( 29 mai, 2020 )

Lettre ouverte, Aux Gens de France, Aux Peuples de France.

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Selon le vieil adage :

« Il y a quelque chose de pourri au Royaume de France. » (ce qui en fait une république), la peste qui nous assaille actuellement, cette pandémie COVID 19, met en lumière nos forces et nos faiblesses.

Nous sommes touchés, mais pas abattus pour autant. La guérison est au bout de nos efforts.

Français, Gens de France, Peuples de France, vous êtes hardis et audacieux, vous sortirez vainqueurs de cette infection. Guéris sans doute, mais gravement blessés et invalides. Cette épidémie sera enrayée, mais les dégâts causés seront irrémédiables, si vous ne changez pas de conduite ni de façon de vivre !

Il n’est pas question de considérer ce mal comme un châtiment, mais bien au contraire, il serait très judicieux d’en faire un signal fort pour corriger votre route.

Regardez et voyez vos dirigeants désemparés frapper à toutes les portes, interroger quiconque et zigzaguer…En-marche !

La principale préoccupation du gouvernement est d’organiser votre villégiature. Est-ce bien de vacances dont la France a besoin ? Comme si les Français en avaient l’urgent besoin ou même l’envie ; et d’autre part, il veille sur notre santé avec un soin infirmier coercitif.

Allons ! Nous sommes certes les… Enfants de la Patrie…

Mais trop c’est trop !

Vous finirez par étouffer, si vous ne contrez pas cette tyrannie !

Peut-il exister une autre voie ?

Peut-être faut-il entendre une autre voix ?

On le dit souvent, les Français sont restés monarchistes et accordent volontiers les prérogatives d’un roi à leur Président ; aussi pourquoi alors se contenter de la copie quand on peut avoir l’original ?

Le Roi en devenir est là prêt à servir.

Vous êtes le Peuple des Gens de France, vous pouvez renverser la table et faire appel à l’Homme que la Divine Providence met à votre service pour la grande gloire de la France et des Français.

Dites lui bien fort :

« France, tu es La Belle au Roi dormant, va l’embrasser, le réveiller et lui donner les rênes du char de l’État, et le sceptre de commandement. »

Guy Adain

28/05/2020

( 29 mai, 2020 )

Réponse à une jeune bourgeoise en manque de frissons victimaires

 

Lu sur « Action française.net »

 

Camélia, on ne se connait pas, mais je tenais à te dire que par certains côtés, nous sommes un peu sœurs. Moi aussi j’ai les cheveux frisés. Moi aussi, mon père est d’origine algérienne. Moi aussi, j’ai chanté pour la victoire de François Hollande (mais moi j’ai une excuse, je picole toujours les soirs d’élections, même pour les Miss France)
Par certains côtés donc, du moins « ethniques » et « capillaires », nous sommes un peu sœurs. Sœurs de souffrance en ce qui concerne les cheveux, parce que, je te l’accorde, c’est chiant quand il pleut. Toi, il parait que « quand tu portes tes cheveux frisés, tu ne te sens pas en sécurité face à un flic en France ». C’est ton ressenti, il t’appartient et tu as tout à fait le droit de l’exprimer. Personnellement, jamais un policier n’a émis le moindre jugement sur ma coiffure, et même quand j’ai un brushing impeccable, je ne peux pas exclure tout à fait l’hypothèse que les forces de l’ordre s’en foutent royalement.
Là où nous sommes différentes, Camélia, c’est que toi, tu as grandi dans une jolie villa dans le Var, alors que moi, je viens d’une moche citée de la banlieue lyonnaise. Là où nous sommes différentes, Camélia, c’est que toi, tu retournes certainement avec plaisir dans ta jolie villa alors que moi, j’évite de remettre les pieds dans mon ancien quartier, aujourd’hui gouverné par les dealers. Car vois-tu, quelle que soit ma coiffure, c’est au milieu de certains enfants de mes ex-voisins, que je ne me sens pas « en sécurité », surtout dans les périodes de rodéos sauvages.
Là où nous sommes différentes, Camélia, c’est que toi tu déclares vivre dans un monde où « des hommes et des femmes qui vont travailler tous les matins en banlieue se font massacrer pour nulle autre raison que leur couleur de peau ».
Moi je vis dans un monde où la violence est malheureusement très présente. Quand elle est policière, même si elle est le fruit d’une minorité, elle est hautement condamnable mais surement tout autant que celle, quotidienne, qui s’exerce sur les flics, qui se font insulter et caillasser. Et dans « mon monde », il n’y a pas des hordes de policiers assoiffés de sang qui massacrent d’innocents travailleurs du matin, des paisibles mères de familles et des étudiants pressés. Ou alors, dans un jeu vidéo peut-être. Mais au fait, ça fait combien de temps que tu n’as pas mis les pieds en banlieue Camélia ?
Nous avons besoin d’apaisement, d’éducation, de retour aux règles, nous avons besoin qu’un message de raison soit délivré partout, avec fermeté et respect.
Nous n’avons pas besoin qu’une jeune bourgeoise en manque de frissons victimaires viennent jeter de l’huile sur le feu et attiser une haine qui couve depuis trop longtemps déjà. Nous sommes presque au point de non-retour, il y a des drames, des gens qui souffrent vraiment de part et d’autre. Il y a des policiers qui se suicident, de rage, d’impuissance et de désespoir, avec leur arme de service. Il y a des habitants de quartiers qui sont abandonnés, entre incivilités, rodéo, règlements de comptes et trafics de drogue.
Alors, si tu as quelque chose à dire, de juste et d’honnête, qui prenne en compte la difficulté de la situation, si tu as quelque chose à proposer pour faire avancer les choses, vraiment, vas-y. Propose un débat à Castaner, il te répondra certainement sur twitter quand il aura terminé ses rdv avec Cyril hanouna et Aya Nakamura.
Mais si ta démarche consiste juste à mettre de l’huile sur le feu parce qu’il est de bon ton en ce moment d’être dans une posture victimaire raciale : arrête ! Tu nous fais du mal, tu fais du mal à la France. Ce pays dirigé par « de vieux mâle blancs riches » comme tu dis, c’est le tien comme le mien, c’est le nôtre, il ne va pas bien mais il mérite mieux que ces déclarations irresponsables de pompiers pyromanes.
Pour le reste, vas chez le coiffeur régler ton problème « d’insécurité capillaire », ou fais comme moi, attache-toi les cheveux. Tu verras, ça aère le cerveau.

Nathalie Bianco

( 28 mai, 2020 )

Libye : fin de partie pour le maréchal Haftar ?

 

Communiqué de  « l’Afrique Réelle »

 

Le maréchal Haftar n’a pas réussi à prendre Tripoli et cela, en dépit de ses annonces de victoire et des aides massives reçues de l’Egypte et des Emirats arabes unis. Ces dernières semaines, il a également subi de sérieux revers militaires en perdant la position stratégique de Gharyan et la base aérienne de Watiya en Tripolitaine.

 

Il y a quatre raisons à ces échecs :

1) Le maréchal Haftar ne dispose pas d’infanterie, ses seuls véritables combattants au sol étant des mercenaires, essentiellement soudanais, appuyés par des contractants russes de faible valeur militaire. Ces derniers viennent de se replier du front de Tripoli après avoir subi des pertes sérieuses face aux forces spéciales turques.

2) Les milices de Zintan dont il espérait le soutien se sont ralliées aux turco-tripolitains.

3) L’intervention militaire de la Turquie a renversé le rapport de forces au profit du GNA (Gouvernement d’Union Nationale) de Tripoli.

4) La Russie qui n’a jamais engagé son armée considère qu’il n’est plus l’homme de la situation.

 

Quatre questions se posent donc :

- Quelle est la ligne rouge tracée à la Turquie par la Russie ?

- Qui pour succéder au maréchal Haftar à Benghazi ?

- Quelle solution politique est-elle possible ?

- Quelles conséquences pour le président Déby dont les opposants sont installés au Fezzan ?

 

1) Où se situe la ligne rouge tracée par la Russie ?

 

Après avoir soutenu le maréchal Haftar, Moscou a compris qu’il était incapable de prendre le pouvoir à Tripoli. Les Russes savent également que le maréchal est détesté en Tripolitaine où ceux qui ont renversé le régime du colonel Kadhafi le considèrent, à tort ou à raison, comme son successeur. Voilà pourquoi ils semblent l’avoir lâché, mais tout en fixant une ligne rouge à la Turquie. Où passe-t-elle? Là est toute la question.

Pour Moscou, la priorité est de figer la situation sur le terrain, dans l’attente de trouver un successeur au maréchal Haftar, ce qui implique une évolution des positions de l’Egypte, et surtout des Emirats arabes unis qui soutiennent encore ce dernier. Militairement, et d’après ce qu’il est possible de savoir, Moscou aurait décidé de sanctuariser le front à l’ouest de Syrte.

Dans ce contexte, l’annonce américaine d’envoi d’avions russes ultra-modernes au général Haftar relève de la désinformation car, dans l’état actuel de ce que nous savons, ces aéronefs « modernes » sont en réalité au nombre de quatre appareils de seconde main qui, dans tous les cas ne changeront pas le rapport des forces sur le terrain.

2) Qui pour succéder au maréchal Haftar ?

 

Plusieurs noms sont avancés. Parmi eux, les « impétrants » les plus sérieux semblent être :

- Le général Abderrazak Nadhouri, l’actuel chef d’état-major, mais dont l’étoile a pâli depuis les défaites subies en Tripolitaine face aux forces turco-misraties.

- Le général Ahmed Aoun, de la tribu des Ferjan de la région de Syrte. Si cet ancien général de Mouammar Kadhafi, populaire dans l’armée du maréchal Haftar, est naturellement en mesure de rallier les kadhafistes de Tripolitaine, qu’en serait-il en revanche avec ceux qui ont renversé l’ancien régime, notamment les puissants zintani ?

- Aguila Salah, le président de la Chambre des Représentants qui siège à Tobrouk serait le poulain de l’Egypte. L’homme s’oppose au maréchal Haftar depuis que, conscient de l’impasse militaire dans laquelle s’était engouffré ce dernier, il avait proposé un plan de sortie de crise autour de la reformation d’un conseil présidentiel tripartite à base régionale (Tripolitaine, Cyrénaïque et Fezzan).

 

3) Les solutions politiques

 

La question s’expose simplement :

- La Turquie étant militairement engagée aux côtés du GNA, le général Haftar ne prendra pas Tripoli.

- La Russie sanctuarisant la Cyrénaïque, le GNA ne s’imposera pas à Benghazi.

Conclusion : la négociation peut donc reprendre. Mais sur des bases différentes de celles, irréalistes car uniquement électorales, de la « communauté internationale ». Ainsi :

1) Lors de la conférence de Berlin au mois de janvier dernier, le partage du pouvoir avait quasiment été acté, le commandement de l’armée revenant à la Cyrénaïque et la présidence à la Tripolitaine. Cependant, les négociations avaient buté sur la place à accorder au général Haftar qui, poussé par les Emirati, avait adopté une position maximaliste, ce qui avait déplu à la Russie.

2) Fayez el Sarraj, le chef du GNA (Gouvernement d’union nationale) installé à Tripoli pourrait démissionner. Qui le remplacerait alors ? Le Misrati Fahti Bachaga faisant l’unanimité de tous ceux qui redoutent la domination de la cité-Etat de Misrata sur la Tripolitaine, une option plus consensuelle serait celle du Zentani Oussama Jouli. D’autant plus que ce dernier a rallié à sa personne la fraction des Zintani jusque-là alliée au général Haftar, ce qui a permis aux forces turco-GNA de reprendre la base aérienne de Watiya le 12 mai dernier. Il est important de noter que, lors de la guerre contre le colonel Kadhafi, les forces spéciales françaises avaient appuyé les troupes d’Oussama Jouli.

L’on s’acheminerait ainsi, en quelque sorte, vers un large fédéralisme. Resterait à régler la question du partage des hydrocarbures, ce qui, compte tenu des positions géographiques des gisements permettrait de trouver facilement un équilibre territorial.

 

4) Les conséquences pour le Tchad

 

Les forces Misrata-GNA-Turquie ayant actuellement l’avantage, les tribus du Fezzan vont donc probablement se rallier à elles. Si tel était le cas, les conséquences régionales seraient alors importantes car la Turquie qui soutient déjà les groupes armés terroristes dans la BSS, serait donc directement au contact de la zone, contraignant ainsi Barkane à se repositionner à Madama.

En réalité, le général Haftar n’a jamais véritablement contrôlé le Fezzan, ses seuls appuis à peu près fiables y étant certaines tribus arabes dont les chefs sont achetés. Pour le reste, les Toubou qui détestent les Arabes se vendent au plus offrant, quant aux Touareg, ils penchent du côté de Tripoli.

Or, ce Fezzan où les tribus définissent leurs alliances en fonction des rapports de force à Tripoli et à Benghazi, est la base arrière des opposants au président Déby. Pour mémoire, en 2019, leur dernière offensive qui était en passe d’arriver jusqu’à N’Djamena n’a été bloquée que par l’intervention de l’aviation française.

Parmi ces opposants, celui qui paraît être actuellement le plus dangereux militairement pour le président Déby est le Toubou-Gorane Mahamat Mahdi Ali qui est à la tête du FACT (Front pour l’alternance et la concorde au Tchad). Ce dernier qui prétend disposer de 4000 combattants, sait qu’il peut compter sur le réservoir ethnique s’étendant sur les régions du Borkou, de l’Ennedi et du Kanem. Pour le moment, ses forces sont stationnées dans le centre de la Libye, à une soixantaine de kilomètres de Jufra, dans la région du jebel Sawad (Source : Fezzan Consultation). L’effondrement du général Haftar ouvrirait donc à Mahamat Mahdi Ali, une « fenêtre de tir » qu’il ne manquerait pas d’exploiter.
Bernard Lugan 
( 28 mai, 2020 )

Sur le site Front Populaire, encore quelques informations édifiantes sur Le Monde et Libération.

 

Lu sur le blog « Lafautearousseau » ce rappel fait par le site « frontpopulaire » dont il convient de se souvenir !

 

Site : https://frontpopulaire.fr/

Chers amis de Front Populaire,

Vous avez été très nombreux à réagir à l’article de Michel Onfray que nous avons publié hier sur Le Monde et Libération.

Au delà de la confiance et de l’amitié que vous nous faites, vous nous avez aussi envoyé plusieurs documents et informations qui permettent d’éclairer le passé trouble de ces deux quotidiens moralisateurs:

- Denis nous a ainsi envoyé les Unes de Libération des 17 et 18 avril 1975 qui montrent l’enthousiasme du journal de Jean-Paul Sartre pour l’arrivée au pouvoir de Pol-Pot (rappelons que celui-ci est l’homme d’un génocide qui a tué 1,7 millions de Cambodgiens).

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- Henri de Monvallier, auteur d’un livre sur la cohérence du trajet politique de Michel Onfray, nous signale que Le Monde fut aussi le journal dans lequel Robert Faurisson, l’inventeur du négationnisme en France, a publié une tribune négationniste le 29 décembre 1978. L’article s’intitulait: « Le problème des chambres à gaz ou la rumeur d’Auschwitz ». Une abjection.

- Dominique précise que « Le Monde comme Libération ne rectifient jamais. Libé n’a-t-il pas écrit en pleine période du sida que l’institut Pasteur transmettait le virus par l’intermédiaire de ses vaccins anti-hépatiques? » Le titre était: « Cancer gay: la contagion par le sang ».

- Jean Luc nous rappelle Le Monde touche non seulement chaque année près de 6 millions d’euros d’argent public, mais s’est vu également attribuer 2 millions d’euros par la fondation Bill Gates. On imagine avec quelle impartialité Le Monde peut aujourd’hui parler du milliardaire américain.

Merci à tous, car c’est à travers des rappels factuels (et pas des procès d’intentions) que l’on peut juger de l’indépendance de ces journaux. Au delà, votre participation à notre média confirme aussi notre intuition: Une grande agence de presse participative est possible.

Tous ensemble, nous sommes plus intelligents pour déjouer les pièges, les contre-vérités, les manipulations qui nous sont tendues. Nous serons très bientôt 20.000 à même de mener ensemble un travail de mise en perspective. Continuons.

Parlez de Front Populaire autour de vous, le seul média qui vous ouvre ses portes et qui refuse le formatage médiatique.

La rédaction de Front Populaire

( 28 mai, 2020 )

Communiqué de BOULEVARD VOLTAIRE

 

 

Chère Madame, cher Monsieur,

Décidément, il ne fait pas bon penser et agir librement dans ce pays.

Le Pr Raoult, nouvelle cible des médias adeptes de la pensée unique, en sait quelque chose !

S’il ne nous appartient évidemment pas d’avoir un avis médical sur les traitements préconisés, nous avons le devoir de défendre la liberté d’expression, violemment attaquée ici, sans laquelle il n’y a aucun débat scientifique possible, digne de ce nom et indispensable pour trouver tous les remèdes au covid 19.

Et nous avons besoin de votre aide pour faire cesser cette forme odieuse de censure et ces attaques dangereuses contre la liberté d’expression.

Tout a commencé, vous vous en souvenez sûrement, par une tentative de censure pure et simple :

Sa publication relatant les espoirs liés à la chloroquine pour soigner le Covid-19 a été marquée de la mention « partiellement fausse » par les Décodeurs du Monde, jugement aussitôt suivi de sa sanction médiatique : l’invisibilisation de l’information sur Facebook.

Mais comme cela n’a pas suffi – loin de là ! – à stopper l’aspiration des Français à en savoir plus sur cet infectiologue de renommée mondiale et sur ses essais de traitement, les médias de la bien-pensance l’ont ajouté à leur liste noire et, depuis, ils tirent sur lui… à boulets rouges !

Morceaux choisis :

  • « Qu’il ferme sa gueule, il y en a marre de ce genre de mecs !«  (Daniel Cohn-Bendit sur LCI)
  • « Est-ce que, psychologiquement, le Pr Raoult n’est pas un fou furieux ? » (Maurice Szafran, éditorialiste à Challenges)
  • Raoult ? C’est un vulgaire « youtuber » (Yaël Goosz, chef du service politique de France Inter), l’animateur d’un « barnum« , un clown se donnant en spectacle dans un « cirque«  (Olivier Duhamel, animateur d’une émission sur Europe 1).
  • Les partisans de son traitement ? Ce sont des « hydroxychlori-connards« . (Roselyne Bachelot, chroniqueuse sur France 5).
  • Sans oublier les étiquettes infamantes de « populiste«  et « conspirationniste« . « Le professeur Didier Raoult est devenu une figure centrale des théories complotistes. » (Le Monde)
  • Ou encore de « sombre connard » (twitt de Robert Namias, directeur des rédactions du groupe Nice-Matin)

Après la récente publication dans la revue scientifique The lancet d’une étude concluant à l’inefficacité du traitement du professeur Raoult, et suite aux critiques et débat scientifique que ces conclusions déclenchent dans le monde médical, le pompon du mépris médiatique revient sans doute à Raphaël Enthoven : « On a autant de chances de convaincre un partisan du Dr Raoult qu’un platiste » (L’Express, 25 mai 2020)

Mais qu’est-ce qui vaut donc à ce médecin, directeur de l’institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection, ce mépris de journalistes sans aucune compétence médicale, ce dénigrement outrancier dans beaucoup de médias ?

Son message politiquement incorrect, bien sûr.

Car, au-delà de telle ou telle molécule contre le Covid-19 et des milliards d’euros en jeu pour l’industrie pharmaceutique, c’est tout un système de pensée contre lequel s’érige ce médecin : Non à la médecine bureaucratisée et aux recherches interminables, dirigées par des statisticiens, quand il y a urgence à soigner les gens en pleine épidémie !

« Laissons les médecins libres de soigner  » ! Voilà le message du Pr Raoult.

C’est avant tout un médecin libre, un homme libre. Et qui, donc, combat la pensée unique.

Voilà qui suffit à déclencher les foudres journalistiques.

Sa popularité sur les réseaux sociaux les a empêchés de le condamner aux oubliettes médiatiques. Alors, ils s’acharnent contre lui…

… comme ils l’ont fait contre Éric Zemmour, coupable à leurs yeux, de parler de l’immigration sans tabou. Comme ils l’ont fait aussi contre Alain Finkielkraut, lynché à la demande des féministes, contre Claude Allègre, persécuté depuis longtemps parce climato-sceptique, et contre bien d’autres encore.

Ce terrorisme intellectuel, qui vise à éradiquer toute pensée dissidente, est inacceptable.

Mais seule une mobilisation opiniâtre de tous les citoyens qui refusent cette censure odieuse, pourra en venir à bout.

C’est pourquoi nous vous demandons de signer le Manifeste pour la liberté d’expression !

Je signe le manifeste
pour la liberté d’expression

Il y a urgence à défendre la liberté d’expression, attaquée de toutes parts : en pleine crise sanitaire, elle est plus nécessaire que jamais pour ne négliger aucune piste.

C’est en faisant bloc et en étant sans cesse plus nombreux pour défendre la liberté d’expression que nous pourrons recréer le débat légitime et nécessaire pour construire un « monde d’après » où aucune information ni solution ne seront entravées par la censure.

Près de 50 000 personnes se sont déjà mobilisées pour manifester leur vive opposition au terrorisme intellectuel et à la censure dangereuse qui gangrène notre société.

Vous aussi, si vous ne l’avez pas encore fait, signez le Manifeste pour la liberté d’expression !

Je signe le manifeste
pour la liberté d’expression

Et après avoir signé le Manifeste, s’il vous plaît, faites suivre ce message à vos contacts, pour leur permettre de participer eux aussi à ce grand mouvement de résistance contre la censure.

N’hésitez pas non plus à partager la Manifeste sur vos réseaux sociaux :

https://mobilisations.boulevard-voltaire.fr/manifeste-pour-la-liberte-dexpression/

Merci d’avance pour votre mobilisation !

Bien cordialement,

L’équipe de Boulevard Voltaire

( 28 mai, 2020 )

Technocratie et risque d’expertocratie

 

Lu sur « Action Française.net »

 

La technocrature, maladie sénile de la démocratie : (11/14)

Stratégie de substitution

Notre analyse de physique sociale du XXI° siècle nous à amené à un tournant clé de la république française. Devant l’énorme niveau de discrédit atteint par de l’élite politique sous Sarkozy et Hollande, l’Etablissement n’a pas d’autre choix que de la «  dégager  ». Décision majeure qui rompt la vieille harmonie oligarchique du Pays légal.

Pour réussir ce «  dégagisme  », l’Etablissement a élaboré une stratégie de substitution au profit de l’élite technocratique. Une fois le pouvoir politique entre ses mains, celle-ci pourra préserver l’Etat providence républicain permettant de juteux profits pour l’élite financière, ces «  très riches  », ces «  dynasties républicaines  » de la nouvelle classe mise en place par Bonaparte. Le scénario stratégique repose sur un clivage idéologique novateur opposant progressistes et conservateurs. Le terme conservateurs étant un mot valise englobant, en fonction des circonstances, les populistes et les réactionnaires. Le véritable but est de positionner Marine Le Pen comme ennemi unique, vu son incapacité à fédérer les extrêmes, malgré sa rhétorique de la «  démocratie directe  » face à la «  démocratie apaisée  » regroupant centre-gauche et centre-droit.

Avant d’aller plus loin sur les modalités de constitution un «  bloc élitaire  », orienté par la Technocratie et la haute finance, il est nécessaire d’évoquer l’Etat providence et ensuite d’identifier les risques majeurs portés par l’élite technocratique en cas de succès du scénario dégagiste.

L’Etat providence

Cessons de ruser. L’objectif de l’Etat providence fut de donner au capitalisme une nouvelle vigueur basée sur la «  Croissance  ». Il est né ni d’un brutal accès de philanthropie du grand capital, ni d’une «  conquête sociale  » des travailleurs. Il fut I’unique réponse qu’une société libérale pouvait apporter à la grande dépression de 1929.

Entrons plus en avant avec Pierre Debray  : «  Lord Beveridge, quand il publia en 1944 Full employement in the free society qui préconisait le «  Welfare State  », l’État Providence prétendait ne se soucier que du bonheur du peuple. Il s’agissait de libérer les individus des «  trois craintes  », crainte de la maladie, grâce à la sécurité sociale, crainte de la misère, grâce au salaire minimum garanti, crainte du chômage grâce à des interventions de l’État, destinées à stimuler la demande.

«  Les pieuses dissertations du philanthrope dissimulaient un raisonnement cynique. Il convenait de pousser les gens à consommer des biens produits en grande série. Pour cela, on retirerait de l’argent aux riches afin de donner aux pauvres, sous prétexte de réduire les inégalités sociales. Les riches sont, en effet, de mauvais consommateurs, dans la mesure où ils recherchent le luxe. Ils détournent ainsi une fraction importante des revenus disponibles qu’il importe de redistribuer, au moins partiellement, afin qu’elle serve à l’achat de biens fabriqués en grande série. De plus, l’individu qui craint pour son avenir met de l’argent de côté. Il thésaurise. Keynes a exposé de façon irréfutable que l’épargne qui n’est pas investie, l’or qui se cache dans le bas de laine devient un facteur de déséquilibre. Il ne «  travaille pas  » et quand il réapparaît dans le secteur économique, il devient un facteur d’inflation puisqu’il correspond à une création de monnaie ex nihilo. On encouragera donc «  l’épargne logement  » et d’autres systèmes du même genre afin que les ménages financent leur endettement.

«  La production de masse supposant des investissements à long terme, il faut surtout qu’elle soit assurée que la consommation ne fléchira pas et même continuera de croître. Le salaire minimum garanti, la sécurité sociale, les allocations chômage fournissent la garantie que les crises conjoncturelles n’auront désormais qu’une incidence limitée sur les revenus des ménages d’autant que l’État va se munir d’un certain nombre d’indicateurs : comptabilité nationale, budget économique prévisionnel…

«  Ces «  conquêtes sociales  » que les syndicats ouvriers se flattent d’avoir arrachées ou patronat, servirent au développement de la société de consommation et fournirent au capitalisme financier de fructueuses occasions de profit.1  » Grace aux interventions pour stimuler l’économie, l’Etat Providence constitue le fond de commerce du pillage permanent de la nation par le Pays légal. Sans compter les grandes opérations comme la décolonisation, les nationalisations et les privatisations. D’une certaine façon l’Etat Providence est le cœur de chauffe financier de l’exploitation du pays réel par le pays légal.

Action française et justice sociale

Parce que I’A.F. a pour premier souci la reconstitution des libertés, qui n’ont cessé de s’amenuiser depuis 1789, elle est hostile à I ‘Etat providence. Il ne s’agit pas de remettre en cause l’autorité de l’Etat, et Maurras précise, «  Cette autorité, nous n’y sommes pas hostiles. Nous lui vouons même un respect passionné, à la condition qu’elle ne s’exerce que dans son ordre et qu’elle se mette au service de la sureté et de la vitalité de la nation  : sur ce plan, l’Etat nous parait utile, nécessaire et même sacré.

«  Mais quand l’autorité de l’Etat est substitué à celle du foyer, à l’autorité domestique, quand elle usurpe sur les autorités qui président naturellement à la vie locale, quand elle envahit les régulateurs autonomes de la vie des métiers et des professions, quand l’Etat tue ou blesse, ou paralyse les fonctions provinciales indispensables à la vie et au bon ordre des pays, quand il se mele des affaires de la conscience religieuse, alors ce débordement d’un Etat centralisé et centralisateur nous inspire une horreur véritable  : nous ne concevons pas de pire ennemi.2  » Simple rappel de Maurras sur l’étatisme du nationalisme germain, mis en œuvre en 1938 par les technocrates du doctor Schach au travers leurs grands travaux financés par l’Etat, le troisième Reich.

L’Action française ne trouve pas pour autant qu’il y a trop de justice sociale en France et contrairement aux libéraux, elle pense qu’il n’y en a pas assez. Ainsi sous Mitterand, fut-elle hostile à la politique de réduction des prestations sociales, en matière de santé, d’assurance vieillesse, d’allocations familiales ou de chômage. Ces mesures antiéconomiques et injustes permirent de mesurer la lâcheté des démocrates n’osant pas s’attaquer aux causes structurelles du déficit croissant du budget social de la nation.

Au système des prestations sociales, l’Action française reproche de transformer le citoyen en enfant assisté et irresponsable. Pour elle, «  Il est évident qu’un système qui infantilise ses usagers doit nécessairement tomber en faillite. D’où la nécessité de restituer ses responsabilités donc ses libertés, les deux sont liées au citoyen prestataire. Il est significatif que les fonctionnaires de la Sécurité sociale utilisent, pour parler de nous, le terme d’assujettis. Nous sommes donc bien en présence d’un système qui asservit les Français3  ».

Le double risque saint-simonien

Ce rappel fait, venons en aux risques portés par la Technocratie. Attachons nous surtout à ses deux tendances utopiques lourdes.

Les racines de la Technocratie étant saint-simoniennes, sa religion est celle d’une politique de la disparition du politique, comme l’a bien démontrée Frédéric Rouvillois dans un article majeur de Politique Magazine4.

Cette religion d’origine saint-simonienne est adaptée au progrès de la mondialisation mais également à la stratégie de substitution des experts aux «  apparatchik  » républicains. Dans son ouvrage sur L’effacement de l’avenir, Pierre-André Taguieff permet de comprendre pourquoi : «  Dans la société transnationale de réseaux, le pouvoir se dissémine et devient de moins en moins visible  » et «  dans le «  technocosme  » en cours de formation, les spécialistes et/ou les experts tendent à prendre le pouvoir, en se substituant aux anciennes élites dirigeantes.5  »

Sont ainsi synthétisés par le meilleur politologue républicain, les deux risques majeurs qu’induirait une victoire d’Emmanuel Macron et les technocrates à la présidentielle de 2017.

L’Utopie expertocratiste

Le premier risque porte sur le socle même de la République, sur la pérennité du principe de démocratie représentative. La tendance utopiste lourde de l’expertocratisme pourrait diluer la croyance dans le principe de souveraineté populaire. Cette croyance obtenue par le long travail de l’école républicaine et la propagande douce mais permanente et insidieuse réalisée par l’élite médiatique. Car il faut le reconnaitre, la démocratie donne l’illusion aux citoyens de décider alors qu’ils sont manipulés.

La Technocratie se substituant à l’élite politique du «  Vieux Parti Républicain  » va pouvoir accentuer la professionnalisation du politique. Elle pourra ainsi achever le processus déjà enclenché de dessaisissement politique du citoyen. Car telle est bien la folle chimère qui hante les tètes technocrates, la conception élitiste de la démocratie. Sur le sujet, Taguieff prévient depuis l’année 2000  : «  La professionnalisation croissante de la vie politique est le processus institutionnel par lequel, d’une part, I‘action politique est désidéologisée, étant monopolisée par les politiciens professionnels, et, d’autre part, les citoyens sont peu à peu dessaisis de leur pouvoir de contrôle sur les gouvernants. La vie politique, en ce qu’elle implique des prises de décisions, est ainsi réservée à des élites spécialisées qui se contentent de faire leur travail, selon les normes de la compétence fonctionnelle. Pour les théoriciens de la vision élitiste de la démocratie, I ‘apathie civique et la non-participation politique de là plupart des citoyens constituent le prix à payer pour le passage de la société politique «  ingouvernable  », traversée par des conflits à la société différenciée fondée sur le consensus – un passage imaginé comme celui de l’irrationnel au rationnel. L’idéal des théoriciens élitistes de la démocratie «  faible  » est de réduire la participation des citoyens, jugés incompétents, à I ‘acte rituel minimal du vote, mode de légitimation d’un système de pouvoir qui se présente comme démocratique tout en annulant subrepticement la souveraineté populaire. Et l ‘abstentionnisme électoral ne constitue nullement un obstacle au bon fonctionnement d’une telle «  démocratie  » minimaliste des élites, car il est plutôt le fait de catégories sociales faiblement éduquées ou de groupes marginalisés, jugés non seulement incompétents mais aussi et souvent «  dangereux  ». Tenir les «  classes dangereuses  » loin du centre du système politique occupé par des experts, les tenir à l’écart des lieux ou se prennent les décisions, telle est l’une des principales préoccupations des défenseur de la théorie élitiste et procédurale de la démocratie. Le démocratique se réduit dès lors au respect des règles du jeu électoral, parfaitement maîtrisées par les seuls experts. L’idéal explicite est ici que le peuple : participe le moins possible, qu’il s’indiffère à la question politique, qu’il se dépossède de fait de sa souveraineté, qu’il laisse les experts gouverner et administrer.6  »

On a peine à imaginer le spectacle d’une telle démocratie faible mais c’est bien là le risque où la tendance lourde de l’utopie expertocratique pourrait entrainer le Pays légal.

Réaction sociale du pays réel

On comprend mieux à partir de là, qu’après l’échec de la double tentative de démocratie forte de Sarkozi et Hollande, le scénario de démocratie apaisée «  droite et gauche en même temps  », pourrait muter en démocratie faible sous la poussée d’une Technocratie allant jusqu’au bout de son utopie expertocratique. Dans ce cas la Technocrature ne serait plus le remède pour sauver la démocratie de son vieillissement accéléré mais bel et bien sa maladie sénile.

Car si on y regarde d’un peu plus près on comprend qu’une démocratie faible, poussée par la Technocrature, conduirait à la révolte sociale. Le pays réel se tournerait vers la rhétorique populiste de la démocratie directe. Disons le, depuis 1789 le peuple doit avoir des ennemis et il convient de les lui désigner. La technocrature serait alors dénoncée par les partisans du «  toujours plus de démocratie  » au travers trois modalités7. D’abord les élites sont coupées du peuple, ensuite elles l’exploitent et enfin elles le trahissent. Les révoltés réclameraient la démocratie directe en accusant les technocrates de gouverner dans l’ombre, au profit d’élites restreintes.

Plus que se tourner vers l’ultra-gauche ou le national populisme ce type de révolte sociale s’irriguerait plus de l’autonomisme proudhonien, celui d’une «  société décapitée, proprement acéphale, sans tète ni chef, et arasée de toute éminence, de toute saillie d’autorité8  » Une telle révolte sociale, a tendance anarchique, commencerait à s’approcher de cette «  idéologie française  » qui inquiète tant Bernard Henry Lévy depuis 1981, année ou il a compris que le schéma «  hiérarchique  » maurrassien est susceptible d’harmoniser les solutions autonomistes et de démocratie directe.

La seule riposte du Pays légal consistera alors à rapprocher la dénonciation de la technocratie, du sulfureux mythe de la puissance «  judéo-maçonnique  » occulte. Les révoltés sociaux deviendraient alors des antimodernes diabolisant «  une «  mondialisation  » orchestrée par une oligarchie financière prédatrice, conspirant contre «  les peuples  » dans des réseaux invisibles9.  » Seconde manette de la technocrature, la riposte policière et judiciaire avec à sa disposition tous les moyens légaux et technologique possibles. L’éventail est large et prometteur. Soyons en persuadé, la Technocrature oserait TOUT  !

Germain Philippe ( à suivre)

1 Pierre Debray, Une politique pour le XXI° siècle – Une action française au service de l’avenir, Editions de Flore, 2019, Paris, p.56-59.
2 Charles Maurras, « Le nationalisme », L’Action française du 19 juillet 1938 in L’avenir de l’Intelligence et autres textes, Robert Laffont, Paris, 2018, p.107-1008.
3 Pierre Debray,
4 Frédéric Rouvillois, « Les racines saint-simonniennes de l’Europe », Politique Magazine n° 181, juin 2019.
5 Pierre-André Taguieff,
6 Pierre-André Taguieff, L’effacement de l’avenir, Galilée, Paris, 2000, p.419-420.
7 Pierre-André Taguieff, « L’appel populiste à la démocratie directe – Une corruption idéologique de l’idée démocratique »,Pouvoirs locaux (Les cahiers de la décentralisation), n° 3, 1989, p.109.
8 Bernard-Hernri Lévy, L’idéologie française, Grasset, 1981, Paris, p.265.
9 Pierre-André Taguieff, «  « L’invention du « complot judéo-maçonnique ». Avatars d’un mythe apocalyptique moderne », Revue d’Histoire de la Shoah, 2013/1 (N° 198), p. 97.

( 28 mai, 2020 )

Journal de bord du dé-confinement, Semaine 1

 

Sur la page « facebook » du Prince Jean

 

La réouverture de la chapelle royale à Dreux est un évènement important pour les royalistes, qu’il nous plait de rapporter ici. Nous profitons de cette occasion pour rappeler les propos du comte de Paris sur sa perception du dé-confinement et plus largement sur ses préoccupations concernant le maintien les libertés et les droits fondamentaux. Le texte du journal de bord semaine 1 du dé-confinement est donc reproduit ici.
Olivier Perceval

« C’est en tant que Président d’honneur de la Fondation Saint-Louis que j’ai accueilli au Domaine royal François Bonneau, Président de la Région Centre-Val de Loire, Harold Huwart, vice-président, Gérard Hamel et Stéphane Bern, pour la réouverture de la Chapelle Royale.
Nous avons pu faire le point sur les perspectives de développement du tourisme à Dreux. »
Jean Comte de Paris
Mairie De Dreux 28

Le dé-confinement est là, enfin. Bien sûr, il faut raison garder et le réaliser de façon progressive tout en restant vigilants et en respectant les bons gestes. Son succès dépendra de la responsabilité de chacun de nous. Cette reprise progressive est indispensable pour les personnes, les familles et leurs enfants, les entreprises, la société. En fait pour l’homme dans toutes ses dimensions.

Au même moment, nos assemblées votent le prolongement de l’état d’urgence sanitaire. Une sorte de reconduite pour un gouvernement qui semble avoir été dépassé par la crise, qui l’a géré de façon attentiste et dont le seul souci semble maintenant de se prémunir contre une vague probable de poursuites. Ainsi en va-t-il de la vie de notre société dont on a déstructuré tout ce qui tenait encore debout (l’exemple de l’hôpital est à ce titre caractéristique, je le soulignais dans ma dernière tribune).

Ce qui m’inquiète dans cette affaire de confinement, c’est l’atteinte forte qui a été faite à nos libertés et droits fondamentaux. Je comprends qu’il faille, dans des situations extrêmes, faire l’effort de renoncer à certains comportements individuels pour le bien commun de la collectivité, mais cet effort doit pouvoir se faire de façon voulue et concertée. Cela nécessite un système politique qui repose sur la confiance (ce qui implique non seulement d’écouter mais aussi d’entendre) ou encore sur le vrai dialogue (comme en Allemagne entre l’État Fédéral et les Länder)

Au contraire, notre système s’est appuyé sur la coercition (sommes-nous tous des criminels en puissance ?) plutôt que sur la responsabilité des personnes ou des corps intermédiaires, avec un contrôle quasi inexistant du Parlement et des ministres adeptes du « faites ce que je dis et non ce que je fais » ! Nos institutions, par l’absence de tout principe supérieur, poussent chacun à se défausser de sa responsabilité sur d’autres, ou sur des sciences qui sont par définition inexactes.

Ce qui m’inquiète encore plus, c’est que je n’ai vu ni entendu quasiment aucun homme politique évoquer cette question des libertés et droits fondamentaux. Si personne ne les défend, pourquoi ceux qui les restreignent se gêneraient-ils ? Pourquoi n’envisageraient-ils pas demain un état d’urgence environnemental, social, etc. ? Cette crise a de toute façon déjà changé le sens des mots, puisque jusqu’à maintenant l’état d’urgence n’était employé qu’en temps de guerre alors que nous ne sommes pas en guerre !

Il faudra, dans les mois qui viennent, rester attentifs à ce que ces dispositifs restrictifs ne soient pas prolongés ou que d’autres ne les remplacent, dans la perspective de prévenir une future crise (comme le non respect du secret médical par exemple). Il faudra que nous nous demandions s’il ne faut pas remplacer le « sacro-saint » principe de précaution par une culture du risque afin d’être préparés lorsque cette crise arrivera (un peu comme au Japon avec les tremblements de terre).

Mais pour cela il faut une vraie concertation, et il n’y a pas de vraie concertation sans ceux, et en particulier les maires, qui représentent les citoyens dont ils ont la charge. A Dreux, par exemple, le maire a pu voir avec le préfet que le marché couvert de centre ville reste ouvert afin de permettre à la population âgée de faire ses courses.

Il faut aussi de bons chefs, et il n’y a pas de bons chefs sans bons conseillers. Comme on disait autrefois : « le roi en ses conseils, le peuple en ses états ».

Avant de fêter samedi prochain le centenaire de la canonisation de Jeanne d’Arc, nous commémorons aujourd’hui le centenaire de sa fête nationale. De la fête laïque à la fête religieuse, nous honorons cette semaine une sainte qui symbolise fortement l’unité de notre Nation dans les périodes difficiles, de la guerre de Cent ans à aujourd’hui, en passant par les épreuves de la Première Guerre mondiale.

J’avais d’ailleurs prévu de me rendre dans plusieurs villes de France pour célébrer avec vous cette unité. Les circonstances m’ont empêché de le faire, mais je vous assure, avec la Princesse et toute la famille royale, de mes pensées particulières dans ce tournant que prend le destin de notre pays.

Jean, comte de Paris
Domaine royal de Dreux, 10 mai 2020

“Tenant tout un royaume en sa ténacité / Vivant en plein mystère avec sagacité, / Mourant en plein martyre avec vivacité, / La fille de Lorraine à nulle autre pareille.” (Charles Péguy, La tapisserie de sainte Geneviève et de Jeanne d’Arc)

( 28 mai, 2020 )

LA GLOBALISATION, COMBIEN DE MORTS ?

 

Pris sur « Je Suis Français »

 

Entretien avec Hervé Juvin

 

Essayiste et député français au parlement européen du groupe Identité et Démocratie.

Un grand entretien réalisé par Le Bien commun (Mai 2020) et qu’il est important de lire. Les analyses, les travaux, la réflexion d’Hervé Juvin est suivie ici depuis plusieurs années avec grande attention. Ce sont des contributions dont nous mesurons l’importance et les effets sur l’évolution des idées politiques en France.


« La pandémie est la conséquence de la mobilité forcenée et de l’abandon de tout dispositif de séparation entre les populations. »

Hervé Juvin, le monde traverse en ce moment une crise liée à la pandémie de Covid-19. La crise de la globalisation est-elle une défaite des idéologies mondialistes ?

Il s’agit d’une crise dans la globalisation. La carte de la pandémie correspond à celle des grands mouvements intercontinentaux d’aéroports à aéroports, des relations d’affaires internationales. La globalisation des affaires, la consommation touristique du monde ont facilité la propagation du virus. La pandémie est la conséquence de la mobilité forcenée et de l’abandon de tout dispositif de séparation entre les populations. La seule frontière qui protège à présent les individus reste leur propre épiderme. C’est une réalité brutale. L’abolition de toutes les séparations entre des êtres qui vivaient dans des milieux extrêmement différents, et développaient ainsi des systèmes immunitaires propres, est une réalité à certains égards effrayante. Il faut porter un masque, il ne faut plus s’approcher à moins d’un mètre de nos congénères… Nous recréons ainsi des frontières, mais entre les individus. La propagation des masques m’avait déjà choqué lors de mes voyages en Asie. J’avais alors réalisé qu’une grande partie de la population portait des masques dans la rue. Nous perdons l’altérité, l’échange avec l’autre. Le masque, comme peut le faire le voile islamique, supprime donc l’altérité. Sous prétexte de vivre-ensemble, d’abolition de barrières, une nouvelle succession de séparations sanitaires est rendue obligatoire entre les individus, du port du préservatif depuis l’épidémie du SIDA, au port du masque, en passant par la fin des poignées de mains et des embrassades. Nous assistons bien à une régression de la civilisation en modifiant la façon dont nous échangeons entre êtres humains. La situation va bien plus loin dans ses conséquences que les répercussions sur l’économie, le nombre de voyages internationaux… C’est la nature-même des relations humaines qui est en train d’évoluer : des familles se trouvent interdites de sorties à quatre ou cinq individus, il est illégal de pratiquer des activités physiques en groupe. L’idéologie du tous ensemble qui triomphe dans l’abolition des frontières aboutit ainsi à une séparation bien plus violente des individus qui sont beaucoup plus affectés qu’ils n’auraient pu l’être par les délimitations des Etats. La peau redevient la dernière frontière, elle a bien la même fonction : elle procède à des échanges, à travers la sueur, la respiration, elle est ce qui permet à tout être vivant d’accepter ce qui lui est favorable et de rejeter le défavorable.

Une grande partie de la société semble se plier aux règles imposées, notamment le confinement, et est prête à sacrifier beaucoup pour la santé, est-ce quelque chose de nouveau ?

Aux débuts de la révolution industrielle, un pacte a été conclu entre la démocratie et la croissance. Ce pacte consiste à dire que la liberté politique de la société de se donner ses propres lois va de pair avec la promesse d’abondance et d’enrichissement illimité pour chacun. C’est le pacte fondateur de la modernité, le pacte fondateur entre libéralisme politique et libéralisme économique. Ce pacte est maintenant en train de se rompre : il reposait principalement sur la colonisation et sur l’extraction de ressources de la nature qui n’est pas invitée au pacte. La conclusion de ce pacte sous-entendait aussi la négation du sacré, ce qui fait que les hommes peuvent tuer ou mourir pour quelque chose qui dépasse leur intérêt individuel. Le sacré c’est l’idée qu’il y a des choses qui dépassent la loi, qui dépassent l’intérêt et pour lesquelles un homme est capable de mettre sa vie en jeu. À l’heure du confinement, nous sommes invités à nous poser ces questions : est-ce qu’il reste du sacré dans nos sociétés ? Je suis frappé par l’absence de réaction alors que des milliers de Français seront morts absolument seuls dans les EHPAD ou dans les hôpitaux, d’autres causes que le co-ronavirus sans que leurs proches aient le droit de les assister. Les religieux en général n’ont pas le droit d’assister les mourants. Les édifices religieux sont fermés et les manifestations de communion de foi sont interdites. La population s’est soumise. Les lois humaines ne sont pas au-dessus de tout, elles passent après les intérêts des grands groupes pharmaceutiques et après les considérations géopolitiques sur qui sortira gagnant ou perdant de la crise. Puisqu’il y aura des gagnants et des perdants. Tous ces conflits nous font passer à côté des devoirs sacrés de l’homme qu’il a d’être présent auprès de ses proches lors de leurs derniers instants, celui d’assister religieusement les mourants. Et cela ne pose aucun problème à la majorité de la population, la priorité sanitaire absolue marque aussi une sortie de la religion et du sacré. Ce sacrifice des devoirs, des libertés à l’ordre sanitaire est par ailleurs inquiétant pour la démocratie.

Vous parlez de crise dans la globalisation et non pas de crise de la globalisation ?

Au lieu d’assister à un rétablissement des frontières et à une nouvelle régionalisation du monde, la globalisation peut ressortir grandie. Sachez que la fondation Microsoft de Bill Gates avait financé des recherches sur ce à quoi ressemblerait une pandémie mondiale. Par ailleurs, un certain nombre de milliardaires qui financent des organisations globa-listes profitent de la pandémie pour essayer d’instaurer une vaccination mondiale obligatoire et un système de contrôle sanitaire global. On peut craindre, après une remise en cause de la globalisation, une nouvelle marche en avant de la mondialisation au nom du vieux principe « si ça ne marche pas c’est qu’on n’en fait pas assez ». Les Big Pharma préparent l’offensive : la solution ce n’est pas la frontière, c’est la vaccination.

L’Union européenne semble d’ailleurs avoir profité du confinemént pour entamer des négociations pour discuter de l’entrée de la Macédoine.

Oui, il s’agit d’un sale coup, de la même manière que peut l’être de donner des financements à la Turquie et à plusieurs pays tiers. Je le redis en observant tous ces mouvements : soyons très prudents sur les conséquences de la crise que nous vivons. Les endettements seront monstrueux et échapperont aux États, au profit des grands fonds d’investissement. Les menaces sur les libertés publiques (se déplacer librement,…) se multiplient. Au lieu d’un retour des frontières, à la régionalisation, au localisme, à une nouvelle proximité avec la nature, je suis convaincu que les conséquences pourraient être l’inverse, avec l’établissement d’une autorité sanitaire globale soumettant le monde aux mêmes procédures, aux mêmes vaccins ; ou le renforcement de la sphère financière qui, grâce à l’endettement croissant des États continuera à exercer sa mainmise sur les politiques publiques et les progrès de vie, et une recherche de mainmise accrue sur le vivant.

Que pensez-vous de la « déclaration de guerre » d’Emmanuel Macron au virus ?

Nous ne faisons pas une guerre aux bactéries ou à un virus. Le virus fait partie de la vie. Le risque d’aller vers plus de contrôle de la vie est à prendre en compte. Ici, c’est le commerce d’animaux sauvages et la promiscuité de sociétés humaines aux systèmes immunitaires différents. La globalisation risque de donner la réponse suivante : plus de contrôle de la vie et artificialiser encore plus le monde. Le pacte que j’évoquais n’a été possible que par la colonisation et l’économie extractive. Aujourd’hui, la fuite en avant serait l’éradication. Ma conviction est que le combat contre la nature, contre la vie, ne peut être gagné. Les deux possibilités sont donc : on change de direction, ou on va encore plus loin dans la direction actuelle. En poursuivant, nous serions à la première étape d’un processus d’effondrement.


« Tous ces conflits nous font passer à côté des devoirs sacrés de l’homme
qu’il a d’être présent auprès de ses proches lors de leurs derniers instants, celui d’assister religieusement les mourants. »


Il s’agit du début des conséquences de l’Hybris humaine de la guerre menée contre la nature : refus de la mort, transhumanisme, le rêve de l’autodétermination — choisir son sexe, son âge, changer d’identité à plusieurs reprises. Il s’agit d’une illusion aux conséquences sociales et psychologiques terribles dont nous commençons seulement à payer le prix.

Ce tribut ne cessera pas de monter. Je rappelle que la véritable écologie politique, ce n’est pas le réchauffement climatique, la survie des espèces…

La planète continuera très bien sans l’homme. L’homme est très fragile et très agressif dans le même temps. Ce paradoxe est dangereux pour l’humain et se vérifie notamment dans les zones où l’homme s’est attaqué violemment à la nature, je pense à l’Angola où les animaux ont été massacrés pour faire de la viande de brousse pendant la guerre civile, aujourd’hui des régions entières de ce pays sont vidées des hommes, la nature reprend ses droits, animaux et végétaux croissent. Nous observons la même chose en Ukraine dans la zone où le drame de Tchernobyl a eu lieu. Ne nous faisons pas d’illusion : la véritable raison de l’écologie, c’est la préservation de l’espèce humaine.

La pandémie, aux effets statistiques relativement faibles au final par rapport aux cancers, aux maladies cardiovasculaires, a un effet de panique, de grande peur moderne. Derrière cette grande peur, on remarque que la pandémie tue en majorité des personnes diabétiques, qui souffrent de problèmes cardiaques, d’insuffisances respiratoires. Cela pose une question sur le modèle d’activité sédentaire, de nourriture industrielle très éloignée des produits directs de la nature, ce qui a pour conséquence une dégénérescence de l’espèce humaine qui la rend fragile aux pandémies de toutes sortes. Aujourd’hui les populations doivent être conscientes que nous faisons face à une dégénérescence de l’espèce : baisse de l’espérance de vie aux États-Unis, augmentation de l’obésité partout dans le monde…

Peut-on parler de manière générale d’une médicalisation, d’une industrialisation de la vie ?

C’est une artificialisation de la vie. On le voit avec la congélation des ovules, des laboratoires travaillent sur la reproduction industrielle du corps humain, en dehors du corps. Je reviens sur le masque, qui est un exemple de l’artificialisation de la vie humaine, un autre exemple est tout simplement l’air climatisé. Alors que le génie humain faisait que des populations pouvaient, pour certaines, vivre à 40 degrés en dessous de zéro et d’autres à 40 au-dessus. Actuellement, sous prétexte d’amélioration des conditions de vie, on prétend que tout le monde doit vivre avec une température de 19 ou 20 degrés en permanence. C’est dévastateur en termes de ressources naturelles, en termes de savoir-faire locaux, d’anciennes habitations d’Afrique ou d’Inde avaient d’excellents moyens pour laisser circuler l’air et protéger de la chaleur. L’industrie et la consommation d’énergie ruinent les savoir-faire locaux, les dernières personnes capables de construire un igloo disparaissent, comme les dernières personnes capables de construire des maisons rafraîchissant l’air. Ces adaptations culturelles disparaissent au nom de l’industrialisation et de l’uniformisation. Certains voient là un progrès, j’y vois une régression et une mise en danger de la survie de l’humanité.


« Le libéralisme et la gestion comptable de nos dépenses publiques, en
matière de santé et en général, fait que nous sommes dans un processus de sous-développement. »


L’épidémie part de Chine, la Chine vend ensuite des masques aux Européens, ces masques sont achetés au dernier moment par les États-Unis qui y mettent le prix fort. Assiste-t-on à une humiliation des pays européens ?

Bien plus que cela. En 2000, le système de santé français avait été apprécié comme étant l’un des  meilleurs du monde. On est entré dans un processus de sous-développement de nos équipements destinés au public. En 2008, la crise était une première étape, quand les experts occidentaux n’ont pu prédire l’ampleur de la crise économique. Dans le reste du monde, notamment en Chine, en Inde ou en Russie, les États ont pris conscience que les occidentaux ne sont pas meilleurs. La pandémie actuelle va selon moi renforcer cette idée. Il faut être très prudent dans nos affirmations mais parmi les pays qui semblent s’en tirer le mieux, nous voyons Taïwan, le Vietnam, la Corée du Sud où la discipline collective, le sentiment national sont extrêmement forts, alors que des nations occidentales subissent très fortement la crise. Je pense à l’Italie ou la France où le système de santé a été manifestement sous-développé et la réponse sanitaire insuffisante. La solution du confinement que nous avons adoptée est la solution du pauvre. Nous l’avons adoptée par défaut, faute de masques et de tests. C’est pire aux États-Unis, qui sont dans une détresse sanitaire alors qu’une partie de la population n’a pas les moyens de payer le moindre soin. Les gens ne se font ni tester ni soigner aux premiers signes, conditions très favorables à la propagation de la maladie. Le sentiment mondial : nous ne sommes vraiment pas aussi bons que ce qu’on disait. Le libéralisme et la gestion comptable de nos dépenses publiques, en matière de santé et en général, fait que nous sommes dans un processus de sous-développement. Nos sociétés font le sacrifice de leurs équipements pour acheter la paix sociale.

Propos recueillis par François-Marie Boudet 

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( 28 mai, 2020 )

A la reconquête des communes

 

Lu sur « Action Française.net »

 

Grâce au maire UDI, Jean-Yves Cavallini, les «  fidèles »ont pu se rassembler dimanche 18 mai, au stade municipal de Levallois… Fidèles ou infidèles ? Le journaliste de Valeurs Actuelles écrit en pleine confusion verbale, religieuse et historique. Sont dits «  fidèles  » ceux qui croient que Jésus-Christ est le Fils de Dieu. Sont dits«  infidèle s » ceux qui ont renié la foi chrétienne, au VIIe siècle.

Parions que la proposition de loi constitutionnelle d’Hervé Marseille, Président du groupe centriste au Sénat, vise davantage à s’insinuer dans cette confusion générale qu’à renforcer la «  règle commune  ». Arguant de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, qui a conduit les évêques à sacrifier la participation des fidèles aux fêtes pascales à des mesures sanitaires discutables, le sénateur souhaite compléter l’article 1er de la Constitution : «  nul individu ou nul groupe ne peut se prévaloir de son origine ou de sa religion pour s’exonérer du respect de la règle commune  ». L’initiative du maire de Levallois incite à douter des effets bénéfiques de cette proposition puisqu’elle jette le voile sur les «  libertés locales  » dont se réclame l’UDI !

Saluons la pugnacité de l’Union des musulmans de Levallois et réfléchissons au pouvoir du maire : il pouvait refuser ! Il pouvait juger d’après les recommandations du Conseil français du culte musulman qui invitait à rester chez soi ! Le maire a choisi de mettre en scène la fin du ramadan !

Constatons que les métèques qui bénéficient de cette surenchère électoraliste maîtrisent le pays légal, ce que tendent à dissimuler les violences urbaines et induit en erreur les survivants du pays réel, à la veille du scrutin.

Il n’est pas une ville ou un village où il ne faille peser de tout son poids, familial, religieux, professionnel, associatif, culturel, pour contrer l’inertie des candidats républicains. Le futur conseil municipal doit découvrir qu’il devra compter avec les voix royalistes. A moins, lecteur, que tu aies eu l’heur d’intégrer une liste et de chercher à libérer ta commune, à la suite de Jeanne !

Et d’eux va France descombrant,
En recouvrant chanteaux et villes,
Jamais force ne fut si grand,
Soient à cens, soient à miles.1

1 Christine de Pisan, Ditié (1429)

( 28 mai, 2020 )

Chronologie de la bataille du culte

 

Communiqué de l’AGRIF

 

Lorsque le bien commun est en jeu, il faut savoir rendre à chacun ce qui lui est dû. La bataille pour le culte remportée le 18 mai 2020 devant le Conseil d’Etat est de ces belles œuvres communes qui ont vu agir associations, congrégations, instituts religieux et fidèles du bout du banc animés par l’amour de l’Eglise et de Dieu.

Mais la justice ne peut exister sans la vérité.

L’une de ces associations, Civitas s’est octroyée le mérite de cette victoire en parlant avec mépris des autres requérants qui lui auraient « emboîté le pas ». Pour ce faire, elle a publié une fausse chronologie de l’affaire, en mettant en cause « ceux qui en parlent le plus » qui « sont souvent ceux qui en font le moins ». Il est donc indispensable de rectifier pour la justice et la vérité.

Cette victoire n’est en aucun cas due à cette association. On peut même dire que si on l’avait laissée agir, la bataille aurait été perdue, ce qu’elle s’est bien gardée de dire. Une ordonnance particulière, datée du 18 mai et visant plus précisément les référés-libertés de Civitas contre le décret du 23 mars et celui du 11 mai rejette expressément ces demandes.

Chronologie

Le 1er mai 2020, cette association annonce avoir déposé un référé-liberté contre le décret du 23 mars 2020 interdisant le culte public dans les églises, soit 37 jours après le début de l’interdiction du culte. Au-delà du caractère tardif de ce recours, une telle action visant le confinement initial imposé au pays entier était vouée à l’échec au nom de l’ordre public sanitaire et la protection de la santé publique justifiant des restrictions au culte comme le confirmera le Conseil d’Etat dans son ordonnance du 18 mai 2020 : « La liberté du culte doit, cependant, être conciliée avec l’objectif de valeur constitutionnelle de protection de la santé ». Quoiqu’il en soit, ce décret ayant été abrogé le 11 mai, cette première requête sera déclarée sans objet par le Conseil d’Etat, chose que cette association ne précise pas.

Le 4 mai 2020, Civitas annonce un nouveau référé-liberté contre les annonces verbales du Premier ministre. Une telle requête était également vouée à l’échec ainsi que l’a confirmé le Conseil d’Etat dans sa grande ordonnance du 18 mai 2020, rappelant que ne peuvent pas être attaquées de simples annonces verbales – évolutives et ayant évolué – de mesures de police à venir.

Le 11 mai 2020, cette association dépose un troisième et dernier référé-liberté, contre le décret n° 545 du lundi 11 mai 2020 déconfinant la France mais maintenant le confinement du culte. Mais ce décret n° 545 sera abrogé le soir même par un décret n° 548 publié le 12 mai 2020 au matin, désormais le seul en vigueur et qui sera seul déclaré manifestement illégal le 18 mai 2020. Ce 3ème référé-liberté sera lui aussi déclaré sans objet.

Ainsi, les trois requêtes déposées par cette association qui revendique pourtant la victoire seront toutes déclarées sans objet par le Conseil d’Etat.

C’est dans ces conditions que, dès le 11 mai 2020, deux requêtes ont été déposées contre le décret n° 545 du 11 mai 2020 par l’AGRIF, Bernard Antony, Guillaume de Thieulloy, et Jeanne Smits d’un côté, et par la Fraternité Saint Pierre, l’abbé Laguérie, l’Institut du Christ Roi et la Fraternité Saint Vincent Ferrier de l’autre.

Mais le 11 mai au soir, le décret n° 545 était purement et simplement abrogé et remplacé par le décret n° 548 publié le 12 mai au matin, désormais seul en vigueur et attaquable.

Or, seules quatre séries de requérants vont déposer le 12 mai 2020 de nouvelles requêtes en référé-liberté contre ce nouveau décret, seul applicable :

  • L’AGRIF, Bernard Antony, Guillaume de Thieulloy, et Jeanne Smits,
  • la Fraternité Saint Pierre, l’abbé Laguérie, l’Institut du Christ Roi et la Fraternité Saint Vincent Ferrier,
  • la Fraternité sacerdotale Saint Pie X,
  • Bruno Gollnisch.

Ces requérants se tenaient prêts depuis l’annonce verbale du 28  avril.

Contrairement à ce que prétend l’association revendiquant la victoire et sa supériorité sur les autres requérants, l’audience du 15 mai n’a pas été fixée à la suite du dépôt de sa requête du 11 mai contre un décret qui était d’ores et déjà abrogé.

Le Conseil d’Etat a en effet attendu les premières requêtes du 12 mai contre le nouveau décret n° 548, désormais seul en vigueur. Ce sont ces requêtes du 12 mai 2020 contre le seul décret désormais applicable que le Conseil d’Etat attendait pour fixer une audience pour l’ensemble des requérants, y compris Civitas qui avait déposé sa requête 11 jours plus tôt.

A l’inverse, le Conseil d’Etat a alors invité les autres requérants à régulariser leurs requêtes afin qu’elles visent le bon décret.

Ainsi, loin d’avoir « emboîté le pas » à l’association revendiquant pour elle-même la victoire, ce sont les requérants du 12 mai qui ont en réalité déclenché la fixation de l’audience que cette association attendait depuis 11 jours sans comprendre pourquoi elle n’était pas encore fixée.

Rappelons également que les procédures devant le Conseil d’Etat sont entièrement gratuites pour ceux qui ne se font pas représenter par un avocat.

Cette victoire n’appartient pas à l’un ou l’autre des requérants et il n’est pas question d’exclure de cette victoire ceux qui ont agi, même maladroitement, mais animés par l’amour de l’Eglise et le sens de la foi. Cette victoire appartient à tous, y compris à ceux qui sont partis trop tôt. Mais l’enjeu est trop grand et trop universel pour laisser l’un ou l’autre s’approprier cette victoire qui constitue notre bien commun à tous.

L’AGRIF

70 boulevard Saint-Germain
75005 PARIS
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