( 24 février, 2020 )

Islam doux

 

Lu sur « Je Suis Français »

 

Il en a donc parlé et compte d’ailleurs en reparler. Au-delà des mots, M. Macron a annoncé quelques mesures, notamment la suppression pure et simple du système dit Elco (Enseignements de langue et de culture d’origine) et de l’accueil annuel de trois-cents « psalmodieurs » venus animer le ramadan.

Pour spectaculaires et bien naturelles qu’elles soient, ces deux mesures prouvent surtout que l’islam hexagonal est bien une religion d’importation, non une religion de France (le montrent à l’évidence l’architecture de ses mosquées ou la langue de son culte), soumise à des puissances étrangères pas forcément amies, comme l’Algérie et surtout la Turquie.

Cependant, M. Macron commet une erreur d’appréciation du fait religieux en général et islamique en particulier (« On ne doit jamais accepter que les lois de la religion puissent être supérieures à celles de la République »). Il faut être bien naïf pour croire que l’islam puisse renoncer à ne plus être lui-même, c’est-à-dire une religion éminemment politique et à vocation totalitaire, pour laquelle seul compte le rapport des forces et que seules des mesures drastiques pourraient peut-être contenir.

De plus, il passe à côté de l’essentiel. En ne faisant pas le lien en amont entre islam et immigration, celle-ci étant la cause et la source jamais tarie de celui-là. En croyant que de simples mesures de bon sens ou même d’ordre public suffiront en aval pour permettre l’éclosion d’un islam doux et intégré à une hyper-communauté nationale. La communauté islamique est soudée, pour une grande partie de ses membres, par un rejet de l’être profond de la France (et de sa culture), telle que les hommes et l’Histoire l’ont faite, plus encore que des « valeurs de la République », régime politique conjoncturel fondé sur une idéologie qui lui reste très favorable.

Ce disant et ce faisant, M. Macron ouvre la voie à un prétendu islam de France, communauté de plusieurs millions d’individus, français (de nationalité) ou pas, pour laquelle toute conquête sociétale sera vécue comme un pas de plus vers une société islamique : nous finirons ainsi peut-être par manger halal, par accorder au mois de ramadan un statut particulier ou encore par reconnaître le droit à des horaires de travail scandés par la prière et – pourquoi pas ? – par entendre le muezzin appeler à ladite prière dans les villages du Luberon : après tout, il faudra bien se pousser pour que les musulmans se sentent chez eux et ces petits « accommodements raisonnables » permettraient le fameux « vivre ensemble » (c’est-à-dire le « vivre chez nous » d’une population ethno-culturelle étrangère).

Le multiculturalisme de M. Macron ou Mme Schiappa n’est en fait que le nouveau cheval de Troie de l’éternel « parti de l’étranger ». D’ailleurs, le nouveau recteur de la Grande mosquée de Paris, officine au service du pouvoir algérien, M. Chems-Eddine Hafiz l’a bien compris, qui tient le même langage que M. Macron en soulignant qu’il ne voit aucune opposition et aucun antagonisme entre une croyance [l’islam] et une appartenance à une société [française]. Forcément…

Si l’islam doux  façon Macron prend véritablement forme, gageons que ce sera à notre détriment, puisque nous avons presque tout à perdre. Ce ne sera plus par la violence des actes de l’islamo-terrorisme mais par la pression constante d’une forte « communauté » dûment structurée et la complicité active d’élites multiculturalistes que tout prédispose à un scénario du type Soumission.

Louis-Joseph Delanglade

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