( 16 septembre, 2021 )

LE ROI ou les roitelets ?

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Si on laisse faire les classes primaires, nous nous retrouverons en finale avec un roitelet issu de la grande foire électorale.

L’élu sera sans aucun doute le pire ! A force de s’assassiner entre eux, il nous restera le plus inapte à la fonction présidentielle, mais assurément le plus arriviste, le plus mauvais ambitieux, celui qui tuerait père et mère pour arriver en haut du mât de cocagne élyséen, et être roi ou reine sous le déguisement présidentiel !

N’être Rien aujourd’hui et devenir Tout demain !

Combien seront-ils à briguer la plus haute place du pilori pour 2022.

Déjà les gladiateurs (trices.) pour les inclusives, descendent dans l’arène, le combat est sans merci, il faut que le sang coule et qu’il n’en reste plus qu’un ! Le gagnant était le meilleur combattant, le plus tenace, le plus hargneux, il avait au moins la qualité d’être le plus fort, aujourd’hui le vainqueur sera le plus Malin, d’une Malignité diabolique !

Promettre la Lune, pour tous et à tous,

  • promettre des Droits, sans les Devoirs qui vont avec…

  • promettre honteusement le Bonheur, la Santé, la Prospérité…Une fois l’an, (qu’est-ce qu’on risque ?)

Souvenez-vous : « Ma Pomme, Karcher, Flamby, En-marche… »

Le ou la prochaine sera pareille, roitelet ou roitelette ?

Et demain, vogue la galère à vau-l’eau !

Nous aurons notre roitelet de la Cour des Miracles, Roi de Thunes, ou Reine de Paname…

Pas de quoi pavoiser !

La France de Saint Louis, d’Henri IV, de Louis XIV transformée en Cour des Miracles, bauge, bazar, caravansérail, souk avec à sa tête un Calife ou un Cheikh sans provision…

Et si nous préférions en lieu et place des roitelets ou roitelettes, un vrai Roi ?

Vieille famille de la Vieille France, un Roi qui ne désire que remplir son rôle : Servir à la place que Dieu lui a donné. Servir les Peuples de France. Servir la France dans son intégrité !

Ils ont tous des programmes, voire des solutions qui souvent se révèlent sans issues. Le Roi lui, n’offre que sa personne, il est caution morale, et ne déroule pas de tapis de promesses.

La France avec un Roi à sa tête retrouvera son âme, nous y parlerons, Morale, Honneur, Foi, Courtoisie, Grandeur, Beauté…

Tous ces dogmes qui ne sont plus en usage dans notre République.

La Royauté parlera aux coeurs des Français, sans ne les considérer que comme des électeurs et consommateurs.

Pas besoin de trouver le Roi, nous l’avons ; il faut juste aller le chercher et le convaincre de venir se mettre à notre tête.

Sans son Roi la France est orpheline, elle était déjà sans-culottes, puis sans tête, la voilà sans honneur, sans principes, juste bonne à jouer comme figurante dans la pièce de théâtre de boulevard :

« Francexit», avec en premier rôle le roi des Thunes, un ancien de « Chez ma Tante » !

Et nous laisserions faire ça ?

Parce que c’est cela qui va arriver : l’élimination des seconds couteaux, et la scène finale : le grand abandon de la Marine à voiles et le triomphe de la Finance !

Si Dieu le veut nous pouvons changer la donne, c’est possible, il faut juste y croire ! Et en Dieu et au reste…

Une Foi, une Loi, Un Roi !

Montjoie Saint Denis !!!

Guy Adain

14/09/2021

( 16 septembre, 2021 )

« Heureux comme Dieu en France »

 

 

 

La chronique de Stéphane Blanchonnet (Le Bien Commun)

 

Quoi de plus difficile que de se définir soi-même ? Parfois recourir à autrui se révèlera beaucoup plus pertinent. Cette évidence de psychologie individuelle pourrait aussi valoir pour les nations. J’en veux pour preuve le remarquable Essai sur la France (1930) d’Ernst-Robert Curtius, qui m’apparaît comme la meilleure introduction à la compréhension de l’être français. Cet Allemand, francophone et francophile, spécialiste de Balzac et de Proust notamment, nous propose une sorte de Guide vert des provinces de l’âme française.

Curtius commence par relever cette caractéristique fondamentale de la France qui est de se concevoir comme universelle. Il ne s’agit pas pour elle de se mettre au service d’une idée universelle mais bien d’en être l’incarnation exclusive. Il relève trois manifestations de ce phénomène : la France comme incarnation de la Chrétienté (à partir du Moyen Âge), la France comme incarnation de la Culture (à partir de la Renaissance), la France comme incarnation du Droit et de la Liberté (à partir du XVIIIème siècle). Ces différentes manifestations se succédant dans le temps sans pour autant qu’aucune ne s’efface au profit des autres. D’où ces conflits, ces oppositions extrêmes de « valeurs », qui caractérisent le débat public français.

L’essayiste se livre ensuite à un brillant exposé synthétique sur la géographie et l’histoire du pays. On en retiendra principalement l’idée selon laquelle le souvenir de Rome et l’action des Capétiens se sont combinés pendant des siècles pour produire un État, lui-même matrice d’une nation, dont le sentiment d’unité et de continuité parvint à un tel degré que les réalités géographiques, pourtant tout à fait contingentes en elles-mêmes (il n’existe pas de frontières totalement naturelles comme le rappelait Bainville), en acquirent une forme de naturalité. Le mythe de l’hexagone en est une des expressions les plus populaires.

Autre idée traitée avec beaucoup de finesse par Curtius : la France comme patrie littéraire. Aucun autre grand pays dans l’Histoire n’a accordé à la littérature ce rôle quasi liturgique au service du culte de la nation. La France prend principalement conscience d’elle-même, de sa « personnalité » (Curtius affirme que la France est la plus parfaite « personne morale » de l’Histoire), à travers les grands classiques de sa littérature. L’auteur note au passage que la littérature française possède une unité, au-delà des genres, des courants et des époques, unité dont les caractéristiques sont un esprit d’analyse, — un esprit critique —, très développé (des moralistes du XVIIème siècle aux romanciers réalistes du XIXème) et un culte de la perfection formelle.

En fermant ce livre tout à fait extraordinaire, et à mettre entre les mains de tous les patriotes, on ne peut que déplorer qu’il n’ait pas connu de réédition récente.

( 15 septembre, 2021 )

Dominique Paoli s’en est allée… Elle était pour nous plutôt que la présidente de Radio Courtoisie, celle de l’Association des Amis de la Maison du Chemin de Paradis

 

Lu sur « Je Suis Français »

C’est au lendemain de l’hommage rendu à Charles Maurras par l’Action Française de Provence à Roquevaire et à Marseille, que nous avons appris par les réseaux sociaux le décès de Dominique Paoli. Elle aurait été heureuse de savoir qu’une jeunesse pleine d’ardeur avait pris part à cet hommage.

Dominique Paoli était devenue présidente de Radio Courtoisie. Les plus anciens d’entre nous l’ont connue à l’époque de leur jeunesse dans les Camps Maxime Réal de Sarte.

Les Provençaux l’ont surtout rencontrée à Martigues à chacune des grandes occasions où, grâce au dévouement jamais démenti de Jacques et Nicole Maurras et au sien propre, s’organisaient au Chemin de Paradis, autour de la mémoire de Charles Maurras, des rencontres prestigieuses et qui faisaient date. L’Union Royaliste Provençale y apportait son concours. Les Amis de la Maison du Chemin de Paradis savaient pouvoir y compter toujours.  Dominique Paoli lisait et appréciait Je Suis Français. Nous nous téléphonions de loin en loin pour évoquer nos sujets de préoccupation communs.

Son décès nous attriste. Son souvenir sera conservé parmi nous.

JE SUIS FRANÇAIS

( 15 septembre, 2021 )

Dominique Paoli nous a quittés.

 

Communiqué de LA RESTAURATION NATIONALE

 

C’est avec une pro­fonde tris­tesse que la Res­tau­ra­tion natio­nale – Action fran­çaise a appris le décès, dimanche matin, à l’âge de quatre-vingts ans, de Domi­nique Pao­li-Latil, petite-nièce de Charles Maur­ras, pré­si­dente de Radio Cour­toi­sie et de l’Association des Amis du Che­min de Paradis.

Mili­tante monar­chiste de tou­jours, Domi­nique Pao­li était une maur­ras­sienne indé­fec­tible. Elle était aus­si un grande his­to­rienne, spé­cia­liste, notam­ment, de la famille d’Orléans, à laquelle elle a témoi­gné, toute sa vie, une fidé­li­té sans faille.

La Res­tau­ra­tion Natio­nale – Action fran­çaise adresse à tous ses proches ses plus sin­cères condo­léances. Domi­nique Pao­li res­te­ra, pour la jeu­nesse, un exemple pour la constance de son engagement.

( 15 septembre, 2021 )

SAR Charles-Emmanuel, Prince de Bourbon, Prince de Parme rend hommage à Dominique Paoli.

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Je prie pour Dominique qui a rejoint son arrière grand oncle Charles Maurras auprès du Père, de notre seigneur Jésus Christ et de notre mère et reine Sainte Marie. Je présente à sa famille et ses proches toute ma sympathie dans ces moments difficiles. J’ai une pensée triste et solidaire pour tous ceux qui l’ont accompagné pendant sa présidence à Radio Courtoise.

Elle a su maintenir avec bienveillance, intelligence et sagesse, cette spécificité qui est encore l’apanage singulier de quelques rares médias et leur fait honneur et grandeur : La liberté de parole. J’aime « le libre journal » sous toutes ses formes, le bulletin de ré-information et tant d’autres émissions. Madame Paoli vous suscitiez l’admiration, bravo pour votre implication. J’ai eu le plaisir d’être invité dans plusieurs des émissions de Radio courtoisie, un des médias qui me reçoit et je vous en remercie du fond du cœur.

Source : https://www.facebook.com/SAR-Charles-Emmanuel-Prince-de-Bourbon-Prince-de-Parme-500924797095309

( 15 septembre, 2021 )

Arc de Triomphe : un genou à terre devant l’art… du néant

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

 

Pour avoir fait, jadis, l’éloge de l’inutilité, je ne m’élèverai pas contre des gestes vains, et encore moins contre la des causes et des combats perdus d’avance. À l’instar de Cyrano de Bergerac, je trouve que c’est encore plus beau lorsque c’est inutile. L’emballage de l’Arc de Triomphe pourrait ressembler à un poisson d’avril ou à une blague de potaches ; d’autres y voient une œuvre d’art puisqu’elle est présentée ainsi et qu’elle se situe dans la continuité des réalisations du célèbre Christo.

Je ne rentrerai pas dans le débat de savoir si c’est de l’art – art qui ne tient, selon moi, que par le discours snob et vaniteux de quelques coteries et par un excellent plan de communication. Qu’importe si c’est de l’art et même de l’art éphémère. Là n’est pas l’objet de mon courroux. L’Arc de Triomphe n’est pas n’importe quel bâtiment. Non seulement il est consacré à perpétuer le souvenir des victoires des armées françaises de tous les régimes, mais il est aussi un immense cénotaphe où sont gravés des centaines de noms ayant servi l’ ainsi que les noms de 158 batailles, et, depuis le 11 novembre 1920, il est la voûte qui surplombe la sépulture du Soldat inconnu.

En permettant l’emballage de l’Arc de Triomphe, non par nécessité mais par goût de la provocation prétendue artistique, l’on admet officiellement que ce qui symbolise la gloire de la France peut être sujet à la temporalité des modes artistiques. Peu me chaut que l’intention ne soit pas maligne, j’y vois un immense genou à terre devant l’art du vide et de l’inutile. Cet emballage montre à quel point il n’y a plus d’unanimité dans le sacré national. Chacun appréciera selon ses goûts, c’est le relativisme de la considération. Le principe est acquis : l’art du rien ou du laid est au même niveau que la symbolique illustre de l’Arc de Triomphe. Il le dépasse même, en l’occurrence, puisque l’un efface l’autre.

Nous connaissions déjà les souillures faites au château de Versailles. Ici, c’est carrément l’escamotage. L’emballage de l’Arc de Triomphe est une insulte aux gloires militaires, au Soldat inconnu et à tous les anciens combattants. C’est le symbole de l’effacement du prestige national. Le plus grave, c’est le silence des bonnes consciences car, apparemment, cela ne scandalise personne chez les ténors politiques.

Pourquoi pas, demain, un immense sac poubelle pour emballer le palais de l’Élysée ? Chiche ! Après tout… Cette prétendue œuvre d’art n’apporte rien. Au contraire, puisqu’elle efface l’œuvre originelle. C’est peut-être de l’art, l’art du néant, mais c’est surtout un camouflage, un escamotage qui efface notre Histoire, qui vole le monument à l’admiration des Parisiens, de tous les Français et des touristes. En outre, c’est très irrespectueux pour tous ceux qui y ont leur nom gravé. C’est aussi un outrage au respect que l’on doit envers les combattants.

Charles-Henri d’Elloy

 Écrivain, polémiste
( 15 septembre, 2021 )

NON AU PASSE SANITAIRE

 

L’Editorial de François Marcilhac (Le Bien Commun)

 

Le pouvoir et les médias mainstream pensent-ils vraiment que la grande majorité des Français sont dupes ? Certes, la politique de la peur fonctionne auprès d’un certain nombre d’entre eux, notamment auprès de l’électorat macronien, qui est, par définition, un électorat frileux, timoré, car    c’est la peur de perdre son capital qui le caractérise, qu’il s’agisse de ses sous ou de sa santé qui, chacun le sait, est un capital comme un autre. La situation sociale, l’âge, le refus de l’engagement — on entre en macronisme comme on signe une assurance-vie — se conjuguent auprès de ces éternels centristes surgis, sous la Convention, du Marais ou de la Plaine — tout un programme ! —  et qui ont traversé l’histoire sans jamais se départir de leur seule conviction profonde : le bien commun est au service de leur intérêt particulier et nul principe, nulle « valeur » ne saurait prévaloir face à une menace quelconque. « J’ai survécu » soupirait l’abbé Siéyès au sortir de la Révolution. Un électeur macronien n’a pas d’autre ambition : hier, survivre aux Gilets jaunes, aujourd’hui, survivre à la pandémie.

La Liberté, l’Égalité, la Fraternité, les sacro-saintes valeurs républicaines ? On s’aperçoit à quel point il ne s’agit que de mots vides de sens quand le pouvoir agite le chiffon rouge de la peur. Il y a quelques mois, face aux Gilets jaunes, un philosophe libéral s’étonnait qu’on n’ait pas encore demandé à l’armée de tirer sur ces nouveaux barbares, les forces du désordre établi se contentant de crever quelques yeux ou de mutiler quelques mains ; aujourd’hui, c’est « une vie de merde » (dixit un conseiller de l’Élysée) qu’on impose explicitement à ceux qui ne possèdent pas le nouveau sésame, devenant de ce fait des sous-citoyens. Et de recourir aux mêmes procédés de basse politique et de basse police que contre les Gilets jaunes : amalgames, diabolisation, criminalisation. En l’occurrence, amalgame des antipasse et des antivax ; diabolisation de l’ensemble sous la catégorie du complotisme (arme de destruction massive de toute expression différente de la parole officielle) ; criminalisation généralisée des manifestants en laissant penser, par exemple, que c’est l’égoïsme qui les souderait, quand ce n’est pas l’antisémitisme, à la suite de provocations isolées habilement exploitées par le pouvoir et des médias de connivence.

En étant, dès le premier jour, en première ligne des antipasse, l’Action française a, de nouveau, choisi le bon combat : celui du pays réel contre un pouvoir qui cherche à imposer, à son seul profit, une restriction disproportionnée des libertés fondamentales. Alors qu’il a failli dans la gestion de la crise sanitaire, se contredisant gravement à plusieurs reprises, il n’a, en revanche, jamais cessé de jouer sur la peur de nos concitoyens, de la nourrir même, pour mieux les déshabituer de la liberté, celle, réelle, concrète, qui se décline dans la vie de tous les jours. Nous n’avons pas à nous prononcer sur les vaccins : nous ne serons les charlatans, nous ne serons les médecins de Molière ni des pro-vax, ni des anti-vax. Nous refusons en revanche l’instauration de cette tyrannie sanitaire douce, conforme au projet saint-simonien de soumission de la délibération politique au savoir, réel ou prétendu, de prétendus sachants. Soumission qui est la porte ouverte à une mise en coupe réglée de la citoyenneté.

Fin août, Jean-François Delfraissy, le président du « Comité scientifique », a déclaré que nous verrions le but du tunnel courant 2022, confirmant les propos tenus quelques jours plus tôt par  Macron, son patron : « La crise sanitaire n’est pas derrière nous. J’ai eu l’occasion de le rappeler à plusieurs reprises, nous allons vivre pour encore plusieurs mois avec ce virus. » « Plusieurs mois », « courant 2022 » : il est clair que le pays légal prépare nos compatriotes à une élection présidentielle sous confinement. Ou comment le chantage au catastrophisme sanitaire permettra de voler aux Français la campagne électorale pour mieux disposer de leur vote et assurer la réélection de Jupiter…

( 14 septembre, 2021 )

Pour en finir avec l’expression « quartiers populaires »

 

Lu sur « L’Incotidien »

 

Ah je ne le supporte plus ! Je boufferais ma radio à entendre cette expression… « quartiers populaires ». Dernièrement c’est le Anasse Kazib, le scissionniste du NPA, le raïs de Révolution Permanente, qui l’employait pour parler de la Fête de l’Huma. A l’écouter, il fallait que les cocos payent le billet d’entrée aux « jeunes des quartiers populaires » pour venir écouter du rap. Allez-y les gars ! Laissez-les passer gratos, les californiens de la Seine Saint-Denis ! Un peu de « Vivre Ensemble » à la fête de l’Huma ne fera de mal à personne. Et puis, à n’en point douter, les vieux cocos de Villejuif vont réussir à les convertir au marxisme-léninisme triomphant, les talibans de la cité Gagarine ! Ils essayent d’ailleurs depuis 20 ans et on a vu le résultat !

 

Parce que les « quartiers populaires » n’existent plus, ce sont des quartiers immigrés désormais. Des enclaves immigrés où règnent la drogue, la charia et les maillots du PSG.

 

Il y a quelques décennies de cela, quand j’étais jeune et beau, je suis revenu dans la rue de mes grands-parents à Villejuif. J’ai grandi en entendant leurs histoires de banlieusards. Une rue de déracinés. Mais de déracinés heureux. D’un côté de la rue étroite, il y avait un café bougnat où Germaine et Mimille ne parlaient que l’occitan auvergnat entre eux. De l’autre, il y avait des terrains vagues et des maraîchers. Entre les deux, des prolos dont mes grands-parents maternels qui avaient fui la misère de leur Bretagne natale où il y avait 15 gosses par ferme. Leurs voisins ? Des Ch’tis, des Morvandiaux, des Provençaux, des Picards, plus quelques Italiens et Espagnols. Et d’autres Bretons, des milliers de Bretons! Villejuif, c’était la Cornouailles et le Coglais autrefois ! Tout ce petit monde s’entendait bien et étaient encadrés par le Parti Communiste et son univers satellitaire. J’ai encore la carte de la CGT de ma grand-mère, section Hôpitaux de Paris, service des enfants malades, où il fallait présenter un certificat de baptême fait à Loudéac ou à Fort-de-France pour être embauchée. Et je ne déconne pas !

 

Mon grand-père routier mettait des bancs dans son camion Panhard de routier au long cours et emmenait toute la rue danser le dimanche sur les bords de Marne. Ça c’était des quartiers populaires ! Le mot populaire y prenait tout son putain de sens. Pas de drogue, d’islam ou de saloperies dans le genre. C’était la solidarité. Et le travail. Et la très grande gloire du Monde Rouge. Celui qui mentait déjà mais au moins il aimait les gens…

 

Depuis, les petites maisons d’ouvriers se sont agrandies. Des cabanons de jardin ont poussé, des extensions, des pièces supplémentaires. Les maisons sont devenues coquettes ou ont été démolies et les terrains agrandis. Les anciens ouvriers de chez Renault ont récupéré la maison de leur mère dans le Morvan ou dans le Centre-Bretagne. Maison de vacances. Début d’embourgeoisement. Mes grands-parents, eux, sont repartis en 70 dans la ferme des Côtes d’Armor. D’autres sont restés. Leurs illusions communistes ont, elles, foutues le camp de chez tout le monde…

 

Car ce qui m’avait le plus surpris à l’époque, c’étaient les murs autour des bicoques. Hérissés de tessons de bouteilles ou de grilles avec des piques ! Ma grand-mère m’avait pourtant dit que, dans les années 50, pour faire la clôture entre chez eux et le voisin, mon grand-père avait pris une bouteille et un verre et avait invité le voisin à l’apéro. Il avait regardé jusqu’où il pouvait verser à boire à son pote et avait fixé la clôture à ce niveau !

 

Maintenant, toutes les maisons de la rue sont derrière de hauts-murs ! Pourquoi ? Parce qu’une cité a poussé au bout de la rue. Là où il y avait les terrains vagues et les maraîchers d’autrefois. Une cité d’immigrés ! Qui viennent piquer les taille-haies et taguer partout. Les gens de la rue les désignent par « ceux-là, là bas ». Maintenant, il n’y a plus la solidarité et de fraternité entre les habitants de Villejuif, il n’y a que la haine et la méfiance entre «ceux-là, là-bas » et « nous ». Parce que « ceux-là » ne respectent rien et ne veulent pas se fondre dans un creuset ouvrièro-franchouillard que « nous » avons fondé. « Ceux-là » veulent nous assimiler à un univers de drogue et d’islam que « nous » refusons !

 

Le sens du beau mot de « quartier populaire » a donc été remplacé. Même ça ils ont réussi à nous le voler ! Je ne suis pas en train de glorifier une réalité surranée qui n’existait que dans l’entre-deux guerres ou les 30 Glorieuses, réalité surranée que le chômage de masse aurait délavé. Non ! Car, moi qui vit en campagne depuis des décennies, je peux affirmer que cette ambiance, cette vie communautaire existe encore dans nos villages en 2021. Ma bagnole ne démarre pas un matin ? J’aurais 10 voisins qui me prêteront la leur sans discuter. Et dans mon village, on ne parle pas d’islam ou de chichon. La picole je ne dis pas. Mais c’est de la déglingue domestique. Pas importée d’on ne sais où ! Les « villages populaires » existent toujours, « les quartiers populaires » n’existent plus.

 

Ou plutôt, dans les villes, ces « quartiers populaires » sont devenus une autre réalité. Une réalité qui a réussi à nous voler jusqu’à notre passé. Qui a réussi à nous faire détester cette expression. Car les « quartiers populaires » sont le symbole de notre remplacement. Le Grand Remplacement est un concept multiforme en fait. Il remplace même le passé. Il remplace même notre mémoire. Comme un prion qui s’insère partout et qui a un effet rétroactif.

 

Pendant que j’écris ces lignes, je regarde la fameuse rue sur Google View… Et la « cité » dans le bout. Quelle tristesse, quelle putain de tristesse d’avoir permis ça !

 

Par Maël Pellan

( 14 septembre, 2021 )

Libre journal du lundi soir du 13 septembre 2021 : « Hommage à Dominique Paoli »

 

 


Michel Leblay, avec la participation d’Anne Collin et de Pierre-Alexandre Bouclay ainsi que l’assistance de Françoise, reçoit :

 

  • Thierry Delcourt, cadre dirigeant, patron du Libre journal des amitiés françaises
  • Laurent Artur du Plessis, géopolitologue, économiste, patron du Libre journal de la crise
  • Alain Lorans, prêtre, parton du Libre journal des traditions
  • Nicolas Stoquer, fondateur du Rassemblement pour la France, patron du Libre journal de la résistance française
  • Guillaume de Tanoüarn, prêtre, patron du Libre journal de chrétienté
  • Jean des Cars, historien
  • Salsa Bertin, journaliste, patron du Libre journal de la jeunesse
  • Vincent Meylan, rédacteur en chef de Point de Vue
  • Valérie d’Aubigny, critique littéraire jeunesse, patron du Libre journal de la transmission
  • Alain Sanders, journaliste, écrivain, éditeur, ex-patron du Libre journal de la résistance française
  • Hilaire de Crémiers, directeur de la Nouvelle revue universelle et conseiller éditorial de Politique magazine, suppléant pour le Libre journal de Jacques Trémolet de Villers
  • Philippe Conrad, historien, patron du Libre journal des historiens
  • Jean Sévillia, journaliste, historien
  • Patrick Simon, avocat, écrivain, patron d’Il était une fois…
  • Jean-Yves Le Gallou, journaliste, écrivain, président de Polémia
  • Carl Hubert, contributeur à Polémia, politologue

Thèmes : « Hommage à Dominique Paoli ; Chronique du grand large ; Chronique du courrier des auditeurs ; Rendez-vous politique de la réinformation »

Message de Pascale Maurer, patron du Libre journal des cultures et de l’exploration :

Je suis, comme nous tous, consternée et très triste de la disparition de Dominique Paoli. Je souhaite rendre hommage à son professionnalisme, à tout le temps qu’elle a consacré à la radio, à son souci de la moderniser comme le démontre la mise en place de la matinale. Sans oublier sa grande gentillesse et sa délicatesse. Chère Dominique, merci, vous allez beaucoup nous manquer.

Une Messe en hommage à Dominique Paoli sera dite par l’abbé Guillaume de Tanoüarn, lundi 20 septembre 2021 à 11 heures, en l’église Saint-Eugène Sainte-Cécile (4 rue du Conservatoire, 75009 Paris)

( 14 septembre, 2021 )

Marine le Pen : un programme qui n’est pas (encore) à la hauteur

 

Lu sur « actionfrancaise.net »
L’Éditorial de François Marcilhac

 

Marine Le Pen ne se trompe pas : l’élection de 2022 sera un choix de civilisation, plus encore que de société, ce qui signifie que c’est la civilisation française elle-même qui sera en cause et non seulement la manière d’aménager nos rapports sociaux — même si, évidemment, les deux questions sont intimement liées. La déclaration à Rouen, le même jour que la sienne, d’Anne Hidalgo, faisant le don de sa (petite) personne à la France, l’a bien montré. Son élection, elle dont la candidature est celle de l’incompétence assumée, même si elle n’a guère de risque de convaincre les Français, mènerait notre pays à la catastrophe, simplement en aggravant la pente sur laquelle il est engagé, que ce soit en matière budgétaire, sociétale, d’immigration, d’écologie punitive ou de fracture sociale. Marine Le Pen a donc raison : elle a, du reste, cité Éric Zemmour sans le dire en déclarant que nous sommes « à la croisée des chemins » — c’est le titre du site internet de Zemmour dédié à la promotion de son prochain livre.

Encore faut-il être à la hauteur de l’enjeu et ne pas se contenter de mesures cosmétiques. Certes, nous ne connaissons pas encore dans le détail un programme qui doit présenter les moyens d’opérer les choix cruciaux que les Français devront faire à partir de 2022. Toutefois, ce que nous en savons pour le moment, loin de susciter l’enthousiasme, nous laisse sur notre faim. Que Marine Le Pen ait vanté dans Le Figaro, où elle était interviouvée la semaine dernière, comme deux mesures phares, la nationalisation des autoroutes et la privatisation de l’audiovisuel public sous prétexte qu’on ne voit plus très bien où est sa spécificité, ne laisse pas d’interroger sur la prise de conscience par la candidate de l’ampleur de la crise que nous traversons.

IMMIGRATION : UN APPEL D’AIR

Certes, elle a aussi proposé, dans son discours de dimanche, une mesure aussi cruciale que « la gratuité des trains », pour les étudiants et les jeunes travailleurs, mais en dehors des heures de pointe (mesquin) ou, plus intéressant, « inspiré par le modèle hongrois », « un prêt aux jeunes parents qui se transformerait en dotation budgétaire dès la naissance du troisième enfant ».  Or le fait que la situation migratoire en France n’est pas la même qu’en Hongrie — mais peut-être l’ignore-t-elle — change tout : elle ne s’aperçoit pas qu’une telle mesure, dans l’état actuel de notre droit et de la jurisprudence du Conseil constitutionnel, au nom du sacro-saint principe d’égalité — s’appuyant de plus, comme le crime sur le vice, sur le principe devenu constitutionnel de fraternité —, représenterait un véritable appel d’air en matière d’immigration, puisqu’il devrait s’appliquer également aux non-nationaux. Or Marine Le Pen ne prévoit aucune modification de la Constitution afin de permettre l’inscription dans notre droit positif de la préférence nationale. De plus, elle est allée jusqu’à affirmer, il y a quelques semaines, qu’il n’était plus question de remettre en cause notre soumission à la Cour européenne des droits de l’homme, sise à Strasbourg, bras juridique de la Convention du même nom… Et ce, alors que le plus européiste des candidats LR aux primaires du parti, l’ancien commissaire Michel Barnier, admettait lui-même il y a quelques jours, qu’il faudrait peut-être s’affranchir de ladite Convention précisément en matière… d’immigration. Certes, on n’est pas forcé de croire en sa sincérité, mais la question n’est pas là : que cet ectoplasme de la supranationalité en arrive à émettre une telle hypothèse montre tout simplement qu’il a conscience que les Français exigent des remises en cause fondamentales. Et c’est le moment qu’a choisi Marine Le Pen pour déclarer son amour à la CEDH !

UN GRAND FLOU INSTITUTIONNEL

Certes, certes, elle a aussi promis, dimanche, de « graver » dans la Constitution, après référendum, la supériorité du droit français sur le droit international. « Les décisions internationales contraires à un principe constitutionnel resteront simplement inappliquées », a‑t-elle assuré. Même les jugements de la CEDH ou ceux de la CJUE — la Cour de justice de l’Union européenne, sise à Luxembourg ? Si tel était le cas, cela ne règlerait de toute façon en rien le problème de la jurisprudence du Conseil constitutionnel lui-même, qui part en vrille chaque fois notamment qu’il s’agit d’immigration. Tout cela est bien flou, compte tenu, surtout, de l’enjeu de civilisation en cause…

Marine Le Pen a beau s’afficher comme la présidente des « Libertés, libertés chéries », en dépit de ce pluriel très concret, voire inconsciemment maurrassien (« La liberté n’est qu’un principe vide sans sa déclinaison avec un “s” »), le slogan fait surtout référence à la Marseillaise, où la « Liberté chérie » est bien au singulier, et à la tradition républicaniste qui est désormais l’horizon indépassable du Rassemblement national.

SPÉCIFICITÉ DE L’ÉTAT

En fait, c’est la question de la spécificité de l’État que Marine Le Pen néglige, non tant vis-à-vis de l’insécurité — elle a fait, dimanche, le « job » concernant ce fonds de commerce du FN-RN — que, surtout, en matière de souveraineté intérieure et extérieure. Cela se perçoit jusque dans les deux mesures phares de son projet présidentiel. La nationalisation des autoroutes : pour quoi faire ? Dépenser des milliards en rachat des concessions pour abaisser de 10 % à 15 % le péage, et ce, alors même que les Français les plus précaires n’empruntent de toute façon pas l’autoroute ? Un Etat restauré s’intéresserait surtout à la validité des contrats de concession et se conduirait envers les sociétés d’autoroute comme Philippe le Bel envers les Templiers ou Louis XIV envers Fouquet… Mais voilà, nous ne sommes pas en monarchie, mais en république, laquelle est intimement soumise aux puissances d’argent.

De même, s’agissant de la privatisation de l’audiovisuel public : pour redonner du pouvoir d’achat (avec la fin de la redevance) ? Parce qu’il est de gauche ? Même pas, mais parce qu’on ne verrait plus la différence avec le privé — qui sait, lui aussi, être de gauche et/ou mondialiste. Mais pourquoi ne voit-on plus la différence ? Sinon parce que le modèle du privé est devenu depuis de nombreuses années celui du public, dans la même course à l’audimat par la promotion systématique du médiocre, quand ce n’est pas celle de la vulgarité. Mais Marine Le Pen se moque de livrer aux puissances d’argent l’ensemble de l’audiovisuel alors que l’exemple des pays qui ont fait ce choix prouve qu’il entraîne une baisse catastrophique du niveau. Pourquoi, au contraire, ne pas renouer avec un nouveau modèle de service public ? Peut-on s’en passer dans une société dont les fractures s’aggravent tous les jours ? Ce qui semble malheureusement intéresser davantage Marine Le Pen, c’est d’afficher, en direction d’un public libéral, une mesure d’un thatchérisme ringard, fleurant bon les années 1980 — il y a plus de quarante ans. Oubliant que Thatcher elle-même renonça à privatiser la BBC !

Si les autres mesures phares de son projet présidentiel sont de la même eau, l’espace demeure grand ouvert pour une véritable candidature de rupture, qui prenne en considération dans toute sa gravité l’enjeu de civilisation puisque, c’est vrai, nous sommes « à la croisée des chemins ». Encore ce candidat, pour être crédible, devra-t-il devenir l’homme de la nation et non pas demeurer celui d’une obsession.

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