( 14 juillet, 2021 )

Macron, la dernière étape

 

Lu sur « L’INCOTIDIEN » le 13 Juillet

 

Symbole cuisant : Emmanuel Macron n’a pas livré son intervention hier soir depuis l’Élysée, comme s’il savait par avance qu’il ne s’adresserait pas à son pays, pas plus qu’il ne parlerait depuis sa fonction présidentielle…comme s’il savait qu’il se contenterait d’asséner des ordres à un cheptel de vaches à lait, de commander quelque transhumance occulte, en pâtre illuminé. On ne reviendra pas sur les mesures coercitives qui ont été annoncées et qui mériteraient à elle seule un commentaire exigeant et pointu, ne serait-ce que parce que la plupart de ses déclarations contredisent moult promesses et tempérances énoncées au début de l’année. On se contentera de relever les grands thèmes absents de cette allocution. Le premier, bien sûr, c’est l’hôpital : pas un mot, pas une phrase sur d’éventuelles mesures visant à le réformer, à lui donner plus de moyens pour combattre les épidémies présentes et à venir. Les soignants, applaudis hier, sont désormais montrés du doigt, menacés de mise à pied, de retenue sur salaire. Un « coup de pression », résumeront les hérauts de la Macronie, l’ignoble Castaner en tête, sans même se rendre compte, comme le fera remarquer un commentateur, que les « coups de pression » appartiennent au lexique de la mafia et de la plus basse racaille. Mais pas un mot sur l’état actuel du système hospitalier, qui est le seul responsable du marasme. On ne le répètera jamais assez, la crise sanitaire est avant tout une crise hospitalière, c’est avant tout une crise de la lente et perverse privatisation de la santé. Augmenter le nombre de lits de réanimation, allouer des budgets conséquents à la formation de médecins spécialisés ? Que nenni. On va plutôt culpabiliser les Français, on va plutôt appeler à la responsabilité collective, quitte à nier toute logique : car enfin, puisque les plus faibles sont protégés par la vaccination, pourquoi devrait-on vacciner en masse des jeunes actifs, des adolescents, des femmes enceintes ? Nos « ainés » ne sont-ils pas protégés par la vaccination ? Pourquoi cet empressement à une variolisation de masse, là où il faudrait plutôt une réforme avisée et précise ? Ici, la démocratie occidentale montre en fin son vrai visage, revêt ses atours les plus cauchemardesques : le peuple, entre ses mains, ne sera qu’un fusible, un terrain expérimental. Rien de nouveau depuis les grandes guerres, rien de nouveau depuis la conscription qui a transformé notre jeunesse en chair à canon…Ce n’est pas le peuple qu’il faudrait responsabiliser, encore moins les aides-soignants qui refusent de se faire vacciner, ce sont bien ces VRP et ces cost killers qui ont démantelé les services publics depuis 50 ans – et qui sont les premiers responsables de ce fiasco sanitaire. Si aujourd’hui les grandes puissances occidentales se prennent de plein fouet la première grippe venue, c’est bien parce qu’elles ont soldé leur parc hospitalier, « optimisé » le rendement de leurs laboratoires de recherche, confiés les rênes du pouvoir à des actionnaires et à des fonds d’investissements. Macron le Répliquant ose donc mettre les Français au pied du mur, et se permet même d’annoncer le programme futur de la fin des Démocraties : par le biais d’une association d’idées quasiment subliminale, il est passé du COVID à un nouveau défi, le changement climatique, qui sera probablement le deuxième acte du grand musèlement des peuples. Vous le voyez venir, le confinement climatique ? Vous les voyez venir, les grandes mesures liberticides au nom du réchauffisme ? Covid et Climat, les deux « C » qui vont achèveront de plonger la planète dans une Dictature « éveillée » et globalisée. La dictature du « c’est pour votre bien ». La dictature du « vous veré sa ira mieux après », ou « Cé kun mové moment à passé ». Avec toujours l’idée que le peuple est fautif, qu’il est responsable, parce qu’il ne trie pas ses ordures, parce qu’il ne se vaccine pas, parce qu’il n’arrive pas à prendre au pied de la lettre les éructations de quelques pharmaciens hystériques ou de quelques météorologues qui confondent la longue vue holistique avec les lorgnettes de la sidération. Conserver son libre-arbitre ?…pas question, assène Macron, véritable Palpatine d’opérette. Désormais, le peuple sera parqué, soumis, torturé psychologiquement, chimiquement spolié. Nous vivons un âge sombre les amis, et Macron en est le symbole : pas d’humanité, pas d’empathie dans les mots employés hier soir. Aucune remise en question non plus, bien sûr, et c’est là l’absence la plus terrifiante : pas la moindre parole qui ressemble au plus petit amendement : non, la Macronie n’est jamais que l’avant-garde post-républicaine du bulldozer cosmopolite et totalitaire. Elle ne se remet jamais en question, elle avance, elle éradique. Le doute n’est pas permis lorsqu’on s’engage dans le dernier virage. Alors, chers amis, en cette veille de la fête de la Fédération, je n’ai qu’une chose à dire : soyez vigilants. La liberté n’a jamais été aussi fragile qu’aujourd’hui. Vaccinez-vous, ne vous vaccinez pas : à vrai dire cela n’a plus vraiment d’importance. Votre corps est déjà lourd de ce monde, boursouflé de malbouffe, vos paupières déjà cousues par le fil de titane des dictatures invisibles, votre sac scrotal déjà percé par les lances de la stérilité. En revanche, soyez prêts à défendre chèrement votre âme, votre parole, cette petite once de divinité qui sommeille encore en vous et qui vous berce parfois aux heures pâles de la nuit. Cette voix qui est à contre-courant du vacarmes des obtus, des hirsutes, des cravatés, des donneurs de leçons, des algorithmes bavards, des pantins gominés, des gommeux patinés, des fonctionnaires plus bas que terre, des partouzards qui vous intiment la sobriété, des Diafoirus et des diables foirés.  Soyez prêts à prendre le maquis s’il le faut. Car les mâchoires terrible du démiurge n’ont jamais été aussi prêtes de broyer ce qui nous reste de réalité…

 

Par Marc Obregon

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