( 16 octobre, 2021 )

Les scandales de l’éolien.

 

Lu sur « Lafautearousseau »

 

 

 

OPINION. Mardi dernier, Barbara Pompili a présenté des mesures pour rendre les éoliennes « acceptables ». Pour Yves Gauthier de l’association Action Écologie, le gouffre financier et le désastre écologique qu’elles représentent ne vont pas faciliter la tâche de la ministre…

Voici des années que les promoteurs de l’éolien ont le monopole de la parole… sans jamais être contredits. Les éoliennes sont pourtant les moulins à vent des temps modernes. Elles font tourner une dynamo qui va convertir l’énergie mécanique du vent en énergie électrique. L’idée paraît bonne, le procédé simple. Les journalistes s’empressent de relayer la bonne nouvelle : « l’énergie verte n’est plus un mythe, nous savons comment la concrétiser ». L’Etat tente de convertir les foules. D’ailleurs, les contribuables sont sollicités, sans qu’on leur demande leur avis, pour subventionner d’énormes pylônes de 600 à 800 tonnes de béton. Chacun reçoit ensuite un gigantesque mât de 80 à 155 mètres qui, non contents de défigurer les paysages, ont un rendement franchement douteux (25 % de leur capacité !) car soumis à l’intermittence du vent.

Le principe de base était si simple et apparemment si révolutionnaire que peu de gens ont songé à creuser davantage la question. Pourtant il y a beaucoup à dire et Action Écologie n’a pas manqué d’aller interroger ceux qui ont trouvé des réponses. Le bilan des éoliennes est fâcheux. La pollution engendrée par ces appareils réside d’une part dans leur principe de fonctionnement et d’autre part dans leur procédé de fabrication. Sans oublier la pollution visuelle qui fait objectivement baisser de 5 à 6% la valeur des habitations à proximité. La plupart des gens n’ont aucune idée des matériaux nécessaires à la construction d’une éolienne : acier, fibre de verre, résine ou plastique, fer ou fonte, cuivre, aluminium et bien sûr les centaines de tonnes de béton nécessaires à ses fondations. Certes la majeure partie est assez facilement recyclable en France, mais on omet souvent de parler des fameuses terres rares. L’extraction de ces dernières est si polluante que la plupart des pays du monde ont laissé ce rôle ingrat à une Chine en situation de quasi-monopole avec plus de 80% de la production mondiale

Financer sciemment ce genre de politique en prétendant faire de l’écologie frise la malhonnêteté. Le gouvernement performe ici dans l’art de se voiler la face.

Le problème des éoliennes ne s’arrête pas là. La durée de vie des éoliennes est en moyenne de 22 ans mais la technologie évoluant, elles sont souvent obsolètes bien avant leurs premières dégradations. Cette péremption précoce oblige les entreprises à les rénover beaucoup plus vite et engendre ainsi des coûts supplémentaires qui alourdissent encore la facture. En matière d’énergie verte on peut trouver beaucoup mieux, d’autant plus que le taux d’émission de gaz à effet de serre est de 12.7 g CO2/kWh pour l’éolien terrestre et 14.8 pour l’éolien maritime tandis que le nucléaire est à peine au-dessus à 16 (1001 pour le charbon, à titre de comparaison). Le nucléaire, lui, prend moins de place dans les paysages, n’est pas sujet aux aléas climatiques et produit infiniment plus pour un coût très modeste et non subventionné. Ajoutons que de nouveaux procédés techniques permettront bientôt de traiter les déchets radioactifs, principale faiblesse de cette énergie.

La farandole du désastre éolien se poursuit avec le bilan de son impact sur la faune locale. Chaque année, ce sont des dizaines de milliers d’oiseaux (parfois espèces protégées !) et autres chauve-souris tués par les pales des éoliennes.

Quand on sait qu’il existe seulement 8000 éoliennes en France et que les pouvoirs politiques ont prévu de plus que doubler leur nombre d’ici 2028, on peut penser que les victimes collatérales se compteront bientôt en dizaines de milliers d’individus. Des études révèlent également que la santé des troupeaux de vaches se dégrade à proximité des éoliennes sans toutefois réussir à en identifier les raisons exactes. Là encore, n’oublions pas non plus la nuisance sonore qui afflige les riverains et oblige parfois le maire à suspendre l’activité du parc éolien. En somme, s’il n’y a pas assez de vent ou si les riverains sont gênés par le bruit, les turbines ne produisent rien. Comme source fiable de production électrique, on n’est pas loin du panneau solaire en pleine nuit.

L’énergie éolienne n’est donc ni verte, ni écologique, ni fiable. On ne pourrait pas terminer convenablement cette critique sans préciser un peu plus l’aspect financier du problème. Il faut savoir que le prix d’achat de l’énergie éolienne est garanti par l’État (avec votre argent bien sûr). En effet, sans l’intervention de l’État, l’éolien n’aurait aucun avenir en France puisque notre pays est doté d’un parc nucléaire de premier ordre qui nous a permis depuis des décennies de devenir totalement autonome en produisant l’une des énergies les moins chères, les plus décarbonées et abondantes au monde (la France revend même régulièrement des excédents à ses voisins européens). Donc l’éolien n’aurait aucune compétitivité. Pourtant, l’État, dans sa sagesse infinie, a décidé qu’il fallait passer à l’éolien en le subventionnant massivement. Il est certainement assez facile de comprendre le principe du vent qui fait tourner une roue. En revanche, le fonctionnement d’une centrale nucléaire paraît bien plus complexe alors qu’il n’en est rien en réalité (c’est de la vapeur d’eau qui fait tourner la roue, le fossé conceptuel n’est pas si considérable…). La fiscalité écologique inaugurée dans les années 90 en France n’a pas fini de vous prendre votre argent. Chaque année, ce seront des milliards d’euros d’impôts dilapidés dans ces projets fumeux qui, non contents de coûter cher et d’être peu ou pas rentables, provoquent aussi une baisse du tourisme et une diminution de la qualité de vie.

Dans les faits, les éoliennes en France ne sont pas rentables et ont un impact négatif sur leur environnement immédiat, aussi bien humain que naturel. Nos politiques se sont-ils sérieusement interrogés avant de les subventionner ? À moins qu’ils se contentent de la vertueuse apparence écologiste accordée par la vue d’un paisible moulin à vent. À l’époque des politiques comptant essentiellement sur leur représentation médiatique pour se faire élire, l’image passe avant tout le reste, y compris le bon sens.

Yves GAUTHIER.

 

Source : https://frontpopulaire.fr/

 

 

 

 

 

 

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