( 16 juillet, 2018 )

Famille de France • Samedi dernier, 14 juillet, le prince Jean a accueilli à Dreux la 8e étape du Tour de France

 

Lu sur « lafautearousseau »

 

Ce samedi 14 Juillet 2018, la ville de Dreux accueillait la 8e étape du Tour de France ! Dreux-Amiens : 181km.

Le prince Jean de France et la princesse Philoména, ainsi que leurs 4 enfants : les princes Gaston et Joseph et les princesses Antoinette et Louise-Marguerite, ont assisté dans la matinée à la cérémonie officielle marquant le départ de cette huitième étape du Tour.

37156556_1782200925195102_7197220441872662528_n.jpgAprès cette cérémonie, le Prince a accompagné le maire et son adjoint au sport, afin de donner le signal du début de la course, puis a suivi avec beaucoup d’émotion et de passion le départ des coureurs du Tour, comme le montre la courte vidéo qui suit.

Ce 14 juillet, en dehors de cette étape  du Tour de France, Dreux comme toutes les villes de France, a célébré la Fête Nationale qui commémore la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790.

37111240_1782779038470624_5739374993897160704_n-510x382.jpgÀ cette occasion, le prince Jean a fait changer les drapeaux présents sur la tour du domaine royal de Dreux.

A l’emplacement du tricolore (qui est plus haut), le Prince exposa aux yeux de tous une magnifique bannière capétienne, ainsi que l’ancien drapeau des régiments du Dauphin de France. Tout un symbole…

( 14 juillet, 2018 )

Camp Maxime Real del Sarte 2018, Université d’Été d’Action française, du 19 au 26 août

 

150 nuances de Maurras … 

Des repères pour le XXIe siècle. 

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Camp de formation Maxime Real Del Sarte, pour étudiants, lycéens et jeunes travailleurs (15-35 ans)

Conférences magistrales, cercles d’étude, ateliers pratiques, sport et camaraderie !

RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS :

CMRDS – Université d’été d’Action Française

( 14 juillet, 2018 )

Livres & Histoire • Le Roi ou l’incarnation du pouvoir

 

Article d’Anne Bernet paru dans le numéro du mois de Juin 2018 de POLITIQUE MAGAZINE

 

Depuis la mort de Louis XVI, la France, en dépit des apparences républicaines, n’aura cessé de rechercher un remplaçant à la figure royale. En vain. Deux études historiques, complémentaires, permettent, en dépit de leurs défauts, de comprendre pourquoi aucun homme prétendu providentiel n’est jamais parvenu à remplacer le Très Chrétien.

Un pouvoir sacré indépendant

Que cela plaise ou non, à la différence de la plupart des modèles monarchiques à travers le monde et le temps, la royauté française relève héréditairement du sacré ; le pacte de Reims n’est pas un accord opportuniste conclu en 496 entre l’Église des Gaules et Clovis, puis renouvelé avec les dynasties successives, mais une réalité spirituelle unissant le royaume de la terre à Celui du Ciel. Perdre cela de vue, c’est se condamner, sous prétexte de rationalisme ou de dénonciation d’une « pensée magique » que notre époque éclairée ne saurait admettre, à ne rien comprendre à notre passé et aux façons d’être et de penser de nos ancêtres. Voilà sans doute, aujourd’hui, le pire écueil auquel se heurtent des historiens plus ou moins étrangers à la foi catholique et qui ont tendance à en parler comme ils le feraient des croyances de l’Égypte pharaonique. S’ils refusent d’admettre ce particularisme français, et que la Fille aînée de l’Église puisse avoir une place à part dans les plans d’un Dieu auquel il est de mauvais ton de se référer, toute leur vision de la longue geste royale s’en trouve d’emblée faussée. Voilà sans doute pourquoi, chacun à leur manière, Stanis Perez, qui signe Le corps du Roi (Perrin) et Marie-Claude Canova-Green, auteur de Faire le Roi ; l’autre corps de Louis XIII (Fayard), malgré d’impressionnantes recherches, restent à la surface des choses et passent à côté de l’essentiel.

Un premier mystère, dans une société strictement matérialiste comme la nôtre, est d’admettre que le Roi « sacré », ce qui veut tout dire, entre dans une autre dimension et que, tout en restant un homme à part entière, car il ne s’agit pas, à l’instar du Pharaon, voire même du Principat romain dans certaines de ses manifestations, de diviniser le souverain, il devient cependant un lien, un intermédiaire entre ici-bas et En-haut, dimension qui comprend une part hautement sacrificielle, celle-là même que Louis XVI assumera jusqu’à l’échafaud. Faute de le comprendre – tout comme, d’ailleurs, notre époque devient incapable de saisir ce que sont les grâces du baptême ou le sacrement de l’Ordre – l’historien se focalise sur des points de détail ou pose de mauvaises questions. Vouloir réduire les rois de France à une « incarnation du pouvoir », ce que les juristes royaux au demeurant, savaient bien, c’est s’arrêter à mi-chemin de la réalité et perdre de vue ce rôle de « Lieutenant de Dieu » qui était le leur. C’est l’idée même d’un pouvoir chrétien procédant du divin, non de la volonté populaire, ou prétendue telle, qui heurte. Dès lors, les deux universitaires se perdent dans l’étude de ce qui leur semble relever de bizarreries dépassées.

Le corps du Roi

Qui dit pouvoir incarné dit fatalement corps. Le Roi est homme, avec ses défauts, ses faiblesses, ses passions, ses maladies, et sa condition mortelle qui, cependant, n’altère pas l’immortalité du système monarchique, ou du royaume, ou de l’État, conception plus compréhensible à nos contemporains.

Stanis Perez scrute cet homme qui reste ancré dans son humanité, ne revendique nulle essence « divine » ; il le suit, de Philippe Auguste à Louis-Philippe, dans son quotidien le plus prosaïque. Pour lui, mais là encore, ce n’est que partiellement exact car le postulat de base de la sacralité du pouvoir reste la même à travers les siècles, l’image du Roi, ou celle du corps du Roi, se serait construite puis déconstruite au fil des siècles, de sorte que saint Louis n’aurait pas appréhendé son rôle et sa personne comme pouvaient les appréhender Henri III ou Louis XIV. Cette image renvoyée au peuple, cette propagande auraient pareillement fluctuée. Reste que le Roi demeurait le Roi, tant à ses propres yeux qu’à celui de ses peuples et que porter sur cela un regard « moderne », fausse fatalement l’objet de l’étude …

Ce qui est intéressant, néanmoins, dans ce livre, relève du sociologique et de l’anecdotique. Si le Roi est un homme, et nul ne le nie, il naît, il grandit, il se forme, il mange, il prend soin de son corps, de son apparence, de sa santé, il engendre, et il meurt. Comment ?

L’autre paradoxe est de parvenir à en imposer à ses sujets ou à ses ennemis tout en assumant son humanité et sa mortalité. Le cas extrême est celui de Charles VI, rongé par sa maladie mentale jusqu’à en perdre sa dignité humaine, mais jamais sa dignité royale, au point que le peuple a aimé son pauvre roi fou bien plus qu’il ne l’eût aimé sain d’esprit, dans la certitude mystique que le souverain expiait dans sa chair les péchés de la France. L’on touche là, une fois encore, à la dimension christique du pouvoir royal que nos contemporains ne savent plus appréhender. Elle est pourtant infiniment plus importante que de savoir si Louis XI jugeait indigne de se baigner en public ou que le contenu de l’assiette royale.

Dans l’imaginaire, et dans l’idéal, il faudrait que le Roi soit toujours jeune, beau, en pleine santé, doté de toutes les vertus du corps et de l’esprit. Cela peut parfois arriver, cela ne dure jamais. Comment, sauf à imiter ces peuplades qui sacrifiaient le roi vieillissant ou malade, continuer d’en imposer ?

Le roi est une incarnation

Louis XIII n’était pas séduisant, il souffrait d’un sérieux défaut d’élocution, son caractère était difficile et angoissé, sa santé mauvaise depuis l’adolescence. Dans ces conditions, alors qu’il n’avait pour lui que son droit d’aînesse, comment a-t-il incarné son rôle ?

Spécialiste du « spectacle de cour » dans l’Europe moderne, Marie-Claude Canova-Green voit, et, jusqu’à un certain point, elle a raison, Louis XIII, – mais ce serait vrai de tous les rois, – comme un acteur presque continuellement sur scène, obligé de jouer un rôle qu’il n’a pas choisi mais qui lui colle à la peau et dont il n’a pas le droit de se dépouiller.

L’on en arrive ainsi à une vision quasi schizophrénique du monarque, pris entre son personnage royal qu’il doit assumer, et sa personne privée dans l’impossibilité de s’exprimer puisque la sphère intime lui est presque interdite. Faut-il vraiment supposer la coexistence, peu apaisée, de Louis de Bourbon et de Louis XIII dans un même corps ? Ne vaut-il pas mieux admettre que le Roi était un, même si, au siècle suivant, Louis XV, et Louis XVI plus encore, rechercheront, ce qui s’avérera une faute, les moyens d’échapper à cette épuisante et constante représentation ?

Reste une analyse étonnante, et dure, de ce que l’historienne considère comme une sorte de dressage ou de conditionnement d’un enfant qui, né mâle et premier de sa fratrie princière, est destiné au trône, quand même ses qualités propres ne l’appelleraient pas spécialement à l’occuper.

Les études de « genre » étant l’une des grandes préoccupations actuelles, il est beaucoup question ici, trop peut-être, d’« apprentissage de la masculinité », notion qui aurait sans doute laissé pantois nos aïeux du XVIIe siècle. Louis XIII ne s’est sûrement jamais demandé s’il devait assumer sa condition masculine, parce qu’il a toujours su et admis qu’il était un homme, et pas une femme …

C’est parce qu’il était homme, et prématurément roi après l’assassinat de son père, qu’il s’est donné, sans pitié pour lui-même, les moyens d’assumer son destin. En toute conscience.

Louis XIII ne s’est jamais pris pour Jupiter, pas plus que son fils ne se prendrait pour Apollon. Seulement pour ce qu’il était : l’homme, avec tous ses défauts et ses péchés, que les lois de dévolution de la couronne, et la volonté de Dieu, avaient fait roi de France et qui devait s’en rendre digne.

Ne pas admettre cela, c’est renoncer à rien comprendre à la monarchie française. 

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Le corps du Roi, Stanis Perez, Editions Perrin, 475 p, 25 € 

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Faire le Roi, L’autre corps de Louis XIII, Marie-Claude Canova-Green, Editions Fayard, 372 p, 23 €

( 14 juillet, 2018 )

Nous sommes tous des harkis français !

 

Lu sur « boulevard Voltaire » cet article qui nous mène à se souvenir mais pas seulement…

 

Plus de cinquante ans après la fin de la guerre d’Algérie, les plaies ne sont pas guéries. Elles subsisteront tant que les historiens n’auront pas rétabli une vérité complète et objective sur cette période tragique de notre histoire. Cette vérité est attendue par tous ceux qui ont vécu le drame algérien : les pieds-noirs, contraints à l’exode, l’élite de l’armée française, rebelle par fidélité à la parole donnée, les métropolitains qui se sont engagés, en 1962, pour défendre l’Algérie française et, peut-être plus encore, les harkis, honteusement abandonnés à leur sort.

Mardi soir, dans un communiqué, l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) a affirmé que les menaces de faire sortir le dossier de restitution des biens des pieds-noirs en Algérie et le retour des harkis au pays « ne serviront pas de moyens de pression et de chantage » contre l’État algérien. Cette organisation, qui représente des vétérans de la guerre de libération nationale, répondait, semble-t-il, à des propos de Jean-Yves Le Drian, qui a simplement rappelé qu’il fallait « travailler avec les autorités algériennes à la réconciliation et à l’apaisement des mémoires ».

« Ça ne mange pas de pain », comme on dit familièrement. En France, le dossier de la guerre d’Algérie, notamment celui des harkis, a depuis longtemps été rangé dans les affaires classées. Il faut avoir l’insolence juvénile et l’inculture historique d’Emmanuel Macron, pour déclarer, comme il le fit pendant sa campagne, que la colonisation, « c’est un crime, c’est un crime contre l’humanité, c’est une vraie barbarie ».

Quant aux harkis, les gouvernements successifs n’en parlent qu’épisodiquement, le plus souvent avec des arrière-pensées électorales. Il est vrai qu’on préfère oublier la manière dont furent traités, ces supplétifs de l’armée française, comment les autorités les plus hautes de l’État ordonnèrent de ne pas les rapatrier, les livrant, après les avoir désarmés, à la vengeance d’Algériens fanatiques. Ce fut l’honneur de quelques officiers d’en aider une partie à rejoindre la France. On sait dans quelles conditions ils furent accueillis !

Macron a beau parler de « réconciliation des mémoires », cet abandon délibéré de combattants qui firent confiance à la France est particulièrement monstrueux. Le gouvernement n’agit guère pour réhabiliter officiellement les harkis ni pour honorer leur combat. S’étonnera-t-on si certains de leurs enfants et petits-enfants n’adhèrent plus, comme on dit, aux « valeurs » d’une République qui les a trahis ?
Faut-il rappeler ces propos de Louis Joxe, qui négocia les accords d’Évian, le 24 mai 1962, en conseil des ministres : « Les harkis veulent partir en masse. Il faut combattre une infiltration qui, sous prétexte de bienfaisance, aurait pour effet de nous faire accueillir des éléments indésirables » ? Ou le cynisme du général de Gaulle, déclarant à leur sujet, en juillet, qu’« on ne peut pas accepter de replier tous les musulmans qui viendraient à déclarer qu’ils ne s’entendront pas avec leur gouvernement » ?

Selon l’ambassade de France en Algérie, le ministre des Affaires étrangères n’a jamais annoncé que la France « [ferait] tout pour préserver le droit des harkis à retourner dans leur pays » et n’exerce aucune « pression » sur le gouvernement algérien. La diplomatie serait-elle devenue l’art de se coucher ? Comme si l’on voulait pousser les harkis et leurs descendants à regretter d’avoir cru en la France.
Au défilé du 14 juillet, le président de la République a invité Le Japon et Singapour, pour marquer les relations particulières qu’entretiennent ces deux pays avec la France. Invitera-t-il, un jour, les harkis vivant encore ? Le temps n’est-il pas venu de leur manifester notre solidarité, en proclamant : « Nous sommes tous des harkis français ! »

Philippe Kerlouan

( 14 juillet, 2018 )

Le prince Jean de France reçoit à Dreux le tour de France

 

Information recueillie sur le blog « La Couronne »

Ce 14 juillet, la ville de Dreux et Monseigneur le prince Jean de France, recevront la huitième étape du Tour de France. L’héritier de la famille royale de France et sa famille assisteront dans la matinée à la cérémonie officielle marquant le départ de cette huitième étape de « la petite Reine ». Quelques minutes après le départ, à 11h35, la course passera au pied de la Chapelle royale. Pour marquer cet évènement exceptionnel pour la ville de Dreux, un feu d’artifice sera tiré de la Chapelle royale autour de 23h.

Monseigneur le prince Jean de France, passionné de cyclisme, a participé très activement avec la mairie de Dreux au dossier de candidature de la ville de Dreux et avait reçu en octobre 2016 au domaine royal de Dreux, Monsieur Christian Prudhomme, directeur du Tour de France. Sur une photo prise au domaine royal de Dreux en octobre 2016, le prince Jean de France est entouré du Directeur du Tour de France, Monsieur Christian Prudhomme et du champion cycliste Bernard Hinault.

( 14 juillet, 2018 )

14 juillet : que commémorons-nous ?

 

Voici une très belle et juste tribune parue en ce 14 juillet sur le site « Aleteia ».

 

« Fraternité d’arme sous l’uniforme : l’engagement d’une vie. » Le moins que l’on puisse dire, c’est que le thème retenu pour le prochain défilé du 14 juillet sur les Champs-Élysées ne brille pas par son côté disruptif, comme on dit ces temps-ci.

« Fraternité d’armes » : on aurait pu imaginer exactement le même slogan en 1897, sous Félix Faure, ou sous Paul Doumer en 1931, ou même pourquoi pas en 1910, sous Armand Fallière, pour citer trois de nos présidents de la République parmi les moins répréhensibles, dotés en sus de ces rassurantes barbiches qui firent tant pour l’adhésion de la nation au régime. Gageons que notre prochain président sera barbu et raccommodera le pays. Et qu’il aimera les défilés. Il sera populaire.

Une transgression organisée

Mais ce n’est pas mon propos. Que voulons-nous commémorer, nous autres Français, le 14 juillet ? La prise de la Bastille ? La fête de la Fédération ? Oui, sans doute. Mais surtout nous voulons célébrer le paradoxe absolu, celui de la transgression imposée. Le 14 juillet est fondé sur une injonction : soyez heureux !

14 juillet : que commémorons-nous ?  dans actualités

Une fois par an, avec ou sans coupe du monde de football, nous voilà sommés de nous célébrer nous-mêmes. Il n’en faut pas plus pour me donner le cafard. Le 14 juillet est une transgression organisée, ou plutôt bricolée avec les moyens du bord, qui sont ceux de la laïcité. C’est pourquoi il y a dans notre fête nationale quelque chose de bas de gamme et de désespéré qui, au-delà de cette France populaire fantasmée, accompagnée d’accordéon et de petit vin blanc, de chansons gentilles et de flirts autorisés, nous mets en face de nous-mêmes et nous rappelle que notre culture est devenue un folklore et notre civilisation un esprit de province.

La France du 14 juillet est souriante, mais elle sourit comme le Lacédémonien sous la morsure du renard. Elle est joyeuse, mais elle n’a pas vaincu le monde. Elle est libre, mais sous le regard des parents. Elle nous tend un impitoyable miroir, à nous qui avons tant vieilli.

L’autre fête nationale

La laïcité a bien des vertus, elle évite bien des catastrophes, mais elle n’a jamais créé de lien social. Célébration républicaine castrée de toute transcendance, le 14 juillet prétend mettre le monde à la merci de nos pauvres petites histoires.

 dans actualités

Allons, j’ose l’écrire : je préfère l’autre fête nationale, la fête jamais abrogée, la fête rêveuse et familiale, qui est celle du 15 août. Dans la mélancolie des grandes vacances qui commencent à s’approcher de leur fin, de ces journées qui sont un peu moins longues, de ces cousins qui bientôt vont repartir à Paris, il y avait l’Assomption de la Vierge Marie, grande fête commencée par la messe et poursuivie par du théâtre et des jeux. Comme nous nous sentions Français ce jour-là, sous la protection de Notre Dame !

Xavier Patier

( 13 juillet, 2018 )

Pendant que l’armée syrienne reconquiert Deraa, Poutine multiplie les initiatives diplomatiques

 

Lu sur « le salon beige »

 

Deraa-650x647« Depuis que les Américains ont retiré leur soutien aux rebelles islamistes de la province de Deraa, ces derniers ont majoritairement choisi la voie de la négociation dès que l’armée syrienne a déclenché son offensive.

Ce sont, bien sûr, les Russes qui organisent les discussions, mais les débuts n’ont pas été faciles. Contrairement au scénario habituel, le transfert des combattants islamistes avec familles et armes légères vers Idleb, au nord-ouest du pays, n’a pas été accepté d’emblée par les négociateurs russes. Un jour, il faudra en effet reconquérir cette province et il est inutile de la renforcer lorsqu’il est possible de faire autrement.

Ce n’était pas le cas dans la Ghouta par exemple, située en zone urbaine. La province de Deraa, à l’exception de la ville du même nom, est surtout rurale. D’ailleurs, de nombreux villages se sont rendus dès le début de l’offensive, peu désireux d’affronter le pilonnage de l’aviation russe. Les islamistes les plus déterminés se sont alors retirés vers Deraa, non sans avoir assassiné en plusieurs endroits des responsables de village qui avaient négocié avec les Russes. La presse occidentale a, évidemment, peu relayé cette information.

Pressés d’en finir, les Russes ont finalement cédé et promis un transfert vers Idleb pour ceux qui refuseraient « l’accord de réconciliation » traditionnellement proposé depuis quelques mois par le pouvoir syrien.

En échange de cette concession russe, le plus important poste-frontière avec la Jordanie, celui de Nassib, a été évacué sans combat par les islamistes. Ils l’avaient conquis en 2015.

À l’heure actuelle, l’armée syrienne encercle totalement la ville de Deraa, et l’issue semble proche. Il restera ensuite une inconnue de taille : le plateau du Golan.

C’est pourquoi les Israéliens observent de très près la situation. Certes, eux aussi ont abandonné les insurgés qu’ils aidaient pourtant depuis longtemps, mais pas au point de laisser l’armée syrienne s’approcher trop du Golan qu’elle a conquis en 1967 et annexé en 1981 ; annexion qui n’a pas été reconnue par la communauté internationale (sans engendrer aucune sanction, rassurez-vous) et encore moins par la Syrie, dont c’est le territoire.

Bien sûr, les Syriens n’ont aucunement l’intention de reconquérir le Golan, mais ils voudraient au moins reprendre aux islamistes ce qu’ils ont perdu.

La situation syrienne a, bien sûr, été au cœur des discussions entre Poutine et Netanyahou, lors de leur rencontre du 11 juillet à Moscou. Le Premier ministre israélien a, notamment, demandé très officiellement à la Russie de faire partir les Iraniens de Syrie. Pendant leur rencontre, il est cocasse de noter que l’aviation russe a bombardé des positions islamistes près du Golan tandis que l’aviation israélienne attaquait des positions syriennes non loin de là… On s’aime, mais virilement !

Par la suite, Poutine rencontrera ensuite Emmanuel Macron et surtout Donald Trump. Le dossier syrien sera, on s’en doute, largement évoqué. »

Antoine de Lacoste

( 12 juillet, 2018 )

L’embryon humain : la victime silencieuse et innocente de la révision de la loi de bioéthique

 

 

Communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune :

Dhz6EpVWsAAdZ6F« Le rapport du Conseil d’Etat sur la révision de la loi de bioéthique est rendu public aujourd’hui. Ce rapport, émanant de la plus haute juridiction française, n’engage certes pas le politique mais il trace les contours « autorisés » de la future législation et fait état, notamment, de graves dérives en matière de recherche sur l’embryon. Ces dispositions seront au cœur de la loi mais elles seront moins commentées que la PMA. Elles auront pourtant pour conséquence de faire de l’embryon un « produit de laboratoire ».

Cet avis juridique du Conseil d’Etat ne tient, par ailleurs, aucun compte de l’avis profond des Français qui s’est exprimé lors des Etats-généraux de la bioéthique. A chaque révision, les limites de l’acceptable sont repoussées, la marchandisation du vivant et l’eugénisme toujours accrus. La technique prendra, une fois de plus, et de manière plus grave, le pas sur l’humain.

    • La création d’embryons transgéniques et leur transfert à des fins de gestation pourraient être autorisés. Cela entrainerait inévitablement une modification du génome de l’espèce humaine pourtant interdite par la Convention d’Oviedo ratifiée par la France. L’embryon serait encore davantage manipulé et ces modifications du génome seraient transmissibles.
    • Le Conseil d’Etat propose d’autoriser la culture des embryons in vitro au-delà de 7 jours et jusqu’à 13 jours après la fécondation. 92,3 % des citoyens se sont pourtant opposés à cette possibilité dans le cadre des Etats-généraux.
    • La destruction des embryons surnuméraires donnés à la recherche et n’ayant pas fait l’objet de recherche[1] est également envisagée. L’alternative éthique consistant à interdire en amont leur création n’est malheureusement pas prévue. L’embryon humain est traité comme une matière première qu’il convient de détruire lorsqu’elle n’est plus utilisable. Le principe de dignité de l’être humain qui devait être fondateur des lois de bioéthique de 1994, n’a pas droit de cité.
    • Le diagnostic pré-implantatoire (DPI) serait étendu aux diagnostics d’anomalies chromosomiques. En acceptant la destruction systématique des embryons porteurs de trisomie 21 issus de la PMA, le Conseil d’Etat se porte garant d’une méthode eugénique[2].

En plus d’être invisible aux yeux de tous, errant dans un flottement juridique volontairement entretenu et réduit à un matériau de recherche, l’embryon humain est désormais une variable d’ajustement dans le jeu politique. Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune appelle les politiques à un sursaut de courage au moment de l’élaboration de la loi : « ne faites pas le jeu de l’industrie procréative et des laboratoires pharmaceutiques qui préfèrent « consommer » de l’embryon humain pour épargner l’animal. La loi doit protéger l’embryon, il ne lui revient pas de décider de son degré d’humanité. L’embryon humain est un être humain et sa protection demeure un principe intangible fondateur du droit ». (article 16 du Code Civil).

[1] Selon l’Agence de la biomédecine, « sur les 20 000 embryons proposés par les couples à la recherche et conservés au 31 décembre 2015 dans les centres d’AMP, moins de 10 % ont effectivement été utilisés ».

[2] En 2009, lors de la dernière révision des lois de bioéthique, le Conseil d’Etat définissait l’eugénisme comme « l’ensemble des méthodes et pratiques visant à améliorer le patrimoine génétique de l’espèce humaine ».

( 12 juillet, 2018 )

Il y a les jeunes qui courent derrière un ballon, et ceux qui tombent pour pas un rond

 

Lu sur « boulevard Voltaire » cet article très juste de Gabrielle Cluzel en hommage aux soldats français qui tombent en ce moment en Afrique dans l’indifférence des médias !

 

Dans une série intitulée « La coupe du Monde dans nos vies », 20 minutes revenait il y a quelques jours sur « L’histoire de Steeve, soldat français mort dans l’indifférence » le vendredi 18 juin 2010, « le même jour que l’altercation entre Nicolas Anelka et Raymond Domenech ». Le brigadier-chef du 1er régiment des hussards parachutistes de Tarbes, 44e militaire tombé en Afghanistan, et qui sera plus tard décoré à titre posthume de la Légion d’Honneur, fait à peine l’objet d’un bandeau sur BFMTV, tandis que « la grève de Knysna » est relayée par toutes les télés. Son frère Luc résume : « Pendant que les médias ne parlaient que du fameux problème Anelka et que ses copains refusaient de jouer, Steeve, lui, portait le drapeau très haut ».

Il serait dommage de dénigrer le patriotisme du foot, si dérisoire et instrumentalisé qu’il puisse sembler. D’abord, parce que si l’Angleterre avait gagné en demi-finale, qui se serait donc privé, au 15 du mois de juillet à défaut du 31 du mois suivant, de chanter M… pour le roi d’Angleterre ? Puis de venger Crécy, Azincourt, Trafalgar, Waterloo… et bien sûr la p’tite Jeanne, même si nous sommes des gens civilisés et n’aurions sans doute pas mis l’entraîneur anglais – sympathique au demeurant – sur un bûcher. Qu’à cela ne tienne, les Croates ont fait le boulot.
Ensuite, parce que si elle vivote encore, si, comme cela semble être le cas, elle est encore une lueur frémissante dans le cœur de beaucoup, la fierté française, partout traquée, a le droit de se réfugier là où elle peut, comme une femme battue, dont le compagnon, l’arme au poing, explore les pièces une à une, échoue, recroquevillée et pâlotte, dans les latrines. Le seul endroit où elle peut tirer le verrou.

Il n’empêche. 8 ans se sont écoulés, l’équipe de France, menée par Didier Deschamps n’est en rien comparable à celle de Domenech, mais les faits demeurent : qui a remarqué hier soir, alors que tous les Français applaudissaient des jeunes de 20 ans rendus millionnaires par un ballon, qu’un pilote d’hélicoptère peu ou prou du même âge était mort en Côte d’Ivoire, en service aérien commandé ? Il s’appelait Alexandre Arnaud. Un patronyme qui ne connaîtra jamais la notoriété de ceux que l’on scandait, mardi soir, dans le stade. Sa mort a été totalement occultée par le Mondial de foot. Ainsi va la vie : pendant la guerre de 14, tout le monde connaissait les noms des vedettes, de Sarah Bernhardt ou d’Yvonne Printemps, personne ceux des anonymes poilus qui tombaient par grappes entières.

Mais lorsqu’un quotidien burkinabé – Aujourd’hui au Faso -, cité par Courrier International, écrit triomphalement : « Les partisans de l’extrême-droite ne doivent pas oublier que ce sont les immigrés qu’ils traitent de tous les noms d’oiseaux qui sont en train de faire de la France ce qu’elle est actuellement, et sera encore plus demain dans ce mondial », la moindre des justices commanderait de répondre à certains autres extrémistes, à l’autre bout de l’échiquier, qu’eux-mêmes, surtout, ne doivent pas oublier que ce sont les Français – non par un ballon mais par leur armée en opérations extérieures – qui sont en train de faire de l’Afrique ce qu’elle est actuellement, ou ce qu’elle devrait être, c’est-à-dire un continent en paix, parfois au prix de leur vie. Sans bruit et pour pas un rond.
Que le lieutenant Alexandre Arnaud repose en paix.

Gabrielle Cluzel

 Ecrivain, journaliste
( 11 juillet, 2018 )

Editorial de POLITIQUE MAGAZINE, n° de l’été 2018

 

La com’ du président

Toute  la France a vu les photos et les vidéos. Le 21 juin, fête de la musique, dans la cour de l’Élysée, sous la direction du DJ Kiddy Smile, des danseurs du même groupe, hommes et femmes, en tenues résillées et agressivement dénudées, ont développé leurs figures de danses appelées voguing sur les marches du palais présidentiel, succession sauvage de déhanchements délirants, d’exhibitions de fessiers et de poses ultra-provocantes, suggérant une sexualité totalement débridée et quelle sexualité ! Ce voguing est pratiqué dans les communautés LGBT afro-américaines et s’est répandu partout dans les clubs de même genre et jusqu’à l’Élysée maintenant sous les yeux émerveillés et amusés d’Emmanuel et de Brigitte Macron. On imagine Coty et de Gaulle devant un tel spectacle !

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Kiddy Smile revendiquait sa singularité en l’affichant en toutes lettres sur son T-shirt : fils d’immigrés noir et PD. Il venait, a-t-il déclaré ouvertement, manifester ce qu’il était et ce qu’il voulait. Apparemment donc en accord complet avec les services de communication de l’Élysée qui – on le sait maintenant – pensaient faire un bon coup, sortir de l’ordinaire comme d’habitude ; la presse pouvait titrer : cinq stars de l’électro ont mixé jeudi soir dans la cour du palais de l’Élysée. Peut-on faire plus moderne ?

Sur son compte facebook, Kiddy Smile expliquait tout uniment qu’il méprisait l’Élysée, symbole d’oppression, mais qu’il voulait profiter de la fête, de l’invitation et du lieu pour dénoncer la loi Asile et immigration, le tout dans un sabir dégoulinant de haine. Il faut lire le texte, qui, curieusement, n’apparaît plus sur les pages google.

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Les paroles prétendument chantées, en fait hurlées, étaient d’une violence, d’une vulgarité, d’une grossièreté intolérables. Et voyez les photos : Emmanuel Macron rigole, Brigitte est aux anges ! Ils se font prendre en photo avec le groupe à moitié nu. Dike Smile entoure de son bras Brigitte et de l’autre qu’il brandit avec deux doigts en forme de V victorieux, fait un indubitable signe sexuel qui ne peut se traduire que par un outrage grossier à la première dame de France. Impudeur et impudence de ce je vous ai bien eu !

Mais Emmanuel sourit : « Ça fait du buzz », dit-il. « Et les gens adorent ! », ajoute-t-il. Il est content de lui. Et Christophe Castaner, son affidé de service, de vouloir diffuser partout la photo. Et ceux qui protesteront devant tant de choquantes provocations, indignes de la France, ne seront que des racistes et des homophobes ! Évidemment.

Franchement quel mépris pour les Français noirs de les amalgamer à cette bande  et à de telles folies. Un peu de respect, s’il vous plaît.

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Le 26 juin, Emmanuel Macron rencontrait le pape François au Vatican. Entretien d’une heure qualifié de « très libre et intense » et de « chaleureux » . Les communiqués font la liste des sujets abordés soit avec François, soit avec son secrétaire d’État le cardinal Pietro Parolin : protection de l’environnement, migrations, prévention et résolution des conflits, désarmement, Moyen-Orient, Afrique, réflexion conjointe sur les perspective du projet européen. Le président a ajouté que face à François il avait exposé clairement le positionnement français sur les questions sociétales – tout le monde comprend ce que cela veut dire – et sa  conception  de la laïcité qui n’était pas un refus de la religion. À preuve, il venait prendre officiellement  son siège de chanoine d’honneur de la cathédrale du Latran, en tant que chef de l’État français. Le Pape, aux dires de Macron, a reconnu « toutes les difficultés de la gestion de ces questions » ! Ils se sont retrouvés d’accord sur l’accueil des migrants et pour contrer « les populismes ». Le président parle de convergence avec le Pape sur une certaine conception de l’homme et sur les valeurs de l’Europe. On ne devine que trop de quoi il s’agit. Et, de manière surprenante, c’est sur ces belles paroles qu’ils se sont embrassés, Macron, selon son habitude, cajolant la joue de François avec une familiarité inconvenante.

Qu’en ressort-il ? Que « les questions qui fâchent » pour reprendre l’expression macronienne sont secondaires. Pour les deux :  Macron et François ? Que la seule lutte convergente et qui vaille  doit se porter contre « le populisme ».  Pour Macron, on le sait, c’est « la peste » qui s’étend en Europe : « Populistes », les Polonais qui viennent de signer une déclaration commune avec Israël, « populiste », le chancelier autrichien Sébastian Kurz qui vient de prendre la tête de l’Union européenne, « populiste », le gouvernement italien ! Bref tous les peuples « populistes » ! Donc « lépreux », donc à mettre en quarantaine ! Sauf Macron, le seul pur, le seul intelligent, le seul qui voit où est le bien et le mal. Quelle com’ !

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Comment ne pas ressentir le même malaise en entendant Macron récupérer à sa manière  et pour sa com’ la panthéonisation de Simone Veil le 1er juillet. Pour qui a lu les Mémoires de l’ancienne ministre et présidente du parlement européen , il n’est pas sûr que ce genre de cérémonie à prétention de religion laïque lui aurait plu. La pensée de se retrouver à côté de Voltaire, l’auteur sans doute le plus antisémite de la littérature française et dont une promotion de notre énarchie se glorifie de porter le nom et donc les idées – celle de Hollande et de Royal, celle qui a détruit la France ! – dans la crypte réservée aux grands hommes, l’aurait vraisemblablement indisposée.

Mais qu’importe pour Macron ! Morts, vivants, histoire, passé, futur, religion, tout est bon pour sa com ‘. À lui ! Ce n’est pas un chef de l’État, c’est un roi de la com’. Il paraît que les Français commencent à se le dire.

Hilaire de CREMIERS

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