( 2 septembre, 2013 )

L’éloge funèbre d’Hélie de Saint-Marc par le général Bruno Dary

Voici le texte de l’éloge funèbre, prononcé vendredi à Lyon par le général Bruno Dary, lors des obsèques du commandant de Saint-Marc

Publié le dimanche 01 septembre à 12h24

« Mon commandant, mon ancien,

Ils sont là, ils sont tous présents, qu’ils soient vivants ou disparus, oubliés de l’histoire ou célèbres, croyants, agnostiques ou incroyants, souffrant ou en pleine santé, jeunes soldats ou anciens combattants, civils ou militaires, ils sont tous présents, si ce n’est pas avec leur corps, c’est par leur coeur ou par leur âme ! Tous ceux qui, un jour, ont croisé votre chemin, ou ont fait avec vous une partie de votre route ou plutôt de votre incroyable destinée, sont regroupés autour de vous : les lycéens de Bordeaux, les résistants du réseau Jade-Amicol, les déportés du camp de Langenstein, vos frères d’armes, vos légionnaires que vous avez menés au combat, ceux qui sont morts dans l’anonymat de la jungle ou l’indifférence du pays, les enfants de Talung que vous avez dû laisser derrière vous, les harkis abandonnés puis livrés aux mains du FLN ! Je n’oublie pas vos parents et votre famille, qui ont partagé vos joies et vos épreuves ; il faut ajouter à cette longue liste, les jeunes générations, qui n’ont connu, ni la Guerre de 40, ni l’Indochine, pas plus que l’Algérie, mais qui ont dévoré vos livres, qui vous ont écouté et que vous avez marqués profondément ! Cette liste ne serait pas complète, si n’était pas évoquée la longue cohorte des prisonniers, des déchus, des petits et des sans-grades, les inconnus de l’histoire et des médias, ceux que vous avez croisés, écoutés, respectés, défendus, compris et aimés et dont vous avez été l’avocat. Eux tous s’adressent à vous aujourd’hui, à travers ces quelques mots et, comme nous en étions convenus la dernière fois que nous nous sommes vus et embrassés chez vous, je ne servirai que d’interprète, à la fois fidèle, concis et surtout sobre.
Aujourd’hui, Hélie, notre compagnon fidèle, c’est vous qui nous quittez, emportant avec vous vos souvenirs et surtout vos interrogations et vos mystères ; vous laissez chacun de nous, à la fois heureux et fier de vous avoir rencontré, mais triste et orphelin de devoir vous quitter. Vous laissez surtout chacun de nous, seul face à sa conscience et face aux interrogations lancinantes et fondamentales qui ont hanté votre vie, comme elles hantent la vie de tout honnête homme, qui se veut à la fois homme d’action et de réflexion, et qui cherche inlassablement à donner un sens à son geste !
Parmi tous ces mystères, l’un d’eux ne vous a jamais quitté. Il a même scandé votre vie ! C’est celui de la vie et de la mort. Car qui d’autres mieux que vous, aurait pu dire, écrire, prédire ou reprendre à son compte ce poème d’Alan Seeger, cet Américain, à la fois légionnaire et poète, disparu à 20 ans dans la tourmente de 1916 : « j’ai rendez-vous avec la mort » ?
C’est à 10 ans que vous avez votre premier rendez-vous avec la mort, quand gravement malade, votre maman veille sur vous, nuit et jour ; de cette épreuve, vous vous souviendrez d’elle, tricotant au pied de votre lit et vous disant : « Tu vois Hélie, la vie est ainsi faite comme un tricot : il faut toujours avoir le courage de mettre un pied devant l’autre, de toujours recommencer, de ne jamais s’arrêter, de ne jamais rien lâcher ! » Cette leçon d’humanité vous servira et vous sauvera quelques années plus tard en camp de concentration. Votre père, cet homme juste, droit et indépendant, qui mettait un point d’honneur durant la guerre, à saluer poliment les passants, marqués de l’étoile jaune, participera aussi à votre éducation ; il vous dira notamment de ne jamais accrocher votre idéal, votre ‘‘étoile personnelle’’ à un homme, aussi grand fût-il ! De l’époque de votre jeunesse, vous garderez des principes stricts et respectables, que les aléas de la vie ne vont pourtant pas ménager ; c’est bien là votre premier mystère d’une éducation rigoureuse, fondée sur des règles claires, simples et intangibles, que la vie va vous apprendre à relativiser, dès lors qu’elles sont confrontées à la réalité !
Puis, à 20 ans, vous aurez votre deuxième rendez-vous avec la mort ! Mais cette fois-ci, vêtu d’un méchant pyjama rayé, dans le camp de Langenstein. Deux ans de déportation mineront votre santé et votre survie se jouera à quelques jours près, grâce à la libération du camp par les Américains. Mais votre
survie se jouera aussi par l’aide fraternelle d’un infirmier français qui volait des médicaments pour vous sauver d’une pneumonie, puis celle d’un mineur letton, qui vous avait pris en affection et qui chapardait de la nourriture pour survivre et vous aider à supporter des conditions de vie et de travail inhumaines. En revanche, vous refuserez toujours de participer à toute forme d’emploi administratif dans la vie ou l’encadrement du camp d’internement, ce qui vous aurait mis à l’abri du dénuement dans lequel vous avez vécu. Vous y connaitrez aussi la fraternité avec ses différentes facettes : d’un côté, celle du compagnon qui partage un quignon de pain en dépit de l’extrême pénurie, du camarade qui se charge d’une partie de votre travail malgré la fatigue, mais de l’autre, les rivalités entre les petites fraternités qui se créaient, les cercles, les réseaux d’influence, les mouvements politiques ou les nationalités…. Mystère, ou plutôt misère, de l’homme confronté à un palier de souffrances tel qu’il ne s’appartient plus ou qu’il perd ses références intellectuelles, humaines et morales !
Vous avez encore eu rendez-vous avec la mort à 30 ans, cette fois, à l’autre bout du monde, en Indochine. Vous étiez de ces lieutenants et de ces capitaines, pour lesquels de Lattre s’était engagé jusqu’à l’extrême limite de ses forces, comme sentinelles avancées du monde libre face à l’avancée de la menace communiste. D’abord à Talung, petit village à la frontière de Chine, dont vous avez gardé pieusement une photo aérienne dans votre bureau de Lyon. Si les combats que vous y avez mené n’eurent pas de dimension stratégique, ils vous marquèrent profondément et définitivement par leur fin tragique : contraint d’abandonner la Haute région, vous avez dû le faire à Talung, sans préavis, ni ménagement ; ainsi, vous et vos légionnaires, quittèrent les villageois, en fermant les yeux de douleur et de honte ! Cette interrogation, de l’ordre que l’on exécute en désaccord avec sa conscience, vous hantera longtemps, pour ne pas dire toujours ! Plus tard, à la tête de votre Compagnie du 2° Bataillon étranger de parachutistes, vous avez conduit de durs et longs combats sous les ordres d’un chef d’exception, le chef d’escadron RAFFALLI : Nhia Lo, la Rivière Noire, Hoa Binh, Nassan, la Plaine des Jarres. Au cours de ces combats, à l’instar de vos compagnons d’armes ou de vos aînés, vous vous sentiez invulnérables ; peut-être même, vous sentiez-vous tout permis, parce que la mort était votre plus proche compagne : une balle qui vous effleure à quelques centimètres du coeur, votre chef qui refuse de se baisser devant l’ennemi et qui finit pas être mortellement touché ; Amilakvari et Brunet de Sairigné vous avaient montré le chemin, Segrétain, Hamacek, Raffalli et plus tard Jeanpierre, Violès, Bourgin, autant de camarades qui vous ont quitté en chemin. Parmi cette litanie, on ne peut oublier, votre fidèle adjudant d’unité, l’adjudant Bonnin, qui vous a marqué à tel point, que, plus tard, vous veillerez à évoquer sa personnalité et sa mémoire durant toutes vos conférences ! Et avec lui, se joignent tous vos légionnaires, qui ont servi honnêtes et fidèles, qui sont morts, dans l’anonymat mais face à l’ennemi, et pour lesquels vous n’avez eu le temps de dire qu’une humble prière. Tel est le mystère de la mort au combat, qui au même moment frappe un compagnon à vos côtés et vous épargne, pour quelques centimètres ou une fraction de seconde !
10 ans plus tard, vous aurez encore rendez-vous avec la mort ! Mais cette fois-ci, ce ne sera pas d’une balle perdue sur un champ de bataille, mais de 12 balles dans la peau, dans un mauvais fossé du Fort d’Ivry. En effet, vous veniez d’accomplir un acte grave, en vous rebellant contre l’ordre établi et en y entraînant derrière vous une unité d’élite de légionnaires, ces hommes venus servir la France avec honneur et fidélité. Or retourner son arme contre les autorités de son propre pays reste un acte très grave pour un soldat ; en revanche, le jugement qui sera rendu – 10 ans de réclusion pour vous et le sursis pour vos capitaines – montre qu’en dépit de toutes les pressions politiques de l’époque, en dépit des tribunaux d’exception et en dépit de la rapidité du jugement, les circonstances atténuantes vous ont été reconnues. Elles vous seront aussi été reconnues 5 ans après, quand vous serez libéré de prison, comme elles vous seront encore reconnues quelques années plus tard quand vous serez réhabilité dans vos droits ; elles vous seront surtout reconnues par la nation et par les médias à travers le succès éblouissant de vos livres, celui de vos nombreuses conférences et par votre témoignage d’homme d’honneur. Ces circonstances atténuantes se transformeront finalement en circonstances exceptionnelles, lorsque, 50 ans plus tard, en novembre 2011, le Président de la République en personne vous élèvera à la plus haute distinction de l’Ordre de la Légion d’Honneur ; au cours de cette cérémonie émouvante, qui eut lieu dans le Panthéon
des soldats, nul ne saura si l’accolade du chef des armées représentait le pardon du pays à l’un de ses grands soldats ou bien la demande de pardon de la République pour avoir tant exigé de ses soldats à l’époque de l’Algérie. Le pardon, par sa puissance, par son exemple et surtout par son mystère, fera le reste de la cérémonie !….Aujourd’hui, vous nous laissez l’exemple d’un soldat qui eut le courage, à la fois fou et réfléchi, de tout sacrifier dans un acte de désespoir pour sauver son honneur ! Mais vous nous quittez en sachant que beaucoup d’officiers ont aussi préservé leur honneur en faisant le choix de la discipline. Le mot de la fin, si une fin il y a, car la tragédie algérienne a fait couler autant d’encre que de sang, revient à l’un de vos contemporains, le général de Pouilly, qui, au cours de l’un des nombreux procès qui suivirent, déclara, de façon magistrale et courageuse, devant le tribunal : « Choisissant la discipline, j’ai également choisi de partager avec la Nation française la honte d’un abandon… Et pour ceux qui, n’ayant pas pu supporter cette honte, se sont révoltés contre elle, l’Histoire dira sans doute que leur crime est moins grand que le nôtre » !
Et puis, quelque 20 ans plus tard, alors que, depuis votre sortie de prison, vous aviez choisi de garder le silence, comme seul linceul qui convienne après tant de drames vécus, alors que vous aviez reconstruit votre vie, ici même à Lyon, vous êtes agressé un soir dans la rue par deux individus masqués, dont l’un vous crie, une fois que vous êtes à terre : « Tais-toi ! On ne veut plus que tu parles ! » Cette agression survenait après l’une de vos rares interventions de l’époque ; elle agira comme un électrochoc et vous décidera alors à témoigner de ce que vous avez vu et vécu à la pointe de tous les drames qui ont agité la France au cours du XXème siècle. Ainsi, au moment où vous comptiez prendre votre retraite, vous allez alors commencer, une 3° carrière d’écrivain et de conférencier. Alors que le silence que vous aviez choisi de respecter, vous laissait en fait pour mort dans la société française, ce nouvel engagement va vous redonner une raison de vivre et de combattre ! Toujours ce mystère de la vie et de la mort ! Au-delà des faits et des drames que vous évoquerez avec autant d’humilité que de pudeur, vous expliquerez les grandeurs et les servitudes du métier des armes et plus largement de celles de tout homme. A l’égard de ceux qui ont vécu les mêmes guerres, vous apporterez un témoignage simple, vrai, poignant et dépassionné pour expliquer les drames vécus par les soldats, qui, dans leur prérogative exorbitante de gardien des armes de la cité et de la force du pays, sont en permanence confrontés aux impératifs des ordres reçus, aux contraintes de la réalité des conflits et aux exigences de leur propre conscience, notamment quand les circonstances deviennent exceptionnellement dramatiques. A l’égard des jeunes générations, qui n’ont pas connu ces guerres, ni vécu de telles circonstances, mais qui vous ont écouté avec ferveur, vous avez toujours évité de donner des leçons de morale, ayant vous-même trop souffert quand vous étiez jeune, des tribuns qui s’indignaient sans agir, de ceux qui envoyaient les jeunes gens au front en restant confortablement assis ou de notables dont la prudence excessive servait d’alibi à l’absence d’engagement. Vous êtes ainsi devenu une référence morale pour de nombreux jeunes, qu’ils fussent officiers ou sous-officiers ou plus simplement cadres ou homme de réflexion.
Puis dans les dernières années de votre vie, vous avez aussi eu plusieurs rendez-vous avec la mort, car votre « carcasse » comme vous nous le disiez souvent, finissait pas vous jouer des tours et le corps médical, avec toute sa compétence, sa patience et son écoute, ne pouvait plus lutter contre les ravages physiques des années de déportation, les maladies contractées dans la jungle indochinoise et les djebels algériens, les conséquences des années de campagnes, d’humiliation ou de stress. Pourtant, vous avez déjoué les pronostics et vous avez tenu bon, alors que vous accompagniez régulièrement bon nombre de vos frères d’armes à leur dernière demeure ! Là encore, le mystère de la vie et de la mort vous collait à la peau.
Et puis, aujourd’hui, Hélie, notre ami, vous êtes là au milieu de nous ; vous, l’homme de tous les conflits du XXème siècle, vous vous êtes endormi dans la paix du Seigneur en ce début du XXIème siècle, dans votre maison des Borias que vous aimiez tant, auprès de Manette et de celles et ceux qui ont partagé l’intimité de votre vie.
Mais, Hélie, êtes-vous réellement mort ? Bien sûr, nous savons que nous ne croiserons plus vos yeux d’un bleu indéfinissable ! Nous savons que nous n’écouterons plus votre voix calme, posée et déterminée ! Nous savons aussi que, lors de nos prochaines étapes à Lyon, seule Manette nous ouvrira la porte et nous accueillera ! Nous savons aussi que vos écrits sont désormais achevés !
Mais, Hélie, à l’instar de tous ceux qui sont ici présents, nous avons envie nous écrier, comme cet écrivain français : « Mort, où est ta victoire ? »
Mort, où est ta victoire, quand on a eu une vie aussi pleine et aussi intense, sans jamais baisser les bras et sans jamais renoncer ?
Mort, où est ta victoire, quand on n’a cessé de frôler la mort, sans jamais chercher à se protéger ?
Mort, où est ta victoire, quand on a toujours été aux avant-gardes de l’histoire, sans jamais manqué à son devoir ?
Mort, où est ta victoire, quand on a su magnifier les valeurs militaires jusqu’à l’extrême limite de leur cohérence, sans jamais défaillir à son honneur ?
Mort, où est ta victoire, quand on s’est toujours battu pour son pays, que celui-ci vous a rejeté et que l’on est toujours resté fidèle à soi-même ?
Mort, où est ta victoire, quand après avoir vécu de telles épreuves, on sait rester humble, mesuré et discret ?
Mort, où est ta victoire, quand son expérience personnelle, militaire et humaine s’affranchit des époques, des circonstances et des passions et sert de guide à ceux qui reprendront le flambeau ?
Mort, où est ta victoire, quand après avoir si souvent évoqué l’absurde et le mystère devant la réalité de la mort, on fait résolument le choix de l’Espérance ?
Hélie, notre frère, toi qui a tant prôné l’Espérance, il me revient maintenant ce vieux chant scout que tu as dû chanter dans ta jeunesse et sans doute plus tard, et que tous ceux qui sont présents pourraient entonner : « Ce n’est qu’un au revoir, mon frère ! Ce n’est qu’un au revoir ! Oui, nous nous reverrons Hélie ! Oui, nous nous reverrons » !
Oui, Hélie, oui, nous nous reverrons à l’ombre de Saint Michel et de Saint Antoine, avec tous tes compagnons d’armes, en commençant par les plus humbles, dans un monde sans injure, ni parjure, dans un monde sans trahison, ni abandon, dans un monde sans tromperie, ni mesquinerie, dans un monde de pardon, d’amour et de vérité !
A Dieu, Hélie….A Dieu, Hélie et surtout merci ! Merci d’avoir su nous guider au milieu des « champs de braise ! »
 
( 28 août, 2013 )

Hollande contre Manuel Valls

« La France est prête à punir ceux qui ont pris la décision infâme de gazer des innoncents »

Entendant cela, les Français se sont mis à croire que le Président avait décidé de « virer » Manuel Valls, dit Manuel « Gaz » depuis les ordres qu’il avait donné contre les manifestants pacifistes des Français opposés à la scandaleuse loi dénaturant le mariage. Il n’en était rien, il s’agissait de politique étrangère…

( 28 août, 2013 )

RESISTANCE ET RECONQUETE

LE MOT DU Président

 

Résistance ! Le mot est tellement connoté par l’historiquement-correct que son utilisation semble d’une incongruité absolue à nos gouvernants qui en sont devenus la cible. Le mot passe mal chez Taubira. Elle comprend qu’on ait pu résister à la prétention nazie de vouloir « créer un homme nouveau », pas à la sienne de vouloir « réformer la civilisation ». Le vocable étrangle aussi le ministre de l’intérieur, surnommé Manuel « Gaz » depuis les violences injustifiées de sa police. Les CRS6SS, aujourd’hui, ce sont les siens ! Les « veilleurs immobiles » qui se plantent devant les palais de justice, tels des bornes de protestation contre l’emprisonnement abusif, participent aussi d’un esprit de résistance. Celui-ci vise désormais l’ensemble du gouvernement et le Chef de l’Etat dont les mensonges, le mépris, les manipulations et les violences ont suscité en effet des mouvements et des réseaux dans toute la France. Plus encore, ce sont tous les « collaborationnistes » qui sont en cause, de quelque parti dont ils se réclament. Ils feraient bien de s’en souvenir quand les élections viendront !

Les explosifs utilisés par cette résistance Ne sont fort heureusement pas d’ordre pyrotechnique. L’indignation joyeuse ou recueillie qui caractérise ses formes d’action massive ou individuelle, ridiculise les propos fantasmés de la gauche et de leurs complices médiatiques. Elle peut néanmoins être très efficace. Aujourd’hui perdants, les acteurs du printemps français sont une formidable espérance. Pour qu’elle ne soit pas gâchée, il convient qu’elle se garde de s’enliser dans le domaine partisan. Ce qui ne signifie pas de rester des spectateurs passifs des joutes électorales. Au contraire, il n’est pas amoral de conditionner l’apport de sa voix à l’engagement précis des candidats pour les valeurs de la famille. Nous savons bien que les lois de bioéthique à venir seront votées au Parlement et non par les élus des prochaines municipales. Peu importe : il est temps qu’à n’importe quel niveau toute personne briguant un suffrage populaire sache sur quels points non négociables elle sera estimée. Une longue expérience législative a démontré depuis longtemps  combien le seul curseur droite-gauche manque de pertinence en la matière. Les politiciens sans courage,  genre   NKM,  doivent   apprendre   que   le  chantage électoral, « moi sinon pire », suscitera de moins en moins d’automatisme.

Cependant, le mouvement de fond dont le printemps français est l’expression mérite bien plus que cela. Le borner à des horizons électoraux serait un détournement fantastique d’espérance. Il doit donner lieu à une réflexion profonde sur la nature de la politique. Elle est déjà entamée et Ne demande qu’à être poursuivie. Ce qui est d’ores et déjà acquis par un grand nombre d’acteurs, c’est la pertinence du politique d’abord. C’est aussi la perception de l’irrationalité de la loi du nombre quand elle est conçue comme l’unique critère de l’agir humain. C’est encore la prise en compte de la crise de la politique, drame dont les raisons semblent moins conjoncturelles que structurelles. Ces considérations sont déjà bien au-dessus des bavardages sur les habilités politiciennes des uns et des autres ou sur la manipulations des sondages. Elles constituent une rupture d’enrôlement collectif dans les rangs d’une démocratie de plus en plus totalitaire. Elles susciteront progressivement des actions constructives, en dehors des sentiers battus et nauséabonds de nos pratiques démocratiques. Tel le mouvement d’Ecologie humaine lancé avec succès à la fin du mois de juin et qui peut constituer un rempart d’où défendre l’humain des nouvelles menaces déjà programmées. Il peut aussi être un de ces lieux où se redéfinisse la politique, car le temps viendra où il faudra reconstruire en vue du bien commun. Les déficits, la fiscalité, le chômage auront raison des incompétents qui nous gouvernent. Mais le changement de personnel politique ne changera pas grand-chose. Il faut une solution de rechange à cette démocratie que le sectarisme d’un Peillon voudrait élever au rang de religion (sic), mais qui doit être perçue pour ce qu’elle est : la maladie infantilisante de la politique.

Trois axes d’action s’imposent à nous en cet été : être présents dans toutes les instances où se mène le combat pour l’humain ; accompagner la perception progressive de la vraie nature de la politique ; soutenir et diffuser le plus possible les excellents derniers numéros de Politique magazine et de La Nouvelle Revue Universelle dont l’essentiel des articles est déjà une réponse aux grandes problématiques en cours.

                                                                                                                                                                                                                                 Bernard PASCAUD

 

( 28 août, 2013 )

La Lorraine et le Nationalisme Français

 

 

Tardivement intégrée dans le giron français, la lorraine devait pourtant devenir, sous la Troisième République le fer de lance du Nationalisme.

A l’occasion du 120e anniversaire de la polémique et du 150e de la naissance de Maurice Barrès à Charmes, rappelons ici l’origine de ce thème toujours contesté.

Un article retentissant de Maurice Barrès publié dans le Figaro du 4 juillet 1892, intitulé : « La querelle des Nationalistes et des Cosmopolites », introduisait le terme de NATIONALISTE dans le vocabulaire politique français. En outre, ce texte du Figaro marquait le début d’une série de prés de 400 articles sur ce même sujet. Les propos, lettres ouvertes, réflexions diverses devaient aboutir à la définition et à l’affermissement de la doctrine politique de Maurice Barrès.

On trouve dans l’ouvrage « Scènes et Doctrines du Nationalisme » (Juven, Paris 1902) l’essentiel des dix années d’études et de controverses nationalistes qui ont eu lieu à partir de la parution de l’article déclencheur de la polémique du 4 juillet 1892. Dans le chapitre intitulé : « Programme de Nancy de 1898 », Barrès publie de larges extraits de son texte sur la querelle des Nationalistes et des cosmopolites où pour la première fois le mot nationalisme est appliqué aux affaires politiques de France.

Si le nationalisme de Barrès est fondé sur la réflexion, on sait que le nationalisme dans sa forme excessive date de la Révolution Française. La Royauté étant abolie et le culte Catholique interdit, il fallait trouver une référence suprême à l’entreprise révolutionnaire. C’est pourquoi on a alors prôné, imposé et exalté l’attachement à la nation (La Nation ou la mort !). Pour parfaire cette idée de nation, la Révolution s’est acharnée à détruire les identités provinciales en créant notamment les départements. Il fallait gommer absolument l’attachement à sa petite patrie, à la royauté, et à la religion pour se donner au culte de La Nation, seul autorisé.

Il semble que le mot nationalisme se trouve imprimé pour la première fois en 1797 dans l’ouvrage de l’abbé Barruel : Le Nationalisme ou l’amour national. Mémoire pour servir à l’Histoire du Jacobinisme.

Le nationalisme de Barrès, comme d’ailleurs celui de Maurras, Drumont, Déroulède, n’a évidemment rien de commun avec l’idéologie exacerbée des révolutionnaires ou celle plus récente du National-socialisme hitlérien.

Le Nationalisme à la Française en tant que doctrine politique a donc tout juste cent-vingt ans. Selon la définition la plus courte de Maurice Barrès : « Le Nationalisme, c’est résoudre chaque question par rapport à la France » ; c’est la notion de patrie et de l’amour des petites patries qui forme la grande. A ce sujet, le maréchal Lyautey déclarait avec Barrès : « Le Nationalisme Lorrain est inséparable du Nationalisme Français. » Jacques Bainville, qui a lui aussi des origines familiales en Lorraine, justifiait cette doctrine politique en écrivant dans son journal : « Le Nationalisme est une attitude de défense, rendue nécessaire par la faiblesse de l’Etat Français ».

La Patrie, nous dit Maurice Barrès, c’est d’abord le pays des ancêtres. C’est l’attachement à la terre et aux morts. C’est l’enracinement, la fidélité à la Tradition et le culte agissant de l’âme ancestrale servant de base à l’énergie nationale. Bien que fondé sur un enracinement profond en Lorraine, les écrits nationalistes de Barrès ont sur cette base une vocation universelle. Son régionalisme Lorrain est l’aliment de son nationalisme français. « Les individus composant une nation ne doivent pas être des citoyens du monde sans identité » Ce propos va évidemment à l’encontre des idées mondialistes que l’on tente de nous imposer aujourd’hui.

« Face aux barbares, vous devez constater que vous êtes fait pour sentir en Lorrains, en Alsaciens, en Bretons, en Belges… » Nous dit l’auteur des romans de l’énergie nationale dans « Un Homme Libre ». « L’individu me semble être lié à toutes ses ascendances mortes par le travail des individus et des sacrifiés qui l’ont précédé » Et Barrès proposait aux groupes nationalistes de venir en Lorraine considérer sur le terrain l’expression des sentiments qui l’animaient et les fondements de sa doctrine politique. « Notre patriotisme est avant tout réaliste. Je suis de tradition lorraine dans tous mes instincts ; c’est, en outre, la discipline que ma raison accepte ». Dans l’ouvrage « Scènes et Doctrine du Nationalisme » Barrès rappelle le rôle de la Lorraine à toutes les époques : « Une des plus grandes dates de l’histoire lorraine, c’est l’année 1525 où le duc Antoine arrêta net l’avancée des Rustauds au col de Saverne. Si ces bandes protestantes avaient triomphé, les destinées de la Lorraine ne se serait-elles point orientées vers l’Allemagne ? Cette victoire du duc Antoine suscita l’enthousiasme de ses sujets Lorrains, car ils croyaient à l’existence même de leur nationalité intéressée dans cette lutte ». Rappelons ici que le sentiment national des Lorrains s’est développé fortement suite à la victoire du jeune duc René II sur Charles le Téméraire en 1477. A peine un demi-siècle avant, Jeanne d’Arc, jeune fille des marches lorraines, devait jouer le rôle que l’on sait dans l’histoire de la Patrie Française. 

Au moment des guerres de religion, la fermeté du duc Charles III empêcha les troubles sanglants et les déchirements que l’on observait en France ou dans l’Empire. C’est en Lorraine que fut fondée la Ligue par les princes de Guise pour combattre l’ampleur de la Révolution protestante.

Au XVIIe siècle, il faut souligner l’importance de l’action du duc Charles V pour la chrétienté. En effet, le duc de Lorraine est le glorieux vainqueur au siège de Buda, à la bataille du Saint-Gothard et surtout devant Vienne où sa victoire arrêta l’avance ottomane en Europe. On sait  d’autre part que de tous temps, le duché de Lorraine a servi d’Etat tampon entre le royaume des lys et le Saint-Empire Romain germanique.

La défaite de 1870 devait marquer douloureusement la France et évidemment encore plus profondément la Lorraine dont une partie du territoire se trouvait amputée et annexée avec l’Alsace au Reich allemand. Dès 1871, on attendra « la revanche », la guerre de libération des territoires perdus. Les Lorrains ne voulaient voir dans cette nouvelle frontière qu’une ligne  de séparation provisoire.

Tandis que Metz était sous la botte prussienne, Nancy multipliait les manifestations patriotiques et militaires. Dans le sanctuaire des Lorrains, sur la colline mariale de Sion, au cours de cérémonies émouvantes, Maurice Barrès, plaça sur l’autel une croix de Lorraine brisée portant l’inscription en patois : « Ce n’ame po tojo ! » (Ce n’est pas pour toujours).

Sous cette troisième république proclamée pendant la guerre de 1870, les passions politiques s’exerçaient avec ardeur, d’autant plus que les factions étaient nombreuses. En Lorraine pourtant, l’évolution politique n’avait pas suivi celle de la majorité de la France. D’ailleurs, aucun socialiste ne fut élu député avant la guerre de 1914. La Lorraine constituait alors un bastion où bouillonnaient les sentiments nationalistes.

En 1913, c’est un Lorrain, Raymond Poincaré,  fervent   patriote   qui   est  élu président de la République. C’est à cette époque que Charles Maurras se plaisait à évoquer ceux qu’il nommait « Les Princes Lorrains » ; c’est-a-dire : Barrès, Poincaré, Lyautey. Le fondateur de l’Action Française déclarait alors : « On se sent gouverné, au temporel comme au spirituel par une équipe lorraine. Comme en d’autres temps, où les Guise influaient sur la politique de leur époque ». Parlant de l’Action Française, Barrès de son coté se déclarait heureux qu’un groupe organisé se donnât la tâche de formuler les principes nationalistes. Toutefois, les différences sont sensibles. Le nationalisme de Barrès est plus personnel et sentimental que celui, plus raisonné de Maurras ; plus modéré que celui de Drumont et plus perspicace que celui de Déroulède.

Quand le 3 août 1914, le conflit attendu éclata, la Lorraine se trouvait dès le début de la guerre, notamment avec Verdun, le bouclier de la France sur lequel l’ennemi frappait avec vigueur. A la fin des hostilités, Barrès notera dans ses cahiers le propos tenu par un Maréchal de France en novembre 1918, dans la cathédrale de Metz, lui déclarant que par son œuvre il a contribué à la victoire. Il est vrai que les officiers de « la revanche » étaient pour la plupart de fervents nationalistes.

Aujourd’hui, condamné par la plupart de nos politiques, le nationalisme de Barrès est, de toutes façons, considéré comme « politiquement incorrect ». Faut-il pour autant le mépriser ?

Jean-Marie Cuny

 

( 28 août, 2013 )

EDITORIAL de Philippe SCHNEIDER du numéro 301 de La Lorraine Royaliste

 

 

Après le numéro 300, l’aventure continue pour poursuivre le combat sur le modeste créneau que nous occupons par devoir et fidélité. Le présent comme l’avenir semble sombre, la France semble devoir disparaître et donc les Français, remplacés par des « habitants » du territoire, sans passé et donc sans avenir, des sortes de « zombis » parfaitement manipulables et manipulés par les groupes de pression pour le plus grand bien de la finance internationale, du moins à un terme qui ne paraît pas très long. Au moins, il y a des gens qui auront « fait du fric » !

Tout semblait bien parti pour eux : destruction finale de la famille, élimination du genre humain, l’homme n’étant plus qu’une matière comme une autre, ce qui résulte bien de la dernière loi autorisant l’expérimentation sur les embryons humains, Hollande réalisant le « rêve » hitlérien !

 

Et pourtant, véritable « miracle » politique, les Français se réveillent. Des millions d’entre eux se sont retrouvés sur la rue, des personnes n’ayant – pour la plupart – jamais manifesté. Non seulement ils marquent leur refus des lois contre nature que l’on veut leur imposer, mais ils montrent qu’il ne s’agit pas là d’une réaction instinctive sans avenir. Malgré le vote scandaleux de la loi, ils continuent à s’opposer, à manifester, par centaines de milliers, dans toute la France malgré une répression particulièrement active. Ce sont les veilleurs, debout ou assis, une présence continuelle et massive sur toutes les manifestations, spécialement dans le Tour de France. La télévision, la radio, la presse en générale ont beau « censurer » ces manifestations, l’information passe : on sait que la voiture du président de la république a dû passer entre deux rangées de manifestants de la « manif pour tous », que le drapeau de 600 m2 est édifié tous les jours (dont une fois par des jeunes Lorrains ), qu’aucun ministre ne peut plus se déplacer sans rencontrer des groupes qui lui font savoir leur attachement aux valeurs traditionnelles de la famille.

Rien ne sera « lâché » tant que notre gouvernement devenu illégitime (bien que légal) par ses lois contre nature ne sera pas revenu sur elles.

Il n’est pas jusqu’au 14 juillet, jour où le président fut hué et sifflé tout au long de sa descente des Champs Elysées. C’est lui et lui seul qui fut rejeté par la population. Par contre, nos valeureux militaires, ce qui reste de notre armée fut acclamé, comme il se doit. Pauvre armée sacrifiée par François Hollande comme elle le fut par Nicolas Sarkozy ou Jacques Chirac. Certes nous avons encore pu un peu briller au Mali avec quelques avions et une dizaine d’hélicoptères !! Comment ne pas voir aussi ce matériel terrestre qui accuse un âge certain (plus de quarante ans souvent), plus ou moins bien rafistolé pour « tenir ». Heureusement que les islamistes n’ont pas mis en face de nous une armée cohérente, se contentant la plupart du temps de mener un combat de retardement pour leur permettre de se replier en Lybie ou en Algérie ( ?), ce dernier pays menant une politique très trouble ! Comme toujours lorsque les armées sont très diminués, on met en avant les « forces spéciales », certes très utiles mais pour permettre aux forces conventionnelles de vaincre et d’occuper le terrain. Lorsque ces dernières n’existent plus, ce qui est le cas, nous pouvons admirer le travail de ces « forces spéciales » mais où est l’exploitation ? A part, bien sûr, l’exploitation par les politiciens… En fait, notre armée est maintenant incapable de défendre le pays et d’intervenir à l’extérieur seule (on l’a encore bien vu au Mali, malgré la faible intensité de cette opération), tout est insuffisant, aussi bien dans l’armée de terre que dans l’aviation ou la marine. Et quand nous avons un peu de matériel moderne, nous n’avons pas les moyens de l’entretenir et d’entraîner suffisamment nos soldats. Il est évident qu’un pays comme le nôtre, pour être crédible et efficace, soit avoir une défense représentant un minimum de 4% du PIB. De plus, ce n’est pas une dépense inutile sur le plan économique si nous achetons français car cela fait travailler nos entreprises et la recherche, ce qui manque cruellement à la France aujourd’hui.

 

Il est vrai que le Président nous promet (l’a-t-il lu dans le « marc  de café » ?) qu’il y allait avoir une « reprise économique » très bientôt. Non seulement, elle ne semble pas arriver mais c’est la contraire qui semble le plus probable : nous allons vers une aggravation de la crise, particulièrement en Europe à cause de l’Euro… Et puis, il y a la grave menace d’une crise secouant la Chine et sa « bulle » financière qui risque d’éclater entraînant une récession dans ce pays et se propageant au monde entier.

Rien n’est sûr, mais c’est probable. Mais, après tout, le Président ne prévoit qu’une très légère amélioration (en fait une diminution de la chute !) en fin d’année, ce qui est possible en « truquant » quelques statistiques, mais pas… ensuite !

 

Comme toujours en république, nos gouvernants ne voient qu’à court terme, au jour le jour. L’avenir est toujours sacrifié, comme dans la politique familiale : il s’agit d’assouvir des « plaisirs » immédiats en sacrifiant l’avenir qui passe par une protection de la famille traditionnelle et des enfants… Tant que nous ne retrouverons pas une famille à la tête des familles de France, notre famille royale, aucun redressement ne sera possible. Allons, au travail, montrons à tous les manifestants qui se sont retrouvés depuis plusieurs mois pour dire « non » à la destruction de la famille que rien ne sera jamais possible en France si elle reste en république.


 

 

( 28 août, 2013 )

Journées Chouannes 2013 Les 31 Aout et 1er Septembre

 
Journées Chouannes 2013 Les 31 Aout et 1er Septembre  
( 23 juillet, 2013 )

Pierre Fabre : A Dieu…

22 juillet 2013

Le témoignage de Bernard ANTONY, qui a si bien connu le grand disparu

 

 

Tout mon pays tarnais si marqué par l’empreinte extraordinaire

 de Pierre Fabre est dans le deuil. Et bien au-delà : non seulement

 les personnnels de tous les établissements de l’Entreprise mais

 aussi des multiples filiales de par le monde.

 Le pleurent aussi nombre de ces « enfants du Mékong » dont il a tant aidé la belle association qui porte ce nom, fondée et longtemps dirigée par « Tonton Péchard », ce légionnaire passé par les camps viets et qui consacra héroïquement et saintement sa vie aux enfants orphelins ou sinistrés de la tragédie indochinoise. Pierre Fabre n’était pas en effet qu’un immense chef d’entreprise mais un grand Français, patriote de cœur et d’âme, harmonisant dans toute son œuvre l’amour de l’enracinement dans sa terre et le sens de l’universel.
Me reviennent les merveilleux moments sur ces questions, chez lui ou chez son frère Jean, avec Gustave Thibon. Il se faisait une joie de le faire ramener avec son hélicoptère, chez lui, à Saint-Marcel-d’Ardèche, en compagnie d’Elisabeth mon épouse.
Avec Dom Gérard, que je connus quelques années avant de le connaître et qui est monté au Ciel il y a déjà plus de cinq ans, Pierre Fabre est le deuxième homme à avoir marqué autant ma vie. Dire que je lui dois beaucoup serait peu dire. De lui j’ai appris beaucoup, professionnellement presque tout, mais aussi beaucoup de ce que j’ai pu comprendre sur la conduite des hommes.
De 1968 à ce jour, son attentive amitié pour ma famille et moi, fut constante. Même lorsqu’il se désola, sans m’en vouloir un instant, de me voir quitter l’entreprise pour mes chemins militants. D’ailleurs, pour les œuvres de Chrétienté-Solidarité jamais je ne fis en vain appel à lui. Il partageait tant cet idéal de solidarité chrétienne ! Je pouvais ainsi toujours de Beyrouth, de Tegucigalpa ou Slavonski-brod lui demander de l’aide pour les enfants dans les malheurs de la guerre.
Auparavant, pendant presque quinze ans, j’avais eu la grande chance de travailler selon les postes qu’il me confia. Ce n’était pas toujours facile tant il était un travailleur acharné et tant il voulait en tout, avec raison, la perfection.
C’était là l’exigence première de son métier, de son idéal de pharmacien et de l’homme de science au service de la santé et de la beauté. Cette volonté de perfection s’exprimait aussi dans sa passion à donner à ses collaborateurs les plus beaux cadres de travail qui soient, dans l’harmonie de l’architecture, de l’agencement intérieur, de l’intégration aux paysages, de la splendeur des espaces verts.
Passionné d’histoire, infatigable lecteur aussi, ayant fait son miel de bien des personnages qu’il admirait, Pierre Fabre n’était certes pas un idéologue, un théoricien abstrait sur les questions économiques et sociales. Mais aux commentateurs ignorants et aux politiciens médiocres confondant le social et le socialisme, la gauche et la justice,  il est aisé de répliquer, pour la vérité de l’homme, de son œuvre et de ses convictions, qu’il a été certainement un des plus grands réalisateurs des principes de ce que l’on appelle la doctrine sociale de l’Église.
Il évoquait souvent d’ailleurs, comme son frère Jean, ce qu’ils devaient de culture politique dès leur jeunesse à l’abbé Chauvon de Castres, prêtre de grande foi et de grand rayonnement, de forte conviction contre-révolutionnaire qu’il évoqua souvent au long de sa vie. Je me souviens encore de la passionnante rencontre que je leur organisai avec Louis Salleron, cet homme trop oublié aujourd’hui, qui était un grand penseur catholique et notamment un grand économiste, qui avait tant œuvré pour maintenir l’agriculture française pendant la seconde guerre.
Avec mon ami Henri Yrissou, député-maire de Gaillac, si cher aux trois frères Fabre, (Roger, Jean et Pierre), Louis Salleron avait été un des conseillers les plus proches d’Antoine Pinay, cet homme politique qui fut à bien des égards, en son temps, un grand chef de gouvernement qu’ils admiraient.
Louis Salleron, avec ses articles dans Itinéraires et son livre « Diffuser la propriété », était une de ces intelligences claires qu’appréciait Pierre Fabre. Sans doute médita-t-il les idées sur la diffusion de la propriété. Mais surtout, comme nul autre, il a su les mettre en œuvre dans la magnifique réalisation, scientifique, commerciale, industrielle, sociale de son entreprise.
Autre principe : des unités à taille humaine n’excédant jamais quelques centaines de personnes. Pierre Fabre n’était pas de ceux qui empilent les hommes pour des raisons de rationalité économique immédiate. Il savait combien le respect de l’écologie humaine était une des clés de la réussite des entreprises.
Je voudrais reparler plus longuement de tout cela dans mon émission du 4 septembre sur Radio-Courtoisie. Je ne puis en effet assurer ce mercredi « l’enregistrement » obligatoire de celle du 7 août en raison des travaux prévus au cours du mois. Je serai à Castres, aux obsèques. J’y retrouverai tant et tant de visages amis, ceux des « conditionneuses », des préparateurs et des dépanneurs-régleurs de l’usine de Sonal où j’ai passé  de belles années comme chef du service du personnel, ceux des délégués syndicaux avec lesquels je connus toujours une estime réciproque, ceux aussi de tous les autres secteurs de l’entreprise sur lesquels j’exerçais mes missions d’animation des relations humaines.
Je retrouverai aussi les « grands » du Rugby du Castres Olympique et notamment Gérard Cholley, le légendaire pilier du Quinze de France, cadre dans l’entreprise. Le rugby était la grande passion sportive de Pierre Fabre. J’évoquerai également cela sur Radio-Courtoisie.
Je voudrais dire enfin qu’une des premières messes de l’université du Centre Charlier, la semaine prochaine, à Lourdes, sera dite à son intention.
Parmi ceux qui ont pu, comme Elisabeth et moi, le voir une dernière fois sur son lit de mort, dans sa chambre de la maison de Lavaur, quelques-uns ont pu constater combien il aimait s’entourer de représentations, peintures et statues de la Vierge Marie et d’abord de celles de la Grotte de Lourdes.
Car, au service de la science et des progrès de la médecine et du bien commun social, Pierre Fabre était habité par la charité et porté par l’espérance.
PS : L’émission du 7 août sera dirigée par Jeanne Smits, avec tout le talent qu’on lui connaît.
( 17 juillet, 2013 )

Le nouveau POLITIQUE MAGAZINE est parue

 
 
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Numéro d’été (120) - à la Une : « L’espérance »

Manif pour tous : Analyse, bilan et perspective d’un soulèvement sans précédent.     

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« …Cette fronde gagne d’autres terrains que celui du mariage gay, des terrains peut être encore plus explosifs. Deux conceptions de la civilisation s’affrontent. Toute une génération née à la politique a désormais conscience de cet
enjeu. Des réseaux qui ne se connaissaient pas se sont rapprochés. Le combat ne fait que commencer. À cette « insurrection de l’esprit », comme l’écrit Christian Tarente, il faut désormais cette perspective d’avenir : reprendre le pouvoir ! »

Jean-Baptiste d’Albaret, rédacteur en chef

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Plus de 30 pages de dossier!

Une lecture en profondeur du mouvement « Manif pour tous », sous la plume des philosophes ou écrivains Jean-François Mattéi, Jean Sévillia, Jean-Marie le Méné, l’abbé Guillaume de Tanoüarn, Jacques Trémolet de Villers, Hilaire de Crémiers

Entretiens avec Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous, avec Béatrice Bourges, porte-parole du Printemps français – Rencontre avec les Hommen, les Veilleurs – Plongée au coeur de la police politique – Points de vue des provinces, de l’étranger - Points de vue des blogs influents -Analyse du rôle de l’Eglise – Conséquences pour le FN et l’UMP pris au piège – Réflexion sur le sens d’une révolte civilisationnelle – Perspectives politiques et anthropologiques. 

  

A lire sur le site de Politique magazine :

>>> « Nous sommes entrés en résistance! » : entretien avec Ludovine de la Rochère

>>> « Un mariage virtuel » par Jean-François Mattéï

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( 17 juillet, 2013 )

L’embryon humain devient un outil de l’industrie pharmaceutique

Communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune :

« Cet après-midi, les députés ont signé l’épilogue estival de l’entreprise de modification de la loi de bioéthique engagée par les radicaux de gauche et portée avec obstination par la ministre de la recherche. Compte tenu de la réserve et du blocage des votes mis en œuvre par cette dernière jeudi 11 juillet pour abréger l’examen des amendements de l’opposition, et afin d’éviter éviter à tout prix que l’un d’eux ne soit voté, le vote solennel global d’aujourd’hui ne revêtait pas un suspens insoutenable. Or, face aux directives de vote de la majorité et à la discrétion d’une partie des ténors de l’opposition, la Fondation Jérôme Lejeune regrette que les représentants politiques, n’aient pas voté en conscience alors que les conséquences de ce bouleversement sont majeures. Les conséquences concrètes d’une éventuelle adoption de la proposition de loi qui détruit des êtres humains vivants portent atteintes à l’Etat de droit.

  • L’embryon humain est présumé disponible pour être détruit dans la recherche. Le passage d’un principe d’interdiction (assorti de dérogations) à celui d’autorisation (encadrée) fait de façon inédite de l’embryon humain, d’un être humain, un matériau disponible pour des expérimentations sous pavillon de complaisance de la médecine. Nous devenons une société « embryocide » c’est-à-dire dont un des principes repose sur l’homicide de l’embryon humain.

  • La charge de la preuve ne s’impose plus au chercheur qui n’a plus à justifier de sa recherche sur l’embryon. Certains chercheurs partisans de ces recherches – faut-il rappeler que tous n’appellent pas à ce changement législatif loin de là – se sont dits « stigmatisés » par le régime actuel qui les contraint à justifier. Mais n’est-ce pas la moindre des choses, dès lors qu’il s’agit d’expérimenter sur du vivant humain ? Le principe de précaution tant valorisé lorsqu’il s’agit d’écologie par exemple s’évapore ici et un tapis rouge est déroulé à la marchandisation du vivant.

  • L’embryon humain dit « surnuméraire » devient officiellement un réactif de laboratoire. L’embryon humain deviendra un outil de l’industrie pharmaceutique, réelle bénéficiaire de l’adoption de cette proposition de loi. Déjà en 2011, le LEEM soutenait les positions suivantes au moment de la révision de la loi de bioéthique :
    • L’assouplissement des démarches nécessaires au développement des lignées et du champ possible d’investigation en matière de cellules souches embryonnaires
    • La mise en place d’autorisations d’importations de lignées de CSE sans dérogation et de l’autorisation de réaliser des transferts de noyau sous contrôle strict (en d’autres termes, du clonage)
    • Faire entendre la voix de la France via les instances concernées (INPI, …) afin de faire revenir l’OEB sur sa décision d’exclure de la brevetabilité les produits issus de cellules souches embryonnaires
  • La recherche non-embryonnaire – la seule à être à la fois éthique et efficace aujourd’hui – sera sacrifiée dans les plans de financement. Alors que cette dernière reçoit des crédits croissants dans les pays développés en pointe sur l’innovation thérapeutique tel que le Japon, la France va creuser son retard pour des raisons idéologiques.

La Fondation Jérôme Lejeune constate que, si ce n’est pour des raisons évidentes d’éthique, les députés n’ont pas su discerner les enjeux stratégiques qui se jouent en termes de recherche sur les cellules souches. Ils ont choisi d’enfermer la France dans l’aveuglement et le fantasme entretenus autour des prétendues (depuis plus de 20 ans…) perspectives de la recherche utilisant l’embryon humain au lieu de miser courageusement et efficacement dans ses alternatives. La Fondation Jérôme Lejeune soutient en France l’initiative citoyenne européenne Un de nous qui avance vers le million de signatures et portera à l’automne devant la Commission européenne une requête pour stopper les financements européens aux programmes de recherche sur l’embryon humain. »

( 16 juillet, 2013 )

De Sarkozy à Hollande, la conquête fémène de la République.

 

  • communiqué de l’AGRIF 

De Sarkozy à Hollande, la conquête fémène de la République.

 

 Sous l’influence de Carla Bruni, épouse Sarkozy, le directeur de Charlie-Hebdo, Philippe Val a jadis été nommé directeur de France-Inter.

Aujourd’hui, avec sa compagne Fiammetta Venner, Caroline Fourest, ardente prosélyte de la cause fémène, anime sur cette radio l’émission quotidienne précédant les informations de 13 h.

Mais l’une et l’autre tiennent aussi très largement leur place dans maintes émissions de télévision. Et voilà qu’un timbre de la poste française présente désormais la Marianne républicaine sous les traits d’une fémène très médiatiquement promue. Dans un accès de délicate poésie, Inna Shevchenko a déclaré en anglais sur twitter : «  Maintenant tous les homophobes, extrémistes, fascistes auront à me lécher le cul quand ils voudront envoyer un timbre« , perspective effrayante qui, sans nul doute, n’encouragera pas les Français à utiliser les voies postales déjà fortement délaissées.

Ainsi, avec la complicité des plus hautes autorités de la République, se met en place un véritable pouvoir « fémen », idéologique et « culturel », anti-chrétien et nihiliste.

Cette drôle de république, gouvernée par le lobby ultra-minoritaire LGBT, est fondamentalement méprisante de la nature humaine et de la volonté du peuple. C’est une indécente et insupportable manipulocratie cynique. François Hollande, radicalement incapable d’élaborer des politiques d’intérêt national, est en revanche un as dans toutes les entreprises de démolition. Lui aussi devra en rendre compte.

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