( 17 novembre, 2017 )

Éructez, dénudé, dans Notre-Dame de Paris et vous serez sacré égérie de la laïcité !

 

Lu sur « boulevard Voltaire »

 

Même Manuel Valls (si, si !) s’était ému d’« une provocation inutile » à l’égard des catholiques de France.

 Sublime naïade que l’on aurait crue surgie de quelque fabuleux lac arthurien ou d’une septentrionale et enchanteresse mer andersenienne… Inna Chevtchenko, autoproclamée « activiste, leader du mouvement des femmes Femen », s’est dite « très honorée de recevoir [le] Grand Prix international de la Laïcité, reçu ce 14 novembre 2017 ». Sa gracieuse plastique l’aurait plutôt portée à concourir pour la couronne de Miss Monde. Mais il est à craindre, en ces lugubres temps torquémadesques de délation phallo-porcine, que ces concours de beauté soient prochainement condamnés comme d’insupportables exhibitions de foire à couler immédiatement par le fond dans les eaux glacées d’un fantasmagorique Moyen Âge.

La belle a donc été honorée par le très maçonnique Comité Laïcité République présidé par l’ancien grand maître du Grand Orient de France (GODF) Patrick Kessel, dans le grand salon de l’hôtel de ville de la capitale (coutumier de ces raouts progressistes et laïcitaires, puisque le Tout-Paris bobo-politico-médiatique et dhimmi y vient rompre le jeûne du ramadan), en présence de la reine-maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, de l’ancien Premier ministre Manuel Valls et de Jean-Pierre Chevènement.

Il n’est pas certain, toutefois, que la récipiendaire soit très connue de la France périphérique, excepté, peut-être, par la grâce de quelques images furtives d’une somptueuse poitrine dénudée subrepticement dérobées par d’indiscrètes caméras de télévision à l’occasion d’un happening d’icelle et de ses hystériques comparses bariolées de slogans antipapistes, à l’intérieur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, conchiant copieusement ce sanctuaire sacré de la foi millénaire de nos pères – au point que le même Manuel Valls (si, si !) s’était ému d’« une provocation inutile » à l’égard des catholiques de France.

Au vrai, notre sylphide à la chevelure platine ceinte de fleurs tressées, débarquée des contrées de la lointaine Ukraine, cœur historique de la première Russie, est « arrivée en France en août 2012 avec un visa touristique, elle obtient l’asile le 9 avril 2013 auprès de l’OFPRA alors qu’elle faisait l’objet d’une enquête criminelle par la police de son pays après avoir tronçonné une croix orthodoxe lors d’une manifestation pour protester contre la condamnation des Pussy Riot pour un concert contre Vladimir Poutine dans une cathédrale orthodoxe de Moscou » (Wikipédia).

Son féminisme revendiqué est d’un genre très particulier prenant sa source dans un courant d’idées, le « sextrémisme », inspiré, notamment, de La Femme et le socialisme du marxiste allemand August Bebel (1891). Renouant avec la tradition féministe radicale des années 1970, ces poignées de militantes aux seins nus prétendent libérer les femmes de l’oppression d’un patriarcat fondée principalement sur l’habitus foncier des convenances sociales, elles-mêmes adossées à un corpus de valeurs bien souvent directement modelées par la religion.

Fille de son temps, Chevtchenko a su rapidement transformer ce combat d’arrière-garde – caractérisé par cet intellectualisme révolutionnaire de la « libération » en cours dans les groupuscules marxistes d’une époque révolue – en avantageuse entreprise de communication, après avoir impitoyablement écarté ses rivales (en l’occurrence, les cofondatrices des Femen, Sacha Chevtchenko et Oksana Shachko ; lire le récent ouvrage d’Olivier Goujon, Femen, histoire d’une trahison, Max Milo, 2017).

Celle que la République française a implicitement acceptée comme effigie de ses timbres-poste dessert la cause des femmes tout en servant la soupe au féminisme institutionnel, inclusif et libéral, c’est-à-dire celui de la GPA-PMA et du transhumanisme. Tels sont les idéaux promus par la franc-maçonnerie, seule église officiellement reconnue par l’État républicain. Contrairement à ce que disait Péguy, cette République ne peut décidément pas être notre royaume de France…

Docteur en droit, journaliste et essayiste
( 16 novembre, 2017 )

Zimbabwe : fin de route pour Robert Mugabe ?

 

 

Robert Mugabe, dit « Comrade Bob », né en 1924 dans le dispensaire d’une mission protestante, eut, durant toute sa vie, des certitudes bornées par le christianisme révolutionnaire, par le marxisme et par la haine des Blancs.

En 1963, il fut un des fondateurs du mouvement nationaliste ZANU (Zimbabwe African National Union), avant d’être arrêté en 1964.

Le 11 novembre 1965, dirigés par Ian Smith, et en dépit des menaces de sanctions économiques et politiques, les Blancs de Rhodésie du Sud -228 000 pour 4.847.000 d’Africains-, rompirent avec la Grande-Bretagne et ils proclamèrent l’indépendance du pays sous le nom de Rhodésie. L’ONU vota des sanctions et un embargo total.

Libéré en 1975, Robert Mugabe partit pour le Mozambique où il devint le chef de l’aile militaire de la ZANU, la ZANA (Zimbabwe African National Army).

Quasiment cernée par des pays ennemis, la petite armée rhodésienne, rustique et pugnace résista à toutes les attaques. Jusqu’au moment, où, croyant acheter sa survie en la poignardant dans le dos, l’Afrique du Sud blanche lui coupa les approvisionnements en carburant. Les dirigeants rhodésiens furent alors acculés à signer les accords de Lancaster House. Puis, du 27 au 29 février 1980, eurent lieu des élections.

Ce fut un vote ethnique dans la mesure où les suffrages des 70 % de Shona se portèrent sur les candidats de Robert Mugabe, tandis que les votes des 30% de Matabélé se retrouvèrent sur les candidats de leur leader, Josuah Nkomo. Une fois de plus, l’ethno-mathématique avait donc parlé et en avril 1980, la Rhodésie devint officiellement indépendante, sous le nom de Zimbabwe.

Dans le sud du pays, en zone matabélé, une guerre tribale éclata aussitôt, les Matabélé n’acceptant pas de se voir dirigés par les Shona qu’ils avaient soumis avant la venue des Blancs. Cette révolte fut férocement écrasée par la 5° brigade de l’armée du Zimbabwe, exclusivement composée de Shona encadrés par des Nord-Coréens.

Depuis 1980, « Comrade Bob » régnait donc sur ce qui fut la prospère Rhodésie dont il fit un goulag ruiné. Et pourtant,  l’héritage laissé par le régime blanc était exceptionnel : le pays disposait d’excellentes infrastructures routières et ferroviaires, la population était largement alphabétisée et l’économie de type industriel avait un secteur agricole hautement compétitif. De plus, la politique des sanctions internationales avait contraint les Rhodésiens à créer une industrie de transformation.

Quelques années plus tard, l’héritage laissé par les « colons » ayant été dilapidé, la faillite était totale.

En 1995, l’augmentation de 67% du prix du litre d’essence et de 345% de celui du pétrole lampant utilisé pour la cuisine et l’éclairage domestique provoqua de graves émeutes dans les principales villes du pays. Leur répression fut sanglante.

En 1999 la catastrophe connut une nouvelle accélération avec l’effondrement  du dollar zimbabwéen qui  perdit 80% de sa valeur face aux devises. L’inflation dépassa alors les 57%, tandis-que le prix du gallon d’essence passa de 5 à 12 dollars zimbabwéens. Quant au taux de chômage, il atteignit les 50% Or, avec une croissance démographique de 2,8% par an, le Zimbabwe voyait arriver chaque année des dizaines de milliers de jeunes adultes sur le marché du travail.

Tentant une manœuvre de pure démagogie, Robert Mugabe fit voter par l’Assemblée l’expropriation sans indemnité des fermiers blancs, puis il ordonna à ses militants d’occuper leurs fermes. Plusieurs fermiers furent alors massacrés et leurs femmes violées…Dans le plus total silence des bonnes âmes européennes.

Or, comme les trois quarts des productions agricoles industrielles et commerciales soutenant la balance des paiements du Zimbabwe, à savoir le tabac, le paprika, le coton et l’élevage, avaient pour origine les 4000 fermes encore possédées par les Blancs, le résultat de cette spoliation ne se fit pas attendre. Dès 2001, jadis exportateur de nourriture, le Zimbabwe  fut ainsi contraint de lancer un appel à l’aide internationale pour éviter la famine… Et comme 300 000 emplois avaient été perdus dans le secteur agricole et ses dérivés, le taux de chômage bondit à 65%…

A la fin de l’année 2007, l’inflation avoisinait en cumulé les 100 000 %. En 2008, les prix des produits alimentaires augmentèrent de 30 à 40% par jour et ceux des  transports publics de 15 à 20% par jour…Au mois  de février 2008, l’inflation était de 165 000 %, au mois de juillet de 2,2 millions de % et  le 19 août de 15 millions de % !!! Début août, la canette de bière coûtait 800 milliards de dollars zimbabwéens.

 

Pour le clan qui avait fait main-basse sur le pays, tout allait cependant bien puisque, le 31 juillet 2013, Robert Mugabe remporta les élections présidentielles en étant élu pour un 6° mandat…

A partir de ce moment, Grace Mugabe, l’épouse du président, prit de plus en plus d’importance dans la vie politique du pays en devenant  secrétaire nationale de la ligue féminine du parti au pouvoir.

En 2016, le pays fut une nouvelle fois au bord de la famine et le gouvernement se vit obligé d’importer des cargaisons massives de nourriture. Au mois de février, la situation fut à ce point grave que les entreprises furent contraintes de participer à l’achat de vivres à l’étranger… Mais, le 27 février, alors que le pays était en état de quasi famine, les 92 ans du président Mugabe furent fastueusement célébrés devant 50 000 invités dans une débauche de dépenses.

Le mandat de Robert Mugabe s’achevant en 2018, et, compte tenu de l’âge du président, des remous commencèrent à parcourir le parti présidentiel ; d’autant plus qu’au mois de juillet 2016, tout le pays fut secoué par d’importants mouvements sociaux. C’est dans ce contexte lourd d’orages que le clan présidentiel tenta d’imposer Grace Mugabe (48 ans), pour succéder à son époux devenu cacochyme. La fracture au sein du parti de gouvernement apparut alors au grand jour car Grace Mugabe était plus que contestée en raison de ses frasques multiples et de son insolent train de vie.

Ses opposants se rangèrent alors derrière le vice-président Emmerson Mnangagwa mais, au mois d’octobre 2017, ce dernier fut démis et il s’enfuit au Mozambique.Tout  bascula alors, car l’armée, pourtant pilier du régime, prit son parti. Certes, afin d’empêcher l’installation au pouvoir de Grace Mugabe, mais d’abord pour précéder un mouvement de purge qui allait permettre la nomination aux postes de commandement de partisans de cette dernière.

Emmerson Mnangagwa succédera-t-il à Robert Mugabe dont il fut jusqu’à ces derniers mois, non seulement l’homme de main, mais celui qui, chef de ses services de renseignement, fut l’exécuteur de ses plus basses, de ses plus sanglantes et de ses plus sordides œuvres ?

Si tel était le cas, nul doute que les démocrates et les défenseurs des droits de l’homme trouveraient en lui un interlocuteur « bienveillant »…
Bernard Lugan

16/11/2017
[1] Le numéro de décembre 2017 de l’Afrique Réelle que les abonnés recevront le 1er décembre contiendra un important dossier consacré au Zimbabwe.

Raison de plus pour  vous abonner : www.bernard-lugan.com

( 16 novembre, 2017 )

Les Évêques de France introduisent le procès en béatification de la princesse Élisabeth de France

 

Lu sur le blog « la Couronne »

 

Les Évêques de France introduisent le procès en béatification de la princesse Élisabeth de France dans Princes elisabeth

L’Assemblée plénière des Évêques de France, qui vient de se réunir à Lourdes du 3 au 8 novembre, annonce qu’elle donne son accord pour l’ouverture d’une éventuelle béatification de la princesse Élisabeth Philippine de France, dite « Madame Élisabeth » (1764-1794). Cette décision des Évêques de France, a été saluée par le Chef de la Maison Royale de France, Monseigneur le comte de Paris, sur son compte Twitter : « Enfin les Évêques de France introduisent le procès en béatification de la sœur de Louis XVI, Madame Elisabeth »

 


La princesse Élisabeth Philippine de France, est le huitième et dernier enfant du dauphin Louis Ferdinand et de Marie-Josèphe de Saxe, ainsi que la sœur du roi Louis XVI à qui elle apporta un soutien indéfectible durant toute la période révolutionnaire. Lorsqu’éclate la révolution française, Elizabeth de France refuse de quitter le royaume. Pire, elle entend partager le sort de la famille royale et s’installe en 1789 à Versailles. Le 6 octobre 1789, la famille royale est ramenée de force par le peuple à Paris. Alors qu’elle aurait pu se retirer avec ses tantes au château de Bellevue près de Meudon, elle choisit de partager le sort de son frère et l’accompagne aux Tuileries à Paris.

 

Malgré les apparences, la princesse tenait parfois tête à son frère ou à sa belle-sœur Marie-Antoinette. Leurs affrontements portaient sur des choix de stratégie politique, la princesse adoptant une position ultra, sans la moindre concession aux partisans d’une monarchie constitutionnelle. Dès 1790, elle soutenait le principe d’une alliance des émigrés avec les puissances étrangères dont elle attendait le salut. Par l’intermédiaire du comte de Virieu, entre autres personnes, elle correspondait régulièrement avec le comte d’Artois, son frère, émigré à Turin puis à Coblence dont elle partageait les idées.

 

Une de ses lettres au comte d’Artois fut découverte un jour sur un officier qui la transportait, et la missive fut remise pour examen à l’Assemblée Nationale. La princesse Élisabeth disait du roi qu’il se laissait mener par ses ministres vendus à l’assemblée, et qu’il n’y avait rien à espérer sans aide extérieure. Elle recommandait au comte d’Artois d’agir par lui-même, l’engageant à mettre les autres souverains d’Europe dans leurs intérêts, car, disait-elle, Louis XVI est si faible qu’il signerait sa propre condamnation si on l’exigeait de lui. Elle s’opposa également à la constitution civile du clergé et à toute mesure qui diminuait les prérogatives royales ou celles de l’Église. « Mesdames tantes » quittent la France pour les États du pape en 1791 et proposent à leur nièce de les accompagner. « Madame Élisabeth » choisit encore une fois de rester avec le couple royal.

 

La Princesse Élisabeth suivit son frère et sa belle-sœur lors de la fuite déjouée vers Montmédy, le 20 juin 1791. Un an plus tard exactement, les révolutionnaires forcent les portes du palais des Tuileries pour intimider Louis XVI et l’inciter à suspendre son veto maintenu sur diverses mesures préconisées par l’assemblée. Confondue avec la reine, Élisabeth fit face de tout son corps aux émeutiers déchaînés, sans les détromper sur son identité. Impressionné par tant de hardiesse, les émeutiers  n’osent pas l’assassiner.  Quand le roi fut suspendu par l’Assemblée législative le 10 août 1792 et détrôné un mois après, l’Assemblée décréta que « Louis Capet, son épouse et leurs enfants, ainsi qu’Élisabeth, seraient détenus jusqu’à nouvel ordre à la Prison du Temple ».

 

Après l’assassinat du Roi le 21 janvier 1793, puis celui de la Reine, le 16 octobre 1793, la Princesse Élisabeth, ignorant l’exécution de sa belle-sœur, partageait sa cellule avec sa nièce de 15 ans sur laquelle elle veilla après l’exécution de ses parents et la séparation de son frère le petit « Louis XVII ».

 

La Convention a d’abord prévu qu’Élisabeth « Capet » soit expulsée de France. Mais des documents cités en octobre 1793 lors de l’instruction du procès de Marie-Antoinette, entraînent un décret de renvoi de la princesse devant le Tribunal révolutionnaire. À l’accusateur public qui la traite de « sœur d’un tyran », elle aurait répliqué : « Si mon frère eût été ce que vous dites, vous ne seriez pas là où vous êtes, ni moi, là où je suis ! ». Condamnée à mort par le Tribunal révolutionnaire, elle est guillotinée le 10 mai 1794, c’est à ce moment qu’elle apprend de ses compagnons d’infortune le sort de Marie-Antoinette. Avant son exécution, elle réclame sans succès les secours d’un prêtre que Fouquier-Tinville refuse avec dérision…

 

Reconnue pour sa piété, ses actes de charité et sa mort associée à un martyre, sa cause en béatification est officiellement introduite le 23 décembre 1953 par le cardinal-archevêque de Paris Maurice Feltin. Elle est ainsi déclarée servante de Dieu.

 

( Merci à Frédéric De Natal pour le partage, source : La Croix et wikipedia )

( 16 novembre, 2017 )

Personne ne redressera jamais la France tant que les médias seront ce qu’ils sont

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

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Une chose est certaine : personne ne redressera jamais la France tant que les médias seront ce qu’ils sont.  Tant qu’on ne prendra pas à bras le corps le problème qu’ils sont pour la santé mentale de la nation. Et tant qu’on ne l’aura pas réglé. 

Nous vivons en régime d’opinion et chacun sait bien que celle-ci ne naît pas de génération spontanée. L’opinion se fabrique et ses idées sont celles qu’on lui instille. Sa capacité d’autonomie est faible, rare et éphémère, facile à retourner, même lorsque, à l’égard des médias, le doute s’installe, voire la contestation, l’hostilité ou le mépris. Façonner l’opinion, même rebelle, n’a jamais été aussi aisé qu’aujourd’hui où les moyens techniques de communication de masse en continu en font un jeu d’enfants d’une redoutable efficacité. La santé mentale de la société française dépend étroitement de l’orientation des médias.

Or la caste très fermée qui s’est approprié radios et télévisions, qui monopolise les heures d’antenne, n’aime pas la France ni sa civilisation, ni son ordre traditionnel, ni les peuples et les ethnies qui les ont fondées. Cette caste hostile assure spontanément sa propre permanence. Elle se renouvelle par cooptation, par copinage évidemment de gauche, et même par mariage. On entend beaucoup plus Raphaël Glucksmann sur certaines stations depuis que, revenu de ses aventures politico-sentimentales de Kiev et de Tbilissi, il a épousé la très influente Léa Salamé… et travaille pour Benoît Hamon. Le phénomène de couple joue dans les médias comme ailleurs son rôle d’apporteur de puissance, d’audience et d’influence. Mariages qui peuvent relier le monde des médias aux milieux politiques, aux milieux d’affaires ou people … Le recrutement de cette caste est assez largement communautaire, rarement de lointaine tradition française et très majoritairement de gauche, modérée, extrême ou radicale, gauche « friquée », où la détestation de la France historique, de toute société traditionnelle, est dominante. Ainsi ne cesseront d’être attaqués, moqués, ridiculisés, nos principes traditionnels, notre histoire, nos mémoires, nos structures sociales. Etc.

Cette caste toutes chaînes confondues a son vocabulaire, ses formules, ses tics de langage, ses rites, ses préférences, ses choix, ses ostracismes implacables, partout les mêmes, stéréotypés, uniformisés, inévitables. Elle multiplie les campagnes lancinantes destinées thème par thème à littéralement hystériser l’opinion, y compris au moyen de la plus extrême vulgarité, pour quelques jours, semaines ou mois, comme s’en est indigné Maxime Tandonnet, il y a à peine quelques jours.  Il y a enfin les grands combats électoraux. Dans les campagnes électorales les médias ont toujours leur candidat. Unique en général ; le même pour tous.

Le système médiatique qui a assuré jusqu’à présent sa pérennité par les moyens que nous avons tenté de signaler brièvement, a une homogénéité et une cohérence. Le message des médias a un sens. Il s’agit en bref de détruire ou si l’on préfère de déconstruire la société française, historique et traditionnelle. Et par là de subvertir le mental français.

« L’impression du sol qui se dérobe sous nos pieds s’aggrave sans cesse » écrit Olivier Rey fort justement. Ainsi naît la nostalgie, la mélancolie, le profond malaise français, source de nos renoncements et de notre déclin. De ces renoncements et de ce déclin les médias portent une grande part de responsabilité.

C’est pourquoi nul ne redressera la France tant que les médias seront ce qu’ils sont.

Il y aujourd’hui en France assez de journalistes et d’intellectuels de grand talent, qui aiment la France, dont les noms sont connus de tous et la liste facile à établir, pour que le ménage qui s’impose dans les médias et le grand remplacement de la caste qui les occupe puissent être tentés et réussis.

Il y faudrait une révolution politique qui tarde à venir alors qu’elle est peut-être ce que les Français recherchent et attendent. Confusément encore.

( 16 novembre, 2017 )

Marche de l’Indépendance : le patriotisme polonais énerve les élites mondialistes

 

Lu sur « boulevard Voltaire » cette mise au point nécessaire – vue la désinformation des médias ordianires – sur la Pologne.

 

C’est bien parce que la Pologne est restée catholique qu’elle a conservé tout son patriotisme.

En vingt-quatre ans de vie en Pologne, je crois n’avoir encore jamais assisté à un tel festival de fausses nouvelles et de manipulations médiatiques qu’aujourd’hui, après la Marche de l’Indépendance organisée comme chaque année par les nationalistes polonais, le 11 novembre, à Varsovie. Pourtant, des fausses nouvelles et des manipulations, j’en ai vu et entendu à propos de la Pologne dans les médias français et anglo-saxons, notamment quand les conservateurs (PiS) étaient au gouvernement, c’est-à-dire en 2005-2007 et depuis l’automne 201

Les grands médias internationaux parlent donc d’une grande manifestation fasciste ou même néonazie, en faisant tourner en boucle l’image d’un groupe de jeunes aux cheveux ras portant deux banderoles évoquant la nécessité d’une Europe blanche. Ce que ces médias ne disent pas, c’est qu’il s’agissait d’un seul petit groupe avec uniquement deux banderoles sur une manifestation qui a rassemblé entre 60.000 (estimation de la police) et 125.000 (estimation des organisateurs) manifestants, même si ce groupe a bien pris soin de se rendre visible aux caméras de télévision. Ils ne disent pas, non plus, que ces inscriptions revendiquant une idéologie raciale ont été condamnées par le gouvernement, dont la seule responsabilité est d’autoriser, comme le gouvernement libéral précédent, cette manifestation annuelle et de permettre, contrairement au gouvernement libéral précédent, son déroulement pacifique et en toute sécurité. Et ils disent encore moins que ces inscriptions ont aussi été très clairement condamnées par les organisateurs nationalistes de la Marche de l’Indépendance, qui revendiquent une conception culturelle et non raciale de la nation polonaise.

J’étais à la Marche de l’Indépendance pour la deuxième année consécutive, cette fois pour couvrir l’événement pour le journal Présent et le site reinformation.tv. Il y avait avec moi une équipe du site Visegrád Post et de la télévision TV Libertés, qui a filmé le passage de l’ensemble de la manifestation. Nous avons pu interroger ensemble des personnes venues participer à cette marche, ainsi que le président du comité organisateur, le leader nationaliste Robert Bąkiewicz, et des hommes politiques de différents partis de droite, dont le numéro deux du gouvernement polonais, le ministre de la Culture et vice-Premier ministre Piotr Gliński, ainsi que le vice-président de la Diète, Ryszard Terlecki, qui est aussi à la tête du groupe parlementaire du PiS.

Tous nos interlocuteurs ont réfuté l’idée que les nationalistes polonais puissent avoir des liens avec une quelconque idéologie fasciste et tous ont souligné l’idée centrale de cette manifestation qui se déroulait sous le mot d’ordre « Nous voulons Dieu » : c’est une fête ouverte à tous les patriotes polonais, et une manière de manifester son attachement à la nation et à ses traditions face à une Europe en perte de repères qui rejette ses racines chrétiennes. Quant à l’aspect religieux, tous étaient d’accord pour dire que, en Pologne, patriotisme et foi catholique sont étroitement liés depuis toujours, et que ce lien a encore été renforcé pendant les près de cinquante ans de dictature communiste internationaliste, quand c’est l’Église qui défendait l’identité nationale.

Et c’est bien parce que la Pologne est restée catholique qu’elle a conservé tout son patriotisme et qu’elle énerve tant les élites mondialistes et progressistes du monde occidental.

Français expatrié en Pologne depuis 1993, correspondant du quotidien catholique français Présent, contributeur du site Visegrád Post, collaborateur de l’hebdomadaire conservateur polonais Do Rzeczy et commentateur du quotidien Gazeta Polska Codziennie.

( 16 novembre, 2017 )

Aux États-Unis, Philippe de Villiers reçoit le même prix que Walt Disney !

 

Lu sur Boulevard Voltaire ce très bel hommage de Gabrielle CLUZEL à Philippe de Villiers

 

Pour ses quarante ans, le Puy du Fou vient de recevoir un 5e prix international. Le Hall of Fame Award vient d’être décerné à son fondateur.

Pour ses quarante ans, le Puy du Fou vient de recevoir un 5e prix international. Le Hall of Fame Award vient d’être décerné à son fondateur, Philippe de Villiers. C’est la première fois qu’un Français est récompensé par cette distinction, dont le premier lauréat a été… Walt Disney.

Mais Philippe de Villiers est un peu, il est vrai, notre Walt Disney. Il nous réenchante. Comme le cinéaste il a puisé dans notre patrimoine culturel oublié pour nous le conter. Et il nous laisse espérer, à nous autres Français enracinés, que notre pays, telle la Belle au bois dormant assoupie, va enfin sortir de sa léthargie, qu’un jour nous ne serons plus la Cendrillon dont on rabat le caquet et que l’on humilie. Il est le rêve français : yes, we can. Et pourtant, c’était mal barré.

Le Puy du Fou, le bien nommé. Il fallait être un peu cinglé, en 1977, pour se lancer, avec une bonne idée, trois bouts de ficelle et une poignée de bonnes volontés, dans un tel projet. Il est complètement inespéré, en 2017, qu’il ait rencontré un tel succès. Lorsque j’y suis allée la première fois, je ricanais, persuadée de n’y croiser que des familles Le Quesnoy et des tribus Cyrillus. Penses-tu ! C’était bien ma boulangère, mon plombier, mon collègue de bureau et mon voisin de palier – ou, en tout cas, leur sosie – qui déambulaient dans les chemins creux de Vendée où l’on entendait réciter en boucle des Ave, tremblaient face aux Vikings, réclamaient à grands cris la grâce des premiers chrétiens dans l’arène gallo-romaine. En 2016, pas moins de 2,2 millions de visiteurs se sont pressés au Puy du Fou, soit 100.000 de plus que l’année précédente. Avec son parc de loisirs historique évoquant la France d’avant – d’avant Hanouna, le Plug anal et l’écriture inclusive, la France sans doute imparfaite, rustre, belliqueuse et que seule la crainte de Dieu retenait de commettre tout un tas d’exactions, mais la France qui avait de la gueule, du panache, de l’allant, du génie, la foi et la fierté de soi – le Puy du Fou se place numéro 2, en France, derrière Disneyland Paris.

Je lis dans Wikipédia, à l’onglet « controverse », que certains lui reprochent une lecture partiale de l’Histoire qui ne mettrait pas assez en exergue la lutte entre seigneurs et paysans. Qui réconcilierait, en somme, les Français. C’est suspect, hein ?

Que l’anneau de Jeanne, tout bien pesé, lunettes sur le nez, index mouillé, grimoires et archives compulsés, ne verrait pas son authenticité complètement vérifiée.

Ils peuvent pester, mais ne peuvent rien contre le succès.

En plus de conter, éduquer, cultiver, amuser, enchanter… Philippe de Villiers, avec le Puy du Fou, a aussi dynamisé tout un département qui, comme le reste de la France périphérique, tendait à se désertifier. Un exploitant vendéen de chambre d’hôte me racontait, récemment, les appels suppliants qu’il recevait, à la haute saison, lui qui était pourtant à plus d’une demi-heure du parc de loisirs : « Vous n’avez plus de chambre… mais vous avez bien une grange ? »

Philippe de Villiers, comme tous les hommes publics, est critiqué. Il n’a pas fait/dit/déclaré/entrepris/rallié/condamné ceci ou cela, à tel ou tel moment, quand l’un ou l’autre l’attendait.

Restent les faits : Le Puy du Fou est debout. Et plus que debout, triomphant, quoique parfaitement incongru et improbable.

Si j’étais ministre de la Culture, je serrerais la louche de Philippe de Villiers avec des compliments plein la bouche : Le Puy du Fou honore la France.

Si j’étais curé, je lui dirais qu’il a bien thésaurisé, avec tout ce beau boulot, pour le Jugement dernier, ce qui lui sera autrement utile que tous les Hall of Fame Awards of the World.

Je ne suis que Gabrielle, et je veux simplement dire ici que notre Walt-Villiers, notre Philippe de Disney, rend aux yeux de nos enfants la France belle, et de cela, nous lui en sommes infiniment reconnaissants.

Ecrivain, journaliste
( 15 novembre, 2017 )

Recul général des islamistes en Syrie

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Les forces de Daesh sont de plus en plus acculées sur la frontière irakienne, prises en étau entre l’armée syrienne (appuyée par les Russes dans les airs et les Iraniens au sol) et l’armée irakienne. Les Kurdes, depuis la rive gauche de l’Euphrate, suivent et surveillent les mouvements syriens sans vraiment combattre les islamistes. C’est ainsi depuis la prise de Raqqa, conformément aux consignes américaines.

 

Les islamistes se défendent avec acharnement et, plus d’un mois après l’offensive syrienne, Deir ez-Zor n’est toujours pas totalement libérée. Il est vrai que de nombreux étrangers sont parmi eux (Caucasiens, Tunisiens, notamment, sans oublier les « Français ») et, n’ayant pas beaucoup de clémence à attendre en cas de reddition, sont bien décidés à se battre jusqu’au bout. Mais leur défaite ne fait plus aucun doute.

 

Dans l’autre place forte islamiste, la province d’Idleb (au nord-ouest de la Syrie), c’est le Front al Nosra (rebaptisé Fatah al-Cham) qui domine. Mais depuis le déploiement de l’armée turque, la situation évolue.

 

On sait qu’Ankara et Moscou, depuis leur réconciliation et les discussions d’Astana, se sont mis d’accord pour une installation durable des Turcs dans le nord de la Syrie. Idleb est en effet la quatrième zone de « désescalade » après la Ghouta (dans la banlieue est de Damas), Deraa (dans le sud) et Homs (au centre). Et ce sont les Turcs qui sont chargés de veiller au bon déroulement des accords.

 

Erdogan avait de toute façon bien l’intention de ne pas laisser une zone kurde autonome s’organiser tout le long de sa frontière sud, et une implantation solide dans le nord de la Syrie lui permet d’atteindre cet objectif. Quant à l’armée syrienne, occupée à l’est, elle n’a pas les moyens de mener plusieurs opérations d’envergure en même temps.

 

Al-Nosra a choisi de ne pas combattre les Turcs, faute de moyens suffisants et malgré l’affaiblissement incontestable de l’armée turque depuis les purges d’Erdogan. Elle les a donc accueillis et doit, progressivement, leur céder plusieurs de ses bases. Cette docilité en dit long sur l’état de ses forces dans une région où, pourtant, les islamistes pullulent.

 

De plus, al-Nosra est minée par les divisions. Deux courants s’opposent : l’aile dure, dite jordano-égyptienne, composée des anciens d’al-Qaida et hostile à la Turquie, et une aile plus modérée (si l’on peut dire…) dite syro-saoudienne. Les services secrets turcs jouent de ces divisions, espérant, à terme, provoquer une scission.

 

Al-Nosra s’inquiète d’autant plus que des assassinats ciblés continuent de l’atteindre. Ces derniers jours, six dirigeants importants ont été discrètement liquidés. Les auteurs sont potentiellement nombreux : services secrets russes, turcs voire syriens (toujours très actifs), règlements de comptes internes ou venant d’un autre mouvement islamiste.

 

Sur le front diplomatique les choses avancent également. Une nouvelle réunion a débuté lundi à Astana où Russes, Iraniens et Turcs vont poursuivre leurs discussions en présence du gouvernement syrien et de représentants de l’opposition.

 

Le Ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, mène les discussions avec l’habileté qu’on lui connait.

Les Russes ont toujours la main en Syrie.

Antoine de Lacoste

 

 

( 13 novembre, 2017 )

Les Actes de succession dynastique des chefs de la Maison de France

 

 

Lu sur le blog « la Couronne » ce rappel intéressant.

 

Depuis plus d’un millénaire, trois familles distinctes par les hommes mais unies entre-elle par les femmes, se sont succédé à la tête de la France. L’abolition de la monarchie en 1830 et 1848 a certes fait tomber les Rois, mais il reste leurs héritiers qui, dans l’attente de pouvoir servir la France à leur tête, se contentent d’être « chefs de la Maison de France », gardiens attentifs d’une tradition royale qui a fait la prospérité de Notre Pays.

Cette continuité dynastique, que la République ne pourra pas empêcher, est la force de cette famille. Dès l’instant où un chef de la Maison de France expire, la seconde suivante, l’incarnation dynastique se retrouve toute-entière dans le corps de son successeur. Aussi, chaque chef de la Maison de France, à la mort de son prédécesseur, a tenu à faire une déclaration symbolique par laquelle il revendiquait ses droits. Louis XIX (1836-1844), Henri V (1844-1883), Philippe VII (1883-1894), Philippe VIII (1894-1926), Jean III (1926-1940), Henri VI (1940-1999) et enfin Henri VII (depuis 1999) : tous ont signés de tels actes. Nous vous proposons un tour d’horizon de ceux-ci.


Les Actes de succession dynastique des chefs de la Maison de France dans Princes 19Louis XIX, comte de Marnes (1836-1844) :

« Pendant la vie du Roi, mon auguste père, mes devoirs de fils soumis et de sujet m’imposaient un respectueux silence sur des questions dont la direction n’appartenaient qu’à lui seul.

Aujourd’hui que Dieu l’a rappelé dans son sein, je regarde comme un devoir pour moi envers la France et ma famille, dont je suis maintenant le chef, de faire connaître ma volonté. En conséquence, je déclare persister dans l’intention où j’étais à l’époque des évènements de juillet 1830, de transmettre la couronne à mon bien-aimé neveu, le Duc de Bordeaux ; mais dans les circonstances actuelles, l’intérêt des enfants de mon bien-aimé frère, le Duc de Berry, exige que je sois en réalité chef de ma famille : et, pour en exercer les droits, je dois être investi de l’autorité royale. Je prends donc le titre de Roi, bien résolu à ne faire usage du pouvoir qu’il me donne que pendant la durée des malheurs de la France, et à remettre à mon neveu, le Duc de Bordeaux, la couronne, le jour même où, par la grâce de Dieu, la monarchie légitime sera rétablie. Car telle est ma volonté.

Fait à Goritz le 8 novembre 1836″

Comte de Damas d’Anlezy, « L’éducation du duc de Bordeaux », Revue des Deux Mondes, Paris, 1er octobre 1902, p. 637.


h5 dans PrincesHenri V, comte de Chambord (1844-1883) :

« Devenu, par la mort de Monsieur le comte de Marnes, le chef de la maison de Bourbon, je regarde comme un devoir de protester contre le changement qui a été introduit en France, dans l’ordre légitime de succession à la couronne, et de déclarer que je ne renoncerai jamais aux droits que, d’après les antiques lois françaises, je tiens de ma naissance. Ces droits sont liés à de grands devoirs, qu’avec la grâce de Dieu, je saurai remplir. Toutefois je ne veux les exercer, que lorsque, dans ma conviction, la Providence m’appellera à être véritablement utile à la France. Jusqu’à cette époque, mon intention est de ne prendre dans l’exil, où je suis forcé de vivre, que le titre de comte de Chambord. C’est celui que j’ai adopté en sortant de France. Je désire le conserver, dans mes relations avec les cours »

Goritz, le 4 juin 1844.

 

Lettre du comte de Chambord à l’empereur d’Autriche, reproduite dans Le comte de Chambord et les siens en exil de Luigi Bader (1983), p. 128-129.


philippe7Philippe VII, comte de Paris (1883-1894) :

« Je suis le chef de la Maison de France et il m’appartient de conduire le deuil de mon prédécesseur, avec le chef de la Maison d’Autriche, dans les États duquel il est mort.

Phrase prononcée le 2 septembre 1883 à Goritz, alors que la comtesse de Chambord lui déniait le droit de conduire les obsèques du comte de Chambord, au profit des Bourbon d’Espagne et du duc de Parme, au prétexte que l’inhumation du comte de Chambord devait être familiale et non politique. »

Rapporté dans Le Gaulois du 4 septembre 1883.


philippe8Philippe VIII, duc d’Orléans (1894-1926) :

« C’est avec une douloureuse émotion que je reçois l’hommage de votre dévouement et vous en remercie ; votre présence ici ne témoigne pas seulement de votre attachement pour celui que nous avons perdu : elle est aussi la preuve de la fidélité au principe de la monarchie nationale et traditionnelle dont je suis le représentant et dont il m’a transmis l’héritage.

Je connais les droits que cet héritage me confère et les devoirs qu’il m’impose envers la France. Guidé par des magnifiques exemples que mon père m’a donnés pendant sa vie et qu’il a consacrés par sa mort, si courageusement envisagée et si chrétiennement acceptée ; fortifié par votre concours, par celui des amis absents qui, de tous les points de la France, m’ont déjà fait parvenir l’expression de leur dévouement, et faisant appel à tous les hommes de cœur, je remplirai sans défaillance la mission qui m’incombe.

Quoique jeune encore, j’ai la conscience de mes devoirs ; avec mon grand amour pour la France, je consacrerai tout ce que j’ai de force et d’énergie à les accomplir, et, avec l’aide de Dieu, je les accomplirai. »

Allocution prononcée par le duc d’Orléans le 12 septembre 1894 à Londres, après les obsèques de son père, le comte de Paris.

Reproduit dans : La monarchie française, lettres et documents politiques (1844-1907) du duc d’Orléans, p. 225-226.


jean3Jean III, duc de Guise (1926-1940) :

« Chef de la Maison de France par la mort de Monseigneur le duc d’Orléans, j’en revendique tous les droits, j’en assume toutes les responsabilités, j’en accepte les devoirs.

Je remercie tous ceux dont l’affection et le dévouement ont adouci les quarante années d’exil de Celui que Dieu vient de rappeler à lui. Exilé moi-même à mon tour, ainsi que mon fils, je leur demande de reporter sur nous leur fidélité et leur attachement. Je compte sur la discipline de chacun pour atteindre le but de tout Français : la grandeur et la prospérité de notre chère Patrie »

Palerme, le 6 avril 1926.

 

Rapporté dans Le comte de Paris et sa descendance (1998) de Philippe de Montjouvent, p. 39.


h6Henri VI, comte de Paris (1940-1999) :

« Je tiens à vous faire part du deuil qui frappe tous les royalistes. La mort du Duc de Guise, mon père, m’est une nouvelle et cruelle épreuve.

Chef de la Maison de France, dépositaire des traditions royales, je suis fermement décidé à travailler au redressement de la France et à lui rendre dans le monde la place que mes ancêtres avaient su lui conquérir. »

Larache, le 28 août 1940.

L’Action française, le 31 août 1940.


h7Henri VII, comte de Paris, duc de France (depuis 1999) :

« A l’aube du XXIe siècle, j’assume désormais la responsabilité historique qui incombe au chef de la Maison royale de France.

Au moment où la France voit sa souveraineté et son identité remise en cause, je ressens, comme tant de Français, l’impérative nécessité de construire ensemble un avenir digne de nos espérances. Je suis prêt à accompagner et à assumer, avec tous ceux d’entre vous qui y sont préparés cette formidable mutation. C’est pourquoi, à l’image de mes ancêtres les premiers Capétiens bâtisseurs de la France, je demande aux Françaises et aux Français de me soutenir dans cette tâche porteuse de leurs espoirs. La vocation du chef de la Maison royale de France est à cet égard de demeurer le ferment d’équilibre et d’unité de notre diversité. Plus nous serons conscients de la dignité de l’homme et du rôle de chacun au sein de nos communautés naturelles, mieux nous pourrons répondre à la mission dynamique de la France en Europe »

Rapporté dans Le Figaro du 21 Juin 1999, dans un article signé par Stéphane Bern.

( 11 novembre, 2017 )

Le libéralisme

 

Voici une très bonne mise au point concernant le « libéralisme » que tous les ignorants (et ils sont nombreux) veulent « classer à droite » !

L.R.

 

Le libéralisme est de gauche. Le libéralisme est la gauche. Le grand mérite de l’abandon par la gauche du marxisme, qui avait auparavant supplanté toutes les autres formes de socialisme, depuis mai 68 et surtout depuis la chute du mur de Berlin est de nous ramener à cette évidence. Nous voici au lendemain de la Révolution de 89 ! D’un côté les partisans de l’idéologie bourgeoise (car elle accompagne l’accession au pouvoir de cette classe), l’idéologie du Progrès et de l’Individu, – la gauche donc –, de l’autre les tenants de l’Ordre, de la Communauté et de la Tradition, – la droite.

Si la gauche abandonne le peuple et la question sociale pour devenir libérale-libertaire et « sociétale », ce n’est donc pas un accident de l’histoire comme le déplorent naïvement les mélenchoniens mais un véritable retour aux sources ! Le socialisme n’était d’ailleurs à l’origine ni à gauche ni à droite, ou plutôt il pouvait être plus ou moins à droite ou plus ou moins à gauche. Marx ne critique-t-il pas dans Le Manifeste les « socialistes réactionnaires » ? Proudhon ne serait-il pas classé aujourd’hui à droite et conservateur sur les questions dites « de société » ?

Pour le grand public les choses ne sont hélas pas aussi claires et cela tient principalement à l’équivoque du mot libéralisme, presque toujours employé à tort dans sa seule acception économique, et au résultat du mouvement sinistrogyre découvert par Albert Thibaudet : pendant un siècle des partis de gauche de plus en plus radicaux, de plus en plus marxistes, ont poussé vers la droite les anciennes formations de gauche ; la droite authentique disparaissant pour sa part quasiment du champ parlementaire et n’étant maintenue en vie, voire ressuscitée, à l’extérieur de la chambre, que par l’école d’Action française.

Mais l’AF n’est pas réductible à cette seule dimension comme nous l’avons déjà montré ici. Son objet propre, sa fin, est le salut de la France pas le salut de la droite. Son adversaire est toutefois très clairement le libéralisme, qu’il porte un masque de droite ou de gauche.

Stéphane BLANCHONNET

Article paru sur a-rebours.fr et dans L’AF2000

( 11 novembre, 2017 )

Famille de France • Le prince Jean de France a reçu les membres du « Lions Club Dreux Cité Royale »

 

 

 

Son Altesse Royale, le Duc de Vendôme, a reçu au Domaine royal de Dreux, les membres du « Lions Club Dreux Cité Royale », à l’occasion du centième anniversaire de la création de leur mouvement.

Après une visite de la Chapelle Royale, commentée par le prince, Son Altesse Royale, le Duc de Vendôme les a reçus dans la salle Henri VI, pour une soirée conviviale durant laquelle les membres du Lions Club Dreux Cité Royale ont remis un chèque de 16.500 € à Dominique Bayle et Anaïs Garnier-Hue, de l’association « Petits Princes », récoltés à l’occasion du dernier Rétrosport. Créee en 1987 à Paris, l’Association Petits Princes est une association à but non lucratif qui s’est donné pour but de réaliser les rêves d’enfants et adolescents malades atteints de cancers, leucémies et certaines maladies génétiques.

(Photo et source : M Ta Ville)

La Couronne

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