( 4 avril, 2014 )

Au sujet de Jean ZAY au Panthéon

 

On nous fait part de cette information que nous soumettons à nos lecteurs

Pour votre information

 

Après l’annonce du Président de la République, le 21 février 2014 de faire entrer au Panthéon Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay.

Le Comité National d’Entente présidé par le Président de la Saint-Cyrienne a publié un communiqué spécial (ANNEXE 1)

Le ministre délégué aux anciens combattants a répondu le vendredi 14 mars

 

Président de plusieurs associations “en province”, je pense qu’il est bon de savoir ce qui se passe à Paris et, encore mieux, d’intervenir.

Voici le message que j’ai envoyé au Général (2s) Delort, Président du Comité National d’Entente et Président de la Saint-Cyrienne. dg@saint-cyr.org

 

Le 24 mars 2014

 

Monsieur le Président,

 

Je donne suite à votre invitation à vous faire parvenir mes sentiments sur cette » affaire Jean Zay » en regrettant que vous n’ayez joint à votre message le texte de la réponse personnalisée de Mr Kader Arif.

En préambule, je dis avec force que tout doit être mis en œuvre  pour

s’opposer au transfert des cendres de Jean Zay au Panthéon et que nous avons le devoir de rassembler tous les atouts possibles pour ce faire. En ce sens le communiqué précipité du« Comité national d’entente» , non concerté en réunion plénière traduit un amateurisme qui ne pouvait qu’en tuer la portée.

On ne peut pas écrire « Nous Condamnons », surtout quand l’unanimité

du « Comité national d’entente » risquait de se fissurer (et ça s’est produit) par manque de préparation. Sous peine de se ridiculiser et pire de se dévaluer, avant de condamner, il faut être assuré de pouvoir faire appliquer une sentence.

Il ne suffit pas de plagier le « j’accuse » de Zola pour avoir raison. Les temps ont bien changé. Aujourd’hui, après avoir épuisé les effets du lobbying, celui qui n’est pas capable de mobiliser au delà de son cercle

pour descendre en nombre dans la rue ou de créer un événement susceptible de mobiliser à bon escient les media comme caisse de résonance, n’obtiendra rien. Condamner dans le vide ne conduit qu’à donner une stérile bonne conscience aux procureurs !

Toute forme de communication combative est un art qui suppose une capacité d’analyse, puis d’influence en rapport avec le sujet auquel on veut s’opposer. Or, une analyse sérieuse ne peut pas négliger le contexte, en général à dominante politique. Dans ce cas, en passant à l’action il faut aussi se prémunir contre toute forme de riposte bâtie sur le sectarisme et la mauvaise foi.

Dans le cas présent, on déplore une fois de plus que le pouvoir politique ait créé un nouveau sujet de division entre les Français (parmi tant d’autres sujets, on peut citer, par exemple, la célébration du 19 mars).

Autrement dit : « Diviser pour régner« , en imposant la règle sans pitié, jusqu’à susciter la haine entre concitoyens. Sur ce thème, le premier round est perdu puisque la réponse individualisée du ministre auprès des signataires a entraîné 2 désistements et a donc réussi à diviser.

CQFD. Sans plan de com dans l’espace et dans le temps, sans conviction militante et sans cohésion inoxydable, il ne pouvait en être autrement.

Il faut impérativement en tirer les leçons à moins de se satisfaire de faux semblants, ce qui n’est pas plus dans les gênes des membre du CNE que dans ceux des vrais patriotes au regard desquels nous avons de lourdes et gratifiantes responsabilités.

Tout en dénonçant le choix du Président de la République, sans avoir hélas la capacité de le condamner, il faut hurler que notre Histoire propose à notre Mémoire tant d’autres personnalités héroïques qui se sont sacrifiées pour l’honneur du Drapeau français, et dont le parcours

est unanimement admiré car totalement conforme aux valeurs de notre

Nation.

En distinguant un Jean Zay, ministre du Front populaire, de surcroît celui de l’Education nationale, on honorerait, en notre nom et avec quelques arrière-pensées, ceux qui ont préféré le drapeau rouge avec le poing levé plutôt que le Drapeau français dont le rouge est celui du sang de ceux qui sont « Morts pour la France ».

Ceci dit sans animosité, mais avec le seul souci de l’efficacité et avec mes sentiments respectueux.

Colonel (er) P. Geoffroy

Président de plusieurs associations « en province »

 

 

ANNEXE 1

Paris le 13 mars 2014

 

Nous condamnons,

Depuis la Révolution, 75 hommes et femmes ont été honorés par la Nation pour avoir marqué l’histoire de France. Les choix ont été difficiles à faire et parfois des familles s’y sont opposées comme celles de Péguy et de Camus.

Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay devraient faire leur entrée au Panthéon le 27 mai 2015, lors de la journée nationale de la Résistance, selon la déclaration faite par le Président de la République lors de son discours en hommage à la Résistance, le 21 février 2014 au Mont Valérien.

Les trois premiers sont des résistants et répondent à l’objet de cet hommage, il n’en est pas de même pour Jean Zay. Certes il a été interné avant d’être lâchement assassiné en juin 44 mais tant d’inconnus et de célébrités sont morts les armes à la main ou dans des camps d’extermination, après des faits de résistance, que cela ne fait pas de lui un héros. Il n’y a pas si longtemps à propos du capitaine Dreyfus l’ancien garde des Sceaux, Robert Badinter, déclarait : «Dreyfus est une victime, certes d’un courage exceptionnel, mais une victime, et le propre du héros c’est d’avoir le courage de choisir son destin ». Jean Zay est une victime. En cette année du Centenaire de la Grande guerre la provocation est ailleurs. Elle est immense, elle est inoubliable. L’auteur ne l’a jamais reniée, l’aurait-il fait qu’il est des fautes inexcusables, celle de l’atteinte au symbole par excellence de notre patrie, de notre pays, de notre nation, le Drapeau.

Il faut avoir entendu ou lu «… Terrible morceau de drap coulé à ta hampe, je te hais férocement, Oui, je te hais dans l’âme, je te hais pour toutes les misères que tu représentes… Que tu es pour moi de la race vile des torche-culs ….».

Nous condamnons totalement un éventuel transfert des cendres de Jean Zay au Panthéon. Il est des injures qui ne se rachètent pas et qui ne peuvent s’oublier au moment de prétendre au Panthéon.

Certains diront qu’à 20 ans il a commis une faute et qu’il était bien jeune mais 20 ans c’est déjà assez vieux pour mourir pour la France pendant la Grande Guerre, la Résistance et la Libération, aujourd’hui lors des opérations extérieures, en Afghanistan, au Mali, en RCA !

Il est hautement préférable de transférer les cendres d’un Résistant, d’un Français Libre, d’un Soldat de la 1ère armée, métropolitain ou « indigène », inconnu, aux côtés de ceux qui sont la mémoire de la France. Les Français s’y retrouveront comme aussi tous les adhérents des associations patriotiques et du monde combattant ici présentées.

Le Général de corps d’armée (2s) Dominique DELORT

Président de la Saint-Cyrienne

Président du Comité National d’Entente

 

( 28 mars, 2014 )

11 AVRIL 2014 – Bernard ANTONY à NANCY

L’Association HISTOIRE ET CULTURE

 

Vous invite

à  une Conférence-débat

 

Avec

 

Bernard ANTONY

Président de l’AGRIF

(Alliance Générale contre le Racisme et pour le respect de l’Identité Française et chrétienne)

Président de Chrétienté-solidarité

 

« Face au processus génocidaire de notre peuple, l’AGRIF sur ses créneaux,

ses répliques, ses victoires »

 

VENDREDI 11 AVRIL 2014

Brasserie « LES DEUX PALMIERS »

64 rue Stanislas à Nancy

 

19 h : accueil

19 h 45 : conférence

Bernard ANTONY signera ses derniers ouvrages

21 h 00 : débat avec le conférencier autour d’un buffet froid.

Participation aux frais : 12 € par personne hors boissons. 5 € pour étudiants.

( 28 mars, 2014 )

le « dérapage » de BHL

L’ Institut du Pays Libre communique:

Dans le Point de cette semaine, l’ancien maoïste non repenti et ultra-belliciste irresponsable Bernard-Henri Lévy se livre à une série de considérations sur un certain nombre de personnalités du FN.

 
Sur chacune il introduit son propos par la formule : « Français, vous devez savoir… »
 
Sur moi-même et Thibaut de la Tocnaye, il écrit : 

« Français, vous devez savoir que Thibault de La Tocnaye, candidat à Cavaillon et proche de la mouvance ultra du parti, animée par BernardAntony, se vante d’avoir combattu dans les rangs des milices libanaises coupables, entre autres, du massacre de Sabra et Chatila. »
 
Si toutes les informations qu’il prétend révéler sont de même acabit, on doit une fois encore considérer avec commisération ce personnage dont le grand Raymond Aron disait après son livre « L’idéologie française » qu’il était un « philosophe auto-proclamé, un discoureur de café du commerce ».
 
BHL est décidément un aussi piètre informateur que philosophe.
 
Il devrait savoir que n’étant plus au Front National depuis dix ans, je n’en anime évidemment pas ce qu’il appelle « la mouvance ultra » ! N’étant par ailleurs aucunement ultra, sinon contre la connerie et la désinformation.
 
Quant à Thibaut de La Tocnaye,  il a certes avec courage combattu auprès des héroïques compagnons de Béchir Gemayel. Il n’était ni à Sabra ni à Chatila, massacres effectués sous la responsabilité de l’agent triple libano-israélo-syrien Hélie Hobeika.
 
Quoique, comme moi, nullement hostile à l‘État d’Israël, Thibaut de la Tocnaye n’était pas au moment de Sabra et Chatila auprès du général Sharon. Il était alors, comme aujourd’hui, l’ami de Samir Geagea que l’assassin Hélie Hobeika essayait d’éliminer.
 
La vérité, c’est que BHL demeure ce qu’il fut : un roquet tchékiste !
( 26 mars, 2014 )

Alger, 26 mars 1962, rue d’Isly : un crime d’État !

Article de Manuel Gomez paru sur le site BOULEVARD VOLTAIRE
 

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Le 26 mars 2014

En 1962, les accords d’Évian viennent d’être signés. Le gouvernement français s’est déculotté mais de Gaulle n’est pas pleinement satisfait.

 

 

Christian Fouchet, alors ministre de l’Intérieur lors des événements de 1968, avouera avoir été l’organisateur du massacre de la rue d’Isly, le 26 mars 1962, pendant son mandat de haut-commissaire en Algérie.

Limogé le 31 mai 1968 par le chef de l’État (de Gaulle), il avouera le 28 octobre 1969 : « J’en ai voulu au Général de m’avoir limogé au lendemain de mai 1968. C’était une faute politique. Il m’a reproché de ne pas avoir maintenu l’ordre… » « Vous n’avez pas osé faire tirer », m’a-t-il dit. « J’aurais osé s’il l’avait fallu », lui-ai-je répondu. « Souvenez-vous de l’Algérie, de la rue d’Isly. Là, j’ai osé et je ne le regrette pas, parce qu’il fallait montrer que l’armée n’était pas complice de la population algéroise. » Christian Fouchet avoue donc avoir assassiné ce jour-là des Français innocents et désarmés sur ordre de De Gaulle.

En 1962, les accords d’Évian viennent d’être signés. Le gouvernement français s’est déculotté mais de Gaulle n’est pas pleinement satisfait. La situation en Algérie n’évolue pas comme il le souhaite. L’armée française respecte le cessez-le-feu unilatéral mais les enlèvements et les assassinats se multiplient du côté FLN et l’OAS s’obstine à défendre cette terre encore française !

Il faut donc provoquer un clash. Le prétexte sera une embuscade au cours de laquelle six soldats français seront abattus par un commando Delta de l’OAS.

Depuis le 19 mars, les militaires remettent leurs armes sur simple demande de l’armée secrète et tout se déroule dans le meilleur esprit, jusqu’à cette heure où un coup de feu tiré de l’intérieur d’un véhicule militaire, par un septième homme en treillis non réglementaire, déclenche une riposte immédiate.

Normalement, il devrait y avoir des morts, mais également des blessés ; eh bien ce jour-là, il n’y eut que des morts, achevés d’une balle dans la tête après le départ du commando Delta.

On connaît la suite : blocus de tout le quartier de Bab El Oued par 10.000 soldats et CRS sous les ordres du général Ailleret et représailles dignes des nazis. Pour mettre un terme à ce blocus meurtrier, une longue marche pacifique fut organisée. Pas d’armes, bien entendu, des femmes, des enfants, des civils, protégés par des drapeaux tricolores.

À leur arrivée rue d’Isly, devant la Grande Poste, un coup de feu est tiré d’un toit avoisinant. Qui a tiré ? Ce sera un mystère jusqu’à fin mai 1968.

On a la preuve, par des témoins présents et encore vivants, et par des bandes-son, que des soldats arabes, fraîchement débarqués du bled, avaient été placés volontairement aux premiers rangs du service d’ordre, sachant qu’ils paniqueraient et tireraient sur les manifestants.

Bilan : près d’une centaine de morts, entassés nus sur le sol de la morgue de l’hôpital Mustapha, dont les corps ne seront jamais rendus à leurs familles.

( 23 mars, 2014 )

Ukraine : quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage…

Article de Gérard HARDY, Vice-Président du Rassemblement pour la France, paru sur le blog « LA FAUTE A VOLTAIRE »

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M. Poutine est devenu l’antéchrist du monde « libre ». La Russie n’a rien demandé et se trouve désignée comme l’ennemi du bien du jour au lendemain.

Voilà maintenant quatre semaines que l’on nous bassine avec une pseudo agression russe en Ukraine. Il est temps de sonner la mi-temps, de reprendre sa respiration et surtout d’être un peu sérieux.

En préalable à toute réflexion objective, il faut rappeler quelques vérités fondamentales que les laquais de la pensée unique font mine d’ignorer.

Tout d’abord, il conviendrait de se souvenir de l’origine des fonds qui ont servi à financer le coup d’État de la place Maïdan et de se rappeler que les révolutions spontanées n’existent que dans la littérature socialiste pour enfants.

Ensuite, il est intéressant de s’imaginer Vladimir Poutine, goûtant le plaisir que lui procure la réussite de jeux olympiques de Sotchi. Qui peut croire, à part un journaliste occidental aux ordres, que c’est le moment qu’aurait choisi le président de la Fédération de Russie pour saborder son propre succès en matière de relations internationales ? On nous prendrait pour des imbéciles qu’on ne ferait pas autrement.

Enfin, pourquoi le même Vladimir irait-il mettre le souk dans un pays qui lui est historiquement et culturellement si proche, politiquement et économiquement tant dépendant ? La source du mal est évidement extérieure à l’Ukraine. Des intérêts qui, de loin, dépassent l’aspiration démocratique des Ukrainiens sont bien sûr en jeu. Ressources de la Mer noire, élargissement de la zone d’influence de l’OTAN, isolement diplomatique de la Russie qui ose s’interposer en Syrie, en Iran, qui en a assez d’avaler les couleuvres du printemps arabe, bref, qui empêche de pétroler en rond les décideurs économiques de l’ombre.

Comme il est de tradition depuis cinquante ans, quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage et M. Poutine est devenu l’antéchrist du monde « libre ». La Russie n’a rien demandé et se trouve désignée comme l’ennemi du bien du jour au lendemain. Kiev est et restera le berceau de la grande Russie, n’en déplaise à ceux qui n’ont pas d’histoire à raconter. Qu’aurions-nous dit, nous Français, si quelque puissance informe était venue pousser la Corse ou la Bretagne à l’insurrection ? Rien, sans doute, puisque nous avons abandonné notre souveraineté, notre histoire et notre fierté.

( 21 mars, 2014 )

Crimée : à quoi joue le secrétaire général de l’OTAN ?

Article de Dominique JAMET tiré du blog « La Faute à Voltaire »
 
 

Georges Gobet/AFP

Le 21 mars 2014

Verrait-on enfin l’OTAN justifier dans un monde totalement différent la raison d’être qui fut la sienne lors de sa création ?

 

 

Le retour de la Crimée dans le giron de la mère patrie n’est assurément pas un événement anodin. Tout observateur objectif doit cependant convenir que même s’il n’a été rendu possible que par la présence massive de militaires russes et de paramilitaires pro-russes, même si la pression exercée par Vladimir Poutine a joué un rôle déterminant, les choses se sont passées avec un minimum de violence et d’effusion de sang. Même si le référendum proposé à la population de la Crimée a été organisé et tenu avec une rapidité exceptionnelle, nul, de bonne foi, ne peut contester que le rattachement de la presqu’île nominalement ukrainienne à l’ensemble russe dont elle avait été arbitrairement détachée il y a soixante ans ait répondu au vœu d’une majorité massive d’électeurs et que le résultat ait suscité la liesse populaire.

Lorsque les États membres du pacte de Visegrád (Hongrie, Pologne, Tchécoslovaquie, pays baltes) se disent « atterrés d’être dans l’Europe du XXIe siècle les témoins d’une intervention militaire semblable à leurs expériences de 1956, 1968 et 1981 », leur réaction apparaît donc disproportionnée à la réalité et à la nature de l’événement qui vient de s’accomplir. Au moins est-il plus que compréhensible que, dans toute l’Europe de l’Est, on ait gardé le souvenir brûlant de l’écrasement de la révolution hongroise sous la botte de fer de l’occupant soviétique, de l’entrée dans Prague des chars du pacte de Varsovie, de l’état de siège décrété par le général Jaruzelski après la révolte de Gdańsk, et le souvenir amer de l’inaction de l’Occident et de l’OTAN face aux impitoyables démonstrations de force de l’Empire du Mal.

De même, la nervosité du gouvernement provisoire et illégal issu des pavés de la place Maïdan s’explique-t-elle aisément. Le pouvoir fragile et composite qui a pris à Kiev la succession de l’impopulaire Ianoukovitch a dû affronter d’emblée l’amputation d’une partie de son territoire, est confronté à la fronde de l’est de l’Ukraine, doit gérer un État en faillite et redoute les nouvelles initiatives – d’ordre économique, politique ou militaire – que pourrait prendre son puissant voisin. Aussi bien cède-t-il, dans une pathétique ambiance de peur, de colère et de démagogie, à la tentation de la surenchère verbale et de la gesticulation belliqueuse et est-il prêt, comme un homme qui se noie, à se raccrocher au moindre branchage que lui tend, depuis la rive, un prétendu sauveteur qui l’invite, sans prendre de risque lui-même, à ne pas lâcher prise mais qui n’a pas la moindre envie de se mouiller lui-même.

L’Union européenne et l’OTAN, qui n’ont pas les mêmes excuses que les pays encore récemment inclus contre leur gré dans le bloc de l’Est, persistent en effet dans l’attitude, pire qu’erronée, insensée, qui est la leur depuis le début de la crise ukrainienne. Bien loin de chercher à analyser les raisons alléguées par Moscou de tenir compte de l’histoire, de la géopolitique et du rapport des forces, elles font de leur mieux non seulement pour ne pas calmer le jeu mais pour faire monter la tension et envenimer la blessure ouverte au flanc oriental de l’Europe. Alors même qu’elle n’ont ni l’intention ni la capacité de renflouer financièrement l’Ukraine, encore moins d’opposer éventuellement la force à la force, elles multiplient, sous le regard approbateur et avec les encouragements de Washington, les moulinets dérisoires, les provocations verbales et les défis stupides.

Ainsi les Vingt-Huit peaufinent-ils la deuxième volée des sanctions qui sont censées intimider, voire faire plier la Russie alors même qu’il est établi qu’ils n’y ont pas le moindre intérêt, qu’ils répugnent en secret aux mesures qu’ils se sont imprudemment engagés à prendre et qu’ils s’exposent à des représailles qui leur feraient regretter leurs décisions.

Ainsi se demande-t-on gravement et publiquement si Vladimir Poutine doit être mis au ban des nations civilisées tout en maintenant, au nom de l’histoire (et de la présomption d’innocence ?), l’invitation qui lui a été faite d’assister aux cérémonies commémoratives d’une guerre d’où son pays n’était pas tout à fait absent.

Ainsi le vice-président américain, M. Joe Biden, en tournée d’inspection chez ses satellites, déclare-t-il : « Tant que la Russie continue dans sa sombre voie, elle devra faire face à un isolement politique et économique croissant. » Et il ajoute : « Notre engagement dans l’autodéfense mutuelle défini par l’article 5 de l’OTAN reste sûr comme du fer. » Ainsi les États-Unis expédient-ils en Pologne des chasseurs F16, des avions de transport et trois cents soldats. Ainsi le ministre polonais de la Défense a-t-il pu dire : « La situation actuelle en Europe démontre que, malheureusement, un conflit militaire il y a peu impensable pourrait avoir lieu. »

Verrait-on enfin l’OTAN justifier dans un monde totalement différent la raison d’être qui fut la sienne lors de sa création, à une époque où il s’agissait de mettre l’Occident à même de résister à une agression soviétique dont l’éventualité n’avait rien d’imaginaire ? L’Ukraine, que l’on sache, n’est pourtant pas située dans le nord de l’Atlantique. Mais cela n’empêche pas
M. Fogh Rasmussen, secrétaire général de l’OTAN, d’accuser la Russie de « révisionnisme », de ne pas exclure « un recours à la force » et d’appeler à résister au « tyran ».

Devant une telle attitude, devant de tels propos, il n’y a que deux hypothèses. Ou bien ils ne correspondent à aucune volonté réelle, et ils ne servent qu’à troubler la galerie. Ou bien ils ont un sens et ils sont effectivement dangereux. Dans les deux cas, ils sont irresponsables.

( 17 mars, 2014 )

Urgent : des prières pour Asia Bibi !

Appel du site « Riposte Catholique »

La nouvelle est arrivée ce matin même : le jugement en appel d’Asia Bibi s’ouvrira ce lundi 17 mars à Lahore. Mère de cinq enfants, cette catholique pakistanaise avait été condamnée à mort par pendaison pour “blasphème” en 2009 et est maintenue en prison, dans des conditions déplorables, depuis plus de quatre ans. Son “crime” ? Alors qu’elle travaillait dans un champ appartenant à un musulman, elle avait osé boire à un puits avec le gobelet utilisé par d’autres travailleuses musulmanes et accusée par elles d’avoir “pollué” le gobelet et le puits, les chrétiens étant, c’est bien connu au Pakistan, des êtres “impurs”… On ne peut qu’espérer que les juges d’appel seront honnêtes et qu’ils ne cèderont pas aux pressions des islamistes. Mais cela n’est pas sûr, et les observateurs au Pakistan sont très réservés. Aussi nos prières sont requises de toute urgence ! La scandaleuse condamnation à mort – à mort ! – de cette chrétienne en application des odieuses lois « sur le blasphème » avaient ému la communauté internationale, l’Église catholique et des organisations de défense de la dignité des êtres humains. Je compte sur chacun d’entre vous, amis lecteurs, pour prier avec ferveur aux intentions d’Asia Bibi et pour faire circuler cette information : il n’y a que deux jours avant le procès d’appel !

( 17 mars, 2014 )

Crimée : une pseudo-consultation ?

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Tiré du « blog » LA FAUTE A VOLTAIRE
 
Le 16 mars 2014

À l’heure où nous publions ce papier, un sondage à la sortie des urnes donne 93 % de votes en faveur du rattachement à la Russie.

 

Trois mille (selon la police), trente mille (selon les organisateurs), cinquante mille manifestants (selon les médias français) défilent à Moscou derrière des drapeaux ukrainiens pour clamer leur hostilité à la politique annexionniste de Poutine, agresseur et fauteur de guerre. Aucun incident n’est signalé. Ainsi vont les choses sous le règne du « dictateur fou ». Ce genre de démonstration de force de l’opposition n’avait guère cours sous Staline, Khrouchtchev ou Brejnev, dictateurs pas fous.

À Kharkov, un cortège pro-russe passe devant le siège d’un parti nationaliste ukrainien. Des coups de feu partent. Deux manifestants sont tués. À la suite d’une enquête express, le président intérimaire de l’Ukraine (illégalement coopté en remplacement du président illégalement déchu), Oleksander Tourtchinov, désigne les coupables : « Ce sont les agents du Kremlin qui financent et organisent des manifestations qui font que des gens sont assassinés. » Il suffisait d’y penser.

Trois représentants du parti nationaliste Svoboda, admirateurs musclés du chef de bande pro-nazi Stepan Bandera, siègent dans le nouveau gouvernement ukrainien. Et alors, nous dit Bernard-Henri Lévy, en France aussi il y a des partis fascistes, dont l’audience est plus grande que celle de Svoboda à Kiev. Deux petites différences : il n’existe pas de milices armées ni de snipers du Front national qui tirent sur les passants, et le Front national, jusqu’à preuve du contraire, ne fait pas partie du gouvernement Ayrault.

Certains Ukrainiens, avec la complicité active du clan Ianoukovitch, se sont scandaleusement enrichis aux dépens du peuple ukrainien et n’ont pas voulu – ou pu – rejoindre le camp des vainqueurs après la victoire de la révolutionmade in Maïdan. Ils sont connus sous la dénomination de mauvais oligarques et la communauté internationale a légitimement décidé de saisir leurs avoirs à l’étranger. D’autres Ukrainiens qui, sous Ioulia Timochenko ou Viktor Ianoukovitch, se sont scandaleusement engraissés aux dépens du peuple ukrainien, ont pris opportunément le parti de la révolution, de l’Union européenne et des États-Unis. Ce sont les bons oligarques.

La crise a commencé il y a plus de trois mois. Ce n’est qu’après la destitution de Ianoukovitch et l’installation à Kiev d’un nouveau pouvoir russophobe, encouragé, sponsorisé, financé, reconnu par Washington, Londres, Paris et autres grandes capitales ukrainiennes que la Russie est intervenue dans ce grand jeu. Pas un coup de feu n’a été tiré, pas une violence n’est à mettre au passif de l’agresseur moscovite depuis le début de cette intervention, et l’information suivant laquelle les forces armées ukrainiennes auraient repoussé une offensive russe appuyée par des avions de chasse et des parachutistes semble relever de ce qu’en 1914 on appelait bouthéons, et bobards en 1939.

Mais c’est ainsi qu’on nous raconte l’Histoire.

Le scrutin n’était pas encore ouvert en Crimée, on en ignorait ipso facto le déroulement, la conformité ou la non-conformité aux règles élémentaires de la démocratie et à plus forte raison les résultats que le très respecté président Hollande, commentant les sanctions de premier niveau prises contre la Russie et laissant planer la menace de sanctions du troisième niveau (suspension du contrat de livraison des porte-hélicoptères Mistral), parlait d’une « pseudo-consultation ». Pseudo-consultation ? Il est vrai que deux mots sont bannis du lexique présidentiel, deux mots considérés comme obscènes par la caste actuellement au pouvoir : « référendum » et « socialisme ».

À l’heure où nous publions ce papier, un sondage à la sortie des urnes donne 93 % de votes en faveur du rattachement à la Russie. Une « pseudo-consultation »… dont le résultat semble être un « oui franc et massif »

Trois mille (selon la police), trente mille (selon les organisateurs), cinquante mille manifestants (selon les médias français) défilent à Moscou derrière des drapeaux ukrainiens pour clamer leur hostilité à la politique annexionniste de Poutine, agresseur et fauteur de guerre. Aucun incident n’est signalé. Ainsi vont les choses sous le règne du « dictateur fou ». Ce genre de démonstration de force de l’opposition n’avait guère cours sous Staline, Khrouchtchev ou Brejnev, dictateurs pas fous.

À Kharkov, un cortège pro-russe passe devant le siège d’un parti nationaliste ukrainien. Des coups de feu partent. Deux manifestants sont tués. À la suite d’une enquête express, le président intérimaire de l’Ukraine (illégalement coopté en remplacement du président illégalement déchu), Oleksander Tourtchinov, désigne les coupables : « Ce sont les agents du Kremlin qui financent et organisent des manifestations qui font que des gens sont assassinés. » Il suffisait d’y penser.

Trois représentants du parti nationaliste Svoboda, admirateurs musclés du chef de bande pro-nazi Stepan Bandera, siègent dans le nouveau gouvernement ukrainien. Et alors, nous dit Bernard-Henri Lévy, en France aussi il y a des partis fascistes, dont l’audience est plus grande que celle de Svoboda à Kiev. Deux petites différences : il n’existe pas de milices armées ni de snipers du Front national qui tirent sur les passants, et le Front national, jusqu’à preuve du contraire, ne fait pas partie du gouvernement Ayrault.

Certains Ukrainiens, avec la complicité active du clan Ianoukovitch, se sont scandaleusement enrichis aux dépens du peuple ukrainien et n’ont pas voulu – ou pu – rejoindre le camp des vainqueurs après la victoire de la révolutionmade in Maïdan. Ils sont connus sous la dénomination de mauvais oligarques et la communauté internationale a légitimement décidé de saisir leurs avoirs à l’étranger. D’autres Ukrainiens qui, sous Ioulia Timochenko ou Viktor Ianoukovitch, se sont scandaleusement engraissés aux dépens du peuple ukrainien, ont pris opportunément le parti de la révolution, de l’Union européenne et des États-Unis. Ce sont les bons oligarques.

La crise a commencé il y a plus de trois mois. Ce n’est qu’après la destitution de Ianoukovitch et l’installation à Kiev d’un nouveau pouvoir russophobe, encouragé, sponsorisé, financé, reconnu par Washington, Londres, Paris et autres grandes capitales ukrainiennes que la Russie est intervenue dans ce grand jeu. Pas un coup de feu n’a été tiré, pas une violence n’est à mettre au passif de l’agresseur moscovite depuis le début de cette intervention, et l’information suivant laquelle les forces armées ukrainiennes auraient repoussé une offensive russe appuyée par des avions de chasse et des parachutistes semble relever de ce qu’en 1914 on appelait bouthéons, et bobards en 1939.

Mais c’est ainsi qu’on nous raconte l’Histoire.

Le scrutin n’était pas encore ouvert en Crimée, on en ignorait ipso facto le déroulement, la conformité ou la non-conformité aux règles élémentaires de la démocratie et à plus forte raison les résultats que le très respecté président Hollande, commentant les sanctions de premier niveau prises contre la Russie et laissant planer la menace de sanctions du troisième niveau (suspension du contrat de livraison des porte-hélicoptères Mistral), parlait d’une « pseudo-consultation ». Pseudo-consultation ? Il est vrai que deux mots sont bannis du lexique présidentiel, deux mots considérés comme obscènes par la caste actuellement au pouvoir : « référendum » et « socialisme ».

À l’heure où nous publions ce papier, un sondage à la sortie des urnes donne 93 % de votes en faveur du rattachement à la Russie. Une « pseudo-consultation »… dont le résultat semble être un « oui franc et massif ».

Dominique  JAMET

( 16 mars, 2014 )

Que voter à Nancy .

 

Communiqué de la Section de Nancy de l’Union des Sections Royalistes Lorraines, Fédération Lorraine de la Restauration Nationale, envoyé à tous les médias locaux :

Les Royalistes de Nancy considèrent que la politique politicienne n’a pas à entrer en ligne de compte dans les élections municipales au cours desquelles il s’agit d’élire une équipe qui va diriger la commune pendant 6 ans. C’est donc sur les capacités de chaque liste à le faire que la décision a été prise. Or, il est clair qu’à Nancy, il y a une seule liste  suffisamment équilibrée entre des personnes expérimentées et des nouveaux connaissant bien leur domaine, entre des membres de mouvements et non « encartés », par ailleurs comprenant nombre de « colistiers » défenseurs de la famille, c’est celle dirigée par Laurent HENART. Aussi, les Royalistes appellent à voter dès le premier tour pour cette liste.

( 13 mars, 2014 )

On a enfin trouvé de gentils nazis !

communiqué du CRAF

Svoboda, nous dit Médiapart, parti national-socialiste (nazi), qui encadre l’insurrection ukrainienne d’Euro-Maidan, a été soutenu par l’UE et par plusieurs politiciens américains. Ce parti vient d’entrer dans le gouvernement d’Arseni Iatseniouk, chef de l’opposition.

Svoboda est pro Européen par nostalgie du grand Reich. Le signe de reconnaissance de cette formation est le même que celui de la division Das Reich qui s’illustra dans nos contrées à Oradour et dans le Vercors.

Mais selon Kouchner ou BHL, ces gens sont marginaux, certes nationalistes, mais rien à voir avec les nationalistes français qui eux, sont de la pire espèce. Pour qu’ils trouvent grâce à leurs yeux et à ceux des média (que je trouve très modérés soudainement à leur propos) il faut bien qu’ils y aient quelque chose que les autres n’ont pas. Certes, ils n’ont pas soutenu la « manif pour tous » qui a fait des émules dans toute l’Europe, c’est un bon point pour eux, mais est-ce suffisant ?

En France, être simplement nationaliste, voire même simplement patriote et attaché à quelque tradition, c’est aussitôt être d’extrême droite et donc nazi et donc infâmant. Mais, en Ukraine, il semble que ce soit assez bien porté et toléré par les instances internationales, pourtant bien souvent moralisatrices en matière d’humanisme éthéré.

Quand le commissaire européen, madame Ashton trouve naturel de poser en photo avec le parti Svoboda, elle rend hommage aux nazis ukrainiens qui ont donné l’assaut au parlement de Kiev et sans qui le dictateur serait encore au pouvoir. Ceux là sont donc de bons nazis : Ils sont, non pas pour l’Europe de Bruxelles dont ils n’ont que faire, et qui n’est en l’occurrence qu’un vecteur politique, mais pour l’OTAN. Et ça, aux yeux de l’état profond de l’ « Empire », c’est de l’or !

Ce parti d’allumés qui saluent, non pas en faisant une quenelle, ce qui a le don d’énerver BHL, mais carrément avec le bras levé hitlérien, que notre « philosophe » en chemise trouve quand même plus sain, est donc engagé dans un combat géostratégique qui vise à déstabiliser, l’influence russe dans cette région. On est loin du combat pour la démocratie.

Mais du coup tout s’éclaire : A chaque fois qu’il y a des troubles dans un pays (rappelons la litanie des « printemps arabes ») il y a toujours un groupe armé, mieux entrainé que les autres, plus radical qui prend rapidement la tête des émeutiers. Toutes ces révolutions ont abouti au chaos, à la ruine, aux deuils innombrables et à la misère des peuples maltraités. Mais d’insupportables dictatures, dont la particularité la plus énervante était leur attachement à l’indépendance, tombaient livrant le pays aux clans guerriers et à l’anarchie meurtrière.

Quand on prononce le mot OTAN, je ne puis m’empêcher d’entendre en écho : CIA.

Vous voyez où je veux en venir ?

Allons, je suis certainement paranoïaque !…Imaginer que la CIA ait pu entrainer, former en son sein et téléguider des commandos Islamistes au Moyen Orient et des Nazis en Ukraine, là, c’est vraiment aller trop loin. Et puis chacun sait que les vrais méchants sont du côté de Poutine.

Olivier Perceval – Secrétaire général de l’Action française

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