( 25 mars, 2019 )

Une chanson douce

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

« A rêver… »

« La nuit tombe sur la rive, les lumières faiblissent déjà. Bateau ivre à la dérive. Gouvernail et rames de bois. Pas grand-chose pour qu’il chavire au beau milieu du détroit. Il n’était pas fait pour dix. Ils sont trente entassés là. A rêver… » 

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En écrivant les paroles de cette chanson, intitulée « Lampedusa », Mme Belkacem (son patronyme de sujette du roi du Maroc) continue donc d’œuvrer pour ce qu’elle appelle « la bonne cause » (toujours cette moraline chère à la militante et politicienne de gauche qu’elle est restée). Il se trouve qu’à peu près au même moment, un Italien d’origine sénégalaise, M. Sy, a tout fait, mais fort heureusement échoué dans sa tentative, pour immoler par le feu, dans le bus scolaire qu’il conduisait, une cinquantaine de collégiens milanais. Lors de son arrestation, M. Sy a affirmé avoir voulu « faire un geste éclatant pour attirer l’attention sur les conséquences des politiques migratoires ». Ce serait donc, selon le bel oxymore de Mme Delarue une sorte de « terrorisme humanitaire » (Boulevard Voltaire). En tout cas, malgré trente ans en Italie, mariage à la clé, rien n’y a fait et la tripe africaine est restée la même, justifiant en quelque sorte le lapsus intéressant de ceux qui ont parlé d’un « Sénégalais de nationalité italienne ».

Sans doute est-ce la (bonne) raison qui a poussé M. Salvini à rappeler qu’il fallait durcir l’acquisition de cette nationalité italienne : « La nationalité italienne est précieuse et pour cela La Ligue a dit non à la nationalité comme cadeau : on peut la donner mais aussi l’enlever. »

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Le pis est que, à défaut de ne pouvoir soutenir franchement M. Sy, certaines têtes de la gauche bien-pensante, comme l’ex-ministre de sensibilité communiste Mme Turco (au nom prédestiné), disent maintenant « comprendre [son] geste », allant jusqu’à mettre nommément en cause M. Salvini « qui a quelques torts en cela ». Peut-être ont-ils tout simplement, en tout cas M. Sy et Mme Turco, écouté les paroles de la chanson écrites par Mme Belkacem, devenue de facto inspiratrice de l’apprenti-assassin.

Après tout, cela viendrait conforter Mme Belkacem dans sa conception de la chaîne des responsabilités. C’est elle en effet qui, au lendemain du massacre de Christchurch (décidément, encore un nom évocateur), accusait en les nommant et en reproduisant titres et images, tous les organes de la presse française qui avaient utilisé les mots islam ou musulman en rapport avec le terrorisme, le jihadisme ou encore l’immigration. Elle s’est ainsi attiré une réponse en forme de volée de bois vert bien méritée mais surtout parfaitement argumentée – citons notamment Mme Polony (Marianne), MM. J.-Y. Camus et Goldnadel (Le Figaro), M. A. del Valle (Valeurs Actuelles). Nous sommes d’accord sur l’essentiel avec eux, c’est-à-dire pour dénoncer l’indignation sélective de ceux qui, comme l’écrit le dernier nommé, « refusent tout “amalgame” entre la charia islamique et les attentats jihadistes et qui, en revanche, n’hésitent pas à faire l’amalgame entre les attentats anti-musulmans et les partis ou penseurs hostiles à l’islamisation et à l’immigration incontrôlée ».

Elle aurait bonne mine avec sa chanson douce, Mme Belkacem, si l’indigné de Milan était parvenu à ses fins.

Louis-Joseph Delanglade

( 25 mars, 2019 )

La Famille royale de France a assisté à la messe parisienne célébrée en mémoire de feu le comte de Paris

 

Lu sur le blog « la couronne »

 

La Famille royale de France a assisté à la messe parisienne célébrée en mémoire de feu le comte de Paris dans Princes le-comte-de-paris-23.12.19

Ce samedi 23 mars, le nouveau Chef de la Maison royale de France, Monseigneur le comte de Paris, accompagné de plusieurs membres de la Famille royale, a assisté  à une messe de quarantaine célébrée pour le repos de l’âme de de son père, feu Monseigneur le comte de Paris, Henri VII de France, en l’église de Saint-Germain-l’Auxerrois, ancienne paroisse des rois de France. Toujours hospitalisée, S.A.R. la princesse Micaela, veuve du défunt Comte de Paris, était malheureusement absente à la cérémonie.

( 25 mars, 2019 )

20 ans après les bombes de l’OTAN, le Kosovo est une catastrophe

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

À la veille de l’attaque illégale de l’OTAN contre la Yougoslavie en 1999, Tony Blair nous avait dit qu’il fallait bombarder pour mettre fin à un « génocide racial » (sic). Bill Clinton, lui, nous avait promis qu’après les bombes il instaurerait une « démocratie multiethnique ». Mais, vingt ans plus tard, qu’en est-il vraiment ?

Politiquement, le Kosovo indépendant est un échec cuisant. Il n’est pas reconnu par cinq septièmes de l’humanité, dont l’Espagne, la Russie, la Chine, l’Argentine, le Vatican… La position de l’ONU n’a pas bougé : le Kosovo reste serbe.

Le Kosovo a reçu, depuis 1999, par tête d’habitant, plus d’aides que l’Europe avec le plan Marshall mais le Kosovo demeure un naufrage économique. 30 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, 10 % sous le seuil d’extrême pauvreté et le chômage des jeunes atteint 55 %. Pour le sociologue albanais Belgzim Kamberi, « après la guerre, les réfugiés voulaient à tout prix rentrer chez eux, même si le pays était dévasté. Aujourd’hui, un seul rêve hante leurs enfants, partir. » La seule réussite kosovare en matière d’exportation, ce sont les migrants. Des Kosovars par milliers quittent la région pour la terre promise de l’Union européenne.

L’OTAN a eu jusqu’à 40.000 soldats sur place, mais cela n’a pas empêché le crime organisé de se développer, bien au contraire. Pour l’eurodéputé socialiste Giuseppe Arlacchi, expert de la lutte antimafia, « le Kosovo a été notre plus grave erreur […]. Nous avons créé un État mafieux et ne nous soucions que de dissimuler la vérité. » Belgzim Kamberi est cinglant : « Le chômage et les inégalités sociales n’ont fait que se renforcer, tout comme le clientélisme, la corruption et le crime organisé au sein des institutions du nouvel État. »

Il faut reconnaître une chose : il y a bel et bien eu une purification ethnique au Kosovo, mais pas celle que l’on croit. Depuis la fin de la guerre, 200.000 Serbes ont fui le Kosovo, 1.000 Serbes ont été assassinés. 150 églises ont été détruites pendant que 700 mosquées poussaient comme des champignons grâce, entre autres, à des pétrodollars wahhabites.

Le Kosovo est la région d’Europe qui fournit le plus de djihadistes, par tête d’habitant, à l’État islamique. Dans le dernier rapport sur la situation des droits de l’homme du ministère des Affaires étrangères américain, il est admis qu’il y a une attaque antiserbe tous les deux jours au Kosovo. L’ex-commandant de la FORPRONU en Bosnie-Herzégovine, Lewis MacKenzie, reconnaît : « On a bombardé le mauvais camp […]. Les Albanais nous ont joué comme un Stradivarius. » C’est honorable de l’avouer, mais le mal est déjà fait.

Loin d’avoir apaisé la région, l’OTAN (comme en Afghanistan ou en Libye) a transformé le Kosovo en un pandémonium de pauvreté où seuls prospèrent les mafieux et djihadistes qui empoisonnent les Balkans et le reste de l’Europe. On vous a menti dans les années 1990 au sujet des Serbes. Les maux contre lesquels ils se battaient s’abattent maintenant sur l’Occident. Leur seul crime est d’avoir eu raison trop tôt.

Nikola Mirkovic

 Responsable d’une association humanitaire
( 24 mars, 2019 )

Le dernier carré de Daech est (enfin) tombé. Et maintenant ?

 

Lu sur « boulevard Voltaire »

 

Cette fois, ça y est ! Depuis six mois qu’on nous la promettait, la chute du dernier réduit de Daech est effective. Donald Trump en a fait l’annonce le 22 mars et Mustafa Bali, porte-parole kurde des FDS, l’a confirmé par tweet (la grande mode, décidément…) : « Les Forces démocratiques syriennes déclarent la totale élimination du soi-disant califat et une défaite territoriale à 100 % de l’ÉI. »

De nombreuses zones d’ombre planent encore sur cette étrange bataille. Elle devait être facile et a duré beaucoup plus longtemps que prévu, sans donner l’impression que le maximum ait été fait pour aller plus vite. De plus, les annonces d’effectifs islamistes ont été incroyablement sous-évaluées. De deux mille combattants et certaines familles, on est passé, au fil des mois, à des dizaines de milliers. Les Kurdes annoncent, finalement, 65.000 personnes évacuées de Baghouz, cette toute petite bourgade.

Où étaient-elles, où se cachaient-elles ? Comment les innombrables drones américains n’ont pas révélé cette foule islamiste ? Et, s’ils l’ont fait, pourquoi l’avoir caché ?

Tout cela est bien mystérieux et révèle soit une incompétence stupéfiante soit une volonté de minimiser la force à venir d’un État islamique dont on entendra encore beaucoup parler. Une autre question lancinante se pose : au-delà des 65.000 personnes (pas toutes des civils, loin s’en faut) évacuées vers des camps au nord-est de la Syrie, combien de combattants se sont égaillés dans la nature ?

Un certain nombre se sont enfuis dans les grottes alentour ou en Irak, d’autres ont fait l’objet d’échanges avec des prisonniers kurdes que Daech avait précieusement gardés dans cette éventualité. Combien ? On ne sait pas et les Kurdes sont évidemment bien discrets sur le sujet.

Quoi qu’il en soit, il faut passer à la suite, maintenant. D’abord, dans cette partie est de l’Euphrate, les Syriens vont-ils recouvrer leur souveraineté ? C’est tout de même un territoire occupé illégalement par les Américains et les Kurdes. Les quelques incursions tentées par l’armée syrienne ou par des milices, dans lesquelles figuraient d’ailleurs des mercenaires russes, se sont soldées par des attaques massives de l’aviation américaine, faisant de nombreuses victimes. Il n’y a aucune zone de peuplement kurde au sud-est de la Syrie et il serait temps de laisser l’armée syrienne franchir l’Euphrate.

Ensuite, il reste une zone occupée par des islamistes : il s’agit de la province d’Idleb, située à l’opposé, au nord-ouest du pays. Cela n’intéresse pas les Américains car ce n’est pas Daech qui règne. Mais c’est tout de même le Front al-Nosra (devenu Hayat Tahrir al-Cham), qui n’a rien à envier à ses rivaux de l’État islamique en matière de sauvagerie. Les Turcs y sont implantés mais leurs milices se sont fait écraser par Al-Nosra.

Les Russes sont bien décidés à reconquérir cette province un jour ou l’autre et Lavrov, le ministre des Affaires étrangères russe, l’a clairement annoncé à plusieurs reprises. Depuis quelques jours, des bombardements ciblés sont effectués et, parallèlement, l’armée syrienne est au contact des islamistes dans les banlieues nord de Hama, c’est-à-dire à l’extrémité sud de la province. Cette zone de front est située près de nombreux villages, dont plusieurs chrétiens, qui subissent quotidiennement des attaques au mortier des islamistes. La reconquête de cette province est donc impérative.

L’année dernière, les Occidentaux, Américains et Français en tête, avaient menacé d’une intervention au nom du « devoir d’ingérence humanitaire » pour empêcher l’offensive russo-syrienne. Que feront-ils, cette fois ? Laisseront-ils faire ou voleront-ils à nouveau au secours des islamistes ? Nous le sauront bientôt.

Antoine de Lacoste

( 23 mars, 2019 )

Société & Médias • Le Grand Remplacement et le journal Le Monde

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Après la tragique tuerie de Christchurch en Nouvelle-Zélande le 15 mars dernier, le journal Le Monde publia un « éclairage » au sujet de la « théorie du Grand Remplacement ». On le sait, le tueur avait utilisé l’expression « The Great Remplacement » comme titre du manifeste qu’il publia pour expliquer son acte. 

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L’article du Monde, mis en ligne le jour même du massacre et signé par quatre journalistes, cherchait à analyser cette expression inventée par Renaud Camus.

Dès l’introduction, les auteurs qualifient Renaud Camus d’écrivain d’extrême-droite. L’appellation est commode car elle disqualifie immédiatement celui qui est visé et délivre un brevet de vertu à celui qui porte le coup. Or, Renaud Camus s’est toujours défendu d’une telle assimilation politique, et il s’en est expliqué très clairement : « je n’ai aucune sympathie particulière ou complaisance pour le totalitarisme, le nazisme, le fascisme, le négationnisme, Vichy, la collaboration, les différents types de dictature civile ou militaire ; je n’ai pas le moindre goût pour les groupes ou les activités paramilitaires et n’ai jamais fréquenté le moindre ; j’éprouve une nette répulsion à l’égard de la violence et suis très attaché à l’État de droit. […] J’ajoute que mon type particulier de culture est fort éloigné des traditions réactionnaires » (Journal, 30 novembre 2014)

La seule position politique de Camus est son opposition à la forme actuelle de l’immigration extra-européenne. Mais cela suffit aux principaux médias pour le classer à l’extrême-droite. Camus estime, c’est le cœur de toute son approche, que cette immigration est si massive qu’elle change en profondeur la population française. C’est ce qu’il appelle le Grand Remplacement.

Mais ce n’est pas une « théorie », c’est une thèse. Et c’est surtout une expression qu’il a proposée pour qualifier un phénomène historique. On pourrait en employer d’autres. Camus lui-même use également indifféremment de l’expression « Changement de peuple et de civilisation », qui est une autre manière de dire la même chose, mais qui n’est toujours pas une théorie. C’est une manière de nommer ce qui advient : l’évolution des sociétés occidentales vers une nature multiculturelle, ce que les thuriféraires d’une mondialisation heureuse décrivent pudiquement par la « diversité ».

Ensuite nos quatre journalistes du Monde entrent dans le cœur du sujet. Ils expliquent que cette « théorie est d’essence raciste, puisqu’elle se fonde sur la question de la couleur de peau et de l’ethnie comme critère d’appartenance. » La principale faute commise ici est de mêler allègrement racisme et étude des races. Le racisme est une approche orientée du sujet, hiérarchique, qui va bien au-delà de la seule prise en compte de la question des « races » humaines.

Or les questions d’inférieur ou de supérieur n’intéressent nullement Renaud Camus dans le cas présent et ne font absolument pas l’objet de sa réflexion sur la question du Grand Remplacement. La question est celle du changement de peuple.

En revanche, ce sont bien dans tous les courants « progressistes » actuels que la question de la race revient sans cesse. Les continuelles attaques sur « l’homme blanc » ou même sur le « féminisme blanc » sont une nouveauté du discours politique porté par la gauche. La question de la race obsède la gauche « progressiste » d’aujourd’hui, et c’est même une troublante nouveauté dans le discours politique français, qui remonte jusqu’au Président de la République.

L’article du Monde se poursuit en expliquant que les chiffres contredisent cette peur du remplacement, car il n’y a en France que 5 % d’immigrés et de descendants d’immigrés d’Afrique et d’Asie. Les chiffres sont formels, disent-ils. Nous y reviendrons.

Changement de peuple et de civilisation

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Il y a ces chiffres. Et puis il y a le réel. L’évidence. L’évidence se voit tous les jours, dans toutes les villes de la France, du nord au sud de la métropole, de Lille à Marseille, de Paris à Bordeaux. Il suffit d’ouvrir les yeux pour voir que le visage de la France a changé. Notre peuple n’est plus le même que celui qui formait le corps traditionnel français. Aussi divers était-il, selon les régions, avec ses accents, ses patois, ses cuisines, il restait néanmoins « de race blanche et de culture chrétienne », pour citer le général de Gaulle. La population présente sur le sol de la métropole est désormais beaucoup moins homogène, faite d’individus beaucoup moins semblables. C’est une population d’une plus grande diversité, avec une forte proportion de Noirs et d’Arabes répartis partout en France, dans toutes les couches de la société, dans tous les corps de métiers.

Et sans même parler des « territoires perdus de la République », il est des endroits où le Français de souche est l’exception quand il n’a pas tout bonnement disparu.

Nous décrivons là simplement la France ordinaire, celle que l’on croise dans les commerces, dans les TGV, dans les centres des villes de province, dans les écoles. Rien de plus saisissant que de regarder les photos de classes de notre jeunesse avec celles des classes de nos enfants. Ou encore de voir les photos de mariés publiées par les mairies. La population française a changé. Il suffit de sortir dans la rue.

On peut simplement constater le phénomène et ne pas avoir d’avis. Estimer que c’est ainsi, que ces gens sont là désormais et que l’histoire de France s’écrira maintenant avec eux.

On peut s’en réjouir et estimer que cette nouvelle population « apporte sa richesse », car l’on « s’enrichit de nos différences » selon le bréviaire psalmodié par le PS pendant des décennies.

Cela peut être aussi une véritable revendication : la France a changé, « elle est plus colorée », elle est multiconfessionnelle, « elle est riche de sa diversité », et donc il faut que la représentation politique reflète cette « diversité ». Beaucoup à gauche s’offusquent par exemple que l’Assemblée nationale soit encore largement majoritairement « blanche ». Une ministre de la culture de triste mémoire avait en 2018 pris l’engagement de changer la télévision française qui était encore trop blanche. Certains voudraient même imposer ce changement.

Les communicants et les publicitaires ont bien compris la chose en utilisant désormais continuellement le « format Benetton » dans leur imagerie. Le message publicitaire n’est plus uniquement porté par le visage d’un homme ou d’une femme blanche, mais il y a désormais plusieurs personnes, de plusieurs ethnies. Lors du dernier concours de miss France, la moitié exactement des candidates étaient « issues de la diversité ».

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Mais les démographes ne se censurent pas tous. On connaît les travaux de Michèle Tribalat. D’autres études contournent l’interdiction en France des statistiques ethniques pour parvenir à quantifier le phénomène. Ainsi l’ouvrage récent de Jérôme Fourquet pointe le fait que près de 20 % des garçons qui naissent en France aujourd’hui portent un prénom arabo-musulman.

La nature ethnique et culturelle de la France a changé

Il s’agit donc de nommer ce phénomène. La population française de 2020 n’est plus la même que celle de 1960. En soixante ans, de De Gaulle à Macron, la nature ethnique et culturelle de la France a changé comme jamais elle n’avait changé de toute son histoire. C’est incontestable et c’est tout simplement ce que Renaud Camus a appelé le changement de peuple et de civilisation, ou plus brièvement le Grand Remplacement. C’est incontestable et les journalistes de gauche refusent de le voir, ils s’interdisent de dire l’évidence. Ils n’osent pas voir ce qu’ils voient.

La deuxième attaque contre Camus est l’accusation de « complotisme ». Ils prêtent à Renaud Camus l’idée qu’il y aurait « une sorte de grand plan global et secret, ourdi par des groupes mystérieux [dotés] de pouvoirs immenses ». Or là encore, Renaud Camus s’en est plusieurs fois défendu. Il n’a jamais supposé qu’il y avait eu des complotistes réunis un soir dans une salle secrète pour mettre en œuvre ce Grand Remplacement. Car il n’est nullement nécessaire de se dissimuler. Cela s’appelle tout simplement le capitalisme, l’économie de marché, l’abolition des frontières, la circulation des hommes, les migrations. L’industrie a besoin de bras. Pour un industriel, la culture, l’individualité, la nature profonde de son ouvrier ne lui importe en rien. Il a besoin d’un ouvrier.

D’autre part, il est évident que l’appel aux traditions ou les questions d’héritage chrétien ou l’idée même de « culture française » n’ont jamais été du goût des hommes politiques français comme des idéologues de la pensée progressiste régnant sur les ondes de France Inter ou de France Culture ou s’épanchant entre les pages du Monde ou de Libération. L’homme moderne, l’homme nouveau est, selon leur souhait, un citoyen du monde. Il est ouvert, pioche à un peu toutes les cultures, a délaissé le christianisme et soutient les migrants syriens ; il est solidaire, écoresponsable, consomme une world food et boit du café équitable. Mais il met ses enfants dans le privé à l’entrée au collège.

Un complot n’est donc nullement nécessaire pour mettre entre œuvre cette double force économique et culturelle qui encourage la circulation des hommes. Pour appuyer l’idée que Renaud Camus serait complotiste, Le Monde prétend que cette question du « mondialisme » serait la reprise d’une idée ancienne, caractéristique de l’extrême-droite (puisqu’on nous a dit qu’il était d’extrême-droite, tout est logique) des années trente. C’est faire bon marché de tous les discours des internationales ouvrières nées au XIXe et de tous ceux qui contestaient ou l’organisation mondiale du capitalisme, ou les empires colonialistes…

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Mais laissons Renaud Camus conclure et nous dire lui-même ce qu’il pensa de l’article : « Comme il fallait s’y attendre l’article le plus hostile est celui du Monde. Toutefois il est bien plus remarquable par son invraisemblable nullité que par sa hargne, pourtant vive, à mon endroit. Les contributeurs se sont pourtant mis à quatre pour venir à bout de la tâche : un échotier d’officine, qu’on sent coutumier des basses œuvres et des mauvais coups, et quelques thésards impatients de placer des références absconses à leurs petits travaux, n’eussent-ils strictement rien à voir avec les miens. Le résultat doit être un des points les plus bas jamais atteints, et ce n’est pas peu dire, par l’ex-journal de référence depuis le début de sa longue dégringolade morale, déontologique et professionnelle. C’est absolument fascinant. Pas une information qui ne soit fausse, ou, sinon fausse, approximative, floue, forcée, confuse, vague, emberlificotée, tendancieuse, inexacte. Avec beaucoup d’autorité toute sorte de tournures me sont prêtées entre guillemets ou en italiques, quoiqu’elles n’aient jamais paru sous ma plume. Il est beaucoup question des remplaceurs, par exemple, mot que je ne sache pas avoir jamais utilisé. Un des plus beaux passages soutient que Soumission procède très largement de conversations entre Houellebecq et moi (qui ne nous sommes jamais rencontrés, ni seulement parlé) — il va être content, Houellebecq, si cet infâme brouet arrive jamais jusqu’à lui… »   ■

Alexis Lecœur

( 22 mars, 2019 )

Nous courrons droit à … À quoi exactement ?

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

 

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« Comment sortirons-nous des troubles en cours ? Sur quoi finiront-ils par déboucher ? »

C’est là une question qui colle parfaitement à l’actualité étrange que nous vivons. Un lecteur l’a formulée ainsi : « à défaut de vraie remise en cause, nous courons droit… À quoi exactement ? »

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« Une vraie remise en cause » s’entend sans-doute des principes sur lesquels se fondent l’idéologie dominante, le régime politique qui l’incarne, la politique qu’il conduit. Or, cette remise en cause du Système n’existe pas de façon efficiente si elle ne s’agrège pas une doctrine de la remise en ordre. Cette dernière manque de toute évidence aussi bien aux braves gens exsangues qui manifestent dans la rue depuis quatre mois, qu’à ceux qui sont censés gouverner la France. Des premiers il ne reste plus grand monde, depuis le phagocytage de le-palais-des-tuileries-jardin-des-tuileries-et-le-palais-du-louvre-musee-et-monument-historique-francais-paris-france-17e-siecle-gjbjrh.jpg

leur mouvement – les Gilets jaunes – par l’ultragauche. Les seconds – les gouvernants – n’ont pas d’autre politique qu’euro-mondialiste, multiculturaliste, diversitaire, immigrationniste. Etc. À quoi s’ajoute une volonté constante de révolution sociétale. Ne doutons pas que – passée la crise, si elle passe – cette politique polymorphe ne demande qu’à reprendre son cours, se pérenniser. Elle détruit la France historique dont elle n’a que faire…

Ne restent plus que les affrontements de la rue, ce qu’il reste des Gilets jaunes – rougis – et les hordes Black Blocs surentraînés, suréquipés, aguerris au combat de rue, qui tiennent tête aux forces de l’ordre, les attaquent avec la dernière violence et finissent par les déborder au point qu’elles ne suffisent plus et que, craignant pour la sécurité des bâtiments officiels (!), le Pouvoir doit se résoudre, comme il était prévisible que cela finirait par s’imposer, à utiliser l’armée … Avec tous les risques y afférents. Les armes des militaires ne sont pas celles des policiers …

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Les Blacks Blocs – contre lesquels rien de sérieux n’a jamais été tenté – décideront-ils une suspension d’armes ? Estimeront-ils qu’il est temps d’arrêter la lutte pour la reprendre à la première occasion favorable ? Ou de la déplacer ? Ailleurs dans Paris ? En province ? Ou simplement de la poursuivre. C’est à eux en tout cas que le Pouvoir est affronté en réalité. Et ce sont eux qui ont l’initiative. N’oublions pas pour finir le risque toujours menaçant d’embrasement ou de sécession des banlieues, « républiques islamiques en puissance » comme le pense Éric Zemmour.

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Au sein de ces événements chaotiques, peut-être devons-nous admettre avec simplicité que nous nous trouvons dans l’un de ces moments de l’Histoire où il n’est guère possible de prévoir ou même d’imaginer de quoi demain sera fait. L’on a cru que la révolution était terminée avec la fête de la Fédération. Presque personne n’était républicain parmi les têtes pensantes et agissantes de la Révolution en marche quasiment jusqu’à la veille du vote de la Convention qui décida – comme on le sait, à une voix de majorité – la mort de Louis XVI.

Qui sait aujourd’hui ce qui va arriver ? Comment sortirons-nous des troubles en cours ? Sur quoi finiront-ils par déboucher ? Une rupture systémique – mais laquelle ? – ou un Xème sauvetage du Système ? Il nous semble presque impossible à cette heure, de nous faire une opinion sur ce point-là.

Nos certitudes sont d’un autre ordre. Dans le chaos actuel des politiques et des idées, leur pertinence est une évidence. 

GÉRARD POL 
lafautearousseau
( 21 mars, 2019 )

mercredi 20 mars 2019 Contre le rappeur Nick Conrad, auteur de « Pendez les blancs… », grande victoire de l’AGRIF !

 

Communiqué de l’AGRIF

 

Le tribunal de Paris a condamné aujourd’hui Nick Conrad à une amende de 5000€ avec sursis mais également à payer 1000€ à l’AGRIF et 1000€ à la Licra.

Cette dernière avait raccroché son wagon à l’AGRIF qui, par ailleurs, a sauvé la procédure alors que le Parquet allait laisser prescrire !

( 20 mars, 2019 )

Parent 1, père 0

 

 

Le combat moderne contre la figure paternelle franchit aujourd’hui un cap nouveau. Ainsi, les documents administratifs scolaires ne comporteront plus les cases « père » et « mère » mais les cases « parent 1 » et « parent 2 ». L’avantage ? L’on pourra, au fil des revendications de minorités actives, augmenter la dose et proposer des cases « parent 3 », « parent 4 » etc., selon les besoins de nos nouvelles familles émancipées du patriarcat oppresseur. Une aliénation nouvelle sous couvert de libération.

 

Une indifférenciation en cache une autre

Comme toujours, quand une figure est à détruire, il ne faut pas l’attaquer de front mais l’indifférencier à son contraire. Ainsi, telle Gaïa la déesse grecque qui enfantait et engendrait par elle-même sans besoin de dieu masculin pour la féconder, le père et la mère ne sont plus qu’Un, réunis à jamais dans une appellation neutre et indivisible. L’antique séparation entre les sexes de « papa » et de « maman » est remplacée par une séparation nouvelle, celle de celui qui commande. De la complémentarité primordiale, la société souhaite la guerre des sexes pour, bien entendu, tirer la substantifique moelle de l’égalité. Car qui sera « parent 1 » ? Le père ou la mère ? La deuxième mère ou la première ? Qui va décider ? Avant, l’on se rassemblait dans l’appellation de parents, désormais ce sera là notre différence.

 

Platon, dans son mythe de l’androgyne primordial, expliquait l’amour par le manque de cet individu de sexe opposé qui formait cet être hybride possédant les caractéristiques des deux sexes. La séparation des corps primordiaux serait la source du sentiment d’amour et de la recherche de cette âme sœur qui nous manque. Nous ne serions réellement humains que connectés à cet autre. « Les parents » était une formule parfaite pour rassembler dans la famille, dans la loi et dans la symbolique, la victoire de ces deux êtres hommes et femmes qui se réunissent pour procréer et fonder une famille. Nous avions réussi à combler un manque mythique par une construction anthropologique majeure. Car c’est bien de la famille que naissent les nations, et de la famille nucléaire est née la nation française.

Taubira, Taubira pas

 

En mettant le mariage dit « pour tous » dans la loi, il était obligatoire de voir certaines aberrations suivre le mouvement. Si deux personnes du même sexe peuvent se marier, ils peuvent avoir des enfants, ils n’entrent donc plus dans les cases de l’administration, ni dans la norme. La victoire sur le mythe est à revoir. Devons-nous pour autant changer la norme pour une minorité si infime ? Le père se définit avant tout en tant que le contraire de la mère : quand deux hommes se font face peut-on encore parler de père ? Imagine-t-on devoir qualifier notre jambe droite de « droite » si la gauche n’existait pas ? Si notre poumon gauche n’existait pas, serions-nous uniquement dotés d’un poumon droit, ou dirions-nous tout simplement « poumon » ?

Quoi de plus naturel, me direz-vous, dans un monde où l’autorité est tenue par des incompétents que de tuer le père par le nom ? Celui qui nomme, c’est celui qui dirige, celui qui est nommé est sommé d’obéir.

Profitons-en pour rappeler que tout le monde a toujours eu le droit de se marier, jamais les prêtres ni les maires n’ont demandé la sexualité de ceux qui font union. Cette union, devant Dieu surtout, était faite pour fonder une famille, donc avoir des enfants, donc se tenir entre un homme et une femme, entre futurs « parents ». Ajouter un numéro à cette formule, c’est diviser de nouveau les corps et les âmes réunis et les mener dans le jeu de la violence mimétique. Le mariage « pour tous » est en bonne novlangue qui se respecte l’inverse de ce que ça dit, il s’agit d’un non mariage, entre personne du même sexe, donc de couple stérile par définition. Là où la PMA pour un couple « père et mère » stérile par accident rattrapait une erreur de la nature, la PMA et la GPA pour couple « parent 1 et parent 2 », homosexuel et stérile par nature, opèrent une modification de la nature et une modification anthropologique profonde.

« Dans son vieux pardessus râpé … »

 

Éduquer l’enfant, en milieu scolaire, avec cette habitude de dénaturation totale, c’est préparer des générations hors de l’anthropologie naturelle. Esclaves de leurs désirs, sans autorité paternelle pour les encadrer, le terme de « parent 1 » n’arrangera rien dans la création symbolique de l’enfant. Nous arrivons dans le monde de « Blanche Neige et les 7 personnes de petites tailles », le lapin blanc d’Alice perdra sa couleur pour ne pas devenir trop « racisant », cette même Gaïa n’osera plus créer Ouranos et le Ciel en premier de peur d’avoir un procès en discrimination de Ouréa et ses Montagnes. Doit-on en arriver là ? « Dans son vieux pardessus râpé, il s’en allait l’hiver l’été, mon parent 1 ». Daniel Guichard a heureusement eu la chance de naître de parents non numérotés. N’imaginons pas les fêtes de Noël dans quelques années et la joie sur le visage des enfants à l’approche du « parent 2 » Noël.

Notre nation future, même si elle garde le nom de France, n’aura plus rien de français. La famille nucléaire s’effrite, la Ve République qui était déjà une dégénérescence de la royauté sera remplacée par le RIC des questions infinies, et entre la montée de l’Islam et les valeurs anticatholiques qui grimpent, les hérésies l’emportent jour après jour. Quoi de plus naturel, me direz-vous, dans un monde où l’autorité est tenue par des incompétents que de tuer le père par le nom ? Celui qui nomme, c’est celui qui dirige, celui qui est nommé est sommé d’obéir. « Parent 1 » deviendra « parent 2 » quand les choses tourneront mal, et « parent 2 » accusera « parent 1 » de lui voler sa place de « parent » planqué. Platon avait raison, la séparation de l’androgyne a créé l’amour par le manque, l’union de « parent 1 » et « parent 2 » l’a tué. Et le manque se fait grandissant.

Sylvain Durain

Article paru également sur le site du mensuel « L’Incorrect »

( 20 mars, 2019 )

Communiqué de Monseigneur le comte de Paris pour la journée de la Francophonie.

 

Défendre la langue française

 

Comme Chef de la Maison de France, je m’associe à la Journée Internationale de la Francophonie, qui célèbre chaque 20 mars depuis 21 ans, notre belle langue française.

 

Cette langue simple et claire, expression de notre génie français, qui fait partie d’un patrimoine dont nous pouvons être fier, est parlée dans 88 pays et par 300 millions de personnes, présentes sur les cinq continents. Langue de la diplomatie, elle est un atout incomparable pour la France. Au cours de mes nombreux voyages – du Liban au Québec, de l’Asie à l’Amérique Latine en passant par l’Afrique – j’ai pu constater que la langue française suscitait un engouement qui ne se dément pas depuis le règne de François Ier.

 

Moteur de croissance durable, le Français et ses multiples accents, représenté par l’organisation internationale de la Francophonie (OIF), est aussi un facteur d’unité et de cohésion qui rassemble tous les peuples à travers un dénominateur culturel, économique et géopolitique commun.

 

Langue de paix qui a donné à l’Europe ses plus grands auteurs, une académie prestigieuse que l’on nous envie, elle est un trésor à défendre et à partager car elle exprime non seulement une identité mais définit aussi des exigences qui ne peuvent être bafouées au nom d’un quelconque progressisme, comme l’écriture inclusive, la novlangue ou l’intrusion d’anglicismes, qui risqueraient d’en changer la nature profonde.

 

Ciment de notre histoire, la langue française est notre patrie dans ce qu’elle a de national et celle de bien d’autres peuples dans ce qu’elle a d’universel.

Communiqué de Monseigneur le comte de Paris pour la journée de la Francophonie. dans Princes 47150946_330701971096711_1149909014545432576_n

Jean, Comte de Paris

Domaine Royal, le 19 mars 2019

( 19 mars, 2019 )

Action judiciaire contre l’infamie de Charlie Hebdo

 

Communiqué de l’AGRIF

 

La couverture de Charlie-Hebdo de cette semaine, immonde crachat sur le Christ en croix est une vomissure d’obsédé sexuel et scatologique.

Son auteur se glorifie d’avoir atteint les sommets de la dérision pornographique blasphématoire.

On imagine sans mal dans quel univers mental habite ce misérable.

Ce serait se ravaler à son  niveau de putridité que de camper sa gueule dans une composition aussi infra-humaine.

Le personnage est évidemment un lâche. Il sait qu’il ne risque rien en offensant les catholiques. Car aujourd’hui encore, pareille abomination sur le prophète Mahomet déclencherait un tsunami d’indignation dans tout l’islam, pas seulement chez les jihadistes.

Certains nous diront que le blasphème, même au plus haut degré d’abjection, ne tombe pas sous le coup de la loi.

Mais l’atteinte au respect de la dignité humaine ne peut être sans limite.

Sur ma demande, nos avocats préparent dès aujourd’hui l’action judiciaire qui s’impose sur le fondement de la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

Bernard ANTONY

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