot au Conseil municipal de Metz du 6 juillet 2017

 

Monsieur le maire, mes chers collègues,

Avant d’aborder le point qui nous occupe, je voudrais répondre à Madame Isler Beguin qui s’étonnait que l’on conteste la construction de mosquées alors qu’il y a des églises partout !!! je me permet de lui rappeler que l’Europe est la fille d’Athènes mais qu‘elle est surtout la fille de Rome et de l’Eglise. Ses racines et sa civilisation sont judéo-chrétiennes, les espaces, l’urbanisme, les monuments, notre culture, les mentalités, bref, notre civilisation baigne dans le christianisme.

Je lui rappelle aussi que si ici, il est facile de construire une mosquée il n’en est pas de même dans les pays musulmans et en particulier en Arabie Saoudite, ou des millions de chrétiens qui y travaillent ne peuvent pas pratiquer leur culte. La réciprocité en la matière devrait être de mise. Sans parler du sort des chrétiens d’Orient, persécutés y compris les Coptes d’Egypte, 10 à 15 millions d’égyptiens, présents avant l’Islam et qui sont victimes de discriminations et ou la construction de nouvelles églises est presque impossible….


Cession d’un terrain communal à la confédération Islamique du Milli Görus : et la réciprocité ? dans actualités

La mosquée de la rampe Bellecroix – difficultés de stationnement

Mais revenons au sujet : dans ce dossier, ce n’est pas tant le fait qu’il faille régler les problèmes de stationnement lors des vendredi ou d’autres fêtes religieuses que la personnalité morale avec qui l’on traite, à savoir la Confédération Islamique du Milli -Görus.

Le Milli-Görus qui veut dire « Vision Nationale » a été créé en 1979, en Turquie par Necmettim Erbakan, ancien 1 er ministre de Turquie entre 96 et 97 qui fut destitué pour atteinte à la laïcité.

Selon le manifeste de cette organisation, « l’ordre juste », qui n’a rien à voir, on l’imagine, avec celui de votre amie Ségolène Royal, doit vaincre « l’ordre sans valeurs » de l’Occident, qui repose selon eux, sur la violence, l’injustice et l’exploitation.

Necmettim Erbakan, déclarait : « les européens sont malades…nous leur donnerons les médicaments. L’Europe entière deviendra islamique. Nous conquerrons Rome ».

Excusez du peu, et permettez moi de ne pas partager cette vision des choses, en ce qui concerne notre avenir.

En Allemagne, ou ce mouvement est très puissant, il a été classé comme, « islamiste-fondamentaliste », en 2003, et il figurait même, sur la liste des associations pouvant servir de base arrière au terrorisme.

Le ministre de l’intérieur de Dusseldorf publie en janvier 1999, un bulletin interne de ce mouvement ou il est dit : » la communauté est un moyen au service du but. Le but étant d’islamiser la société ».

Milli Gorüs se veut « un bouclier protégeant nos compatriotes de la barbarie européenne » et pense que « la démocratie est une erreur occidentale », etc.

Depuis 2008, d’autres affaires le touchent : fraude, escroquerie, blanchiment d’argent, association de malfaiteurs…

Au Pays Bas, en 2004, le président de la branche jeune du Milli Gorüs, niait l’holocauste ne voyant « que tout au plus, que quelques milliers de victimes juives, lors de la seconde guerre mondiale ».

En, avril 2007, les liens entre le Milli-Gorüs et les Frères Musulmans apparaissent au grand jour.

Vous me direz, il en de même avec l’UOIF, qui gère la mosquée de Woippy, et tout le monde ferme les yeux.

On peut toujours espérer que le Milli-Gorüs ait changé, que ses représentants à Metz, ne partagent pas, ou plus, les scories de son passé trouble et sujet à débat…peut être, mais dans le doute, notre ggroupe votera contre.


On peut espérer voir un jour un « Islam des Lumières » cher à feu Malek Chebel et voir renaître l’Ecole Mutazilite, née au 8 e siècle au temps des Abbassides ; cette école mettait en avant le libre arbitre, plaçait l’amour et l’ascétisme au centre de la recherche spirituelle de l’être humain. Elle rejetait tout dogmatisme religieux, siècle. Hélas au 13 ème siècle, sous les coups de boutoirs des autres écoles islamiques et fondamentalistes, qui considéraient que la révélation ne devait pas être soumise à la critique et au débat, elle a disparue.
J’attends, pour l’instant en vain son retour, mais il ne faut jamais désespérer. Cela serait peut être l’honneur de la France d’aider à sa résurrection.

Enfin, Monsieur le Maire, afin de permettre l’éclosion d’un « Islam à la française », je vous suggère la création d’une charte locale que pourrait signer les Imams et les associations musulmanes de Metz, qui s’engageraient au respect des lois de la République, dont la laïcité, avec 3 points non négociables, qui seraient :

  1. l’égalité entre l’homme et la femme
  2. le droit d’apostasie et celui de changer de religion.
  3. le droit pour une musulmane de pouvoir épouser un non musulman sans que celui ci ne doive changer de religion.

Trois propositions de bon sens et qui semblent aller de soi, et bien proposez les, à la signature, M. le Maire et vous serez surpris des réactions.

Je vous remercie.

Thierry Gourlot
Conseiller municipal de Metz
Conseiller régional Alsace | Champagne-Ardenne | Lorraine

( 10 juillet, 2017 )

Quand Boutang se fait entendre à Versailles, à la terrasse d’un café…

 

Lu sur le blog de Jean-Philippe Chauvin

 

L’après-midi durant laquelle le président de la République s’exprimait devant le Congrès, j’étais aussi à Versailles, « cerné » par les nombreux camions de forces de l’ordre qui surveillaient sans trop d’inquiétude le quartier. Les longues files de véhicules de gendarmerie semblaient former un paisible cordon de sécurité autour du parc royal, sans troubler le vol rapide des perruches et des martinets qui sillonnaient le ciel en le striant de leurs cris stridents. En somme, une belle journée de lundi, jour traditionnellement calme pour la cité des rois.

Le discours présidentiel était suivi d’un œil indifférent et d’une oreille distraite par quelques clients des cafés alentours, et la place du Marché parlait d’autre chose, des épreuves du baccalauréat aux préparatifs de vacances : la politique, fut-elle si proche sur le plan topographique, semblait s’être toute entière retranchée derrière les grilles du château. Et pourtant ! A la terrasse d’un estaminet réputé pour abriter quelques esprits non-conformistes, un écrivain fameux pour sa faconde et ses éclats de voix semblait incarner à lui seul la forte protestation de l’esprit français contre les facilités du moment. M’apercevant et me hélant joyeusement, il se saisit du livre que j’avais alors en main et se mit à en lire à haute voix la dernière page, suscitant la surprise des tables voisines, surprise qui n’excluait pas une part de curiosité, voire d’intérêt, tandis que ses interlocuteurs cherchaient à suivre le débit rapide et furieux du liseur improvisé.

Quand Boutang se fait entendre à Versailles, à la terrasse d'un café... dans actualités maitre-philosophes-omer

« L’âge des héros rebâtira un pouvoir ; il n’est pas de grand siècle du passé qui ne se soit donné cette tâche : même aux âges simplement humains, où les familles, lassées de grandeur, confiaient à quelque César leur destin, à charge de maintenir le droit commun, le pouvoir reconstruit gardait quelque saveur du monde précédent. Notre société n’a que des banques pour cathédrales ; elle n’a rien à transmettre qui justifie un nouvel « appel aux conservateurs » ; il n’y a, d’elle proprement dite, rien à conserver. Aussi sommes-nous libres de rêver que le premier rebelle, et serviteur de la légitimité révolutionnaire, sera le Prince chrétien. »

Certains auront reconnu le style et les mots d’un grand royaliste, philosophe et militant, et qui a, en son temps, travaillé à enrichir la réflexion royaliste, en particulier sur la grande question de la légitimité politique, sans réussir, malheureusement, à se faire entendre au-delà d’un cénacle d’intellectuels et du cercle des fidèles de la Maison de France. Je me souviens ainsi d’une journée passée avec Pierre Boutang, entre l’amphithéâtre de la Sorbonne dans lequel il livrait sa lecture toute personnelle de Maurras et les jardins du Luxembourg où, avec l’ami Norbert Col, spécialiste d’Edmund Burke, et le professeur François Callais, meilleur connaisseur français de « La Jeunesse Royaliste » des années 1890, nous l’écoutions parler de la France et de ce qui lui semblait nécessaire pour qu’elle retrouve sa place éminente et historique, « grande », dans le concert des nations et face aux pressions d’une société de consommation qui prenait trop souvent les couleurs de bannières étoilées si peu françaises…

Dans cet extrait déclamé avec force par Sébastien Lapaque, il y a là les éléments forts d’un état d’esprit politique qui en appelle, non au conformisme ni à un vain légalisme, mais à une véritable refondation du pouvoir politique sur la notion de légitimité. La formule, rude, d’une société dont les banques seraient les cathédrales sonne juste, au moment même où l’argent étend son règne sur des espaces jadis gouvernés par l’entraide et la convivialité : la nouvelle initiative de La Poste consistant à discuter avec des personnes âgées à intervalles plus ou moins réguliers contre une sorte d’abonnement payant est, à cet égard, fort (et malheureusement) révélateur ! Je me souviens d’une époque (qui s’éloigne visiblement à grand pas) où, surtout au village, le facteur était, certains jours, accueilli avec une bonne tasse de café ou, en fin de tournée, par quelque liqueur sympathique, et où il était un personnage avec lequel on prenait toujours le temps d’échanger quelques mots ; son passage régulier rassurait les familles quand elles ne pouvaient, elles, se déplacer pour s’occuper des vieux parents. Tout comme les services payants de covoiturage sur la toile ont remplacé l’auto-stop traditionnel que j’ai jadis beaucoup pratiqué et qui me permettait de rallier Lille à partir de Lancieux, ou Paris à partir de Rennes, en quelques heures, et cela sans débourser le moindre sou vaillant si ce n’est celui d’un café ou d’une bière dans un bistrot routier…

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Pierre Boutang a bien raison : à quoi bon être « conservateur » dans une société qui oublie, par ses pratiques, ses devoirs antiques et civiques, et « financiarise » tout, tout en laissant des pans entiers de notre patrimoine, autant foncier que civilisationnel, s’effacer, y compris par l’indifférence publique ? D’où cet appel, qui rejoint celui de Bernanos ou même « la révolution rédemptrice » évoquée par Maurras, à une « légitimité révolutionnaire », à ce « retournement » politique que peut incarner une nouvelle Monarchie et sa famille historique. Saint-Just qualifiait le roi de « rebelle » et le décrivait comme un danger pour la République : Boutang reprend habilement la formule, non pour seulement déconstruire la société politique du moment, mais pour fonder ce nouveau régime dont l’une des raisons d’être est de transmettre, au fil des siècles, ce qui constitue l’unité profonde de la France, dans tous ses aspects et toutes ses espérances. Une transmission qui n’exclue pas la défalcation du passif, et le renouvellement positif : ce que l’on peut nommer « la tradition critique », chère à l’exercice historique de la Monarchie en France

( 8 juillet, 2017 )

Hambourg, apparences et réalités

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

En deux mots.jpgFaut-il accorder quelque importance au G20 qui s’ouvre aujourd’hui, pour deux jours, à Hambourg ?

Sans-doute est-il pour les vingt chefs d’Etat qui s’y retrouvent, l’occasion d’échanger, de se jauger, et même de se toiser, de se mesurer. L’on servira aux peuples de moins en moins crédules, avec le concours des médias, la fable d’une sorte d’entente – ou même de gouvernance – mondiale, façon Attali. Gouvernance mondiale qui serait dans ces G20 en quelque sorte, préfigurée.

La réalité est tout autre. Elle est même l’inverse.

Comme les jeux olympiques restaurés à l’ère moderne devaient, suivant Pierre de Coubertin, signifier par le sport l’unité universelle et manifestèrent surtout la confrontation des nationalismes, le G20 en cours – et ceux à venir – consacrera en arrière fond, ce que l’on appelle le retour des nationalismes, en réalité leur permanence et de plus en plus ces temps-ci la montée de leurs affrontements.

La remise en cause du libre-échangisme par la première puissance économique du monde – via Donald Trump qui ne fait que l’officialiser avec éclat – est un fait majeur mais non pas nouveau. Leur retour au protectionnisme est désormais proclamé mais a toujours été pratiqué par les USA. Quant à la réaffirmation du dogme libre-échangiste par l’Allemagne et par la Chine, elle provient du simple fait que cette option idéologique constitue pour elles une aubaine considérablement lucrative. Le mondialisme de ces deux dragons est un nationalisme.

Economique, pour l’heure, mais pas seulement.

Le G20 sera aussi l’occasion pour les participants de mesurer l’intensité montante des affrontement géostratégiques. Ils se manifestent notamment en Europe de l’Est, où rien n’est réglé, au Proche-Orient, où règnent le chaos et la guerre, en Asie, où la compétition pour la puissance et l’hégémonie, prend de plus en plus la forme de la course aux armements. Les gesticulations de la Corée du Nord, indocile marionnette chinoise, les budgets militaires de Pékin, le réarmement du Japon avec la bénédiction de Washington, sont le signe de la dangerosité du monde actuel et du risque accru de conflagration de grande ampleur.

La littérature nous apprend – comme l’Histoire et parfois mieux –  que les dirigeants des puissances qui s’opposent aiment à se rencontrer avant que telle ou telle fatalité ou nécessité ne les conduisent à faire parler les armes.

Armes économiques, armes de guerre : le G20 de ce week-end, sera l’une de ces rencontres qui sous des dehors aimables et des protestations d’amitié, servent surtout à évaluer les rapports de force

( 6 juillet, 2017 )

Le marché des enfants se porte bien, merci à la Cour de cassation

 

Communiqué des Juristes pour l’enfance lu sur le Salon Beige

 

« La Cour de cassation a rendu ce jour, mercredi 5 juillet, quatre décisions en matière de gestation pour autrui.

Deux des affaires concernaient une demande de transcription de l’acte de naissance de l’enfant né d’une GPA à l’étranger, dressé dans le pays de naissance de l’enfant. L’acte de naissance désigne comme parents l’homme français ayant fourni son sperme pour la conception de l’enfant et son épouse qui, par définition, n’a pas mis l’enfant au monde. La Cour de cassation approuve le refus de transcription de la mention de la maternité : seule peut donc être transcrite la mention de la maternité qui désigne comme mère la mère porteuse. En revanche, elle ordonne d’autoriser la transcription de la mention de la paternité désignant l’homme français, père biologique. L’association Juristes pour l’enfance se félicite que la mère de naissance de l’enfant ne puisse être effacée par le contrat de GPA passé par des adultes en violation des droits de l’enfant. En revanche, l’association regrette que ce seul aspect soit pris en considération par la Cour de cassation car les dommages causés par la GPA à l’enfant vont bien au-delà de la mention de la filiation maternelle dans l’acte de naissance. La transcription, fut-elle partielle, de la paternité, méconnait l’intérêt de l’enfant et ne rend service qu’aux adultes qui sont responsables de la situation de l’enfant.

Plus grave encore est la décision rendue dans l’autre affaire où le conjoint d’un homme ayant reçu un enfant d’une mère porteuse demandait à adopter l’enfant : alors que la Cour de cassation a toujours refusé cette adoption, lorsqu’elle était demandée par la conjointe du père, pour détournement de l’adoption, voici qu’elle l’admet maintenant que la demande est formulée par le conjoint du père ! Le détournement de l’adoption est pourtant toujours caractérisé : si l’enfant est adoptable, parce qu’il n’a pas de mère, c’est parce qu’il a été délibérément privé de mère par la GPA dont le principe est d’écarter la mère porteuse de la vie de l’enfant. Or, l’adoption n’a pas pour but de priver un enfant d’un de ses parents : elle a pour objet de réparer le fait qu’un enfant a été privé, par les malheurs de la vie, d’un de ses parents ou des deux. La GPA, au contraire, prive délibérément l’enfant de mère, de manière à laisser la place libre à un candidat à la parenté. L’enfant est privé d’un de ses parents, en l’occurrence sa mère, et la Cour de cassation ferme les yeux sur cette méconnaissance de ses droits.

L’association Juristes pour l’enfance appelle de ses vœux une intervention du législateur pour faire échec à ces trafics et protéger efficacement les enfants, en sanctionnant le recours à la GPA, y compris à l’étranger. »

( 6 juillet, 2017 )

Que ne dit-on pas des Orléans? Il semblerait que tous les malheurs du «royaume» nous soient dus!

 

Lu sur le site « princejeandefrance »

 

« Quel lien peut-il y avoir entre Blois et Chambord ? La ville de Blois comme le château de Chambord viennent de démarrer leur période estivale respective, le château par une « soirée américaine » donnée par l’Orchestre de la garde républicaine et un spectacle médiéval, la ville par une exposition consacrée à Gaston d’Orléans, ce qui aux dires de Marc Gricourt, maire de Blois, ne s’était pas fait depuis des lustres. Mais surtout, les deux faisant partie de l’apanage de Gaston d’Orléans, il y a réalisé de nombreux aménagements. Comme Louis-Philippe à Versailles, Gaston a évité à Chambord une « mort certaine ».

Que ne dit-on pas des Orléans ? Il semblerait que tous les malheurs du « royaume » nous soient dus ! Heureusement nous avons la peau dure. En fait nous sommes plutôt des hommes de paix, bons militaires, passionnés des arts, plutôt attachés à la religion, très jaloux de notre indépendance. C’est ce qui ressort de l’exposition qui est consacrée à Gaston d’Orléans, sous la direction d’Elisabeth Latrémolière, dans un effort bien documenté de réhabilitation, grâce aussi au travail de Jean-Marie Constant.

Je ne nierai pas le côté rebelle des Orléans, ce qui ressort aussi de l’exposition. C’est sans doute lié à l’origine de notre nom. Pour faire court, en pleine Guerre des Gaules (58-51), les Carnutes de Cenabum (Orléans) se révoltent contre Jules César qui, en représailles, brûle la ville. Cela dit, il y a quelque chose qui aujourd’hui domine à notre génération et celle de nos enfants : l’esprit familial. »

Armes du prince Jean de France

Jean de France, Duc de Vendôme

Domaine Royal, le 4 juillet 2017

( 6 juillet, 2017 )

Simone Veil : « Il ne doit pas exister une autre acception de la France que son acception administrative »

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Encore une fois, nous ne traitons pas ici de la respectabilité de Simone Veil en tant que personne. Ce n’est pas notre objet. Nous traitons des conséquences de son action politique pour la communauté nationale. Ce qu’Antiquus examine ici et qui est tout autre chose.  Simone Veil va donc entrer au Panthéon aux côtés de quelques penseurs et acteurs de la Révolution. Elle y a, de ce point de vue, sa place.  LFAR

 

f1efdbf5.jpgUne fois de plus, on nous intime l’ordre de nous taire à propos de l’ancienne ministre . Est-ce parce qu’elle est morte et que l’on ne doit pas médire des morts? C’est une maxime de bonne éducation, donc privée, et qui n’a rien à faire ici, où nous discutons de sujets politiques.

Il est vrai que Simone Veil ne voulait pas ce qu’elle a produit. Le moins que l’on puisse dire est qu’elle n’a pas haussé le ton pour s’opposer aux dérives – prévisibles – de la loi dont elle était le promoteur. Il est vrai que son image d’icône du féminisme et des « droits de la femme »  en eût pâti. Mais la raison déterminante de son indifférence est tout autre: Simone Veil n’avait qu’aversion pour la France de la filiation que nous vénérons.  Pour elle, l’épuisement du peuple français par la dénatalité n’avait aucune importance. On l’a bien vu en 2009 lorsque Sarkozy, dans un souci de s’attirer les voix du FN, créa un éphémère ministère de l’identité française…et de l’immigration. Ce n’était évidemment qu’une silhouette de carton, mais Simone Veil mobilisa l’indignation des « éclairés » en déclarant qu’il ne pouvait pas exister de ministère de l’identité française parce qu’ « Il ne doit pas exister une autre acception de la France que son acception administrative : telle est la conséquence de la Constitution de 1791. C’est l’acquis de la révolution : la France, c’est ce que la loi décide. »

Et, pour soutenir cette campagne, le « chercheur » antiraciste  Michel Wieviorka, (écrit : ) cette création « attise les crispations sur l’immigration, car l’objectif est bien de traiter d’immigration, l’essentiel des points soumis à débat concerne cette question ». Il aurait « préféré un débat sur la façon de faire face à la crise ou de développer une politique de la ville efficace » et ajoute que l’existence d’un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale « est une catastrophe intellectuelle et politique ».

Voilà dans quel camp se situait Simone Veil! Dès lors les pieux silences me paraissent de la pure sidération.

( 3 juillet, 2017 )

Simone Veil

 

Communiqué de l’AGRIF que nous approuvons totalement.

 

Simone Veil, « santa subito » ! Le décès de celle qui a porté la loi portant massacre légal des innocents a donné lieu à une avalanche de louanges, jusque de la part de la Conférence des évêques de France qui a salué « sa volonté de bâtir une Europe fraternelle, sa conviction que l’avortement est toujours un drame ».

L’AGRIF ne se joint pas à ce concert, et si elle s’associe à la demande de panthéonisation de Simone Veil, c’est uniquement pour qu’elle y soit en compagnie du grand raciste et du misogyne indécrottable, Voltaire, et des grandes figures de la Révolution française et de sa Terreur, matrice de tous les génocides contemporains.

Simone Veil a survécu à l’abominable génocide des Juifs, et l’AGRIF veut croire que c’est par aveuglement ou par inconscience qu’elle a ouvert en France les portes à un massacre légal. Le nombre de victimes se compte à ce jour par millions. Mais elle ne l’a jamais publiquement regretté…

Pour une association antiraciste comme la nôtre, force est de constater que Simone Veil a – en compagnie de Valéry Giscard d’Estaing et de Jacques Chirac, sous l’impulsion des forces de la maçonnerie qui revendiquent cela comme une victoire – rendu possible la forme ultime du racisme, celle qui autorise, organise, finance l’élimination de petits d’homme parce qu’ils gênent ou parce qu’ils ne sont pas conformes à un minimum d’exigence génétique.

Elle a rendu légale la décision d’une femme de tuer son propre enfant. C’est le racisme anti-humain le plus raffiné : celui qui fait participer les victimes au massacre de leurs fils et de leurs filles. Qui dira le nombre de vies de femme brisées parce qu’elles auront cru que l’avortement peut être une solution à la détresse ? Parce qu’il est maintenant convenu d’appeler l’« interruption » volontaire de grossesse un « droit fondamental de la femme » ?

On entend dire qu’il est malhonnête de rendre Simone Veil responsable des évolutions de la loi jusqu’à ce point ahurissant, elle qui voulait « dissuader » les femmes d’avorter et qui qualifiait l’IVG d’« échec quand il n’est pas un drame ». Mais la dissuasion promise n’est jamais venue, sinon de la sphère privée, et peu à peu tout ce qui entravait l’accès à l’avortement a été détricoté. Le nombre d’avortements, lui, n’a jamais baissé.

L’AGRIF retient enfin qu’en 2007, dans son autobiographie, Simone Veil dénonçait toujours les « outrances de Laissez-les-Vivre » lors de son combat pour la vie en 1974, et se plaignait de la « haine » dont elle fut l’objet. Pourtant c’est à la notoriété de sa loi sur l’IVG que Simone Veil devait une carrière politique qui la mena jusqu’à la présidence du Parlement européen.

Ces « outrances » d’alors, nous nous y associons toujours en 2017. Elles demandaient simplement le respect de la vie de chacun de nos frères en humanité… Plusieurs millions de victimes plus tard, on ne peut évacuer la responsabilité de Simone Veil avec une pirouette.

Jeanne Smits, vice-présidente de l’AGRIF

( 3 juillet, 2017 )

Le duc et la duchesse de Vendôme ont assisté à l’inauguration du musée franco-américain de Blérancourt

 

Lu sur le blog « la couronne »

 

Le duc et la duchesse de Vendôme ont assisté à l’inauguration du musée franco-américain de Blérancourt dans Princes le-prince-jean-de-france-musee-americain

Samedi 24 juin, à l’invitation des amis américains du château Blérancourt, Leurs Altesses Royales le duc et la duchesse de Vendôme ont assisté à l’inauguration du musée franco-américain de Blérancourt, en présence du nouveau ministre de la Culture, Madame Anne Morgan, des représentants de l’ambassade américaine, des amis français et américains de Blérancourt, des divers conservateurs et de nombreuses autres personnalités. Le prince a ainsi pu profiter de cette inauguration pour faire la  connaissance de madame le nouveau ministre de la Culture.

Une belle journée à la campagne placée sous les auspices de l’amitié franco-américaine à laquelle est dédié le musée. La Guerre d’Indépendance des États-Unis d’Amérique tout d’abord où de nombreux officiers français se sont illustrés avant de voir le roi Louis XVI y apporter la forte contribution de notre pays. La Guerre de Sécession aussi avec une salle dédiée. La première guerre mondiale ensuite et l’évocation de l’engagement d’Anne Morgan à quelques jours des 100 ans de l’entrée en guerre des États-Unis. La Seconde Guerre mondiale enfin. Cette journée s’est terminée pur le prince Jean et Madame la duchesse de Vendôme à Compiègne par la visite du palais impérial construit par Gabriel sous Louis XV, résidence Napoléonienne par excellence et qui a vu le mariage du roi Léopold avec la princesse Louise, fille du roi Louis-Philippe. ( source le site du prince Jean )

Pour marquer cette visite, Son Altesse Royale a publié avec une légère pointe d’humour sur sa page officielle Facebook une photo de lui «Me voici aux pieds de Louis XVI… portrait exposé au château de Blérancourt. J’étais en effet invité à l’inauguration de ce musée franco-américain où j’ai fait la connaissance de madame le nouveau ministre de la Culture. »

( 2 juillet, 2017 )

Simone Veil est face à son Juge. Et à ses victime…

 

Communiqué de « DROIT DE NAITRE »

Paris, le 1er juillet 2017

Mme Simone Veil est décédée ce vendredi 30 juin 2017 à l’âge de 89 ans. De sa longue carrière politique, l’histoire retiendra sans doute que ce fut elle qui porta la loi légalisant l’avortement en France.

Elle ne fut pas la seule à mener ce combat mais elle accepta de bonne grâce d’en être l’icône, comme le disent, non sans perversion, les médias qui ont fait d’elle, au fil du temps, une sorte de sainte de la République.

Cette canonisation médiatique était déjà acquise de son vivant. A présent qu’elle vient de s’éteindre elle ne fait que s’amplifier comme c’est souvent le cas en de telles circonstances. Il y a pourtant des voix qui ne prononceront nul éloge, ni d’ailleurs nulle condamnation, ce sont celles des innombrables enfants à naître qui ont été supprimés en toute légalité depuis un soir de janvier 1975.

La victoire de Mme Veil signait ce jour-là leur arrêt de mort. Au moment du vote de la loi éponyme on estimait le nombre d’avortements en France à 60.000 par an, aujourd’hui il a largement dépassé les 200 000 annuels. Légalisé, banalisé et même promu l’avortement est devenu un droit sacré faisant l’objet d’un culte dont Mme Veil – au milieu des nuées d’encens qui l’accompagnaient – était la grande prêtresse. A présent loin, très loin des hommages de ce monde elle est face à son Juge et à ses victimes.

Droit de Naître forme le vœu que le sang de ces dernières ne retombe pas sur la France et qu’un jour ce soit elles qui suscitent enfin auprès du peuple français les larmes que leur mort mérite.

 

Georges Martin
Chargé de communication
Droit de Naître

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