( 19 septembre, 2018 )

Le vrai scandale

 

 

Décidément, les fameux réseaux sociaux se permettent tous les culots. Je trouve sur ma boîte mel une véritable injonction de la part d’un organisme spécialisé dans l’activisme pétitionnaire. Je ne sais qui s’est permis cette intrusion et comment elle s’est produite. Mais aujourd’hui, je la trouve inadmissible et insupportable. Je lis : « Gérard, une nouvelle pétition prend de l’ampleur sur change.org, nous pensons que vous pourrez peut-être la signer. Adressée à ordre des médecins. Que le docteur Bertrand de Rochambeau soit démis de ses fonctions. Signez cette pétition d’un seul clic. » L’olibrius qui a rédigé ce texte inconcevable devrait être lui-même banni de ses fonctions, parce qu’il ne comprend même pas le texte censé avoir provoqué son courroux. En l’espèce, le docteur Bertrand de Rochambeau n’a pas demandé la suppression du droit à l’avortement. Il a simplement eu le courage d’affirmer qu’en conscience, il ne lui était pas permis d’accomplir un acte abortif qui supprime une vie.

Le texte pétitionnaire vaut son pesant de mauvaise foi ou d’inintelligence caractérisée. Je lis encore : « Intolérable ! À l’heure où la France manque de gynécologues, à l’heure où les patientes dénoncent des sévices sexuelles de la part de leurs praticiens, à l’heure où nous faisons entrer Simone Veil au Panthéon, nous devons sauvegarder ce droit (qui n’en déplaise à ce cher monsieur) est toujours légal en France. » J’arrête la lecture de pataquès invraisemblable qui aurait déjà reçu plus de 17 000 approbations.

Le véritable scandale, c’est que l’on puisse lancer dans l’opinion une opération qui brave les lois élémentaires de la raison, et même du bon sens. Et cela dans le but d’abolir tout simplement la liberté de conscience et la liberté d’expression de ses convictions. En ce qui me concerne, je ne veux plus entendre parler de change.org et je me désinscris sur le champ de cette machine à décerveler les esprits.

Gérard LECLERC

Chronique diffusée sur Radio Notre-Dame le 18 septembre 2018.

( 19 septembre, 2018 )

La fondation Jérôme-Lejeune publie un nouveau manuel sur la GPA

 

Lu sur « Boulevard Voltaire »

Le manuel est mis gratuitement à disposition de chacun. le demander sur le site de la fondation.

 

Il est admis que la vérité s’oppose au mensonge.

Or, de quelque manière qu’on l’aborde, il est difficile de ne pas considérer la gestation pour autrui comme un immense mensonge. Mensonge pour la mère porteuse, mensonge pour l’enfant objet d’un contrat, mensonge pour ceux qui se prêtent à cette activité, mensonge pour les politiques qui en autorisent la pratique, mensonge pour les médias qui en font la propagande, mensonge pour l’opinion publique qui ferme les yeux par lassitude, mensonge pour ceux qui pourraient empêcher et qui n’empêchent pas.

Malheureusement, à un mensonge de cette taille la vérité pure et simple paraît incapable de s’opposer. Rappeler innocemment qu’un enfant a besoin de la mère qui le porte, qu’il s’agit de l’intérêt supérieur de l’enfant, que cela est même démontré scientifiquement, semble être de peu de poids face à la nécessité révolutionnaire de la GPA.

La vérité n’est pas juste le contraire du mensonge, comme l’amour maternel n’est pas le contraire de la GPA. L’amour maternel est plus que le contraire de la GPA et la GPA est pire que le contraire de l’amour maternel.

C’est pourquoi il y a d’autres vérités moins aimables à dévoiler : le recours assumé à l’eugénisme de la procréation médicalement assistée, la revendication du droit à l’enfant au prix de son arrachement à la mère, l’esclavage des femmes dans les usines à bébés, le commerce concurrentiel d’êtres humains, la religion du transhumanisme où le scientisme et l’argent tiennent lieu de morale.

L’obstacle le plus difficile à vaincre est celui de la sincérité.

Des esprits avancés se font obligation de vanter l’amour désintéressé des parents pour l’enfant porté par autrui. L’erreur sincère est devenue un article de mode, hautement respectable, qui permet de ne plus porter le moindre jugement. Dès lors, pourquoi ne pas débarrasser la GPA de ses oripeaux détestables et lui racheter une virginité en la confiant à la médecine ? Le risque n’est pas nul puisque des propositions de loi en ce sens avaient déjà été présentées au Sénat en 2010.

La science procède par découvertes dont les applications sont qualifiées de progrès. Mais elle ne répond pas à la question de la légitimité des applications tirées de ces découvertes. La science ne suffit pas (et le marché encore moins) pour savoir si ce qui est faisable est un progrès. Seule la sagesse qui sait distinguer entre le vrai bien de l’homme, ses désirs volatiles et des majorités parlementaires éphémères peut répondre à la question. Et éviter à l’inculture contemporaine d’instrumentaliser Abraham et Sarah pour glorifier de juteux trafics.

Jean-Marie Le Méné

 Président de La Fondation Jérôme Lejeune
( 17 septembre, 2018 )

La princesse Chantal de France et Louis de Bourbon aux Invalides

 

Lu sur le blog « La Couronne »

 

Dimanche 16 septembre, Son Altesse Royale, la princesse Chantal de France était aux invalides pour assister à la célébration du 303ème anniversaire de la Fondation de l’Hôtel des Invalides par le roi Louis XIV. La princesse y représentait officiellement son frère, le Chef de la Maison royale de France, Monseigneur le comte de Paris, retenu en province par un lourd agenda.

Lors de cette cérémonie, 200 personnes avaient fait le déplacement ; était également présent, son cousin issu de la Branche capétienne des Bourbons d’Espagne, le prince Louis de Bourbon, venu spécialement en France pour l’occasion, ainsi que le prince Charles Emmanuel de Bourbon-Parme et une de ses filles, Charlotte. Si la princesse était venue accompagnée de son époux le Baron François-Xavier de Sambucy de Sorgue, la princesse, en tant que représentante du chef de la Maison royale de France, assista néanmoins seule, auprès des officiels, à la messe commémorative.

Lors de la sortie de la messe, conformément aux règles de préséance, la princesse de France sortie seule en tête des princes, suivie du prince Louis de Bourbon avec la princesse de Bourbon-Parme et, derrière, l’époux de la princesse Chantal le baron François Xavier de Sambucy de Sorgue aux cotés du prince Charles Emmanuel de Bourbon-parme.

Suite à la sortie de la messe, les princes ont salué les porte-drapeaux de l’armée française présents lors de cette cérémonie, avant de recevoir individuellement les respects de leurs partisans venus accompagner leurs princes. Puis, les princes ont assisté ensemble au vin d’honneur donné après la cérémonie par le gouverneur des Invalides.

 


 

( 17 septembre, 2018 )

La fabrique de l’islamisme

 

Lu sur « lafautearousseau »

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Les médias le présentent comme un proche de M. Macron dont « il aurait l’oreille ». Le titre seul de son rapport de 2016, Un islam français est possible, relevait déjà de l’utopie et de la provocation. Voici qu’aujourd’hui M. El Karoui, brillant intellectuel à la solide formation universitaire, passé lui aussi par les guichets de la banque Rotschild, récidive avec La fabrique de l’islamisme. Toujours pour le compte du très libéral et très bien-pensant  Institut Montaigne qui le publie sur son site. 

thumb.jpgOn aurait aimé pouvoir créditer M. El Karoui (photo) d’avoir franchi, d’un rapport à l’autre, le pas lexical qui va d’islam à islamisme et attendre en conséquence de lui certaines vérités. M. El Karoui décrit certes fort bien les modalités de propagation de la lèpre salafiste qui gangrène les si mal nommées « cités » par un maillage très intelligent, lequel allie embrigadement intellectuel par internet et embrigadement physique dans les salles de sport. Les résultats sont épouvantables comme le montrent deux exemples fournis par le quotidien La Provence du 11 septembre : 20 à 25% des musulmans de Marseille seraient salafistes ; vingt-et-un mille personnes seraient inscrites en France au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste. Mais la dénonciation du salafisme reste insuffisante si, comme le fait M. El Karoui, on refuse d’aller au bout de la chaîne des responsabilités. Sans doute parce qu’il pense lui aussi que l’immigration, c’est-à-dire cette immigration-là, est « une chance pour la France », il se garde bien d’identifier la responsabilité première : celle-ci incombe à tous les gouvernements (droite et gauche confondues) qui depuis un demi-siècle ont tous voulu et facilité une immigration de masse, essentiellement islamique. se montrant bien incapables d’empêcher l’entrée et l’installation définitive des indésirables et de lutter efficacement contre les agissements délictueux et terroristes d’une minorité de musulmans ; or, ces derniers, toujours plus nombreux et dangereux, n’existent, qu’on le veuille ou pas, qu’à travers leur communauté d’origine.

20180910113305115-0.jpgRien d’étonnant, dès lors, si les principales propositions du rapport pèchent par hypocrisie et/ou par angélisme. Ainsi en est-il du renforcement de l’apprentissage de l’arabe dans les écoles, collèges et lycées sous prétexte qu’au cours des dernières années « le nombre d’élèves qui apprennent l’arabe au collège et au lycée a été divisé par deux [mais] multiplié par dix dans les mosquées. » La langue arabe est certes une langue digne à tous égards du plus grand intérêt, une langue que l’on doit pouvoir apprendre au même titre que plusieurs autres. Cependant, en proposer très précisément l’enseignement aux enfants de la communauté musulmane, c’est d’abord – quelle ironie ! – les stigmatiser en les renvoyant à leurs origines ; c’est aussi feindre d’ignorer que l’arabe est avant tout, pour des musulmans qui ne sont pas tous, tant s’en faut, « arabes », la langue du Coran. Il serait légitime, d’offrir aux élèves de France la possibilité d’apprendre une langue étrangère au même titre que d’autres ; avec M. El Karoui, on risque plutôt, vu le contexte et l’esprit de la mesure proposée, de conforter une population d’origine étrangère dans son « étrangèreté », lui permettant de se perpétuer davantage encore en tant que communauté étrangère. Peine perdue, de toute façon, car les parents ont donc déjà choisi l’arabe de la mosquée, c’est-à-dire celui de l’islam-isme.

Selon l’A.F.P., la « mesure phare » serait la création d’une Association musulmane pour l’islam de France. Avec pour objectif, selon M. El Karoui, « de créer une organisation neutre, indépendante des pays d’origine, indépendante de ceux qui tiennent aujourd’hui les mosquées  pour prélever une toute petite somme d’argent [dite « taxe halal »] sur chaque acte de consommation et réinvestir cette somme d’argent dans le travail théologique, parce que c’est la mère de toutes les batailles. » M. El Karoui veut ignorer la toute nouvelle Association pour le financement et le soutien du culte musulman, laquelle a pourtant deux avantages décisifs sur son projet : celui d’exister déjà contrairement à la sienne et celui d’avoir été créée par des musulmans et non par le gouvernement français. On n’en finit 000_FP1IK.jpgpas en effet, dans ce pays, de vouloir s’ingérer dans le modus vivendi de la communauté musulmane. Ainsi viennent de s’achever, ce samedi 15, les « assises territoriales de l’islam de France » : messieurs les  préfets de la République étaient invités à « faire émerger des propositions inédites » pour permettre au pouvoir exécutif de donner au plus tôt « à l’islam un cadre et des règles garantissant qu’il s’exercera partout de manière conforme aux lois de la République » (propos de M. Macron devant le Congrès). Comment ne pas être sceptique ? On sait bien que n’ont été un succès ni le Conseil français du culte musulman fondé par M. Sarkozy ni la mission de M. Chevènement à la tête de la Fondation des œuvres de l’islam de France.

Pour combattre l’islamisme, on prétend donc réguler l’islam et promouvoir un islam de France. L’islam en tant que religion « totalitaire », les musulmans en tant que communauté de plusieurs millions de personnes, accepteront-ils vraiment, sauf à se renier, de renoncer à « un mode de vie régi par les lois religieuses » (formulation de M. Zemmour), à des façons d’être et de vivre souvent incompatibles moins avec les « valeurs de la République » qu’avec celles d’une culture millénaire qui n’est pas la leur ? En clair : si des musulmans, dispersés ou en communauté(s) réduites et discrètes, peuvent peu ou prou vivre en France, l’idée qu’il puisse exister, globalement, un « islam de France », composante de la nation française, paraît une contradiction dans les termes. Si c’est bien au nom de cet utopique islam que M. El Karoui veut combattre l’islamisme, il y a fort à parier que son rapport restera lettre morte ou donnera naissance à une usine à gaz supplémentaire et que la situation continuera d’empirer.

Louis-Joseph Delanglade
( 15 septembre, 2018 )

Déclaration à l’occasion des Journées du Patrimoine

 

 

En ces temps de culte immodéré du progrès et de la technique, les Français, plus que jamais chaque année, montrent leur attachement au patrimoine de notre pays.

L’amour du patrimoine n’est pas l’amour d’un passé, même récent, qu’on veut à tout prix figer. Le peuple français n’est pas cet enfant qui cherche vainement à protéger son château de sable des assauts de la marée montante.

Au contraire, ce que nous avons reçu, ce sont des châteaux de pierre, des forêts de chênes millénaires, des artistes au retentissement universel, des constructions contemporaines exceptionnelles. Devant cet héritage, il n’est d’autre choix que de chercher à préserver, à transmettre, mais surtout à incarner.

Car le patrimoine n’est rien, sans ce couple qui décide de sacrifier tout pour rénover la maison de famille, sans cette dame qui chaque jour ouvre la petite église du village, sans ces habitants qui parlent avec fierté de leur cathédrale, sans ces promeneurs qui patiemment entretiennent les chemins creux qui sillonnent leur pays, sans ces artisans qui transmettent leur savoir-faire immémorial, ou sans ce maire qui décide de protéger et de faire vivre le monument contemporain de sa ville.

En tant que prince de France, il est important pour moi, comme les rois qui m’ont précédé, d’incarner et de protéger ce patrimoine spirituel et matériel, celui qu’aucun fond d’investissement ne pourra jamais sauver. C’est ce patrimoine-là qui nous fait regarder avec fierté notre pays, et le fait rayonner dans le monde entier.

Je vous souhaite à tous de très bonnes journées du patrimoine !

Jean de France, Duc de Vendôme

( 15 septembre, 2018 )

La princesse Chantal de France assistera au 303ème anniversaire de la Fondation de l’Hôtel des Invalides

 

Lu sur le blog « La couronne »

 

La princesse Chantal de France assistera au 303ème anniversaire de la Fondation de l’Hôtel des Invalides chantal-de-france

Dimanche 16 septembre, à la demande du Chef de la Maison royale de France, Monseigneur le comte de Paris . retenu en province par un lourd agenda . Son Altesse Royale, la princesse Chantal de France, représentera officiellement son frère, lors de la cérémonie célébrant le 303ème anniversaire de la Fondation de l’Hôtel des Invalides par le roi Louis XIV.

 

La princesse assistera ainsi avec son époux le Baron François-Xavier de Sambucy de Sorgue à la messe traditionnelle de la Fondation des Invalides, célébrée cette année encore par Mgr Antoine de Romanet, Évêque aux armées, en la cathédrale Saint Louis des Invalides. La princesse, représentant la Famille de France lors de cette cérémonie y retrouvera également son cousin issu de la Branche capétienne des Bourbons d’Espagne, le prince Louis de Bourbon, venu spécialement en France pour l’occasion.

 

La messe commencera à 11h et sera ouverte au public. Nous appelons donc tous nos lecteurs présents sur Paris ce jour là, à venir nombreux accompagner la princesse Chantal de France lors de cette cérémonie.

( 14 septembre, 2018 )

Algérie : la reconnaissance des crimes contre l’humanité perpétrés en 1962 par le FLN avec la complicité du gouvernement français s’impose.

 

Communiqué de l’AGRIF.

La Lorraine Royaliste l’approuve totalement.

 

Emmanuel Macron a donc décidé d’imposer à la France une nouvelle repentance par la reconnaissance de l’utilisation de la torture par l’armée française pendant la guerre d’Algérie.

Il entend notamment reconnaître la responsabilité de notre armée dans l’élimination de Maurice Audin, militant communiste et actif collaborateur du terrorisme du FLN.

Ceci va évidemment plaire à la nomenklatura toujours régnante de ce FLN responsable depuis 1962 de la stagnation de l’Algérie dans la misère et dans la privation des libertés.

Mais Emmanuel Macron semble vouloir ignorer toujours l’abomination des immenses crimes contre l’humanité perpétrés en juillet 1962 à Oran où furent notamment enlevées, pour d’atroces destinations et horribles fins de vie, des centaines de femmes françaises de toutes origines, chrétiennes, musulmanes, juives.

Et simultanément se déroulaient à Oran aussi des massacres des hommes, d’une indicible cruauté alors que l’armée française recevait du général Katz l’ordre impérieux exigé par le général de Gaulle de ne pas intervenir, de ne pas porter assistance à populations en danger de mort par tous les raffinements de la cruauté dont était capable la soldatesque FLN. Et il en était ainsi dans toute l’Algérie où furent massacrés des dizaines de milliers de fidèles harkis, selon les lieux enterrés vivants, brûlés vifs, dépecés, émasculés, énucléés.

Le gouvernement français dans son ensemble et le général Katz, chef de l’armée française à Oran, ont ainsi délibérément collaboré avec les responsables des pires crimes contre l’humanité du FLN. Ils se sont donc rendus eux-mêmes complices de ces crimes contre l’humanité de milliers de leurs compatriotes.

  • Macron fait d’abord porter sa sollicitude mémorielle pour des victimes de l’armée française en guerre contre le terrorisme FLN.

On attend maintenant ce qu’il va faire pour la reconnaissance conjointe par les gouvernements français et algérien des crimes contre l’humanité dont l’État français, sous la férule du général de Gaulle, s’est rendu coupable en 1962.

Lors de la prochaine journée d’Amitié Française le 29 septembre à Paris, nous proclamerons solennellement l’appel à la reconnaissance par l’État français de sa responsabilité d’autant plus lourde dans ces crimes contre l’humanité qu’il avait tous les moyens militaires de les empêcher.

 

( 14 septembre, 2018 )

L’Europe en état de décomposition avancée

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Europe. La politique française n’étant dans l’esprit du président Macron qu’une dérivée de la politique européenne, il est bon de faire un point sur l’Europe dans son état actuel, sachant que toutes les décisions du gouvernement français sont dépendantes des impératifs bruxellois.

Alors que les Britanniques quittent le navire, la Hongrie, la Pologne, la Lettonie affichent de plus en plus leur opposition aux décisions que cherche à imposer la Commission européenne, sous la férule de l’Allemagne à la remorque de laquelle s’accroche encore la France et sous la pression des grands médias et des financiers internationaux. Tandis que la fronde menace au nord, le sud s’effiloche.

Au pays des « fake news » la Grèce est reine

Au cours du mois d’août 2018, la Grèce, dit-on triomphalement, a retrouvé son indépendance politique et n’est plus en faillite. Bonne nouvelle ! Non, « fake news », ou comme on dit en français : mensonge. La situation du pays ne s’est pas améliorée depuis que la crise a éclaté. Le taux de chômage y est encore de 20 % et s’il a baissé depuis 2013 où il dépassait les 27 %, c’est essentiellement grâce au départ des jeunes générations qui sont allées chercher fortune sous d’autres cieux. La Grèce s’est ainsi affaiblie du fait du départ de ses futures élites. La récession dure depuis dix ans, les investissements sont taris, de nombreuses entreprises ont disparu et les banques sont plus fragiles que jamais, le niveau des créances douteuses ayant explosé.

Alors, pourquoi ce communiqué triomphal ? Parce qu’officiellement, la Grèce n’est plus en faillite ! Elle n’est, pour l’instant, plus en faillite puisqu’elle est autorisée à ne commencer à rembourser ses emprunts qu’à partir de 2022. Quatre ans de délais, pendant lesquels elle ne règlera que les intérêts tout comme, en leur temps, les bénéficiaires des prêts subprime américains – la crise ayant éclaté à partir du moment où ils ont dû commencer à rembourser le capital ! Or, qu’en est-il de la dette actuelle de la Grèce ? Elle est évaluée à près de 300 milliards d’euros (environ 200 % du PIB) tandis que les recettes fiscales totales du pays s’élèvent à peine à 18 milliards d’euros. Autant dire que, sauf miracle, la Grèce sera dans l’incapacité de rembourser sa dette quand débutera sa période d’amortissement. C’est pourquoi le professeur Colletis redoute un « inévitable embrasement social ». Mais, d’ici là, combien des dirigeants politiques européens actuels seront encore en poste ?

Le contre-exemple du Portugal

À côté, la situation de la péninsule ibérique est très contrastée entre une Espagne, relativement docile aux injonctions internationales, et un Portugal plus rétif. Si, malgré les apparences, l’Espagne continue à s’enfoncer, c’est qu’elle souffre en particulier d’un problème démographique grave. Avec une liberté d’avorter pendant les 14 premières semaines de grossesse (22 en cas de « malformation » du fœtus), le taux de fécondité est tombé à 1,33 enfant par femme en âge de procréer. Le chômage des jeunes atteint le taux record de 34 % (le double de la moyenne européenne). Du coup, le paiement des retraites n’est plus assuré. La présidente du FMI, Christine Lagarde, a trouvé la solution. Il faut que l’Espagne absorbe d’ici à 2050, 5,5 millions d’immigrés. On peut cependant douter de la pertinence de cette solution puisque l’Espagne compte déjà plus de 3,5 millions de chômeurs – qu’il faut faire vivre – et le taux de chômage des populations immigrées y est très largement supérieur à celui des autochtones.

À l’inverse de l’Espagne et de la Grèce qui sont toujours terriblement endettées, le Portugal est dans une position dont le journal La Dépêche explique qu’il s’agit d’un « miracle embarrassant pour Bruxelles car il repose sur une politique anti-austérité ». Le pays a beaucoup souffert après la crise de 2008 et même vu son PIB baisser de près de 20 %. Mais le Gouvernement n’a pas cédé aux pressions bruxelloises puisque, pour en sortir, il a augmenté le salaire minimum, les retraites et les allocations familiales et diminué les impôts pesant sur les classes moyennes. Entre 2010 et aujourd’hui, il a diminué les dépenses publiques de 10 % et élevé l’âge de départ à la retraite, désormais à 66 ans. Le taux de chômage a chuté pour s’établir aux alentours de 7 % et la croissance est repartie à la hausse et ce depuis 2014.

Le maillon faible pourrait-il être l’Italie ?

Depuis le début de l’été, c’est la situation de l’Italie qui semble le plus préoccuper la Commission européenne. Avant d’examiner rapidement les deux événements clés qui ont occupé la une des journaux, il faut examiner la situation globale du pays.

Dans le dernier numéro d’Alternatives économiques, Guillaume Duval constate, avec une certaine complaisance, que loin d’être « le mauvais élève » de l’Europe, l’Italie a mené depuis plus d’un quart de siècle, « de strictes politiques d’austérité budgétaire. (…) Celles-ci ont même été plus sévères sur la durée que celles menées par les gouvernements allemands ». En fait, la politique de l’euro fort qui est favorable à l’industrie allemande a tué le commerce international italien qui n’était pas tiré par les mêmes produits. C’est pourquoi, « si les Italiens ont aujourd’hui un niveau insupportable de dette publique – 132 % du PIB – ce n’est donc pas à cause de leur laxisme budgétaire, mais parce que cette austérité permanente a freiné l’activité. (…) Du coup, la faiblesse de la croissance combinée à une inflation trop basse en Italie comme dans l’ensemble de la zone euro n’ont pas permis de faire reculer l’endettement malgré les excédents budgétaires primaires ».

Dans ce contexte, poussée par la Commission européenne, l’Italie a mis en œuvre une politique de privatisation des autoroutes. Le principal bénéficiaire des concessions a été le groupe Benetton, plus connu pour ses publicités scandaleuses que pour son souci du bien commun. Ce groupe, aux ambitions démesurées, est déjà propriétaire en France, par la société espagnole Abertis interposée, de la SANEF qui gère les autoroutes du Nord et de l’Est de la France. Après le drame de Gênes, le gouvernement italien a imaginé retirer la concession ou renationaliser « l’autoroute des fleurs », mais le coût d’une telle opération a été estimé à plus de 15 milliards d’euros, rien que pour compenser « le manque à gagner » du groupe Benetton. On comprend que celui-ci ait pu proposer d’indemniser les familles des victimes à hauteur de 500 millions d’euros !

Reste le dernier problème sur lequel on attaque aujourd’hui les « populistes » qui sont actuellement au gouvernement : celui de l’immigration. Indépendamment du fait que les autres pays européens qui sont toujours prêts à prêcher une leçon d’humanité, sont beaucoup moins prompts à partager le fardeau, l’Italie a déjà une situation économique préoccupante qui rend difficile l’accueil de nouvelles populations. De plus, la Commission européenne oublie que, depuis de nombreuses années déjà, l’Italie est confrontée à un problème d’émigration, de nombreux jeunes Italiens étant partis chercher fortune ailleurs. Dès lors ceux qui restent ont peur d’être envahis par des populations qui n’ont pas toutes, loin s’en faut, l’intention de s’intégrer. D’un point de vue politique, la situation est d’autant plus difficile que les populations qui enrichissent ainsi les passeurs, ne sont pas acceptées par des pays plus riches et dont la civilisation est plus proche.

Ces quelques exemples montrent que, par son dogmatisme intransigeant, la Commission européenne, coupée des populations, détruit l’Europe et conduit les gouvernements à l’impasse d’une dette explosive dont on ne pourra sortir qu’en rendant à chacun son autonomie budgétaire et monétaire et en redonnant à chaque banque centrale un rôle adapté aux conditions financières internationales. ■

François Reloujac

( 13 septembre, 2018 )

Macron justifie la trahison !

 

« Tweet » de Philippe SCHNEIDER

 

Affaire Audin : Emmanuel @EmmanuelMacron justifie la trahison et « crache » sur l’armée française. Mais qu’attendre d’autres d’un homme dont toute la politique consiste à vouloir faire disparaître la France ?

( 13 septembre, 2018 )

La Marche pour la vie soutient le Docteur Bertrand de Rochambeau

 

Communiqué de la Marche pour la Vie

 

« Dans une interview diffusée mardi 11 septembre sur TMC, le Dr Bertrand de Rochambeau, président du Syndicat national des gynécologues, explique qu’il refuse de pratiquer des IVG parce que c’est « retirer des vies ». La Marche pour la vie et ses dizaines de milliers de sympathisants souhaitent lui apporter leur soutien.

La loi est avec le Dr Rochambeau. Selon l’article L2212-8 du Code de la santé publique, « un médecin n’est jamais tenu de pratiquer une IVG ». « Aucune sage-femme, aucun infirmier ou infirmière, aucun auxiliaire médical, quel qu’il soit, n’est tenu de concourir » à cet acte. C’est la clause de conscience qui distingue les sociétés démocratiques des régimes totalitaires.

La science est avec le Dr Rochambeau. La Marche pour la Vie rappelle avec le docteur Rochambeau la réalité biologique de l’être humain dès sa conception. Aucun scientifique ne peut dire aujourd’hui que l’embryon n’est pas un être humain.

Nul ne peut forcer le Dr Rochambeau à agir contre sa conscience et contre la réalité scientifique. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, et la secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, ont condamné « fermement » ses propos, sans considérer le problème de fond, et  en refusant de voir le malaise grandissant des médecins concernés. Elles déclarent que « l’IVG est un droit trop souvent menacé pour lequel il convient de ne relâcher aucun effort ». En France plus de 220 000 avortements sont pratiqués chaque année. Contrairement à ce qu’elles prétendent, l’accès à cette pratique est loin d’être en danger. Les évolutions législatives sur ce sujet depuis quelques années (Suppression du délai de réflexion, de la condition de détresse, et le délit d’entrave à l’IVG) prouvent malheureusement l’inverse.

La Marche pour la Vie remercie le Dr Rochambeau pour son courage, elle appelle les français à se saisir de cette question cruciale de santé publique, et le gouvernement à protéger l’objection de conscience des médecins et des citoyens. »

La Marche pour la vie soutient le Docteur Bertrand de Rochambeau dans communiqués

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