( 14 février, 2019 )

Une question de légitimité

 

Éditorial du n° 177 de

Une question de légitimité dans presse logo_pm_01

Emmanuel Macron, si on en croit ses propos récemment rapportés par Paris Match et Le Point, entre autres, ne se contente d’assumer fermement la fermeté dont font preuve les forces de l’ordre. Il considère que les Gilets jaunes sont, dans l’ordre, ultra-violents, désorientés, manipulés par les puissances étrangères, demeurés.

J’aimerais exagérer mais il faut simplement le lire : « 40 000 à 50 000 ultras violents qui veulent abattre les institutions », « Pour des gens qui sont faibles, ou fragiles, ou en colère, cela a une espèce de résonance », « Et après, ce sont des gens qui achètent des comptes, qui trollent. C’est Russia Today, Spoutnik, etc. Regardez, à partir de décembre, les mouvements sur Internet, ce n’est plus BFM qui est en tête, c’est Russia Today », « Le boxeur, la vidéo qu’il fait avant de se rendre, il a été briefé par un avocat d’extrême gauche. Ça se voit ! Le type, il n’a pas les mots d’un Gitan. Il n’a pas les mots d’un boxeur gitan. »

En fait, tous les opposants à Macron (synecdoque qui englobe le Président, son gouvernement, ses députés, ses sbires et ses financiers), bien au-delà des Gilets jaunes, sont considérés comme des idiots utiles de la Russie, avec quelques variantes. Par exemple, à en croire les “touites” de Macron et Loiseau (ministre chargé des Affaires européennes), les opposants au traité d’Aix-la-Chapelle sont complices des crimes nazis, les opposants à l’Union européenne sont des nazis. Sur des sujets plus intérieurs, les opposants sont simplement des assassins, selon Philippe et Castaner, qui s’emparent des statistiques sur les accidents de la route à peu près comme Jacques Toubon s’emparait de celles sur l’immigration, misant plus sur le choc des formules que sur la connaissance des chiffres. Il y a une disqualification permanente de l’opposant, qui va de pair avec une spectaculaire relégitimation du pays légal : Macron ne jure plus que par les partis, les syndicats, les départements et les communes. Et, tout en lançant le Grand Débat National, Macron explique que la parole de ceux qui débattent n’est pas égale (« Jojo avec un gilet jaune a le même statut qu’un ministre ou un député ! »). Une disqualification de la parole du pays réel qui accompagne la criminalisation de la parole médiatique (Macron n’ayant pas de mots assez durs sur les journalistes) avec la loi sur les infox dont on voit bien – surtout en découvrant avec stupeur les infox du gouvernement – qu’elle servira surtout à empêcher la circulation des “informations non conformes”, pendant que le projet de loi anti-casseurs servira surtout à empêcher la circulation des “opposants non conformes”. Extension du domaine de la violence légale.

Le plus troublant est la manière dont ce pouvoir revient lui-même sur la question de sa légitimité : « Quand vous écoutez les gens, qu’est-ce qu’ils disent ? Ils veulent couper la tête du président. Ils disent que les députés sont tous des salopards » (les Français, décidément nostalgiques, ne croient qu’aux bonnes vieilles recettes) et « Mais il faut se poser la question “D’où tu parles ? Quelle est ta légitimité ?” Celui qui est maire, celui qui est député, celui qui est ministre a une légitimité ou une responsabilité. Le citoyen lambda n’a pas la même. Il ne représente que lui-même. » Sans doute, mais si Macron pose cette question de la légitimité, c’est qu’il se sait illégitime. Illégitime en France, où il a été élu avec une abstention record, avec l’aide d’un véritable coup d’état judiciaire et par défaut face à l’ex-FN. Illégitime car incapable de quitter sa posture de président du parti-des-gens-qui-savent, du parti-des-gens-qui-changent, du parti des Français-qui-adhèrent-au-projet qui, comme toujours en république où la nation est contractuelle, sont le seul peuple respectable. Et il n’accuse les Gilets jaunes d’être illégitime que parce qu’il reconnaît, dans l’émergence de ce mouvement, un schéma d’illégitimité qui lui est bien familier : celui d’En Marche ! et de son leader charismatique : « “Drouet, c’est un produit médiatique, un produit des réseaux sociaux”, observe-t-il en dénonçant l’abdication des médias traditionnels à faire leur travail de hiérarchisation et d’analyse. “L’envers du décor de cette crise a été très peu montré”, souligne-t-il. […] “la déconstruction de ce qu’est le mouvement, de ses influences, la déconstruction de ses influences extérieures, ça, on l’a très peu entendu. Il y a eu une forme aussi de légitimation accélérée de ce qu’a été ce mouvement qui est un problème.” »

Comme tous les démagogues qui sentent la faveur publique faiblir, Macron agite le spectre du complot intérieur et extérieur, cette matrice ombreuse qui accouche en France, depuis 1792, des lois les plus liberticides et des gouvernements les plus autoritaires – et les moins légitimes au regard du bien commun.

Par Philippe Mesnard

Politique Magazine

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( 14 février, 2019 )

École : les « père » et « mère » vont-ils disparaître des formulaires officiels ?

 

Lu sur « boulevard Voltaire ». Le pouvoir veut vraiment détruire complètement la famille LR

 

Objectivement, il y a de très belles mécaniques. Pensez, par exemple, à une montre, pas une montre à quartz, mais une vieille, une de celles où des engrenages, des rouages, des pignons et des balanciers aux mouvements précis entraînaient celui des aiguilles. Elles étaient belles. Parfoi, même, l’horloger laissait voir une partie de cette mécanique en ouvrant une brèche sur le cadran.

Et puis, il y a des mécaniques perverses, des engrenages douteux, tout aussi redoutablement efficaces que ces belles machines à mesurer l’écoulement du temps. Vous souvenez-vous du PACS et de Mme Guigou assurant, en 1999, que non, ce ne serait jamais l’antichambre du mariage entre personnes de même sexe ? Quatorze années après, les mêmes votent la loi Taubira, bien sûr en jurant que la PMA, il n’en est pas question. Seulement six ans après, les mêmes (ou presque) souhaitent instaurer cette PMA pour toutes – en fait, une PMA sans père -, tout en clamant haut et fort que vraiment, la GPA, ce n’est pas possible : c’est de l’exploitation du corps de la femme. Mais en laissant un Marc-Olivier Fogiel en faire la promotion et en lui ouvrant toutes grandes les portes des médias. Comment ne pas penser à l’Ingsoc, le parti socialiste et totalitaire (oui, c’est un pléonasme) imaginé par Orwell dans 1984, et à son ministère de la Vérité ?

En 2012-2013, parmi les polémiques suscitées par le projet de loi Taubira, a été évoquée la disparition des mentions « père » et « mère » du Code civil et des papiers officiels. Des opposants de l’époque s’en étaient émus. Le pouvoir n’a, alors, pas hésité à dénoncer un procès d’intention. Erwann Binet, rapporteur de la loi, indiquait que l’emploi de parents au lieu de père et mère, d’époux au lieu de mari et femme, n’interviendrait qu’a minima, quand l’ambiguïté interdirait à un juge de juger. « Parler de parent 1 ou 2, c’est aussi une manière de désincarner le débat, de le déshumaniser », disait-il.

Non, M. Binet, c’était juste prémonitoire. Les députés viennent de voter, mardi 12 février, un amendement à la loi sur « l’école de la confiance ». Il était présenté par la députée Valérie Petit, de La République en marche (ce parti où tant de socialistes se sont reconvertis), qui vise à remplacer dans tous les formulaires de l’Éducation nationale les termes « père » et « mère » par « parent 1 » et « parent 2 » afin de ne pas exclure. Rendons justice au ministre Jean-Michel Blanquer et au rapporteur de la loi Anne-Christine Lang de La République en marche : ils ont émis un avis défavorable.

Petite gausserie de matheux en incise. Toutes les belles âmes se targuent d’un égalitarisme irréprochable, mais 1 et 2, dans ce cas, c’est ordinal ou cardinal ? Et si c’est ordinal, d’abord, c’est discriminant, et ensuite, sur quel critère le juge jugera-t-il des contentieux au sein des couples qui se déchireraient pour l’octroi du 1 ou du 2 ? Et le 1 et le 2 seront-ils immuables ou interchangeables en cas de pluralité d’enfants ?

Sachons-le : si rien n’est fait, rien n’arrêtera la course folle des progressistes vers une société libérale-libertaire où toutes les transgressions anthropologiques seront permises. Pour eux, la limite, c’est qu’il n’y en a pas ! Ils laissent juste croire tactiquement qu’elle existe et se situe entre la prochaine transgression en cours et la suivante.

Deux mots, pour conclure :

Vous tous, belles âmes bien-pensantes qui, en 2012-2013, dénonciez la Manif pour tous comme hurlant à un loup qui ne viendrait jamais, assumez-vous plutôt des erreurs ou alors des mensonges ?

« L’affaire des progressistes est de continuer à commettre des erreurs. L’affaire des conservateurs est d’éviter que les erreurs ne soient corrigées », écrivait, non sans humour, G.K. Chesterton. Et si nous décidions collectivement qu’en matière anthropologique, il est permis de corriger les erreurs des progressistes ? L’abrogation de la loi Taubira – entre autres – n’est pas un sujet tabou.

Rémy Mahoudeaux

( 12 février, 2019 )

Retenez votre soirée du 15 février à Epinal

 

 

L’ASSOCIATION DE SOUTIEN

A L’ARMÉE FRANÇAISE

vous propose

 

CONFÉRENCE :

 Comment les idées reçues

sur la Grande Guerre

survivront-elles au Centenaire?

 

Par le Colonel (CR)

Xavier PIERSON

Ancien Directeur du Mémorial de Verdun

Maire des Eparges

Vendredi 15 février 2019

à 19 heures 30

à Golbey, Salle Barbelouze

Place Jean ALEMANI (face à la mairie)

 

La conférence sera suivie d’un débat autour d’un buffet et du pot de l’amitié

Participation aux frais :10 € .

Réduction moins de 25 ans : 5 €

Renseignements :

correspondant.asaf88@gmail.com ou 06 24 72 74 51

( 11 février, 2019 )

François Bousquet : « Imaginez les réactions si l’ultra-droite avait caillassé et saccagé une librairie ! Là, rien ! »

 

Lu sur Boulevard Voltaire.

Nous sommes bien entendu solidaire de cette librairie lâchement attaquée par de pseudos « anti fascistes ». Étrange (!)  silence de la « presse officielle » et réaction très « lente » de la police alors que cette librairie se trouve à proximité du Sénat !

 

François Bousquet, votre librairie a été prise pour cible par les antifas, pouvez-vous nous raconter ?

Ce n’est pas la première attaque des antifas que nous subissons, mais c’est la plus violente. Elle s’est déroulée le samedi 9 février, vers 14 h 35, quand un cortège de « gilets jaunes » se rendant au Sénat a croisé notre librairie, installée au cœur du Quartier latin, rue de Médicis. Elle a alors été caillassée et dégradée par une centaine d’antifas armés – une « horde », comme ils s’en enorgueillissent – aux cris de « Paris, Paris, Antifas, la Nouvelle Librairie, c’est les antisémites qui invitent Zemmour » (sic). Seule la présence d’esprit du libraire – qui, au passage, a essuyé plusieurs coups de matraque télescopique sur la tête – a permis d’éviter un drame humain plus lourd en faisant sortir en urgence la petite dizaine de clients, sous les jets de bouteilles et de blocs de goudron. Les dégâts matériels sont d’ores et déjà considérables : vitrines cassées, porte d’entrée dégradée, etc. Les violences auraient pu être plus lourdes de conséquence si notre libraire n’avait pas été prévenu de leur arrivée par deux gilets jaunes. Merci à eux. Nos vidéos montrent une centaine d’antifas, cagoulés ou casqués, faisant le siège de la librairie. Plusieurs dizaines d’entre eux ont jeté et éparpillé nos livres sur le trottoir et ont tenté de s’introduire dans la librairie. Dix minutes après cette première attaque, qui a finalement été stoppée par une dizaine de CRS, c’est un homme en rage qui a attaqué la devanture de la librairie à la pelle. Nous avons eu l’honneur, à ce moment-là, d’être protégés par une dizaine de gilets jaunes, dont un qui a dit au libraire : « Je vous boycotte, mais je ne veux pas que les antifas cassent votre librairie. »

Ce n’est pas la première fois que ces casseurs s’attaquent à vous. Cette fois, ils s’étaient mêlés, selon les témoins, à un cortège de gilets jaunes ? Doit-on y voir un nouveau signe de l’infiltration et de la récupération des gilets jaunes par l’extrême gauche ?

Un classique, chez eux. Prendre le train en marche pour mieux le saboter. Dans les manifestations de gilets jaunes, ce sont indiscutablement des intrus, des corps étrangers. Étrange, étranger, étrangeté : ces mots résument à eux seuls leur amour exclusif de l’Autre, leur indigénisme et leur sans-frontiérisme fondamental. On ne peut même pas dire qu’ils sont à la traîne du mouvement, ils sont en dehors. Comment pourrait-il en être autrement ? Ce sont deux visions du monde antagonistes qui s’affrontent. Les antifas chantent « L’Internationale », les gilets jaunes « La Marseillaise ». Quoi de commun entre eux, ces cols blancs des beaux quartiers, et ces cols bleus qui peinent à boucler leurs fins de mois ? Il ne faut pas beaucoup creuser pour s’assurer que les « antifas » vomissent tout ce que représente la France des gilets jaunes. Pour eux, c’est un pays peuplé de xénophobes franchouillards qui votent Marine Le Pen et en appellent à leur ancestralité gauloise. Lorsque la police daigne les interpeller, on s’aperçoit que ce ne sont que de petits marquis de la révolution dont les parents sont, pour la plupart, universitaires, magistrats, directeurs financiers. Jamais le sort de la France des invisibles ne leur a arraché la moindre compassion, seulement l’éternel procès en moisissure, en maréchalisme, en « crispations » identitaires, en « poison » populiste. Un chercheur comme Christophe Guilluy a même pu dire que l’antifascisme est devenu « une arme de classe » contre des catégories populaires indécrottablement retardataires où on ne croise que des nuées de collabos adeptes de ratonnades (Dupont Lajoie), de beaufs avinés (Cabu), de pleutres bedonnants (les Bidochon), de dyslexiques (les Deschiens), de Néandertaliens (la Présipauté du Groland). Voilà la France des « antifas ». Ce sont les chiens de garde du Système – sans quoi ils ne bénéficieraient ni d’une telle impunité judiciaire ni d’une telle mansuétude médiatique. Ils ont été dressés à la manière des chiens de Pavlov pour saliver à l’évocation des mêmes mots : « fasciste », « extrême droite », etc. On ne peut pas les raisonner, tout au plus s’adresser à leurs glandes salivaires.

Et pourtant, seules les violences de l’ultra-droite font l’objet de toutes les attentions…

Les murs de la capitale ont beau se couvrir d’« ACAB » à chacun de leur passage – la signature des « antifas » (de l’anglais « All Cops Are Bastards », littéralement « tous les policiers sont des salauds ») -, les inamovibles experts qui défilent sur les plateaux des chaînes de télévision pointent la responsabilité de la seule « extrême droite ». Selon que vous serez puissant ou misérable… Imaginez un peu si l’ultra-droite se livrait à ce type d’exactions dignes des milices les plus rodées – intimidation physique, menaces verbales, bris de vitrine, etc. –, elle susciterait une tempête d’indignations dans les médias centraux. Et si jamais elle saccageait des librairies, on rouvrirait aussitôt le procès de Nuremberg. Ici, rien ! Et pour cause. Les « antifas » peuvent dénoncer autant qu’ils veulent la violence de l’« institution », ils en sont le produit. Il arrive même que journalistes, universitaires et activistes travaillent main dans la main. Voyez Antonin Bernanos, âme damnée des antifas parisiens, pourtant condamné à cinq ans de prison, dont deux avec sursis, pour l’attaque (d’une violence inouïe !) d’une voiture de police, en 2016, mais défendu par le conseil d’administration de l’université Paris-Nanterre, où il étudie. Voyez un personnage inconnu du grand public, mais tout-puissant, je veux parler d’Aris Papathéodorou, qui ne se contente pas d’être le directeur artistique du Monde, propriété de Xavier Niel et Matthieu Pigasse, mais d’être parallèlement l’hébergeur de tous les sites « antifas ». La boucle est ainsi bouclée.

( 11 février, 2019 )

Daech : l’assaut final contre le dernier carré a été lancé

 

Lu sur « le salon beige« , tiré de « boulevard Voltaire »

 

Cette fois, ça y est : « La bataille a commencé », a indiqué à l’AFP Mustefa Bali, le porte-parole des FDS, cette milice arabo-kurde encadrée et armée par les États-Unis. Depuis samedi, les fantassins des FDS ont repris leur progression vers le dernier réduit territorial de Daech. Ils l’avaient interrompue depuis une semaine afin de laisser se rendre les civils qui affluaient par milliers, fuyant non Daech, dont ils étaient des soutiens convaincus, mais la faim et la soif. Les FDS estiment qu’ils ont, ainsi, évacué vers le nord de la Syrie plus de 20.000 personnes.

« Entre 500 et 600 terroristes » se trouveraient encore dans les quelques kilomètres carrés à reconquérir, a ajouté le porte-parole. Des centaines de civils s’y trouvent également, refusant d’abandonner les combattants. Ces derniers sont surtout étrangers, mais on ne connaît pas encore leur répartition par pays.

Donald Trump, de son côté, a confirmé qu’il s’agissait de l’assaut final : « L’annonce formelle que nous avons repris 100 % du califat devrait intervenir la semaine prochaine », a-t-il déclaré samedi.

Depuis le début de l’offensive, lancée en septembre, les différents acteurs estiment qu’environ 1.200 djihadistes ont été tués, contre 700 combattants FDS – essentiellement kurdes, rappelons-le.

Cela étant, la chute inévitable de ce dernier réduit ne signifie pas que la Syrie en aura fini avec Daech. Certes, le califat est détruit et il n’a, maintenant, aucune chance de resurgir. Les pays occidentaux ont fini par abandonner les milices islamistes qu’ils avaient, pour notre honte, activement soutenues au début de la guerre, et c’est sur ce terreau que Daech a pu être créé en 2014.

Mais tous les combattants ne sont pas morts ou prisonniers. Des poches restent actives dans des zones désertiques, notamment entre Palmyre et Deir-ez-Zor. Cette zone se situant à l’ouest de l’Euphrate, elle est sous contrôle de la Syrie et l’armée va essayer de la réduire dans les prochaines semaines.

Restera le problème des cellules dormantes. Elles sont probablement nombreuses dans tout le pays, notamment sur l’ancien territoire du califat qui fut, tout de même, assez vaste. Ainsi, plusieurs dizaines d’islamistes viennent d’être arrêtés par les FDS à Raqqa, l’ancienne capitale de l’État islamique. Ils sont soupçonnés de faire partie d’une de ces cellules.

Par ailleurs, deux attentats se sont produits à Damas, ces dernières semaines. Ils ont fait peu de victimes et n’ont pas eu lieu dans des zones stratégiques, mais cela démontre que la capacité de nuisance de Daech perdure.

Mais, comme on s’en doute, il n’y a pas que la Syrie qui n’en a pas fini avec Daech : les pays occidentaux non plus. Combien sont-ils, les islamistes qui ont rejoint la France, l’Allemagne ou d’autres pays à la faveur de la grande invitation d’Angela Merkel et du laxisme de ses partenaires de l’Ouest ? Sans la révolte salvatrice des pays d’Europe centrale et de l’Est, le flot aurait été plus important encore. Madame Merkel a commis là un crime contre notre civilisation. Il restera impuni, bien sûr, mais nous ne devrons jamais l’oublier.

Antoine de Lacoste

( 11 février, 2019 )

Incohérence dangereuse

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Oubliant les insultes de M. Macron contre la « lèpre » illibérale, nationaliste et populiste, le Quai d’Orsay vient d’accuser l’Italie de « provocations » et d’« ingérences ».

Le piquant de l’affaire est que M. Macron fait l’objet de la même accusation de la part de M. Maduro. Or, si France et Italie sont tellement proches depuis toujours qu’elles peuvent bien se disputer, le Vénézuéla nous est terre lointaine, en termes géopolitiques et économiques, et cela même si nos Antilles ne sont qu’à quelques centaines de kilomètres de Caracas. Nous faisons donc nôtre l’analyse de M. Aliot, selon laquelle il ne faut pas confondre les régimes et les Etats : on pense ce qu’on veut (et plutôt du mal, en l’occurrence) du régime de M. Maduro mais ce qui se passe au Vénézuéla est « une affaire qui ne nous concerne pas » (BFMTV et RMC, mardi 5 février).

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Cependant, eu égard à « la violation des principes de démocratie, de l’état de droit et des droits de l’homme », en accord avec d’autres pays européens et avec la bénédiction de l’U.E., la France de M. Macron a cru intelligent de se prévaloir d’un prétendu droit d’ingérence qualifié d’« humanitaire » et de «  démocratique » pour lancer un ultimatum à M. Maduro. Ultimatum dont le rejet prévisible a souligné l’incohérence de la démarche. En effet, il faut se rappeler que les Européens, dont la France, à qui personne ne demandait rien, avaient d’abord posé aux médiateurs entre MM. Guaido et Maduro en créant un « groupe de contact » (huit pays européens et cinq latino-américains) afin d’aider à l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle. Groupe dont la réunion de jeudi dernier à Montévidéo a accouché des habituels voeux pieux de circonstance. Or, en prenant de front M. Maduro, les Européens, dont la France, se sont de fait ralliés à M. Guaido.

Mais pas seulement à lui et notre incohérence fait les affaires de gens plus cohérents. C’est que les difficultés de M. Maduro constituent pour les Etats-Unis une belle occasion de remettre la main sur le Vénézuela : M. Trump évoque même sans ambiguïté la possibilité d’une « intervention militaire ».

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La politique américaine dans la région a, elle, le mérite de la constance : fondée sur une interprétation impériale de la doctrine de Monroe (1823), elle fait de la mer des Caraïbes une chasse gardée en raison de son importance stratégique. Avoir secondé l’hégémonisme américain, quel beau succès en perspective pour la diplomatie française ! Mais ce n’est pas tout et il y a pis encore. Le simple bon sens montre en effet que le précédent vénézuélien pourra servir à toute remise en cause de tout régime, partout dans le monde, donc là où nous avons encore quelque influence et beaucoup d’intérêts (politiques, économiques, militaires et culturels). Ce serait par exemple le cas pour le Congo ex-Léopoldville où la récente élection présidentielle a sans doute manqué de transparence. En attendant le reste, ou presque, de l’Afrique.

En se mêlant de ce qui ne la regarde pas vraiment, la France a pris deux risques : celui de favoriser un impérialisme américain forcément hostile dans une région où elle possède encore quelques territoires et celui de se mettre elle-même en grande difficulté dans certaine(s) région(s) où elle est directement impliquée.

Louis-Joseph Delanglade

( 9 février, 2019 )

Livre • Les prophètes de l’homme-dieu

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Que se passe-t-il en ce début du XXIe siècle ?  

Prosternation générale devant le dieu Progrès, avortement en passe de devenir un droit universel et imprescriptible, mariage dénaturé, eugénisme de plus en plus intrusif, invasion imminente du transhumanisme… Que se passe-t-il donc en ce début du XXIe siècle ?

Par cet ouvrage de très haut intérêt, rayonnant de limpidité, et d’une lucidité tout éclairée par un esprit profondément chrétien, Grégor Puppinck nous propose ses réponses et il nous fait découvrir de l’intérieur une religion radicalement étrangère à celle de l’Église catholique.

Il s’agit de la religion des droits de l’homme, avec son clergé, ses catéchistes et ses prosélytes. « Il y a d’abord, en bas de l’échelle, les cavaliers légers […] Commissaires aux droits de l’homme, […] Ambassadeurs spéciaux, ou encore personnalités éminentes, chargés à titre personnel de se faire l’apôtre des libertés, ou de l’une d’entre elles. […] Viennent ensuite les multiples comités d’experts et groupes de travail chargés d’émettre des avis et des recommandations…Viennent enfin les quasi-juridictions et les juridictions, tels les Comités des Nations unies et la CEDH, chargées d’évaluer et de juger l’action des gouvernements. » (p. 254).

Quelle est donc cette religion ? Héritière à la fois des Lumières, de l’évolutionnisme darwinien et de l’antique gnosticisme, elle traduit dogmatiquement une vision de l’homme réduit à sa stricte individualité, qu’il s’agit de sculpter avec le ciseau du droit, de manière à le libérer du carcan de la matière et de sa part d’animalité ; l’esprit, siège unique de la dignité humaine, triomphera de ces pesanteurs et conduira l’homme à devenir son propre créateur ; le droit redéfinira sans cesse la nature humaine, dans un cadre politique providentiel et mondialisé.

Telle est la dynamique actuelle des juridictions évoquées plus haut, qui démolit peu à peu, malgré, il est vrai, de notables résistances, les données de la Déclaration Universelle des droits de l’homme de 1948. Cette Déclaration a été rédigée dans un contexte encore marqué par l’horreur des massacres de la seconde guerre mondiale imputée principalement à l’époque au totalitarisme nazi ; en partie inspirée par des chrétiens comme Jacques Maritain, elle visait à protéger l’homme de l’emprise du matérialisme et d’un retour des idéologies ; elle procédait d’une vision de ses droits ajustée sur sa nature, en laquelle réside sa dignité. Cependant, cette Déclaration restait déconnectée du fait religieux, et par là même demeurait très peu précise quant à la définition de la notion de nature humaine. Jacques Maritain notait lui-même, concernant les droits de l’homme, l’opposition entre deux groupes, « ceux qui acceptent plus ou moins explicitement, ceux qui refusent plus ou moins explicitement la loi naturelle comme fondement de ces droits. »

Notre auteur nous fait voir, par une analyse précise et documentée, comment le groupe du refus semble aujourd’hui en passe de l’emporter au fil de la jurisprudence grossissante de la CEDH, du Comité des droits de l’homme de l’ONU, et autres cours de justice qui fonctionnent en réseau malfaisant.

Ce constat peu réjouissant ne laisse pas d’inquiéter, bien sûr. Mais en vrai chrétien, notre auteur ne désespère pas ; il nous rappelle de belles victoires comme l’affaire Lautsi contre Italie, dite des crucifix, en 2010, relève pour nous la fronde de pays comme la Russie ; enfin, il conclut en nommant le seul vrai remède à la démesure orgueilleuse de la puissance désincarnée : la charité incarnée.   

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Les droits de l’homme dénaturé de Grégor Puppinck, Éditions du Cerf, 2018, 286 pages, 22 €
( 8 février, 2019 )

Royalistes et Gilets jaunes, aujourd’hui.

 

Lu sur le blog de Jean-Philippe Chauvin

 

En ce début février, les manifestations des Gilets jaunes n’ont pas cessé, et si le nombre des manifestants semble décroître, il n’est pas certain que les raisons de manifester, elles, sont moins nombreuses ou moins importantes. En ce sens, le grand débat national, pour motivant qu’il soit pour la réflexion et la proposition, n’est ni suffisant ni satisfaisant pour apaiser les colères multiples qui ont envahi le champ social et les lices politiques, ce qui ne signifie pas qu’il faille le déserter mais simplement qu’il ne faut pas en attendre grand-chose de concret, référendum ou non.

 

Royalistes et Gilets jaunes, aujourd'hui. dans actualités cahiers cercle proudhon

 

Désormais, le samedi est devenu, au fil des semaines, le marqueur des manifestations, et le calendrier passé en compte déjà douze depuis le 17 novembre, date inaugurale des promenades en jaune. Les royalistes y ont sorti régulièrement leurs drapeaux, comme nombre d’autres mouvances, et la photo d’un sacré-cœur chouan côtoyant le portrait de Che Guevara en est la plus récente illustration, inattendue autant que surprenante pour qui oublie les conjonctions paradoxales des temps d’épreuves et de tempêtes : en 1940, les royalistes d’honneur que furent Honoré d’Estienne d’Orves, le colonel Rémy ou le camelot du roi Luc Robet, et tant d’autres, ne se posaient pas la question des opinions de ceux qui partageaient leur aversion pour cette Occupation malvenue et choquante que tous subissaient. Bien sûr, et fort heureusement, nous ne sommes pas en 1940, mais, pour nombre de royalistes sans œillères et lecteurs de Bernanos, l’alliance des « Blancs » et des « Rouges » contre le Pouvoir en place et pour la revendication, fort légitime, de justice sociale (formule chère aux monarchistes qui n’oublient pas que c’est le roi Louis XVI qui l’a « inventée » !), peut justifier ces compagnonnages étranges et limités dans le temps. D’ailleurs, en réaction à cet état de fait, certains provocateurs se réclamant d’un nihilisme brutal ou d’un trotskisme suranné n’ont pas hésité à jouer les « épurateurs » contre les volontaires du Roi, au risque de faire le jeu d’un Pouvoir qu’ils disent combattre quand, concrètement, ils le protègent par leurs exclusives politiciennes.

Les royalistes, dont la fibre sociale s’est révélée plus sensible que chez nombre de « conservateurs » partisans d’un « ordre républicain » qui n’est rien d’autre, en définitive, qu’un « désordre établi », continuent à jouer une partition particulière dans cette contestation inédite : enracinés dans leurs terroirs et dans l’histoire longue de la nation France, cette nation qui n’est pas née en 1789 ni par la mort du « roi Capet », les royalistes évoquent la nécessaire justice sociale, préférant souvent le mot d’équité à celui, plus ambigu, d’égalité même si, en privant cette dernière d’une majuscule qui la pétrifie sans profit pour les citoyens et en la qualifiant selon les lieux et les corps publics, elle devient plurielle et légitime. Oui, l’équité territoriale, c’est-à-dire la reconnaissance d’une inégalité protectrice car prenant en compte les situations et les conditions particulières des provinces, des communes et des corps intermédiaires ; oui, la justice sociale, c’est-à-dire le refus des inégalités démesurées et injustifiées qui ne sont rien d’autre, alors, que des injustices, parfois légales mais toujours illégitimes ; oui, l’égale dignité des travailleurs et de ceux qui n’en sont plus, par la retraite ou par la rente, dans la société et dans la contemporanéité ; oui, l’ordre public, qui n’est pas forcément « républicain », pour que chacun soit préservé des effets dévastateurs des désordres et des incivilités qui sapent la bonne entente sociale au profit des plus méprisants ou des plus violents (qui sont parfois les mêmes)…

 

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Le message royaliste n’est pas, pour autant, un message utopique ou seulement catégoriel : il est le rappel de ces quelques principes simples qui peuvent ordonner la vie sociale comme le débat politique et institutionnel. S’il peut offrir aussi un débouché à la contestation et à la discussion, c’est que, bien que partisan, il prône une magistrature suprême de l’Etat dont la légitimité ne repose pas sur des urnes présidentielles qui sont trop souvent de véritables boîtes de Pandore, mais s’appuie sur la longue suite des temps et l’indépendance statutaire ouverte par le mode même de transmission du sceptre de père en fils, sans que ni l’un ni l’autre ne puissent s’en échapper… Ce non-choix est la condition première de sa position d’arbitre institutionnel au-dessus des partis et des factions, au-delà des péripéties parlementaires et des pressions des nouvelles féodalités financières et économiques. Elle est, à l’heure des campagnes millionnaires et communicantes, la liberté possible et nécessaire de l’autorité suprême qui rend possible les nécessaires libertés publiques.

Puisque les questions institutionnelles s’invitent dans le débat après être descendues dans la rue, il n’est pas incongru que les royalistes conséquents et constructifs prônent l’instauration d’une Monarchie royale qui pourrait, de par sa nature et son statut, ouvrir la voie à la refondation des « républiques françaises », provinciales, locales, professionnelles, susceptibles de se gouverner par elles-mêmes dans le cadre protecteur de l’Unité française et sans le corset de « l’indivisibilité » qui, trop souvent, n’est que le synonyme de l’uniformité et de la contrainte venue d’un Etat parisien trop jacobin pour être honnête…

Jean-Philippe CHAUVIN

( 8 février, 2019 )

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Paris 12 février aux Mardis de Politique magazine,

une conférence de Philippe Mesnard à ne pas manquer !

Rendez-vous à partir de 19 h 00 - Conférence à 19 h 30 précises
Participation aux frais : 10 euros -  Etudiants et chômeurs : 5 euros

Salle Messiaen, 3 rue de la Trinité  Paris 9° - Métro La Trinité, Saint-Lazare

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Renseignements : Politique magazine, 1 rue de Courcelles Paris 8° – T. 01 42 57 43 22

( 8 février, 2019 )

Fusion Alstom-Siemens : Paris et Bruxelles, même combat ?

 

Lu sur « boulevard Voltaire » cette intéressante analyse. Ajoutons, pour Alstom, que  cette entreprise serait aujourd’hui plus puissante si la branche énergie n’avait pas été bradée à une entreprise américaine avec la complicité d’Emmanuel Macron, mettant ainsi en danger notre indépendance. Mais n’est-ce pas ce qu’il voulait ?

 

Pour Bruno Le Maire, la décision de la Commission européenne d’empêcher la fusion d’Alstom avec Siemens serait contraire aux intérêts de l’Europe et, à l’inverse, très profitable à ceux de ses concurrents internationaux canadiens ou chinois.

À première vue, on pourrait penser que la crainte du ministre soit justifiée. En effet, un tel conglomérat pourrait lutter avec plus d’atout contre les mastodontes de l’industrie des puissants. Cette conception planétaire des intérêts « régionaux » peut avoir sa cohérence et pourrait ne pas être balayée d’un revers.

Or, ce n’est pas tout à fait de cela qu’il est question, en réalité.

On observera d’abord que les menaces exotiques sur le « marché de la mobilité ferroviaire », si elles existent, sont pour l’heure tout à fait potentielles. Elles méritent de n’être pas négligées, mais cela étant, il n’y a pas non plus « le feu au lac », comme diraient nos avisés amis helvétiques. Il serait peut-être sage de donner du temps au temps avant de prendre des décisions aussi définitives. Alstom dispose de réserves satisfaisantes et d’un carnet de commandes rempli à quatre ou cinq ans.

Ensuite, si on analyse le montage, on pourra décrypter que cette opération s’apparente à une absorption de l’unité française par son partenaire allemand, compte tenu de la répartition des parts sociales de la nouvelle société. Or, dans l’état de l’Union aujourd’hui, les intérêts globaux des Européens ne sont pas tout à fait égaux à la somme des intérêts de chaque État membre. Dans le cas d’espèce, les intérêts de l’Allemagne ne recouvrent pas ceux de la France. L’un des deux serait lésé. Devinez lequel !

L’association envisagée constituerait un regroupement parfaitement vertical des activités, lequel ne pourrait éviter des mesures restrictives pour la réalisation inévitable d’économie d’échelle. Cela voudrait dire des emplois (seule réelle valeur d’ajustement dans nos « démocratie libérales ») en moins dans notre pays, c’est-à-dire tout le contraire de ce que nos données macroéconomiques requièrent d’une vraie politique de défense de nos intérêts.

Mais pour autant, la position de la Commission dans cette affaire n’en est pas louable car si ses décisions sont objectivement positives, ses motivations ne diffèrent guère de celle de monsieur Le Maire. L’un et l’autre n’ont pour visée que celle du profit, celui du système et non celui des citoyens. Si le ministre défend le projet capitalistique de cette affaire, la Commission, elle, défend celui de la libre concurrence. Ils divergent donc à très court terme, mais ils se rejoignent parfaitement sur le moyen et surtout le long terme. Une fois de plus, leur combat est celui de l’argent (prix et inflation) contre l’emploi. On connaît les conséquences néfastes de cette conviction imposée depuis quarante ans et cela s’aggrave.

On voit bien comment cette idéologie étend ses méfaits sur la répartition des richesses en France et dans le monde. Des très riches deviennent de moins en moins nombreux et de plus en plus riches. En parallèle, la masse des citoyens, de moins en moins libres et de plus en plus contrôlés, ont de plus en plus de difficulté à vivre en travaillant. Nous pouvons être inquiets de cette convergence, même de cette alliance contre les intérêts du plus grand nombre.

Le cas de la vente des aéroport français démontre parfaitement que les intérêts privés ne recouvrent pas les intérêts publics. Le capitalisme émergent chinois, à qui fut vendu il y a peu la majorité des parts de Toulouse-Blagnac, les revend aujourd’hui avec une énorme plus-value, dont les intérêts français sont absents. Il est temps de stopper le courant des vases communicants qui appauvrit les citoyens et enrichit l’oligarchie financière.

Jean-Jacques Fifre

 Retraité
Ancien directeur administratif et financier dans le privé
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