( 25 mars, 2020 )

Que penser de toute cette crise du COVID-19 ?

 

Lu sur le site de l’Action Française

 

Notre très cher camarade Fernand Dartois s’interroge à juste titre sur cette pandémie qui survient opportunément à la veille d’un krach boursier gigantesque, attendu par la plupart des observateurs financiers et économiques mondiaux. Pour autant, sans prêter le flanc à l’accusation, désormais bien commode pour nos dirigeants, de soupçonner un quelconque complot d’illuminatis, il se contente de soumettre notre sagacité à des interrogations sommes toutes bien légitimes, compte tenu du spectacle étonnants auquel nous sommes tenus d’assister. En effet, dans un climat de culpabilisation extrême de ceux (le peuple, bien sûr) qui ne suivraient pas des consignes pourtant contradictoires, on assiste à une palinodie de nos dirigeants politiques, telle qu’il faut conclure à de l’incompétence chronique ou bien à une volonté politique obscure non dénuée de cynisme. (Ndlr)

C’est une interrogation qui me traverse depuis plusieurs semaines et depuis qu’on a commencé à entendre parler de ce «  Coronavirus  » et de ses effets sur la région de Wuhan en Chine.En effet, contrairement à la crise du SRAS en 2002 et à celle du H1N1 en 2009, cette fois-ci, les chinois ont été confinés chez eux. Par ailleurs, l’État Chinois semble avoir été disposé à fournir des informations relativement juste. Si l’évolution de l’attitude chinoise peut s’expliquer par le temps qui passe et l’ouverture lente et progressive du régime communiste chinois, le confinement et sa publicité sont plus délicats à comprendre. Le confinement à Wuhan a débuté le 23 janvier alors qu’il y avait moins de 500 personnes touchées. Il a été total à partir du 17 février, alors qu’il y avait près 60.000 personnes officiellement contaminées. Il se termine en ce moment, le 20 mars alors queplus de 81.000 personnes ont été atteintes par la maladie, et que pour l’heure, 3250 personnes sont décédées (soit un taux de létalité provisoire de 4 %, mais qui devrait sans doute continuer à monter un peu, puisque seulement près de 71300 sont déjà guéries(source  : https://github.com/CSSEGISandData/COVID-19 ; voir figure 1).

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Figure 1 – nombre de cas cumulés sur la Chine

Depuis maintenant quelques semaines, la psychose a démarré en France à partir du confinement total à Wuhan. Les pays du monde entier craignent l’arrivée de cette maladie sur leur sol, l’OMS déclare qu’il s’agit d’une pandémie, et nous voyons progressivement chaque pays passer au mode confinement (Italie, France, Espagne, etc.). Lors de la pandémie de H1N1 en 2009, il y avait eu des achats massifs de vaccins, mais pas de confinement  ; il est vrai qu’à l’époque il y avait un vaccin disponible, ce qui ne semble pas le cas ici (nous allons voir que ce n’est peut-être pas vrai). Il faut noter que cette pandémie de H1N1 avait alors touché plus de 1,6 millions de personnes. On doit être plus prudent sur le nombre de morts, puisqu’il oscille entre 18.000 et 280.000(https://www.lemonde.fr/planete/article/2012/06/26/la-grippe-h1n1-quinze-fois-plus-meurtriere-que-les-chiffres-officiels_1724579_3244.html et https://journals.plos.org/plosmedicine/article?id=10.1371/journal.pmed.1001558)  ! Pour l’épidémie actuelle, même si l’Italie présente un niveau anormalement élevé de mortalité (environ 10 %), le taux de mortalité mondiale n’est pour l’heure que de 4,1 % en intégrant l’Italie (qui est atypique), voire de 3,2 % en excluant celle-ci, il descend même à 2,8 % si on enlève également la Chine. Pourquoi une telle psychose généralisée pour une maladie qui tue, certes, mais qui tue relativement peu, par rapport à une maladie telle que le H1N1 (chiffres à prendre avec précautions) ou par rapport au SRAS de 2003 (qui était visiblement moins contagieux), par exemple ou d’autres, voir figure 2.

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Figure 2 – létalité et contagiosité comparée (attention à l’échelle verticale non homogène)

Le docteur Jean-Dominique Michel, anthropologue de la santé, expert dans les processus de salutogenèse et de rétablissement, rappelle que chaque année, ce sont environ 2,5 millions de morts dans le monde du fait des affections respiratoires (http://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/03/18/covid-19-fin-de-partie-305096.html)  ! Il n’hésite pas à employer le terme de psychose pour évoquer la situation actuelle, tout en prenant les précautions techniques qui s’imposent à un scientifique. Notons par ailleurs, que lors d’une épidémie de grippe, au moment du pic, on peut avoir jusqu’à 150.000 personnes PAR JOUR, comme en 1988 par exemple (http://www.sentiweb.fr/france/fr/?page=table)qui sont contaminées, avec un taux de létalité de 0,1 % (donc beaucoup plus faible). Il faut aussi savoir que sur les 10 dernières années, sur les mois de décembre à mars, ce sont plus de 1650 personnes qui décèdent en moyenne PAR JOUR (https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/000436394). A la date du 20 mars, veille de début de rédaction du présent article, le nombre de nouvelles personnes infectées par le Coronavirus en France était de 1779, et on déplorait 207 nouveaux décès.

Figure 3 – Contamination quotidienne par la grippe depuis 1984 et sur la décennie 2010-2019

(attention à l’échelle horizontale qui comporte une coupure entre la S13 et la S45)

Figure 4 – Nombre de décès quotidiens sur la décennie 2010-2019

Ce qui ne laisse pas d’étonner, c’est le souhait impérieux de nos dirigeants à nous protéger d’une maladie. Ces chers dirigeants qui sont soumis aux forces de l’argent, et se soucient si peu de notre sort, qu’à l’époque de François Hollande, ce sont 17500 lits qui ont été fermés, et depuis 2017, Macron a eu le temps d’en fermer plus de 4000  ! Au passage ce dernier n’a eu aucun état d’âme à faire «  gazer  » les soignants lorsque ceux-ci manifestaient contre la dégradation de leurs conditions de travail  ! Et tout à coup, ce brave président se préoccupe de notre sort  !

Mais que s’est-il passé à Wuhan que les autorités savent et que nous ignorons  ?

Si nous ignorons le fond du fond de cette affaire, nous avons tout de même un certain nombre d’éléments. D’abord, ce coronavirus n’est pas le premier. En 2002, c’est déjà un coronavirus qui avait été à l’origine de l’épidémie de SRAS (Syndrome Respiratoire Aigu Sévère). De nombreuses études avaient été menées à l’époque, ce qui a donné lieu au dépôt d’un brevet européen, référencé EP1694829B1, dont on entend parler sur les réseaux sociaux. Au cours de l’étude qui avait été menée à l’époque, les chercheurs s’étaient rendu compte que le vaccin de la rougeole avait une certaine efficacité pour limiter le virus. Ce nouveau Covid-19 (c’est le nom dont le l’OMS a baptisé ce Coronavirus) n’est pas le même que celui de 2002, mais c’est peut-être un cousin issu de germain, ce vaccin a donc peut-être également une efficacité contre le virus, mais pour l’heure, rien de tel n’a été évoqué, ce n’est donc pas une certitude, voire, c’est une erreur de le penser.

Ce que nous savons également, c’est qu’un laboratoire P4 a été installé à Wuhan en partenariat avec la France. Le travail a démarré sous Sarkozy en 2011 à la suite d’un accord inter-gouvernemental signé en 2004, sous Chirac. Le laboratoire a été inauguré, sous Hollande, par Bernard Cazeneuve(https://vk.com/doc564498515_543115974?hash=550564e0d8eb54700e&dl=2218451729f532f1b4) en présence de Yves Lévy, PDG de l’INSERM à l’époque, et époux d’Agnès Buzyn, ministre de la santé de 2017 jusqu’à la sextape de Benjamin Griveaux le 16 février 2020. Ce laboratoire a été construit notamment pour travailler sur ces fameux coronavirus à la suite de la crise du SRAS de 2002-2003.

Il est impossible de savoir précisément ce qui s’est passé à Wuhan au laboratoire P4. L’objet des recherches étant par essence secret, on ne peut que se perdre en conjectures. Il y a 2 hypothèses possibles, qui ne sont peut-être pas contradictoires entre elles. La première serait qu’il y a eu un «  accident  » dans le laboratoire et que par un homme ou par un animal, le virus a pu sortir. Deuxième hypothèse, les virus ou coronavirus étant complètement naturels, il est arrivé par l’intermédiaire du marché aux animaux évoqué par les médias au tout début de l’épidémie. Néanmoins, il semblerait que la 2e hypothèse soit aujourd’hui battue en brèche. S’il faut croire les révélations du journal Ouest-France (https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/82945/reader/reader.html#!preferred/1/package/82945/pub/117263/page/9) le tout premier cas humain n’a pas fréquenté le marché aux animaux de Wuhan. D’après les analyses du génome du SRAS-CoV-2 (l’autre nom du Covid-19) montre qu’il est très proche du SRAS-CoV responsable de l’épidémie de 2002. D’après ces études, il semblerait que notre coronavirus soit également très proche d’un virus RaTG13 identifié chez la chauve-souris et encore plus proche d’un virus identifié chez le Pangolin. Les chercheurs pencheraient pour une recombinaison entre les virus à l’occasion d’une contamination concomitante du même organisme (chauve-souris, pangolin ou autre  ?). Est-ce que les travaux laissent craindre aux chercheurs des mutations encore plus dangereuses  ? Néanmoins, le Pr Didier Raoult, expert mondial en maladies transmissibles (plus de 2000 publications dans des revues scientifiques diverses), évoque depuis le 25 février dernier la possibilité de le traiter. Il a même parlé de l’infection respiratoire la plus facile à traiter de l’histoire  ! Il est depuis lors membre du «  conseil scientifique  » du président Macron, et exprime à quel point, il est peu écouté au sein de ce conseil  !

On en vient au point suivant  : que penser de la réaction des politiques dans le monde  ? Cette réaction, compte tenu des éléments évoqués précédemment, semble disproportionnée. Elle semble affecter cependant la plupart des dirigeants dans le monde, on ne peut donc émettre une critique à l’encontre du seul gouvernement français, il y aurait là une forme d’injustice. Néanmoins, les dirigeants politiques sont des hommes comme les autres, et peuvent, à ce titre, se laisser submerger par une atmosphère générale, et adopter la même réaction que les autres sans qu’il y ait de fondement rationnel derrière. Dans une telle situation, la question qui me vient à l’esprit est  : «  à qui profite le crime  ?  » Mais de quel crime s’agit-il  ? La réalité du virus, et son existence accidentelle (soit par mère nature dans la faune sauvage, soit par mère nature dans un laboratoire) ne constitue pas en soi un crime. En effet, si l’on en croit le Dr Michel, la létalité du coronavirus, si on détectait toutes les personnes malades, serait plutôt de l’ordre de 0,3 % (http://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/03/18/covid-19-fin-de-partie-305096.html). Mère Nature n’a donc pas créé quelque chose de réellement méchant. On est loin d’Ébola ou de la Peste Noire  !

En revanche, le crime réel pourrait peut-être plutôt être la publicité qui a été faite autour de ce virus. Mais alors qui aurait intérêt à cela  ? Et quel serait le bénéfice attendu  ? On ne peut ici que se répandre en conjectures. Ce qui s’est passé en Chine, avec le confinement, peut durablement casser sa croissance économique et l’empêcher d’accéder à la première place mondiale. Des traitements médicaux connus, mais peu déployés, malgré une recherche coûteuse, pourraient trouver leur efficacité dans la lutte contre le COVID-19, comme c’est le cas d’unmédicament développé contre Ébola, le REGN-EB3 et qui semblerait avoir une certaine efficacité contre le Coronavirus, ou bien encore le Kaletra, l’un des médicaments anti-VIH, lui aussi développé aux États-Unis, comme le révélait Egora, «  le panorama du médecin  » le 5 février dernier (https://www.egora.fr/actus-medicales/cancerologie/55571-coronavirus-le-point-sur-les-pistes-de-traitements). Enfin, les contraintes mises en place par les États va casser leur croissance et provoquer une crise mondiale, ce qui dédouanera les marchés financiers qui étaient en surchauffe et qui menaçaient de toute façon de s’effondrer comme en 2008 et faire entrer à nouveau le monde dans une récession. Il y a peut-être encore d’autres hypothèses à étudier… Nous ne serons capables d’en savoir plus que dans de nombreuses années, quand notre temps sera entré dans l’Histoire  !

L’État Français, dont le chef est un ancien banquier de chez Rothschild, n’est par ailleurs pas en reste sur les incohérences. En effet, le 25 février, le Pr Raoult, un des plus grands spécialistes au monde du traitement des maladies transmissibles, publiait une vidéo dans laquelle il évoquait les résultats encourageants obtenus grâce à l’hydroxychloroquine (nom commercial  : Plaquenil) connue depuis 1955 et dérivée d’un anti-paludisme, la chloroquine (nom commercial  : nivaquine) et connu depuis 1949. Il avait fait ses essais après la parution d’une étude chinoise sur la chloroquine parue quelques temps auparavant. Beaucoup de «  spécialistes  » lui sont tombés dessus, à commencer par les journalistes qui ont aussitôt parlé de Fake News (je me souviens moi-même m’être fait avoir par cette fake «  fake news  »). Ils ont même été relayéspendant quelques heures par le ministère de la santé. Or la réaction du gouvernement, en très mauvaise posture, lui permet de stopper définitivement le mouvement des gilets jaunes, arrêter la réforme des retraites qui devenait de plus en plus difficile à faire passer et redorer son blason, en particulier, celui de son président qui peut désormais apparaître comme le Sauveur de la Nation, comme le laisse entendre cette image diffusée par la CGT, le 13 mars dernier (https://www.facebook.com/457316367752668/posts/1636812189803074/).

Par ailleurs, le gouvernement, connaissant la phrase de Clémenceau, «  quand je veux enterrer une affaire, je crée une commission  », a eu la bonne idée d’intégrer le Pr Raoult à son comité scientifique, ce qui a permis de l’isoler tout en donnant l’illusion qu’on prenait son avis en compte. Dans le même temps, l’Etat autorisait d’intégrer la chloroquine dans les protocoles d’essais cliniques pour identifier un remède au Coronavirus. Maintenant, l’État va pouvoir pécher par un excès de prudence.

On en arrive aux véritables reproches que l’on peut adresser à l’État. La première remarque qui me vient à l’esprit, c’est de voir à quel point l’État nous considère comme des mineurs et à quel point nous sommes capables d’exiger de lui qu’il soit notre protecteur absolu. Nous sommes comme des enfants qui reprocherions à notre père le fait que nous puissions être malade. Je trouve cette situation inquiétante car elle est le symptôme de décennies de déresponsabilisation des citoyens qui ne sont plus capables de se prendre en main et attendent tout de l’État.

Un premier reproche réellement légitime qu’on pourrait adresser à l’État, c’est la façon dont il a depuis des années dégradé le fonctionnement de l’Hôpital Public, soumis à la logique financière de Bercy, imposée par les dogmes bruxellois de libéralisation à outrance et de réduction des déficits budgétaires. Ainsi, depuis près de 10 ans ce sont plus de 21.000 lits d’hôpital qui ont été fermés  ! Par ailleurs, ces logiques budgétaires ont trouvé leur paroxysme dans la volonté de l’État de réduire les stocks de masques pour économiser 15 millions d’euros  ! Or ces masques font aujourd’hui cruellement défaut au personnel soignant, mais aussi aux forces de l’ordre  ! On peut aussi évoquer les frontières ouvertes à tous les vents du fait d’une part de la mondialisation, mais surtout de l’espace Schengen qui nous interdit de protéger notre territoire national au sein de l’Union Européenne. Par cet espace complètement libre, chacun peut circuler librement et transporter avec lui toutes les maladies possibles, sans que l’Étatpuisse protéger le territoire national. Ces frontières sont si protectrices que la nouvelle présidente de la Commission Européenne, Ursula Von Der Leyen, a décidé de fermer l’espace Schengen le 17 mars, pour une durée de 30 jours (https://www.schengenvisainfo.com/fr/actualites/lue-decide-de-fermer-toutes-les-frontieres-de-lespace-schengen-pendant-30-jours/).

Un dernier élément, c’est la déclaration d’Agnès Buzyn qui est hallucinante(https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/03/17/entre-campagne-municipale-et-crise-du-coronavirus-le-chemin-de-croix-d-agnes-buzyn_6033395_823448.html)  ! Le 17 mars elle révélait au journal Le Monde  : «  Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. Je suis partie en sachant que les élections n’auraient pas lieu. […] Depuis le début je ne pensais qu’à une seule chose : au coronavirus. On aurait dû tout arrêter, c’était une mascarade. La dernière semaine a été un cauchemar. J’avais peur à chaque meeting. [J’ai averti le Premier Ministre dès] le 30 janvier que les élections ne pourraient sans doute pas se tenir.  » Elle révèle beaucoup de choses et en cache beaucoup d’autres. La première, c’est qu’Agnès Buzyn en savait vraisemblablement beaucoup, puisque dès le 30 janvier elle voyait arriver l’épidémie. Comment pouvait-elle le savoir  ? En Chine, le confinement était en place depuis 1 semaine déjà, et sur la base des expériences passées ces 20 dernières années, on aurait pu croire que cela serait resté confiné à Wuhan… N’oublions pas que son mari est un ancien PDG de l’INSERM et qu’il est impliqué dans le laboratoire P4 de Wuhan. Par ailleurs, si elle a réellement prévenu le Premier Ministre, cela le rend coupable de n’avoir rien fait pour anticiper la crise. Ce n’est que 45 jours plus tard que des actions ont été menées  ! Et à ce moment-là, nous étions acculés, dos au mur  ! On peut se demander si elle ne déclare pas également tout cela pour se protéger au cas où des commissions d’enquêtes, plus tard, viendraient poser des questions, et pourraient la mettre en cause. Par cette déclaration, elle se dédouane…

Enfin, le dernier point des reproches qu’on peut adresser envers le gouvernement concerne le traitement. Le 25 février, le Pr Didier Raoult (https://www.youtube.com/watch?v=8L6ehRif-v8) diffusait une vidéo dans laquelle il indiquait que la Chloroquine était efficace contre les coronavirus, à la suite de travaux réalisés par les médecins chinois, sur la base de ses conseils. Il a par la suite traité des patients à l’Hôpital de Marseille, lesquels ont été guéris en 6 jours  ! La députée Valérie Boyer, qui avait contracté le Covid-19, est allée se faire soigner le 16 mars, comme tout marseillais le peut, au CHU (https://www.rtl.fr/actu/politique/coronavirus-testee-positive-valerie-boyer-traitee-a-la-chloroquine-7800296833), et elle témoigne de l’amélioration de son état de santé (https://www.facebook.com/valerieboyer13/posts/1335046093361519). Aujourd’hui, beaucoup de pays dans le monde commencent à adopter ce traitement en urgence, tout en laissant l’ensemble des processus réglementaire se faire en parallèle afin de sauver des vies, mais en France, il n’en va pas de même  ! On enterre le Pr Raoult dans une commission appelée «  Conseil Scientifique  », et maintenant on se fait un impératif de suivre les protocoles de traitement avant de prendre le risque de soigner les patients avec un médicament connu depuis 60 ans, et utilisé sans ordonnance jusqu’en janvier dernier  ! Pour les patients qui sont en train de mourir, vaut-il mieux tester la Chloroquine ou les laisser mourir  ? A priori, le gouvernement semble opter pour la 2e option  ! Au nom du principe de précaution  ! C’est merveilleux, ce principe de précaution… En son nom, on confine tout le monde, même les gens sains, et en son nom, on n’essaie pas de sauver des vies  ! L’Etat qui prétend se préoccuper de notre sort en nous confinant, n’hésite pas à sacrifier des français en refusant de traiter une maladie avec un médicament simple à fabriquer et peu onéreux… M. Macron, ancien membre de la banque Rothschild a-t-il d’autres intérêts à défendre pour le traitement des maladies  ? Petite remarque finale au passage, le Pr Raoult indique que le confinement est totalement inutile, et il s’appuie sur ce qui s’était produit au début du XXe siècle lors de l’épidémie de choléra à Marseille, et rapporté par Jean Giono dans «  Le hussard sur le toit  ». Son conseil  : diagnostiquer et traiter (https://www.youtube.com/watch?v=n4J8kydOvbc&t=16s) !

Au-delà de tous ces éléments, il ressort tout de même des éléments positifs. Tout d’abord d’un point de vue politique. La propagation à grande échelle de cette maladie est largement favorisée par la Mondialisation d’une part et par la suppression des frontières protectrices d’autre part  ! Il est d’ailleurs «  amusant  » de noter à cet égard que c’est exactement le mode de fonctionnement biologique du coronavirus  : il rentre dans les cellules en détruisant la barrière de protection… Ce qu’on constate également, c’est que lorsqu’il y a des crises majeures, les Etats cherchent d’abord à se protéger en essayant de résoudre les problèmes eux-mêmes, et s’ils n’y parviennent pas, ils font appel à d’autres Etats pour les aider, comme l’Italie avec la Russie (https://www.lefigaro.fr/international/l-armee-russe-va-envoyer-de-l-aide-en-italie-20200322). Ce sont bien les relations bilatérales d’Etat à Etat qui permettent de résoudre des problèmes critiques, et non pas des relations multilatérales telles que l’Union Européenne les «  désorganise  » qui peuvent aider l’Italie  ! Les fonctions régaliennes sont restaurées dans leur principe, même si nos institutions ne peuvent pas les exercer. Par ailleurs, dernier aspect politique, des lois scélérates ont subi un véritable coup d’arrêt (retraite, privatisations, ventes de fleurons français à la découpe, bioéthique, …).

Un autre élément positif, c’est le retour au réel de la vie ordinaire : les relations entre clients et fournisseurs, entre grandes, moyennes et petites entreprises nationales, la sagesse des assureurs comme des banquiers de proximité qui mesurent mieux combien leur sort dépend du maintien en vie de leurs clients ici sur place, le crédit acquis par une production alimentaire proche des gens, indépendante des lobbys chimiques américains, la découverte des vertus de la subsidiarité dans la localisation des activités. C’est la victoire aussi des campagnes et des provinces, qui reprennent le chemin d’une autonomie par rapport à la capitale. Ce sont les gens de notre quotidien, les ouvriers, qui font marcher la France. Justice leur soit rendue  !

L’autre dimension positive est, paradoxalement, l’aspect social. Tout d’abord, les familles, habituées à vivre à 100 à l’heure ont ainsi l’opportunité de se retrouver pour passer beaucoup de temps ensemble. C’est l’occasion de recréer des liens qui ont pu parfois être abîmés par les années et la force des habitudes. C’est aussi l’occasion de prendre le temps de téléphoner à de la famille ou des amis dont on est physiquement éloignés.

Enfin, le dernier aspect est spirituel. L’attitude des évêques a été pour le moins déconcertante au début de la crise… Autrefois, quand il y avait une épidémie, l’Eglise organisait des processions, des neuvaines, etc. Mais cette fois, leur attitude a semblé indiquer que recevoir le Christ, ou assister à la messe devenait quelque chose de facultatif. On a vu des images de prêtres donnant le Corps du Christ avec des gants en plastique, comme si le Christ lui-même était devenu contagieux… L’Eglise Orthodoxe en revanche, même si elle appelait à prendre des précautions n’en était pas arrivée à de telles extrémités  ! Mais après cette période initiale, il semblerait que les choses soient redevenues normales et que les évêques appellent les fidèles à prier et à se mettre avec confiance entre les mains du Christ, et de Sa Mère, la Bienheureuse Vierge Marie.

En guise de conclusion, on peut dire qu’il reste beaucoup de zones d’ombres dans cette affaire. Le message apocalyptique qui est délivré n’est certainement en rapport avec la réalité de l’épidémie pour laquelle un remède serait peut-être déjà disponible, bien que les autorités françaises semblent décidées à ne pas y avoir recours, contrairement au reste du monde. Il demeure la question de savoir qui a intérêt à faire autant de bruit… Néanmoins l’ampleur de la crise a le mérite de mettre en exergue l’irresponsabilité de nos dirigeants qui se sont succédé depuis au moins 20 ans, et l’impréparation qui en découle  ! Nos dirigeants devront répondre de leur irresponsabilité  : en ne faisant rien malgré les mises en garde de la ministre de la santé dès le mois de janvier, en refusant d’écouter un des plus grands spécialistes mondiaux du traitement des maladies transmissibles, lequel est français et qui proposait dès la fin de février un traitement de la maladie  ! A compter de ce jour, chaque mort supplémentaire est de la responsabilité directe de M. Macron  !

 Fernand Dartois

( 24 mars, 2020 )

LES FRANÇAIS, CES GOUJATS

 

L’éditorial du Bien Commun

par François Marcilhac

 

Qu’écrire en cette extrême fin du mois de mars, qui ait quelque chance d’être toujours pertinent début avril, à la parution de votre mensuel préféré ? C’est un exercice dont la difficulté coutumière est redoublée par la grande précarité des informations dont nous disposons, tant sur l’évolution d’une pandémie qui confine désormais tous les Français chez eux, que sur celle de la doctrine sanitaire, que le gouvernement modifie au gré… nous aimerions bien savoir de quoi  ! La doctrine selon laquelle tests et masques ne sont guère efficaces au plan général, nous le savons désormais, dissimulait une impéritie criminelle, dont le gouvernement actuel n’est que le dernier maillon dans la chaîne des responsabilités. Puisque le sujet est grave, il faut aller à l’essentiel et chercher chez «  notre Homère  », comme disait Sainte-Beuve, en l’occurrence La Fontaine, la leçon. Non pas dans Les Animaux malades de la peste, comme on aurait pu le croire, mais dans Le Renard et les raisins  :

Certain Renard Gascon, d’autres disent Normand,
Mourant presque de faim, vit au haut d’une treille
Des Raisins mûrs apparemment,
Et couverts d’une peau vermeille.
Le galand en eût fait volontiers un repas ;
Mais comme il n’y pouvait atteindre :
«  Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats.   »
Fit-il pas mieux que de se plaindre ?

En un régime, où, par définition, n’importe qui peut arriver aux fonctions suprêmes, même des galants, en l’occurrence des gens sans scrupule, peuvent y tenir lieu de prince, de ministres et de conseillers… Comment ne pas voir qu’il a été plus facile à nos responsables politiques, tel au renard de la fable, plutôt que de reconnaître leur impéritie et l’impossibilité dans laquelle ils étaient d’ordonner immédiatement les bonnes pratiques, faute d’en pouvoir atteindre les moyens, de faire croire à tous ces goujats que nous sommes, que les raisins étaient trop verts et ces mêmes moyens, qui pourtant ont fait leur preuve en Asie, inefficaces ? Belle leçon politique que nous donne La Fontaine  ! Boutang avait bien raison, après Platon, de ne voir en la démocratie, définie comme le régime des partis et des conflits d’intérêts — un scandale dépassant celui du sang contaminé est peut-être sur le point d’éclater, à propos de la chloroquine —, qu’une simple théâtrocratie, où chaque membre du pays légal joue un rôle, qui n’est même pas toujours le sien, en dehors de toute préoccupation du bien commun.

On accuse le «  mondialisme  » de la pandémie, oubliant que si, aujourd’hui ce sont les aéroports, dans les siècles passés, c’étaient les ports, qui servaient de point d’entrée. Ce qui est vrai, en revanche, c’est que les politiques, ayant trahi, au profit du seul rationalisme financier, leur raison d’être, à savoir le bien commun des peuples qui leur sont confiés, ont abdiqué devant les conséquences du mondialisme en matière de division internationale du travail et d’ouverture des frontières, faisant de la libre circulation des biens et des personnes un dogme à caractère religieux. Dans le même temps, au nom du même rationalisme financier, ils fermaient des dizaines de milliers de lits d’hôpitaux et fragilisaient les moyens de l’hôpital public tant en personnels qu’en matériels, allant jusqu’à préférer la gestion des stocks en flux tendus, même en matière de santé  !

D’aucuns se demandent déjà si l’Europe institutionnelle survivra au Covid-19 : c’est prendre ses désirs pour la réalité. Certes, le mammouth bruxellois, par lourdeur tant idéologique qu’administrative, a fait preuve de son incurie congénitale. Si certains États, réputés pour la plupart illibéraux, ont su rapidement prendre les décisions qui s’imposaient, c’est qu’ils ont su s’affranchir, en matière d’épidémie comme d’immigration, du poids de l’idéologie. En France, au contraire, les responsables passés et présents du pays légal se serrent déjà les coudes, pour justifier vingt ans de renoncement national et d’impéritie sanitaire. Surtout, ne brisons pas la nécessaire unité nationale ! On connaît le refrain. Et on peut leur faire confiance pour taire la vérité aux goujats que nous sommes !

( 24 mars, 2020 )

On arrête tout et on réfléchit

 

Voici encore une très belle intervention de Gérard Leclerc sur Radio Notre Dame

 

En dépit de la gravité de l’heure, si nous renoncions un instant à être sérieux ! Entendons-nous… il y a différentes façons de décliner ce terme de sérieux et l’on pourrait recourir à la philosophie pour mieux cerner le concept. Contentons-nous d’évoquer, pour le rejeter, cet esprit de sérieux qui enferme dans un morne immobilisme, par refus de se remettre en question et de remettre en question le monde tel qu’il va. Mais justement, le monde tel qu’il va vient de s’arrêter brusquement. La fébrilité a quitté nos rues en même temps que toute agitation, comme pour défier ce qui est le moteur de notre civilisation technique. Pour qualifier la supériorité des États-unis, c’est à cette image de la fébrilité des rues que l’on a eu parfois recours. L’Américain ce n’est pas l’homme tranquille, c’est l’homme pressé. Mais voilà que l’homme pressé est contraint de s’arrêter, de s’immobiliser. Ce n’est pas drôle, ça ne donne pas envie de rire. Pas seulement parce qu’il y a cette affreuse pandémie mais parce que toute l’activité économique s’est arrêtée.

Justement, et si nous prenions le parti des gens pas sérieux, c’est-à-dire des personnes qui trouvent quelque avantage à cet arrêt de l’activité, parce qu’il donne l’occasion de réfléchir à frais nouveau. Cela rappelle des souvenirs, pour qui a connu les folies qui ont entouré Mai 68. Gébé, un dessinateur satirique publiait L’an 01, qui va devenir un film au succès étonnant, fondé sur la pure imagination utopique. Et si on arrêtait tout, et si l’on recommençait à zéro. « On arrête tout, on réfléchit, et c’est pas triste. » Cela ne va pas durer longtemps. L’esprit de sérieux ne tardera pas à reprendre le dessus et les militants utopistes des années soixante ne tarderont pas à rejoindre l’appareil de production dont ils seront les agents très efficaces.

Mais aujourd’hui que l’utopie de Gébé se trouve momentanément réalisée, que l’on a tout arrêté, ne pourrait-on pas réfléchir à la possibilité d’un redémarrage qui tiendrait compte de ce qui ne marchait pas dans notre système avec la ferme résolution d’y porter remède. Quelqu’un d’aussi sensé qu’Hubert Védrine, notre ancien ministre des Affaires étrangères, rentre tout à fait dans ce pari : « Il faut procéder à une évaluation implacable de tout ce qui doit être corrigé ou abandonné au niveau international, européen, national, scientifique, administratif, collectif et personnel » Le Figaro, 23 mars). Concrètement, il faudra écologiser complètement notre système de production et cela nous mènera à une mutation totale en dix ou quinze ans. Ne pas être sérieux aujourd’hui, ne serait-ce pas la seule façon d’être sérieux ?

Gérard LECLERC

Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 24 mars 2020

( 24 mars, 2020 )

Éric Zemmour : « L’Union européenne, première victime du Coronavirus »

 

Lu sur « Je Suis Français »

 

Éric Zemmour : « L’Union européenne, première victime du Coronavirus » dans actualités 296519203-xx-Copie-2Ces rubriques de JSF (Dans la presse et Sur la toile)  sont destinées à ne pas nous satisfaire de l’entre-soi. A être familiers des analyses et de la pensée de ceux qui nous entourent, parfois très proches, parfois adversaires. Et qui exercent une influence forte sur l’opinion et l’intelligence françaises. A condition d’exercer notre réflexion propre, nous nous y enrichissons et souvent nous créons par là des contacts qui portent leurs fruits.  Car nos idées, nos articles, aussi séduisent, bien au-delà de nos cercles. Ainsi, d’ailleurs de Zemmour lui-même, à l’évidence. Parfois plus – ou mieux – Action Française que nous ! (Mais pas tout à fait tout de même).  Nous ne reprenons pas ces analyses venues d’ailleurs en les multipliant pour faire nombre. Nous les choisissons pour leur intérêt politique et leur utilité pour l’expansion de nos idées. Nous les discutons…

Ici, Éric Zemmour ne fait q’expliquer, constater : Quand les Italiens de Lombardie sont pris à la gorge par le virus, ils se tournent vers Rome, pas vers Bruxelles. Ils notent en passant que Paris se moque d’eux et que Berlin leur refuse du matériel médical.  [Éric Zemmour, Figaro, 20 mars].    Logo-Je-Suis-Français-Copie-Copie dans actualités


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Quand la mort rôde, ce n’est pas vers la Commission de Bruxelles que les peuples tendent des regards inquiets

A plusieurs, on est plus forts. La France est notre patrie, l’Europe est notre avenir. Nous devons bâtir une souveraineté européenne.

Nous connaissons tous ces phrases célèbres. Phrases devenues slogans, devenus idéologie dominante, devenue vérités d’Évangile, devenues éléments de langage inlassablement rabâchés.

Mais quand la mort rôde, ce n’est pas vers la Commission de Bruxelles que les peuples tendent des regards inquiets, mais vers leur État-nation. Cet État-nation qu’on présente depuis des décennies comme un objet du passé. Cet État-nation qui s’empare pourtant à bras-le-corps de la question des soins et des interdictions. Mais un État-nation affaibli qui n’a plus sa capacité de prospective d’antan ni les moyens budgétaires suffisants pour avoir un hôpital public digne de sa réputation.

Quand les Italiens de Lombardie sont pris à la gorge par le virus, ils se tournent vers Rome, pas vers Bruxelles. Ils notent en passant que Paris se moque d’eux et que Berlin leur refuse du matériel médical. C’est la solidarité européenne. Les Italiens ferment leurs frontières avec la France tandis qu’à Paris, Emmanuel Macron explique d’une jolie formule, très française, que «le virus n’a pas de passeport». Les malades atteints du virus, eux, ont un passeport: les Chinois d’abord infectés ou les Italiens atteints. Mais l’idéologie sans-frontiériste est plus forte que tout.

Pourtant, les pays ferment leurs portes, l’Allemagne en tête, mais aussi la Hongrie, la République tchèque, l’Autriche, tandis qu’à Paris Emmanuel Macron en est encore à réclamer la fermeture des frontières à l’extérieur de Schengen. Notre président ne se rend pas compte que Schengen n’existe plus quand la vie est en jeu. En revanche, il a très bien compris que Maastricht était mort. Cette fois, ce sont les Allemands qui ne veulent pas entendre raison et s’accrochent aux règles budgétaires. Chacun son idéologie dominante et ses intérêts. Le problème, c’est qu’on n’a pas les mêmes. Alors, à plusieurs, on n’est pas plus forts mais plus faibles.

Tous les yeux se tournent vers la BCE. On pense qu’elle va, comme en 2008, sauver la situation en faisant marcher la planche à billets. Mais Lagarde n’est pas Draghi. La Française a irrité les Italiens en donnantl’impression de se moquer des différences éventuelles de « spread » – ces fameux taux d’intérêt payés aux prêteurs par les États. Heureusement pour elle, le soufflé médiatique est retombé, le coronavirus emportant tout.

Mais cette épidémie remet en cause plus largement tous les préceptes qui règnent à Bruxelles depuis des lustres. La mondialisation est vue enfin comme une sinisation dangereuse pour notre santé et notre indépendance ; on parle de réindustrialisation, de circuits courts ; le droit et le commerce ne peuvent rien contre les virus ; les technocrates de Bruxelles sont apathiques et impuissants ; les États nationaux demeurent indispensables et indépassables. Il n’y a pas de peuple européen, il n’y a donc pas de nation européenne ni de souveraineté européenne. Le coronavirus est un révélateur impitoyable. Il a déchiré sans vergogne la tunique sans couture de l’européisme.   

Éric Zemmour

( 24 mars, 2020 )

Vaincre l’ennemi : avec quelles armes ?

 

Lu sur Boulevard Voltaire cette analyse pertinente de la crise que nous vivons

 

« Nous sommes en guerre… » L’anaphore martiale de M. Macron avait pour but de revêtir la tenue dans laquelle le chef de l’État prend toute sa dimension, l’armure du chef de guerre. L’ennemi est là, il faut se mobiliser, se regrouper au nom de l’union sacrée, faire preuve de discipline, et le généralissime de doter ses troupes des moyens de gagner la bataille !

Malheureusement, l’Histoire de France a tendance à bégayer : du « Il ne manque pas un bouton de guêtre » du maréchal Le Bœuf, en 1870, à « Nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts » de Paul Reynaud, en 1940, ces discours ont conduit au désastre parce qu’ils cachaient une grande impréparation. C’est le cas, une fois de plus. Le réveil au clairon, tardif, dissimule trois fautes majeures de nos gouvernants : défaut d’anticipation, pénurie de moyens, stratégie inopérante.

Commençons par la dernière : le confinement est le principe de la stratégie. Peut-il endiguer le mal définitivement ? Évidemment non ! Il faudra bien l’arrêter un jour après des conséquences économiques calamiteuses, et le mal resurgira, d’autant plus que la règle n’aura pas été suivie par tous. En fait, le confinement, c’est notre ligne Maginot. Cela peut bloquer l’ennemi, le ralentir, mais cela ne peut le vaincre. Il est destiné à retarder au maximum la propagation du virus, le temps que les pénuries et les erreurs commises soient réparées. La fermeture des frontières en amont, la généralisation de l’usage des masques, des gants, du gel hydroalcoolique, le dépistage systématique des personnes contaminées dans la population et l’emploi rapide de la chloroquine dans les traitements, comme le préconise le professeur Raoult, auraient composé une stratégie efficace dont la France n’avait ni les moyens matériels ni la volonté politique.

Car, une fois encore, « Le Mal français » apparaît dans toute sa splendeur : un pays suradministré, bardé d’organismes de planification, d’évaluation et de contrôle, dont l’organisation est chamboulée en permanence par un prurit de réformes, se révèle incapable de prévoir les crises parce qu’il ne tire aucun enseignement des erreurs passées. En 2016, Mme Touraine a réuni quatre établissements dans l’agence Santé publique France. Auparavant, c’était l’EPRUS (Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires) qui gérait la réserve sanitaire et l’Institut de veille sanitaire qui anticipait les risques. Le premier était, notamment, chargé de maintenir les stocks. Malgré, ou peut-être à cause, de la présence d’autres organismes destinés à l’évaluation des risques, ou à la sécurité des produits, le nouveau diplodocus administratif, son conseil scientifique et ses dix directions ont poursuivi et accéléré l’inflexion initiée en 2011 : il ne fallait plus conserver inutilement le milliard de masques chirurgicaux et les 700 millions de FFP2 mais réserver des options d’achat, notamment… en Chine. Le flux devait l’emporter sur le stock, l’économie souple sur la précaution jugée superflue. Le Haut Conseil de Santé publique préconisait de réserver les FFP2 aux personnels de santé, mais en excluant les pharmaciens, les ambulanciers et… les chirurgiens-dentistes ! Par ailleurs, subsidiarité oblige, le renouvellement des FFP2 devait incomber aux établissements hospitaliers et non plus à l’État. C’est ce qui explique que celui-ci se trouva « fort dépourvu lorsque la bise fut venue » : 150 millions de masques chirurgicaux et une indigence chronique pour les FFP2. Il restait quatre entreprises françaises qui commençaient à livrer aux clients étrangers lorsque la commande nationale arriva. Mme Buzyn préféra dire que les masques étaient inutiles. En fait, il n’y en avait pas, avec l’énorme danger de voir le personnel médical (le plus exposé) subir une hécatombe ! Même incurie pour les tests et pour les réticences à soigner par la chloroquine, il semble qu’une guerre souterraine entre l’INSERM et le CNRS, d’une part, et l’IUH de Marseille, de l’autre, ait entraîné une disqualification du produit alors que celui-ci obtient des résultats positifs.

La mobilisation après le 15 mars, alors que le péril est connu depuis début janvier, est une faute lourde qui sera la cause d’un grand nombre de morts et d’une nouvelle défaillance économique dans un pays déjà en grande difficulté. Alors, le pouvoir peut bien, comme le précédent pour le terrorisme, tirer quelque profit sondagier fugace de la catastrophe, il faudra qu’il rende des comptes, lui qui a menti et tergiversé. Ses prédécesseurs, aussi, qui ont accumulé les fautes.

Christian Vanneste

 Homme politique
Ancien député UMP, Président du Rassemblement pour la France, Président de La Droite Libre
( 23 mars, 2020 )

Plaidoyer pour l’unité

 

Voici une très belle intervention de notre ami Gérard Leclerc sur Radio Notre Dame

 

L’Église, dans l’épreuve de la pandémie tient sa place propre d’instance spirituelle. Elle participe à l’élan de solidarité et d’unité. Mais il n’est pas toujours facile de garder son calme lorsque, par ailleurs, la polémique fait rage. Est-elle toujours illégitime ? Sans doute pas, à condition que le climat général n’en soit pas empoisonné.

L’archevêque de Paris, dans son homélie d’hier soir à l’église Saint-Germain-l’Auxerrois, a invité les fidèles à se saisir de cette période étrange et éprouvante que nous vivons en ce moment, pour une révision intérieure, un examen qui nous permette de faire le point et de changer notre regard sur le monde. Je traduis avec mes propres mots ce que j’ai pu retenir de cette homélie, qui rejoint d’ailleurs la tonalité générale des responsables de l’Église. Une Église qui tente de trouver les moyens adaptés pour rejoindre un peuple chrétien privé de l’eucharistie. Mercredi prochain, en la fête de l’Annonciation, les évêques de France feront sonner toutes les cloches de nos sanctuaires, tous, les plus illustres et les plus humbles, et nous sommes conviés à célébrer l’événement en allumant des bougies à nos fenêtres.

Tout cela nous éloigne du climat de règlement de compte qui sévit un peu trop, à mon goût, dans le pays. Certes, il est légitime de réfléchir sérieusement à l’aptitude de nos dirigeants à gérer la crise actuelle. Il est normal de s’interroger sur la chaîne des responsabilités qui a abouti à notre situation de dénuement en fait de masques de protection, surtout pour le personnel soignant. De même, certaines polémiques sont justifiées, comme celle qui concerne la valeur thérapeutique de la chloroquine, ce médicament créé par le professeur Didier Raoult, à Marseille.

En tout état de cause, ce qu’il y a de défectueux dans notre dispositif sanitaire mérite un examen très sérieux. Cependant, un climat d’affrontement risque d’affaiblir ce qui devrait faire une bonne part de notre faculté de résistance, c’est-à-dire notre unité et notre fraternité. Je préfère, personnellement, qu’on ajourne, jusqu’à la fin de la crise du coronavirus, ce qui risque de déchirer le corps social. En revanche, je soutiens de toutes mes forces, en y participant, cette belle initiative, qui consiste chaque soir, à applaudir de tout cœur la générosité héroïque de tout ceux qui se dévouent sans relâche au service des malades. Oui, nous avons tous besoin de nous retrouver dans ce climat de fraternité.

Gérard Leclerc

Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 23 mars 2020.

( 23 mars, 2020 )

Chômage partiel pour l’Ocean Viking

 

Lu sur « Je Suis Français »

 

 

En ces temps de pandémie, il n’est pas courant de trouver un motif de satisfaction, même provisoire.

Certes, M. Macron a quelque peu écorné son catéchisme euro-libéral et mondialiste, certes la notion de frontière protectrice a resurgi un peu partout et même en France, Chômage partiel pour l’Ocean Viking dans actualités 602x338_cmsv2_145cb0d7-fc57-5383-ac80-b410471e7e76-4571196-300x185

mais ce sont sujets de fond et certains événements plus factuels font plaisir, tout simplement : les lecteurs voudront bien prendre ce billet pour ce qu’il est, une « humeur » de Français confiné.

Cela s’est passé vendredi dernier dans le port de Marseille et on en a peu parlé dans les médias. Ce vendredi matin, donc, par un temps printanier, accoste à Marseille, son port d’attache, l’Ocean Viking, successeur de  l’Aquarius de triste mémoire, navire donc affrété par SOS Méditerranée mais aussi  Médecins sans frontières (MSF). Ces deux organisations, soit rappelé en passant, pourraient être appelées un jour à rendre des comptes pour mise en danger de la vie d’autrui, aide au trafic international d’êtres humains et chantage moralo-humanitaire à Etat souverain. Il ne fait en effet aucun doute que leur activisme relève du « noborderisme » ainsi défini par l’encyclopédie en ligne Wikipedia : « réseau transnational de collectifs et d’individus investis dans les luttes pour la liberté de circulation et l’abolition des frontières, contre les politiques de contrôle de l’immigration au sein et en dehors de l’Espace Schengen, ainsi que pour la régularisation des étrangers en situation irrégulière, la fermeture des centres de rétention administrative et l’arrêt des expulsions. Il est habituellement classé à l’extrême-gauche. Par extension noborder désigne un activiste de ce réseau. »

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Revenons-en à notre Ocean Viking. Le bateau arrive donc à Marseille, en provenance de Pozzallo (Sicile) où il a déposé/imposé sa cargaison (276 personnes prétendument « en péril au large des côtes libyennes ») et subi une quarantaine de 14 jours, c’est-à-dire une  quatorzaine. « Il ne nous était plus possible, dans la crise sanitaire actuelle, de garantir la sécurité de nos équipes ni des personnes que nous étions amenés à secourir en mer » déclare à midi le porte-parole de l’ONG SOS Méditerranée. La motivation des militants internationaux « no border » est donc leur petite santé et, ensuite, comme ce sont des humanistes, celle des migrants. Peu leur chaut ce qui se passe en Europe.

SOS Méditerranée reste cependant « déterminée à reprendre la mer dès que possible », éludant la question intéressante : le flux des départs sauvages de Libye va-t-il diminuer, voire cesser, du fait de l’absence du navire, ou pas ? S’il continue, nos activistes gauchards auront bonne mine avec leurs problèmes de conscience ; dans le cas inverse, ce serait une preuve de l’appel d’air qu’ils créent et donc de leur complicité objective avec les trafiquants de chair humaine basés en Libye – et ils auront bonne mine aussi.

En attendant, voici Ocean Viking au chômage. Même partiel, cela fait plaisir. C’est une conséquence positive et inattendue du Covid-19 : on se console comme on peut.

Louis-Joseph Delanglade

( 23 mars, 2020 )

La mise à l’index du professeur Raoult devrait signer la fin du Décodex

 

Lu sur Boulevard Voltaire

 

Quand l’heure des comptes sera venue, que l’on mettra à plat tous les manquements, les négligences et les impérities, que l’on jugera ceux qui savaient et n’ont pas dit et ceux qui ont dit sans savoir, dans l’effondrement brutal de cet immense château de cartes gonflé d’importance, d’inconséquence, d’idéologie et de mauvaise foi, il y aura sous les décombres « Le Décodex ».

infaillible outil de « fact-checking », parole d’évangile, dogme de foi, Torquemada triant le bon grain de l’ivraie et vouant aux gémonies, c’est-à-dire à l’invisibilisation Facebook, dont il est le directeur de conscience.

C’est ainsi que le Décodex a apposé la mention « partiellement fausse » sur une publication du professeur , comme ce dernier, non sans humour, l’a lui-même raconté, Facebook le gratifiant aussitôt de la sympathique mention « fake news » – relayée par le ministère de la Santé lui-même – et restreignant l’accès à la page.

Parce que la poignée de journalistes qui anime le Décodex est omnisciente. Elle voit tout, elle entend tout, elle sait tout et Facebook est son prophète. Elle peut en remontrer aux spécialistes de tous les domaines. L’épidémiologie, par exemple, lui est familière comme sa petite poche et elle a donc décidé, de son propre chef et sans l’ombre d’une hésitation, de censurer Didier Raoult.

Que l’on émette les réserves d’usage sur l’étude du professeur Raoult – ouverte et à petit effectif -, que l’on fasse remarquer que la chloroquine, quoique médicament éprouvé, a des effets secondaires – voire une grande toxicité quand mal administrée -, que l’on tempère la vague de fol espoir soulevée par la révélation de ce possible traitement par peur, en cas de déception, d’un désespoir en proportion, est une chose… mais que l’on traite un professeur de microbiologie, infectiologue et président d’université, maintes fois couronné, et auteur de moult publications reconnues et saluées, comme Monsieur-Diallo-grand-marabout-qui-sait-résoudre-tous-vos-problèmes-amour-chance-travail en est une autre. Que l’on peut appeler grave erreur déontologique.

Sans doute le profil du professeur est-il déroutant voire, pour certains, repoussant. Ce fils de médecin militaire né à Dakar – d’où son intérêt pour l’épidémiologie… et le traitement contre la paludisme qu’est la chloroquine ? – est inclassable : bachelier littéraire devenu médecin, fustigeant en France la sélection du « tout sciences », il a dénigré, dans Le Point, « le populisme » mais est aussi classé, sur sa fiche Wikipédia, « climato-sceptique », ce qui dans le climat, précisément, d’aujourd’hui n’est guère porteur. S’il n’a pas vraiment l’air de François Fillon, il est pourtant conservateur à sa manière, militant pour que les molécules existantes, créées au XXe siècle pour la plupart, soient considérées comme un patrimoine au service de l’humanité, déplorant qu’aujourd’hui de nombreux médicaments efficaces mais ne rapportant rien ne soient plus produits. C’en était d’un cheveu – blanc et filasse – pour la chloroquine…

Sans la phénoménale force de conviction déployée dans sa vidéo devenue virale en dépit des obstacles – et qui a attiré l’attention des conseillers de Donald Trump -, il serait encore au purgatoire, marqué de la pastille rouge du Monde. On peut légitimement se poser la question : combien d’autres précieuses publications sont-elles ainsi mises à l’index par le grand ordre du Décodex ?

Oui, quand tout cela sera fini, mes amis, la pastille rouge sera pour eux, bien visible sur le nez : celle de Bozo le clown. Et tout leur cirque sera fini.

Gabrielle Cluzel

 Ecrivain, journaliste
( 23 mars, 2020 )

La tempête

 

Lu sur le site de l’Action Française

 

Notre ami, le docteur Éric Bianchi, nous donne des nouvelles du front et nous dresse un tableau accablant du système hospitalier en crise, victime du mépris des technocrates de Bercy aux ordres du gouvernement, lequel nous enjoint avec condescendance d’être responsables.

J’écris ce jour, samedi 21 mars à 19h alors que la crise évolue de manière majeure et accélérée. Faire un point semble difficile car tout change trop rapidement. Actuellement même si la situation n’a rien à voir, comme nos ainés nous faisons front unis pour les nôtres, nos patients, nos familles mais nous n’oublierons pas et à la fin certains devront rendre des comptes. Alors quelques anecdotes personnelles pour accompagner mon propos. Début février, un collègue franco-chinois a commencé à nous alerter sur ce qui se passait dans le Wuhan. A vrai dire cela nous semblait lointain et échaudé par l’expérience du H1N1 nous sommes restés dans l’attente. Une attente prudente car nous avons commencé à travailler sur les mesures à prendre dans notre centre. Je travaille dans un SSR spécialisé de 170 lits recevant de la neurologie et des affections de l’appareil locomoteur (amputés, polytraumatisés, orthopédie complexe) avec un secteur EVC-EPR (états végétatifs chroniques et état pauci-relationnel). Nous avons identifié nos risques et développé des réponses. Fin février, début mars devant l’explosion italienne, nous savions ce qui nous attendait. Nous avons commencé à demander des mesures, l’état des stocks etc… Il a fallu, un long combat mené par tous les médecins pour être entendus. Un combat mené contre une hiérarchie et contre les instances comme l’ARS. Un exemple, nous avons un hôpital de jour (72 patients entrants et sortants par jour) pour diminuer les risques, nous avons demandé sa fermeture le 10 mars. Approuvée dans un premier temps, démentie ensuite, elle n’a été effective que le 16 mars. Notre directeur a choisi de jeter sa carrière aux orties en désobéissant à sa hiérarchie pour suivre nos recommandations, grâce lui soit rendue ici. Le 18 mars, l’ARS lui signifiait qu’aucun élément ne justifiait la fermeture de l’hôpital de jour, sa hiérarchie régionale lui demandant de rendre des comptes par écrit. Bref on marche sur la tête. La libération de lits, laissés vide pour préparer l’arrivée de malades infectés a été arrachée de haute lutte alors que le 19 mars, notre administration nous mettait encore la pression sur le remplissage et la rentabilité. La pénurie d’EPI (équipement de protection individuelle) est l’élément majeur. Si nous donnons un masque à tout le monde, en l’absence actuelle de cas au sein de l’établissement, juste pour éviter d’importer le virus, nous avons une réserve de 4 jours. Si nous avons des cas en interne ou importés des hôpitaux, il faudra des sur blousesjetables, nous en avons 50 (il faut changer à chaque soin), des lunettes quelques dizaines, les gants c’est limite aussi, les charlottes c’est bon (ouf il ne passera pas par les cheveux) Donc sauf livraison inattendue, tous les fournisseurs étant en rupture de stock, nous avons une petite semaine en stock, après il faudra y aller avec les moyens du bord. Pour mon épouse son EPAHD est “bunkerisé” pas de cas mais même problème, 80 pensionnaires+ personnels = 150 masques en stock, demande de réapprovisionnement fait depuis plus de trois semaines. Pourquoi cette pénurie alors que nous savions ce qui allait venir ? Pourquoi les fabricants de masques n’ont pas reçu de réponse à leurs alertes et à leurs demandes de commandes anticipées ? Pour les tests, ils sont quasiment impossibles à faire. Malgré les recommandations même le personnel de santé malade n’a pas pu se faire dépister. Aujourd’hui nous pouvons le faire en laboratoire de ville, temps de réponse 2 jours, demandes limitées. De toutes façons au-delà de trois cas positifs, l’établissement sera considéré comme contaminé et plus aucun test ne sera effectué. Alors les chiffres du bilan ? Le nombre de contaminés est forcément faux et sous-estimé en l’absence de test. Il serait ce jour plutôt de l’ordre de 100 000. Le nombre de mort, il ne tient compte que des morts hospitaliers. Le nombre d’hospitalisation, les + de 75 ans ne peuvent plus être admis à l’hôpital. Nous avons assisté à une totale soviétisation de la communication avec des chiffres faux, des arguments scientifiques s’inventant au fur et à mesure pour justifier la pénurie d’équipements et de tests. Et encore je ne vous ai pas parlé de la pénurie de respirateurs de réanimation qui s’annonce. Les lits d’hospitalisations qui manquent sont ceux supprimés par les différents gouvernements. Les moyens qui manquent sont ceux « économisés » par les différents gouvernements. Les chefs qui manquent ou qui aujourd’hui font défaut sont ceux qu’on a mis en place pour museler le personnel médical. Oui quand tout cela sera fini, il faudra rendre des comptes. Il faudra se souvenir de cette catastrophe annoncée. Prenez soin de vous et de vos proches, restez chez vous. C’est en faisant barrière pour soi que l’on protège la communauté.

Éric Bianchi, Médecin-chef, spécialiste MPR

( 22 mars, 2020 )

Renaud Girard : « Coronavirus, la faillite de trois idéologies »

 

Lu sur « Je Suis Français »

 

Cette analyse de Renaud Girard politiquement très incorrecte – en voie de devenir correcte ? – est remarquablement lucide et informée, dans sa substance et son détail, tandis que sa conclusion est paradoxale. Curieuse [Figarovox, 16.03]. Comment, en effet, après avoir constaté sans ambages la faillite de l’idéologie européiste, peut-il conclure à l’urgence d’établir un réel souverainisme économique européen ?  Nous entendons bien : ce souverainisme européen, il le veut réaliste, purgé de l’idéologie, il considère qu’il ne faut en faire qu’un usage pragmatique, dans l’intérêt concret des différentes nations de l’UE. Pourquoi pas ? Il a existé dans l’Histoire, des périodes où un tel esprit européen ait prévalu pour le bien de tous. Franchement, à observer les comportements nationaux aujourd’hui, au sein de l’U.E., il nous paraît assez clair que jamais l’esprit européen dont nous parlons ici y ait si peu existé. Comment Renaud Girard ne le voit-il pas ?   Renaud Girard : « Coronavirus, la faillite de trois idéologies » dans actualités Logo-Je-Suis-Français-Copie-Copie

Par Renaud Girard

Il est inacceptable que nous dépendions d’un pays aussi lointain et différent de nous que la Chine pour la fabrication de nos médicaments

Géopolitiquement, la pandémiie de maladie à coronavirus, née en Chine en 2019 (Covid-19), a mis en lumière la faillite de trois idéologies : le communisme, l’européisme, le mondialisme. Le Parti communiste chinois (PCC) porte une très lourde responsabilité dans la naissance et la première dissémination de cette maladie très contagieuse. D’origine animale, le virus a été transmis à l’homme à Wuhan, grande ville du centre de la Chine. Cette transmission s’est faite sur le marché de Huanan, à la fin du mois de novembre 2019.

C’était un marché où l’on vendaiit des animaux sauvages et domestiques vivants, dont les cages étaient entassées, dans des conditions d’insalubrité répugnantes. Le virus a été au départ transmis par une chauve-souris, qui l’a passé à un pangolin. Les riches Chinois sont friands d’animaux sauvages, consommation à laquelle ils prêtent quantité de qualités imaginaires (augmentation de la force physique, de la puissance sexuelle, etc.). Le virus Ebola provenait lui aussi d’une chauve-souris. Le virus du sida a été transmis à l’homme par un chimpanzé.

Le problème est que les autoriités chinoises n’ont tenu aucun compte d’une précédente alerte. En novembre 2002, une épidémie de Sras (syndrome respiratoire aigu sévère, dû à un coronavirus) était née dans la province du Guangdong (sud-est de la Chine), sur un marché vendant lui aussi des animaux sauvages et domestiques vivants. Tous les scientifiques connaissent le danger des zoonoses (maladies infectieuses des animaux vertébrés transmissibles à l’homme).

Plus grave encore que cette imprudence, la deuxiième faillite du PCC est venue de son addiction au mensonge d’État et à la dissimulation. Obsédé par son impératif de garantir à tout prix la « stabilité sociale », le PCC de la région de Hubei a préféré au départ fermer les yeux. Il a même sanctionné des médecins de l’hôpital central de Wuhan pour avoir sonné l’alerte. Le PCC n’a toujours pas expliqué au monde pourquoi il avait abruptement ordonné la fermeture du laboratoire de santé publique de l’Université Fudan (Shanghaï) le 12 janvier 2020. La veille, ce laboratoire de pointe avait publié le séquençage du virus Covid-19 sur virological.org, un forum scientifique de discussion sur les virus, en libre accès. C’est la publication de ces données sur le génome qui a permis la mise au point d’un nouveau kit de test pour diagnostiquer le virus.

Mensonge et dissimulation

Les cadres du PCC ont faiit pendant trois semaines passer la logique d’un pouvoir prétendument infaillible avant la vérité médicale. Ces trois semaines perdues dans le combat initial contre le virus pèsent aujourd’hui très lourd. Si la maladie avait été traitée dès qu’elle a surgi, il n’y aurait pas aujourd’hui de pandémie.

Comme si ce n’étaiit pas suffisant, le PCC a ajouté les « fake news » au mensonge et à la dissimulation. Le 13 mars 2020, Zhao Lijian, le nouveau porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a osé tweeter que « l’armée américaine pourrait avoir apporté l’épidémie à Wuhan ». En octobre 2019, des soldats américains avaient participé aux jeux militaires mondiaux, qui s’étaient déroulés à Wuhan. Les autorités communistes chinoises sont aujourd’hui très nerveuses car elles saisissent que leur peuple sait parfaitement qu’elles lui ont, au départ, menti, et qu’elles n’ont lancé que tardivement leur implacable – et apparemment réussie – offensive contre le virus.

La deuxiième faillite est celle de l’idéologie européiste, qui considère la construction européenne (et sa religion d’ouverture des frontières) comme un idéal en soi, au lieu de n’en faire qu’un usage pragmatique, dans l’intérêt concret des différentes nations de l’UE. Le 13 mars 2020, la présidente de la Commission européenne a critiqué la fermeture des frontières décidées par certains pays de l’UE pour lutter contre la pandémie. Le lendemain, le pays natal d’Ursula von der Leyen adoptait une telle mesure de bon sens… Les Chinois ont bien « fermé » les frontières du Hubei, province cinq fois plus étendue que la Hollande! La décision de Trump de fermer dès la fin janvier ses frontières aux voyageurs en provenance de Chine, explique le retard de la maladie en Amérique par rapport à l’Europe.

Enfiin, est aussi en faillite l’idéologie du mondialisme, qui croit aux vertus d’une absolue division internationale du travail, n’obéissant qu’aux lois classiques du libéralisme économique. Il est inacceptable que nous dépendions aujourd’hui d’un pays aussi lointain et différent de nous que la Chine pour la fabrication de nos médicaments ; et que la Maison-Blanche ait essayé de soudoyer le patron du laboratoire allemand CureVac, afin d’accaparer le vaccin qu’il est en train de mettre au point. Quand nous sortirons de cette pandémie, nous devrons établir d’urgence un réel souverainisme économique européen !  

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